Archive pour la catégorie 'Memento'

2020-120. Rappel à Dieu du baron Hervé Pinoteau, chancelier de France.

Mardi soir 24 novembre 2020

Nous avons appris cet après-midi le rappel à Dieu dans sa 94e année du baron Hervé Pinoteau.
Héraldiste, vexillologiste et phalériste français d’envergure internationale, membre de nombreuses sociétés savantes, cet érudit est l’auteur d’une œuvre prolifique (une trentaine d’ouvrages, 900 articles) et notamment de « Monarchie et Avenir » (1960) et de L’ »État présent de la Maison de Bourbon » (1975).
Décidé, par le lamentable spectacle de la guerre de 1940, à relever la France, il fut de bonne foi Blanc d’Eu avant de découvrir la Légitimité. Mettant ses pas dans ceux de Raoul de Warren, travaillant avec une nouvelle génération de légitimistes (Pierre de La Forest-Divonne, Patrick Esclafer de la Rode et Michel Josseaume), Hervé Pinoteau se mit au service d’Henri VI dès 1955. Il en fut le chancelier ainsi que de son fils Alphonse II et de son petit-fils Louis XX.
Dans l’édition, la presse, la correspondance et en Justice, il a défendu les droits des Bourbons-Anjou à la Couronne de France. Il prit part à la fondation du secrétariat d’Alphonse II en 1962 et de l’Institut de la Maison de Bourbon en 1973.
Il était décoré, entre autres, de l’ordre du Saint-Esprit, de l’ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges, de l’ordre d’Alphonse X le Sage et de l’ordre de l’Infant Henri.
Miséricordieux Jésus, donnez-lui le repos éternel !

Hervé baron Pinoteau

Hervé, baron Pinoteau
Chancelier de France (19 juillet 1927 – 24 novembre 2020)

frise lys deuil

Message publié sur les réseaux sociaux
au soir du 24 novembre 2020
par
Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou,
de jure SMTC le Roi Louis XX

Très affectés par la nouvelle du rappel à Dieu de notre chancelier, le baron Pinoteau, qui nous a quittés la nuit dernière après tant d’années au service de Dieu, de la France et de la Légitimité, nous tenions, la Princesse et moi-même, à témoigner notre reconnaissance à celui qui a tellement œuvrė aux côtés de mon grand père, le Prince Jacques Henri, de mon père, le Prince Alphonse, puis auprès de moi.
Nous nous unissons à la prière de ses enfants, petits enfants, nombreux et tous fidèles aux engagements de leur père et les assurons de notre affection.

obiit baron Pinoteau

Nota :
Nous avions évoqué > ici, à l’occasion de l’anniversaire de la mort du Prince Alphonse de Bourbon, de jure Alphonse II de France, le témoignage que lui a rendu le Baron Hervé Pinoteau.

2020-118. « Le seul barrage efficace contre l’islamisation de notre société, contraire à notre histoire, notre héritage et à nos valeurs profondes ! »

Le jeudi 29 octobre 2020, au tout début de la matinée, un fanatique mahométan a tué trois catholiques dans la basilique Notre-Dame de l’Assomption de Nice.
Dans la journée de ce même jeudi, le Secrétariat de Monseigneur le Duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, publia le communiqué suivant, par lequel, une fois encore, notre Souverain légitime, avec une compatissante humanité et une lucide gravité, énonce les vérités qui conviennent en pareille circonstance.

Nous prenons la liberté de publier en caractères gras les passages les plus importants de ce message, et nous nous permettons ensuite d’y ajouter quelques commentaires… 

frise lys deuil

Nice basilique Notre-Dame de l'Assomption

Nice, basilique Notre-Dame de l’Assomption
dans laquelle un fanatique mahométan a tué trois personnes
le jeudi 29 octobre 2020

frise lys deuil

Un nouvel attentat terroriste vient de se dérouler ce matin dans la cathédrale de Nice, faisant trois victimes supplémentaires, qui viennent s’ajouter à une liste déjà longue. Trois martyrs, dois je plutôt dire, car assassinés lâchement, de manière barbare, parce que Français et Catholiques.

Mes pensées, ma compassion et ma prière sont d’abord pour eux, pour leurs familles et leurs proches, mais aussi pour le clergé, celui de la cathédrale et celui de toute la France, ainsi que pour tous les Français catholiques ainsi menacés.

Au moment où la messe dominicale s’avère plus que jamais indispensable au soutien de leur Foi et de leur moral, et malgré le durcissement des mesures sanitaires, je demande avec force aux autorités responsables de leur garantir la liberté de culte chaque dimanche dans des conditions de sécurité renforcée.

