Archive pour la catégorie 'Vexilla Regis'

2026-17. Sa Majesté a visité l’exposition « Le Trésor retrouvé du Roi Soleil ».

Dimanche 8 février 2026,
Sexagésime ;
En France, solennité de la Purification de Notre-Dame ;
Mémoire de Saint Jean de Matha, prêtre et confesseur (cf. > ici).

Affiche le trésor retrouvé du Roi Soleil - blogue

Ci-dessus, l’affiche annonçant cette exposition exceptionnelle.

Ci-dessous, courte vidéo :
l’installation des tapis de Louis XIV sous la verrière du Grand Palais

(faire un clic droit sur l’avatar ci-dessous, puis « ouvrir dans un nouvel onglet »)

Image de prévisualisation YouTube

       Dans les premières années du règne personnel de Louis XIV, alors que le palais du Louvre était théoriquement destiné à devenir la résidence officielle du monarque (Versailles n’était encore qu’une modeste résidence d’agrément), une commande importante fut lancée, celle de nonante-deux tapis monumentaux, qui seront tissés entre 1668 et 1688, afin d’habiller le sol de la Grande Galerie, ce corridor grandiose de 442 mètres, qui relie le Louvre aux Tuileries. C’était une prouesse artistique et technique qui n’avait été jamais vue auparavant.

   Pour ce projet fastueux, la prestigieuse manufacture de la Savonnerie fut choisie.
Charles Le Brun, premier peintre du roi, imagina les somptueux motifs de ces tapis de neuf mètres de large, qui réaliseraient un total de quelque 4000 de tissage. Les modèles de Le Brun furent confiés à des artistes de la manufacture des Gobelins, qui, sous la direction de Le Brun lui-même, réalisèrent les cartons destinés aux liciers de la manufacture de la Savonnerie.
Chaque tapis est une œuvre d’art à part entière, reflet du prestige et de la puissance du royaume.

   Finalement, avec l’installation de la Cour à Versailles (1682) les tapis destinés à la Grande Galerie ne furent jamais déployés au Louvre…

Tapis réalisé pour la Grande Galerie du Louvre

   La grande révolution, avec ses ventes, destructions et… découpes (!!!) va disperser ce patrimoine exceptionnel. Sous l’en-pire et la Restauration, plus d’une trentaine de pièces furent rachetées.
En 2024, encore, le Mobilier national a retrouvé et acquis un fragment majeur du cinquantième tapis.

   De nos jours, quarante-et-un des nonante-deux tapis d’origine – dont trente-trois complets – sont conservés dans les collections des Manufactures nationales. On leur ajoute quatre des treize tapis qui avaient été créés pour la Galerie d’Apollon. Cela constitue l’un des plus extraordinaires ensembles décoratifs de notre glorieuse monarchie.

   Pour la première fois, une trentaine de ces tapis de la Grande Galerie du Louvre, ont été présentés dans la nef du Grand Palais, pendant la première semaine de février : cette exposition a été un véritable événement, puisque ce trésor du patrimoine national, commandé pour le Roi-Soleil a été dévoilé dans un espace permettant de mettre en valeur son caractère monumental.

   Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, présent à Paris en cette première semaine de février, n’a pas manqué cette occasion historique et inédite d’admirer la richesse et la puissance symbolique de ces œuvres réalisés pour son illustre aïeul.

Prince Louis visitant l'exposition au Grand Palais 3 - blogue

   Hier, samedi 7 février, en milieu de journée, Sa Majesté a publié le message suivant sur les réseaux sociaux :

   « Quelle émotion de visiter l’exposition Le Trésor retrouvé du Roi-Soleil au Grand Palais.

   En compagnie de Franck Ferrand, j’ai eu le plaisir d’y admirer le savoir-faire des artisans d’hier et le talent et les connaissances des restaurateurs et conservateurs d’aujourd’hui.
Bravo aux équipes de la Manufacture des Gobelins pour ce travail remarquable !

   Je remercie tout particulièrement Antonin Macé de Lépinay, Inspecteur des collections au Mobilier national ainsi que Hélène Cavalié, conservateur général du Patrimoine et Directrice adjointe des collections du Mobilier national, pour leur disponibilité et leurs explications lumineuses. »

Prince Louis visitant l'exposition au Grand Palais 1 - blogue

2026-15. Sa Majesté le Roi a rappelé l’action pacificatrice et unificatrice de son aïeul, le Roi Henri IV.

Vendredi 6 février 2026.

   Au mileu de cette journée du 6 février, en milieu de journée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux le texte et les photographies suivants, au sujet du « Dîner des Béarnais » qui avait eu lieu quelques jours plus tôt.
A cette occasion, notre Souverain légitime a mis en exergue par quelques mots la figure de son aïeul, premier Roi Bourbon, Henri IV le Grand, « Souverain paternel, bon et soucieux de ses peuples », qui demeure un modèle en raison de sa politique pacificatrice et unificatrice.

Louis XX début février 2026 - palais du Luxembourg 2

       C’est avec grand plaisir que j’ai assisté cette semaine au traditionnel dîner des Béarnais au Palais du Luxembourg organisé par le Cercle de la Garbure.

