Archive pour la catégorie 'Chronique de Lully'

2018-3. Que vous ne laissiez jamais en vous diminuer ou se corrompre vos idéaux les plus purs et les plus nobles…

A l’occasion de mes « voeux félins » du 1er janvier (cf. > ici), je vous promettais ceux de Frère Maximilien-Marie ;
mais notre Frère voulait que ma présentation de la châsse des Saints Rois Mages à Cologne fût publiée avant que de
 vous écrire à l’occasion de notre entrée dans l’an de grâce 2018…

Fleur de Lys

Samedi 13 janvier 2018,
Octave de l’Epiphanie,
1485ème anniversaire de la mort de Saint Remi de Reims (+ 13 janvier 533).

Cathédrale de Cologne - châsse des Saints Rois Mages

Cathédrale de Cologne : exposition de la châsse renfermant les corps des Saints Rois Mages

 Fleur de Lys

Bien chers Amis, 

Même si nous allons rester encore dans le temps de la contemplation du mystère de Bethléem jusqu’au jour de la Purification de Notre-Dame, le 2 février, ce jour de l’octave de l’Epiphanie met en réalité un terme aux célébrations liturgiques de Noël : dès ce dimanche 14 janvier nous retrouvons les ornements de couleur verte pour un peu de temps, et le dimanche 28janvier nous entrerons déjà dans le cycle de Pâques avec le temps de la Septuagésime.
Il est donc bien temps que je vous adresse mes vœux de

« Bonne, heureuse et sainte année 2018 !»

Pourtant l’esprit dont le Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ donne l’exemple à la Crèche doit demeurer dans nos âmes et dans notre vie quotidienne tout au long de l’année et doit transcender la routine des jours, des semaines et des mois qui se suivent : cette terrible routine qui menace impitoyablement d’éroder et de ruiner les meilleures de nos résolutions, les plus généreuses de nos dispositions et les volontés les plus déterminées !

Avec les souhaits – qui, bien davantage que de simples souhaits, sont des prières déposées à votre intention dans le Cœur de Jésus et Marie – traditionnels pour une « bonne santé » (laquelle est si nécessaire pour mener à bien les tâches de chaque jour), ou du moins de force – physique, morale et spirituelle – pour avancer sans cesse malgré les épreuves qui, inéluctablement, se présenteront, je forme des vœux fervents, et je prie, pour que vous viviez toujours davantage et plus intensément de toutes ces vertus qui donnent tant de paix intérieure, en dépit de toutes les tempêtes extérieures, et qui procurent tant de bonheur à tous ceux qui nous entourent ou nous approchent.

Surtout je souhaite que vous ne laissiez jamais en vous diminuer ou se corrompre vos idéaux les plus purs et les plus nobles, que vous n’abdiquiez jamais votre quête de sagesse et que vous ne commettiez jamais l’erreur de cesser de vouloir progresser encore et toujours !

De ces dispositions, les saints et fascinants Rois Mages sont un merveilleux exemple qu’il est bon et consolant de garder bien présent à l’esprit et au cœur.

Trois saints Rois

Pour le reste, beaucoup d’entre vous suivent déjà de manière plus ou moins régulière les nouvelles du Refuge Notre-Dame de Compassion, soit au moyen des « infolettres », soit grâce à ce blogue du Maître-Chat Lully, soit par les publications quotidiennes sur ma page Facebook (visible même par ceux qui ne possèdent pas de compte sur ce réseau social), pour les autres je résumerai l’année 2017 qui s’est achevée par ces quelques notations :

- Ma santé, celle d’un vieillard qui se trouve dans sa 56ème année, sans jamais être flamboyante (problèmes hépatiques et digestifs récurrents, grande vulnérabilité à la fatigue, nécessité de séances de kiné régulières en raison du mauvais état de ma colonne…) se maintient pour me permettre de faire tant bien que mal ce que j’ai à faire. Vers la fin du dernier carême, une chute alors que je travaillais à construire un muret, m’a valu la « joie » de me casser trois côtes, et un examen réalisé cet automne a confirmé que je faisais des apnées du sommeil (moyenne de 36 apnées/h).

- Mes activités monastiques habituelles de prière et d’étude sont « complétées » par énormément de contacts : gens de passage qui viennent chercher une écoute ou des conseils ; associations en lien avec le patrimoine et la culture dans lesquelles je suis investi ; activité de correspondant local de presse pour le village de Saint-Martial ; soins aux brûlés ou personnes en traitement de radiothérapie…

- Le « combat légitimiste » – qui est une composante essentielle de ma vocation, me prend également pas mal de temps : à la responsabilité du Cercle Légitimiste du Vivarais, fondé en 2015 et érigé en association de droit (association loi 1901) à l’automne, s’ajoute désormais ma désignation comme prieur de la Confrérie Royale, laquelle se développe paisiblement et rayonne chaque jour davantage, malgré les oppositions et contradictions qu’elle suscite parfois.

