Archive pour la catégorie 'Vexilla Regis'

2019-92. « Sans service, c’est-à-dire de don pour un bien supérieur à soi, il n’y a pas de société qui puisse s’épanouir et assurer à tous non seulement la paix et la sécurité mais simplement le progrès et l’épanouissement quotidien.»

Message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou,
de jure Sa Majesté le Roi Louis XX
adressé aux Français
à l’occasion de l’hommage national rendu aux treize soldats morts au Mali

frise lys deuil

L’hommage national rendu à nos treize soldats morts en opération est un moment de communion entre le pays tout entier et son Armée. Les Invalides y trouvent une part de leur vocation telle qu’elle avait été voulue par leur fondateur, mon aïeul Louis XIV. La France est reconnaissante à ceux qui la défendent. Ainsi, au-delà de la compassion qui est notre premier réflexe, compassion vis-à-vis des proches de nos morts, mais aussi de leurs régiments et de leurs frères d’armes qui partagent les mêmes dangers jours après jours, nous devons aussi poser les questions de fond. Il est facile de faire des déclarations au lendemain d’un drame, mais si elles réconfortent sans faire oublier la plaie qui ne se refermera jamais pour leurs parents, leurs enfants, leurs épouses, et leurs frères et sœurs, elles demeurent peu de choses par rapport au sacrifice de la vie.

Ces morts ne sont pas des morts ordinaires.
Ils nous rappellent à nos devoirs et au plus grand de ceux-ci, servir.

Dans un monde qui fait tant de place aux individualismes, le mot même de servir parait désuet si ce n’est oublié. Pourtant sans service, c’est-à-dire de don pour un bien supérieur à soi, il n’y a pas de société qui puisse s’épanouir et assurer à tous non seulement la paix et la sécurité mais simplement le progrès et l’épanouissement quotidien.

Le service passe pour la plupart d’entre nous par l’honnêteté du travail bien fait en vue du bien commun ; pour les soldats, il va jusqu’au sacrifice de la vie.
Le rôle des guerriers est reconnu dans toutes les sociétés de l’antiquité à nos jours, comme un des fondements de l’équilibre social. A ce titre il est exalté par les poètes et les écrivains et bénéficie d’une prise en compte spécifique dans la société. Cette place doit être maintenue car il y va de la survie du pays en tant que tel. Nous avons vu ces derniers jours des réactions malsaines apparaître en posant la question de savoir s’il ne faudrait pas se retirer d’un terrain d’opération – si lointain… -, si les centaines de morts que les OPEX déplorent déjà, ne sont pas suffisants. De telles pensées déshonorent ceux qui les professent et vont à l’encontre du service du bien commun qui réunit, justement, tous les Français à leur Armée. Ils savent qu’elle peut se sacrifier pour eux. A eux de mériter ce sacrifice.
Les Français le prouveront en étant sur le parcours de leurs valeureux héros sur le chemin des Invalides. 

Prince Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou

Armes de France pour le deuil

2019-90. Zelus domus Tuae comedit me !

Le zèle de Ta maison me dévore ! (Ps. LXVIII, 10)

Voici le texte de la lettre mensuelle du 25 novembre 2019 qui a été adressée aux membres de la Confrérie Royale : je suis convaincu que les amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, même s’ils ne sont pas membres de cette Confrérie, dont j’ai l’honneur d’être le Prieur (honneur qui fait peser sur moi une très grave responsabilité), pourrons en tirer un très grand profit eux aussi, et je remercie très chaleureusement le Révérend Père Clément de Sainte-Thérèse pour ce texte magnifique et profond.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Le Guerchin Jésus chassant les vendeurs du Temple

Jésus chassant les marchands du temple, Le Guerchin (XVIIème s.) 

            Chers Membres de la Confrérie royale,

            Le mois des dédicaces qui s’achève doit graver ces mots du Psalmiste sur le frontispice des temples vivants que nous sommes : Zelus domus tuæ comedit me !, « Le zèle de ta maison me dévore ! » (Ps. LXVIII, 10). Nous avons en effet célébré la dédicace – c’est-à-dire l’anniversaire de la consécration – de nos églises paroissiales le 6 novembre dernier, puis trois jours plus tard celle de l’archibasilique du Très-Saint-Sauveur (Saint-Jean-de-Latran), « omnium urbis et orbis ecclesiarum mater et caput : mère et maîtresse de toutes les églises de la Ville [Rome] et du monde » puisqu’il s’agit de la cathédrale du Pape ; enfin celle des basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul à Rome le 18 novembre – celle du Vatican dans le même temps odieusement profanée d’ailleurs par le culte idolâtrique de la Pachamama.

     Au siècle où les églises de culte catholique se réduisent en poussière (20 églises incendiées en France rien qu’en 2018, sans compter la symbolique cathédrale Notre-Dame de Paris le Lundi-Saint dernier), ces cérémonies d’anniversaire prennent une dimension prophétique voire eschatologique. L’évêque de Fréjus-Toulon n’a pas craint de le dire le mois dernier à Rome : « Le dramatique incendie qui a ravagé et consumé il y a quelques mois la toiture de la cathédrale de Paris constitue un signe prémonitoire pour notre temps. Une Église en feu. Un avertissement » [1]. L’église et l’Église, en effet, c’est tout un : « Symbolisée par nos édifices matériels, l’Église est la véritable maison de la prière, le temple où réside la gloire [de Dieu], le siège de l’inaltérable vérité, le sanctuaire de l’éternelle charité », chante la Préface gallicane* de la Messe de la Dédicace.

            Le zèle de la maison de Dieu n’est pas que la défense de sa sainte Église, ni des édifices sacrés faits de pierre et de ciment. Il s’agit par extension de tout lieu où Dieu se plaît à habiter, donc d’une manière particulière de chaque personne humaine consacrée « temple du Saint-Esprit » (I Cor. VI, 19) par le saint baptême, lequel rassemble des « pierres vivantes qui servent à construire le temple spirituel », selon l’image qu’en donne saint Pierre (I Pi II, 5). D’où le noble combat pour le caractère sacré de toute vie humaine ; combat que seule l’Église catholique mène encore courageusement aujourd’hui.

          Mais c’est aussi une terre, un peuple, une nation : une terre sanctifiée par d’innombrables apparitions mariales et ayant enfanté tant de saints ; un peuple rendu grand par la confession d’une même foi dans le Christ ; une nation christianisée dans les eaux du baptême en même temps que son premier roi. Le « royaume de prédilection » de Dieu sur terre, c’est notre douce France : « La France est le Royaume de Dieu, les ennemis de la France sont les ennemis du Christ », écrivait le pape Grégoire IX au roi saint Louis (1239).

