Archive pour la catégorie 'Vexilla Regis'

2020-41. Trois brefs messages de Sa Majesté.

Mardi 31 mars 2020,
Mardi de la Passion.

Armes de France & Navarre

Au cours de la semaine écoulée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié, par le moyen des réseaux sociaux trois communiqués dont vous trouverez ci-dessous les textes :

A – Le 24 mars 2020 – Hommage appuyé au Cercle Saint Louis Roi de France de Nîmes, membre de l’UCLF, pour son action caritative nommée « La Poule au pot d’Henri IV » :

« Je souhaitais, en ces temps de confinement et de difficultés, vous faire part d’une belle œuvre que je souhaiterais voir rayonner ! L’opération « la poule-au-pot d’Henri IV », à l’initiative du Cercle Saint-Louis, Roi de France réunit depuis le 1er décembre 2019, une équipe de 15 bénévoles qui accueille dans le centre-ville de Nîmes des personnes de la rue, des personnes âgées et isolées. Ils apportent réconfort aux personnes les plus fragiles en leur offrant un plat de cuisine familiale, chaud, à emporter, avec la possibilité de se recueillir en la chapelle voisine, d’être accompagnées dans les démarches administratives et d’avoir un vestiaire à disposition.

Un temps de réconfort où la charité chrétienne, inspirée par Saint Louis, et le service du bien commun ont trouvé toute leur expression. Mettons-nous ainsi à la suite d’Henri IV pour offrir aux peuples de France la fameuse poule-au-pot !Dans la situation actuelle, avec le COVID-19, où les personnes de la rue sont encore plus dans le besoin, et avec les encouragements des autorités civiles, ils continuent leur service d’accueil des personnes les plus fragiles pendant la période de confinement, bravo pour ce dévouement !
Les Lys servent le bien commun. »

Pour plus de renseignements sur cette belle œuvre – et éventuellement pour lui adresser des dons pour soutenir son action -, voir > ici

La Poule au pot - Cercle légitimiste de Nîmes

frise lys

B – 26 mars 2020 – Mort de la Princesse Marie-Thérèse de Bourbon-Parme :

Troisième enfant du Prince François-Xavier de Bourbon-Parme et de Madeleine de Bourbon-Busset, née à Paris le 28 juillet 1933, la Princesse Marie-Thérèse de Bourbon-Parme était la filleule de sa tante paternelle l’Impératrice et Reine Zita de Bourbon-Parme (cf. > ici). Célibataire et connue pour des engagements que nous pouvons qualifier de non conformistes qui lui ont parfois valu le surnom de « princesse rouge », la Princesse Marie-Thérèse s’est éteinte à Paris ce 26 mars 2020 dans sa 87ème année : elle est le premier membre d’une famille royale à succomber à l’épidémie de COVID-19.
A l’annonce de sa mort Monseigneur le Prince Louis de Bourbon a publié le 28 mars le communiqué suivant :

« J’apprends avec regret le décès jeudi de ma cousine la Princesse Marie-Thérèse de Bourbon-Parme, atteinte par le covid-19. J’assure sa famille et ses proches de mes prières et de ma sympathie dans ce deuil. »

Princesse Marie-Thérèse de Bourbon-Parme

frise lys

C – 26 mars 2020 au soir – Libération des bénévoles de l’association SOS Chrétiens d’Orient retenus captifs en Irak depuis le 20 janvier :

La belle association SOS Chrétiens d’Orient (que nous avions évoquée > ici) et tous ses amis qui priaient en union avec elle depuis l’enlèvement à Bagdad de trois de ses bénévoles français et de leur accompagnateur irakien, le 20 janvier dernier, a eu la très grande joie d’apprendre, le 26 mars au soir, leur libération. Ce fut une explosion d’action de grâces à Dieu pour cet heureux dénouement.
Le 29 mars, Monseigneur a publié le communiqué suivant :

Grande joie d’avoir appris la libération jeudi des quatre otages de l’association SOS Chrétiens d’Orient enlevés à Bagdad le 20 janvier dernier. La France a déployé tous ses efforts pour parvenir à ce dénouement avec le soutien des autorités irakiennes.
En ces jours de prière intense pour les catholiques et à l’aube de Pâques, n’oublions pas les chrétiens d’Orient et leur espérance obstinée. N’oublions pas ces communautés qui ont pratiquement l’âge du Christ et qui sont très souvent les otages d’une politique qui les dépasse et qui les broie.
Leur courage reste extraordinaire.
Que Saint Louis les protège !

