Archive pour mai, 2012

2012-37. Principaux évènements et activités prévus pour le mois de juin 2012.

2012-37. Principaux évènements et activités prévus pour le mois de juin 2012. dans Annonces & Nouvelles DSC00210-2-Copie-239x300

Pour nous rejoindre (pour ceux qui nous sont géographiquement les plus proches) ou vous associer par l’intention (pour ceux qui sont loin) aux principaux évènements qui vont jalonner ce mois en notre Mesnil-Marie :

1) Les dimanches et jours de fêtes : participation à la Messe paroissiale (paroisse de rite latin traditionnel), à 10h30, en l’église de Ceyssac (43000).

2) Le chapelet récité dans l’oratoire du Mesnil-Marie devant la statue de Notre-Dame de Compassion est l’occasion de recommander au Coeur douloureux et immaculé de Marie les intentions qui nous sont confiées.

3) Les intentions recommandées par notre Saint-Père le Pape pour ce mois de juin 2012 sont les suivantes :
- intention générale : « Pour que les croyants sachent reconnaître dans l’Eucharistie la présence vivante du Ressuscité, qui les accompagne dans la vie quotidienne ».
- intention missionnaire : « Pour que les chrétiens d’Europe redécouvrent leur identité et participent avec plus d’élan à l’annonce de l’Evangile ».

4) Le mois de juin est le « mois du Sacré-Coeur de Jésus ». Pour prier le divin Coeur de Jésus, vous trouverez dans les pages de ce blogue :
- le texte de la « neuvaine de confiance » > www.
- la prière composée par Sainte Madeleine-Sophie Barat > www.
- la prière de confiance en Dieu de Saint Claude de La Colombière > www
- l’acte d’offrande de Saint Claude de la Colombière > www
- le Souvenez-Vous au Sacré-Coeur > www.
- une prière au Coeur eucharistique de Notre-Seigneur > www
- une prière d’union aux dispositions du Coeur de Jésus en forme de litanies > www.
- un texte de consécration au Sacré-Coeur > www.

coeurdejsuscopie activités dans Chronique de Lully

Calendrier prévisionnel du Mesnil-Marie pour ce mois de juin :

- Vendredi 1er juin (premier vendredi du mois) : Vendredi des Quatre-temps d’été (jeûne) ; au Mesnil-Marie, journée de silence et de solitude.

- Samedi 2 juin (premier samedi du mois) : Samedi des Quatre-Temps d’été (jeûne).
Frère Maximilien-Marie, qui est membre du bureau de l’association « la Ronde des Sucs » (cf. > www), est présent tout le jour au point de départ et d’arrivée des marcheurs qui participent aux randonnées organisées ce jours dans le cadre du « Printemps de la randonnée » autour du village de Borée.

- Dimanche 3 juin : Fête de la Très Sainte Trinité.

Nota bene : le mardi 5 juin la circulation sera quasi impossible dans les cantons du Cheylard et de Saint-Martin de Valamas en raison du passage du critérium du Dauphiné Libéré.

- Mercredi 6 juin : début de la neuvaine préparatoire à la fête du Sacré-Coeur de Jésus.

- Jeudi 7 juin : Fête du Très Saint-Sacrement.

- Vendredi 8 juin : 217ème anniversaire de la mort de Sa Majesté le Roi Louis XVII, enfant martyr, dans la prison du Temple à Paris.

- Samedi 9 juin :
Le matin, frère Maximilien-Marie sera à une réunion de préparation du festival « Montagne, ouvre-toi! » (cf. > www).
L’après-midi, aura lieu la première des promenades contées « Sur les pas du Grand Chanéac », voir ici > www.

- Dimanche 10 juin : Deuxième dimanche après la Pentecôte.
En France, on célèbre ce jour la solennité de la Fête-Dieu : à Ceyssac, nous ferons la procession du Très Saint-Sacrement après la Grand’Messe.

- Vendredi 15 juin : fête du Sacré-Coeur de Jésus (une des fêtes patronales de Frère Maximilien-Marie).

- Samedi 16 juin : fête de Saint Jean-François Régis, apôtre du Vivarais et du Velay (cf > www).
Nota bene : en raison de la course cycliste « l’Ardéchoise », la circulation sera quasi impossible sur les routes autour du Mesnil-Marie depuis le 15 juin en fin de matinée et pendant la journée du 16 juin : il ne sera donc pas possible de se rendre en pèlerinage à La Louvesc ou au Puy en Velay.

- Dimanche 17 juin : Troisième dimanche après la Pentecôte.
Solennité du Sacré-Coeur (le Sacré-Coeur de Jésus et la Sainte Croix sont les titulaires de notre église de Ceyssac). 
Nous commémorerons aussi l’anniversaire du martyre de Monsieur l’abbé Jean-Baptiste Abeillon, né à Coucouron, curé d’Arlempdes (paroisse du diocèse de Viviers avant la révolution): il avait refusé le serment schismatique et fut guillotiné au Puy le 17 juin 1794.

- Jeudi 21 juin : fête de Saint Louis de Gonzague.
A l’occasion de la fête de la musique, Frère Maximilien-Marie propose une audition de chant grégorien, au Mesnil-Marie, à 20h30 :
le second concile du Vatican a rappelé que le chant grégorien est le chant propre de l’Eglise latine et cependant on déplore sa disparition du répertoire des paroisses, cette soirée sera donc l’occasion de découvrir ou de redécouvrir la spiritualité de ce chant plus que millénaire à travers des pièces simples couvrant toute l’année liturgique.

- Samedi 23 juin : vigile de Saint Jean-Baptiste.
Ce soir-là, dans notre hameau, nous allumerons le feu de la Saint Jean

- Dimanche 24 juin : Fête de la nativité de Saint Jean-Baptiste (mémoire du 4ème dimanche après la Pentecôte).

