Archive pour la catégorie 'Prier avec nous'

2016-89. « O Mère admirable, c’est bien avec raison que l’on vous appelle ainsi ! »

Extrait du « Coeur admirable de la Très Sainte Mère de Dieu »
de
Saint Jean Eudes

Basilique supérieure Lourdes - La Trinité et l'Immaculée

La Sainte Trinité et la Vierge immaculée
(vitrail de la basilique supérieure à Lourdes)

« O Mère admirable, c’est bien avec raison que l’on vous appelle ainsi ! Car véritablement vous êtes admirable en toutes choses et en toutes manières.

Admirable en la beauté angélique et en la pureté séraphique de votre corps virginal. Admirable en la sainteté très éminente de votre âme bienheureuse. Admirable en toutes les facultés de l’un et de l’autre, dont vous avez toujours fait un très saint usage pour la gloire du Saint des saints.

Admirable en toutes vos pensées, en toutes vos paroles, en toutes vos actions : en vos pensées, qui n’ont jamais eu d’autre but que de plaire à Dieu seul ; en vos paroles, qui ont toujours été comme les paroles de Dieu, conformément à ce divin précepte : « Si quelqu’un parle, que ses paroles soient comme les paroles de Dieu » (1 Petr. IV, 11) ; en vos actions, qui ont toutes été consacrées à sa divine Majesté.

Admirable en vos souffrances, qui vous ont rendue digne d’être associée avec le Sauveur en l’oeuvre de la Rédemption du monde.

Admirable en tous les états et en tous les mystères de votre vie, qui sont autant d’abîmes de merveilles.
Admirable en votre Conception immaculée, qui est pleine de merveilles.
Admirable en votre Naissance, qui a été le sujet d’une joie indicible et éternelle à tout l’univers.
Admirable en votre saint Nom de Marie.
Admirable en votre entretien avec l’Archange saint Gabriel, quand il vous a annoncé le mystère ineffable de l’Incarnation.
Admirable dans toutes les choses grandes qui se sont passées en vous, au moment heureux où ce mystère incomparable y a été accompli.
Admirable en tous les moments des neuf mois que le Verbe incarné a résidé en qualité de Fils unique de Marie dans vos bénites entrailles.
Admirable en toutes les paroles contenues dans le divin cantique que vous avez prononcé après avoir salué votre cousine Elisabeth.
Admirable en tous les pas que vous avez faits allant à Bethléem pour y enfanter le Sauveur du monde.
Admirable dans le mystère de son Epiphanie, c’est-à-dire de sa manifestation aux saints Rois qui ont trouvé l’Enfant de Bethléem avec Marie sa mère, et l’ont adoré avec elle.
Admirable dans la sainte conversation que vous avez eue avec ce Fils bien-aimé, spécialement durant les trente premières années de sa vie.
Admirable dans la part que votre charité vous a donnée dans le premier miracle qu’il a fait aux noces de Cana.
Admirable en la communication qu’il vous a faite de sa croix et de ses souffrances, et dans le sacrifice que vous avez fait de lui-même au pied de sa croix.
Admirable dans les choses qui se sont passées, lorsque étant ressuscité il vous a visitée.
Admirable dans les dispositions avec lesquelles vous avez reçu le Saint-Esprit au jour de la Pentecôte.
Admirable en votre sainte mort, en votre glorieuse Assomption, en la vie bienheureuse que vous avez dans le ciel.

Admirable en toutes les qualités dont Dieu vous a ornée, de Fille aimée du Père, de Mère du Fils de Dieu, d’Epouse du Saint-Esprit, de sanctuaire de la très sainte Trinité, de Reine des hommes et des Anges, de Mère des chrétiens, de Consolatrice des affligés, d’Avocate des pécheurs, de Refuge de tous les misérables. »

Saint Jean Eudes,
in « le Coeur admirable de la très sainte Mère de Dieu » (1681) – livre 1er, chapitre 1.

Trois lys blancs

Voir aussi :
- Tota pulchra es > ici
- Litanies du Saint Coeur de Marie > ici
- Prière du vénérable Pie XII à Marie, Mère immaculée > ici
- Saint Jean Eudes : « Le Coeur de Marie, rempli d’amour pour Dieu et de charité pour nous » > ici
- Saint Jean Eudes : « C’est dans son Coeur que Marie a porté le Christ et qu’elle Le porte pour l’éternité » > ici
- Origines de Notre-Dame selon la Légende Dorée > ici
- BD « La nouvelle Arche » > ici
- BD « Dans l’arche du Coeur immaculé » > ici

2016-86. Sauvez Rome et la France, au nom du Sacré-Coeur !

3 décembre,
Fête de Saint François-Xavier.

Je vous rappelais hier, chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, à l’occasion de l’anniversaire de la bataille de Loigny (2 décembre 1870), l’influence qu’elle avait exercé sur la genèse du Voeu National au Sacré-Coeur (cf. > ici), dont le cantique « Pitié, mon Dieu ! » fut l’expression.