Plus que jamais, la France a besoin de retrouver le fil et la fierté de son identité chrétienne. C’est le seul barrage efficace contre l’islamisation de notre société, insidieuse ou violente, mais dans tous les cas contraire à notre Histoire, notre héritage et à nos valeurs profondes.

Continuons à prier et implorer inlassablement Marie Reine de France, St Michel Archange et tous les Saints et Saintes de France de protéger notre pays et de nous donner toujours plus de courage, de Force et de Foi, dans l’espérance, face aux épreuves qui viennent.

Louis,
Duc d’Anjou

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Quelques réflexions et commentaires
au sujet de cette déclaration royale du 29 octobre 2020 :

1 – Monseigneur le Duc d’Anjou va à l’essentiel en mettant en évidence, dès sa deuxième phrase, que les trois personnes tuées dans cet attentat l’ont été en haine de la France et de la religion catholique.
Car même si, dans les faits, la France officielle est apostate et beaucoup de Français sans religion, voire animés de sentiments hostiles envers l’Eglise, dans la mentalité de beaucoup de mahométans il y a malgré tout une identification entre la France et le catholicisme.
En soi, cela n’est pas faux puisque la France est née au baptême de Clovis de la rencontre, de l’union, de l’alliance du peuple Franc et de la foi catholique : la France est par essence catholique et royale.
L’assassin, venu sur notre sol à seule fin de commettre ces crimes abominables, s’est dirigé vers une église, et s’y est attaqué à trois individus « parce que Français et Catholiques ».
Etonnante « profession de foi » de l’enfer peut-on dire (puisque c’est le démon qui inspire de tels actes de haine sanglante), après toutes les grandes et larmoyantes déclarations sur la « laïcité » qui avaient suivi l’exécution de Monsieur Samuel Paty : à travers ces assassinats niçois, il manifeste qu’il sait bien, lui, que l’essence de la France est issue du catholicisme et que c’est justement pour cela qu’il a tant de haine contre elle !

2 – La lucidité de Monseigneur le Duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, lui permet aussitôt de prendre du recul et de l’altitude par rapport à l’émotion superficielle du moment, et, après les familles et les proches de ceux auxquels il n’hésite pas à attribuer le titre de martyrs, de manifester son soutien à tout le clergé de France, à tous les Français catholiques, parce que, comme nous l’avons souligné, la haine qui s’est exprimée dans cet acte terroriste est par essence anticatholique et antifrançaise.
Alors même que, la veille au soir, les annonces de l’occupant de l’Elysée, complétées peu après par celles de son premier ministre, laissaient prévoir de nouvelles restrictions imposées à l’exercice du culte catholique, notre Roi, tout au contraire, affirme de manière péremptoire l’importance de la Sainte Messe dominicale et l’impérieux devoir qui incombe aux responsables de l’ordre public de garantir la liberté et la sécurité du culte catholique.
Les paroles de Sa Majesté sont fortes et sans ambiguïté. Ce n’est pas la « laïcité » qui fera la force et l’unité de la France, mais c’est en renouant le fil de l’histoire sainte de notre pays, rompu par la satanique révolution : « Plus que jamais, la France a besoin de retrouver le fil et la fierté de son identité chrétienne » !

3 – Monseigneur le Prince Louis, à rebours de la langue de bois des politiciens républicains, et à rebours de la langue de buis de certains hommes d’Eglise toujours prompts à se faire des lèche-babouches, dénonce « l’islamisation de notre société ». Il en voit tous les dangers, et tire avec insistance la sonnette d’alarme. Il en va de la survie et de la permanence de la France, puisque l’islam est « contraire à notre Histoire, notre héritage et à nos valeurs profondes ». Contraire, et donc incompatible.

4 – Tous les messages de notre Roi légitime se terminent par une note spirituelle et un appel à prier pour la France, et ce message n’échappe pas à la règle : Louis XX se place résolument dans la lignée des Rois Très Chrétiens ses ancètres et prédécesseurs. Cette fois, outre l’invocation de Notre-Dame et des Saints de France, il nous exhorte à recourir particulièrement à la prière à Saint Michel archange, le grand vainqueur du démon.

5 – Enfin, sans se départir d’une profonde espérance surnaturelle, il est à noter que Monseigneur le Prince Louis achève cette fois son communiqué par la mention des « épreuves qui viennent ».
Comme toutes les personnes intelligentes et lucides, Sa Majesté voit clairement que nous allons au-devant de grandes difficultés, voire tribulations, et Elle ne nous berce pas d’illusions : nous vivons des temps durs, nous allons en connaître de plus durs encore peut-être. Mais en disant cela, Louis XX nous exhorte paternellement en même temps au courage et à la force, en nous indiquant la source à laquelle nous les puiserons : les vertus théologales. 

