Archive pour la catégorie 'Vexilla Regis'

2017-27. Pèlerinage Légitimiste au Puy-en-Velay les 26 & 27 mai 2017.

Samedi 25 mars 2017,
Fête de l’Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie (cf. > ici),
Anniversaire de l’apparition de Notre-Dame de l’Osier (cf. > ici),
Anniversaire du massacre de la forêt de Vezins (cf. > ici).

Annonciation - bas relief du maître-autel de la cathédrale du Puy

Annonciation (bas-relief du maître-autel de la cathédrale du Puy)

Pèlerinage de la Confrérie Royale
auprès de
Notre-Dame du Puy
les
26 & 27 mai 2017

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Le Puy est le plus ancien lieu d’apparition de Notre-Dame sur le sol de ce qui deviendra le Royaume de France, et nous vous avons déjà longuement entretenus de l’histoire de ces apparitions (cf. l’histoire du pèlerinage et de son jubilé > ici et aussi l’histoire de Saint Georges et de son bâton miraculeux > ici).

Après le succès et les grâces particulières (cf. > ici) dont le Ciel a favorisé le pèlerinage jubilaire organisé conjointement par la Confrérie Royale et l’Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF) en juin 2016, encouragés par la bienveillance de Monseigneur l’Evêque du Puy et de Monsieur le Recteur de la Cathédrale-basilique Notre-Dame de l’Annonciation, les responsables de la Confrérie Royale ont pris la décision d’instituer de façon pérenne un pèlerinage légitimiste au Puy, sans attendre le prochain jubilé qui sera célébré en 2157 – c’est-à-dire dans 140 ans ! – puisque, même en dehors de la période du jubilé, la Cathédrale Notre-Dame du Puy reste un très important lieu spirituel en lien étroit avec la France et ses Souverains, et un sanctuaire majeur où la Très Sainte Vierge Marie se plaît à répandre ses grâces.

Dorénavant donc, chaque année les vendredi et samedi qui suivent la fête de l’Ascension seront la date régulière de ce pèlerinage à l’intention du Roi et de la France (cette année 2017 les 26 & 27 mai, en 2018 les 11 & 12 mai… etc.).
Pourquoi à cette date ? Parce que un très grand nombre de fidèles peuvent bénéficier du « pont de l’Ascension », et qu’en plaçant ce pèlerinage aux vendredi et samedi qui suivent l’Ascension les prêtres membres ou sympathisants de la Confrérie Royale peuvent se rendre disponibles pour venir au Puy sans que leur ministère paroissial de la fête de l’Ascension et du dimanche en soit gêné ou les oblige à trouver un remplaçant, ce qui se révèle parfois bien difficile en nos temps de « pénurie sacerdotale »… 

Statue de la Vierge Noire

Notre-Dame du Puy – Vierge Noire couronnée en 1856 au nom du Souverain Pontife :
« Entre tous les lieux du monde, l’auguste Mère du Sauveur s’est choisie spécialement cet endroit pour y être servie et honorée jusqu’à la fin des siècles… »
(paroles prononcées par les anges lors de la 2e apparition de la Vierge, en l’an 225)

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Insistons !

Il n’est pas indispensable de faire partie de la Confrérie Royale pour participer à ce pèlerinage : il est ouvert à tous les fidèles, à toutes les âmes de bonne volonté. Cela n’engage à rien, si ce n’est à unir ses prières à celles qui seront faites pour le Roi et la France !
Faire un pèlerinage pour le salut de notre Royaume n’est pas un luxe, mais une nécessité morale, spécialement en cette année centenaire des apparitions de Notre-Dame à Fatima (1917), où la Sainte Mère de Dieu avertissait l’humanité des maux qui aujourd’hui nous accablent, et appelait, comme auparavant à Lourdes (1858), à la conversion et à la pénitence.

Oui, il est plus que jamais nécessaire et urgent d’implorer du Ciel ses grâces pour le Roi et la France :
   - pour notre Roi légitime, Fils aîné de l’Eglise et du Sacré-Coeur, que les Lois Fondamentales du Royaume de France désignent en la personne de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, sous le nom de Louis XX, afin qu’il soit un roi selon le Coeur de Jésus ;
   - pour la France – « Regnum Galliae, Regnum Mariae » (Pie XI) – : pour que notre Patrie soit enfin consacrée au Sacré-Coeur de Jésus et qu’elle renoue avec sa si belle vocation de Fille aînée de l’Eglise ;
   - pour nos personnes (corps et âme), nos familles, nos provinces…

Statue de St Louis avec la Ste Couronne - Le Puy

Saint Louis portant la Sainte Couronne d’Epines
(statue en bois polychrome, chapelle du T. St Sacrement – cathédrale du Puy)

Programme du pèlerinage :

[ les Messes sont célébrées selon le rite latin traditionnel ]

- Vendredi 26 mai : 

Rassemblement à midi au Grand-Séminaire (accueil Saint-Georges).
Angélus Veni Creator
Déjeuner
Visite patrimoniale et spirituelle
Conférence de Monsieur le Grand-Prieur « Le Roi et la France, c’est tout un ! » & Etat des lieux de la Confrérie
Grand’Messe
Dîner
Adoration du Très-Saint-Sacrement (pendant laquelle les prêtres seront à disposition pour les confessions).

- Samedi 27 mai :

Petit-déjeuner
Conférence du Secrétaire
Procession et Grand’Messe du Coeur Immaculé de Marie au maître-autel de la Cathédrale (avec les engagements dans la Confrérie Royale)
Déjeuner

Bénédiction et conclusion du pèlerinage.

Indications pratiques
(à lire avec la plus grande attention !)

Remarque préliminaire :
Il est évidemment possible à chacun, selon ses opportunités, d’arriver au Puy dès le jeudi de l’Ascension 25 mai et de n’en repartir que le dimanche 28 mai.
La Sainte Messe latine traditionnelle est célébrée en la chapelle des Clarisses (rue Sainte-Claire, au Puy) à 10h30, tant le jeudi de l’Ascension 25 mai que le dimanche 28 mai.

 Très important :

Chacun doit retenir son hébergement pour la totalité de son séjour (une, deux ou trois nuits en fonction du temps qu’il a prévu de rester au Puy) :
- soit dans un hôtel de son choix ou bien à l’ « Auberge de jeunesse » proche de la Cathédrale (voir le site de l’Office de tourisme du Puy-en-Velay),
- soit au Grand-Séminaire Accueil Saint-Georges  (où auront lieu l’accueil, les repas, les conférences et certaines cérémonies)
Tél. : 04 71 09 93 10  / courriel : grandseminaire43@live.fr

Nota bene : Le Grand Séminaire offre aussi la possibilité de camper dans son parc pour une somme modique.

En revanche, les inscriptions pour les trois repas du pèlerinage (c’est-à-dire le déjeuner et le dîner du vendredi 26 & et le déjeuner du samedi 27 – chacun de ces repas est servi au prix de 12€) se font dès à présent auprès de Frère Maximilien-Marie : vivarais.legitimiste@gmail.com ou bien par téléphone : 04 75 65 49 20 (de préférence après 19 h)

Une libre participation sera demandée à chacun pour le réglement de la location de la salle de conférence et subvenir aux frais d’organisation.

Merci de vous inscrire sans retard 

- soit au moyen de l’adresse électronique indiquée ci-dessus
- soit à cette adresse postale : Secrétariat de la Confrérie Royale, « Le Mesnil-Marie », Hameau de Condas – 07310 Saint-Martial

Affiche pèlerinage 26-27 mai 2017

2017-26. De l’exposition consacrée à Saint Louis au coeur du Kremlin et de quelques réflexions qu’elle suscite.

Mercredi 15 mars 2017,
Fête de Sainte Louise de Marillac, fondatrice des Filles de la Charité,
Mémoire de Saint Longin, centurion qui ouvrit le côté sacré de NSJC,
Mémoire du mercredi de la 2e semaine de Carême.

