Archive pour la catégorie 'Prier avec nous'

Prières de Saint Alphonse de Ligori pour honorer les Sept Douleurs de Notre-Dame :

Le vendredi de la Passion, conformément à l’usage antique, nous commémorons solennellement la Compassion de Notre-Dame.
En ce jour, particulièrement important pour le Refuge Notre-Dame de Compassion, nous invitons tous ceux qui nous sont unis par les liens de la prière à s’associer à nous avec une grande ferveur pour honorer les Sept Douleurs de Notre-Dame, et pour consoler son Coeur douloureux et immaculé en proie à une si grande désolation.

Nous avons déjà publié sur ce blogue le texte de l’ « Ave, Maria » de la Vierge de Compassion (parfois attribué à Saint Bonaventure, voir ici > www), ainsi que la manière dont on peut réciter le « Chapelet des Sept Douleurs » (ici > www).
Voici maintenant ci-dessous un exercice pour honorer les Sept Douleurs de Notre-Dame dont les prières ont été rédigées par Saint Alphonse de Ligori.

Statue de N.D. de Compassion du Mesnil-Marie

Statue de Notre-Dame de Compassion au Mesnil-Marie

Première douleur :

Je compatis, ô Mère affligée, à la douleur que vous causa le premier glaive qui vous a transpercée, quand Siméon, dans le Temple, vous représenta les tourments que les hommes devaient faire endurer à votre bien-aimé Jésus (et que vous connaissiez déjà par les divines Écritures), jusqu’à Le faire mourir sous vos yeux, suspendu à un bois infâme, épuisé de sang et abandonné de tout le monde, sans pouvoir recevoir de vous ni défense ni secours.
Je vous prie donc, ma Reine, par ce souvenir amer qui affligea votre cœur pendant tant d’années, de m’obtenir la grâce de conserver toujours, à la vie à la mort, gravées dans mon cœur, la Passion de Jésus-Christ et vos Douleurs.

Pater, Ave Maria.

Coeur douloureux et immaculé de Marie

Deuxième douleur :

Je compatis, ô Mère affligée, à la douleur que vous causa le second glaive qui vous a transpercée lorsque vous avez vu votre Fils innocent, à peine né, persécuté à mort par ces mêmes hommes pour lesquels Il était venu dans le monde ; de sorte que vous avez été obligée de fuir en Égypte pendant la nuit et secrètement à l’insu du monde.
Par tant de peines que vous, Vierge délicate, avez endurées, conjointement avec votre petit Enfant exilé, dans ce long et pénible voyage, par des chemins déserts et difficiles, et dans votre séjour en Égypte, où étant inconnus et étrangers, vous avez vécu durant toutes ces années dans la pauvreté et le mépris, je vous prie ma bien-aimée Souveraine, de m’obtenir la grâce de souffrir avec patience dans votre compagnie, jusqu’à la mort, toutes les peines de cette misérable vie, afin que je puisse, dans l’autre, échapper aux peines éternelles de l’enfer que j’ai bien méritées.

Pater, Ave Maria.

Coeur douloureux et immaculé de Marie

Troisième douleur :

Je compatis, ma Mère affligée, à la douleur que vous causa le troisième glaive qui vous perça le cœur, quand vous avez perdu votre cher Fils Jésus, qui resta trois jours à Jérusalem, éloigné de vous.
Ne voyant plus alors votre amour auprès de vous, et ignorant la cause de Son éloignement, je pense, mon aimable Reine, que vous n’eûtes aucun repos pendant ces nuits, mais que vous ne fîtes que soupirer après Celui qui était tout votre bien : je vous prie donc, par les soupirs que vous avez poussés durant cette trois jours, bien longs et bien douloureux pour vous, de m’obtenir la grâce de ne jamais perdre mon Dieu, afin que je vive toujours uni à Lui et que je meure dans Ses embrassements.

Pater, Ave Maria.

Coeur douloureux et immaculé de Marie

Quatrième douleur :

Je compatis, ma Mère affligée, à la douleur que vous causa le quatrième glaive qui vous perça le cœur, lorsque vous avez vu votre Jésus condamné à mort, chargé de liens et de chaînes, couvert de sang et de plaies, couronné d’un faisceau d’épines, tombant en chemin sous Sa pesante Croix, qu’Il portait sur Ses épaules ensanglantées, allant comme un agneau innocent mourir pour notre amour. Vos yeux se rencontrèrent alors avec les Siens, et vos regards mutuels devinrent autant de traits dont vous blessâtes réciproquement vos cœurs amoureux.
Je vous prie donc par cette grande Douleur, de m’obtenir la grâce de vivre entièrement résigné à la volonté de mon Dieu, portant ma croix avec joie dans la compagnie de Jésus jusqu’au dernier soupir de ma vie.

Pater, Ave Maria.

Coeur douloureux et immaculé de Marie

Cinquième douleur :

Je compatis, ma Mère affligée, à la douleur que vous causa le cinquième glaive qui vous perça le cœur, lorsque, présente sur le mont Calvaire, vous avez vu de vos propres yeux, mourir peu à peu, au milieu de tant de tourments et de mépris, sur le lit douloureux de la Croix, votre bien-aimé Jésus, sans pouvoir même Lui donner le moindre des soulagements qu’au moment de la mort on accorde aux plus scélérats.
Et je vous prie, par l’agonie que vous, tendre Mère, avez soufferte avec votre Fils agonisant, et par la tendresse que vous avez éprouvée lorsque, pour la dernière fois, Il vous parla du haut de la Croix, et que Se séparant de vous, Il nous donna tous à vous pour fils dans la personne de Jean ; par la constance avec laquelle vous L’avez vu baisser la tête et expirer, je vous prie de m’obtenir de votre amour crucifié la grâce de vivre et de mourir crucifié à toutes les choses de ce monde, pour ne vivre toute ma vie que pour Dieu, et ainsi aller un jour jouir de lui face-à-face en paradis.

Pater, Ave Maria.

Coeur douloureux et immaculé de Marie

Sixième douleur :

Je compatis, ma Mère affligée, à la douleur que vous causa le sixième glaive qui vous perça le cœur lorsque que vous vîtes percer d’outre en outre le doux Cœur de votre Fils déjà mort, et mort pour ces ingrats qui, même après L’avoir fait mourir, n’était pas encore rassasiés de Le tourmenter.
Je vous prie donc par cette cruelle douleur que vous avez endurée toute seule, de m’obtenir la grâce d’habiter dans le Cœur de Jésus blessé et ouvert pour moi ; dans ce Cœur, dis-je, qui est la belle demeure d’Amour, où reposent toutes les âmes qui aiment Dieu et que là, passant moi-même ma vie, je ne pense qu’à Dieu et n’aime que Lui. Très Sainte Vierge, vous pouvez le faire, je l’espère de vous.

