Archive pour la catégorie 'Prier avec nous'

2015-36. Du sanctuaire Saint Joseph de Bon Espoir, à Espaly-Saint-Marcel.

Lundi 2 mars 2015.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En ce 2 mars, au Mesnil-Marie, entre autres commémoraisons, nous nous souvenons du martyre – malheureusement bien oublié par notre diocèse de Viviers – d’une quarantaine d’ecclésiastiques qui, le 2 mars 1573, furent massacrés de la plus horrible manière par les huguenots, en haine de la foi et de l’église catholiques, à Villeneuve-de-Berg, où ils étaient réunis en synode.
Nous rappelons aussi le martyre, pendant la grande révolution, de l’abbé Pierre Montagne, prêtre du diocèse de Viviers guillotiné à Paris le 2 mars 1794.

Mais ce dont je veux vous entretenir aujourd’hui, c’est du mois de Saint Joseph, qui a commencé hier.

Saint Joseph

Bien sûr, nous ne prions pas Saint Joseph uniquement pendant le mois de mars : c’est en tous temps que nous recourrons à son intercession.
De plus, comme je vous l’avais expliqué dans ma chronique de l’été 2009 (> ici), sa statue se trouve dans une niche au pied de l’escalier qui monte à notre oratoire : ainsi, à chaque fois que nous passons devant, nous tournons notre coeur vers Saint Joseph et nous l’invoquons.

Mais puisque la piété chrétienne lui a particulièrement dédié le mois de mars, nous n’omettons pas, tout au long de ce mois, de nous recommander à lui davantage encore, et de lui recommander plus instamment les intentions qui nous sont confiées.
C’est pour cela que, hier dimanche 1er mars, après la Sainte Messe, notre Frère Maximilien-Marie a tenu, avant de rentrer au Mesnil-Marie, à faire une halte au sanctuaire de Saint Joseph de Bon Espoir, à Espaly-Saint-Marcel : il ne s’agissait pas de faire un très « grand » et long pélerinage, mais juste de prendre le temps de monter jusqu’à la grotte-chapelle pour y déposer symboliquement, aux pieds de la statue de Saint Joseph qui a choisi ce lieu pour y répandre d’abondantes grâces, tant de soucis, de peines, de souffrances, de maladies, d’inquiétudes, d’espérances, de projets, de familles… etc. pour lesquels on sollicite nos pauvres prières.

Saint Joseph de Bon Espoir - Espaly-Saint-Marcel

Vue générale du sanctuaire de Saint Joseph de Bon Espoir, à Espaly-Saint-Marcel.

Comme cette année 2015 marque le cent-soixantième anniversaire du commencement de la dévotion à Saint Joseph en ce lieu, laissez-moi vous conter cette histoire.

Espaly-Saint-Marcel, est une commune qui touche celle du Puy-en-Velay : ce n’était d’ailleurs à l’origine qu’un faubourg de la ville.
En 1855, deux dentellières de ce village trouvent une image de Saint Joseph. Elles la déposent dans une anfractuosité du rocher volcanique où avait été érigé au Moyen-Age un château, totalement détruit depuis.

A partir de ce moment, les pieuses femmes de cette humble paroisse prennent l’habitude de venir devant ce rustique oratoire pour confier à Saint Joseph leurs intentions : on y vient en groupe, on s’y retrouve pour réciter ensemble le chapelet et chanter des cantiques…
Puis on y revient pour dire « merci » parce que, de toute évidence, Saint Joseph aime qu’on le prie en ce lieu puisqu’il exauce les prières qu’on y vient lui adresser.

Alors, une modeste construction de planches est édifiée en avant de l’anfractuosité où est exposée l’image de Saint Joseph.

A partir de 1865 (il y a donc cent-cinquante ans cette année), voyant les fruits de grâce de ce minuscule pélerinage qui s’est implanté tout doucement – mais solidement – depuis dix ans, un vicaire zélé, l’abbé Fontanille, lequel est lui-même depuis sa plus tendre enfance un fervent dévôt de Saint Joseph, décide de s’investir totalement dans le développement et la promotion du culte de Saint Joseph sur ce rocher.
En remplacement de la cabane de planches et de l’anfractuosité où a été déposée la première image de Saint Joseph, on creuse dans la roche une grotte-chapelle, avec un autel et une « vraie » statue de Saint Joseph en bois doré. C’est la grotte-étable de Bethléem qui est ainsi évoquée, et – à travers elle – tout le rôle de Saint Joseph dans l’économie du mystère de l’Incarnation.

Espaly-Saint-Marcel -grotte-chapelle de Saint Joseph - état ancien

La grotte-chapelle dans son état ancien.
On remarque l’autel de marbre et la table de communion, les statues, les très nombreux ex-voto et le chemin de croix :
tout cela a disparu aujourd’hui ainsi que le montre la photo suivante, prise ce 1er mars 2015…

Espaly-Saint-Marcel - grotte chapelle état au 1er mars 2015

Et puisque les voeux de ceux qui grimpent jusque là pour lui confier, dans la prière, leurs espérances, sont si bien exaucés, le vocable de Saint Joseph de Bon Espoir va s’imposer.
C’est ce vocable qui explique aussi que, sur la satue de la grotte-chapelle, Saint Joseph tient une ancre, qui, dans la symbolique chrétienne traditionnelle, représente l’espérance.

Statue de Saint Joseph de Bon Espoir

Statue de Saint Joseph de Bon Espoir, dans la grotte-chapelle.

La grotte-chapelle, bientôt trop petite pour contenir les fidèles qui affluent, sera agrandie.
Puis, sur le sommet du rocher, l’abbé Fontanille, décide de faire ériger une statue monumentale de Saint Joseph qui fera en quelque sorte le pendant de la statue monumentale de Notre-Dame de France érigée au Puy sur le rocher Corneille, au-dessus de la cathédrale.

Achevée et bénite lors d’une cérémonie solennelle le 11 avril 1910, la statue – en ciment armé – est l’oeuvre d’un frère jésuite : elle représente Saint Joseph tenant l’Enfant Jésus debout sur son établi, tandis que, de sa main droite, il montre le ciel.

Espaly-Saint-Marcel - statue monumentale de Saint Joseph

Sanctuaire de Saint Joseph de Bon Espoir : la statue monumentale en 2015 ;
et ci-dessous une carte postale montrant une vue d’ensemble avant la construction de la grande église.

Espaly-Saint-Marcel sanctuaire de Saint Joseph et statue monumentale avant la construction de la basilique

Ensuite (1918), l’abbé Fontanille fera construire une grande église, accolée au rocher.
L’architecture de ce nouveau sanctuaire a voulu évoquer l’ancien château médiéval qui s’élevait ici avant le XVIIe siècle : on ne peut pas dire que ce soit une merveille d’élégance et de bon goût religieux, mais du moins cet édifice présente-t-il l’avantage très pratico-pratique de contenir un assez grand nombre de pélerins aux jours de fête.
Depuis son parvis, on découvre un splendide panorama de la ville du Puy et de ses remarquables sanctuaires : la cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation, la statue de Notre-Dame de France (cf. > www) et la chapelle Saint-Michel d’Aiguilhe.

panorama du Puy-en-Velay depuis le parvis du sanctuaire de Saint Joseph de Bon Espoir

Panorama du Puy-en-Velay contemplé ce 1er mars 2015 depuis le parvis du sanctuaire de Saint Joseph de Bon Espoir.