Louis,
Duc d’Anjou

SOS Chrétiens d'Orient

Nous nous permettons de recommander chaleureusement à votre générosité, particulièrement en ces jours où il faut concrétiser nos offrandes de carême, cette association amie.

frise lys

2020-31. « Que l’ampleur de la crise nous ramène vers l’essentiel ! »

Message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon
de jure SMTC le Roi Louis XX

en la fête de Saint Joseph

à l’occasion de l’épidémie qui afflige le monde

St Joseph patron de l'Eglise - église Saint-Joseph de Chambérat 03

« Un péril difficilement maîtrisable et très violent met la maladie et la mort au cœur de l’actualité en surgissant aux portes de nos sociétés. Dans un monde entier touché par le virus, France, Espagne, Italie et à peu près toute l’Europe sont confrontées à une crise sanitaire d’une ampleur majeure et oubliée sur notre continent…
Les victimes sont et seront nombreuses et c’est à elles et à leurs familles que j’exprime d’abord mon soutien et ma sympathie. Je pense aussi aux personnels hospitaliers et médicaux si sollicités comme à toutes les bonnes volontés qui vont se déployer autour des malades et de chacun pour assurer la vie quotidienne, je les en remercie et me joins à la prière des catholiques de France. J’ai aussi une pensée reconnaissante pour tous ceux qui vont avoir à maintenir la sécurité publique dans ces temps difficiles.
Demandons à Dieu que tous les malades puissent bénéficier des soins nécessaires à leur état et que les conséquences de toutes sortes qui vont immanquablement peser sur la société, et sans doute pour un temps assez long, puissent, elles aussi, être contenues.                               

Aujourd’hui il s’agit de faire front avec courage et foi. Un sursaut de la part de tous est nécessaire, il en va du bien commun.
Il n’est plus temps d’incriminer les erreurs du passé, il appartient maintenant d’en tirer les leçons et de rectifier ce qui peut l’être. La nécessité de changements nombreux et fondamentaux s’imposera. L’état providence a trouvé ses limites et n’offre qu’une frontière poreuse au virus ; les visions politiques et économiques à court terme ont démontré leurs faiblesses et leur impuissance. Dans l’immédiat, comme dans tous les moments les plus graves de notre histoire, il va s’agir pour les familles d’assumer leur rôle si fondamental dans notre société. C’est à elles et à leur esprit de responsabilité comme à leur détermination que revient la lourde charge de maintenir.
Pendant que les personnels soignants feront leur devoir, les familles assureront les tâches de soins, de formation spirituelle et intellectuelle. Pères et mères responsables. Les uns et les autres devront s’adapter à de nouvelles formes de travail qu’il faudra en partie improviser sans oublier de développer de nouvelles formes de liens, entre les générations notamment, alors qu’il faut limiter les contacts.
Enfin, pour tous les Français, que l’ampleur de la crise nous ramène vers l’essentiel, le sens des autres et du bien commun, celui de la famille, de la patrie, le sens de Dieu.                            

Je pense profondément que par l’intercession de Saint Joseph, protecteur des foyers, que les catholiques fêtent aujourd’hui, les familles trouveront la force de résister à l’épreuve que nous traversons en maintenant la Foi et l’Espérance.                

Louis de Bourbon,
duc d’Anjou.

Armes de France & Navarre

2020-26. « Votre foi est notre victoire ! »

13 février,
Au diocèse de Viviers, fête de Saint Avit de Vienne.

Sextus Alcimus Ecditius Avitus, en français Avit, né à Vienne vers 450, est issu d’une lignée de haute noblesse gallo-romaine d’origine arverne : il est le fils du sénateur Esychius (qui, vers 475, fut élu archevêque de Vienne à la mort de Saint Mamert), et le petit neveu de l’empereur Aparchus Avitus (455-456).
Avit fut d’abord marié et père de famille mais, veuf à 40 ans, il distribue ses biens aux pauvres et entre au monastère : on ne l’y laissera pas longtemps car en 490 il est élu pour succéder à son père à la tête de l’archidiocèse de Vienne où il demeurera une trentaine d’années environ. Théologien, lettré et poète, Avit fut un pasteur exemplaire. C’est lui qui présida en 517 le concile d’Epaone qui restaura la discipline ecclésiastique. Saint Avit est le frère de Saint Apollinaire, évêque de Valence (qu’il ne faut pas confondre avec Saint Sidoine Apollinaire évêque de Clermont, avec lequel il a aussi des liens de parenté).
Il eut à cœur de lutter contre l’arianisme alors triomphant dans le royaume burgonde auquel appartenait la province ecclésiastique de Vienne : s’il ne parvint pas à convertir le roi Gondebaud, il eut une influence décisive sur le fils de celui-ci, Sigismond, qu’il convertit à la foi de Nicée, et sur sa nièce, Clotilde, future reine des Francs.

Saint Avit mourut un 5 février (peut-être en l’an 518). C’est à ce jour qu’il figure au martyrologe romain.
Toutefois, dans le diocèse de Viviers, jadis suffragant de l’archevêché de Vienne et qui, lors de la suppression de ce siège épiscopal, a hérité de ses paroisses situées sur la rive droite du Rhône, le calendrier traditionnel le fête à la date du 13 février.

Saint Avit - Jörg Breu

Saint Avit de Vienne (œuvre de Jörg Breu).

On cite souvent la formule « votre foi est notre victoire » extraite de la lettre que Saint Avit écrivit au Roi Clovis, empêché qu’il fut alors de se rendre à Reims pour son baptême. Mais qui connaît l’intégralité de cette lettre ? Nous avons donc résolu de vous en donner le texte intégral ci-dessous.

