Archive pour la catégorie 'Prier avec nous'

2024-52. Place particulière et unique de Saint Joseph auprès du Sacré-Cœur de Jésus (premier vendredi du mois de mars).

Premier vendredi du mois de mars.

Vignette Sacré-Cœur entouré de palmes - blogue

       Par le mot prédestination, on peut dire que l’on désigne ce regard de connaissance et d’amour que Dieu, depuis le belvédère de l’éternité (hors de toute temporalité), pose sur l’immense panorama de Ses créatures immergées dans la continuité des siècles, comme une sorte de premier acte dans l’appel à l’existence qu’Il leur lance, parmi la multitude des êtres possibles, avec l’assignation d’une destinée particulière entre toutes les destinées possibles.

   Dans ce choix, et avant tout, Dieu prévoit l’organisation de l’ensemble : « En un commencement était le Verbe… Et le Verbe S’est fait chair… » (prologue de l’Evangile de Saint Jean).
A l’origine de Sa création, Dieu contemple amoureusement le Premier-Né de toutes créatures, Son Fils unique, non pas seulement dans l’engendrement des perpétuelles éternités, mais aussi dans Sa venue dans la chair qui Lui vaudra une innombrable lignée de fils adoptifs : les rachetés, sauvés par le Sang du Verbe incarné, assimilés à Lui, intégrés à Son Corps Mystique, le « Christ total » selon la géniale expression de notre Bienheureux Père Saint Augustin.

   Ce « Christ total » est le premier objet de la prédestination dans le dessein du Père Créateur : « Tout a été créé en Lui et par Lui » (Col. I, 16). Dans cette vue d’ensemble créatrice, le chef d’œuvre existe déjà avec ses éléments : le Corps Mystique est organisé avec tous ses membres : le Christ Jésus Notre-Seigneur étant la Tête.

   Et puisque, de toute éternité, le Sauveur et Seigneur Jésus-Christ devait être un enfant, ce Fils de l’homme a nécessairement auprès de Lui une Mère.
Et à leurs côtés, il convenait aussi, de toute éternité, qu’il y eût un homme qui remplît auprès de Lui et auprès d’Elle le rôle du père et de l’époux : Saint Joseph.
De la même manière que le Verbe qui S’incarnerait a possédé la divine Sagesse au commencement de Ses voies (cf. Prov. VIII, 22), ainsi a-t-Il aussi possédé Marie, ainsi a-t-Il aussi possédé Saint Joseph.
Il l’a pensé, Il l’a voulu, Il l’a créé, Il l’a établi, Il l’a intronisé pour qu’il présidât à l’aurore des voies humaines du Verbe incarné.
Et comme le Verbe Eternel a un Cœur, le Sacré-Cœur, symbole expressif et naturel de Son amour, symbole de Son Amour de Sauveur, Dieu en pensant, voulant, et créant Saint Joseph, lui a, en même temps, assigné une place particulière et unique auprès du divin Cœur de Jésus.

Saint Joseph - blogue

   D’une manière assez naturelle et habituelle, les traits du visage d’un enfant rappellent ceux de son père, et il n’est pas rare non plus que son tempérament hérite de quelque chose des particularités intellectuelles et morales de ce père.
Mais lorsque celui auquel est assigné le rôle de père est Saint Joseph et que le fils est Notre-Seigneur Jésus-Christ, alors c’est celui qui a été choisi pour remplir cette place du père qui ressemble au fils – le Fils Premier-né de toutes créatures -, dans Lequel « il a plu au Père que toute plénitude habitât » (Col. I, 19) : le Saint des saints, prototype de toutes les perfections humaines et modèle de toute sainteté (cf. 1 Petr. I, 15-16).
Il appert donc, en toute logique divine, que le cœur de Saint Joseph est, après celui de Notre-Dame, celui qui est le plus proche du Cœur de Jésus, celui qui ressemble le plus au Sacré-Cœur du Fils de Dieu incarné.

   Saint Bernardin de Sienne rappelle avec raison que Dieu a coutume de proportionner les grâces qu’Il accorde à Ses créatures aux fonctions auxquelles Il les appelle. Il est donc tout à la fois aisé et vertigineusement indicible – tant cela dépasse nos capacités de compréhension – de se représenter, au moins d’une manière générale, quelles furent les prévenances et grâces du Père éternel envers Saint Joseph, élu au ministère d’époux de la Très Sainte Mère de Dieu et de père adoptif du Rédempteur.
Vivant pendant trois décennies dans une union et une intimité croissantes et sans pareilles avec Jésus et Marie, Saint Joseph a, de toute évidence, atteint une plénitude de communion avec le Cœur adorable de Notre-Seigneur. Physiquement, dans les jours de sa vie ici-bas et à un degré infiniment supérieur à ce qui fut mystiquement donné à Sainte Gertrude d’Helfta (cf. > ici), il lui a été donné d’éprouver « d’ineffables délices en percevant les pulsations du Sacré-Cœur ».

   Puisse donc le mois de Saint Joseph, en nous faisant honorer et prier Saint Joseph avec une dévotion accrue, nous permettre dans le même temps, par son intercession et à l’exemple de son cœur très pur, d’entrer dans une intimité et communion toujours plus grandes avec le divin Cœur de Jésus !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur       

dévotion à Saint Joseph - blogue

Chemin de Croix avec des textes de Mère Yvonne-Aimée de Jésus, chanoinesse hospitalière de Saint-Augustin.

       Voici encore une proposition de texte pour méditer le Chemin de la Croix, que ce soit les vendredis « ordinaires » pendant l’année ou ceux du Carême.