Saint Michel gif

2020-116. Fidèle aux principes de la royauté française sans tomber dans les excès de toutes les apparentes modernités parées du nom de progrès, là où il n’y a souvent que travestissement de l’ordre naturel.

Au début du mois d’octobre 2020, s’est tenu à Vannes un colloque historique organisé par un cercle légitimiste non-adhérent à l’UCLF, consacré au bicentenaire de la naissance du Comte de Chambord, de jure SMTC le Roi Henri V.
A l’occasion d’une cérémonie d’hommage qui s’est déroulée au monument érigé en l’honneur d’Henri V en face de la basilique de Sainte-Anne d’Auray, a été lu ce message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure SMTC le Roi Louis XX, son successeur légitime.

Dans ce message, comme dans les précédents que Sa Majesté a déjà consacrés cette année à l’évocation de la grande figure de son prédécesseur, Louis XX insiste une fois de plus sur la fidélité aux principes de la monarchie traditionnelle : voilà pourquoi, au-delà du caractère circonstanciel de ce message, il nous faut à notre tour recevoir et transmettre cette insistance, à travers laquelle notre Roi légitime nous montre la voie que doivent suivre les Légitimistes, et la voie du seul redressement possible pour notre France.

Henri V - monument Sainte Anne d'Auray

Le Comte de Chambord, de jure SMTC le Roi Henri V,
représenté en costume de sacre,
Monument élevé à Sainte-Anne d’Auray

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Chers Amis, Chers fidèles du Comte de Chambord et de la Légitimité

Nous commémorons à quelques jours près le 200e anniversaire de sa naissance le 29 septembre 1820 au Palais des Tuileries à Paris.

29 septembre 1820 – 3 octobre 2020. Deux siècles que l’on aborde avec une certaine émotion.

Deux siècles, cela peut paraître long et pourtant comme le Comte de Chambord est proche de nous, pour ce qu’il représente, comme héraut de la légitimité monarchique, mais aussi pour ce dont témoignent ses actions et ses écrits.

Deux siècles après sa naissance, Henri, duc de Bordeaux, Comte de Chambord, l’enfant du miracle, demeure un des personnages incontournables de l’histoire de France. Ce monument en témoigne. Souvent, il est qualifié de seul monument élevé à la mémoire du Comte de Chambord. Il me semble qu’il serait plus juste de dire qu’il s’agit du seul monument élevé en France en souvenir d’un roi qui n’a pas régné… pour montrer toute la place qu’il tient dans l’histoire… Sur ce monument c’est bien le roi qui est figuré et non le Prince. Il est représenté en costume de sacre, c’est-à-dire en dépositaire de la royauté légitime qui trouve son pouvoir dans la conjonction de l’hérédité et de l’onction. Quel symbole !

N’est-ce pas ainsi qu’il était considéré par nombre de ses contemporains, qui l’appelaient avec révérence Henri V. Ce Roi sans couronne exerçait un grand pouvoir moral. Rien ne pouvait se faire sur le plan intérieur comme extérieur, sans que les regards se tournent vers lui. « Qu’allait dire ou penser le Comte de Chambord ? ».

Il était présent dans tous les grands débats de son époque : politique religieuse à travers ses rapports avec la Papauté et avec nombre d’Évêques ; politique internationale face aux nationalités naissantes ; réorganisation de l’agriculture confrontée aux nouvelles techniques, aux engrais industriels et au début de la mécanisation ; questions institutionnelles avec le grand débat du moment entre centralisation et décentralisation ; sans oublier la politique coloniale, qui s’ouvrait dans un contexte nouveau sous la pression anglaise et pour laquelle la France devait marquer son originalité, c’est-à-dire ne pas tout sacrifier au commerce et à la finance, mais veiller aussi au respect des hommes.

Son message, sur bien des points, demeure toujours actuel. En effet, né dans un siècle qui a connu beaucoup de changements, il a su rester fidèle aux principes de la royauté française sans tomber dans les excès de toutes les apparentes modernités parées du nom de progrès, là où il n’y a souvent que travestissement de l’ordre naturel. Au contraire, le Comte de Chambord a su faire le tri entre le bon grain et l’ivraie au service de la Vérité et du Bien commun.