« Les sectateurs de tous schismes se sont efforcés d’envelopper la finesse de votre discernement de l’ombre de leurs discours aux idées changeantes, divergents dans leur multitude, vides de la vérité du christianisme (note 1).Tandis que nous renvoyons ces disputes à l’éternité, tandis que nous réservons au jugement dernier de connaître le bien fondé de chaque opinion, dès à présent a jailli le trait de lumière de la vérité. Car c’est de nos jours que la divine Providence a trouvé un arbitre. En faisant votre choix, c’est pour tous que vous prononcez le jugement ; votre foi est notre victoire (note 2). Dans ces cas-là, d’ordinaire, la plupart des hommes objectent les coutumes nationales et l’observance religieuse de leurs pères, si par hasard ils sont poussés à rechercher la saine croyance par les encouragements des prêtres ou les suggestions de quelque compagnon. Ainsi préfèrent-ils coupablement le respect humain au salut, et, en observant, dans les chaînes de l’incrédulité, un vain respect de leurs ancêtres, avouent-ils en quelque sorte ne savoir quoi choisir ; que leur coupable retenue renonce donc à cette échappatoire après un tel miracle. Vous, ne gardant de toute une lignée d’antique origine que la seule noblesse, vous avez voulu extraire de vous-même, pour votre race, tout ce qui peut rehausser le rang d’une haute naissance. Vous avez des modèles du bien, vous avez voulu être celui du mieux (note 3). 

Vous êtes digne de vos ancêtres puisque vous régnez en ce monde ; vous avez fondé pour vos descendants afin de régner au ciel. Que la Grèce, évidemment, se réjouisse d’un prince de notre loi, mais non plus de ce qu’elle mérite seule la faveur d’un tel don. L’éclat en illumine aussi votre pays, et, du côté de l’occident, resplendit sur le roi la lumière de l’antique étoile du matin (note 4). Elle commença de luire à la bienvenue naissance de notre Sauveur. Que l’onde de la régénération vous dispose donc au salut en ce jour où le monde a reçu le maître du ciel né pour sa rédemption. Que ce jour soit votre anniversaire comme il est celui du Seigneur, le jour où vous êtes né au Christ, le jour où le Christ est né au monde, le jour où vous avez consacré votre âme à Dieu, votre vie aux hommes d’aujourd’hui, votre gloire à la postérité. Que dire donc de cette très glorieuse solennité de votre régénération ? Si, je ne me suis pas rendu personnellement à ses offices, je n’ai pourtant pas manqué de communier à ses joies, dès le moment où la bonté divine a envoyé cette grâce à vos pays et que, avant votre baptême, nous est parvenue la nouvelle de la très-sublime humilité avec laquelle vous faisiez profession de catéchumène ; en suite de quoi, après cette attente, la nuit sainte nous a trouvé sans inquiétude à votre sujet. Car nous parlions et nous discutions entre nous de l’événement, tandis qu’une troupe nombreuse d’évêques assemblés, ranimait les membres royaux avec les eaux de vie, dans la pompe du service divin, tandis que se courbait devant les serviteurs de Dieu cette tête terrible aux nations, tandis que, grandi sous un casque de cheveux, vous assumiez le casque du salut, l’onction sacrée, tandis que, ayant un instant déposé la protection des cuirasses, vos membres immaculés resplendissaient de la blancheur immaculée des vêtements (note 5). Elle fera, comme vous le croyez, ô le plus heureux des rois, elle fera dis-je, cette faiblesse de vos vêtements, que dorénavant s’accroisse la force de vos armes ; et tout ce qui avait fait jusqu’à présent la chance, c’est à la sainteté que vous le devez désormais. Je voudrais bien attacher à vos louanges quelque exhortation, si quelque chose échappait à votre science ou à votre attention (note 6). Mais faut-il que nous prêchions dans ses détails la foi, que vous avez aperçue sans prédicateur et sans exposé complet ? Ou peut-être l’humilité, que vous nous avez déjà manifestée par attachement et que vous nous devez désormais par votre profession de foi ? Ou bien la miséricorde qu’un peuple encore récemment captif, délivré par vous, manifeste au monde par sa joie, à Dieu par ses larmes ? (note 7) Il n’y a qu’une chose que nous désirions voir s’accroître, puisque, par vous, Dieu va faire votre nation toute sienne, répandez aussi, du trésor de votre cœur, des semences de foi vers les peuples d’au-delà, encore fixés dans l’ignorance naturelle et que n’ont pas corrompus les germes des fausses doctrines. N’ayez ni honte ni regret, même en envoyant des ambassades à ce sujet, de construire l’édifice du Dieu qui a tant élevé le vôtre » (note 8).  

Baptême de Clovis

Saint Avit, archevêque d’une métropole située à l’intérieur du royaume burgonde dont le roi arien Gondebaud était ennemi de Clovis, ne put se rendre au baptême de ce dernier, comme le firent de nombreux évêques gallo-romains, et c’est pourquoi il lui adressa cette lettre demeurée fameuse.

