Archive pour la catégorie 'Prier avec nous'

2020-109. « Domine, noverim Te, noverim me ! »

27 août,
Vigile de notre Bienheureux Père Saint Augustin.

Au Mesnil-Marie, la fête de notre glorieux Père Saint Augustin, fête de première importance pour nous qui suivons sa Règle et nous efforçons de vivre de son esprit et de ses enseignements, est naturellement précédée d’une vigile, destinée à nous préparer au mieux à la joie et aux grâces de la fête.

A l’occasion de cette vigile, je souhaite vous offrir la copie de l’un des « petits trésors » de notre collection de canivets : une image de Saint Augustin gravée en taille douce, entourée d’une délicate dentelle de papier malheureusement un peu endommagée par endroits.

Il est fort probable qu’il s’agisse de l’une de ces images qui étaient distribuées aux religieux dans certains couvents ou noviciats au début de chaque mois : portant l’effigie d’un saint au recto et une consigne spirituelle au verso, ce saint devenait en quelque sorte le « saint patron du mois » pour le religieux auquel elle était donnée, et la consigne spirituelle imprimée au verso devait faire l’objet particulier de ses efforts et approfondissements pendant le mois qui suivait…

Saint Augustin - canivet

« Seigneur, que je Vous connaisse, et que je me connaisse ! »

Au verso de l’image figure ce texte :

Saint Augustin (28 août)

Quand vous n’auriez reçu de Dieu aucune grâce, Il mérite toujours, par Ses perfections infinies, d’être aimé de tout votre esprit, de tout votre cœur et de toutes vos forces. Saint Augustin le comprenait lorsqu’il disait en versant des larmes : O mon Dieu, beauté toujours ancienne, toujours nouvelle, c’est bien tard que je Vous ai connu, c’est bien tard que je Vous ai aimé ! Saint Augustin passait les nuits à contempler les beautés et les perfections de Dieu. Au sortir des ténèbres de la nuit, voyant l’astre du jour : Beau soleil, s’écriait-il, tu viens me distraire ; tu m’empêches de goûter tranquillement les amabilités de mon Dieu !
C’est l’amour de Dieu qui fait les saints sur la terre ; c’est l’amour et la possession de Dieu qui fait le bonheur des élus dans le Ciel. Quand vous auriez toutes les autres vertus, et que vous feriez des miracles, sans l’amour de Dieu vous ne seriez jamais sauvé. Si je n’ai pas la charité, c’est-à-dire l’amour de Dieu, je ne suis rien, dit Saint Paul, parce que, sans la charité, on ne peut ni mériter, ni acquérir le Ciel, et qu’il vaudrait mieux n’être rien, n’avoir jamais été, que d’être exclu du Ciel et de ne pas aimer Dieu dans l’éternité.
Aimez-Le, bénissez-Le, réjouissez-vous de Ses perfections : vous L’aimerez dans le Ciel, vous L’y posséderez, si vous L’aimez pendant votre vie.

Prière favorite de Saint Augustin :

« Faites, Seigneur, que je Vous connaisse et que je me connaisse ; en Vous connaissant je Vous aimerai et Vous glorifierai en toutes choses ; en me connaissant je ne compterai pas sur mes forces, et je ne m’attribuerai aucun bien. »

Domine, noverim te, noverim me ! 

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2020-106. 108ème Pèlerinage légitimiste à Sainte-Anne d’Auray

1820 – 2020
Bicentenaire de la naissance
de
Monseigneur le Comte de Chambord

Nous invitons tous nos amis et lecteurs à participer à ce pèlerinage institué dès l’origine à l’anniversaire de la naissance de l’ « enfant du miracle » : Henri d’Artois, « Comte de Chambord », de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Henri V.
En ce deuxième centenaire de sa naissance, il importe plus que jamais de montrer notre fidélité aux principes de la royauté capétienne traditionnelle que ce prince courageux a défendus malgré toutes les oppositions et contradictions, et de manifester notre attachement à son successeur légitime, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX.

Pèlerinage légitimiste 2020 1

Pèlerinage légitimiste 2020 2

Pèlerinage légitimiste 2020 3

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Publié dans:Annonces & Nouvelles, Chronique de Lully, Nos amis les Saints, Prier avec nous, Vexilla Regis |on 24 août, 2020 |Commentaires fermés

2020-104. « Ainsi la Vierge rendit sans peine et sans violence sa sainte et bienheureuse âme entre les mains de Notre-Seigneur Jésus-Christ. »

Monsieur l’Abbé S.D., chapelain des fidèles du diocèse de Valence attachés à la célébration de la Sainte Messe latine traditionnelle, à l’occasion de la fête de l’Assomption 2020, a donné un sermon répondant à la question que se posent certains : « La Sainte Vierge est-elle morte ? »
Ce sermon nous a beaucoup touchés et nous sommes très profondément reconnaissants à Monsieur l’Abbé de nous avoir donné l’autorisation de le publier dans les pages de ce blogue, car il nous semble qu’il sera utile à bon nombre de nos lecteurs.