Le voici ici entouré de sainte Jeanne d’Arc dont on commémore également cette année le centenaire de la canonisation, de sainte-Geneviève, de Du Guesclin et de Bayard. La Foi et le courage. Il ne pouvait être mieux entouré !

Avant de déposer une gerbe en hommage au Comte de Chambord, je voudrais ajouter une chose : quelques jours avant d’entrer dans l’année du bicentenaire, ce monument a bénéficié de la protection des Monuments Historiques. Comment ne pas y voir le signe que le Comte de Chambord fait bien partie de ce qui constitue l’histoire de France. Ainsi en ce jour je tiens à exprimer tous mes remerciements à ceux qui ont contribué à cette reconnaissance. Ma gratitude va en particulier au baron d’Audiffret, propriétaire des lieux qui les entretient avec grande fidélité.

A tous et à vous ici présents, merci de votre fidélité au Comte de Chambord et à ce qu’il incarne.

Louis, Duc d’Anjou

Monument comte de Chambord

Sainte-Anne d’Auray : Détail du monument du Comte de Chambord
sous les feux du soleil levant :
statues de Du Guesclin, Bayard et Sainte Jeanne d’Arc
(la statue de Sainte Geneviève se trouve à l’arrière)

grandes armes de France

2020-113. Une des marques les plus éclatantes que j’ai reçues de la protection de Dieu…

Mercredi 30 septembre 2020,
Dans l’Eglise universelle, fête de St Jérôme, docteur de l’Eglise (cf. > ici, > ici et > ici) ;
Fête de St Grégoire l’Illuminateur, apôtre de l’Arménie.

1820 – 30 septembre – 2020

Médaille frappée pour la naissance du duc de Bordeaux

L’une des nombreuses médailles frappées à l’occasion de la naissance du duc de Bordeaux
le 29 septembre 1820 :
1 – A l’avers : « Il renaît pour consoler sa patrie »
H.C.F.M. Dieudonné duc de Bordeaux né le 29 sept. 1820
[Note : H.C.F.M. sont les initiales de Henri Charles Ferdinand Marie] ;
2 – Au revers : « De cette tige antique s’il tombe une fleur une autre renaît ».

Trois lys blancs

Dans sa parution du samedi 30 septembre 1820 (N°641), le bulletin catholique et légitimiste « L’Ami de la Religion et du Roi » annonça en ces termes la naissance de « l’Enfant du miracle » qui était survenue la veille (cf. > ici).
Cette courte publication nous permet de lire avec édification les lignes par lesquelles, dans les heures qui suivirent cette heureuse naissance, cause de tant de consolations et de tant d’espérances, SMTC le Roi Louis XVIII annonça la nouvelle à Son Eminence le Cardinal Archevêque de Paris, Monseigneur Alexandre-Angélique de Talleyrand-Périgord.
La lecture de ces lignes ne cesse pas d’être pour nous la source d’une profonde édification.

Ami de la Religion et du Roi 30 septembre 1820 - 1

Ami de la Religion et du Roi 30 septembre 1820 - 2

Ami de la Religion et du Roi 30 septembre 1820 - 3

Médaille pour la naissance du duc de Bordeaux

Une autre des médailles frappées à l’occasion de la naissance du duc de Bordeaux
le 29 septembre 1820 :
« Fata aspera vinces » que l’on peut rendre par : « tu vaincras les rigueurs de la fatalité ».
A l’avers, cette médaille représente les profils superposés du duc et de la duchesse de Berry, sans légende ;
le revers, ici reproduit, montre le jeune duc de Bordeaux, nu, étranglant dans chaque main un serpent ailé.
Cette représentation reprend la figure mythologique d’Hercule, fils de Jupiter, à la naissance duquel Junon jalouse avait envoyé des serpents pour le tuer dans son berceau, allusion évidente à l’acharnement des méchants contre la race bénie des Bourbons qui,
malgré l’assassinat du duc de Berry destiné à ruiner la dynastie, a reçu en cette naissance un providentiel don divin.

