Archive pour la catégorie 'Chronique de Lully'

2019-41. Du sermon de Saint Antoine de Padoue aux poissons.

Après avoir évoqué il y a quelques jours Saint Antoine le Grand, appelé aussi Saint Antoine du désert ou Saint Antoine d’Egypte (cf. > ici), je veux aujourd’hui évoquer un autre très grand saint qui porte lui aussi ce prénom d’Antoine et qui figure au nombre des saints les plus populaires et les plus vénérés dans toute la Chrétienté : Saint Antoine de Padoue.
J’ai déjà eu l’occasion de vous parler de la grande dévotion qui est la nôtre envers cet extraordinaire thaumaturge (par exemple > ici). Vous trouverez aussi dans les pages de ce blogue la belle catéchèse du 10 février 2010 dans laquelle le pape Benoît XVI a présenté sa vie et son œuvre (cf. > ici), ainsi que la prière que j’ai composée et qui, selon les témoignages reçus, semble avoir quelque « efficacité » (cf. > ici).
Mais en ce jour, je veux tout simplement retranscrire ici le chapitre XL des « Fioretti » de Saint François d’Assise qui raconte l’un des miracles de Saint Antoine de Padoue : le sermon aux poissons.
Dieu, qui n’a de mépris pour aucune de Ses créatures, se sert parfois de ces animaux que certains « spirituels » considèrent comme négligeables, au prétexte qu’ils ne sont pas dotés, comme l’homme, d’un esprit créé à l’image et à la ressemblance de Dieu et appelé à recevoir la vie divine, pour donner de grandes leçons et confondre ceux qui se prétendent « spirituels » et en raison de cela n’ont point d’égard pour les animaux…

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Saint Antoine de Padoue prêchant aux poissons - vitrail de l'église Saint-Ferdinant à Arcachon

Saint Antoine de Padoue prêchant aux poissons
(vitrail de l’église Saint-Ferdinand à Arcachon)

Gif animé poisson d'avril 3

Du miracle que Dieu fit lorsque Saint Antoine, étant à Rimini, prêcha aux poissons de la mer

Le Christ béni voulant montrer la grande sainteté de son très fidèle serviteur Saint Antoine, et combien dévotement il fallait entendre sa prédication et sa sainte doctrine, se servit une fois entre autres des animaux sans raison, c’est-à-dire des poissons, pour reprendre la sottise des infidèles hérétiques (note : il s’agissait de personnes séduites par les erreurs des cathares), à la manière dont il avait jadis, dans le Vieux Testament repris par la bouche de l’ânesse, l’ignorance de Balaam.

Saint Antoine était donc une fois à Rimini où il y avait une grande multitudes d’hérétiques, et il voulait les ramener à la lumière de la vraie Foi et dans le chemin de la Vérité : pendant plusieurs jours il leur prêcha et disputa avec eux de la Foi du Christ et de la Sainte Ecriture ; mais non seulement ils ne se rendaient point à ses saints discours, mais même, comme endurcis et obstinés, ils ne voulaient pas l’écouter ; aussi, un jour, par divine inspiration, Saint Antoine s’en alla à l’embouchure du fleuve au bord de la mer ; et se tenant sur la rive entre la mer et le fleuve, il commença, comme s’il prêchait, par dire aux poissons de la part de Dieu :
« Ecoutez la parole de Dieu, vous poissons de la mer et du fleuve, puisque les infidèles hérétiques refusent de l’entendre. »

A peine eut-il ainsi parlé qu’il vint aussitôt vers lui, à la rive, une telle multitude de poissons, grands, petits et moyens, que jamais dans cette mer et dans ce fleuve on en avait vu une si grande quantité ; et tous se tenaient la tête hors de l’eau et demeuraient attentifs tournés vers le visage de Saint Antoine, tous en très grande paix, en très grand calme, en très grand ordre ; car au premier rang et le plus près de la rive se tenaient les plus petits poissons, et derrière eux les poissons moyens, et en arrière encore, où l’eau était plus profonde, les plus grands poissons.

Les poissons étant donc ainsi rangés en tel ordre et disposition, Saint Antoine commença à leur prêcher solennellement ; il parla ainsi :
« Mes frères les poissons, vous êtes fort obligés, selon votre pouvoir, de rendre grâce à votre Créateur, qui vous a donné un si noble élément pour votre habitation, en sorte qu’à votre choix vous avez des eaux douces et des eaux salées ; Il vous a donné beaucoup de refuges pour éviter les tempêtes ; Il vous a donné encore un élément clair et transparent et la nourriture qui vous permette de vivre. Dieu votre Créateur courtois et plein de bonté, quand Il vous créa, vous donna l’ordre de croître et de vous multiplier, et vous donna Sa Bénédiction. Puis, au déluge universel, alors que mouraient tous les autres animaux, Dieu vous conserva seuls sans dommage. Ensuite, Il vous a donné des nageoires pour pouvoir aller çà et là partout où il vous plaît. A vous il fut accordé, par le commandement de Dieu, de garder le Prophète Jonas et après trois jours de le rejeter à terre sain et sauf. Vous avez offert le cens à Notre-Seigneur Jésus-Christ qui, comme un petit pauvre, n’avait pas de quoi payer. Par un mystère singulier, vous avez été la nourriture de l’éternel Roi Jésus-Christ avant et après Sa Résurrection. Pour tout cela, vous êtes extrêmement obligés de louer et de bénir Dieu, qui vous a donné tant de bienfaits de plus qu’aux autres créatures. »