     N’avons-nous pas à nous montrer les ardents défenseurs de notre cher pays ? À nous faire ses gardes du corps autant que de son âme ? Le bon Jésus s’excita de colère devant la profanation de la maison de son Père : resterons-nous inactifs face à la profanation biséculaire de notre royaume ? Dieu préfère les Croisés, aux « bras-croisés » ! Alors chassons les « marchands du temple » qui bradent notre pays et occupent illégitimement son parvis ! Notre-Seigneur n’a pas hésité à se montrer violent et implacable pour la défense de ce qui est sacré. La lignée de nos rois, sacralisée à la fois par l’onction sainte et par le « miracle capétien », n’aurait-elle pas droit à un même zèle de notre part, nous poussant à défendre ainsi la maison de nos pères et l’ordre sacré voulu par Dieu en France ?

       Sans doute y a-t-il beaucoup de disciples de Notre-Seigneur, mais il y a peu d’apôtres. Le disciple suit, l’apôtre poursuit : il fait croître dans le temps et l’espace le Royaume de Dieu inauguré par le Christ-Roi. Le disciple agit par amour, l’apôtre par zèle. Qu’est-ce que le zèle ? C’est un amour passionné qui donne tout et se donne tout entier ; le contraire radical de la tiédeur. C’est un engagement complet dans ce que l’on fait, en adéquation parfaite avec ce que l’on croit. Comme il n’y a pas de demi-dieu, il n’y a pas de saint à demi.

     L’on sait par expérience que le mal n’engage pas trop d’effort, tandis que le bien nécessite une tension toujours en éveil, une vigilance de tous les instants. C’est pourquoi l’apôtre le plus zélé insiste lui-même : « Il est bon d’être toujours zélés pour le bien… et pas seulement lorsque je suis présent parmi vous » (Gal. IV, 18), précise-t-il ! Et encore : «  Ayez du zèle et non de la paresse. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur » (Rm XII, 11). Notre héroïne et sainte nationale − dont nous fêterons dans six mois le centenaire de sa canonisation − n’a-t-elle pas admirablement appliqué à la lettre ce triple commandement de S. Paul ?

       C’est d’ailleurs sainte Catherine d’Alexandrie que nous fêtons aujourd’hui qui, avec sainte Marguerite d’Antioche, a été, comme le révèlera saint Michel à sainte Jeanne d’Arc, « choisie par Dieu pour [la] conduire et [la] conseiller en tout ce qu[’elle] a à faire ». Les deux saintes l’assisteront depuis l’âge de 13 ans jusqu’à son procès, l’incitant à passer d’une « bonne chrétienne » à l’« Héroïne de la Patrie » que nous admirons tous, en contribuant de manière décisive à ses victoires militaires. N’étaient-elles pas toutes deux bien placées pour l’encourager à l’héroïsme, elles qui brillaient de l’éclat de la virginité autant que du zèle intrépide du martyre ?

     « Zèle » rime avec « sel », qui en exprime la même réalité : du piquant, de la saveur, sans colorant mais avec conservateur ! « Vous êtes le sel de la terre » (Mt V, 13) : ne faisons pas mentir le Christ. Si le Chrétien s’affadit, qui rendra sa saveur au monde ? Et si le Français s’accommode de la situation de son pays, pourra-t-il lui rendre sa ferveur ? Les apôtres en firent eux-mêmes l’amère expérience en demeurant impuissants à chasser le démon d’un enfant possédé : « C’est à cause de votre incrédulité », leur répondit Jésus (Mt XVII, 20). Pensez-vous que la France puisse être libérée de ses démons autrement que par l’intensité de notre vie spirituelle ? « Cette sorte de démon ne s’expulse que par la prière et par le jeûne » (v. 21).

     Avons-nous une vie spirituelle affadie, mes amis ? Est-ce la foi seule qui nous sauvera, comme aiment à le croire les Protestants ? « De même que le corps sans âme est cadavre, répondait déjà l’apôtre S. Jacques, la foi sans les œuvres est morte » (Jc II, 26). Mais il suffisait à Luther de proclamer le texte sacré non-inspiré pour croire le contraire… Comme c’est pratique, la religion à la carte ! Non : il ne suffit pas de croire que Dieu existe pour être sauvé. Il faut vivre en conformité avec sa foi, ce que les Papes ont appelé « la radicalité de l’Évangile » − se ferait-on traiter de fondamentaliste ! Imagine-t-on un sportif non-pratiquant ?

     Transposons dans la sphère temporelle : suffit-il d’adhérer au légitimisme pour être un digne sujet de son roi ? La règle est la même : agir en conformité avec nos convictions politiques. Le royaliste n’est pas un idéaliste ; c’est un réaliste qui a des idéaux. Ici saint Paul nous prévient : gare au « zèle sans intelligence » (Rm X, 2). C’est pourquoi il est fondamental de se former : le bien-agir suit le bien-penser. Qu’il nous soit permis ici de remercier tous les Cercles légitimistes de France qui s’évertuent à expliquer, à méditer et à diffuser la doctrine sociale de l’Église selon le génie français qu’a si merveilleusement incarnée sainte Jeanne d’Arc.

     Il nous faut être les apôtres de ce nouveau millénaire. C’est un combat de toute une vie, mais qu’on se rassure, la victoire est au bout de nos efforts : « Les apôtres ne combattent qu’en souffrant et ne triomphent qu’en mourant » disait saint François de Sales. Notre-Seigneur était consumé par sa mission, son message et son heure ultime. Il n’était pas partagé ; Il était consacré et entièrement donné. Il ne craignait pas ce que les gens pouvaient Lui faire, et encore moins dire de Lui. Jusqu’à la mort, Il ne s’est pas détourné de son appel, son seul but étant d’accomplir la volonté de son Père.

            Nous nous apprêtons à célébrer la belle fête de l’Immaculée Conception. Ce jour-là, en 1947, Notre-Dame de la Prière à L’Île-Bouchard demanda aux quatre jeunes voyantes de « beaucoup prier pour la France, en grand danger, et de faire des sacrifices »

              « Prier » et « faire » : voilà ici les deux mots d’ordre sans lesquels une restauration n’est pas possible, balayant ces deux fameuses hérésies qui sont chacune l’exclusion de l’autre : le providentialisme, d’une part, qui s’appuie sur le seul secours de Dieu sans y coopérer ; et l’activisme, d’autre part, qui ne s’appuie que sur ses propres forces, sans recourir à Dieu.