Hugo van der Goes - dormition de Notre-Dame

La dormition de Notre-Dame
tableau de Hugo van der Goes (1440-1482)

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« Ainsi la Vierge rendit sans peine et sans violence sa sainte et bienheureuse âme entre les mains de Notre-Seigneur Jésus-Christ. »

Bossuet disait que « Marie fut laissée au monde après [l’Ascension de] Jésus-Christ pour consoler l’Eglise ».

La vie terrestre de ND devait pourtant bien un jour s’achever et c’est aujourd’hui que nous célébrons son triomphe ; jour où elle finit une si pure et si belle vie ; jour où elle commence une autre vie si heureuse et si pleine de gloire ; jour où le Ciel, pour lequel elle était faite, enlève à la terre le plus précieux dépôt que le Fils de Dieu y eût laissé : la Très Sainte Vierge Marie.

Mais comment fût la mort de Notre-Dame ? Est-elle vraiment morte ? De quoi est-elle morte ?

Autant de questions qui jaillissent en ce jour des âmes chrétiennes qui cherchent toujours à mieux connaître la vie la Mère de Dieu pour mieux l’aimer, la vénérer et l’imiter.

La pensée des saints est que la Très Sainte Vierge Marie mourut d’amour pour son divin Fils.

Marie est morte, mais pas en raison du péché, ni non plus en raison d’une maladie : Marie est morte d’amour, sa mort fut causée par la force de son amour pour son divin Fils.

Il n’est pas pensable qu’elle soit morte d’une autre sorte de mort que celle d’amour : « Mort la plus noble de toutes, remarque saint François de Sales, et due par conséquent à la plus noble vie. »

Attention ! Il ne s’agit pas ici d’une image romantico-sirupeuse, d’une façon de parler exaltée ou à l’eau de rose, mais d’une réalité, il s’agit d’un acte réel, unique et extraordinaire qui est de l’ordre de la vertu théologale de charité.

La force de l’amour a fait quitter, a séparé, l’âme de la Très Sainte Vierge Marie de son corps, comme un papillon à maturité déchire le cocon qui l’enfermait.

Notre-Dame est morte d’amour.

Les théologiens les plus sérieux affirment que la sanctification, donc en fait la croissance de la charité dans une âme, est un mouvement accéléré : comme la chute d’une pierre (plus elle tombe, plus elle va vite) ou l’attirance d’une pièce en fer par un aimant (plus elle s’en rapproche, plus elle va vite).

Ainsi en est-il des saints, plus ils se rapprochent du terme de leur vie, plus leur sainteté croît.

Cela se fit en Marie : l’amour qu’elle portait à Dieu et son divin Fils ne fit que croître depuis sa Conception immaculée jusqu’à la fin de sa vie terrestre.

Pourtant imaginez l’intensité de l’amour de la Très Sainte Vierge Marie pour son Fils dans l’étable de Bethléem.

Imaginez surtout la force de son amour pour Notre-Seigneur Jésus-Christ lors de la Passion et au pied de la Croix : amour immense d’une mère qui souffre avec son Fils unique et qui offre son sacrifice pour le salut des âmes.

On a peine à croire que cet amour maternel au pied de la Croix ait pu encore s’accroître et, en plus, de manière accélérée.

Pourtant cela se fit. L’amour de Notre-Dame pour son Fils a connu une croissance de plus en plus rapide.

Chaque jour cet amour qui régnait dans son cœur sans aucun obstacle, augmentait, se perfectionnait, de sorte que la terre ne fut plus capable de le contenir. Alors que se passa-t-il ?

Notre-Dame a déchiré le voile qui la séparait de son Fils, la sainte impatience qu’elle avait d’être à nouveau unie à lui fut trop forte.

Ainsi la Vierge rendit sans peine et sans violence sa sainte et bienheureuse âme entre les mains de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Sainte dormition.

« Comme la plus légère secousse détache de l’arbre un fruit déjà mur, disait Bossuet, ainsi fut cueillie cette âme bénite pour être tout d’un coup transportée au ciel ; ainsi mourut la divine Vierge par un élan de l’amour divin et son âme fut portée au ciel par une nuée de désirs sacrés. »

Puis Notre-Dame passa par le même chemin que son Fils en ressuscitant et en montant au Ciel, par la puissance divine, portée par les anges, avec son corps glorifié.

Le Saint Esprit dit dans le Cantique des cantiques : « L’amour est fort comme la mort ».

Cette fête de l’Assomption nous le montre.

La vie des Saints également manifeste la force, la puissance, de l’amour de Dieu.

Saint Paul disait dans l’épître aux Philippiens : « Pour moi vivre c’est le Christ et mourir m’est un gain. »

Le grand Apôtre souhaitait de tout son cœur que sa vie terrestre s’achève pour rejoindre le Christ : « Mourir m’est un bénéfice » !

