Archive pour la catégorie 'Chronique de Lully'

2023-23. De Sainte Hadeloge de Kitzingen, fille de Charles Martel.

2 février,
Fête de la Purification de Notre-Dame (cf. aussi > ici) ;
Chandeleur (cf. > ici, et > ici) ;
Mémoire de Sainte Hadeloge de Kitzingen, vierge et abbesse.

       En sus de la fête de la Purification de Notre-Dame, au 2 février est également assignée celle de Sainte Hadeloge de Kitzingen, une sainte qui a retenu toute notre attention, parce que cette princesse franque est aujourd’hui bien oubliée en France, alors qu’elle est issue de l’une de ses plus nobles lignées : celle qui deviendra bientôt la dynastie carolingienne.

Sainte Hadeloge - statue dans le parc de Schwanberg

Statue de Sainte Hadeloge dans le parc de Schwanberg

   En Français on l’appelle Hadeloge, ou Hadéloge ou bien Adéloge, qui sont des transcriptions du prénom franc Adelheid qui avait été rendu en latin par Adeloga ou Hadelauga.

   Elle était l’une des filles de Charles Martel (vers 688 – 22 octobre 741), duc des Francs et Maire du palais, le célèbre fils de Pépin de Herstal dont les peuples, encore en notre siècle de perte de repères et d’ignorance crasse, ont cependant gardé la mémoire à cause de sa victoire sur les mahométans à Poitiers (19 octobre 732).
Sa mère était Kunehilde (appelée aussi Swanahilde ou Sonichilde) de Bavière (vers 695 – après 741), issue de la haute lignée des Agilolfinges qui régnèrent sur la Bavière (et sur le royaume lombard) du VIe au VIIIe siècle.
Sainte Hadeloge était donc demi-sœur de Pépin le Bref et tante de Saint Charlemagne.

   Elevée au château de Schwanberg, en Basse-Franconie (Bavière), Hadeloge fut remarquée tant pour ses capacités intellectuelles que pour son admirable beauté.
Sa charité et sa gentillesse faisaient qu’elle était très aimée des populations à l’entour, mais elle cherchait à plaire à Dieu plutôt qu’aux hommes, et aspirait à vivre pour le seul Roi du Ciel, résistant aux pressions de son père qui voulait lui faire épouser quelque noble parti.
On rapporte qu’elle priait ainsi : « Puissiez-Vous, ô Seigneur Jésus-Christ, garder mon cœur immaculé, de peur que je ne devienne une honte. Si Vous, Fils du Roi suprême, Vous êtes satisfait de la virginité intacte de mon corps, envoyez-moi Votre ange pour me garder, afin que je puisse préserver ma virginité corporelle. Changez l’esprit de mon père pour qu’il ne me livre pas à ce monde mauvais et aux enfants des ténèbres pour en être flétrie. Car je craindrais d’être oublié par Vous et livrée à la damnation éternelle, si je me donnais à l’amour charnel et si j’étais aimée avec une inclination sensuelle ! ».
Cherchant à imiter la Bienheureuse Vierge Marie, elle la priait aussi quotidiennement pour lui demander sa protection :
« Sainte Marie, Mère de Dieu, Vierge des vierges, Mère et Reine des âmes chastes, gardez-moi dans la virginité que je vous ai promise ! Soyez ma protectrice, de peur que je ne m’abandonne à ce monde et que je ne sois séparée des vierges qui quittent la corruption du monde et qui vous suivent dans l’union la plus intime et la plus bénie avec le Christ, l’Époux éternel ».

   Son humilité, sa persévérance dans la prière, sa constance et sa fermeté lui valurent une assistance spéciale de l’Esprit-Saint qui l’entoura de Sa protection et lui donna la force pour les combats qu’elle devait soutenir.

Schwanberg aujourd'hui - vue générale

Schwanberg aujourd’hui

   Charles Martel était très en colère contre la décision de sa fille. Toutefois chaque fois qu’il se trouvait en sa présence, il était vaincu par sa douceur toute céleste et se trouvait écartelé, car des courtisans malveillants ne manquaient pas d’exciter son irritation, qui se tourna également contre l’aumônier qui assurait la direction spirituelle de la jeune fille.
Un jour, il les chassa tous les deux.
Le chapelain, qui était lui-même de famille noble et riche, résolut alors d’utiliser ses biens à l’acquisition de terres et à la fondation d’un monastère. Pour sa construction, ils choisirent des terrains proches du Main, à environ trois lieues à l’ouest de Schwanberg.

   Une célèbre légende raconte la fondation de ce monastère d’une manière assez poétique : du haut du Schwanberg, Hadeloge aurait jeté son voile dans le vent en disant qu’elle construirait son monastère à l’endroit où le voile tomberait au sol. Le voile, volant vers l’ouest, serait tombé sur la rive droite du Main où un berger nommé Kitz (Kuccingus) l’aurait retrouvé. C’est donc en ce lieu, qu’elle aurait nommé Kitzingen en l’honneur du chercheur de voile, qu’elle s’établit. 

   Le monastère fut dès l’origine placé sous la Règle de Saint Benoît, et Hadeloge en fut la première abbesse, devenant un modèle pour de nombreuses vierges qui, de son vivant, et pendant plusieurs siècles ensuite, vécurent de ses exemples.
L’aumônier fit aussi construire à proximité un bâtiment pour lui-même et quelques frères. On place cette fondation en l’an 745.

le berger Kitz - Kitzingen

Dans l’un des parcs de Kitzingen, statue moderne représentant le berger Kitz

   Lorsque la fondation du monastère fut assurée, l’aumônier partit en pèlerinage à Jérusalem, où il mourut. Il serait alors apparu en songe à Charles Martel, lui reprochant la dureté avec laquelle il s’était comporté envers sa fille, et l’exhortant à faire amende honorable ; en outre, la bonne réputation du monastère s’était répandue, et Charles Martel entendait parler de la vertu rayonnante de sa fille qui en était devenue la supérieure. Il changea alors complètement d’attitude, devint un bienfaiteur de l’abbaye et répara les calomnies que sa colère avait contribué à répandre contre la jeune abbesse.
Celle-ci était infatigable dans son zèle pour le service de Dieu : elle passait de longues heures nocturnes dans la prière, observait les jeûnes avec une sévérité extraordinaire, et servait ses sœurs avec une joyeuse et prompte générosité, choisissant toujours pour elle-même les tâches les plus basses.

Eclairée par le Saint-Esprit, elle avait le don de connaître les tentations qui affligeaient ses religieuses et, souvent, elle savait d’un seul mot charitable dissiper l’épreuve de la moniale et la fortifier.

   Comme en toute abbaye fidèle à la règle de saint Benoît, l’hospitalité était pratiquée avec une bienveillante sollicitude, non seulement pour les pèlerins ou hôtes de passage, mais aussi pour des pauvres et des malades en grand nombre qui étaient accueillis pour des séjours plus longs.
Qualifiée de « mère aimante des pauvres », elle était pénétrée d’une profonde et sincère compassion à la vue de toutes les détresses et souffrances, et se privait elle-même fréquemment du nécessaire pour aider les plus nécessiteux. En plus d’une occasion, sa charité fut accompagnée de miracles.

