Archive pour la catégorie 'Vexilla Regis'

2026-166. Prière du Bienheureux Marc d’Aviano avant la bataille de Vienne, le 12 septembre 1683.

       Avertissement :
Nous déconseillons de la manière la plus ferme aux adeptes des théories de « Nostra aetate », de la fraternité universelle, de l’inclusion et de la « synodalité », de lire la prière du Bienheureux Marc d’Aviano qui se trouve ci-dessous car elle risquerait de leur provoquer des accidents vasculaires cérébraux, apoplexies et autres suffocations mortelles, tant ce texte est aux antipodes des errements actuels de la pensée religieuse dominante… Nous déclinons toute responsabilité sur les effets que produirait cette lecture s’ils décidaient malgré notre avertissement de ne pas aller plus loin dans la découverte de la véritable doctrine catholique traditionnelle et de l’expression de la ferveur des saints authentiques.

frise

Prière du Bienheureux Marc d’Aviano

qui fut lue aux troupes chrétiennes

à la fin de la Messe célébrée au matin de la bataille de Vienne

le 12 septembre 1683 :

Messe du Bienheureux Marc d'Aviano servie par Jean III Sobieski

Messe du Bienheureux Marc d’Aviano servie par Jean III Sobieski
le matin du 12 septembre 1683
avant l’engagement de la bataille de Kahlenberg (Vienne).

       O grand Dieu des armées, regardez-nous prosternés ici aux pieds de Votre Majesté pour implorer Votre pardon pour nos offenses.

   Nous savons bien que nous avons mérité que les infidèles prennent les armes contre nous, car les iniquités que nous commettons chaque jour contre Votre bonté ont justement provoqué Votre colère.

   O grand Dieu, nous Vous demandons pardon du fond du cœur ; nous avons le péché en horreur, car Vous l’abhorrez ; nous sommes affligés d’avoir souvent irrité Votre souveraine Bonté.

   Par amour pour Vous, nous préférerions mille fois mourir plutôt que de commettre le moindre acte qui Vous déplaise.

   Secourez-nous par Votre grâce, ô Seigneur, et ne permettez pas que nous, Vos serviteurs, rompions l’alliance que nous avons conclue avec Vous seul.

   Ayez donc pitié de nous ; ayez pitié de Votre Eglise, contre laquelle la fureur et la puissance des infidèles se déchaînent déjà.

   Bien que ce soit par notre propre faute qu’ils aient envahi ces belles terres chrétiennes, et que tous les maux qui nous accablent ne soient que la conséquence de notre perversité, soyez-nous néanmoins propice, ô bon Dieu, et ne méprisez pas l’œuvre de Vos mains. Souvenez-vous que, pour nous arracher à la servitude de Satan, Vous avez donné tout Votre précieux Sang.

   Permettrez-Vous qu’il soit foulé aux pieds par ces chiens ?

   Permettrez-Vous que la foi — cette perle magnifique que Vous avez cherchée avec tant de zèle et rachetée au prix de tant de souffrances — soit jetée devant ces pourceaux ?

   N’oubliez pas, ô Seigneur, que si Vous permettez aux infidèles de triompher de nous, ils blasphèmeront Votre saint Nom et bafoueront Votre Puissance, répétant mille fois : « Où est leur Dieu, ce Dieu qui n’a pu les délivrer de nos mains ? »

   Ne permettez pas, ô Seigneur, que l’on puisse dire que Vous as laissé libre cours à la fureur des loups au moment même où nous Vous invoquions dans notre misérable angoisse.

   Venez à notre secours, ô grand Dieu des batailles ! Si Vous êtes avec nous, les armées des infidèles ne sauraient nous nuire.

   Dispersez ceux qui ont cherché la guerre ! Quant à nous, nous ne désirons rien tant que d’être en paix avec Vous, avec nous-mêmes et avec notre prochain.

   Affermissez par Votre grâce Votre serviteur et notre Empereur Léopold ; fortifiez l’esprit du roi de Pologne, du duc de Lorraine, des ducs de Bavière et de Saxe, ainsi que de cette noble armée chrétienne qui s’apprête à combattre pour l’honneur de Votre Nom et pour la défense et la propagation de Votre sainte Foi. Accordez aux princes et aux chefs de l’armée l’audace de Josué, le dessein de David, la fortune de Jephté, la constance de Joab et la puissance de Salomon — tous, Vos soldats — afin que, encouragés par Votre faveur, fortifiés par Votre Esprit et rendus invincibles par la puissance de Votre bras, ils puissent détruire et anéantir les ennemis communs du nom chrétien, démontrant au monde entier qu’ils ont reçu de Vous la puissance que Vous avez jadis manifestée chez ces grands chefs.

   Accordez, Seigneur, que tout concoure à Votre gloire et à Votre honneur, ainsi qu’au salut de nos âmes.

   Je Vous le demande, Seigneur, au nom de Vos soldats.

   Regardez leur foi : ils croient en Vous, ils attendent tout de Vous et ils Vous aiment sincèrement de tout leur cœur.

   Je le demande aussi par cette sainte bénédiction que je vais leur donner en Votre Nom, espérant — par les mérites de Votre Précieux Sang, en qui j’ai mis toute ma confiance — que Vous exaucerez ma prière.

   Si ma mort pouvait servir ou contribuer à leur obtenir Votre faveur, alors je Vous l’offre ici et maintenant, ô mon Dieu, comme une offrande agréable ; et si je dois mourir, j’en serai content.

   Délivrez donc l’armée chrétienne des maux qui la menacent ; retenez le bras de Votre colère suspendu au-dessus de nous ; et faites comprendre à nos ennemis qu’il n’y a de Dieu que Vous, et que Vous seul avez le pouvoir d’accorder ou de refuser la victoire et le triomphe, selon Votre bon plaisir.

   A l’exemple de Moïse, j’étends les bras pour bénir Vos soldats ; soutenez-les et fortifiez-les par Votre Puissance, pour la ruine de Vos ennemis et des nôtres, et pour la gloire de Votre Nom.

Ainsi soit-il !

