Archive pour la catégorie 'Prier avec nous'

2022-99. Simplicité et virilité : les grandes oubliées de notre époque ?

armoiries confrérie royale

Lettre mensuelle aux membres et amis de la Confrérie Royale

25 septembre 2022 – XVIe dimanche après la Pentecôte

Crucifixion - Van Dyck 1630 - Eglise St Michel Gand

Christ en Croix, Anthony van Dyck, 1630
[église Saint-Michel - Gand]

Simplicité et virilité : les grandes oubliées de notre époque ?

Chers amis,

   Quelle époque que la nôtre ! Nous sommes assaillis par des titres médiatiques tous plus horribles les uns que les autres : ici des meurtres, là une guerre, là bas des profanations d’églises ou des sacrilèges commis par des « catholiques » clercs ou laïcs, comment ne pas être tentés de laisser tomber. « Laisse tomber, cela ne sert à rien de te battre, » nous dit le Malin, « je suis partout et j’ai déjà gagné ! Laisse-toi porter un instant par les plaisirs qu’offre ce monde moderne ! ». Sans désirer peindre un lugubre tableau de notre société, il ne faut pas faire l’autruche en ignorant la réalité des choses : notre monde court à sa perte. « Si Mon peuple ne veut pas se soumettre, Je suis forcée de laisser aller le bras de Mon Fils. Il est si lourd et si pesant que Je ne puis le retenir. Depuis si longtemps que Je souffre pour vous autres ; si Je veux que Mon Fils ne vous abandonne pas, Je suis chargée de Le prier sans cesse et vous n’en faites pas cas. Vous aurez beau prier, beau faire, vous ne pourrez récompenser la peine que J’ai prise pour vous! J’ai donné six jours pour travailler, Je Me suis réservé le septième et on ne veut pas Me l’accorder ; c’est cela qui appesantit tant le bras de Mon Fils. Aussi ceux qui mènent les charrettes ne savent plus jurer sans y mettre le nom de Mon Fils : ce sont ces deux choses qui appesantissent tant Son bras (1) .» Ces paroles de la Vierge Marie à La Salette doivent nous faire réfléchir. Quels sont les problèmes profonds de notre époque postmoderne ? Comment y contribuons-nous ? Que faisons-nous pour prier et apaiser ce Fils dont le bras se fait si lourd ?

   Notre monde actuel se complaît dans les plaisirs. Plus précisément, nous et nos contemporains sommes esclaves de nos appétits sensibles. C’est-à-dire que nous suivons nos attraits pour telle chose ou telle autre qui nous procurera un plaisir : écouter une musique peu édifiante, regarder un film qui contient des blasphèmes, grignoter un morceau alors que nous savons que cela est mauvais pour notre santé… Dans notre vie quotidienne, les exemples surabondent. « Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas grave ! Ce n’est pas peccamineux ! » Peut-être pas en effet. Pourtant, se livrer ainsi à nos appétits nous fait courir un grand danger : celui de la féminisation. Le Père Chad Ripperger (2) explique, dans une de ses nombreuses conférences, que, particulièrement de nos jours, nous devons tous, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, être virils. Qu’est ce que cela veut dire ? L’analyse de ce qu’est la virilité nous fournit la réponse. La virilité, qui est, normalement, le propre des hommes, permet à ces derniers d’être moins prompts à suivre les aléas des sentiments et des émotions. Elle donne également cette force qui est spécifique à l’homme. Lorsque nous imaginons un homme viril, nous imaginons plutôt un bûcheron canadien que sa pilosité faciale hirsute fait ressembler à un ours, plutôt qu’à un aristocrate anglais buvant du thé. L’homme viril est celui qui, conjointement avec une force physique certaine, dispose d’une certaine force d’esprit. Il fait ce qui est bien même si cela lui coûte. Toute femme dispose aussi de cette virilité intellectuelle, cette force mentale qui aide la volonté à faire ce qui est bon. Dans une conférence donnée à Lyon sur la virilité intellectuelle, le professeur Léon Ollé-Laprune (3) cite saint Thomas d’Aquin, le Docteur Commun, en ces termes : « la créature raisonnable a ce privilège d’avoir une sorte d’empire sur elle-même : elle est maîtresse d’elle-même. » Le professeur poursuit plus loin : « Voir clair, juger et conclure, ce sont, Messieurs, les qualités qui nous manquent le plus ; en d’autres termes, la virilité intellectuelle est d’autant plus souhaitable dans le temps présent que dans le temps présent elle manque davantage. Mais j’ajoute immédiatement que jamais elle ne fut plus nécessaire, et en voici la raison : Il y a des époques paisibles, tranquilles, qu’on pourrait dire assises : le dix-septième siècle, dans sa seconde moitié, pourrait, de loin du moins, en fournir un exemple. Alors, Messieurs, on peut se laisser vivre, alors on peut se dire que ceux qui ont l’autorité sont chargés de nous faire vivre, mais, dans le temps où nous sommes, il faut faire ses affaires soi-même. (4) » Cette conférence est toujours d’actualité. Tous, hommes, femmes, adolescents, nous devons acquérir cette virilité intellectuelle qui est une première étape nécessaire avant de pouvoir avancer dans la voie de la vertu.

   La vertu de virilité est primordiale, et, pour illustrer ses propos, le Père Ripperger prend en exemple la musique moderne. Certaines musiques élèvent l’âme ; le chant sacré par exemple. D’autres font ressortir nos instincts les plus basiques en faisant monter notre adrénaline. D’autres encore provoquent des émotions. Platon disait justement : « Si tu veux contrôler le peuple, commence par contrôler sa musique ». La musique nous donnant un plaisir particulier lors de l’écoute, notre corps demandera toujours plus de musique. Nous connaissons tous (avons été ou sommes toujours), l’exemple de l’adolescent qui ne peut pas vivre sans ses écouteurs dans les oreilles. Lui supprimer sa musique est une violence telle qu’il se révolte. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est devenu dépendant du plaisir que lui procure sa musique. Il est « drogué » à la musique. La conséquence la plus grave en est une diminution de la volonté mais également de la virilité intellectuelle. Notre adolescent se féminise en fin de compte car il n’est plus capable de poser librement le choix du bon mais ne peut fonctionner que par son ressenti physique, ou plus exactement, psychique.

   Nous pouvons directement relier la perte de la virilité à un certain nombre de problèmes sociétaux. Si plus personne ne possède la virilité nécessaire pour tenir les lois morales, les interdits moraux sont levés de manière à pouvoir satisfaire les sens selon ses désirs. On commence par la « libération » sexuelle des années 70, pour en arriver aujourd’hui aux abominations de la théorie du genre et toutes ses conséquences chez les jeunes. La recherche du plaisir est telle que le moyen d’obtenir ce plaisir n’importe plus.  S’il faut tuer ou faire des actes contre nature, cela n’importe pas car la volonté et la virilité ne peuvent plus guider l’âme perdue vers le bien.