- La semaine du 24 au 30 juin sera marquée par les préparations du festival « Montagne, ouvre-toi! » (cf. > www) et par la présence de plusieurs choeurs des pays de volcans et de sources.

- Mercredi 27 juin : fête de Notre-Dame du Perpétuel Secours.
Frère Maximilien-Marie servira de guide pour la visite de la cathédrale et de la vieille ville du Puy-en-Velay pour la chorale Mater divinae gratiae de Nicolosi (Sicile), qui donnera ce soir-là un concert dans l’église de Saint-Martin de Valamas.

- Vendredi 29 juin : fête des Saints Apôtres Pierre et Paul.

- Samedi 30 juin : fête de Saint Martial.
Festival « Montagne, ouvre-toi! » (cf. > www) et, le soir, concert des Cosaques de Kouban dans l’église Sainte-Marie de Borée.

coeurdejsuscopie calendrier juin 2012 dans De liturgia

2012-36. Vous avez dit « républicain » ?

2012-36. Vous avez dit
Samedi 19 mai 2012.

       Le magazine « Le Point » (horresco referensa publié ce 17 mai [2012] une chronique intitulée « Mais qui donc n’est pas républicain? »dont voici les premières lignes :

« En France, le mot « républicain » est employé ces derniers temps à toutes les sauces (…) Tout est « républicain ». Le comportement, les passations des pouvoirs, les dépôts de gerbes sur la tombe du soldat inconnu. Le fait de dire bonjour, de se serrer la main, de demander des nouvelles des enfants, de se sourire, de ne pas s’insulter d’emblée. Que des hommes politiques qui se sont côtoyés sur les bancs de l’Assemblée, parfois sur les bancs des mêmes écoles, souvent dans les mêmes cercles ou les mêmes restaurants, fassent preuve de la plus élémentaire courtoisie, et ils doivent presque s’en excuser. Voulant à tout prix échapper au mortel soupçon de connivence, ils éprouvent le besoin de s’abriter derrière le sacro-saint viatique : « républicain ». Si votre voisin ne vote pas comme vous, mais si vous le saluez dans l’escalier, sachez donc que, vous aussi, vous accomplissez un acte « républicain ». Comme ce bon monsieur Jourdain faisait de la prose en l’ignorant… » (suite de l’article > ici).

   Arrivé sur cet article par les hasards d’une recherche, les sus-citées réflexions m’ont « amusé » parce qu’elles rejoignaient tout-à-fait les observations que je m’étais intérieurement faites en entendant les commentaires des journalistes, spécialement tous ces derniers jours, après les élections pestilentielles et les prétendus changements dont elles seraient la cause.

   Il n’y a d’ailleurs pas que le mot républicain qui connaisse ce développement.
Le mot « citoyen », qui est normalement un substantif mais se retrouve utilisé comme adjectif, a subi des emplois véritablement hypertrophiés depuis déjà longtemps pour signifier à peu près la même chose.

   En bref, « républicain » et « citoyen » semblent être devenus les incontournables synonymes (et substituts) des adjectifs « courtois », « respectueux », « affable » ou simplement « poli », parfois encore « responsable » ou « mature »… Et je ne parle pas des adjectifs « urbain » ou « civil », dont l’acception semble aujourd’hui singulièrement réduite : je ne suis pas certain d’être compris par la majorité de nos contemporains si je dis que j’ai rencontré Monsieur Untel, qu’il est venu me saluer d’un air fort civil et s’est montré très urbain dans la conversation!

   Je ne suis pas loin de penser qu’il y a derrière l’emploi pléthorique des adjectifs « républicain » et « citoyen » une intention cachée, dont les journalistes qui les utilisent à satiété ne sont pas nécessairement totalement conscients.

   Nous savons tous (qu’on se souvienne de la manière dont G. Orwell l’a mis en évidence dans son célèbre roman  1984) combien le langage est non seulement le véhicule de la pensée, mais encore combien il la conditionne et la façonne.
Les mots servent les processus de manipulation idéologique.

   Le procédé ne date pas d’aujourd’hui ; il a déjà été largement utilisé à l’époque de la sinistre révolution, mais il a pris une ampleur jamais égalée du fait de l’omniprésence et de la toute puissance des « média ».

   Est finalement qualifié de « républicain » ou de « citoyen » tout ce qui est bon, beau, louable, exemplaire, qui fait montre de comportement responsable et qui est le signe d’une attitude respectueuse (ou « tolérante »)…

   Ainsi est inoculée l’idée que la république serait associée à toutes les vertus sociales et, a contrario, que tout comportement irrespectueux, toute attitude irresponsable, toute forme d’intolérance et tout défaut d’exemplarité – qui ne sont ni « républicains », ni « citoyens » – sont les vices consubstantiels à tout autre régime que la république, unique et obligée « mère éducatrice » de vertu sociale.

   Ainsi encore, les hommes politiques qui veulent susciter de nobles et généreux élans dans le coeur de leurs auditeurs ressassent-ils sans cesse l’expression « les valeurs de la république », sans se donner jamais la peine de les définir : la manipulation du langage que j’ai précédemment signalée leur épargne cette peine.

   Lors donc que vous vous présentez comme royaliste ou monarchiste, vous suscitez des réactions spontanées d’effroi ou de scandale : n’étant pas républicain, vous devez obligatoirement être un monstre irresponsable, un apologue de l’intolérance, un sectateur des plus extrêmes doctrines politiques d’oppression et de répression, un représentant des dictatures les plus inhumaines, une personne incapable d’écoute et de politesse, un individu plein de mépris pour le peuple, un énergumène viscéralement dangereux pour la société…
Il y a quelque 220 ans de cela, si vous n’adhériez pas aux idées républicaines et citoyennes, deux adjectifs servaient couramment à vous qualifier : fanatique et aristocrate.
Dès lors qu’ils avaient été prononcés, ces deux mots vous octroyaient le privilège d’être dénoncé sans preuve, jugé sans respect des procédures les plus élémentaires, condamné avant la moindre instruction, exécuté sans qu’il soit nécessaire de justifier en rien votre mort.