Trois lys blancs

2020-112. « Il est né l’enfant du miracle ! »

1820 – 29 septembre – 2020

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Claude-Marie Dubufe - Naissance du duc de Bordeaux

La naissance d’Henri-Dieudonné d’Artois, duc de Bordeaux
Tableau de Claude-Marie Dubufe

Sept mois et demi après l’assassinat de son père, événement dramatique que nous avons évoqué > ici, naquit « l’enfant du miracle » : Henri-Dieudonné d’Artois, titré duc de Bordeaux à sa naissance, plus connu sous le nom de « Comte de Chambord », de jure SMTC le Roi Henri V.
Cette naissance fut célébrée par tout le Royaume avec une liesse que nous pouvons difficilement imaginer aujourd’hui : tous les arts la magnifièrent, les prédicateurs rivalisèrent d’éloquence pour exhorter les fidèles à l’action de grâces et pour stimuler leur ferveur « catholique et royale », les démonstrations de joie populaire se multiplièrent… Vraiment ce 29 septembre 1820 fut la démonstration que la royauté des Bourbons est bien d’essence paternelle, et que sous leur sceptre la France est une famille de familles.
Dans l’abondante production littéraire et poétique que suscita l’enthousiasme joyeux de la naissance du futur  Henri V, j’ai choisi de vous livrer aujourd’hui en premier lieu, cette ode d’Alphonse de Lamartine.

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Ode sur la naissance du duc de Bordeaux

par Alphonse de Lamartine

Versez du sang ! frappez encore !
Plus vous retranchez ses rameaux,
Plus le tronc sacré voit éclore
Ses rejetons toujours nouveaux !
Est-ce un dieu qui trompe le crime ?
Toujours d’une auguste victime
Le sang est fertile en vengeur !
Toujours échappé d’Athalie
Quelque enfant que le fer oublie
Grandit à l’ombre du Seigneur !

Il est né l’enfant du miracle !
Héritier du sang d’un martyr,
Il est né d’un tardif oracle,
Il est né d’un dernier soupir !
Aux accents du bronze qui tonne
La France s’éveille et s’étonne
Du fruit que la mort a porté!
Jeux du sort ! merveilles divines !
Ainsi fleurit sur des ruines
Un lis que l’orage a planté.

Il vient, quand les peuples victimes
Du sommeil de leurs conducteurs,
Errent aux penchants des abîmes
Comme des troupeaux sans pasteurs !
Entre un passé qui s’évapore,
Vers un avenir qu’il ignore,
L’homme nage dans un chaos !
Le doute égare sa boussole,
Le monde attend une parole,
La terre a besoin d’un héros !

Courage ! c’est ainsi qu’ils naissent !
C’est ainsi que dans sa bonté
Un dieu les sème ! Ils apparaissent
Sur des jours de stérilité !
Ainsi, dans une sainte attente,
Quand des pasteurs la troupe errante
Parlait d’un Moïse nouveau,
De la nuit déchirant le voile,
Une mystérieuse étoile
Les conduisit vers un berceau !

Sacré berceau ! frêle espérance
Qu’ une mère tient dans ses bras !
Déjà tu rassures la France,
Les miracles ne trompent pas !
Confiante dans son délire,
A ce berceau déjà ma lyre
Ouvre un avenir triomphant;
Et, comme ces rois de l’Aurore,
Un instinct que mon âme ignore
Me fait adorer un enfant !

Comme l’orphelin de Pergame,
Il verra près de son berceau
Un roi, des princes, une femme,
Pleurer aussi sur un tombeau !
Bercé sur le sein de sa mère,
S’il vient à demander son père,
Il verra se baisser leurs yeux !
Et cette veuve inconsolée,
En lui cachant le mausolée,
Du doigt lui montrera les cieux !

Jeté sur le déclin des âges,
Il verra l’empire sans fin,
Sorti de glorieux orages,
Frémir encor de son déclin.
Mais son glaive aux champs de victoire
Nous rappellera la mémoire
Des destins promis à Clovis,
Tant que le tronçon d’une épée,
D’un rayon de gloire frappée,
Brillerait aux mains de ses fils !

Sourd aux leçons efféminées
Dont le siècle aime à les nourrir,
Il saura que les destinées
Font roi, pour régner ou mourir ;
Que des vieux héros de sa race
Le premier titre fut l’audace,
Et le premier trône un pavois,
Et qu’en vain l’humanité crie
Le sang versé pour la patrie
Est toujours la pourpre des rois !

Tremblant à la voix de l’histoire,
Ce juge vivant des humains,
Français ! il saura que la gloire
Tient deux flambeaux entre ses mains
L’un, d’une sanglante lumière
Sillonne l’horrible carrière
Des peuples par le crime heureux ;
Semblable aux torches des furies
Que jadis les fameux impies
Sur leurs pas traînaient après eux !

L’autre, du sombre oubli des âges.
Tombeau des peuples et des rois.
Ne sauve que les siècles sages,
Et les légitimes exploits :
Ses clartés immenses et pures,
Traversant les races futures,
Vont s’unir au jour éternel ;
Pareil à ces feux pacifiques,
Ô Vesta ! que des mains pudiques
Entretenaient sur ton autel !

