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2020-63. Pèlerinage annuel de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay (21-23 mai 2020) : par la force des choses, une formule différente !

Nous reproduisons ici à l’intention des amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, qui sont aussi pour beaucoup des amis de la Légitimité et de la Confrérie Royale, le courriel envoyé aujourd’hui par le Prieur de cette dernière pour ce qui concerne le pèlerinage annuel au Puy-en-Velay que les circonstances rendent physiquement impossible à la date prévue, mais qui aura cependant bien lieu d’une manière spirituelle

Nous vous invitons instamment à faire connaître ce « pèlerinage à distance » autour de vous, et vous engageons à être très nombreux à y prendre part.

frise lys

Mercredi 6 mai 2020,

Chers membres et amis de la Confrérie Royale,                      

Ainsi que je vous l’annonçais dans ma lettre du mardi de Pâques (cf. ici), notre pèlerinage annuel au Puy, qui commence habituellement le jeudi de l’Ascension en fin d’après-midi et se déroule sur la journée du vendredi et la matinée du samedi, ne peut avoir lieu, en raison des dispositions imposées aux fidèles par la bêtise d’un gouvernement impie et la lâcheté d’un épiscopat sans virilité (dispositions contraires à la justice, contraires aux droits des fidèles, et – par dessus tout – contraires aux droits de Dieu Notre-Seigneur et à l’honneur qui Lui est dû).
Du moins ne peut-il pas avoir lieu dans les formes souhaitées et prévues, mais nous le maintenons d’une manière spirituelle par le moyen d’internet.

mains jointes - prière

- Concrètement, cela signifie qu’il n’y aura pas de rassemblement « physique » dans la chère cité du Puy-en-Velay (donc pas de frais de voyage, pas de frais d’hébergement et de restauration !!!), et cependant une forme de rassemblement spirituel, aux mêmes dates, à des moments particuliers de la journée, afin de prier ensemble pour le Roi et la France (c’est le but premier de ce pèlerinage), en nous « transportant » par la pensée et la prière, dans ce sanctuaire qui est le lieu de la première apparition mariale connue sur le territoire qui deviendra la France, et qui fut toujours si cher à la piété de nos Rois.

- Concrètement aussi, cela signifie aussi qu’il y a des inscriptions et que les « pèlerins de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay » de ce mois de mai 2020, par le fait même de leur inscription, s’engagent à se rendre disponibles aux moments prévus dans le programme du pèlerinage pour prier en s’unissant aux autres pèlerins inscrits, et qu’ils offrent leurs prières, mais aussi quelques sacrifices ou pénitences volontaires (laissés à la discrétion et générosité de chacun, mais en ayant conscience qu’il ne saurait y avoir de vrai pèlerinage sans pénitence) à l’intention de notre Souverain légitime, ainsi que pour la conversion des cœurs et des intelligences des Français.     

- Concrètement encore, il n’y aura pas de diffusion de cérémonie ou de conférence par internet, nous n’avons pas les moyens ni les capacités pour mettre cela en place, en revanche rien n’empêche que certains participants à ce pèlerinage spirituel, qui se trouvent géographiquement proches, se rassemblent pour l’un ou plusieurs de ces moments de prière en commun programmés.    

- A tous ceux qui seront inscrits, sera envoyé – le mercredi 20 mai – par internet un dossier comprenant le programme détaillé des temps de prière, mais aussi quelques photos du Puy facilitant le « déplacement virtuel » aux pieds de la Vierge Noire devant laquelle se sont agenouillés papes, rois et saints, ainsi que des textes à lire et approfondir, tenant lieu des conférences qui eussent dû avoir lieu au Puy.

Notre-Dame du Puy - Vierge Noire - 12 mai 2018

- Voici un premier aperçu du programme de ce pèlerinage un peu particulier :                

1) Jeudi soir 21 mai - Fête de l’Ascension de Notre-Seigneur :

- à 20 h 30 : « Veni Creator » avec son oraison ; lecture du texte d’introduction au pèlerinage et récitation d’une dizaine de chapelet.

Ad libitum : ceux qui le peuvent, sont invités à faire ce soir-là une heure sainte pour la France, chez eux (devant une belle image ou une statue du Sacré-Cœur s’ils en ont une) ou – si cela est possible – dans une église ou une chapelle devant le Saint Tabernacle.                 

2) Vendredi 22 mai :

- Après la prière du matin : lecture du texte de la première conférence.

- A 11 h, en union avec la Sainte Messe à laquelle se trouveront les fondateurs de la Confrérie Royale : récitation du chapelet.

- A 15 h : Chemin de Croix pour la France (si possible dans une église ou une chapelle, sinon chez soi).

- A 18 h : lecture du texte de la deuxième conférence.

- A 20 h 30 : lecture de la 3ème conférence ; litanies de la Sainte Vierge.

3) Samedi 23 mai :

- Après la prière du matin : lecture de la quatrième conférence.

- A 11 h, en union avec la Sainte Messe à laquelle se trouveront les fondateurs de la Confrérie Royale : récitation du chapelet.