   La recherche du plaisir et la perte de la virilité entrainent un embourgeoisement matériel et spirituel ; la mortification prend la porte et le confort s’installe en maître partout et dans tous les aspects de nos vies. La simplicité n’a plus sa place, notamment à la table de notre maison. Elle est remplacée par une sorte de paresse qui nous entraîne à rechercher le luxe et l’inutile au lieu du nécessaire et du fonctionnel. Nous sommes déconnectés du réel et ne voyons plus les problèmes autour de nous. Nous finissons dans une sorte d’introspection perpétuelle par ne regarder que notre propre petite personne, que finalement, nous ne trouvons pas si médiocre que cela. Et la réforme de notre cœur devient de plus en plus compliquée car nous n’avons plus de volonté et sommes aveuglés par notre propre confort.

   Nous pouvons aisément constater qu’aujourd’hui l’esprit de mortification a disparu, tant au sein du clergé que chez les fidèles. Il est bien loin le temps du général de Sonis et des exercices de mortification corporelle. De nos jours même jeûner ou se priver ne serait-ce que de grignoter ou de boire trop d’alcool est vu comme un sacrifice trop important. Regardons dans nos maisons, nos chambres, analysons ce que nous avons en votre possession : combien de ces choses sont réellement utiles ? Nous avons tous besoin de retrouver cette virilité intellectuelle et nous avons tous besoin de sortir de nos vies confortables.

   La simplicité passe par le détachement matériel à la fois de manière intellectuelle mais également concrète. Un mobilier simple, une table simplement dressée, des repas simples (ce qui n’est pas synonyme de mauvais) sont des choses vers lesquelles nous devons tendre. Il nous faut sortir de notre confort.

   Virilité et simplicité : voici deux vertus qui, souvent oubliées, sont pourtant primordiales et doivent constituer un socle sur lequel nous bâtissons notre vie spirituelle. Dieu est simple, nous devons l’être aussi. Dieu est viril, Il ne change pas Ses humeurs. Nous devons également être virils pour, en fin de compte, devenir véritablement libres et détachés des choses d’ici bas et nous attacher aux choses d’en haut, tout en ayant les pieds fermement sur terre.

   Nous qui prions spécialement pour le relèvement de notre patrie, nous ne pouvons pas être médiocres : « Je connais tes œuvres : tu n’es ni froid ni chaud. Plût à Dieu que tu fusses froid ou chaud ! Aussi, parce que tu es tiède et que tu n’es ni froid ni chaud je vais te vomir de ma bouche (5) ». Nous ne pouvons être des catholiques tièdes in genere, mais encore plus, il nous faut être des catholiques brûlants ! Comment voulons nous que nos prières soient efficaces si nous ne faisons pas pénitence ? « Pénitence ! Pénitence ! Pénitence !Je ne vous promets pas de vous rendre heureux en ce monde, mais en l’autre » disait la Sainte Vierge à Sainte Bernadette. Ces paroles sont encore plus d’actualité de nos jours. Nous devons faire pénitence pour nos propres péchés mais également pour aider notre Mère du Ciel à retenir le courroux de son Fils.

   Alors prenons des résolutions fermes, soyons des catholiques réellement virils et réellement simples, de la simplicité de Dieu. Nous serons alors libres de nous consacrer pleinement à faire rayonner Sa gloire dans le monde. Courage ! Soyez tous assurés de mes prières pour chacun d’entre vous,

In Corde Christi,

Abbé Pierre-Alexandre Pie

Apparition de La Salette, détail d'un vitrail de l'église de Massiac (diocèse de Saint-Flour)

Apparition de Notre Dame de la Salette
détail d’un vitrail de l’église de Massiac (diocèse de Saint-Flour)

Notes :
1 – Début du discours de Notre-Dame à La Salette, le 19 septembre 1846
2 – Fondateur de la Société de la Mère de Douleurs, exorciste et Docteur en Philosophie
3 – 25 juillet 1839 – 13 février 1898, philosophe catholique et professeur
4 – Léon Ollé-Laprune, De la virilité intellectuelle, 20 août 1896, Facultés catholiques de Lyon, Unions de la Paix sociale, à lire > ici
5 – Apocalypse de Saint Jean, 3, 15-16.

2022-98. Le « Stabat Mater pour des religieuses » de Marc-Antoine Charpentier.

22 septembre,
L’octave des Sept-Douleurs de Notre-Dame ;
Mémoire de Saint Maurice et de ses compagnons, martyrs ;
Mémoire de Saint Thomas de Villeneuve, évêque et confesseur.

Notre-Dame des Sept-Douleurs

   Le Refuge Notre-Dame de Compassion, de par son vocable, célèbre à deux reprises sa « fête patronale » principale : une première fois le Vendredi de la Passion, où l’on fait la commémoraison solennelle de la Compassion de la Bienheureuse Vierge Marie, et une seconde fois le 15 septembre, puisque, depuis les réformes liturgiques du pape Saint Pie X, la fête de Notre-Dame des Sept-Douleurs, originellement célébrée le troisième dimanche de septembre, a été finalement fixée au lendemain de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix.
   Cette fête du 15 septembre est donc pour nous une « fête double de première classe avec octave commune » (selon les rubriques traditionnelles qui sont les nôtres, c’est-à-dire antérieures à toutes les réformes qui se sont succédées depuis le règne du Vénérable Pie XII), et en conséquence le 22 septembre est chez nous le jour octave des Sept-Douleurs de Notre-Dame, où l’on reprend l’office et la Messe du 15 septembre sous le rit « double majeur », avec évidemment la sublime séquence « Stabat Mater », dont la composition est communément attribuée au franciscain Jacopone da Todi (+ 1306).

   En conclusion de cette magnifique semaine d’approfondissement du mystère de la compassion de la Très Sainte Mère de Dieu, permettez-moi de vous proposer d’écouter (ou de réécouter si vous le connaissez déjà, car il me semble que l’on ne s’en lasse jamais) le « Stabat Mater pour des religieuses » [H15], composé par Marc-Antoine Charpentier (1643-1704).
Si l’on ne possède aujourd’hui pas de certitude absolue sur les circonstances de la composition de ce « Stabat », il semble toutefois très probable – en raison de son style – qu’il appartienne au groupe d’œuvres composées pour le couvent de Port-Royal de Paris. C’est une pièce d’une simplicité sublime qui porte une pure et poignante ferveur propice à soutenir la méditation et la contemplation des souffrances de Notre-Dame au pied de la Croix.

   Voici deux enregistrements tous deux réalisés dans la Chapelle Royale de Versailles avec « le Concert des Nations » et « la Capella Reial de Catalunya » sous la direction de l’incomparable Jordi Savall : deux enregistrements qui présentent de petites différences (l’un des deux a été réalisé lors d’un concert public), mais qui sont l’un comme l’autre absolument admirables, à mon sens, sans que je les puisse mettre en concurrence et départager.

   Le Bienheureux Innocent XI, par un bref apostolique de 1681, confirmé par un rescrit du Bienheureux Pie IX le 18 juin 1876, a accordé 100 jours d’indulgence aux fidèles qui honorerons les douleurs de la Très Sainte Vierge Marie en priant et méditant au moyen du « Stabat Mater ».