   L’un des familiers du monastère, qui était parti à la chasse, fut assassiné et dépouillé de tout. Le chien qui l’accompagnait garda le cadavre de son maître pendant trois jours, mais finalement, poussé par la faim, revint au monastère, triste et agité. A son arrivée, tous comprirent qu’un drame avait dû se produire ; Sainte Hadeloge fit venir deux serviteurs et leur enjoignit de partir à la recherche du malheureux chasseur, puis elle s’adressa au chien en disant : « Au nom du Seigneur, va avec eux et montre-leur l’endroit où ils trouveront ton maître ». Le chien conduisit les deux hommes au lieu où gisait le cadavre nu, et le ramenèrent à Kitzingen pour qu’il puisse recevoir les honneurs de la sépulture chrétienne et reposer en terre bénite.
Mais la sainte abbesse ne voulait pas en demeurer là : il fallait que justice fût faite, et elle avait l’intuition que les assassins étaient du nombre des familiers de l’abbaye, qu’elle réunit tous, les exhortant à parler s’ils savaient quelque chose, voire à se dénoncer s’ils étaient coupables, afin qu’ils puissent se repentir et sauver leurs âmes. Mais, comme tous se taisaient, elle fit cette prière à voix haute : 
« O Dieu, qui connaissez ce qui est caché et connaissez toutes choses avant qu’elles n’arrivent, révélez donc Vous-même les coupables par un signe de Votre puissance, afin que si, cela Vous plaît, ils reçoivent le châtiment qu’ils méritent, et pour que tous ceux qui marchent dans la même voie de méchanceté puissent être ainsi dissuadés et améliorés ». Puis se tournant vers le chien de l’homme assassiné qui se tenait à côté d’elle : « Va ! Au nom du Seigneur, désigne les coupables !». Aussitôt le chien se jeta à la gorge de l’un de ceux qui étaient là et l’étrangla. Quand il fut mort, le chien se précipita sur un deuxième, qui venait de se jeter à genoux en avouant son crime, et fit de même avec lui aussi.
La nouvelle de cette vengeance de Dieu se répandit dans toute la région, dans les forêts où se cachaient beaucoup de vagabonds et de voleurs, imposant à tous une telle crainte que, dès lors, les biens et les gens du monastère furent en grande sécurité.

   C’est par de tels prodiges, et par d’autres semblables, que Dieu manifesta la sainteté de Sa servante Hadeloge et Sa protection sur l’abbaye qu’elle avait fondée, lui assurant un grand rayonnement et une magnifique fécondité spirituelle qui contribuait à la conversion des mœurs et la croissance en vertu de tous les villages environnant. 

Fresque de Sainte Hadeloge dans l'église Saint Burckard de Wurtzbourg

Sainte Hadeloge avec les plans de l’abbatiale de Kitzingen
(fresque dans l’église Saint Burkhard, Wurtzbourg)

   La sainte fondatrice, elle, aspirait avec confiance à rejoindre son Epoux céleste : « Par amour pour Vous, Seigneur Jésus-Christ, j’ai rejeté tout amour terrestre et tout mariage, j’ai chargé sur moi la haine insupportable de mon Père et j’ai enduré beaucoup de difficultés et de misères ; Ayez maintenant pitié de moi, et accordez-moi gracieusement d’être, avant le jour de mon départ, complètement purifiée, par une confession sincère et par la persévérance dans un amour fidèle. Accordez-moi, par grâce, qu’en sortant de ce monde, je reçoive l’honneur d’être accueillie dans le chœur béni de Vos vierges saintes ».

   Jusqu’à la fin, et malgré les infirmités de l’âge, elle ne relâcha rien de sa régularité, de la ferveur de ses prières, de son service des pauvres et des nécessiteux, ainsi que dans l’édification de ses sœurs. Plusieurs malades furent ramenés à une parfaite santé grâce à ses prières.

Sainte Hadeloge reçut de Notre-Seigneur la connaissance du jour où Il viendrait la chercher.
Le jour de la Chandeleur 2 février (vraisemblablement en 770), qui tombait un dimanche, elle réunit toutes ses sœurs et leur dit : « Je vais maintenant aller vers le Christ, mes très chères sœurs ! Veillez à ce que Satan ne vienne voler les brebis que j’ai gagnées, avec l’aide du Seigneur, et, en ce lieu, demeurez unies au Seigneur dans les peines et dans le labeur. Veillez avec soin à ce que ce lieu sacré ne soit pas profané par la tromperie du diable ou par des souillures charnelles. N’oubliez pas comment j’ai marché devant vous et comment je vous ai précédées par l’exemple, afin que vous aussi vous persévériez dans les mêmes voies avec la grâce de Jésus-Christ ».
Puis elle se confessa une dernière fois, reçut le Corps du Seigneur, et recommanda ses sœurs au Christ, le Bon Pasteur, en disant : « Seigneur Jésus-Christ, qui êtes le meilleur Berger au-dessus de tous les bergers, gardez ces sœurs que Vous avez rachetées par Votre Sang précieux. Par Votre grâce, empêchez quiconque se trouve ici d’être attaqué et broyé par Satan. Je remets mon âme entre les mains de Votre amour miséricordieux, comme Vous avez remis Votre âme entre les mains de Votre Père lorsque Vous étiez sur la croix ». Et, ayant dit ces mots, elle rendit l’esprit.

   Sainte Hadeloge fut mise en terre dans l’église abbatiale, au pied de l’autel de la Très Sainte Vierge Marie, et sa tombe devint rapidement un lieu de pèlerinage (on l’invoque particulièrement contre la fièvre).

   Pendant tout le Moyen-Age, l’abbaye de Kitzingen fut un foyer de ferveur et de culture qui avait grande réputation : Sainte Hedwige de Silésie (1174-1243), reine de Pologne, y fut éduquée, et Sainte Elisabeth de Thuringe (1207-1231) y fut accueillie un temps.
Malheureusement, au début du XVIème siècle, au cours de la « Guerre des paysans » (Deutscher Bauernkrieg), l’abbaye fut prise et pillée. Les reliques de Sainte Hadeloge furent brûlées (1525), puis l’abbaye supprimée (1544), et les bâtiments tombèrent en ruine, jusqu’à ce que, en 1660, le prince-évêque de Wurtzbourg, Johann Philipp von Schönborn, appelât les Ursulines à Kitzingen, qui reconstruisirent le monastère dans le style baroque en vogue à cette époque. Elles y demeurèrent jusqu’en 1804, où le monastère fut dissout en application des lois de sécularisation inspirées par la France révolutionnaire. Comble de la profanation de ce lieu sanctifié par la sainte fille de Charles Martel : depuis 1817, l’église est attribuée au culte protestant…

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
[d’après « BAVARIA SANCTA – Leben der Heiligen und Seligen des Bayerland ur Belehrung und Eredification für das christliche Volk » ;
par le Dr. Modestus Jocham – Freising, 1861]

L'abbaye de Kitzingen avant 1544

L’abbaye de Kitzingen avant sa destruction en 1544

2023-22. De Saint Ignace d’Antioche, père apostolique et martyr.

1er février,
Fête du Bienheureux Guillaume Repin et de 98 ses compagnons, martyrs d’Angers et d’Avrillé (cf. > ici et > ici) ;
Mémoire de Saint Ignace d’Antioche, évêque et martyr ;
Mémoire de Saint Sigebert III, Roi des Francs et confesseur.