Je demande pardon à ceux qui ne reçoivent pas de réponse rapide à leurs courriers ou courriels et les prie de bien vouloir faire preuve encore de patience : je ne vous oublie pas, mais tout s’accumule de manière exponentielle et il y aurait actuellement du travail pour plusieurs secrétaires, que je n’ai évidemment pas !!! Certains jours je reçois plus de 200 messages qu’il faut lire, trier selon les urgences… etc.

Je remercie très chaleureusement tous ceux qui, par leurs dons ponctuels ou réguliers, me permettent de vivre, de me déplacer (l’entretien et le carburant de la voiture – indispensable – sont de plus en plus coûteux), d’assurer quelques travaux à l’intérieur ou à l’extérieur du Mesnil-Marie (toujours en chantier) : parmi les dépenses à venir se trouvent la commande d’une nouvelle soutane, une intervention sur le démarreur de l’auto qui donne des signes de faiblesse, une intervention du menuisier au niveau de l’oratoire, des travaux d’abattage d’arbres pour lesquels je dois faire appel à un élagueur professionnel… et, si possible, des travaux de forage pour le captage d’une source repérée à la fin de l’été. Pour tout cela, une fois encore : « Providence divine du Cœur de Jésus, pourvoyez-y ! »

En vous redisant mes vœux et mon amitié fidèle, je vous reste uni,
in Corde Iesu & Mariae.

                                             Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

Pour aider le Refuge ND de Compassion > ici

Blason Frère Maximilien-Marie

2018-1. Voeux du Maître-Chat Lully pour l’an de grâce 2018.

Lundi 1er janvier 2018,
Fête de la Circoncision de NSJC.

SAS Mgr le Maître-Chat Lully 1er janvier 2018

Son Altesse Sérénissime Monseigneur le Maître-Chat Lully
(photo officielle du Jour de l’An 2018)

houx guirlande.gif

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

« ♫ ♪ ♫ Bon jour, bon mois, bon an et bonne estraine… ♪ ♫ ♪ » : c’est en fredonnant ce fameux rondeau de Guillaume du Faÿ que Frère Maximilien-Marie m’a soulevé de terre, serré tendrement dans ses bras, tout en esquissant de petis pas de danse médiévale et me câlinant pour me souhaiter la bonne année, lorsqu’il s’est levé ce matin.

Un peu plus tard dans la matinée il m’a dit : « Maître-Chat, je serais ravi si c’était toi le premier à adresser nos voeux à tous nos amis. Pour moi, je compte leur écrire un peu plus tard. Si tu le veux, pour illustrer tes propos, tu iras choisir des images anciennes dans ma collection ».
Je ne me le suis pas fait dire deux fois, parce que je raffole explorer les dossiers dans lesquels mon papa-moine range les innombrables images anciennes qu’il collecte avec autant de patience que de passion.

Bien sûr, je n’ai pas boudé mon plaisir en trouvant un dossier de petites cartes anciennes sur lesquelles ce sont les plus nobles et les plus parfaites de toutes les créatures animales – non, ce n’est pas de l’orgueil, c’est simplement la juste reconnaissance des merveilles que le divin Créateur a accomplies en nous et le reconnaître n’est qu’une marque de notre humilité – qui illustrent les voeux du nouvel an.
Et puisque la journée avait commencé par des réminiscences de musique ancienne, j’ai jeté mon dévolu sur les cartes qui montraient des chats faisant de la musique.
Ce seront donc en quelque sorte les étrennes du Mesnil-Marie que ces images choisies à votre intention, accompagnées de modestes quatrains décasyllabiques que j’ai inventés pour vous en m’inspirant des chants populaires que l’on interprêtait jadis au jour de l’an en se rendant par petits groupes de porte en porte…

pattes de chat Lully.

Chats Bonne Année 1

Pour qu’elle vous soit bonne et heureuse,
Très chers Amis, cette nouvelle année,
Ce sont moultes grâces précieuses
Que j’implore Dieu de vous accorder.

Quand de la cloche la voix bénite
Vers notre oratoire nous fait monter,
Vos intentions en nos coeurs habitent
Et sont au Dieu tout-puissant présentées : 

Chats Bonne Année 2

A nos amis, Seigneur, faîtes grâce !
Pour que leurs vies soient comme un beau concert
Dans lequel votre puissance efface
Les notes fausses, les notes de travers !

Chats Bonne Année 3

Que règne une juste et pure harmonie
Dans leurs coeurs, dans leurs âmes, dans leurs corps ;
Qu’ils mênent une heureuse et féconde vie ;
Que, contre le mal, ils se montrent forts !

Chats Bonne Année 4

La farandole des jours qui passent
Parfois lourde de si cruels chagrins
Ne pourra entamer leur audace
Si les soutient votre puissante main !

Chats Bonne Année 5

Toujours, qu’un  mâle et ardent courage
Les affermisse et fortifie leurs coeurs ;
Grandissant en grâce autant qu’en âge,
Qu’ils marchent vers votre éternel bonheur.

Chats Bonne Année 6

Et dans votre Cité du Ciel, un jour,
Nous espérons être tous réunis,
Chantant avec les anges votre amour
Et votre miséricorde infinie !

Chats Bonne Année 7

houx guirlande.gif

Invocations pour le début de l’année nouvelle > ici

2017-99. La préférée de Dieu.