Pour écouter ces deux enregistrements, faire un clic droit sur les images ci-dessous, puis « ouvrir dans un nouvel onglet ».

Image de prévisualisation YouTube

Coeur douloureux et immaculé de Marie

Image de prévisualisation YouTube

Coeur douloureux et immaculé de Marie

Autres « Stabat Mater » proposés dans ce blogue :
- Zoltan Kodaly > ici
- Jean-Baptiste Pergolèse (deux versions) > ici 

2022-96. Pour bien commencer la neuvaine préparatoire à la fête de Saint Michel Archange.

20 septembre,
Fête de Saint Eustache et de ses compagnons, martyrs ;
Vigile de Saint Matthieu ;
Anniversaire de la prise de Rome par les Piémontais en 1870 (cf. > ici) ;
Premier jour de la neuvaine préparatoire à la fête de Saint Michel (cf. > ici).

   Afin de mieux entrer dans la neuvaine préparatoire à la fête de Saint Michel, nous vous proposons de lire, relire et méditer ce beau texte de Monsieur l’Abbé Gabriel Eyquin, membre zélé de la Confrérie Royale, qui l’avait rédigé en guise de lettre mensuelle pour le 25 septembre 2018.

Archange Saint Michel

Saint Michel et le Royaume des Lys :

   Dans quelques jours nous célébrerons la fête de saint Michel et de tous les saints Anges, dont il est le Chef ou Archange.

Deuxième Séraphin à la création des Anges, il en devint le premier à la révolte de Lucifer, dont l’orgueilleuse rébellion suscita chez lui ce cri d’indignation : « Qui est comme Dieu », en hébreu Mi kha el ? Qui prétend s’égaler à Dieu ?

Premier Ange, il est le « grand Prince », comme l’appelle le saint prophète Daniel, le « Prince de la Milice des Anges », dit un répons de la liturgie, le Chevalier des droits de Dieu, et le principal ennemi du diable, selon saint Bruno. Son rôle dans l’histoire du salut et dans celle de l’Eglise est incommensurable (très souvent mentionné dans la Sainte Ecriture sans être nommé, selon les Pères).

Il fut le « Prince d’Israël », selon saint Daniel, l’Ange gardien du Peuple élu de l’Ancien Testament. Premier des Anges, seul il pouvait être désigné par Dieu comme l’Ange gardien de l’Humanité de Jésus, « afin, dit le Psaume XC du saint Roi David, de le garder en toutes ses Voies ». Il devint logiquement dans le Nouveau Testament l’Ange gardien de la Sainte Eglise, nouvel Israël, d’après saint Chrysostome. Il convenait qu’il devînt l’Ange gardien de la France, qui est la nouvelle « tribu de Juda », selon le Pape Grégoire IX ; et il vint préparer sa mission en consacrant avec les saints Anges la cathédrale Notre-Dame du Puy, future protectrice du Royaume, le 11 juillet 225.

Le Puy-en-Velay

Le Puy-en-Velay : la cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation est aussi appelée « chambre angélique »
parce qu’elle fut consacrée par le ministère des saints anges le 11 juillet 225.

I. Le Patron du Royaume.

   Aux aurores du Royaume saint Michel apparut au saint Roi Clovis 1er le Grand à la bataille de Tolbiac en 496 pour répondre à son appel au secours au « Dieu de Clothilde », il lui prédit la victoire en vertu de la Croix et réduisit l’armée ennemie à la merci de Clovis.
Après la bataille Clovis, par reconnaissance (grande vertu royale envers Dieu), lui consacra sa personne et son Royaume. C’est donc chronologiquement le premier saint Patron de la France, il est « le Patron et Prince de l’empire des Gaules », selon les termes de saint Charlemagne.

   Saint Michel compléta son intervention en servant de ministre au Saint-Esprit pour apporter, sous la forme d’une Colombe (qui manifestait la troisième Personne de la Très-Sainte Trinité comme au Baptême du Sauveur), la Sainte Ampoule au sacre de Clovis à la Noël 496 à Rheims, comme le dit une antienne du sacre du Roi de France : « par le ministère d’un Ange ».
Et tous les Rois des trois Races tinrent saint Michel en grand honneur ; saint Charlemagne le mit sur son étendard et fit de sa fête du 29 septembre une fête d’obligation en 813 (jusqu’au concordat de 1801 !).

St  Michel au péril de la mer

II. Le bastion de Saint Michel.

   Pour rendre sa protection perpétuellement visible, saint Michel apparut le 16 octobre 708 à saint Aubert, évêque d’Avranches, pour lui demander « que l’on bâtît une église sous son patronage au sommet du mont Tombe », dit l’office du 16 octobre. Pour vaincre les doutes de l’évêque, à la troisième apparition il lui pressa le crâne avec son doigt sur le côté gauche et y fit un trou, ce qui convainquit l’évêque et son chapitre de la réalité de l’apparition, comme on peut encore le voir sur le crâne du saint en l’église des Saints Gervais et Protais d’Avranches.
L’Archange prenait matériellement possession du Royaume en y plaçant son Trône terrestre.

   Averti, le Roi Childebert III le juste « voulut s’y rendre en pèlerinage », selon le même office, suivi au cours des siècles par nombre de ses successeurs. Le mont Saint-Michel-au-Péril-de-la-Mer, dont l’église primitive (toujours subsistante sous l’actuelle) fut consacrée par Notre-Seigneur Lui-même en présence de saint Michel le 16 octobre 709, est, aux confins de la Normandie et de la Bretagne, face aux tempêtes de l’océan (figure des tempêtes du monde et des démons), le bastion du Prince des Anges face au prince de ce monde pour la protection du Royaume, et l’un des pèlerinages les plus fréquentés de la France et de la Chrétienté : « Immensi tremor oceani » (la terreur de l’immense océan), selon la devise de l’ordre de Saint-Michel.

III. La protection du Royaume.

   Dans l’une de ces plus graves tempêtes, alors que la moitié du pays était envahie, le Mont soutint vaillamment un siège de trente-cinq ans (1415-1450), malgré l’abbé, passé à l’ennemi, mais grâce à ses moines, à sa petite garnison et à ses habitants, restés fidèles à saint Michel, car, « tant que dura la monarchie, dit dom Guéranger, l’Archange ne souffrit pas qu’une autre bannière que celle du Roi Très-Chrétien flottât jamais près de la sienne sur ses remparts » (comme au Puy fit Notre-Dame).

   L’Archange apparut alors en 1425 à une vierge de treize ans, sainte Jehanne d’Arc, à Domremy, en Barrois mouvant, et peu à peu il lui « raconta la pitié du Royaume de France et comment elle devait aller au secours du Roi ».
Lui-même avait reçu mission de la Reine du Puy pour son jubilé de 1429, et il envoya la jeune Pucelle délivrer la ville d’Orléans le 8 mai (en la fête de son apparition au mont Gargan), puis mener sacrer le Roi Charles VII le Victorieux à Rheims le 17 juillet (pendant l’octave de la Dédicace de la cathédrale Notre-Dame du Puy par saint Michel et les saints Anges).
La sainte avait envoyé sa mère et les soldats de son escorte gagner le jubilé anicien à sa place et prier l’Archange en l’abbatiale Saint-Michel d’Aiguilhe (consacrée sur son mont le 18 juillet 961) pour le succès de sa mission. Elle-même plaça saint Michel et saint Gabriel sur son étendard. Et à son martyre saint Michel vint prendre sa belle âme.

