Archive pour la catégorie 'Prier avec nous'

Litanies de Sainte Marie-Magdeleine.

Reliquaire du "chef" de Sainte Marie-Magdeleine dans la crypte de la basilique royale de Saint-Maximin

Basilique royale de Saint-Maximin :
reliquaire du Chef de Sainte Marie-Magdeleine

Vignette Sacré-Cœur - blogue

   Dans les anciens livres de piété, on peut trouver plusieurs sortes de litanies en l’honneur de Sainte Marie-Magdeleine, celles qui suivent ont eu notre préférence parce qu’elles nous ont paru les plus complètes.

Litanies de Sainte Marie-Magdeleine

Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.
Christ, exaucez-nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous. 

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous.

Sainte Marie-Magdeleine, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, modèle de pénitence, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, qui avez sacrifié à Jésus de riches parfums, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, à laquelle beaucoup de péchés ont été remis, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, diamant sorti de la fange pour être rendu à la Lumière, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, réceptacle de la miséricorde, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, en laquelle éclate la gloire du salut, priez pour nous.

Sainte Marie-Magdeleine, perle étincelante, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, lumière pour les pauvres pécheurs, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, embrasée des ardeurs de la divine charité, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, très chère au Cœur de Jésus, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, qui avez choisi la meilleur part, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, qui avez obtenu la résurrection de votre frère Lazare, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, qui êtes restée fidèle quand tous abandonnait Jésus, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, qui vous êtes tenue auprès du Christ en Croix, priez pour nous.

Sainte Marie-Magdeleine, qui, avec la Vierge Marie, avez reçu le corps du divin Crucifié, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, qui avez participé à Son ensevelissement, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, qui êtes demeurée en face du tombeau scellé pour veiller et méditer, priez pour nous.

Sainte Marie-Magdeleine, qui, la première d’entre les disciples, avez mérité de voir le Christ ressuscité, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, apôtre des apôtres, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, objet de la vindicte des ennemis du Christ, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, conduite miraculeusement aux rives de Provence, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, qui avez secondé l’apostolat de votre frère Lazare, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, qui avez été appelée à la bienheureuse solitude, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, qui avez vécu de nombreuses années dans la pénitence et la réparation, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, élevée aux sommets de la contemplation, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, associée dès ici-bas à la louange des anges, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, incomparable épouse du Roi de Gloire, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, qui avez expiré dans un acte de pur amour, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, au tombeau de laquelle princes et rois sont venus s’incliner, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, que tant de saints sont venus vénérer et supplier, priez pour nous.

Sainte Marie-Magdeleine, céleste patronne de la Provence, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, protectrice de la France, priez pour nous.

Sainte Marie-Magdeleine, douce avocate pour ceux qui se recommandent à vous, priez pour nous.
Sainte Marie-Magdeleine, que l’on invoque jamais en vain, priez pour nous.

Afin que nous nous détournions des voies du péché, priez pour nous.
Afin que nous soyons éclairés quand les ténèbres nous environnent, priez pour nous.
Afin que nous nous repentions lorsque nous avons péché, priez pour nous.
Afin que nous nous relevions promptement lorsque nous sommes tombés, priez pour nous.
Afin que nous nous humilions pour être pardonnés, priez pour nous.
Afin que nous ne désespérions jamais de la miséricorde de Dieu, priez pour nous.
Afin que le précieux don des larmes nous soit accordé, priez pour nous.
Afin que le ferme propos soit enraciné en nos âmes, priez pour nous.
Afin que la pénitence nous soit une joie, priez pour nous.
Afin que l’esprit de réparation anime nos cœurs, priez pour nous.
Afin qu’il nous soit beaucoup pardonné en aimant toujours davantage, priez pour nous.
Afin que nous ne fuyons pas lorsque se présente la Croix, priez pour nous.
Afin que nous demeurions fidèles dans les épreuves, priez pour nous.
Afin que nous sachions veiller et prier ainsi que Jésus nous l’a commandé, priez pour nous.
Afin que nous sachions nous tenir silencieux et attentifs aux paroles du Seigneur, priez pour nous.
Afin que nous apprenions de votre exemple les voies de la contemplation, priez pour nous.
Afin que nous soyons à tout moment attentifs à la sainte présence de Dieu, priez pour nous.
Afin que nous ayons la grâce de recevoir les derniers sacrements avant de trépasser, priez pour nous.
Afin que nous expirions dans la persévérance et l’amour, priez pour nous.
Afin que vous nous accueilliez un jour au royaume de Paradis, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur. 

