Archive pour la catégorie 'Chronique de Lully'

2018-97. Ce 8 décembre 2018 au Mesnil-Marie.

Mercredi 12 décembre 2018,
Fête de Notre-Dame de Guadalupe (cf. > ici).

Blason du Refuge Notre-Dame de Compassion

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Voici, au moyen de quelques photographies, un petit compte-rendu de la très belle fête de la Conception immaculée de Notre-Dame au Mesnil-Marie, le samedi 8 décembre dernier.
C’était le jour de la réunion mensuelle du Cercle Légitimiste du Vivarais Abbé Claude Allier, et, par bonheur et par grâce, nous avions un prêtre ami de passage, ce qui a permis de bénéficier de la Sainte Messe, qui a été chantée.

8 décembre 2018

Voici donc une photo de notre oratoire apprêté pour la Sainte Messe :

Oratoire du Mesnil-Marie 8 décembre 2018

Et voici l’autel plus en détail :

autel 8 décembre 2018

Du côté de l’épître se trouvaient un reliquaire contenant une parcelle du Saint Voile de Notre-Dame (le plus à droite) et un autre contenant une parcelle de bure de Saint Maximilien-Marie Kolbe, le « chevalier de l’Immaculée » :

autel 8 décembre 2018 - reliquaires côté épître

Tandis que du côté de l’Evangile, Frère Maximilien-Marie avait placé un reliquaire contenant des reliques du Bienheureux Pie IX, le pape de l’Immaculée Conception :

autel 8 décembre 2018 - reliquaire côté Evangile

Et voici la splendide chasuble de moire blanche brodée d’or que Monsieur l’Abbé a revêtue :

chasuble de Notre-dame

Après un délicieux déjeuner (les austérités de l’Avent étant suspendues en ce grand jour de fête), ainsi que je l’ai évoqué hier (cf. > ici), notre Frère a donné un enseignement sur « la Vierge Marie dans l’histoire de France ».
Puis, nos amis du Cercle Légitimiste ont repris la route et, le soir arrivant, nous nous sommes activés à allumer la centaine de lumignons déjà préparés et disposés sur les rebords des fenêtres du Mesnil-Marie :

8 décembre 2018

8 décembre 2018

Car nous sommes très attachés à la tradition initiée à Lyon le 8 décembre 1852 (cf. > ici).

8 décembre 2018

Or, cette année, profitant d’un anniversaire local dont je vous parlerai un peu plus loin, nous avions invité la population de Saint-Martial à suivre aussi cette belle tradition.
Un tract et des affichettes avaient été déposés chez les commerçants du village qui les avaient tous acceptés très volontiers. Afin que les non-catholiques ou les non-pratiquants eux-mêmes se sentent concernés et ne rechignent pas à placer des lumignons sur leurs fenêtres, ce tract avait été rédigé ainsi :

tract pour le 8 décembre 2018

Voici l’article que Frère Maximilien-Marie avait publié dans l’Hebdo de l’Ardèche après avoir interrogé les anciennes du village et qui vous renseignera sur l’histoire de cette statue dont ce 8 décembre a marqué le 80ème anniversaire de la bénédiction :

Hebdo de l'Ardèche - 29 novembre 2018

Mais les aînés du village avaient aussi demandé à Frère Maximilien-Marie d’acheter une guirlande électrique fonctionnant avec un petit capteur solaire et de l’installer, ce qu’il fit quelques jours avant la fête aidé par deux messieurs du village, et avec l’accord de Madame le Maire.
Sur cette photo on ne distingue pas très bien cette guirlande, à cause du flash qui s’est déclenché lors de la pris de vue, mais je vous assure qu’elle fait son petit effet et qu’elle met bien en valeur cette Madone octogénaire !

Statue de Notre-Dame de Rouveiller le 8 décembre 2018

Notre Frère a pris le volant et il est monté jusqu’au village, parcourant la rue principale, pour voir si l’invitation à mettre des lumignons sur les fenêtres avait été suivie.

Il faut savoir que la population de Saint-Martial est d’environ 250 habitants, mais loin s’en faut qu’il y ait 250 personnes au village : d’abord parce qu’il y a de nombreux hameaux éloignés et ensuite parce que certaines personnes officiellement domiciliées à Saint-Martial n’y habitent pas tout le temps. C’est ainsi que l’on voit au village de nombreuses maisons fermées qui ne sont occupées que l’été…

Eh bien, malgré cela, Frère Maximilien-Marie a été très heureux de constater qu’effectivement beaucoup de villageois présents ce 8 décembre avaient allumé de petites lumières sur au moins une ou sur plusieurs sde leurs fenêtres.
C’était aussi le cas pour les deux bars du village !!!…

fenêtres de Saint-Martial 8 décembre 2018

fenêtres de Saint-Martial 8 décembre 2018

fenêtres de Saint-Martial 8 décembre 2018

fenêtres de Saint-Martial 8 décembre 2018

J’espère que Notre-Dame a été touchée par ce modeste hommage et protègera maternellement notre village et ses habitants.

pattes de chatLully.

Trois lys blancs

2018-96. Où le Maître-Chat propose à nos amis éloignés la possibilité d’entendre la communication de Frère Maximilien-Marie sur la Vierge Marie dans l’histoire de France.

Regnum Galliae Regnum Mariae

« La Vierge Marie dans l’histoire de France » : ce titre est celui d’un ouvrage relativement célèbre dans les milieux catholiques traditionnels publié par le pseudo « marquis de La Franquerie ».
Propre à stimuler la dévotion à Notre-Dame, Reine et patronne principale du Royaume de France, ce livre, dans lequel on trouve de nombreuses vérités, n’est cependant pas exempt d’approximations, d’affirmations parfois un peu hasardeuses, ou d’interprétations très personnelles d’un auteur qui ne brille pas toujours par son jugement…

Le Cercle Légitimiste du Vivarais Abbé Claude Allier avait l’une de ses réunions mensuelles ce samedi 8 décembre 2018 et – profitant de cette date si chère à la piété catholique et à la ferveur mariale – Frère Maximilien-Marie a très intentionnellement repris le même titre que l’ouvrage sus-cité pour l’enseignement qu’il a donné aux membres du Cercle présents ce jour-là au Mesnil-Marie.

Cette communication a été enregistrée.
Je vous préviens tout de suite : il ne s’agit ni d’un exposé exhaustif ayant la prétention d’épuiser son sujet, ni d’une conférence magistrale, mais cet enseignement se présente davantage comme un entretien amical, vivant et familier.
Nous avons toutefois pensé qu’il pouvait intéresser plusieurs de nos amis pour lesquels l’éloignement géographique et certaines difficultés de circulation ne permettaient pas d’être présents au Mesnil-Marie ce 8 décembre.

Les personnes qui souhaiteraient posséder cet enregistrement peuvent donc nous écrire pour nous le demander – > ici – et nous leur ferons alors bien volontiers parvenir un lien de téléchargement du fichier audio de cette conférence.

Lully.

Trois lys blancs

2018-95. Message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, publié à l’occasion du 8 décembre 2018.

grandes armes de France

Message du Prince 8 déc 2018

Trois lys blancs

2018-93. Chronique du Mesnil-Marie du 2 septembre au 3 novembre 2018.

Samedi soir 3 novembre 2018 ;
Fête de tous les saints du diocèse de Viviers ;
Anniversaire de la victoire de Mentana (cf. > ici, > ici  et > ici).