       Saint Ignace d’Antioche, né vers l’an 35 en Syrie et mort à Rome entre 107 et 113, est l’un des plus célèbres parmi les martyrs de l’Antiquité chrétienne : en bonne partie parce que nous sommes relativement bien renseignés sur sa vie, et aussi parce qu’il a écrit sept lettres qui nous sont parvenues et qui le placent dans les rangs des « pères apostoliques ».
On désigne par cette expression de « pères apostoliques » des hommes qui ont laissé des textes, ou bien des écrits anonymes, dans la période qui a suivi immédiatement celle des Apôtres (certains, comme Saint Clément de Rome ou Saint Polycarpe de Smyrne les ont même connus) : leurs écrits constituent un ensemble de textes très importants pour la transmission de la tradition chrétienne authentique.

   Le pape Benoît XVI dans ses catéchèses du mercredi, dans son souci de faire redécouvrir aux fidèles la Tradition des Pères et des Docteurs, a évidemment dispensé un enseignement sur certains des « pères apostoliques ». Profitons donc de la fête de Saint Ignace d’Antioche pour lire, relire et méditer cette catéchèse donnée lors de l’audience générale du mercredi 14 mars 2007.

Saint Ignace d'Antioche - martyre miniature du ménologe de Basile II

Martyre de Saint Ignace d’Antioche – miniature du ménologe de Basile II (vers l’an 1000)

palmes

Chers frères et sœurs !

       [...] Aujourd’hui, nous parlons de saint Ignace, qui a été le troisième évêque d’Antioche, de 70 à 107, date de son martyre. A cette époque, Rome, Alexandrie et Antioche étaient les trois grandes métropoles  de  l’empire  romain. Le concile de Nicée parle de trois « primats »:  celui de Rome, mais Alexandrie et Antioche également participent, d’une certaine manière, à un « primat ». Saint Ignace était évêque d’Antioche, qui se trouve aujourd’hui en Turquie. Là, à Antioche, comme nous l’apprenons des Actes des Apôtres, se développa une communauté chrétienne florissante : le premier évêque fut l’apôtre Pierre – c’est ce que nous rapporte la tradition – et là, « pour la première fois, les disciples reçurent le nom de chrétiens » (Act. XI, 26).

   Eusèbe de Césarée, un historien du IVème siècle, consacre un chapitre entier de son Histoire ecclésiastique à la vie et à l’œuvre littéraire d’Ignace (3, 36). « De Syrie », écrit-il, « Ignace fut envoyé à Rome pour être livré en pâture aux bêtes sauvages, à cause du témoignage qu’il avait rendu du Christ. En accomplissant son voyage à travers l’Asie, sous la surveillance sévère des gardes » (qu’il appelle les « dix léopards » dans sa Lettre aux Romains, 5, 1), « dans toutes les villes où il s’arrêtait, à travers des prédications et des avertissements, il renforçait les Eglises, et surtout, il exhortait, avec la plus grande vigueur, à se garder des hérésies, qui commençaient alors à se multiplier, et recommandait de ne pas se détacher de la tradition apostolique ».
La première étape du voyage d’Ignace vers le martyre fut la ville de Smyrne, où était Evêque saint Polycarpe, disciple de saint Jean (cf. > ici). Ici, Ignace écrivit quatre lettres, respectivement  aux  Eglises  d’Ephèse, de Magnésie, de Tralles et de Rome. « Parti de Smyrne », poursuit Eusèbe, « Ignace arriva à Troade, et de là, envoya de nouvelles lettres » : deux aux Eglises de Philadelphie et de Smyrne, et une à l’évêque Polycarpe. Eusèbe complète ainsi la liste des lettres, qui nous sont parvenues de l’Eglise du premier siècle comme un trésor précieux. En lisant ces textes, on sent la fraîcheur de la foi de la génération qui avait encore connu les Apôtres. On perçoit également dans ces lettres l’amour ardent d’un saint.
Enfin, de Troade, le martyr arriva à Rome où, dans l’amphithéâtre Flavien, il fut livré aux bêtes féroces.

   Aucun Père de l’Eglise n’a exprimé avec autant d’intensité qu’Ignace l’ardent désir d’union avec le Christ et de vie en Lui [...]. En réalité, en Ignace confluent deux « courants » spirituels :  celui de Paul, entièrement tendu vers l’union avec le Christ, et celui de Jean, concentré sur la vie en Lui. A leur tour, ces deux courants débouchent sur l’imitation du Christ, proclamé plusieurs fois par Ignace comme « mon » ou « notre Dieu ». Ainsi, Ignace supplie les chrétiens de Rome de ne pas empêcher son martyre, car il est impatient d’être « uni au Christ ». Et il explique : « Il est beau pour moi de mourir en allant vers (eis) Jésus Christ, plutôt que de régner jusqu’aux confins de la terre. Je le cherche Lui, qui est mort pour moi, je le veux Lui, qui est ressuscité pour moi… Laissez-moi imiter la Passion de mon Dieu ! » (Romains 5, 6). On peut saisir dans ces expressions ardentes d’amour le « réalisme » christologique prononcé, typique de l’Eglise d’Antioche, plus que jamais attentive à l’Incarnation du Fils de Dieu et à Son humanité véritable et concrète : Jésus Christ, écrit Ignace aux Smyrniotes, « est réellement de la  souche  de  David », « Il  est  réellement né d’une vierge », « Il fut réellement cloué pour nous » (1, 1).

   L’irrésistible aspiration d’Ignace vers l’union au Christ donne naissance à une véritable « mystique de l’unité ».
Lui-même se définit comme « un homme auquel est confié le devoir de l’unité » (Philadelphiens, 8, 1). Pour Ignace, l’unité est avant tout une prérogative de Dieu qui, existant dans trois personnes, est Un dans l’unité absolue. Il répète souvent que Dieu est unité, et que ce n’est qu’en Dieu que celle-ci se trouve à  l’état  pur  et originel. L’unité à réaliser sur cette terre de la part des chrétiens n’est qu’une imitation, la plus conforme possible à l’archétype divin.
De cette façon, Ignace arrive à élaborer une vision de l’Eglise qui rappelle de près certaines des expressions de la lettre aux Corinthiens de Clément, l’évêque de Rome. « Il est bon pour vous », écrit-il par exemple aux chrétiens d’Ephèse, « de procéder ensemble en accord avec la pensée de l’évêque, chose que vous faites déjà. En effet, votre collège des prêtres, à juste titre célèbre, digne de Dieu, est si harmonieusement uni à l’Evêque comme les cordes à la cithare. C’est pourquoi Jésus Christ est chanté dans votre concorde et dans votre amour symphonique. Et ainsi, un par un, vous devenez un chœur, afin que dans la symphonie de la concorde, après avoir pris le ton de Dieu dans l’unité, vous chantiez d’une seule voix » (4, 1-2). Et après avoir recommandé aux Smyrniotes de ne « rien entreprendre qui concerne l’Eglise sans l’évêque » (8, 1), confie à Polycarpe : « J’offre ma vie pour ceux qui sont soumis à l’évêque, aux prêtres et aux diacres. Puissé-je avec eux être uni à Dieu. Travaillez ensemble les uns pour les autres, luttez ensemble, courez ensemble, souffrez ensemble, dormez et veillez ensemble comme administrateurs de Dieu, Ses assesseurs et Ses serviteurs. Cherchez à plaire à Celui pour lequel vous militez et dont vous recevez la récompense. Qu’aucun de nous ne soit jamais surpris déserteur. Que votre baptême demeure comme un bouclier, la foi comme un casque, la charité comme une lance, la patience comme une armure » (6, 1-2).