Que Jésus embaume notre âme des vertus de la Crèche

« Que Jésus embaume notre âme des vertus de la Crèche. »
Mgr de Ségur

Voici une petite bande dessinée qui fut réalisée par Frère Maximilien-Marie à la fin du mois de décembre de l’année 1990. Il me semble que je n’ai pas besoin d’y ajouter de commentaires…

Patte de chat Lully.

Guirlande de Noël

La préférée de Dieu (1ère partie)

La préférée de Dieu (2nde partie)

Lanterne de Noël

Voir aussi :
- Quand l’année s’achève : « Dialogue d’une âme fatiguée avec son Seigneur » (Marie Noël) > ici
- Pour le dernier jour de l’année civile : « Te hominem laudamus » (Marie Noël) > ici
- Conte de Noël : « Le Noël de celui qui n’est pas venu » (Marie Noël) > ici
- Conte de Noël : « La dernière visiteuse » (Frères Tharaud) > ici
« A l’an que vèn, se sian pas mai que sian pas mens ! » > ici
- Invocations pour le début de l’année nouvelle > ici
- Etrennes sous forme d’images pieuses « vintage » > ici
- Et la série de réflexions intitulée « Métaphysique des voeux » à partir d’ > ici

Publié dans:Bandes dessinées, Lectures & relectures |on 30 décembre, 2017 |4 Commentaires »

2017-98. Rappel à Dieu de la grand’mère maternelle de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon.

Deuil de Madame la Duchesse de Franco

Vendredi 29 décembre 2017.

Nous avons appris en fin de matinée, ce vendredi 29 décembre 2017, le rappel à Dieu de Madame la Duchesse de Franco, Grande d’Espagne, veuve du marquis de Villaverde, et grand’mère maternelle de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX.

Avec la Confrérie Royale,
avec l’Union des Cercles Légitimistes de France,
avec le Cercle Légitimiste du Vivarais Abbé Claude Allier,
avec tous les fidèles serviteurs de la Royauté capétienne traditionnelle
et tous les Légitimistes de France et de Navarre,

le Refuge Notre-Dame de Compassion
s’associe à la peine de la Famille Royale,
lui adresse ses plus profondes et respectueuses condoléances
et prie pour le repos de l’âme de Madame la Duchesse.

Madame la Duchesse de Franco

Fille unique du Généralissime Francisco Franco, née à Oviedo le 14 septembre 1926, Maria del Carmen Franco y Polo, première duchesse de Franco, Grande d’Espagne, épouse (et veuve) du marquis de Villaverde, est décédée ce vendredi matin 29 décembre 2017 à son domicile madrilène. 

Il y a quelques semaines, avait été annoncé que Madame la Duchesse souffrait d’un cancer en phase terminale.
Elle a reçu les derniers sacrements le jeudi 28 décembre, alors que la Princesse Marie-Marguerite de Bourbon, Duchesse d’Anjou, se trouvait auprès d’elle.

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, son petit-fils, de jure SMTC le Roi Louis XX, qui a vécu chez elle pendant une dizaine d’années et se trouvait affectivement très proche d’elle, a lui-même annoncé son décès en ces termes :

« Dieu a rappelé Man (Note : Man était le surnom affectueux donné à Madame la Duchesse dans l’intimité familiale), Paix à son âme ; mais elle n’est pas partie : elle sera toujours dans mon cœur. Elle est passée discrètement durant 91 ans laissant des souvenirs fabuleux à toutes les personnes l’ayant connue et à moi, un grand vide.
Chère Man, vous serez toujours ma super grand-mère, ma deuxième mère, un de mes piliers et un exemple à suivre.
Vous avez été une grande chrétienne avec beaucoup de valeurs et d’une grande bonté ; vous aimiez voyager et découvrir d’autres lieux, vous étiez une des personnes des plus cultivées que j’ai pu connaître, d’une grande mémoire et toujours informée de tout ce qui se passe. [...] ; m’impressionnait la grande dame que vous avez toujours été, avec votre sang-froid, votre élégance, votre intégrité, votre sérénité, votre joie, votre patience, votre sincérité, votre force et votre ouverture d’esprit.
S’il fallait vous définir vous-même, je répéterais ce que mon cousin a dit : « Man est Man ».
Je vous aime. »

Louis de Bourbon, Duc d’Anjou.

[Texte traduit et diffusé par le Secrétariat de Monseigneur le Duc d'Anjou]

Prince Louis & Enfants de France avec la Duchesse de Franco

Madame la Duchesse de Franco, en compagnie de son petit-fils, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon
et de ses arrière-petits-enfants : (de gauche à droite) Monseigneur le Prince Alphonse, Duc de Berry, Monseigneur le Prince Louis, Dauphin de France et Duc de Bourgogne, et Madame la Princesse Eugénie.

2017-97. Voeux de nos Princes pour Noël 2017.