Chapelle Saint-Michel d'Aiguilhe

Chapelle Saint-Michel d’Aiguilhe (Le Puy-en-Velay)

   En reconnaissance (vertu royale envers Dieu), le Roi Louis XI le Prudent fonda le 1er août 1469 l’ « Ordre et aimable Compagnie de Monsieur saint Michel » en « commémoration et honneur de Monsieur saint Michel Archange, premier Chevalier ».
C’est le plus ancien ordre royal actuellement subsistant, et pour ce motif son collier se trouve au plus près de l’écu royal.
Monseigneur le Duc d’Anjou, Chef et Souverain Grand-Maître, et trois chevaliers (dont deux des Ordres du Roi) continuent cette tradition des vertus chevaleresques à l’image du grand Archange et de la fidélité royale sous la protection de l’Ange gardien du Royaume.

IV. La fidélité de saint Michel.

   Pendant les périls des guerres de Religion, lors du sacre du Roi Henri IV le Grand à Chartres le 27 février 1594, un jeune enfant vêtu de blanc et resplendissant de lumière demeura auprès du Roi pendant toute la cérémonie comme sainte Jehanne d’Arc au sacre de Charles VII, puis disparut, et l’on pensa que c’était saint Michel (qui avait laissé une trace de pied d’enfant au mont Gargan) : l’Archange était donc toujours fidèle pour protéger le Royaume et « sauver le Roi » (selon le Psaume XIX de saint David).
Pensons à prier saint Michel pour le salut du Roi et du Royaume.

Statue d'argent de Saint Michel dans l'église paroissiale du Mont-Saint-Michel

Statue de Sainte Michel, recouverte d’argent,
sur l’autel de l’archiconfrérie dans l’église paroissiale du Mont-Saint-Michel

   Pendant les périls de la Fronde, la Reine Mère Anne d’Autriche, au nom de son fils le Roi Louis XIV le Grand, se tourna vers l’Ange gardien du Royaume et décida en 1652 de consacrer le premier mardi de chaque mois (on honore chaque mardi les saints Anges depuis saint Alcuin au VIIIème siècle) à saint Michel, et d’y faire célébrer une messe en son honneur pour la protection du Royaume, selon la grande tradition royale de la dévotion à saint Michel (cf. > ici).
Nous pourrions faire célébrer cette messe mensuelle en l’honneur de saint Michel pour le Roi et pour le Royaume.

   Saint Michel apparut en 1751 à la bienheureuse Antoinette d’Astonac, carmélite portugaise (dans un pays capétien), pour lui demander de répandre le chapelet de saint Michel et des neuf chœurs des Anges : quatre Pater en l’honneur de saint Michel, de saint Gabriel, de saint Rapahël et de notre Ange gardien, puis trois Pater et trois Ave en l’honneur de chacun des neuf chœurs des Anges suivis à chaque fois d’une salutation au chœur concerné.
Ce pourrait être une de nos dévotions chaque premier mardi du mois auprès du Chef et des membres de la Milice angélique (munie d’indulgences par le bienheureux Pape Pie IX) pour le Roi et pour le Royaume.

   En 1758 les neuf évêques de Bretagne (comme les neuf chœurs des Anges) instituèrent à la date du 5 janvier, veille de la fête de la Royauté de Jésus-Christ et des saints Rois Mages, une fête en « l’honneur des saints Anges gardiens du Roi et du Royaume », ce dernier étant saint Michel.
Même hors de Bretagne ce pourrait être une grande fête en l’honneur de saint Michel et du saint Ange gardien de Louis XX (certainement un grand Ange pour le Roi Très-Chrétien).

Statue de l'archange au sommet de la flèche du Mont Saint-Michel

Statue de l’Archange au sommet de la flèche de l’église abbatiale du Mont Saint-Michel

   Pendant la première Guerre Mondiale Paris fut épargné grâce à un vœu de son archevêque à saint Michel, ce pour quoi il construisit une nouvelle église à saint Michel aux Batignolles. Et l’Archange manifesta encore sa fidèle protection du pays en arrêtant la seconde Guerre Mondiale le 8 mai 1945, en sa fête.
Pensons à célébrer les fêtes du saint Ange gardien du Royaume (8 mai : Apparition au mont Gargan en 490 ; 29 décembre : Dédicace du mont Gargan par saint Michel en 493 et fête principale de l’Ordre de Saint-Michel ; 16 octobre : Apparition en 708 et Dédicace par le Sauveur en 709 du mont Tombe ; et 5 janvier : fête du saint Ange gardien du Royaume).
Rappelons-nous que dans les graves périls et tempêtes actuelles c’est saint Michel, Chevalier du Cœur immaculé de Marie et de la Reine du Puy, qui donnera la victoire ; et qu’il nous dit, selon la poésie de sainte Thérèse de Lisieux :

« Je suis Michel, le gardien de la France,
Grand général au royaume des cieux ».

Soixante-deux villes et villages de France, sans compter les hameaux (et combien de sanctuaires et de chapelles d’églises !) lui sont consacrés.

Rappelons-nous qu’ « il est spécialement chargé par le Seigneur de nous assister au moment de la mort », selon saint Alphonse, et qu’il est invoqué dans la prière de la recommandation des mourants. Il « vient, dit saint Thomas, au secours des chrétiens, non seulement à l’heure terrible de la mort, mais au jugement particulier », et « Dieu lui a donné, dit saint Bonaventure, de faire pencher la balance en faveur de ses dévoués serviteurs » : « Prévôt du paradis », selon une antienne, il « introduit les âmes dans la sainte lumière » du ciel, selon la messe des Défunts.
Puisse-t-il en être ainsi de notre Roi, de notre Reine, de nos petits Princes et Princesse, du plus grand nombre de Français, et de nous-mêmes.
Ainsi soit-il.

+ Abbé Gabriel Eyquin.

Prières à Saint Michel que l’on trouvera dans les pages de ce blogue :

- Neuvaine du 20 au 28 septembre pour préparer la fête de Saint Michel > ici ;
- Prières pour demander l’assistance de Saint Michel > ici ;
- Prières et litanies en l’honneur de Saint Michel > ici ;
- Prière pour solliciter le secours de l’archistratège Saint Michel > ici ;
- Consécration de la France à Saint Michel > ici ;
- Prière de la Vénérable Thérèse de Saint Augustin (Madame Louise de France) pour la conservation du Royaume > ici.

Combat de St Michel et des anges.

2022-93. Méditation sur l’Evangile de la guérison des dix lépreux (treizième dimanche après la Pentecôte).

13ème dimanche après la Pentecôte.