Notes : 

[1] « Les sectateurs de tous schismes se sont efforcés d’envelopper la finesse de votre discernement de l’ombre… » : Saint Avit fait allusion à toutes les manœuvres par lesquelles les hérétiques ariens ont essayé d’empêcher la conversion de Clovis à la foi de Nicée.

[2] « En faisant votre choix, c’est pour tous que vous prononcez le jugement ; votre foi est notre victoire » : Saint Avit note ici l’importance de la conversion de Clovis, dont la situation de roi et de fils de l’Eglise romaine fait désormais un arbitre dans les Gaules : c’est lui qui tranchera en cas de litige entre les diverses communautés, et il tranchera selon sa foi, la foi catholique. Ainsi la conversion de Clovis à la foi nicéenne est-elle la victoire de l’épiscopat catholique.

[3] Se réfugiant dans le respect des coutumes ancestrales, le roi burgonde Gondebaud ainsi que les autres rois ariens rejetaient toute idée de conversion. Le miracle de la conversion du roi païen des Francs saliens balaie les croyances païennes ou hérétiques et fait des autres souverains qui se partagent alors les terres de l’Empire d’Occident des coupables, puisqu’ils résistent à la grâce.

[4] Il est le premier roi germanique converti au catholicisme. Digne de ses ancêtres, car il règne, il offre par sa conversion le royaume de Dieu à ses descendants.

[5] Avit fait allusion à la cérémonie même du baptême qui eut lieu le jour de Noël. Toute la cérémonie est évoquée : le roi comme catéchumène (candidat au baptême), les eaux de la vie (le baptême d’eau), l’onction sainte (l’onction du saint Chrême, qui n’a rien à voir avec le sacre royal), la blancheur des vêtements (les vêtements blancs dont sont revêtus les nouveaux baptisés).

[6]  Le royaume, dirigé jusqu’alors sans ligne directrice, sans autre objectif que l’intérêt immédiat du roi, trouve à travers le baptême de celui-ci le chemin qui conduira son peuple au salut. Un lien est créé avec le Dieu chrétien, par la foi.

 [7] Avit fait probablement allusion à la libération des prisonniers de guerre gallo-romains auxquels Clovis a rendu la liberté. Mais cela peut aussi s’entendre plus largement du sentiment de libération éprouvé par tous les gallo-romains, catholiques, qui, se trouvant sous la domination de rois ariens ou païens, saluent la conversion du Roi des Francs (et ses victoires sur les rois ariens) comme une libération.

[8] Saint Avit invite Clovis à un véritable travail missionnaire : il lui suggère d’œuvrer à la conversion des peuples païens « les peuples d’au-delà, » en dehors de ceux qui sont corrompus par les fausses doctrines (arianisme). C’est une vue prophétique de l’œuvre missionnaire des Rois Francs.

Saint Avit entre Saint Mamert et Saint Apollinaire

Saint Avit de Vienne, représenté entre Saint Mamert et Saint Sidoine Apollinaire

2020-25. 13 & 14 février 1820 : Monseigneur le duc de Berry n’est plus !

- 13 & 14 février 1820 -

Duc de Berry en 1820 par Jean-François Thuaire

Charles Ferdinand d’Artois, duc de Berry (1778-1820)
Portrait réalisé en 1820 par Jean-François Thuaire
(musée Carnavalet)

frise lys deuil

Nous avons choisi de respecter scrupuleusement la graphie de l’époque en reproduisant ci-dessous un article relatant l’assassinat de Charles-Ferdinand d’Artois, duc de Berry, au soir du 13 février 1820, et sa pieuse mort au matin du 14 février.