Bon et fervent mois de Saint Joseph, chers amis : nous nous retrouvons par la prière auprès de lui, comme auprès de Notre-Dame de Compassion et du Sacré-Coeur de Jésus

Lully.

frise avec lys naturel

Prière à Saint Joseph de Bon espoir
(diffusée par le sanctuaire)

Saint Joseph, vous avez été choisi par Dieu pour être l’époux de Marie, mère virginale du verbe fait chair. En Jésus vous avez contemplé le don du Père. Vous vous êtes mis à l’école du Sauveur, tout en veillant à sa subsistance et à son éducation dans un climat de respect, de prière et d’amour.
Par votre travail humble et persévérant, vous avez servi, avec la joie du coeur donné, ceux que l’unique Père des cieux vous avait confiés.
Modèle parfait de l’autorité paternelle, nous vous prions pour que nos familles dans l’amour et la prière glorifient toujours mieux la Trinité divine, notamment en étant source de réconciliation et d’espérance à l’égard de ceux qui sont blessés dans leur coeur par des divisions ou par des séparations douloureuses.
Glorieux Saint Joseph que nous aimons à invoquer sous le vocable de Saint Joseph de Bon Espoir, nous vous prions aussi pour l’Eglise, la famille universelle des enfants du Père. Vous êtes son protecteur et gardien. Veuillez lui obtenir la grâce d’une unité de plus en plus forte dans la charité.
Nous vous confions à nouveau nos familles de la terre, afin que par la sainteté exemplaire de leurs membres, elles contribuent à l’expansion du Royaume de Dieu parmi les hommes et au salut de toute l’humanité.

Ainsi soit-il !

frise avec lys naturel

Prières pour le mois de Saint Joseph > www
Salutations de Saint Jean Eudes à Saint Joseph > www
Neuvaine du 10 au 18 mars pour préparer la fête de Saint Joseph > www
BD – Allez à Joseph > www
BD – Saint Joseph et le placage > www

2015-31. C’était il y a sept ans…

Samedi 21 février 2015,
Fête du Bienheureux Noël Pinot (voir ici > www et  www)

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je ne veux pas laisser s’enfuir ce jour sans vous rejoindre par quelques lignes, parce que nous sommes le 21 février et que, en sus de la fête du Bienheureux Noël Pinot, pour lequel nous avons une grande dévotion, cela fait exactement sept ans aujourd’hui que notre Frère Maximilien-Marie est venu visiter pour la première fois cette vieille bâtisse, alors à l’abandon, qui est devenue depuis notre Mesnil-Marie.

Sept est un beau chiffre, un chiffre que l’on dit « parfait ».
Sept ans font un bel anniversaire : alors, si vous le voulez bien, célébrons-le dans l’action de grâces !
J’ai choisi pour cela le « Magnificat » du ton royal, ainsi nommé parce que la musique en est attribuée à Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XIII que nous aimons beaucoup…

Image de prévisualisation YouTube

Je ne vais pas vous raconter une nouvelle  fois de quelle manière notre Frère Maximilien-Marie a trouvé cette maison : je l’ai déjà fait dans les pages de ce blogue. Ceux qui suivent mes publications depuis l’origine s’en souviennent sans doute, et ceux qui ne le savent pas encore en trouveront le récit ici > comment le Refuge Notre-Dame de Compassion est arrivé en Vivarais.

Ceux qui le souhaitent pourront aussi voir ou revoir les photos de la maison telle qu’elle était, lorsque Frère Maximilien-Marie en a résolu l’acquisition et que j’avais publiées à l’occasion du troisième anniversaire. C’est ici > après trois ans.

Hier, j’ai demandé à notre Frère d’escalader quelque peu les pentes de la montagne qui dominent immédiatement notre Mesnil-Marie pour en faire une photographie que je puisse vous adresser afin de marquer ce septième anniversaire.

Le Mesnil-Marie 20 février 2015

Avant de terminer, je souhaite vous copier ci-dessous, le texte d’une prière qui célèbre l’action de la divine Providence.
Cette Providence nous a si bien guidés, elle nous conduit encore, elle nous assiste de ses secours attentionnés, et – pour cela – elle inspire à des âmes généreuses des gestes de sollicitude pour lesquels nous leur sommes profondément reconnaissants.

Il s’agit d’un ancien cantique, extrait du « Manuel des cantiques de Saint-Sulpice pourà l’usage des enfants du catéchisme et de la jeunesse », de la fin du XVIIIe siècle, mais je n’en connais malheureusement pas la mélodie.
Je m’en approprie aujourd’hui les paroles pour exprimer notre vibrante action de grâces…

Lully.

frise avec lys naturel

O douce Providence.

1. O douce Providence,
    Dont les divines mains
    Sur nous en abondance
    Répandent tous les biens,
    Qui pourrait méconnaître 
    L’Auteur de ces présents,
    Et ne pas se remettre 
    Entre Ses bras puissants ?

2. O Sagesse profonde,
Qui veille, en même temps,
Sur les maîtres du monde
Et sur la fleur des champs,
Quelle force invincible
Conduit tout à Tes fins !
Quelle douceur paisible
Dispose les moyens !

3. Dans toute la nature
    On voit briller Ses dons,
    Jusque sur la verdure 
    Et l’émail des gazons. 
    Il donne leur parure 
    Aux lis éblouissants,
    Et fournit leur pâture 
    Même aux oiseaux naissants.

4. S’Il verse Ses richesses
    Sur la fleur du printemps,
    S’Il étend Ses largesses
    Jusqu’à l’herbe des champs,
    Que fera Sa tendresse
    Pour l’homme qu’Il chérit,
    Pour l’être où Sa sagesse
    Imprima Son Esprit ?

5. Si ce Dieu qui nous aime
Accorde Son secours
Au passereau lui-même
Dont Il soutient les jours ;
Auteur de la nature,
Mettra-t-Il en oubli
L’homme, Sa créature
La plus digne de Lui ?

6.Oui, Sa sollicitude
Veille à tous nos besoins ;
Sans nulle inquiétude
Jetons sur Lui nos soins.
Notre Dieu, c’est un Père
Qui nous porte en Son Cœur,

    Et la plus tendre mère
    N’eut jamais Sa douceur.

7. Avant tout, ô mon âme,
    Cherche Sa sainte loi.
    Que Son amour t’enflamme,
    Tout le reste est à toi.
    Doucement endormie
    Sur Son sein maternel,
    Le chemin de la vie 
    Doit te conduire au ciel.

frise avec lys naturel

Vous souhaitez nous aider à continuer les travaux  de restauration et d’aménagement
du Mesnil-Marie qui sont encore nombreux et importants ?
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2015-31. C'était il y a sept ans... dans Chronique de Lully btn_donateCC_LG

Publié dans:Chronique de Lully, Prier avec nous |on 21 février, 2015 |5 Commentaires »

2015-29. De la dévotion à la Sainte Face de Notre-Seigneur.

Mardi dans la Quinquagésime,
Fête de la Sainte Face de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

La gravure de la Sainte Face diffusée après le miracle et vénérée par Monsieur Dupont

L’image de la Sainte Face de Notre-Seigneur diffusée à la suite du miracle du 6 janvier 1849
et telle qu’elle est exposée dans l’« Oratoire de la Sainte Face », à Tours

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Le mardi dans la Quinquagésime est le jour particulier qui, à la veille de l’entrée dans le grand et saint Carême, a été assigné pour la célébration de la fête liturgique de la Sainte Face de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Ce n’est pas une fête inscrite au calendrier universel, mais une fête propre à certains diocèses, paroisses ou congrégations religieuses, et c’est aussi – bien évidemment – la fête patronale de l’Archiconfrérie de la Sainte Face.

