Archive pour la catégorie 'Prier avec nous'

2021-1. Ce sont bien là, malgré les apparences, des vœux pour l’année nouvelle.

Mercredi soir13 janvier 2021,
Octave de l’Epiphanie de Notre-Seigneur ;
Anniversaire de la mort de Saint Remi de Reims (13 janvier 533).

Enfant Jésus relique - oratoire du Mesnil-Marie

Statue-relique de l’Enfant Jésus de Prague (cf. > ici)
dans l’oratoire du Mesnil-Marie

Saint Nom de Jésus

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Alors que, certaines années, c’est dès les premiers jours de janvier que je rédigeais ici les traditionnels vœux pour la nouvelle année à l’intention des lecteurs de ce blogue, cette année-ci c’est très intentionnellement que j’ai préféré attendre le jour octave de l’Epiphanie pour vous adresser ces vœux et publier le premier article de l’année 2021 dans ces pages.

Si j’ai tardé à vous écrire, ce n’est évidemment pas parce que je répugnerais à vous présenter mes vœux ; ce n’est pas non plus parce que je n’aurais pas pensé à vous depuis le début de cette année 2021 ; ce n’est pas davantage parce que je serais à cours d’inspiration…
Cela est en revanche lié au contexte particulier dans lequel nous sommes plongés depuis une année avec cette crise mondiale généralisée sous couvert d’épidémie.

Beaucoup de personnes, à l’occasion de leurs vœux, commencent par évoquer avec des mots graves l’ « annus horribilis » 2020 – pour laquelle on semble ne pas avoir de mots assez péjoratifs -, pour ensuite, comme par contraste, souhaiter une année 2021 qui lui soit opposée en tout à fin d’être « bonne et heureuse », selon la formule consacrée.
A rebours de cette tendance, j’ose aujourd’hui vous dire : « Vous avez détesté 2020, en raison des contraintes prétendument sanitaires qui ont porté des atteintes que l’on avait jamais imaginées contre la vie familiale, sociale, associative et religieuse : soyez sans illusion, 2021 sera pire ! Ce qui nous a été imposé en 2020 n’a été qu’un test et une répétition… Le pire est à venir. »

Je n’ai aucun plaisir à écrire ces mots.
Mais il ne s’agit ici ni de me faire plaisir à moi-même 
ni de conter des fables dans le but de faire plaisir à mes lecteurs : il s’agit de vous écrire sans fard ce que je « perçois » de manière intuitivement spirituelle depuis des semaines, en analysant devant Dieu les événements de l’année écoulée, et ce que l’on peut dès à présent deviner des sombres desseins que commencent à mettre en œuvre les ennemis de la loi naturelle et de la loi divine qui régissent aujourd’hui en bonne partie la société civile aussi bien que la société religieuse.

Les contraintes des gouvernements vont se faire de plus en plus pesantes au prétexte des nécessités sanitaires ; les atteintes aux libertés fondamentales des hommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu vont être de plus en plus tyranniques ; les manipulations psychologiques vont devenir de plus en plus insidieuses, et l’emprise luciférienne sur ce monde apparaîtra avec une épouvantable acuité :
« (…) Voilà que cet antique ennemi et homicide s’est dressé avec véhémence. Déguisé en ange de lumière, avec toute la horde des mauvais esprits, il parcourt et envahit la terre profondément, afin d’y effacer le nom de Dieu et de Son Christ, et de voler, tuer et perdre de la mort éternelle les âmes destinées à la couronne de la gloire éternelle.
Le poison de sa malice, comme un fleuve répugnant, le dragon malfaisant le fait couler dans des hommes à l’esprit dépravé et au cœur corrompu ; esprit de mensonge, d’impiété et de blasphème ; et souffle mortel de la luxure et de tous les vices et iniquités.
L’Église, épouse de l’Agneau immaculé, des ennemis très rusés l’ont saturée d’amertume et abreuvée d’absinthe ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu’elle a de plus précieux. Là où a été établi le Siège du bienheureux Pierre et la Chaire de la Vérité pour la lumière des nations, là ils ont posé le trône de l’abomination de leur impiété ; de sorte qu’en frappant le Pasteur, ils puissent aussi disperser le troupeau (…) » (Léon XIII – texte originel non censuré de l’exorcisme contre Satan et les anges apostats)

Je ne suis cependant pas pessimiste.
Je suis au contraire rempli d’espérance, ancré dans la seule Foi catholique authentique – c’est-à-dire traditionnelle – : Foi qui seule nous prémunit contre les mirages de la prétendue modernité, née des pseudo « lumières » qui se sont manifesté avec de plus en plus de virulence depuis le XVIIIe siècle.
Je vous souhaite, chers Amis, d’être enracinés solidement dans cette Foi, inébranlables dans une espérance purement surnaturelle, invinciblement cramponnés, par l’amour, au Sacré Cœur de Jésus et Marie.
C’est ainsi, et ainsi seulement, que l’année sera « bonne et heureuse », malgré tous les efforts coalisés de l’enfer et des puissances terrestres qui le servent, lors même que Rome n’apparaît plus comme le rocher solide portant le phare de la rayonnante Vérité et contre lequel viennent se briser les flots déchaînés de l’hérésie.