« Un attentat épouvantable a jeté dans les cœurs la consternation et l’effroi : Mgr le duc de Berry n’est plus ! il a péri victime d’un horrible assassinat. Dimanche dernier, ce prince avoit assisté au spectacle. Sur les onze heures et demie, il étoit descendu avec Mme la duchesse de Berry, et la princesse étoit déjà montée en voiture, lorsqu’un scélérat saisit le duc par derrière, et passant la main par-dessus son épaule, lui enfonce, au-dessous du sein, un instrument long et aigu appelé tire-point. Le monstre se nomme Pierre-Joseph Louvel (note *), employé aux selleries même du Roi ; il avoit été soldat du train de l’artillerie de la garde sous Buonaparte, et il avoit fait, dit-on, le voyage de l’île d’Elbe. Le prince se sentit frappé, et arracha lui-même le fer que l’assassin avoit laissé en fuyant ; on le porta à l’instant dans une pièce attenante à la salle du spectacle, et des gens de l’art furent appelés ; la famille royale accourut. Le malheureux prince ne se dissimula point son état, et pendant qu’on lui prodiguoit tous les secours, il demanda sa Fille et M. de Latil, premier aumônier de Monsieur. Le prélat accourut, et reçut la confession du prince, qui y ajouta l’aveu public des fautes qui pesoient le plus à sa conscience ; il en demanda pardon à Dieu et aux hommes de la manière la plus touchante. M. le curé de Saint-Roch fut appelé, et administra au prince les derniers sacrements. Dans le peu d’heures qui s’écoulèrent, le duc montra le même calme ; pas la moindre plainte ; il déclara pardonner à son assassin, et recommanda au Roi les objets de ses affections.
Autour de son lit, une épouse éplorée, un père, un frère, une sœur, se livroient tour à tour à la douleur et à l’espérance. Sur les cinq heures le Roi arriva, car on n’avoit averti S.M. qu’à la dernière extrémité. Elle put entendre encore les dernières paroles du prince, qui lui recommanda Mme la duchesse et sa fille, et demanda le pardon du coupable. Il expira vers six heures ; on l’a transporté dans les appartemens du gouverneur du Louvre.
L’assassin avoit fui ; il a été arrêté sous l’arcade Colbert, et a déclaré, dès les premiers momens qu’il avoit voulu délivrer la France de ses plus cruels ennemis ; que les Bourbons étoient des tyrans ; et qu’il avoit exprès porté ses premiers coups à celui qui pouvoit perpétuer la famille. Le monstre a parlé de ses opinions, et n’a témoigné ni émotion ni repentir.
Cet affreux événement, appris le matin dans Paris, a glacé tout le monde. Les tribunaux ont vaqué, les divertissemens publics et particuliers ont été contremandés. Le peuple paroissoit pénétré d’horreur de cet attentat. On dit pourtant que des cris séditieux se sont fait entendre, et qu’une joie mal dissimulée a paru sur quelques figures. Puisse du moins cet horrible résultat des plus perverses doctrines convaincre de la nécessité d’en réprimer les auteurs ! On voit assez d’où part le coup, et de quoi sont capables les suppôts du fanatisme. Laissera-t-on toujours abuser le peuple par de coupables déclamations ? Telle est la pensée qui a frappé tous les hommes sages, au milieu des premiers mouvemens de leur profonde et juste douleur. »

Annonce de l’assassinat du duc de Berry
dans « L’Ami de la Religion et du Roi »
Tome vingt-troisième (1820), pp.30-31

Note * : « L’Ami de la Religion et du Roi » dans ce premier compte-rendu de l’assassinat du duc de Berry donne les prénoms de Pierre-Joseph à Louvel. En réalité, il se prénommait Louis-Pierre.

Les derniers moments du duc de Berry

Les derniers moments du duc de Berry, entouré par toute la famille royale
toile d’Alexandre Menjaud (1773-1832)

frise lys deuil

Publié dans:Memento, Vexilla Regis |on 12 février, 2020 |1 Commentaire »

2020-24. « Que la Très Sainte Vierge continue à veiller sur nous et la France.»

Ce 10 février 2020 en fin d’après-midi, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux le message suivant, pour commémorer l’anniversaire de l’Edit de Saint-Germain (10 février 1638) cf. ici, dans lequel son ancêtre SM le Roi Louis XIII rendait publique la consécration qu’il avait faite de la France à Notre-Dame.
Notre Souverain légitime a accompagné son message de l’illustration suivante.

Vœu de Louis XIII à Notre-Dame de Paris

Monument du Vœu de Louis XIII à Notre-Dame de Paris

« En ce jour anniversaire de la consécration solennelle de la France à Marie par mon aïeul Louis XIII, je formule à nouveau ma confiance en l’avenir de la France.
L’avenir repose dans les mains des couples qui mettent leur espoir dans leurs enfants et dans la chaîne de la vie ; l’avenir repose dans les entrepreneurs animés par le souci du bien commun, l’avenir repose sur tous ceux qui défendent le pays à ses frontières plus ou moins lointaines ; tout repose sur ceux qui préfèrent leurs devoirs aux seuls droits ; tout repose sur ceux qui croient en l’homme, enfant de Dieu et dans le bien commun.
Que la Très Sainte Vierge continue à veiller sur nous et la France. »

Armes de France & Navarre

2020-16. Adresse de Louis XX aux Français.

Mardi 28 janvier 2020,
Fête de Saint Charlemagne (cf. > ici et > ici).

En cette fête de Saint Charlemagne, le magazine « Valeurs Actuelles » (cf. > ici) a rendu publique une adresse de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, à tous les Français, à l’occasion des vœux pour l’année 2020.
C’est un long message, profond et lucide qui requiert une grande attention et demande d’être lu, relu et médité.

Vœux Louis XX 28 janvier 2020

Mes Chers Compatriotes,

En ce début de l’année 2020, présenter des vœux n’est pas simple. Nous aimerions parler accomplissement, prospérité, bonheur, mais nous nous adressons à un pays confronté à une crise profonde. Elle est morale et matérielle. Tant de menaces extérieures comme intérieures pèsent sur la France. Confronté à cette situation et à une certaine inertie d’un pouvoir qui a déjà abdiqué et refuse d’affronter les problèmes, le devoir du successeur légitime des Rois de France est de s’exprimer. Tel est me semble-t-il le devoir des dynastes ! Simplement faire preuve de courage et de réalisme.