Le Bienheureux Marc d'Aviano à la bataille de Vienne

Tableau naïf représentant le Bienheureux Marc d’Aviano
encourageant les troupes chrétiennes contre l’armée ottomane.

2026-159. Récapitulatif de nos publications concernant le Révérend Père Jean-Marie Charles-Roux (1914-2014).

7 août,
Au Mesnil-Marie, la fête des Bienheureux Pierre et Jean Becchetti, confesseurs de l’Ordre des Ermites de Saint Augustin (cf. > ici) ;
Mémoire de Saint Gaëtan de Thienne, confesseur ;
Mémoire de Saint Donat d’Arezzo, évêque et martyr ;
2ème jour de la neuvaine préparatoire à la fête de l’Assomption ;
6ème jour de la neuvaine préparatoire à la fête de Sainte Philomène ;
8ème jour du carême de la Mère de Dieu ;
Anniversaire du rappel à Dieu du Rd Père Jean-Marie Charles-Roux.

PèreJean-Marie Charles-Roux noir et blanc - blogue

Le Révérend Père Jean-Marie Charles-Roux (12 décembre 1914 – 7 août 2014).

A – Eléments biographiques et commentaires :

- Article que nous avons publié sur ce blogue lorsque nous avons appris le rappel à Dieu du Père Charles-Roux (+ jeudi 7 août 2014) : courte évocation biographique > ici
- Article écrit à l’occasion du septième anniversaire (7 août 2014 – 7 août 2021) du rappel du Rd. Père Charles-Roux, pour exhorter au courage et à la fidélité dans les oppositions hiérarchiques à la libre célébration du « vetus ordo missae » > ici
- Nous avons retrouvé et traduit l’article nécrologique publié par « The Telegraph » le 20 août 2014 pour annoncer la mort du Rd. Père Charles-Roux, article qui contient de précieux détails biographiques > ici

B – Textes du Révérend Père Charles-Roux :

- S.M. la Reine Marie-Antoinette partant de la Conciergerie pour l’échafaud le 16 octobre 1793 > ici
- L’arrivée de S.M. la Reine sur la place alors dite « de la révolution », le 16 octobre 1793 > ici
- .

frise lys

2026-158. Le “prêtre qui a prié pour la restauration du Saint Empire romain germanique”.

7 août,
Au Mesnil-Marie, la fête des Bienheureux Pierre et Jean Becchetti, confesseurs de l’Ordre des Ermites de Saint Augustin (cf. > ici) ;
Mémoire de Saint Gaëtan de Thienne, confesseur ;
Mémoire de Saint Donat d’Arezzo, évêque et martyr ;
2ème jour de la neuvaine préparatoire à la fête de l’Assomption ;
6ème jour de la neuvaine préparatoire à la fête de Sainte Philomène ;
8ème jour du carême de la Mère de Dieu ;
Anniversaire du rappel à Dieu du Rd Père Jean-Marie Charles-Roux (7 août 2014 – cf. > ici).

       Nous donnons ci-dessous une traduction d’un article paru (en langue anglaise « of course ») le 24 août 2014, sans nom d’auteur, dans « The Telegraph » – source : texte originel > ici.

Rd Père Jean-Marie Charles-Roux - blogue

Le Révérend Père Jean-Marie Charles-Roux (12 décembre 1914 – 7 août 2014).

       Le Père Jean-Marie Charles-Roux, décédé à l’âge de 99 ans, a apporté à Londres l’aura mystique du royalisme français en tant que prêtre catholique romain de l’ordre rosminien ; il était profondément attaché à la nature divine de la monarchie ainsi qu’à la liturgie tridentine.

   Grand, élégant et doté d’une voix théâtralement soyeuse, Charles-Roux portait des chaussures à boucles et des médailles commémorant les souverains martyrs, et il utilisait un monocle pour lire le journal, pendant les plus de quarante années qu’il passa à l’église médiévale de Sainte-Etheldrède à Ely Place, près de Holborn. Là, il célébrait chaque matin la messe latine dos à l’assemblée. Recherché comme confesseur, il prêchait des sermons vivants et éloquents, flattant et choquant ses auditeurs dans une égale mesure.

   Il soulignait le devoir chrétien envers les pauvres tout en affirmant que la parabole des talents prouvait que le capitalisme était non seulement acceptable mais aussi un impératif moral. Il a clairement exprimé son horreur des bombardements alliés de Dresde en célébrant la messe pour ses victimes. Et un jour, comparant la transformation de l’âme à la cuisine, il a expliqué qu’elle avait plus de chances de réussir dans des casseroles noires (désignant ainsi les prêtres) que dans des casseroles en cuivre plus grandes (jetant un coup d’œil au cardinal Hume assis à proximité).

   Même lorsqu’il s’entretenait avec les plus humbles, Charles-Roux agissait avec la même aisance simple que celle dont il usait avec la famille du prétendant Anjou au trône de France, le roi d’Espagne et les membres d’autres familles royales européennes ; il militait par ailleurs pour la canonisation de Louis XVI et de Marie-Antoinette, de Marie Stuart et même de Charles Ier d’Angleterre qui, selon lui, devrait être reconnu comme saint par l’Eglise catholique romaine.

   Alors que le communisme vacillait en Europe de l’Est en 1989, on pouvait voir les ambassadeurs de Pologne et de Hongrie (peut-être par prudence) agenouillés lors d’une cérémonie commémorative pour l’impératrice Zita d’Autriche, tandis que Charles-Roux dirigeait leurs prières pour la restauration du Saint Empire romain germanique.

   Jean-Marie Charles-Roux est né à Marseille dans une famille de diplomates français, le 12 décembre 1914. Ses premiers souvenirs sont liés à Rome, où son père était en poste à l’ambassade de France auprès du roi d’Italie. Lui et ses sœurs – Cyprienne, pianiste talentueuse devenue Princesse del Drago, et Edmonde Defferre, écrivain et membre du jury du Prix Goncourt, épouse d’un ministre socialiste – trouvaient leurs parents aimants mais distants. En revanche, il appréciait beaucoup les soins de sa gouvernante “Nanny Carter”, qui lui enseignait l’anglais et lui faisait réciter, avant de se coucher, des prières  (les « collectes ») du « Prayer book » anglican de 1662.