Méditation sur l’Evangile de la guérison des dix lépreux

(Luc. XVII, 11-19)

Guérison des dix lépreux - détail la supplication

   Présence de Dieu :
« O Jésus Sauveur, j’ai besoin de Vous ! Guérissez-moi ! Ayez pitié de moi ! »

   Méditation :

1 – Dans le cycle des dimanches qui suivent la Pentecôte, l’Eglise continue à nous montrer, tantôt sous un aspect, tantôt sous un autre, l’œuvre miséricordieuse de Jésus envers nos âmes.
Il y a quinze jours, elle nous la montrait esquissée dans la guérison du sourd-muet ; dimanche dernier, dans l’acte miséricordieux du bon Samaritain, et aujourd’hui, dans la scène émouvante des dix lépreux guéris par le Seigneur.
De cette manière, l’Eglise veut nous empêcher de nous endormir, de perdre la conscience de notre misère et du besoin immense que nous avons continuellement de l’œuvre rédemptrice de Jésus. En même temps, elle veut nous faire sentir que cette œuvre est toujours en acte, que nous vivons sous son influence chaque jour et à chaque moment.
Le passage évangélique choisi pour la Messe de ce jour, a une efficacité toute particulière pour mettre en évidence l’aspect central de la Rédemption : la guérison de nos âmes de la lèpre du péché.
Dès l’antiquité, la lèpre a été considérée comme la figure la plus propre à nous donner une idée de la laideur du péché. Il serait difficile, en effet, d’imaginer quelque chose de plus horrible, de plus rebutant. Et cependant, alors que la lèpre du corps est réellement redoutée, quelle indifférence, quelle désinvolture, même parmi les chrétiens, envers la lèpre de l’âme. Comme nous sommes éloignés de ce sentiment profond et réaliste qui animait les saints à l’égard de l’offense de Dieu.
« Oh ! s’exclame Sainte Thérèse d’Avila, comme nous comprenons mal que le péché est une guerre ouverte, une guerre de tous nos sens et de toutes les puissances de notre âme, contre Dieu ! Celui qui est le plus puissant est celui qui ourdit les plus noires trahisons contre son souverain Roi » (Exclamations XIV).
Un des fruits de l’Evangile d’aujourd’hui, est précisément celui de réveiller en nous l’horreur du péché, d’exciter dans nos âmes un repentir vif et efficace pour les fautes commises, et un sentiment d’humilité profonde dans l’aveu de notre misère.
Allons nous aussi, avec les dix lépreux, à la rencontre du Seigneur, et crions : « Jésus, Maître, ayez pitié de nous ! »

Guérison des dix lépreux

2 – Dans l’Evangile, nous trouvons aussi les remèdes au péché.
Avant tout, une humilité sincère qui reconnaît sa misère personnelle ; mais l’humilité ne suffit pas, il faut qu’elle soit accompagnée d’un recours confiant à Dieu.
Conscients de leur état pitoyable, les pauvres lépreux ont mis leur confiance en Jésus en Lui adressant leur invocation pleine de foi : ce fut le premier pas vers la guérison. Certaines âmes pleurent leurs misères, s’en affligent, mais n’en guérissent pas, parce qu’elles ne savent pas recourir en toute confiance à Jésus, l’unique Médecin capable de les guérir. Les péchés commis les retiennent, elles n’osent presque pas approcher de Lui, ni se confier en Sa miséricorde. Ces âmes n’ont pas encore compris que c’est précisément parce que nous sommes pécheurs que nous devons aller à Jésus et que « ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin du médecin mais les malades » (Luc. V, 31).
Le divin Maître n’a pas guéri directement les lépreux, mais les a renvoyés aux prêtres : « Allez vous montrer aux prêtres ». Ils ont obéi sans discuter, sans douter et, « comme ils y allaient, les voilà guéris ». Jésus agit de même à notre égard : c’est toujours Lui qui guérit, mais ordinairement, Il veut le faire par l’intermédiaire de Ses ministres.
Certaines âmes n’ont pas suffisamment foi dans la parole et l’œuvre du ministre de Dieu, elles ne croient pas assez à l’efficacité des sacrements, de l’absolution sacramentelle et vivent, dès lors, dans de continuelles angoisses.
Lorsqu’une âme a exposé avec sincérité l’état de sa conscience, c’est-à-dire qu’elle n’a eu aucune intention de tromper, elle doit demeurer en paix et s’en remettre pleinement au jugement du prêtre. En ce cas, douter de la parole du ministre de Dieu, de l’absolution reçue, c’est douter de Jésus Lui-même, car c’est Lui qui a décidé d’agir en nous moyennant Son représentant.
Des dix lépreux guéris, un seul a senti le devoir de revenir pour exprimer sa reconnaissance au Seigneur. « Heureuse l’âme, commente Saint Bernard, qui se tourne vers Dieu à chaque don de Sa grâce, vers Celui qui répond à notre gratitude pour les bienfaits reçus, par de nouveaux bienfaits. Ce qui nous empêche d’avancer dans la vie chrétienne, c’est l’ingratitude, car Dieu estime comme perdu ce que nous recevons sans reconnaissance, et Il S’abstient de nous accorder de nouvelles grâces ».

Guérison des dix lépreux - détail la reconnaissance

   Colloque :

« O Seigneur, Médecin des âmes, guérissez-moi, afin que je reconnaisse Vos dons, ô Santé de mon âme, et Vous remercie de tout mon cœur, des bienfaits dont Vous m’avez nourri dès ma jeunesse et continuerez à me nourrir jusque dans un âge avancé. Dans Votre bonté, ne m’abandonnez pas, je Vous prie. Vous m’avez créé lorsque je n’existais pas ; Vous avez voulu me racheter lorsque je périssais et étais mort ; Vous êtes descendu jusqu’à la mort et avez assumé la mortalité ; Roi, Vous êtes venu au serviteur pour le racheter et Vous Vous êtes donné Vous-même, afin que je vive ; Vous avez subi et vaincu la mort, et en Vous humiliant, Vous m’avez rétabli.
Je périssais, j’étais éloigné, plongé dans le péché ; Vous êtes venu à moi pour me racheter. Vous m’avez tant aimé que Vous avez donné Votre Sang pour moi. Vous m’avez aimé, Seigneur, plus que Vous-même, puisque Vous avez voulu mourir pour moi. A un prix si élevé Vous m’avez ramené de l’exil, délivré de la servitude, retiré du supplice, appelé de Votre Nom, marqué de Votre Sang, afin que Votre souvenir fût toujours auprès de moi et qu’Il ne Se retirât jamais de mon cœur Celui qui pour mon amour ne S’est pas retiré de la croix. Vous m’avez oint de cette huile avec laquelle Vous avez été oint, afin que par Vous, ô Christ, je sois appelé chrétien. Votre grâce et Votre miséricorde m’ont ainsi toujours devancé. Souvent, Vous m’avez délivré de dangers graves et nombreux, ô mon Libérateur ; lorsque j’errais, Vous m’avez reconduit sur la voie droite ; quand je gisais dans l’ignorance, Vous m’avez enseigné ; corrigé, quand je péchais ; consolé quand j’étais triste ; réconforté quand je désespérais ; relevé quand je tombais ; soutenu lorsque j’étais sur pied ; guidé lorsque je cheminais ; reçu quand je suis venu ; gardé quand je dormais ; exaucé quand je Vous invoquais » (Saint Augustin). 