   Prenez garde, mes amis ! Si vous n’êtes pas dans le moule « républicain » et « citoyen », je ne donne pas cher de vous !

   Certes, actuellement, l’infernale machine du bon docteur Guillotin n’est pas (du moins pas encore) dressée à votre intention, mais on a tellement d’autres moyens à disposition pour vous exécuter socialement, pour vous assassiner dans votre honneur et votre réputation, pour vous mettre à mort dans l’esprit de vos contemporains…
La liberté, l’égalité et la fraternité ne sont pas destinées à tous : elles ne sont accordées (et encore cela reste-t-il très théorique) qu’à ceux qui ont accepté la lobotomisation idéologique républicaine !

patteschats citoyen dans Commentaires d'actualité & humeursLully.

si tu ne vas pas à la république...

2012-35. Lucifer, « ange tutélaire » de la république maçonnique.

   Le soir de l’élection de François Hollande, le 6 mai 2012, de même que cela avait eu lieu au soir de l’élection de François Mitterrand, le 10 mai 1981, et comme elle le fait à l’occasion de beaucoup de manifestations, la « gauche républicaine » a organisé un « rassemblement festif », place de la Bastille, au pied de la colonne de juillet.

Le nom de la Bastille évoque spontanément l’évènement (il serait plus juste de dire le non-évènement, puisque la vérité historique a été travestie puis montée en épingle dans la mythologie révolutionnaire) du 14 juillet 1789, dont l’anniversaire – au moyen d’un tour de passe-passe législatif – est devenu la fête nationale officielle en France.
Je dis « tour de passe-passe législatif » parce que, en effet, la loi instituant le 14 juillet comme fête nationale de la république ne fait officiellement pas référence à ce qui s’est passé le 14 juillet 1789 et prétend célébrer l’anniversaire de la fête de la fédération, le 14 juillet 1790… mais la fête de la fédération entendait marquer le premier anniversaire de la prétendue prise de la Bastille.

Toutefois, il faut se souvenir que la colonne de juillet, érigée au milieu de la place de la Bastille, ne célèbre pas à proprement parler l’événement du 14 juillet 1789, mais les trois journées de révolution parisienne de la fin juillet 1830, appelées « trois glorieuses » par la mythologie républicaine, journées qui mirent fin au règne de Charles X : dernier Roi de la branche aînée à avoir effectivement régné sur la France, dernier de nos Rois à avoir reçu l’onction sacrée de Reims.

Les dépouilles des révolutionnaires morts lors de ces funestes journées de juillet 1830 furent amenées sous cette colonne. Après les révolutions de 1848, y furent ajoutées les dépouilles des révolutionnaires morts cette année-là, et la deuxième république fut proclamée à ses pieds.

Il est tout à fait instructif de bien comprendre que ceux qui ont élevé ce monument à la Bastille, lieu qui ne fut le théâtre d’aucun évènement décisif dans la révolution de 1830, ont voulu par là – en quelque sorte – unir les deux révolutions, celle de 1789 et celle de 1830, dans une même « glorification » : ils ont voulu montrer la continuité entre les évènements de 1789 et ceux de 1830.

Au sommet de cette colonne de juillet, se trouve une grande statue dorée, oeuvre d’Augustin Dumont, représentant un être d’apparence humaine : nu, ailé, portant une étoile au dessus de la tête, il tient des chaînes brisées dans la main gauche et, de sa main droite, il élève un flambeau allumé ; il court (sa jambe droite est levée et seule la pointe de son pied gauche touche terre) au-dessus d’un globe.
La statue tourne le dos à l’est et donne donc l’impression de courir à grande vitesse en direction de l’ouest.

Tous ces détails ne sont pas insignifiants : on peut même dire qu’ils sont particulièrement bien étudiés et qu’ils sont revêtus d’un symbolisme qu’il nous faut savoir interpréter

2012-35. Lucifer,

   Cette statue est couramment appelée « génie de la liberté ».
Mais en réalité, il nous faut voir en elle la représentation de celui dont on peut dire qu’il est l’ange tutélaire de la république : Lucifer.

Nous avons donc ici une représentation d’homme ailé : c’est la manière traditionnelle de représenter les anges.
Nous savons qu’il n’y a pas que des « bons anges ». Les démons eux-aussi sont des anges, des anges qui se sont détournés de Dieu. Même s’ils se sont pervertis, ils ont conservé leur nature angélique.

Cet ange brandit un flambeau et porte une étoile au dessus de la tête : il s’agit bien de Lucifer dont le nom signifie « porte-lumière » (de « lux, lucis » = la lumière, et du verbe « fero » = je porte).

Lorsqu’il est écrit sans majuscule, le mot lucifer désigne « l’étoile (annonciatrice) du matin ». C’est ainsi que nous chantons dans le psaume CIX, aux vêpres des dimanches et des principales fêtes : « Tecum principium in die virtutis tuae in splendoribus sanctorum : ex utero ante luciferum genui te! A Toi est la primauté au jour de ta puissance dans les splendeurs des saints : de mon sein je T’ai engendré avant l’étoile du matin ». Ce verset – où c’est le Père éternel qui parle – célèbre la génération éternelle du Verbe de Dieu, avant toute créature.