Pater, Ave Maria.

Coeur douloureux et immaculé de Marie

Septième douleur :

Je compatis, ma Mère affligée, à la douleur que vous causa le septième glaive qui vous perça le cœur, lorsque vous vîtes entre vos bras votre Fils mort, non plus dans l’éclat de Sa beauté, comme vous L’aviez autrefois reçu dans l’étable de Bethléem, mais ensanglanté, livide et tout déchiré des blessures qui avaient mis Ses os à découvert ; vous écriant alors : mon Fils, mon Fils, en quel état l’amour Vous a réduit !
Et lorsqu’on le porta au sépulcre, vous avez voulu encore L’accompagner, et L’y arranger de vos propres mains, jusqu’à ce qu’enfin, Lui disant le dernier adieu, vous y laissâtes votre cœur brûlant d’amour enseveli avec votre Fils. Par tant de martyres qu’a souffert votre belle âme, obtenez-moi, ô Mère du bel amour ! le pardon des offenses que j’ai commises contre mon Dieu bien-aimé ; je m’en repens de tout mon cœur. Défendez moi dans les tentations ; assistez-moi à l’heure de ma mort, afin que sauvé par les mêmes mérites de Jésus et les vôtres, je parvienne un jour avec votre assistance, après ce malheureux exil, à chanter dans le paradis les louanges de Jésus et les vôtres, pendant toute l’éternité. 
Ainsi soit-il.

Pater, Ave Maria.

Coeur douloureux et immaculé de Marie

V./: Priez pour nous, Vierge très affligée !
R./: Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Prions :

O Dieu, dans la Passion duquel un glaive de douleur, suivant la prophétie du vieillard Siméon, a transpercé l’âme très douce de la glorieuse Vierge Marie, Votre Mère, accordez-nous, dans Votre bonté, que en vénérant son coeur transpercé et ses souffrances, nous méritions de recueillir les heureux fruits de Votre Passion ; ô Vous qui, étant Dieu, vivez et régnez pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Statue de N.D. de Compassion du Mesnil-Marie - détail

Statue de Notre-Dame de Compassion au Mesnil-Marie – détail.

Au sujet de la statue de Notre-Dame de Compassion,
voir le texte de présentation ici > www

Prière pour la conversion de ses moeurs et le changement de sa vie.

(attribuée à Saint Augustin)

La prière que nous publions ci-dessous constitue le premier chapître de l’opuscule intitulé « Les méditations de Saint Augustin ».
Ces « méditations » sont habituellement publiées – en un seul volume – à la suite d’un recueil spirituel appelé « Soliloques » et d’un « Manuel » eux aussi attribués à Saint Augustin. Les « Soliloques » dont il s’agit ici ne sont pas l’ouvrage philosophique du même nom rédigé par le jeune Augustin en 387 peu de temps après sa conversion. Ces trois textes (« Soliloques », « Manuel » et « Méditations ») sont en réalité des apocryphes, fortement imprégnés de la pensée et du style du grand Docteur de la grâce, reprenant même parfois certains passages de ces oeuvres authentiques, et ils furent probablement composés – ou réunis – au XIVe siècle, par un moine anonyme. L’apogée de leur diffusion est sans aucun doute au XVIIe siècle où des traductions françaises de qualité contribueront énormément à leur succès auprès des âmes ferventes.
Bien qu’étant apocryphes, donc, il n’en demeure pas moins que ce sont des textes d’une profonde spiritualité et que nous pouvons toujours nous en nourrir et en faire, avec fruits, l’objet de nos pieuses aspirations et de nos approfondissements.
La prière qui suit est même tout particulièrement adaptée au temps du carême et aux efforts de conversion personnelle auxquels il nous invite avec insistance.

Soliloques de St Augustin 1684

Page de garde d’un exemplaire des « Soliloques, Manuel et Méditations de Saint Augustin » daté de 1684
(bibliothèque du Mesnil-Marie)

Prière pour la conversion de ses moeurs et le changement de sa vie :

« O mon Seigneur ! faites, par l’effusion de votre grâce, que mon cœur Vous désire ; qu’en Vous désirant, il Vous cherche ; qu’en Vous cherchant, il Vous trouve ; que Vous ayant trouvé, il Vous aime, et qu’en Vous aimant, il m’inspire des désirs ardents et efficaces de racheter mes péchés, et à ne les plus commettre à l’avenir. Faites, ô mon Dieu ! qu’il conserve éternellement l’esprit de pénitence ; que mon âme soit toujours pénétrée d’une vive douleur, que mes yeux deviennent une source intarissable de larmes, que mes mains ne cessent point de faire des aumônes et des œuvres de charité.

O mon Roi ! étouffez en mon cœur tous les désirs de la chair, et embrasez-le du feu sacré de votre amour. O mon Rédempteur ! éloignez de moi l’esprit d’orgueil, et accordez-moi celui de l’humilité que Vous avez si saintement pratiquée, et qui est le plus précieux trésor que je puisse jamais posséder. O mon Sauveur ! délivrez-moi des saillies et des transports de la colère, et armez-moi de la patience, comme d’un bouclier impénétrable à tous les traits de mes ennemis. O mon Créateur ! purgez mon âme de toute sorte d’aigreur et de chagrin, afin de la rendre capable de vos douceurs et de vos délices toutes célestes.

Donnez-moi, ô Père de miséricorde ! une foi solide, une espérance ferme et une charité inaltérable ; et, puisque c’est Vous qui me gouvernez, délivrez-moi de l’orgueil de la vie, de la légèreté d’esprit, de la dissipation du cœur, de l’esprit de raillerie, de l’insolence des yeux, de l’intempérance de la langue, des médisances, des vaines curiosités, de la convoitise des richesses, de la passion pour les grandeurs, des déguisements de l’hypocrisie, du poison funeste de la flatterie, du mépris des pauvres, de l’oppression des faibles, de la turpitude de l’avarice, de la malignité de l’envie, de l’horreur du blasphème, et de tous ces crimes pour lesquels Vous menacez de la seconde mort.