Je sais les Français malheureux dans un pays très largement découragé et pessimiste. Le Pays connait une crise profonde qui s’amplifie d’année en année et a pris, depuis plus d’un an, une tournure plus radicale avec la mobilisation populaire qui ne faiblit pas. Elle est fondée non pas sur des revendications d’intérêts individuels ou de classe, mais sur un appauvrissement général, un recul de la qualité de la vie et une angoisse pour l’avenir dans les grandes agglomérations comme dans les campagnes. Ainsi, le pays qui attendait beaucoup de l’Europe ou de la mondialisation des échanges, connaît désillusions et déceptions devant une situation qui ne cesse de se détériorer, d’où son trouble et son inquiétude pour l’avenir. Soyons reconnaissants envers ceux qui continuent, vaille que vaille, à entreprendre et à innover pour tenter de maintenir la France dans le concert des grandes puissances ; à ceux qui assurent les services publics dans des conditions toujours plus difficiles comme le constatent pompiers, médecins ou policiers ; aux familles qui ne désespèrent pas et assurent la relève démographique et aux derniers gardiens de notre souveraineté qui veillent aux frontières au prix parfois du sacrifice de leur vie. A tous ceux-là j’adresse des vœux les plus sincères pour 2020 en leur disant combien ce qu’ils font est juste et doit être encouragé. Mais au-delà de cette avant-garde, il faut penser à relever la France.

Résidant au-delà des frontières, à cheval sur deux continents, j’ai le recul nécessaire pour me pencher sur la situation de la France. Cela me permet d’aborder l’avenir sereinement et, malgré tout, avec optimisme. Les siècles d’histoire sur lesquels la tradition que j’incarne repose, permettent d’identifier certains des ressorts qui actuellement manquent cruellement au pays.

Depuis des années la France s’est engourdie et s’est laissé bercer par des idées qui l’éloignent du réel. Pourtant on ne peut ni oublier ni gommer les réalités comme si elles n’existaient pas. Le réel est plus fort que les idéologies car il est la vie. La vie quotidienne de tout un chacun ; la vie familiale ; la vie qu’il faut transmettre car sinon c’est la mort qui gagne. Or les Français veulent vivre et transmettre car ils savent, au fond d’eux-mêmes, qu’ils sont les héritiers d’une histoire millénaire à poursuivre. Ils savent qu’au-delà des apparences, le pays a encore un patrimoine spirituel et moral et des richesses à apporter au monde. Cela passe par la redécouverte des valeurs. Le mot a été bien galvaudé ces derniers temps. Quand je parle de valeurs il s’agit de celles qui ont fait la France, portées par quinze siècles de royauté, les valeurs que sont le sens du travail, de l’effort, du bien commun, de la morale et du sacrifice s’il le faut. Valeurs issues du christianisme et de l’héritage de la pensée gréco-latine. Celles de la civilisation française et européenne. Non pas celles inspirées d’idéologies aussi fausses que perverses qui sous-tendent les reniements, les repentances, l’abandon des traditions et la destruction des Institutions. Les Français ne s’y trompent pas et ne se reconnaissent plus dans un pouvoir qui déconstruit au lieu de bâtir. Les Français aspirent à un changement, à une rupture avec des décennies de politiques fatales et mortifères.

Rompre, c’est redonner du sens à l’existence en revenant aux fondamentaux. Le premier demeure la place reconnue à la vie naturelle, de la conception à la mort, car tel est le fondement anthropologique sur lequel repose notre  société; le second de ces fondamentaux, c’est  le bien commun. Il est le guide qui indique à chacun ce qu’il doit faire. Du plus humble au plus puissant. Est-ce que mon action apporte quelque chose à la société et notamment aux plus faibles ? Est-ce qu’elle la fait progresser ? Est-elle morale ?

Or ces fondamentaux n’ont pas perdu de leur nécessité ni de leur utilité pour organiser la société civile. Bien au contraire ! Il s’agit de leur redonner leur place dans la vie sociale. Dès lors la sphère du politique s’éclairera d’un jour nouveau et la société pourra y puiser les forces nécessaires pour progresser et améliorer la vie des uns et des autres. Les grandes espérances qui manquent tant actuellement, renaîtront. Croire en l’avenir pour le reconstruire en donnant toute sa place à l’enfant, en lui donnant une éducation basée sur la transmission, visant à l’élever et à en faire un adulte à la fois instruit et responsable. Croire en l’avenir en garantissant aux plus anciens qu’ils seront assurés de trouver des conditions décentes d’existence, juste retour de leur vie de labeur, puis toute l’assistance et la compassion qu’ils peuvent espérer pour leur fin de vie.

Le bien commun est quant à lui le contraire de l’individualisme forcené dans lequel la société s’est abîmée depuis une cinquantaine d’années. Parti des fausses prémisses du bonheur confondu avec la seule consommation, il s’est perdu dans une société déréglée qui, n’ayant plus de finalité, ne sait plus produire que déchets et nuisances, pollutions et expériences contre-nature. Heureusement nous sentons une remise en cause de cette spirale du mal. Appuyée sur l’Evangile, l’Eglise a ouvert une réflexion nouvelle reposant sur la nature, fille de la création divine et donc inscrite, avec l’homme et pour l’homme, dans le plan de Dieu. Son audience s’élargit et les veilleurs conscients deviennent plus nombreux.