Lorsqu’il est écrit avec une majuscule, le nom de Lucifer peut désigner deux personnes :

1) En tout premier lieu, et très légitimement, c’est l’un des noms du Christ, Verbe éternel de Dieu – « Lumen de Lumine, Lumière (née) de (la) Lumière » – qui apporte aux hommes la pleine lumière de la Révélation divine.
Certaines antiques hymnes liturgiques du matin chantent le Christ en rappelant : « Tu verus mundi lucifer… C’est Vous qui êtes pour le monde la véritable étoile du matin… »

2) Mais par une sorte d’extension, le nom de Lucifer (et c’est même ce à quoi l’on pense spontanément quand on entend ce nom) a été donné à celui qui était originellement le plus beau et le plus élevé de tous les anges de Dieu.
Le nom donné aux anges est la traduction de la « fonction » qu’ils exercent dans le plan divin : ce nom christique revenait au plus beau des anges parce que, à l’origine, il était celui au travers duquel la lumière divine resplendissait le plus, celui par lequel la lumière de Dieu était communiquée aux autres anges (St Denys l’Aréopagyte et St Thomas d’Aquin – pour ne citer qu’eux – expliquent que dans le monde angélique les dons et les grâces de Dieu descendent en « cascade » à travers les créatures les plus parfaites vers celles qui ont une moindre perfection).

Mais, nous le savons, l’ange Lucifer s’est malheureusement détourné de la lumière divine. Bien qu’ayant conservé son nom propre des origines, il est devenu l’ange des ténèbres : Satan (mot qui signifie « l’adversaire ») ou encore diable, démon …etc.

C’est ainsi que le nom de Lucifer devient aussi dès lors le signe de ce péché d’orgueil par lequel il a voulu s’élever au-dessus de Dieu et s’attribuer à lui-même cette lumière de gloire qu’il en recevait à l’origine.

Un passage du prophète Isaïe (XIV, 14-15) décrit le péché et la chute de Lucifer :
« Comment es-tu tombé du ciel, Lucifer, qui dès le matin te levais?
« Comment as-tu été renversé sur la terre, toi qui faisais des blessures aux nations?
« Qui disais dans ton coeur : je monterai au ciel, au-dessus des astres de Dieu j’élèverai mon trône ; je siègerai sur les montagnes de l’Alliance, aux côtés de l’aquilon! Je monterai sur la hauteur des nuées, je serai semblable au Très-Haut! »
« Mais cependant tu seras traîné dans l’enfer, au fond de l’abîme… »

Une statue de la cathédrale de Liège peut être montrée ici comme une illustration de ce texte du prophète : elle représente Lucifer, ange déchu, dont la couronne de prince céleste est tombée à terre, le sceptre brisé (il n’en tient plus qu’une moitié à la main et l’autre moitié, qui git à ses pieds, côtoie le fruit défendu de l’arbre du paradis terrestre qu’il proposera à Eve), et – comme dans la statue de la colonne de juillet – il porte des ailes et des chaînes (mais ici les ailes, symbolisant sa nature angélique, sont des ailes comparables à celles des chauve-souris et sont repliées, et les chaînes le retiennent captif).

Lucifer enchaïné - cathédrale de Liège - Guillaume Geefs 1848

Lucifer enchaîné
Oeuvre de Guillaume Geefs – 1848 – cathédrale de Liège

   J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, la franc-maçonnerie, lorsqu’elle évoque « dieu » ne fait pas référence au Dieu de la Révélation chrétienne.
Je renvoie à ce que j’ai déjà publié sur ce sujet et spécialement à la citation de ce “grand commandeur” américain, Albert Pike, qui déclara en juillet 1889 : “Lucifer, le Dieu de la Lumière et le Dieu du Bien, lutte pour l’humanité contre Adonaï, le Dieu de l’obscurité et du mal” ! (cf. > ici)

La statue qui surmonte la colonne de juillet illustre parfaitement cette lutte entre le « dieu maçonnique » et le Dieu de la Révélation : ce porte-lumière, ce Lucifer qui trône au centre de la place de la Bastille tourne le dos à l’orient, tourne le dos au soleil levant.
« Orient » est l’un des noms messianiques de Notre-Seigneur Jésus-Christ (cf. par exemple la cinquième des grandes antiennes « O » précédant Noël > ici).
La liturgie de l’Eglise est « orientée », c’est-à-dire qu’elle est célébrée en direction du soleil levant, qui symbolise le Christ ressuscité, vainqueur des ténèbres, et elle manifeste aussi de la sorte l’attente du retour glorieux de ce même Jésus-Christ (cf. « 
comme l’éclair qui part de l’orient et brille jusqu’à l’occident ainsi sera l’avènement du Fils de l’homme », Matth. XXIV,27).

En revanche, l’occident, lieu du soleil couchant, symbolise l’éloignement de la lumière et la sujétion à l’emprise des ténèbres : chaque fois que la nuit tombe, l’Eglise dans sa liturgie prie d’une manière spéciale pour être délivrée de l’empire du mal et protégée des attaques du démon.

Ainsi est-il particulièrement significatif que le « génie de la liberté », tournant le dos à l’orient, brandisse un flambeau (ces fameuses « lumières » inspiratrices de la révolution qui sont le fondement des doctrines de la Franc-Maçonnerie) en se hâtant vers l’occident, vers le lieu où disparaît le soleil, le couchant qui marque le commencement du règne des ténèbres : les chaînes qu’il brise sont celles de l’obéissance à Dieu et à ses saintes lois ; la liberté qu’il promet est celle d’être, à sa suite, « comme des dieux » c’est-à-dire que chacun devienne à lui-même l’unique norme du bien et du mal sans référence à la Révélation.

Il est donc tout à fait éclairant de bien comprendre pourquoi la « gauche », les révolutionnaires et tous ceux qui veulent célébrer les « valeurs de la république » semblent mettre un acharnement quasi obsessionnel à se rassembler sur cette place de la Bastille, au pied de ce « génie de la liberté » qui n’est autre que Lucifer, l’ange déchu, l’ange des ténèbres.

De la même manière que les chrétiens se rassemblent autour de la Croix ou au pied du Saint-Sacrement, ceux qui se réclament de l’héritage de la révolution tiennent à manifester leur appartenance quasi religieuse à l’anti-Révélation chrétienne : car la véritable « religion », la « religion » exclusive de la république en France, c’est la maçonnerie, et la maçonnerie – nous l’avons dit – vénère Lucifer comme son « dieu »!