Statue de Saint Louis

Statue de Saint Louis en bois polychrome (vers 1300)
provenant de la Sainte Chapelle [appartenant aujourd'hui aux collections du Musée de Cluny] 

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Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Outre les célébrations liturgiques de ce jour et le 175e anniversaire de la mort de Luigi Cherubini dont je vous ai entretenus ce matin (cf. > ici), ce 15 mars 2017 marque le centième anniversaire de l’abdication de Sa Majesté Impériale le Tsar Nicolas II.

Nicolas II captif à Tsarkoié-Selo en 1917

Sa Majesté le Tsar Nicolas II
captif à Tsarkoié-Sélo en 1917

C’est en effet le 15 mars 1917 (2 mars selon le calendrier julien) que l’infortuné Nicolas II, Tsar de toutes les Russies, sous la pression des généraux et des représentants de la Douma, abdiqua. D’abord en faveur de son fils le Tsarévitch Alexis, âgé de 12 ans et malade, puis – se reprenant – en faveur de son frère puiné le Grand Duc Michel Alexandrovitch Romanov, lequel, devenu le Tsar Michel II pendant un jour, au vu de la situation et sous la pression d’Alexandre Kerensky, renonça à son tour au trône le 16 mars 1917 (3 mars selon le calendrier julien).

Après un peu plus de trois siècles de règne, la dynastie des Romanov était engloutie par la révolution et, huit mois plus tard, avec la « révolution d’octobre » (7 novembre 1917), la Sainte Russie allait sombrer dans l’une des plus sanglantes et des plus longues persécutions anti-chrétiennes de l’histoire.
Comme le déclarera la Très Sainte Vierge Marie à Fatima, quatre mois après cette abdication de Nicolas II et quatre mois avant la prise de pouvoir par les bolcheviques, la Russie allait répandre « ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église » (deuxième partie du « secret » donné aux enfants le 13 juillet 1917). 

Révolution russe destruction d'une église

Destruction d’une église lors de la révolution bolchevique de 1917

Or voici que cent ans quasi jour pour jour après l’abdication du Tsar Nicolas II (faut-il parler des « hasards du calendrier » ?), vient d’être inaugurée, au Kremlin même, une exposition des plus remarquables intitulée « Saint Louis et les reliques de la Sainte Chapelle », en partie reprise de l’exposition présentée par le Centre des Monuments Nationaux à la Conciergerie, d’octobre 2014 à janvier 2015, à partir de ses propres collections et de celles du Louvre, de la Bibliothèque Nationale, des Archives Nationales et du Musée de Cluny.

L’exposition met en valeur le contexte et la richesse de la création artistique au temps de Saint Louis, sur les chantiers extraordinaires conduits sous son règne, et tout spécialement celui de la Sainte Chapelle.
Les panneaux de vitraux de la Sainte Chapelle démontés au cours de la restauration du XIXème, et présentés lors de l’exposition parisienne après restauration, sont parmi les pièces centrales de cette exposition.
L’évangéliaire de Saint Louis, objet particulièrement précieux représentatif de la maitrise des orfèvres français de cette période, habituellement conservé à la Bibliothèque Nationale, se trouve également parmi les trésors présentés.
Un choix de sculptures reflétant la structure de la Sainte Chapelle, des manuscrits enluminés et quelques autres chefs d’oeuvres d’orfèvrerie du XIIIème siècle – au total septante pièces prestigieuses – sont également exposés au vieux palais des Patriarches, dans l’enceinte du Kremlin, pendant trois mois entiers (mars, avril & mai 2017).

Comme le souligne l’ambassade de France en Russie « un grand nombre des objets présentés pour cette exposition n’est jamais sorti de France et il s’agit donc d’une grande première ».

Le musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg a lui aussi pris part à l’exposition, en prêtant de magnifiques émaux de Limoges et des pièces en ivoire des XIIIe et XIVe siècles issus de ses collections.

Enluminure Saint Louis

« La valeur sacrée des objets que nous présentons est évidente pour les croyants. Les représentants des autres confessions, les athées et les agnostiques s’intéresseront à l’aspect historique et artistique de ces reliquaires. Nous ne pouvons pas affirmer qu’ils contenaient des objets réellement liés à Jésus-Christ, mais ce dont nous sommes certains, c’est qu’ils ont été vénérés durant plusieurs siècles. Et, ne serait-ce que pour cette raison, ils méritent notre intérêt et notre respect » a déclaré Olga Dmitrieva, directrice adjointe des musées du Kremlin et commissaire de l’exposition.

couronne reliquaire de St Louis

Couronne reliquaire de Saint Louis (1260-1280) :
elle contenait des ossements des apôtres et du bois de la Sainte Croix ;
Saint Louis l’a tenue entre ses mains, puis l’a offerte au couvent des Dominicains de Liège
 [collections du Musée du Louvre].

« Le peuple de France a été très heureux de voir les reliques du Christ arriver sur le sol français. Les gens y ont vu une bénédiction, un signe de distinction. Ils se sont sentis investis d’une mission suprême et se sont persuadés que, désormais, le Ciel leur était particulièrement bienveillant », a encore ajouté Olga Dmitrieva.

De nos jours, il faut le signaler, des cars de pèlerins russes font chaque mois l’aller-retour jusqu’à Paris afin qu’ils puissent prendre part à la vénération de la Sainte Couronne d’Epines, les premiers vendredis de chaque mois (et aussi tous les vendredis de Carême), à Notre-Dame de Paris.

Si la Sainte Couronne d’Epines ne pouvait, bien évidemment, pas faire partie des pièces de l’exposition, elle est tout particulièrement évoquée à travers le reliquaire de 1806, prêtée par le Trésor de la Cathédrale.

Reliquaire de la Sainte Couronne d'Epines de 1806

Reliquaire de la Couronne d’épines, réalisé en 1806 par Pascal Lemaître
lorsque la précieuse relique a été rendue à l’Eglise et transférée à Notre-Dame de Paris.

En effet, le reliquaire originel avait été détruit pendant la révolution
et la sainte relique – heureusement sauvée de la destruction – avait finalement été déposée à la Bibliothèque nationale comme un objet de curiosité.

Saint Louis, on s’en souvient, avait acquis la Sainte Couronne d’Epines du dernier empereur latin de Constantinople, Baudouin II de Courtenay, ainsi qu’une vingtaine d’autres précieuses reliques de la Passion du Christ, telles que le fer de la Sainte Lance et un morceau de la Sainte Éponge (reliques qui ont disparu à la révolution), pour une somme équivalant alors au budget triennal du Royaume de France, soit 135 000 livres.

La construction de la Sainte Chapelle – reliquaire architectural édifié spécialement pour accueillir ces trésors – lui a coûté bien moins : 40 000 livres, c’est-à-dire le budget de l’Etat d’une année seulement.

De telles dépenses étaient pleinement justifiées.
Outre la création pour elle d’un chef-d’œuvre absolu de l’art gothique, en la plaçant au coeur du Palais, au centre du siège du pouvoir royal, Saint Louis a fait de la Sainte Couronne d’Epines le palladium de la monarchie capétienne, élevant le Royaume de France à un rang inégalé au-dessus de tous les autres pays européens, accroissant considérablement et durablement son prestige, et asseyant son autorité spirituelle pour plusieurs siècles.

Grâce à cette formidable acquisition, Saint Louis est indubitablement devenu le chef de file du monde chrétien, et il a allumé dans l’âme de son peuple une flamme sacrée pérenne qui, malgré les siècles d’impiété et de perte de la foi, continue de brûler au coeur du petit reste qui vit encore des idéaux de la royauté capétienne traditionnelle, royauté sacrée, royauté de droit divin.

Evangéliaire de Saint Louis

Evangéliaire de Saint Louis
[Collections de la Bibliothèque Nationale]

Au-delà des motifs artistiques qui président à cette exposition, c’est aujourd’hui encore ce prestige inégalé de la royauté et des valeurs chrétiennes incarnées par Saint Louis qui – même de manière inconsciente –  y attire des centaines de Russes chaque jour.