Retranchez en moi, ô Créateur de mon âme ! la malice, la témérité, l’opiniâtreté, l’inquiétude, l’assoupissement, la paresse, la stupidité d’esprit, l’aveuglement du cœur, l’attache à mes propres sentiments, la brutalité des mœurs, l’opposition au bien, la résistance aux sages conseils, l’intempérance de la langue. Faites que je n’augmente point la misère des pauvres en les pillant ; que je n’exerce point de violence contre ceux qui sont dans l’impuissance ; que je ne calomnie jamais les innocents ; que je n’aie nulle négligence à l’égard de ceux qui me sont soumis, ni aucune sévérité pour mes domestiques ; que je ne sois ni infidèle à mes amis, ni cruel envers mes proches.

O mon Dieu ! dont la miséricorde est si grande envers moi, je Vous supplie, par votre Fils bien-aimé, de produire en moi un véritable amour pour les œuvres de miséricorde, en me donnant tous les sentiments de piété qui sont nécessaires pour compatir à la misère de ceux qui souffrent, pour redresser ceux qui sont dans l’égarement, pour secourir les misérables, pour soulager les nécessiteux, pour consoler les affligés, pour délivrer ceux que l’on opprime, pour soutenir les pauvres, pour consoler ceux qui pleurent, pour remettre les dettes à ceux qui me sont redevables, pour pardonner à ceux qui m’offensent, pour aimer ceux qui me haïssent, pour rendre le bien à ceux qui m’auront fait du mal ; pour ne mépriser personne, mais pour honorer tout le monde ; pour imiter les gens de bien, pour éviter l’exemple et la conduite des méchants, pour embrasser la vertu, pour m’éloigner de tous les vices, pour posséder la patience dans les adversités, pour me modérer dans les prospérités, pour garder ma langue et mettre un frein sur mes lèvres ; pour fouler aux pieds les biens de la terre, et pour n’être altéré que des biens du Ciel. »

Gravure du XVIIe siècle représentant St Augustin en habit monastique

Saint Augustin en habit de moine
(gravure du XVIIe siècle)

Publié dans:Prier avec nous, Textes spirituels |on 8 avril, 2014 |1 Commentaire »

Chemin de Croix pour honorer les Saintes Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

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Le vendredi de la troisième semaine de carême, d’anciennes traditions liturgiques plaçaient la possibilité de célébrer une fête des Cinq Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Nous avons déjà publié dans les pages de ce blogue le « Chapelet des Saintes Plaies » (ici > chapelet des Saintes Plaies), et une notice concernant la vie de la sainte Visitandine, Soeur Marie-Marthe Chambon qui a reçu de Notre-Seigneur des révélations concernant les bienfaits et les fruits spirituels de la dévotion aux Saintes Plaies (ici > Soeur Marie-Marthe Chambon).
Nous avons aussi déjà publié deux textes proposant des méditations pour le Chemin de la Croix : celui du chanoine Antoine Crozier intitulé « Chemin de Croix pour la France » (ici > Chemin de Croix pour la France) et celui écrit par notre Frère Maximilien-Marie (ici > méditation du Chemin de la Croix).
En rapport avec la dévotion aux Saintes Plaies de Notre-Seigneur, voici aujourd’hui un autre texte, court mais dense, que certains d’entre vous connaissent d’ailleurs peut-être déjà, et qu’il est toujours bon de reprendre comme support de notre prière des vendredis de carême…

Vitrail église St Jean de Montmartre

Vitrail central de l’abside de l’église Saint-Jean de Montmartre (Paris, place des Abbesses)
(oeuvre de Léon Tournel – 1906)

Chemin de Croix
pour honorer
les Saintes Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ :

Prière préliminaire :

Pour donner plus de prix à nos faibles prières, nous nous adressons à Vous, très aimable Jésus Christ et nous vous supplions humblement : offrez Vous-même à Votre Père Eternel les Plaies Sacrées de Vos pieds, de Vos mains et de Votre côté ; offrez-Lui en même temps Votre Sang très précieux, Votre agonie et Votre mort.
Et vous aussi, Vierge Marie, Mère des douleurs, offre-Lui avec la cruelle passion de votre Fils bien-aimé, vos soupirs, vos larmes et toutes les douleurs que vos souffrances vous ont causées, afin que, par leurs mérites, les âmes qui sont dans les flammes dévorantes du purgatoire obtiennent le rafraîchissement, que, délivrées de cette douloureuse prison, elles soient dans le Ciel, revêtues de la gloire et qu’elles y chantent à jamais les divines miséricordes. Ainsi soit-il. 

Sacré-Coeur gif

 1ère station : Jésus est condamné à mort.

V./ : Nous Vous adorons, ô Christ, et nous Vous bénissons.
R./ : Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

Père Eternel, je Vous offre les Plaies de Notre Seigneur Jésus Christ, flagellé, rejeté par son peuple et condamné à la mort cruelle et ignominieuse de la Croix pour expier les péchés du genre humain.
Par les mérites des Saintes Plaies de Jésus Christ, accordez-nous le pardon de nos péchés et faites que tous les agonisants trouvent miséricorde auprès de Vous.

V./ : Mon Jésus, pardon et miséricorde.
R./ : Par les mérites de Vos Saintes Plaies.

Sacré-Coeur de Jésus.jpg

2ème station : Jésus est chargé de sa Croix.

V./ : Nous Vous adorons, ô Christ, et nous Vous bénissons.
R./ : Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

Père Eternel, je Vous offre les Plaies profondes et douloureuses de Jésus Christ couronné d’épines.
Par les mérites de ces Saintes Plaies, accordez-moi la contrition de mes péchés et la grâce d’accepter avec paix et douceur d’esprit, toutes les Croix qu’il Vous plaira de m’envoyer.

V./ : Mon Jésus, pardon et miséricorde.
R./ : Par les mérites de Vos Saintes Plaies.

Sacré-Coeur de Jésus.jpg

3ème station : Jésus tombe sous le poids de sa Croix.

V./ : Nous Vous adorons, ô Christ, et nous Vous bénissons.
R./ : Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

Père Eternel, je Vous offre les Plaies de Notre Seigneur Jésus Christ, tombé sous le poids écrasant de sa Croix et je Vous prie, par les mérites de cette première chute et des Saintes Plaies de Jésus, de nous accorder la grâce de commencer une nouvelle vie de ferveur et d’amour et de marcher d’un pas ferme et constant dans la voie de Vos Saints commandements.

V./ : Mon Jésus, pardon et miséricorde.
R./ : Par les mérites de Vos Saintes Plaies.

Sacré-Coeur de Jésus.jpg

4ème station : Jésus rencontre Sa Très Sainte Mère.