Lully.

Voir aussi
- Le caractère fondamentalement anti-chrétien de la république française > ici
- « Du caractère satanique de la révolution française » (Joseph de Maistre) > ici
-   

nika colonne de juillet dans Commentaires d'actualité & humeurs

2012-34. De la sainte mort de Sainte Monique, mère de notre glorieux Père Saint Augustin & Prière de ce dernier pour le repos de l’âme de sa mère.

4 mai,
Fête de Sainte Monique, veuve,
mère de notre glorieux Père Saint Augustin.

       En ce 4 mai, jour de sa fête, nous reproduisons ci-dessous le récit des derniers instants de Sainte Monique tel qu’il a été rédigé par son fils, notre glorieux Père Saint Augustin au livre IX des Confessions :

   « Seigneur, tu sais que ce jour-là, alors que j’étais avec ma mère, comme nous parlions ainsi et que ce monde pour nous au fil des paroles perdait tout intérêt avec tous ses plaisirs, ma mère dit alors :
- Mon fils, en ce qui me concerne, plus rien n’a de charme pour moi dans cette vie. Que pourrais-je faire encore ici-bas? Pourquoi y serais-je? Je ne sais pas ; je n’ai plus rien à espérer en ce siècle. Une seule chose me faisait désirer de rester assez longtemps dans cette vie : te voir chrétien catholique avant ma mort. Je suis plus que comblée dans ce que mon Dieu m’a accordé : tu es allé jusqu’à mépriser les félicités de la terre et je te vois son serviteur. Qu’est-ce que je fais ici? »
Que lui ai-je répondu? Je ne m’en souviens pas bien, d’autant que sur ces entrefaites, dans les cinq jours à peine ou ce ne fut guère plus, la fièvre la mit au lit.
Et pendant sa maladie, un jour, elle subit une défaillance et son esprit perdit un instant conscience de ce qui l’entourait. Nous accourûmes, mais elle eut vite repris ses sens ; elle nous vit, mon frère et moi, debout près d’elle, et nous dit avec l’air de quelqu’un qui cherche quelque chose :
– Où étais-je ?
Puis arrêtant ses regards sur nous que la tristesse consternait :
– Vous enterrerez ici votre mère, dit-elle.

   Moi, je me taisais et maîtrisais mes larmes ; mais mon frère lui dit quelque chose pour souhaiter, comme un sort plus heureux, qu’elle ne finît pas ses jours sur une terre étrangère, mais dans la patrie. Dès qu’elle entendit cela, son visage devint anxieux, et ses yeux lui lançaient des reproches parce qu’il avait de tels sentiments. Et puis, le regard fixé sur moi :
– Vois ce qu’il dit ! me fit-elle ;
et presque aussitôt, elle ajouta pour tous les deux :
– Enterrez ce corps n’importe où ! Ne vous troublez pour lui d’aucun souci ! Tout ce que je vous demande, c’est de vous souvenir de moi à l’autel du Seigneur, où que vous soyez.
Elle expliqua sa pensée en s’exprimant comme elle pouvait, puis se tut ; la maladie qui s’aggravait la faisait souffrir.

   Mais moi, qui songeais à tes dons, ô Dieu invisible, à ce que tu sèmes dans le cœur de tes fidèles et d’où proviennent les moissons admirables, je me réjouissais et te rendais grâce, me rappelant ce que je savais, l’inquiétude si grande qui l’avait toujours agitée au sujet de la sépulture, qu’elle avait prévue et préparée pour elle près du corps de son mari. Oui, parce qu’ils avaient vécu en parfaite concorde, elle voulait encore, tant l’âme humaine a de peine à comprendre les choses divines, ajouter à ce bonheur et faire dire à son sujet par la postérité : il lui fut accordé, après un long voyage outre-mer, qu’une terre conjointe couvrît la terre des deux conjoints.

   Mais à quel moment cette vanité, par la plénitude de ta bonté, avait-elle cessé d’occuper son cœur ?
Je l’ignorais et j’étais dans la joie, tout surpris que ma mère me fut apparue ainsi. Déjà cependant, lors de notre entretien à la fenêtre, elle avait dit : « Que fais-je encore ici ? » et rien n’avait laissé voir qu’elle désirait mourir dans sa patrie. De plus, je l’appris plus tard, à peine étions-nous à Ostie que quelques-uns de mes amis, avec qui en toute confiance maternelle elle s’entretenait un jour sur le mépris de cette vie et le bienfait de la mort, en mon absence, furent stupéfaits d’une telle vertu dans une femme – c’est toi qui la lui avais donnée -, et lui demandèrent si elle ne redoutait pas de laisser son corps si loin de son pays.
– Rien n’est loin pour Dieu, répondit-elle, et il n’y a pas à craindre qu’il ne sache point où me retrouver à la fin du monde pour me ressusciter.
Ainsi donc, au neuvième jour de sa maladie, à la cinquante-sixième année de son âge, à la trente-troisième de mon âge, cette âme religieuse et pieuse se détacha du corps. Je lui fermais les yeux et dans mon cœur s’amassaient les flots d’une immense tristesse… »

la mort de Ste Monique - B. Gozzoli

Benozzo Gozzoli : mort de Sainte Monique

Prière de Saint Augustin pour le repos de l’âme de sa mère :

   O mon Dieu, je ne laisse pas de pleurer en votre présence pour celle qui vous a si fidèlement servi, pour celle qui, après m’avoir porté dans son sein pour me faire naître à la lumière passagère de ce monde, me porta depuis dans son coeur, afin de me faire renaître à votre lumière éternelle.

   O Dieu de mon coeur, Dieu de miséricorde, quelque sujet que j’aie de me réjouir en vous et de vous rendre grâces de tout le bien que fit ma mère pendant sa vie, je veux laisser à part, quant à présent, toutes ses bonnes oeuvres, et je viens implorer auprès de vous le pardon de ses péchés.