Au-delà des tensions politiques entretenues par les idéologies dont les chefs d’Etat sont les trop zélés serviteurs, et qui empoisonnent aujourd’hui la vie de leurs peuples, une telle exposition revêt un caractère que je n’hésite pas à qualifier de prophétique.
Car même si la France et la Russie sont l’une et l’autre encore bien empêtrées dans les liens qu’elles ont hérités des révolutions de 1789 et de 1917, nous pouvons – et même nous devons – espérer leur conversion profonde, condition de leur authentique relèvement, condition de la restauration pleine et entière de leur gloire par le rétablissement plein et entier de leurs monarchies traditionnelles respectives.

C’est une espérance toute surnaturelle, certes, c’est-à-dire qui est fondée sur la foi, fondée sur les promesses divines dont les grâces du passé sont les signes certains, dont les grâces du passé sont le gage des grâces à venir.
Dans cette espérance, ne cessons pas de prier et d’offrir à Dieu des sacrifices généreux, unis aux mérites infinis de la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.  

Orante

2017-20. Pèlerinage de Monseigneur le duc d’Anjou au couvent franciscain de la Castagnavizza et déclaration au sujet de la sépulture de Sa Majesté le Roi Charles X.

Ce samedi 18 février 2017, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, s’est rendu en pèlerinage au couvent franciscain de la Castagnavizza (Kostanjevica), dans la crypte duquel reposent les corps de trois de ses prédécesseurs : Leurs Majestés les Rois Charles X, Louis XIX et Henri V, ainsi que les épouses de ces deux derniers, les deux Reines Marie-Thérèse (Marie-Thérèse-Charlotte de France, fille de Louis XVI, et Marie-Thérèse de Modène « comtesse de Chambord »), et la Princesse Louise d’Artois, duchesse consort puis régente des duchés de Parme et de Plaisance.

A cette occasion, Monseigneur le duc d’Anjou, agissant pleinement en tant que Chef de Maison, a publié une déclaration solennelle qui répond aux initiatives privées qui voudraient ramener aujourd’hui en France les corps des Bourbons reposant en ce « Saint-Denis de l’exil ».
En voici le texte, tel qu’il a été publié ce 19 février par son Secrétariat.

Louis XX devant la tombe de Charles X - Castagnavizza 18 février 2017

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou,
de jure Sa Majesté le Roi Louis XX,
priant devant la tombe de SMTC le Roi Charles X
dans la crypte du couvent franciscain de la Castagnavizza (Kostanjevica),
ce samedi 18 février 2017.

Grandes armes de France

Déclaration de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon,
de jure Sa Majesté le Roi Louis XX,
au sujet de la sépulture du Roi Charles X.

J’ai souhaité solenniser le 180e anniversaire de la mort du Roi Charles X, mort à Gorizia, le 6 novembre 1836, en venant me recueillir sur son tombeau.

Le dernier roi légitime de France est mort en exil et il repose dans le Couvent des Franciscains de la Castagnavizza en Slovénie dans lequel une crypte a été aménagée pour recevoir la dépouille des Bourbons accueillis dans ce qui était alors un territoire de l’Empire Austro-Hongrois.

A plusieurs reprises a été soulevée la question d’un éventuel transfert de la royale dépouille en France pour être placée dans la nécropole de Saint-Denis où reposent presque tous les rois.
Mon Père, lui-même, le 
Prince Alphonse duc d’Anjou et de Cadix, en venant à Gorizia Nova-Gorica en 1986, avait pu l’évoquer et il s’était rapproché des différentes autorités religieuses et politiques. Le contexte était alors très différent puisque le rideau de fer d’alors faisait qu’à l’exil s’ajoutaient des difficultés de déplacement dans ce qui était la Yougoslavie.
Avec 1989 un double changement est intervenu. Tout d’abord par le décès de mon père, je 
me trouvais nouveau Chef de la Maison de Bourbon étant âgé à peine de 15 ans. La question Charles X ne pouvait pas être dans les premières que j’avais à résoudre. Ensuite la chute du mur de Berlin puis l’indépendance de la Slovénie, précédant son entrée dans la Communauté européenne, étaient autant d’événements qui modifiaient la donne politique. Il n’était dès lors plus question de transfert des dépouilles des Bourbons puisqu’elles étaient accessibles par tous ceux qui voulaient venir s’y recueillir.

Il y a quelques temps des initiatives privées, associatives, animées sans doute par de louables sentiments, ont ré-ouvert le débat. Initiatives extérieures à la famille de Bourbon même si certains membres ont été approchés et ont parfois montré leur intérêt individuel.
Sollicité, comme aîné et chef de la Maison de 
Bourbon, et donc premier à pouvoir m’engager, j’étais resté sur une prudente réserve. Il me semblait, en effet, que l’ensemble des questions que pouvait soulever un tel transfert n’était pas vraiment étudié. Il y avait notamment deux grands absents : le Couvent des Franciscains qui depuis cent quatre-vingt ans garde et protège les dépouilles des Bourbons, et d’autre part les Villes de Nova-Gorica et de Gorizia qui, depuis la même époque, sont fidèles à cette page où leur histoire et celle de la France ont été confondues.
La 
moindre des choses est toujours de rencontrer toutes les parties. Mon voyage est l’occasion de telles rencontres.

Ainsi, bien évidemment, sans préjuger de l‘avenir qui ne nous appartient pas et de circonstances extérieures, actuellement trois arguments vont à l’encontre d’un retour des cendres de Charles X en France :

- Un argument historique. Charles X est mort en exil en 1836 et le Gouvernement alors en place n’a pas cherché à faire revenir sa dépouille, préférant faire revenir celle de l’empereur Napoléon 1er, en décembre 1840…
Ce transfert ne pourrait, en effet, avoir qu’un objectif de réconciliation. Un retour 
sans ce mobile n’a pas vraiment de sens.
Le rapatriement du corps d’un souverain est un acte 
national, non celui de quelques nostalgiques. Ajoutons que le retour d’un souverain est, par nature, un acte public qui doit engager le pays au plus haut niveau. La dépouille doit être accompagnée par les armées, le gouvernement en place doit être présent, etc… Seul l’État peut en décider.

- Un argument factuel : la crypte des Bourbons telle qu’elle existe actuellement dans le Couvent de la Castagnavizza n’est pas une sépulture du hasard, même si à l’origine il n’y avait pas de plan clairement défini et si le roi a été déposé dans un caveau déjà existant mis à disposition par une famille princière locale. La volonté d’avoir un lieu de sépulture spécifique et surtout pérenne a été manifestée par le comte de Chambord, Chef de la Maison de Bourbon. Il a souhaité organiser les sépultures de ses proches déjà décédés ainsi que de lui-même et de son épouse. Une crypte a été aménagée à sa demande expresse au début des années 1880 pour recevoir les cercueils. L’emplacement a été spécialement choisi sous le choeur de la chapelle. Cela traduit le souhait d’avoir un second lieu de sépulture officiel autre que Saint-Denis pour marquer l’exil.
La restauration de la royauté en France 
n’étant pas à l’ordre du jour, le retour des cendres ne peut pas l’être non plus puisque la monarchie est toujours dans une sorte d’exil.
La question n’est donc pas actuelle et admettre le retour serait admettre 
la fin de l’espoir en une Restauration. Mais elle demeure une question familiale qui est du ressort du Chef de Maison.

- Un argument d’opportunité. À une époque où l’Europe cherche un second souffle, il faut maintenir les symboles forts qui forgent son unité et son identité. Les nécropoles royales en font partie et, en ce sens, la Castagnavizza a toute sa place dans le « réseau » constitué de Westminster, l’Escorial, les Capucins à Wien, et bien évidemment Saint-Denis. À cela s’ajoute le rôle culturel d’une telle nécropole qui renforce les liens entre la France et la Slovénie.

Ainsi compte tenu de tous ces éléments, il ne parait pas souhaitable d’envisager actuellement un quelconque transfert d’un ou plusieurs cercueils reposant dans le couvent des Franciscains de Nova-Gorica.

Que saint Louis et saint François veillent sur les Bourbons.