   C’est en effet en tant que Chef de la Maison de Bourbon, et donc en tant qu’aîné des descendants d’Henri IV que j’ai été officiellement convié à cette chaleureuse soirée.

   Comme j’ai pu le dire aux convives lors de mon discours, ma famille n’a jamais oublié ce qui les lie à cette terre. Elle leur a donné une partie de leur caractère, de leur force d’âme et de leur plaisir de vivre !

   Et j’ai été extrêmement sensible à leur invitation, car je sais aussi que le Béarn, tout comme la France du reste, tient à la figure du Vert Galant. Il est l’image par excellence du souverain paternel, bon et soucieux de ses peuples. Avec lui, c’est tout un imaginaire d’une gouaillerie, d’une bonhommie, et d’un art de vivre à la française qui vient à l’esprit.

   Mais nous aurions tort de ne voir en ce monarque qu’un simple bon vivant. Roi chevaleresque s’il en est, ce fier Palois avait su conquérir le cœur des Français et apporter la paix et l’unité, là où ne régnaient que la discorde et la haine. Son action politique a été celle de la concorde et de la prospérité au sein de son royaume.

   Quel bel exemple pour notre époque !

   Je remercie donc vivement les organisateurs et les participants de ce dîner pour cette belle soirée.
Et que vive le Béarn et la Garbure !

Louis XX début février 2026 - palais du Luxembourg 1

2026-14. Des dates et des événements à noter dans vos agendas pour cette année 2026.

Blason du Refuge Notre-Dame de Compassion

   Voici une sorte de calendrier prévisionnel d’activités qui, au long des prochains mois, vont

- soit se dérouler au Mesnil-Marie même,
- soit auxquelles le Refuge Notre-Dame de Compassion en tant que tel, ou bien le Cercle légitimiste du Vivarais, ou encore la Confrérie Royale participeront à des degrés divers,

et que vous pouvez dès à présent noter dans vos agendas.

   Pour toutes ces activités, nos amis sont les bienvenus, bien sûr.
Nous insistons toutefois sur la nécessité de signaler sa venue : d’une part pour que nous préparions l’Oratoire et éventuellement la salle à manger, en conséquence ; et d’autre part pour que, en cas d’imprévu (problèmes de circulation, liés à la météorologie par exemple), nous puissions contacter sans retard les personnes et les en informer.

   1) Chaque premier samedi du mois, de mars à novembre (au Mesnil-Marie):
C’est-à dire les samedis 7 mars, 2 mai, 6 juin, 4 juillet, 1er août, 5 septembre, 3 octobre et 7 novembre [nota bene : en avril, le premier samedi du mois coïncidera avec le Samedi-Saint et il ne pourra donc y avoir le programme habituel] : matinée de services au Mesnil-Marie, et, l’après-midi, enseignement spirituel, possibilité de se confesser, chapelet, méditation silencieuse, Sainte-Messe (cf. > ici).

Philippe de Champaigne : Sainte Face

   2) Fête réparatrice de la Sainte Face (au Mesnil-Marie)Le mardi de la Quinquagésime (mardi gras) 17 février : petite récollection de préparation au carême.

   3) Fête de Saint Joseph (au Mesnil-Marie)Jeudi 19 mars.

   4) Commémoraison solennelle de la Compassion de Notre-Dame [fête patronale du Refuge Notre-Dame de Compassion]Vendredi 27 mars.  

   5) Semaine Sainte (au Mesnil-Marie) :
Toute la liturgie de la Grande Semaine : à partir du samedi de la Passion 28 mars au lundi de Pâques 6 avril.

   6) Pèlerinage avec la Fédération légitimiste rhodanienne : samedi 25 avril (jour de l’anniversaire de la naissance de Sa Majesté le Roi).

   7) Procession des Rogations (au Mesnil-Marie) : mercredi 13 mai.

Le Puy-en-Velay

   8) Pèlerinage annuel de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay « Pour la France et le Roi » : du jeudi de l’Ascension 14 mai au samedi 16 mai.

Notez aussi que la Confrérie Royale aura son chapitre propre lors du Pèlerinage de Pentecôte de Paris à Chartres (23, 24 et 25 mai) : le Chapitre Saint Léonard de Noblat.

   9) Fête du Sacré-Cœur de Jésus (au Mesnil-Marie) : Vendredi 12 juin.

   10) Sur les pas des martyrs et confesseurs de la foi en Vivarais pendant la grande révolution : Journée contre-révolutionnaire organisée par la Fédération légitimiste rhodanienne, mardi 14 juillet.

   11) Camp chouan de formation légitimiste : du dimanche 26 au vendredi 31 juillet, sous l’égide de l’Union des Cercles légitimistes de France, en Dauphiné (à une centaine de kilomètres au sud de Lyon), dans une belle propriété privée (cf. > ici).

Gisant de Sainte Philomène au Mesnil-Marie - détail

   12) Fête de Sainte Philomène (au Mesnil-Marie) : Mardi 11 août.

   13) Fête de Saint Louis, Roi de France (au Mesnil-Marie), avec la Fédération légitimiste rhodanienne : Mardi 25 août.

   14) Fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie (au Mesnil-Marie) : Mardi 8 septembre.