   Après avoir étudié à la Sorbonne, Jean-Marie a intégré l’armée française pour y accomplir ses deux années de service militaire ; il se préparait au concours d’entrée dans la carrière diplomatique lorsqu’il fut mobilisé en 1939. Il rejoignit le peloton de cavalerie d’un groupe de reconnaissance à la frontière allemande, en Lorraine, mais alors que les Allemands progressaient en France, il reçut l’ordre de se rendre au nord de Paris ; c’est là qu’il découvrit le corps d’un jeune garçon sur la route, devant l’hôtel où il avait passé la nuit.

   Le lendemain soir, il fut envoyé vers le sud à la tête d’une patrouille, avec des vers luisants fixés dans la queue de son cheval pour servir de repère. Lorsqu’ils durent traverser une route empruntée par les Allemands, ses hommes formèrent une ligne et chargèrent sabre au clair, prenant l’ennemi par surprise ; la seule perte à déplorer fut celle d’un Français tombé de cheval. Charles-Roux et sa patrouille rejoignirent leur division à Limoges au moment même où l’armistice était proclamé.

   Après sa démobilisation, Charles-Roux fut nommé sous-préfet dans la zone sud (sous le régime de Vichy), mais il partit bientôt pour la Tunisie, où il rejoignit un régiment de cavalerie de la France libre patrouillant à la frontière libyenne. Après avoir été blessé par un coup de sabot, il fut renvoyé en France pour convalescence.

   Il s’enfuit en Espagne par les Pyrénées, où il prétendit être un officier anglais, le capitaine Charles Russell (ce qui correspondait aux initiales sur son uniforme). Il fut fait prisonnier et incarcéré dans plusieurs prisons espagnoles, dont il finit par être libéré grâce à l’intervention de l’ambassade britannique.

   Envoyé, une nouvelle fois, en Afrique du Nord, il devint officier d’état-major du général français libre Giraud, puis du général de Gaulle, pour lequel il travailla également comme traducteur. Plus tard, il servit dans l’état-major du général “Jumbo” Maitland, participant à la planification du débarquement dans le sud de la France.

   Charles-Roux a qualifié la libération de la France de cauchemar. Il était révolté que de Gaulle n’ait pas empêché ses partisans de raser la tête des femmes accusées de “collaboration” et de les traîner déshabillées dans les rues. A Toulouse, lui et un officier supérieur furent stupéfaits d’être emmenés par trois chefs de la Résistance dîner dans un bordel, où deux de leurs hôtes s’endormirent tandis que l’autre, ivre, avoua avoir commis des meurtres avant de se glisser sous la table.

   Lorsque les Alliés envahirent l’Allemagne, Charles-Roux s’attendait à des atrocités bien pires encore ; au lieu de cela, il vit des soldats français donner leurs rations à des civils allemands déguenillés, reconnaissant en eux des personnes ayant souffert autant que leurs propres compatriotes.

   Au retour de la paix, il passa quatre ans comme premier secrétaire à l’ambassade de France à Athènes, pendant la guerre civile. Puis, de retour à Paris, il retrouva son confesseur jésuite à la Sorbonne et répondit à l’appel qu’il avait ressenti en tant qu’étudiant, entrant dans un séminaire français, avant d’aller au Collège Beda de Rome [note du traducteur : c'est l'un des séminaires pontificaux de langue anglaise].

   A la recherche d’une congrégation qui ne fût ni trop importante, ni trop austère, ni trop exigeante, il rejoignit les Rosminiens (l’Institut de la Charité) en Angleterre, et y acheva sa formation à Wadhurst, dans le Sussex de l’est. Il a d’abord enseigné le français au Ratcliffe College dans le Leicestershire, puis a rejoint une paroisse au Pays de Galles avant de s’installer à Ely Place.

   Lorsque le Concile Vatican II autorisa la messe en langue vernaculaire, Charles-Roux se plia consciencieusement à la nouvelle règle pendant dix-huit mois, puis il sollicita une audience avec le pape Paul VI à Castel Gandolfo, pour demander de pouvoir recommencer à célébrer la messe en latin. “Certainement”, répondit le pape. “Je n’ai jamais interdit la célébration de l’ancienne messe ; j’ai seulement proposé une alternative”.

Beaucoup estimaient que le statut de Charles-Roux en tant que membre d’un si petit ordre en Angleterre l’empêchait de jouer un rôle plus important dans la mission de l’Eglise. Il a toutefois exercé son ministère dans les milieux les plus huppés, notamment à Eton à l’occasion des célébrations du 4 juin [note du traducteur : en Angleterre, le 4 juin est la date de célébration de l'anniversaire du Souverain, indépendamment de la date de naissance réelle de ce dernier], tout en se liant d’amitié avec des familles de la classe moyenne qui lui demandaient de célébrer les mariages puis de baptiser leurs enfants. Il a pris la défense de membres de familles royales qu’il considérait comme injustement calomniés, réfutant les insultes envers la reine Frederika des Hellènes et agissant comme conseiller spirituel de la princesse Michael de Kent lorsqu’elle obtint l’annulation de son premier mariage pour épouser le prince Michael. Son livre “L’Apostasie Nationale” était un plaidoyer pour le rétablissement du trône et à l’autel, et un récit de la vie de l’épouse et des enfants de Louis XVI.

   Alors que la retraite approchait, Charles-Roux refusa de s’installer en France, déclarant le pays en proie à une “affreuse maladie républicaine”. Au lieu de cela, en 1999, il s’installa au siège des Rosminiens, via di Porta Latina, à Rome.

   C’est alors qu’ il a servi comme aumônier auprès de Mel Gibson lors du tournage du film “La Passion du Christ” (2004), appréciant particulièrement de célébrer la messe quotidienne sur le plateau à 6 h 45. Lorsque l’acteur incarnant Jésus venait communier, Charles-Roux devait veiller à ne pas se piquer à la couronne d’épines. »

 Mel Gibson et Jim Caviezel - tournage de la Passion du Christ - blogue

Mel Gibson et Jim Caviezel sur le tournage de « La Passion du Christ ».

2026-156. Les Martyrs de Privas, guillotinés le 5 août 1794.