Fait à Nova-Gorica-Gorizia, le 19 février 2017

Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou

Crypte du couvent de la Castagnavizza

Crypte du couvent de la Castagnavizza
dans laquelle reposent, dans l’attente de la résurrection,
LL.MM.TT.CC. les Rois Charles X, Louis XIX et Henri V,
et les deux Reines Marie-Thérèse, épouses de ces deux derniers,
ainsi que la Princesse Louise d’Artois, duchesse consort puis régente de Parme et de Plaisance.

frise lys deuil

Publié dans:Vexilla Regis |on 19 février, 2017 |5 Commentaires »

2017-17. Quand les propos d’un ancien président du « Conseil constitutionnel » viennent confirmer les affirmations du Maître-Chat Lully.

Samedi 11 février 2017,
Anniversaire de la première apparition de Notre-Dame de Lourdes.

A l’appui de ce que j’écrivais hier (cf. > ici), voici un enregistrement réalisé il y a un peu moins d’une année, c’est-à-dire au début du mois de mars 2016, lorsqu’a pris fin le mandat de Jean-Louis Debré à la présidence du « Conseil constitutionnel » qu’il a dirigé pendant neuf ans (5 mars 2007 – 5 mars 2016).

A l’occasion de son départ, Jean-Louis Debré a reçu des journalistes et leur a permis d’entrer dans ce que certains n’hésitent pas à appeller « le saint des saints de la république », installé dans l’aile Montpensier du Palais Royal. Jean-Louis Debré s’enorgueillit d’avoir fait rénover entièrement les locaux à la fin des années 2000 : dans l’escalier d’honneur, il a fait placer un buste de « Marianne » portant une étoile sur le front – « la république qui rayonne » – ce qui n’est pas sans analogie avec le « Lucifer » qui s’expose au sommet de la colonne de la Bastille (cf. > ici) et, devant ce buste, il aimait à réciter une « prière républicaine » - oeuvre d’un révolutionnaire dont il ne dit pas le nom – , « prière » qui n’est rien moins que blasphématoire.

J’ai pris le parti, avant de vous laisser regarder l’enregistrement de cette séquence, d’en retranscrire le texte : la seule audition, à mon avis, ne permettant pas de se rendre compte de toute la monstruosité des propos tenus par Jean-Louis Debré, propos qui, j’insiste, démontrent à l’évidence que la république française a pour religion officielle le culte idolâtrique d’elle-même, afin de s’opposer à la religion chrétienne.

La république antichrétienne

Carte postale de propagande maçonnique du début du XXe siècle :
sous la devise du Grand-Orient présentée comme une nouvelle aurore de l’humanité,
un homme, vêtu du seul tablier maçonnique, tenant la truelle symbolique des francs-maçons et appuyé sur la colonne tronquée des « droits de l’homme », terrasse un prêtre, tandis que l’on voit jetés pêle-mêle à terre les symboles de l’Eglise et de la royauté.

* * *

Lisez attentivement, chers Amis !
Voyez les mots que j’ai retranscrits en caractères gras : ils ne sont pas le produit de l’imagination délirante de catholiques exaltés et paranoïaques ; ils sont le témoignage irréfragable donné par l’un des « pontifes » de cette pseudo religion qui combat le catholicisme et veut se substituer à lui.

Jean-Louis Debré :
« (…) Vous savez que les républicains, qui étaient très laïcs, pensaient que la république ce ne sont pas seulement des institutions : il faut avoir la foi dans la république ; il faut aimer la république… Alors ils se disent : il faut qu’on trouve une prière, une prière pour honorer la république, comme les chrétiens ont des prières pour honorer leur Dieu.
Alors il réfléchissent et un jour ils tombent sur « Je vous salue, Marie, pleine de grâce » et ils se disent : « C’est ça qu’il nous faut ! Il faut qu’on…  » – « Oui, mais vous ne pouvez pas mettre : « Je vous salue, Marie » !
Alors ils ont imaginé une prière… et… : « Salut, Marianne, pleine de force ! Le peuple est avec toi. Le fruit de tes entrailles, la république, est béni ! Sainte Marianne, mère du droit, aie pitié de nous ! Sainte Marianne, délivre-nous, vierge de la liberté, délivre-nous des rois et des papes ! Sainte Marianne, vierge de l’égalité, délivre-nous des aristos ! Sainte Marianne, vierge de la fraternité, délivre-nous des soldats ! Sainte Marianne, vierge de la justice, délivre-nous des juges ! Ainsi soit-il. »

Journaliste : D’autant qu’ici ça résonne comme dans une cathédrale…

Jean-Louis Debré :
« Ça résonne comme une cathédrale parce que nous sommes le temple de la république : nous veillons sur les droits et les libertés qui sont au coeur même du pacte républicain. Quelles que soient les options politiques des uns et des autres, la république ce sont un certain nombre de principes : le principe de l’égalité, le principe de la liberté, le principe de la laïcité ! Tous ces principes, ils permettent, en les faisant respecter à des hommes et à des femmes, d’origines, de conditions, de croyances, de couleurs différentes, de vivre ensemble. C’est ce que Renan appelait « le rêve d’avenir partagé » (…) »

Vous avez bien lu ?
Ecoutez donc de toutes vos oreilles maintenant, en regardant la vidéo dans laquelle sont enregistrés ce dialogue très révélateur et cette « prière » blasphématoire :

Image de prévisualisation YouTube

Ce qui m’afflige cependant, c’est qu’il y aura malgré tout des catholiques qui continueront à s’aveugler et à faire la sourde oreille.
S’imaginant qu’ils pourraient avoir quelque influence déterminante sur l’évolution de ce régime intrinséquement lié à la lutte contre la Sainte Eglise et contre le Règne du Christ, ils s’entêteront à sacrifier au rituel blasphématoire de l’isoloir et de l’urne, contribuant ainsi à renforcer la pseudo légitimité de cette république qui n’a de cesse de leur planter des poignards dans le dos, en attendant de les liquider complètement.

Ils me font vraiment penser à des dindes bondissant de joie à l’idée que le réveillon de Noël approche !

pattes de chatLully.

2017-16. De la religion officielle de la république française.

Vendredi 10 février 2017,
Fête de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich, vierge de l’Ordre de Saint-Augustin ;
Mémoire de Sainte Scholastique.

* * *

Enlèvement des Crucifix des écoles par la force armée

En France, quoi que prétende l’article 2 de la loi dite « de séparation des Eglises et de l’Etat », il existe bel et bien une religion d’Etat, une religion qui présente un caractère obligatoire, une religion reconnue, salariée et subventionnée par l’Etat, qui est le culte de la république elle-même et de ses « valeurs ».

* * *

Cette religion a ses « mystères » : les « valeurs de la république » ne sont jamais pleinement explicitées, mais toujours exaltées et célébrées derrière d’épais nuages d’encens citoyen.

Cette religion a ses « dogmes », sur lesquels ne peut être menée aucune étude critique (au sens objectif et rationnel de ce qualificatif), et à propos desquels ne peut être soulevé aucun doute sans risquer d’encourir de graves sanctions.

Cette religion a son « clergé », chargé de l’enseigner et d’en promouvoir le culte.
Ici, on peut faire une distinction entre a) le « bas clergé » séculier (que l’on trouve essentiellement dans « l’éducation nationale » : enseignants et fonctionnaires plus ou moins appliqués à mettre en oeuvre les consignes du ministère), b) le « bas clergé » régulier (francs-maçons des degrés inférieurs, membres de sociétés de pensées – plus ou moins secrètes, plus ou moins élitistes – , bénévoles de certaines associations humanitaires), et surtout c) son « haut clergé » : caste très fermée à laquelle on n’accède pas par le mérite personnel mais par un jeu complexe de rouages savants qui conjuguent les copinages, les collusions d’intérêts, les cooptations, la corruptions et les chantages, avec une idéologie résolue ; caste de hauts pontifes qui ne paraissent que très rarement sur le devant de la scène, parce qu’ils préfèrent rester dans la pénombre…

Cette religion a son « inquisition », police de la pensée dont les agents zélés sont habilement dispersés dans la magistrature, la presse, l’enseignement, la fonction publique, voire les Eglises… etc.
Inquisition en comparaison de laquelle celle de la légende noire de Torquemada fait figure de conte pour enfants de grande section maternelle.
Cette inquisition-ci ne vous fera habituellement pas brûler sur une place publique mais, d’une manière irrémédiable, elle vous tuera de réputation après vous avoir jeté en pâture aux médias.