   Les textes qui sont proposés ici à la méditation pour chaque station, sont de la plume de la Très Révérende Mère Yvonne-Aimée de Jésus (1901-1951), souvent appelée Mère Yvonne-Aimée de Malestroit, puisque c’est au couvent de l’Immaculée Conception des Chanoinesses régulières hospitalières de Saint Augustin de cette petite ville de Bretagne qu’elle vécut sa vie religieuse.

   Ce sont des textes courts, de deux ou trois phrases concises, extraits des notes spirituelles de cette grande mystique : c’est ce qui explique le tutoiement, qui n’est nullement dérangeant dans une prière personnelle pleine d’affection pour Notre-Seigneur, mais qu’il nous paraît préférable de transformer en vouvoiement si l’on se sert de ces textes pour un exercice en commun. En outre, la brièveté des textes lus à chaque station doit, nous semble-t-il, être suivi d’un temps de silence et d’intériorité relativement important avant d’enchaîner avec les prières vocales conclusives de la station.

Le Portement de Croix - Raphaël

Raffaello Sanzio da Urbino, dit Raphaël (1483-1520) : le portement de Croix
[musée du Prado, Madrid]

Prières à réciter à chaque station :

- Avant chaque station :

V. Nous Vous adorons, ô Christ, et nous Vous bénissons.
R. Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

- A la fin de chaque station :

Pater Noster. Ave Maria. Gloria Patri.
V. Ayez pitié de nous, Seigneur.
R.
 Ayez pitié de nous.

V. Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles reposent en paix.
R.
 Ainsi soit-il.

Couronne et Crucifix - blogue

Première station : Jésus est condamné à mort.

   « Tu montes ce calvaire de douleur pour me rendre la vie. Je veux suivre généreusement Tes traces sanglantes, ô mon Sauveur. Je veux réparer pour moi et pour les pécheurs et, avec Toi, sauver des âmes ».

Couronne et Crucifix - blogue

Deuxième station : Jésus est chargé de Sa croix.

   « Comme Tu presses amoureusement la croix sur Ton Cœur. Oh ! Mon Maître adoré, donne-moi une croix pour m’immoler avec Toi, une croix de réparation ».

Couronne et Crucifix - blogue

Troisième station : Jésus tombe une première fois.

   « Tu soutiens le monde, Puissance de mon Dieu, et Tu défailles sous Ta croix : elle est si lourde. J’ai contribué à l’alourdir, ô mon Bien-Aimé. Je veux redoubler d’amour et ne cesser de me mortifier, prier, peiner pour ceux qui offensent Ton saint nom ».

Couronne et Crucifix - blogue

Quatrième station : Jésus rencontre Sa Très Sainte Mère.

   « Ô Mère de mon Jésus qui pleures sur moi et sur ceux qui ont offensé ton Divin Fils, je veux répondre au cri de ta douleur, expier, réparer toute ma vie ».

Couronne et Crucifix - blogue

Cinquième station :  Simon de Cyrène aide Jésus à porter Sa croix.

   « Ô mon Jésus, écrasé sous Ta croix, je veux T’aider aussi à la porter, j’y trouverai tant de charme que rien ne pourra plus m’en détacher. La croix avec Toi, c’est le Paradis ».

Couronne et Crucifix - blogue

Sixième station : Sainte Véronique essuie le visage de Jésus.

   « Imprime, rayonne sur mon âme Ta Face adorable, ô mon Sauveur Bien-Aimé. Cette Face que les Anges ont peine à reconnaître, tant les crachats, la poussière, la sueur, le sang, la couvrent. Ô Face adorable de mon Dieu, de mon Père, de mon Roi, de mon Époux, de mon Ami, sers-Toi de moi pour Te faire adorer et aimer par toutes les âmes ».

Couronne et Crucifix - blogue

Septième station : Jésus tombe pour la deuxième fois.

   « Par la vertu de cette deuxième chute, ô mon pauvre Bien-Aimé, soutiens mon courage dans la réparation et l’expiation constante de mes infidélités. Sans Toi, je ne puis rien et je pourrais tomber : je suis toute faiblesse ».

Couronne et Crucifix - blogue

Huitième station : Jésus exhorte les femmes de Jérusalem qui Le suivent.

   « Avec toutes les âmes réparatrices, je pleure sur Toi, plus encore sur les pauvres âmes que ne peut vaincre l’excès de Ton Amour, de Tes souffrances. Je veux essuyer Tes larmes, ces larmes amères qui voilent et gonflent Tes beaux yeux. Oh, comme Toi, je voudrais pleurer des larmes de sang, avec Toi ! »

Couronne et Crucifix - blogue

Neuvième station : Jésus tombe une troisième fois.

   « Ô, mon Bien-Aimé, tant de souffrances seraient-elles perdues pour moi ? Ô Amour de mon Dieu, triomphe de mon ingratitude, de ma lâcheté, donne-moi de marcher résolument à Ta suite. Je veux devenir un Jésus crucifié ».

Couronne et Crucifix - blogue

Dixième station : Jésus est dépouillé de Ses vêtements.

   « Ô mon Adorable Sauveur, aide-moi à crucifier ma chair, à me dépouiller moi-même de mon orgueil, de mes lâches négligences, de ma mollesse, de tous mes défauts, d’arracher tout avec violence, dussé-je y mettre tout le sang de mon cœur ».

Couronne et Crucifix - blogue

Onzième station : Jésus est cloué sur la Croix.