V./ : Nous Vous adorons, ô Christ, et nous Vous bénissons.
R./ : Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

Père Eternel, je Vous offre les Plaies de Notre Seigneur Jésus Christ qui transpercèrent d’un glaive de douleur le Cœur si aimant de Sa Très Sainte Mère lorsqu’elle Le rencontra, chargé de Sa Croix, sur le chemin du calvaire.
Par l’angoisse des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie et par les mérites des Saintes Plaies de Jésus, accordez-nous la contrition parfaite de nos péchés, maintenant et à l’heure de la mort.

V./ : Mon Jésus, pardon et miséricorde.
R./ : Par les mérites de Vos Saintes Plaies.

Sacré-Coeur de Jésus.jpg

5ème station : Simon le Cyrénéen aide Jésus à porter Sa Croix.

V./ : Nous Vous adorons, ô Christ, et nous Vous bénissons.
R./ : Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

Père Eternel, je Vous offre les Plaies si profondes de Notre Seigneur Jésus Christ, qui L’épuisèrent de sang et de force, de sorte que Ses ennemis, malgré leur cruauté, furent obligés de Le décharger de Sa Croix et de Le faire aider par le Cyrénéen.
Par les mérites des Saintes Plaies de Jésus Christ et par Son épuisement total, accordez-nous le véritable esprit de pénitence et l’amour de la Croix.

V./ : Mon Jésus, pardon et miséricorde.
R./ : Par les mérites de Vos Saintes Plaies.

Sacré-Coeur de Jésus.jpg

6ème station : Sainte Véronique essuie la Sainte face de Jésus.

V./ : Nous Vous adorons, ô Christ, et nous Vous bénissons.
R./ : Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

Père Eternel, je Vous offre les Plaies de la Sainte Face de Jésus Christ, qui Le rendirent semblable à un lépreux, sans forme ni beauté, ou, selon la parole du prophète : « comme un objet dont on se détourne ».
Par les mérites des Saintes Plaies de Jésus Christ, purifiez, je Vous en supplie, la face de mon âme et donnez-moi, comme à Sainte Véronique, un cœur bon et compatissant pour le prochain.

V./ : Mon Jésus, pardon et miséricorde.
R./ : Par les mérites de Vos Saintes Plaies.

Sacré-Coeur de Jésus.jpg

7ème station : Jésus tombe pour la deuxième fois.

V./ : Nous Vous adorons, ô Christ, et nous Vous bénissons.
R./ : Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

Père Eternel, je Vous offre les Plaies de Notre Seigneur Jésus Christ rouvertes et avivées par ses chutes réitérées.
Par les mérites de cette deuxième chute si douloureuse et des Saintes Plaies de Jésus, préservez-moi de la rechute dans le péché, et accordez-moi la grâce de mettre en pratique des moyens efficaces pour me corriger de mes défauts et de mes mauvaises habitudes.

V./ : Mon Jésus, pardon et miséricorde.
R./ : Par les mérites de Vos Saintes Plaies.

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8ème station : Jésus console les filles de Jérusalem.

V./ : Nous Vous adorons, ô Christ, et nous Vous bénissons.
R./ : Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

Père Eternel, je Vous offre les Plaies de Notre Seigneur Jésus Christ qui émurent de pitié les pieuses femmes de Jérusalem, pleurant de compassion de Le voir si maltraité et si défiguré.
Au Nom des Saintes Plaies de Jésus, jetez un regard de miséricorde sur les enfants d’Israël, afin que, reconnaissant leur Divin Messie, ils aient part au grand bienfait de la rédemption et deviennent de zélés apôtres du Christ.

V./ : Mon Jésus, pardon et miséricorde.
R./ : Par les mérites de Vos Saintes Plaies.

Sacré-Coeur de Jésus.jpg

9ème station : Jésus tombe une troisième fois.

V./ : Nous Vous adorons, ô Christ, et nous Vous bénissons.
R./ : Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

Père Eternel, je Vous offre les Plaies de Notre Seigneur Jésus Christ, aggravées et élargies par la violence de cette chute si douloureuse qui excita la colère et les moqueries de ses ennemis.
Par les mérites de cette troisième chute et des Saintes Plaies de Jésus Christ, préservez-nous de l’aveuglement spirituel, et accordez à tous Vos prêtres et à Vos religieux et religieuses la grâce de marcher d’un pas ferme et constant dans le chemin de l’abnégation et du renoncement à soi-même.

V./ : Mon Jésus, pardon et miséricorde.
R./ : Par les mérites de Vos Saintes Plaies.

Sacré-Coeur de Jésus.jpg

10ème station : Jésus est dépouillé de Ses vêtements.

V./ : Nous Vous adorons, ô Christ, et nous Vous bénissons.
R./ : Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

Père Eternel, je Vous offre les Plaies béantes du Corps Sacré de Jésus Christ, tout ruisselant de sang, après avoir été inhumainement dépouillé de Ses vêtements qui étaient collés à Ses chairs.
Par les mérites des Saintes Plaies de Jésus et de la confusion dont il était couvert, accordez-moi la sainte humilité et un complet détachement de moi-même.

V./ : Mon Jésus, pardon et miséricorde.
R./ : Par les mérites de Vos Saintes Plaies.

Sacré-Coeur de Jésus.jpg

11ème station : Jésus est cloué à la Croix.

V./ : Nous Vous adorons, ô Christ, et nous Vous bénissons.
R./ : Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

Père Eternel, je Vous offre les Plaies des mains et des pieds de notre Divin Sauveur et la douleur de sa tête adorable qui, à chaque coup de marteau, bondit et retombe durement contre le bois de la Croix.
Par les mérites des douleurs indicibles de Jésus et par Ses Saintes Plaies, transpercez d’un rayon de votre grâce les cœurs endurcis des infidèles et des pécheurs obstinés, et amenez-les, contrits et humiliés, au pied de la croix de Votre Fils bien-aimé.

V./ : Mon Jésus, pardon et miséricorde.
R./ : Par les mérites de Vos Saintes Plaies.

Sacré-Coeur de Jésus.jpg

12ème station : Jésus meurt la Croix.

V./ : Nous Vous adorons, ô Christ, et nous Vous bénissons.
R./ : Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

Père Eternel, je Vous offre, en réparation des péchés du monde, les Plaies Sacrées de Votre Fils bien-aimé, agonisant sur la Croix, les tortures lancinantes de Sa tête adorable, couronnée d’épines, de Ses mains et de Ses pieds transpercés de gros clous, et de tout Son corps en proie à des souffrances indicibles.
Au Nom et par les Saintes Plaies de Jésus, délivrez, nous Vous en supplions, les Saintes âmes du purgatoire, faites miséricorde aux âmes agonisantes, et ensevelissez tous nos péchés dans l’abîme sans fond de Votre divine miséricorde.