Cette religion à ses « excommunications » : quiconque n’adhère pas strictement à ses dogmes ou s’écarte de l’orthodoxie républicaine officielle se trouve très rapidement mis au ban de la société, marginalisé, « diabolisé ».

Cette religion a sa « liturgie », bien codifiée, constituée de campagnes électorales, de débats républicains, de rituels sacralisés autour de l’isoloir et de l’urne, d’investitures, de célébrations « citoyennes » auxquelles il est de très mauvais ton de ne pas assister (qui ont lieu à dates fixes [14 juillet, 8 mai, 11 novembre... etc.] ou mobiles – comme ce peut-être le cas à l’occasion de drames qui émeuvent le peuple -), de « processions laïques » que l’on appelle des mobilisations de rue, de « canonisations laïques » que l’on appelle des « panthéonisations », de plantations d’arbre ou de dévoilement de plaques… etc.

Cette religion a ses « conciles » et ses « synodes », appelés aussi « concertations citoyennes », « états généraux » de ceci ou « grenelles » de cela, sessions ordinaires ou extraordinaires du parlement, réunions du Congrès (qui se tiennent à Versailles : excusez du peu !).

Cette religion a ses « figures prophétiques », ses « saints » et ses « martyrs », dont on exalte l’exemple devant les enfants et les jeunes, et auxquels on dédie non pas des autels mais des monuments publics et des rues : Jean Moulin, Voltaire, Louise Michel, Jean Jaurès, Marie Curie, Victor Hugo, Lucie Aubrac…

Cette religion a ses « reliques » et ses « objets consacrés » autour desquels se concentre sa dévotion, et qu’il serait sacrilège de mépriser : drapeau tricolore, bustes de « Marianne », colonne de la place de la Bastille (cf. > ici), et autres arbres de la liberté…

Cette religion a ses « antres sacrés » au fond desquels vaticinent quelques modernes pythies transmettant infailliblement les oracles auxquels la république doit se conformer religieusement : le plus connu de ces sanctuaires occultes et pseudo-mystiques est le siège du Grand-Orient, rue Cadet à Paris, mais il en existe plusieurs autres, très discrets voire secrets…

* * *

Faut-il développer encore ?
Tout ce que j’ai déjà explicité ci-dessus n’est-il pas l’évidente démonstration que la république est une forme de contre-Eglise ?
Elle singe et copie tout ce qui appartient en propre à l’unique religion révélée pour se substituer à elle.

Cet ersatz de religion – religion séculière, religion laïque – qui cherche à supplanter le catholicisme ne peut, à l’évidence, qu’être inspiré par le singe de Dieu, par « l’ennemi (qui) s’élève au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu, ou qui est adoré, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se faisant passer lui-même pour Dieu » (2 Thess. II, 4) : Satan, le véritable instigateur et maître de la république française.

Lully.

Voir aussi :
Pourquoi catholicisme et maçonnerie sont incompatibles (1ère partie) > ici
Pourquoi catholicisme et maçonnerie sont incompatibles (2ème partie) > ici
et la question de l’infiltration maçonnique dans l’Eglise > ici

Carte maçonnique de 1904

Carte éditée à l’occasion d’un congrès de loges affiliées au Grand-Orient de France
tenu à Genève en 1904 :
on y voit la république avec sa devise (« empruntée » au Grand-Orient)
triomphant du catholicisme symbolisé, entre autres, par la tiare et la mitre épiscopale,
ainsi que des royautés chrétiennes.

2017-15. L’ « Ancien Régime » existe, je l’ai rencontré…

Jeudi 9 février 2017,
Fête de Saint Cyrille d’Alexandrie, évêque, confesseur et docteur de l’Eglise ;
Mémoire de Sainte Apolline, vierge et martyre.

frise

L’ « Ancien Régime », tel qu’il est décrit par les livres d’histoire, ce système politique universellement honni parce qu’il fait la synthèse de toutes les injustices et de toutes les monstruosités attentatoires à la dignité et aux droits de la personne humaine, avec ses ordres bien cloisonnés, avec ses privilèges exhorbitants, avec ses clientélismes machiavéliques, avec l’arrogance de ses élites, avec sa justice sous influence, avec son mépris du petit peuple, avec ses inégalités criantes, avec sa pression fiscale continûment accrue, avec son clergé rampant servilement devant le pouvoir en place, avec le libertinage de ses aristocrates, avec ses prébendes occultes, avec les juteux bénéfices accordés aux clans familiaux (famille naturelle ou famille idéologique), avec ses mythes purement mensongers ordonnés à la manipulation des esprits… etc., il a bien une existence en France.

Mais pas avant 1789.

Il n’a pas existé : Il existe !

C’est la réalité quotidienne de cette république qui opère sans cesse un savant lavage de cerveaux pour les « z’enfants-de-la-pa-tri-hi-heu », tous désormais bien docilement convaincus qu’ils vivent dans un régime de liberté et de démocratie.

Lully.

Ambrogio Lorenzetti fresque du mauvais gouvernement

Ambrogio Lorenzetti (+ 1348) : détail de la fresque « Des effets du bon et du mauvais gouvernement »,
au palais municipal de Sienne,
la Tyrannie, personnifiée sous une figure diabolique, est entourée de l’avarice, de l’orgueil et de la vanité…

2017-12. A la Basilique de Saint-Denys, le projet de reconstruction de la tour nord et de sa flèche.

Mardi 31 janvier 2017,
Fête de la Bienheureuse Marie-Christine de Savoie, reine des Deux-Siciles,
Mémoire de Saint Jean Bosco.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En corollaire à toutes mes publications relatives à la cérémonie du 21 janvier célébrée à la basilique nécropole royale de Saint-Denys (cf. > ici ou > ici ) aussi bien qu’au bicentenaire de la ré-inhumation des restes profanés de nos anciens souverains et princes (cf. > ici), je voudrais terminer ce mois de janvier 2017 avec quelques mots consacrés à la basilique elle-même.

Basilique de Saint-Denys façade (état actuel)

Façade de la basilique de Saint-Denys dans son état actuel

Je n’ai pas l’ambition d’exposer ici toute l’histoire de l’abbaye de Saint-Denys et de son église abbatiale : un simple article n’y suffirait pas. Aussi vous renvoie-je par exemple à l’assez bon résumé qui en est présenté sur le site de la basilique ( > ici), bien qu’on puisse y regretter quelques interprétations fallacieuses, notamment en dénaturant totalement les intentions de Saint Louis ; à cette lecture, vous saurez donc exercer votre discernement et faire le tri entre les données historiques et les interprétations de nature idéologique, propres à dénigrer la monarchie et les Rois dont le texte est émaillé…
En cette année 2017, il est d’ailleurs à signaler que l’on commémore le 750e anniversaire de l’inauguration de la nécropole royale par Saint Louis, lequel avait commandé la réalisation de 16 gisants de ses prédécesseurs (il n’en subsiste que 14), en même temps que les grands travaux du transept et de la nef.

Depuis Dagobert 1er jusqu’à Louis XVIII, ce sont quarante-deux rois, trente-deux reines, soixante-trois princes et princesses, et dix grands du royaume qui ont été inhumés à Saint-Denys.
Ce rôle de principale nécropole royale constitue déjà un lien très fort entre l’abbaye et le pouvoir royal ; mais il faut en outre se souvenir que c’est à Saint-Denys qu’étaient conservés les Regalia, et que c’est également à Saint-Denys que, en temps de guerre, le Souverain venait recevoir de l’Abbé la fameuse oriflamme écarlate, semée de flammes d’or, sur laquelle étaient brodés les mots « Montjoie Saint-Denys », exclamation et cri de ralliement qui sont devenus la devise du Royaume.