Les Saints soupiraient tous après le Ciel et, à la suite de Notre-Dame, plusieurs saints sont aussi morts d’amour : comme Sainte Imelda, cette toute jeune fille, mourut d’amour pour Jésus après avoir communié pour la première fois.

Et combien de saints sont morts ayant des paroles d’amour pour NS et son saint nom sur leurs lèvres : « O Jésus, Dieu de mon cœur » dit saint François Xavier avant de rendre son âme à Dieu.

« Je vais à la Lumière, à l’Amour, à la Vie » souffla sainte Elisabeth de la Trinité dans un dernier soupir.

Puisqu’il s’agit d’amour, nous pouvons penser que la mort d’un chrétien, c’est un peu comme le mariage : l’épouse quitte son père et sa mère pour se joindre à son bien-aimé, ainsi l’âme sainte quitte la terre pour rejoindre son Bien-aimé : Jésus pour les noces éternelles.

Ainsi douce est la fin de la vie terrestre d’une âme en état de grâce, terrible est la mort du pécheur qui s’accroche à ce qui passe.

Car nous sommes faits pour le bonheur éternel du Ciel : enfants de Dieu par notre baptême, nous acquérons un droit réel à l’héritage du Christ, le bonheur éternel du Ciel. Tel est l’objet de notre espérance chrétienne.

Alors aujourd’hui prions Notre-Dame en son Assomption glorieuse pour qu’à l’heure de notre mort nous quittions cette vie, cette terre, comme elle, avec un amour et un grand désir de voir Dieu, désir détachant notre cœur de tous les biens et plaisirs passagers pour l’attacher de plus en plus intimement à Dieu seul.

« Oui, bon Jésus, nous sommes à vous.
En mourant, nous serons à vous pour toujours, et vous serez aussi tout à nous, pourvu que le dernier soupir de notre vie soit un soupir d’amour pour vous. Ainsi soit-il. »

Abbé S.D. – Valence & Montélimar, 15 août 2020.

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2020-99. Alors que beaucoup de processions du Vœu de Louis XIII ne pourront avoir lieu ce 15 août 2020, ce que nous pouvons et même devons faire pour suppléer :

Jeudi 13 août 2020,
Fête de Sainte Radegonde, Reine des Francs et moniale.

Ingres : le voeu de Louis XIII

Jean-Dominique Ingres : le Vœu de Louis XIII
(tableau de la cathédrale de Montauban)

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Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Dans les circonstances présentes, hélas ! beaucoup de processions célébrées le 15 août pour renouveler le Vœu de Louis XIII ne pourront avoir lieu, soit parce que nos prêtres – même avec la meilleure volonté du monde – n’ont pas la possibilité matérielle ou le temps de les préparer, soit parce que les conditions dans lesquelles se trouvent ces jours-ci nos chapelles ou nos paroisses – et en particulier les contraintes prétendument sanitaires imposées par les diocèses ou les autorités civiles – n’autorisent pas les processions…

Loin de nous une mentalité défaitiste et une passive résignation cependant !
En ce saint jour de l’Assomption de Notre-Dame, il ne nous est pas permis de renoncer purement et simplement au renouvellement de la consécration de la France à Notre-Dame en qualité de souveraine.
Il  nous appartient donc à chacun, individuellement, en famille, ou avec quelques amis, d’y suppléer autant qu’il est en notre pouvoir, et de nous organiser pour placer cette année encore le Royaume des Lys – qui en a plus que jamais besoin – entre les mains de sa céleste souveraine et principale protectrice.

Ce que nous pouvons concrètement faire :

- Au moment qui nous sera le plus opportun dans la journée ou la soirée de ce 15 août, afin de rendre à Notre-Dame de l’Assomption, Reine et céleste protectrice du Royaume de France, l’hommage et la dévotion qui lui sont dus, dans notre maison, dans notre oratoire domestique, voire dans notre jardin si nous en avons un et que nous pouvons y dresser une sorte de petit reposoir avec une statue ou une belle image de la Mère de Dieu, ou bien encore si nous avons la possibilité de nous rendre dans une chapelle dédiée à la Très Sainte Vierge Marie, récitons les prières liturgiques traditionnelles prescrites pour le renouvellement du Vœu de Louis XIII (on peut les trouver > ici) ;

– Nous pouvons aussi, si la disposition des lieux le permet, placer à l’une de nos fenêtres donnant sur la rue une image ou une statue de la Très Sainte Mère de Dieu avec quelques fleurs, un cierge ou une veilleuse ;

– En sus des prières liturgiques traditionnelles, je vous engage à réciter la prière dont vous pouvez trouver le texte > ici.

