Archive pour la catégorie 'Vexilla Regis'

Neuvaine préparatoire à la Nativité de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

du 16 au 24 décembre

Etoiles

L’Eglise encourage et de très nombreux saints recommandent de préparer la Nativité de Notre-Seigneur Jésus-Christ par une neuvaine : la neuvaine de Noël.
Il est conseillé de la faire (mais ce n’est pas une obligation absolue) à la tombée du jour, au moment où, traditionnellement, on sonne les cloches pendant le chant des « Grandes Antiennes O ».
La Confrérie Royale - et nous relayons avec ferveur sa proposition – invite ses membres et sympathisants à faire cette neuvaine, non seulement pour que chacun prépare mieux son âme au mystère de la Nativité, mais également comme neuf jours de prière plus intense pour la France, née de l’alliance de la Foi catholique et de la Royauté franque dans les fonts baptismaux de Reims au jour de Noël 496.

Arrivée de St Joseph et de Notre-Dame à Bethléem

L’une des représentations de l’Attente à l’approche immédiate de Noël :
le voyage vers Bethléem de Notre-Dame enceinte et de Saint Joseph.

Pour cette neuvaine, nous proposons :
1) de chanter « Venez, divin Messie » (on trouvera les paroles traditionnelles authentiques ici) ou un autre cantique de l’Avent.
2) de réciter la prière suivante.
3) on peut ajouter la « Grande Antienne O » propre à chaque jour avec le « Magnificat » (dans vos missels ou bien > ici).

Venez, divin Messie !

Par Votre grâce, venez renaître au milieu de nous !

Venez renouveler en chacune de nos âmes les grâces de Votre Nativité et nous en communiquer les fruits mystiques, afin que nous Vous soyons plus parfaitement unis et que nous imitions les vertus dont Vous nous avez donné les plus purs exemples dans Votre sainte Enfance !

Venez pour donner à nos familles la grâce de marcher dans les pas de Votre Sainte Famille, à Bethléem et à Nazareth !

Et nous souvenant que Vous avez voulu que, tout comme Vous-même, la France naisse dans les fonts baptismaux de Reims en une nuit de Noël, nous Vous supplions ardemment pour que, retrouvant son unité et les chemins de l’obéissance à Votre Sainte Volonté, la France revienne à Votre Coeur et redevienne une famille de peuples unis sous l’autorité paternelle de Votre lieu-tenant, son Roi légitime.

O divin Enfant de Bethléem, la France, comme une terre aride et désolée, a plus que jamais besoin de la rosée fécondante et vivifiante de Votre grâce : puisse ce nouveau Noël, anniversaire de Votre naissance en ce monde et anniversaire de la naissance de Clovis, notre premier Souverain, dans l’ordre de la grâce, avec tout son peuple, obtenir aux cœurs de beaucoup de Français de s’ouvrir à Votre miséricorde et à cette paix que le chant de Vos anges a proclamée dans le ciel de Bethléem pour les hommes de bonne volonté.

Nous Vous le demandons par l’intercession de Votre Très Sainte Mère, qui est Reine de France, par l’intercession de Saint Michel, de Saint Louis, de Sainte Jeanne d’Arc, de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, et de tous les Saints de France.

Ainsi soit-il !

Autre proposition de neuvaine de préparation à Noël dans ce blogue > ici

Vierge de l'Attente

Il convient que nous méditions devant le berceau vide,
et que nous creusions en nos âmes un véritable « vide » afin que Marie vienne y déposer Jésus…
Publié dans:De liturgia, Prier avec nous, Vexilla Regis |on 15 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

2017-95. Où, à propos de l’anniversaire de la naissance de Sa Majesté le Roi Henri IV, le Maître-Chat Lully répond à quelques objections qui sont souvent opposées aux Légitimistes.

13 décembre,
Fête de Sainte Lucie, vierge et martyre ;
6ème jour dans l’octave de la Conception immaculée de Notre-Dame ;
Anniversaire de la naissance de SM le Roi Henri IV le Grand (13 décembre 1553).

Carapace berceau de Henri IV au château de Pau

Chambre natale de SM le Roi Henri IV au château de Pau :
selon la tradition, cette carapace de tortue de mer fut utilisée comme berceau pour Henri de Navarre à sa naissance ;
objet d’un véritable culte jusqu’à la révolution, ce berceau-carapace échappa à la fureur des « patriotes »;
à la Restauration (1822), il fut entouré de six lances en bois doré surmontées d’une couronne de lauriers et d’un casque superbement empanaché de plumes blanches, pour figurer les hauts faits d’armes du premier Roi Bourbon.

Armes de France & Navarre

Roi de France et de Navarre

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je vous ai déjà entretenus de la célébration traditionnelle qui se déroule à Rome, dans l’archibasilique-cathédrale du Latran, chaque 13 décembre (ou parfois à une date proche) : la Messe « pro felici ac prospero statu Galliae : pour le bonheur et la prospérité de la France », à l’occasion de l’anniversaire de la naissance de Sa Majesté le Roi Henri IV le Grand (13 décembre 1553 – voir > ici et > ici).

Je voudrais aujourd’hui profiter de cet anniversaire pour, une fois de plus, réfuter l’une de ces objections qui sont relativement fréquemment opposées aux légitimistes au sujet de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX.
Il y a quelques mois (cf. > ici), j’ai argumenté sur les raisons pour lesquelles il est préférable que, quoique étant de plein droit Français, Monseigneur le duc d’Anjou et sa famille ne résident pas de manière habituelle sur le sol français.
Aujourd’hui, je voudrais répondre à la critique suivante, que je rapporte à peu de choses près dans les termes où je l’ai lue ou entendue à plusieurs reprises :
« Quoi qu’il en soit des côtés sympathiques ou attachants de sa personne, le Prince Louis de Bourbon n’est pas de culture française, il parle le français avec un fort accent espagnol, et son français est même parfois approximatif. Quelle différence avec, par exemple, le Prince Reza Pahlavi, l’un des fils du Shâh, qui parle le français à la perfection et sans accent !… »

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1) La première remarque qu’il convient de faire ici, c’est que cet argument fallacieux dérive plus ou moins de ce pseudo « principe de nationalité », fréquemment invoqué par les orléanistes – mais pas uniquement eux – pour dénier au Prince Louis de Bourbon tout droit dynastique.
Je dis bien « pseudo principe ».
En effet, d’une part la « nationalité » n’a jamais fait partie des Lois fondamentales qui règlent la succession à la Couronne de France (cf. > ici) parce que c’est le fait d’être « du Sang de France », c’est-à-dire descendant de Hugues Capet par les mâles, qui fait qu’un homme est dynaste ; et d’autre part parce que la « nationalité » est une invention révolutionnaire et républicaine qui n’a pas beaucoup de sens pour le droit traditionnel de l’Ancien Régime.
Cela permet au passage de faire ressortir combien, sur ce point particulier comme pour beaucoup d’autres, les opposants à la Légitimité sont en fait, à des degrés divers, pénétrés par les idées de la révolution.

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2) Ma deuxième remarque consiste à mettre en évidence que ceux qui mettent en avant ces prétendues objections placent de fait leurs appréciations humaines subjectives au-dessus des règles objectives traditionnelles de la royauté capétienne.
Aujourd’hui on récusera les droits dynastiques d’un Prince au prétexte de l’éducation qu’il a reçue, de son accent, ou de sa manière de s’exprimer, et demain – parce que, ce faisant, on ouvre la porte à toutes espèces de dénégations au nom de ce qui ne nous plaît pas – on s’insurgera contre la légitimité du Prince qui ne sera pas assez grand, ou qui n’aura pas les yeux de la couleur que l’on aime, ou qui sera bègue (mais cela s’est déjà vu d’avoir un roi bègue : ce fut le cas de Louis II [846-879]), boiteux ou contrefait (en ce cas Louis XI n’eût jamais pu régner !), ou bien qui n’aura pas eu les maîtres et éducateurs que l’on eût souhaités pour lui, ou qui ne sera pas né au bon endroit, ou que sais-je encore ?
De telles objections n’ont finalement plus de limites et peuvent donner lieu à tous les abus et dérives de la subjectivité. Cela revient en effet à « choisir son roi » en fonction de critères personnels, et l’on arrive rapidement aux mêmes dérives que sous cette république où l’on a vu récemment des électeurs urner en faveur d’un candidat à la présidence non parce qu’ils avaient lu son programme (et y avaient adhéré) mais seulement parce qu’ils lui trouvaient un joli minois !
On ne choisit pas son Roi : le Roi est donné par Dieu ! Et ce sont les Lois fondamentales qui le désignent indubitablement et objectivement en dehors de tous les critères humains.
Qu’on me permette ici de faire remarquer que, selon les appréciations actuelles de ces crypto-nationalistes, Henri III de Navarre n’eût jamais dû accéder au trône de France et devenir Henri IV : en effet, il n’avait pas la « nationalité française » ; il était souverain d’un royaume étranger ; il parlait plus volontiers le patois béarnais que la langue française ; il avait un accent épouvantable qui devait tour à tour faire se gausser ou choquer les très suffisantes et minaudantes cocottes – mâles et femelles – de la Cour ; son éducation et sa culture s’apparentaient à celles des jeunes rustres avec lesquels il avait joué et s’était roulé par terre dans son adolescence ; et – c’est bien là sans aucun doute le plus fort de tous les arguments contre son accession au trône – il puait l’ail !
J’exagère à peine. Mais cela met bien en évidence l’inconsistance et l’inanité de ces objections adressées aux légitimistes à propos de ces « défauts » de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon que l’on monte en épingle.
Pour clore ce chapitre, je veux renvoyer mes lecteurs au chapitre XVI du 1er livre des Rois (selon la Vulgate) où l’on lit comment le prophète Samuel fut envoyé à Bethléem pour y donner l’onction royale à l’un des fils de Jessé. Samuel, impressionné par la beauté, la taille et la force de l’aîné, entend le Seigneur lui dire : « Ne regarde point son visage, ni la hauteur de sa stature, parce que Je l’ai rejeté et que Moi Je ne juge point selon le regard de l’homme ; car l’homme voit ce qui paraît, mais le Seigneur regarde le coeur » (1 Reg. XVI, 7).
Ainsi en est-il de nos jours encore, car c’est bien la Sainte Providence de Dieu qui a donné à la Royauté française ses Lois fondamentales réglant la succession au trône, et le Seigneur par la voix de ces Lois nous dit aujourd’hui : « Ne regardez pas à l’accent, à la culture ou à l’élocution du Prince : ce ne sont là que des apparences qui arrêtent vos regards et les empêchent de voir la réalité profonde et objective qui, elle, vous est accessible par les Lois fondamentales que j’ai voulues pour ce Royaume, et dont les siècles ont démontré le bien-fondé, la pertinence et la sagesse ! Il vaut mieux un Prince qui parle le français avec un accent espagnol mais dont les paroles énoncent fidèlement les principes traditionnels de la sainte Royauté héritée de Clovis, de Saint Charlemagne, de Saint Louis, de Louis XIV, d’Henri V qu’un autre prince qui parlerait peut-être impeccablement le français mais pour tenir un discours pénétré par les idées de la révolution et de la maçonnerie, hérité de Louis-Philippe… »