V./ : Mon Jésus, pardon et miséricorde.
R./ : Par les mérites de Vos Saintes Plaies.

Sacré-Coeur de Jésus.jpg

13ème station : Jésus est remis à Sa Très Sainte Mère.

V./ : Nous Vous adorons, ô Christ, et nous Vous bénissons.
R./ : Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

Père Eternel, je Vous offre les Plaies de Notre Seigneur Jésus Christ, déposé dans les bras de Sa Très Sainte Mère.
O Reine des martyrs, imprimez dans mon cœur les plaies de Jésus Crucifié. Apprenez-moi à méditer comme vous Sa sainte couronne d’épines, Ses mains et Ses pieds transpercés, Son côté ouvert par la lance et tout Son corps labouré par les fouets de la flagellation.
Par les mérites des Saintes Plaies de Jésus, obtenez-nous, ô Mère Bien-aimée, la contrition parfaite de nos péchés maintenant et à l’heure de la mort.

V./ : Mon Jésus, pardon et miséricorde.
R./ : Par les mérites de Vos Saintes Plaies.

Sacré-Coeur de Jésus.jpg

14ème station : Jésus est déposé dans le tombeau.

V./ : Nous Vous adorons, ô Christ, et nous Vous bénissons.
R./ : Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

Père Eternel, je Vous offre les Plaies du corps sacré de Jésus, dans le sépulcre, de ce corps dont le prophète Isaïe nous dit que « de la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête, il n’y avait plus rien de sain en Lui… Ce n’était que blessures, meurtrissures, plaies vives qui n’ont pas été pansées, ni bandées, ni adoucies avec de l’huile ».
Par les mérites des Saintes Plaies de Jésus, ayez pitié de mon âme lorsqu’elle se séparera de mon corps. Ne soyez pas alors mon Juge mais mon Sauveur !

V./ : Mon Jésus, pardon et miséricorde.
R./ : Par les mérites de Vos Saintes Plaies.

Sacré-Coeur de Jésus.jpg

Oraison de la Messe des Cinq Plaies de Notre-Seigneur :

O Dieu qui, par la Passion de Votre Fils unique, et par l’effusion de Son Sang découlant de Ses cinq plaies, avez rétabli la nature humaine perdue par le péché, faites, nous Vous en supplions, qu’en vénérant ici-bas les plaies qu’Il a reçues pour nous, nous méritions de recueillir dans le ciel le fruit de ce même Sang très précieux. Nous Vous le demandons par ce même Jésus-Christ Notre-Seigneur, Votre fils, qui vit et règne avec Vous, dans l’unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il !

Piéta de Villeneuve les Avignon par Enguerrand Quarton (XVème siècle)

Publié dans:De liturgia, Prier avec nous |on 28 mars, 2014 |Pas de commentaires »

Prière de Sa Sainteté le Pape Pie XII à Notre-Dame de Lourdes.

Sa Sainteté le Pape Pie XII en prière

Cette prière constitue la péroraison du discours que prononça en français, le 28 avril 1935,
Son Eminence Révérendissime le Cardinal Eugenio Pacelli,
Secrétaire d’Etat et Légat a latere de Sa Sainteté le Pape Pie XI,
à Lourdes,
à l’occasion de la clôture du jubilé de la Rédemption (voir la note en bas de page).

l'apparition de ND de Lourdes

O Vierge immaculée, très clémente et très puissante, vous êtes notre Mère. De votre trône de Reine du Ciel, vous avez daigné venir parmi nous en ce coin fortuné de la terre de France ; et, à l’égal de la réalité de la foi, invisible au monde, mais non à l’innocente enfant choisie par vous comme confidente et colloboratrice des merveilles de votre amour pour nous, vous avez fait de cette roche de Massabielle une nouvelle montagne de la gloire de Dieu au milieu des ténèbres de l’incrédulité et du péché, un phare lumineux d’espérance pour le salut des peuples. Mais cette montagne et cette grotte bienheureuse évoquent en nous le souvenir d’une autre montagne et d’une autre grotte, le Golgotha et le Sépulcre, où votre douleur et vos larmes de Mère, à l’heure la plus terrible et la plus divine de la Rédemption, s’unissaient à la suprême torture, à la mort et à la sépulture de votre Fils crucifié, Rédempteur du monde.

Ce jour là, dans ces ténèbres, ô Reine des martyrs, votre foi, votre espérance, votre amour demeurèrent fermes et dirigés vers le ciel comme vous demeuriez vous-même debout auprès de la Croix ; là vous avez été proclamée notre Mère par la divine parole de votre divin Fils et par le sang qui de ses plaies descendait sur vous, pour empourprer et consacrer votre amour pour nous. De ces ténèbres a surgi le soleil de ce jour où nous commémorons l’accomplissement de notre Rédemption.

Vous, notre Corédemptrice, vous, prémices de la grâce et de la Rédemption, ayez pitié de nous, vos pauvres fils. Donnez-nous le courage de votre foi, l’inébranlable fermeté de votre espérance, l’ardeur de votre amour pour Jésus, Fils du Père et votre Fils, notre Rédempteur et notre Frère ; intercédez pour nous auprès de Lui, apaisez sa justice ; obtenez-nous la lumière de la vérité, et que celle-ci parvienne aussi aux esprits aveuglés de ceux dont l’orgueil se dresse contre l’Eternel ; que les dévoyés et les fourvoyés retrouvent le droit chemin, et que par vous, Reine de la paix, victorieuse de toute erreur, l’Eglise poursuive librement sa tâche et répande par le monde les fruits divins de la Rédemption. Protégez le troupeau béni de votre Fils, et le Pasteur auguste qui le conduit dans les pâturages du salut et qui est en esprit présent parmi nous. Protégez cette nation si chère à votre coeur et tout le peuple chrétien accouru ici à vos pieds de toutes les parties du monde, ou qui du moins est tourné vers ce lieu par le désir et nous est uni par la prière.