   D’une manière générale, on peut percevoir dans les lettres d’Ignace une sorte de dialectique constante et féconde entre les deux aspects caractéristiques de la vie chrétienne : d’une part, la structure hiérarchique de la communauté ecclésiale, et de l’autre, l’unité fondamentale qui lie entre eux les fidèles dans le Christ. Par conséquent, les rôles ne peuvent pas s’opposer. Au contraire, l’insistance sur la communauté des croyants entre eux et avec leurs pasteurs est continuellement reformulée à travers des images et des analogies éloquentes : la cithare, la corde, l’intonation, le concert, la symphonie. La responsabilité particulière des évêques, des prêtres et des diacres dans l’édification de la communauté est évidente. C’est d’abord pour eux que vaut l’invitation à l’amour et à l’unité. « Ne soyez qu’un », écrit Ignace aux Magnésiens, en reprenant la prière de Jésus lors de la Dernière Cène : « Une seule supplique, un seul esprit, une seule espérance dans l’amour; accourez tous à Jésus Christ comme à l’unique temple de Dieu, comme à l’unique autel ; Il est un, et procédant du Père unique, Il est demeuré uni à Lui, et Il est retourné à Lui dans l’unité » (7, 1-2). Ignace, le premier dans la littérature chrétienne, attribue à l’Eglise l’adjectif de « catholique », c’est-à-dire « universelle » : « Là où est Jésus Christ », affirme-t-il, « là est l’Eglise catholique » (Smyrn. 8, 2). Et c’est précisément dans le service d’unité à l’Eglise catholique que la communauté chrétienne de Rome exerce une sorte de primat dans l’amour : « A Rome, celle-ci préside, digne de Dieu, vénérable, digne d’être  appelée  bienheureuse… Elle préside à la charité, qui reçoit du Christ  la loi et porte le nom du Père » (Romains, prologue).

   Comme on le voit, Ignace est véritablement le « docteur de l’unité » : unité de Dieu et unité du Christ (au mépris des diverses hérésies qui commençaient à circuler et divisaient l’homme et Dieu dans le Christ), unité de l’Eglise, unité des fidèles « dans la foi et dans la charité, par rapport auxquelles il n’y a rien de plus excellent » (Smyrn. 6, 1).
En définitive, le « réalisme » d’Ignace invite les fidèles d’hier et d’aujourd’hui, il nous invite tous à une synthèse progressive entre la configuration au Christ (union avec Lui, vie en Lui) et le dévouement à Son Eglise (unité avec l’évêque, service généreux de la communauté et du monde). Bref, il faut parvenir à une synthèse entre communion de l’Eglise à l’intérieur d’elle-même et mission proclamation de l’Evangile pour les autres, jusqu’à ce que, à travers une dimension, l’autre parle, et que les croyants soient toujours davantage « dans la possession de l’esprit indivis, qui est Jésus Christ Lui-même » (Magn. 15).
En  implorant du Seigneur cette « grâce de l’unité », et dans la conviction de présider à la charité de toute l’Eglise (cf. Romains, prologue), je vous adresse le même souhait que celui qui conclut la lettre d’Ignace aux chrétiens de Tralles : « Aimez-vous l’un l’autre avec un cœur non divisé. Mon esprit s’offre en sacrifice pour vous, non seulement à présent, mais également lorsqu’il aura rejoint Dieu… Dans le Christ, puissiez-vous être trouvés sans tache » (13). Et nous prions afin que le Seigneur nous aide à atteindre cette unité et à être enfin trouvés sans tache, car c’est l’amour qui purifie les âmes.

Saint Ignace d'Antioche

2023-21. Récapitulatif des publications de ce blogue consacrées à Saint François de Sales depuis les origines jusqu’au 29 janvier 2023.

29 janvier 2023,
Fête de Saint François de Sales, évêque et confesseur, docteur de l’Eglise.

Saint François de Sales

   Voici le récapitulatif des principales publications de ce blogue consacrées à Saint François de Sales :

A – Eléments biographiques :

- Présentation de la vie et de l’œuvre de Saint François de Sales par Benoît XVI > ici
- La naissance de Saint François de Sales (21 août 1567) > ici
- Liens de Saint François de Sales avec le Saint Suaire > ici
- La mort de Saint François de Sales (28 décembre 1622) > ici

B – La fondation de la Visitation :

- Les préludes à la fondation de l’Ordre > ici
- La fondation (dimanche de la Sainte Trinité 1610) > ici
- La fin et l’esprit de la Visitation > ici

C – Glorification de Saint François de Sales :

- Sentiments de Madame de Chantal après la mort de Saint François de Sales > ici
- Béatification et canonisation de Saint François de Sales > ici
- Sa proclamation comme Docteur de l’Eglise > ici

C – Prières :

C1 : Prières à Saint François de Sales :

- Litanies de Saint François de Sales > ici

C2 – Prières de Saint François de Sales :

- « Ayez mémoire et souvenance… » (paraphrase du « Memorare » par Saint François de Sales > ici
- Louange de Saint François de Sales à la Très Sainte Vierge > ici

D – Varia :

- Trois livres du Père Gilles Jeanguenin pour mieux connaître Saint François de Sales > ici
- Conseils spirituels de Saint François de Sales au début de l’année liturgique > ici
- Ouverture de l’année jubilaire du 4ème centenaire de la Visitation > ici

- Jubilé d’argent d’affiliation à l’Ordre de la Visitation > ici

St François de Sales

2023-20. Messe de la fête de Saint Charlemagne dans le propre du diocèse de Paris.

28 janvier,
Fête de Saint Charlemagne, Roi des Francs et empereur d’Occident, confesseur (cf. > ici, > ici, et > ici) ;
Mémoire de Sainte Véronique Binasco, vierge de l’Ordre de Saint-Augustin ;
Mémoire de Saint Pierre Nolasque, confesseur ;
Mémoire de Sainte Agnès, vierge et martyre, pour la seconde fois ;
Anniversaire de la mort d’Henri du Vergier de La Rochejaquelein, 3e généralissime de la Grande Armée Catholique et Royale (+ 28 janvier 1794).

Armoiries de Charlemagne

   Voici les textes propre de la Messe de Saint Charlemagne tels qu’ils se trouvaient dans le propre du diocèse de Paris. Les trois évêques de la famille de Gondi qui romanisèrent la liturgie de la capitale supprimèrent cette fête, qui subsista cependant en certaines églises, en particulier celles liées à l’université de la Sorbonne – dont Saint Charlemagne était le saint patron –, jusqu’à la révolution.

Cathédrale ND de Paris - chapelle du déambulatoire

Basilique-cathédrale Notre-Dame de Paris :
fresque de Saint Charlemagne
au-dessus de l’autel de la chapelle Saint-Louis (dans le déambulatoire).

frise fleurs de lys

Introït (Ps. XXXV, 30-31 & 1)

   Os iusti * meditábitur sapiéntiam, et lingua ejus loquétur judícium : lex Dei ejus in corde ipsíus. – Ps. Noli æmulári in malignántibus : * neque zeláveris faciéntes iniquitátem. – ℣. Glória Patri.    La bouche du juste méditera la sagesse et sa langue proférera l’équité ; la loi de son Dieu est dans son cœur. – Ps. Ne porte pas envie au méchant et ne sois pas jaloux de ceux qui commettent l’iniquité. – ℣. Gloire au Père.