   Exaucez-moi, je vous en conjure, par les mérites de celui qui fut attaché pour nous à une croix, et qui, maintenant assis à votre droite, ne cesse d’intercéder pour nous.

   Je sais que votre servante a pratiqué les oeuvres de miséricorde, et qu’elle a pardonné du fond de son coeur à ceux qui l’avait offensée : pardonnez-lui donc aussi, mon Dieu, les fautes qu’elle a pu commettre envers vous pendant tout le temps qui s’est passé depuis son baptême jusqu’à sa mort.
Pardonnez-lui, Seigneur, je vous en supplie ; que votre miséricorde l’emporte sur votre justice, parce que vous êtes fidèle dans vos promesses, et que vous avez promis la miséricorde à ceux qui auront été miséricordieux.

   Je crois que vous avez déjà fait pour mère ce que je vous demande ; et cependant, Seigneur, puissent les prières que je vous offre être agréables à vos yeux. Elle-même nous recommanda de vous les adresser, et de nous souvenir d’elle à l’autel du Seigneur.

   N’oubliez pas, mon Dieu, que celle pour qui je vous prie avait fortement attaché son âme, par les liens d’une foi inébranlable, à cet admirable mystère de notre rédemption. Que rien ne puisse donc l’arracher à la protection de son Dieu ! Que l’ennemi ne réussisse, ni par la ruse, ni par la force, à la séparer de vous ; que son âme repose dans la paix éternelle.

Ainsi soit-il !

S. Agostino Roma - Urna di S.Monica

Sarcophage contenant les restes de Sainte Monique dans la basilique Saint Augustin à Rome

2012-33. Reposez en paix, Madame!

Nous venons d’apprendre avec tristesse le rappel à Dieu

ce 2 mai 2012

de 

Madame la duchesse douairière d’Anjou et duchesse de Ségovie 

2012-33. Reposez en paix, Madame! dans Annonces & Nouvelles 577288_10150870642778210_564603209_11827949_281331196_n

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Née Emmanuelle de Dampierre des ducs de San Lorenzo
le 8 novembre 1913,
Madame vient de s’éteindre, ce 2 mai 2012,
dans sa quatre-vingt-dix-neuvième année,

en sa résidence du Palais Massimo, à Rome. 

Elle était veuve de feu Monseigneur le duc d’Anjou et de Ségovie
(de jure Sa Majesté le Roi Henri VI),

la mère de feu Monseigneur le duc d’Anjou et de Cadix
(de jure Sa Majesté le Roi Alphonse II),

la grand-mère de Monseigneur le duc d’Anjou et de Bourbon
(de jure Sa Majesté le Roi Louis XX)
et l’arrière-grand-mère de Monseigneur le Dauphin Louis, duc de Bourgogne. 

Madame fut pendant plusieurs décades l’âme du Légitimisme.
Nous avions eu le grand honneur de lui être présentés
soit à Paris, à l’occasion des cérémonies organisées autour du 21 janvier,
soit à Rome, à l’occasion des pèlerinages avec l’association des descendants des Zouaves Pontificaux.

Que le Christ-Roi accueille son âme dans Son céleste Royaume ! 

 

fleur-de-lys 3 mai 2012 dans Intentions de priere

2012-32. « Sur les pas du Grand Chanéac », en 2012.

promenades contées pour découvrir 

le Chouan des Hautes Boutières

sur les lieux où il a vécu, où il a combattu et où il est mort :

les samedis 9 juin, 7 juillet, 4 août et 15 septembre 2012

(et à la demande pour des groupes constitués)

2012-32.

Les Hautes Boutières et le Plateau Vivarois ont été le théâtre de faits de chouannerie de 1791 à 1800.
Jean-Pierre François Chanéac, dit « le Grand Chanéac », en a été l’une des figures emblématiques sur les paroisses de Saint-Andéol de Fourchades, Saint-Martial, Les Sagnes et Sainte-Eulalie (voir > www).

L’association Refuge Notre-Dame de Compassion propose ces promenades contées à ceux qui désirent mieux connaître ce personnage qui a marqué les mémoires et l’imaginaire local, et qui veulent approfondir le contexte de la révolution à la limite des Hautes Boutières et du Plateau Vivarois.

Modalités pratiques :

Durée : environ 4 heures. Participation : 5 € / pers. Inscription préalable souhaitée.
Point de départ : aire de stationnement de la ferme de Bourlatier à 14h, aux dates indiquées ci dessus.

Prévoir chaussures de marche (et éventuellement bâton de marche), couvre-chefs, gourdes, coupe-vent… 

Renseignements et inscriptions : 04 75 65 49 20.

Publié dans:Annonces & Nouvelles, Memento, Vexilla Regis |on 2 mai, 2012 |Commentaires fermés

2012-31. Principaux évènements prévus en mai 2012.

2012-31. Principaux évènements prévus en mai 2012. dans Annonces & Nouvelles DSC06653-Copie-300x225

Pour nous rejoindre (pour ceux qui nous sont géographiquement les plus proches) ou vous associer par l’intention (pour ceux qui sont loin) aux principaux évènements qui vont jalonner ce mois en notre Mesnil-Marie :

1) Les dimanches et jours de fêtes : participation à la Messe paroissiale (paroisse de rite latin traditionnel), à 10h30, en l’église de Ceyssac (43000).

2) Le chapelet récité dans l’oratoire du Mesnil-Marie devant la statue de Notre-Dame de Compassion est l’occasion de recommander au Coeur douloureux et immaculé de Marie les intentions qui nous sont confiées.

3) Mardi 8 mai : fête de Marie médiatrice de toutes grâces, pèlerinage en l’honneur de Notre-Dame (lieu à préciser, nous contacter > www)

3) Dimanche 13 mai : solennité de Sainte Jeanne d’Arc – fête nationale.