   15) Fête de Notre-Dame des Sept-Douleurs (au Mesnil-Marie – fête patronale du Refuge Notre-Dame de Compassion pour une seconde fois) : Mardi 15 septembre.

Notez également que la Confrérie Royale aura son chapitre propre lors du Pèlerinage traditionnel en Provence « Nosto Fe », de Cotignac à Saint-Maximin(3 & 4 octobre) : le Chapitre Sainte Pétronille.

   16) Sainte Messe de Requiem à la pieuse mémoire de Sa Majesté la Reine Marie-Antoinette (au Mesnil-Marie) : Samedi 17 octobre.

17 ) Fête de la Conception immaculée de la Bienheureuse Vierge Marie (au Mesnil-Marie – sous réserve des conditions météorologiques) : Mardi 8 décembre.

Vierge immaculée Fr.Mx.M. - blogue

2026-12. Leçons du deuxième nocturne des matines de la fête de Saint Charlemagne :

28 janvier :
En certains lieux, fête de Saint Charlemagne, roi des Francs et empereur d’Occident, confesseur (cf. > ici).

Buste reliquaire du chef de Saint Charlemagne

Basilique-cathédrale d’Aix-la-Chapelle :
buste-reliquaire du Chef de Saint Charlemagne.

Armoiries de Charlemagne

Leçons du deuxième nocturne

des matines de la fête de

Saint Charlemagne

(citées par Dom Prosper Guéranger, dans « L’Année liturgique »)

Quatrième leçon :

   Le Bienheureux Charles eut pour père Pépin, qui était fils du duc de Brabant, et qui fut dans la suite élu au trône de France, et pour mère Bertrade, fille de l’empereur des Grecs.
Il se montra digne, par ses hauts faits et son zèle pour la Religion chrétienne, d’être surnommé le Grand ; et un Concile de Mayence lui donna le titre de Très Chrétien. Après avoir expulsé les Lombards d’Italie, il fut le premier qui mérita d’être couronné Empereur, par les mains du Pape Léon III.
A la prière d’Adrien, prédécesseur de Léon, il entra en Italie avec une armée et rendit à l’Eglise son patrimoine, et l’Empire à l’Occident. Il vengea le pape Léon des violences des Romains qui l’avaient traité injurieusement, durant la grande Litanie, et chassa de la ville ceux qui s’étaient rendus coupables de ce sacrilège.
Il fit beaucoup de règlements pour la dignité de l’Eglise ; entre autres il renouvela cette loi, ordonnant que les causes civiles seraient remises au jugement de l’Eglise, lorsque l’une des parties le demanderait.
Quoiqu’il fût de mœurs très douces, il réprimait cependant les vices avec une grande sévérité, surtout l’adultère et l’idolâtrie, et établit des tribunaux particuliers revêtus d’un pouvoir étendu, qui, jusqu’à ce jour, existent encore dans la Basse-Saxe.

Saint Charlemagne présentant la Cathédrale d'Aix-la-Chapelle

Cinquième leçon :

   Après avoir combattu trente-trois ans contre les Saxons, il les soumit enfin, et ne leur imposa d’autre loi que de se faire chrétiens.
Il obligea à perpétuité les possesseurs de terres à élever des croix de bois dans leurs champs, afin de confesser ouvertement leur foi au Christ.
Il purgea la Gascogne, l’Espagne et la Galice des idolâtres qui s’y trouvaient, et il remit en honneur le tombeau de Saint Jacques, comme il l’est aujourd’hui.
Dans la Hongrie, pendant huit ans entiers, il soutint le Christianisme par ses armes ; et il se servait contre les Sarrasins de cette lance toujours victorieuse dont un soldat avait ouvert le côté du Christ.
Dieu favorisa de plusieurs prodiges tant d’efforts pour l’extension de la foi : ainsi les Saxons qui assiégeaient Sigisbourg, frappés de terreur par la main de Dieu, prirent la fuite ; et, dans la première révolte de ce peuple, il sortit de terre un fleuve abondant qui désaltéra l’armée des Francs privée d’eau depuis trois jours.
Un si grand Empereur se montrait vêtu d’un habit qui le distinguait à peine du peuple ; presque habituellement il portait le cilice ; et ce n’était qu’aux principales fêtes de Jésus-Christ et des Saints que l’or paraissait sur lui. Il défrayait les pauvres et les pèlerins, tant dans son propre palais que dans les autres contrées, par les aumônes qu’il, envoyait de toutes parts.
Il bâtit vingt-quatre monastères, et remit à chacun ce qu’on appelait la bulle d’or, du poids de deux cents livres. Il établit deux sièges métropolitains et neuf évêchés. Il construisit vingt-sept églises ; enfin, il fonda deux universités, celle de Pavie et celle de Paris.