Collecte

   Deus qui superabundanti fœcunditáte bonitatis tuæ beatum Carolum imperatorem & confessorem tuum, deposito carnis velamine, immortalitatis trabea sublimasti, concede, quæsumus, ut quem ad laudem & gloriam tui nominis honore imperii exaltasti in terris, pium ac propitium intercessorem habere mereamur in cœlis.    O Dieu, qui, dans la surabondante fécondité de Votre bonté, avez décoré du manteau de la glorieuse immortalité le bienheureux Empereur Charlemagne , après qu’il a eu déposé le voile de la chair : accordez à nos prières de mériter pour pieux intercesseur dans les cieux, celui que Vous avez élevé sur la terre à l’honneur de l’Empire, pour la louange & la gloire de Votre nom.

On ajoute les collectes des mémoires du jour.

Lectio libri Sapientiæ (X, 10-14) :

   Justum deduxit Dominus per vias rectas, & ostendit illi regnum Dei, & dedit illi scientiam sanctorum : honestavit illum in laboribus, & complevit labores illius. In fraude circumvenientium illum affuit illi, & honestum fecit illum. Custodivit illum ab inimicis, & a seductoribus tutavit illum, & certamen forte dedit illi, ut vinceret & sciret, quoniam omnium potentior est sapientia. Hæc venditum justum non dereliquit, sed a peccatoribus liberavit eum : descenditque cum illo in foveam, & in vinculis non dereliquit illum, donec afferret illi sceptrum regni, & potentiam adversus eos, qui eum deprimebant : et mendaces ostendit, qui maculaverunt illum, et dedit illi claritatem æternam, Dominus Deus noster.    Le Seigneur a conduit le juste par des voix droites & lui a fait voir le royaume de Dieu, & lui a donné la science des saints ; Il l’a enrichi dans ses travaux, & lui en a fait recueillir de grands fruits. Il l’a aidé contre ceux qui voulaient le surprendre par leurs tromperies, & Il l’a fait devenir riche. Il l’a protégé contre ses ennemis, l’a défendu des séducteurs, & l’a engagé dans un rude combat, afin qu’il demeurât victorieux, & qu’il sût que la sagesse est plus puissante que toutes choses. C’est elle qui n’a point abandonné le juste lorsqu’il fut vendu, mais l’a délivré des mains des pécheurs : elle est descendue avec lui dans la fosse, & elle ne l’a point quitté dans ses chaînes, jusqu’à ce qu’elle lui eût mis entre les mains le sceptre royal, & qu’elle l’eût rendu maître de ceux qui l’avaient traité si injustement ; elle a convaincu de mensonges ceux qui l’avaient déshonoré, & lui a donné un nom éternel.

Graduel (Ps. XX, 4-5) :

   Dómine, * prævenísti eum in benedictiónibus dulcédinis : posuísti in cápite ejus corónam de lápide pretióso. – ℣. Vitam pétiit a te, & tribuísti ei longitúdinem diérum in sæculum sæculi.    Seigneur, vous l’avez devancé par vos bénédictions de choix ; vous avez posé sur sa tête une couronne ornée de pierres précieuses. – ℣. Il vous a demandé la vie, & vous la lui avez accordée au long des jours dans les siècles des siècles.

Alleluia (Osée 14, 6) :

   Alleluia, alleluia. – ℣. Justus germinábit sicut lílium : et florébit in ætérnum ante Dóminum. Alleluia.    Alléluia, alléluia. – ℣. Le juste germera comme le lis, & il fleurira éternellement devant le Seigneur. Alléluia.

Après la Septuagésime - Trait (Ps. CXI, 1-3) :

   Beátus vir, * qui timet Dóminum : in mandátis ejus cupit nimis. – ℣. Potens in terra erit semen ejus : generátio rectórum benedicétur. ℣. Glória & divítiæ in domo ejus : & justítia ejus manet in sæculum sæculi.    Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, & qui met sa joie à observer Ses commandements. ℣. Puissante sur la terre sera sa descendante ; la postérité des justes sera bénie. ℣. La gloire & la richesse sont dans sa maison, & sa justice demeure dans les siècles des siècles.

+ Sequéntia sancti Evangélii secúndum Lucam (XII, 35-40) :

   In illo témpore : Dixit Jesus discípulis suis : Sint lumbi vestri præcíncti, et lucernæ ardéntes in mánibus vestris, et vos símiles homínibus exspectántibus dóminum suum, quando revertátur a núptiis : ut, cum vénerit et pulsáverit, conféstim apériant ei.Beáti servi illi, quos, cum vénerit dóminus, invénerit vigilántes : amen, dico vobis, quod præcínget se, et fáciet illos discúmbere, et tránsiens ministrábit illis. Et si vénerit in secúnda vigília, et si in tértia vigília vénerit, et ita invénerit, beáti sunt servi illi. Hoc autem scitóte, quóniam, si sciret paterfamílias, qua hora fur veníret, vigiláret útique, et non síneret pérfodi domum suam. Et vos estóte paráti, quia, qua hora non putátis, Fílius hóminis véniet.    En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Que vos reins soient ceints, et les lampes allumées dans vos mains. Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin que, lorsqu’il arrivera et frappera, ils lui ouvrent aussitôt. Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant ; en vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera asseoir à table, et passant devant eux, il les servira. Et, s’il vient à la seconde veille, s’il vient à la troisième veille, et qu’il les trouve en cet état, heureux sont ces serviteurs ! Or, sachez que, si le père de famille savait à quelle heure le voleur doit venir, il veillerait certainement, et ne laisserait pas percer sa maison. Vous aussi, soyez prêts ; car, à l’heure que vous ne pensez pas, le Fils de l’homme viendra.

Offertoire (Ps. LXXXVIII, 25) :

   Véritas mea & misericórdia mea cum ipso : & in nómine meo exaltábitur cornu ejus.    Ma fidélité & ma miséricorde lui sont acquises, & Mon Nom exaltera sa corne.

Secrète :

   Hostias tibi, Dómine, per sancti Caroli imperatóris & confessóris tui commemoratióne deferimus : suppliciter exorántes, ut peccatórum indulgentiam nobis quos pariter mentis & corporis conferant salutem.    Nous Vous apportons, Seigneur, ces offrandes pour la commémoraison de Votre saint empereur & confesseur Charles, afin qu’elles nous apportent, à nous qui Vous supplions, le pardon des péchés et nous confèrent également le salut de l’âme & du corps.

Communion (Matth. XXIV, 46-47) :

   Beátus servus, quem, cum vénérit Dóminus, invénerit vigilántem : amen, dico vobis, super ómnia bona sua constítuet eum.    Bienheureux le serviteur que son maître, à son retour, trouvera veillant ; en vérité, je vous le dit, il l’établira sur tous ses biens.

Postcommunion :

   Sanctificet nos, omnipotens Deus, sancti corporis & sanguinis tui veneranda perceptio : ut intercendente beato Carolo imperatore & confessore tuo : per hæc mysteria nostre salutis et fidei in præsenti peccatórum veniam : & in futuro vitam consequi mereámur ætérnam.    Que la respectueuse réception, Dieu tout-puissant, de Votre saint Corps & de Votre Sang, nous sanctifie ; que par l’intercession du bienheureux Charles Votre empereur & Votre confesseur, & par ces mystères de notre salut et de notre foi, nous méritions de recevoir aujourd’hui le pardon des péchés & dans le futur la vie éternelle.