L’origine de cette archiconfrérie est liée à Monsieur Léon Papin-Dupont, surnommé « le saint homme de Tours » (1797-1876) : ce pieux laïc a marqué profondément le catholicisme du XIXe siècle et pas seulement à Tours, où il vécut, car il eut, en effet, un rayonnement qui dépassa les frontières de la France.
On lui doit en particulier l’initiative des fouilles qui permirent la redécouverte du tombeau de Saint Martin, perdu en raison de la destruction – lors de la grande révolution – de l’antique basilique qui lui servait d’écrin.
Il fut un chrétien très actif dans les oeuvres de charité et pour le renouveau spirituel catholique du milieu du XIXe siècle. Notons aussi que c’est à lui que fut envoyée la bannière du Sacré-Coeur brodée en 1870 par les Visitandines de Paray-le-Monial, bannière afin qu’il la remît au colonel-baron Athanase de Charette de La Contrie, qui rentrait de Rome avec les Zouaves Pontificaux (cf. > www et www), cette bannière qui serait bientôt après élevée au milieu de la terrible et célèbre bataille de Loigny.

Monsieur Léon Papin-Dupont avait accueilli avec ferveur les révélations particulières transmises par Soeur Marie de Saint-Pierre (1816-1848), carmélite de Tours, concernant la dévotion réparatrice à la Sainte Face de Notre-Seigneur.

Monsieur Léon Papin-Dupont

Monsieur Léon Papin-Dupont, « le saint homme de Tours ».

A la suite du miracle de l’apparition de la Sainte Face sur le voile dit de Véronique, à Rome le 6 janvier 1849 (voir ce que j’en ai publié > ici), Monsieur Dupont avait obtenu un fac-similé de cette relique qu’il exposa dans son salon transformé en oratoire.
Dès lors, cet « oratoire de la Sainte Face » devint un lieu de très grandes grâces, un foyer d’intense dévotion et le centre spirituel à partir duquel rayonna le culte de la Sainte Face.

En 1884, Son Excellence Monseigneur l’Archevêque de Tours érigea canoniquement dans cet oratoire une confrérie, qui, dès l’année suivante, fut élevée au rang d’archiconfrérie par Sa Sainteté le pape Léon XIII (1er octobre 1885).
Tous les membres de la famille Martin d’Alençon (puis de Lisieux) étaient membres de l’Archiconfrérie de la Sainte Face, et l’on sait à quel point le culte de la Sainte Face tient une place de tout premier ordre dans la vie religieuse de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face

Oratoire de la Sainte Face à Tours dans son état originel

L’Oratoire de la Sainte Face, dans la maison de Monsieur Dupont, à Tours :
ci-dessus dans son état originel,
et ci-dessous dans l’état consécutif au passage de la tourmente post-concilaire
(seuls ont survécu le tableau de la Sainte Face et le lutrin de Monsieur Dupont)

Oratoire de la Sainte Face état après V2

Après ce bref rappel historique, je vais me contenter de recopier ci dessous quelques textes, extraits des anciens manuels et livrets de dévotion de l’Archiconfrérie de la Sainte Face (Frère Maximilien-Marie en est membre depuis plus de vingt ans) : ils font ressortir combien – malheureusement ! – cette dévotion garde toute sa brûlante et douloureuse actualité, spécialement pour ce qui touche au blasphème et au respect du dimanche…

A tous, chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, je souhaite une très sainte et fervente entrée en Carême.

Lully.

Ostension de la Véronique - basilique Saint-Pierre du Vatican

Basilique Saint-Pierre au Vatican : Ostension de « la Véronique » pendant le Carême.

- Notions sur la dévotion à la Sainte Face -
(tirées d’un livret publié avec imprimatur en 1959)

La dévotion à la Sainte Face a pour but principal de rendre à la Face adorable de Jésus-Christ défigurée dans la Passion, des hommages de respect et d’amour ; de réparer les blasphèmes et la violation du dimanche qui l’outragent de nouveau ; enfin, d’obtenir de Dieu la conversion des blasphémateurs et des profanateurs du saint jour.

Cette touchante dévotion, que Notre-Seigneur semble avoir instituée Lui-même le jour de Sa mort, en imprimant miraculeusement Ses traits ensanglantés sur le voile de Véronique, a toujours été connue et pratiquée dans l’Eglise. Le saint voile, conservé précieusement à Rome dans la basilique Vaticane, y est entouré d’honneurs et de marques de confiance. Plusieurs fois l’an, on l’expose à la vénération des fidèles. Les Souverains Pontifes ont accordé de nombreuses indulgences à ceux qui visitent pieusement cette relique insigne.

Plusieurs saints et saintes se sont distingués par leur piété envers la divine Face et en ont retiré toutes sortes de fruits de grâces pour le salut ; nous citerons parmi les personnes mortes en odeur de sainteté, la Soeur Marie de Saint-Pierre, carmélite de Tours, la Mère Marie-Thérèse, fondatrice de la congrégation de l’Adoration Réparatrice, enfin le vénéré M. Dupont, l’infatigable propagateur du culte de la Sainte Face. Cette dévotion a pris en ces derniers temps un développement considérable. C’est un souffle de l’Esprit-Saint qui semble passer sur tout l’univers catholique, c’est un remède providentiel offert au monde pour combattre les ravages de l’impiété et se prémunir contre les fléaux de la divine justice.

Les magnifiques et consolantes promesses de Notre-Seigneur, confirmées par une heureuse expérience, montrent combien la dévotion à la Sainte Face est agréable à Dieu et utile à tous les chrétiens. Que de succès dans les affaires, que de lumières surnaturelles, que de conversions inespérées, que de grâces de choix obtenues par ce moyen ! En particulier, que de guérisons merveilleuses opérées par la vertu de l’huile qui brûle constamment à Tours devant la vénérable image.

Il est à remarquer que Notre-Seigneur, en aucune partie de Son Corps adorable, n’a souffert autant de mauvais traitements, d’outrages et d’ignominies qu’en Son aimable Visage. Aucune circonstance de la Passion n’a été aussi clairement annoncée par les Prophètes, ni aussi minutieusement rapportée par les Evangélistes. Tous ces détails n’ont pas été consignés dans l’Ecriture sans un dessein particulier de Dieu. Ils nous exhortent éloquemment à donner, entre les différents mystères de la douloureuse Passion du Rédempteur, une place à part aux humiliations et aux douleurs de Sa Très Sainte Face.

Chrétiens, qui avez à coeur la gloire de Dieu et le salut du prochain, avec une confiance absolue, priez devant l’image de la Face sanglante et humiliée de votre Sauveur. En réparation de toutes les impiétés du monde, offrez au Père adorable cette Face avec Ses tristesses, Ses larmes, Ses meurtrissures, Ses plaies, Son sang, Ses ignominies. Par là, vous apaiserez la colère de Dieu, vous obtiendrez la conversion de vos frères égarés, vous contribuerez puissament au triomphe de l’Eglise et au salut de la patrie, et vous participerez aux magnifiques récompenses que promet Notre-Seigneur.