Lully méditant

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Il est plus que temps pour moi de venir vous présenter ma petite chronique des mois de septembre et octobre écoulés, puisque mon dernier compte-rendu était daté du 1er septembre (cf. > ici).
Je vous ai déjà, en plusieurs occasions ces dernières semaines, narré quelques événements ou faits en rapport avec certaines circonstances particulières de notre vie au Mesnil-Marie, mais j’ai quelques compléments ou anecdotes à y ajouter.

Septembre et octobre ont été ici extraordinairement radieux et chauds (comme en témoignait la vidéo publiée à la mi-septembre cf. > ici), et nous en avons pleinement profité :
- Frère Maximilien-Marie pour des travaux extérieurs de débroussaillage et d’entretien du terrain, après l’été ; pour transporter et ranger du bois ; pour enduire généreusement d’huile de lin à plusieurs reprises toutes les huisseries de la maison, ce qui constitue leur nutriment et leur protection pour la mauvaise saison ; et pour ramasser les noix (en effet, alors que les trois années précédentes avaient été très pauvres, cette année notre récolte a été abondante).
- Et moi, pour l’accompagner et lui prodiguer mes judicieux conseils et, me plaçant dans des endroits stratégiques – mi-ombre mi-soleil -, le surveiller d’un œil tout en me plongeant dans de profondes méditations et réflexions…

Lully au panier de noix

Le début de la récolte des noix

En ce qui concerne les activités spirituelles, j’ai déjà évoqué la récollection qui a eu lieu au Mesnil-Marie à l’occasion de la fête de la compassion de Notre-Dame, le samedi 15 septembre (cf. > ici), et ne vous en reparlerai donc pas ; je ne reviendrai pas non plus sur le pèlerinage accompli par notre Frère le 26 septembre à La Louvesc, après la translation du corps de Sainte Thérèse Couderc dans la basilique, puisque je l’ai déjà longuement évoqué (cf. > ici), en revanche, je peux mentionner ici le pèlerinage en l’honneur de Sainte Marthe et de Saint Remi auquel il a participé avec un petit groupe d’amis le samedi 13 octobre.

- Pèlerinage à Tarascon et Saint-Rémy de Provence :
Le samedi 13 octobre était le jour de l’anniversaire de notre cher ami Monsieur le chanoine Sébastien Goupil (cf. > ici). Aussi, avec l’accord de son frère aîné, Monsieur le chanoine Frédéric Goupil, mais sans que l’intéressé soit lui-même au courant, une de nos amies avait organisé cette pieuse escapade dont le but était, puisque ils sont les chanoines fondateurs de l’Ordre de Saint-Remi, d’aller prier à Saint-Rémy de Provence, lieu où le saint évêque de Reims Apôtre des Francs a lui-même dédié une église (elle était originellement sous le vocable de Saint Martin de Tours) et accompli des miracles.
Jusqu’à la révolution, le territoire de Saint-Rémy de Provence était d’ailleurs en grande partie propriété de l’abbaye Saint-Remi de Reims.

Collégiale royale Sainte-Marthe

Collégiale royale Sainte-Marthe à Tarascon, vue extérieure

Comme Monsieur le curé de Saint-Rémy n’avait pas accepté la célébration de la Sainte Messe latine traditionnelle dans son église (!!!), nos pèlerins avaient rendez-vous à la collégiale royale Sainte-Marthe de Tarascon, où d’ailleurs Saint Remi et le Roi Clovis 1er le Grand étaient venus en pèlerinage.

Ici, Monsieur l’archiprêtre les a accueillis à bras ouverts et a sorti des tiroirs de la sacristie une belle chasuble de style Louis XVI pour que Monsieur le chanoine Sébastien puisse célébrer cette Sainte Messe du jour anniversaire de sa naissance.

Chasuble Louis XVI Tarascon

La Messe fut chantée avec une grande ferveur et allégresse dans la crypte de la collégiale.

Cette crypte a été édifiée à l’emplacement même de la maison de Sainte Marthe (dans laquelle elle avait été inhumée après sa bienheureuse mort), au IVème siècle, lorsque l’Eglise put sortir de la clandestinité et déployer son culte de manière extérieure sans plus craindre les persécutions. Le sarcophage sculpté à cette époque pour recevoir le corps de Sainte Marthe y sert aujourd’hui d’autel.
Tout au long des siècles, des travaux d’embellissement où des restaurations y ont été réalisés.
Ici sont venus en pèlerinage, outre Saint Remi et le Roi Clovis déjà cités, de très nombreux rois et princes, et de très nombreux saints : je citerai en particulier Saint Louis, Saint Louis d’Anjou, Sainte Brigitte de Suède, Saint François de Sales, Louis XIII et Louis XIV…

Crypte de Sainte Marthe - Tarascon

La collégiale possède de nombreuses et remarquables œuvres d’art qui demanderaient des heures et des heures pour toutes les étudier et apprécier.
Pour cette fois, nos pèlerins durent se contenter d’une visite simple, en n’omettant pas – bien évidemment – de se recueillir devant les reliques de la sainte hôtesse de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Frère Maximilien-Marie m’a rapporté qu’il a allumé une veilleuse à l’intention de tous nos amis et bienfaiteurs devant le splendide buste reliquaire de Sainte Marthe.

Reliquaire du chef de Sainte Marthe offert par Louis XI

Reliquaire du Chef de Sainte Marthe
copie du reliquaire offert par Louis XI (malheureusement détruit à la révolution…) 

Après le déjeuner, notre petit groupe s’est bien sûr rendu à l’église de Saint-Rémy de Provence pour la visiter et s’y recueillir…

Eglise Saint-Rémy de Provence

Façade néo-classique de l’église de Saint-Rémy de Provence

Bas-relief Saint Remi - détail maître-autel Saint-Rémy de Provence

Bas-relief en marbre représentant Saint Remi
détail du maître-autel de l’église de Saint-Rémy de Provence

- Autres activités :
Je vous ai aussi déjà parlé du déplacement de Frère Maximilien-Marie à Paris pour l’assemblée générale de l’association Jean Carmignac (cf. > ici et > ici).
Outre la Sainte Messe et les travaux de cette assemblée générale, ce fut pour notre Frère l’occasion de rencontrer plusieurs personnes avec lesquelles il avait rendez-vous.

Ajoutons à cela les activités ordinaires : les articles qu’il envoie à « L’Hebdo de l’Ardèche » pour alimenter la rubrique locale de Saint-Martial (et donc les déplacements qui leurs sont inhérents pour prendre des notes et des photos à l’occasion des diverses activités ou animations dans le village), le blogue de l’école qu’il doit mettre à jour régulièrement (cf. > ici), l’assemblée générale de l’association « La Ronde des Sucs » dont il est président, l’assemblée générale et la reprise des réunions d’étude mensuelles pour le Cercle Légitimiste du Vivarais… etc.

Octobre s’est achevé avec la fête du Christ-Roi… marquée par une première chute de neige.
Ce dimanche 28 octobre, elle n’est pas tombée dans notre hameau même : la limite pluie-neige était à environ 100 m au-dessus de chez nous. Mais c’était suffisant pour rendre la route qui mène au Puy bien peu praticable. Ce dimanche-là donc, Frère Maximilien-Marie est allé fêter la Royauté universelle de Notre-Seigneur à l’église Notre-Dame à Valence.
Le lendemain, lundi 29 octobre, les températures s’étant encore abaissées, il a commencé à neiger ici même dès le lever du jour, et cela a duré une bonne partie de la journée et de la nuit suivante, jusqu’à former une couche allant, selon les endroits, de 15 à 20 cm.