 

Saint Charlemagne - vitrail de l'église de Chatou

Saint Charlemagne
(vitrail de l’église de Chatou – diocèse de Versailles)

2023-19. Nous avons lu et nous avons aimé : « Pour Dieu et le Roi… avec la Rochejaquelein ».

28 janvier,
Fête de Saint Charlemagne (cf. > ici, > ici et > ici) ;
Anniversaire de la mort d’Henri de La Rochejaquelein [+ 28 janvier 1794].

pour-dieu-et-le-roi-avec-la-rochejaquelein

       Au mois d’octobre dernier, à l’occasion de l’anniversaire de la mort de Monsieur de Bonchamps, j’ai évoqué (et chaudement recommandé) l’excellente collection « Pour Dieu et le Roi… », dans laquelle Brigitte Lundi publie les biographies des héros de la Vendée militaire, à l’intention des enfants (cf. > ici). Mais, ainsi que je le faisais remarquer alors, des adultes y trouveront aussi leur compte avec un immense plaisir, comme en une sorte d’ »apéritif » pour des lectures conséquentes plus fouillées.

   J’ai donc la joie de vous annoncer la parution du cinquième ouvrage de cette collection, dédié à « Monsieur Henri » : « Pour Dieu et le Roi… avec la Rochejaquelein ».

4ème de couverture :

   Après avoir entendu le récit de Grand-Mère Zénaïde (dans Pour Dieu et le Roi, en Vendée), celui de l’Oncle Mathurin (dans Pour Dieu et le Roi, avec Cathelineau), celui de l’Oncle Joseph (dans Pour Dieu et le Roi, avec Stofflet), celui de l’oncle Ernest (dans Pour Dieu et le Roi, avec Bonchamps) nos petits amis vendéens se posent encore mille questions !
Dans ce volume, l’oncle René raconte à ses neveux la grande épopée vendéenne avec La Rochejaquelein.
Un récit palpitant qui devrait passionner nos p’tits Chouans de 10-12 ans !

   L’année 2022 a été celle du deux-cent-cinquantième anniversaire de la naissance d’Henri du Vergier de La Rochejaquelein (30 août 1772), que Monseigneur Pie, futur cardinal, surnomma « l’Achille de la Vendée », tué à 21 ans et demi par un « Bleu » qu’il venait de gracier.

   Pour compléter l’hommage que lui rend avec brio Brigitte Lundi, je veux vous montrer, ci-dessous, l’authentique étendard de « Monsieur Henri », photographié par Frère Maximilien-Marie en octobre 2021 (avec l’aimable autorisation de ses propriétaires) dans l’un des salons de la famille, apparentée aux La Rochejaquelein, qui en a aujourd’hui le précieux dépôt.

drapeau de La Rochejaquelein - collection privée

   Puisse donc ses beaux exemples nous inspirer et stimuler notre manière d’agir, lui auquel sa cousine par alliance et future belle-sœur a rendu ce bel hommage : « Il avait un courage ardent et téméraire qui le faisait surnommer l’Intrépide. Dans les combats, il avait le coup d’œil juste et prenait des résolutions promptes et habiles. Il inspirait beaucoup d’ardeur et d’assurance aux soldats » (Mémoires de Victoire de Donissan, marquise de Lescure puis de La Rochejaquelein).

pattes de chatTolbiac.

Blason_Famille_La_Rochejaquelein.svg

Du Vergier de La Rochejaquelein :
de sinople à la croix d’argent cantonnée de quatre coquilles du même
et chargée d’une coquille de gueules en abîme
.

Trois ferventes supplications pour demander à Dieu de croître dans sa vie chrétienne, extraites des œuvres de Saint Jean Chrysostome.

27 janvier,
Fête de Saint Jean Chrysostome.

saint Jean Chrysostome -fresque XIIe s - Eglise Panagia-Asinou-Mont-Troodos - Chypre

Saint Jean Chrysostome
(fresque du XIIe siècle – Chypre)

nika

« Accordez-nous, Seigneur, d’observer cette règle de vie : vouloir ce que Vous voulez » :

    Accordez-nous, Seigneur, d’observer cette règle de vie : vouloir ce que Vous voulez.
Venez en aide aux pauvres résolutions de notre volonté : elle a le désir d’accomplir ce que Vous ordonnez, mais la faiblesse du corps l’entrave.
Tendez la main à ceux qui voudraient courir mais qui ne font que boiter. Notre âme a des ailes, mais la chair l’attire en bas ; elle est prompte à tendre vers les réalités d’en-haut, mais elle est alourdie, elle est inclinée vers les réalités de la terre.
Que Votre secours nous vienne en aide ; ce qui paraissait impossible deviendra alors aisé.
Ainsi soit-il.

nika

« Seigneur, que Votre volonté soit faite en moi pauvre pécheur » :

Seigneur, recevez-moi dans mon repentir.
Seigneur, ne m’abandonnez point.
Seigneur, préservez-moi de tout péril.
Seigneur, donnez-moi de bonnes pensées.
Seigneur, donnez-moi des larmes, et le souvenir de la mort, et la componction.
Seigneur, faites naître en moi le désir de confesser mes péchés.
Seigneur, donnez-moi l’humilité, la chasteté et l’obéissance.
Seigneur, accordez-moi la patience, le courage et la douceur.
Seigneur, introduisez dans mon cœur la racine de tous les biens : Votre crainte salutaire.
Seigneur, rendez-moi capable de Vous aimer de toute mon âme et de toute ma force, et d’accomplir en toute chose Votre volonté.
Seigneur, protégez-moi contre certains hommes, contre les démons, contre les passions et toute autre chose pernicieuse.
Vous le savez, Seigneur, qu’il Vous appartient d’accomplir tout ce qui Vous plaît : aussi que Votre volonté soit faite en moi pauvre pécheur, car vous êtes béni dans tous les siècles.
Ainsi soit-il.

nika

« Seigneur, ne me privez point de Vos biens célestes » :

Seigneur, ne me privez point de Vos biens célestes. Seigneur, délivrez-moi des peines éternelles.
Seigneur, j’ai péché par paroles, par pensées, par actions, pardonnez-le-moi.
Seigneur, sauvez-moi de toute ignorance, de l’oubli, de la pusillanimité et de l’endurcissement du cœur.
Seigneur, daignez me soustraire à toute tentation. Seigneur, éclairez mon âme obscurcie par la convoitise.
Seigneur, si j’ai péché comme homme, Vous comme Dieu de miséricorde, qui connaissez l’infirmité de mon âme, ayez pitié de moi.
Seigneur, que votre Grâce vienne à mon secours, afin que j’exalte Votre saint nom.
Seigneur Jésus-Christ, inscrivez-moi, Votre serviteur, au livre de vie et accordez-moi une bonne fin.
Seigneur, mon Dieu, quoique je n’aie rien fait de bon devant Vous, accordez-moi la grâce de faire le premier pas dans le bien.
Seigneur, que mon cœur reçoive la rosée de Votre grâce.
Souverain Maître des cieux et de la terre, souvenez-Vous de Votre mauvais serviteur, nonobstant son impureté et son ignominie, lorsque sera venu Votre règne éternel.
Ainsi soit-il.

cierges devant une icône

2023-18. Le loup devint agneau, et celui qui était persécuteur se trouva changé en prédicateur et en Apôtre.

25 janvier,
fête de la conversion de Saint Paul.