Puisse notre ferveur et notre dévotion se faire inventives et audacieuses pour suppléer aux impossibilités qui nous sont imposées par ces temps malheureux qui sont aujourd’hui les nôtres…
Plus que jamais, nous avons le grave devoir de prier pour le Royaume des Lys, devenu majoritairement terre d’impiété et d’apostasie ; de prier pour notre Roi légitime, afin qu’il reçoive de Dieu toutes les grâces nécessaires à la charge que la Providence a déposée sur ses épaules, et de prier pour sa famille ; de prier les uns pour les autres, unis par les liens invisibles de la communion des saints, afin de nous soutenir et pour que cette prière fraternelle nous soit une force pour les jours difficiles qui s’approchent…

Très sainte et très fervente fête de l’Assomption, mes bien chers Amis !
Vôtre,
in Corde Jesu & Mariae.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

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PS. Et n’oubliez pas – pour tous ceux qui le peuvent – de vous inscrire sans retard au pèlerinage organisé au Puy à l’occasion de la solennité de Saint Louis, les 29 et 30 août prochains cf. > ici

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2020-97. Charité et humilité.

Méditation sur les textes de la Sainte Ecriture
lus à la Sainte Messe
du
10ème dimanche après la Pentecôte

Simon Vouet la Charité (vers 1640 - Louvre)

Simon Vouet : la Charité (vers 1640)

« 1 – La liturgie nous présente aujourd’hui, comme dans un tableau d’ensemble, à travers les textes de la Messe, les traits fondamentaux de l’âme chrétienne. Avant tout, elle nous montre cette âme vivifiée par l’Esprit-Saint qui répand en elle Ses dons (cf. Saint Paul dans l’épître de ce jour – 1 Cor. XII 2-11).
L’Apôtre nous parle des « charismes », c’est-à-dire de ces grâces spéciales, telles que le don des langues, de la science, des miracles, …etc. accordées par l’Esprit-Saint avec une particulière abondance à l’Eglise primitive. Bien qu’étant très précieux, ces dons sont cependant inférieurs à la grâce et à la charité, car celles-ci peuvent conférer à l’âme la vie surnaturelle, alors que les charismes peuvent être donnés ou non par surcroît, sans en augmenter ni diminuer pour autant l’intensité.
Saint Thomas fait observer que, tandis que la grâce et la charité sanctifient l’âme et l’unissent à Dieu, les charismes, par contre, sont ordonnés à l’utilité du prochain et peuvent subsister même en celui qui ne possède pas la grâce.
Du reste, Saint Paul aussi – et précisément dans la même épître dont nous lisons aujourd’hui un passage à la Messe – après avoir énuméré tous ces dons extraordinaires, conclut par la fameuse affirmation : tout cela n’est rien sans la charité. Celle-ci est toujours la vertu « centrale », la caractéristique fondamentale de l’âme chrétienne, et aussi le plus grand don que l’Esprit-Saint puisse répandre en nous.
Si le divin Paraclet ne vivifiait nos âmes par la charité et la grâce, qui lui est inséparablement unie, personne ne pourrait accomplir le moindre acte ayant valeur surnaturelle, même pas l’homme le plus vertueux : « Personne ne peut dire « Jésus est Seigneur », si ce n’est sous l’action de l’Esprit-Saint » affirme l’Apôtre.
De même que l’arbre privé de sève vitale ne peut donner des fruits, ainsi l’âme non vivifiée par l’Esprit-Saint ne peut poser des actions de valeur surnaturelle. Voilà, encore une fois, le grand prix de la grâce et de la charité, dont le moindre degré vaut plus que tous les dons extraordinaires qui, s’ils peuvent disposer les âmes au bien, n’ont cependant le pouvoir ni d’engendrer, ni d’augmenter en nous la vie divine ».

le pharisien et le publicain - fresque de l'abbaye d'Ottobeuren

Le pharisien et le publicain : fresque de l’abbaye d’Ottobeuren (Bavière)