Alors oui, malgré le ton grave de ces lignes et leur apparence complètement aux antipodes du ton léger et enjoué que l’on adopte souvent à cette occasion, ce sont bien là des vœux pour l’année nouvelle : qu’elle soit pour vous un chemin de fidélité et de sainteté.
Je vous assure de mes (bien pauvres – hélas !) prières à cette intention, qui est l’intention ultime et suprême. 

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Saint Michel gif

 

2020-129. Message de Sa Majesté le Roi Louis XX au soir du 31 décembre 2020.

31 décembre 2020

Voeux famille royale 31 décembre 2020

Après l’année éprouvante qui s’achève avec son lot d’incertitudes et d’interrogations, la princesse Marie-Marguerite et moi, confiants en l’avenir, nous souhaitons à vous tous, à vos familles et à ceux qui vous sont proches, nos vœux chaleureux de prospérité, de santé et de bonheur pour l’année qui s’ouvre.
Que Notre-Dame et tous les saints veillent sur la France et son salut.

Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

Grandes armes de France

2020-128. Message royal pour la Sainte Nuit de Noël.

Jeudi soir 24 décembre 2020,
en la sainte veillée de la Nuit de la Nativité.

Ce 24 décembre en début de veillée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux ce court message rempli d’affection et de sollicitude pour ses peuples de France, accompagné de cette photographie, manifestant les qualités de son cœur paternel qui, en quelques mots seulement, peut se rendre présent à tous dans un véritable esprit chrétien.

Crèche message Louis XX

Comme tous les Français réunis devant la crèche ou le sapin, avec la princesse Marie Marguerite et nos enfants, nous pensons à tous ceux qui, seuls ou en famille, retrouvent l’espérance dans le mystère de Noël après la terrible année que nous venons de vivre.

Que Notre-Dame protège la France.

Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

grandes armes de France

2020-127. « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

Mercredi 23 décembre 2020,
Mercredi avant la fête de la Nativité,
Commémoraison de Saint Dagobert II, roi d’Austrasie et martyr ;
Anniversaire de la sainte mort de la Vénérable Thérèse de Saint Augustin,carmélite (cf. > ici) ;
Anniversaire du massacre de Savenay (23 décembre 1793).

Vous trouverez ci-dessous, chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, la lettre que, en qualité de Prieur de la Confrérie Royale, il m’est revenu d’adresser ce jour à ses membres et sympathisants. Je me suis autorisé à penser qu’elle pourrait aussi être profitable à plusieurs d’entre vous.

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 1

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

Lanterne de Noël

« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

Lettre mensuelle aux membres et amis
de la
Confrérie Royale

à l’occasion de la
fête de Noël
- 25 décembre 2020 -

Rappel :

Les membres de la Confrérie Royale s’engagent à sanctifier d’une manière particulière le 25 de chaque mois en redoublant de prières l’accoutumée les exercices du devoir d’état, les peines et les joies de méticuleusement à sa sanctification, lorsque cela est possible en assistant à la Saine Messe et en offrant la sainte communion à l’intention du Roi, ou encore en accomplissant quelque petit pèlerinage ou acte de dévotion supplémentaire offert à l’intention de Sa Majesté et du Royaume des Lys.
La lettre mensuelle, envoyée à tous les membres ainsi qu’aux amis qui ont manifesté le désir de la recevoir, à l’occasion de ce 25 de chaque mois, est écrite par les prêtres, religieux ou membres de la Confrérie Royale. Son but est de raviver la ferveur et la détermination des membres, en leur proposant des réflexions et approfondissements toujours nécessaires.

* * * * * * *

« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

A quelques heures seulement du moment où la liturgie de notre Mère la Sainte Eglise va nous inviter une fois encore à laisser notre joie spirituelle s’exhaler, en reprenant le chant des anges dans la nuit de Bethléem – « Gloria in excelsis Deo et in terra pas hominibus bonae voluntatis : gloire à Dieu dans les hauteurs et sur la terre paix aux hommes de bonne volonté ! » -, il me revient de vous rejoindre, bien chers Amis, membres et sympathisants de notre chère Confrérie Royale, pour cette étape mensuelle du « 25 du mois ».

Le 25 du mois… en décembre.

Vous le savez, mais je me permets néanmoins de vous le rappeler, notre « rendez-vous spirituel mensuel » a été fixé à cette date par les fondateurs de la Confrérie Royale en référence à la fête de la Nativité de Notre-Seigneur, célébrée le 25 décembre, parce que la fête de Noël est aussi, par les dispositions admirables de la divine Providence, l’anniversaire de la naissance de notre France.

En effet, la France est née dans les fonts baptismaux de Reims en ce 25 décembre de l’an 496 alors que Sa Majesté le Roi Clovis recevait la grâce du Saint Baptême.