- Selon les possibilités de chacun, nous vous encourageons, dans l’après-midi de ce samedi, à accomplir un petit pèlerinage en vous rendant dans un sanctuaire proche de chez vous (lieu de pèlerinage régional, ou simplement à défaut église ou chapelle de votre village ou de votre quartier si elle est ouverte), pour y prier pour le Roi et la France, en faisant le déplacement à pied, même si ce n’est que sur quelques centaines de mètres.
Aux membres de la Confrérie Royale, je demande qu’à ce moment-là ils renouvellent chacun avec ferveur leur engagement ou leur vœu de consécration à la Couronne de France.

prière à Notre-Dame

Inscriptions (elles sont ouvertes dès maintenant et jusqu’au 19 mai, date butoir) ou demandes de renseignements complémentaires : pelerinage.confrerie@gmail.com              

Enfin, il faut préciser que ce pèlerinage n’est pas réservé aux seuls membres de la Confrérie, mais qu’il est ouvert à toutes les âmes de bonne volonté, qui veulent prier pour le Roi et la France.

Soyons plus que jamais unis et généreux,
pour Dieu et pour le Roi !  

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.

Armoiries Frère Maximilien Marie

Affiche Pèlerinage Puy-en-Velay 2020

2020-58. Pour bien commencer le « mois de Marie », comprenons toute l’importance de la place et du rôle de Notre-Dame et de son culte.

1er mai,
Fête des Saints Apôtres Philippe et Jacques ;
Commencement du mois de Marie.

Madone à l'Enfant

frise

A toute vraie dévotion il faut des bases solides. Rien ne nous est donc plus opportun, que de nous convaincre tout d’abord du caractère sérieux du culte professé à l’égard de notre bonne Mère du ciel.
Saint Augustin nous enseigne que « la vertu de religion, c’est celle qui nous relie au Dieu tout puissant » (De vera relig. III, 113). Un acte n’est religieux que dans la mesure où il nous unit à notre Père qui est aux cieux : Si elle ne produisait pas ce résultat, notre dévotion à Marie serait vaine, illusoire, par conséquent inutile. Or, précisément, le meilleur moyen de nous approcher de Dieu, c’est notre piété envers la Reine du ciel. Nous la lui manifestons, en effet, par les prières que nous lui adressons et l’imitation que nous nous proposons de ses vertus ? Or tout cela réalise pleinement le but de la religion.

La prière unit le cœur et l’esprit à celui auquel on l’offre. Nous adressant à Marie, nous nous unissons à elle, créature excellente, très intimement unie à Dieu, par Notre-Seigneur Jésus-Christ. Elle est unie à Jésus par l’unité du sang : elle est mère, il est fils.
Elle est unie à Jésus par l’unité des souffrances : ils ont la même vie cachée, obscure, de pauvreté et de labeur ; à l’heure du sacrifice rédempteur de l’Agneau de Dieu, ils ont même martyre ; les mêmes coups tombent, à la fois, sur le corps du Fils, sur l’âme de la Mère, et si, pour celle-ci, l’effusion du sang n’est pas réelle ni visible, elle n’en est pas moins douloureuse.

Marie, enfin, est unie à Jésus par la plénitude de la gloire. Si le Maître a promis de partager son trône avec nous, combien plus et mieux le donne-t-il à sa Mère : Adstitit Regina a dextris tuis (Ps. XLIV, 10). Le Christ est assis à la droite du Père, la Reine du ciel à la droite du Christ, et cette expression : « être assis », signifiant, participation à l’autorité suprême, au ciel, sur la terre, Jésus et Marie ne font qu’un.

Tout ce que la nature a de plus tendre, tout ce que la grâce a de plus puissant, concourt à fusionner l’âme de Marie et l’âme de Jésus. Il est donc hors de doute que la piété de nos vœux cherche Jésus en Marie, et que nos prières, nous unissant à la Mère, par le fait même, nous unissent au Fils.

C’est encore le résultat de l’imitation des vertus de la très sainte Vierge. Saint Paul disait (Galat., II, 20) : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ». Et il ajoutait (1 Cor., IV) : « Soyez mes imitateurs, comme je le suis du Christ ». Notre-Seigneur est tout entier dans ses saints. Alors, que penser de la Reine de tous les saints ? Elle est la traduction, aussi parfaite qu’elle est humainement possible, des vertus du divin modèle. Comme il pense, elle pense ; comme il aime, elle aime ; comme il agit, elle agit. La suivre, c’est suivre Jésus ; l’imiter, c’est imiter Jésus ; l’atteindre, c’est atteindre Jésus.

Rien donc de plus sérieux que le culte de Marie, rien de plus intelligent que la piété envers cette bonne Mère ! Que nos cœurs se réjouissent d’avoir, durant ce mois béni, l’occasion en exerçant leur dévotion, de la réchauffer, de la rendre plus fervente, de la montrer plus délicatement généreuse : qu’ils fassent dans ce but, les efforts les plus aimants : Jésus, par Marie, les en bénira.

Résolution : Etre fidèle à l’exercice chaque jour durant ce mois consacré à la sainte Vierge.
Bouquet spirituel : A Jésus par Marie ! Ad Jesum per Mariam !