   Nous vous avions déjà proposé (cf. > ici), l’un des sermons de notre Bienheureux Père Saint Augustin prononcés à l’occasion de la fête de la conversion de Saint Paul. Dans cette même série des cinq sermons pour cette fête, regroupés dans le volume des « sermons inédits », voici aujourd’hui celui qui porte le numéro LIII : un sermon très court destiné à nous prémunir de toute forme de découragement en nous invitant à admirer la puissance de la grâce de Dieu dans la conversion de celui qui, de persécuteur qu’il était, fut transformé jusqu’à devenir l’apôtre et le martyr de Celui qu’il combattait.

Conversion de Saint Paul - Bartolomé Esteban Murillo

La conversion de Saint Paul
Bartolomé Esteban Murillo (1617-1682), œuvre peinte entre 1675 et 1682

frise

§ 1 – En rappelant les faits, Saint Augustin met en valeur l’admirable grâce dont Dieu a fait preuve dans la conversion de Saint Paul.

   La lecture que l’on vient de faire des Actes des Apôtres nous a rappelé que Paul avait été terrassé par une voix du ciel.
Animé d’une rage insatiable, disposé à déchirer et à persécuter le troupeau de Jésus-Christ, il se rendait à Damas, lorsqu’il entendit cette voix du ciel : « Saul, Saul, pourquoi me persécutez-vous ? Pourquoi vous êtes-vous attaqué à Mon nom ; pourquoi avez-vous lapidé Mon martyr ? Je devais vous perdre à jamais, mais Etienne a prié pour vous ».
Paul répond : « Qui êtes-Vous, Seigneur ?»
Le Seigneur : « Je suis Jésus de Nazareth, que vous persécutez ».
Le Chef réclame du haut du ciel en faveur de Son membre. Parce qu’on persécute Son corps, Jésus-Christ intervient du haut du ciel. « Saul », dit-Il, « Saul, pourquoi Me persécutez-vous ?»
Le ciel se montre en courroux, toute l’armée céleste réprouve la cruauté de Paul ; mais n’est-ce pas afin que celui qui n’avait pas cru à la résurrection de Jésus-Christ se vît contraint de croire à Son triomphe dans le ciel ? En effet, il est dit à Ananie : « Allez le trouver, et marquez-le de Mon sceau ». Ananie répondit : « Seigneur, il m’a été dit de cet homme qu’il a fait beaucoup de mal à Vos saints ». Le Seigneur répliqua : « Allez, car il est pour Moi un vase d’élection ». O bienheureux Ananie, vous vous laisseriez facilement aller à la crainte, si vous ne sentiez que vous devez combattre pour Jésus-Christ ! L’orgueil est ainsi terrassé, afin que la sainteté se relève plus éclatante. Ananie vint donc trouver Saul, le baptisa et le changea en Paul ; il baptisa le loup, qui alors devint agneau, et celui qui était persécuteur se trouva changé en prédicateur et en Apôtre.

§ 2 - Exposé des effets prodigieux de la conversion en la personne de Saint Paul.

   Après avoir persécuté Jésus-Christ, Paul prêcha hautement Sa divinité ; après avoir combattu contre Lui, il se trouva disposé à tout souffrir pour Lui ; Paul éprouva lui-même ce que Saul faisait d’abord éprouver aux autres. Saul lapida, Paul fut lapidé ; Saul frappa de verges les chrétiens, Paul reçut pour Jésus-Christ « cinq fois quarante coups de verges, moins un » ; Saul persécuta l’Eglise de Dieu, Paul fut descendu de prison dans une corbeille ; Saul enchaîna, Paul fut enchaîné ; tandis que Saul cherche à diminuer le nombre des chrétiens, il se trouve adjoint lui-même au nombre des confesseurs ; après avoir semé la mort dans les rangs des chrétiens, il reçoit lui-même la mort pour Jésus-Christ ; après être entré comme un loup rapace dans la bergerie, il devient lui-même une brebis docile.

§ 3 – La puissance de la grâce dont nous voyons les effets dans les saints apôtres doit nous préserver du découragement.

   Quel homme pourrait donc désespérer à cause de la grandeur de ses crimes, ou de l’humiliation de sa naissance ? Pierre n’était qu’un pêcheur, et les empereurs se prosternent aujourd’hui à ses pieds, dans les sentiments du plus profond respect ; Paul n’avait été d’abord qu’un cruel persécuteur des chrétiens, et il est aujourd’hui honoré comme l’Apôtre des nations ; tant est puissante la grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Conversion de Saint Paul - Bartolomé Esteban Murillo - détail

La conversion de Saint Paul, par Murillo – détail

2023-17. «La France ne doit pas seulement retrouver sa puissance ; elle doit, plus encore, retrouver son âme.»

21 janvier 2023,
230ème anniversaire de l’assassinant de SMTC le Roi Louis XVI.

   A l’occasion du deux-cent-trentième anniversaire de l’exécution de Sa Majesté le Roi Louis XVI, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX a publié en début d’après-midi sur les réseaux sociaux le texte des vœux aux Français qu’il fait paraître en même temps dans « Le Figaro » de ce même jour.
Notre Roi légitime y dresse un bilan de l’état de la France, et rappelle combien les exemples de la royauté française traditionnelle peuvent nous servir de guide en ces temps d’épreuve.
Nous nous permettons de mettre en caractères gras quelques passages particulièrement importants.

Cénotaphe Louis XVI & Marie-Antoinette - basilique Saint-Denys - détail

Détail du cénotaphe de LL.MM. le Roi Louis XVI et la Reine Marie-Antoinette de Habsbourg-Lorraine
Basilique nécropole royale de Saint-Denys

Armes de France pour le deuil

   Janvier, temps de vœux ! Et pour moi, chef de la Maison de Bourbon, successeur des Rois de France, temps d’une réflexion sur le fait politique, réflexion toujours renouvelée en souvenir de la mort du Roi Louis XVI il y a 230 ans, qui continue à donner lieu à de nombreuses cérémonies. Elles ne sont plus seulement expiatoires mais, ce premier procès politique incite à réfléchir à la finalité du pouvoir, son lien avec la société qui, s’il est perdu, rompt le pacte de confiance entre le peuple et ses institutions et donc brise ce qui fait la raison même de l’État.

   En 2022, la France a connu des situations que nous pensions ne plus jamais avoir à vivre, à l’époque contemporaine.
Notre pays a été soumis à des pénuries dans des domaines aussi vitaux que certains produits alimentaires ou certains médicaments ; son horizon s’ouvre sur des perspectives de restrictions en matière d’énergie. A ces maux s’ajoutent l’insécurité grandissante et la hausse du coût de la vie.
De tels fléaux ne fragilisent pas seulement les familles : ils révèlent la dissolution de notre souveraineté. Cet état de fait découle de décisions prises depuis des décennies, sans considération ni du bien public, ni du réel.
Le mirage de la consommation effrénée reposant sur une mondialisation non maîtrisée, ajouté au relativisme et au reniement des valeurs les plus élémentaires, se révèle peu à peu au grand jour, dans sa triste réalité. Malgré les cris d’alarme autant que de détresse que l’autisme politique n’a pas voulu entendre, la situation d’un nombre croissant de nos concitoyens s’est détériorée.

Les pauvres sont encore plus pauvres et toujours plus nombreux, puisque la pauvreté touche désormais les anciennes classes intermédiaires et les retraités ; certaines provinces sont de véritables déserts sociaux, économiques, sanitaires, et bien sûr culturels. La crise s’est étendue et frappe toute la société matériellement et spirituellement. Déjà, nous voyons s’annoncer des lois inhumaines qui mettront en péril l’existence même des plus âgés et des malades.
Alimentée par la démagogie ou le souci de plaire à quelques groupes de pression, une telle politique trahit sa mission la plus haute. Exactement le contraire de ce qu’avait voulu montrer par son sacrifice, le Roi Louis XVI qui, dans son testament demande à Dieu de pardonner ses ennemis.