« 2 – L’Evangile (Luc XVIII, 9-14) nous montre une autre caractéristique fondamentale de l’âme chrétienne : l’humilité. La charité, il est vrai, lui, est supérieure, parce qu’elle nous communique la vie divine ; toutefois, l’humilité a une très grande importance parce qu’elle débarrasse le terrain pour faire place à la grâce et à la charité. C’est l’enseignement que nous donne aujourd’hui Jésus, sous une forme très vive et concrète, dans la parabole du pharisien et du publicain. L’Evangile nous dit expressément que Jésus parlait en vue de quelques gens « persuadés de leur propre justice et pleins de mépris pour les autres » ; le pharisien en est le prototype et les représente à merveille. Le voici, assuré d’être juste et gonflé de ses mérites : je ne suis ni voleur, ni adultère, je jeûne et paie la dîme. Que peut-on prétendre de plus ? Mais cet homme superbe ne voit pas qu’il lui manque ce qu’il y a de meilleur : la charité, puisqu’il se déchaîne contre les autres, les accuse, les condamne : « je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont voleurs, injustes, adultères, ni non plus comme ce publicain ».
N’ayant pas de charité envers le prochain, il ne peut en avoir envers Dieu.
De fait, entré dans le temple pour prier, il a été incapable de formuler le moindre acte d’amour, d’adoration et, au lieu de louer Dieu pour Ses bienfaits, il n’a fait que se louer lui-même.
En réalité cet homme est incapable de prier parce qu’il n’a pas la charité, et il ne peut la posséder, parce qu’il est plein d’orgueil : « Dieu résiste aux superbes, et Il donne Sa grâce aux humbles » (Jac. IV, 6), c’est pourquoi le pharisien retourne chez lui condamné, moins par le Seigneur qui aime toujours user de miséricorde, que par son orgueil, qui empêche en lui l’œuvre de la miséricorde.
Tout autre est l’attitude du publicain : c’est un pauvre homme, il sait qu’il a péché, il est conscient de sa misère morale ; lui non plus ne possède pas la charité, parce que le péché suscite en lui un obstacle ; cependant, il est humble, très humble, et se confie dans la miséricorde de Dieu : « O Dieu, ayez pitié de moi qui suis un pécheur ! » Et Dieu qui aime Se pencher sur les humbles, le justifie à l’instant même : son humilité a attiré sur lui la grâce du Très-Haut.
Saint Augustin n’a-t-il pas dit que « Dieu aime mieux l’humilité dans les choses mal faites, que l’orgueil dans celles qui sont bien faites ! »
Ce ne sont pas nos vertus, nos bonnes actions, qui nous justifieront, mais la grâce et la charité que l’Esprit-Saint répand dans nos cœurs « comme Il veut », oui, mais toujours en proportion de notre humilité ». 

Rd. Père Gabriel de Sainte-Marie-Madeleine,
in « Intimité divine », vol. 2 pp.242-245

frise

2020-96. Où le Maître-Chat Lully revient pour rappeler quelques salutaires leçons sur les dangers du relâchement de ceux dont on devrait au contraire attendre davantage d’édification.

Lettre d’outre-tombe
adressée par

Monseigneur le Maître-Chat Lully
à
celui qui fut ici-bas son humain de compagnie

Lully au crayon

Mon cher Papa-moine,

Ce sera demain le dixième dimanche après la Pentecôte et, avec tous les fidèles de la Sainte Eglise qui pratiquent le rite latin traditionnel, tu entendras le chant de la péricope évangélique dite « parabole du pharisien et du publicain » (Luc XVIII, 9-14).
Depuis le paradis des chats, où je suis établi en un poste d’observation privilégié qui me permet de pénétrer avec plus d’acuité encore que je n’en avais sur terre dans les replis – pas toujours édifiants – de la psychologie des hommes, il m’est permis de t’adresser, de temps en temps, quelques lignes, à fin, du moins l’espèré-je de tout cœur, de t’apporter consolation et force, et pour te stimuler dans tes bonnes dispositions.

Je te l’ai toujours dit, dans le temps où j’étais auprès de toi, et tu en avais de toute façon une compréhension plus aiguë qu’un très grand nombre de tes congénères, il faut craindre bien plus que la peste – et infiniment plus que ce coronavirus qui alimente aujourd’hui les peurs de tes contemporains et, surtout, les peu glorieuses manigances des hommes de l’ombre -, la mentalité pervertie d’un très grand nombre de fidèles et de clercs de la Sainte Eglise catholique, notre mère.
Nous savons bien que ce n’est ni la religion en sa réalité intrinsèque, ni la Foi révélée par le Christ, ni la Sainte Eglise par elle-même, qui sont les causes de ce que nous déplorons en ces fidèles et en ces clercs : cela tombe sous le sens pour tout homme intelligent, mais en ces temps de virulence accrue de l’antichristianisme il est toutefois bon de le redire.
C’est ici que se vérifie – une fois de plus, hélas ! – la vérité de l’antique adage latin attribué à Saint Grégoire le Grand : Corruptio optimi pessima - La corruption de ce qu’il y a de meilleur est la pire des choses.
Nous savons bien, nous ne savons que trop, que ce qui est ici en cause ce sont les tendances viciées de l’homme blessé par le péché originel.
Le drame survient lorsque des fidèles ou des clercs, qui devraient trouver dans la vertu de religion, dans la Foi divine reçue de Notre-Seigneur Jésus-Christ, dans tous les trésors de grâce, de purification et de sanctification offerts par la Sainte Eglise, les remèdes à leurs blessures et les forces pour vaincre les tentations, cessent d’avoir une conscience suraiguë de leur fragilité, se relâchent dans le combat spirituel, pactisent avec les subtiles et quasi insensibles séductions de l’esprit du monde, et s’imaginent plus ou moins consciemment qu’à partir du simple moment où ils sont catholiques pratiquants, religieux ou ministres ordonnés, ils se trouveraient établis de manière stable et définitive dans un état d’impeccabilité qui les exempterait de vigilance, d’effort et de lutte, alors qu’il est en tout autrement.
C’est bien parce qu’ils sont catholiques pratiquants, religieux ou clercs, que Dieu leur fait un devoir plus strict et une obligation très grave d’être encore davantage exigeants avec eux-mêmes !