Mardi 30 octobre 2018

Le Mesnil-Marie, le mardi 30 octobre 2018 à midi

Heureusement, cela n’a tout de même pas trop duré et il n’y a pas eu de dégâts ici-même, contrairement à de nombreux lieux d’altitude.
Dès la matinée du mardi 30, il y a eu un radoucissement et il s’est mis à pleuvoir. Cette pluie a fait peu à peu fondre la neige. Déjà, sur le cliché pris ce 30 octobre à midi et publié ci-dessus, la couche avait diminué d’un bon tiers. La pluie est alors devenue plus intense, plus abondante, violente parfois, et elle a duré une trentaine d’heures.
Inutile de vous préciser que je n’avais guère envie de mettre l’extrémité de mes moustaches dehors pendant tous ces jours !
Pour la Toussaint et pour le Jour des Morts, Frère Maximilien-Marie a pu à nouveau franchir les cols d’altitude pour se rendre à la Sainte Messe au Puy : la chaussée n’était enneigée ou verglacée qu’en peu d’endroits.

Pour terminer cette chronique, permettez-moi trois annonces :

1) Frère Maximilien-Marie a décidé de reprendre cette année l’usage antique – et bien oublié dans l’Eglise latine, sauf dans certaines congrégations très ferventes – du Carême de la Nativité.
Ce Carême, distinct du temps liturgique de l’Avent (lequel ne commencera qu’au dimanche le plus proche de la fête de Saint André), est parfois appelé « carême de Saint Martin » puisqu’il débute aux alentours de la fête du saint évêque de Tours (11 novembre). C’est une quarantaine entière, que nous commencerons au Mesnil-Marie au soir de l’octave de la Toussaint (le 8 novembre donc) et durant laquelle Frère Maximilien-Marie observera la même discipline alimentaire que pendant le grand Carême de Pâques : régime végétalien sauf aux jours de grandes fêtes (la Toussaint de l’Ordre, Saint Martin, la Présentation de Notre-Dame, Saint André et la Conception immaculée de la Vierge) où le poisson ou les œufs seront permis (pour plus de détails voir ou revoir l’usage antique > ici).

2) Pendant plusieurs années, Frère Maximilien-Marie a organisé des « Veillées Culture & Patrimoine », une fois par mois, de novembre à mars. Au début, ces veillées avaient lieu au Mesnil-Marie, qui s’est avéré vite trop petit. La municipalité nous a alors gracieusement prêté la salle de réunion aménagée dans l’ancien presbytère et ces veillées réunissaient, selon les cas, depuis une dizaine de personnes jusqu’à parfois une cinquantaine de participants. Par manque de temps et en raison d’un excès de fatigue, notre Frère ne les a pas organisées pendant les hivers 2016-2017 et 2017-2018. Toutefois plusieurs personnes lui ont exprimé leur regret de cette disparition. Après en avoir parlé aux responsable d’une association nouvellement créée dans le village – l’Amicale Art-Création-Loisirs – il a été convenu de reprendre ces veillées un mardi par mois à partir du 13 novembre : Madame le Maire a exprimé sa joie de voir repartir cette offre culturelle de proximité dans le village et a aussitôt accepté la mise à disposition gracieuse de la salle de l’ancien presbytère. Les deux associations (Amicale Art-Création-Loisirs et Refuge Notre-Dame de Compassion) les prépareront de concert et ont résolu que la collecte réalisée à l’aide de la corbeille déposée à la sortie serait attribuée à l’école, toujours dans le but d’en soutenir l’existence.

3) Je dois exprimer de très vifs remerciements à tous nos bienfaiteurs qui, par leurs dons, aident déjà à la vie quotidienne, à l’organisation des activités et aux travaux nécessaires pour continuer la restauration du Mesnil-Marie : nous envisageons de faire revenir une mini-pelle pour continuer l’aménagement d’un chemin (une première partie a été faite l’an dernier) accédant au terrain sur lequel nous envisageons un jour la construction de la chapelle de Notre-Dame de Compassion ; il y a des travaux de rejointoiement à réaliser à l’intérieur et des aménagements de placards ; Frère Maximilien-Marie a besoin de faire confectionner une nouvelle tunique (ainsi nomme-t-on la soutane des moines de Saint-Augustin)… etc.
Afin de nous aider pour l’accomplissement de ces projets, nous comptons encore sur vous et je tends une fois de plus la patte vers vous, chers Amis…

Que Notre-Dame de Compassion vous bénisse et vous comble de grâces !

Pour soutenir la vie, les activités et les travaux du Refuge ND de Compassion > ici

pattes de chatLully.

Lully 30 octobre 2018

Rappel :
Publications de ce blogue en rapport avec la Toussaint, le jour des morts… etc.

Textes spirituels :
- « Deux amours ont bâti deux cités » (St Augustin) > ici
« Il n’y a de vie véritable que la vie bienheureuse » (St Augustin) > ici

Contes :
- « Des Saints et des animaux », 4 parties dont la 1ère est > ici (et ensuite suivre le lien en bas de chaque texte)
« L’histoire de Saint Glinglin et de la belle Lurette » (R. Escarpit) > ici
« L’histoire de l’homme qui s’ennuyait » (sur une idée de C. Péguy) > ici

Bandes dessinées :
- « Camille-chenille et Edmond-papillon » > ici

- Le « Musée du Purgatoire »  > ici
– Les indulgences pour les défunts > ici
– La fête des Saintes Reliques > ici

- Prière à la Vierge de Compassion pour les âmes du Purgatoire > ici

2018-91. Et si on le disait en chantant ?

Mercredi 17 octobre 2018,
Fête de Sainte Marguerite-Marie (cf. > ici et > ici) ;
Anniversaire du massacre de la Glacière (cf. > ici).

orchestre de chats

Chers Amis du  Refuge Notre-Dame de Compassion,

A la fin de ma publication du 8 octobre dernier (cf. > ici), je vous promettais que, si j’en avais le temps, je vous rapporterais quelques anecdotes liées au rapide passage de mon papa-moine à Paris au début de ce mois. En voici une, avec quelques développements…

Après la Sainte Messe de ce samedi 6 octobre dans la chapelle de l’Assomption à Saint-Sulpice, à la sacristie, le jeune prêtre qui venait de célébrer, alors que Frère Maximilien-Marie se relevait après avoir reçu sa bénédiction, l’a remercié d’avoir servi la Messe et il a ajouté : « Vous avez l’air très habitué à cette Messe ».

Notre Frère lui a répondu que, d’une part, il pratiquait exclusivement dans le rite latin traditionnel et qu’il n’assistait – toujours en retrait et sans vraiment y participer – que d’une manière très exceptionnelle à des cérémonies célébrées selon le nouvel ordo (par exemple pour des funérailles) ; et que d’autre part il était un « dinosaure » – c’est le terme qu’il a employé – parce qu’il est né « avant le concile » (là, l’abbé a marqué son étonnement parce qu’il paraît que Frère Maximilien-Marie ne fait pas son âge !) et que toutes ses premières années avaient été marquées par la liturgie traditionnelle.
Il est certes vrai que, par la suite, à une époque où – de manière éhontément mensongère – on a fait passer le rite ancien pour « abrogé » et « interdit », Frère Maximilien-Marie a bien dû assister à la « nouvelle messe », mais il a toujours gardé au fond du cœur l’amour et le vif désir du rite traditionnel, subissant le rite réformé, même lorsqu’il était célébré selon des formes proches de l’ancien rite, en comparaison duquel la nouvelle liturgie lui a toujours parue indigente et débilitante.