V./ : Priez pour nous, ô Sainte Marie-Magdeleine,
R./ : Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Prions :

   Nous Vous en supplions, Père très Miséricordieux, répandez largement sur nous Vos Dons, pour que par l’intercession de la bienheureuse Marie-Magdeleine, qui en aimant Notre-Seigneur Jésus-Christ par dessus tout a obtenu le pardon de ses péchés et d’accéder aux plus hautes cimes de la sainteté, nous obtenions nous aussi de Votre Miséricorde l’éternelle béatitude. Par Jésus, le Christ, Notre-Seigneur.

Ainsi soit-il.

Le ravissement de Sainte Marie-Magdeleine - Paris église de la Madeleine

Le ravissement de Sainte Marie-Magdeleine
groupe sculpté de Carlo Marochetti (1805-1867)
ornant le maître-autel de l’église Sainte-Marie-Magdeleine, dite « la Madeleine », à Paris

2024-147. « Entrez donc dans ce Cœur paternel… »

Premier vendredi du mois de juillet.

Sacré-Cœur de Jésus

       « Considérez que le Cœur de notre adorable Jésus est plutôt percé par l’amour qu’Il nous porte, que par le fer de la lance.
Il sera éternellement ouvert, afin que nous voyons la cause de sa mort qui est ce divin amour, et que nous y puissions tous entrer, et y trouver notre véritable repos.

   Il est toujours ouvert pour faire écouler sans cesse sur nous la communication de toutes les grâces dont Il est le trésor infini, et pour nous donner entrée en la félicité éternelle, par cette grande porte qui ne peut nous être fermée. Ne résistez pas à cet adorable Cœur dont l’ouverture est comme une bouche sacrée qui vous exhorte amoureusement de vous en approcher pour en recevoir toutes les consolations dont vous avez besoin.

   Admirez Sa bonté en ce que, nonobstant toutes vos ingratitudes, Il ne laisse pas de S’ouvrir encore plus pour vous communiquer abondamment les richesses des trésors qui y sont renfermés.

   N’ayez pas la cruauté de Lui refuser votre cœur, après qu’Il vous a ouvert et donné si amoureusement le Sien.

   Ne soyez pas si insensible à votre salut, que de refuser ou négliger ce lieu de refuge et de toute consolation, et de ne pas vouloir entrer au ciel par cette grande porte qui vous est continuellement ouverte pendant votre vie.

   Entrez donc confidemment et amoureusement dans ce Cœur paternel, pour n’en jamais sortir, et pour y jouir de toute la joie et la consolation qui vous peuvent rendre heureux, pendant cette vie et dans toute l’éternité…

   Honorez ce côté percé pour votre salut, afin qu’il vous soit à la mort un refuge assuré, et une facile entrée en la vie éternelle. »

Rd Père Pierre Guillaume, franciscain récollet
(extrait d’un ouvrage de « méditations » publié à Lyon en 1670)

Coeur Sacré de Jésus rayonnant avec la lance

2024-146. Fête de Sainte Philomène au Mesnil-Marie, le samedi 10 août 2024.

Samedi 10 août 2024

Fête de Sainte Philomène

céleste protectrice en second
du
Refuge Notre-Dame de Compassion

portrait-sainte-philomene-xixe - Copie

Programme de notre désormais traditionnelle journée de prière à l’occasion de la fête de Sainte Philomène :

11 h précises : Sainte Messe chantée (rite latin traditionnel).

12 h 30 : Repas tiré du sac (chacun apporte pour lui-même et pour les siens : nous ne pouvons pas organiser un repas partagé pour tous).
Attention ! Pour le pique-nique, apporter sièges pliants et parasols.

15 h 30 : Chapelet & Salut du Très Saint-Sacrement ; vénération de la relique de Sainte Philomène.

croix et couronne d'épines - vignette

Remarque importante :

La chapelle du Mesnil-Marie est une chapelle privée, et afin de prévoir au mieux l’accueil de nos amis et des pèlerins, nous demandons aux personnes qui souhaitent participer à cette journée de bien vouloir s’inscrire, par exemple par un message dans l’espace ci-dessous prévu pour les commentaires (ne sera pas publié), ou bien, au moyen de l’une de nos adresses électroniques. Merci par avance !

Cordons de Sainte Philomène >>> ici
Neuvaine en l’honneur de Sainte Philomène >>> ici

nouvelle présentation châsse Sainte Philomène

2024-143. Pèlerinage sur les pas de Saint Montan et de Saint Remi, le 14 juillet 2024.

frise lys

Attention !

       C’est une habitude que nous avons depuis plusieurs années, presque une tradition : chaque 14 juillet, le Cercle légitimiste du Vivarais et le Refuge Notre-Dame de Compassion proposent, à tous ceux qui le souhaitent, une journée d’esprit contrerévolutionnaire.