Basilique Saint-Denys façade photographiée avant le démontage de la tour nord

La façade de la basilique de Saint-Denys
photographiée avant le démontage de la tour nord et de sa flèche.

Jusqu’en 1837, la flèche de la tour nord de la façade, qui culminait à 86 mètres, fut le plus haut édifice religieux du diocèse de Paris.
En plus des gravures, nombreuses, il existe une photographie, prise par un inconnu, montrant la façade de la basilique avant la disparition de cette tour et de la flèche : c’est celle que j’ai reproduite ci-dessus.

Je voudrais maintenant vous inviter à visionner un reportage de 26 minutes, réalisé en novembre 2016 par le site historique Hérodote.net, reportage dans lequel Jacques Moulin, architecte en chef des monuments historiques, revient in situ sur l’histoire architecturale de la basilique et explique de manière très concrète le projet actuel de reconstruction de la tour nord et de sa flèche, projet qui existe depuis l’époque même de son démontage, et qui demeure depuis 1846 un souci et une volonté récurrents de la municipalité dionysienne.
Pour voir ce reportage et tout comprendre de ce projet, cliquez 
> ici.

L’accord de l’Etat ayant été obtenu, ce projet est maintenant entré dans la phase préparatoire des travaux, dont il est prévu qu’ils durent une dizaine d’années.
Si donc Dieu nous prête encore dix à quinze années de vie ici-bas, et si les projets actuellement bien engagés ne subissent pas de nouveaux échecs et ne souffrent pas trop de retards, voici ce que nous pourrions un jour contempler de nos propres yeux…

Basilique de Saint-Denys simulation de la façade restituée

Simulation montrant la façade de la basilique de Saint-Denys pleinement restituée.

Puisse le Tout-Puissant nous en faire la grâce, et nous donner de voir aussi un jour la restauration de la vie monastique dans les prestigieux bâtiments de l’abbaye rendus à leur vocation, dans un Royaume de France pleinement restauré…

Lully.

Grandes Armes de France

Montjoie Saint-Denys !

Publié dans:Annonces & Nouvelles, Vexilla Regis |on 31 janvier, 2017 |3 Commentaires »

2017-11. Nous attendons nous aussi que la divine Providence redonne à notre royaume orphelin le père que nous ne méritons plus.

Lundi 30 janvier 2017,
Fête de Sainte Bathilde, reine des Francs et moniale (cf. > ici),
Mémoire de Sainte Martine, vierge et martyre.

Anniversaire du rappel à Dieu de Monseigneur le Prince Alphonse de Bourbon,
duc de Cadix et duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Alphonse II (cf. > ici).

frise lys deuil

Terminons en ce 30 janvier nos publications immédiatement relatives aux célébrations anniversaires de l’assassinat de Sa Majesté le Roi Louis XVI, avec le texte de l’homélie prononcée par notre ami le Révérend Père Jean-François Thomas (que nous avons déjà cité cf. > ici et ici, et que nous remercions pour l’autorisation qu’il nous en a donnée), le 21 janvier dernier, à l’occasion de la Messe de Requiem célébrée en l’église Saint-Germain l’Auxerrois à Paris, en présence de Monseigneur le duc d’Orléans, « comte de Paris » (ce qui ne manque pas de sel, si j’ose dire, puisque le Révérend Père Thomas ne se cache pas d’être un légitimiste et d’être membre de la Confrérie Royale).

Rd Père Thomas 21 janvier 2017 - St-Germain l'Auxerrois

Le Révérend Père Jean-François Thomas sj.
prêchant à Saint-Germain l’Auxerrois ce 21 janvier 2017.

frise lys deuil

« Nous attendons nous aussi que la divine Providence redonne à notre royaume orphelin le père que nous ne méritons plus. »

* * * * *
Monseigneur, Madame, mes chers Frères,
                                  
Si le Roi des rois a connu une telle déréliction et une telle solitude lors de son passage parmi nous, il ne faut point être surpris qu’un roi terrestre digne de sa mission doive connaître une souffrance identique par imitation du Maître. Les succès humains sont toujours entachés d’une certaine prosternation devant les règles du monde et ceux qui les inspirent. Un fils de saint Louis, par son sacre, plie la nuque sous les insignes royaux et devient un serviteur du Christ, et donc de ses frères, se condamnant à ne pas être compris ou aimé s’il demeure fidèle.
                                   Le 11 juin 1775, dans la cathédrale Notre-Dame de Reims, Louis XVI reçoit les deux sceptres : la main de justice, symbole de vertu et d’équité, ornée de la dextre divine bénissant, aide le roi à guider les égarés, à relever ceux qui sont tombés, à récompenser l’humilité et à confondre l’orgueil ; le sceptre royal, marque de puissance, rappelle au Roi ses devoirs de mener une vie droite, de lutter contre le mal pour le bien de son peuple chrétien et d’aider chacun à demeurer sur un chemin de justice. Le Roi était pieux et il comprit la symbolique de tous les rites de son couronnement, désirant restaurer l’élan religieux brisé dans le royaume par la décadence et l’immoralité du siècle des Lumières. Il accepta le poids de la couronne et avec elle les épines qui le rendraient de plus en plus conforme à Celui qui l’avait revêtu de son autorité. Il entra ainsi, seul, dans sa fonction, entouré par la médiocrité tintamarresque de son époque. Dieu allait permettre que ce Roi, le plus vertueux de tous depuis bien des règnes, connût l’abjection la plus complète, le dénuement, la trahison, la mort ignominieuse.
                                   Cette solitude vécue par le Roi, il ne la subit pas mais il l’embrassa, chaque jour davantage, alors qu’il avançait vers le sacrifice et vers le martyre. C’est là que réside son héroïsme et, osons le dire, sa sainteté. Un parcours identique fut suivi, cent trente ans plus tard, par Nicolas II et sa famille. Seulement la Russie moderne, de nouveau orthodoxe, a eu l’humilité de reconnaître son crime et de canoniser ces victimes de la violence diabolique. La France, elle, n’a pas eu le courage de confesser son péché, de courber la tête et l’Eglise catholique se désintéresse des vertus de ce Roi. La solitude consentie du Roi nous renvoie à la solitude qui est la nôtre depuis que nous l’avons assassiné en commettant ce parricide. Ce qui surgit du bain de sang de la révolution, et qui nous poursuit comme un spectre, est l’homme que nous sommes, dans toute sa faible nature, se condamnant à errer seul dans le monde par orgueil car il repousse désormais toute dépendance et toute servitude vis-à-vis du transcendant. De tout temps, cet homme a aimé la rhétorique, qu’elle tombât de la tribune ou de la chaire, du comptoir de bar ou d’un fauteuil d’académie. Cependant, la rhétorique révolutionnaire, mijotée par les soins pernicieux des philosophes de ce siècle enténébré, poussa l’homme dans un gouffre dont il ne remonta jamais. Les rhéteurs et les orateurs de Quatre-vingt-treize ont tous été engloutis par leur propre fureur, laissant l’homme, c’est-à-dire nous, leurs fils hélas, tout pantelants et pataugeant dans notre bourbier, ceci jusqu’à ce jour, puisque nous avons refusé de crier notre solitude de damnés et d’implorer le pardon.
Léon Bloy écrit dans La Chevalière de la Mort :

« Une rhétorique telle qu’on n’en avait  jamais vu chez aucun peuple, apparut en ces temps, comme un météore prodigieux, annonciateur désorbité de la débâcle universelle. (…) Sous le masque sanglant d’une rhétorique transcendante poussée jusqu’à l’égorgement et jusqu’à la terreur suprême, l’homme immuable, le misérable Homme de la Chute, suait et haletait dans son éternelle lamentation. ».