Lorsqu’il m’a rapporté la chose, comme nous étions dans les jours qui ont suivi la mort de Monsieur Aznavour, j’ai proposé à mon papa-moine le pastiche suivant que j’ai composé à son intention et qu’il a aussitôt adopté et chanté avec un immense plaisir :

♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ 
Je vous parle d’un temps
Que les moins d’cinquante ans
Ne peuvent pas connaître :
L’Eglise en ce temps-là
Semblait encore catho
Et bien moins décatie !
Et si la liturgie,
Déjà en bien des lieux,
Ne payait pas de mine,
C’est là que j’ai connu
La véritable Messe
Et que j’en ai vécu !

La vraie Messe !
La vraie Messe !
Ça voulait dire : on est heureux !
La vraie Messe !
La vraie Messe !
Elle nous portait vers les Cieux…
♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫

Je l’ai remarqué bien des fois, un peu d’humour est salutaire en face des situations à la fois terribles et lamentables qui font, en nos tristes temps, l’actualité de la Sainte Eglise, occasions de tant de troubles, inquiétudes et tentations de découragement pour beaucoup de fidèles.

Frère Maximilien-Marie est d’ailleurs assez coutumier et depuis fort longtemps de ces pastiches de chansons.
En témoigne l’adaptation suivante, composée en partie jadis par notre Frère avec des amis, sur une mélodie à succès de la princesse Stéphanie de Monaco quand elle voulut faire carrière dans les variétés (!!!) et que depuis nous avons complétée.
Ce chant a beaucoup amusé Jean-Baptiste, le filleul de Frère Maximilien-Marie, qui le fredonne lui aussi de temps en temps :

♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪
Comme un ouragan,
Le concile en moi
A balayé le passé :
Il a perverti
La sainte liturgie
Qu’il a protestantisée !

Comme un ouragan,
Le concile en moi
A balayé le passé :
Les étoles en laine,
Les calices en terre
Je ne peux plus m’en passer…
♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪

C’est une assez bonne méthode pour prendre du recul et, en quelque manière, pour se prémunir contre l’amertume, ce poison qui ruine la vie spirituelle de trop de catholiques traditionnels, fidèles certes, mais si souvent aigris et éteints…

pattes de chatLully.
Chat chantant

2018-90. Où le Maître-Chat évoque l’assemblée générale de l’Association Jean Carmignac et présente la chapelle dans laquelle la Sainte Messe fut célébrée pour l’occasion.

Lundi 8 octobre 2018,
Fête de Sainte Brigitte de Suède (cf. > ici).

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Samedi dernier, 6 octobre, Frère Maximilien-Marie s’est rendu à Paris afin de prendre part à l’assemblée générale de l’Association Jean Carmignac, à laquelle tous ceux qui le connaissent bien savent combien il est attaché.
Cette assemblée générale a toujours lieu au début du mois d’octobre, un samedi, afin d’être proche de la date du rappel à Dieu de Monsieur l’Abbé Jean Carmignac (+ 2 octobre 1986) que notre Frère a un peu connu et dont il avait reçu de judicieux conseils (voir « Souvenirs de quelques conversations avec Monsieur l’Abbé Carmignac » > ici).

Je ne vous ferai pas de compte-rendu de cette assemblée générale et des passionnantes communications dont elle fut l’occasion : les personnes que cela intéresse pourront en trouver le résumé dans le bulletin de l’Association, auquel je ne peux que les encourager à s’abonner (quatre publications par an) parce qu’il contient toujours des textes très intéressants en rapport avec les études bibliques, la défense du caractère historique des Saints Evangiles et les preuves toujours plus nombreuses de leur rédaction à des dates très proches des événements (voir les anciens bulletins > ici).
En revanche je veux vous présenter rapidement le lieu où fut célébrée la Sainte Messe par laquelle a commencé cette journée de retrouvailles, d’amitié et de travaux.

Paris église Saint-Sulpice

Ancienne carte postale montrant la façade de l’église Saint-Sulpice à Paris

Cette Sainte Messe anniversaire à la pieuse mémoire de Monsieur l’Abbé Carmignac est toujours célébrée à l’église Saint-Sulpice où, en 1956, au retour de ses études en Terre Sainte, il fut affecté en qualité de vicaire auxiliaire. Il resta ici une dizaine d’années y exerçant un précieux ministère essentiellement consacré aux confessions, à la direction spirituelle et aux visites des malades, tout en continuant ses études hébraïques et en dirigeant « La Revue de Qumran » qu’il avait fondée en 1958.

Son départ de Saint-Sulpice est consécutif à l’adoption de la nouvelle traduction française du « Pater » – dite « traduction œcuménique » – en 1966 : « Alors ma vie a été bouleversée par un événement dont vous aurez peut-être du mal à comprendre l’importance. Quand j’ai appris qu’une nouvelle traduction française du « Notre Père » allait contenir la formule « Ne nous soumets pas à la tentation », j’ai été indigné, d’abord parce que cette traduction est fausse, et surtout parce qu’elle constitue un outrage à Dieu, qui n’a jamais soumis personne à la tentation. J’ai donc protesté auprès des autorités responsables de cette erreur, mais je n’ai pas réussi à les faire modifier cette regrettable traduction. Persuadé que la vérité finit toujours par s’imposer, je me suis mis à préparer une thèse de doctorat sur le « Notre Père ». Je l’ai soutenue le 29 janvier 1969 et elle est parue en juillet de la même année avec le titre Recherches sur le Notre Père (Letouzey et Ané) ; c’est un gros volume de 608 pages, qui pèse plus d’un kilo ! Plus tard je l’ai abrégé en un petit volume de vulgarisation À l’écoute du Notre Père. Bien entendu, cette opposition, que ma conscience m’imposait à la fois par loyauté scientifique et par respect de Dieu, n’a pas été appréciée par les autorités ecclésiastiques et j’ai dû quitter mon poste à Saint-Sulpice pour me réfugier à la paroisse Saint-Louis d’Antin, puis en 1967 à la paroisse Saint-François de Sales ».
Tous ses amis se souviennent qu’à Saint-François de Sales, l’Abbé Carmignac faisait l’objet de mesures à proprement parler discriminatoires, voire frôlant la persécution. Que la honte et le déshonneur soient à jamais sur les prêtres et évêques qui en usèrent ainsi avec lui !
On relira aussi avec intérêt le récit de la visite de Vittorio Messori à l’abbé Carmignac dans son petit logement de la paroisse Saint-François de Sales > ici.

Bref ! Revenons-en à la Sainte Messe de ce samedi matin 6 octobre. Elle fut célébrée dans la chapelle dite aujourd’hui « de l’Assomption », mais qui fut à l’origine la « chapelle des catéchismes ».

chapelle de l'assomption Saint-Sulpice

Paris, église Saint-Sulpice :
l’astucieuse chaire de la chapelle des catéchismes.

