2026-166. Prière du Bienheureux Marc d’Aviano avant la bataille de Vienne, le 12 septembre 1683.
Avertissement :
Nous déconseillons de la manière la plus ferme aux adeptes des théories de « Nostra aetate », de la fraternité universelle, de l’inclusion et de la « synodalité », de lire la prière du Bienheureux Marc d’Aviano qui se trouve ci-dessous car elle risquerait de leur provoquer des accidents vasculaires cérébraux, apoplexies et autres suffocations mortelles, tant ce texte est aux antipodes des errements actuels de la pensée religieuse dominante… Nous déclinons toute responsabilité sur les effets que produirait cette lecture s’ils décidaient malgré notre avertissement de ne pas aller plus loin dans la découverte de la véritable doctrine catholique traditionnelle et de l’expression de la ferveur des saints authentiques.
Prière du Bienheureux Marc d’Aviano
qui fut lue aux troupes chrétiennes
à la fin de la Messe célébrée au matin de la bataille de Vienne
le 12 septembre 1683 :
Messe du Bienheureux Marc d’Aviano servie par Jean III Sobieski
le matin du 12 septembre 1683
avant l’engagement de la bataille de Kahlenberg (Vienne).
O grand Dieu des armées, regardez-nous prosternés ici aux pieds de Votre Majesté pour implorer Votre pardon pour nos offenses.
Nous savons bien que nous avons mérité que les infidèles prennent les armes contre nous, car les iniquités que nous commettons chaque jour contre Votre bonté ont justement provoqué Votre colère.
O grand Dieu, nous Vous demandons pardon du fond du cœur ; nous avons le péché en horreur, car Vous l’abhorrez ; nous sommes affligés d’avoir souvent irrité Votre souveraine Bonté.
Par amour pour Vous, nous préférerions mille fois mourir plutôt que de commettre le moindre acte qui Vous déplaise.
Secourez-nous par Votre grâce, ô Seigneur, et ne permettez pas que nous, Vos serviteurs, rompions l’alliance que nous avons conclue avec Vous seul.
Ayez donc pitié de nous ; ayez pitié de Votre Eglise, contre laquelle la fureur et la puissance des infidèles se déchaînent déjà.
Bien que ce soit par notre propre faute qu’ils aient envahi ces belles terres chrétiennes, et que tous les maux qui nous accablent ne soient que la conséquence de notre perversité, soyez-nous néanmoins propice, ô bon Dieu, et ne méprisez pas l’œuvre de Vos mains. Souvenez-vous que, pour nous arracher à la servitude de Satan, Vous avez donné tout Votre précieux Sang.
Permettrez-Vous qu’il soit foulé aux pieds par ces chiens ?
Permettrez-Vous que la foi — cette perle magnifique que Vous avez cherchée avec tant de zèle et rachetée au prix de tant de souffrances — soit jetée devant ces pourceaux ?
N’oubliez pas, ô Seigneur, que si Vous permettez aux infidèles de triompher de nous, ils blasphèmeront Votre saint Nom et bafoueront Votre Puissance, répétant mille fois : « Où est leur Dieu, ce Dieu qui n’a pu les délivrer de nos mains ? »
Ne permettez pas, ô Seigneur, que l’on puisse dire que Vous as laissé libre cours à la fureur des loups au moment même où nous Vous invoquions dans notre misérable angoisse.
Venez à notre secours, ô grand Dieu des batailles ! Si Vous êtes avec nous, les armées des infidèles ne sauraient nous nuire.
Dispersez ceux qui ont cherché la guerre ! Quant à nous, nous ne désirons rien tant que d’être en paix avec Vous, avec nous-mêmes et avec notre prochain.
Affermissez par Votre grâce Votre serviteur et notre Empereur Léopold ; fortifiez l’esprit du roi de Pologne, du duc de Lorraine, des ducs de Bavière et de Saxe, ainsi que de cette noble armée chrétienne qui s’apprête à combattre pour l’honneur de Votre Nom et pour la défense et la propagation de Votre sainte Foi. Accordez aux princes et aux chefs de l’armée l’audace de Josué, le dessein de David, la fortune de Jephté, la constance de Joab et la puissance de Salomon — tous, Vos soldats — afin que, encouragés par Votre faveur, fortifiés par Votre Esprit et rendus invincibles par la puissance de Votre bras, ils puissent détruire et anéantir les ennemis communs du nom chrétien, démontrant au monde entier qu’ils ont reçu de Vous la puissance que Vous avez jadis manifestée chez ces grands chefs.
Accordez, Seigneur, que tout concoure à Votre gloire et à Votre honneur, ainsi qu’au salut de nos âmes.
Je Vous le demande, Seigneur, au nom de Vos soldats.
Regardez leur foi : ils croient en Vous, ils attendent tout de Vous et ils Vous aiment sincèrement de tout leur cœur.
Je le demande aussi par cette sainte bénédiction que je vais leur donner en Votre Nom, espérant — par les mérites de Votre Précieux Sang, en qui j’ai mis toute ma confiance — que Vous exaucerez ma prière.
Si ma mort pouvait servir ou contribuer à leur obtenir Votre faveur, alors je Vous l’offre ici et maintenant, ô mon Dieu, comme une offrande agréable ; et si je dois mourir, j’en serai content.
Délivrez donc l’armée chrétienne des maux qui la menacent ; retenez le bras de Votre colère suspendu au-dessus de nous ; et faites comprendre à nos ennemis qu’il n’y a de Dieu que Vous, et que Vous seul avez le pouvoir d’accorder ou de refuser la victoire et le triomphe, selon Votre bon plaisir.
A l’exemple de Moïse, j’étends les bras pour bénir Vos soldats ; soutenez-les et fortifiez-les par Votre Puissance, pour la ruine de Vos ennemis et des nôtres, et pour la gloire de Votre Nom.
Ainsi soit-il !
Tableau naïf représentant le Bienheureux Marc d’Aviano
encourageant les troupes chrétiennes contre l’armée ottomane.



