Charlemagne et Alcuin

Sixième leçon :

   Comme Charles cultivait les lettres, il employa le docteur Alcuin pour l’éducation de ses enfants dans les sciences libérales, avant de les former aux armes et à la chasse.
Enfin la soixante-huitième année de son âge, après avoir fait couronner et élire roi Louis, son fils, il se donna tout entier à la prière et à l’aumône.
Sa coutume était de se rendre à l’église le matin et le soir, souvent même aux heures de la nuit ; car ses délices étaient d’entendre le chant grégorien, qu’il établit le premier en France et en Germanie, après avoir obtenu des chantres d’Adrien Ier. Il eut soin aussi de faire transcrire en tous lieux les hymnes de l’Eglise. Il écrivît les Evangiles de sa propre main, et les conféra avec les exemplaires grecs et syriaques.
Il fut toujours très sobre dans le boire et dans le manger, ayant coutume de traiter les maladies par le jeûne, qu’il prolongea quelquefois jusqu’à sept jours.
Enfin, après avoir beaucoup souffert de la part des méchants, il tomba malade en la soixante-douzième année de son âge. Ayant reçu la sainte communion des mains de l’évêque Hildebalde, et fait lui-même, sur chacun de ses membres, le signe de la croix, il récita ce verset : « Je remets, Seigneur, mon esprit entre Vos mains », et rendit son âme à Dieu le cinq des calendes de février, plein de nombreux mérites.
Il fut enseveli dans la Basilique d’Aix-la-Chapelle, qu’il avait bâtie et enrichie de reliques des Saints. Il y est honoré par la piété et l’affluence des pèlerins, et par les faveurs que Dieu accorde à son intercession.
Sa fête est célébrée dans la plupart des diocèses d’Allemagne, du consentement de l’Eglise, depuis le pontificat d’Alexandre III, comme celle du principal propagateur de la foi dans le Nord.

Aix-la-Chapelle reliquaire

Basilique-cathédrale d’Aix-la-Chapelle : principal reliquaire de Saint Charlemagne.

2026-11. Camp-chouan de formation légitimiste, du 26 au 31 juillet 2026 (UCLF).

       Nos amis organisateurs du Camp-chouan 2026 ont déjà publié depuis quelques jours l’affichette et les renseignements concernant cette proposition de formation qui aura lieu en Dauphiné, en un cadre d’exception, dans les derniers jours du prochain mois de juillet.

   Nous invitons chaleureusement tous nos amis à accorder la plus grande attention à cet événement :

1) soit pour y participer,
2) soit pour le faire connaître autour d’eux,
3) soit pour le soutenir (parrainages, soutien logistique… etc.)
… et même pour ces trois motifs réunis !

   Tous les moyens pour entrer en contact avec les organisateurs se trouvent clairement indiqués sur l’affichette, merci de ne pas attendre la fin juin ou le début juillet pour réagir !

Camp chouan 2026 recto

Camp chouan 2026 verso

2026-10. Pertinence de la vision de Louis XVI relative à la place de la France dans le monde.

20-21 janvier 2026.

   A l’occasion du deux-cent-trente troisième anniversaire de l’exécution de son prédécesseur, Sa Majesté le Roi Louis XVI, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a fait paraître le mardi 20 janvier au soir, dans les colonnes de « Boulevard Voltaire », une tribune qui met en exergue l’un des aspects de l’héritage politique du Roi-martyr : l’impulsion qu’il a voulu donner à la Marine – la Royale, comme on l’appelle toujours -, révélatrice d’une vision de la place de la France dans le monde… vision dont feraient bien de s’inspirer ceux qui se sont de nos jours accaparé les rènes de la France pour laquelle ils ne semblent pas avoir d’ambition.

armes de France et Navarre dessinées pour le Sacre de Charles X

 « Je voudrais insister sur la pertinence de la vision de Louis XVI relative à la place de la France dans le monde… »

Source > ici

       Aujourd’hui, nous commémorons l’assassinat de mon ancêtre Louis XVI, décapité le 21 janvier 1793. Il ne s’agit en réalité pas que de faire mémoire de ce roi injustement décapité. Il faut également se souvenir ensemble de ce que les Français ont été capables de faire entre eux afin de tout faire pour ne plus jamais sombrer dans la tragédie de la guerre civile. Puisse le Ciel ne jamais permettre à la France de revivre de tels événements.

   De plus, il faut comprendre que la lame qui a tranché le corps du Roi en ce jour de janvier a mis fin à l’existence d’un homme d’Etat profondément attaché à maintenir à son plus haut degré la souveraineté française.
Ainsi, cette année particulièrement, alors que nous allons célébrer les 400 ans de notre Marine et les 250 ans de la déclaration d’indépendance américaine, je voudrais insister sur la pertinence de la vision de Louis XVI relative à la place de la France dans le monde. En effet, il convient de rendre hommage à l’action énergique et intelligente de ce monarque en matière navale et maritime. Dès le début de son règne, il a continué patiemment l’œuvre de résurrection de la Marine royale entreprise par son grand-père, le roi Louis XV, suite à la terrible guerre de Sept Ans. Pour cela, il a su s’entourer des plus grands marins et administrateurs de son temps.

   Ainsi, Louis XVI a sans doute donné à la France la Marine la plus redoutable qu’elle ait jamais eue. Plus que n’importe quel autre chef d’Etat, ce roi avait compris l’importance primordiale d’entretenir des escadres de haute mer, capables d’être présentes sur tous les océans. Loin d’enfermer la France dans une seule logique continentale, ce monarque avait compris que, par la mer, la France avait une vocation mondiale. Nos flottes du Ponant et du Levant étaient alors en mesure de se battre avec succès à la fois dans les Caraïbes, en Méditerranée et dans l’océan Indien tout en faisant craindre à l’Angleterre une menace d’invasion. Nos vaisseaux disposaient de points d’appui judicieusement répartis dans le monde, grâce à un réseau d’îles stratégiques et de comptoirs plus facilement défendables qu’un vaste empire colonial.