Il saura qu’aux jours où nous sommes,
Pour vieillir au trône des rois,
Il faut montrer aux yeux des hommes
Ses vertus auprès de ses droits ;
Qu’assis à ce degré suprême,
Il faut s’y défendre soi-même,
Comme les dieux sur leurs autels ;
Rappeler en tout leur image,
Et faire adorer le nuage
Qui les sépare des mortels !

Au pied du trône séculaire
Où s’assied un autre Nestor,
De la tempête populaire
Le flot calmé murmure encor !
Ce juste, que le ciel contemple,
Lui montrera par son exemple
Comment, sur les écueils jeté,
On élève sur le rivage,
Avec les débris du naufrage,
Un temple à l’immortalité !

Ainsi s’expliquaient sur ma lyre
Les destins présents à mes yeux ;
Et tout secondait mon délire,
Et sur la terre, et dans les cieux !
Le doux regard de l’espérance
Eclairait le deuil de la France :
Comme, après une longue nuit,
Sortant d’un berceau de ténèbres,
L’aube efface les pas funèbres
De l’ombre obscure qui s’enfuit.

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Médaille commémorative de la naissance du duc de Bordeaux

L’une des nombreuses médailles commémoratives de la naissance du duc de Bordeaux,
futur Henri V, dit le « Comte de Chambord » :
L’avers représente Saint Michel archange, fêté le 29 septembre par la liturgie catholique,
et le revers représente la duchesse de Berry présentant son fils nouveau-né, « l’enfant du miracle »,
avec cette légende :
« Dieu nous l’a donné , nos cœurs et nos bras sont à lui »

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2020-108. Sans piété filiale, il ne peut exister de société durable.

A l’occasion des destructions et actes de vandalisme qui se sont produits aux Etats-Unis et un peu partout dans le monde, sous le prétexte du respect dû aux « hommes de couleur », des émeutiers ont voulu s’en prendre à la magnifique statue équestre de Saint Louis qui trône au centre de la ville de Saint-Louis du Missouri. Un prêtre courageux, l’abbé Stephen Schumacher a été l’une des figures majeures des défenseurs – dont un grand nombre de catholiques – qui ont protégé la statue du saint Roi et l’on nettoyée des insanités dont elle avait été souillée.
A l’occasion de la fête de Saint Louis, ce 25 août 2020, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, dont on sait qu’il nourrit une très grande dévotion envers son saint patron et ancêtre, a adressé à ces courageux défenseurs un message de remerciement qui, au-delà des propos simplement circonstanciels, énonce une fois de plus de grandes et belles vérités qui constituent une nouvelle leçon politique universelle

Statue de Saint Louis - Saint-Louis du Missouri

Statue de Saint Louis à Saint-Louis du Missouri

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Sans piété filiale, il ne peut exister de société durable.

Message de Sa Majesté le Roi Louis XX
adressé
aux défenseurs de la statue de Saint Louis
à Saint-Louis du Missouri

25 août 2020

En cette fête de Saint Louis, mon aïeul et mon saint patron, mes pensées et mes prières se tournent avec reconnaissance vers ces Américains courageux qui ont empêché la destruction de la statue du saint roi à Saint-Louis du Missouri. Je pense tout particulièrement à l’abbé Stephen Schumacher, mais aussi à tous les laïcs anonymes qui ont fait bloc autour de lui.

Les violences contre le patrimoine et contre notre histoire participent toujours du même processus révolutionnaire et totalitaire qui coûta la vie à Louis XVI à qui les États-Unis doivent tant, et, depuis, à des dizaines de millions d’êtres humains. Ce processus vise à faire table rase du passé pour créer un « homme nouveau ».
Mais les hommes sont davantage que leur propre nature biologique : ils sont façonnés par l’œuvre des générations précédentes et ils ont une destinée surnaturelle. Nos saints et nos héros nous sont nécessaires pour mener une vie réellement humaine en nous offrant des modèles. Sans eux, nous ne sommes plus que des objets que les puissants du jour peuvent aisément réduire en esclavage.
Ce n’est pas en vain que la piété filiale, le respect de ce que nous ont transmis nos ancêtres, l’amour de la patrie constituent le quatrième commandement du Décalogue : sans piété filiale, il ne peut exister de société durable.

Aussi, je voudrais associer à ma prière reconnaissante tous ceux qui travaillent, dans les familles, les écoles, les universités – et partout ailleurs dans nos sociétés –, à transmettre la culture occidentale qui puise aux sources gréco-romaines et chrétiennes. Seuls des barbares irresponsables pourraient vouloir jeter aux orties ce trésor si riche et si essentiel à l’épanouissement de l’homme. 