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3) La troisième et dernière réflexion que je veux vous livrer aujourd’hui se place dans la continuité de la précédente mais la développe d’une autre manière. Voici :
S’ils étaient vraiment cohérents avec cette espèce de crypto-nationalisme qui leur fait traiter Monseigneur le Prince Louis de Bourbon d’ « espagnol », ils devraient, en toute logique, refuser de voir monter sur le trône de France tout descendant d’un souverain étranger au Royaume de France, tout descendant de Henri III de Navarre à quelque degré que ce soit, et ils devraient contester la légitimité pour la France de tous les princes de la Maison de Bourbon, puisque tous descendants du Roi béarnais : les diverses formes d’invocation d’un prétendu « principe de nationalité » - même lorsqu’elle se fait au travers du reproche de l’imparfaite maîtrise d’une langue ou d’un accent qui n’a pas l’heur de plaire à des oreilles nationalistes – conduisent le plus logiquement du monde à exclure aussi de la Couronne de France les princes de la Maison d’Orléans et de la Maison de Parme qui, de nos jours, voudraient la revendiquer pour leurs personnes.
Toutefois, je crains qu’aveuglés par la passion et par leur sujectivisme, ils ne parviennent pas à s’établir dans une logique objective et sereine !

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Henri IV & Louis XX

Pour nous, sans sentimentalisme, sans recourir à des critères de pure apparence et subjectifs, nous nous attachons fermement et paisiblement à l’objectivité des Lois fondamentales du Royaume de France, rempart et force de la Légitimité, et nous chantons avec une joie et une ferveur indicibles ainsi que nos ancêtres :

Chantons l’antienne qu’on chantera dans mille ans :
Que Dieu maintienne en paix ses descendants
Jusqu’à ce qu’on prenne la lune avec les dents !

Vive la France, vive le Roi Henri !
Qu’à Reims on danse en disant comme Paris :
Vive la France, vive le roi Henri !

Pour écouter l’hymne « Vive Henri IV » somptueusement  harmonisé par Tchaikovsky
faire un clic droit sur l’image ci-dessous puis « ouvrir dans un nouvel onglet >

Image de prévisualisation YouTube

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2017-94. Nous vivons vraiment en des temps formidables !

Mardi 12 décembre 2017,
Fête de Notre-Dame de Guadalupe (cf. > ici) ;
Cinquième jour dans l’octave de la fête de la Conception immaculée de Notre-Dame ;
Mémoire du mardi de la deuxième semaine de l’Avent.

Lully & St François de Sales

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Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Ceux d’entre vous qui sont abonnés à la lettre d’information du Mesnil-Marie ont pu lire dans la chronique de cet automne 2017 (cf. > ici) que le Cercle Légitimiste du Vivarais, qui existe comme association de fait depuis maintenant plus de deux ans, a procédé le 11 novembre dernier – à l’occasion de la fête de Saint Martin de Tours, apôtre des Gaules (la date n’avait évidemment pas été choisie au hasard) – à son assemblée générale constitutive afin d’être désormais une association de droit selon la loi de 1901, dotée de la personnalité juridique et pouvant ainsi adhérer officiellement à l’Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF).

Le soir même de ce 11 novembre, Frère Maximilien-Marie, sénéchal du Cercle Légitimiste du Vivarais, a accompli toutes les formalités de la déclaration de la nouvelle association auprès des services de l’Etat : cela peut maintenant se faire directement en ligne et évite des déplacements ou des envois de dossier par courrier postal.
C’est beaucoup plus simple, rapide et pratique… en théorie du moins.

Du 11 novembre (11 XI) au 12 décembre (12 XII), un mois s’est écoulé, et Frère Maximilien-Marie commençait à s’étonner de ne pas recevoir le récépissé de la Préfecture de l’Ardèche et de n’avoir pas de nouvelle de la publication au Journal Officiel, quand, justement, un peu avant midi, il a reçu un courriel rédigé en ces termes  :  « Bonjour, votre demande de création d’association a été traitée par le service chargé de votre dossier. Un document a été mis à votre disposition dans le porte-documents de votre compte service-public.fr. Cordialement. »
Notre Frère s’est donc aussitôt rendu sur le-dit compte et y a été invité à télécharger un document intitulé « rejet ». A la vue de ce titre, son sang n’a fait qu’un tour et il s’est hâté de l’enregistrer et de l’ouvrir.
Voici ci qu’il y a lu :

Capture d’écran rejet création asociation cercle légitimiste 12-12-2017

Perplexe devant le motif invoqué, puisque c’est en fonction même du code postal de la commune sur le territoire de laquelle se trouve le siège social de l’association que le site « service-public.fr » fait automatiquement suivre la télédéclaration aux services administratifs ayant juridiction sur cette commune, Frère Maximilien-Marie, dès la réouverture du standard de la sous-préfecture de Tournon-sur-Rhône, y a téléphoné au service des associations afin d’exposer le problème et demander des éclaircissements.
La dame qui lui a répondu était aussi perplexe que lui et ne comprenait absolument pas de quoi il pouvait s’agir. Elle ne pouvait même pas avoir accès aux dossiers : « La commune de Saint-Martial, sur laquelle se trouve le siège social de l’association dont vous avez déclaré la création, faisait partie de l’arrondissement de Tournon-sur-Rhône jusqu’au mois de décembre 2016. A la suite du rattachement de Saint-Martial à la communauté de communes « Montagne d’Ardèche », effectif depuis le 1er janvier 2017, cette commune s’est également retrouvée rattachée à l’arrondissement de Largentière. J’ai beau essayer de retrouver votre dossier de déclaration avec le numéro d’enregistrement que vous venez de me communiquer, je n’ai plus de possibilité d’accès à tout ce qui concerne les communes extérieures à notre arrondissement… Essayez de joindre ma collègue de Largentière ».

Voilà notre Frère qui appelle donc la sous-préfecture de Largentière et qui demande à joindre le service des associations. La standardiste, fort aimable au demeurant, le met en relation (après la petite musique électronique agaçante d’usage). Il salue la dame qui prend la communication, se présente, et demande tout de go : « Saint-Martial ne fait-il pas partie de l’arrondissement de Largentière depuis onze mois et demi ? »
- Pas du tout ! lui rétorque son interlocutrice avec un ton péremptoire. Saint-Martial dépend de la sous-préfecture de Tournon !
- Toutefois, insiste Frère Maximilien-Marie avec une voix pateline, je viens justement d’avoir votre collègue de Tournon et elle a été absolument catégorique : depuis que Saint-Martial a été rattaché à la communauté de communes « Montagne d’Ardèche », cette commune n’appartient plus à l’arrondissement de Tournon mais à celui de Largentière…
- Attendez ! Je vais voir… répond la dame avec moins d’assurance.
Frère Maximilien-Marie l’entend se lever, sortir de la pièce, échanger des paroles avec d’autres personnes sans qu’il puisse en comprendre les mots… Puis cette exclamation, elle clairement audible : « Sainte Vierge ! » Puis à nouveau des pas et la dame sur un ton très irénique lui dit : « Eh bien vous avez raison ! Saint-Martial se trouve bien dans notre arrondissement désormais… » Et là sur un ton presque enjoué : « C’est à vous que j’ai envoyé ce matin une notification de rejet pour un dossier de création d’association en vous demandant de refaire votre déclaration auprès de la sous-préfecture de Tournon ? »
- Oui, Madame !
La dame se confond en excuses et ajoute : « Je ne peux pas récupérer le dossier que vous m’avez envoyé le 11 novembre puisque, en raison de ma réponse, le site l’a automatiquement classé dans les rejets. Pouvez-vous me renvoyer un dossier complet ? »
Frère Maximilien-Marie n’a pas voulu se montrer désobligeant et lui a dit qu’il allait reprendre toute la démarche dans l’après-midi même – ce qu’il a fait – , mais il n’a pas pu s’empêcher auparavant de rechercher une extraordinaire séquence du dessin animé « Les douze travaux d’Astérix » qui s’intitule : « La maison qui rend fou ».
Si vous ne la connaissez pas, ou si vous désirez la revoir, je vous invite à le faire > ici. Bien sûr, selon la formule consacrée, « les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. »