   Pour ce 14 juillet 2024, qui coïncide avec un dimanche, nous vous invitons à une journée de pèlerinage sur les pas de Saint Montan, ermite qui prédit à Sainte Céline la naissance de Saint Remi, futur évêque de Reims qui baptisa Clovis (cf. > ici , > ici, et encore > ici), puisque notre Vivarais possède l’insigne privilège d’avoir été le lieu où le saint ermite, fuyant les foules, vint passer une trentaine d’années de solitude dans une grotte, et qu’il y fut visité par Saint Remi lui-même

   Ce pèlerinage nous donnera donc l’occasion, à rebours des gesticulations superficielles républicaines, de nous connecter aux sources vives de l’histoire de notre France catholique et royale.

Saint Montan jeune ermite

Saint Montan en prière dans sa grotte

frise lys

- A qui s’adresse cette journée d’amitié et de pèlerinage ?

   A tous ceux qui le souhaitent et qui souhaitent découvrir sur site les lieux où vécut Saint Montan lors de son séjour en Vivarais, les membres du Cercle légitimiste du Vivarais sont certes particulièrement concernés, les membres des Cercles légitimistes voisins (Dauphiné, Lyonnais, Languedoc… etc.) qui veulent s’associer à cette journée sont les bienvenus, ainsi que toutes les personnes qui, sans être membres de Cercles légitimistes s’intéressent à l’histoire de la France chrétienne…

- Que faut-il prévoir d’apporter ?

   Chacun apporte son pique-nique, ses couverts… etc, ainsi qu’un siège pliant, une gourde, un couvre-chef (en principe, le 14 juillet il fait chaud et nous ne tenons pas du tout à ce que les participants prennent des coups de soleil et des insolations), mais aussi son missel et son chapelet !
Ceux qui veulent monter à la grotte de l’ermite (c’est un trajet de 20 mn à pied sur une pente pierreuse) penseront à prendre des chaussures de marche et, éventuellement, un bâton de marche ou une canne.
En revanche, on évitera les vêtements qui laissent les bras, les dos, les gorges et les cuisses nus : c’est un pèlerinage où la décence chrétienne est de mise, pas une journée à la plage !!!

- Quel est le programme précis ?

   Le rendez-vous pour tous sera à 10 h précises, dans les alentours de Viviers : mais nous n’en communiquerons le lieu exact ainsi que le détail du programme que par messages privés.

- Comment s’inscrire ?

   En nous écrivant au moyen du formulaire pour les commentaires, ci-dessous (ce ne sera pas publié).
L’inscription est obligatoire… et le plus tôt est toujours le mieux !

Dans la joyeuse attente de vous lire,
et surtout de vous retrouver,
soyons unis dans la prière pour notre chère France
et pour son retour à Dieu…

Trois lys blancs

Prière pour la fête de la Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie :

La Visitation - église St-Médard Epinay-sur-Seine

La Visitation
[église Saint-Médard, Epinay-sur-Seine]

       Seigneur, qui dès le sein de Votre Mère, commencez par la sanctification de Votre Précurseur le grand ouvrage de notre Salut, vivifiez-nous par Votre grâce :
faites-Vous connaître à nous, ouvrez notre cœur, afin que comme Saint Jean Vous adora dès le sein de sa mère, nous Vous honorions par toutes les actions de notre vie ;
sanctifiez nos visites, soyez-en le principe et la fin, comme Vous l’avez été de celle de la Sainte Vierge ;
soyez-y le sujet de nos entretiens et louanges.

   Donnez-nous, mon Dieu, cette foi qui a rendu Marie la Mère de son Dieu ; cette profonde et constante humilité qui lui a fait ignorer son mérite, pour ne considérer que sa bassesse, et attribuer tout à Votre pure miséricorde ; faites, Seigneur, que, comme Elle, nous soyons petits à nos yeux, pour être vraiment grands devant Vous.

   O Très Sainte Vierge, qui, dans le mystère de la Visitation, avez particulièrement fait éclater l’humilité et la charité qui étaient en vous : obtenez-moi de Dieu, que mon âme soit souvent visitée de votre cher Fils, et qu’elle éprouve quelque chose des impressions sanctifiantes que Sa Présence fit autrefois dans Son bienheureux Précurseur.

Ainsi soit-il. 

Prière pour la fête de la Visitation, in « Règles et exercices pour les Congrégations de la Très-Sainte Vierge à l’usage du diocèse de Metz »
publié par ordre de Mgr Gaspard-André Jauffret (1759-1823),  pp. 152-153, chez Collignon, 1816

Monogramme de la Vierge Marie - vignette blogue

2024-142. Le mystère du Sang versé

1er juillet,
Fête du Très Précieux Sang de NSJC (double de 1ère classe).