A. Dürer - la Ste Face portée par deux anges - Louvre

Albrecht Dürer : la Sainte Face portée par deux anges (1513 – musée du Louvre)

Promesses faites par Notre-Seigneur Jésus-Christ
en faveur de tous ceux qui honoreront Sa Sainte Face :
(promesses données à Sainte Gertrude, Sainte Mechtilde et Soeur Marie de Saint-Pierre)

1 –  « Ils recevront en eux, par l’impression de Mon humanité, un vif éclat de Ma divinité, et ils en seront éclairés au fond de l’âme, de sorte que, par la ressemblance de Mon Visage, ils brilleront plus que beaucoup d’autres dans la vie éternelle » (Sainte Gertrude, « Insinuations » livre I, chap. VII).

2 – Sainte Mechtilde demandant à Notre-Seigneur que ceux qui célèbrent la mémoire de Sa douce Face ne soient jamais privés de Son aimable compagnie, Il répondit : « Pas un d’eux ne doit être séparé de Moi » (Sainte Mechtilde, « de la grâce spirituelle » livre I, chap. XIII).

3 – « Notre-Seigneur, dit la Soeur Marie de Saint-Pierre, m’a promis d’imprimer dans les âmes de ceux qui honoreront Sa Très Sainte Face, les traits de Sa divine ressemblance » (21 janvier 1847). « L’image de cette face adorable est comme le cachet de la divinité qui a la vertu de réimprimer, dans les âmes qui s’appliquent à Elle, l’image de Dieu » (6 novembre 1845).

4 – « Vous obtiendrez par la dévotion à l’image de Ma Sainte Face le salut de beaucoup de pécheurs. Par cette offrande, rien ne vous sera refusé. Si vous saviez combien la vue de Ma Face est agréable à Mon Père ! » (22 novembre 1846).

5 – « Tous ceux qui s’appliqueront à honorer Ma Sainte Face en esprit de réparation feront en cela l’office de la pieuse Véronique » (27 octobre 1847).

6 – « Selon le soin que vous aurez de réparer Mon portrait défiguré par les blasphémateurs, de même J’aurai soin du vôtre qui a été défiguré par le péché ; J’y imprimerai Mon image et Je le rendrai aussi beau qu’il était au sortir des fonts du baptême » ( 3 novembre 1845).

7 – « Notre-Seigneur m’a promis, dit encore la Soeur Saint-Pierre, pour tous ceux qui défendraient Sa cause en cette oeuvre de réparation, par paroles, par prières ou par écrits, qu’Il défendrait leur cause devant Son Père ; à leur mort, Il essuiera la face de leur âme, en effaçant les taches du péché, et leur rendra leur beauté primitive » (12 mars 1846).

Oratoire du Mesnil-Marie exposition de  la Sainte Face

Exposition dans l’oratoire du Mesnil-Marie d’un fac-similé (avec son certificat d’authenticité)
de « la Véronique » de la basilique Vaticane
telle qu’elle apparut lors du miracle du 6 janvier 1849.

Publié dans:De liturgia, Prier avec nous, Textes spirituels |on 17 février, 2015 |1 Commentaire »

2015-22. Où, à l’occasion de la fête de Saint Polycarpe, le Maître-Chat évoque les liens du diocèse de Viviers avec cet illustre martyr, grâce à Saint Andéol.

Lundi soir 26 janvier 2015,
fête de Saint Polycarpe, évêque et martyr.

Martyre de Saint Polycarpe

Le martyre de Saint Polycarpe (fresque byzantine)

« (…) Abandonnons la vanité des foules et les enseignements mensongers
pour revenir à la parole qui nous a été transmise dès le commencement (…) »
- épître de Saint Polycarpe de Smyrne aux Philippiens, § 7 -

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En ce 26 janvier, la fête de Saint Polycarpe me fournit l’occasion de vous parler un peu du diocèse de Viviers, sur le territoire duquel est implanté notre Mesnil-Marie.

Saint Polycarpe, évêque de Smyrne, né vers l’an 70 de notre ère, avait connu l’apôtre et évangéliste Saint Jean : l’opinion commune est même que c’est à son intention que fut dictée à Saint Jean, dans les révélations qu’il reçut, la lettre à « l’ange de l’Eglise de Smyrne » (cf. Apoc. II, 8-11).
C’est toujours avec un grand profit spirituel que l’on relit le seul texte de Saint Polycarpe qui nous soit parvenu – son épître aux Philippiens (par exemple > ici) – ou encore le récit de son martyre, écrit par un contemporain (cf. > ici).

Nous le vénérons à un titre particulier parce que c’est lui qui missionna dans les Gaules non seulement les premiers pasteurs de l’Eglise de Lyon, les saints Pothin et Irénée, mais également celui que de très antiques traditions nous disent avoir été le premier évangélisateur du territoire qui deviendra le Vivarais : Saint Andéol.
Ainsi, par Saint Andéol et Saint Polycarpe, l’Eglise diocésaine de Viviers peut-elle être, en quelque manière, directement rattachée à l’apôtre et évangéliste Saint Jean, le « disciple que Jésus aimait » (Joan. XIII, 23), qui reposa sur la poitrine de Notre-Seigneur à la dernière Cène, qui l’accompagna jusqu’à la Croix et contempla le Sacré-Coeur transpercé, puis qui « prit chez lui » (Joan. XIX, 27) la Très Sainte Vierge Marie.

Saint Andéol n’était pas prêtre, mais seulement sous-diacre. Il évangélisa la vallée du Rhône et les provinces méridionales de la Gaule romaine pendant une quarantaine d’années.
C’est au moment du passage de l’empereur Septime-Sévère, alors en route vers la Bretagne (actuelle Grande-Bretagne), qu’il fut pris et martyrisé, le 1er mai 208.
La ville de Bergoïata, où il fut supplicié et mis à mort, deviendra par la suite Bourg-Saint-Andéol.

Statue de Saint Andéol façade de l'église de Bourg-Saint-Andéol

Statue de Saint Andéol sur la façade XVIIe siècle de l’église de Bourg-Saint-Andéol :
le saint est représenté avec la tunique du sous-diacre et avec le glaive de son martyre enfoncé dans le crâne.

La Bienheureuse Tullia qui avait recueilli son corps, le cacha dans un sarcophage antique, dont l’un des côtés fut re-sculpté par la suite, en accord avec le précieux dépôt qu’il renfermait.
Ce sarcophage se trouve toujours dans l’actuelle église du Bourg-Saint-Andéol.

Il ne contient malheureusement plus les reliques du saint martyr : si elles avaient heureusement échappé aux destructions et profanations des huguenots, elles furent malheureusement livrées aux flammes par la fureur révolutionnaire… Mais le sarcophage, considéré comme étant lui-même une relique, fut pendant très longtemps mis à l’honneur sous le maître-autel.
Lorsque ce dernier fut détruit à son tour, lors de la révolution liturgique post-concilaire, le sarcophage qui avait été tellement vénéré par des générations de fidèles, fut relégué dans une chapelle latérale, n’étant plus désormais présenté que comme une curiosité archéologique.

Maître-autel avec le sarcophage de Saint Andéol (église de Bourg-Saint-Andéol autrefois)

Le sarcophage de Saint Andéol placé à l’honneur sous la table du maître-autel de l’église de Bourg-Saint-Andéol
(avant les « aménagements » post-concilaires). 

C’est au milieu du IXème siècle, que le tombeau de Saint Andéol, enfoui dans une crypte, qui avait été elle-même ensevelie lors des invasions et des bouleversements du haut Moyen-Age, fut redécouvert par Bernoin, évêque de Viviers.
Bernoin, après avoir prié et jeûné pour demander à Dieu la grâce de retrouver les précieuses reliques de Saint Andéol, vit en songe Saint Polycarpe lui-même, et c’est selon les indications données par ce dernier qu’il retrouva l’emplacement de la crypte antique renfermant le sarcophage du martyr.