   Aujourd’hui encore, la puissance maritime française repose principalement sur ces mêmes îles et territoires disséminés à travers le monde, même si les régimes qui succédèrent à la monarchie légitime en augmentèrent le nombre.

   Cependant, ces derniers mois, je constate avec inquiétude que la France semble vouloir se désintéresser de sa vocation maritime. J’en veux pour preuve la marche rapide vers l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie suite aux accords de Bougival de juillet 2025, ainsi que la controverse autour de la cession des îlots Hunter et Matthew.
Alors qu’une partie de l’Histoire du monde s’apprête à s’écrire dans la zone indo-pacifique, le recul de la France dans cette région serait une erreur stratégique majeure et un signe de faiblesse criant qui encouragerait nos ennemis à accroître la pression sur nos possessions. J’invite nos dirigeants à bien mesurer l’importance de leurs décisions concernant ces territoires et à s’instruire des leçons de notre passé.
La France ne peut abdiquer si facilement le privilège d’être une puissance maritime.

   En faisant mémoire du roi Louis XVI, je souhaite que son exemple soit une source d’inspiration pour les responsables politiques, afin que notre pays ne subisse pas un déclassement honteux.
En effet, je désire au contraire que, par une action énergique et ambitieuse, la France puisse continuer à être présente sur toutes les mers, défendant nos intérêts et ceux de nos alliés, comme nous l’avions fait il y a plus de 250 ans avec nos lointains cousins d’Amérique !
Le règne de Louis XVI est plus riche en enseignements que cette seule et terrible journée du 21 janvier. J’ai à cœur, et je suis certain que c’est ce qu’aurait voulu mon ancêtre, que la France puisse s’inspirer de son action et que, grâce à son souvenir, la Royale continue encore pendant longtemps de sillonner les mers, défendant l’honneur et l’intérêt de la France partout où elle se trouve.

Que saint Louis protège notre cher pays !

Louis de Bourbon,
duc d’Anjou.

Louis XVI donnant ses instructions à La Pérouse

Nicolas-André Monsiau (1754-1837) :
Louis XVI donnant ses instructions à Jean-François de Galaup,
comte de La Pérouse, pour son voyage autour du monde (1817)
[château de Versailles]

2026-7. « Il n’y a pas de situation, aussi malheureuse et désespérée soit-elle, dont le peuple français ne se soit remis ! »

Samedi 17 janvier 2026.

       Depuis plusieurs années maintenant, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX de France, nous a habitués à le voir nous adresser un message plutôt bref de vœux le 1er janvier ou son lendemain, puis un message plus développé – riche de ses réflexions et pensées politiques – aux alentours des cérémonies commémoratives de l’assassinat de son prédécesseur, le Roi Louis XVI.
Cette année 2026 ne déroge pas à cette façon de faire, et, ce samedi 17 janvier en milieu de journée, Sa Majesté a diffusé sur les réseaux sociaux le lien vers ce message, publié la veille au soir dans l’édition numérique de l’hebdomadaire « Valeurs Actuelles » (source > ici).

Louis XX

       Comme il est de coutume au seuil de la nouvelle année, je veux adresser aux Français et à la France mes vœux les plus sincères. Que chaque foyer, chaque compatriote puisse trouver la paix, la quiétude et la prospérité. Car, en réalité, c’est de cela que nous avons tous aujourd’hui le plus besoin.
Pourtant, il est difficile d’être foncièrement optimiste quand nous observons les mille sujets d’inquiétude qui préoccupent notre pays, ainsi que le développement de la misère économique, sociale et humaine. Les messages d’espoir peuvent apparaître comme vains. L’espérance comme folle.

   La fin d’année dernière s’est terminée par cette note aigre de voir, à nouveau, nos paysans aux prises avec une administration centrale devenue froide et inhumaine. Les images des forces de l’ordre s’en prenant à ceux qui peinent dans la résignation et la fierté depuis tant d’années ont suscité beaucoup d’émotion parmi nous. Le malaise au sein de la société française a été palpable. Et cette actualité agricole interroge plus largement notre modèle économique et notre souveraineté globale, au moment où les tensions internationales s’intensifient.

   Le réarmement mondial, ainsi que les conflits armés qui prolifèrent un peu partout, tant en Afrique que sur le continent eurasiatique, doivent nous faire prendre conscience à la fois des réalités géopolitiques à l’œuvre dans le monde, mais également de la situation de dépendance dans laquelle le système globalisé nous a plongés.
Fermeté, modération et anticipation devront être les mots d’ordre pour notre pays afin de préserver la paix mondiale tout en garantissant notre indépendance.
Les défis internationaux du XXIᵉ siècle sont tels que nous ne pouvons plus nous permettre de fonctionner selon les logiques d’il y a trente ans. Tout porte à croire que ce début de siècle verra les empires prendre leur revanche. La Chine, la Russie, l’Iran, les Etats-Unis et même la Turquie, chacun se rêve en superpuissance. Des sphères d’influence se dessinent, tandis que certains territoires attisent les convoitises. Au milieu de ces géants, la France conserve l’atout d’une présence sur tous les continents. Elle doit savoir l’exploiter et trouver une place au sein de ces vastes ensembles.
La patrie de Philippe Auguste et de Louis XIV ne saurait être le vassal d’aucun autre.