Nota bene :
Le texte qui suit fut envoyé le 25 juillet 2018 en guise de lettre mensuelle aux membres et amis de la Confrérie Royale ; mais il constitue de fait un document bien plus vaste qu’un écrit circonstanciel : il nous semble donc très important de le proposer aussi aux lecteurs de notre blogue au commencement du mois de juillet. 

Jésus-Christ outragé - blogue

Le mystère du Sang versé 

    Le mois de juillet est consacré au mystère du Précieux Sang du Sauveur.

   Le Seigneur Jésus, Fils de Dieu, S’est fait homme pour assumer notre chair et notre âme et ainsi nous rejoindre en notre pauvre humanité blessée. Dieu fait homme, Il S’est offert Lui-même en offrande salutaire. Assumant tous les sacrifices de l’ancienne Alliance, le Roi des rois et Seigneur des seigneurs S’est offert Lui-même en holocauste d’agréable odeur à Son Père pour notre Salut et celui du monde entier. Par cet unique et parfait sacrifice du Golgotha, une fois pour toute, l’humanité a été plongée dans l’infinie miséricorde de notre Dieu qui jaillit de chacune de Ses plaies et de Son Cœur transpercé.

   Le Docteur angélique, Saint Thomas d’Aquin, nous rappelle qu’une seule goutte de ce Sang précieux aurait suffi à laver le monde de tous ses crimes. Pourtant, une goutte ne Lui suffit pas. Dans Son Amour infini pour notre humanité blessée, c’est tout Son Sang qu’Il versa pour nous et la multitude. Et Il ne cesse, d’âge en âge, de nous L’offrir par le moyen de Ses prêtres quand nous venons participer à la divine liturgie et que nous communions au Saint Sacrement de l’autel, à la divine Eucharistie.

Croix Hostie et calice - blogue

   Tout au long du mois de juillet, nous sommes appelés à contempler la grandeur de l’amour infini de notre Dieu. Mystérieusement, les paroles acrimonieuses de la foule s’accomplirent comme promesse de Salut. Ils criaient : « A mort ! A mort ! Crucifie-Le ! ~ Que Son Sang retombe sur nous et sur nos enfants ! ». Au lieu d’une juste vengeance, d’une seule parole qui aurait pu convoquer à l’instant-même des légions d’Anges pour l’annihilation de ce monde pécheur, notre Dieu laissa couler Son Sang pour racheter tous les peuples de la terre et rendre la vie à ceux qui, comme le larron, ouvriraient leur cœur à Son amour infini. Son Sang injustement versé couvre une multitude de péché car c’est, pour l’éternité, le sacrifice suprême de la charité.

   Si les gouvernements qui se succèdent depuis 1789 célèbrent le 14 juillet comme une grande fête de la libération du peuple français de l’Ancien Régime, de son carcan religieux et de ses antiques traditions ainsi que de ceux qui l’asservissaient, l’historien – comme tout homme de bien – ne peut que tristement constater l’effroyable boucherie sacrilège que fut la Révolution.

révolution sanglante

   Des milliers de meurtres plus abominables les uns que les autres furent perpétrés au nom de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Au nom des fameuses « valeurs » de la république naissante, on tuait, on pillait et on violait impunément. Hommes, femmes, vieillards ou enfants, rien ni personne ne pouvait trouver grâce aux yeux de ce nouveau Moloch prêt à engloutir l’humanité entière au nom de son idéologie meurtrière. Les églises étaient détruites. Les mystères sacrés, singés. Les saintes espèces, profanées. Les prêtres, religieux et consacrés, avilis avant d’être sauvagement exterminés. Ce fut jusqu’au principe-même de la France, son histoire, sa foi, sa famille royale qui incarnait dans sa chair notre pays ; tout fut odieusement et systématiquement souillé de manière sacrilège pour l’annihiler.

   Si le 14 juillet est un jour de deuil et de honte, le 17 juillet, lui, est pour nous source d’espérance et de joie. En 1794, seize femmes, seize bienheureuses carmélites du couvent de Compiègne offrirent leurs vies place de la Barriere du Trône renversé (aujourd’hui place de la Nation) pour le Salut et la paix de la France. Unissant leur sang au Sang du Sauveur, elles permirent la fin de la Terreur et de mettre un terme à la folie meurtrière de Robespierre qui fut guillotiné dix jours plus tard.

carmélites de Compiègne broderie - blogue

   « O mon Dieu, écrivait un directeur de conscience à la bienheureuse Mère Thérèse de Saint-Augustin ocd, une âme simple et touchée a tout réparé ; ô miséricordes divines, que vous êtes adorables ! Faite pour aimer Dieu sans réserve, livrez-vous toujours à l’attrait qui vous conduira toute à Lui, ne consultez que cet attrait, même au milieu des désolations que doit nécessairement produire la vue de quelque chute : commencez par aimer mieux, et finissez par aimer parfaitement. Le calvaire vaudra toujours mieux pour le ciel que tous les plaisirs. Que Dieu vous y fixe avec Lui, et nous donne la grâce d’y mourir comme Lui ». 