Edifiée au XVIIIème siècle, la chapelle des catéchismes, qui se signale à l’extérieur par un étonnant toit en forme de dôme applati dont l’épi de faîtage en bronze représente un pélican s’ouvrant le flan pour nourrir ses petits, adopte la forme d’un hexagone aux côtés irréguliers.
Comme son nom l’indique, elle a été conçue afin d’y réunir les enfants pour l’enseignement du catéchisme : celui-ci leur était dispensé par un prêtre du haut d’une chaire à double escalier, et le pied de la chaire est astucieusement aménagé en confessional.

La chapelle est ornée de quatre grands tableaux dont trois sont des XVIIème ou XVIIIème siècles et ont fait l’objet de belles restaurations.
Chacun d’entre eux mériterait un article pour lui seul.

Sur le côté opposé à la chaire des catéchismes, se trouve l’autel, surmonté par la statue d’une Madone à l’Enfant d’un style tout académique, sur le socle de laquelle on peut lire « Notre-Dame de Toute Grâce – 1868″.

autel de la chapelle de l'Assomption

Autel de la « chapelle de l’Assomption », ancienne « chapelle des catéchismes »

Devant cet autel, a été disposé un « autel-face-au-peuple » en forme de table, réalisé en contreplaqué dans le plus pur « style » (!!!) de la fin des années 60 du précédent siècle, et qui n’a bien sûr pas servi pour cette Sainte Messe, puisqu’elle fut célébrée dans le rite latin traditionnel par un jeune prêtre chilien ordonné depuis trois ans dans l’Institut du Bon Pasteur.

Nous sommes évidemment très reconnaissants à Monsieur le Curé de Saint-Sulpice d’accueillir l’Association Jean Carmignac pour cette célébration annuelle.

messe du samedi 6 octobre

Sainte Messe du samedi 6 octobre 2018
(aimable communication de l’un de nos amis qui assista à cette Messe)

Il y aurait quelques anecdotes – certaines savoureuses – à vous narrer à propos de cette journée parisienne de Frère Maximilien-Marie : si j’en ai le temps je vous les conterai une autre fois.

Que Dieu garde longtemps cette chère association qui maintient la mémoire vivante de notre vénéré abbé Jean Carmignac, et qu’il lui accorde de se développer et de rayonner toujours davantage pour l’honneur de Dieu, en particulier dans son combat – car c’en est un – pour faire connaître la vérité des Saints Evangiles !

pattes de chatLully.

2018-89. Le rêve de l’Enfant Jésus.

Mercredi 3 octobre 2018,
Fête de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face.

Le rêve de l'Enfant Jésus

Le rêve de l’Enfant Jésus
huile sur toile de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face (janvier 1894)

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je veux saisir l’occasion de cette fête de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face pour vous présenter – si vous ne le connaissez pas déjà – un tableau réalisé par la jeune carmélite de Lisieux en janvier 1894 et intitulé « Le Rêve de l’Enfant Jésus ».

Historique du tableau :

Ce tableau a été peint par Sœur Thérèse en janvier 1894 pour être offert à sa supérieure, Mère Agnès de Jésus, à l’occasion de sa fête : le 21 janvier.
Dans les Carmels, la fête patronale de la Prieure est alors l’occasion d’une fête communautaire. En outre, vous le savez, Mère Agnès de Jésus n’est autre que la sœur aînée de Sœur Thérèse : Pauline, qui lui a servi de seconde mère après la mort prématurée de Madame Martin et a joué un rôle très important dans l’éducation spirituelle de Thérèse. Les deux religieuses sont unies par les liens d’une très grande intimité spirituelle et l’élection de Mère Agnès au priorat a été une très grande joie pour Sœur Thérèse. Ce 21 janvier 1894 est donc la première fête de Mère Agnès ès qualité de prieure.
C’est aussi en ce début d’année 1894 que Sœur Thérèse manifeste les premiers symptômes (maux de gorge et douleurs de poitrine) de la tuberculose qui l’emportera dans un peu plus de trois ans.

Mère Agnès de Jésus ne va garder le tableau pour elle-même mais, au mois d’avril 1894, elle l’offre au monastère de la Visitation du Mans.
Vous vous souvenez peut-être qu’il existe des liens très forts entre la famille Martin et les Visitandines du Mans : la sœur de Madame Martin y était religieuse sous le nom de Sœur Marie-Dosithée ; les deux sœurs aînées de Thérèse, Pauline et Marie, y furent pensionnaires et y furent profondément imprégnées par l’esprit de Saint François de Sales et Sainte Jeanne-Françoise de Chantal ; Pauline avait tout naturellement pensé entrer à la Visitation du Mans, mais finalement une inspiration reçue devant la statue de la Madone du Carmel dans l’église Saint-Jacques de Lisieux lui avait fait comprendre que Notre-Seigneur la voulait carmélite.
De fait, on comprend qu’il existe une correspondance suivie entre le Carmel de Lisieux et la Visitation du Mans, et Mère Agnès concrétise les liens de religieuse amitié qui unissent les deux monastères par l’envoi de ce tableau dont le symbolisme est tout un programme de vie religieuse, à son ancienne maîtresse visitandine, Mère Marie-Aloysia Vallée.

La Visitation du Mans ayant fermé, les religieuses qui restaient intégrèrent le monastère de Chartres, où elles apportèrent leurs archives et leur patrimoine : c’est ainsi que, en janvier 1995, lorsque Frère Maximilien-Marie fut affilié au monastère de la Visitation de Chartres, cette cérémonie d’affiliation fut célébrée en présence du tableau de Sainte Thérèse (cf. > ici).
Malheureusement le monastère de Chartres a fermé lui aussi, et désormais « Le Rêve de l’Enfant Jésus » se trouve à la Visitation de Moulins, où notre Frère a pu le vénérer – puisqu’il s’agit d’une relique – et le prendre en photo au parloir le 3 octobre 2013 à l’occasion d’une visite au monastère. 

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus de la Sainte Face

Sur ce cliché, Sainte Thérèse a voulu poser en montrant ostensiblement les deux pôles
spirituels qui symbolisent toute sa vie religieuse : l’Enfant Jésus et la Sainte Face.

Explication du tableau :

Sainte Thérèse a voulu exprimer dans ce tableau des choses qui sont essentielles à sa vie religieuse et, alors qu’elle s’achemine vers la plénitude de sa « voie » de sainteté, elle a ici représenté de manière symbolique ce qui en est l’essentiel.
Elle a donné elle-même l’explication de ce tableau dans un texte qui l’accompagne et dont le langage fleuri et presque enfantin voile des réalités spirituelles d’une intense gravité…

Rêve de l'Enfant Jésus - détail

« En jouant avec les fleurs que son épouse chérie lui a apportées dans sa crèche, Jésus pense à ce qu’Il fera pour la remercier… La-haut dans les jardins célestes, les anges serviteurs de l’Enfant Divin, tressent déjà les couronnes que son Cœur a réservées pour sa bien-aimée.
Cependant la nuit est venue. La lune envoie son rayonnement argenté et le doux Enfant Jésus s’endort… Sa petite main ne quitte pas les fleurs qui l’ont réjoui pendant la journée et son Cœur continue de rêver au bonheur de son épouse chérie.