A ces paroles et enseignements, et autres semblables de Saint Antoine, les poissons commencèrent à ouvrir la bouche et à incliner la tête, et par ces signes de respect et d’autres encore, ils louaient Dieu comme il leur était possible.
Alors Saint Antoine, voyant un tel repsect des poissons envers leur Créateur, se réjouit en esprit et dit à haute voix : « Béni soit le Dieu éternel, parce que les poissons des eaux L’honorent plus que ne le font les hommes hérétiques, et que les animaux sans raison écoutent mieux Sa Parole que les hommes infidèles ».
Et plus Saint Antoine prêchait, plus croissait la multitude des poissons, et pas un ne quittait la place qu’il avait prise.

A ce miracle, les gens de la ville commencèrent d’accourir et, parmi eux, y vinrent même les susdits hérétiques, qui, voyant le miracle si merveilleux et manifeste, le coeur touché de componction, se jetèrent tous aux pieds de Saint Antoine pour entendre sa prédication.
Alors Saint Antoine commenca de prêcher sur la Foi Catholique et prêcha si noblement sur ce sujet qu’il convertit tous ces hérétiques et les fit retourner à la vraie Foi du Christ ; tous les fidèles en demeurèrent en grande allégresse, réconfortés et fortifiés dans la Foi.
Cela fait, Saint Antoine congédia les poissons avec la bénédiction de Dieu, et tous s’en allèrent donnant de merveilleux signes d’allégresse ; et le peuple fit de même.
Puis Saint Antoine resta à Rimini pendant nombre de jours, prêchant et produisant beaucoup de fruits spirituels dans les âmes.

A la louange du Christ. Amen.

Fioretti de saint François d’Assise, chapître XL.

Gif animé poisson

2019-40. De la très admirable abbatiale de Saint-Antoine en Dauphiné.

Samedi 11 mai 2019,
Fête transférée de Marie-Médiatrice de toutes grâces (habituellement célébrée le 8) ;
Commémoraison de Saint Mamert, évêque et confesseur (le 1er des saints de glace) ;
Anniversaire de la translation des reliques de Saint Antoine le Grand en Dauphiné (11 mai 1070).

Saint-Antoine l'Abbaye - gravure

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Dans sa chronique du 18 janvier dernier (cf. > ici), le Maître-Chat Lully, évoquant le pèlerinage que j’avais accompli la veille auprès des reliques de Saint Antoine le Grand (appelé aussi Saint Antoine d’Egypte ou Saint Antoine du désert), vous promettait la publication d’une série de photographies de cette admirable église abbatiale prises ce 17 janvier.
Les jours, les semaines et les mois ont passé… La promesse tient toujours !
Tout vient à point pour qui sait attendre : comme c’est aujourd’hui, 11 mai, l’anniversaire de la translation des reliques du « Père de tous les moines d’Orient et d’Occident », la date me paraît particulièrement indiquée pour tenir la promesse que le Maître-Chat vous avait alors faite.

Le village de Saint-Antoine l’abbaye se trouve à proximité de Saint-Marcellin, dans l’actuel département de l’Isère. Il s’appelait autrefois Saint-Antoine en Dauphiné, nom qui avait supplanté, à partir de l’arrivée des reliques de Saint Antoine déposées dans l’église du prieuré bénédictin qui était établi ici, celui de La Motte aux bois qu’il portait originellement.
Voici aujourd’hui la vue de l’ensemble du bourg, couronné par les bâtiments de l’abbaye, qui se découvre à vos yeux, émergeant des brumes matinales, lorsque vous arrivez par le sud au matin de la fête liturgique de Saint Antoine.

Saint-Antoine l'Abbaye, vue générale

Après avoir gravi les ruelles pentues du bourg, vous avez aujourd’hui deux possibilités pour accéder à l’église abbatiale.
La première est cette entrée monumentale de l’ancienne abbaye : elle donne accès à la grande cour en bordure de laquelle sont bâtis les communs, ainsi qu’une partie des bâtiments claustraux.
C’est aujourd’hui l’entrée la plus usitée.

Porte d'entrée de l'abbaye

Voici cette grande cour telle qu’elle apparaît lorsqu’on passe le porche.
Comme elle est plantée d’arbres : il est plus facile d’en apprécier les dimensions et la perspective en hiver, lorsque les branches sont dépouillées de leurs feuilles.

La grande cour de l'abbaye

C’est ainsi en particulier que l’on peut admirer dans son ensemble la façade du pavillon abbatial qui domine cette grande cour…

Pavillon abbatial

… et avoir un recul suffisant pour admirer le clocher, avec sa toiture caractéristique de tuiles vernissées.

clocher de l'abbatiale

A la base de ce clocher se trouve l’entrée latérale de l’église abbatiale, qui donne dans le transept sud.

entrée latérale de l'abbatiale

C’est également depuis cette grande cour que l’on peut admirer l’ensemble du côté sud de l’église, avec les grandes baies gothiques des chapelles latérales édifiées entre les contreforts du bas-côté : chacune de ces baies gothique présente des caractéristiques originales, différentes de celles de sa voisine.

côté sud de l'abbatiale

Le second accès à l’église abbatiale, qui était jadis le principal pour les pèlerins, est constitué par un escalier qui amène à une porte donnant directement sur le parvis de l’église.