   Et la Bienheureuse Sœur Julie-Louise de Jésus, ocd, disait à ses sœurs :

   « Nous sommes les victimes du siècle et nous devons nous immoler pour sa réconciliation avec Dieu. Une éternité de bonheur m’attend, hâtons-nous donc, courons vers ce terme, et souffrons volontiers pendant les courts moments de cette vie. Aujourd’hui la tempête gronde, mais demain nous serons dans le port » (témoignage de Sr. Marie de l’Incarnation, ocd.).

   Le roi Louis XVI, dans son testament écrit à la prison du Temple le 25 décembre 1792, s’offrit à ses bourreaux dans le même esprit :

   « Je plains de tout mon cœur nos frères qui peuvent être dans l’erreur, mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en Jésus-Christ suivant ce que la charité chrétienne nous l’enseigne. Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés. Je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite, et surtout le repentir profond que j’ai. Je pardonne de tout mon cœur à ceux qui se sont fait mes ennemis. Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi ». 

Louis XVI dans sa prison

   Le mystère du Sang versé pour le pardon de l’humanité assuma tous les crimes et révoltes du monde. Puisque le Sang du Sauveur versé sur la Croix offrit le Salut au monde entier, prions pour que le sang de ses martyrs et de ses saints apporte le Salut et la paix à notre monde, à notre pays en particulier. 

   Unissons nos prières et nos sacrifices pour le salut et la grandeur de la France. Qu’elle retrouve sa place dans le concert des nations et redevienne en vérité « Fille aînée de l’Eglise » !

   Que Dieu bénisse la France, sa famille royale, et nous donne la grâce de Le servir de tout notre cœur !

   « Seigneur Jésus, ayez compassion de la France, daignez l’étreindre dans Votre Amour et lui en montrer toute la tendresse. Faites que, remplie d’Amour pour Vous, elle contribue à Vous faire aimer de toutes les nations de la terre. O Amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de Vous rester fidèles et de travailler d’un cœur ardent à répandre Votre Règne dans tout l’univers. Ainsi soit-il. » (prière dictée par le Seigneur Jésus au Vénérable Marcel Van).

lys rouge - blogue

Voir aussi :
Prières au Précieux Sang pour le mois de juillet > ici
Sept offrandes du Précieux Sang de Jésus-Christ au Père éternel > ici
Texte sur la dévotion au Précieux Sang (abbé Christian-Philippe Chanut) > ici

2024-141. Que mon cœur devienne uni à Votre Cœur par un indissoluble lien d’amour !

30 juin,
Conclusion du mois du Sacré-Cœur ;
Fête de Saint Martial, apôtre, évêque et confesseur (cf. > ici) ;
7ème jour dans l’octave de Saint Jean-Baptiste ;
2ème jour dans l’octave des Saints Apôtres Pierre & Paul.

Antoine van Dick  crucifixion - blogue

Antoine van Dick (1599-1641) : Crucifixion

Vignette - mains jointes - blogue

Que mon cœur devienne uni à Votre Cœur par un indissoluble lien d’amour !

« Esto mihi in domum refugii ;
Soyez pour moi une demeure de refuge »
(
Ps. XXX, 3).

       Seigneur Jésus-Christ, Vous, source inépuisable d’amour et de grâces !
Je Vous loue, je Vous remercie de la dure transfixion de Votre saint côté après Votre mort ; car alors, ô Saint des saints, Votre côté a été si profondément blessé par la lance du soldat, que la pointe du fer pénétra jusque dans l’intérieur de Votre poitrine et vint percer le milieu même de Votre tendre Cœur. De cette large blessure commença à couler pour nous la très salutaire source de sang et d’eau qui arrose la terre et sauve le monde.
O bienfaisante et merveilleuse effusion de sang qui s’échappe du Côté de Jésus endormi sur la croix, du sommeil de la mort pour la rédemption du genre humain !
O très pure et très douce effusion de cette eau mille fois bénie, qui vient du plus profond des entrailles de notre Sauveur et Rédempteur pour laver toutes nos souillures !

   Moïse, dans le désert, avait frappé le rocher, il en était sorti une eau rafraîchissante destinée simplement aux usages et au soulagement du peuple d’Israël et de ses troupeaux : mais quand Longin, l’intrépide soldat, de sa robuste main frappa la Pierre avec la lance, c’est-à-dire quand il fendit le Côté droit du Christ, alors il en sortit, et pour toujours, une source mystérieuse d’eau et de sang à laquelle notre chaste Mère, la Sainte Eglise catholique, vient puiser les sacrements de son salut. Eve fut nommée mère de tous les vivants et formée d’une côte d’Adam son Epoux ; de même, la Sainte Eglise militante est nommée mère de tous ceux qui vivent de la foi, et elle est formée du Côté du Chris son Epoux.