Rêve de l'Enfant Jésus - détail

Bientôt il entrevoit dans le lointain des objets étranges qui n’ont aucune ressemblance avec les fleurs printannières. Une croix !… Une lance !… Une couronne d’épines !… et cependant le Divin Enfant ne tremble pas. Voilà ce qu’il choisit pour montrer à son épouse combien il l’aime !… Mais ce n’est pas encore assez, son visage enfantin et si beau, il le voit défiguré, sanglant !… méconnaissable !… Jésus sait bien que son épouse le reconnaîtra toujours, qu’elle sera à ses côtés, alors que tous l’abandonneront, aussi l’Enfant Divin sourit à cette image sanglante. Il sourit encore au calice rempli du vin qui fait germer les vierges.

Rêve de l'Enfant Jésus - détail

Il sait que dans son Eucharistie les ingrats le délaisseront, mais Jésus pense à l’amour de son épouse, à ses délicatesses. Il voit les fleurs de ses vertus embaumant le sanctuaire et Jésus Enfant continue de sommeiller doucement… Il attend que les ombres déclinent… que la nuit de la vie soit remplacée par le jour radieux de l’éternité !…
C’est alors que Jésus rendra à son épouse bien-aimée les fleurs qu’elle lui a données en le consolant sur la terre… C’est alors qu’il inclinera vers elle sa Face Divine toute rayonnante de gloire et qu’il fera goûter éternellement à son épouse la douceur ineffable de son divin baiser !… ». 

Autographe de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face
donné à la Visitation du Mans en même temps que le tableau par la Révérende Mère Agnès de Jésus
et aujourd’hui conservé à la Visitation de Moulins.

Rêve de l'Enfant Jésus - détail

Tous les habitués des écrits de Sainte Thérèse et de sa spiritualité retrouvent dans ces lignes un résumé remarquable de tous les thèmes thérésiens : le sommeil de l’Enfant Jésus, la nuit, l’enfance spirituelle, les fleurs, consoler Jésus, faire plaisir à Jésus, la réparation, la fécondité du sacrifice, les noces mystiques, la Passion, la Sainte Face douloureuse qui se révèlera un jour glorieuse, les récompenses de la vie future, l’éternité ardemment désirée… Oui, tout ce que l’on retrouve développé dans les manuscrits autobiographiques et les lettres de la Saine se trouve ici résumé.

A cette note explicative, Sœur Thérèse a joint encore une lettre à l’adresse de Mère Agnès :

« Ma Mère chérie,
Vous venez de lire le rêve que votre enfant voulait reproduire pour votre fête. Mais hélas ! c’est votre pinceau d’artiste qui seul aurait pu peindre un aussi doux mystère !… J’espère que vous ne regarderez que la bonne volonté de celle qui serait si heureuse de vous faire plaisir.
C’est vous, ma Mère, ce sont vos vertus que j’ai voulu représenter par les petites fleurs que Jésus presse sur son Cœur. Les fleurs sont bien pour Jésus seul ! oui, les vertus de ma Mère chérie resteront toujours cachées avec le petit Enfant de la crèche, cependant malgré l’humilité qui voudrait les voiler, le parfum mystérieux qui s’échappe de ces fleurs me fait déjà pressentir les merveilles que je verrai un jour dans l’éternelle Patrie, quand il me sera permis de contempler les trésors de tendresse que vous prodiguez maintenant à Jésus.
O ma Mère ! vous le savez, jamais je ne pourrai vous dire toute ma reconnaissance pour m’avoir guidée comme un ange des Cieux au-milieu des sentiers de la vie. C’est vous qu’il m’avez appris à connaître Jésus, à l’aimer. Maintenant que vous êtes doublement ma Mère, ah ! conduisez-moi toujours vers le Bien-Aimé ; apprenez-moi à pratiquer la vertu, afin qu’au Ciel je ne sois pas placée trop loin de vous et que vous puissiez me reconnaître pour votre enfant et votre petite sœur,

Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face
rel. carm. in. »

Cette lettre autographe de Sœur Thérèse à Mère Agnès a également été donnée par elle à la Visitation du Mans
et, ayant suivi le tableau, se trouve elle aussi désormais à la Visitation de Moulins.

ancienne image de dévotion représentant le tableau

Ancienne image de dévotion représentant le tableau
diffusée après la canonisation de Sainte Thérèse

Voir aussi :
Lettre apostolique de Pie XII établissant Sainte Thérèse patronne de la France en second > ici

2018-88. De la nouvelle présentation du corps de Sainte Thérèse Couderc dans la basilique de La Louvesc.

Jeudi 27 septembre 2018,
Fête des Saints Côme et Damien, martyrs ;
Commémoraison de Saint Elzéar et Sainte Delphine de Sabran ;
Anniversaire de la naissance de SMTC le Roi Louis XIII.

translation de Sainte Thérèse Couderc 22 septembre 2018

Translation du corps de Sainte Thérèse Couderc
depuis la chapelle du Cénacle
jusqu’à la basilique de Saint Jean-François Régis
La Louvesc, le 22 septembre 2018
(photo prise par une amie présente à la cérémonie)

Chers Amis du  Refuge Notre-Dame de Compassion,

Monseigneur le Maître-Chat a déjà évoqué, samedi dernier (cf. > ici), la translation du corps de Sainte Thérèse Couderc.
Un empêchement de dernière minute indépendant de ma volonté m’avait privé d’assister à cette cérémonie, aussi ai-je profité du jour même de la fête liturgique de cette sainte très aimée, hier mercredi 26 septembre, pour me rendre à La Louvesc : ceux qui me connaissent et sont venus au Mesnil-Marie savent à quel point ce lieu est cher à ma dévotion.
Je ne m’y étais pas rendu depuis le mois d’avril. C’est à cette occasion que j’avais appris la date de la translation de Sainte Thérèse et que j’avais pu apercevoir les travaux en cours dans la basilique pour la réception de sa châsse.
Puisque Maître-Chat Lully me laisse aujourd’hui la plume, je vais moi-même vous parler de mon petit pèlerinage et vous montrer quelques clichés que j’ai réalisés à cette occasion, afin que vous puisiez vous rendre compte par vous-mêmes de la nouvelle disposition des lieux.

Basilique de La Louvesc

Basilique de La Louvesc – façade

Ayant quitté le Mesnil-Marie vers 11 h 30, j’arrivais à La Louvesc au moment où sonnait la demi de midi au clocher de la basilique : horaire très intentionnellement choisi parce qu’alors, et pour une bonne heure environ, la basilique est déserte et silencieuse.

La journée était radieuse, chaude (même à 1.100 m d’altitude) ; le ciel sans nuage. Une lumière magnifique entrait à flots dans la basilique.

Basilique de La Louvesc intérieur

Basilique de La Louvesc – intérieur, vue générale

Je compte vous parler un jour plus en détail de cette basilique, œuvre de l’architecte lyonnais Pierre Bossan (auquel nous devons aussi entre autres la basilique de Fourvière, le prolongement de l’église d’Ars et l’église Notre-Dame de Valence), et des misères qu’elle avait déjà subies lors de la réforme liturgique postérieure au concile vaticandeux. Aujourd’hui, je me contenterai de vous parler des dispositions prises pour la réception de la châsse de Sainte Thérèse Couderc.

Après avoir salué le Très Saint Sacrement et m’être agenouillé devant le reliquaire dans lequel sont renfermés les ossements de Saint Jean-François Régis, je me dirigeais donc vers la chapelle du transept sud qui était encore il y a peu dédiée à Sainte Agathe (en souvenir du fait que l’église originelle de La Louvesc, à laquelle a succédé cette basilique, était placée sous le vocable de l’illustre vierge martyre de Catane).