L’évêque Bernoin et ses successeurs promurent le culte de Saint Andéol dont ils firent un élément d’unification de leur diocèse et – il faut bien le dire aussi – , en un temps où le diocèse de Viviers, quoique théoriquement dépendant du Saint Empire Romain Germanique (jusqu’en 1308), devenait un comté ecclésiastique quasi indépendant, ce fut un moyen de renforcer le prestige et le pouvoir temporel des comtes-évêques de Viviers.

Aux XVe, XVIe et XVIIe siècles, les comtes-évêques résidèrent d’ailleurs principalement au Bourg-Saint-Andéol (dans un extraordinaire palais épiscopal qui fait aujourd’hui l’objet d’une remarquable restauration), tout près du tombeau de Saint Andéol, plutôt qu’en leur cité épiscopale.

Sarcophage de Saint Andéol

Le sarcophage de Saint Andéol, dans l’église du Bourg-Saint-Andéol (face paléochrétienne)

Notre diocèse de Viviers, si peu reluisant de nos jours, possède, vous en avez ici une fois de plus un petit aperçu, mes chers Amis, une histoire fort riche, puisque ses origines antiques le rattachent directement aux temps apostoliques.
Nous en sommes particulièrement – et très légitimement – fiers.

Néanmoins, et j’avais déjà eu l’occasion de l’évoquer en 2011 dans les pages de ce blogue en publiant une étude parue dans « Paix liturgique », c’est un diocèse actuellement sinistré : profondément et tragiquement sinistré par le modernisme (cf. > www).
Quatre ans plus tard, les choses ne se sont pas améliorées : les prêtres continuent de mourir et ne sont pas remplacés (il n’y aura sans doute pas d’ordination de prêtre diocésain avant de nombreuses années), les églises continuent à se vider, le nombre des baptêmes poursuit son déclin, la foi catholique n’est plus vraiment enseignée et la plupart des fidèles professe une vague croyance aux contours imprécis, les gens meurent sans les derniers sacrements, la célébration de la messe pour les funérailles tend à diminuer… etc.

La situation d’aujourd’hui n’est finalement guère plus brillante qu’au début du XVIIe siècle lorsque Monseigneur Louis François de la Baume de Suze – coadjuteur en 1618, puis comte-évêque en titre de 1621 à 1690 – prit la charge d’un diocèse matériellement et spirituellement exsangue (on dit qu’il y avait alors moins de vingt curés en exercice et que plus de 75% des églises étaient en ruines) : mais il était animé d’un zèle ardent pour la rechristianisation du Vivarais, et il sut faire appel à des forces saines et vives pour cet immense labeur, spécialement à Saint Jean-François Régis (cf. > www). C’est d’ailleurs dans son palais épiscopal de Bourg-Saint-Andéol que Monseigneur de la Baume de Suze accueillit le Père Régis et lui confia le diocèse de Viviers comme terre de mission où il fallait quasi tout reprendre à zéro…

Statue de Saint Andéol sur la façade de l'église de Bourg-Saint-Andéol - détail

Statue de Saint Andéol sur la façade de l’église de Bourg-Saint-Andéol – détail.

Dans deux mois exactement, le siège épiscopal de Viviers se trouvera normalement vacant, puisque son actuel occupant, Monseigneur François Blondel, arrivera ce 24 mars 2015 à l’âge de soixante-quinze ans, âge auquel il doit, selon les règles canoniques en vigueur, présenter au Saint-Siège la renonciation à sa charge.

Depuis longtemps déjà, Frère Maximilien-Marie prie et supplie pour demander à Dieu un évêque selon Son Coeur : un évêque qui soit un véritable docteur de la foi catholique la plus authentique ; un évêque qui soit un pasteur à l’image du Bon Pasteur, avec une inlassable sollicitude pour le salut des âmes à lui confiées ; un évêque qui soit un véritable père, pas tant par la manière dont il se fera appeler que par les délicatesses de la charité avec laquelle il entourera les fidèles ; un évêque qui soit un digne successeur des saints Apôtres par son zèle inlassable et par sa force d’âme ; un évêque dont la ferveur spirituelle soit exemplaire et communicative ; un évêque qui soit moins un administrateur qu’un missionnaire ; un évêque dont l’ardeur ne se laisse pas entraver par la pesanteur des cadavres accumulés par quelque cinquante années de modernisme mortifère.

Nous prions donc et supplions Saint Polycarpe et Saint Andéol - avec Saint Vincent, céleste protecteur de notre cathédrale (cf. > www) – qui se dépensèrent sans compter et ne craignirent pas de verser leur sang pour la vérité de l’Evangile, afin qu’ils intercèdent puissamment pour ce diocèse de Viviers et lui obtiennent la grâce d’une véritable résurrection : selon les termes de la citation que j’ai mise en exergue de cette humble chronique, en abandonnant les enseignements mensongers et en revenant à la parole qui lui a été transmise dès le commencement…

patte de chat Lully.

palmes

Neuvaine aux Saints Rois Mages.

- du  28  décembre au  5  janvier -

Enfant Jésus Etoile

Pour ceux qui désirent préparer la fête de l’Epiphanie par une neuvaine, il convient de la commencer le 28 décembre, de sorte qu’elle s’achèvera le 5 janvier, pour les premières vêpres de l’Epiphanie.

Bien sûr, l’objet principal de la fête de l’Epiphanie est Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même, manifesté (c’est le sens du mot grec « Epiphanie ») de manière éclatante comme Rédempteur de l’humanité.
Malgré les prodiges dont elle fut entourée, en effet, Sa naissance est restée relativement discrète. La venue des Rois d’Orient va la révéler à Jérusalem, à la cour d’Hérode et dans les cercles sacerdotaux.
En outre, l’Epiphanie n’est pas uniquement la célébration de la venue des Rois Mages : la liturgie « fusionne » en une unique célébration la manifestation du Christ aux païens (les Mages), la manifestation du Christ à Israël lors du baptême par Jean, ainsi que la manifestation du Christ à Ses propres disciples à Cana.

Néanmoins, si ce sont bien trois miracles que nous célébrons en ce jour (cf. antienne à Magnificat des Vêpres de l’Epiphanie), l’arrivée des Mages occupe une place de choix dans la liturgie, aussi bien que dans la culture populaire.
Il faut bien dire que ces personnages sont fascinants : pas seulement d’une manière « folklorique » et superficielle, mais dans toute la profondeur de la plus authentique spiritualité.

De très nombreux saints ont nourri une grande dévotion envers les Saints Rois Mages ; des confréries existèrent jadis en leur honneur ; et l’on sait que la ville de Cologne a construit pour conserver leurs reliques une cathédrale remarquable, où les saints corps sont déposés dans une châsse qui constitue la plus exceptionnelle de toutes les pièces d’orfévrerie produites par le Moyen-Age et vers laquelle convergent toujours de nombreux et fervents pèlerins.
Pour ne citer qu’elle, la Bienheureuse Marie du divin Coeur (Droste zu Vischering), mystique de tout premier ordre, a pu témoigner qu’elle a obtenu par leur intercession des grâces signalées.