Il faut le dire et le redire inlassablement : avant cette Noël 496, il y avait la Gaule romaine, divisée, affaiblie, livrée au pouvoir de nombreux envahisseurs barbares, et hérétiques pour la plupart, mais à compter du baptême de Clovis il y aura désormais le Royaume catholique des Francs, dans lequel les anciens Gallo-romains vont s’intégrer avec joie, Royaume des Francs par lequel la foi catholique, la foi de Nicée, va s’imposer, va triompher, va reconquérir les âmes que les hérétiques ariens lui avaient ravies.

La France est née de la rencontre de la foi catholique et de l’institution royale franque, elle est née de l’alliance qu’elles ont contractée dans la personne de Clovis, lorsque, suivi par l’élite de ses guerriers et dignitaires, il reçut le Saint Baptême des mains de Saint Remi.

Ce « pacte de Reims », ainsi que l’a nommé le Pape Saint Pie X, nous autres, membres de la Confrérie Royale, autant qu’il est en notre pouvoir, par la prière, l’offrande et le sacrifice, nous le réactualisons en quelque manière en nos âmes et en nos corps même, à chaque 25 du mois, portant – vive et forte – l’espérance de sa pleine reviviscence par la restauration du Roi Très Chrétien sur le trône de France, et la restauration de la monarchie traditionnelle.

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 2

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

Malgré les temps mauvais…

Et cependant les temps sont mauvais, bien mauvais…

J’ai reçu, toutes ces dernières semaines, les confidences – presque comme des soupirs – de tant et tant de personnes qui m’ont déclaré être si éprouvées par les circonstances présentes qu’elles n’ont pas l’enthousiasme des autres années pour préparer Noël, pour préparer leurs âmes à la joie de Noël, pour préparer tout l’environnement habituellement si doux et consolant de cette fête qui est par excellence la fête des familles chrétiennes…

Les inquiétudes sont certes légitimes, au vu de ce qui se trame machiavéliquement dans l’ombre et dont nous assistons au dévoilement progressif à travers les apparents incohérences et atermoiements des actuels usurpateurs du pouvoir, en France et dans le monde.

Nul ne peut, à vues humaines, se réjouir lorsqu’il regarde avec discernement et lucidité l’instauration d’une véritable dictature planétaire, tyrannie affublée des oripeaux du souci du bien-être des peuples : un prétendu bien-être tronqué de toute dimension surnaturelle et ordonné au règne de Mammon.

La mascarade, aussi rigoureuse et inflexible qu’elle veuille être, n’aura qu’un temps et ne pourra pas davantage perdurer que la tour de Babel dont elle est une variante moderne, nous devons en avoir la certitude.

Il y aura sans doute beaucoup de souffrances, beaucoup de larmes… beaucoup de sang même !

Mais la persécution n’est-elle pas la grande fête des véritables fidèles de Jésus-Christ, heureux de placer leurs pas dans ceux de leur divin Maître portant Sa Croix rédemptrice ?

Si nous sommes de vrais disciples, nous ne pouvons réellement craindre (malgré les frissons qu’éprouve si spontanément notre nature fragile à cette perspective) de suivre Notre-Seigneur souffrant, mais par cette souffrance-même triomphant de toutes les forces du mal !

Devant la Crèche, dans nos maisons et dans nos églises, contemplons amoureusement Celui qui S’est incarné « pour nous les hommes et pour notre salut » : le bois de la mangeoire qui Lui sert de berceau préfigure celui de Sa Croix ; les langes dont Il est emmailloté (ces langes qui sont les signes auxquels les bergers doivent Le reconnaître) annoncent l’emmaillotement funèbre qui semblera Le tenir prisonnier du tombeau.

L’Enfant-Dieu de la Crèche nous ouvre les bras, nous ouvre Son Cœur et nous dit en silence au cœur de notre cœur : « Ne crains point : Je suis là, et Je serai là… Sois-Moi fidèle chaque jour et Ma grâce ne te fera point défaut… Je serai ta force… Suis-Moi sans crainte avec le maximum de générosité… »

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 3

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

Nous savons, nous en sommes certains, nous le croyons, parce que tout au long des quinze siècles de l’ « histoire sainte » du Royaume de France, depuis le Baptême de Clovis jusqu’à nos jours, les faits sont là, indéniables dans leur vérité tenace, et que les faits sont appuyés par les exemples et les paroles des saints, la France, notre France, a été voulue par Dieu catholique et royale.

Les dons de Dieu sont sans repentance et la vocation donnée par Lui à la France subsiste en dépit de l’apostasie officielle et des infidélités accumulées.

Le cri des Francs « Dieu le veult ! » lancé avec enthousiasme en réponse à la prédication du Bienheureux Urbain II, doit aujourd’hui jaillir de nos cœurs avec une conviction renouvelée, avec une ardeur galvanisée et non érodée par les contradictions présentes.