Voeux
de
Monseigneur le Prince Louis de Bourbon,
de jure SM le Roi Louis XX

et de
Madame la Princesse Marie-Marguerite, son épouse,
pour la
fête de Noël 2017

Duc et duchesse d'Anjou 2017

Message de Noël de Mgr le Duc d'Anjou et Madame

Le Baptême de Clovis (Versailles - cathédrale St Louis)

Publié dans:Commentaires d'actualité & humeurs |on 24 décembre, 2017 |3 Commentaires »

2017-96. « Divin Sauveur, Vous voulez être dans les fidèles comme en Votre sainte Mère… »

Mercredi des Quatre-Temps d’hiver
(pour l’explication des Quatre-Temps voir > ici).

Francesco Albani - Annonciation (ermitage St-Petersbourg)

Francesco Albani (1578-1660) : l’Annonciation (Saint-Petersbourg, palais de l’Ermitage)

* * * * * * *

Divin Sauveur, Vous voulez être dans les fidèles comme en Votre sainte Mère…

Extraits d’une méditation de Monsieur Olier
sur l’attente de la Mère de Dieu
et sur l’union avec le Christ par la grâce.

Qui pourrait dire les trésors et les grâces dont Dieu comble la Mère de Son Fils pour en faire l’objet de Ses délices et de Ses joies ?
Pour qu’elle soit digne de Lui, Il forme en elle une image parfaite de Ses perfections divines.
Unique épouse du Père éternel, Mère admirable de Son Fils, mon Sauveur, qu’il se passe, en cette heureuse attente, de mystères et de merveilles en vous ! Le Saint-Esprit, selon la parole de l’ange, descend sur vous, pour être le sanctificateur de Son temple. Le Père vous revêt de tout Lui-même et vous remplit de Sa sainte vertu. Ce qui naît ensuite de vous est saint. C’est le Fils de Dieu et le vôtre. Ce Fils n’est pas de la nature des autres enfants ; Il n’est pas pétri de péché ; Sa production est sainte ; et toute Son application est d’honorer en votre âme la majesté de Son Père et d’y fonder la plénitude de Sa grâce.

Qu’elle est adorable l’âme sainte de Jésus, perdant et abîmant en Soi l’âme de Sa très sainte Mère, et la pénétrant des mouvements amoureux qu’Il éprouvait pour Son Père !
Vous la faites participer à ce que Vous êtes et à ce que Vous faites, soit envers Dieu, soit envers les hommes.

Quand est-ce que je serai totalement vidé de moi, sacrifié pleinement par l’Esprit, et orné des perfections du Père ? Quand est-ce que mon intérieur sera capable de porter en soi le Verbe toujours louant et bénissant, toujours glorifiant et adorant la majesté de Dieu ?

Divin Sauveur, Vous voulez être dans les fidèles comme en Votre sainte Mère pour les rendre de véritables adorateurs du Père en Votre Esprit.
Jésus, venez en nous, animez-nous, et faites de nous un temple parfait de Votre vérité et un saint organe de Votre vie !

Jean-Jacques Olier de Verneuil (1608-1657)
appelé aussi « Monsieur Olier », fondateur de la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice.

Annonciation - Francesco Albani (ermitage St Petersbourg) - détail

Francesco Albani : Annonciation, détail (Saint-Petersbourg, palais de l’Ermitage)

Voir aussi :
« Contemplons Jésus dans le sein de Marie » > ici

2017-95. Où, à propos de l’anniversaire de la naissance de Sa Majesté le Roi Henri IV, le Maître-Chat Lully répond à quelques objections qui sont souvent opposées aux Légitimistes.

13 décembre,
Fête de Sainte Lucie, vierge et martyre ;
6ème jour dans l’octave de la Conception immaculée de Notre-Dame ;
Anniversaire de la naissance de SM le Roi Henri IV le Grand (13 décembre 1553).

Carapace berceau de Henri IV au château de Pau

Chambre natale de SM le Roi Henri IV au château de Pau :
selon la tradition, cette carapace de tortue de mer fut utilisée comme berceau pour Henri de Navarre à sa naissance ;
objet d’un véritable culte jusqu’à la révolution, ce berceau-carapace échappa à la fureur des « patriotes »;
à la Restauration (1822), il fut entouré de six lances en bois doré surmontées d’une couronne de lauriers et d’un casque superbement empanaché de plumes blanches, pour figurer les hauts faits d’armes du premier Roi Bourbon.

Armes de France & Navarre

Roi de France et de Navarre

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je vous ai déjà entretenus de la célébration traditionnelle qui se déroule à Rome, dans l’archibasilique-cathédrale du Latran, chaque 13 décembre (ou parfois à une date proche) : la Messe « pro felici ac prospero statu Galliae : pour le bonheur et la prospérité de la France », à l’occasion de l’anniversaire de la naissance de Sa Majesté le Roi Henri IV le Grand (13 décembre 1553 – voir > ici et > ici).