Puisse Saint Louis, saint patron des chefs d’État, veiller sur leur mission et bénir une nouvelle floraison de la culture chrétienne pour le XXIème siècle ! 

Louis,
Duc d’Anjou

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Défenseurs de la statue de Saint Louis à Saint-Louis du Missouri

Les défenseurs de la statue de Saint Louis fermes et paisible en face de la fureur des émeutiers

Abbé Stephen Shumacher et fidèles

Avec d’autres prêtres et de nombreux fidèles, chapelets en mains,
le jeune et courageux abbé Stephen Schumacher a défendu la statue de Saint Louis
contre la violence destructrice des émeutiers

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2020-105. « Les principes de la monarchie traditionnelle en France que j’incarne de nos jours ».

24 août,
Fête de l’apôtre Saint Barthélémy ;
Anniversaire du rappel à Dieu de SMTC le Roi Henri V, dit « le Comte de Chambord ».

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En ce 24 août, anniversaire du rappel à Dieu de Monseigneur le Comte de Chambord, de jure SMTC le Roi Henri V, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou, de jure SMTC le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux un message qui, s’il ne comporte qu’une unique phrase, n’en est pas moins de la plus grande importance puisque, en rendant hommage à son prédécesseur, notre Souverain légitime se place, encore une fois, sans ambiguïté, dans l’exacte continuité de la pensée politique du Roi Henri V, renvoyant explicitement aux principes de la monarchie traditionnelle, c’est-à-dire sans compromission avec les faux principes issus de la révolution.
L’affirmation catégorique que le Prince incarne les principes de la royauté, que d’aucuns ne manqueront pas de critiquer, loin d’être une forme d’orgueil, est l’expression même de l’humilité du Souverain qui a conscience qu’il n’est que par les principes dont il est le serviteur, en raison des dispositions de la divine Providence qui s’exprime et agit au moyens des Lois fondamentales ; de là la phrase justement fameuse : « Ma personne n’est rien, c’est mon principe qui est tout ».
L’affirmation de ce très court et néanmoins magnifique message de ce jour est dans la parfaite lignée de la pensée du Grand Roi, dont Monseigneur le Prince Louis est aujourd’hui l’aîné des descendants, et des puissants rappels que fit Louis XV dans le splendide « discours de la Flagellation » (3 mars 1766).  

Que Dieu bénisse et garde le Roi Louis XX !

Comte de Chambord - Henri V

Henri d’Artois, « Comte de Chambord »,
de jure SMTC le Roi Henri V

En ce 24 août, anniversaire de sa mort, mes pensées se tournent vers le Comte de Chambord qui a maintenu avec tant de courage et d’abnégation, les principes de la monarchie traditionnelle en France, que j’incarne de nos jours.

Louis,
Duc d’Anjou

Armes de France & Navarre

Dans les pages de ce blogue, vous pouvez lire ou relire :
- Bref exposé des Lois fondamentales du Royaume de France > ici
- Les petites phrases de l’héritier du Grand Roi > ici
- La lettre du Comte de Chambord datée du 15 novembre 1869 > ici
- Actualité du Comte de Chambord > ici
- « Et d’abord, votre Prince, pourquoi n’habite-t-il pas en France ? > ici

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2020-85. Nous avons lu et nous avons aimé « Les Martyres d’Orange », par Alexis Neviaski.