4) Mardi 15 mai : Veillée Culture & Patrimoine, au Mesnil-Marie = « les Contes de Nannette Lévesque », par notre amie Elodie Blanc, historienne et conteuse.

A préciser : l’un des trois jours des Rogations (14, 15 ou 16 mai), Sainte Messe dans l’oratoire du Mesnil-Marie et procession pour implorer la bénédiction et la protection de Dieu sur les travaux et activités des hommes.

5) Du vendredi 18 au samedi 26 mai : neuvaine au Saint-Esprit préparatoire à la fête de la Pentecôte, voir ici > www.

6) Dimanche de la Pentecôte 27 mai : Baptême et première communion de Jean-Baptiste (9 ans et demi, préparé par Frère Maximilien-Marie qui sera son parrain), recommandé aux prières de tous les amis du Refuge Notre-Dame de Compassion.

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Intentions recommandées par notre Saint-Père le Pape Benoît XVI
pour le mois de mai 2012 :

Intention de prière générale : « Pour que soient prises des initiatives qui défendent et renforcent dans la société le rôle de la famille »

Intention missionnaire : « Pour que Marie, Reine du monde et Etoile de l’évangélisation, accompagne tous les missionnaires dans l’annonce de son Fils Jésus ».

2012-30. Chronique du mois d’avril 2012.

Mardi 1er mai 2012.

« C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau :
« A la Vierge bénie, chantons un chant nouveau ! »  
                                                                                         (cantique traditionnel)

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Le mois d’avril s’est achevé et, selon mon habitude, j’avais prévu de vous adresser le 30 avril le compte-rendu des évènements les plus marquants de la vie du Mesnil-Marie au cours du mois écoulé (ou plus exactement depuis Pâques, puisque je vous ai déjà parlé de notre Semaine Sainte et de la fête de Pâques, ici > www), mais les vents de tempête qui ont soufflé sur nos montagnes nous ont privé de connexion Internet et de téléphone pendant toute la journée de lundi, et – lorsque ce matin du 1er mai – les choses sont rentrées dans l’ordre, c’est l’hébergeur de ce blogue qui avait des problèmes si bien qu’il m’était impossible de publier quoi que ce soit…

Ainsi, puisque finalement c’est au soir du premier jour du « mois de Marie » que je peux mettre ma chronique en ligne, je commence par vous offrir la mélodie si populaire du cantique du Rd. Père Louis Lambillotte (1797-1855) dont j’ai cité le refrain en exergue…

Image de prévisualisation YouTube

A – Petits soucis de santé :

L’octave de Pâques a été pour notre Frère une période où il a été contraint d’arrêter toute activité : sans doute était-ce le contre-coup de la fatigue du Triduum Pascal qui, conjuguée avec les problèmes hépatiques qui l’affectent de manière récurrente, l’a mis à plat, au sens littéral du terme puisqu’il fut contraint de rester de longs moments alité. En bref, pendant une grosse semaine, sa « carcasse » (comme il l’appelle) ne témoignait pas d’une vitalité de ressuscité !

C’était aussi le cas, pendant le même temps, de notre bon Abbé, qui a été, lui, terrassé par la grippe, au point qu’il n’a pas pu assurer la Sainte Messe paroissiale des dimanches de Quasimodo et du Bon Pasteur (2ème après Pâques) : pour le premier, malgré des recherches assidues, Monsieur l’Abbé n’a pas pu trouver un remplaçant, et Frère Maximilien-Marie s’est employé à prévenir les fidèles – dans la mesure où il avait leurs coordonnées – pour qu’ils prennent leurs dispositions et puissent accomplir leur devoir dominical ailleurs ; pour le dimanche 22 avril, en revanche, la communauté paroissiale était à nouveau réunie dans notre chère église de Ceyssac, puisque Monsieur l’Abbé avait réussi à trouver un remplaçant, en la personne de notre ami Monsieur l’Abbé D…, qui mène une vie quasi érémitique dans le diocèse de Saint-Flour.

Enfin, ce dernier dimanche, 29 avril, notre cher prêtre nous est revenu en meilleure forme.

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(cliquer sur l’image pour la voir en plus grand)

B – Drôle de printemps !

Comme cela a été le cas dans les provinces de beaucoup d’entre vous, ce premier mois du printemps n’a été ici ni vraiment chaud ni radieux : Frère Maximilien-Marie a dû continuer à entretenir le feu dans notre gros poêle jusqu’à l’épuisement de notre stock de bois sec, il y a quelques jours… et encore maintenant il est nécessaire de maintenir un peu de chauffage à l’intérieur du Mesnil-Marie, au moyen d’un radiateur électrique à inertie.

C’est bien le premier mois d’avril où il en est ainsi en quatre années de présence dans cette contrée et, en vérité, nous n’avons pas éprouvé la tentation de nous découvrir du moindre fil !

Tout au long du mois, nous avons eu encore plusieurs petites chutes de neige sur les sommets qui nous entourent, ainsi que de fréquentes gelées matinales : ces conditions ne favorisent pas du tout la mise en route des travaux du jardin.

Nos crocus, jonquilles, narcisses et tulipes qui ont souffert successivement des très grands froids de février, de chaleurs anormales et de sécheresse en mars, puis d’un regain hivernal en avril, n’ont pas donné une belle floraison ; quant aux lilas, ils ne sont pas encore prêts de fleurir…

Ce dimanche 29 avril, il avait encore un peu neigé sur le massif du Mézenc : voici l’état de la route à l’arrivée au col de la Croix de Boutières (1505 m d’altitude), par lequel il faut ordinairement passer pour se rendre à la Messe dominicale.

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(cliquer sur la photo pour la voir en plus grand)

C – Activités diverses :

Profitant des vacances scolaires, une de nos amies a passé plusieurs jours au Mesnil-Marie, avec ses trois garçons auxquels, par une journée ensoleillée mais très venteuse et froide, Frère Maximilien-Marie a fait découvrir les sources de la Loire et quelques éléments remarquables du patrimoine, autour du Mont Gerbier de Joncs.