5 août,
Fête de la dédicace de la Basilique de Sainte-Marie aux Neiges (cf. , et > ici) ;
Anniversaire du martyre du Père Rouville et de ses compagnons (5 août 1794).

Rd.P.Rouville et martyrs de Privas du 5 août 1794

Prêtres et religieuses se rendant en chantant au lieu de leur martyre,
« la Placette », à Privas, le 5 août 1794.

       Le mardi 5 août 1794, à Privas, furent guillotinés cinq prêtres et trois religieuses : bien que l’on se trouvât après l’arrestation et l’exécution de Robespierre et de ses comparses terroristes (27 & 28 juillet 1794) – dont la nouvelle venait à peine de parvenir dans le département -, les révolutionnaires de la ville, dans l’incertitude de l’avenir et par crainte qu’on leur reprochât de s’être montrés de mauvais patriotes, préférèrent ne pas différer l’exécution de la sentence du tribunal révolutionnaire qui avait prononcé la peine de mort.

   Dans les pages de ce blogue, on trouve une présentation assez exhaustive de la vie et des persécutions auxquelles durent faire face ces cinq prêtres héroïques et ces religieuses. Voici les liens pour les retrouver :

1) La vie, l’arrestation et le procès du Révérend Père François-Augustin Roubaud (1734-1794), de la Compagnie de Jésus, qui prit le nom de Rouville, après la suppression de la Compagnie (pour contourner la loi interdisant l’enseignement aux anciens jésuites). Le « bon Père Rouville », comme l’appelaient avec vénération les gens du peuple, était âgé de 60 ans au moment de son martyre : il est le doyen, et en quelque manière, le « chef de file », des martyrs de Privas > ici.

2) La vie et l’arrestation des quatre autres prêtres martyrisés avec « le bon Père Rouville » : Messieurs les abbés Pierre-François Dulau d’Allemand de Montrigaud (1764-1794) – le plus jeune de ce groupe de prêtre -, Jean-Jacques André Bac (1751-1794), Louis Gardès (1754-1794) et Barthélémy Montblanc (1760-1794) > ici.

3) La présentation des trois Sœurs de Saint Joseph de Vernosc, qui, malgré la persécution, demeurèrent en communauté, ainsi que le récit circonstancié du martyre, enfin, pourront être lus > ici.

Les Soeurs de Saint Joseph au pied de l'échafaud - Privas 5 août 1794

Les Sœurs de Saint-Joseph au pied de l’échafaud.

2026-154. Entrée de Sa Majesté le Roi dans la Confrérie de Sainte Anne, qui vient d’être relevée.

Lundi 3 août 2026,
Chez les Ermites de Saint Augustin, fête du Bienheureux Jean Bufalari de Rieti (cf. > ici) ;
Mémoire de l’invention du corps de Saint Etienne, protomartyr, et des saints Gamaliel, Nicodème et Abibas (cf. > ici) ;
Mémoire de Sainte Lydie de Thyatire, première habitante d’Europe à accueillir les missionnaires de l’Evangile (cf. > ici) ;
Quatrième jour du Carême de la Dormition de la Mère de Dieu (cf. > ici) ;
Deuxième jour de na neuvaine préparatoire à la fête de Sainte Philomène (cf. > ici).

Statue de Sainte Anne d'Auray

Statue de Sainte Anne d’Auray,
conservant un fragment de la statue miraculeuse découverte par Yvon Nicolazic
mais malheureusement détruite à la révolution.

   Ce lundi 3 août 2026, en seconde partie de matinée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX de France, a posté sur son compte « X » (ex-Twitter) le message suivant :

   « Le 25 juillet, à l’occasion du Grand Pardon de Sainte Anne d’Auray, j’ai été admis dans la Confrérie de Sainte Anne.

   Fondée en 1641 sous l’impulsion de la reine Anne d’Autriche, en remerciements de la naissance du Dauphin, cette confrérie a été relancée par des fidèles après une quarantaine d’année d’interruption.

   A cette occasion, un ex-voto rappelant la consécration que j’ai réalisée l’an dernier, pour les 400 ans du sanctuaire a été béni. Je remercie Monseigneur Centène, évêque de Vannes, le sanctuaire de Sainte-Anne d’Auray et les fidèles qui font revivre cette œuvre de spiritualité et de charité ».

   On se souvient qu’à la fin mai et début juin 2025, notre Souverain légitime s’était rendu en pèlerinage au sanctuaire de Sainte Anne d’Auray, à l’occasion d’une visite en Bretagne (cf. > ici), qui coïncidait avec l’ouverture du jubilé du quatrième centenaire de la découverte de la statue miraculeuse de Sainte Anne par Yvon Nicolazic ; on se souvient aussi que, lors de ce pèlerinage, le dimanche 1er juin 2025, Sa Majesté avait consacré à Sainte Anne Sa personne, Sa famille ainsi que tous ceux dont Elle a la charge.

   Ce samedi 25 juillet 2026 marque donc une nouvelle étape dans la dévotion de notre Roi envers la bonne Sainte Anne, puisque, à l’occasion de la refondation de la Confrérie de Sainte Anne (voir les engagements de la Confrérie > ici ; le compte-rendu de la presse > ici ; et les articles du site Ar Gedour > ici et > ici), Il a souhaité entrer Lui-même dans cette Confrérie qui Le relie directement à la naissance miraculeuse du Grand Roi Son ancêtre.

Le Comte Patrick de Sèze lisant le message de Sa Majesté 25 juillet 2026

Samedi 25 juillet 2026 : A Sainte-Anne-d’Auray, Patrick Comte de Sèze - représentant Sa Majesté
le Roi Louis XX – lit le message de ce dernier devant Son Excellence Monseigneur Centène, évêque de Vannes,
à l’occasion de l’adhésion du Roi à la Confrérie de Sainte Anne qui vient d’être relevée. 