Il n’est donc ni incongru ni déraisonnable de préparer son âme à la fête de l’Epiphanie par une neuvaine aux Saints Rois Mages.
Au Mesnil-Marie, nous y pensons chaque année. Mais parce qu’il existe peu de textes de prières satisfaisants en l’honneur des Saints Rois Mages - auxquels nous conservons les noms que leur a attribués une tradition pluriséculaire (même s’il n’est pas rigoureusement certain que ce furent leurs prénoms « historiques », car, en définitive, cela est sans aucune importance) – , j’ai demandé à Frère Maximilien-Marie d’en composer une, et c’est cette dernière que je vous propose ci-dessous.

Lully.

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Leonaert Bramer 1638-40 la quête des mages musée de la New-York Historical Society

Leonaert Bramer – Le voyage des Mages (oeuvre de 1638-40,  conservée à la New-York Historical Society) :
on remarquera que l’artiste a bien représenté – conformément à la Tradition – que l’ « astre » qui a conduit les Mages n’était pas une étoile ou une comète, mais en réalité une lumière miraculeuse portée par un ange
(cf. lien en bas de cette page).

Prière pour demander des grâces
par l’intercession
des Saints Rois Mages Gaspard, Melchior et Balthazar :

Saints Mages d’Orient qui, bien que n’appartenant pas par la naissance au peuple de la Promesse, aviez connaissance des anciennes prophéties annonçant l’Astre qui se lèverait en Jacob, vous dont les âmes brûlaient de saints désirs dans l’espérance de voir se lever cette étoile miraculeuse, nous vous en prions, quelque épaisses que soient les ténèbres du monde qui nous entoure et quelque ardues que soient les difficultés que nous rencontrons, obtenez-nous de ne jamais céder aux tentations du découragement mais de tenir toujours une indéfectible confiance et une invincible espérance, pour avancer sans faiblir à la lumière des promesses de Dieu…

Pater noster… ; Ave, Maria… ; Gloria Patri…
Saint Gaspard, Saint Melchior et Saint Balthazar,
priez pour nous !

Saints Rois d’Orient, qui avez obéi sans hésitation et sans retard à l’invitation de l’Astre miraculeux, qui avez obéi sans hésitation et sans retard aux oracles des Saintes Ecritures lorsqu’ils vous furent révélés, puis qui avez obéi sans hésitation et sans retard aux ordres divins que l’ange vous manifestait en songe, quand bien même tous les arguments de la raison humaine vous pouvaient crier que cela était insensé, nous vous en prions, quelque virulentes que puissent être les oppositions qui s’élèvent de toutes parts contre la foi chrétienne divinement révélée, obtenez-nous de demeurer toujours fermes et forts dans cette foi, et de marcher sans défaillance dans les voies de la fidélité, inébranlables jusqu’au martyre si Dieu nous fait la très grande grâce de nous y appeler.

Pater noster… ; Ave, Maria… ; Gloria Patri…
Saint Gaspard, Saint Melchior et Saint Balthazar,
priez pour nous !

Très Saints Rois Mages, qui, en dépit de toutes les apparences contraires, avez reconnu le puissant Roi des rois dans ce Nouveau-né vulnérable et pauvre que vous présentait Sa Mère, avez adoré votre Dieu dans les abaissements inouïs de Son Incarnation, et avez confessé qu’Il serait l’unique Rédempteur et l’universel Sauveur par les souffrances de Sa Passion, nous vous en prions, malgré nos propres faiblesses et nos péchés, obtenez-nous à nous aussi ce très ardent amour qui a embrasé vos cœurs lorsque vous vous êtes prosternés devant l’Enfant Jésus, de sorte que, ouvrant nous aussi les trésors de nos cœurs, nous Lui offrions à tout moment et en toutes occasions l’or d’une authentique charité, l’encens d’une prière continue et la myrrhe d’une généreuse pénitence.

Pater noster… ; Ave, Maria… ; Gloria Patri…
Saint Gaspard, Saint Melchior et Saint Balthazar,
priez pour nous !

On peut ensuite confier à l’intercession des Saints Rois Mages, en silence, des intentions plus particulières (grâces personnelles, malades, personnes en souffrance, personnes éloignées de Dieu, pécheurs endurcis, mourants, défunts de nos famille… etc.)

(prière composée par Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur)

Leonaert Bramer 1628-30 l'adoration des Mages - musée de Détroit

Leonaert Bramer – l’adoration des Mages (oeuvre de 1628-30, conservée à Détroit)

Et à propos de l’Etoile miraculeuse qui a conduit les Mages  voir ici > www

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Publié dans:Nos amis les Saints, Prier avec nous |on 28 décembre, 2014 |3 Commentaires »

Tota pulchra es, o Maria !

- 8 décembre -

fête de la conception sans tache
de la
Bienheureuse Vierge Marie

Martino Altomonte - Budapest (1719)

La Vierge immaculée – Martino Altomonte (1719)

Juste quelques lignes pour vous rejoindre en cette très belle fête du 8 décembre, chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion. Nous l’avons préparée par la neuvaine recommandée par l’Eglise, et aujourd’hui nos coeurs sont remplis d’allégresse et de ferveur filiale, afin de rendre grâces à Dieu pour le chef d’oeuvre de Sa création, afin de chanter les louanges de la Vierge sans tache qui fut conçue en ce jour, afin d’exulter dans la reconnaissance…

Comme notre Frère Maximilien-Marie, depuis qu’il est levé ce matin, ne cesse de chanter cet ancien cantique latin extrait des « Cantus Mariales », appris lorsqu’il était jeune religieux : « Tota pulchra es, o Maria ! Tota pulchra es ! Vous êtes toute belle, ô Marie, vous êtes toute belle ! », j’ai résolu de vous en adresser ci-dessous le texte complet (inspiré par le cantique des cantiques) avec la partition, et même un enregistrement. Ainsi pourrez-vous le chanter en union avec nous.

Bonne, belle et par dessus tout très fervente
fête de l’Immaculée Conception !

Lully.      

Tota pulchra es, o Maria

3 – Sicut lilium inter spinas : inter filias sic tu Virgo benedicta.
Tuum refulget vestimentum ut nix candidum ;
sicut sol facies tua.

Comme le lis entre les épines : ainsi êtes vous entre les jeunes filles, ô Vierge bénie.
Votre vêtement resplendit blanc comme la neige ;
votre visage est semblable au soleil.

4 – In te spes vitae et virtutis, omnis gratia et viae et veritatis.
Post te curremus in odorem suavissimum
trahentium unguentorum.

En vous réside l’espoir de la vie et de la vertu, toute grâce de conduite et de vérité.
A votre suite nous courrons à l’odeur très suave
de vos parfums qui nous attirent.

5 – Hortus conclusus, fons signatus, Dei Genitrix, et gratiae paradisus.
imber abiit et recessit, hiems transiit,
jam flores apparuerunt.

Jardin clos, fontaine scellée, ô Mère de Dieu, paradis de la grâce.
La pluie a cessé et s’en est allée, l’hiver est passé,
déjà les fleurs sont apparues.

6 – In terra nostra vox audita, vox dulcissima : vox turturis, vox columbae.
Assume pennas, o columba, formosissima !
Surge, propera et veni.

Sur notre terre, une voix s’est fait entendre, une très douce voix : voix de la tourterelle, voix de la colombe.
Prenez votre vol, ô colombe infiniment belle !
Levez-vous, hâtez-vous et venez.