Voici à quoi ressemblait l’autel – aujourd’hui détruit – de la chapelle de Sainte Agathe.

Autel de Sainte Agathe dans la basilique de La Louvesc

(photo prise en 2010)

Il ne subsiste plus aujourd’hui que le panneau sculpté qui constituait le devant de la table d’autel, et se trouve désormais exposé sous le porche de la basilique.

Devant de l'ancien autel de Sainte Agathe

On peut avoir une idée de l’aspect général de cette chapelle de Sainte Agathe en regardant, du côté droit, celle qui lui est symétrique : la chapelle du Sacré-Coeur.

Basilique de La Louvesc - chapelle du Sacré-Cœur

Foin désormais de ce que vous avez vu ci-dessus, l’ancienne chapelle de Sainte Agathe, devenue la chapelle où repose le corps incorrompu de Sainte Thérèse Couderc, a été transformée comme ceci, sans chercher en aucune manière à conserver le style de la basilique :

Ancienne chapelle Sainte Agathe désormais chapelle de Sainte Thérèse Couderc

Certes, l’essentiel, après deux années de « sevrage », c’est que l’on puisse à nouveau y vénérer le précieux corps de Sainte Thérèse Couderc. Le lieu est propre (parce que c’est neuf : dans le reste de la basilique on est attristé de voir beaucoup de poussière et de toiles d’araignées), mais c’est tout-à-fait minimaliste ; tout-à-fait conforme à la manière dont on a dépouillé les sanctuaires catholiques dans les années 60-70 du précédent siècle pour leur donner la nudité des temples huguenots…

On est frappé par le fait que le seul élément qui a été conservé de l’autel sous lequel était exposé le corps de notre chère sainte dans l’ancienne chapelle du Cénacle soit la grande plaque de marbre sombre, gravée d’une inscription latine rappelant les grandes lignes de la vie de Sainte Thérèse Couderc, sa béatification et sa canonisation (voir la photographie de cette plaque > ici), mais rendue illisible par l’espèce de barbouillage pseudo symbolique dont elle a été recouverte. Il paraît que c’est une œuvre d’art, mais je ne connais personne ayant un minimum de bon goût qui mettrait « ça » dans son salon, et je doute fortement que ce soit un jour placé dans un musée des beaux-arts.

Présentation de la nouvelle châsse de Sainte Thérèse Couderc

Mais approchons-nous !
Dès l’abord, la forme choisie pour la nouvelle châsse de Sainte Thérèse surprend. Cette forme ogivale laisse un peu perplexe : elle ne donne pas une impression d’harmonie. Je ne pense pas que le nombre d’or ait été utilisé pour en calculer les proportions.
Le socle de pierre sur lequel elle est posée, pas davantage d’ailleurs. 

Châsse de Sainte Thérèse Couderc

La manière dont les « rayons » (je ne sais pas si c’est le terme approprié), dorés et argentés, sont peints (car je ne pense pas qu’il s’agisse d’or et d’argent véritables) – sans finesse – sur cette châsse fait spontanément et irrépressiblement penser à la forme d’un canoë amérindien (mais, à ce que je sache, Sainte Thérèse n’est pas allée instruire dans la vraie foi les indiens du Canada !!!).

Châsse de Sainte Thérèse Couderc

L’inscription (qui ne saute pas aux yeux) donne l’impression d’avoir été tracée sur le sable du bout de l’index.

Inscription de la châsse

Mais il y a quelque chose de plus embêtant pour les dévôts de Sainte Thérèse dans la manière dont elle est ici présentée.

Dans l’ancienne chapelle du Cénacle, le corps était exposé couché légèrement sur le côté, de sorte que les fidèles qui venaient s’agenouiller devant lui puissent en voir le visage. En effet, même s’il est protégé par un masque de cire, le visage de cette octogénaire qui a « si bien trouvé Dieu » est extraordinaire par son rayonnement de sérénité.

Ici, le corps est posé totalement à plat, ce qui fait que lorsqu’on se met à genoux (sur l’agenouilloir disposé devant la châsse) il est désormais impossible de voir autre chose que la coiffe tuyautée sur laquelle est épinglé son voile et, pour ceux qui sont plus haut de taille, le nez qui en dépasse.
Il en est aussi ainsi si l’on est assis sur l’un des sièges de la chapelle disposé devant la châsse.
Et quand bien même l’on est debout, il n’est pas non plus très aisé – sinon en se contortionnant un peu – de bien contempler le visage de Sainte Thérèse.
Il est donc devenu extrêmement compliqué d’aviser convenablement Sainte Thérèse Couderc pendant un long moment de prière silencieuse, face à face « comme un ami qui parle à son ami », selon la belle expression de la Sainte Ecriture.

Tout porte à penser que le corps incorrompu de la sainte a été exposé là plutôt comme un « objet de curiosité » que comme le précieux sujet d’une réelle dévotion, même s’il y a un agenouilloir et des brûleurs pour y déposer des veilleuses votives (mais cela, c’est une source de revenus pour les églises, alors même les « curés » qui n’ont pas de dévotion le maintiennent !).

Détail de la présentation du corps de Sainte Thérèse Couderc

Ce n’est qu’en se mettant debout sur la pointe des pieds, en même temps qu’il faut se pencher en avant, que l’on arrive à obtenir la vue suivante :

Corps de Sainte Thérèse Couderc

Enfin, comme on peut s’en rendre un peu compte sur ce dernier cliché, la forme même de cette châsse et l’éclairage qui a été mis en place (en particulier les cordons de LED qui soulignent les nervures de la croisée d’ogives au-dessus de la châsse) occasionnent de constants reflets – avec parfois en sus ceux des vitraux – qui sont des plus pénibles.
Ajoutez-y enfin les traces de doigts qu’y laisse une certaine forme de dévotion très tactile, et vous comprendrez que la prise de bonnes photographies est une véritable gageure.

En conclusion, je vous  dirai donc que si je suis infiniment heureux 1) que le corps de Sainte Thérèse Couderc soit demeuré à La Louvesc, 2) et qu’il soit à nouveau possible de le vénérer et de prier devant, néanmoins mon tempérament de perfectionniste est chagriné par les défauts patents de la présentation qui en a été faite.
Cela ne nous empêchera certainement pas de nous rendre toujours très régulièrement à La Louvesc, mais nous y éprouverons un pincement au cœur en pensant à ce qui eût pu être réalisé en conformité avec le style donné par Bossan à la basilique, et en donnant à l’exposition du corps de Sainte Thérèse une présentation portant les caractères d’une véritable piété…

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Sainte Thérèse Couderc

2018-87. Le blogue de l’école Saint-Martial.

Mardi soir 25 septembre 2018.

Saint-Martial se reflétant dans les eaux de son lac

Notre village de Saint-Martial se reflétant dans les eaux de son lac 

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je veux ce soir vous entretenir de l’école de notre village : l’Ecole Saint-Martial.

Des cinq écoles que l’on pouvait jadis compter sur le territoire de la commune, seule celle qui était originellement l’école de filles tenue par les religieuses de Saint-Joseph demeure. C’est une école privée qui dépend de la direction diocésaine de l’enseignement catholique (diocèse de Viviers).