Degré de la porte du parvis de l'abbatiale

Porte du parvis

Parvis aperçu par la porte du dégré

Cette vue aérienne ancienne permet de bien voir la disposition de l’église abbatiale, et l’ensemble des bâtiments claustraux, ainsi que les deux portes d’accès : tout à gauche, en avant de l’église, la porte accédant sur le parvis, et tout à droite la porte monumentale de l’abbaye.

vue aérienne de l'ensemble abbatial

En arrivant sur le parvis, on est saisi par la beauté de la façade occidentale (malgré les dommages que lui firent subir les huguenots).

façade principale de l'abbatiale Saint-Antoine

L’étroitesse du parvis ne permettant pas d’avoir un recul suffisant pour la photographier dans son intégralité, j’ai là encore dû recourir à une ancienne carte postale offrant une vue aérienne.

Façade occidentale de l'abbatiale

Entrons maintenant dans l’abbatiale : on est impressionné par l’harmonie des proportions et la luminosité de l’édifice.

Nef principale vue générale

Levons les yeux pour admirer la succession des croisées d’ogives des voûtes de la grand’nef…

voûtes de la grand nef

… ainsi que l’élégance des voûtes de l’abside.

voûtes de l'abside

Le maître-autel, réalisé en 1667, est édifié légèrement en avant du transept.
Son architecture est tout-à-fait originale.

Maître-autel

Ce maître-autel renferme la châsse dans laquelle sont conservées les reliques de Saint Antoine le Grand.
Sur la face antérieure, on remarque une ouverture ovale très ouvragée, fermée par un volet de bois intérieur qui, lorsqu’on l’ouvre, permet d’apercevoir la châssse.

maître-autel : face antérieure

Une autre curiosité consiste dans le fait que les degrés de l’autel sont en nombre pair et non impair.

Maître-autel

Il ne comporte pas de tabernacle, mais il est surmonté d’une espèce d’oculus à l’intérieur duquel est suspendu la colombe symbolisant le Saint-Esprit.
Au sommet, deux anges debout élèvent une couronne fermée au-dessus du « Tau » qui est l’un des insignes de Saint Antoine le Grand et de l’Ordre des Antonins.

Maître-autel, face arrière et voûtes

La face arrière du maître-autel est élevée en bordure du transept.
Ce transept a en effet été conçu pour être un lieu de passage pour les pèlerins : passage qui sépare le sanctuaire et le chœur des religieux.
C’est à cet endroit précis que l’on peut être au plus près de la châsse de Saint Antoine : en effet une ouverture semblable à cette qui se trouve sur la face antérieure est pratiquée dans cette face arrière.
Au dessus de cette ouverture on peut lire : « Faciam te in toto orbe nominari » que l’on peut traduire par : « Je ferai connaître ton nom à tout l’univers », phrase qui fut dite par le Seigneur à Saint Antoine à l’issue de l’un de ses héroïques combats contre le démon.

Maître autel face arrière

C’est donc ici que l’on peut apercevoir la grande châsse d’argent dans laquelle se trouvent les reliques de Saint Antoine.

Aperçu de la châsse de Saint Antoine

En nous retournant vers l’est, ayant donc la face arrière du maître-autel dans notre dos, nous nous trouvons devant le chœur des religieux, autrefois fermé par une grille (fondue à la révolution) et pourvu de 97 belles stalles du XVIIe siècle.
Les trois fenêtres ogivales de l’abside sont illustrées par trois grands vitraux figuratifs du XIXe siècle.

Verrières du chœur

Celui du centre représente bien évidemment Saint Antoine le Grand auquel cette abbatiale est dédiée.

Vitrail de Saint Antoine

Le vitrail de droite représente le baron Josselin de Châteauneuf de l’Albe, qui rapporta les reliques de Saint Antoine de Constantinople, et les plaça ici le 11 mai 1070, fondant de ce fait le pèlerinage…

Josselin de Châteauneuf

… ce que rappelle aussi une inscription peinte à l’entrée du chœur :

inscription rappelant la translation des reliques

Et le vitrail de gauche représente le pape Calixte II (1050 – 1124), né Gui de Bourgogne, archevêque de Vienne en Dauphiné, élu au Souverain Pontificat à Cluny le 2 février 1119, qui procéda en personne à la dédicace de cette abbatiale le 20 mars 1119, onze jours après son couronnement dans la primatiale de Vienne.

Calixte II

Cela est également rappelé par une inscription peinte à l’entrée du chœur :

Inscription souvenir de la dédicace

Dans le transept sud se trouve une chapelle où se trouve un splendide retable du XVIIe siècle, dont le tableau représente la rencontre de Saint Antoine le Grand avec Saint Paul, premier ermite.

autel de la rencontre de Saint Paul et Saint Antoine

tableau de la rencontre de Saint Paul et Saint Antoine

Sur le côté de cette chapelle se trouve aussi une statue de Saint Antoine que j’aime très particulièrement :

Statue de Saint Antoine

C’est souvent devant elle que je place le cierge que je ne manque jamais d’allumer en l’honneur de ce très grand saint.
J’en aime l’expression naïve, presque rustique, mais rayonnante de bonhomie…

statue de saint Antoine détail

… et j’ai beaucoup d’affection pour le petit cochon qui, à ses pieds, semble émerger de sa grande cape d’ermite !

statue de saint Antoine détail

Avant de quitter l’abbatiale, admirons le splendide grand orgue des XVIIe et XVIIIe siècles !