Je voudrais aujourd’hui profiter de cet anniversaire pour, une fois de plus, réfuter l’une de ces objections qui sont relativement fréquemment opposées aux légitimistes au sujet de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX.
Il y a quelques mois (cf. > ici), j’ai argumenté sur les raisons pour lesquelles il est préférable que, quoique étant de plein droit Français, Monseigneur le duc d’Anjou et sa famille ne résident pas de manière habituelle sur le sol français.
Aujourd’hui, je voudrais répondre à la critique suivante, que je rapporte à peu de choses près dans les termes où je l’ai lue ou entendue à plusieurs reprises :
« Quoi qu’il en soit des côtés sympathiques ou attachants de sa personne, le Prince Louis de Bourbon n’est pas de culture française, il parle le français avec un fort accent espagnol, et son français est même parfois approximatif. Quelle différence avec, par exemple, le Prince Reza Pahlavi, l’un des fils du Shâh, qui parle le français à la perfection et sans accent !… »

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1) La première remarque qu’il convient de faire ici, c’est que cet argument fallacieux dérive plus ou moins de ce pseudo « principe de nationalité », fréquemment invoqué par les orléanistes – mais pas uniquement eux – pour dénier au Prince Louis de Bourbon tout droit dynastique.
Je dis bien « pseudo principe ».
En effet, d’une part la « nationalité » n’a jamais fait partie des Lois fondamentales qui règlent la succession à la Couronne de France (cf. > ici) parce que c’est le fait d’être « du Sang de France », c’est-à-dire descendant de Hugues Capet par les mâles, qui fait qu’un homme est dynaste ; et d’autre part parce que la « nationalité » est une invention révolutionnaire et républicaine qui n’a pas beaucoup de sens pour le droit traditionnel de l’Ancien Régime.
Cela permet au passage de faire ressortir combien, sur ce point particulier comme pour beaucoup d’autres, les opposants à la Légitimité sont en fait, à des degrés divers, pénétrés par les idées de la révolution.

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2) Ma deuxième remarque consiste à mettre en évidence que ceux qui mettent en avant ces prétendues objections placent de fait leurs appréciations humaines subjectives au-dessus des règles objectives traditionnelles de la royauté capétienne.
Aujourd’hui on récusera les droits dynastiques d’un Prince au prétexte de l’éducation qu’il a reçue, de son accent, ou de sa manière de s’exprimer, et demain – parce que, ce faisant, on ouvre la porte à toutes espèces de dénégations au nom de ce qui ne nous plaît pas – on s’insurgera contre la légitimité du Prince qui ne sera pas assez grand, ou qui n’aura pas les yeux de la couleur que l’on aime, ou qui sera bègue (mais cela s’est déjà vu d’avoir un roi bègue : ce fut le cas de Louis II [846-879]), boiteux ou contrefait (en ce cas Louis XI n’eût jamais pu régner !), ou bien qui n’aura pas eu les maîtres et éducateurs que l’on eût souhaités pour lui, ou qui ne sera pas né au bon endroit, ou que sais-je encore ?
De telles objections n’ont finalement plus de limites et peuvent donner lieu à tous les abus et dérives de la subjectivité. Cela revient en effet à « choisir son roi » en fonction de critères personnels, et l’on arrive rapidement aux mêmes dérives que sous cette république où l’on a vu récemment des électeurs urner en faveur d’un candidat à la présidence non parce qu’ils avaient lu son programme (et y avaient adhéré) mais seulement parce qu’ils lui trouvaient un joli minois !
On ne choisit pas son Roi : le Roi est donné par Dieu ! Et ce sont les Lois fondamentales qui le désignent indubitablement et objectivement en dehors de tous les critères humains.
Qu’on me permette ici de faire remarquer que, selon les appréciations actuelles de ces crypto-nationalistes, Henri III de Navarre n’eût jamais dû accéder au trône de France et devenir Henri IV : en effet, il n’avait pas la « nationalité française » ; il était souverain d’un royaume étranger ; il parlait plus volontiers le patois béarnais que la langue française ; il avait un accent épouvantable qui devait tour à tour faire se gausser ou choquer les très suffisantes et minaudantes cocottes – mâles et femelles – de la Cour ; son éducation et sa culture s’apparentaient à celles des jeunes rustres avec lesquels il avait joué et s’était roulé par terre dans son adolescence ; et – c’est bien là sans aucun doute le plus fort de tous les arguments contre son accession au trône – il puait l’ail !
J’exagère à peine. Mais cela met bien en évidence l’inconsistance et l’inanité de ces objections adressées aux légitimistes à propos de ces « défauts » de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon que l’on monte en épingle.
Pour clore ce chapitre, je veux renvoyer mes lecteurs au chapitre XVI du 1er livre des Rois (selon la Vulgate) où l’on lit comment le prophète Samuel fut envoyé à Bethléem pour y donner l’onction royale à l’un des fils de Jessé. Samuel, impressionné par la beauté, la taille et la force de l’aîné, entend le Seigneur lui dire : « Ne regarde point son visage, ni la hauteur de sa stature, parce que Je l’ai rejeté et que Moi Je ne juge point selon le regard de l’homme ; car l’homme voit ce qui paraît, mais le Seigneur regarde le coeur » (1 Reg. XVI, 7).
Ainsi en est-il de nos jours encore, car c’est bien la Sainte Providence de Dieu qui a donné à la Royauté française ses Lois fondamentales réglant la succession au trône, et le Seigneur par la voix de ces Lois nous dit aujourd’hui : « Ne regardez pas à l’accent, à la culture ou à l’élocution du Prince : ce ne sont là que des apparences qui arrêtent vos regards et les empêchent de voir la réalité profonde et objective qui, elle, vous est accessible par les Lois fondamentales que j’ai voulues pour ce Royaume, et dont les siècles ont démontré le bien-fondé, la pertinence et la sagesse ! Il vaut mieux un Prince qui parle le français avec un accent espagnol mais dont les paroles énoncent fidèlement les principes traditionnels de la sainte Royauté héritée de Clovis, de Saint Charlemagne, de Saint Louis, de Louis XIV, d’Henri V qu’un autre prince qui parlerait peut-être impeccablement le français mais pour tenir un discours pénétré par les idées de la révolution et de la maçonnerie, hérité de Louis-Philippe… »