Que par vous, ô Vierge immaculée, ô Mère du Rédmpteur, notre espérance et notre salut, l’olivier de la concorde et de la paix refleurisse sur la terre, dans les coeurs la pureté, l’ardeur et la constance de la vertu et du sacrifice pour le bien ; et que par ses mérites le sang du Rédempteur nous ouvre les portes du ciel et nous plonge dans la joie de vous contempler, vous, ô Marie, et la Trinité bienheureuse, parmi les splendeurs des saints !

Ainsi soit-il !

Grotte de Lourdes état ancien

Lourdes : la Grotte des apparitions (avant les modifications de la seconde moitié du XXe siècle)

Note : Les « années saintes » ou « jubilés » ont lieu habituellement tous les 25 ans dans l’Eglise Catholique (1900, 1925, 1950, 1975, 2000, 2025). Il peut toutefois arriver que le Souverain Pontife décrète des années saintes  exceptionnelles : ce fut le cas par exemple en 1933, pour marquer le dix-neuvième centenaire de la Rédemption, ce fut le « Jubilé du Salut » qui commença le dimanche de Pâques 2 avril 1933.
Un usage très récent (cela date du pontificat de Jean-Paul II) fait qu’actuellement les jubilés sont célébrés simultanément à Rome et dans toute la Chrétienté, mais ce n’était pas le cas naguère.
En effet, le jubilé – dont l’une des principales démarches demeure l’obtention des indulgences, particulièrement à travers le pèlerinage à Rome et aux lieux saints – était traditionnellement célébré à Rome uniquement pendant l’année du jubilé, puis, une fois seulement qu’il avait été clos à Rome, le Pape l’étendait – pendant quelques mois ou pendant une année entière – au reste des sanctuaires de la Chrétienté.

Selon l’usage traditionnel donc, le jubilé de la Rédemption fut célébré à Rome de Pâques 1933 à Pâques 1934, puis étendu aux autres grands sanctuaires de la Chrétienté de Pâques 1934 à la fin avril 1935.

Deux cardinaux, Francis Bourne, archevêque de Westminster (qui décéda le 1er janvier 1935), et Jean Verdier, archevêque de Paris, émirent l’idée que pour la conclusion du Jubilé – le 28 avril 1935 – soit célébré un triduum continu de Messes, célébrées à l’autel de la grotte de Lourdes : c’est-à-dire que pendant trois jours et trois nuits, de manière ininterrompue, des prêtres se succèdent à l’autel pour offrir le Très Saint Sacrifice, actualisation et renouvellement du Sacrifice Rédempteur du Golgotha.
A cette époque, où les règles du jeûne eucharistique (il fallait être à jeun depuis minuit pour pouvoir célébrer et communier) ne permettaient pas de célébrations l’après-midi, cela demandait des autorisations spéciales que seul le Pape pouvait accorder. L’évêque de Lourdes, Monseigneur Pierre-Marie Gerlier, futur archevêque de Lyon et cardinal, soumit cette idée au Pape Pie XI qui l’accepta et donna les dérogations requises.
À Lourdes donc, des Messes furent donc célébrées sans interruption pendant ces trois journées : c’était quelque chose de jamais vu et ce sont environ 250 000 pèlerins qui, pour la circonstance, accoururent de toutes les parties du monde.

Ces circonstances expliquent le rappel incessant du mystère de la Rédemption et de la place qu’y occupe la Très Sainte Vierge Marie, dans la prière dont nous avons donné ici le texte ci-dessus.
Pour la circonstance, Sa Sainteté le Pape Pie XI envoya à Lourdes comme Légat a latere son Secrétaire d’Etat, S.Em. le cardinal Eugenio Pacelli, futur pape Pie XII.
Sur la photo ci-dessous, prise sur le parvis de la basilique du Rosaire, Son Eminence est entourée de cinq cardinaux, de soixante-dix archevêques et évêques, d’une très grande quantité prêtres, religieux, séminaristes, servants d’autels… etc.

Le Cardinal Pacelli et le clergé, à Lourdes le 28 avril 1935

(cliquer sur la photo pour la voir en grand format)

2014-15. A notre regretté Prince Alphonse.

1989 – 30 janvier – 2014

Armes de France

Le vingt-cinquième anniversaire de la mort « accidentelle » de notre regretté Prince Alphonse de Bourbon, de jure Roi Alphonse II de France, est l’occasion de relire certains beaux témoignages qui lui ont été rendus.
Cette publication permettra à nos amis, grâce aux liens que nous plaçons ci-dessous, de s’y reporter :

1) le blogue du Cercle Légitimiste de Lorraine Robert de Baudricourt, reproduit ainsi un témoignage de Monsieur le duc de Baufremont, rédigé à l’occasion du vingtième anniversaire de la mort du Prince, et une lettre-préface de feue Madame la duchesse de Ségovie rédigée quelques semaines après le tragique accident qui causa la mort de son fils. C’est à lire ici www .
La Province Légitimiste de Provence reproduit également cette lettre-préface de Madame la duchesse de Ségovie en publiant en outre un résumé rappelant les circonstances de la mort du Prince, ses funérailles et en publiant la photo de sa sépulture > www.

2) Le témoignage, déjà ancien, du Baron Pinoteau, intitulé : « Le Prince que j’ai servi », est toujours intéressant à relire. Ici > www.

3) Différent et beaucoup plus court, le texte d’hommage de Jean Raspail peut également être lu ici > www.

Prince Alphonse de Bourbon duc d'Anjou

Monseigneur le Prince Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou et de Cadix (1936 -1989)

4) Et puis il y a ce toujours très émouvant enregistrement de l’oraison funèbre que feu Monsieur l’Abbé Chanut - aumônier du Prince retourné à Dieu l’été dernier –  prononça lors de la Sainte Messe de Requiem célébrée en la basilique nécropole royale de Saint-Denys le 9 février 1989,  dans laquelle il dévoile le dessein qu’avait formé Monseigneur le Prince Alphonse de consacrer sa personne, sa famille et la France au Sacré-Coeur de Jésus > www.

Terminons cette évocation dans le recueillement, en nous laissant porter dans la prière de l’introït du « Requiem des Roys de France » d’Eustache du Caurroy (1549-1609) :

Image de prévisualisation YouTube

Note : la « Missa pro defunctis » à cinq voix de du Caurroy, composée en 1606, fut chantée aux funérailles de Sa Majesté le Roi Henry IV en 1610, et par la suite, selon le chanoine et musicologue Sébastien de Brossard, elle aurait été interprêtée aux funérailles royales au cours des deux siècles qui suivirent, d’où son surnom qui lui est resté attaché.

frise lys

Publié dans:Memento, Prier avec nous, Vexilla Regis |on 30 janvier, 2014 |Pas de commentaires »

2014-7. Les plaies de la France pansées par Marie.

les plaies de la France pansées par Marie

« Les plaies de la France pansées par Marie »

C’est l’intitulé d’une image pieuse que j’ai trouvée dans la collection de Frère Maximilien-Marie. Elle date du milieu du dix-neuvième siècle.