Grand orgue

L’abbatiale de Saint Antoine renferme encore de très nombreuses merveilles d’art sacré en sus des reliques du « Père de tous les moines », je vous en montrerai peut-être un autre jour d’autres exemples.
C’est l’un de mes lieux de pèlerinage favori auquel j’aime à me rendre au moins une fois par an, pour demander à Saint Antoine le Grand les grâces et bénédictions dont j’ai besoin dans ma vie monastique.

Le Maître-Chat Lully lui-même y a été emmené et placé sous la protection de ce très grand saint à l’automne 2016 (cf. > ici), puisque il ne faut pas oublier que Saint Antoine du désert est l’un des saints protecteurs des animaux (cf. > ici).

En cet anniversaire de l’arrivée de ses précieuses reliques en ce lieu béni, que Saint Antoine nous bénisse, nous, et tous nos charmants compagnons à quatre pattes !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Clocher de l'abbatiale Saint-Antoine

2019-39. Inquiétudes pour la santé du Maître-Chat Lully.

Jeudi 9 mai 2019,
Fête de Saint Grégoire de Nazianze, évêque et docteur de l’Eglise ;
Commémoraison de Saint Pacôme le Grand, abbé et confesseur ;
170e anniversaire du rappel à Dieu de la Très Révérende Mère Thérèse-Camille de l’Enfant Jésus,
née Camille de Soyecourt, restauratrice du Carmel en France après la révolution (+ 9 mai 1849).

Lully lundi 6 mai

Le Maître-Chat Lully, malade, prenant le soleil ce lundi 6 mai

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Comme tous ceux qui nous sont proches, vous n’êtes pas indifférents à ce qui touche au Maître-Chat Lully, aussi tiens-je à vous faire part aujourd’hui de quelques inquiétudes que me cause la santé de ce petit félin qui partage ma vie monastique depuis le 29 aôut 2006 (cf. > ici), qui est tellement lié à l’existence du Mesnil-Marieet qui participe si activement et si magnifiquement aux engagements qui sont les miens, aux réflexions et approfondissements que je nourris et aux combats auxquels je suis donné corps et âme…
Je peux renvoyer ici à ce que j’ai déjà écrit au Maître-Chat à l’occasion de certains de ses anniversaires (cf. > ici et > ici).

Je dois donc vous informer que Monseigneur le Maître-Chat se trouve en clinique vétérinaire depuis ce mardi 7 mai en fin d’après-midi.

Je me suis rendu compte dans la soirée du lundi 29 avril qu’il avait un problème parce qu’il se léchait l’abdomen de façon quasi continue, et qu’il y avait un suintement de sang sur le bas du ventre. Dès le lendemain, mardi 30 avril, je l’ai bien évidemment emmené en consultation vétérinaire et le docteur a constaté un œdème sous-cutané, très dur, et il a fallu commencer un traitement.
Rien ne permettait de connaître les origines de cet œdème : je pouvais simplement affirmer de manière catégorique que Lully ne s’était pas battu.

Le mercredi 1er mai s’est passé à peu près normalement, mais Lully continuait à vouloir se lécher et, de ce fait, la plaie ne cicatrisait pas.
Nouvelle consultation vétérinaire le jeudi 2 mai après avoir constaté que l’écoulement de sang se faisait plus abondant.
Pour l’empêcher de se lécher, une collerette fut imposée au Maître-Chat qui, bien qu’elle ne lui fît pas vraiment plaisir, l’accepta néanmoins avec une certaine résignation…
Par ailleurs, l’œdème abdominal semblait manifester une évolution plutôt positive. Le traitement fut intensifié, et Lully dut se soumettre à des prises de comprimés, que je lui administrais avec un peu d’eau de la Sainte Tombe d’Arles-sur-Tech pour faciliter leur absorption.

Lully le samedi 4 mai

Lully avec sa collerette le samedi 4 mai

Le dimanche 5 mai en fin d’après-midi, alors que jusqu’à ce moment-là le Maître-Chat, bien qu’il fût gêné par le port de la collerette, avait un comportement quasi normal, la plaie abdominale, malgré les soins que je lui prodiguais, ne cicatrisait pas.
Dans la journée du lundi 6, Lully entra dans un état de prostration profonde, ne bougeant presque pas de ma couette, dans laquelle il s’était lové, sauf en fin d’après-midi où il voulut sortir un peu au soleil (c’est la photo publiée en tête de ce texte), refusant de s’alimenter et de boire…

Je passais la nuit du lundi 6 au mardi 7 dans de grandes angoisses, d’autant qu’il ne réagissait quasi plus aux caresses (alors que tous les jours précédents il réclamait d’être dans mes bras et ronronnait très fort lorsque je le caressais).