J’en profite aujourd’hui pour compléter ce que je vous écrivais au sujet des afflictions de l’Eglise et des malheurs de la France - n’en déplaise à ces « idiots utiles » qui, dans la société civile mais plus encore dans l’Eglise, nous serinent que tout va bien - :
1 – si la spoliation des Etats de l’Eglise livrés aux exactions de la secte maçonnique fut alors un grand malheur, voir aujourd’hui l’Eglise livrée à la propagation de l’hérésie moderniste est un malheur encore plus grand ;
2 – si la captivité du Bienheureux Pie IX dans l’enceinte de la Cité Vaticane fut alors la cause d’une profonde tristesse pour tous les catholiques, la pusillanimité des pasteurs aux doctrines pour le moins floues ou hésitantes (quand elles ne sont pas carrément hétérodoxes) est aujourd’hui la cause d’une tristesse infiniment plus profonde pour les fidèles qui ont conservé la foi de la Tradition reçue des Apôtres ;
3 – si la défaite militaire de la France devant le rouleau compresseur prussien fut alors le motif d’une immense humiliation, la déroute sociale, intellectuelle, culturelle, morale et spirituelle de notre pays est aujourd’hui le motif d’une humiliation mille fois plus immense ;
4 – si l’invasion du territoire français par les troupes germaniques fut alors à l’origine d’une dramatique inquiétude, la collaboration des gouvernements successifs de la république à une invasion mahométane mortifère est aujourd’hui la raison pleinement justifiée d’une clairvoyante inquiétude à la perspective des drames que cette invasion engendrera immanquablement…

Mais si ces grands malheurs des années 1870 et 1871 furent aussi l’occasion d’un grand sursaut spirituel, à combien plus forte raison aujourd’hui les grands malheurs de la France et de l’Eglise doivent-ils entraîner une saine et sainte réaction surnaturelle par un authentique retour à Dieu : conversion ; pénitence et réparation ; recours fervent à ces puissants intercesseurs que sont les Saints de France ; instantes supplications adressées à la Très Sainte ViergeMarie, Reine de France ; et – par dessus tout – appels pressants au Sacré-Coeur.

Marseille basilique Sacré-Coeur vitrail du voeu national

Le Voeu National au Sacré-Coeur
(vitrail de la basilique du Sacré-Coeur à Marseille)

Voilà pourquoi Frère Maximilien-Marie a composé de nouvelles paroles, plus adaptées aux circonstances présentes, pour le cantique « Pitié, mon Dieu ! »

Notre Frère y a rétabli le refrain originel  : « Sauvez Rome et la France, au nom du Sacré-Coeur ! » (et non pas « Sauvez, sauvez la France… », puisque ce cantique avait été écrit dans le contexte de la spoliation des Etats Pontificaux et de l’écrasement de la France sous la botte prussienne), qui prend aujourd’hui un sens nouveau, encore plus exact, encore plus tragique, comme je le faisais remarquer ci-dessus.
Toutefois il en a réécrit les couplets afin de les faire davantage coller à l’actualité de l’Eglise et de notre malheureux pays.

Voici donc cette réactualisation de l’ancien cantique du Voeu National :

1- Pitié, mon Dieu ! car Votre Sainte Eglise
De toutes parts se trouve menacée ;
Jusqu’en son sein, il en est qui pactisent
Avec l’esprit de l’enfer déchaîné :

Refrain :  Dieu de clémence ! ô Dieu vainqueur !
                   Sauvez Rome et la France, au nom du Sacré-Coeur ! (bis)

2 – Pitié, mon Dieu ! apostate est la France :
Elle renie son Seigneur et son Roi !
Que Votre Amour brise sa résistance
Et la ramène à Votre sainte loi !

3 – Pitié, mon Dieu ! d’un horrible naufrage
La Chrétienté se trouve menacée.
Ressuscitez les glorieux lignages
De l’héroïsme et de la sainteté !

4 – Pitié, mon Dieu ! que ce monde coupable,
Abandonnant ses chemins dépravés,
Dans l’unité de l’amour véritable,
Par Votre Eglise, trouve enfin sa paix !

(paroles réécrites par Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur)

le Voeu National - mosaïque de la basilique de Montmartre

Le Voeu National au Sacré-Coeur
(mosaïque de la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre, Paris)

Prions et supplions, donc, en revenant au divin Coeur de Jésus dont la miséricorde et la puissance infinies peuvent seules endiguer le déferlement du mal…

Lully.

Autre cantique en l’honneur du Sacré-Coeur publié dans ce blogue :
- « Règne à jamais, Coeur glorieux ! » > ici

Sacré-Coeur gif

2016-85. Le divin Enfant réveillé par le cri de la France.

2 décembre,
Dans l’Ordre de Saint Augustin, la fête du Bienheureux Jan van Ruysbroeck ;
Anniversaire de la bataille de Loigny (2 décembre 1870).

Bannière des Zouaves Pontificaux à Loigny

La bannière de Loigny

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Hier, à l’occasion de la fête du Bienheureux Charles de Jésus (cf. > ici), je vous citais ces lettres de Son Excellence Monseigneur Bonnet qui confiait « l’Eglise affligée » (Ecclesia Dei afflicta) et « la France meurtrie » à l’intercession de son prêtre que des traîtres avaient assassiné quelques mois plus tôt.
C’est dans la continuité de ces préoccupations spirituelles pressantes – car l’Eglise est toujours, et peut-être bien plus qu’en 1917, affligée ; et la France est encore bien davantage meurtrie de nos jours, même si c’est d’une autre manière – , que je veux vous écrire en ce 2 décembre.

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler (par exemple > ici ou > ici) de la collection de canivets de Frère Maximilien-Marie.
Aujourd’hui, en voici un qui, tout en s’accordant merveilleusement à ce temps de l’Avent, qui nous fait tendre vers la Nativité du Verbe de Dieu incarné avec une ardeur renouvelée, s’inscrit admirablement et dans l’anniversaire de la célèbre bataille de Loigny, et dans notre sollicitude spirituelle pour cette France tant aimée où « il y a grande pitié ».

Cette image en taille-douce publiée chez Ch. Letaille (éditeur pontifical -rue Garancière, 5 – Paris) avec la référence PL. 26, s’intitule « Le divin Enfant réveillé par le cri de la France ».