C’est un sujet sur lequel il y aurait beaucoup à dire, beaucoup à écrire.
Et d’ailleurs, durant les quelque vingt siècles de la vie de l’Eglise, les prédicateurs, les moralistes, les saints et les docteurs ont insisté encore et encore sur les mille et un aspects de cette redoutable responsabilité qui est faite à tous les baptisés en général, mais d’une manière plus particulière encore aux consacrés, de ne jamais baisser la garde, et de se montrer toujours plus exigeants avec eux-mêmes et plus inexorablement méticuleux dans leur tendance à la perfection et leur recherche de la sainteté, se souvenant des graves avertissements de Notre-Seigneur Jésus-Christ : « Car à celui à qui on a donné beaucoup, on demandera beaucoup ; et de celui à qui on a confié beaucoup, on exigera davantage » (Luc XII, 48) ; et encore : « Vous êtes le sel de la terre. Que si le sel perd sa vertu, avec quoi le salera-t-on ? Il n’est plus bon qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes » (Matth. V, 13).

Maintenant que je ne suis plus constamment auprès de toi pour te rappeler sans cesse à ces exigences (puisque c’est la vocation spécifique que Dieu donne aux chats auprès de leurs humains de compagnie, et plus encore lorsque ce sont des religieux), j’espère que tu ne te relâches pas et que tu veilles chaque jour à mettre en pratique les exemples que je t’ai donnés quotidiennement pendant nos treize années de vie commune…
Il t’est bien assez donné à toi-même de souffrir de toutes les indélicatesses qui découlent de ces déplorables relâchements de la vigilance dans la très exigeante pratique des vertus que l’on constate avec grande tristesse chez de nombreux fidèles ou ecclésiastiques, pour que tu ne doives pas t’exciter chaque jour à davantage d’efforts et de fermeté dans une intraitable rigueur.

Tu as été avec douleur et affliction le témoin de la chute lamentable d’un certain nombre de religieux et de prêtres.
Déjà, dans ton enfance, dans ces désastreuses années qui ont suivi le concile vaticandeux, tu as vu des prêtres qui défroquaient, préférant l’amour d’une créature charnelle à celui qu’ils avaient exclusivement et solennellement promis à Dieu au pied de Ses autels !
Mais cela ne s’est pas limité à cette période de folie et de « remise en question » qui a accumulé les ruines ; tout au long de tes bientôt quarante années de vie religieuse, tu as appris les défections, les trahisons de tant de consacrés.
Aujourd’hui encore, tu reçois l’annonce de scandales et de chutes pitoyables de prêtres que tu as connus, aux Messes desquels tu as assisté, des mains desquels tu as reçu la sainte communion… En l’apprenant, il t’est donné de ressentir une infime part de la douleur du divin Cœur de Jésus dans Sa Passion, abandonné, délaissé et trahi par ceux auxquels Il avait accordé Ses prédilections.

Ces prêtres, ces consacrés qui défaillent n’avaient-ils pas la vocation ?
Les longues années passées au séminaire ou dans leurs maisons de formation auraient probablement débusqué de fausses vocations. Du moins se prend-on à le croire pour ne pas désespérer complètement du discernement et du bon sens de ceux qui dirigent ces établissements…
Or donc, si la vocation était authentique à l’origine et que cependant ces prêtres ou religieux ont failli, la seule explication à leur chute réside dans leur attiédissement, dans leur manque de ferveur, dans leur relâchement dans le combat spirituel, et dans leur accoutumance coupable à cet état de tiédeur et de médiocrité.
Certes, seul Dieu, qui sonde les reins et les cœurs, peut être leur juste Juge et, à nous Ses créatures, il n’est pas donné de connaître ce qui n’appartient qu’à Dieu.
En revanche, constatant objectivement les faits de l’extérieur, cela doit porter tout fidèle, tout religieux et tout prêtre à davantage de générosité et d’ardeur dans sa vie personnelle, pour que, se sachant lui aussi faillible et pécheur, il se livre avec plus de pugnacité et d’acharnement aux combats qu’il lui appartient de soutenir en propre.

J’aurais encore beaucoup de choses à t’écrire, mon cher Papa-moine, mais il y a déjà là matière à de longues réflexions et méditations. Je te laisse donc t’y livrer avec assiduité et t’adresse avec ces lignes un chat-leureux ronronnement du paradis.

pattes de chatLully.  

mains jointes - prière

2020-95. Réception d’un ancien ornement blanc qui vient d’être restauré.

Vendredi 7 août 2020,
Premier vendredi du mois, dédié à la réparation envers le divin Cœur de Jésus ;
Fête de Saint Gaëtan de Thiène, confesseur ;
Mémoire de Saint Donat, évêque et martyr ;
Huitième jour du carême de la Mère de Dieu (cf. > ici).