            Combien de royalistes nostalgiques et sûrement aussi neurasthéniques démissionnent (au sens propre de : refuser sa mission, car nous en avons tous une) en attendant passivement que Dieu nous envoie miraculeusement le « grand monarque » désiré ? Mais le Christ n’aura pour autre attitude que celle qu’Il montra au roi Hérode Antipas qui le priait d’exécuter un miracle par curiosité profane… At ipse nihil illi respondebat : « Mais Jésus ne lui répondit rien » (Lc XXIII, 9). Où il n’y a pas d’oreilles pour entendre, Jésus n’a pas de bouche pour parler. Et Dieu nous a laissé à travers les Lois fondamentales du royaume ses desiderata, notamment quant à la règle de succession. Qu’attendent donc les Providentialistes ? Un messie politique ? Le prince charmant descendant du ciel sur un cheval blanc ? Allons, le royaume de France n’est pas un conte de fées !

     Au nom « Royaliste » correspond la définition suivante : « Partisan du roi ». Partisan, donc celui qui prend parti, non celui qui s’accommode d’un syncrétisme (saint-crétinisme) politique. L’apôtre zélé envers Dieu et son Roi leur donne toute sa vie et tout son cœur en sacrifice vivant, et ne retient rien pour lui-même ni ses projets personnels.

            Voudrait-on se convaincre de la nécessité des temps ? La liturgie, comme toujours, arrive à point nommé pour galvaniser les troupes. Nous proclamions hier aux hommes de ce temps l’annonce prophétique de la fin des temps par l’évangile de ce XXIVe et dernier dimanche après la Pentecôte. Si vous ne vous sentiez pas concernés, le premier dimanche de l’Avent fêté dimanche prochain vous le répètera à nouveau ! La pédagogie est affaire de répétition…

     Lorsque l’on observe l’histoire de l’Église, et notamment des persécutions, lorsque l’on s’intéresse aux mystiques récents − Marthe Robin, par exemple −, lorsque l’on médite sur les mises en garde de Notre-Dame lors de ses dernières apparitions, et notamment à Fatima et à Akita au Japon, l’on se dit que nous ne faisons que commencer une période de tribulations.

     Il faut bien l’admettre : nous n’avons pas choisi notre époque. Le Bon Dieu, dans sa Sagesse et sa prescience providentielles, a jugé qu’il était bon que nous soyons placés là, hic et nunc, pour témoigner de notre fidélité et accomplir notre rôle. À choisir, vous opteriez sans doute davantage pour une période de paix et de prospérité, plutôt que pour cet affreux début de XXIe siècle. Les apôtres ne préférèrent-ils pas la lumineuse Transfiguration et le glorieux Dimanche des Rameaux au lamentable Vendredi-Saint ? Et pourtant, y eut-il meilleure occasion de manifester sa fidélité et son amour envers Dieu que ce jour-là ?

     Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, ayant pourtant quitté cette terre il y a trois siècles, avait compris que nous étions entrés dans les derniers temps. Dans sa « Prière embrasée », il observe avec désolation : « Votre divine Loi est transgressée, votre Évangile est abandonné, les torrents d’iniquité inondent toute la terre (…). Votre sanctuaire est profané et l’abomination est jusque dans le lieu saint ». Que dirait-il aujourd’hui ? Oui, nous sommes entrés dans un combat eschatologique, dans une lutte surnaturelle sans merci : ne pas le voir, c’est vivre dans le monde des Bisounours ! Et c’est donc passer à côté de notre mission, ce qui est une démission. Au début de la Révolution, certains de nos ancêtres n’avaient pas compris l’enjeu et s’enthousiasmaient de ces réformes…

     Plus Satan semble triompher dans sa rage et sa haine contre Dieu, entraînant de nombreuses âmes avec lui, et plus la victoire divine sera éclatante. Cette « victoire qui viendra par Marie » (Jean-Paul II), nous l’obtiendrons également par l’intermédiaire de saint Michel, en l’honneur duquel notre Prieur nous demande de réciter souvent la prière composée par Léon XIII [2]. Prince de la Milice céleste, l’armée des anges restés fidèles, il est le vainqueur de Lucifer, le chevalier zélé du Deus Sabaoth, le « Dieu des Armées » ; victorieux aussi de toutes les hérésies, de tout ce qui, comme la franc-maçonnerie, entretient une haine mortelle contre l’Église et la royauté de droit divin.

     « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, nous prévient saint Paul, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes » (Éph. VI, 12). À combat spirituel, matériel proportionné : utilisons pour cela « les armes de dévotion massive » que sont les Sacrements, le jeûne et la prière, surtout la récitation du saint Rosaire.

     Dans un monde de ténèbres, il n’est pas difficile de briller… Je ne parle pas des Stars éphémères qui n’éblouissent que des aveugles, je veux parler des héros que nous sommes tous appelés à devenir. Le héros de ce monde n’est pas le jeune bodybuildé aux super-pouvoirs ; les véritables héros, ce sont les saints qui, dans leur faiblesse, font éclater la puissance de Dieu. Le monde et encore moins l’Église n’ont pas besoin de réformateurs mais de transformateurs que sont les saints [3] !

     Puisque, selon le dicton populaire, « À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine », en ce 25e jour du mois où nous redoublons de prières et d’offrandes à l’intention de S.M. Louis XX, enracinons-nous résolument sur le bois de la Croix, le seul qui nous fera porter de grands et beaux fruits. Que le feu sacré de la foi et de l’honneur nous dévore d’un ardent et pur amour comme on l’y trouve dans les cœurs unis de Jésus et de Marie, pour le zèle de l’œuvre de restauration que Dieu attend de nous. Alors, Notre-Seigneur pourra dire de la France comme de la fille de Jaïre : « Elle n’est pas morte, elle dort » (Mt IX, 24) !

R.P. Clément de Sainte-Thérèse 


[1] Sermon de la Messe de clôture du pèlerinage Summorum Pontificum à Rome le 26 octobre 2019 : http://www.paixliturgique.com/aff_lettre.asp?LET_N_ID=2883.

* Au sens liturgique.

[3] Bernanos disait : « On ne réforme l’Église qu’en souffrant pour elle, on ne réforme l’Église visible qu’en souffrant pour l’Église invisible. On ne réforme les vices de l’Église qu’en prodiguant l’exemple de ses vertus les plus héroïques ».

2019-89. Récollection à Paris, dimanche 24 novembre 2019.

Dimanche 24 novembre 2019

Récollection du dernier dimanche de l’année liturgique
avec la Confrérie Royale :

« Souviens-toi de tes fins dernières,
et tu ne pécheras jamais » 
(Eccli. VII, 40)

Tympan du Jugement dernier - Notre-Dame de Paris

Cathédrale Notre-Dame de Paris : tympan du jugement dernier.