En voici tout d’abord une vue générale :

Le divin Enfant réveillé par le cri de la France

L’en-tête porte cette inscription : « Je crois en Jésus-Christ né de la Vierge Marie » qui surmonte, dans une espèce de mandorle, une représentation de l’Enfant Jésus, couché sur la paille.

cri de la France détail 2

Les yeux du Saint Enfant Jésus sont légèrement inclinés vers le bas où, appuyés contre le bois de sa crèche, nous découvrons une branche de lys, un bourdon de pèlerin avec la gourde qui y est attachée, et une bannière dont la hampe se termine par une croix ouvragée ; sur le tissu blanc de cette bannière est écrit le nom « France ».

Les lys et le bourdon qui encadrent cette bannière blanche symbolisant la France, semblent évoquer le grand élan des pèlerinages nationaux issu de l’effondrement, de la défaite et des humiliations de 1870-1871, alors qu’on espérait une restauration royale, et que la France, pénitente et vouée (c’est-à-dire engagée par un voeu : « Gallia poenitens et devota », comme l’affirme l’inscription sous la grande mosaïque du sanctuaire à Montmartre), se tournait suppliante vers le divin Coeur de Jésus.

cri de la France détail 3

A l’arrière-plan, dans un double rayon qui descend de la représentation des deux Coeurs unis de Jésus et Marie qui sont figurés au sommet de la mandorle, on aperçoit la façade de la basilique de Saint-Pierre au Vatican, avec l’obélisque dressé au centre de la colonnade du Bernin.

La France pénitente et vouée au premier plan, le symbole de l’Eglise romaine à l’arrière-plan, ceci renvoie immanquablement au texte du Voeu National :
« En présence des malheurs qui désolent la France et des malheurs plus grands peut-être qui la menacent encore. En présence des attentats sacrilèges commis à Rome contre les droits de l’Eglise et du Saint Siège, et contre la personne sacrée du vicaire de Jésus Christ. Nous nous humilions devant Dieu, et réunissant dans notre amour l’Eglise et notre patrie, nous reconnaissons que nous avons été coupables et justement châtiés.
Et pour faire amende honorable de nos péchés et obtenir de l’infinie miséricorde du Sacré Cœur de Notre Seigneur Jésus Christ le pardon de nos fautes, ainsi que les secours extraordinaires qui peuvent seuls délivrer le Souverain Pontife de sa captivité et faire cesser les malheurs de la France nous promettons de contribuer à l’érection, à Paris, d’un sanctuaire dédié au Sacré Cœur de Jésus ».

N’oublions pas que la bataille de Loigny, le 2 décembre 1870, au cours de laquelle les Zouaves Pontificaux, rentrés de Rome et incorporés à l’armée française sous le commandement du général Gaston de Sonis, soutinrent héroïquement l’assaut des envahisseurs, eut alors un retentissement considérable.
Sur ce champ de bataille, avait été déployée la bannière du Sacré-Coeur (cf. photo en haut de page) brodée par les Visitandines de Paray-le-Monial et déposée sur le tombeau de Saint Martin à Tours avant d’être confiée au colonel-comte Athanase de Charette, et ce haut fait ne manqua pas d’inspirer les initiateurs du Voeu National, Messieurs Alexandre Legentil et Hubert Rohault de Fleury.

cri de la France détail 4

Le cartouche gravé au-dessous de cette représentation symbolique fait une allusion explicite au fameux cantique « Pitié, mon Dieu ! », dont le refrain originel suppliait : « Dieu de clémence, ô Dieu vainqueur, sauvez Rome et la France, au nom du Sacré-Coeur ! »

cri de la France détail 1

Le verso de cette émouvante image porte ce texte :

Venez, divin Messie, venez renaître au milieu de nous !
La France repentante vous appelle, la France vous tend les bras ;
recevez-la dans les vôtres…

Que les rayons de lumière et d’amour qui s’échappent du soleil ardent de votre divin Coeur, rendent la vue aux aveugles, réchauffent les âmes glacées dans le sommeil de l’oubli et de l’indifférence, ressuscitent nos morts à la grâce ;
et que tous, unis en UN, nous n’ayons plus qu’un seul désir, qu’un seul vouloir :

Le triomphe de l’Eglise,
le règne de Dieu sur la terre,
en attendant la réunion des élus dans la paix et la joie des cieux.

+

O Coeur très doux et très clément de Jésus,
daignez faire miséricorde à la France !

Nous vous le demandons par le Coeur très saint et immaculé de votre Bienheureuse Mère, à qui votre amour filial n’a jamais rien refusé !

+

Comme je vous l’écrivais en commençant, chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, tout ceci demeure bien actuel et nous ne pouvons que le faire nôtre, et crier nous aussi ardemment vers le Ciel :

« O Coeur très doux et très clément de Jésus,
daignez faire miséricorde à la France ! »

Ainsi soit-il !

Lully.

Voir aussi :
« Les plaies de la France pansées par Marie » > ici
– La prophétie de Madame Royer sur la France > ici
« Coeur de Jésus, sauvez la France, ne l’abandonnez pas » > ici
« Sauvez Rome et la France, au nom du Sacré-Coeur » > ici

Coeur de Jésus, sauvez la France !

Publié dans:Memento, Prier avec nous, Vexilla Regis |on 2 décembre, 2016 |Pas de commentaires »

2016-81. De Saint Georges, premier évêque du Velay, et du bâton miraculeux de Saint Pierre.