Moi, depuis mon couffin douillet près du poële, bien que faisant mine de dormir, j’ai tout entendu et tout enregistré, et je pensais en moi-même : « Nous vivons vraiment en des temps formidables ! Obliger mon papa-moine à refaire complètement la déclaration de création de l’association Cercle Légitimiste du Vivarais parce que la responsable du service des associations de la sous-préfecture vers laquelle le site internet, correctement configuré, l’avait fait suivre, n’avait pas encore assimilé, au bout de onze mois et demi, qu’il y avait eu une modification des territoires respectifs des sous-préfectures de l’Ardèche, oui, c’est vraiment formidable ! »

Car, si vous ne le saviez pas, l’adjectif français formidable, vient de l’adjectif latin « formidabilis » qui signifie « qui inspire la crainte » ; il est en effet formé sur le verbe « formidare » qui veut dire « craindre », « redouter ». Et ce verbe « formidare » dérive lui-même  du mot « formido, -inis » qui désigne au sens premier un épouvantail et au sens figuré l’ « effroi », la « terreur » !
Ainsi, dans notre belle langue française, l’adjectif formidable signifie-t-il originellement « terrible », « redoutable ». Ce fut d’ailleurs son unique sens à l’époque classique et jusqu’au début du XIXème siècle. Vers 1830, il y eut un premier glissement de sens et formidable fut utilisé comme un synonyme d’ « impressionnant » puis d’ « étonnant », jusqu’à ce qu’enfin on arrive à l’utiliser comme un équivalent de « sensationnel » ou « extraordinaire ».
Mais bien sûr – vous vous en doutez j’espère – , lorsque j’écris que nous vivons en des temps formidables, j’emploie ici l’adjectif dans son acception classique et étymologique : je ne m’appelle pas Lully pour rien !

Oui, ces temps sont vraiment redoutables et m’inspirent une véritable épouvante…

pattes de chatLully.

Bonnes lectures du Maître-Chat

Et pour La Gazette Royale dont Maître-Chat Lully est un lecteur assidu voir > ici

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2017-91. « Nous n’avons pas d’autre roi que César ! Nous ne voulons pas que le Christ règne sur nous ! »

24 novembre,
Fête de Saint Jean de la Croix (cf. > ici, > ici et > ici).

Saint Ambroise convertissant Théodose -Pierre Subleyras 1745

Saint Ambroise de Milan convertissant l’Empereur Théodose 1er
(Pierre Subleyras – 1745)

ChiRho couronné

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Le 24 novembre n’est pas seulement le jour de la fête de Saint Jean de la Croix, mais il est également l’anniversaire de la publication de l’Edit de Thessalonique par l’Empereur Saint Théodose 1er le Grand.
Décrété le 27 février 380, cet édit ne fut cependant publié que le 24 novembre suivant.

Le 13 juin 313, par l’Edit de Milan (cf. > ici et > ici), l’Empereur Saint Constantin 1er le Grand avait mis fin aux persécutions contre les chrétiens. Soixante-sept ans plus tard, par cet Edit de Thessalonique, l’Empereur Saint Théodose 1er le Grand interdit tous les cultes païens dans l’Empire et fit du christianisme la religion officielle et unique de l’Etat.

Cette date est grande.
Cette date est importante.
Cette date réconforte et réjouit les âmes de tous ceux qui sont profondément attachés à Notre-Seigneur Jésus-Christ, à Sa royauté, à Son triomphe, à Sa gloire, à la ruine des fausses divinités dont le culte est inspiré par satan, et au salut des âmes.

En revanche, cette date est honnie des impies et des modernistes.

Sous le fallacieux prétexte d’ « une Eglise libre dans un Etat libre », et donnant une fausse interprêtation de la parole de Notre-Seigneur Jésus-Christ : « Rendez donc à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » (Matth. XXII, 21), ils oublient – ou feignent d’oublier – que César lui-même a des devoirs envers Dieu et n’est pas dispensé, dans son rôle même de César, de se soumettre à Ses commandements et d’obéir à Ses lois.
De ce fait donc, les pouvoirs publics en tant que tels, se doivent d’adorer et d’aimer Dieu (1er commandement), de respecter son Saint Nom (2ème commandement), de sanctifier et faire sanctifier le jour qui Lui est consacré (3ème commandement) et de promulguer des lois civiles qui interdisent ce que les commandements de Dieu condamnent et qui favorisent leur observance par tous les hommes…

La distinction naturelle des pouvoirs et de leurs domaines de compétence et d’action respectifs, qui a toujours été l’un des soucis majeurs des Rois de France (même quand ils ont dû pour cela donner des leçons aux Souverains Pontifes eux-mêmes et les « remettre dans les clous » parce que, outrepassant l’ordre naturel voulu par Dieu, ils tendaient à l’instauration d’une « théocratie pontificale » – cf. Boniface VIII et Philippe le Bel, voir > ici), n’est en rien leur indépendance ni leur séparation absolues.

Aussi, lorsque nous entendons aujourd’hui des ecclésiastiques, prêtres ou évêques, se féliciter et faire l’apologie de la loi du 9 décembre 1905, dite « de séparation des Eglises et de l’Etat », en tenant des propos et professant des opinions qui ont été explicitement condamnées, entre autres, par le Bienheureux Pie IX et par Saint Pie X, nous bondissons et avons de fortes poussées d’adrénaline !
Et lorsque nous nous souvenons qu’un président de la république, exprimant tout haut ce que la maçonnerie qui les téléguide fait obligation de penser à tous les dignitaires ou représentants de la république : « Il n’y a pas de loi morale au-dessus de la loi civile », alors, par fidélité au Christ-Roi sous les étendards duquel nous mettons notre gloire à combattre [« sub Christi Regis vexillis militare gloriamur » – postcommunion de la fête du Christ-Roi], nous sommes dans l’obligation morale de nous insurger !

Vitrail du Christ Roi

Je me suis autorisé à résumer toute l’histoire de l’humanité, depuis ses origines jusqu’en nos temps actuels, sous la forme de sept courtes séquences qui sont autant de paliers ascendants dans la révolte contre le Règne du Christ Jésus Notre-Seigneur en ce monde, et de paliers descendants dans l’ordre de la décadence.
Je vous laisse les lire et les méditer.

1 – Dans le Ciel, aux origines.
Le plus beau et le plus élevé des anges, Lucifer : « Non serviam : je ne servirai pas ! Je ne veux pas qu’un Fils de l’homme - fut-il le Verbe de Dieu incarné et fut-il Roi par droit de naissance et par droit de conquête - soit élevé au-dessus de nous et règne sur nous… »

2 – Au commencement de l’humanité, dans le jardin d’Eden (5199 avant notre ère).
Adam et Eve : « Oui, comme nous l’a suggéré le serpent, nous serons comme des dieux ! Oui, nous serons à nous-mêmes la norme du bien et du mal. Nous ne voulons pas que Dieu règne dans nos consciences, nous ne voulons pas qu’Il règne sur nous… »

3 – Pâques de l’an 33, à Jérusalem.
Les Princes des prêtres et les pharisiens : « Nous n’avons pas d’autre roi que César ! Nous ne voulons pas que le Nazaréen, ce Jésus qu’on appelle Christ, soit notre roi ! Nous préférons être soumis au César païen qui prétend à se faire honorer comme un dieu, plutôt que de nous soumettre au Christ Rédempteur ! »

4 – Le 26 août 1789, à Versailles.
L’assemblée auto-proclamée constituante : « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément (déclaration des droits de l’homme et du citoyen). Nous ne voulons plus de la loi salique et de son préambule : « Vive le Christ qui aime les Francs ! » Nous ne voulons pas qu’Il règne sur nous à travers Son lieu-tenant, le Roi sacré de droit divin nous n’acceptons plus de reconnaître que tout pouvoir procède de Dieu… »

5 – France, 9 décembre 1905.
« La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte : derrière ces dispositions, nous travaillons à l’extinction du catholicisme en France. Nous l’avons spolié de ses biens et de son statut de premier ordre de l’Etat lors de la révolution : désormais nous lui refusons les rétributions compensatoires qu’il était juste de lui attribuer ; nous avons déclaré illégales les congrégations religieuses, et maintenant nous confisquons les édifices du culte et tous les bâtiments qui sont nécessaires à l’Eglise, afin de l’obliger à se soumettre à la tutelle de l’Etat. En effet, nous ne pouvons tolérer que les catholiques placent leur religion au-dessus de la république maçonnique, nouveau César auquel doivent être soumis les intelligences, les consciences et les coeurs ! Le seul « temple » auquel se soumet la république est celui de la rue Cadet et c’est uniquement de là que nous recevons nos dogmes et nos règles de conduite ! »