                                   Louis XVI fut privé de tous les dictames humains à partir de 1789 et il ne mit plus son espérance que dans les consolations spirituelles. Le 11 mars 1791, il écrivait dans une lettre adressée à un des précepteurs du Dauphin :

« Parlez-lui et toujours avec respect de Dieu, de ses attributs et de son culte : prouvez-lui que l’autorité des rois vient de Dieu ; et que s’il ne croit pas à la puissance du Maître des rois, il sera bientôt la victime de ces hommes qui ne croient rien, méprisent l’autorité, et s’imaginent être les égaux des rois. Qu’il apprenne dès à présent, que la religion est digne de tous ses hommages ; que l’incrédulité et la fausse philosophie minent sourdement les trônes, et que l’autel est le rempart des rois religieux. Méfiez-vous de tous ces principes erronés, enfants perdus de la nouveauté, de l’esprit du siècle, et du poison de l’incrédulité. Loin de lui tous les ouvrages où la philosophie prétend juger Dieu, son culte, son église et sa loi divine. »

                                   Au fur et à mesure qu’ il perdit de son pouvoir, il gagna en autorité naturelle car il s’en remit sans crainte entre les mains du Créateur. Ce que Bossuet souligna dans son oraison funèbre du grand Condé, pourrait s’appliquer à Louis XVI : « Lorsque Dieu forma le cœur et les entrailles de l’homme, il y mit premièrement la bonté comme le premier caractère de la nature divine, et pour être comme la marque de cette main bienfaisante dont nous sortons. » Cette bonté du Roi est éclatante dans les pires jours de son asservissement, de son emprisonnement, de son accusation, de sa condamnation. Il écrit du Temple, à Monsieur de Malesherbes, un de ses avocats :

« Je ne me fais pas illusion sur mon sort ; les ingrats qui m’ont détrôné ne s’arrêteront pas au milieu de leur carrière ; ils auraient trop à rougir de voir sans cesse, sous leurs yeux, leurs victimes. Je subirai le sort de Charles Ier, et mon sang coulera pour me punir de n’en avoir jamais versé. » 

Et à Monsieur, son frère, il avoue dans une missive du 28 avril 1792 :

« Lorsque la tempête brise le vaisseau, il ne reste au passager que le courage de la résignation ; c’est à peu-près ma position. Les périls qu’on me fait appréhender, n’altéreront jamais ce que je me dois comme Roi, et comme chef d’une des premières nations du monde. » 

Le 11 août 1792, n’ayant plus d’illusion sur l’issue de son sort, il lui demande :

« Mon frère, bientôt je ne serai plus, songez à venger ma mémoire, en publiant combien j’aimais ce peuple ingrat. Un jour rappelez-lui ses torts, et dites-lui que je lui ai pardonné. »

                                   Extraordinaire vengeance que celle qui avoue son amour et qui répond à l’offense par le pardon ! Il s’agit là de la solitude et de l’horreur de la Croix. L’imitation est parfaite, et ceci sans ostentation et sans faux-semblant car il ne s’agit pas d’une de ces déclarations grandiloquentes, ne prêtant pas à conséquence, dont sont familières les personnalités civiles et religieuses de notre époque. Nous connaissons trop, depuis deux siècles, ce qu’est la miséricorde républicaine qui écrase sans pitié ses ennemis comme lors de l’épuration de la Libération ou les événements de 1962, ou la mansuétude religieuse des autorités qui n’hésitent pas à rejeter ou à persécuter ceux qui n’ont pas l’heur de leur plaire. La déclaration d’amour et de pardon de Louis XVI n’est pas sournoise ou politique. Elle jaillit du cœur car elle y était enracinée depuis longtemps. Louis XVI est devenu grand dans cette solitude, dépassant la gloire de François Ier ou de Louis XIV. Le chaos révolutionnaire a fait émerger, malgré lui, ce que la monarchie de droit divin possédait de plus précieux, et que nul autre régime ne pourra jamais atteindre : une communion profonde et inaltérable avec Dieu duquel toute autorité légitime découle. Les révolutionnaires, dans leur cruauté satanique, ont rendu l’exemple de Louis XVI immortel et inégalé.
                                   Notre pays, plus que jamais, devrait méditer sur la fructueuse infortune solitaire du Roi qu’il a décapité. Tous les candidats possibles pour occuper la plus haute charge dans notre terre ancestrale ne seront jamais capables d’atteindre une telle altitude car leur ambition ne repose pas sur cet amour et ce pardon uniquement reçus dans le sacre par le souverain. Dieu ne permettra de restaurer le trône qu’à un homme habité par cette passion pour son peuple, ceci jusqu’à accepter de verser son sang malgré l’ingratitude.
                                   Ecoutons ces vers profonds du grand poète catholique oublié, Armand Godoy, dans Ite Missa est :                                                                                                         
« Ce n’est pas pour moi que je demande ta miséricorde.
Ce n’est pas pour moi : c’est pour les autres, pour mes pauvres frères.
J’attends à genoux que ta clémence, Agneau de Dieu, m’accorde
La fin de tous leurs désespoirs et de toutes leurs colères.                                                         
J’attends à genoux que le souffle infernal de la Discorde
Devienne azuré baiser de violettes printanières
Et que l’Angoisse aux voix multiples et l’Ennui monocorde
S
e taisent à jamais sous le chant lumineux des rosaires.                                                                            
J’attends à genoux que la sinistre et ténébreuse horde
Des crimes soit le clair essaim des caresses tutélaires.
J’attends à genoux que ta clémence, Agneau de Dieu, m’accorde                                                              
La fin de tous les tourments, la fin de toutes les misères.
Ce n’est pas pour moi que je demande ta miséricorde.
Ce n’est pas pour moi : c’est pour les autres, pour mes pauvres frères. »                                 
Nous attendons nous aussi que la divine Providence redonne à notre royaume orphelin le père que nous ne méritons plus. Des pages douloureuses de notre histoire vont s’ouvrir devant nous. Qui saura résister ? Qui saura demeurer fidèle aux dons insignes accordés jadis à cette terre ? Qui saura aimer et pardonner dans une solitude accablante ? Qui saura offrir sa tête pour le salut des autres ? Qui saura monter les marches de l’échafaud en regardant le ciel où le soleil commencera de se lever ? Il nous faut implorer et nous convertir, et ne jamais cesser d’espérer.
                                                   Rd. Père Jean-François Thomas, s.j.
                                                                      église de Saint-Germain l’Auxerrois,
21 janvier 2017
Statue de Louis XVI - Chapelle Expiatoire
Publié dans:Memento, Vexilla Regis |on 30 janvier, 2017 |3 Commentaires »

2017-10. Quelques remarques et réflexions à propos des célébrations du 21 janvier.

Dimanche soir 29 janvier 2017,
Quatrième dimanche après l’Epiphanie,

Mémoire de Saint François de Sales, évêque, docteur de l’Eglise et confesseur (cf. > ici, > ici, et > ici)
Dans le diocèse de Viviers, mémoire de l’octave de Saint Vincent.

Statue de S.M. le Roi Louis XVI dans le déambulatoire de la basilique de Saint-Denys

Détail du cénotaphe de Sa Majesté le Roi Louis XVI,
près de la sacristie, dans la basilique nécropole royale de Saint-Denys.

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Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Ainsi que je le signalais hier, en publiant le magnifique texte de la prédication donnée par Monsieur l’Abbé Michel Viot à la basilique nécropole royale de Saint-Denys le 21 janvier dernier (cf. > ici), Frère Maximilien-Marie se trouvait cette année encore à cette Messe solennelle de Requiem célébrée à la pieuse mémoire de notre Souverain martyr.

Il est, en effet, tout-à-fait possible de faire l’aller-retour depuis notre Mesnil-Marie jusqu’à Paris, lorsque ce que l’on doit y faire s’accorde avec les horaires des trains (le plus matinal étant habituellement à 7 h 40 et arrivant en Gare de Lyon quelques minutes avant 10 h).
La Sainte Messe de Requiem fondée à la mémoire de Sa Majesté le Roi Louis XVI étant célébrée à midi, en partant à 5 h 30 du Mesnil-Marie, on peut y être revenu à 22 h 30 après avoir participé à cette fervente et importante commémoration, et en ayant en outre rencontré un certain nombre de personnes fort intéressantes…

Pour tout fervent royaliste, chaque année, ce jour du 21 janvier ne peut se passer comme s’il s’agissait d’un jour ordinaire, et il ne peut être vécu comme une commémoraison du même type qu’il y en a de nombreuses autres.
Le 21 janvier a un caractère absolument unique.