Monseigneur Augustin Gonon, évêque de Moulins (1869-1942)
in « Un mois à la Sainte Vierge »
Chapitre introductif : « ouverture des exercices »

Trois lys blancs

2020-34. « Illuminons l’Annonciation ! »

Nos Seigneurs les Cardinaux, Archevêques et Evêques de France ont publié il y a quelques jours un texte qui s’adresse pour une part à tous les Français, et pour une autre part à tous les catholiques de France, demandant à ce que, ce prochain mercredi 25 mars, fête de l’Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie et jour anniversaire de l’Incarnation de Notre-Seigneur Jésus-Christ, à 19 h 30, toutes les cloches des églises de France sonnent pendant dix minutes (rappelons au passage que le son des cloches, lesquelles reçoivent une bénédiction très particulière, a un pouvoir d’exorcisme contre les puissances maléfiques), et que dans le même moment les Français allument sur leurs fenêtres au moins une bougie, ou des lumignons ainsi qu’on le fait au soir du 8 décembre, en signe d’espérance, et pour les catholiques en signe d’une grande prière commune montant à ce moment-là vers le Ciel par l’intercession de Notre-Dame…
Voici le texte introductif de Son Excellence Révérendissime Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la Conférence des Evêques de France et l’appel co-signé de tous les Evêques de France. 

Annonciation

« L’ensemble des évêques de France invite les Français à un geste commun le mercredi 25 mars prochain. Les catholiques lui donneront une signification particulière en raison de la fête de l’Annonciation, mais tout le monde peut s’y joindre : déposer une bougie sur sa fenêtre au moment où les cloches sonneront sera une marque de communion de pensée et de prière avec les défunts, les malades et leurs proches, avec tous les soignants et tous ceux qui rendent possible la vie de notre pays. Ce sera aussi l’expression de notre désir que la sortie de l’épidémie nous trouve plus déterminés aux changements de mode de vie que nous savons nécessaires depuis des années. Nous, catholiques, demanderons en même temps à la Vierge Marie de remplir nos cœurs de foi, d’espérance et de charité en ces temps et de nous obtenir la grâce de l’Esprit-Saint pour que nous sachions trouver les gestes nécessaires. »

Mgr Éric de Moulins-Beaufort
Archevêque de Reims
Président de la Conférence des Evêques de France.

illuminons l'Annonciation

La première partie de ce texte s’adresse à tous les Français de bonne volonté :

« Notre pays, avec de nombreux autres, traverse une grande épreuve. Le chef de l’État nous appelle à laisser de côté nos divisions et à vivre ce temps dans la fraternité. C’est pourquoi nous avons voulu que ce message destiné en premier lieu aux catholiques s’adresse aussi à tous nos concitoyens sans distinction. 

Nous le faisons dans un esprit d’humilité, mais avec la certitude que la foi chrétienne a une mission spécifique dans ce monde et qu’elle ne doit pas s’y dérober. Nous pensons aussi à tous ceux et celles qui partagent avec nous la foi en Dieu et la conviction qu’Il accompagne notre vie. Nous pensons enfin à tous ceux et celles qui ne croient pas mais souhaitent que la solidarité et l’esprit de service s’accroissent entre les hommes. 

À tous, nous disons notre désir que notre communauté nationale sorte grandie de cette épreuve. Depuis bien des années déjà notre humanité a l’intuition qu’elle doit changer radicalement sa manière de vivre. La crise écologique nous le rappelle sans cesse, mais la détermination a fait largement défaut jusqu’ici pour prendre ensemble les décisions qui s’imposent et pour s’y tenir. Osons le dire, l’égoïsme, l’individualisme, la recherche du profit, le consumérisme outrancier mettent à mal notre solidarité. Nous avons le droit d’espérer que ce que nous vivons en ce moment convaincra le plus grand nombre, qu’il ne faut plus différer les changements qui s’imposent : alors, ce drame porteur d’angoisse n’aura pas été traversé en vain. 

Le mercredi 25 mars, à 19h30 

Un peu partout en France, les cloches de toutes les églises sonneront pendant dix minutes, non pour appeler les fidèles à s’y rendre, mais pour manifester notre fraternité et notre espoir commun. 

Elles sonneront comme elles ont sonné aux grandes heures de notre histoire, la Libération par exemple. En réponse à ce signe d’espoir, nous invitons tous ceux qui le voudront à allumer des bougies à leur fenêtre. Ce geste, qui est de tradition dans la ville de Lyon, est un signe d’espérance qui transcende les convictions particulières : celui de la lumière qui brille dans les ténèbres !

Ce qui suit s’adresse maintenant spécifiquement aux catholiques :

Mercredi 25 mars, nous fêterons l’Annonciation du Seigneur. Elle eut lieu à Nazareth, chez une jeune fille, Marie. Dans sa maison, le Ciel rencontre la terre ; dans sa maison, le salut du monde est conçu ; dans sa maison, une joie nouvelle apparaît, la joie de l’Évangile, une joie pour le monde: «Car rien n’est impossible à Dieu» (Lc 1, 37).

Cette année, sans l’avoir voulu, nous fêterons l’Annonciation, confinés, dans nos maisons ! Pouvons-nous célébrer cette fête plus en vérité, plus intensément, plus en communion?