« Dieu le veult ! » : Dieu, qui n’est point inconstant en Ses desseins providentiels et qui a fait la France catholique et royale dans la sainte nuit de Reims à la Noël 496, veut la restauration du Royaume de France, veut la restauration de la monarchie traditionnelle « de droit divin », veut la restauration du Fils aîné de l’Eglise – seul Roi légitime – à la tête du Royaume des Lys !

Ainsi donc, si « Dieu le veult ! », notre foi et notre espérance doivent s’en trouver fortifiées et régénérées, notre zèle et notre ardeur doivent en recevoir un accroissement de vigueur et de pugnacité, notre générosité doit puiser dans le divin Cœur du Petit Roi qui nous tend les bras dans Sa Crèche un dynamisme décuplé au service de Son lieu-tenant sur la terre de France : l’aîné des descendants de Hugues Capet, de Saint Louis, d’Henri IV et de Louis XIV, Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX.

« Dieu le veult ! » : et donc « si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? » (Rom. VIII, 31b).

Cette parole inspirée de Saint Paul doit nous habiter et nous garder dans une inébranlable confiance : quelles que soient les épreuves qui nous attendent, quelles que soient les vexations et les tracasseries multipliées par un pouvoir impie, quelles que soient les souffrances qu’il faudra endurer, « pour Dieu et pour le Roi », comme le firent avant nous Vendéens et Chouans, la grâce du Roi du Ciel ne nous sera pas refusée.

« Si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? » Oui, qui ? Le démon ? La franc-maçonnerie?Le gouvernement de la république ? Les lois liberticides ? Les forces de police ? La prison ? Les brimades ? Les persécutions ?…

En tout cela nous serons vainqueurs, en suivant Jésus de la Crèche au Calvaire !

En tout cela, par Lui, avec Lui et en Lui, nous accomplirons notre vocation de catholiques et de Français fidèles aux dispositions de Dieu sur le Royaume des Lys !

En tout cela nous nous montrerons serviteurs de Dieu et de Son lieu-tenant sur la terre de France, et – quoi qu’il doive nous en coûter – nous serons les grands vainqueurs !

« Si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? »
Dans cette conviction toute surnaturelle,
je vous souhaite, bien chers Amis,
un très beau, très fervent et très saint Noël !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.
Mercredi 23 décembre 2020,
en l’anniversaire de la mort de la vénérable Thérèse de Saint-Augustin,
née Madame Louise de France, fille de SM le Roi Louis XV.

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 4

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

Lanterne de Noël

2020-124. Rappel à Dieu de Monsieur Daniel Hamiche.

Lundi soir 30 novembre 2020,
fête de Saint André le Protoclite, apôtre et martyr ;
lundi de la 1ère semaine de l’Avent.

Nous avons appris hier, dimanche 29 novembre en milieu d’après-midi, la mort de Monsieur Daniel Hamiche (pour lire une courte notice biographique voir > ici), connu de beaucoup de nos amis qui l’ont entendu sur les ondes ou ont lu ses publications variées.

A titre personnel, et sans vouloir m’étendre sur les détails, j’ai connu Daniel lorsque je vivais à Paris : il m’avait invité dans son émission radiodiffusée à plusieurs reprises, m’accueillait toujours avec une joyeuse cordialité rue Didot, dans le XIVe arrondissement, où se trouvait alors le siège du « Légitimiste », participait de temps en temps aux réunions informelles qui se tenaient dans l’appartement que j’occupais in illo tempore dans le XVe, au cours desquelles ses interventions étaient toujours percutantes et stimulantes…
A l’occasion de son 55ème anniversaire, le 1er octobre 2002, il nous avait invités, le baron Pinoteau, Guillaume de T. et moi-même : c’est ainsi que j’ai rencontré pour la première fois Monsieur le Chancelier de France, récemment rappelé à Dieu lui aussi (cf. > ici).
Nous nous retrouvions aussi, évidemment, lors de cérémonies religieuses ou manifestations, militantes ou culturelles.
Mon départ de Paris avait distendu nos relations, qui sont restées néanmoins amicales jusqu’à la fin.
De loin, informé de son état de santé, j’ai prié pour lui, me suis réjoui de le savoir entouré de la prière de prêtres amis et accompagné par leurs visites, incommensurables sources de bénédictions et de grâces en ces derniers moments si redoutables.
Maintenant qu’il est entré dans son éternité, je continue mon humble prière fraternelle à son intention.

Quelques heures seulement après l’annonce du décès de Daniel, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié le message suivant.

Daniel Hamiche

Daniel Hamiche (1er octobre 1947 – 29 novembre 2020)

frise lys deuil

Quelques jours après la disparition du baron Pinoteau, j’apprends avec beaucoup de tristesse le rappel à Dieu d’une autre grande figure de la Légitimité, Daniel Hamiche, qui, du jour où il rencontra la Foi catholique, devint aussitôt comme par voie de conséquence, un fervent défenseur de la royauté légitime. Cofondateur avec Philippe Montillet en 1984 de la Feuille d’Information Légitimiste puis du Légitimiste, il avait consacré sa vie à la lutte contre la déchristianisation et les persécutions faites aux catholiques et aux chrétiens.