   En matière de souveraineté, comment ne pas souligner également le fait que l’intelligence artificielle et la robotique semblent, pour le pire et pour le meilleur, prendre une place prépondérante dans nos sociétés.
En cela, je veux saluer les entrepreneurs français ainsi que le monde de la recherche scientifique, qui s’escriment à maintenir la France dans la course de l’innovation technologique. Le moment de la fascination commence à décroître, pour passer à celui du discernement, de sa prise en main et de son utilisation raisonnée et raisonnable. L’enjeu est trop important pour que nous passions à côté, mais, néanmoins, l’éthique et l’humanité doivent rester au centre de la réflexion.
L’équilibre peut être dur à trouver et compliqué à mettre en place, mais cette exigence sera tout à l’honneur de notre patrie, reconnue internationalement pour être la terre des valeurs chrétiennes, de l’humanisme et de la magnanimité.

   Face à cet état de fait, que je sais hélas peu réjouissant, je formule les vœux d’une France qui prenne enfin en considération le malheur, la faiblesse et la petitesse. Beaucoup de nos compatriotes sont isolés, tristes, inquiets, ruinés, imposés à l’excès, découragés et abandonnés par un Etat qui avait eu la réputation d’être providence, peut-être trop, d’ailleurs et qui a dégénéré en une administration tatillonne, obèse, vexatoire et injuste.
Nombre d’entre vous, chers Français, vous reconnaîtrez dans ce portrait de personnes matériellement et moralement exsangues.

   Au désert spirituel amorcé il y a déjà bien longtemps succède désormais un désert matériel et humain, qui laisse des individus isolés, faibles et vulnérables. N’attendons pas le secours hypothétique de l’Etat pour œuvrer autour de nous, pour rétablir la justice là où règne l’injustice, pour donner de la douceur là où prolifère la brutalité, pour apporter un secours là où il y a la gêne et l’indigence.
Je sais que beaucoup d’initiatives collectives, locales et solidaires œuvrent déjà à cela, et j’entends saluer leur action.
Si la tâche paraît vaste, elle n’en est pas moins nécessaire pour que nous puissions traverser les crises sans perdre ce qui nous unit en tant que Français, et sans rien abdiquer de notre humanité.

   Il faut mettre fin à l’œuvre perverse d’isolement systématique des individus et d’abêtissement de la population par un consumérisme maladif et compulsif qui, reconnaissons-le, met également en péril la Création qui nous a été confiée et dont nous devons prendre soin.
La France manque de ces corps intermédiaires dans lesquels les personnes pouvaient trouver un refuge face aux dérives de l’Etat.
Je suis héritier d’un système politique, la royauté, dans lequel les chefs d’Etat ont toujours eu à cœur de préserver, sinon de tolérer, ce genre d’institutions. Certains détracteurs ont dénoncé le fait que ces corps pouvaient entraver la bonne marche et la toute-puissance de l’Etat. Mais je préfère cela aux dérives étatiques contemporaines. L’Etat n’est qu’un moyen, le plus efficace, certes de garantir le bonheur des peuples dont il a la charge. Mais il n’est certainement pas une fin en soi. Ne l’oublions pas.

   Enfin, je veux rappeler qu’il n’y a pas de situation, aussi malheureuse et désespérée soit-elle, dont le peuple français ne se soit remis. Nous ne valons pas moins que nos glorieux ancêtres. En un sens, la succession des rois de France que j’assume en ma personne me fait également gardien et dépositaire d’une mémoire française. Et en vertu de cela, je ne me lasserai jamais d’apporter un message d’espérance auprès de vous, afin que jamais notre résignation aux épreuves du temps ne soit stérile, mais bien tournée vers l’objectif de les surmonter, pour connaître un juste bonheur et une tranquillité à laquelle nous aspirons tous.

   Ma femme, la princesse Marie-Marguerite, et mes enfants s’associent à mes vœux afin que l’année 2026 soit une année de paix et d’harmonie pour nous et notre cher pays.

Que saint Louis protège la France et les Français !

Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

Grandes armes de France

2026-6. Le « Retable des trois baptêmes ».

13 janvier,
Octave de l’Epiphanie (cf. > ici et > ici) ;
Anniversaire de la mort de Saint Remi de Reims (cf. > ici) ;
Anniversaire de la mort de Saint Hilaire de Poitiers (cf. > ici).

Basilique et abbaye Saint Remi - Reims

Reims : abbaye et basilique Saint-Remi

       La basilique Saint-Remi de Reims, où sont conservés le tombeau et les reliques de l’Apôtre des Francs, abrite un monument qui fut réalisé en 1610, œuvre du sculpteur Nicolas Jacques (né vers 1578 et mort en 1649, il appartenait à une famille réputée de sculpteurs rémois), sur une commande de Dom Jean-Remy Lespagnol, Grand Prieur de l’abbaye Saint-Remi (note : à partir de 1480, ce sont les archevêques de Reims qui sont les abbés de l’abbaye de Saint-Remi, dont l’administration et la direction habituelles reviennent au Grand Prieur ; Dom Jean-Remy Lespagnol, en cette qualité, sera celui qui apportera la Sainte Ampoule à la cathédrale pour le Sacre de Louis XIII le 17 octobre 1610).