Nouvelle visite chez le vétérinaire ce mardi 7 mai : le docteur constate un peu d’anémie, une température inférieure (mais de très peu) à la normale, et l’apparition de signes de nécrose sur la plaie abdominale.
Lully reçoit force piqûres et soins, et il est décidé qu’il va rester en clinique, d’autant que je dois être absent toute la journée du 8 mai, en raison du pèlerinage réunissant les membres de plusieurs Cercles légitimistes du sud-est du Royaume à Cotignac (cf. > ici). Le savoir en clinique, sous surveillance et recevant régulièrement, au cours de cette journée, des visites et des soins me rassurait un peu.

Notre amie docteur-vétérinaire, à plusieurs reprises ce mercredi 8 mai, m’a envoyé des photos et des messages pour me tenir au courant : il lui semblait alors qu’il pouvait y avoir des complications d’origine hépatique…

Lully mercredi 8 mai

Photo reçue par sms ce mercredi 8 mai alors même que j’arrivais au sanctuaire de Saint Joseph à Cotignac :
Lully sur la table d’examen

Néanmoins, lors de ma visite à la clinique vétérinaire en fin de matinée, ce jeudi 9 mai, le docteur m’a fait part des résultats des analyses réalisées ce matin-même : elles ne révèlent pas de grave dysfonctionnement du foie.
En revanche il est maintenant certain que Lully est affecté par un problème métabolique pour ce qui concerne la formation des cellules sanguines et la cicatrisation. Il semble qu’on puisse exclure un cancer, mais le diagnostic peut encore évoluer. D’autres examens ou analyses seront pratiqués.
Sa température est normale (il a été sous lampe infrarouge toute la journée d’hier et une bonne partie de la matinée) : il s’alimente peu (il faut le gaver de croquettes vitaminées et pâtées fortifiantes). Les fonctions rénales ne semblent pas altérées (alors que c’est l’un des points de fragilité des félins)…

Lully est actuellement sous perfusion. La plaie abdominale cicatrisant bien et le matou ne se léchant plus, la collerette lui a été retirée, ainsi que le montre la photo prise ce matin et publiée ci-dessous.

Lorsque je lui ai rendu visite, Sa Grâce féline n’a pas été très chaleureuse envers moi : si Monseigneur  a ronronné très doucement au début lorsque je l’ai caressé et lui ai parlé à l’oreille, il a aussi et surtout ostensiblement boudé, pour me bien montrer qu’il n’est pas très content : il doit sans doute considérer que je l’abandonne !!!

Lully en clinique 9 mai 2019

En clinique sous perfusion ce jeudi 9 mai

Ceux de nos amis qui nous suivent sur Facebook ont pu, tous ces jours précédents, vivre en direct ces alternatives d’inquiétudes et d’espérance qui m’animent, et je remercie avec beaucoup d’émotion et de chaleur ceux qui m’écrivent de touchants messages de sympathie, de soutien, d’amitié et de compassion.
Comment ne pas être bouleversé à la lecture de ces petits mots écrits avec le cœur exprimés par des personnes que nous n’avons jamais rencontrées mais avec lesquelles se sont tissés, au fil des mois et des ans, des liens de véritable amitié : « Lully fait partie de nos vies… », « Il nous est cher… », « Maître Chat Lully est un peu mon chat aussi au travers de tout ce qu’il nous raconte… », « Ce n’est pas « qu’un chat » ! C’est tellement plus, dans notre vie ! »… etc.

Des prières montent vers le Ciel, par l’intercession de Sainte Gertrude de Nivelles, céleste protectrice des chats (cf. > ici), de Saint François d’Assise, de Saint Roch, de Saint Philippe Néri et de Saint Antoine le Grand… etc.

Si certaines personnes ont du mal à concevoir qu’on puisse prier pour la santé d’un animal et s’en offusquent, il en est heureusement bien plus qui comprennent que le Bon Dieu n’a de mépris pour aucune de Ses créatures et qu’Il a pour chacune d’entre elles d’infinis trésors de compassion.
La Sainte Eglise d’ailleurs le sait bien, même si certains de ses ministres manifestent à cet égard un cœur particulièrement insensible et sec, et elle prie pour les animaux souffrants puisque dans son rituel traditionnel elle propose depuis des siècles des formules de bénédiction des animaux malades ou de mets dont, par la puissance de sa bénédiction, elle fait des sacramentaux pour le soulagement et la guérison des animaux, affirmant dans les formules rituelles combien les animaux eux-mêmes ont du prix aux yeux de Dieu et combien il Lui agrée qu’ils soient proches des hommes…
Certains aristotélo-thomistes (selon le langage journalistico-politique du jour, on pourrait dire « ultra-aristotélo-thomistes »), malgré leur prétention de professer une philosophie réaliste, ont des raisonnements et des comportements d’idéalistes au point que l’on peut avec beaucoup d’exactitude leur appliquer ce que Charles Péguy disait des disciples d’Emmanuel Kant : « Le kantisme a les mains pures, mais il n’a pas de mains »
Et je reprends à mon propre compte la suite de cette citation : « Et nous, nos mains calleuses, nos mains noueuses, nos mains pécheresses, nous avons quelquefois les mains pleines »
L’un de nos chers amis prêtres, théologien et spirituel d’une incontestable orthodoxie, m’a écrit ceci :
« 
Mon cher Frère, comptez sur ma prière pour Maître-Chat Lully. Je suis sûr que les animaux ont leur place dans la nouvelle création et au paradis. Fraternellement vôtre in Christo Jesu.« 

Merci ! Merci infiniment, mes très chers amis, pour tous ces témoignages de sympathie qui font si chaud au cœur et pour vos cordiales et chat-leureuses prières !