Que son âme repose en paix et qu’il ait à présent le bonheur ineffable de contempler la Face de Dieu pour l’éternité !

frise lys deuil

2020-123. L’Aîné des descendants de Saint Louis soutient et encourage les défenseurs de la liberté du culte catholique.

Samedi soir 28 novembre 2020,
après les premières vêpres du premier dimanche de l’Avent.

Ce samedi soir, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux, ce message de protestation et d’avertissement à l’intention du gouvernement de la république, et d’encouragement et de soutien à l’adresse des catholiques qui se mobilisent contre les mesures discriminatoires prises à l’encontre de la participation à la Sainte Messe.

Que Dieu bénisse et accorde longue vie à notre Roi légitime, et qu’Il nous accorde de le voir monter sur le trône qui est le sien à la suite des Rois Très Chrétiens ses ancêtres ! 

Louis XX - chevalier de Malte

Sa Majesté en tenue de Chevalier de Malte (photo de 2011)

Comme catholique, je me joins aux protestations des Evêques comme des fidèles après l’incompréhensible décision de maintenir la limitation de la reprise du culte quelle que soit la taille de l’édifice.

En reconnaissant la nécessité des mesures de protection comme celle de garantir la santé publique, les pouvoirs publics sont dans leur rôle, mais en agissant contre la liberté de culte et de conscience, ils ne le sont plus.

Alors que de nombreux dangers guettent notre pays, alors que des milliers de personnes perdent leur emploi ou leur outil de travail, alors que la pression est forte sur ceux qui ont pour mission la santé et la sécurité de tous, il apparaîtrait plus judicieux que les autorités sachent trouver en l’Eglise le bras secourable qu’elle a toujours été en temps de crise.
L’Histoire montre combien les situations les plus périlleuses ont été surmontées lorsque le spirituel et le temporel savent agir ensemble. C’est sur cette union que la France a su se construire et trouver les solutions aux pires moments. Puisse cette sagesse être retrouvée !

Que Notre-Dame, Saint Louis mon aïeul et tous les Saints de notre pays protègent la France.

grandes armes de France

2020-122. « Je prie Dieu de nous offrir une longue vie pour continuer ce bonheur.»

Vendredi 27 novembre 2020,
Fête de la manifestation de la Médaille miraculeuse (cf. > ici) ;
Anniversaire de la mort du Roi Clovis 1er le Grand (cf. > ici et > ici).

Achevons ce soir la publication des messages que Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publiés au cours des mois d’octobre et novembre 2020.
Les deux, assez courts, qui suivent, ont été rendus publics sur les réseaux sociaux le 21 octobre, pour l’anniversaire de la naissance de la Princesse Marie-Marguerite, et le 6 novembre, pour le seizième anniversaire du mariage de nos Souverains légitimes.

Dans l’un comme dans l’autre, Monseigneur le Duc d’Anjou témoigne publiquement de son amour pour son épouse et pour sa famille : de fait, ces deux messages n’ont rien d’anecdotique puisque, dans la famille royale, les Légitimistes reconnaissent spirituellement leur propre famille, ainsi qu’un modèle pour leurs propres familles et pour toutes les familles du Royaume.
C’est d’ailleurs une grande consolation, dans une société où l’institution familiale et particulièrement mise à mal et dénaturée, de voir que nos Souverains donnent l’exemple d’une famille unie, rayonnante d’amour.

Nous sommes donc heureux du bonheur familial de Leurs Majestés et nous nous unissons avec ferveur à leur prière d’action de grâces à Dieu, Le priant de les combler d’une surabondance de bénédictions afin que, comme le dit notre Roi, Dieu leur accorde « une longue vie pour continuer ce bonheur ».

couple royal - anniversaire de mariage

Message du 21 octobre, jour anniversaire de la naissance de la Princesse Marie-Marguerite : 

Toutes mes félicitations à ma chère épouse, avec qui je me suis uni il y a bientôt 16 ans, qui m’a offert quatre enfants merveilleux, et avec qui j’espère célébrer toujours plus unis beaucoup d’anniversaires.

Message du 6 novembre, jour anniversaire du mariage de Leurs Majestés :

Chère Marguerite,
Merci beaucoup pour ces 16 années à tes côtés, pour ton support inconditionnel, ta compréhension, ta complicité, ton amour et nos quatre enfants qui complètent notre belle Famille.
Je remercie et prie Dieu de nous offrir une longue vie pour continuer ce bonheur.

Trois lys blancs

 

2020-121. L’espérance au sein des temps mauvais.

25 novembre 2020,
Fête de Sainte Catherine d’Alexandrie, vierge et martyre.

Nous sommes heureux de reproduire ici le texte de la lettre mensuelle à l’intention des membres et amis de la Confrérie Royale, dont nous pensons qu’au-delà de ses destinataires originaux elle peut être d’un grand profit spirituel pour les amis du Refuge Notre-Dame de Compassion.