9 juillet,
Fête des Bienheureuses Martyres d’Orange ;
Au couvent de Picpus, à Paris, la fête de Notre-Dame de Paix.
palmes
Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,
Dans les pages de ce blogue (très précisément > ici), feu le Maître-Chat Lully avait déjà succinctement évoqué les trente-deux religieuses guillotinées à Orange du 6 au 26 juillet 1794 : religieuses appartenant à plusieurs Ordres monastiques, mais pour le plus grand nombre Religieuses du Très Saint-Sacrement (appelées de ce fait « Sacramentines »), et provenant de plusieurs monastères ou couvents du Comtat ou de Provence.
Toutes furent jugées et exécutées à Orange, d’où le nom de « Martyres d’Orange » qui leur est habituellement donné.
Liturgiquement, on parle de la Bienheureuse Madeleine de la Mère de Dieu et de ses trente-et-une compagnes, vierges et martyres.
Cette année 2020 est celle du 95ème anniversaire de leur béatification (qui fut célébrée à Rome le 10 mai 1925), et nous nous réjouissons grandement de ce que, depuis plusieurs mois déjà, leur cause de canonisation a été réactivée par l’archidiocèse d’Avignon.
C’est dans la nouvelle dynamique insufflée à leur culte que les éditons Artège ont publié il y a quelques mois (novembre 2019), un nouvel ouvrage intitulé « Les Martyres d’Orange », que nous avons lu avec le plus grand intérêt et (en particulier parce que d’autres ouvrages plus anciens sont aujourd’hui difficiles à trouver) que nous nous permettons de recommander à nos amis.
Nous émettons seulement une réserve pour la postface, dont la lecture ne présente de toute manière pas grand intérêt, car sa creuse redondance semble vouloir à tout prix et à n’importe quel prix en profiter pour nous refourguer un concile vaticandeux et ses pseudo-prophètes, qui n’ont pas grand’chose à voir avec le très édifiant martyre de ces religieuses qui n’eussent sans aucun doute pas davantage souscrit à « Gaudium et Spes » et à « Dignitatis humanae » qu’elles ne le firent au serment de « liberté-égalité » !
Cela mis à part, le corps de l’ouvrage est un bon résumé de ce que fut la réalité de la révolution et nous fait entrer dans la très belle histoire de ces martyres, racontée dans un style alerte et vivant qui nous les rend extraordinairement proches et attachantes.
Vous trouverez donc ci-dessous, pour achever cette rapide présentation, le texte de la « quatrième de couverture » et une brève notice sur leur auteur que, à plusieurs détails significatifs dans la lecture de cet ouvrage, l’on comprend familier de la pratique de la liturgie latine traditionnelle : la liturgie intensément vécue et aimée des ces moniales exemplaires.
Les Bienheureuses Martyres d'Orange au pied de l'échafaud
Quatrième de couverture :
Le rideau s’ouvre en 1788 : une nouvelle supérieure vient d’être élue au monastère du Saint-Sacrement de Bollène. Madeleine de la Fare, en religion Sœur du Coeur du Marie, est une femme de caractère. Et il en faudra pour mener la communauté à travers la tourmente révolutionnaire qui s’annonce…
Bientôt rattachées à la France, les terres pontificales du Comtat Venaissin sont touchées par les lois qui persécutent l’Église, et somment les religieuses d’apostasier. Mais celles-ci répondent : « La loi humaine ne peut me commander des choses opposées à la loi divine.» En refusant de prêter le serment de « liberté-égalité » devant la commission populaire d’Orange, elles savent leur mort certaine. Cependant, aucune des détenues n’hésite et leur courage édifie jusque sur l’échafaud.
Les 32 martyres d’Orange ont été béatifiées en 1925. Alors que s’ouvre leur procès de canonisation, ces religieuses témoignent de la fécondité de l’attachement au Christ envers et contre tout. Disposant de sources parfois inédites, Alexis Neviaski nous entraîne dans une fresque historique captivante, qui fera référence sur ces héroïnes de la Révolution.

Les martyres d'Orange - Alexis Neviaski

L’auteur :
Conservateur général du patrimoine, Alexis Neviaski est docteur en histoire. Son dernier livre, « Le père Jacques. Carme, éducateur, résistant », est paru chez Tallandier en 2015.

2020-76. Dixième anniversaire de Monseigneur le Dauphin et de Monseigneur le Duc de Berry.

Jeudi 28 mai 2020,
Octave de l’Ascension.

Ce jeudi 28 mai 2020, à l’occasion du dixième anniversaire de la naissance de Nos Seigneurs les Princes Louis, duc de Bourgogne et Dauphin de France, et Alphonse, duc de Berry (cf. l’annonce de leur naissance que nous avions faite « in illo tempore » > ici), Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux cette photographie de ses deux fils jumeaux avec ce message, court mais rempli d’amour et de fierté paternels.

Nous nous unissons de tout cœur à la joie de cet anniversaire et prions avec ferveur pour que Dieu protège notre famille royale et la comble de grâces.

10ème anniversaire des Princes Louis et Alphonse 28 mai 2020

Nos jeunes princes à l’occasion de leur dixième anniversaire :
à droite, Monseigneur le Dauphin Louis, titré duc de Bourgogne,
et à gauche Monseigneur le Prince Alphonse, titré duc de Berry.

C’est avec beaucoup d’émotion que nos fils Louis et Alphonse atteignent aujourd’hui l’âge de Louis XVII.

Avec Marie-Marguerite, nous leur souhaitons un joyeux anniversaire et les incitons à continuer à être sages, responsables, généreux et gais.

Nous vous aimons et vous souhaitons une belle journée d’anniversaire en ces temps difficiles.

 Louis,
Duc d’Anjou

grandes armes de France

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