La Confrérie Royale invite ses membres et sympathisants de Paris et d’Ile de France à une journée de récollection en accord avec les thèmes que la divine liturgie propose à notre approfondissement et à notre méditation pendant les derniers jours de l’année liturgique : les fins dernières.
Cette récollection aura lieu le dimanche 24 novembre 2019, dans les locaux de la paroisse Saint-Roch, à Paris [296, rue Saint-Honoré, 1er arrondissement. Métro : Pyramides (ligne 7) ou Tuileries (ligne 1) - Bus : 21, 27, 68 ou 95].

Attention : Inscription nécessaire ! (nombre de places limité)

Programme :

- 9 h 30 : Messe solennelle du 24ème et dernier dimanche après la Pentecôte (église Saint-Roch).
- 10 h 45, 14 h et 15 h 30 : conférences (avec des temps de pause !) assurées par Monsieur le Chanoine Frédéric Goupil et Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.
- 12 h : Angélus et repas tiré du sac.
- 17 h 45 : Vêpres grégoriennes.

Renseignements et inscriptions : confrerie.royale@yahoo.fr

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2019-88. Dix-sept préceptes infaillibles pour établir le Règne du Christ dans nos cœurs, dans nos familles, dans la société et dans le monde entier…

Mercredi 30 octobre 2019,
Fête de Sainte Hélène d’Anjou, issue du sang de France, reine de Serbie puis moniale.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je suppose que, comme tous les bons catholiques – du moins lorsqu’ils sont authentiquement catholiques – vous aspirez à voir s’établir sur cette terre le triomphe de l’Amour de Dieu et Sa paix. Ainsi que le chante l’admirable préface de la fête du Christ-Roi : un règne de vérité et de vie, un règne de sainteté et de grâce, un règne de justice, d’amour et de paix – « Regnum veritatis et vitae, regnum sanctitatis et gratiae, regnum justitiae, amoris et pacis » !

Eh bien, figurez-vous qu’il suffirait qu’une majorité d’hommes sur la terre le veuillent vraiment, et que, le voulant avec une détermination ferme et suivie d’effets concrets, ils mettent alors en application les dix-sept préceptes suivants de manière rigoureuse dans leurs vies, pour que les choses changent et que nous commencions à voir l’instauration de ce règne de paix et d’amour.
Oui, vous m’avez bien lu : il ne faut pas pour cela une multitude de lois, d’édits, de décrets, de règles, d’ordonnances, d’ukases, ni des multitudes de sessions parlementaires et des volumes de « codes civils »; il suffit de bien mettre en œuvre dix-sept préceptes. Juste dix-sept.
Dix-sept préceptes simplement et rigoureusement appliqués, avec une vraie rectitude de cœur et une attention exacte à rester en pleine cohérence avec ce qu’ils enseignent.

Avez-vous deviné ce que sont ces dix-sept préceptes ?
Allez ! pour la bonne et simple raison qu’ils sont souvent « oubliés » non seulement dans la vie publique et sociale, dans la vie courante de tout un chacun, mais aussi dans une certaine catéchèse et dans une certaine prédication, je vais vous les recopier ci-dessous dans une formulation assez traditionnelle qui a été très habilement mise au point pour faciliter leur mémorisation.
Si vous ne les connaissez pas par cœur, apprenez-les et répétez-les au moins une fois par jour : vous verrez, c’est très facile.

Christ Roi entouré de saints

Le Christ-Roi entouré de saints :
« Regnum veritatis et vitae, regnum sanctitatis et gratiae, regnum justitiae, amoris et pacis » !

Les 10 commandements de Dieu :
(Note : nous savons qu’il existe quelques variantes – minimes – de formulation ; nous avons choisi cette version extraite du « Missel vespéral quotidien » du Rd. Père Morin, de l’Oratoire de France – 1948)

1. Un seul Dieu tu adoreras
Et aimeras parfaitement.

2. Le Nom de Dieu ne jureras,
Ni sans raison ni faussement.

3. Les dimanches sanctifieras,
En servant Dieu dévotement.

4. Tes père et mère honoreras
Les assistant fidèlement.

5. Homicide point ne seras,
Sans droit ni volontairement.

6. L’impureté ne commettras,
De corps ni de consentement.

7. Le bien d’autrui tu ne prendras,
Ni retiendras injustement.

8. Faux témoignage ne diras,
Ni mentiras aucunement.

9. Désirs mauvais repousseras,
pour garder ton coeur chastement.

10. Bien d’autrui ne convoiteras
Pour l’avoir malhonnêtement.

A cette première liste de dix préceptes, dans sa sagesse multiséculaire, la Sainte Eglise notre Mère en a ajouté sept, qui précisent et explicitent ces dix premiers.
Je dis bien sept que je vous copie ici dans la version que l’on trouvait habituellement dans les catéchismes diocésains au Royaume de France avant la grande révolution. Au XXe siècle, la plupart des catéchismes n’en mentionneront plus que six : le précepte de la dîme sera escamoté… et pourtant l’obligation pour les fidèles de contribuer à l’entretien de leurs lieux de culte, aux œuvres de bienfaisance assurées par le clergé, et à la vie matérielle du clergé se trouve dans les épîtres de Saint Paul !
Quant à l’obligation du jeûne pendant tout le grand Carême, aux Vigiles et aux Quatre-Temps, l’actuelle discipline ecclésiastique l’a tellement édulcorée qu’il n’en reste quasi plus rien ; tandis que l’abstinence des vendredis a été réduite à peau de chagrin et celle des samedis semble avoir totalement disparu : ce fut pourtant la loi multiséculaire héritée des Apôtres et des saints !

Les 7 commandements de l’Eglise :

1. Les fêtes tu sanctifieras,
En servant Dieu dévotement.

2 . Les dimanches messe ouïras.
Et les fêtes pareillement.

3. Tous tes péchés confesseras,
À tout le moins une fois l’an.

4. Ton Créateur tu recevras,
au moins à Pâques humblement.

5. Quatre temps, vigiles jeûneras,
Et le carême entièrement.

6. Vendredi chair ne mangeras,
Ni le samedi mêmement.

7. Les droits de dîme tu paieras,
À l’Église fidèlement.

Tout ceci est bien moins compliqué et touffu que la multitude des lois de la république auxquels chacun se soumet pourtant de gré ou de force, et Dieu sait si la république sait s’y prendre pour contraindre et exercer des pressions (notamment sous forme d’amendes et de pénalités pécunaires).