Mais surtout, il faut que je remercie chaleureusement et publiquement cette amie parce qu’elle était très spécialement venue chez nous pour effectuer des travaux de couture, et elle y a effectivement passé beaucoup de temps !

Le mardi 17 avril a eu lieu une passionnante veillée de notre cycle « Culture & Patrimoine », au cours de laquelle notre ami Jean-Claude R. est venu nous parler des moulins et des béalières de nos hautes Boutières, question qu’il a beaucoup approfondie.
J’ai déjà eu l’occasion de vous parler de ce que sont les
béalières (ici par exemple > www), élément traditionnel essentiel de la civilisation cévenole et vivaroise pour l’irrigation des jardins et des pâturages, pour l’alimentation en eau des maisons et pour faire tourner les moulins, qui étaient très nombreux.

Sur le seul territoire de notre village, les recherches de Jean-Claude lui ont permis de dénombrer l’implantation de vingt-quatre moulins (qui n’ont toutefois peut-être pas tous existé et fonctionné en même temps puisque la période d’étude va du Moyen-Age jusqu’à nos jours).

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Tout au long de ce mois, Frère Maximilien-Marie a été présent à diverses réunions liées à son investissement dans la vie culturelle et patrimoniale locale : s’il a beaucoup regretté de ne pouvoir se rendre à la présentation du cinquième volume de la collection des Boutières en histoire (cf. > photo ci-dessus) en raison des problèmes de santé évoqués plus haut, il était aux assemblées générales de l’association des Amis de Rochebonne (je vous parlerai un jour de ce château) et de l’Office de Tourisme des Boutières (Frère Maximilien-Marie est membre du conseil d’administration), à la réunion de préparation de la « ronde de printemps » organisée par la Ronde des Sucs à l’occasion du printemps de la randonnée, et à la soirée d’évocation des moulins et moulinages par notre ami Jean-Claude dans le village voisin…

Je réserve une mention spéciale à la fête catholique et légitimiste que j’avais précédemment annoncée (cf. > www) et qui s’est déroulée à Sainte-Foy les Lyon ce samedi 28 avril : cette deuxième édition fut très réussie, riche de belles rencontres pour notre Frère qui m’a parlé avec bonheur de l’ambiance stimulante et joyeuse de cette journée, et de la qualité des interventions des conférenciers.

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Le Choeur de la Joyeuse Garde animait la fête

D – Le septième anniversaire de l’avènement de notre Saint Père le Pape Benoît XVI :

Les 16 et 19 avril nous avons célébré avec une ferveur particulière le quatre-vingt cinquième anniversaire de la naissance puis le septième anniversaire de l’élévation au Souverain Pontificat de notre Saint Père le Pape Benoît XVI.

Tout le travail qu’il a accompli au cours de ces sept années écoulées nous semble confirmer la devise qui lui est attribuée par la prophétie de Saint Malachie : « de gloria olivae ».
En effet, l’olivier est en même temps l’arbre de la Sagesse (représentée par l’Athéna des anciens grecs) et l’arbre de la Paix : son fruit est délicieux, l’huile qui en est extraite permet d’amplifier la saveur des mets, et cette huile est également l’élément essentiel du Chrême sacré – « sacrement du Saint Esprit » – par lequel sont oints les vrais Pontifes et les Rois…

Benoît XVI est une des plus hautes bénédictions de Dieu pour Son Eglise : après les longues années d’éclipse – « de labore solis » – ce Pontife doux et sage travaille, suaviter ac fortiter, à ramener les brebis et les pasteurs aux sources de l’authentique Tradition vivante. Il oeuvre inlassablement à la paix de l’Eglise, et agit avec une prudente sagesse dans son gouvernement pour ne pas écraser le roseau froissé ni éteindre à jamais la mèche qui fume encore (cf. Matth. XII, 20).

Si je ne parle pas en ce moment de certains très importants points d’actualité de notre Eglise (alors que la blogosphère bruisse de toutes sortes de rumeurs et de « commentaires de commentaires » …au conditionnel), c’est que j’estime qu’il est davantage convenable, en définitive, de garder le silence là-dessus, de ne pas se perdre en bavardages et en conjectures plus ou moins hasardeuses, mais qu’il importe par dessus tout de prier et – en complément de prières pleines d’espérance surnaturelle – d’offrir des sacrifices afin d’obtenir de Dieu Seul la pleine unité de Son Eglise dans la vérité et dans la charité…

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E – Et l’actualité politique ?…

Je ne veux pas non plus en parler aujourd’hui, même si elle occupe – inévitablement – le devant de l’actualité et la priorité dans les inquiétudes des Français.

Je vous livrerai peut-être un peu plus tard, avec du recul sur les évènements, le fruits de mes réflexions félines de ces derniers temps…

Les convictions qui font vivre les habitants du Mesnil-Marie ne sont un mystère pour personne ; alors je me contenterai seulement de vous faire remarquer combien – à de rares exceptions près – le système républicain corrupteur actuellement en place en France transforme les hommes politiques en « couches culottes », puisque, comme elles, il faut en changer très souvent, et exactement pour les mêmes raisons !…

* * * * * * *

J’achève ma chronique de ce jour en vous souhaitant un bon, beau et surtout fervent mois de Marie, vous assurant de nos prières amicales auprès de Notre-Dame de Compassionet en vous invitant, spécialement à nous rejoindre (pour ceux qui nous sont géographiquement les plus proches) ou à vous associer par l’intention (pour ceux qui sont loin) aux principaux évènements qui vont jalonner ce mois en notre Mesnil-Marie (voir ici > www).

 patteschatsLully.

Pour aider aux travaux et à la vie du Refuge Notre-dame de Compassion > www.

lys5

Publié dans:Chronique de Lully |on 1 mai, 2012 |4 Commentaires »

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