   A cette occasion, Sa Majesté, représentée par le Comte Patrick de Sèze, a fait lire le message suivant :

Message du Roi 25 juillet 2026 - 1

Message du Roi 25 juillet 2026 - 2

   Puis, à l’intérieur même de la basilique, Son Excellence Monseigneur Centène a procédé à la bénédiction d’un ex-voto, posé le 16 juillet dernier :

Bénédiction de l'ex-voto royal

Ex-voto de Sa Majesté à Sainte-Anne d'Auray

2026-150. Les 64 prêtres et religieux Martyrs des Pontons de Rochefort et de l’Ile Madame qui ont été élevés sur les autels.

28 juillet,
Au Mesnil-Marie, nous célébrons en ce jour les Bienheureux Martyrs des pontons de Rochefort ;
Mémoire des Saints Nazaire et Celse, martyrs, Saint Victor 1er, pape et martyr, et Innocent 1er, pape et confesseur ;
Anniversaire du sacre de Pépin le Bref à Saint-Denis par le pape Etienne II (28 juillet 754) ;
Anniversaire de la mort de Don Antonio Vivaldi (+ 28 juillet 1741 – cf. > ici & > ici) ;
Anniversaire de la mort de Jean Cottereau, dit Jean Chouan (+ 28 juillet 1794).

Bienheureux Martyrs des pontons de Rochefort et de l'Ile Madame - livret de la béatification couverture

Illustration de la couverture du livret de la
cérémonie de béatification (Rome, le 1er octobre 1995)
des 64 Bienheureux Martyrs
des Pontons de Rochefort et de l’Ile Madame.

       Refusant de prêter le serment schismatique à la constitution civile du clergé du 12 juillet 1790, au moins 829 prêtres et religieux (chiffre de ceux qui ont été identifiés, mais il se peut qu’il y en ait en réalité mille à deux milles car nous ne possédons pas tous les documents), venus de Lorraine, de Normandie, du Limousin, de Guyenne, de la Marche, du Poitou… etc., ont été déportés à Rochefort, à partir d’avril 1794, et embarqués sur deux anciens vaisseaux négriers français – les « Deux Associés » et le « Washington » -, en vue d’être envoyés en Guyane.
Ces navires, ancrés dans la rade de l’Île d’Aix, ne partirent jamais d’une part en raison de leur état de vétusté qui les rendait véritablement impropres à la navigation, et d’autre part à caise du blocus anglais qui interdisait la sortie en haute mer.

   Dans le but inavoué de les faire disparaître sans faire trop d’éclat, les équipages de ces navires devenus de véritables « camps de concentration » firent subir les pires souffrances à ces héroïques confesseurs de la foi : tortures – physiques et morales -, maladies, menaces, avanies… La plupart des prêtres déportés décéderont du typhus dû à l’insalubrité extrême, à l’absence totale d’hygiène, à la nourriture rare et très malsaine et aux mauvais traitements.
En dix mois, 547 d’entre eux moururent de ces mauvais traitements qui leurs furent infligés.
La majorité d’entre eux fut enterrée sur l’Île d’Aix et sur l’Île Madame.
Après la chute de Robespierre et la fin de la grande Terreur, la Convention, à partir de février 1795, libéra ceux qui restaient en vie, au nombre de 282 !

   Les procès canoniques, diocésains et romains, ont finalement retenu 64 d’entre eux, pour lesquels on avait suffisamment de documentation et la certitude absolue qu’ils avaient été mis à mort en haine de la foi et de l’Eglise catholiques : leur béatification a été célébrée à Rome le 1er octobre 1995.
On trouvera ci-dessous les noms de ces 64 Bienheureux : nous les avons classés selon l’ordre hiérarchique, et à l’intérieur de chaque catégorie selon la date de leur trépas.

   Dans les diocèses, instituts ou congrégations dont ils sont issus, leur fête est célébrée à des dates différentes, souvent en fonction de la date de la mort de ceux qui appartiennent à ces diocèses ou congrégations.
Au Mesnil-Marie, où nous vivons selon la Règle de Saint Augustin, nous plaçons en “première ligne” le seul de ce groupe à avoir vécu sous cette même Règle que nous, à savoir le Bienheureux Gabriel Pergaud (29 octobre 1752 – 21 juillet 1794), puisqu’il était génovéfain (chanoine régulier de Saint Augustin de la Congrégation de France), et nous célébrons donc leur fête à tous au jour de notre calendrier qui était disponible au plus près du 21 juillet, dies natalis du Bienheureux Gabriel Pergaud.  

Sur l'Île Madame, oratoire de la Reine des martyrs

Sur l’Île Madame, oratoire de la Reine des Martyrs.

A – Morts en 1794 :

A1 -Du clergé séculier : 

Un prélat domestique :

- Monseigneur Raymond Pétiniaud de Jourgnac, vicaire général de l’évêque de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juin 1794.

Cinq chanoines de cathédrales :

- Le chanoine Pierre-Joseph Le Groing de La Romagère, chanoine à la cathédrale de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juillet 1794.
- Le chanoine Scipion-Jérôme Brigeat de Lambert, doyen du chapitre d’Avranches. Déporté sur le Washington ; mort le 4 septembre 1794.
- Le chanoine François d’Oudinot de La Boissière, chanoine du diocèse de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 7 septembre 1794.

- Le chanoine François Mayaudon, chanoine à Saint-Brieuc puis à Soissons. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 11 septembre 1794.
- Le chanoine Jean-Baptiste Laborie du Vivier, chanoine de la cathédrale de Mâcon. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 27 septembre 1794.