   « Ô plaies d’Amour de mon Bien-Aimé ! Je veux Te les cicatriser, puis offrir comme Toi mes mains et mes pieds pour la réparation. Ô Divin Roi de mon cœur, je T’offre tout moi-même pour être, avec Toi, clouée à la croix ».

Couronne et Crucifix - blogue

Douzième station : Jésus meurt sur la Croix.

   « Ô mon Divin crucifié, Ah ! Prends mon cœur. Ton beau regard est éteint. Tes larmes sont restées figées pour me redire mon ingratitude et Ton amour. Tes lèvres ne souriront plus. Le fiel est Ton dernier breuvage. Oh ! Le plus fidèle des amis, le plus tendre Père, le plus aimable Maître, je T’aime ! Je T’aime. Prends mon âme, prends mon corps, mon cœur. Le Tien a cessé de battre : c’est qu’il m’a donné tout ce qu’il avait d’amour. Ame pour âme, cœur pour cœur, vie pour vie. Cloue-moi à la croix, que j’y demeure toujours pour T’aimer ».

Couronne et Crucifix - blogue

Treizième station : Jésus, descendu de la Croix, est remis à Sa Très Sainte Mère.

   « Ô Marie, Mère Bien-Aimée, qui viens de recueillir le dernier soupir de ton Divin Fils, imprime en moi les traits de ton Jésus crucifié. Donne-moi cette divine ressemblance qui sera ma joie, mon salut. Fais que je sois du petit nombre des fervents qui assistèrent avec toi à la mort du Roi, mais – non jamais ! – des tièdes qui ne Le peuvent suivre jusqu’à la Croix. Ô mon Bien-Aimé, je T’en conjure, consume du feu de Ton amour mon âme, les âmes religieuses et sacerdotales, les âmes de tous ceux que j’aime, toutes les âmes ».

Couronne et Crucifix - blogue

Quatorzième station : Jésus est déposé dans le tombeau.

   « Tu T’es humilié, ô Verbe éternel, Dieu Grand, Dieu Tout, Dieu d’Amour, jusqu’aux ténèbres de ce froid et silencieux tombeau. Tombeau glorieux, Porte du ciel : c’est la fin des souffrances, le commencement de la félicité. Oh ! Souffrir avec Toi, mon Bien-Aimé, pour régner avec Toi. La voie du sacrifice s’arrête au tombeau, et, au-delà, c’est la récompense éternelle : c’est Toi pour toujours, mon unique Amour ».

P. de Champaigne  - le Christ mort

Philippe de Champaigne (1602-1674) : le Christ au tombeau
[musée du Louvre]

Prières à Saint Gabriel dell’Addolorata :

Pour la biographie de Saint Gabriel dell’Addolorata > ici

Châsse de Saint Gabriel dell'Addolorata

 Châsse de Saint Gabriel dell’Addolorata :
ses reliques sont enfermées à l’intérieur du gisant
(basilique d’Isola del Gran Sasso)

       - O Seigneur, qui avez enseigné à Saint Gabriel dell’Addolorata à méditer assidûment sur les douleurs de Votre très douce Mère, et qui, par elle, l’avez élevé jusqu’aux plus hauts sommets de la sainteté, accordez-nous, par son intercession et son exemple, de vivre tellement uni à Votre Mère douloureuse que nous jouissions toujours de sa protection maternelle. O Vous qui, étant Dieu et vivez et régnez avec Dieu le Père, dans l’unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles.

Ainsi soit-il !

Cœur de Marie avec le glaive - vignette blogue

       - O jeune et angélique Gabriel, qui, avec un ardent amour pour Jésus crucifié et une tendre compassion pour la Vierge Mère des Douleurs, vous êtes fait un miroir d’innocence et un modèle de toutes les vertus sur cette terre, nous nous tournons vers vous en toute confiance et implorons votre aide.

   Hélas ! combien de maux nous affligent, combien de dangers nous entourent, alors que de tous côtés s’élèvent des dangers, en particulier pour les jeunes, les exposant à perdre la foi et les mœurs.

   Vous qui avez toujours vécu d’une admirable vie de foi, et qui, même parmi les dangers du siècle, vous êtes gardé pur et libre, tournez vers nous votre regard compatissant et venez-nous en aide.

   Les grâces que vous accordez continuellement aux fidèles qui vous invoquent sont innombrables, et nous ne pouvons ni ne voulons douter de l’efficacité de votre patronage.

   Obtenez-nous enfin de Jésus Crucifié et de la Sainte Mère des Douleurs, des grâces d’abandon et de paix, afin de vivre toujours en bon chrétiens dans tous les événements de la vie actuelle, pour arriver un jour à être heureux avec vous dans la patrie céleste.

Ainsi soit-il.

Trois lys blancs

2024-41. « Disposez donc de moi en souverain maître de tout… »

18 février,
Fête de Sainte Marie-Bernard Soubirous, vierge ;
Dans l’Ordre de Saint Augustin, mémoire de la Bienheureuse Chrétienne de Sainte-Croix, vierge ;
Mémoire de Saint Siméon de Jérusalem, évêque et martyr ;
En Carême, mémoire de la férie.

Châsse de Sainte Marie-Bernard - blogue

Sainte Marie-Bernard Soubirous dans sa châsse, à Nevers

       La fête de Sainte Marie-Bernard Soubirous (familièrement appelée « Bernadette » avant sa vie religieuse, mais il est important de rappeler qu’elle n’a pas été canonisée comme « Sainte Bernadette », mais bien comme Sainte Marie-Bernard : il est important – à une époque où les modernistes ont combattu l’usage des noms de consécration pour les religieux, et où le laxisme et la familiarité atteignent des niveaux qui eussent semblé inimaginables il y a un demi siècle – de maintenir avec fermeté l’usage des noms de consécration et de leur valeur éterelle…) est célébrée, selon les lieux, soit le 18 février, parce que c’est le jour octave de la fête de l’apparition de Notre-Dame de Lourdes, soit le 16 avril, jour anniversaire de sa mort (son dies natalis).
Au Mesnil-Marie, où la date du 16 avril se trouve déjà « prise » par une fête importante pour nous, celle de Saint Benoît-Joseph Labre, nous n’avons pas d’autre possibilité que de la fêter le 18 février.