Ici, vous n’avez que dix-sept règles simples qui ne peuvent que contribuer à votre bonheur, dès ici-bas et plus encore pour l’éternité, en propageant le règne de Notre-Seigneur Jésus-Christ et en aidant puissamment à votre sanctification.
N’hésitez donc pas : apprenez-les, faites-les apprendre (et surtout pratiquer) dans votre entourage, et vous verrez que votre vie, vos familles, votre milieu professionnel, la société civile et la Sainte Eglise tout entière ne s’en porteront que mieux !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Moïse - Nice église de la Sainte Trinité

2019-86. Communiqué de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon à la suite du transfert des restes du Général Francisco Franco.

Samedi 26 octobre 2019,
Quatrième samedi d’octobre : fête de Notre-Dame des Victoires (cf. > ici et > ici) ;
Commémoraison de Saint Evariste, pape et martyr ;
Vigile des Saints Apôtres Simon et Jude.

Il n’est point nécessaire de rédiger de longs commentaires sur l’événement qui s’est déroulé ce jeudi 24 octobre au Royaume d’Espagne où l’acharnement impie de la dictature socialiste et maçonnique est parvenu à faire exhumer de la basilique conventuelle du « Valle des los Caïdos » les restes du Général Francisco Franco.
Ce dernier est habituellement présenté en France (et dans le monde) comme un personnage abominable, comme un tyran, comme un complice d’Hitler… etc. – ce qui est évidemment une pure calomnie fondée sur la falsification des faits historiques -, au point qu’il y a même de prétendus légitimistes qui veulent passer sous silence les liens familiaux qui unissent Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure SMTC le Roi Louis XX, au généralissime, ainsi que son engagement courageux pour défendre sa sépulture.

Notre Souverain légitime, qui est par sa mère l’arrière-petit-fils du Général Francisco Franco, se montre une fois de plus courageusement à rebours du prêt-à-penser imposé par les médias aux ordres de la révolution et de la maçonnerie.
Nous renvoyons à l’excellente analyse publiée sur le site « Vive le Roy » > ici, ainsi qu’à l’entretien exclusif accordé par notre valeureux Prince ce vendredi 25 octobre au site « Boulevard Voltaire » (quel horrible nom !) > ici.

Pour nous, nous reproduisons ci-dessous, à fin de le porter à votre connaissance, le communiqué officiel de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, qui a été publié hier, vendredi 25 octobre, en fin de journée.

Prince Louis de Bourbon portant le cercueil du Général Franco

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX,
portant le cercueil de son bisaïeul, le Général Francisco Franco,
lors du transfert de sa dépouille, le jeudi 24 octobre 2019.

Communiqué de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon
au lendemain du transfert des restes du Général Francisco Franco :

« J’ai ressenti hier une intense émotion en portant le cercueil de mon grand-père. L’acte est inqualifiable.

La Providence m’a placé à la convergence d’une double ascendance : ma lignée paternelle, qui me lie profondément à la France, le pays de mes ancêtres, où j’ai des devoirs dynastiques, celui de défendre l’héritage de la royauté légitime, et me tenir à la disposition de la France. Les devoirs de l’Aîné des Bourbons ne peuvent être abdiqués.

En même temps, je me dois d’assumer les devoirs de ma lignée maternelle. Ce devoir n’est pas de même nature que celui qui me lie à la France. Mais je me dois d’être fidèle à la mémoire si injustement attaquée de mon arrière-grand-père. Il fut un grand Soldat et un grand homme d’État, animé avant tout par sa Foi chrétienne profonde et son amour de l’Espagne. Il est à l’origine de l’Espagne pacifiée, prospère et reconnue parmi les grandes puissances mondiales. Défendre sa mémoire, c’est une part intégrante de l’idée que je me fais de l’Honneur et de la Fidélité.

La monarchie a été ré-instituée par le Général Franco. C’est cela que l’Histoire retiendra. »

Louis de Bourbon, duc d’Anjou,
vendredi 25 octobre 2019.

Trois lys blancs

2019-85. « Voici l’heure de la puissance des ténèbres ».

« Voici l’heure de la puissance des ténèbres » (cf. Luc XXII, 53b) 

Blason de la Confrérie Royale

Lettre mensuelle aux membres et amis de la Confrérie Royale
- 25 octobre 2019 -

Chers Messieurs les Chanoines,
Mes Révérends et chers Pères,
Chers Messieurs les Abbés,
Chers Frères et Sœurs en notre Confrérie Royale,
Bien chers Amis,

Notre Sainte Eglise catholique romaine se trouve en ces jours-ci dans une période des plus difficiles et des plus critiques de sa longue histoire, cela est une évidence qui ne peut échapper à aucun observateur possédant un minimum d’intelligence, un minimum de capacité d’analyse objective, un minimum de foi…

Lorsque je parle de foi, je ne parle pas d’une croyance subjective aux contours plus ou moins flous, mais bien de l’adhésion, par une volonté libre et résolue, aux Vérités révélées par Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même, et transmises par Sa Sainte Eglise, dans les enseignements authentiques que nous avons reçus par le canal des Apôtres, des Pères de l’Eglise, des saints Docteurs, de la liturgie multiséculaire (« lex orandi, lex credendi »), et de tout le Magistère vraiment catholique
En matière de foi, tout ce qui s’écarte de la Règle contenue dans la Tradition, tout ce qui introduit la plus minime remise en question de l’enseignement pérenne, tout ce qui suscite le moindre écart de la doctrine professée de façon continue pendant les siècles qui nous ont précédés, est à rejeter avec la plus vive énergie, à condamner avec la plus extrême rigueur.

Ce que j’énonce ici, vous le savez déjà bien sûr, et cependant il n’est jamais inutile de le redire avec force lorsque tout semble vaciller et lorsque certains pasteurs eux-mêmes, lors même qu’ils se trouvent aux postes les plus hauts de la hiérarchie ecclésiastique, semblent s’éloigner d’une manière impressionnante de la façon dont les vénérables prophètes au temps de l’ancienne Alliance, les Saints Apôtres de Notre-Seigneur, les saints évangélisateurs des nations, les valeureux martyrs et les saints Pontifes ont toujours agi, en combattant sans pitié et sans nul égard aux considérations humaines, les faux cultes, les idoles, les superstitions païennes, et ont toujours refusé la moindre compromission avec les prétendues religions non-chrétiennes.