Quand les cloches sonneront, le 25 mars, à 19h30, que chaque disciple de Jésus, dans sa maison, ouvre sa Bible (ou son ordinateur) et lise, seul ou en famille, le récit de l’Annonciation, dans l’Évangile selon saint Luc, chapitre 1, versets 26 à 38.

Et qu’au même moment chaque maison allume une ou plusieurs bougies, à sa fenêtre, pour dire son espérance et conforter celle de ses voisins.

Nous prierons en communion par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie en nous unissant au chapelet récité, à Lourdes, chaque jour à 15h30. Nous demanderons à Marie de nous protéger et de nous aider à mieux accueillir Jésus dans nos maisons, dans nos cœurs, dans nos vies comme elle l’a fait elle-même pour nous: «Que tout m’advienne selon ta parole» (Lc 1, 38) – [1ère dizaine].

Nous confierons à Marie qui devient Mère du Sauveur et qui deviendra notre Mère, nos frères et sœurs malades, nos frères et sœurs soignants, notre communauté humaine éprouvée. Nous lui dirons que nous voulons les aimer comme nous aimons Jésus, «le fruit béni de ses entrailles» (cf. Lc 1, 42), Lui qui a pris sur lui nos souffrances et nos péchés [2ème dizaine].

Nous pourrons aussi confier nos craintes et nos doutes à celle qui fut toute bouleversée et s’interrogea: «Comment cela va-t-il se faire?» (Lc 1, 34). La peur d’une vie remise à Dieu, différente de celle dont nous rêvons, rejoint la peur de la mort. Marie la connaît de l’intérieur et nous pouvons lui dire sans cesse: «Prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort», comme l’Église nous l’a appris [3ème dizaine].

Enfin, poussés par l’Esprit, nous pourrons dire à Jésus: «Guéris-nous !» Nous ne savons pas quelle sera la réponse sinon que, dans quelques jours, nous fêterons la passion, la mort et la résurrection de Jésus, le premier-né d’une multitude de frères qu’il fait entrer dans la vie de Dieu [4ème dizaine.]

[5ème dizaine avec intentions particulières].

Ouvrir sa fenêtre, allumer une bougie est un geste de communion que nous voulons offrir à toute la nation pour qu’elle rende hommage aux défunts, victimes du Covid-19, et aussi à ceux qui donnent de l’espoir, soignants, autorités mais aussi famille, amis, voisins.

C’est pourquoi nous vous demandons de relayer ce message très largement autour de vous, par tous les moyens autorisés à votre disposition ! »

Les Évêques de France

l'apparition de ND de Lourdes

2020-24. « Que la Très Sainte Vierge continue à veiller sur nous et la France.»

Ce 10 février 2020 en fin d’après-midi, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux le message suivant, pour commémorer l’anniversaire de l’Edit de Saint-Germain (10 février 1638) cf. ici, dans lequel son ancêtre SM le Roi Louis XIII rendait publique la consécration qu’il avait faite de la France à Notre-Dame.
Notre Souverain légitime a accompagné son message de l’illustration suivante.

Vœu de Louis XIII à Notre-Dame de Paris

Monument du Vœu de Louis XIII à Notre-Dame de Paris

« En ce jour anniversaire de la consécration solennelle de la France à Marie par mon aïeul Louis XIII, je formule à nouveau ma confiance en l’avenir de la France.
L’avenir repose dans les mains des couples qui mettent leur espoir dans leurs enfants et dans la chaîne de la vie ; l’avenir repose dans les entrepreneurs animés par le souci du bien commun, l’avenir repose sur tous ceux qui défendent le pays à ses frontières plus ou moins lointaines ; tout repose sur ceux qui préfèrent leurs devoirs aux seuls droits ; tout repose sur ceux qui croient en l’homme, enfant de Dieu et dans le bien commun.
Que la Très Sainte Vierge continue à veiller sur nous et la France. »

Armes de France & Navarre

2020-21. « O Jésus, avec les mains de Marie, je veux m’offrir aujourd’hui avec Vous au Père éternel. »

2 février,
Fête de la Purification de Notre-Dame.

Chandeleur - Purification - Présentation au temple

Elévation :
« O Seigneur, je viens à Vous et Vous supplie, par l’intercession de la Sainte Vierge Marie, de purifier mon âme… »

Méditation :

1er point :

La solennité de ce jour, qui clôt le temps de Noël, est une fête de Jésus aussi bien que de Marie : Jésus est présenté au temple par Sa Mère quarante jours après Sa naissance, selon la prescription de la loi ; Marie se soumet au rite de la purification.

La liturgie célèbre, avant tout, la première entrée de Jésus-Enfant dans le temple : « Voici que le Seigneur Dominateur vient dans Son saint temple : Réjouis-toi et sois dans l’allégresse, Sion, en accourant au-devant de ton Dieu » (bréviaire). Allons à Sa rencontre nous aussi ; que nos sentiments rivalisent avec ceux du vieillard Siméon qui « mû par l’Esprit-Saint, alla au temple » et, plein de joie, reçut l’Enfant Jésus dans ses bras.