   Beaucoup trop de gens imaginent que c’est parce qu’elle a vu la Très Sainte Mère de Dieu à Lourdes que Sainte Marie-Bernard a été élevée sur les autels ; or il n’en est rien ! Il faut le dire et le redire, c’est parce qu’elle a vécu de manière héroïque les vertus chrétiennes dans l’accomplissement de son devoir d’état. En l’occurrence, pour Sainte Marie-Bernard, c’est d’avoir été héroïque et exemplaire, après les apparitions dont elle a été gratifiée (et qui n’étaient pas des signes de sainteté), dans la vie religieuse à laquelle elle a été appelée.

fin de texte croix glorieuse 1 - blogue

       Oui, mon Dieu, mon souverain Maître, uniquement en vue de Votre Gloire et de Votre Amour, je désire me dépouiller entièrement de ma volonté propre, et la soumettre sans réserve à la Vôtre, pour accomplir tous les desseins de Votre Providence sur moi.
Dans cette vue, je Vous soumets, ô mon Dieu, tous les désirs de mon cœur ; je les réduis à un seul, qui est de Vous obéir et de Vous aimer en tout.

   J’attribuerai à cette Providence divine tous les accidents de cette vie, et tous les événements, soit bons, soit mauvais, qui m’arriveront en ce monde, dès qu’ils seront marqués au sceau de Votre volonté adorable.

   Je Vous bénirai et Vous rendrai des actions de grâces pour la perte de mes biens et de tout ce qui m’appartient ; pour les injures, les outrages, les calomnies où je pourrai être exposée, pour les incommodités et les douleurs du corps ; pour les peines et les amertumes de l’esprit et du cœur.
Je recevrai tout de Votre divine main et pour Votre Amour, persuadée qu’un Père infiniment bon ne peut affliger Ses enfants que pour les sauver.

   Disposez donc de moi en souverain Maître de tout, pour la prospérité ou pour l’adversité, pour la maladie ou pour la santé, pour la vie ou pour la mort, pour le temps et l’éternité !

Ainsi soit-il.

Prière citée dans le livre du Rd. Père André Ravier s.j. :
« Les écrits de Sainte Bernadette et sa voie spirituelle »

Sainte Marie-Bernard Soubirous - photographie de son vivant - blogue

2024-39. « Prier, le plus souvent, c’est crier ! »

Samedi après les Cendres,
Evangile lu à la Sainte Messe de ce jour : Marc VI, 47-56
[la barque des apôtres ballotée sur les flots - Jésus marche sur la mer]

croix et couronne d'épines - vignette

       Voici un très bref extrait de l’une des conférences données à l’occasion d’une récollection de Carême par l’abbé Henri Huvelin (1830-1910), qui est particulièrement connu pour le rôle qu’il a joué dans la conversion du vicomte Charles de Foucauld, futur Saint Charles de Jésus (1858-1916).

   Dans ces sept courtes phrases que nous publions ci-dessous, l’abbé Huvelin évoque les agitations qui peuvent secouer notre âme, alors comparable à la barque des apôtres – ballotée sur la mer agitée par le vent – qui nous est décrite dans la péricope évangélique lue en ce samedi après les Cendres.

Abbé Henri Huvelin

L’abbé Henri Huvelin

croix et couronne d'épines - vignette

Notre âme est comme la barque des Apôtres
secouée par les flots :

       « Jadis, une école de philosophie voulait comparer l’âme à un rocher inébranlable au pied duquel toutes les vagues se brisent… Voilà bien de la poésie, ou plutôt de l’orgueil !
L’âme ressemble davantage à la petite barque de l’Evangile.
Nous sommes bien souvent comme les Apôtres, dans cette barque secouée par les flots, et tentés de crier désespérément : « Sauvez-nous, Seigneur, nous périssons ! »
Jésus est toujours là pour commander à la tempête qui nous agite.
Crions vers Lui pour ne pas périr ; car prier, le plus souvent, c’est crier ! »

(Récollection prêchée à la paroisse Saint-Eugène, à Paris, le 11 mars 1885)

Amédée Varint - le Christ marchant sur la mer - blogue

Amédée Varin (1818-1883) : le Christ marchant sur la mer (1850)

2024-37. Méditation pour le mercredi des Cendres.

Mercredi des Cendres (férie privilégiée).

mercredi des cendres - blogue

Présence de Dieu :

Je me mets en Votre présence, ô Seigneur, afin que Votre lumière illumine pour moi les vérités éternelles et éveille en mon âme un sincère désir de conversion.