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3) La troisième et dernière réflexion que je veux vous livrer aujourd’hui se place dans la continuité de la précédente mais la développe d’une autre manière. Voici :
S’ils étaient vraiment cohérents avec cette espèce de crypto-nationalisme qui leur fait traiter Monseigneur le Prince Louis de Bourbon d’ « espagnol », ils devraient, en toute logique, refuser de voir monter sur le trône de France tout descendant d’un souverain étranger au Royaume de France, tout descendant de Henri III de Navarre à quelque degré que ce soit, et ils devraient contester la légitimité pour la France de tous les princes de la Maison de Bourbon, puisque tous descendants du Roi béarnais : les diverses formes d’invocation d’un prétendu « principe de nationalité » - même lorsqu’elle se fait au travers du reproche de l’imparfaite maîtrise d’une langue ou d’un accent qui n’a pas l’heur de plaire à des oreilles nationalistes – conduisent le plus logiquement du monde à exclure aussi de la Couronne de France les princes de la Maison d’Orléans et de la Maison de Parme qui, de nos jours, voudraient la revendiquer pour leurs personnes.
Toutefois, je crains qu’aveuglés par la passion et par leur sujectivisme, ils ne parviennent pas à s’établir dans une logique objective et sereine !

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Henri IV & Louis XX

Pour nous, sans sentimentalisme, sans recourir à des critères de pure apparence et subjectifs, nous nous attachons fermement et paisiblement à l’objectivité des Lois fondamentales du Royaume de France, rempart et force de la Légitimité, et nous chantons avec une joie et une ferveur indicibles ainsi que nos ancêtres :

Chantons l’antienne qu’on chantera dans mille ans :
Que Dieu maintienne en paix ses descendants
Jusqu’à ce qu’on prenne la lune avec les dents !

Vive la France, vive le Roi Henri !
Qu’à Reims on danse en disant comme Paris :
Vive la France, vive le roi Henri !

Pour écouter l’hymne « Vive Henri IV » somptueusement  harmonisé par Tchaikovsky
faire un clic droit sur l’image ci-dessous puis « ouvrir dans un nouvel onglet >

Image de prévisualisation YouTube

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2017-94. Nous vivons vraiment en des temps formidables !

Mardi 12 décembre 2017,
Fête de Notre-Dame de Guadalupe (cf. > ici) ;
Cinquième jour dans l’octave de la fête de la Conception immaculée de Notre-Dame ;
Mémoire du mardi de la deuxième semaine de l’Avent.

Lully & St François de Sales

fleur de lys

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Ceux d’entre vous qui sont abonnés à la lettre d’information du Mesnil-Marie ont pu lire dans la chronique de cet automne 2017 (cf. > ici) que le Cercle Légitimiste du Vivarais, qui existe comme association de fait depuis maintenant plus de deux ans, a procédé le 11 novembre dernier – à l’occasion de la fête de Saint Martin de Tours, apôtre des Gaules (la date n’avait évidemment pas été choisie au hasard) – à son assemblée générale constitutive afin d’être désormais une association de droit selon la loi de 1901, dotée de la personnalité juridique et pouvant ainsi adhérer officiellement à l’Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF).

Le soir même de ce 11 novembre, Frère Maximilien-Marie, sénéchal du Cercle Légitimiste du Vivarais, a accompli toutes les formalités de la déclaration de la nouvelle association auprès des services de l’Etat : cela peut maintenant se faire directement en ligne et évite des déplacements ou des envois de dossier par courrier postal.
C’est beaucoup plus simple, rapide et pratique… en théorie du moins.