Peut-on imaginer le saint prophète Elie invitant les prophètes de Baal à apporter dans l’enceinte du Temple de Jérusalem les grossières figures autour desquelles s’articulaient leurs indécents cultes de la fécondité et de la virilité ? Point du tout ! Après les avoir couverts de ridicule sur le mont Carmel, il en égorgea lui-même quatre-cent-cinquante. Cela lui valut certes la haine de l’impie Jézabel, mais lui mérita une élévation plus haute dans l’intimité du Dieu unique.
Peut-on imaginer les Saints Apôtres Pierre et Paul établissant, à Rome où ils fondaient l’Eglise, des espèces de « conseils œcuméniques » où ils auraient élaboré une charte du « vivre ensemble » avec les faux prêtres des idoles, acceptant toutes les débauches et les libidineuses pratiques contre-nature dans lesquelles se vautre habituellement le paganisme ? Point du tout ! Ils furent des plus énergiques pour enseigner que les chrétiens ne doivent pas « former d’attelage disparate avec les infidèles, parce qu’il n’y a rien de commun entre la justice et l’iniquité, entre la lumière et les ténèbres, et qu’il ne peut y avoir d’accord entre le Christ et Bélial, ni de commerce entre le fidèle et l’infidèle» (cf. 2 Cor. VI, 14-15). Ils ont prêché l’Evangile sans concession et ont inauguré la longue période des martyrs, qui aboutira à la victoire de Saint Constantin et à la conversion de tout l’Empire : « In hoc signo vinces ! ».
Peut-on imaginer Saint Martin, l’apôtre des Gaules, tolérant le culte des « arbres sacrés » et des sources vouées aux fausses divinités ? Point du tout ! Il fit triompher la Croix de Notre-Seigneur, unique Rédempteur des hommes, en portant énergiquement la cognée contre les arbres idolâtrés au risque d’y laisser sa propre vie. Et c’est ainsi que les campagnes de la Gaule romaine furent débarrassées des abominables superstitions païennes et embrassèrent la seule véritable religion du salut.

Le prophète St Elie - huile sur toile Italie XIXe s

Le saint prophète Elie

Ces trois exemples sont plus que suffisants pour nous indiquer quelle conduite est celle qui est véritablement chrétienne, quelle est celle que les véritables chrétiens doivent faire leur en face du renouveau païen de notre époque, en face de cette recrudescence de l’idolâtrie des forces de la nature et de la « terre mère », en face de l’offensive des fausses religions, en face de la trahison et des scandaleuses compromissions de ceux qui abandonnent l’étendard de la sainte et glorieuse Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour se mettre à la remorque des idéologies et des modes du nouveau paganisme, et qui prônent l’abandon des saintes traditions catholiques et de la discipline ecclésiastique qui a fait la force et la sainteté de notre Eglise pendant des siècles.

Ceux qui prêchent l’accommodation du catholicisme et de ses authentiques et saintes traditions bi-millénaires à la « modernité », faite de néo-rousseauisme, de néo-paganisme, de néo-libéralisme des mœurs, bref ! d’affranchissement de tout ce qui nous est impérativement prescrit par le Décalogue, sont des faux prophètes, et lors même qu’ils portent une mitre sur la tête et couvrent leur trahison d’un vernis de bons sentiments humanitaires, ils ne sont rien moins que des apostats et des suppôts de Satan qui, à la suite de l’ange déchu déguisé en ange de lumière, entraînent les âmes vers l’enfer éternel.

Chers, très chers membres et amis de la Confrérie Royale : vous voulez la Royauté du Christ – « Opportet illum regnare ! » (1 Cor. XV, 25a) -, et vous voulez le retour du Roi légitime, lieu-tenant du Roi du Ciel, sur le trône des Lys. Et vous avez raison !
Chers, très chers membres et amis de la Confrérie Royale : vous voulez que cesse l’abomination de l’apostasie qui ravage notre Sainte Eglise. Et vous avez raison !
Chers, très chers membres et amis de la Confrérie Royale, nous sommes aujourd’hui à « l’heure de la puissance des ténèbres » (cf. Luc XXII, 53b) : puissance des ténèbres qui menace de tout ensevelir dans son écœurante noirceur. Et vous avez souvent l’impression d’un raz-de-marée contre lequel nous ne pouvons pas faire grand chose.

Mais c’est bien justement parce que nous sommes à « l’heure de la puissance des ténèbres » qu’il nous faut, nous, plus que jamais, être témoins de l’indéfectible et invincible Lumière du Christ : « Qu’ainsi donc brille votre lumière devant les hommes » (Matth. V, 16a), quoi qu’il doive vous en coûter, sans quoi vous serez vous aussi les complices de l’apostasie générale.
Les chrétiens n’ont jamais été appelés à être les hommes de la demi-mesure et de la compromission, et aujourd’hui moins que jamais !

Point d’acceptation des fausses croyances, du paganisme, des pseudo religions non-chrétiennes : il n’y en a qu’une seule vraie ! Le premier précepte du décalogue nous l’impose.
Point de compromission avec l’esprit mondain et le respect humain : il faut défendre l’honneur de Dieu ! Le deuxième précepte du décalogue nous l’impose.
Point de relâchement dans l’observance de nos devoirs religieux et de la sanctification du dimanche ! Le troisième précepte du décalogue nous l’impose.
Point de tolérance envers tout ce qui porte atteinte à la vertu de chasteté : guerre sans pitié à toute forme d’impureté ! Les sixième et neuvième préceptes du décalogue nous l’imposent.
Point d’abandon d’une observance stricte, consciencieuse et énergique de tous les commandements de Dieu et des préceptes traditionnels de la Sainte Eglise. On ne peut pas être un vrai chrétien autrement que dans une obéissance intégrale à la sainte loi de Dieu.

En dehors de cette obéissance, et quelles que soient nos protestations de fidélité au Christ-Roi et nos déclarations d’allégeance au Roi Très Chrétien, nous serons les complices de l’apostasie, les complices de la révolution, les complices de la puissance des ténèbres.

Que chacun s’examine donc avec toujours plus de vérité sur sa pratique des commandements de Dieu et de l’Eglise, et que chacun prenne en conséquence les résolutions qui s’imposent pour être chaque jour plus fidèle.
L’établissement du Règne de Dieu sur cette terre et le rétablissement du règne du Roi Très Chrétien, lieu-tenant du Roi du Ciel, dans le Royaume des Lys ne peut passer par d’autres voies.

A « l’heure de la puissance des ténèbres », opposons fermement par notre combat personnel et quotidien, le rayonnement de la Sainte Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ : cela ne peut se faire sans efforts, sans souffrances, sans renoncements, sans pénitence ni sacrifice, mais c’est la voie glorieuse, et l’unique voie du Salut !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.

Armoiries Frère Maximilien Marie

2019-82. Dimanche 6 octobre, récollection légitimiste à Paris avec le Prieur de la Confrérie Royale.

Ainsi que cela avait été annoncé il y a quelques jours par le Prieur de la Confrérie Royale dans sa circulaire de rentrée (cf. > ici), une journée de récollection spirituelle est organisée à Paris le dimanche 6 octobre 2019.