Méditation :

   1 – « Tu es poussière, et tu retourneras en poussière » (Gen. III, 19). Ces paroles, prononcées pour la première fois par Dieu, et adressées à Adam à la suite du péché commis, sont répétées aujourd’hui par l’Eglise à chaque chrétien, afin de lui rappeler deux vérités fondamentales : son néant et la réalité de la mort.
La poussière – la cendre que le prêtre dépose aujourd’hui sur ton front – n’a pas de consistance : un souffle léger suffit pour la disperser ; elle exprime fort bien le néant de l’homme : « O Seigneur, mon être est comme un néant devant Vous ! » (Ps. XXXVIII, 6), s’exclame le Psalmiste. Comme ton orgueil, ta superbe, ont besoin de saisir cette vérité, de comprendre qu’en toi tout est néant. Tiré du néant par la puissance créatrice de Dieu, par l’amour infini qui a voulu te communiquer Son être et Sa vie, tu ne peux rejoindre éternellement ton Dieu sans passer par l’obscure réalité de la mort, à cause du péché. Conséquence et châtiment du péché, la mort est, de par soi, amère et douloureuse ; mais Jésus, qui a voulu Se rendre semblable en tout à nous, donne à tous les chrétiens, en Se soumettant Lui-même à la mort, la force de l’accepter par amour. Quoi qu’il en soit, la mort subsiste ; et tu dois la considérer, non pour te troubler, mais pour t’exciter au bien. « En toutes tes œuvres, souviens-toi de tes fins dernières, et tu ne pécheras jamais » (Eccli. VII, 40). La pensée de la mort te met devant les yeux la vanité des choses terrestres, la rapidité de la vie – « tout passe, Dieu seul demeure » – et dès lors te stimule à ne t’attacher à rien, à mépriser toute satisfaction terrestre, pour chercher Dieu seul. Elle te fait comprendre que « tout est vanité, hors aimer Dieu et Le servir Lui seul » (Imit. I, II, 3).
« Souviens-toi que tu n’as qu’une seule âme, que tu dois mourir une seule fois… et tu seras détaché de bien des choses » (Sainte Thérèse de Jésus, in « Avis aux moniales » 68), c’est-à-dire que tu abandonneras tout ce qui n’a pas valeur d’éternité. Seuls l’amour et la fidélité à Dieu comptent pour l’éternité : « Au soir de ta vie, tu seras jugé sur l’amour » (Saint Jean de la Croix, in « Avis et Maximes » 57).

couronne d'épines et croix - blogue

   2 – Toute la liturgie d’aujourd’hui est une invitation à la pénitence. Durant l’imposition des cendres on chante : « Changeons de vêtements, couvrons-nous de cendres et du cilice ; jeûnons et pleurons devant le Seigneur« . C’est invitation à la pénitence corporelle, particulièrement prescrite pour ce temps ; mais immédiatement suit l’invitation à la conversion : « Réparons les péchés commis ». Le but de la mortification physique est la pénitence spirituelle, à savoir l’humilité, l’aveu de nos fautes, la componction du cœur, la réforme de la vie.
Telle est la pensée dominante de ce jour. Nous lisons dans l’épître : « Voici ce que dit le Seigneur : Convertissez-vous à Moi de tout votre cœur, dans le jeûne, dans les larmes et dans les gémissements. Déchirez votre cœur, et non vos vêtements ». La componction, la conversion du cœur se trouve au premier plan parce que, si la pénitence corporelle ne vient pas d’un cœur contrit, elle n’a aucune valeur. Mais d’autre part, la pénitence corporelle prépare l’âme à la conversion, en tant qu’elle est le moyen d’y arriver. « O Dieu, chante la préface du temps, par le jeûne corporel, Vous réprimez le péché, élevez l’âme, et donnez force et récompense ».
Qui veut arriver à la fin – qi est le renouvellement de l’esprit – doit embrasser volontiers le moyen qui y conduit, c’est-à-dire la pénitence corporelle. Ces deux éléments ne sont jamais séparés : la componction du cœur valorise la pénitence corporelle, et celle-ci engendre et exprime la componction du cœur.
L’Evangile nous dit ensuite que toute pénitence doit être accomplie avec sincérité, joyeusement et sans vaine ostentation : « Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air sombre comme font les hypocrites, qui défigurent leur visage, pour faire paraître aux hommes qu’ils jeûnent ». La vanité, la superbe, rendent inutiles et quelquefois même préjudiciables jusqu’aux plus austères pratiques de pénitence : elles en détruisent la substance et la valeur, les réduisent à de misérables enveloppes extérieures privées de tout contenu. C’est pourquoi, lorsque tu mortifies ton corps, veille à mortifier encore davantage ton amour-propre.

couronne d'épines et croix - blogue

Colloque :

    »O Jésus, qu’elle est longue la vie de l’homme, bien qu’on la dise brève ! Elle est courte, mon Dieu, puisqu’il s’agit de gagner par elle une vie sans fin ; mais elle est très longue pour l’âme qui aspire à être rapidement avec Vous.
O mon âme, tu entreras donc dans ton repos, quand tu t’abîmeras dans ce souverain Bien, que tu connaîtras ce qu’Il connaît, aimeras ce qu’Il aime et jouiras de Sa félicité. Alors ta volonté ne sera plus inconstante ni sujette au changement… et tu ne cesseras plus de jouir de Lui et de Son amour… Bienheureux ceux dont le nom est inscrit dans le livre de vie ! Si le tien s’y trouve, pourquoi es-tu triste, ô mon âme, et pourquoi me troubles-tu ? Espère en Dieu à qui je confesserai encore mes péchés et dont je proclamerai les miséricordes. Je lui composerai un cantique de louanges et ne cesserai de faire monter mes soupirs vers Vous, mon Sauveur et mon Dieu. Un jour viendra peut-être, où ma gloire Vous chantera, sans que ma conscience éprouve l’amertume de la componction, dans ce séjour où les larmes et les craintes auront cessé pour toujours. O Seigneur, j’aime mieux vivre et mourir dans l’espérance et dans l’effort pour l’acquisition de la vie éternelle, que posséder toutes les créatures et leurs biens périssables. Ne m’abandonnez pas, ô Seigneur ! J’espère en Vous et mon espérance ne sera pas confondue. Donnez-moi la grâce de Vous servir toujours et disposez de moi comme il Vous plaira ! » (Sainte Thérèse de Jésus, in « Exclamations » XV & XVII).