   O grande, précieuse, charitable blessure de mon Sauveur, tu es creusée plus profondément que toutes les autres et ouverte de manière à présenter une large entrée à tous les fidèles, blessure d’où s’échappent, sans mesure et sans fin, des trésors de bénédictions, blessure du Côté faite la dernière mais devenue cependant la plus célèbre !
Quiconque boit à long trait, à la toute sainte et divine source de cette blessure — ou même n’y prend que quelques gouttes — oubliera tous ses maux, sera délivré de la soif des plaisirs éphémères et grossiers, sera enflammé de l’amour des choses éternelles et célestes, et rassasié de l’ineffable douceur de l’Esprit-Saint : alors coulera dans son âme une source d’eau vive qui rejaillit jusqu’à la Vie éternelle.

   O mon âme, entre ! entre dans le Côté droit de ton Seigneur crucifié ; entre par cette blessure bénie jusqu’au fond du Cœur tout aimant de Jésus, percé d’outre en outre par amour : repose-toi dans le creux du rocher à l’abri des tempêtes du monde ; entre dans ton Dieu !
Tu as devant toi, couverts d’herbes et de fleurs odoriférantes, le chemin de la Vie, le sentier du Salut, le pont qui mène au Ciel. Le Cœur de Jésus, C’est la ville de refuge, où l’on est à l’abri des poursuites de l’ennemi, la ville de refuge qui nous protège contre la colère du Juge irrité : ce Cœur est la source intarissable de l’huile de la miséricorde pour les pécheurs vraiment repentants, ce Cœur est la source du fleuve divin jaillissant au milieu du Paradis pour arroser la surface de la terre, pour étancher la soif du cœur humain aride et desséché, pour effacer les péchés, pour éteindre les feux impurs de la concupiscence, pour régler les écarts de l’imagination, pour apaiser les fureurs de la colère.
Approche-toi donc et prend le breuvage de l’amour à cette source du Sauveur, afin qu’à l’avenir tu ne vives plus en toi, mais en Celui qui a été crucifié pour toi.
Donne ton cœur à Celui qui t’a ouvert Son Cœur ; ne donne point ton cœur au monde, mais au Christ ; ne le donne point à la vaine prudence humaine mais à l’éternelle Sagesse.
Où peux-tu reposer plus tranquillement, où peux-tu habiter plus sûrement, où peux-tu dormir plus doucement que dans les plaies et les blessures du Christ crucifié pour toi ?

   O tout resplendissant et aimable Jésus, Créateur du monde mystérieux et invisible de la grâce ; Vous, Hôte des cœurs aimants, Modèle crucifié des âmes écrasées sous le poids de la croix ; Vous, divin Réservoir de toutes les richesses et de tous les dons du Ciel ; Roi Jésus, Sauveur des fidèles, qui avez voulu que Votre saint Côté fût ouvert par la pointe d’une lance impitoyable, je Vous en prie humblement, ardemment, ouvrez-moi les portes de Votre miséricorde, et laissez-moi pénétrer, à travers la large ouverture de Votre adorable et très saint Côté, jusque dans l’intérieur de Votre tout infiniment aimable Cœur, de sorte que mon cœur devienne uni à Votre Cœur par un indissoluble lien d’amour.
Blessez mon cœur de Votre amour, faites pénétrer la lance du soldat à travers ma poitrine, et que mon cœur Vous soit ouvert, uniquement à Vous seul, et soit fermé au monde et au démon ! Protégez mon cœur, défendez-le contre les assauts de mes ennemis par le signe de Votre croix.
Ainsi soit-il !

Extrait des écrits spirituels d’un Chartreux anonyme de Nuremberg,
tiré d’un ouvrage imprimé en vieil allemand à Nuremberg en 1480.

Sacré-Cœur convertissant - blogue

2024-140. « Rappelez-vous de quel côté seront les boucs et de quel côté les brebis ! »

28 juin,
Fête de Saint Irénée de Lyon, évêque et martyr (cf. > ici) ;
Vigile des Saints Apôtres Pierre et Paul ;
5ème jour dans l’octave de Saint Jean-Baptiste ;
Dernier jour du Jeûne des Apôtres (cf. > ici).

       A la veille de la fête des Saints Apôtres Pierre et Paul, voici un court sermon de notre Bienheureux Père Saint Augustin, dit « sermon sur le troupeau du Christ » qui peut nous être utile pour entrer dans l’esprit de cette grande fête.