Vendredi 11 novembre 2016,
Fête de Saint Martin de Tours (cf. > ici)

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Point n’est besoin que je vous explique une fois de plus de quelle dévotion nous entourons les saintes reliques (cf. > ici) ; aussi, après vous avoir raconté mon propre pèlerinage auprès de celles de Saint Antoine le Grand (cf. > ici), vais-je vous expliquer comment Frère Maximilien-Marie, après quelques mois de recherche, a pu, ce mercredi 9 novembre en fin d’après-midi, voir le bâton miraculeux de l’apôtre Saint Pierre

St Pierre -détail d'un vitrail de C.E. Kempé - église St-Jacques Hunstanworth, comté de Durham

Le premier évangélisateur et premier évêque du Velay se nommait Georges : selon la tradition, il était du nombre des septante-deux disciples de Notre-Seigneur et, en même temps que Front, qui deviendra le premier évêque de Périgueux, il fut envoyé dans les Gaules par Saint Pierre.
Alors que nos deux missionnaires étaient en route et qu’ils étaient arrivés près du lac de Bolsena, à plus de 27 lieues au nord de Rome, Georges mourut subitement. Son compagnon, Saint Front, repartit pour Rome où Saint Pierre lui remit son bâton de marche, lui demandant de le déposer sur la tombe du défunt.
Par l’imposition du bâton de Saint Pierre, Saint Georges fut rendu à la vie, et ce miracle fut d’ailleurs la cause de nombreuses conversions dans la région de Bolsena.

L’apostolat des deux missionnaires se déploya surtout dans la Gaule Aquitaine (province romaine qui était beaucoup plus vaste que ce que nous appelons aujourd’hui l’Aquitaine puisqu’elle englobait, par exemple, le Velay et le Berry). Saint Front s’établit en Périgord et Saint Georges travailla à l’évangélisation du Velay.
On admet habituellement – car tous les historiens ne sont pas d’accord – qu’il fixa son siège épiscopal à Ruessio (ou Ruessium), qui était alors la principale cité des Vellaves, et qui est aujourd’hui la petite ville de Saint-Paulien.

C’est dans le temps de l’apostolat de Saint Georges, en l’an 45 de notre ère, qu’eut lieu la première apparition de Notre-Dame qui est à l’origine du pèlerinage du Puy, ainsi que cela a été raconté dans ce blogue (cf. > ici).

Avant de se séparer, Saint Front et Saint Georges s’étaient partagés le bâton de Saint Pierre, et jusqu’à la grande révolution la moitié du bâton miraculeux fut pieusement conservée et vénérée dans l’église collégiale de Saint-Paulien

Statue de Saint Georges - église de Saint-Paulien

Saint Georges, fondateur de l’Eglise du Velay et son premier évêque
(statue dans l’église de Saint-Paulien).

Saint Georges évangélisa le Velay pendant de nombreuses années et, bien qu’il eut parfois à endurer de violentes oppositions de la part des païens, il mourut (une deuxième fois) sans avoir subi le martyre : il fut inhumé sur le Mont Anis, près du lieu que la Sainte Mère de Dieu avait désigné pour y être honorée et où Saint Martial  (cf. > ici) était venu consacrer le premier autel (là où est aujourd’hui la cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation du Puy-en-Velay) et apporter une des chaussures de la Très Sainte Vierge Marie.

Plus tard, au-dessus du tombeau de Saint Georges, fut construite une église, qui devint ensuite collégiale, puis aujourd’hui la chapelle Saint-Georges du grand séminaire du Puy.

Résurrection de Saint Georges - tableau du XVIIe s église de Saint-Paulien

Saint Front rendant la vie à Saint Georges en lui imposant le bâton de Saint Pierre
(tableau du XVIIe siècle dans l’église de Saint Paulien).

Je me demandais si, comme – hélas ! – un très grand nombre de précieuses reliques, et comme d’ailleurs l’autre moitié du bâton de Saint Pierre emportée en Périgord par Saint Front, la partie de ce bâton conservée à Saint-Paulien avait été détruite ou perdue lors de la grande révolution, jusqu’à ce que l’un de nos amis prêtres nous eût informés que non.
Soustrait aux pillages et profanations révolutionnaires par un prêtre de Saint-Paulien, le bâton de Saint Pierre fut remis par lui aux « Demoiselles de l’instruction » (congrégation fondée au Puy au XVIIe siècle sous l’impulsion d’Anne-Marie Martel et des prêtres de Saint-Sulpice qui dirigeaient le séminaire) – appelées aujourd’hui Soeurs de l’Enfant Jésus - , après la tourmente et conservé dans leur couvent du Puy.

Tout au long du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle, les élèves des « Demoiselles de l’instruction » étaient invités à entourer de vénération la relique du bâton de Saint Pierre.
Mais, après « LE concile » (!!!), cette dévotion disparut du paysage religieux vellave : l’histoire de Saint Georges fut reléguée par beaucoup au nombre des pieuses légendes sans fondement, ceux qui conservèrent son culte placèrent son existence au troisième siècle et non plus à l’âge apostolique, et les reliques – souvent suspectées d’être fausses ou douteuses, voire même accusées de favoriser la « superstition » (ne croirait-on pas entendre les sans-culottes et les patriotes de l’an II ?) – furent remisées au fond des placards de sacristie, quand elles ne furent pas brûlées ou cédées aux brocanteurs…

Vitrine renfermant le bâton de Saint Pierre - soeurs de l'Enfant Jésus le Puy

Vitrine dans laquelle sont exposés le bâton de Saint Pierre et un buste reliquaire de Saint Georges
(congrégation des Soeurs de l’Enfant Jésus, le Puy-en-Velay).

Fort heureusement, le bâton de Saint Pierre – même s’il avait été mis à l’écart de la dévotion populaire – ne fut ni détruit ni perdu lors de cette seconde grande révolution qui a ravagé la Sainte Eglise après les années 60 du précédent siècle !