6 – France, 4 octobre 1958 : constitution de la 5e république.
« La France est une république laïque (article 1er) : nous ne voulons même plus de référence à Dieu ni même à « l’Etre Suprême », ni à de quelconques valeurs spirituelles en France ! Après l’URSS, la France sera le deuxième pays au monde à avoir une constitution politique totalement athée, et le laïcisme dans toute sa rigueur va devenir la norme absolue dans ce pays : il régira la vie publique, les moyens de communication, l’éducation, et finira par devenir la norme de la vie privée elle-même ! »  

7 – A Rome et à l’intérieur de l’Eglise catholique, depuis 1962.
Conséquences pratiques du second concile du Vatican : « Chacun est libre de demeurer dans la religion de son choix : nous ne voulons plus de catholicisme religion d’Etat ou religion officielle : foin de l’Edit de Thessalonique ! Il importe bien plus de nous mettre à égalité avec « ceux qui ne partagent pas notre foi » pour un dialogue sans prosélytisme que de chercher à les convertir…  Aux Etats qui ont des concordats faisant du catholicisme la religion officielle ou qui le favorisent par trop, nous demandons de les corriger dans un sens plus libéral et de ne plus privilégier l’Eglise catholique : au nom de l’oecuménisme et de la liberté religieuse nous ne pouvons plus revendiquer que le Christ règne sur tous les hommes et sur toutes les sociétés humaines… »

Et cependant, nous-mêmes, nous ne cessons de nous réjouir avec une immense fierté des événements de notre histoire, tels l’Edit de Milan ou l’Edit de Thessalonique au temps de l’Empire romain d’Occident sur son déclin, ou encore – plus proche de nous – l’Edit de Fontainebleau promulgué par le Grand Roi (cf. > ici ou > ici), et avec la liturgie latine traditionnelle, nous chantons l’hymne « Te saeculorum Principem » aux vêpres de la fête du Christ-Roi (hymne qui a disparu de la liturgie issue du concile vaticandeux) :

1. Te sæculórum Príncipem, te, Christe, Regem géntium,
te méntium, te córdium unum fatémur árbitrum.
C’est Vous, ô Prince des siècles, c’est Vous, ô Christ, Roi des Nations, c’est Vous que nous reconnaissons pour l’unique arbitre des esprits et des cœurs.

2. Scelésta turba clámitat : regnáre Christum nólumus ;
te nos ovántes ómnium Regem suprémum dícimus.
Une foule criminelle crie : Nous ne voulons pas que le Christ règne ;
c’est Vous que nous, avec transport, nous proclamons Roi suprême de tous.

3. O Christe, Princeps pacifer, Mentes rebelles subjice :
Tuoque amore devios, ovile in unum congrega ! [...]
O Christ, Roi pacificateur, soumettez les esprits rebelles :
Réunissez dans l’unique bercail ceux qui s’éloignent de Votre amour ! [...]

6. Te natiónum prǽsides honóre tollant público,
colant magístri, iúdices, leges et artes éxprimant.
A Vous, que les chefs des nations rendent les honneurs publics ;
que Vous confessent les maîtres et les juges, que les lois et les arts portent Votre empreinte.

7. Submíssa regum fúlgeant tibi dicáta insígnia :
mitíque sceptro pátriam domósque subde cívium.
Que, soumis, les insignes des rois brillent, à Vous consacrés;
à Votre doux sceptre soumettez la patrie et les demeures des citoyens !

Ainsi soit-il !

Mosaïque Christ Roi de France abside sud Donremy

Mosaïque du Christ, Roi de France, à la basilique de Domremy.

2017-90. Quand nos chouans des hautes terres tenaient la république en échec : la bataille du Clapas.

- 21 novembre 1797 -

Scapulaire Sacré-Coeur

Ce 21 novembre 2017 a marqué le deux-cent-vingtième anniversaire de ce que les ouvrages d’histoire locale appellent « la bataille du Clapas ».

Le Clapas est le nom d’un suc volcanique, situé entre le Mont Gerbier de Jonc (au pied duquel sont les sources de la Loire) et la ferme de Bourlatier (localement bien connue parce qu’elle est aujourd’hui un lieu emblématique du tourisme aux confins des Boutières et du plateau). En raison de l’amoncellement des blocs volcaniques qui le composent, se suc peut donner l’impression, de loin, de ruines antiques. C’est d’ailleurs l’explication de son nom : un « clapas », en patois, c’est un gros tas de cailloux.
Au milieu du XVIIe siècle, les seigneurs de Fourchades et Saint-Martial firent construire une grande ferme au pied du Clapas. A moins de 500 mètres de la ferme de Bourlatier, elle fut d’abord appelée « grange neuve de Bourlatier » ; mais bientôt le suc qui la domine lui donna son nom et on ne la connut plus guère que comme la ferme du Clapas.

Au moment de la grande révolution, François Chanéac, dit « le Grand Chanéac » (cf. > ici) en était le fermier, à la suite de son père.
Les Chanéac en effet, quoique propriétaires aisés de plusieurs domaines, étaient également fermiers du Clapas, propriété seigneuriale.
Cette ferme, située sur le territoire de la paroisse de Saint-Martial, se trouve en même temps aux confins de celle de Saint-Andéol de Fourchades (Bourlatier appartient à Saint-Andéol) et du mandement de Goudoulet : cette situation fait d’elle un point stratégique, idéalement situé, entre plateau vivarois et vallées profondes des hautes Boutières.

Saint-Martial - le suc du Clapas et la ferme du même nom

Saint-Martial : le suc du Clapas et, à son pied, la ferme à laquelle il donne son nom.
Pendant la grande révolution, le Grand Chanéac était fermier du Clapas
qui était l’un des lieux stratégiques de la chouannerie vivaroise.

Alors que le soulèvement vendéen ne dure qu’un peu plus de 9 mois (de mars à décembre 1793), la résistance du Vivarais à la révolution s’étale sur presque 10 ans : d’août 1790 jusqu’au début de l’année 1800.

Cette résistance a commencé avec les « Camps de Jalès » (cf. > ici), qui tendaient d’abord à la constitution d’une « armée catholique et royale d’Orient », mais l’échec du soulèvement du comte de Saillans, en juillet 1792 (cf. > ici), entraîne un changement de méthode : de la constitution d’une armée qui devait mener campagne à la manière des troupes régulières on passe à une guérilla, faite de mouvements sporadiques nombreux, rondement menés, accomplis par de petites troupes à géométrie variable conduites par des chefs locaux déterminés, en lien les uns avec les autres. C’est donc à proprement parler une chouannerie, qui bénéficie du soutien actif d’une grande partie de la population, surtout dans les campagnes, mais très spécialement sur le plateau vivarois et dans les hautes Boutières, zones difficiles d’accès.
Cette opposition est motivée par une fervente fidélité à la religion catholique – qui se trouve alors persécutée et dont les biens ont été spoliés -, par le refus de la conscription militaire, par le mécontentement de l’augmentation continue des impôts depuis le début de la révolution, et par l’attachement aux traditions et particularismes locaux contre le nivellement centralisateur jacobin.

François Chanéac, dit « le Grand Chanéac » (1759-1841), demeure encore dans les mémoires comme l’une des figures les plus populaires parmi les chefs de la chouannerie vivaroise, aux côtés d’une dizaine d’autres meneurs.
Doté d’un charisme particulier, chevauchant sa jument noire à laquelle il a donné le nom symbolique de « la Vendée », il peut très rapidement rassembler sa troupe qui, selon les besoins, peut se composer de quelques dizaines à plusieurs centaines de combattants.
Les révolutionnaires les qualifient de « brigands », car le terme de chouans ne leur sera appliqué qu’au XXème siècle, mais il s’agit bien d’une chouannerie en tout comparable à celles de Bretagne, de Normandie ou du Maine.

Au cours des années 1795 à 1799, loin de s’essouffler, la chouannerie du plateau vivarois décuple son activité, jusqu’à faire des incursions dans les petites villes des vallées, où les révolutionnaires sont les maîtres, et jusqu’à inspirer des craintes à Paris, car le Directoire reçoit régulièrement des comptes-rendus qui le navrent…

C’est donc ainsi qu’à l’automne 1797, le Directoire confie au général Boisset la mission d’en finir avec les « brigands » du plateau ardéchois.

Chouans en embuscade

Joseph-Valérian de Boisset (1750-1824), natif de Montélimar, a commencé sa carrière militaire sous l’Ancien Régime, mais il s’est mis au service de la révolution (et a alors abandonné sa particule). En 1794, il a été promu général de brigade à l’armée du Nord, et après avoir servi dans l’armée de Sambre-et-Meuse puis dans celles des Pyrénées, en 1796 il est nommé commandant des forces armées des départements du Gard et de l’Ardèche.

Le 19 novembre 1797 (29 brumaire de l’an VI selon le ridicule calendrier révolutionnaire), il quitte Privas à la tête de troupes de lignes et de forces de gendarmerie en direction du Mont Gerbier de Jonc.
Des ordres ont été envoyés aux gardes nationales d’Antraïgues et de Burzet, bourgades où les révolutionnaires sont plus zélés, pour qu’elles le rejoignent.
C’est ainsi que la garde nationale de Burzet, composée d’une trentaine d’hommes, se porte sur place et y arrive avant Boisset et ses troupes.
Avant donc que la jonction ne soit réalisée, les chouans de François Chanéac, embusqués et maîtres du terrain, tombent sur la garde nationale de Burzet et la mettent en déroute ; trois de ses hommes sont tués dans la bagarre. Les « crapauds bleus » (c’est par ce surnom infamant que les gens des hautes Boutières et du Plateau appellent les gardes nationaux) s’enfuient à toutes jambes, poursuivis par les chouans.
Ce combat a lieu dans l’après-midi et la soirée du 21 novembre 1797 (1er frimaire de l’an VI).