Aujourd’hui, pour mieux célébrer cette rencontre, l’Eglise bénit les cierges et nous les remet ; en procession, cierges allumés, nous entrons dans le temple. Le cierge allumé est le symbole de la vie chrétienne, de la foi et de la grâce qui doivent resplendir dans notre âme. Mais il est aussi l’image du Christ, lumière du monde, « lumière qui doit éclairer les nations », tel que L’a salué Siméon. Le cierge allumé nous rappelle que nous devons toujours porter avec nous le Christ, source de notre vie, auteur de la foi et de la grâce. Jésus Lui-même, par Sa grâce, nous dispose à aller à Sa rencontre avec une foi plus vive et un plus grand amour. Puisse, en ce jour, notre rencontre avec Lui être particulièrement intime et sanctifiante !

Jésus est présenté au temple pour être offert au Père. Le rachat n’a pas d’effet sur Lui comme sur les autres premiers-nés des Hébreux. Il est la Victime qui devra être immolée pour le salut du monde. Sa présentation au temple est, pour ainsi dire, l’offertoire de Sa vie, le sacrifice s’accomplira plus tard sur le Calvaire. Offrons-nous en même temps que Jésus.

Chandeleur - Vieillard Siméon

2ème point :

Jésus est présenté au temple par Sa Mère : contemplons donc aujourd’hui Marie dans sa fonction de Co-Rédemptrice.
La Vierge n’ignorait pas que Jésus était le Sauveur du monde et, à travers le voile de la prophétie, elle sentait que Sa mission s’accomplirait dans une mystère de douleur auquel elle aurait à participer, en sa qualité de Mère. La prophétie de Siméon : « Quant à toi, un glaive de douleur transpercera ton âme » (Luc II, 35), confirma son intuition. Dans le secret de son cœur, Marie dut répéter en cet instant son fiat : « Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole » (Luc I, 38). En offrant son Fils, elle s’offre elle-même, toujours intimement unie à Son sort à Lui.

Mais avant d’entrer dans le temple pour y présenter Jésus, Marie veut se soumettre à la loi de la purification légale. Bien qu’elle soit consciente de sa virginité, elle se met au rang de toutes les autres mères juives et, confondue avec elles, elle attend humblement son tour, portant « une paire de tourterelles », l’offrande des pauvres. Nous voyons Jésus et Marie se soumettre à des lois auxquelles ils n’étaient pas tenus : Jésus ne devait pas être racheté, Marie ne devait pas être purifiée. Leçon d’humilité et de respect envers la loi de Dieu.

Il y a des lois auxquelles nous sommes tenus et auxquelles notre amour-propre nous soustrait sous de faux prétextes : ce sont des dispenses abusives réclamées au nom de droits en réalité inexistants. Humilions-nous et, alors que Marie n’avait nullement besoin d’être purifiée, reconnaissons notre extrême besoin de purification intérieure.

Chandeleur - Purification - Présentation au temple

Colloque :

« O Jésus, Vous êtes allé Vous offrir au temple. Qui Vous a offert ? La Vierge Marie qui n’a jamais eu d’égale, et n’en aura jamais. Marie Vous a offert, elle qui, par la bouche de la sagesse, fut appelée par Votre Père la « toute belle »…
A qui Vous a-t-elle offert ? A Dieu, essence infinie, sublime dans Sa création, fécond dans Son héritage, insondable dans Ses desseins, gracieux et suave dans l’amour.
Et qu’a-t-elle offert ? Vous, Verbe éternel, substance de l’Essence divine, Fils du Très-Haut, Législateur de l’univers, Vous, qui avez reçu tant de noms illustres et choisis : ô Clef de David, ô Roi des nations, ô Emmanuel !

« Que m’enseignez-Vous, ô Seigneur, en Vous offrant au temple ? Vous me montrez Votre respect pour la loi en voulant l’observer ; Vous m’enseignez l’adoration, car Vous Vous êtes offert au Père, non comme Son égal, quoique Vous le fussiez vraiment, mais comme homme. Vous m’avez donné ici le modèle du respect que je dois à Votre loi, car je n’ai pas seulement pour loi les dix commandements, mais aussi la Règle et les Constitutions. Cette loi m’est toute douceur et suavité, mais je me la rends amère quand je ne renonce pas à moi-même, car alors, au lieu de la porter suavement, la loi est obligée de me porter » (Sainte Marie-Madeleine de Pazzi).

O Jésus, avec les mains de Marie, je veux m’offrir aujourd’hui avec Vous au Père éternel. Mais Vous êtes l’Hostie pure, sainte, immaculée, tandis que je suis plein de souillures, de misères, de péchés.
O Marie, ma Mère, vous qui avez voulu être purifiée, bien qu’exempte de la moindre ombre d’imperfection, purifiez, je vous prie, ma pauvre âme, afin qu’elle soit moins indigne d’être offerte au Père en même temps que Son Jésus qui est aussi le vôtre.
O Vierge très pure, acheminez-moi vers une purification intérieure et profonde et puis, accompagnez-moi vous-même afin que ma pusillanimité ne me fasse pas défaillir devant l’âpreté du chemin.