Ainsi des ferments pour une société meilleure existent. Il appartient à ceux qui en font déjà les moteurs de leur action de mieux les faire connaître. L’avenir repose dans les mains des jeunes couples qui ne désespèrent pas et mettent leur espoir dans leurs enfants et dans la chaîne de la vie ; l’avenir repose dans les jeunes entrepreneurs animés par le souci du bien commun, qui mettent leurs talents, leur savoir, leur énergie, leurs capitaux, au service des entreprises qu’ils créent ; tout repose sur ceux qui préfèrent leurs devoirs aux seuls droits ; tout repose sur ceux qui croient en l’homme, enfant de Dieu et dans le bien commun.

Voyez-vous, Chers compatriotes, j’ai confiance en l’avenir de la France, car même blessée, elle a du ressort, celui des Français héritiers de siècles d’histoire. Il y a une longue route à parcourir encore une fois retrouvé  le sens de ses traditions. Tels sont les vœux que je forme, en ce début d’année 2020, pour tous les Français. Que Saint Louis et Sainte Jeanne d’Arc continuent à veiller sur nous et la France.

Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

grandes armes de France

Publié dans:Vexilla Regis |on 28 janvier, 2020 |7 Commentaires »

2020-14. Pèlerinage à Domremy à l’occasion du centenaire de la canonisation de Sainte Jeanne d’Arc.

Pèlerinage Donremy mai 2020 - 1

Dans le message qu’il a délivré ce 19 janvier 2020 à l’occasion de la Messe commémorative célébrée à la Chapelle Expiatoire à Paris (cf. > ici), notre Souverain légitime a terminé en nous souhaitant « une bonne et sainte année 2020 sous la protection de Sainte-Jeanne d’Arc. »

C’est qu’en effet, cette année 2020 est celle du centenaire de la canonisation de celle dont on ne redira jamais assez que plutôt que « la sainte de la patrie » – ainsi qu’a voulu la récupérer une certaine phraséologie à tendance nationaliste – Sainte Jeanne d’Arc est avant tout la sainte de la Légitimité, puisque son rôle premier et principal a été de faire reconnaître la légitimité d’un prince qui en avait lui-même douté et, en conséquence de cette légitimité, de l’amener à recevoir son « digne sacre ». Ses victoires militaires ne furent que les preuves tangibles de cette mission que lui confia le Roi du Ciel.

Il importe donc de prier et d’invoquer Sainte Jeanne d’Arc avec une ferveur renouvelée tout au long de cette année.
Voilà pourquoi, l’Ordre de Saint Remi organise un pèlerinage à Domremy au jour même du centenaire de la canonisation de Jeanne. Vous en trouverez ci-dessous le programme et les indications.

Pèlerinage Donremy mai 2020 - 2

Renseignements et inscriptions : ordredesaintremi@gmail.com

Blason de Sainte Jeanne d'Arc

2020-13. « Le roi très chrétien, le fils aîné de l’Église, avait comme objectif d’assurer le bien commun de ses peuples et le salut des âmes. Voilà en quelques mots, résumé, le programme des Rois.»

Dimanche 19 janvier 2020,
2ème dimanche après l’Epiphanie ;
19ème anniversaire du rappel à Dieu de Gustave Thibon (cf. > ici).

A l’occasion de la Sainte Messe commémorative de la mort de SMTC le Roi Louis XVI, célébrée comme de coutume le dimanche le plus proche du 21 janvier à la Chapelle Expiatoire, et du déjeuner qui a suivi, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a lu le message suivant.

Louis de Bourbon 19 janvier 2020

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX,
à la Chapelle Expiatoire, ce dimanche 19 janvier 2020

Chers Amis,

Avant de commencer mon message, permettez-moi de dire quelques mots à la mémoire de M. le duc de Bauffremont qui vient de nous quitter. Durant plus de soixante ans il s’est consacré, corps et âme, à la cause de la royauté légitime. Il a été au côté de mon grand-père, puis de mon père et depuis 1989 auprès de moi, j’ai pu constater combien sa fidélité était à toute épreuve. Il savait braver les tempêtes et assurer la continuité de l’action. La cause de la monarchie lui doit beaucoup à travers tout le travail qu’il a accompli. Je redis à ses enfants et à toute sa famille, combien ma peine a été profonde en apprenant l’élévation au ciel, de celui qui ne pouvait concevoir le service du roi sans celui vis-à-vis de Dieu. Qu’il repose en paix et demeure dans vos prières à vous qui savez aussi être fidèles.

Une nouvelle fois, merci de votre fidélité. Elle trouve sa source dans le souvenir du Roi Martyr et se développe dans l’espérance que vous mettez en l’avenir de notre Pays.