Vôtre, in Corde Iesu & Mariae.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Bénédiction pour les animaux malades

 Bénédiction à l’intention des animaux gravement malades :

V./ Notre secours est dans le nom du Seigneur.
R./ Qui a fait le ciel et la terre.
V./ Le Seigneur soit avec vous.
R./ Et avec votre esprit.
Prions :
Seigneur, nous implorons votre miséricorde en suppliant, pour que ces animaux (cet animal) qui sont tourmentés (est tourmenté) par une grave maladie, soient guéris (soit guéri), en votre Nom et par la puissance de votre béné + diction. Qu’en eux (lui) soit éteinte toute puissance diabolique, et que par la suite ils ne soient plus malades (il ne soit plus malade), que vous soyez pour eux (lui), Seigneur, la défense de la vie et le remède apportant la santé. Nous vous le demandons par Jésus-Christ votre Fils Notre-Seigneur, qui avec vous vit et règne dans l’unité du Saint-Esprit pour tous les siècles des siècles.
R./ Ainsi soit-il.

nika

2019-38. « Ainsi la croix qui avait été jusqu’alors pour les hommes un sujet d’opprobre et de mépris, devint un objet de vénération et de gloire ».

3 mai,
Fête de l’Invention de la Sainte Croix ;
Pieuse mémoire des clercs massacrés à Lamastre par les huguenots le 3 mai 1587 (cf. > ici et > ici).

Parce que la fête de l’Invention de la Sainte Croix, célébrée depuis des siècles à la date du 3 mai, était traditionnellement un repère important de l’année liturgique (par exemple, dans le diocèse de Viviers où nous vivons, elle marquait le début des processions dominicales prescrites tous les dimanches avant la Grand’Messe et ce jusqu’au 14 septembre) est malheureusement aujourd’hui bien oubliée et que beaucoup de fidèles (* note) ignorent les circonstances de la découverte (c’est le sens du mot « invention ») du bois sacré de la Croix sur laquelle Notre-Seigneur a accompli notre salut, nous avons décidé de publier ici les textes du bréviaire traditionnel qui résument cette découverte, dans les leçons du deuxième nocturne des matines de cette fête.

Note :
Et d’ailleurs cela n’est pas seulement ignoré de beaucoup de fidèles mais aussi de nombreux prêtres, puisque ces faits ne se trouvent plus relatés que dans les bréviaires antérieurs à la réforme de Jean XXIII : ainsi donc beaucoup de prêtres traditionnels célébrant selon le missel et le bréviaire conformes au calendrier et aux rubriques de 1960 n’en entendent jamais parler !
Quant aux prêtres formés dans les séminaires diocésains ou interdiocésains – qui ne sont bien souvent que des foyers d’impiété – pour la nouvelle liturgie s’ils en entendent parler c’est comme pieuses « légendes » sans consistance historique et prêtant à sourire…

Agnolo Gaddi invention de la Sainte Croix

Agnolo Gaddi (1350 – 1396) : l’histoire de la Sainte Croix
(fresques de la chapelle du chœur de la basilique Sainte-Croix, à Florence, 1385-87)

L’invention de la Sainte Croix de Notre-Seigneur
par
l’impératrice Sainte Hélène

(Leçons du bréviaire au deuxième nocturne des matines de la fête de l’Invention de la Sainte Croix)

Quatrième leçon :
Après l’insigne victoire que remporta sur Maxence l’empereur Constantin, auquel le signe de la Croix du Seigneur avait été manifesté (cf. > ici, > ici et > ici), Hélène, mère de Constantin, avertie en songe, vint à Jérusalem dans le dessein d’y rechercher la Croix.
Sur le Calvaire, elle fit abattre une statue de marbre représentant Vénus ; c’était pour abolir tout souvenir de la Passion de Jésus-Christ, que les Gentils avaient, depuis environ cent quatre-vingts ans, placé cette statue à l’endroit même où la Croix avait été plantée.
Hélène agit de même au lieu où était la crèche du Sauveur, et au lieu où Il était ressuscité, ayant fait enlever du premier le simulacre d’Adonis, et du second, celui de Jupiter. 

Cinquième leçon :
On déblaya l’endroit où devait être la Croix, et, en creusant, l’on découvrit trois croix profondément enfouies, mais le titre de la Croix du Seigneur fut trouvé à part et comme l’on ne voyait pas à laquelle des trois croix il avait été fixé, un miracle mit fin au doute.
Macaire, Évêque de Jérusalem, après avoir fait adresser à Dieu des prières, fit toucher l’une après l’autre les trois croix à une femme qui était gravement malade. L’attouchement des deux premières ne lui fut d’aucun secours, mais lorsqu’on eut approché la troisième de l’infirme, cette personne fut aussitôt guérie. 