Blason de la Confrérie Royale

Lettre mensuelle aux amis et sympathisants de la Confrérie Royale

25 novembre 2020

Rappel :

Les membres de la Confrérie Royale s’engagent à sanctifier d’une manière particulière le 25 de chaque mois en redoublant de prières, en offrant avec encore davantage de ferveur qu’à l’accoutumée les exercices du devoir d’état, les peines et les joies de ce jour, en travaillant plus méticuleusement à sa sanctification, lorsque cela est possible en assistant à la Sainte Messe et en offrant la sainte communion à l’intention du Roi, ou encore en accomplissant quelque petit pèlerinage ou acte de dévotion supplémentaire offert à l’intention de Sa Majesté et du Royaume des Lys.

La lettre mensuelle, envoyée à tous les membres ainsi qu’aux amis qui ont manifesté le désir de la recevoir, à l’occasion de ce 25 de chaque mois, est écrite par les prêtres, religieux ou clercs membres de la Confrérie Royale. Son but est de raviver la ferveur et la détermination des membres, en leur proposant des réflexions et approfondissements toujours nécessaires.

Christ en gloire - vitrail

L’espérance au sein des temps mauvais.

L’Apôtre, s’adressant aux Éphésiens, les exhorte de cette manière : « Ayez donc soin, mes frères, de marcher avec circonspection, non comme des insensés, mais comme des hommes sages, rachetant le temps, parce que les jours sont mauvais. » (V. 15-16). Rien n’a changé depuis lors. L’homme ne s’est point bonifié car le progrès n’est qu’un mythe. Bien au contraire, il a multiplié, avec son intelligence dévoyée, tous les moyens nécessaires pour rendre les jours encore plus mauvais alors qu’il rendait sa vie plus confortable et à l’abri du souci. À l’évolution technique et scientifique correspondent exactement la régression morale et l’appauvrissement spirituel. Saint Augustin, lui aussi vivant en des temps troublés, commenta ainsi saint Paul : « Deux choses, mes frères, rendent les jours mauvais : ce sont la méchanceté et la misère. Oui, c’est la méchanceté et la misère humaines qui font passer de mauvais jours. Considérés au point de vue de la durée, les jours sont réguliers ; ils se succèdent et mesurent le temps avec ordre ; le soleil se lève, il se couche, les temps passent régulièrement. En quoi ces temps blesseraient-ils l’homme, si les hommes ne se blessaient eux-mêmes ? Aussi n’y a-t-il que deux choses, je le répète, pour rendre les jours mauvais, savoir la misère et la méchanceté humaines. Il est vrai, la misère est le lot commun, il n’en doit pas être ainsi de la méchanceté. Depuis la chute d’Adam et son expulsion du paradis, les jours n’ont jamais été que misérables. Demandons à ces enfants qui viennent de naître, pourquoi ils débutent dans la vie par des pleurs, quand ils pourraient également rire. On naît et on pleure immédiatement ; combien de jours s’écoulent ensuite avant qu’on rie ? Je l’ignore. Or en pleurant ainsi dès sa naissance, chaque enfant prophétise ses malheurs ; ses larmes attestent ses souffrances. Il ne parle pas encore, et déjà il est prophète. Et que prédit-il ? Qu’il vivra dans la peine ou dans la crainte. Oui, lors même qu’il se conduirait sagement et serait du nombre des justes, exposé de toutes parts aux tentations, il vivra constamment dans la crainte.  » ( Sermon CLVII ) Ainsi, selon le docteur de l’Église, sommes-nous condamnés à jamais à la misère, de par notre condition humaine pécheresse, mais, en revanche, nous avons tout pouvoir, avec l’aide de la grâce et par la pratique des vertus, pour éviter la méchanceté et pour en réduire l’empire sur le monde. Pourtant, nous ne sommes guère zélés pour cette tâche et le mal fleurit, fructifie, étale son embonpoint, bien plus que la lumière. Nous ne pouvons pas ruser avec le temps car il ne prend pas de congés. En revanche, nous pouvons l’infléchir vers le haut ou vers le bas alors qu’il poursuit sa course. Les périodes de l’histoire où il prit de la hauteur sont rares. Ce sont des âges d’or, comme le siècle de saint Louis, qui ne durent guère et ne se reproduisent presque jamais. Cela ne signifie pas que le redressement n’est pas possible et que la victoire de la méchanceté est systématique.