Image de prévisualisation YouTube

Et n’oubliez pas :
- l’illumination de vos fenêtres ce soir du 8 décembre > www
- et ici, le rappel des origines de Notre-Dame > www

2014-108. « Donnez-moi ce que Vous m’ordonnez ; ordonnez-moi ce qu’il Vous plaît. »

- Voeux pour le début de la nouvelle année liturgique -
Samedi 29 novembre 2014 (*)

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Très chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

« Nous ne cessons de prier pour vous et de demander à Dieu que vous soyez remplis de la connaissance de Sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle ; afin que vous marchiez d’une manière digne de Dieu, Lui plaisant en toutes choses, fructifiant en toutes sortes de bonnes oeuvres, et croissant dans la science de Dieu ; corroborés de toute force par la puissance de Sa gloire, de toute patience et de joie » (Col. I, 9b-11).

Ces versets que nous avons entendus au tout début de l’épître lue au vingt-quatrième et dernier dimanche de l’année liturgique m’ont parus particulièrement adaptés pour introduire ces voeux que, du plus profond du coeur, je tiens à vous adresser pour commencer la nouvelle année liturgique.
Je me suis permis de mettre en caractères gras certaines expressions du texte de Saint Paul sur lesquelles je vais insister ci-dessous.

 - « Remplis de la connaissance de Sa volonté » :
Il en est tant et tant, aujourd’hui, qui attachent davantage d’importance à leur volonté propre, à leurs aises, à leur confort, aux « bonnes relations » humaines, au conformisme social, …etc. plutôt qu’à la sainte volonté de Dieu.
La connaissance de Sa volonté n’est ni difficile, ni impossible à obtenir : elle se trouve exprimée dans les commandements de Dieu, dans les commandements de l’Eglise, dans les préceptes du Saint Evangile, dans l’observation des vertus chrétiennes, toutes choses qui nous sont enseignées par le catéchisme catholique (je dis bien le catéchisme catholique, je ne parle pas des « parcours catéchétiques » en vogue dans beaucoup de diocèses, et dans lesquels la foi catholique est tellement diluée et édulcorée qu’on a de la peine à l’y retrouver !).
Ainsi, celui qui prétend ne pas connaître la sainte volonté de Dieu n’a en réalité aucune excuse.
Quant à la connaissance du dessein particulier que Dieu a sur chacun – ce qui constitue la vocation propre d’une personne – , c’est à chacun, à l’aide de conseillers spirituels prudents, avisés, expérimentés et pleins de sagesse, d’arriver à la connaître, avec la double certitude 1) que Dieu n’exige jamais de nous des choses impossibles (difficiles, certes – dans quelque état de vie que ce soit – mais jamais impossibles), 2) et que la plus excellente des « vocations personnelles » est rarement celle qui est le plus conforme aux aspirations de notre volonté propre – fussent-elles les plus belles, les plus nobles et et les plus généreuses – , mais bien celle qui nous unit le plus à la Croix de Notre-Seigneur, celle qui nous permet le plus de sacrifier cette volonté propre à la volonté divine.

- C’est par la connaissance et par la mise en pratique de la sainte et béatifiante volonté de Dieu, et par elle seule, que nous pouvons être remplis de « sagesse et d’intelligence spirituelle ».
C’est par la connaissance et par la mise en pratique de la sainte et béatifiante volonté de Dieu, que nous pouvons marcher « d’une manière digne de Dieu ».
C’est par la connaissance et par la mise en pratique de la sainte et béatifiante volonté de Dieu, que nous pouvons « Lui plaire en toutes choses« .
C’est par la connaissance et par la mise en pratique de la sainte et béatifiante volonté de Dieu, que nous pouvons « fructifier en toutes sortes de bonnes oeuvres ».
C’est par la connaissance et par la mise en pratique de la sainte et béatifiante volonté de Dieu, que nous irons « croissant dans la science de Dieu ».
C’est par la connaissance et par la mise en pratique de la sainte et béatifiante volonté de Dieu, que la puissance de la divine gloire pourra vraiment et efficacement nous remplir de force et de joie, dans la patience (et il ne faut pas oublier que la patience est, en définitive, la vertu de ceux qui savent pâtir, la vertu de ceux qui sont unis à la Passion).

- C’est par la connaissance et par la mise en pratique de la sainte et béatifiante volonté de Dieu, que, en un mot, l’homme marche dans les voies de la sainteté, puisque « la volonté de Dieu, c’est votre sanctification », nous assure encore le Saint-Esprit par la plume de Saint Paul (1 Thess. IV, 3).

- A la veille de la nouvelle année liturgique, qui est le cycle de la grâce de Dieu au coeur de nos cycles terrestres, je vous souhaite donc, chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, de renouveler votre ferveur et votre zèle, afin de vous sanctifier à la suite de Notre-Seigneur Jésus-Christ – contemplé dans Ses mystères – , à la suite de notre très douce Dame Marie – Vierge de toute compassion – , et à la suite de tous ces saints dont nous aimons à célébrer les fêtes tout au long des jours…

Couronne de l'Avent 2014 détails

Couronne de l’Avent 2014 au Mesnil-Marie (détail)

« Sainteté ! Croix ! Sacrifice ! Patience qui évoque le fait de pâtir !… Comme vous y allez ! Vous n’êtes pas franchement drôle, frère Maximilien-Marie ! Vos voeux nous font un peu peur. Vous n’êtes pas réaliste… et tout ce que vous risquez, c’est finalement de porter les âmes au découragement », ne manqueront pas de penser certains (sans forcément me l’oser dire).
Mais puis-je parler un autre langage et délivrer un autre message que Celui de Notre-Seigneur Jésus-Christ ?
Au monde contemporain qui voudrait réduire l’Evangile à un enseignement de fraternité et de tolérance universelles, sans contours bien définis, sans discernement du bien et du mal ni du vrai et du faux, il importe de rappeler avec vigueur et clarté la « verticalité » essentielle de l’authentique christianisme… et la réalité des fins dernières.

Cette radicalité n’est cependant pas inhumaine : ce Dieu qui exige de nous que, pour marcher dans les voies de la sainteté qu’Il nous commande, nous renoncions à notre propre volonté, que nous embrassions généreusement une vie de sacrifices, que nous allions jusqu’à la Croix, et que nous ayons pour principale et suprême ambition en cette vie de ne rien négliger pour parvenir au Ciel, S’est incarné, Se faisant aussi la Voie - la Voie ouverte, la Voie à portée de nos pas – : Il n’est pas seulement la Vérité lointaine et la Vie inaccessible par nos propres forces ; Il Se fait pour nous le moyen de les atteindre.
Et ce Dieu qui sera notre juste Juge, est aussi Celui qui a versé jusqu’à la dernière goutte de Son Sang pour nous racheter, pour nous arracher à l’enfer : ce n’est pas rien que de devoir un jour comparaître devant un Juge qui nous a aimés jusqu’à une telle extrémité !

Ce pourquoi, chacun de nous, en toute vérité, peut tous les jours de cette vie d’ici-bas, et quelles que soient ses difficultés, ses faiblesses, ses fautes et ses péchés (à partir du moment où il prend la ferme résolution de ne pas s’y complaire mais de travailler à s’en affranchir), répéter avec Saint Augustin : « Donnez-moi ce que Vous m’ordonnez ; ordonnez-moi ce que Vous voulez ! » (Confessions, livre X, chapitre 37).