   Si le souvenir de mes infidélités me tourmente, je me rappellerai, ô Seigneur, que « dès que nous nous repentons de Vous avoir offensé, Vous oubliez tout péché et toute malice. O bonté vraiment infinie ! Que peut-on désirer de plus ? Qui ne rougirait de honte de Vous en demander autant ? C’est maintenant le moment favorable d’en profiter, mon miséricordieux Seigneur, en acceptant ce que Vous nous offrez. Vous voulez notre amitié. Qui Vous la refusera, alors que Vous n’avez pas refusé de verser tout Votre Sang pour nous, en sacrifiant Votre vie ? Ce que Vous demandez n’est rien ! Tout mon intérêt est de déférer à Votre désir » (Ibid. XIV).

Rd. Père Gabriel de Sainte Marie-Madeleine o.c.d.
in « Intimité divine ».

pénitence - blogue

Litanies de la Sainte Face de Notre-Seigneur Jésus-Christ

 (composées par Sœur Marie de Saint-Pierre, carmélite de Tours)

Sainte Face de Notre-Seigneur - blogue

Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, qui avez été adorée avec un profond respect par Marie et par Joseph, lorsqu’ils vous virent pour la première fois, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, qui avez ravi de joie, dans l’étable de Bethléem, les anges, les pasteurs et les mages, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, qui avait blessé d’un trait d’amour, dans le temple, le vieillard Siméon et Anne la prophétesse, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, qui avez été baignée de larmes en Votre sainte enfance, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, qui avez rempli d’admiration les docteurs de la loi, quand Vous parûtes dans le temple à l’âge de douze ans, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, blanche de pureté, vermeille de charité, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, plus belle que le soleil, plus gracieuse que la lune, plus brillante que les étoiles, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, plus précieuse que l’or, l’argent et les diamants, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, dont les traits étaient ravissants et les grâces charmantes, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, dont la noblesse caractérisait tous les traits, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, contemplée par les anges, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, la douce volupté des Saints, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, chef d’œuvre du Saint-Esprit, dans laquelle le Père éternel met Ses complaisances, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, délices de Marie et de Joseph, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, miroir ineffable des perfections divines, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, dont la beauté est toujours ancienne et toujours nouvelle, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, qui apaisez la colère de Dieu, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, qui faites trembler les démons, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, trésor de grâces et de bénédictions, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, exposée dans le désert aux intempéries de la saison, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, brûlée des ardeurs du soleil et baignée de sueur dans les voyages, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, dont l’expression est toute divine, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, dont la modestie et la douceur attiraient les justes et les pécheurs, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, qui donniez un saint baiser aux enfants après les avoir bénis, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, troublée et pleurant au tombeau de Lazare, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, brillante comme le soleil et rayonnante de gloire au mont Thabor, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, attristée à la vue de Jérusalem et versant des larmes sur cette ville ingrate, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, abaissée jusqu’à terre au jardin des Oliviers et portant la confusion de nos péchés, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, qui avait été couverte d’une sueur de sang, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, baisée par le perfide Judas, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, dont la sainteté et la majesté saisirent de terreur les soldats et les renversèrent, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, frappée par un infâme valet, couverte d’un voile d’ignominie et profanée par les mains sacrilèges de vos ennemis, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, souillée de crachats et meurtrie par tant de soufflets et de coups, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, dont les divins regards blessèrent le cœur de Saint Pierre d’un trait de douleur et d’amour, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, humiliée pour nous dans les tribunaux de Jérusalem, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, qui conservâtes Votre sérénité lorsque Pilate prononça le funeste arrêt, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, couverte de sueur et de sang, tombant dans la boue sous le fardeau de la croix, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, qui méritez tous nos respects, nos hommages et nos adorations, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, essuyée d’un voile par une pieuse femme sur la route du calvaire, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, élevée sur l’instrument du plus honteux supplice, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, dont le front a été couronné d’épines, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, dont les yeux ont été remplis de sang, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, dont la bouche divine fut abreuvée de fiel et de vinaigre, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, dont les cheveux et la barbe ont été arrachés par les bourreaux, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, qui êtes devenue semblable à celle d’un lépreux, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, dont la beauté incomparable a été obscurcie sous les nuages affreux des péchés du monde, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, couverte des tristes ombres de la mort, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, parfumée par Marie et les saintes femmes et couverte d’un suaire, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, renfermée dans le sépulcre, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, qui daignâtes vous imprimer sur le saint suaire, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, toute resplendissante de gloire et de beauté au jour de la Résurrection, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, toute éblouissante de lumière au moment de l’Ascension, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, cachée dans l’Eucharistie, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, qui apparaîtrez à la fin des temps dans les airs, avec une grande puissance et une grande majesté, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, qui ferez trembler les pécheurs et remplirez les justes de joie, ayez pitié de nous.
Ô Face adorable, qui serez dans le ciel le ravissement éternel des Saints, ayez pitié de nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

Prions :

   Je Vous salue, je Vous adore et je Vous aime, ô Jésus mon Sauveur couvert de nouveaux outrages par les blasphémateurs, et je Vous offre, dans le Cœur de la divine Marie, comme un encens et un parfum d’agréable odeur, les hommages des anges et de tous les Saints, en Vous priant humblement, par la vertu de Votre Sainte Face, de réparer et de rétablir en moi et dans tous les hommes, Votre image défigurée par le péché.