   Ce monument est dit « Retable des trois baptêmes », quoiqu’il ne soit qu’improprement un retable : en effet, ce monument n’a jamais été en retrait et élévation de la table d’un autel, bien qu’il se trouvât originellement dans le chœur.
Il fut placé dans le bras sud du transept lors des travaux de restauration de l’abbatiale en 1847. 

Le retable des trois baptêmes

Reims, basilique de Saint-Remi : le retable des trois baptêmes (1610)

   L’œuvre porte encore les caractérisques de la fin de la Renaissance mais annonce aussi par certains détails l’âge baroque.

   En bas, on trouve un soubassement relativement simple, où des décrochements mettent en évidence une plaque de marbre noir sur laquelle est gravée la dédicace : les deux parties en retrait sont ornées de guirlandes de fleurs et feuilles réunies par des rubans noués, typiques de la fin du maniérisme.
En architecture, ce soubassement porte un nom précis : il s’agit d’un stylobate, c’est-à-dire une sorte de piédestal long et continu, comportant des corniches et moulures servant de base à une rangée de colonnes. Ce stylobate donc porte effectivement quatre colonnes de marbre noir à chapiteaux composites, timbrés d’une tête d’ange souriante, qui supportent elles-mêmes un entablement.

   Ces colonnes ménagent trois travées dans lesquelles sont placés trois blocs de calcaire, sculptés en haut-relief, qui étaient autrefois peints (on ne distinque plus aujourd’hui que les traces de leur polychromie).

Les trois baptêmes - basilique Saint-Remi de Reims

Les trois baptêmes

   Ce « retable » porte évidemment les stigmates d’une histoire mouvementée : le vandalisme révolutionnaire et les bombardements de la première guerre mondiale sont passés par là… Mais, même si certaines sculptures sont mutilées, on est finalement heureusement surpris en constatant que ce pourrait être bien plus catastrophique !

   La scène du baptême de Notre-Seigneur par Saint Jean-Baptiste est placée au centre : cette scène est très souvent figurée comme ornement des baptistères ou chapelles des fonts baptismaux. Nous avons cependant précisé que tel n’était pas l’usage originel de ce retable qui se trouvait dans le chœur de l’abbatiale (d’une part une église abbatiale, qui n’est donc ni cathédrale ni église paroissiale, ne possède normalement pas de fonts baptismaux, et d’autre part ces derniers n’ont de toute manière pas leur place dans un chœur).
La représentation du baptême du Christ – la deuxième des trois Epiphanies que l’on célèbre lors de la fête de l’Epiphanie, le 6 janvier, et que l’on commémore plus spécialement encore le jour octave de cette fête – n’est ici que pour donner une clef de lecture des deux scènes historiques qui l’encadrent : le baptême de Constantin par Saint Sylvestre 1er, à main gauche pour celui qui regarde, et le baptême de Clovis par Saint Remi, à main droite donc.

   Sur cette sculpture du Baptême de Notre-Seigneur, remarquons simplement que Saint Jean-Baptiste, en pied, debout sur le rivage est représenté imberbe, et que les deux personnages qui lui font face, sur l’autre rive, sont deux anges, dont l’un d’eux est aujourd’hui extrêmement endommagé.
Au centre de la scène, Jésus est immergé jusqu’à mi-mollets ; Il croise Ses bras sur Sa poitrine ;  au-dessus de Lui la colombe, emblème du Saint-Esprit, déchire les nuées pour révéler qu’Il est la deuxième Personne de la Sainte-Trinité, venue en notre chair.

   La gravure réalisée au XVIIIème siècle reproduisant ce monument, et conservée à la bibliothèque municipale Carnégie de Reims, nous montre les sculptures encore (presque) intactes.

Retable des trois baptêmes gravure de la bibliothèque Carnégie de Reims

Gravure du XVIIIème siècle conservée à la Bibliothèque Carnégie de Reims

   Les baptêmes de Constantin, à main gauche, et de Clovis, à main droite, présentent une composition similaire à la scène du Baptême du divin Rédempteur : le personnage historique est à demi immergé dans une cuve baptismale, à l’intérieur d’un édicule de plan centré à entablement,  supporté par des pilastres (Constantin), ou des arcades reposant sur des piliers carrés (Clovis).

   Sur le panneau de gauche, des soldats et des clercs, en pied – certains portent des armes un autre un flambeau liturgique – entourent Constantin qui reçoit le baptême les bras croisés sur la poitrine.
Le pape Saint Sylvestre 1er, portant la tiare, a les deux mains élevées au-dessus de la tête de l’empereur : en l’état actuel la main droite, celle qui fait couler l’eau sur la tête du catéchumène, a disparu, tandis que, avec sa main gauche, il tient lui-même la hampe d’une croix à double traverse (une croix archiépiscopale donc : il eût été plus normal que ce fût une croix papale à triple traverse).