Du 11 novembre (11 XI) au 12 décembre (12 XII), un mois s’est écoulé, et Frère Maximilien-Marie commençait à s’étonner de ne pas recevoir le récépissé de la Préfecture de l’Ardèche et de n’avoir pas de nouvelle de la publication au Journal Officiel, quand, justement, un peu avant midi, il a reçu un courriel rédigé en ces termes  :  « Bonjour, votre demande de création d’association a été traitée par le service chargé de votre dossier. Un document a été mis à votre disposition dans le porte-documents de votre compte service-public.fr. Cordialement. »
Notre Frère s’est donc aussitôt rendu sur le-dit compte et y a été invité à télécharger un document intitulé « rejet ». A la vue de ce titre, son sang n’a fait qu’un tour et il s’est hâté de l’enregistrer et de l’ouvrir.
Voici ci qu’il y a lu :

Capture d’écran rejet création asociation cercle légitimiste 12-12-2017

Perplexe devant le motif invoqué, puisque c’est en fonction même du code postal de la commune sur le territoire de laquelle se trouve le siège social de l’association que le site « service-public.fr » fait automatiquement suivre la télédéclaration aux services administratifs ayant juridiction sur cette commune, Frère Maximilien-Marie, dès la réouverture du standard de la sous-préfecture de Tournon-sur-Rhône, y a téléphoné au service des associations afin d’exposer le problème et demander des éclaircissements.
La dame qui lui a répondu était aussi perplexe que lui et ne comprenait absolument pas de quoi il pouvait s’agir. Elle ne pouvait même pas avoir accès aux dossiers : « La commune de Saint-Martial, sur laquelle se trouve le siège social de l’association dont vous avez déclaré la création, faisait partie de l’arrondissement de Tournon-sur-Rhône jusqu’au mois de décembre 2016. A la suite du rattachement de Saint-Martial à la communauté de communes « Montagne d’Ardèche », effectif depuis le 1er janvier 2017, cette commune s’est également retrouvée rattachée à l’arrondissement de Largentière. J’ai beau essayer de retrouver votre dossier de déclaration avec le numéro d’enregistrement que vous venez de me communiquer, je n’ai plus de possibilité d’accès à tout ce qui concerne les communes extérieures à notre arrondissement… Essayez de joindre ma collègue de Largentière ».

Voilà notre Frère qui appelle donc la sous-préfecture de Largentière et qui demande à joindre le service des associations. La standardiste, fort aimable au demeurant, le met en relation (après la petite musique électronique agaçante d’usage). Il salue la dame qui prend la communication, se présente, et demande tout de go : « Saint-Martial ne fait-il pas partie de l’arrondissement de Largentière depuis onze mois et demi ? »
- Pas du tout ! lui rétorque son interlocutrice avec un ton péremptoire. Saint-Martial dépend de la sous-préfecture de Tournon !
- Toutefois, insiste Frère Maximilien-Marie avec une voix pateline, je viens justement d’avoir votre collègue de Tournon et elle a été absolument catégorique : depuis que Saint-Martial a été rattaché à la communauté de communes « Montagne d’Ardèche », cette commune n’appartient plus à l’arrondissement de Tournon mais à celui de Largentière…
- Attendez ! Je vais voir… répond la dame avec moins d’assurance.
Frère Maximilien-Marie l’entend se lever, sortir de la pièce, échanger des paroles avec d’autres personnes sans qu’il puisse en comprendre les mots… Puis cette exclamation, elle clairement audible : « Sainte Vierge ! » Puis à nouveau des pas et la dame sur un ton très irénique lui dit : « Eh bien vous avez raison ! Saint-Martial se trouve bien dans notre arrondissement désormais… » Et là sur un ton presque enjoué : « C’est à vous que j’ai envoyé ce matin une notification de rejet pour un dossier de création d’association en vous demandant de refaire votre déclaration auprès de la sous-préfecture de Tournon ? »
- Oui, Madame !
La dame se confond en excuses et ajoute : « Je ne peux pas récupérer le dossier que vous m’avez envoyé le 11 novembre puisque, en raison de ma réponse, le site l’a automatiquement classé dans les rejets. Pouvez-vous me renvoyer un dossier complet ? »
Frère Maximilien-Marie n’a pas voulu se montrer désobligeant et lui a dit qu’il allait reprendre toute la démarche dans l’après-midi même – ce qu’il a fait – , mais il n’a pas pu s’empêcher auparavant de rechercher une extraordinaire séquence du dessin animé « Les douze travaux d’Astérix » qui s’intitule : « La maison qui rend fou ».
Si vous ne la connaissez pas, ou si vous désirez la revoir, je vous invite à le faire > ici. Bien sûr, selon la formule consacrée, « les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. »

Moi, depuis mon couffin douillet près du poële, bien que faisant mine de dormir, j’ai tout entendu et tout enregistré, et je pensais en moi-même : « Nous vivons vraiment en des temps formidables ! Obliger mon papa-moine à refaire complètement la déclaration de création de l’association Cercle Légitimiste du Vivarais parce que la responsable du service des associations de la sous-préfecture vers laquelle le site internet, correctement configuré, l’avait fait suivre, n’avait pas encore assimilé, au bout de onze mois et demi, qu’il y avait eu une modification des territoires respectifs des sous-préfectures de l’Ardèche, oui, c’est vraiment formidable ! »

Car, si vous ne le saviez pas, l’adjectif français formidable, vient de l’adjectif latin « formidabilis » qui signifie « qui inspire la crainte » ; il est en effet formé sur le verbe « formidare » qui veut dire « craindre », « redouter ». Et ce verbe « formidare » dérive lui-même  du mot « formido, -inis » qui désigne au sens premier un épouvantail et au sens figuré l’ « effroi », la « terreur » !
Ainsi, dans notre belle langue française, l’adjectif formidable signifie-t-il originellement « terrible », « redoutable ». Ce fut d’ailleurs son unique sens à l’époque classique et jusqu’au début du XIXème siècle. Vers 1830, il y eut un premier glissement de sens et formidable fut utilisé comme un synonyme d’ « impressionnant » puis d’ « étonnant », jusqu’à ce qu’enfin on arrive à l’utiliser comme un équivalent de « sensationnel » ou « extraordinaire ».
Mais bien sûr – vous vous en doutez j’espère – , lorsque j’écris que nous vivons en des temps formidables, j’emploie ici l’adjectif dans son acception classique et étymologique : je ne m’appelle pas Lully pour rien !