Ainsi soit-il.

Sainte Face douloureuse - vignette blogue

- Messe en l’honneur de la Sainte Face > ici
- Neuvaine en l’honneur de la Sainte Face > ici
- La dévotion à la Sainte Face > ici
- L’apparition de la Sainte Face le 6 janvier 1849 > ici
- Cantique de Ste Thérèse de Lisieux à la Sainte Face > ici

2024-36. Messe de la Bienheureuse Vierge Marie du Vœu de Louis XIII (10 février).

10 février,
Fête de la Bienheureuse Vierge Marie du Vœu de Louis XIII ;
Anniversaire de l’Edit de Saint-Germain (10 février 1638 – cf. > ici) ;
Dans l’Ordre de Saint Augustin, mémoire de Saint Guillaume de Maleval ;
Mémoire de Sainte Scholastique, vierge.

Champaigne - Vœu de Louis XIII - musée des beaux-arts Caen

Philippe de Champaigne (1602-1674) : le Vœu de Louis XIII

Monogramme Marie 2

Fête de la Bienheureuse Vierge Marie

en mémoire du Vœu de Louis XIII

Introitus (Ps. XLIV) :

   Vultum tuum deprecabuntur omnes divites plebis : adducentur Regi virgines post eam : proximae ejus adducentur tibi in laetitia et exsultatione.
V./ Eructavit cor meum verbum bonum : dico ego opera mea Regi. Gloria Patri…

   Tous les riches du peuple imploreront votre regard. Après elle, des vierges seront amenées au Roi ; ses compagnes Vous seront présentées dans la joie et l’allégresse.
De mon cœur ont jailli des paroles exquises : je dédie mes œuvres au Roi. Gloire au Père…

Oratio :

   Deus qui sanctissimam Virginem Mariam, genitricem tuam, super choros angelorum exaltatam fidelibus tuis patronam providisti : oculis misericordiae Francorum respicere digneris imperium : quod tutelae ejusdem Virginis rex piissimus voto perpetuo commendavit : qui vivis et regans…

   O Dieu, qui, après avoir élevé au-dessus des chœurs des anges la Très Sainte Vierge Marie Votre Mère, l’avez donnée pour patronne à Vos fidèles, daignez jeter des regards de miséricorde sur le royaume des Francs, qu’un roi très pieux, par un vœu perpétuel, a placé sous la garde de cette même Vierge : ô Vous qui vivez et régnez…

Et on fait les mémoires prescrites.

Lectio libri Sapientiae (Eccli. XXIV 14-16) :

   Ab inítio et ante sǽcula creáta sum, et usque ad futúrum sǽculum non désinam, et in habitatióne sancta coram ipso ministrávi. Et sic in Sion firmáta sum, et in civitáte sanctificáta simíliter requiévi, et in Ierúsalem potéstas mea. Et radicávi in pópulo honorificáto, et in parte Dei mei heréditas illíus, et in plenitúdine sanctórum deténtio mea.

   J’ai été créée dès le commencement et avant les siècles, et je ne cesserai point d’être dans la suite des âges ; et j’ai exercé devant Lui mon ministère dans la maison sainte. J’ai été ainsi affermie dans Sion ; j’ai trouvé mon repos dans la cité sainte, et ma puissance est établie dans Jérusalem. J’ai pris racine au milieu du peuple glorifié, dont l’héritage est le partage de mon Dieu, et j’ai établi ma demeure dans l’assemblée des saints.

Graduale :

   Benedícta et venerábilis es, Virgo María : quæ sine tactu pudóris invénia es Mater Salvatóris.
V./ Virgo, Dei Génetrix, quem totus non capit orbis, in tua se clausit víscera factus homo.

   Vous êtes bénie et digne de vénération, Vierge Marie, qui avez été mère du Sauveur, sans que votre pureté ait subi d’atteinte.
Vierge, Mère de Dieu, Celui que tout l’univers ne peut contenir, s’est enfermé dans votre sein en se faisant homme.

   Alleluia. Alleluia.
Per te, Dei Genitrix, nobis est vita perdita data : quae de caelo suscepisti prolem, et mundo genuisti Salvatorem. Alleluia.

   Alléluia. Alléluia.
Par vous, ô Mère de Dieu, la vie perdue nous a été rendue : du ciel, vous avez reçu votre Enfant, et vous avez donné un Sauveur au monde. Alléluia.

Post Septuagesimam, ommissis Allelúia et versu sequenti, dicitur

   Regina mundi dignissima, Maria Virgo perpetua, intercede pro nostra pace et salute, quae genuisti Christum Dominum Salvatorem omnium.

   Très digne Reine du monde, ô Marie perpeétuellement vierge, intercédez pour que nous soient donnés la paix et le salut, vous qui avez enfanté le Christ Seigneur, Sauveur de tous.

+ Sequentia Sancti Evangelii secundum Lucam (I, 41-47) :

   In illo témpore : Repléta est Spíritu Sancto Elisabeth et exclamávit voce magna, et dixit : Benedícta tu inter mulíeres, et benedíctus fructus ventris tui. Et unde hoc mihi ut véniat mater Dómini mei ad me ? Ecce enim ut facta est vox salutatiónis tuæ in áuribus meis, exsultávit in gáudio infans in útero meo. Et beáta, quæ credidísti, quóniam perficiéntur ea, quæ dicta sunt tibi a Dómino. Et ait María : Magníficat ánima mea Dóminum ; et exsultávit spíritus meus in Deo salutári meo.