   A bien des égards, notre société est à reconstruire.
L’exemple de ce que fut la royauté française et ses réussites peut servir de guide à tous les Français de bonne volonté qui voudront s’atteler à cette tâche immense. L’histoire nous montre que ces sursauts sont possibles quand l’espérance en une destinée commune reprend le dessus. Ce fut le cas après la guerre de Cent Ans, ce le fut après les guerres de religion ; ce le fut lors de la Restauration, après les errements tragiques de la Révolution et de ses suites. Soucieux de son avenir voulu et non subi, le peuple de France a toujours su retrouver son énergie, son esprit d’initiative et sa volonté.

   Or, au-delà du marasme et des crises, je constate que de nouvelles initiatives, courageuses et positives, font jour dans de nombreux domaines.
De tels sursauts suffisent à nous redonner espoir. Il est de mon devoir de les soutenir et de les encourager, partout où cela est possible.
Ce renouveau se manifeste en particulier dans le domaine de l’éducation, si gravement touché par des réformes absurdes inspirées d’idéologies destructrices. A l’heure actuelle, des écoles cherchent à retrouver le véritable sens des études, à transmettre les valeurs essentielles de la culture, si nécessaires à l’épanouissement des jeunes. Le mouvement, qui avait commencé par les petites classes, atteint désormais l’enseignement supérieur.
Un mouvement similaire s’observe parmi ceux que l’on nomme les nouveaux agriculteurs. Ces hommes et ces femmes ont le courage de placer leur si belle mission – nourrir leurs concitoyens – avant les objectifs que la technocratie cherche à leur imposer.

   Je tiens aussi tout particulièrement à souligner la contribution au bien commun des entreprises locales, qui luttent pour développer, partout en France, l’activité économique et l’emploi. C’est en général par leur souci d’authenticité, leur fidélité aux traditions des provinces où elles sont implantées que se distinguent ces entreprises plaçant l’éthique avant le seul profit financier. On ne saurait trop encourager les entrepreneurs qui acceptent les risques inhérents à une telle aventure. Leur énergie et leur enthousiasme contribuent à faire vivre notre pays.
Il n’est pas moins réconfortant d’observer qu’en matière de santé, de nouveaux établissements – tant de soin que de recherche – accomplissent un travail admirable. Là encore, les initiatives personnelles et le dévouement viennent remédier à l’incurie des pouvoirs publics et assurent un service essentiel, y compris dans des zones souvent délaissées par l’État. L’extraordinaire abnégation des soignants, la haute idée qui les guide dans l’accomplissement de leur tâche, contribuent à rendre notre société plus humaine.

   Les Français savent renouer avec les vertus de leur histoire pour eux-mêmes et le monde. La France ne doit pas seulement retrouver sa puissance ; elle doit, plus encore, retrouver son âme.
En cela, elle se montrera fidèle au programme millénaire de la monarchie tout en étant un exemple pour les autres nations.

   Chacun d’entre nous, quelle que soit la place que la providence lui a assignée, doit contribuer pour sa part à ce sursaut. Autant que possible, notre engagement pour le bien commun doit se manifester en toutes circonstances, dans nos vies professionnelles aussi bien que familiales.
La société ne se réformera que si nous savons prendre nos responsabilités, ce qui signifie pour les Français être fidèles aux promesses de leur histoire. Tels sont les vœux que je forme pour la France à l’aube de cette année nouvelle.

Louis de Bourbon, duc d’Anjou.

Nota bene : A quelques phrases près, Sa Majesté a repris ce texte le dimanche 22 janvier,
à l’adresse des personnes qui étaient présentes au déjeuner qui a suivi la Messe célébrée à la Chapelle Expiatoire, cf. > ici.

Louis XX

2023-16. Préparation spirituelle aux célébrations anniversaires du martyre de Sa Majesté le Roi Louis XVI.

20 janvier 2023,
Fête des Saints Fabien, pape, et Sébastien, martyrs.

       Cette journée du 20 janvier est particulièrement propice à une préparation spirituelle au terrible anniversaire que tout vrai bon Français commémore avec émotion et ferveur chaque 21 janvier : celui de l’exécution, de l’assassinat, du martyre de Sa Majesté le Roi Louis XVI.
Ce modeste blogue a déjà beaucoup publié à l’occasion du retour annuel des commémorations de ce régicide, au point qu’il devient difficile de retrouver ces textes. C’est pourquoi, nous vous proposons ci-dessous une liste de liens vers une partie des articles qui se trouvent déjà dans ces pages, et qui peuvent déjà, comme en une sorte de vigile, aider à entrer dans l’esprit des célébrations de demain.

Louis XVI consacrant la France au Sacré-Coeur - église de Saint-Vran

Louis XVI consacrant la France au Sacré-Cœur
(détail d’un vitrail de l’église de Saint-Vran, diocèse de Saint-Brieuc)

frise lys

A – Textes de Sa Majesté le Roi Louis XVI

- « Maximes écrites de la main de Louis XVI » (pendant sa formation ou les premières années de son règne) > ici
- Le Vœu de Louis XVI au Sacré-Cœur de Jésus (1792> ici
- Précisions supplémentaires au sujet du Vœu de Louis XVI au Sacré-Cœur > ici
- Testament de Sa Majesté le Roi Louis XVI (25 décembre 1792) > ici

B – Complainte : « O mon peuple, que vous ai-je donc fait ? » :

- Cette complainte fut composée, selon toute vraisemblance, en 1792, sans doute après la violation des Tuileries et l’emprisonnement de la Famille Royale au Temple, et elle se répandit parmi les Français fidèles. Elle reprend la forme des Impropères du Vendredi Saint > ici

C – Les dernières heures du Roy-martyr :

- Récit circonstancié des dernières heures de Sa Majesté (20 et 21 janvier 1793) > ici

D – Pourquoi Louis XVI est véritablement un martyr au sens religieux exact de ce mot :

- Sermon de Saint Augustin sur ce qui constitue le martyre > ici
- Paroles de Sa Sainteté le Pape Pie VI sur la mort de Louis XVI (11 juin 1793) > ici

E – Textes de réflexion et d’approfondissement :

- Réflexions pour bien comprendre ce que fut en réalité l’assassinat de S.M. le Roi Louis XVI > ici
- Pourquoi continuer à faire célébrer des Messes de Requiem pour le Roi-martyr alors que nous avons la conviction qu’il est au ciel ? > ici

F – La Sainte Icône de la Famille Royale et la prière pour obtenir des grâces par l’intercession de nos Princes martyrs :

- Cette icône, écrite selon le strict canon iconographique des Eglises d’Orient a été écrite par une artiste russe en 2016, et se trouve vénérée dans l’oratoire de notre Mesnil-Marie : on peut en obtenir des reproductions au format A4 (pour encadrer et exposer) ou au format carte postale. Au verso figure une prière pour demander des grâces par l’intercession de nos Princes martyrs. Voir > ici 

Louis XVI enlevé à l'affection des siens

Louis XVI enlevé à l’affection des siens
(gravure réalisé lorsque le Roi fut isolé pour son procès)

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