Son thème :

Vie intérieure et combat spirituel
des Légitimistes

Mobilisé pour la France - illustration récollection 6 octobre 2019

Cette récollection aura lieu dans le 7ème arrondissement (métro : Saint-Sulpice, Sèvres-Babylone ou Rue du Bac) et commencera à 8 h 30 très précisément par la célébration de la Sainte Messe - dans le rite latin traditionnel évidemment -, qui sera celle de la solennité du Très Saint Rosaire (1er dimanche d’octobre). Elle s’achèvera vers 16 h 30.
Vers 17 h, pour ceux qui le souhaitent, un petit pèlerinage sera proposé dans l’un des sanctuaires proches.

Monogramme Marie 2

Informations pratiques :

1 – Outre la Sainte Messe dominicale, cette récollection comportera trois conférences spirituelles, assurées par le Prieur de la Confrérie Royale (une en matinée, deux dans l’après-midi) : l’adresse exacte et le titre des conférences seront communiqués aux inscrits.
2 – Pour le déjeuner : repas tiré du sac.
3 – Libre participation aux frais.
4 – Attention ! nombre de places limité (pas plus de 35 personnes !) : si vous souhaitez participer, ne tardez pas à vous inscrire ; la priorité est donnée aux premiers inscrits.
5 – S’il y a des personnes qui, à cette occasion, souhaitent faire leur entrée dans la Confrérie Royale, qu’elles nous le fassent savoir sans délai (et au plus tard le 20 septembre).

Renseignements et inscriptions : confrerie.royale@yahoo.fr

Trois lys blancs

2019-80. Dimanche 15 septembre : Messe anniversaire de la fondation des Invalides en présence de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon.

Dimanche 15 septembre 2019, à 11 h, en la cathédrale Saint-Louis des Invalides, Son Excellence Révérendissime Monseigneur Antoine de Romanet, évêque aux Armées, célèbrera la Messe annuelle commémorative de la fondation de l’Hôtel des Invalides par le Grand Roi.                 

Traditionnellement, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjoude jure Sa Majesté le Roi Louis XX, est présent à cette cérémonie, invité par le gouverneur militaire des Invalides en sa qualité  d’aîné des descendants du Fondateur.

Visite de Louis XIV à l'Hôtel des Invalides

Visite de SM le Roi Louis XIV à l’Hôtel des Invalides

Le Président du Cercle Saint-Michel - Cercle Légitimiste d’Ile de France adhérent à l’Union des Cercles Légitimistes de France -  et un certain nombre de membres du Cercle Saint Michel seront présents à cette Messe.

Les membres de la Confrérie Royale et les amis du Refuge Notre-Dame de Compassion qui désireraient également y assister sont chaleureusement invités à se joindre au groupe formé autour du Président du Cercle Saint-Michel, lequel propose un regroupement préalable à 10 h 30 devant le n°6 du Boulevard des Invalides.
Merci de lui signaler votre participation : vlrlouisxx75@gmail.com

Nota : la Messe à la cathédrale Saint-Louis des Invalides est célébrée selon le « novus ordo ».  Ceux qui souhaitent de toute façon assister à une Sainte Messe dominicale ddans le rite latin traditionnel doivent prendre leurs dispositions pour le faire en tout début de matinée ou en fin de journée : il en existe plusieurs à Paris.
Armes de France & Navarre

2019-79. Lettre circulaire à tous les membres de la Confrérie Royale à l’occasion de la rentrée de septembre 2019.

Nous pensons utile de répercuter aussi dans les pages de ce blogue et de porter ainsi à la connaissance des amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, même s’ils ne sont pas membres de la Confrérie Royale, la « lettre circulaire » qu’en qualité de Prieur de cette Confrérie j’ai publiée hier, dimanche 1er septembre, dans la soirée.

Blason de la Confrérie Royale

Confrérie Royale
Le Prieur

Lettre circulaire à tous les membres de la Confrérie Royale
à l’occasion de la rentrée de septembre 2019

                     Dimanche soir 1er septembre 2019,
Anniversaire de la sainte mort du Grand Roi (+ 1er septembre 1715)

Messieurs les Chanoines,
Mes Révérends Pères,
Messieurs les Abbés,
Chers Fidèles, membres de la Confrérie Royale,

« Il ne faut pas laisser les idéologies pernicieuses comme celles de 1789 remplacer les principes hérités du décalogue chrétien qui avaient fait la gloire de la monarchie et de la France » : ces paroles de notre Roi légitime, dans le message qu’il a publié le 17 août dernier (cf. ici), sont un vif et énergique encouragement à tous ceux qui aiment vraiment la France et sa monarchie traditionnelle, à combattre avec un zèle toujours plus ardent les mensonges révolutionnaires et leurs conséquences actuelles.

Les membres de la Confrérie Royale doivent avoir à cœur de penser, d’agir, de vivre – chaque jour et à chaque instant du jour – comme des combattants
Nos armes ne sont pas matérielles : nous ne sommes pas (du moins pas pour l’instant) appelés à brandir le glaive, la faux ou le fusil, pour nous engager dans un combat physique, mais nous sommes aujourd’hui mandatés en qualité de volontaires d’élite – puisque notre engagement dans la Confrérie a été une réponse libre, volontaire et généreuse à une sorte d’enrolement militaire - pour un combat incessant. 
Nous ne sommes pas des soldats de salon, faits pour parader en costumes éblouissants, avec force plumes chatoyantes, fourragères rutilantes et brandebourgs dorés : nous sommes des chouans spirituels, toujours en éveil, toujours sur le qui vive, toujours prêts à en découdre, jamais disposés à nous ménager, qui ne craignent pas de déchirer leurs hardes et leur peau aux ronces des taillis dans lesquels ils sont embusqués pour être toujours prêts à fondre sur l’ennemi !         

Il n’est pas inutile de rappeler les engagements qui ont été les nôtres lorsque, au cours de la Sainte Messe, et donc en union étroite avec le Saint-Sacrifice de Notre-Seigneur Jésus-Christ, nous sommes entrés dans la Confrérie Royale :                                                            

Engagements :                         

   Outre l’observance des Lois de Dieu, de l’Église et du Royaume, l’état de grâce et la tendance à la sainteté communs à tout fidèle catholique, les engagements particuliers que prend chaque confrère, et auxquels s’unissent les membres associés, sont les suivants :                      
                 
- Pour les membres pléniers « voués » uniquement :
   o le vœu d’offrir ses prières et la valeur de ses bonnes actions  »Pro Rege et Francia« , qui est une consécration à la Couronne de France et à son salut, comme « on entrerait en Légitimité« .
                               