Père Gabriel de Sainte Marie-Madeleine, ocd,
in « Intimité divine – méditations sur la vie intérieure pour tous les jours de l’année » (1957).

Coeur douloureux et immaculé de Marie

Autres publications relatives à la fête de la Chandeleur :
- Des adieux à la Crèche et de la Crèche blanche > ici
- « Des chats et des crêpes » > ici

2019-83. « Aujourd’hui sort de la souche de Jessé le rejeton sur lequel va s’épanouir pour le monde une fleur divine.»

Pietro  Cavallini - Nativité de la Vierge vers 1291

Pietro Cavallini : mosaïque de la Nativité de la Vierge
(Rome, basilique Sainte-Marie au Transtévère – vers 1291)

* * *

Extraits d’une homélie de Saint Jean Damascène
pour
la fête de la Nativité de la Vierge Marie

« Neuf mois étant accomplis, Anne mit au monde une fille et l’appela du nom de Marie...

Il s’agissait de la naissance, non d’un enfant ordinaire, mais de cette première-née d’où allait naître le premier-né de toute créature, en qui subsistent toutes chose.
O bienheureux couple, Joachim et Anne ! Toute la création vous doit de la reconnaissance, car c’est en vous et par vous qu’elle offre au Créateur le don qui surpasse tous les dons, je veux dire la chaste Mère qui était seule digne du Créateur.

Aujourd’hui sort de la souche de Jessé le rejeton sur lequel va s’épanouir pour le monde une fleur divine. Aujourd’hui Celui qui avait fait autrefois sortir le firmament des eaux crée sur la terre un ciel nouveau, formé d’une substance terrestre ; et ce ciel est beaucoup plus beau, beaucoup plus divin que l’autre, car c’est de lui que va naître le Soleil de justice, celui qui a créé l’autre soleil…

Que de miracles se réunissent en cette enfant, que d’alliances se font en elle !
Fille de la stérilité, elle sera la virginité qui enfante.
En elle se fera l’union de la divinité et de l’humanité, de l’impassibilité et de la souffrance, de la vie et de la mort, pour qu’en tout ce qui était mauvais soit vaincu par le meilleur.
O fille d’Adam et Mère de Dieu !

Et tout cela a été fait pour moi, Seigneur !
Si grand était Votre amour pour moi que Vous avez voulu, non pas assurer mon salut par les anges ou quelque autre créature, mais restaurer par Vous-même celui que Vous aviez d’abord créé Vous-même.
C’est pourquoi je tressaille d’allégresse et je suis plein de fierté, et dans ma joie, je me tourne vers la Source de ces merveilles, et emporté par les flots de mon bonheur, je prendrai la cithare de l’Esprit pour chanter les hymnes divins de cette naissance…

Aujourd’hui le Créateur de toutes choses, Dieu le Verbe compose un livre nouveau jailli du cœur de Son Père, et qu’il écrit par le Saint-Esprit, qui est langue de Dieu…

O fille du roi David et Mère de Dieu, Roi universel. O divin et vivant objet, dont la beauté a charmé le Dieu créateur, vous dont l’âme est toute sous l’action divine et attentive à Dieu seul ; tous vos désirs sont tendus vers cela seul qui mérite qu’on le cherche, et qui est digne d’amour ; vous n’avez de colère que pour le péché et son auteur.
Vous aurez une vie supérieure à la nature, mais vous ne l’aurez pas pour vous, vous qui n’avez pas été créée pour vous. Vous l’aurez consacrée tout entière à Dieu, qui vous a introduite dans le monde, afin de servir au salut du genre humain, afin d’accomplir le dessein de Dieu, l’Incarnation de son Fils et la déification du genre humain.
Votre cœur se nourrira des paroles de Dieu : elles vous féconderont, comme l’olivier fertile dans la maison de Dieu, comme l’arbre planté au bord des eaux vives de l’Esprit, comme l’arbre de vie, qui a donné son fruit au temps fixé : le Dieu incarné, la vie de toutes choses. Vos pensées n’auront d’autre objet que ce qui profite à l’âme, et toute idée non seulement pernicieuse, mais inutile, vous la rejetterez avant même d’en avoir senti le goût.

Vos yeux seront toujours tournés vers le Seigneur, vers la lumière éternelle et inaccessible ; vos oreilles attentives aux paroles divines et aux sons de la harpe de l’Esprit, par qui le Verbe est venu assumer notre chair… Vos narines respireront le parfum de l’Epoux, parfum divin dont Il peut embaumer Son humanité. Vos lèvres loueront le Seigneur, toujours attaché aux lèvres de Dieu. Votre bouche savourera les paroles de Dieu et jouira de leur divine suavité. Votre cœur très pur, exempt de toute tache, toujours verra le Dieu de toute pureté et brûlera de désir pour Lui. Votre sein sera la demeure de Celui qu’aucun lieu ne peut contenir. Votre lait nourrira Dieu, dans le petit enfant Jésus. Vous êtes la porte de Dieu, éclatante d’une perpétuelle virginité. Vos mains porteront Dieu, et vos genoux seront pour Lui un trône plus sublime que celui des chérubins… Vos pieds, conduits par la lumière de la loi divine, Le suivant dans une course sans détours, vous entraîneront jusqu’à la possession du Bien-Aimé.
Vous êtes le temple de l’Esprit-Saint, la cité du Dieu vivant, que réjouissent les fleuves abondants, les fleuves saints de la grâce divine. Vous êtes toute belle, toute proche de Dieu ; dominant les Chérubins, plus haute que les Séraphins, très proche de Dieu lui-même.