Oui, ces temps sont vraiment redoutables et m’inspirent une véritable épouvante…

pattes de chatLully.

Bonnes lectures du Maître-Chat

Et pour La Gazette Royale dont Maître-Chat Lully est un lecteur assidu voir > ici

fleur de lys

2017-92. Bonne, belle, fervente et sainte nouvelle année liturgique !

couronne de l'avent avec petits animaux

Aux premières vêpres du premier dimanche de l’Avent.

Bonne, belle, fervente et sainte nouvelle année liturgique,
chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion !

C’est en effet au premier dimanche de l’Avent que le cycle de l’année liturgique recommence, et ce cycle est celui de notre croissance dans la grâce et l’union à notre divin Sauveur.
Puisse donc cette nouvelle année liturgique vous apporter de grandes bénédictions du Ciel pour être toujours davantage et toujours plus profondément conduits par Dieu et unis à Lui…

« Mon Dieu, Verbe du Père, qui Vous êtes fait chair pour notre amour, qui avez assumé un corps mortel afin de pouvoir souffrir et Vous immoler pour nous, je voudrais me préparer à Votre venue avec les ardents désirs  des prophètes et des justes qui, dans l’Ancien Testament, ont soupiré après Vous, l’unique Sauveur et Rédempteur. « Oh ! Seigneur, envoyez Celui que Vous devez envoyer… Comme Vous l’avez promis, venez et délivrez-nous ! » (…)
O mon très doux Sauveur, Vous venez à ma rencontre avec un amour infini, avec l’abondance de Votre grâce ; Vous voulez envahir mon âme avec des torrents de miséricorde et de charité, afin de l’attirer à Vous. Venez, ô Seigneur, venez ! Moi aussi je veux courir avec amour à Votre rencontre mais, malheureusement, mon amour est si limité, si faible, si imparfait ; rendez-le fort et généreux, rendez-moi capable de me surmonter moi-même pour me donner totalement à Vous. (…)
Accordez-moi, ô Seigneur un amour fort ! Je le désire ardemment, non seulement pour échapper, un jour, à Votre regard sévère de juge, mais aussi et surtout pour payer de retour, en quelque manière, Votre charité infinie.
O Seigneur, ne permettez pas, je Vous prie, que cet amour excessif, qui Vous a conduit à Vous incarner pour mon salut, m’ait été donné en vain ! Ma pauvre âme a tant besoin de Vous ! Elle soupire après Vous comme après le médecin très compatissant qui, seul, peut guérir ses blessures, la tirer de la langueur et de la tiédeur où elle gît, et lui infuser enfin une vigueur nouvelle, un nouvel élan, une nouvelle vie. Venez, Seigneur, venez !
Je me prépare à accueillir Votre oeuvre d’un coeur humble et docile, prêt à se laisser guérir, purifier, pétrir par Vous. Oui, avec Votre aide, je veux faire n’importe quel sacrifice, je veux renoncer à tout ce qui pourrait retarder en moi Votre oeuvre rédemptrice.
Déployez, Seigneur, Votre puissance et venez ! venez sans plus tarder ! »

Extrait de « Intimité divine – méditations sur la vie intérieure pour tous les jours de l’année »,
par le Rd Père Gabriel de Sainte Marie-Madeleine ocd
au premier dimanche de l’Avent.

Etoiles

Textes pour l’Avent déjà publiés dans ce blogue :
- La couronne de l’Avent (explication) > ici
- BD « Tendus vers Son avènement » > ici
- La spiritualité de l’Avent (Benoît XVI) > ici
- Autre texte sur la spiritualité de l’Avent > ici
-  Conseils de St François de Sales pour la nouvelle année liturgique > ici
-  Autres voeux pour le début de l’année liturgique > ici
- Sermon de Saint Augustin sur l’avènement du Seigneur > ici

Enfin, pour écouter l’antienne mariale du temps de l’Avent et de Noël dans son ton solennel,
faire un « clic » droit sur l’image ci-dessous > ouvrir dans un nouvel onglet.

Traduction :
Auguste Mère du Rédempteur, porte du ciel toujours ouverte et étoile de la mer,
secourez un peuple qui tombe mais qui travaille à se relever :
ô vous qui, au grand étonnement de la nature, avez enfanté votre Créateur ;
Vierge avant comme après l’enfantement, recevant le salut de Gabriel, ayez pitié des pécheurs !

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Guirlande de sapin - gif

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