Guérison des dix lépreux - détail le Christ médecin des âmes et des corps

Voir aussi :
- La lèpre est la figure des fausses doctrines > ici

2022-92. Soyons des Mousquetaires spirituels !

Mercredi 24 août 2022,
139ème anniversaire de la sainte mort de Henri V, « Comte de Chambord ».

Domine salvum fac Regem - fresque au dessus de l'orgue de la chapelle royale à Versailles

« Domine, salvum fac Regem ! »
au-dessus de l’orgue à la voûte de l’abside de la Chapelle Royale de Versailles

Blason de la Confrérie Royale

2015 – 25 août – 2022

septième anniversaire de la fondation
de la
Confrérie Royale

Bien chers membres et amis de la Confrérie Royale,

   Ce 25 août 2022 marque donc le septième anniversaire de la fondation de notre si chère Confrérie Royale : l’usage associe au septième anniversaire des personnes l’expression d’ « âge de raison », et j’espère qu’il en est bien ainsi pour cette Confrérie dont les membres s’engagent solennellement, et certains par un vœu – ce qui est loin d’être anodin – à prier quotidiennement, et plusieurs fois par jour, pour notre Roi légitime, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX.

   Qu’il me soit permis, en ma qualité de cofondateur de la Confrérie (mais ce titre de « cofondateur » n’est pas un motif d’orgueil, car nous avons bien conscience que nous avons été mus et poussés par une inspiration et une détermination qui ne sont pas de notre fait, mais nous poussent à n’être toujours davantage que d’humbles et dociles instruments entre les mains de la divine Providence), de vous renvoyer à l’annonce que j’en avais faite dans le modeste « Blogue du Mesnil-Marie » le 25 août 2015, et de vous inviter avec une certaine insistance à relire la présentation de Monsieur l’Abbé Louis de Saint-Taurin qui y était publiée et qui a marqué le commencement de cette aventure (voir > ici).
   Il est important que nous revenions souvent aux fondamentaux de ce qui nous anime et que nous en ravivions la ferveur et l’enthousiasme des débuts !
   Il est important que nous nous efforcions de lutter, de toutes les manières possibles, contre les habitudes qui ont tendance à se transformer en ronronnements affadis et en routines mortifères !
   Il ne serait pas superflu qu’à l’occasion de ce septième anniversaire de notre fondation, chacun des membres de la Confrérie, dans son cœur, en présence de Dieu Trois Fois Saint, en présence de notre très douce Mère et Reine – Notre-Dame de l’Assomption -, et en présence des Saints protecteurs de la France, renouvelle son engagement, et prie pour qu’en lui le sel ne s’affadisse pas, afin de ne pas mériter d’être jeté dehors et foulé aux pieds par les passants (cf. Matth. V, 13).

   Je reviens maintenant sur le mot principal qui se trouve dans l’expressions « âge de raison » : notre attachement à la Monarchie capétienne traditionnelle de droit divin, et à Celui qui aujourd’hui en incarne les Principes, c’est-à-dire l’Aîné des Capétiens, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, n’est pas un attachement de sensiblerie ni de sentiment ; il est fondé dans des faits solides, attestés par l’histoire la plus certaine, et dans une logique rationnelle imparable qui découle de ces événements, qui ne sont pas de fumeuses légendes.

   Quels sont ces événements ?
-         C’est la fondation de la Royauté franque indissociablement unie à la foi catholique romaine, en la personne de Clovis, entouré de saints et de circonstances où il est impossible de ne pas voir le doigt de Dieu : Sainte Geneviève et Sainte Clotilde, Saint Remi et Saint Vaast, la miraculeuse victoire de Tolbiac et le don surnaturel du Chrême céleste apporté par une colombe qui n’était pas de la terre, pour ne citer que les principaux.
-         C’est la manière dont Dieu a suscité tout au long de l’histoire des deux premières races de nos Rois, des nuées de saints, dont la prière et les sacrifices ont, malgré les infidélités et les péchés malheureusement liés à nos vies humaines grevées par l’héritage d’Adam, enraciné en profondeur la foi chrétienne et sa pratique assidue dans ce Royaume des Lys.
-         C’est enfin l’aboutissement et la plénitude apportées par les Capétiens qui ont fait de la Royauté franque la plus achevée, la plus équilibrée, la plus sage et la plus rayonnante de toutes les monarchies, montrée en exemple et soutenue par les exhortations des plus grands hommes de Dieu.
-         C’est la geste johannique qui vint, en un temps de crise et de désarroi profond, faire briller au sommet du firmament les principes de la Légitimité, leur conférant un éclat incomparable pour la suite des siècles !
-         C’est aussi, a contrario, l’acharnement de tout ce qu’il y a d’impie et de révolté contre l’ordre divin pour détruire cette Monarchie capétienne de droit divin dont la fondation n’appartient pas aux hommes mais à Dieu : la révolution, par ses principes, par ses hommes, par ses actes, et par ce qu’elle a mis en œuvre depuis la fin du XVIIIème siècle et jusqu’à ces jours que nous vivons, prouve de manière évidente combien cette Royauté qu’elle abhorre est de Dieu ! Car ce que la révolution a combattu, en 1789 et en 1830, et depuis à travers toutes les institutions républicaines, ce ne sont pas les imperfections inhérentes à toute société terrestre, mais bien ce que la Monarchie traditionnelle de droit divin avait de plus pur et de plus saint, pour y substituer les faux principes de l’ange révolté et de ses suppôts !

   Les légitimistes d’aujourd’hui ne sont pas des irréalistes perdus dans d’évanescentes rêveries, ne sont pas d’inconsistants nostalgiques des perruques poudrées et des chaises à porteurs, ne sont pas d’inconséquents déconnectés du monde où la Providence a permis qu’ils naquissent : leurs convictions sont enracinées dans ce qu’il y a de plus raisonnable au regard de l’histoire et du plan de Dieu, leur action est ce qui est aujourd’hui de plus conforme à la raison quand on veut bien se donner la peine d’être pleinement cohérent.

   Puisse la lumière immarcescible de cette raison divine et royale non seulement habiter en nous, mais rayonner à travers nous, par notre vie de cohérence totale avec les principes de la Royauté traditionnelle auxquels nous adhérons de tout notre cœur, de toute notre âme et de tout notre esprit !

   Nous sommes indubitablement à une heure grave, très grave, pour la France, pour l’Eglise, pour l’humanité tout entière.
C’est l’heure de la puissance des ténèbres.
C’est l’heure où les forces du mal sont coalisées dans un assaut peut-être jamais vu encore dans l’histoire humaine pour achever le triomphe de la révolution.
C’est l’heure où ceux qui veulent être du côté de Dieu et de Sa loi, du côté de Ses desseins de salut, du côté de Ses projets miséricordieusement grandioses sur la France à travers l’institution et la conservation de sa Royauté sacrée, ne doivent pas s’assoupir, mais redoubler de générosité et de zèle, redoubler de ferveur et de don d’eux-mêmes, redoubler de vigilance et d’ardeur au combat !