Au premier plan, on y voit la France, figurée par une femme allongée sur un lit d’épis de blé pourrissant et de ronces : son front est ceint d’épines, des larmes coulent de ses joues, son coeur est blessée. De sa main droite, on la voit égrener un chapelet, et ses yeux sont fixés sur la croix qu’elle tient dans la main gauche. Autour de cette croix un phylactère permet de lire ces mots : « Unica spes : unique espérance ».
Le linge qui la recouvre à demi, quand on l’observe attentivement, est en fait un drapeau blanc fleurdelysé.

plaies de la France pansées par Marie détail 1

Derrière elle, se tient la Très Sainte Vierge Marie qui la serre contre son Coeur maternel.
Dans chaque main, Marie tient un linge sur lequel figure une inscription : avec celui qu’elle a dans la main gauche – Fides : la foi – , elle panse les plaies de la tête, et avec celui qu’elle a dans la main droite – Caritas : la charité – , elle soigne le coeur de la France.

plaies de la France pansées par Marie détail 2

Marie pleure ; son regard implorant est tourné vers le Calice du Saint-Sacrifice qui reçoit les gouttes du Précieux Sang découlant des plaies du Sacré-Coeur qui le surmonte.
En arc de cercle au dessus de l’auréole qui nimbe le Coeur de Jésus, est écrit : « Amour à Mon Vicaire »
Deux faisceaux lumineux descendants encadrent le Calice : dans l’un est écrit « Observation du dimanche » et dans l’autre « Détestation du blasphème ». On reconnaît là deux points essentiels du message public délivré par la Très Sainte Vierge Marie lors de l’apparition du 19 septembre 1846 à La Salette.
Avec l’inscription qui se trouve au-dessus, on a des indications précieuses pour la datation de cette image : la diffusion du message de La Salette et la révolution romaine de 1848 qui contraignit le Bienheureux Pie IX à l’exil. Ce dernier évènement est en quelque sorte confirmé par un autre détail : la tiare déposée au pied de la Croix sur une sorte d’autel, juste au-dessous du Calice.

plaies de la France pansées par Marie détail 3

Sur le côté droit, partant d’une nuée sombre, on voit un éclair vengeur  qui, zébrant le ciel, tombe sur la terre à l’endroit où est écrit « France ».
Le message est explicite là encore : ce sont les menaces de châtiments qui risquent de frapper la France, infidèle aux lois divines, infidèle à sa vocation, infidèle à sa mission.

plaies de la France pansées par Marie détail 4

La France est blessée : sa tête, siège de la pensée, est certes blessée par les épines de cette couronne, symbole de l’orgueil de la révolte intellectuelle contre Dieu et contre Son Règne ; son coeur, symbole de ses affections, est certes lui aussi grièvement blessé parce qu’il s’est attaché à d’autres amours qu’à celles qui sont justes et saintes… Toutefois, une flamme ténue s’en échappe encore : tout n’est donc pas irrémédiablement perdu !

La légende de cette image nous délivre une leçon d’espérance.
C’est sans nul doute à Marie, Vierge de Compassion et « toute puissance suppliante » – ainsi que l’on appelée les saints – , qu’il faut attribuer ces mots (dont la formulation semble inspirée par la manière dont elle a intercédé à Cana : « ils n’ont plus de vin ») : « Son coeur bat encore » !
En dessous, la phrase : « J’ai péché, Seigneur… et j’ai fait le mal devant Vous ! » , est l’aveu de la France, contrite et humiliée. C’est la confession de son péché, qui reprend les expressions du « Miserere » (Psaume L), lequel développe l’aveu de David reconnaissant son adultère et son crime (3 Rois XII, 13).

plaies de la France pansées par Marie détail 5

Tant qu’il y aura un peu de flamme dans son coeur, et tant que ce coeur pourra être touché par la grâce du repentir, la France, en se recommandant à l’intercession de la Vierge Marie, sa Reine, aura le droit d’espérer dans sa guérison et dans son relèvement.

Mais si la France néglige la prière et la pénitence, si elle continue à contrevenir aux saintes lois de Dieu, si elle ne s’amende pas et ne convertit pas ses institutions et ses lois, non ! elle ne pourra se soustraire aux châtiments mérités, et devra alors tout craindre de la justice divine !

La leçon est de toujours à toujours.
La leçon est actuelle.
La leçon est d’une brûlante actualité…

Lully.                           

frise avec lys naturel

Ô Marie conçue sans péché, notre bonne Mère qui avez voulu que nous Vous invoquions sous le vocable, si consolant à nos cœurs, de Reine de France, voyez prosternés à Vos pieds vos Sujets malheureux.
Ayez pitié de nous : soyez notre Avocate auprès de Votre divin Fils, notre Roi bien aimé.
Nous savons que nous l’avons grandement offensé, outragé même, que nous avons méprisé Ses Commandements, foulé aux pieds les Saintes Lois de Son Eglise ; mais nous savons aussi, ô aimable Souveraine, que Vous êtes toute puissante sur le Cœur de ce Roi d’Amour qui ne demande Lui-même qu’à pardonner ; obtenez nous donc cette paix, nationale et individuelle, tant désirée de tous, pour la plus grande gloire de Votre cher Fils.

Ainsi soit il.

frise avec lys naturel

2014-5. La nouvelle arche.

17 janvier,
anniversaire de l’apparition de Notre-Dame de Pontmain.

Coeur de Marie Refuge de l'âme fidèle

Le 17 janvier, même si dans la liturgie la part principale revient à Saint Antoine le Grand, « père de tous les moines » (et protecteur des animaux > www), nous faisons néanmoins la mémoire de la très belle et émouvante apparition de la Très Sainte Mère de Dieu dans le ciel de Pontmain.

Nous avons vu (cf. > www) de quelle manière la Providence avait lié les supplications qui se faisaient pour la France à la basilique de Notre-Dame des Victoires au moment de l’apparition de la Vierge Marie dans le ciel du tout petit village du bas Maine.