Sixième leçon :
Ayant ainsi retrouvé la croix, instrument de notre salut, Hélène éleva au même lieu une église, vraiment magnifique où elle laissa une partie de la Croix, enfermée dans une châsse d’argent ; elle en apporta une autre partie à son fils Constantin, et on la déposa à Rome dans l’église appelée Sainte-Croix-en-Jérusalem, construite sur l’emplacement du palais de Sertorius.
Hélène remit encore à son fils les clous avec lesquels le très saint corps de Jésus-Christ avait été attaché (voir aussi > ici).
C’est alors que Constantin porta une loi, pour défendre qu’on fît désormais subir à quelqu’un le supplice de la croix ; et ainsi la croix qui avait été jusqu’alors pour les hommes un sujet d’opprobre et de mépris, devint un objet de vénération et de gloire. 

Ste Hélène - église Saint Honoré d'Eylau -  nef gauche

L’impératrice Sainte Hélène
et son fils l’empereur Saint Constantin 1er le Grand
(vitrail de l’église neuve Saint-Honoré d’Eylau, à Paris)

2019-37. Quarante-cinquième anniversaire de Sa Majesté.

Jeudi de Pâques 25 avril 2019.

Voici le message et la photographie que Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publiés sur ses comptes des réseaux sociaux à l’occasion de ce 25 avril 2019, quarante-cinquième anniversaire de sa naissance :

Je rends grâce à Dieu de pouvoir célébrer mon 45e anniversaire, en bonne santé,
entouré de ma famille et de mes amis.

Je garde toujours une pensée pour ceux qui ne sont plus là à mes côtés.

photo 45 ans Louis XX

A cette publication, Frère Maximilien-Marie a apporté le commentaire suivant :

Au nom de toute la Confrérie Royale, je présente à Votre Majesté l’assurance de prières spéciales en ce jour pour Sa Personne et Sa famille : Domine, salvum fac Regem nostrum Ludovicum !

(cliquer sur l’image ci-dessous, puis « ouvrir dans un nouvel onglet »)

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Vive la race de nos Rois,
C’est la source de notre gloire. 
Puissent leurs règnes et leurs lois,
Durer autant que leur mémoire.
Que leur nom soit à jamais
Le signal de la victoire,
Que leur nom soit à jamais
Le présage de la paix.

lys 2

2019-36. « Que ce brutal événement nous soit une incitation à convertir nos cœurs, à les dépouiller du superficiel, à les ramener à l’essentiel ».

Alors que de trop nombreux responsables de l’Eglise n’émettent bien souvent, en guise de vœux ou de messages pastoraux à l’occasion de la fête de Pâques, que d’affligeantissimes banalités ou les poncifs éculés d’une platitude dont on se demande si elle a encore un lien, même ténu, avec la foi catholique authentique, notre Souverain légitime, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a fait paraître, dans la Sainte Nuit de Pâques, le message suivant, message admirable par sa profondeur spirituelle autant que par la lucidité des vues et la sagesse des analyses dont il témoigne.
Rendons grâces à Dieu pour la sollicitude de notre Roi et pour le discernement qu’Il lui accorde en ces temps de troubles et de pertes des repères fondamentaux !

Vive le Roi !

Notre-Dame de Paris après incendie

Mes chers compatriotes,

En ce jour où toute la Chrétienté célèbre dans la joie et l’Espérance la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ, comment ne pas vous souhaiter une joyeuse et belle fête de Pâques !
La Semaine Sainte a pourtant commencé de manière terrible par le tragique incendie de Notre-Dame de Paris qui nous a tous profondément bouleversés. 

Dieu merci, la cathédrale a survécu à ce déluge de feu et d’eau. 
Et ses principaux trésors ont été miraculeusement épargnés, en particulier la couronne d’épines, la tunique de Saint Louis, le maître-autel de Louis XIV, les rosaces… et bien d’autres encore.
Et si la charpente et la flèche se sont effondrées sous l’assaut violent des flammes, les murs, eux, ont tenu.

Au-delà des signes et des symboles que nous pouvons y voir, c’est vraiment toute la France qui a tremblé saisie d’émotion pour ce joyau qui fait partie de notre Histoire, de notre patrimoine.

Souhaitons que cette unité d’une nuit, restaurée quelques instantsautour de ce qui constitue le départ de toutes les routes de France, de ce qui en est le cœur spirituel et culturel, puisse régner durablement, plus forte que les divisions qui nous minent trop souvent.

Témoignons notre reconnaissance aux héroïques Sapeurs-Pompiers de Paris, et pensons tout particulièrement à leur frère d’armes blessé dans cette bataille contre le feu. Prions pour son rétablissement complet et rapide.

Que le peuple de France, conduit par les architectes des Bâtiments de France et des Monuments historiques, s’appuyant sur le professionnalisme exceptionnel de nos corps de métiers restaure à présent patiemment Notre Dame, en prenant le temps comme meilleur allié, pour lui rendre sa splendeur, dans l’esprit de Foi et de sacrifice qui était celui de ses bâtisseurs, nos ancêtres. 

Et que ce brutal événement nous soit une incitation à convertir nos cœurs, à les dépouiller du superficiel, à les ramener à l’essentiel.

Que le Christ règne sur nos cœurs apaisés et que Notre-Dame qui est la Reine de France, protège le peuple de France qu’Elle affectionne tant !

Le Christ est ressuscité !
Joyeuse fête de Pâques à vous tous!

Louis
Duc d’Anjou

grandes armes de France

2019-35. Après l’incendie de Notre-Dame de Paris…

Mardi Saint 16 avril 2019.

Incendie Notre-Dame de Paris 15 avril 2019

Un brasier en forme de croix au cœur de la France, au cœur de tous les fidèles….