   Il se trouve que cette année 2022 est aussi celle du quatrième centenaire de la création, par SM le Roi Louis XIII, de la Compagnie des Mousquetaires du Roi.
Je ne vais pas entreprendre ici une histoire, même résumée, de ce que fut ce corps d’élite. Nous essaierons toutefois de nous extraire des fantaisies romanesques par lesquelles le génial Alexandre Dumas a conféré une aura légendaire à ces soldats, en prenant malheureusement des libertés coupables avec l’histoire, pour nous attacher à la réalité :

-         Les Mousquetaires étaient un corps d’élite : nous devons aspirer à l’être nous aussi !
-         Les Mousquetaires étaient prioritairement au service de la Personne auguste du Souverain : nous devons l’être aussi !
-         Les Mousquetaires étaient réputés pour leur intrépidité, leur vaillance, leur courage : nous devons l’être aussi !
-         Les Mousquetaires ne se ménageaient pas : nous ne le devons pas non plus !
-         Les Mousquetaires se sont distingués en de nombreuses batailles : distinguons-nous aujourd’hui dans les batailles qu’il faut soutenir pour Dieu et pour le Roi !
-         Les Mousquetaires étaient des hommes au mérite reconnu : que nos exemples de fidélité et d’exactitude dans l’accomplissement de nos devoirs de bons et authentiques catholiques, et de loyaux sujets de Sa Majesté soient notre meilleure recommandation !

   Oui, chers membres de la Confrérie Royale, soyons aujourd’hui, et chaque jour, ces Mousquetaires spirituels qui luttent par la prière, la pratique fervente des sacrements et l’usage assidu des sacramentaux que la Sainte Eglise met à notre disposition, et qui tiennent à distance de la Personne aimée de notre Souverain légitime, tout ce qui cherche à Lui nuire et à entraver Son action.

Domine, salvum fac Regem nostrum Ludovicum !
Domine, salvum fac Regem,
et exaudi nos in die qua invocaverimus Te !

   Je vous souhaite à tous un joyeux et saint anniversaire, puisque nous sommes les membres du corps spirituel de la Confrérie Royale,

Vôtre, in Corde Iesu & Mariae.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Mousquetaires du Roi

Citations et prières de Sainte Jeanne-Françoise de Chantal :

21 août,
Fête de Sainte Jeanne-Françoise Frémyot de Chantal ;
Anniversaire de la naissance de Saint François de Sales (21 août 1567 – cf. > ici).

Ste Jeanne de Chantal et St François de Sales - vitrail au monastère de la Visitation de Paris

Saint François de Sales donnant à Sainte Jeanne-Françoise de Chantal le blason de la Visitation
(vitrail du monastère de la Visitation de Paris)

Citation de Sainte Jeanne de Chantal (extraite des entretiens spirituels au Filles de la Visitation) :

    »Ne pensez point à ce que vous ferez et à ce qui vous arrivera ; abandonnez toute votre âme, votre esprit, et même votre corps dans le sein de la Divine Providence ; car Notre-Seigneur en aura assez ayant plus d’amour et de soin pour nous, que la mère la plus passionnée n’a de nourrir et élever son enfant. oui, certainement, Dieu pense plus par le menu à nos nécessités pour petites et minces qu’elles soient, en a plus de soin qu’une tendre mère et nourrice ne fait de son petit qu’elle aime tendrement. »

Prière du matin extraite d’une lettre de Sainte Jeanne de Chantal à son frère Monseigneur André Frémyot :

   O très sainte Volonté de mon Dieu, qui m’avez environnée de Vos Miséricordes, je Vous en rends infinies grâces : je Vous adore du profond de mon âme ; et, de toutes mes forces et affections, j’unis dès maintenant et pour toujours ma volonté à la Vôtre, particulièrement en tout ce que je ferai, et en tout ce qu’il Vous plaira de m’envoyer cette journée, consacrant de nouveau à Votre souveraine Gloire mon âme, mon esprit, mon corps, et toutes mes actions et pensées, paroles, œuvres, et tout mon être, Vous suppliant de toute l’humilité de mon cœur d’accomplir en moi Vos éternels Desseins, sans me permettre que j’y donne aucun empêchement. Vos yeux qui pénètrent les plus intimes replis de mon cœur, voient que tout mon désir est d’accomplir cette sainte Volonté ; mais ils voient aussi ma faiblesse et mon impuissance : c’est pourquoi, prosterné aux pieds de votre infinie Miséricorde, je Vous conjure mon Sauveur, de m’octroyer la grâce de l’accomplir parfaitement, afin que, comme un feu de votre céleste Amour, je Lui sois un sacrifice agréable, qui sans fin Vous loue et bénisse avec la glorieuse Vierge et tous les saints.
Ainsi soit-il. 

Ste Jeanne de Chantal et St François de Sales - détail du vitrail

Citation (extraite des entretiens spirituels aux Filles de la Visitation) :

    »Sachez que la mesure de la Providence de Dieu sur nous, est la même que celle de la confiance que nous avons pour Lui, et que son soin est d’autant plus achevé que notre abandon entre ses Mains sacrées est plus parfait et plus entier. »

Prière d’abandon à la divine  Providence :

   O Bonté souveraine de la souveraine Providence de mon Dieu, je me délaisse pour jamais entre Vos bras ; soit que Vous me soyez douce ou rigoureuse, menez-moi désormais par où il Vous plaira. Je ne regarderai point les chemins par où Vous me ferez passer, mais Vous, ô mon Dieu, qui me conduisez ; mon cœur ne trouve point de repos hors des bras et du sein de cette céleste Providence, ma vraie mère, ma force et mon rempart ; c’est pourquoi je me résous, moyennant Votre aide divine, ô mon Sauveur, de suivre Vos désirs et ordonnances sans jamais regarder où éplucher les causes de pourquoi Vous faites ceci plutôt que cela, mais à yeux clos je Vous suivrai selon Vos volontés divines sans rechercher mon propre goût ; c’est à quoi je me détermine de laisser tout faire à Dieu, ne me mêlant que de me tenir en repos entre Ses bras, sans désirer chose quelconque, que selon qu’Il m’incitera à désirer, à vouloir et à souhaiter. Je Vous offre ce désir, ô mon Dieu, Vous suppliant de le bénir, entreprenant le tout appuyé sur Votre bonté, libéralité et miséricorde, en la totale confiance en Vous et défiance de moi et de mon infinie misère et infirmité.
Ainsi soit-il.

anges adorant le Sacré-Cœur - détail du vitrail

Vous pouvez aussi lire ou relire dans ce blogue :
- Lettre de Sainte Jeanne de Chantal après la mort de Saint François de Sales > ici
- Lettre de Sainte Jeanne de Chantal sur le support des imperfections du prochain > ici

2022-89. Prédication de Monsieur l’Abbé Christian-Philippe Chanut à l’occasion de la fête de l’archange Saint Michel.