   En ce temps-là : Élisabeth fut remplie du Saint-Esprit et elle s’écria à haute voix, disant : « Vous êtes bénie entre les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni. Et d’où m’est-il donné que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ? Car votre voix, lorsque vous m’avez saluée, n’a pas plus tôt frappé mes oreilles, que l’enfant a tressailli de joie dans mon sein. Heureuse vous qui avez cru ! Car elles seront accomplies les choses qui vous ont été dites de la part du Seigneur ! ». Et Marie dit : « Mon âme glorifie le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu, mon Sauveur ».

Credo.

Offertorium :

   Recordare, Virgo Mater, in conspectu Dei, ut loquaris pro nobis bona, et ut avertat indignationem suam a nobis.

   Souvenez-vous, Vierge Mère de Dieu, d’intercéder en notre faveur en présence du Seigneur, et de détourner de nous Sa colère.

Secreta :

   Deus, cui Francorum rex se suumque regnum consecravit : per hanc quam immolamus hostiam, et beatae Virginis Deiparae intercessionem, continuis regnum defende praesidiis. Per Dominum…

   O Dieu, auquel un roi des Francs a consacré sa personne et son royaume, par cette Hostie que nous Vous immolons, et par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Mère de de Dieu, défendez ce royaume par des secours continus. Par Jésus-Christ…

Et on fait les mémoires prescrites.

Præfatio de B. Maria Virg. : Et te in Festivitate.

Communio :

   O gloriosa Genitrix, Virgo semper Maria quae Dominum omnium meruisti portare, et Regem angelorum sola virgo lactare : nostri, quaeso, pia memorare et pro nobis Christum deprecare.

   O Mère glorieuse, Marie toujours vierge, qui avez mérité de porter le Seigneur de tous, et qui, seule, avez allaité le Roi des anges : souvenez-vous de nous avec bonté, je vous en prie, et priez le Christ pour nous.

Postcommunio :

   Deus, qui nos non desinis sanctis reficere sacramentis : fac ut, cum beata Maria semper Virgine, aeterni gaudii simus participes : qui eam gentis nostrae patronam sincera pietate veneramur. Per dominum…

   O Dieu, qui ne cessez de nous fortifier par vos sacrements saints : faites que, avec la bienheureuse Marie toujours Vierge, nous soyons participant des joies éternelles, nous qui, avec une piété sincère, la vénérons comme patronne de notre nation. Par Jésus-Christ…

Et on fait les mémoires prescrites.

Statue d'argent de Notre-Dame offerte par Charles X - trésor de Notre-Dame de Paris - blogue

La statue d’argent de la Très Sainte Vierge Marie offerte par SMTC le Roi Charles X à Notre-Dame de Paris
pour la procession du 15 août en accomplissement du Vœu de Louis XIII

Prière à Monseigneur Saint Michel pour la sécurité et la prospérité de l’Eglise et de la France :

 Premier mardi du mois :

   Nous avons expliqué l’origine de cette dévotion et l’institution de la Messe des premier mardi de chaque mois due à la piété de Sa Majesté la Reine Anne d’Autriche (cf. > ici) : beaucoup de fidèles n’ont malheureusement pas la possibilité d’assister à une Sainte Messe ce jour-là et désirent néanmoins marquer, selon leur état, leur supplication à Monseigneur Saint Michel pour notre cher Royaume, en lequel il y a « grande pitié ». Nous proposons donc à ces personnes de réciter au moins cette prière (dont nous ne connaissons pas l’origine exacte mais fut publiée en 1906 avec la permission de l’archevêché de Paris).

Premier mardi du mois - dévotion à Saint Michel pour la France - blogue

   Seigneur, daignez Vous souvenir que dans les circonstances douloureuses de notre histoire, Vous avez fait de l’Archange Saint Michel l’instrument de Votre Miséricorde à notre égard.
Nous ne saurions l’oublier, alors que notre pays traverse des moments particulièrement difficiles. C’est pourquoi nous Vous supplions de conserver à notre patrie, la France, la protection dont Vous l’avez jadis entourée par le ministère de cet Archange vainqueur.

   Et vous, ô Saint Michel, Prince des Milices célestes, venez vers nous !
Tournez-vous vers nous, nous nous en supplions !

   Vous êtes l’Ange gardien de l’Eglise et de la France ; c’est vous qui avez inspiré et soutenu Sainte Jeanne d’Arc dans sa mission libératrice. Venez encore à notre secours : sauvez-nous !
Nous mettons nos personnes, nos familles, nos paroisses, la France entière, sous votre spéciale protection.
Nous en avons la ferme espérance : vous ne laisserez pas périr le peuple qui vous a été confié et qui en tant d’endroits, vous honore depuis des siècles, comme au Mont Saint-Michel.

Que Dieu suscite parmi nous des saints !
Par eux, ô Archange Saint Michel, faites triompher l’Eglise dans la lutte qu’elle soutient contre l’enfer déchaîné et, par la force du Saint Esprit, établissez le Règne du Christ sur nos cœurs, sur nos familles, sur l’Eglise et sur la France, afin que la Paix du Ciel y demeure à jamais. 

Ainsi soit-il !

(avec la permission de l’Ordinaire, Paris 30 juin 1906)

Saint Michel Archange, priez pour nous,
combattez avec et pour nous !
(x 3)

Autres prières à Saint Michel pour la France :
- Prière de consécration de la France à Saint Michel par les évêques de France en 1912 > ici
- Prière à Saint Michel composée par Madame Louise de France pour la conservation du Royaume > ici

Lys en vignette typographique - blogue

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