Commandement du Christ à Pierre carton pour tapisserie Raphaël vers 1515 - Copie

« Le commandement du Christ à Pierre » (vers 1515) :
carton pour tapisserie réalisé par Raphael (1483-1520)

[papier monté sur toile, collection royale, prêté au V&A Museum, Londres]

clefs de l'Eglise - vignette

 Sermon CXLVI
de
notre Bienheureux Père Saint Augustin
sur
le Troupeau du Christ

§ 1 – Saint Augustin rappelle en quelles circonstances Notre-Seigneur a confié à Pierre le soin de Son troupeau.

   Votre charité a remarqué, durant la lecture d’aujourd’hui (Note : il s’agit de la triple confession de Saint Pierre en réparation de son reniement : Jean XXI, 16-17), que le Seigneur demandait à Pierre : « M’aimes-tu ? ». Pierre Lui répondait : « Vous savez, Seigneur, que je Vous aime » ; il répondit ainsi deux et trois fois, et à chaque fois le Seigneur ajoutait : « Pais Mes brebis ».
Ainsi le Christ confiait à Pierre le soin de paître Ses brebis, et c’était Lui qui paissait Pierre.
Que pouvait Pierre en faveur du Christ même, depuis surtout qu’Il avait un corps immortel et qu’Il était sur le point de monter au ciel ? Aussi en lui demandant : « M’aimes-tu ? » le Seigneur semblait-Il lui dire : Pour montrer que tu M’aimes, « pais mes brebis ».

§ 2 – Les chrétiens doivent se souvenir sans cesse de l’importance d’appartenir au troupeau du Christ.

   C’est pourquoi, mes frères, rappelez-vous avec soumission que vous êtes les brebis du Christ, comme nous nous rappelons nous-même avec crainte ces paroles : « Pais mes brebis ».
Ah ! si nous n’accomplissons notre devoir qu’avec crainte, si nous tremblons pour nos ouailles, comment ne doivent-elles pas à leur tour trembler pour elles-mêmes. A nous donc la sollicitude, à vous l’obéissance ; à nous la vigilance pastorale, à vous l’humble soumission du troupeau.
Vous nous voyez, il est vrai, vous adresser la parole d’un lieu plus élevé ; la crainte ne nous en tient pas moins sous vos pieds, car nous savons combien est redoutable le compte qu’il nous faut rendre de ce haut siège que nous occupons.
Aussi, mes très-chers enfants, tendres germes de l’Eglise catholique, membres du Christ, songez au Chef illustre que vous avez. Fils de Dieu, songez à quel Père vous vous êtes donnés. Songez, Chrétiens, à quel héritage vous êtes appelés ; il ne ressemble pas à tes domaines terrestres que les enfants ne sauraient posséder qu’après la mort de leurs parents. Nul en effet n’hérite de son père qu’après le trépas de celui-ci, tandis que du vivant même de notre Père qui ne saurait mourir, nous serons maîtres de Ses biens.
Je dis plus, je dis bien plus, et pourtant c’est la vérité : notre Père sera Lui-même notre héritage !

§ 3 – Sollicitude de Saint Augustin pour les fidèles qui lui ont été confiés, en particulier les nouveaux baptisés.

   Vivez donc honorablement, vous surtout, ô blancs enfants du Christ, qui venez de recevoir le baptême ; vivez conformément aux avis que je vous ai donnés, conformément à ceux que vous donne encore aujourd’hui la sollicitude dont je me sens pénétré, car la dernière lecture de l’Evangile a encore redoublé mes craintes.
Tenez-vous sur la réserve, gardez-vous d’imiter les chrétiens mauvais, gardez-vous de dire : Je puis faire cela, puisque tant de fidèles le font.
Ah ! ce ne serait point vous préparer une défense mais vous chercher des compagnons d’enfer. Développez-vous sur cette aire sacrée : si vous êtes bons, vous y découvrirez de bons chrétiens qui auront vos sympathies.

§ 4 – Les fidèles ne sont pas la propriété des pasteurs visibles de l’Eglise : différence de mentalité entre les authentiques pasteurs catholiques et les chefs des groupes sectaires ou hérétiques.

   Etes-vous donc notre, propriété ? Les hérétiques et les schismatiques ont pris au Seigneur pour se faire des domaines privés ; ce ne sont pas les troupeaux du Christ, mais les leurs, qu’ils ont prétendu conduire malgré le Christ. Sans doute ils ont mis Son nom sur ces troupeaux qu’ils Lui ont ravis, et c’était comme pour les défendre par cet aspect imposant.
Que fait donc le Christ quand se convertissent ces hommes qui en dehors de l’Eglise ont reçu Son nom avec le Baptême ? Il chasse le voleur, conserve le titre de la maison et Il y entre comme Son nom L’y invite. Pourquoi changerait-Il un nom qui est le Sien ? Ces sectaires considèrent-ils ces paroles que le Seigneur adressa à Pierre : « Pais Mes agneaux ; Pais Mes brebis » ? Il ne lui dit pas : Pais tes agneaux ; pais tes brebis.