17 août,
Dans l’Ordre de Saint-Augustin, la fête de Sainte Claire de Montefalco, vierge ;
Mémoire de Saint Carloman, fils aîné de Charles Martel et frère de Pépin le Bref, confesseur ;
Mémoire de Saint Hyacinthe, confesseur ;
Mémoire de Sainte Jeanne de la Croix, vierge ;
Mémoire du 3ème jour dans l’octave de l’Assomption ;
Anniversaire du rappel à Dieu de Monsieur l’Abbé Christian-Philippe Chanut (+ 17 août 2013).

Abbé Chanut et Duchesse d'Anjou et de Ségovie

Madame la Duchesse d’Anjou et de Ségovie accompagnée de Monsieur l’Abbé Chanut
en 1995 à l’occasion d’une cérémonie royale commémorative

frise lys

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

   A l’occasion de l’anniversaire du rappel à Dieu de Monsieur l’Abbé Christian-Philippe Chanut, notre ami regretté (cf. > ici), Grand Aumônier de France et fondateur des Compagnons de Saint Michel archange, nous avons la joie de vous proposer l’enregistrement de l’une de ses prédications, dans laquelle il commente la péricope évangélique Jean I, 45-51.
C’est le passage où l’apôtre Philippe vient trouver Nathanaël pour lui dire « nous avons trouvé le Messie » : Monsieur l’Abbé développe donc plusieurs points de réflexion au sujet de Nathanaël, futur apôtre Saint Barthélémy, avant d’arriver à l’archange Saint Michel, puisque la conclusion de la présentation de Nathanaël à Jésus se termine sur cette sentence de Notre-Seigneur : « En vérité, en vérité, Je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme ».
En effet, ce qui nous est donné d’entendre ici avec bonheur est une homélie prononcée à l’occasion de la fête de Saint Michel archange, en 2002. 

   Il est émouvant de retrouver la voix de notre ami dans cet enregistrement, et nous sommes plein de reconnaissance envers les éditions Exaltare de l’avoir mis en ligne il y a tout juste une semaine.

(faire un clic droit sur l’image ci-dessous, puis : ouvrir dans un nouvel onglet)

Image de prévisualisation YouTube

Saint Michel gif

2022-88. Une pensée réconfortante en regard des menaces de tous ordres auxquelles notre pays semble devoir faire face…

15 août 2022,
Fête de l’Assomption de Notre-Dame,
Fête patronale du Royaume de France.

   Un peu avant le milieu de la matinée de cette fête de l’Assomption, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux un court message à l’adresse de ses sujets, à l’occasion de la fête patronale du Royaume.
   Encore une fois, à travers quelques phrases lourdes de sens, Sa Majesté nous livre des éléments de méditation et d’action importants, si on ne se contente pas d’une lecture superficielle.

Champaigne - Vœu de Louis XIII - musée des beaux-arts Caen

Le vœu de Louis XIII
(Philippe de Champaigne – musée des beaux-arts de Caen)

fleur de lys gif2

   En consacrant la France à la Vierge Marie, le 10 février 1638, et en formulant le vœu que cette consécration soit renouvelée, le 15 août de chaque année, mon aïeul, Louis XIII, a placé notre pays dans une situation de dévotion religieuse qui perdure au-delà des aléas de l’histoire.

   Tant que continueront à se dérouler dans notre pays, les messes, cérémonies, et processions qui marquent le 15 août, cette bienveillance divine continuera d’être manifestée à l’égard de la France, pour tous ceux qui se reconnaissent en elle.

   Cette pensée réconfortante ne doit-elle pas être présente tout particulièrement en ce moment de notre histoire, en regard des menaces de tous ordres auxquelles notre pays semble devoir faire face ?

Trois lys blancs

Litanies de Saint Jean-Marie Vianney.

9 août,
Fête de Saint Jean-Marie Vianney, prêtre et confesseur,
céleste protecteur de tous les curés de l’univers et de tout le clergé de France.

Nota bene:
Au Mesnil-Marie, nous suivons le calendrier liturgique en vigueur avant toutes les réformes intervenues dans la seconde partie du XXème siècle, et nous célébrons donc la fête de Saint Jean-Marie Vianney à la date qui lui a été assignée lors de sa béatification et de sa canonisation, c’est-à-dire le 9 août, quand bien même a-t-elle été déplacée depuis à d’autres dates…

Châsse dans laquelle est exposé le corps incorrompu de Saint Jean-Marie Vianney (basilique d'Ars)

Basilique d’Ars-sur-Formans :
châsse présentant le corps incorrompu de Saint Jean-Marie Vianney

Sainte Eucharistie

Litanies de Saint Jean-Marie Vianney

Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus, écoutez-nous.
Jésus, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, prévenue de la grâce dès votre enfance, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, modèle de piété filiale, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, dévot serviteur du Coeur Immaculé de Marie, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, lis de pureté, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, vaillant imitateur des souffrances du Christ, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, abîme d’humilité, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, séraphin dans la prière, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, fidèle adorateur du Très Saint Sacrement, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, amant de la sainte pauvreté, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, tendre ami des pauvres, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, pénétré de la crainte des Jugements de Dieu, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, fortifié par les missions divines, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, tourmenté par l’enfer, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, modèle des vertus sacerdotales, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, pasteur ferme et prudent, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, dévoré de zèle, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, assidu au chevet des malades, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, catéchiste infatigable, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, prédicateur aux paroles de flamme, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, sage directeur des âmes, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, doué de l’esprit de conseil, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, éclairé de célestes lumières, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, redouté du démon, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, compatissant à toutes les misères, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, providence des orphelins, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, favorisé du don des miracles, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, qui avez réconcilié tant de pécheurs avec Dieu, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, qui avez affermi tant de justes dans le bien, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, qui avez goûté les délices de la mort, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, qui jouissez de la gloire du Ciel, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, secourable à tous ceux qui vous invoquent, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, patron du clergé de France et de tous les curés de l’univers, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, protecteur de nos soldats, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur,
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

V./ : Priez pour nous, saint Jean-Baptiste-Marie Vianney.
R./ : Afin que nos soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions :
Dieu tout-puissant et miséricordieux, qui avez rendu Saint Jean-Baptiste-Marie Vianney admirable par son zèle pastoral et par son constant amour de la prière et de la pénitence, faites-nous la grâce, nous vous en supplions, de gagner au Christ, à son exemple et par son intercession, les âmes de nos frères et de parvenir avec eux à la gloire éternelle. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.
Ainsi soit-il.

Sainte Eucharistie

Autres publications de ce blogue relatives à Saint Jean-Marie Vianney :
– Un très important discours de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI > ici
– « Il est là dans le Sacrement de Son Amour » (enseignement du Saint Curé d’Ars) > ici
– Attitudes du fidèle à l’église (sermon du Saint Curé d’Ars) > ici

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