Archive pour la catégorie 'Vexilla Regis'

2026-113. Rendez-vous légitimiste : mardi 14 juillet 2026.

Journée contrerévolutionnaire

et légitimiste

au Mesnil-Marie

Mardi 14 juillet 2026

Drapeau fleurdelysé avec citation

   La Fédération Rhodanienne Légitimiste invite les adhérents des Cercles qui la composent ainsi que les sympathisants de la cause légitimiste à marquer le 14 juillet autrement : elle organise donc une journée contrerévolutionnaire, qui, pour cette année 2026, se tiendra dans le cadre du Mesnil-Marie, à Saint-Martial (07310).

   Le programme détaillé en sera communiqué personnellement aux personnes intéressées : nous mentionnons seulement ici que cette journée sera composée de temps spirituels et d’enseignements, et également de moments d’échanges.

Renseignements : fede.legi.rhod@gmail.com

Lys de la Madone

2026-111. « Je ne veux pas voir se désagréger la France que nous ont laissée nos rois ».

Jeudi soir 11 juin 2026,
Anniversaire du Sacre de Louis XVI (11 juin 1775).

Armes de France & Navarre

       Ce jeudi 11 juin 2026, alors que nous étions entré dans la si belle et si importante fête du Sacré-Cœur de Jésus, puisque les premières vêpres en étaient achevées, Monseigneur le Prince Louis de Boubon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX a annoncé sur les réseaux sociaux la parution dans les pages du Figaro (cf. > ici), d’une tribune intitulée «Saint-Denis n’est pas le symbole de la nouvelle France !», dans laquelle, s’insurgeant avec vigueur contre l’instrumentalisation de la ville de Saint-Denis, orchestrée par un parti révolutionnaire dont le tribun aboie – à l’occasion – pour exalter Robespierre, notre Souverain légitime « remet quelques pendules à l’heure » et rappelle le caractère unificateur de la royauté capétienne traditionnelle.

   Ce texte est vraiment un magnifique cadeau que nous fait notre Roi en cette fête du divin Cœur de Jésus !

   Voici tout d’abord le texte publié par Sa Majesté sur les réseaux sociaux pour inviter à lire sa tribune :

   « Alors que l’orage de la partition gronde en France, je souhaite réaffirmer la source d’unité qu’a pu être et que pourrait redevenir la monarchie. En ces temps de trouble, l’histoire millénaire de la France ne doit pas être un motif de nous diviser, mais au contraire de nous retrouver.

   Dans les colonnes du Figaro je rappelle que la monarchie a agrégé pendant des siècles des régions, des principautés, des États et des îles dont les langues, les traditions et les coutumes lui étaient différentes.
L’œuvre d’unification se pensait en générations entières et non en mandature éphémère.
Les rois ont mis un point d’honneur à respecter les identités sans pour autant renoncer à exercer leur souveraineté pleine et entière.
Les différences et l’altérité n’ont jamais été source de peur pour les rois de France. Elles étaient garanties tant qu’elles ne constituaient pas une concurrence pour l’État, et tant qu’elles ne nuisaient pas à la tranquillité publique et à la paix sociale ».

Louis XX à Aix-en-Provence mai 2026

Sa Majesté le Roi lors de son récent
déplacement en Provence (mai 2026)

Et maintenant, voici l’intégralité du texte de la tribune de Sa Majesté dans Le Figaro :