§ 5 – Exhortation à rester dans le troupeau du Christ.

   Après donc les avoir exclus de Son bercail, que dit-Il à Son Eglise dans le Cantique des cantiques ?
Là l’Epoux parle ainsi à l’Epouse : « Si tu ne te reconnais toi-même, ô toi qui l’emportes en beauté sur les autres femmes, sors ». En d’autres termes : Je ne te chasse pas ; sors, si tu ne te reconnais toi-même ; si tu ne te reconnais toi-même, ô la plus belle des femmes, dans le miroir des Ecritures ; si tu ne te mets en face de ce miroir qui ne te donne pas un éclat menteur ; si tu ne reconnais qu’à toi s’appliquent ces mots : « Ta gloire s’étend sur toute la terre » (Ps. LVI, 12) ; et ces autres : « Je te donnerai les nations pour héritage et pour domaine , jusqu’aux extrémités de la terre » (Ps. II, 8); ainsi que beaucoup d’autres témoignages qui désignent l’Eglise catholique.
Si donc tu ne te reconnais ainsi, pour toi point de partage, tu ne saurais te rendre héritière. Aussi « sors sur les traces des troupeaux », et non avec le troupeau, « et pais tes boucs » (Cant. I, 7) ; tes boucs et non Mes brebis, comme Je disais à Pierre.
A Pierre en effet il est dit : « Mes brebis », et aux schismatiques : « tes boucs ». Ici des brebis, là des boucs ; ici Mes brebis, là tes boucs. Rappelez-vous ce qui sera à la droite et ce qui sera à la gauche de notre Juge ; rappelez-vous de quel côté seront les boucs et de quel côté les brebis (Matth. XXV, 33).
Ainsi vous verrez clairement où est la société de la droite, où est la société de la gauche ; où est la blancheur, ou est l’obscurité ; où est la lumière, où sont les ténèbres ; où est la beauté, où est la difformité ; à qui est destiné le royaume éternel, et qui doit s’attendre à l’éternel supplice.

Cranach le vieux - jugement dernier

Lucas Cranach l’Ancien (1472-1553) : le jugement dernier
[Musée Nelson-Atkins, Kansas City - USA]

2024-133. Quatre versions de l’hymne de Saint Jean-Baptiste « Ut queant laxis » composées à la renaissance ou à l’âge baroque.

24 juin,
Nativité de Saint Jean-Baptiste.

anonyme italien vers 1600 - détail - blogue

Saint Jean-Baptiste enfant
[anonyme, Italie vers 1600 - collection privée]

       Je n’irai pas par quatre chemins, chers Amis, et je vous dirai donc tout de go que – à de rares exceptions près – je trouve que l’hymne des vêpres de Saint Jean-Baptiste, le justement fameux « Ut queant laxis », dont on sait quel fut le rôle dans l’histoire de la notation musicale (mais ce n’est point là mon propos de ce jour), est généralement très mal chanté dans l’action liturgique : et ça se traîne, et c’est poussif, et c’est ennuyeux, et c’est interminable…

   Vraiment, c’est bien le cas de dire qu’on exécute l’hymne des vêpres de cette « Noël de l’été ».
Et pour une exécution, c’est une exécution : du genre de celles auxquelles on procède contre un mur au petit matin et auxquelles on ne survit pas !

   Pourtant il ne s’agit pas d’un hymne pour accompagner un convoi funèbre mais de l’exultation pour une naissance annonciatrice de celle du Sauveur, dans six mois.

   Dans les enregistrements que j’ai entendus de l’hymne grégorien dans sa version traditionnelle, il en est un qui trouve grâce à mes yeux, en raison de son caractère allant, empreint de joie spirituelle, c’est celui réalisé par les séminaristes de l’Institut du Bon Pasteur, que l’on peut trouver ici >>>

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   Et puis, il y a quelques compositions « modernes » (souvenez-vous que l’âge moderne va de 1492 à 1789), que j’aime bien, comme celle de Roland de Lassus (1532-1594) :

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   Ou encore cette version de Claudio Monteverdi (1567-1643) pour deux soprani, deux violons et basse continue, qu’on trouve dans le recueil « Selva morale et spirituale » :

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   J’aime beaucoup également cette version d’un compositeur anonyme révélée par cet enregistrement :

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   Mais entre toutes la version que je préfère est celle de Juan de Araujo (1646-1712), que je trouve sublime dans son exultation et me transporte d’allégresse :

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   Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une sainte allégresse en chantant de toute la force de votre âme pour célébrer la naissance du Baptiste !

Tolbiac                  

angelot trompettiste - vignette

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