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je pourrais reprendre ici aujourd’hui sans en changer un iota ce que je vous écrivais il y a exactement un an et deux jours (le 5 août 2019, cf. > ici) en introduction de la présentation du bel ornement vert qui venait de nous revenir remis à neuf par les soins de Guillaume qui travaille en son « Atelier Corneille » pour réaliser ou restaurer des vêtements et ornements liturgiques.
La même série d’ornements sacrés que nous avions recueillis, il y a plusieurs années, après qu’ils avaient échappé au bûcher iconoclaste ordonné par un curé moderniste, contenait un ornement blanc complet qui, bien qu’il eût subi les outrages du temps, n’en était cependant pas moins magnifique.
De même que l’ornement vert restauré que je vous présentais il y a un an (cf. > ici), il avait subi lui aussi un essai de restauration qui, s’il avait eu le mérite de conserver tant bien que mal cette chasuble blanche et ses accessoires, avait toutefois fort mal vieilli.
Le talent et la patience de Guillaume, pendant de longues semaines de travail minutieux, viennent de lui rendre sa beauté et lui permettront désormais de resservir au culte et à la glorification de Dieu Notre-Seigneur.

De nombreux indices nous donnent à penser que cet ornement pourrait avoir été confectionné sous le règne de Charles X : tous les galons et orfrois (voir la note en bas de page) ont été confectionnés à la main, ils sont, en certains endroits, surchargés de fausses pierres serties.
Le tissu d’origine était une moire blanche qui subsistait en certains endroits, jaunie, mais qui, lors de l’essai de restauration (dans la première moitié du XXe siècle peut-être) évoqué ci-dessus, avait été majoritairement remplacée par une soie unie, laquelle, avec le temps, s’était rétractée et occasionnait de disgracieuses déformations.
Guillaume a donc dû procéder à un démontage complet pour récupérer tous les galons et orfrois, qui sont magnifiques malgré l’usure qu’ils présentent en certains endroits ; il lui a ensuite fallu changer tout ce qui devait l’être, puis retendre une moire blanche et enfin y recoudre les galons et orfrois d’origine.
Je tiens à le remercier vivement, et publiquement, pour ce beau travail de restauration.

Mais je vous laisse maintenant admirer de vos propres yeux la beauté de cet ornement remis à neuf, par l’intermédiaire de douze clichés que j’ai sélectionnés pour vous permettre d’avoir une vue de son ensemble et de ses détails.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Pour nous aider à continuer à entretenir, faire restaurer ou confectionner d’autres ornements sacrés, nous permettre d’acheter ou faire restaurer  du mobilier liturgique ou des parements d’autel, et participer aux frais des luminaires (veilleuses du Saint-Sacrement et cierges)   > ici

Chasuble blanche restaurée 1

Voici donc tout d’abord des vues d’ensemble du dos et du devant de la chasuble…

Chasuble blanche restaurée 2

… et de ses accessoires : bourse, voile de calice, étole et manipule :

Chasuble blanche restaurée 3

Détail de la croix précieuse qui orne le dos de la chasuble :

Chasuble blanche restaurée 4

Quadrilobe central de la Croix, au centre duquel figure le monogramme IHS sur des pampres, feuilles de vigne et raisins :

Chasuble blanche restaurée 5

Motif  répétitif des orfrois :

Chasuble blanche restaurée 6

Extrémité des bras de la Croix :

Chasuble blanche restaurée 7

Orfroi de l’encolure :

Chasuble blanche restaurée 8

Galon du pourtour :

Chasuble blanche restaurée 9

Etole (détail) :

Chasuble blanche restaurée 10

Croix du voile de calice :

Chasuble blanche restaurée 11

L’une des grappes de raisin du quadrilobe central de la Croix :

Chasuble blanche restaurée 12

Note :
« On entend par orfrois les parements, broderies et franges d’or et même, dans certains textes, le tissu d’or. (…) On entend aussi par orfrois, mais dans un sens impropre, les parements, broderies et franges d’argent, ou d’une autre couleur, et le drap d’argent… » [Dom Joannès Roux, article "Orfroi", in "Dictionnaire pratique de liturgie romaine" publié sous la direction du chanoine Robert Lesage - éd. Bonne Presse 1952].

2020-94. Solennité de la Saint Louis au Puy-en-Velay avec la Confrérie Royale.

Pèlerinage légitimiste au Puy - message du Prince 4 juin 2016

Communiqué du secrétariat de la Confrérie Royale :

Le cinquième pèlerinage annuel de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay, pour le Roi et la France, a été empêché par les restrictions de déplacement et de rassemblement, imposées par les autorités civiles et ecclésiastiques, conséquentes à l’épidémie du Covid-19.
Les 21, 22 et 23 mai, nous avons néanmoins pu en maintenir l’esprit et la démarche de manière uniquement spirituelle puisque quelques dizaines de membres et sympathisants de la Confrérie Royale se sont pliés, depuis leur lieu de résidence, à des exercices communs de prière et d’approfondissement, en se transportant par le cœur et la prière jusqu’à la ville sainte du Puy (cf. > ici).