       « Saint-Denis, la ville des rois morts et du peuple vivant. » C’est une phrase devenue à la mode. En un sens, elle n’est pas fausse. La nécropole des souverains qui ont fait la France est au cœur d’un des départements les plus jeunes du pays, un des derniers qui tire la démographie française vers le haut. Le contraste est saisissant. Comme si cette terre était rendue plus fertile grâce à un terreau sacré.
Quelle chance pour le peuple de Seine-Saint-Denis que de vivre à l’ombre d’un des monuments les plus emblématiques de notre histoire. Car en effet, ce mausolée abrite les dépouilles de ceux qui, patiemment, ont bâti notre pays. Ils lui ont donné sa forme, un espace géographique – un des plus beaux qui soit – mais aussi une âme. Une âme que le monde entier nous a enviée, faite d’honneur, de justice et d’élégance.
Cette longue histoire et cette construction millénaire se rappellent à nous chaque année. Ainsi, nous célébrons en 2026 les 800 ans du sacre de Saint Louis, roi du peuple s’il en est. S’occupant des malades et des pauvres, soucieux de faire appliquer une bonne justice pour tous, désireux de la paix avec les États voisins. Cela serait un beau programme de gouvernement pour la France du XXIe siècle. Justice sociale, souci des plus petits et des plus faibles, paix dans le monde.
Bien sûr nous pouvons aussi faire le choix de la division. De dresser une France contre l’autre. De souhaiter l’avènement d’une nouvelle contre une ancienne. De fracturer la population française en autant de peuples irréconciliables. Si nous aimons la fureur et le fracas, si nous aimons mieux déconstruire que bâtir, si nous voulons briser l’âme de notre pays et partant son peuple, alors nous pouvons suivre ces sirènes. Mais je ne saurai m’y résoudre. Ni pour la France, ni pour les Français.
Je ne veux pas renvoyer dos à dos notre histoire millénaire et le peuple vivant de 2026. Je ne veux pas prendre l’un pour écraser l’autre.

   En tant qu’aîné des Capétiens, je veux rappeler l’héritage de ma tradition politique : c’est celle d’une royauté qui, œuvrant pendant plus de 800 ans, a constitué sans se hâter notre territoire national. Elle a agrégé pendant des siècles des régions, des principautés, des États et des îles dont les langues, les traditions et les coutumes lui étaient différentes. L’œuvre d’unification se pensait en générations entières et non en mandature éphémère.
Bien entendu, tensions et violences ont existé dans ce processus mais les rois ont mis un point d’honneur à respecter les identités sans pour autant renoncer à exercer leur souveraineté pleine et entière. Les différences et l’altérité n’ont jamais été source de peur pour les rois de France. Elles étaient assumées et unifiées dans la personne royale. Elles étaient garanties tant qu’elles ne constituaient pas une concurrence pour l’État, et tant qu’elles ne nuisaient pas à la tranquillité publique et à la paix sociale.
Nous avons oublié que la détention de l’autorité et l’exercice du pouvoir impliquent forcément un respect mutuel entre celui qui la détient et qui l’exerce et celui sur lequel ils s’appliquent. L’un et l’autre ne sont pas négociables. Cela détermine à terme la cohérence politique et sociale de notre Patrie.

   Soyons intraitables avec ceux qui veulent former un État dans l’État comme nous devons l’être avec ceux qui souhaitent un égalitarisme stérile qui penserait masquer des différences pourtant nécessaires à l’épanouissement d’une société. Puisons dans notre histoire des enseignements féconds plutôt que de vouloir la brocarder. Faisons-la aimer dans ce qu’elle a d’aimable aux populations qui l’ignorent.
Il ne saurait y avoir de nouvelle France. Il y a encore et toujours ce même pays qui évolue, qui se renforce ou qui s’affaiblit, qui se divise ou qui s’unifie, qui s’enrichit ou qui s’appauvrit au gré des âges. Notre passé européen nous renseigne qu’aucune nation n’est éternelle. La nôtre pas plus qu’une autre. Alors ne provoquons pas sa sortie de route de l’histoire. Continuons à la faire vivre. Apprenons à trouver des repères unificateurs, inscrivons-nous dans le temps long d’une réelle continuité.

   A Saint-Denis, en effet mes ancêtres capétiens, mais également mérovingiens et carolingiens sont bel et bien morts. 1500 ans d’histoire reposent dans le calme. Mais quelque part leur action est encore vivante à travers la France contemporaine. Et je désire au plus profond de moi-même que leur exemple, leur figure et leur action continuent à être de puissants ressorts fédérateurs.
Le peuple vivant de la France de 2026, c’est-à-dire l’ensemble de la population française sans exception, ne saurait vivre malgré eux voire en opposition à eux.
Les Français établis de longue date comme les plus récemment arrivés sont et doivent être les fils spirituels de notre histoire et de nos rois. Les premiers sont parfois oublieux de leur passé en raison des carences éducatives dramatiques de notre système d’instruction ; les seconds sont maintenus dans un état d’ignorance coupable voire même de mensonges et d’exagérations criminels. Nous ne donnons plus les clés nécessaires pour comprendre, accepter et intégrer notre histoire. Les uns la négligent, les autres ne la connaissent pas ou la détestent. Quant à ceux qui considèrent la France comme une identité secondaire, voire administrative, ils ne comprennent décidément pas ce qu’est la France et doivent en tirer les conséquences.
Il est grand temps de réparer toutes ces inconséquences.
Il est grand temps d’arrêter de souffler sur les braises de la division qui ne demandent qu’à s’enflammer.