Après avoir interrogé plusieurs personnes, dont quelques prêtres parmi lesquels certains ignoraient tout de cette « légende » et d’autres en sourirent avec condescendance, au terme d’un véritable jeu de piste, Frère Maximilien-Marie finit par apprendre que le bâton de Saint Pierre se trouve actuellement dans l’une des vitrines d’une salle d’exposition présentant l’histoire et les souvenirs de la fondation des « Soeurs de l’Enfant Jésus » – salle d’exposition très rarement ouverte au public – dans la vieille ville du Puy.

Mais une chose était de savoir où se trouvait la relique, autre chose était de parvenir jusqu’à elle !

Appels téléphoniques réitérés en vue d’obtenir un rendez-vous, renvois d’une personne à une autre, demandes restées sans réponse précise ou se heurtant à une demande de rappel ultérieur : ainsi en fut-il pendant cinq mois.
Enfin, il y a quelques jours, frère Maximilien-Marie eut-il la joie de trouver une personne qui consentit à lui ouvrir les portes de la salle où se trouve ladite exposition quasi jamais ouverte au public, et qui lui donna rendez-vous pour ce mercredi 9 novembre en fin d’après-midi…

…Alléluia !

Relique du bâton de Saint Georges 2

Relique du bâton de Saint Pierre et  feuillet manuscrit racontant l’histoire de ce bâton
(congrégation des Soeurs de l’Enfant Jésus, le Puy-en-Velay).

Comme nous ne croyons pas au hasard, mais aux mystérieuses dispositions de la Providence (« Deus, cujus Providentia in sui dispositione non fallitur » ainsi que le proclame l’admirable oraison du septième dimanche après la Pentecôte), nous n’avons pas manqué de remarquer que le 9 novembre en fin d’après-midi, c’est justement le moment où l’Eglise diocésaine du Puy entonne les premières vêpres de la fête de Saint Georges, son fondateur et premier évêque (fête double de première classe avec octave, dans la liturgie traditionnelle), puisque sa fête est célébrée à la date du 10 novembre !

Redisons-le donc : Alléluia !

Relique du bâton de Saint Georges 3

Relique du bâton de Saint Pierre : seule partie visible de ce bâton extraite de sa housse
(congrégation des Soeurs de l’Enfant Jésus, le Puy-en-Velay).

Vous pouvez vous en rendre compte par vous-mêmes, grâce aux photographies dont j’accompagne ce texte, puisque notre Frère a eu la permission de réaliser quelques clichés, ce bâton de Saint Pierre se trouve au milieu d’objets divers : livres de piété des XVIIe ou XVIIIe siècles dont usaient les « Demoiselles de l’instruction », documents relatifs à l’histoire de la congrégation,  reliquaires…

Cette moitié du bâton de Saint Pierre doit mesurer entre 70 et 80 centimètres ; elle est placée dans une housse de soie violette avec des motifs jaune d’or et on n’en voit que l’extrémité qui a été tirée hors de la housse.
Le bâton lui-même est de couleur noire ; à son extrémité lui est attaché un ruban de soie bleue, mais notre Frère n’a pas pu voir si ce ruban portait un sceau ; plusieurs feuillets de papier sur lesquels un texte est écrit sont enroulés autour du bâton à l’ouverture de la housse de soie ;  un feuillet manuscrit très endommagé, en partie déroulé, a été placé en dessous du bâton (le texte qui y est calligraphié a été retranscrit sur la feuille imprimée, enfilée dans une pochette plastique, que l’on voit à droite), il raconte les traditions concernant Saint Georges et le bâton de Saint Pierre.

Relique du bâton de Saint Georges 1

Relique du bâton de Saint Pierre dans sa vitrine
(congrégation des Soeurs de l’Enfant Jésus, le Puy-en-Velay).

Pour terminer mon compte-rendu de ce soir, chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, je me contenterai de vous transcrire la traduction que j’ai faite de l’oraison propre de Saint Georges, telle que je l’ai trouvée dans un exemplaire des offices propres du diocèse du Puy, vous invitant ainsi à entrer vous aussi dans le courant multiséculaire de dévotion envers l’apôtre et le premier évêque du Velay :

« O Dieu qui nous avez faits parvenir à la connaissance de Votre Nom par les enseignements salutaires du Bienheureux Georges, dans Votre bienveillance accordez-nous que, ayant conservé la foi dans son intégrité, persévérant jusqu’à la fin dans la pratique des bonnes oeuvres, nous méritions de parvenir aux éternelles récompenses des vertus. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur, Votre Fils, qui, avec Vous vit et règne dans l’unité du Saint-Esprit pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »

Reliquaire de Saint Georges - soeurs de l'Enfant Jésus le Puy

Buste reliquaire de Saint Georges
(congrégation des Soeurs de l’Enfant Jésus, le Puy-en-Velay).

Litanies de Saint Martin, évêque de Tours et apôtre des Gaules.

Eglise de Saint-Epain (37) - Saint Martin

Saint Martin
(détail d’une verrière de l’église de Saint-Epain, diocèse de Tours)