En écrivant ces mots je ne veux pas sombrer dans une espèce de pathos romantique malsain, ni dans une sensibilitié larmoyante (ce qui serait « profondément superficiel »  si on me permet l’oxymore).
Tout au contraire !

S’il convient – d’une façon qui me semble quasi impérative – que la Sainte Messe célébrée le 21 janvier soit une Messe de Requiem, et non la Messe du jour (la plupart du temps celle de la fête de Sainte Agnès), la grandiose gravité des textes de la liturgie latine traditionnelle, et la sublime austérité de ses ornements noirs n’ont rien de triste ni d’afflictif : jamais peut-être la sérénité surnaturelle et la radieuse espérance du rituel traditionnel des défunts n’ont plus de sens qu’en cette occasion.
Cette Messe n’est d’ailleurs pas célébrée, comme on le voit malheureusement écrit parfois, « pour le repos de l’âme de Louis XVI », puisque l’âme de Louis XVI – authentique martyr [nous en sommes certains et le pape Pie VI l’a solennellement affirmé de manière non équivoque cf. > ici] – est montée directement au Ciel, et n’a donc en définitive pas besoin d’être secourue par nos suffrages.

Alors, me direz-vous, pourquoi une Messe de Requiem ?
Eh bien, c’est tout simplement parce que, dans l’attente du jour où le Roi martyr sera officiellement élevé sur les autels et honoré d’un culte public par la Sainte Eglise, ce qui permettra alors de célébrer en ce jour la fête de Saint Louis XVI, la Messe des défunts exprime avec davantage de force combien la révolution – dont l’assassinat du Roi Très Chrétien constitue en quelque sorte le symbole le plus expressif en même temps qu’elle en résume à elle seule toutes les abominations sacrilèges – est tout entière une oeuvre de mort, en face de laquelle tout vrai Français se doit de porter le deuil, tant que la France n’aura pas été totalement purgée du venin révolutionnaire et ne sera pas guérie de toutes ses funestes conséquences.

21 janvier 2017 à Saint-Denys - pendant le chant de l'Evangile

Ce 21 janvier 2017 à Saint-Denys :
pendant le chant de l’Evangile par le diacre
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L’idéal est, bien sûr, que l’on puisse multiplier dans toutes les provinces du Royaume ces Messes de Requiem du 21 janvier.
Les Cercles Légitimistes affiliés à l’UCLF, là où ils existent, s’y emploient autant que possible.
Mais en nombre de cas, ce n’est justement pas possible parce que, même à l’intérieur du clergé traditionnel en principe plus éveillé à l’importance de cette célébration, il n’est pas toujours facile de trouver un prêtre qui accepte de le faire (soit par défaut de convictions, soit par pusillanimité, soit en raison de diverses pressions extérieures qui peuvent s’exercer ou de véritables représailles dont il peut ensuite devenir la cible…).

Au Mesnil-Marie, vous le savez, nous n’avons pas de prêtre, et, compte-tenu de notre situation géographique et des conditions météorologiques défavorables à la circulation, fréquentes en cette période de l’année, il est bien difficile d’en faire venir un ; d’autant que, pour le moment, l’assistance risquerait d’être très peu fournie… Malheureusement !
Nous nous emploierons cependant de toutes nos forces à ce que cela change, et nous oeuvrerons avec une persévérante ténacité (de cela, nous avons une pratique assidue !) à ce qu’un jour la Sainte Messe à la mémoire du Roi martyr soit célébrée ici, qu’elle devienne une véritable institution, et qu’elle prenne le plus d’ampleur possible.
En attendant, Frère Maximilien-Marie effectue – et effectuera encore – ce déplacement à la basilique nécropole royale de Saint-Denys.

Ce faisant, il se rend à Saint-Denys à un quadruple titre :
1) celui de la piété et de la fidélité personnelles ;
2) celui de fondateur du Refuge Notre-Dame de Compassion, oeuvre résolument contre-révolutionnaire dans l’ordre spirituel, dans l’ordre doctrinal, dans l’ordre liturgique, et dans l’ordre social (lequel découle nécessairement des précédents) ;
3) celui de fondateur et président du Cercle Légitimiste du Vivarais, emportant avec lui la dévotion et la ferveur de tous les membres du Cercle ;
4) celui de co-fondateur de la Confrérie Royale.

21 janvier 2017 à Saint-Denys - absoute sur la tombe de Louis XVI

Ce 21 janvier 2017 à Saint-Denys :
l’absoute chantée sur la tombe de Sa Majesté le Roi Louis XVI
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Ce 21 janvier 2017, la basilique de Saint-Denys était remplie d’une foule recueillie (nonobstant les efforts de quelques pitoyables perturbateurs) dont on m’a rapporté qu’elle devait s’élever à quelque 700 fidèles.

Surtout, cette année, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, aîné des Capétiens – de jure Sa Majesté le Roi Louis XX – et son épouse, la Princesse Marie-Marguerite, honoraient cette célébration de leur présence.
Le petit troupeau des Légitimistes exprimait donc une joie particulière à se retrouver autour de son Souverain légitime, à prier avec lui, à lui témoigner sa fervente déférence et sa fidélité.

On peut trouver, sur une célèbre chaîne de mise en ligne de vidéos, un reportage (au demeurant fort décousu et incomplet) sur cette Messe du 21 janvier à Saint-Denys en cliquant > ici. Peut-être y apercevrez-vous notre Frère ?
Quant au court message que le Prince a lu devant près de 150 convives dans le grand réfectoire de l’ancienne abbaye, aujourd’hui maison d’éducation de la Légion d’Honneur, il rappelle quelques élémentaires généralités sur l’éducation, justement, et, si vous ne l’avez pas lu, vous pouvez le faire > ici.

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En conclusion, je voudrais insister sur le fait que l’un des très heureux fruits de ces Messes du 21 janvier - qu’elles soient très solennelles et suivies par une assistance nombreuse, comme à Saint-Denys, ou plus humblement célébrées dans des églises ou chapelles de province – consiste à fortifier et à faire croître dans l’âme la ferme détestation de la révolution.
En effet, un authentique chrétien ne peut que haïr la révolution et toutes ses conséquences de la même manière qu’il doit haïr le péché !

Par ailleurs, le fait de se trouver à proximité de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure notre Roi Louis XX, surtout pendant une célébration religieuse, et d’autant plus en ce jour anniversaire du régicide, est un puissant stimulant à s’engager plus ardemment à prier : prier pour sa personne, prier pour la mission qui lui incombe du fait de sa naissance, prier pour qu’il ait toutes les grâces de crainte du Seigneur, de piété, de science, de force, de conseil, d’intelligence et de sagesse qui lui sont nécessaires pour cela…
C’est en particulier le but de la Confrérie Royale, et nous ne serons jamais trop nombreux à offrir des prières et des sacrifices à l’intention de notre Souverain légitime, puisque la restauration monarchique, selon les principes de la royauté capétienne traditionnelle de droit divin, ne pourra se faire qu’avec le puissant secours de la grâce divine.

Enfin, pour justement vous encourager à prier toujours plus pour notre Prince, voici – en exclusivité – une photo de Monseigneur et de son épouse, prise par Frère Maximilien-Marie qui se trouvait tout près d’eux dans la crypte pendant l’absoute célébrée sur la tombe du Roi martyr et qui a été impressionné par le recueillement ému du Prince en ce moment-là.

Lully.

21 janvier à Saint-Denys le couple royal recueilli dans la crypte pendant l'absoute

Ce 21 janvier 2017 à Saint-Denys :
le couple royal profondément recueilli pendant les prières de l’absoute sur la tombe de Sa Majesté le Roi Louis XVI
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Publié dans:Chronique de Lully, Memento, Vexilla Regis |on 29 janvier, 2017 |1 Commentaire »
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