Salut, Marie, douce enfant d’Anne…
Quelle demeure eût été plus digne de Dieu ? Il est juste que toutes les générations vous proclament bienheureuse, insigne honneur du genre humain. Vous êtes la gloire du sacerdoce, l’espoir des chrétiens, la plante féconde de la virginité. Par vous s’est répandu partout l’honneur de la virginité Que ceux qui vous reconnaissent pour la Mère de Dieu soient bénis, maudits ceux qui refusent…

Ô vous qui êtes la fille et la souveraine de Joachim et d’Anne, accueillez la prière de votre pauvre serviteur qui n’est qu’un pécheur, et qui pourtant vous aime ardemment et vous honore, qui veut trouver en vous la seule espérance de son bonheur, le guide de sa vie, la réconciliation auprès de votre Fils et le gage certain de son salut. Délivrez-moi du fardeau de mes péchés, dissipez les ténèbres amoncelées autour de mon esprit, débarrassez-moi de mon épaisse fange, réprimez les tentations, gouvernez heureusement ma vie, afin que je sois conduit par vous à la béatitude céleste, et accordez la paix au monde. A tous les fidèles de cette ville, donnez la joie parfaite et le salut éternel, par les prières de vos parents et de toute l’Eglise. »

Ave Maria et lys

2019-73. Message de Sa Majesté le Roi à l’occasion de la fête de l’Assomption, fête patronale du Royaume de France.

Ce jeudi 15 août 2019, en milieu de journée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux le message suivant à l’adresse de tous les Français à l’occasion de la fête patronale du Royaume.

Ingres : le voeu de Louis XIII

(Ingres : le Vœu de Louis XIII)

A tous les Français, je veux souhaiter une belle fête de l’Assomption. 

Que Notre-Dame, Reine de France et protectrice du Royaume, selon le vœu fait en 1638 par mon aïeul le Roi Louis XIII, veille, et protège la France et les Français en ces temps troublés, où se perdent tous les repères essentiels !
Prions-la, supplions-la d’intercéder pour que la France reste fidèle aux promesses de son baptême !

Louis de Bourbon, duc d’Anjou.

Armes de France & Navarre

Prières pour renouveller le Vœu de Louis XIII > ici, > ici et > ici.

« Vous qui avez porté la Vie, vous êtes entrée dans la vie par votre sainte Dormition ! »

Jacopo Torriti - Basilique Sainte Marie Majeure Rome 1296 - la Dormition

Rome, basilique de Sainte Marie Majeure :
la Dormition de la Sainte Mère de Dieu (Jacopo Torriti – 1296)

Strophes empruntées à la liturgie grecque :

Venez ! Depuis toutes les extrémités de la terre, glorifions la vénérable Assomption de la Mère de Dieu !
Car elle a remis dans les mains de son Fils son âme immaculée.
C’est pourquoi, par sa sainte Dormition le monde est éveillé à la vie et, dans des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, il célèbre, en union avec les anges et les Apôtres, une fête joyeuse.

Pour glorifier votre vénérable Dormition, ô Sainte et Pure Vierge, les troupes angéliques dans le Ciel, et le genre humain sur la terre, chantent de concert.
Car vous avez été la Mère du Créateur de toutes choses, le Christ notre Dieu !
Ne cessez point d’intercéder pour nous auprès de Lui, nous qui avons, après Dieu, notre espoir fixé sur vous, ô Pure Mère de Dieu qu’on ne saura jamais assez glorifier !

Dieu le Créateur de toutes choses vous a donné ce qui surpasse la nature.
Car de même qu’à votre maternité Il vous a laissée vierge, Il a préservé votre corps de la corruption du tombeau et vous a glorifiée dans votre sainte Assomption, vous comblant de présents, comme il convient qu’un fils fasse pour sa mère.

Votre Enfant vous a vraiment, ô Vierge, cachée dans le saint des saints comme le flambeau qu’alimente un feu immortel, comme l’encensoir doré qui contient un charbon divin, comme la houlette, comme les tables écrites par Dieu, comme l’arche sainte, la table du Pain de Vie.

Vous qui avez porté la Vie, vous êtes entrée dans la vie par votre sainte Dormition, sans subir les injures de la mort ; les Anges, les Principautés, les Puissances, les Apôtres, les Prophètes et toute la création vous un fait un cortège d’honneur lorsque votre Fils reçut dans Ses mains pures votre âme immaculée, ô Vierge et Mère, Epouse de Dieu !