Seigneur, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père Céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous.
Saint Martin, Pasteur de la province de Tours, priez pour nous.
Saint Martin, généreux soldat de Jésus-Christ, priez pour nous.
Saint Martin, parfait modèle des guerriers, priez pour nous.
Saint Martin, qui avez su mépriser les biens et les plaisirs du monde, priez pour nous.
Saint Martin, qui n’étant encore que catéchumène, vous êtes dépouillé d’une partie de vos vêtements pour en couvrir un pauvre, priez pour nous.
Saint Martin, qui fûtes un modèle de sobriété et d’abstinence, priez pour nous.
Saint Martin, qui ne parliez que de Jésus-Christ, priez pour nous.
Saint Martin, homme d’oraison, priez pour nous.
Saint Martin, ami de la pauvreté, priez pour nous.
Saint Martin, qui consoliez les affligés, priez pour nous.
Saint Martin, qui défendiez les opprimés, priez pour nous.
Saint Martin, homme vraiment apostolique, priez pour nous.
Saint Martin, qui supportiez les injures avec tant de patience, priez pour nous.
Saint Martin, qui avez été embrasé du feu de la charité, priez pour nous.
Saint Martin, qui avez opéré tant de merveilles, priez pour nous.
Saint Martin, qui, sur la terre, avez conversé avec les Anges, priez pour nous.
Saint Martin, gloire du sacerdoce, priez pour nous.
Saint Martin, qui avez si bien prêché par votre exemple l’humilité et la douceur, priez pour nous.
Saint Martin, pontife admirable, priez pour nous.
Saint Martin, la joie et le bonheur de l’Église, priez pour nous.
Saint Martin, qui avez été tout à la fois évêque et solitaire, priez pour nous.
Saint Martin, qui fûtes l’apôtre des Gaules comme Saint Paul le fut des Gentils, priez pour nous.
Saint Martin, qui, en célébrant les saints mystères avez été environné d’une lumière miraculeuse, priez pour nous.
Saint Martin, qui portiez partout la bonne odeur de Jésus-Christ, priez pour nous.
Saint Martin, qui avez ressuscité des morts, priez pour nous.
Saint Martin, qui avez renversé tant d’idoles, priez pour nous.
Saint Martin, qui étiez la terreur des démons, priez pour nous.
Saint Martin, défenseur de la foi catholique, priez pour nous.
Saint Martin de Tours, Confesseur du dogme de la Très Sainte Trinité, priez pour nous.
Saint Martin, qui meniez ici-bas une vie angélique, priez pour nous.
Saint Martin, qui aviez protégé la ville de Tours contre la fureur de ses ennemis, priez pour nous.
Saint Martin, qui fûtes honoré du don de prophétie, priez pour nous.
Saint Martin, qui avez si glorieusement continué les travaux de Saint Gatien, priez pour nous.
Saint Martin, zélé prédicateur de l’Évangile, priez pour nous.
Saint Martin, homme puissant en œuvres et en paroles, priez pour nous.
Saint Martin, dont le nom et la sainteté sont connus de toute la terre, priez pour nous.
Saint Martin, qui ne vous êtes jamais refusé au travail, priez pour nous.
Saint Martin, qui avez montré jusqu’à la mort une entière soumission à la sainte Volonté de Dieu, priez pour nous.
Saint Martin, qui avez fait à Dieu le généreux sacrifice de votre vie, priez pour nous.
Saint Martin, en qui l’ennemi du salut ne trouva rien qui lui appartint, priez pour nous.
Saint Martin, qui avez été reçu dans le sein d’Abraham, priez pour nous.
Saint Martin, dont le tombeau a été illustré par tant de miracles, priez pour nous.
Saint Martin, dont le sépulcre est glorieux, priez pour nous.
Saint Martin, dont la vie et la mort sont admirables, priez pour nous.
Saint Martin, dont les funérailles furent un véritable triomphe, priez pour nous.
Saint Martin, qui régnez maintenant avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, priez pour nous.
Saint Martin, qui êtes la joie de l’Église de Jésus-Christ, priez pour nous.
Saint Martin, qui, du haut du ciel, vous intéressez particulièrement à votre troupeau, priez pour nous.

Agneau de Dieu qui portez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.
Agneau de Dieu qui portez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.
Agneau de Dieu qui portez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

V/ : Saint Martin de Tours, priez pour nous,
R/ : Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Oraison : 

Seigneur Dieu, Vous qui voyez que nous ne pouvons rien par nos propres forces, faites, dans Votre Miséricorde, que par l’intercession de Saint Martin de Tours, modèle des Évêques, nous sachions affronter toutes les adversités et sortions vainqueurs de tous nos ennemis visibles et invisibles. Nous Vous le demandons par Jésus-Christ, Notre-Seigneur.

Ainsi soit-il.

Basilique st Martin à Tours - Charité de Saint Martin
Charité de Saint Martin
(détail d’une verrière de la basilique Saint-Martin, à Tours)
Publié dans:Nos amis les Saints, Prier avec nous |on 10 novembre, 2016 |4 Commentaires »

Souvenez-vous et litanies en l’honneur de Notre-Dame de La Salette.

L’apparition de Notre-Dame, le 19 septembre 1846, à La Salette, est l’une des plus bouleversantes qui soit.

Nous avons déjà publié dans les pages de ce blogue plusieurs séries de réflexions sur l’actualité des graves paroles alors tombées des lèvres de Notre-Dame (par exemple > ici et ici), nous avons aussi publié les commentaires de Gustave Thibon à l’occasion du centenaire de l’apparition (> ici), nous avons surtout publié le texte complet des messages et des secrets confiés par la Sainte Mère de Dieu aux deux enfants (> ici), après la prière de Mélanie pour les temps de calamité (> ici), voici maintenant le texte de prières anciennes approuvées par l’Eglise en l’honneur de Notre-Dame de La Salette.