Boisset apprend la nouvelle le lendemain, alors qu’il se trouve à Antraïgues. Il accélère la marche de ses troupes auxquelles il fait mener une véritable battue, le 23 novembre et les jours suivants, aux alentours de Lachamp-Raphaël, des Sagnes, de Bourlatier, du Clapas et du Gerbier.
Il a même installé son QG dans la ferme du Clapas : dans le lieu habituel de la vie du Grand Chanéac et de sa famille (qui ont évidemment pris le maquis).
Mais tout ce déploiement de forces armées n’aboutit à rien : les chouans et la plus grande partie de la population des villages ont tous disparu. On ne retrouve que les trois cadavres des malheureux gardes nationaux de Burzet.

En cette fin novembre, le brouillard, le vent, le froid se font en outre complices des chouans.
Boisset et ses troupes n’ont nulle envie de s’éterniser dans ces contrées où non seulement les hommes mais la nature elle-même leur sont hostiles. Il se retirent bredouilles.

Quelques jours plus tard, le général Boisset est réformé : son échec est interprété par certains comme une trahison ; on le soupçonne de connivence avec les contre-révolutionnaires !

Véritable événement historique, quoique bien oubliée, « la bataille du Clapas est une victoire de la chouannerie et de François Chanéac… », écrit Régis Dallard qui, dans son ouvrage « Le Grand Chanéac, de l’histoire à la mémoire » (Prix Marcel Boulle 2001 – Mémoire d’Ardèche et Temps Présent, p.94) a établi la réalité de ces faits que les gens du haut pays se racontaient jadis avec fierté à la veillée.

pattes de chatLully.

Mont Gerbier de Jonc un soir d'automne

Le Mont Gerbier de Jonc dans la lumière d’un soir d’automne menaçant.

Scapulaire Sacré-Coeur

Publié dans:Memento, Vexilla Regis |on 23 novembre, 2017 |1 Commentaire »

2017-84. Centenaire de la fondation de la « Militia Immaculatae » par Saint Maximilien-Marie Kolbe.

1917 – 16 octobre – 2017

16 octobre 2017,
En France, fête de l’apparition de Saint Michel au Mont Tombe (cf. > ici)
Anniversaire de l’assassinat de SM la Reine Marie-Antoinette (cf. > ici, ou > ici et > ici)

médaille miraculeuse

C’est au soir du 16 octobre 1917 que Saint Maximilien-Marie Kolbe, alors dans sa vingt-quatrième année, fonda la « Militia Immaculatae » (la Milice de l’Immaculée, en abrégé MI). 

Le jeune franciscain se trouvait alors à Rome pour ses études (il y sera ordonné prêtre l’année suivante : le 28 avril 1918).
Il écrit lui-même :
« Lorsque les francs-maçons commencèrent à se démener de plus en plus effrontément et qu’ils eurent dressé leur étendard sous les fenêtres mêmes du Vatican, cet étendard où, sur un fond noir, Lucifer foulait sous ses pieds l’archange Michel, lorsqu’ils se mirent à distribuer des tracts invectivant contre le saint Père, l’idée se fit jour de fonder une association ayant pour but de combattre les francs-maçons et d’autres suppôts de Lucifer ».

Ce qu’écrit ici le futur Saint Maximilien-Marie n’est pas une exagération : à l’occasion du deuxième centenaire de la fondation de la maçonnerie moderne, en cette année 1917, les francs-maçons se livraient à Rome-même à de sacrilèges parodies.
Sur la place Saint-Pierre, des énergumènes – c’est bien le terme qui convient – brandissaient cette bannière diabolique que décrit le jeune franciscain polonais, et que l’on a aussi vue en France en 1996 lorsque les libres-penseurs ont manifesté à Reims et à Valmy pour protester contre la venue du pape Jean-Paul II en France pour les célébrations du quinzième centenaire du baptême de Clovis.

En 1917, les francs-maçons qui s’exhibaient à Rome avaient aussi des banderoles proclamant : « Satan doit régner au Vatican. Le pape sera son esclave ! ». Chaque jour des incidents se produisaient dans la Ville éternelle dont la spoliation – il ne faut pas l’oublier – remontait à moins de 50 ans (20 septembre 1870 – cf. > ici) et où le Souverain Pontife se trouvait prisonnier de la royauté impie de la Maison de Savoie, cette dernière ayant été l’instrument de la maçonnerie pour détruire les Etats de l’Eglise.

C’est bien le spectacle direct de ces manifestations blasphématoires qui inspira à Saint Maximilien-Marie l’idée « de fonder une association ayant pour but de combattre les francs-maçons et d’autres suppôts de Lucifer » pour reprendre ses propres termes.

Ayant mûri ce dessein pendant les heures de repos auquel il fut contraint en raison de la tuberculose dont il ressentit les premières atteintes au cours de l’été 1917, le Frère Maximilien-Marie Kolbe, avec la permission de son directeur spirituel et de ses supérieurs, réunit donc, à Rome, dans une modeste cellule de la maison romaine de formation des franciscains conventuels, six autres jeunes religieux qu’il avait gagné à ce projet pour fonder la Militia Immaculatae : ce fut au soir du 16 octobre 1917.

Cette date ne fut pas choisie au hasard ; elle porte une signification bien précise : le 16 octobre au soir, c’est donc après la célébration des premières vêpres de la fête du 17 octobre, et le 17 octobre est le jour de la fête de Sainte Marguerite-Marie (en 1917 elle n’était encore que bienheureuse).
C’est dire que, pour le futur Saint Maximilien-Marie Kolbe, cette fondation de la Milice de l’Immaculée est placée dans la perspective du règne du divin Coeur de Jésus, Lui qui a promis à Sainte Marguerite-Marie : « Je régnerai malgré Satan et tous ceux qui s’y voudront opposer ! ».

Ainsi donc il est très clair que Saint Maximilien-Marie Kolbe est dans la parfaite continuité de Saint Louis-Marie Grignon de Montfort : « A Jésus par Marie ! » ; « C’est par Marie que le salut du monde a commencé et c’est par Marie qu’il doit être consommé » ; « Pour qu’advienne le règne du Coeur de Jésus, il faut travailler au règne du Coeur de Marie » …etc.

Saint Maximilien-Marie Kolbe jeune religieux

Saint Maximilien-Marie Kolbe
jeune religieux franciscain conventuel

Voici le texte de la « charte fondamentale » (entendre fondamentale en son sens étymologique : « qui est au fondement », c’est-à-dire que cette charte est à la Militia Immaculatae ce que les fondations sont à une maison) par laquelle Saint Maximilien-Marie Kolbe a résumé le but, les conditions et les moyens de la Milice de l’Immaculée :

 « Elle t’écrasera la tête ». (Genèse 3,15)
« Par toi, toutes les hérésies du monde ont été vaincues ». 

I. But :
     Chercher la conversion des pécheurs, hérétiques, schismatiques, etc… et particulièrement des francs-maçons, et la sanctification de tous sous la protection et par le moyen de la Vierge Immaculée.

II. Conditions :
     1) Consécration totale de soi-même à l’Immaculée, comme instrument dans ses mains immaculées.
     2) Porter la Médaille miraculeuse.

III. Moyens :
     1) Autant que possible dire chaque jour l’invocation : « O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous et pour tous ceux qui ne recourent pas à vous, spécialement pour les francs-maçons »
     2) Utiliser tous les moyens légitimes dans la mesure du possible, selon la diversité des états de vie, conditions et circonstances de chacun, et cela avec zèle et prudence. Et surtout porter la Médaille miraculeuse.

médaille miraculeuse

Malheureusement, opérant une véritable trahison de la pensée de Saint Maximilien-Marie Kolbe, dans la continuité des apostasies consécutives au concile vaticandeux, l’actuelle branche officielle de la Militia Immaculatae en France, contaminée par le venin moderniste et considérant que le terme est par trop combatif et militaire, ne veut plus se présenter comme une « Milice » et a choisi de changer son nom en « Mission de l’Immaculée« .
De la même manière, l’invocation particulière de la MI a été modifiée de telle sorte que les francs-maçons n’y sont plus nommément désignés !!!

C’est oublier totalement que Saint Maximilien-Marie voulait explicitement une référence militaire, employait un langage militaire, usait de comparaisons militaires, présentant le chapelet comme une arme, les médailles miraculeuses comme des munitions, et voulant que ceux qui s’agrègent à la MI soient des chevaliers.
Ainsi au nom d’un pacifisme idiot trahit-on la pensée du fondateur pour lequel la Militia Immaculatae était une machine de guerre opposée aux forces du mal à l’oeuvre contre la Sainte Eglise, et qui désignait clairement la maçonnerie comme l’instrument de choix de Satan dans son combat contre le règne de Dieu !

Fort heureusement, il n’en est pas ainsi en Pologne, à Niepokalanow, la « Cité de l’Immaculée », fondée par Saint Maximilien-Marie Kolbe.
Chaque nuit du 16 au 17 de chaque mois, les franciscains conventuels y organisent des prières « pour la conversion des pécheurs, en particulier des juifs et des francs-maçons » : cela commence à 17h dans la basilique et se termine à 5h par une messe.
En outre, chaque association locale de la Militia Immaculatae est encouragée à organiser semblable veillée dans sa propre paroisse.