Baptème de Constantin

   A droite, Clovis, les bras tendus vers l’avant, mains jointes appuyées sur le rebord de la cuve baptismale, vient d’être ondoyé et attend l’onction du Saint-Chrème, la tête légèrement tournée vers Saint Remi – debout à sa senestre – qui est accompagné de deux acolytes (l’un tenant la croix de procession, l’autre un flambeau liturgique) : Saint Remi lève la main droite pour recevoir la Sainte Ampoule apportée miraculeusement – dans son bec – par la colombe surgissant de nuées rayonnantes.

   Sainte Clotilde, couronnée, assiste à la scène debout à dextre de son royal époux, accompagnée de deux femmes.

Baptème de Clovis

   Nous l’avons dit, ce « retable » n’était pas destiné à orner un baptistère ou une chapelle de fonts baptismaux : sa signification n’est donc pas simplement d’illustrer le sacrement de baptême en donnant les exemples édifiants de célèbres baptisés. Cela va bien au-delà : ce qu’il montre au fidèle qui se place en face de lui n’est pas seulement théologique, mais également politique (au sens le plus noble de ce mot).

   Le baptême de Notre-Seigneur, au début de Sa vie publique, manifeste le mystère de l’Incarnation ordonné au mystère de la Rédemption (par l’expiation des péchés dont le Christ, Agneau de Dieu, Se charge entièrement).
Ces mystères de l’Incarnation et de la Rédemption ont leurs prolongements dans la conversion des empires et des nations, au-dessus desquels le Christ Sauveur va établir Son règne, par des lieu-tenants : les princes chrétiens.
L’Incarnation se prolonge par la dimension temporelle de la Chrétienté, en laquelle le catholicisme imprègne et anime la société – la Sainte Eglise étant à la société ce que l’âme est au corps – afin de conduire le plus grand nombre d’âmes possible au salut.

   Les princes chrétiens – qui ont été oints de l’onction royale afin de devenir des représentants du Christ Roi des nations – sont éminemment des figures christiques. Le don de la Sainte Ampoule miraculeuse lors du baptême de Clovis en apporte une preuve tangible, tandis que la guérison de la lèpre dont Constantin avait été atteint, purifié lorsqu’il fut baptisé par Saint Sylvestre, est le signe de la purification et de la sanctification des sociétés soumises à la loi divine sous le sceptre de souverains eux-mêmes soumis au Christ Sauveur.
L’organisation temporelle de la société en Chrétienté, appartient bien à la terre, mais elle est ordonnée à la vie éternelle et au salut des âmes : c’est pour cela que les princes chrétiens, établis pour gouverner l’ordre politique terrestre, sont des prolongements et des collaborateurs du Christ Rédempteur.

   Voilà sans nul doute pourquoi, Dieu, dont la Providence ne se trompe jamais dans la manière dont elle dispose toutes choses (cf. collecte du septième dimanche après la Pentecôte), a très éloquemment voulu que le bienheureux trépas de celui qui, en baptisant le Roi Clovis 1er le Grand, est devenu le « baptiste » de la royauté franque tout entière, arrivât en l’octave de l’Epiphanie – fête des Rois -, où l’on rappelle particulièrement le Baptême de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Retable des trois baptêmes - détail - colombe miraculeuse

2026-5. Retenez dès à présent cette date : samedi 24 janvier 2026, Sainte Messe de Requiem à la pieuse mémoire de Sa Majesté le Roi Louis XVI.

Prolégomènes :
1) Pourquoi continuer à faire célébrer des Messes de Requiem pour le Roi-martyr alors que nous avons la conviction qu’il est au ciel ? > ici ;
2) Préparation spirituelle aux célébrations anniversaires du martyre de Sa Majesté le Roi Louis XVI > ici.

frise lys deuil

Le Refuge Notre-Dame de Compassion,
la Confrérie Royale et
le Cercle légitimiste du Vivarais Abbé Claude Allier,

vous prient de bien vouloir assister,
ou de vous unir d’intention à la célébration d’une

Sainte Messe de Requiem

célébrée à la pieuse mémoire de

Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XVI

à l’occasion du 233ème anniversaire de son martyre

apothéose de Louis XVI

Samedi 24 janvier 2026

à 11 h 30 (très précises)

dans l’Oratoire du Mesnil-Marie

frise lys deuil

Renseignements pratiques :

1) Nota bene : l‘Oratoire du Mesnil-Marie est une chapelle privée aux capacités limitées : afin de prévoir correctement les places dans l’Oratoire, nous vous demandons impérativement de nous signaler votre présence avant le mardi 20 janvier au moyen de l’espace destiné aux commentaires, ci-dessous (ce ne sera pas publié). Merci pour votre aimable compréhension.
2) Un déjeuner partagé (abstinence de viande) aura lieu à l’issue de la cérémonie : les personnes qui désirent y prendre part, voudront bien nous le faire savoir dans les plus brefs délais, et avant le mardi 20 janvier, au moyen de l’espace destiné aux commentaires, ci-dessous (ce ne sera pas publié).

Bosio statue de Louis XVI à la chapelle expiatoire - détail 2

12345...87

A tempo di Blog |
Cehl Meeah |
le monde selon Darwicha |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | mythologie
| jamaa
| iletaitunefoi