Douze chanoines de collégiales :

- Le chanoine Jean-Baptiste Vernoy de Montjournal, chanoine à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juin 1794.
- Le chanoine Pierre-Yrieix Labrouhe de Laborderie, du chapitre collégial de Saint-Yrieix (Limousin). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juillet 1794.
- Le chanoine Jean-Baptiste de Bruxelles, du chapitre collégial de Saint-Léonard (Limousin) : déporté sur les Deux-Associés, mort le 18 juillet 1794.
- Le chanoine Jean-François Jarrige de la Morelie du Breuil, du chapitre collégial de Saint-Yrieix (Limousin) ; déporté sur les Deux-Associés ; mort le 31 juillet 1794.
- Le chanoine Pierre Jarrige de La Morelie de Puyredo, du chapitre collégial de Saint-Yrieix (Limousin) ; déporté sur les Deux-Associés ; mort le 12 août 1794.
- Le chanoine Jean-Baptiste Ménestrel, chanoine à Remiremont (Lorraine). Déporté sur le Washington ; mort le 16 août 1794.
- Le chanoine Charles-Arnould Hanus, curé et doyen du chapitre de Ligny (Barrois). Déporté sur le Washington ; mort le 28 août 1794.
- Le chanoine Claude-Barnabé Laurent de Mascloux, du chapitre collégial du Dorat (Limousin). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 7 septembre 1794.
- Le chanoine Georges-Edme René, chanoine à Vézelay. Déporté sur le Washington ; mort le 2 octobre 1794.
- Le chanoine François Hunot, chanoine de Brienon-l’Archevêque (Bourgogne). Déporté sur le Washington ; mort le 6 octobre 1794.
- Le chanoine Jean Hunot, chanoine à Brienon-l’Archevêque (Bourgogne). Déporté sur le Washington ; mort le 7 octobre 1794.
- Le chanoine Sébastien-Loup Hunot, chanoine à Brienon-l’Archevêque (Bourgogne). Déporté sur le Washington ; mort le 17 novembre 1794.           

Croix mutilée sculptée par un prêtre

Cette croix est conservée à l’évêché de La Rochelle :
elle a été sculptée par l’un des prêtres déportés.
Mutilée, elle est l’un des symboles forts et émouvants
du calvaire enduré par les confesseurs de la foi.

Cinq curés ou prieurs :

- L’Abbé Philippe Papon, curé de Contigny (Bourbonnais). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 17 juin 1794.
- L’Abbé Jacques Lombardie, curé de Saint-Hilaire-Foissac (Limousin). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 22 juillet 1794.
- L’Abbé Pierre Gabilhaud, curé de Saint-Christophe (Limousin) ; déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 août 1794.
- L’Abbé Antoine Banassat, curé de Saint-Fiel (Limousin) : déporté sur les Deux-Associés ; mort le 18 août 1794.
- L’Abbé Elie Leymarie de Laroche, prieur de Coutras (Guyenne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 22 août 1794.
- L’Abbé Joseph Marchandon, curé de Marsac (Limousin). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 22 septembre 1794.

Onze vicaires et ecclésiastiques exerçant divers emplois :

- L’Abbé Antoine Auriel-Constant, vicaire à Calviac et Sainte-Mondane (Gascogne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juin 1794.
– L’Abbé Jacques-Morelle Dupas, vicaire à Ruffec (Berry). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 juin 1794.
- L’Abbé Michel-Bernard Marchand, prêtre du diocèse de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 15 juillet 1794.
- L’Abbé Marcel-Gaucher de La Biche de Reignefort, missionnaire à Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juillet 1794.
- L’Abbé Pierre-Michel Noël, prêtre du diocèse de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 5 août 1794.
- L’Abbé Noël-Hilaire Le Conte, ancien musicien de la cathédrale de Bourges où il portait le titre de « vicaire de résidence ». Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 17 août 1794.

- L’Abbé Jean-Baptiste Étienne Souzy, prêtre du diocèse de La Rochelle : déporté sur les Deux-Associés, mort le 27 août 1794.
- L’Abbé Louis-Wulphy Huppy, prêtre du diocèse de Limoges ; déporté sur les Deux-Associés ; mort le 29 août 1794.
- L’Abbé Florent Dumontet de Cardaillac, aumônier de la comtesse de Provence ; déporté sur les Deux-Associés ; mort le 5 septembre 1794.
- L’Abbé Claude Dumonet, professeur au collège de Mâcon. Déporté sur le Washington ; mort le 13 septembre 1794.
- L’Abbé Claude Laplace, prêtre à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 14 septembre 1794.

Trois Sulpiciens :

- Monsieur Charles-René Collas du Bignon, supérieur du petit séminaire de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 3 juin 1794.
- Monsieur Joseph Juge de Saint-Martin, directeur de séminaire ; déporté sur les Deux-Associés ; mort le 7 juillet 1794.

Monsieur Claude-Joseph Jouffret de Bonnefont, supérieur du petit séminaire d’Autun. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 août 1794.

Un Eudiste :

- Le Père Charles-Antoine-Nicolas Ancel, eudiste à Lisieux. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 29 juillet 1794.

Île Madame - la Croix de galets

Sur l’Île Madame, la célèbre « Croix de galets » :
au lieu où furent découverts en 1913 plusieurs cadavres de prêtres,
les pèlerins ont peu à peu apporté des galets qui ont formé cette
impressionnante croix à la mémoire des prêtres martyrs.

A2 – Du clergé régulier :

Un chanoine régulier de Saint Augustin de la Congrégation de France :

- Le Rd. Père Gabriel Pergaud, génovéfain de l’abbaye Notre-Dame de Beaulieu (dans le diocèse de Saint-Malo). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 juillet 1794.

Quatre Carmes :

- Le Rd. Père Léonard (né Jean-Baptiste) Duverneuil, carme de la maison d’Angoulême ; déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juillet 1794.
- Le Rd. Père Michel-Louis Brulard, carme de la maison de Charenton. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 25 juillet 1794.
– Le Rd. Père Jacques Retouret, carme de la maison de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 août 1794.
– Le Rd. Père Hubert de Saint-Claude (né Jacques Gagnot), carme de la maison de Nancy. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 septembre 1794.

Trois Bénédictins :

- Dom Barthélemy Jarrige de La Morelie de Biars, clunisien de l’abbaye Saint-Antoine et Saint-Pierre de Lezat (diocèse de Couserans) ; déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 juillet 1794.
- Dom Claude Richard, bénédictin de la Congrégation de Saint-Vanne et Saint-Hydulphe, à l’abbaye Saint-Hydulphe de Moyenmoutier (Lorraine). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 9 août 1794.
Dom Louis-François Le Brun, bénédictin de la congrégation de Saint-Maur. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 20 août 1794.