Niepokalanow - prière pour les francs-maçons

En Pologne, à l’entrée de Niepokalanow,
la Cité de l’Immaculée fondée par Saint Maximilien-Marie Kolbe,
un grand panneau invite à venir prier pour la conversion des francs-maçons.

En France, en réaction aux dévoiements modernistes du mouvement, il existe une branche traditionnelle de la Militia Immaculatae, fidèle aux objectifs et consignes de Saint Maximilien-Marie Kolbe, sous l’égide de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X (cf. > ici).

Membres ou non de la Militia Immaculatae, tout fidèle catholique qui a pris conscience de ce qu’est la réalité profonde de la lutte qui se déroule sous nos yeux, et de ses enjeux, ne peut qu’adhérer, dans son for interne et dans ses engagements externes, à la désignation claire de l’ennemi accomplie par Saint Maximilien-Marie Kolbe et vouloir, à son exemple et à sa suite, combattre les forces diaboliques à l’oeuvre sur cette terre, forces diaboliques dont la maçonnerie est l’un des principaux organes.

On se reportera avec fruit aux études que nous avons déjà publiées :
– Un catholique ne peut appartenir à la franc-maçonnerie > ici
– Pourquoi catholicisme et maçonnerie sont incompatibles (1ère partie) > ici
- Pourquoi catholicisme et maçonnerie sont incompatibles (2ème partie) ici
- La question des infiltrations maçonniques dans l’Eglise > ici
- Lucifer, ange tutélaire de la république maçonnique > ici
- La maçonnerie, religion officielle de la république française > ici
- Prière pour la conversion des francs-maçons > ici

Le Chevalier de l'Immaculée - couverture du premier numéro

Couverture du premier numéro de la revue « Le Chevalier de l’Immaculée »,
fondée par Saint Maximilien-Marie Kolbe en janvier 1922,
sur laquelle on peut nettement voir :
- les glaives qui illustrent sans ambiguité le caractère « militaire » de la Militia Immaculatae
- l’hérésie et la maçonnerie clairement désignées comme les ennemis à combattre avec l’aide de la Vierge Immaculée.

« O Marie conçue sans péché,
priez pour nous qui avons recours à vous
et pour tous ceux qui ne recourent pas à vous,
spécialement pour les francs-maçons »

médaille miraculeuse

2017-83. « Ayez donc miséricorde et compassion du Royaume de France, le vôtre et le mien ».

8 octobre,
Fête de Sainte Brigitte de Suède, veuve.
9 octobre,
Fête de Saint Denis, évêque et martyr.

Au sanctoral du 8 octobre figure la fête de Sainte Brigitte, puis au jour suivant nous fêtons Saint Denis, aréopagite converti par Saint Paul, qui fut ensuite le premier évêque de Paris (car il faut maintenir fermement la tradition qui a identifié l’aréopagite et le premier évêque de Paris), qui subit le martyre à Montmartre (Mons martyrum), dont les écrits théologiques sont d’une importance exceptionnelle et dont le lieu de la sépulture devint la principale nécropole de nos Souverains à partir de Dagobert 1er (dédicace de la première basilique en 636).

Outre le fait que leurs deux fêtes sont voisines, il existe un lien spirituel très fort entre Sainte Brigitte de Suède et Saint Denis, en dépit des séparations temporelles et géographiques.
Au deuxième nocturne des matines de Sainte Brigitte nous lisons en effet ceci :
« Mariée à Ulfon, prince de Méricie, elle le porta aux œuvres de piété autant par ses excellents exemples que par ses paroles convaincantes. Remplie de piété dans l’éducation qu’elle donnait à ses enfants, elle s’occupait aussi des pauvres et surtout des malades et les servait avec un si grand amour dans une maison disposée pour eux, qu’elle avait coutume de leur laver et de leur baiser les pieds. Au retour d’un pèlerinage qu’elle avait fait avec son époux au tombeau de l’Apôtre saint Jacques, à Compostelle, Ulfon étant tombé dangereusement malade à Arras, Saint Denis apparut à Brigitte pendant la nuit, et lui prédit la guérison de son mari et d’autres événements à venir ».  

Sainte Brigitte, dont les voies mystiques ont été reconnues pour authentiques par de nombreux pontifes et saints, a bénéficié d’autres apparitions de Saint Denis. J’ai choisi aujourd’hui de vous retranscrire ci-dessous deux extraits qui m’ont paru spécialement importants et stimulants.
Avec la Sainte Mère de Dieu, avec Sainte Brigitte et avec Saint Denis, redoublons de prière pour la France et implorons la miséricorde de Notre-Seigneur pour le Royaume des Lys !

Lully.

Fleur de Lys

Cristóbal de Villalpando - apparition de la Vierge à Ste Brigitte 1680-89

Apparition de la Très Sainte Vierge à Sainte Brigitte
par Cristobàl de Villalpando (vers 1680-1689)

Au livre IV des Révélations de Sainte Brigitte, chapitre 103 :

Prière de Saint Denis à la Très Sainte Vierge Marie
pour le Royaume de France.

« Alors que je priais, je vis en esprit saint Denis qui parlait à la Vierge Marie, lui disant :

Vous êtes Reine de miséricorde, à laquelle toute miséricorde est donnée. Vous avez été faite Mère de Dieu pour le salut des misérables : ayez donc miséricorde et compassion du Royaume de France, le vôtre et le mien :  le vôtre d’autant que ses habitants vous honorent de tout leur pouvoir ; le mien, d’autant que j’en suis le patron et qu’ils ont confiance en moi.
En vérité, vous voyez combien d’âmes sont en danger chaque heure, et les corps des hommes y sont tués comme des bêtes, et ce qui est pis, les âmes descendent en enfer comme de la neige.
Consolez-les donc et priez pour eux, car vous êtes leur Dame, l’aide et le secours de tous
».

Fleur de Lys

Au livre IV des Révélations de Sainte Brigitte, chapitre 104 :

Prière de la Sainte Mère de Dieu et de Saint Denis
pour le Royaume de France.

« La Mère de Dieu parle à son Fils, lui disant :

Béni soyez-vous, ô mon Fils ! Il est écrit que j’ai été appelée bienheureuse, d’autant que je Vous avais porté au ventre, et Vous répondîtes que celui-là est aussi béni, qui écouterait Vos paroles et les garderait. Or, mon Fils, je suis celle-là qui ai gardé de cœur Vos paroles et les ai conservées dans mon sein. Je me souviens aussi d’une parole que Vous avez dite à Saint Pierre ; lorsqu’il demandait combien de fois il pardonnerait aux pécheurs, si ce serait jusques à sept fois, Vous lui répondîtes : Septante-sept fois sept fois, marquant par cela que tout autant de fois que quelqu’un s’humilie avec volonté de s’amender, Vous étiez autant de fois prêt et préparé à lui faire miséricorde.

Le Fils répondit :

Je vous rends témoignage que Mes paroles ont été enracinées en vous, comme la semence qui est jetée en une terre bien grasse, donnant de soi le fruit centième. Mais aussi vos œuvres vertueuses donnent à tous ce fruit de joie. Partant, demandez ce que vous voulez.

La Mère répondit :

Je Vous en prie avec Saint Denis et les autres saints dont les corps sont ensevelis en ce Royaume de France, et dont les âmes sont au ciel, jouissant de la gloire : ayez miséricorde de ce Royaume (…) »

Saint Denis - Cathédrale Notre-Dame de Paris

Saint Denis, premier évêque de Paris
(cathédrale Notre-Dame de Paris)

2017-79. Du Royaume occupé.

21 septembre,
Fête de Saint Matthieu, apôtre et évangéliste.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

A la mi-juin (cf. > ici) j’avais commencé à vous retranscrire les idées que Frère Maximilien-Marie a développées lors de son intervention au cours du pèlerinage annuel de la Confrérie Royale auprès de Notre-Dame du Puy. Cette première partie, intitulée « Parce que Dieu Lui-même est légitimiste » appelait une suite, et c’est elle dont vous trouverez ci-dessous la retranscription des idées.
Comme vous le savez déjà, les exposés de Frère Maximilien-Marie sont rarement rédigés in extenso : ses conférences étant ordinairement le développement « ex abundatia cordis » de simples notes mises en ordre sur de petits bristols. Le texte publié ci-dessous n’est donc pas littéralement ce qu’il a dit en mai dernier devant les pèlerins de la Confrérie Royale mais lui est substantiellement conforme.

Lully.

Lully chat chouan

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Le Royaume de France est un royaume occupé :

Si, d’une part, nous sommes véritablement et profondément convaincus que :
- c’est Dieu Lui-même qui, dans Sa Sagesse et Sa Providence, a suscité de très grands saints (Saint Martin, Sainte Geneviève, Saint Remi, Saint Vaast, Sainte Clotilde… etc.) pour faire naître le Royaume de France dans les fonts baptismaux de Reims par la rencontre et l’alliance de la royauté franque avec la foi catholique ;
- c’est Dieu Lui-même qui, dans Sa Sagesse et Sa Providence, a façonné la monarchie des Francs d’une manière unique et exceptionnelle, en lui donnant ses Lois fondamentales et en agissant dans son histoire ;
- c’est Dieu Lui-même qui, dans Sa Sagesse et Sa Providence, a donc voulu la monarchie française avec ses caractères propres…

Et si, d’autre part, nous avons pleinement conscience que :
- la révolution, avec tous ses prétendus principes et toutes ses conséquences, a opéré une rupture dans le développement organique de ce Royaume et de sa monarchie depuis Clovis ;
- la révolution, avec tous ses prétendus principes et toutes ses conséquences, constitue une révolte contre tout ce que la Providence et la Sagesse de Dieu avaient voulu et suscité pendant plus de treize siècles ;
- la révolution, avec tous ses prétendus principes et toutes ses conséquences, est donc absolument illégitime…

Alors, en toute logique et cohérence, nous ne pouvons qu’affirmer, haut et fort, que depuis la Révolution, et hors la parenthèse de la Restauration, le Royaume de France est un royaume soumis à un régime d’occupation, à des institutions d’occupation, à des lois d’occupation.
Le Royaume de France est un royaume occupé.
La France est un pays occupé.
Il nous faut entendre, comprendre et vivre ce mot d’occupation dans toute l’horreur et avec tous les caractères d’oppression et de coercition que les ouvrages d’histoire et les films les plus noirs donnent habituellement aux années terribles 1940-1944.