Pour qu’une société soit armée le plus efficacement possible contre le déferlement du mal, elle doit s’en donner les moyens et, en priorité, adopter un régime de gouvernement qui laisse le plus de chance à la vérité de pousser le temps vers la transcendance. Par expérience malheureuse, nous savons que la république à la française ne peut pas être cette source d’autorité légitime. Elle patauge dans le sang de sa prise de pouvoir, sans avoir jamais exprimé aucun regret, et elle s’est instaurée comme une nouvelle et unique religion, affirmant que ses lois, même les plus iniques, se situent au-dessus de la Loi divine qu’elle nie et combat. Nous constatons que la république à la française est aux abois, exsangue mais cachant cette débilité sous de prétentieux oripeaux et des refrains idéologiques brassant les fameuses « valeurs de la république ». Il ne me souvient pas, dans ma jeunesse, à l’école laïque, avoir jamais entendu la répétition jusqu’à la nausée de ce mantra désormais obligatoire. Il faut dire qu’il demeurait encore un semblant de christianisme détaché de son terreau et sécularisé dans l’instruction publique de ce temps. Le seuil niant le temps et l’histoire de ce pays n’avait pas encore été totalement franchi. C’est chose faite et ne demeurent plus en présence que des rengaines devenues folles à force de rabâchage. Heinrich Heine marchait à visage découvert lorsqu’il définissait ainsi sa lutte pour la démocratie républicaine : « Nous ne nous battons pas pour que le peuple accède aux droits de l’homme, mais pour que l’homme accède aux droits divins. » Et pour aller encore plus loin en écartant Dieu définitivement. Comment un tel système politique pourrait-il être capable d’affronter les violences qui défient notre temps mauvais ? Il ne peut que faire fausse route en brandissant encore et sans cesse ses slogans auxquels plus personne n’adhère.

Nous avons atteint un point de non retour. Certaines voix s’élèvent, y compris parmi des catholiques traditionnels, pour inviter à un changement de modèle démocratique, comme si cela pouvait suffire à tout instaurer de nouveau dans le Christ. Cette erreur est mortelle, elle ne conduit qu’à une impasse. Nicolas Gomez Davila notait dans ses Carnets d’un vaincu : « Changer de gouvernement démocratique pour un autre gouvernement démocratique revient à changer les bénéficiaires du pillage. » Et encore : « La démocratie ignore la différence entre vérités et erreurs ; elle ne distingue qu’opinions populaires et opinions impopulaires. » Il est donc impossible de s’extirper du cercle mortel de la misère et de la méchanceté sous la bride d’une telle gouvernance. Il ne suffit pas de mettre en place un roi dans un régime démocratique pour qu’un pays retrouve sa vocation chrétienne. L’exemple des monarchies plus que constitutionnelles de l’Europe du Nord suffit à prouver la faillite d’une telle illusion. Un roi n’a de sens que s’il exerce comme roi, avec tous les pouvoirs dont il est revêtu grâce à un couronnement sacré. Il ne s’agit pas de se contenter d’une sorte de succédané et tout prince portant la légitimité de la succession monarchique ne doit pas céder aux sirènes de la concession en espérant occuper un trône d’où il ne gouvernerait rien ni personne. Voilà pourquoi il faut savoir saisir le temps, l’apprivoiser et l’utiliser pour préparer un retour du divin dans la sphère des hommes. Georges Bernanos écrivait à Jean-Marie Maître en 1917 : « […] Il est vrai que nos forces morales sont à bout, et que jamais la plus brutale bêtise ne fut élevée sur un plus haut piédestal. Le monde se dispute entre la force aveugle et la niaiserie libérale. Nous n’y avons ni place ni lieu. C’est ici que Dieu nous attend. » C’est dire qu’il serait scandaleux que nous pactisions avec des formes de gouvernements qui entretiennent les temps mauvais en place d’essayer de les contrôler ou de les dépasser.

S’engager ainsi pour combattre les temps funestes a pour conséquences un sacrifice intégral, sans demi mesure, et le refus des compromissions. Lors de la terrible crise de conscience à la veille de la condamnation de l’Action française par le pape Pie XI, le même Bernanos écrit très justement à Robert Valery-Radot en octobre 1926 : « Le sacrifice qu’on nous demande est tel, engage si cruellement tout notre être, que nous ne le ferons qu’à coup sûr, et qu’à Dieu. S’il ne s’agit que de convenances, d’opportunité, de déférence filiale et autres calembredaines, je ne suis pas prêt, pour ma part, à emprunter le petit harmonium de Maritain pour aller renier en musique, à Bierville (NDA : lieu de réunion de la Jeune République de Marc Sangnier) ou ailleurs, notre passé et nos morts. » Bernanos enfoncera le clou dans ce texte très fort qu’il publia dans Marianne, pourtant à l’opposé des idées monarchiques, à la demande son ami Emmanuel Berl en avril 1935. Il répète haut et fort qu’il n’est ni démocrate, ni républicain, et il en précise la raison : « Nos pères servaient un prince, une famille, c’est-à-dire des hommes comme eux. La fidélité d’un homme à un homme peut avoir ses petitesses, du moins suppose-t-elle une conscience humaine pour donner l’ordre, une autre pour l’exécuter. Bref, un maître parle en personne et sous sa propre responsabilité. Ça vaut toujours mieux que de s’entendre commander au nom de la Justice ou de la Patrie par des guignols du genre de Gambetta ou de Clemenceau qui répètent comme des perroquets, avec le creux convenable, « la Patrie veut ! », « la Démocratie exige ! » alors que la démocratie ou la patrie seraient bien empêchées de leur fermer le bec. » Il suffit de changer les noms pour constater que la situation n’a pas changé d’un iota. Le chaos français actuel est une conséquence de la prise de pouvoir par une « bureaucratie » non seulement nationale mais dorénavant européenne et mondialiste qui permet aux dirigeants politiques de s’exonérer de toute responsabilité personnelle lorsqu’ils prennent des décisions qui conduisent à la mort du pays dans les domaines de la santé et de la sécurité, de l’identité culturelle et de la marque religieuse. Un état qui n’est capable que d’afficher sa prétention au « blasphème », sous couvert de liberté d’expression, se condamne à épouser les temps mauvais. Un prince, même médiocre, aurait au moins le souci de l’unité de ses peuples divers, tout en établissant un socle que tous devraient reconnaître.