- Oui ! ô mon Dieu, Dieu d’infinie miséricorde, justement parce que je ne suis pas encore totalement rempli de la connaissance de Votre volonté, donnez-moi d’abord ce que Vous m’ordonnez et Vous pourrez ainsi m’ordonner ensuite tout ce que Vous voulez !
- Parce que j’ai un infini besoin de recevoir la sagesse et l’intelligence spirituelle, donnez-moi ce que Vous m’ordonnez et ordonnez-moi ce que Vous voulez !
- Parce que sans Votre sainte grâce, je serai incapable de marcher d’une manière digne de Vous, donnez-moi ce que Vous m’ordonnez et ordonnez-moi ce que Vous voulez !
- Parce que les liens de mes péchés ont besoin que Vous les rompiez afin que je Vous plaise en toutes choses, donnez-moi ce que Vous m’ordonnez et ordonnez-moi ce que Vous voulez !
- Parce que sans Vous ma vie sera stérile et que je ne fructifierai jamais en toutes sortes de bonnes oeuvres, donnez-moi ce que Vous m’ordonnez et ordonnez-moi ce que Vous voulez !
Parce que sans les dons de Votre Saint-Esprit, il m’est impossible de parvenir à la science de Dieu, donnez-moi ce que Vous m’ordonnez et ordonnez-moi ce que Vous voulez !
- Pour que ce soient Votre propre force qui soit ma force, Votre propre joie qui devienne ma joie, et Votre propre patience qui se fasse ma patience, donnez-moi ce que Vous m’ordonnez et ordonnez-moi ce que Vous voulez !

Car ce n’est pas seulement de bouche – ainsi que nous l’allons faire en ce premier dimanche de l’Avent – , mais par toute ma vie et par chacun des mouvements de mon coeur que je Vous implore et Vous supplie dans une joyeuse confiance et ferme espérance : « Alleluia ! Ostende nobis, Domine, misericordiam tuam et salutare tuum da nobis : Montrez-nous, ô Seigneur, Votre miséricorde et donnez-nous Votre salut ! »

Bonne, fervente et, surtout, sainte nouvelle année liturgique !

                                                      Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

(*) C’est le 29 novembre que commence la neuvaine préparatoire à la fête de la conception immaculée de Notre-Dame célébrée le 8 décembre, voir > ici.

Pour recevoir les réflexions et méditations quotidiennes de préparation à Noël avec Saint Augustin > ici

Alléluia du premier dimanche de l’Avent :

Image de prévisualisation YouTube

Voir aussi :
- « Tendus vers Son avènement »  – B.D. pour introduire l’Avent > www
- Réflexions félines et citations – fin novembre 2013 > www
- Conseils de St François de Sales pour le début de l’année liturgique > www
- La couronne de l’Avent > www

Guirlande de sapin - gif

Cantique : « Coeur Sacré du divin Jésus »

Ce n’est un secret pour personne : au Mesnil-Marie nous avons une grande dévotion pour le Sacré-Coeur de Notre-Seigneur Jésus-Christ et nous en diffusons le culte autant que nous le pouvons.
Or nous sommes toujours étonnés de constater que, dans les chapelles et lieux de culte traditionnels où la dévotion au Sacré-Coeur a été maintenue (parce que malheureusement dans les églises où l’on pratique la nouvelle liturgie, à quelques exceptions près, là, on ne retrouve quasi plus rien : le culte du Coeur de Jésus a en effet été l’un des cibles privilégiées des destructions modernistes), le répertoire des cantiques en français en l’honneur du Coeur adorable de Notre-Seigneur ne se réduit habituellement plus qu’à trois ou quatre chants, alors que les anciens recueils en contenaient des dizaines.
Certes, la qualité musicale et la profondeur spirituelle n’étaient pas toujours au rendez-vous de ces compositions… Néanmoins, il existe quelques chants qui, nous semble-t-il, pourraient être tirés des oubliettes où les ont relégués le grand nettoyage par le vide de la seconde moitié du XXe siècle.
En voici un, extrait du « Recueil de cantiques populaires » de Monseigneur Joseph Besnier, jadis directeur de la maîtrise de la cathédrale de Nantes : l’abbé E. Blineau avait composé des paroles sur une mélodie attribuée à Jean-Sébastien Bach, mais qui est probablement plus ancienne, puisque l’on sait qu’il arrivait fréquemment au Cantor de Leipzig de réutiliser pour ses chorals des airs religieux populaires.

C’est un cantique que nous aimons beaucoup et que nous espérons vous faire aussi aimer, et peut-être apprendre pour le chanter en famille ou en paroisse…

Cantique Coeur Sacré du divin Jésus

Sacré-Coeur

Publié dans:Prier avec nous |on 7 novembre, 2014 |1 Commentaire »

A mon Ange Gardien

Poème composé par
Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face.

La fête de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face - le 3 octobre – suit, dans le calendrier traditionnel, celle des Saints Anges Gardiens (2 octobre). Profitons-en donc pour lire (ou relire) ce poème composé par la carmélite de Lisieux et surtout pour prier notre bon ange avec les mêmes paroles que la sainte.
Ce poème (qui comme tous les poèmes de Sainte Thérèse a été composé pour être chanté sur une mélodie d’emprumpt) date de février 1897 : il ne reste alors à Soeur Thérèse qu’à peine huit mois de vie ; elle sait qu’elle est malade et qu’elle sera bientôt emportée par cette tuberculose qui l’épuise ; Thérèse est également plongée dans d’épaisses ténèbres spirituelles… tout ceci est en filigrane derrière ces vers qui donneraient pourtant au lecteur superficiel l’impression de couler d’une âme remplie de consolations et inondée des rayons d’une foi facile.

Peinture murale de l'oratoire carmel de Lisieux

Oratoire du Saint-Sacrement à l’intérieur de la clôture du Carmel de Lisieux :
les anges entourant le tabernacle.
Peinture murale de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face
(retouchée par la suite par Soeur Geneviève de la Sainte Face)

A mon Ange gardien.

Air : Par les chants les plus magnifiques.

Glorieux gardien de mon âme,
Toi qui brilles dans le beau ciel
Comme une douce et pure flamme.
Près du trône de l’Eternel ;
Tu viens pour moi sur cette terre,
Et m’éclairant de ta splendeur,
Bel Ange, tu deviens mon frère,
Mon ami, mon consolateur ! 

Connaissant ma grande faiblesse,
Tu me diriges par la main
Et je te vois, avec tendresse,
Oter la pierre du chemin.
Toujours ta douce voix m’invite
A ne regarder que les cieux ;
Plus tu me vois humble et petite,
Et plus ton front est radieux.

O toi qui traverses l’espace
Plus promptement que les éclairs,
Vole bien souvent à ma place
Auprès de ceux qui me sont chers ;
De ton aile sèche leurs larmes,
Chante combien Jésus est bon !
Chante que souffrir a des charmes,
Et tout bas murmure mon nom.

Je veux, pendant ma courte vie,
Sauver mes frères les pécheurs
O bel Ange de la patrie,
Donne-moi tes saintes ardeurs.
Je n’ai rien que mes sacrifices,
Et mon austère pauvreté ;
Unis à tes pures délices,
Offre-les à la Trinité. 

A toi, le royaume et la gloire,
Les richesses du Roi des rois.
A moi, le Pain du saint ciboire,
A moi, le trésor de la Croix.
Avec la Croix, avec l’Hostie,
Avec ton céleste secours,
J’attends en paix, de l’autre vie,
Le bonheur qui dure toujours !

angelot peint par Ste Thérèse de l'Enfant Jésus

Invocations aux neuf choeurs des Anges composées par Frère Maximilien-Marie > www

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