Le Coeur douloureux et immaculé de Marie, nous n’en doutons pas, sera toujours le refuge et le secours de ceux qui l’invoqueront avec ferveur et confiance.
Dans le déluge d’iniquités qui submerge le monde, il sera l’arche protectrice qui recueillera les vrais fidèles et les préservera des flots montants de la subversion diabolique.
Aimons à redire souvent cette belle invocation, si répandue jadis :

Doux Coeur de Marie, soyez mon refuge !

frise

La nouvelle arche 1

La nouvelle arche 2

Coeur de Marie Refuge de l'âme fidèle - détail

Fervente invocation pour demander à  Marie de trouver refuge en son Coeur :

O Marie, Mère immaculée de Jésus et notre Mère, ravis par la splendeur de votre céleste beauté, et pressés par les angoisses de ce temps, nous nous jetons dans vos bras, certains de trouver dans votre Coeur très aimant le repos de nos ferventes aspirations et le refuge assuré dans les tempêtes qui de toutes parts nous assaillent !

(Vénérable Pie XII)

frise

2013-84. Cantique du Jugement dernier.

Samedi précédant le dernier dimanche de l’année liturgique.

H.Memling détail du jugement

Hans Memling : les Anges sonnant de la trompette
(triptyque du jugement dernier – détail)

Est-ce l’effet de la fête de Sainte Cécile ? Après avoir publié l’hymne latine en son honneur composée au XVe siècle (cf. > www), j’ai eu le goût de me plonger dans la collection des anciens recueils de cantiques qui sont rassemblés sur une étagère de notre Mesnil-Marie.
Il y en a un en particulier qui ne prend jamais la poussière, parce que Frère Maximilien-Marie le consulte régulièrement et qu’il aime à en fredonner les airs : c’est le « Recueil de cantiques populaires » publié par Monseigneur Joseph Besnier (1898-1984), lequel fut pendant cinquante-deux ans – de 1931 à 1983 – maître de chapelle de la cathédrale Saint-Nicolas de Nantes !

Donc, dans le recueil de Monseigneur Besnier, j’ai retrouvé un cantique que notre Frère affectionne spécialement et qu’il chante souvent en cette période de l’année. Il a été composé sur une musique de Claude Goudimel (1505-1572) et les paroles en ont été écrites par un autre prêtre du clergé nantais, l’abbé Eugène Blineau.
Comme il s’accorde parfaitement au dernier dimanche de l’année liturgique (qui porte le numéro 24e après la Pentecôte dans les missels), et qu’il résume magnifiquement l’enseignement du Saint Evangile et de la Tradition ecclésiastique, je ne résiste pas à la tentation de vous en reproduire ici la partition et de vous en copier les paroles, qu’il convient de méditer plus encore que de chanter en ces jours où la liturgie nous demande de penser à la fin des temps.

Lully.

Cantique du Jugement -  Vous avez, Jésus-Christ

1. Vous avez, Jésus-Christ,
Plus d’une fois décrit
Cette heure triomphante,
Où le temps finira,
Quand sur nous passera
Un souffle d’épouvante :
Nous verrons dans les cieux
Des signes merveilleux ;
Nous unirons dans l’ombre
A la rumeur des flots
Le bruit des longs sanglots
De nos malheurs sans nombre.

2. A ce cri : « Morts, debout ! »
Que rediront partout
Vos anges de lumière,
Les tombeaux s’ouvriront,
Les morts se dresseront
Dans leur vigueur première.
C’est votre Sainte Croix
Qu’ils verront, Roi des rois ;
Tous lui rendront hommage.
Comme un rayon de feu,
Vous viendrez, Fils de Dieu,
Sur un ardent nuage.

3. Etendant votre main,
De tout le genre humain
Vous ferez le partage :
A droite, vos amis,
Ceux auxquels fut promis
Le ciel en héritage ;
A gauche, les damnés,
A l’enfer destinés
Par leur choix volontaire.
Les décrets proférés,
Vous renouvellerez
La face de la terre.

4. Il viendra, ce grand jour
De justice et d’amour
Tel que l’attend l’Eglise.
Nous croyons fermement
Au dernier jugement
Dans notre foi soumise.
Nous ne quitterons pas
La route qu’ici-bas
Tous vos saints ont suivie,
Pour être, ô doux Jésus,
Du nombre des élus
Dans l’éternelle vie.

H. Memling triptyque du jugement dernier

Hans Memling : triptyque du jugement dernier.

Publié dans:De liturgia, Prier avec nous |on 23 novembre, 2013 |Pas de commentaires »

2013-83. De Sainte Cécile et d’une hymne du XVe siècle en son honneur.

Ste Cécile touchant de l'orgue

22 novembre, fête de Sainte Cécile.

Au Mesnil-Marie, nous avons beaucoup de dévotion pour Sainte Cécile, vierge et martyre, et nous la vénérons d’autant plus que les modernistes ont contesté l’authenticité de son histoire !

Celle que les musiciens et chanteurs, luthiers et fabricants d’instruments de musique, honorent comme leur céleste protectrice, peut tout spécialement être priée avec ferveur – en nos temps malheureux – pour que, dans toutes les paroisses, on retrouve un authentique chant religieux…

Je veux profiter de cette fête pour publier cette hymne latine du XVe siècle qui est très facile à chanter et dont je vous proposerai une traduction au-dessous.

Bonne fête de Sainte Cécile à tous !

Lully.

frise avec lys naturel

Tuba cum cytharis - Sancta Caecilia

Choeur 1 : Emparez-vous maintenant de trompettes et de cythares.
Choeur 2 : Célébrez maintenant le triomphe d’une martyre.
Choeur 1 : Troupes des Anges et des Vierges,
Choeur 2 : avec la voix de l’allégresse dites :

Les deux choeurs : O heureuse Cécile ! (bis)

Choeur 1 : Assoiffée d’une éclatante victoire,
Choeur 2 : En son corps livré à la fureur (éclate) la force de la grâce,
Choeur 1 : (son corps) qu’elle livre aux furieux.
Choeur 2 : ses membres (qu’elle livre) à leurs intruments tranchants.

Les deux choeurs : O heureuse Cécile ! (bis)

Choeur 1 : Et nous qui gémissons, regardez-nous favorablement.
Choeur 2 : Tenez-vous devant le Juge que nous avons souvent offensé :
Choeur 1 : Qu’Il donne à nos âmes, lorsqu’elles seront détachées de leurs corps, d’aller vers le Ciel.
Choeur 2 : Et, purifiées de leurs souillures, faites qu’elles vivent en votre compagnie.

Les deux choeurs : O heureuse Cécile ! (bis)

frise avec lys naturel

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