Apparition de La Salette, détail d'un vitrail de l'église de Massiac (diocèse de Saint-Flour)

L’apparition de Notre-Dame à La Salette le 19 septembre 1846
(détail d’un vitrail de l’église de Massiac, dans le diocèse de Saint-Flour)

« Souvenez-vous » en l’honneur de Notre-Dame de La Salette :

Souvenez-Vous, ô Notre-Dame de La Salette, véritable Mère de Douleurs, des larmes que Vous avez versées pour moi sur le Calvaire et dans Votre miséricordieuse Apparition ; souvenez-Vous aussi de la peine que Vous prenez toujours pour moi afin de me soustraire aux coups de la justice de Dieu ; et voyez si, après avoir tant fait pour Votre enfant, Vous pouvez maintenant l’abandonner.
Ranimé par cette consolante pensée, je viens me jeter à Vos pieds, malgré mes infidélités et mes ingratitudes.
Ne repoussez pas ma prière, ô Vierge Réconciliatrice, mais convertissez-moi, faites-moi la grâce d’aimer Jésus par-dessus tout, et de Vous consoler Vous-même par une vie sainte pour que je puisse un jour Vous voir au Ciel.

Ainsi soit-il. 

Vitrail de l'apparition de Notre-Dame de La Salette

Litanies en l’honneur de Notre-Dame de La Salette :

Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Notre Dame de la Salette, Réconciliatrice des pécheurs, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, Guérison des malades, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, Soutien des justes, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, Consolatrice des affligés, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, qui êtes apparue à de pauvres enfants des Alpes pour nous donner de graves avertissements, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, qui versiez des larmes en songeant aux péchés des hommes, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, qui nous avez fait entendre les menaces du Seigneur, afin que nous nous convertissions, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, qui par vos supplications retenez le bras du Seigneur irrité contre nous, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, qui avez dit : « Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcée de laisser aller le bras de mon Fils », priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, qui priez continuellement votre divin Fils, afin qu’il nous fasse miséricorde, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, qui avez tant de peine à cause de nos péchés, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, qui méritez toute notre reconnaissance, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, qui après avoir donné vos avertissements aux enfants de la Montagne, leur avez dit : « Et bien, mes enfants vous le ferez passer à tout mon peuple », priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, Vous qui avez annoncé aux hommes des châtiments terribles, s’ils ne se convertissent pas, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, Vous qui leur annoncez la miséricorde et le pardon, s’ils reviennent à Dieu, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, Vous qui promettez des grâces abondantes, si l’on fait pénitence, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, Vous dont l’Apparition miraculeuse a retenti dans les deux mondes, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, Vous dont les prodiges s’étendent en tous pays, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, Vous dont le culte s’accroît chaque jour, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, Vous dont les bienfaits ravissent tous vos enfants, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, Vous qu’on invoque pas en vain, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, Vous qui avez fait jaillir à vos pieds une eau miraculeuse, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, Vous qui, à l’exemple de Jésus, rendez la vue aux aveugles, le mouvement aux paralytiques, la santé aux malades, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, Vous qui consolez toutes les infortunes, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, Vous qui êtes apparue resplendissante de clarté, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, Vous qui portiez sur la poitrine le Crucifix et les instruments de la Passion, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, Vous qui nous avez averti de sanctifier le jour du seigneur, si nous voulons éviter des châtiments terribles, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, Vous qui avez dit que le travail du dimanche et le blasphème excitent particulièrement la colère de Dieu, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, Vous qui nous avez reproché de ne point garder les jeunes et abstinences de l’Eglise, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, Vous qui nous avez annoncé les fléaux de Dieu, si l’on continuait à violer ses commandements, priez pour nous.
Notre Dame de la Salette, Vous qui avez recommandé la prière du matin et du soir, priez pour nous.

Par votre puissante protection, délivrez-nous des maux qui nous menacent, O Marie !
Pauvres pécheurs que nous sommes, convertissez-nous, O Marie !
Dans l’accomplissement de nos devoirs, aidez-nous, O Marie !
Dans la solide piété, affermissez-nous, O Marie !
Dans la pratique continuelle de toutes les vertus, encouragez-nous, O Marie !
Dans nos joies, soyez avec nous, O Marie !
Dans nos douleurs, soutenez-nous, O Marie !
Dans tous les événements de la vie, obtenez-nous une soumission entière à la volonté de Dieu, O Marie !

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

R.7 : Notre Dame de la Salette, priez pour nous ;
V.7 : Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions :

O Dieu, qui ne cessez de nous montrer combien la dévotion envers la Très Sainte Vierge Marie vous est agréable, par les prodiges multipliés que nous obtiennent son intercession, faites-nous la grâce d’être toujours fidèles aux enseignements qu’Elle nous donne, afin qu’après avoir observé vos commandements dans cette vie, nous ayons le bonheur de vous posséder pendant toute l’éternité.

Ainsi soit-il.

Approuvées et indulgenciées par Mgr de Bruillard, 15 janvier 1853

Notre-Dame de La Salette - Détail d'un vitrail de l'église de Suèvres

Publié dans:De Maria numquam satis, Prier avec nous |on 19 septembre, 2016 |Pas de commentaires »

Prières en l’honneur de Saint Maximilien-Marie Kolbe.

Récit du martyre de Saint Maximilien-Marie d’après Maria Winowska > ici
Témoignage de Michael Micherdzinski, codétenu de Saint Maximilien-Marie > ici
Catéchèse de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI consacrée à Saint Maximilien-Marie > ici

palmes

Litanies de Saint Maximilien-Marie Kolbe
pour la récitation privée *

Seigneur, ayez pitié de nous. Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous. Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous. Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous. Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous. Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Sainte Trinité qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous.
Reine conçue sans le péché originel, priez pour nous.
Reine des martyrs, priez pour nous.