Jacopo Torriti - Basilique Sainte Marie Majeure Rome 1296 - Couronnement de Marie

Rome, basilique de Sainte Marie Majeure :
le Couronnement de la Sainte Mère de Dieu (Jacopo Torriti – 1296)

Vous trouverez aussi dans ce blogue pour ce qui concerne la fête du 15 août :
– La manière dont il convient de faire la procession du Vœu de Louis XIII > ici
- Une prière publiée en 1825 pour le renouvellement du Vœu de Louis XIII > ici
– Une autre belle prière pour le renouvellement du Vœu de Louis XIII > ici
- La lettre apostolique de Pie XI établissant ND de l’Assomption patronne de la France > ici
- Une prière du Vénérable Pie XII à ND de l’Assomption > ici
- La paraphrase du « Salve Regina » par Saint Bonaventuree > ici

2019-67. Du « Carême de la Dormition de la Mère de Dieu ».

31 juillet – 14 août

Monogramme Marie 2

Les Eglises d’Orient (catholiques et orthodoxes) ont conservé très vivant l’usage du « Carême de la Dormition de la Mère de Dieu », appelé de manière plus brève tantôt « Carême de la Dormition » tantôt « Carême de la Mère de Dieu », lequel en revanche est – malheureusement ! – quasi ignoré des catholiques latins (surtout en notre temps où une majorité de fidèles et de clercs – même à des postes élevés de la hiérarchie – sont d’une ignorance crasse).

Comme le Grand Carême de préparation à Pâques, le « Carême de la Dormition » est un temps de préparation à l’une des très grandes fêtes du cycle liturgique, celle du 15 août, et il en possède les mêmes caractéristiques :
– Prière plus intense et plus longue.
– Jeûne.
– Aumône (œuvres de charité).

De ce point de vue-là donc, on peut reprendre complètement, en les transposant à l’esprit de la liturgie propre à cette période estivale, les prescriptions et usages du Grand Carême pascal (cf. > ici et > ici).
Toutefois il n’en a pas la longueur, puisqu’il dure seulement une quinzaine de jours : le plus souvent du 1er au 15 août. Au Mesnil-Marie, nous le faisons commencer le 31 juillet, de manière à avoir véritablement 15 jours entiers de carême.
Ce chiffre 15 possède en effet une valeur symbolique très importante à nos yeux, puisque, selon la Tradition, il est celui des années que la Très Sainte Mère de Dieu a vécues encore sur la terre après l’Ascension de son divin Fils, et avant d’être élevée auprès de Lui.

Hugo van der Goes - dormition de Notre-Dame

La dormition de la Vierge (Hugo van der Goes 1440-1482)

Pendant le « Carême de la Dormition », tous les jours sont jours de jeûne (un seul repas frugal et une collation le soir) sauf :
1) le 6 août (fête de la Transfiguration de Notre-Seigneur) ;
2) les dimanches qui surviennent dans cette période ;
3) et spécifiquement pour nous, le 11 août, fête de Sainte Philomène, qui est patronne du Refuge Notre-Dame de Compassion en second (sous le rit double de 2ème classe donc).
Et tous les jours (même les dimanches et jours de fête qui font exception au jeûne mentionnés ci-dessus), sont des jours d’abstinence, c’est-à-dire qu’on n’y peut consommer rien d’origine animale (viandes, poisson, œufs, laitages et fromages), ni boisson alcoolisée, ni huile d’olive.

Et comme le 15 août est la fête patronale principale de la France, plus encore qu’à l’accoutumée en ce carême qui prépare cette seule authentique « fête nationale », nos prières et nos pénitences sont offerts pour la conversion de la France et le pour le retour de notre Royaume, jadis chrétien mais aujourd’hui apostat, à la fidélité à sa vocation (cf. discours du Cardinal Pacelli sur la vocation de la France le 13 juillet 1937 > ici) : « C’est qu’il ne s’agit plus aujourd’hui, comme en d’autres temps, de soutenir la lutte contre des formes déficientes ou altérées de la civilisation religieuse et la plupart gardant encore une âme de vérité et de justice héritée du christianisme ou inconsciemment puisée à son contact ; aujourd’hui, c’est la substance même du christianisme, la substance même de la religion qui est en jeu ; sa restauration ou sa ruine est l’enjeu des luttes implacables qui bouleversent et ébranlent sur ses bases notre continent et avec lui le reste du monde » (extrait du discours sus-cité du Cardinal Pacelli, futur Pie XII).

J’ose espérer que, même s’ils ne peuvent pas pratiquer avec toute la rigueur traditionnelle la discipline du jeûne monastique, il y aura néanmoins de nombreux amis du Refuge Notre-Dame de Compassion qui auront assez de générosité et d’amour pour marquer, en union avec nous, ce « Carême de la Dormition » et offrir à Dieu Notre-Seigneur des pénitences, des sacrifices volontaires, des privations de nourriture et de plus instantes et plus longues prières, afin de mieux préparer leurs âmes à la resplendissante fête du 15 août et de demander à Dieu la conversion et le salut de la France !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

P1080750 France, Paris, «le voeu de Louis XIII» dans le fond du choeur de la cathédrale Notre-Dame; Louis XIII et Louis XIV entourent la Vierge de pitié «Pieta»

Monument du Vœu de Louis XIII à Notre-Dame de Paris.

Monogramme Marie 2

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