La France, comme en 1793, parait de nos jours bien malade. Depuis des années une crise la ronge en la faisant douter d’elle-même puisque chaque jour on l’appelle au reniement. Il faudrait qu’elle oublie les gloires de son passé, qu’elle oublie la grandeur de son histoire ? Elle se devrait d’être en repentance ? Mais de quelle repentance pourrait-il s’agir ?

Regardons le règne de Louis XVI qui, à lui seul, synthétise tous ceux qui l’ont précédé. Pour la gloire et la grandeur du pays, mises à mal par le Traité de Paris, il a su, mettre un frein à la puissance anglaise, en privant la couronne britannique de ses colonies américaines et en créant le port moderne de Cherbourg ; en matière de « justice sociale » expression qu’il fut le premier à utiliser, Louis XVI prôna la réforme fiscale ; pour tenir compte des évolutions de son temps il reconnut des droits aux Protestants et aux Juifs ; dans le domaine scientifique, il encouragea les recherches les plus novatrices de l’aérostation à la machine à vapeur et à l’expédition de La Pérouse ; pour améliorer les conditions de vie des « exclus sociaux » du temps il soutint les œuvres en faveur des sourds-muets et des aveugles. Oui, son règne a été grand notamment par ses innovations. Il le fut car il était animé par la promesse qu’il avait faite lors de son sacre, celle du décalogue. Le roi très chrétien, le fils aîné de l’Église, avait comme objectif d’assurer le bien commun de ses peuples et le salut des âmes. Voilà en quelques mots, résumé, le programme des Rois. Cela ne vaut-il pas mieux que toutes les explications peu crédibles et tentatives peu convaincantes tant elles sont loin des réalités, de nos gouvernants contemporains.

Le testament de Louis XVI, relu après la messe, est empreint de Vérité, Vérité absente du langage politique actuel, ni vrai ni juste. L’ensemble du Testament reflète ainsi cette humilité du Roi qui ne cherche nullement à se justifier devant les hommes, mais s’en remet à Dieu, vrai souverain et vrai juge. Ne pas se tromper de valeur et rester en cohérence avec sa conscience. Ainsi, le premier reproche à adresser à la révolution et à la république naissante, est d’avoir inversé le sens des mots. La Liberté a supprimé les libertés ; la société ancienne reposant sur les solidarités a été peu à peu sacrifiée à tous les égoïsmes et à l’individualisme alors même qu’étaient prônées l’égalité et la fraternité. Deux siècles après Louis XVI, la société n’a jamais été aussi éclatée. Elle est à reconstruire !

Alors, continuons à honorer la mémoire du Roy-Martyr, et sachons pour l’époque dans laquelle nous vivons, en retirer toutes les leçons. Sachons, nous aussi, concilier la tradition et le progrès. Sachons donner du sens à nos actions. Comme Louis XVI pensons à nos compatriotes et sachons par ce que nous portons et représentons leur redonner espoir et leur rappeler les principes qui doivent régir la société humaine. Nous ne devons pas être des nostalgiques d’un ordre ancien qui ne reviendra pas, mais, au contraire, nous devons être les artisans d’un monde nouveau qui attend beaucoup de l’exemple de ce que fut la royauté française et ses réussites. Si l’histoire ne se reproduit pas, en revanche, elle peut apporter des recettes. Les deux principales qu’il faut retenir en ce début d’année sont la place centrale reconnue à l’homme de la naissance à ses fins dernières et le sens du Bien commun. Disons non à toutes les manipulations et travestissements de la vie naturelle. Disons non à la société individualiste et à ses excès depuis qu’elle a perdu le sens des autres tout en proclamant le contraire. Disons non au mensonge.

Cela c’est à chacun de nous qu’il appartient de le faire. Il faut savoir s’engager dans nos vies professionnelles et familiales. La société ne se réformera que si nous savons, les uns et les autres prendre nos responsabilités et, pour les chrétiens, être fidèles aux promesses de notre baptême. N’est-ce pas le symbole du sacrifice de Louis XVI, il faut savoir dire non si nécessaire quand notre conscience nous le demande.

Au-delà de ce message, je souhaite, malgré les nuages amoncelés sur nos têtes, à vous tous, à vos familles, vos proches, une bonne et sainte année 2020 sous la protection de Sainte-Jeanne d’Arc.

Louis,
Duc d’Anjou

 grandes armes de France

2020-10. Samedi 18 janvier 2020 : Messe commémorative de la mort du Roi-Martyr.

annonce Messe de Requiem Louis XVI Montélimar 2020

Le Cercle Légitimiste du Dauphiné « Crillon le Brave » et le Cercle Légitimiste du Vivarais « abbé Claude Allier », vous encouragent à venir nombreux, ou à défaut à vous unir par la prière, à cette cérémonie qui constitue toujours un moment important en lequel s’exprime d’une manière suréminente notre devoir de fidélité filiale, en même temps qu’il est une protestation surnaturelle contre l’abomination révolutionnaire.

Chapelle Notre-Dame de la Rose
36 Avenue Saint-Martin
26200 Montélimar

Fleur de Lys

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