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Puisque les institutions qui ont été détruites en 1789 et 1830 ne l’ont pas été à cause de leurs imperfections, mais en raison même de ce qu’elles tendaient à davantage de conformité avec les desseins de Dieu ;
- puisqu’il est impossible que Dieu renie le « pacte de Reims » ;
- puisque Dieu ne peut désavouer ce qu’Il a accompli dans et par la Royauté française ;
- puisque Dieu ne peut adhérer aux faux principes de la maçonnerie ;
- et puisque la république, en France, est l’émanation des faux principes de la maçonnerie opposés à la Révélation chrétienne, opposés à l’Eglise fondée par le Christ unique Rédempteur du monde, opposés aux Etats qui se soumettent à la loi sainte du Christ, opposés à tout ce qui a fait la force et la grandeur du Royaume de France pendant treize siècles, opposés aux Lois fondamentales du Royaume, opposés à tout ce qu’incarnent Clovis, Saint Charlemagne, Saint Louis, Sainte Jeanne d’Arc, Henri IV et Louis XIV, et tous nos héros et martyrs de la contre-révolution…

… nous devons donc nécessairement et continûment garder d’une manière très vive à la conscience que la révolution a été illégitime, et que – aujourd’hui – la république, fille de la révolution, demeure absolument illégitime.
Aujourd’hui, comme en 1792 (cf. > ici), la république avec toutes ses faux principes, toutes ses fausses institutions, toutes ses fausses valeurs, toute sa mythologie et tous ses faux symboles, demeure un régime d’usurpation, un régime d’occupation, contraire au plan de Dieu sur ce Royaume.

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Et ce n’est pas parce que cela dure depuis 1830, ce n’est pas parce que les années et les siècles passent, ce n’est pas parce que cette occupation se prolonge que le temps lui donne quelque légitimité.
Le temps qui s’écoule a bien souvent, il est vrai, un effet anesthésiant sur la conscience des peuples et des individus.
Néanmoins les Légitimistes se doivent de g
arder une conscience vive et douloureuse – très vive et très douloureuse – de cette occupation.

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Fidélité aux principes !
On n’abandonne jamais les principes dans les faits sans que ce soit la source de grands dommages et de grands malheurs.
L’abandon des principes conduit fatalement à la collaboration avec l’occupant.
Les légitimistes ne peuvent en aucune manière être des « collabos ».
Or, l’on devient un « collabo » dès lors que, même à contre-coeur, on participe au fonctionnement du régime d’occupation, dès lors qu’on se plie aux exigences de son système, dès lors qu’on contribue à ses rites tels que l’isoloir et l’urne :  rites prétendûment démocratiques ; rites authentiquement négationnistes des droits de Dieu et des droits légitimes de celui auquel reviennent la Couronne et le sceptre.

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L’abandon des principes conduit fatalement à la collaboration avec l’occupant.
On le voit bien, on le voit avec une criante évidence si on tire honnêtement les leçons de la politique dite du « ralliement » : Oh ! En théorie, il ne s’agissait pas de demander aux catholiques d’adhérer aux principes de la république mais « seulement » de ne pas rester sur la touche et de participer aux pseudo institutions et rites de la république afin de ne pas abandonner l’espace public aux ennemis de la Chrétienté et d’y conquérir une influence catholique.  Et en pratique, au lieu de la christianisation de l’espace public et de la re-catholisation de la politique, mettre le doigt dans l’engrenage républicain a eu pour conséquence la pénétration, finalement assez rapide, des idées maçonniques dans le catholicisme français, leur acceptation, puis la collaboration active à la décadence de la société.
La participation des catholiques à la vie politique de la république maçonnique n’a converti ni la république ni les francs-maçons, mais, d’élections en élections, de choix opportunistes en alliances d’intérêt, de moindre mal en moindre mal, a produit la situation actuelle où, sans être entrés en loges, la majorité des catholiques, des prêtres et des évêques pensent et agissent en tout comme des francs-maçons.

Je pose maintenant une question : que se serait-il passé en 1793, si Cathelineau, d’Elbée, La Rochejaquelein, Stofflet, Bonchamp, Lescure, Charette, Cadoudal et tous les autres n’étaient pas entrés en résistance mais, délaissant les principes, étaient entrés dans ces compromissions et avaient engagé une politique de « ralliement » et de « moindre mal » ?

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Dès l’instant où nous nous prenons à penser que la république est un fait avec lequel il faut composer, nous sommes battus.
Dès l’instant où nous acceptons, même à contre-coeur, qu’il y a une parcelle de légitimité dans les institutions de la république, ces institutions d’occupation, nous nous constituons ses esclaves.
Dès l’instant où nous regardons sans scandale profond et sans horreur les rites et les symboles de la république maçonnique, nous commençons à être des « collabos ».
Or il vaudrait mieux pour nous qu’on nous tranche la tête plutôt que de nous laisser entraîner à cette trahison.

guillotine

Publié dans:Vexilla Regis |on 21 septembre, 2017 |6 Commentaires »

2017-78. Où, à propos de la messe en sol majeur de Cherubini pour le Sacre de Louis XVIII, le Maître-Chat rétablit quelques vérités au sujet de ce Roi Très Chrétien.

Samedi 16 septembre 2017,
Fête des Saints Corneille, pape, et Cyprien, évêque, martyrs ;
Anniversaire de la mort de SMTC le Roi Louis XVIII.

Mort de SM le Roi Louis XVIII le 16 sept 1824

16 septembre 1824 : mort de Sa Majesté le Roi Louis XVIII
Sur cette représentation on reconnaît en particulier :
- assise en pleurs à son chevet Marie-Thérèse de France, duchesse d’Angoulème ;
- près d’elle son époux, Louis Antoine d’Artois, duc d’Angoulème, futur Louis XIX ;
- incliné et baisant la main du mourant, Charles Philippe de France, qui va devenir Charles X au moment où son frère va rendre le dernier soupir ;
- à droite Marie-Caroline de Bourbon-Siciles avec ses deux enfants Louise d’Artois et Henri d’Artois, duc de Bordeaux, futur Henri V.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Pour conclure mes publications relatives au 175ème anniversaire de la mort de Luigi Cherubini (cf. > ici), j’accorde une grande importance, en ce 16 septembre qui est le jour anniversaire de la mort de Sa Majesté le Roi Louis XVIII, à la publication de la Messe solennelle en sol majeur que, justement, Cherubini composa pour le Sacre de Louis XVIII.

Louis XVIII en costume de sacre par François Gérard

Louis XVIII en costume de sacre, par François Gérard.

Ici, j’imagine la tête de certains de mes lecteurs qui pensent aussitôt : « Mais Louis XVIII n’a pas été sacré ! »
Et c’est bien vrai.
De tous nos Souverains Capétiens, seuls deux n’ont pas reçu les onctions du Sacre : 1) Jean 1er, dit le Posthume,  fils de Louis X, qui mourut cinq jours après sa naissance (+ 19 novembre 1316) ; et 2) Louis XVIII.

Mais le fait de ne pas avoir été sacré ne signifie pas qu’il n’a pas eu l’intention de l’être.
Contrairement à ce qu’affirment
a) d’une part quelques ignorants qui prétendent que Louis XVIII aurait été « d’esprit voltairien » (sic) et qu’il n’attachait pas d’importance au Sacre ;
b) et d’autre part quelques cinglés qui se cramponnent aux affabulations de quelques illuminés.

Roi depuis la mort de son neveu – l’infortuné Louis XVII – survenue le 8 juin 1795, dès qu’Elle put revenir en France au début du mois de mai 1814, Sa Majesté le Roi Louis XVIII aspira ardemment à être sacrée à Reims conformément à la tradition capétienne.