Voici toutefois qu’une opportunité nous est donnée d’organiser un petit rassemblement au Puy les 29 et 30 août prochains, afin d’y célébrer la solennité de Saint Louis, saint patron de notre Roi légitime et de Monseigneur le Dauphin.

Nous venons d’obtenir l’accord du Lycée qui nous avait accueillis en 2019 pour y être hébergés cette fois encore : la nuitée est à 18 euros (petit-déjeuner compris) et les repas à 12 euros.

Monsieur le Recteur de l’insigne basilique-cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation nous permet de célébrer la Sainte Messe au maître-autel, au-dessus duquel trône la célèbre Vierge Noire (copie de celle qui avait été offerte par Saint Louis, malheureusement brûlée à la révolution), le samedi 29 août à 9 h.
Nous devrions pouvoir célébrer la Sainte Messe du dimanche 30, solennité de Saint Louis, à la chapelle des Pénitents blancs.

Notre-Dame du Puy - Vierge Noire - 12 mai 2018

Pour ceux qui viennent de loin, il y a donc possibilité d’être accueillis à partir du vendredi 28 en fin d’après-midi : un programme détaillé sera communiqué aux inscrits, avec toutes les indications de lieux et d’horaires.

Il est aussi possible de nous rejoindre seulement pour la Sainte Messe du samedi (9h), ou de ne participer qu’à la journée du samedi.
En sus des Saintes Messes et autres temps de prière, il y aura quelques visites et temps d’enseignement spirituel.

Enfin, si certains souhaitent profiter de ce pèlerinage pour faire leur entrée dans la Confrérie, qu’ils se signalent sans aucun retard.

Si vous désirez prendre part à ce pèlerinage, merci de nous le signifier le plus rapidement possible
1) d’abord par courriel à l’adresse suivante : pelerinage@confrerieroyale.com
2) et en nous renvoyant également le bulletin d’inscription (à télécharger ici > fichier pdf Bulletin d’inscription au pèlerinage de la solennité de Saint Louis août 2020) rempli le plus exactement possible avec votre chèque d’acompte (à l’ordre du Cercle Légitimiste du Vivarais) à l’adresse qui s’y trouve mentionnée.

Statue de Saint Louis - Le Puy

Statue de Saint Louis dans la cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation du Puy-en-Velay

2020-92. Mardi 11 août 2020 : fête de Sainte Philomène au Mesnil-Marie.

palmes

Nous faisons chaque jour l’expérience de la puissance protection et de la très efficace intercession de Sainte Philomène, céleste protectrice du Refuge Notre-Dame de Compassion en second, après la Très Sainte Mère des Douleurs.
Nous constatons aussi avec émerveillement et action de grâces combien elle se plaît à exaucer les prières de ceux qui viennent la prier au Mesnil-Marie.
Voilà pourquoi, cette année encore, nous vous invitons à célébrer sa fête avec nous.

Gisant de Sainte Philomène au Mesnil-Marie - détail

Mardi 11 août 2020

Fête de Sainte Philomène

Programme :

- 10 h – 11 h : possibilité de confessions
- 11 h précises : Sainte Messe de la fête de Sainte Philomène
(célébrée évidemment dans le rite latin traditionnel)

- Repas tiré du sac (apporter autant que possibles vos sièges pliants – merci !)
- 15 h  : chapelet et vénération de la relique de Sainte Philomène

Attention ! Remarques importantes :
- En raison du contexte particulier lié à la crise sanitaire et à aux contraintes imposées par le pouvoir politique – et même si le Mesnil-Marie est une propriété privée et non un « lieu public » -, la Sainte Messe sera célébrée sous une grande tente (nous avons pu remplacer le barnum qui a été grandement endommagé par la tempête à la mi-juin, cf. > ici), apprêtée dignement pour cette célébration.
- Afin de prévoir un aménagement conforme aux recommandations de distanciation, nous invitons avec une certaine insistance les personnes qui souhaitent venir à la Messe à nous prévenir (en utilisant le formulaire de contact > ici, ou bien par téléphone).
- Des bancs seront disposés sous cette tente, mais nous recommandons en outre à ceux qui ne souhaitent pas s’agenouiller directement sur l’herbe d’apporter un coussin ou un linge qu’ils pourront poser au sol devant eux.

Préparation spirituelle à la fête de Sainte Philomène :
Que vous puissiez être présents physiquement ou que vous ne le puissiez pas, nous vous invitons quoi qu’il en soit à préparer la fête de Sainte Philomène par une neuvaine, du dimanche 2 au lundi 10 août.
Pour cette neuvaine, nous vous proposons les prières publiées > ici.

Reliquaire de Sainte Philomène au Mesnil-Marie

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