Par notre foi, nous savons que l’ordre naturel doit être soumis à l’ordre surnaturel, même s’il y a distinction entre les deux et que le trône n’est pas confondu à l’autel. Nous subissons, depuis cinq républiques, un régime qui ne reconnaît aucune autonomie d’ordres différents et qui refuse de sentir au-dessus de sa tête une Loi qui le juge et qui devrait l’inspirer. Les efforts successifs pour rétablir un ordre juste ont tous échoués, sorte de malédiction qui s’abat sur notre pays infidèle. Cependant la dernière page n’est pas signée. Il est normal que la vérité semble être vaincue. Ce n’est pas fausse consolation que de le dire. Le culte de l’humanité par elle-même, profonde apostasie, finira par s’écrouler, comme tous les autres règnes historiques de Satan. En attendant, nous sommes au sein de la tempête des temps mauvais. Ces derniers sont impuissants à réduire en cendres l’espérance qui nous a été remise en mains propres au jour de notre baptême.

P. Jean-François Thomas s.j.
Dédicace du Très-Saint-Sauveur
S. Théodore
9 novembre 2020

lys.gif

Autres textes du Rd Père Thomas publiés dans les pages de ce blogue :

- « Obéissance au réel et civilisation » > ici
- « De l’homme d’honneur dans la médiocrité de ce temps » > ici
- Homélie pour le 21 janvier 2017 > ici
- « Du respect des grandeurs d’établissement » > ici
- « De la conjuration sans fin » > ici

2020-120. Rappel à Dieu du baron Hervé Pinoteau, chancelier de France.

Mardi soir 24 novembre 2020

Nous avons appris cet après-midi le rappel à Dieu dans sa 94e année du baron Hervé Pinoteau.
Héraldiste, vexillologiste et phalériste français d’envergure internationale, membre de nombreuses sociétés savantes, cet érudit est l’auteur d’une œuvre prolifique (une trentaine d’ouvrages, 900 articles) et notamment de « Monarchie et Avenir » (1960) et de L’ »État présent de la Maison de Bourbon » (1975).
Décidé, par le lamentable spectacle de la guerre de 1940, à relever la France, il fut de bonne foi Blanc d’Eu avant de découvrir la Légitimité. Mettant ses pas dans ceux de Raoul de Warren, travaillant avec une nouvelle génération de légitimistes (Pierre de La Forest-Divonne, Patrick Esclafer de la Rode et Michel Josseaume), Hervé Pinoteau se mit au service d’Henri VI dès 1955. Il en fut le chancelier ainsi que de son fils Alphonse II et de son petit-fils Louis XX.
Dans l’édition, la presse, la correspondance et en Justice, il a défendu les droits des Bourbons-Anjou à la Couronne de France. Il prit part à la fondation du secrétariat d’Alphonse II en 1962 et de l’Institut de la Maison de Bourbon en 1973.
Il était décoré, entre autres, de l’ordre du Saint-Esprit, de l’ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges, de l’ordre d’Alphonse X le Sage et de l’ordre de l’Infant Henri.
Miséricordieux Jésus, donnez-lui le repos éternel !

Hervé baron Pinoteau

Hervé, baron Pinoteau
Chancelier de France (19 juillet 1927 – 24 novembre 2020)

frise lys deuil

Message publié sur les réseaux sociaux
au soir du 24 novembre 2020
par
Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou,
de jure SMTC le Roi Louis XX

Très affectés par la nouvelle du rappel à Dieu de notre chancelier, le baron Pinoteau, qui nous a quittés la nuit dernière après tant d’années au service de Dieu, de la France et de la Légitimité, nous tenions, la Princesse et moi-même, à témoigner notre reconnaissance à celui qui a tellement œuvrė aux côtés de mon grand père, le Prince Jacques Henri, de mon père, le Prince Alphonse, puis auprès de moi.
Nous nous unissons à la prière de ses enfants, petits enfants, nombreux et tous fidèles aux engagements de leur père et les assurons de notre affection.

obiit baron Pinoteau

Nota :
Nous avions évoqué > ici, à l’occasion de l’anniversaire de la mort du Prince Alphonse de Bourbon, de jure Alphonse II de France, le témoignage que lui a rendu le Baron Hervé Pinoteau.

12345...50

A tempo di Blog |
Cehl Meeah |
le monde selon Darwicha |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | mythologie
| jamaa
| iletaitunefoi