Très chers Amis,

En ces premières heures du jour du mardi saint, il est évidemment bien tôt – bien trop tôt – pour se livrer à des considérations présentant tout le recul indispensable, échappant à l’émotion de l’instant : comme des millions de personnes à travers la France et à travers le monde, je pense que vous avez été douloureusement saisis par les images diffusées à la télévision, sur Internet et sur les réseaux sociaux hier soir à partir de 19 heures.
En notre vallée retirée et loin de tout, c’est environ une demi-heure après le déclenchement de l’incendie que nous avons été prévenus par une amie, et tout au long de la soirée nous sommes restés, jusqu’à une heure avancée de la nuit, à prier et à espérer pour ce bâtiment prestigieux qui était la proie des flammes et qui, selon l’expression d’un auteur dont j’ai oublié le nom, a toujours été et demeure en quelque manière la « paroisse de l’histoire de France ».

L’enquête sur les causes de l’incendie ne fait évidemment que commencer et, peut-être, faudra-t-il du temps pour qu’elle établisse la vérité des faits : contrairement aux affirmations rapides sur l’origine du sinistre, et au risque de passer pour « parano », il me semble non seulement prématuré, mais aussi téméraire, d’exclure a priori la cause criminelle pour des motifs idéologiques ou fanatiques…

Mais là n’est pas l’essentiel de mon propos.
Bien sûr nous sommes consolés par le fait qu’un grand nombre d’œuvres d’art se trouvant dans la cathédrale aient pu être sauvées ou protégées au maximum. 
Nous nous réjouissons surtout, au plus haut point du fait que le Très Saint-Sacrement et les précieuses reliques de la cathédrale aient pu être soustraits aux flammes.

Au-delà de l’émotionnel et des réactions, naturelles certes, je vous invite à réfléchir, prier et méditer sur les leçons providentielles que nous pouvons tirer de cet horrible événement : un bâtiment quelque prestigieux et sacré qu’il soit, reste un bâtiment. Nous avons d’ores et déjà l’assurance que la basilique-cathédrale Notre-Dame de Paris sera restaurée, reconstruite. Mais au-delà de la reconstruction matérielle, il nous faut réfléchir à la restauration spirituelle.
Le feu d’un incendie physique n’est RIEN en comparaison du feu de l’enfer qui menace les âmes par millions en raison de la perte de la foi et du refus de l’obéissance à Dieu.
Le feu de cet incendie n’est RIEN en comparaison de la dévastation spirituelle qui navre gravement la Sainte Eglise à cause du modernisme qui la ravage, à cause des mauvais exemples et de la tiédeur des catholiques , et tout particulièrement à cause des scandales de ceux qui devraient, au plus haut point, avoir des comportements exemplaires et donner le témoignage de la sainteté : je parle des clercs et des religieux qui ont trahi leurs engagements sacrés pour ce qui concerne la foi et les mœurs !

Je vais être absent du Mesnil-Marie à partir de ce matin-même, et ne reviendrai vers vous que pendant l’octave de la Résurrection de Notre-Seigneur.
Il n’y a maintenant plus qu’une seule chose à dire : prions avec davantage de ferveur, faisons pénitence avec générosité, tenons compagnie au divin Cœur de Jésus dans Son agonie, cramponons-nous à la main maternelle de Notre-Dame de Compassion, confions-nous en l’intercession des Saints de France, et, au-delà de tous les motifs de découragement, ne cessons jamais de croire en la sainte et glorieuse Résurrection, car notre Dieu est le Tout-Puissant et le « Maître de l’impossible ».

Vôtre in Corde Iesu & Mariae.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur. 

P1080750 France, Paris, «le voeu de Louis XIII» dans le fond du choeur de la cathédrale Notre-Dame; Louis XIII et Louis XIV entourent la Vierge de pitié «Pieta»

Publié dans:Chronique de Lully, Commentaires d'actualité & humeurs |on 16 avril, 2019 |Commentaires fermés

2019-34. Message de Sa Majesté le Roi sur les réseaux sociaux ce lundi saint vers 20 h alors que la basilique-cathédrale Notre-Dame de Paris est la proie des flammes.

Message du Roi au moment de l'incendie de Notre-Dame de Paris

lys.gif

2019-33. Présentation de Monseigneur le duc de Touraine.

Ce samedi 13 avril 2019, soit presque un mois et demi après sa naissance (cf. > ici), Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a Lui-même, par le moyen de Ses propres réseaux sociaux, fait la présentation de Son troisième fils, Monseigneur le Prince Henri de Jésus, duc de Touraine, avec le message et les photographies suivants :
« Je suis très heureux, avec la Princesse Marie-Marguerite, de vous présenter Henri de Jésus, Duc de Touraine entouré de sa soeur Eugénie et de ses deux frères, Louis et Alphonse. »

Présentation du Prince Henri de Jésus

Comme au jour de l’annonce de cette naissance (cf. > ici), nous nous réjouissons grandement du bonheur et de la prospérité de notre Famille Royale, pour laquelle nous prions avec ferveur chaque jour, demandant pour elle à Dieu, à Notre-Dame, Reine de France, aux Saints Anges et à tous les célestes protecteurs de la France et de la race royale, d’incessantes bénédictions et protections.

Trois lys blancs

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