- Pour les ecclésiastiques et religieux :
 o  l’utilisation pour la Cause de toutes les richesses liturgiques rappelées par l’Appel fondateur ; et pour les prêtres (voire tous, en leur for intérieur) : la mention du Roi au Canon et la postcommunion finale pour le Roi (voire juste après la Messe).                                             
- Pour tous :
   o la récitation du triple angélus quotidien (matin, midi et soir), auquel l’on ajoute l’oraison pour le Roi.
   o  la sanctification particulière du 25e jour de chaque mois, jour consacré de la Confrérie (redoubler de prières, travailler plus méticuleusement à sa sanctification, faire un petit pèlerinage ou une visite au Saint-Sacrement ou à un Saint, etc.).
   o  une réelle communion de prières et d’amitié spirituelle avec les autres membres, afin de réaliser le plus grand des Commandements, celui de la charité (« voyez comme ils s’aiment » disait-on des premiers Chrétiens), et le plus consolant des dogmes, celui de la communion des Saints.
   o  la prière pour l’élévation sur les autels de la Famille royale martyre de la Révolution, ainsi que toutes les vénérables figures du Royaume de France.
   le maintien et la restauration des fêtes et traditions françaises, la découverte de l’Ecole française de spiritualité, et toutes les bonnes oeuvres qui soutiennent la Cause, l’offrande de sacrifices, de chapelets et de Messes pro Rege et Francia, etc.                              

Ces engagements sont exigeants.
Quotidiennement exigeants

Ces engagements ne sont pas pour nous faire « briller en société », ils ne nous portent ni à pérorer avec les mondains, ni à faire des courbettes avec les courtisans dégoulinants d’affectation.
En revanche cette exigence est véritablement épanouissante, stimulante et libératrice, parce qu’elle nous oblige à vivre surnaturellement, dépouillés des superficialités, constamment orientés vers des choses graves et essentielles, en stricte conformité avec les desseins de Dieu, manifestés au travers de nos grands saints et souverains : Sainte Geneviève et Sainte Clotilde, Saint Remi et Saint Vaast, Clovis et Saint Charlemagne, Saint Louis et Sainte Jeanne d’Arc, Louis XIII et Louis XIV, Sainte Marguerite-Marie et Madame Elisabeth, les innombrables martyrs de la révolution, Henri V… et tant d’autres qu’il n’est pas possible de nommer tous.                                      

« Il ne faut pas laisser les idéologies pernicieuses comme celles de 1789 remplacer les principes hérités du décalogue chrétien qui avaient fait la gloire de la monarchie et de la France » : Non seulement nous ne devons en rien relâcher nos exigences, mais nous devons chaque jour intensifier notre effort de prière, et intensifier nos offensives spirituelles contre les idéologies pernicieuses dénoncées par notre Roi, intensifier nos ripostes priantes contre les assauts répétés de l’enfer déchaîné, inspirateur de la révolution.      

« Il ne faut pas laisser les idéologies pernicieuses comme celles de 1789 remplacer les principes hérités du décalogue chrétien qui avaient fait la gloire de la monarchie et de la France » : contre les attaques multiformes de l’idéologie révolutionnaire, j’invite instamment tous les membres de la Confrérie Royale à recourir à l’intercession et au soutien des Saints Anges, et en particulier de Saint Michel archange, en récitant chaque jour – et même plusieurs fois par jour - à l’intention du Royaume de France, la prière « Saint Michel archange, défendez-nous dans le combat… etc. »[« Sancte Michael archangele, defende nos in proelio… etc. »] composée par le pape Léon XIII pour être récitée à la fin de toutes les messes basses, ainsi que d’autres prières à Saint Michel destinées à contrer les manœuvres diaboliques qui se multiplient pour empêcher toute entreprise de restauration de la monarchie traditionnelle.
J’invite également tous les prêtres membres de la Confrérie Royale à utiliser fréquemment les exorcismes qu’il leur est licite de réciter, pour protéger notre Roi légitime et le Royaume des Lys.  

« Il ne faut pas laisser les idéologies pernicieuses comme celles de 1789 remplacer les principes hérités du décalogue chrétien qui avaient fait la gloire de la monarchie et de la France » : C’est aussi pour cela, à fin de développer, affermir et intensifier l’indispensable vie intérieure des membres de la Confrérie Royale et des Légitimistes, que nous avons résolu de proposer de plus nombreuses récollections et journées de formation spirituelle. 
Dès à présent, certaines propositions vous seront présentées ci-dessous. 
Mais en outre, moi-même, en qualité de Prieur, et les prêtres membres de la Confrérie Royale, en fonction de leurs disponibilités, sommes également disposés à répondre aux appels des Légitimistes pour nous déplacer dans le Royaume et animer ces récollections ou conférences spirituelles que vous pourriez avoir l’initiative d’organiser : vous pouvez donc entrer en contact avec nous pour cela.           

Ainsi, devant me rendre à Paris au cours de l’automne qui vient, je propose aux Légitimistes de la capitale et de ses environs, membres ou amis de la Confrérie Royale, de réserver les dimanches 6 octobre et 24 novembre pour, chacun de ces dimanches, une journée de récollection (les programmes en seront diffusés très prochainement).

« Il ne faut pas laisser les idéologies pernicieuses comme celles de 1789 remplacer les principes hérités du décalogue chrétien qui avaient fait la gloire de la monarchie et de la France » : la formation et le développement spirituels ne peuvent se passer de l’approfondissement de la doctrine légitimiste et de l’étude. 
Depuis ses origines, la Confrérie Royale entretient des liens étroits d’amitié et de collaboration avec l’Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF). La Confrérie et l’UCLF sont deux mouvements indépendants, mais complémentaires. Il n’y a pas de confusion entre les deux, mais une étroite collaboration. Voilà pourquoi je veux, avec insistance, inviter les membres de la Confrérie Royale, s’ils n’en sont pas déjà membres, à rejoindre des cercles légitimistes d’étude et de travail.

Il en existe d’anciens, déjà bien rôdés, qu’il est aisé de rejoindre ; il en est de nouveaux qui viennent de se créer et qu’il faut renforcer ; et il y a des provinces où n’existent pas encore de cercles, mais où c’est peut-être à vous d’œuvrer pour qu’il en existe. Il n’est pas convenable que les membres de notre Confrérie aient des mentalités de « consommateurs » passifs : il est indispensable qu’ils soient des moteurs, des entraîneurs, des zélateurs !

Que Notre-Dame du Bon Conseil vous guide et vous obtienne tous les dons du Très-Haut qui feront de vous de véritables Apôtres qui gagneront des cœurs, des intelligences, des volontés enthousiastes, des âmes et des esprits à la Légitimité que nous sommes fiers de servir.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.

Blason Frère Maximilien-Marie

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