Fleur de Lys

1 – Louis XVIII tint toujours à se montrer comme le Roi Très Chrétien :

Philip Mansel, un historien anglais qui est probablement à ce jour le plus grand spécialiste de la personne et du règne de Louis XVIII, fait bien ressortir que ce Souverain complexe resta toujours un homme du XVIIIème siècle, fidèle à ce qu’il avait reçu de l’héritage versaillais : sans un être un roi à la piété aussi profonde et démonstrative que celle de son frère puiné, il resta toujours fidèle à la foi catholique : et nombre de ses ministres ou de ses proches ont pu en témoigner.
Il assistait tous les jours à la Sainte Messe, communiait deux ou trois fois l’an (selon les usages de l’époque) et, durant son règne, fit toujours publiquement ses Pâques à Saint-Germain-l’Auxerrois, église paroissiale des Tuileries, sauf quand il en fut empêché par la maladie (cf. Philip Mansel, in « Louis XVIII » éd. Perrin 2013 p. 331).
En matière religieuse, Louis XVIII, pleinement conscient qu’il était le Très Chrétien, se montra particulièrement peu soucieux de ménager les libéraux et les libres-penseurs : il encouragea la reconstitution des congrégations religieuses, soutint les missions intérieures « qui perturbaient tant certains secteurs de l’opinion publique – une des médailles commémorant son  règne représente même l’érection d’une croix. Il voulut aussi que Frayssinous, célèbre prédicateur dont il avait fait son premier aumônier en 1821 – honneur extraordinaire pour un roturier – devînt grand maître de l’Université en 1822, ce qui le plaçait à la tête de l’enseignement secondaire. Louis fut ravi d’élever dix-neuf évêques à la pairie en 1822 et Frayssinous, encore lui, reçut en outre le portefeuille des affaires ecclésiastiques en août 1824″ (Philip Mansel, op.cit. pp. 447-448).
« Quand il monta sur le trône, l’état de l’Eglise lui parut pire que dans les années 1790. Il n’y avait plus que 36.000 prêtres en 1814, contre 72.000 en 1789 et il écrivait au pape : « Toutes les doctrines antireligieuses autant qu’antisociales ont inondé mes provinces. » Il était résolu à y mettre bon ordre. En 1814-1816, pour récompenser les évêques restés fidèles à la cause de la royauté et éliminer quatorze des autres, bonapartistes ou anciens révolutionnaires, le gouvernement de Louis avait voulu que l’Eglise revînt en France au statu quo de 1789. Attitude incroyable de sa part, alors qu’il essayait précisément d’apaiser la crainte d’un tel retour au passé dans la vie politique. Mais la papauté refusa de remettre en question le Concordat, conclu en 1801 avec la République » (Philip Mansel, ibid. p. 408).

Ces vérités étant rétablies, il est aisé de comprendre à quel point la question du Sacre n’était pas secondaire pour Louis XVIII, mais qu’il souhaitait en recevoir les onctions saintes. C’est dans la perspective des préparatifs de cette cérémonie qu’il commanda au surintendant de sa chapelle, le maestro Luigi Cherubini, une messe solennelle qui serait exécutée à cette occasion.

Ce sont uniquement les soubressauts politiques de la première Restauration, les funestes Cent-Jours et les difficultés intérieures et extérieures des années 1816-1819, puis enfin l’état de santé de plus en plus précaire de Sa Majesté à partir de 1820 qui empêchèrent la réalisation de ce souhait pourtant très ardent.

Fleur de Lys

Thomas Martin de Gallardon prétendue apparition

Prétendue apparition de « l’ange Raphaël » à Thomas Martin, de Gallardon,
sur une gravure de 1859 s’inspirant de la description du « visionnaire ».

2 – Des affabulations entretenues par des illuminés :

A rebours de la vérité historique cependant, il y a toujours aujourd’hui quelques illuminés de tendance « survivantiste » qui colportent la fable selon laquelle Louis XVIII n’aurait pas voulu être sacré, parce qu’il aurait su qu’il occupait un trône qui ne lui revenait pas, et qu’il aurait parfaitement eu conscience de la vérité de la menace selon laquelle, s’il osait se présenter pour le sacre, la justice de Dieu le foudroierait à mort en pleine cérémonie !
Rien que cela…

Cette légende se fonde sur les prétendues apparitions de l’ange Raphaël à un paysan de Gallardon : Thomas Martin (1783-1834).
Le bonhomme Martin, pieux et exemplaire paroissien d’après son curé, jugé sain d’esprit par les médecins qui l’ont examiné, prétendit avoir ces « apparitions » dans les premiers mois de l’année 1816.
Passons outre l’accoutrement bizarre de « l’ange », sanglé dans une redingote de ville à la mode romantique et coiffé d’un haut-de-forme (!!!) : Thomas Martin devait rencontrer le Roi et lui révéler quelque chose qui ne lui serait communiqué (à lui, Thomas Martin) qu’à ce moment-là, en sus de quelques exhortations pour faire respecter le repos dominical et combattre l’impiété dans le Royaume.
Grâce à l’insistance de certains ennemis influents de la politique menée alors par Decazes, Martin eut l’insigne privilège d’être reçu aux Tuileries le 2 avril 1816. Son tête à tête avec le Roi dura environ une demi-heure et, dans les mois qui suivirent, le bonhomme Martin affirma qu’il avait aussitôt oublié ce qu’il avait dit à Sa Majesté sous l’inspiration immédiate de « l’ange ».
Mais ensuite des récits plus ou moins circonstanciés furent publiés : les premiers imprimés, vers 1817, se contentaient d’attribuer à « l’ange » des paroles critiquant la politique de Decazes et encourageant le Roi à aller dans le sens des Ultras, mais, quatre ans après la mort de Louis XVIII, en 1828, Thomas Martin dicta un récit qui fut publié, et c’est là que l’on trouve des « révélations » concernant la prétendue survivance de Louis XVII et les menaces contre Louis XVIII s’il avait l’audace de prétendre au Sacre.
Il y aurait beaucoup à écrire sur toutes les incohérences qui se trouvent dans le récit de Thomas Martin. Contentons-nous de relever que, entre temps, à partir de 1820, le « paysan prophète » (sic) de Gallardon avait commencé à envoyer des lettres qu’il signait « Dieu » (excusez du peu !), puis que, en 1833, il « reconnut » Naundorff comme Louis XVII…

Bien sûr, jamais aucune autorité ecclésiastique compétente n’a reconnu l’authenticité des « apparitions » de Gallardon, lesquelles demeurent encore de nos jours une juteuse aubaine pour alimenter les fantasmes des illuminés qui s’obstinent à nier la réalité des faits historiques les mieux établis.

Car si Louis XVIII, ainsi que le prétendit Martin dans son récit de 1828, avait acquiescé au fait qu’il occupait une place qui revenait à son neveu toujours vivant et s’était incliné devant la menace d’être frappé à mort par la justice de Dieu en pleine cérémonie du Sacre, on comprend mal pourquoi ce Roi aurait par la suite demandé à Cherubini de composer une messe solennelle pour ce Sacre, et aurait, jusqu’en 1820, espéré pouvoir se rendre à Reims pour y recevoir les onctions saintes !
Et si ces prétendues menaces à l’encontre de Louis XVIII avaient été vraies, parce qu’il aurait usurpé le trône d’un Louis XVII toujours vivant, pourquoi ne se sont-elles pas réalisées le 29 mai 1825 lors du Sacre de Charles X ?
En effet, si Louis XVIII avait occupé un trône qui ne lui revenait pas du fait de la « survivance » de son neveu, il en eût aussi été de même pour son frère et successeur : Charles X. Or, non seulement ce dernier a été sacré et non seulement il n’a pas été foudroyé par la justice divine en cours de cérémonie, mais en sus il a accompli, dans les jours qui suivirent, les guérisons miraculeuses des écrouelles attestant qu’il était bien le Roi légitime (on peut lire la relation complète du toucher des écrouelles par SM le Roi Charles X > ici).

On cherche en vain un peu de cohérence dans cet illuminisme survivantiste.

Fleur de Lys

3 – La messe solennelle en sol majeur pour choeur et orchestre, pour le Sacre de Louis XVIII (1819) :

Comme je vous l’annonçai au début, et même si j’ai dû faire quelques détours pour y arriver, cette publication a pour dessein de vous inviter à écouter maintenant la messe solennelle en sol majeur pour choeur et orchestre pour le Sacre de Louis XVIII composée par Luigi Cherubini.

Le Kyrie a une belle intensité dramatique, et le Gloria qui le suit contraste par le dynamisme des choeurs qui se répondent, alternant avec bonheur des séquences d’allégresse triomphante et de vénération intériorisée, comme le poignant « Suscipe deprecationem nostram ».
Le Credo est tout rayonnant de la joie de l’adhésion aux Vérités révélées transmises par l’Eglise, qui sont déroulées à la manière d’une cavalcade pleine de gloire. On remarquera l’imposante dignité de l’ « Et incarnatus est », puis le côté désolé du « Crucifixus » où les voix d’hommes accompagnées des seuls trombones revêtent un aspect lugubre auquel les trompettes du « Et resurrexit » apportent un fin saisissante.
Le Sanctus et l’ O Salutaris Hostia, conformément à l’usage alors en vigueur en France, constituent une seule et même pièce dans laquelle alternent l’exultation des choeurs célestes dans les cieux et l’expression de l’adoration profonde des Saintes Espèces Eucharistiques sur l’autel.
L’Agnus Dei exprime tous les transports d’un recueillement solennel, paisible et confiant, préparant à la communion du Souverain, laquelle, rappelons-le, à la messe du Sacre, par un privilège unique, se faisait sous les deux espèces.

L’enregistrement proposé ci-dessous a été réalisé par le London Philarmonic Choir et le London Philarmonic Orchestra sous la direction du toujours excellent Maître Riccardo Mutti qui reste une référence, sinon « la » référence, dans l’interprétation de l’oeuvre de Cherubini.

Patte de chat Lully.

Image de prévisualisation YouTube

Autres articles de ce blogue consacrés aux compositions de Luigi Cherubini :
- Messe de Requiem à la mémoire de Louis XVI > ici
- Requiem en ré mineur pour choeur d’hommes > ici
- Messe solennelle en la majeur pour le Sacre de Charles X > ici

grandes armes de France

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