Trois Cisterciens :

- Le Rd. Père Paul (né Paul-Jean) Charles, moine cistercien de l’abbaye de Sept-Fons (Bourbonnais). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 25 août 1794.
- Le Frère Elie (né Augustin-Joseph) Desgardin, frère convers de l’abbaye de Sept-Fons (Bourbonnais). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 6 juillet 1794.
– Le Rd. Père Gervais-Protais Brunel, moine cistercien de la stricte observance de la Grande-Trappe (Perche). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 20 août 1794.

Deux Chartreux :

- Dom Claude Béguignot, de la Chartreuse Saint-Julien du Petit-Quevilly (Normandie). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juillet 1794.
Dom Lazare Tiersot, de la Chartreuse Notre-Dame de Fontenay-lès-Beaune (Bourgogne). Déporté sur le Washington ; mort le 10 août 1794.

Île d'Aix monument aux prêtres déportés

Sur l’Île d’Aix : monument à la mémoire des prêtres déportés.

Franciscains :

a) Deux Cordeliers :

- Le Rd. Père Louis-Armand-Joseph Adam, cordelier à Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 juillet 1794.
- Le Rd. Père Nicolas Sauvouret, cordelier à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juillet 1794.

b) Trois Capucins :

- Le Rd. Père Jean-Baptiste-Xavier (né Jean-Louis) Loir, capucin du couvent du Petit-Forez de Lyon. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 19 mai 1794.
– Le Rd. Père Sébastien (né François) François, capucin. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 août 1794.
- Le Rd. Père Protais (né Jean) Bourdon, capucin à Sotteville, près de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 23 août 1794.

Un Dominicain :

- Le Rd. Père Thomas (né Jean-Georges) Rehm, dominicain au couvent de Schlestadt (Alsace). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 11 août 1794.

Deux Jésuites :

- Le Rd. Père Joseph Imbert, jésuite. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 9 juin 1794.
– Le Rd. Père Jean-Nicolas Cordier, jésuite. Déporté sur le Washington ; mort le 30 septembre 1794.

Trois Frères des Ecoles chrétiennes :

- Le Cher Frère Léon (Jean) Mopinot, des frères des écoles chrétiennes à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 mai 1794.
- Le Cher Frère Uldaric (né Jean-Baptiste) Guillaume, des frères des écoles chrétiennes à Nancy. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 27 août 1794.
- Le Cher Frère Roger (né Pierre-Sulpice-Christophe) Faverge [ou Favergne], des frères des écoles chrétiennes à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 12 septembre 1794.

* * * * * * *

B – Mort en 1795 :

- L’Abbé Nicolas Tabouillot, curé de Méligny-le-Grand (diocèse de Verdun). Déporté sur le Washington ; mort le 23 février 1795.

Sanctuaire des prêtres déportés à Port-des-Barques

A l’estuaire de la Charente, la commune de Port-des-Barques possède l’Île Madame dans son territoire :
on y trouve un sanctuaire des prêtres déportés où est érigé cette croix
entourée des statues des Saints Apôtres Pierre et Paul.

2026-146. Message de Sa Majesté le Roi alors que de terribles incendies ravagent la France.

Dimanche 26 juillet 2026.

Armes de France & Navarre

       Alors qu’en de nombreux points du territoire français des incendies d’une ampleur et d’une intensité rares occasionnent des ravages immenses, ce samedi soir 25 juillet, sur ses réseaux sociaux, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié un message faisant part de sa sollicitude pour ses peuples, de son soutien à ceux qui luttent contre les flammes, de sa compassion pour les sinistrés et de sa prière :

   J’adresse ma solidarité à tous les pompiers de France, sur terre et dans les airs.

   J’assure de ma plus vive compassion tous les Français touchés dans leur chair, leur famille, leur patrimoine et leur environnement par cette terrible vague de feux.

   Je prie pour que l’ensemble des foyers d’incendie soit maîtrisé, que les conditions s’améliorent et que le Ciel protège la France !

incendies de forêt en France

2026-145. Récapitulatif de nos publications en rapport avec Sainte Anne.

26 juillet,
fête de Sainte Anne, mère de la Bienheureuse Vierge Marie

Sainte Anne et la Vierge Marie - Murillo

Bartolomé Esteban Murillo (1617-1682) : Sainte Anne et la Vierge (vers 1655)
[Musée du Prado, Madrid].

A – Histoire de Sainte Anne et du développement de son culte :

- Origines de Notre-Dame selon la « Légende dorée » > ici.
- La découverte des reliques de Sainte Anne à Apt, à Pâques 792, en présence de Saint Charlemagne > ici.
- La découverte de la statue miraculeuse de Sainte Anne à Auray en 1625 > ici.
- Le relèvement de la Confrérie de Sainte Anne, le 25 juillet 2026, et l’entrée de Sa Majesté le Roi Louis XX dans cette Confrérie > ici.
- .

B – Prier Sainte Anne :

- Leçons du deuxième nocturne des matines de la fête de Sainte Anne au Bréviaire romain traditionnel > ici.
- Prière très efficace à Sainte Anne > ici.
- .

C – Lieux de pèlerinage et œuvres d’art :

- La « Sainte Parenté » de l’église Notre-Dame la Grande, à Poitiers > ici.
- .

gravure Sainte Anne Bonne Presse - blogue

2026-144. Redécouverte des reliques de Sainte Anne à Apt, en présence de Saint Charlemagne (Pâques 792).

26 juillet,
fête de Sainte Anne, mère de la Bienheureuse Vierge Marie (cf. > ici).

Cathédrale d'Apt - chapelle royale Sainte-Anne reliques

Cathédrale d’Apt : chapelle royale Sainte-Anne
(la grille de l’armoire des reliques est ouverte et le buste reliquaire de Sainte Anne en a été extrait
pour être porté en procession dans les rues de la ville)

Apt - Buste reliquaire de Sainte Anne

       « Le corps de la Bienheureuse Anne, mère de la Vierge Marie, transporté en France par la barque de Provence de la chapelle sépulcrale de Notre-Dame de Josaphat où il reposait près de celui de Saint Joachim, fut remis, d’après une antique tradition, à l’église d’Apta Julia, par une faveur insigne de Dieu. Le très ancien martyrologe d’Apt mentionne cette translation [...].