Dans cette école à classe unique, les enfants sont reçus dès l’âge de deux ans jusqu’à leur entrée en sixième. Comme c’est le seul établissement scolaire de la commune, elle a droit à des subventions de la municipalité. Cette dernière tient évidemment beaucoup à cette école : son existence est un facteur important pour le maintien et l’installation de familles dans notre village.
En outre, l’école joue un rôle important dans la vie du village, non seulement dans son rôle d’éducation et d’instruction, mais parce que la maîtresse, Laëtitia, a instauré des liens forts entre l’école et les associations telles que le club des aînés ou l’amicale de loisirs créatifs…

Depuis qu’il est correspondant local de presse pour « Terre Vivaroise – l’Hebdo de l’Ardèche », Frère Maximilien-Marie a pu apprécier le dynamisme de la maîtresse et le beau travail qu’elle accomplit avec ses élèves : en témoignent les articles qu’il a rédigés, presque chaque semaine depuis un an et demi, sur les activités de cette école où les enfants sont vraiment épanouis et reçoivent une formation scolaire classique associée à une pédagogie vivante qui leur permet de découvrir avec émerveillement les richesses qu’offre le cadre naturel extraordinaire de leur village.

Mais l’Ecole Saint-Martial est menacée !
Pourquoi ?
Pas en raison d’un manque d’effectifs, comme cela peut arriver dans certains villages voisins. Il y avait 16 élèves pour l’année scolaire 2017-2018, il y en a 17 pour cette année scolaire 2018-2019.
Cela est essentiellement la conséquence de la suppression des emplois-aidés décidée par le gouvernement à la fin de l’été 2017.
Je vous l’ai dit, notre école est constituée d’une classe unique où les enfants sont reçus dès l’âge de 2 ans. Sans la présence d’une assistante maternelle, il serait absolument impossible à l’unique enseignante d’assurer un travail convenable, dans des conditions de surveillance et de sécurité nécessaires.
Or le poste de l’assistante maternelle faisait partie de ses emplois-aidés que le gouvernement supprimait d’un trait de plume. Plus d’assistante maternelle = plus de possibilité de maintenir l’école !

Tous sont montés au créneau pour obtenir le maintien du poste : l’association des parents d’élèves avec la maîtresse et la direction diocésaine de l’enseignement, ainsi que Madame le Maire qui a cherché les appuis d’autres élus départementaux ou régionaux… etc.
L’emploi a été sauvé, mais toutefois avec une prise en charge moindre du salaire de l’assistante maternelle dont le solde s’est donc retrouvé à charge de l’association. Les parents d’élèves se sont donc mobilisés pour organiser des manifestations, des ventes, afin de récolter de l’argent. La municipalité a promis une aide supplémentaire… etc. Cela n’est cependant pas suffisant.
C’est quelque 6.000 euros qu’il faut encore trouver pour pouvoir maintenir notre école.

Panneau de l'Ecole Saint-Martial

Le 30 juin 2017, Monseigneur l’Evêque de Viviers est venu pour la première fois à Saint-Martial
pour y bénir l’école et lui donner officiellement son nom, choisi par les élèves,
qui avaient fait tout un travail pour connaître le saint protecteur du village :
le panneau reproduit ci-dessus a été réalisé par les enfants pour cette occasion.

Frère Maximilien-Marie, conscient que les manifestations ou activités organisées par l’association des parents d’élèves restent cantonnées à l’échelon local, a alors suggéré à la maîtresse et à l’association de parents d’élèves de créer un blogue pour l’école.

L’objectif est de faire connaître la vie de nos petits Saint-Martialous bien au-delà des limites de la commune, bien au-delà des limites de nos Boutières, bien au-delà des limites du diocèse.
En faisant connaître la vie de l’Ecole Saint-Martial, on pourra aussi sensibiliser à ses besoins et on s’efforcera de susciter des générosités selon le principe « les petits ruisseaux font les grandes rivières ».
Trouver 6.000 euros, cela peut sembler énorme lorsqu’on regarde cette somme dans sa globalité.
« Mais, dit Frère Maximilien-Marie, 6.000 euros ce ne sont finalement que 600 personnes qui donnent chacune 10 euros ! Efforçons-nous donc de toucher plusieurs centaines de personnes et n’hésitons pas à leur tendre la main pour quelques euros chacune. Puisque Internet nous permet d’avoir une vitrine sur la toile, lançons-nous ! »
La proposition de Frère Maximilien-Marie a été encouragée par le directeur de l’enseignement diocésain et approuvée par la maîtresse et les parents d’élèves.
Les élèves – les plus grands du moins – sont partie prenante et participeront au blogue…  dont la partie technique, la mise en page et l’édition sont prises en charge par notre Frère qui a déclaré : « Je ne dispose pas de moyens financiers puisque je vis moi-même de la charité, mais ce dont je suis capable – en l’occurrence écrire, prendre des photographies et m’occuper d’un blogue -, c’est cela que je donne, avec une partie de mon temps, afin de susciter des dons et pour que notre village garde son école ».

« Terre Vivaroise – L’Hebdo de l’Ardèche » s’est fait l’écho de cette initiative dans son numéro du jeudi 20 septembre 2018, lui consacrant une demi-page complète, ce qui est un rare privilège, dans les pages du début du journal plutôt que dans les pages locales.
Vous pouvez retrouver la version numérique de cet article > ici.

A mon tour, j’ai voulu en avertir tous les amis du Refuge Notre-Dame de Compassion et les sensibiliser à ce nouvel engagement pris par notre Frère Maximilien-Marie dans un « combat » qui a des conséquences pour la survie de tout un village, un village merveilleux qui ne peut se résoudre à voir s’accélérer encore sa dépopulation et la désertification !

Concrètement, vous, nos amis, que pouvez-vous faire ?

1) d’abord vous abonner au blogue de l’Ecole Saint-Martial !
Vous allez > ici et dans la colonne de droite vous inscrivez votre adresse électronique (sans erreur) dans le cartouche prévu à cet effet sous l’inscription « suivez nos mises à jour par email » puis vous cliquez sur le bouton « submit ». Ainsi vous accompagnerez nos petits Saint-Martialous dans leur vie quotidienne. Ce sera pour un véritable encouragement amical.
2) ensuite, si vous en avez la possibilité et le désir, vous pouvez faire un don, même de quelques euros seulement : pour cela – toujours dans cette colonne de droite – vous avez « Faire un don » : vous cliquez… c’est tout-à-fait sécurisé et vous ne risquez pas d’arnaque ! Vous décidez de la somme à verser : 2 €, 5 €, 10 € …ou davantage si vous le souhaitez et pouvez.
3) je vous demande aussi de faire suivre mon message et appel à tous ceux de vos parents, amis et contacts qui pourraient être sensibilisés au sort de notre belle petite école et pourraient aussi avoir du plaisir simplement à « côtoyer » nos petits Saint-Martialous dans leur vie d’apprentissage…

… et bien sûr, je vous demande aussi – j’eusse même dû commencer par cela ! – de prier pour que cette aventure soit couronnée de succès et que nous parvenions à maintenir notre école et assurer son avenir.

Soyez en très vivement remerciés !

Lully.

Maîtresse et élèves devant le blogue de l'Ecole

Laëtitia, la maîtresse, et quelques élèves, en train de lire la première publication du blogue de l’Ecole Saint-Martial.

12345...87

A tempo di Blog |
Cehl Meeah |
le monde selon Darwicha |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | mythologie
| jamaa
| iletaitunefoi