Saint Maximilien-Marie, fils de prédilection de la Vierge Marie, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, comblé des dons célestes, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, embrasé de zèle pour l’Évangile, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, fervent adorateur de la sainte Eucharistie, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, prêtre selon le Cœur de Jésus, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, tout entier livré à l’Esprit d’Amour, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, consacré à Marie pour mieux être à Jésus, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, chevalier de l’Immaculée, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, fils exemplaire de saint François, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, disciple de la petite sainte de Lisieux, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, dévoré du désir du salut des âmes, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, missionnaire infatigable, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, contemplatif dans l’action, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, modèle d’exacte obéissance, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, exemple d’humilité, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, resplendissant de pureté, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, amant de la sainte pauvreté, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, d’un parfait abandon à la divine Providence, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, qui avez attiré tant d’âmes à la vie religieuse, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, maître de vie spirituelle, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, fidèle observateur des préceptes évangéliques, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, audacieux pour le Règne de Dieu, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, propagateur des cités mariales, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, inébranlable dans l’adversité, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, toujours serein dans les épreuves, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, ardent confesseur de la foi, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, entièrement offert pour le salut de tous, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, héroïque pour pardonner aux persécuteurs, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, exemple sublime d’amour fraternel, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, martyr de la charité, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, prophète du règne de Marie, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, lumière et gloire de l’Église, priez pour nous.
Saint Maximilien-Marie, doublement couronné dans le Ciel, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

V.7 : Priez pour nous, Saint Maximilien-Marie Kolbe.
R.7 : Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Prions :

Dieu éternel et tout-puissant, qui avez embrasé le cœur de Saint Maximilien-Marie d’un ardent amour pour la Vierge Immaculée et l’avez rempli d’un dévouement qui l’a conduit à donner sa vie pour son prochain, nous Vous en supplions, accordez-nous, par son intercession, de nous dépenser pour Votre gloire au service de nos frères, en imitant jusqu’à la mort Votre Fils, Jésus-Christ Notre-Seigneur, Lui qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles.

Ainsi soit-il.

* Note : il existe plusieurs litanies en l’honneur de Saint Maximilien-Marie diffusées ça ou là.
Entre les divers textes qui nous sont parvenus nous avons préféré celui-ci.

Bunker de la faim - 14 août 1941

Prière à Saint Maximilien-Marie Kolbe :

O Saint Maximilien-Marie, disciple très fidèle du Petit Pauvre d’Assise, qui, enflammé de l’amour de Dieu, avez passé votre vie dans la pratique assidue des vertus héroïques et les oeuvres saintes de l’apostolat, jettez un regard sur nous, vos dévots, qui avons confiance en votre intercession.

Vous qui, irradié de la lumière de la Vierge Immaculée, avez attiré des âmes innombrables vers les idéaux de la sainteté, les appelant en même temps à toutes les formes de l’apostolat pour le triomphe du bien et l’expansion du Royaume de Dieu, obtenez-nous la lumière et la force pour faire le bien et pour attirer beaucoup d’âmes à l’amour du Christ.

Vous qui, dans une parfaite conformité au Divin Sauveur, avez obtenu un si haut degré de Charité, jusqu’à offrir, en témoignage d’amour, votre vie pour sauver celle d’un frère prisonnier, obtenez-nous du Seigneur qu’animés du même amour de charité, nous puissions, nous aussi, par la foi et par les oeuvres, témoigner du Christ devant nos frères, pour arriver avec vous à la possession béatifiante de Dieu dans la lumière de la gloire.

 Ainsi soit-il.

(avec approbation ecclésiastique)

Reliquaire parcelle bure St Maximilien-Marie Kolbe

Reliquaire renfermant une parcelle de bure de Saint Maximilien-Marie Kolbe,
conservé dans l’oratoire du Mesnil-Marie.

(cette relique fut offerte à frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur en 1991 par le Révérendissime Père Procureur Général des Franciscains Cordeliers, à Rome, à l’occasion du cinquantième anniversaire de la mort de Saint Maximilien-Marie).

2016-59. Vendredi 29 juillet 2016 : journée de prière et de jeûne…

Par la voix du président de la Conférence épiscopale,
Nos Seigneurs les Evêques de France
appellent tous les catholiques à faire du

vendredi 29 juillet 2016

une journée de prière et de jeûne
pour la France
et pour la paix dans le monde.

Prière et jeûne pour la France

« Ce genre de démons ne se chasse que par la prière et le jeûne ».
(Matth. XVII, 20)

Publié dans:Intentions de priere, Prier avec nous |on 27 juillet, 2016 |1 Commentaire »

Supplication au Coeur Eucharistique de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Dans un certain nombre de diocèses et congrégations religieuses, au jeudi dans l’octave du Sacré-Coeur avait été instituée la fête du Coeur eucharistique de Notre-Seigneur : fête bien oubliée aujourd’hui…
Après la prière composée par le Rd Père Lépidi, Maître du Sacré Palais au temps de Saint Pie X et de Benoît XV que nous avons déja publiée (cf. > ici), en voici une autre trouvée sur une ancienne image de dévotion.

 

le Sacré-Coeur et l'Eucharistie

 

Seigneur Jésus, Fils de Dieu Sauveur,
consacrez-moi Vous-même à Votre Cœur Eucharistique :
inculquez m’en la douceur et l’humilité.

Apprenez-moi à faire,
à Votre exemple,
ma nourriture de la volonté du Père,
afin que, par ma prière et mes œuvres, je Lui rende gloire,
en Lui demandant de hâter Son règne par Votre venue,
et en appelant sur l’Eglise et le monde
une effusion accrue de Votre Esprit d’amour.

Seigneur,
recevez-moi dans le Cœur Immaculé de Votre Mère très sainte :
qu’elle soit mon guide et m’accompagne avec Vous
dans l’accomplissement du Pur Vouloir du Père
sous la conduite de Votre Esprit d’amour.

Ainsi soit-il !

Sainte Eucharistie

Publié dans:De liturgia, Prier avec nous |on 9 juin, 2016 |1 Commentaire »
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