   Mais le temps des persécutions s’avançant à grands pas, le Bienheureux Auspice, premier évêque d’Apt, le cacha dans une sorte d’armoire pratiquée dans le mur de la crypte la plus basse, qui existe encore aujourd’hui. Il plaça devant les reliques une lampe allumée qui ne s’éteignit qu’en 792, le jour de leur découverte.
Je saint évêque ayant ensuite très diligemment muré la crypte, de manière à la rendre impénétrable, et les confidents du secret, qui avaient connaissance du lieu, étant morts, la crypte resta inconnue aux hommes pendant sept siècles, et les reliques de Sainte Anne furent préservées ainsi, grâce à la prévoyance de Saint Auspice, dans les irruptions des Alains, des Suèves, des Vandales et autres barbares qui ravagèrent la Provence, et les dévastations horribles des Sarrasins, après la défaite totale desquels le glorieux Charlemagne eut le bonheur de les découvrir.

Cathédrale d'Apt - entrée des cryptes

Cathédrale d’Apt : l’entrée des cryptes (état actuel)

   Charlemagne vint séjourner à Apt aux approches de la fête pascale, après avoir pacifié la Provence par la défaite des Sarrasins, dans la plaine qui s’étend entre la montagne de Cordes et la colline de Montmajour. Le souvenir de cette bataille, où la dernière espérance de l’islamisme fut détruite, s’est conservé dans une inscription de l’église de Montmajour-lez-Arles.

   Le premier soin de Charlemagne, après son arrivée à Apt, fut de faire reconsacrer par Turpin l’église cathédrale qui avait été polluée par un culte impie. Tandis qu’un concours extraordinaire de grands seigneurs et de peuple assistait à cette solennité, et pendant que la population répandue à l’entour rendait à Dieu, dans son ravissement, des louanges à l’occasion de son sanctuaire restitué, le Seigneur, enveloppant de son amour les vœux pieux de la cité et la foi ardente de Charlemagne, découvrit, par un miracle éclatant et une faveur inespérée, le trésor inconnu des reliques de Sainte Anne.

   Un jeune homme du nom de Jean, âgé de quatorze ans, aveugle, sourd et muet de naissance, fils du baron de Caseneuve, était présent dans le sanctuaire. Pendant quelque temps, on vit ce jeune homme paraître écouter un certain avertissement céleste. Bientôt il commença, en frappant sur une levée de degrés menant au maître-autel, à faire signe qu’on creusât profondément le sol, afin que, les degrés enlevés, on vit ce qui était peut-être caché dessous. L’office divin était troublé par là, sans qu‘il fut au pouvoir des gardes ni des autres officiers de retenir ce jeune homme. Cependant, tous les assistants étant surpris par la nouveauté du fait, le prince, présageant un miracle, donna ordre de se conformer aux vœux si vivement exprimés par l’adolescent.

Apt - crypte supérieure

Cathédrale d’Apt, crypte supérieure.

   On enlève à l’heure même les marches de la montée indiquée, et on découvre aussitôt une porte fermée de grosses pierres qui fait présager quelque chose de remarquable. Les ouvriers ayant ouvert cette porte à coups de marteau, on vit une entrée et une descente de degrés qui conduisit dans une grotte souterraine artistement travaillée. C’était la crypte où le bienheureux Auspice, apôtres des Aptésiens, avait coutume de nourrir par la parole sainte et les Sacrements le peuple qui lui était confié.

   L’aveugle Jean marchait le premier, indiquant le chemin avec une telle sûreté, que Charlemagne fut obligé de le faire tenir près de lui pour qu’il ne fût pas foulé aux pieds des curieux. Le jeune homme faisait toujours comprendre du geste qu’on creusât plus avant la terre à la partie du mur qu’il signalait. On descendit enfin dans un souterrain long et étroit ; mais là une lumière extraordinaire apparaissant entoura les assistants. La crypte inférieure étant enfin ouverte, tandis que tous, pleins d’admiration, regardent une lampe ardente placée devant une sorte d’armoire murée, le roi lui-même, le clergé et les grands de la cour, accourent tout joyeux vers la mystérieuse clarté, qui s’éteignit aussitôt au contact de l’air.

   Chose admirable ! Voilà que Jean, ayant tout à coup les yeux ouverts, ainsi que les oreilles, et la langue déliée, s’écrie : « Dans cette ouverture est le corps de Sainte Anne, mère de la Très-Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu ».

Apt - crypte

   Tous les spectateurs, remplis d’étonnement, poussent mille acclamations de joie. Cependant le très-pieux roi ordonne d’ouvrir la niche. Aussitôt une odeur semblable à celle d’un baume de répand, et le dépôt sacré, attesté par un si grand miracle, apparaît renfermé dans une caisse de cyprès, enveloppé d’un voile précieux, et certifié par cette inscription : « Ici est le corps de la Bienheureuse Anne, mère de la Vierge Marie ». La caisse ouverte, une odeur suave se répandit dans l’une et l’autre crypte pour la confirmation du miracle. L’archevêque Turpin, ayant pris la caisse, la mit entre les bras de Charlemagne pour la lui faire baiser en signe de joie et de consolation.

   Le pontife rendit grâces à Dieu, auteur de cette miraculeuse invention, qui avait manifesté le corps de l’aïeule du Christ pour être la protection et le secours de la ville d’Apt.

   Charlemagne ordonna de faire consigner dans des écrits le récit de tous les faits, tels qu’ils s’étaient passés, et d’en référer au souverain pontife, de qui ils furent approuvés par un diplôme qu’il délivra. L’empereur, voulant néanmoins en instruire le premier pape Adrien, lui écrivit une lettre que l’on possède encore.

   Pendant la Révolution, les précieuses reliques conservées à Apt ne furent pas profanées. Une partie des dons offerts par les pèlerins échappèrent au bouleversement social et sont aujourd’hui l’ornement de la gloire de cette église.

   C’est de la ville d’Apt que sont sorties toute les reliques de Sainte Anne, que l’on peut voir et vénérer maintenant ailleurs… »

Monseigneur Paul Guérin,
in « Les Petits Bollandistes » tome IX, pp. 39-40.

Apt - procession des reliques de Sainte Anne

Apt : procession avec le chef reliquaire de Sainte Anne le 26 juillet.

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