   En tant que Chef de la Maison de Bourbon, j’aspire à incarner une forme de continuité, un repère dans lequel tous puissent se retrouver.
A l’ombre d’une Couronne unificatrice, transcendance et subsidiarité peuvent se conjuguer. Verticalité et autonomies locales peuvent coexister. Retrouvons le goût des différences qui se complètent et qui ne s’opposent pas, le goût de la continuité historique, le goût de la paix entre les différents corps sociaux.
Je ne veux pas voir se désagréger la France que nous ont laissée nos rois. Je veux qu’elle affronte les difficultés du temps, groupée autour d’un dénominateur commun, et qu’elle surmonte cette crise sociale, économique et identitaire. La monarchie peut être le creuset du peuple vivant de demain qui ne continuera à exister que s’il prend appui sur le peuple mort, celui de l’ensemble de nos ancêtres qui nous ont transmis ce pays, sa langue, ses coutumes et sa douceur de vivre.

   Mes ancêtres les rois Henri IV et Louis XVIII, après les affres de guerres civiles qui avaient tant divisé les Français, ont chacun établi leur règne sur deux mots : paix et unité. Deux cents ans après le dernier, leur successeur n’a pas d’autre souhait pour la France.

   Que Saint Louis, modèle des gouvernants, protège notre pays de la division, et garantisse la paix à notre temps.

Basilique de Saint-Denys simulation de la façade restituée

La basilique-nécropole royale de Saint-Denis
avec sa tour nord reconstruite
telle que nous espérons la voir bientôt.

2026-104. Visite royale à Aix-en-Provence.

Vendredi 29 mai 2026,
Vendredi des Quatre-Temps d’été ;
Mémoire de Sainte Marie-Madeleine de’Pazzi, vierge.

       Ce vendredi 29 mai en fin de journée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a rendu public sur les réseaux sociaux le rapide compte-rendu d’une visite qu’Il vient d’accomplir à Aix-en-Provence, dans les termes suivants :

Aix en Pce 29 mai 2 - blogue

   « J’ai eu la joie de découvrir la superbe ville d’Aix-en-Provence et ses environs, avec un accueil très chaleureux de Sophie Joissans, maire de la ville, avec qui j’ai pu m’entretenir longuement pour connaître et comprendre les enjeux auxquels est confrontée sa commune.

   En compagnie d’une de ses adjointes, Perrine Meggiato et une équipe municipale, j’ai vécu une visite passionnante de la vieille ville, de l’hôtel de ville, de la cathédrale Saint-Sauveur, guidé par le le directeur de l’office de tourisme d’Aix, Michel Fraisset (Pro).

   Enfin, nous avons été reçus à l’Académie d’Aix-en-Provence où ses membres m’ont présenté un certain nombre de souvenirs liés au passage de mes ancêtres Louis XIII et Louis XIV dans cette belle ville. Un grand merci pour la qualité proverbiale de votre accueil tout provençal, et pour la hauteur de nos échanges ! »

Aix en Pce 29 mai 1 - blogue

2026-103. Oraisons liturgiques pour le Roi et sa famille, ainsi que pour le Dauphin.

28 mai,
Anniversaire de la naissance de LL.AA.RR. NN.SS. Louis, duc de Bourgogne, Dauphin de France & Alphonse, duc de Berry, Fils de France (28 mai 2010 – cf. > ici).

grandes armes de France

   Voici les oraisons liturgiques que l’on trouve dans les anciens missels des diocèses du Royaume de France.

Pro Rege et ejus Familia :

(pour le Roi et sa Famille)

Oratio :

   Deus, a quo omnis potestas ordinata est : da famulo tuo Regi nostro N. et universae familiae ejus cor docile ; ut potestatem suam majestatis tuae famulam facientes, regnum illud ambiant et obtineant, in quo non timent habere consortes. Per Dominum…

   Dieu, par lequel tout pouvoir est ordonné : accordez un cœur docile à votre serviteur notre Roi N. et à toute sa famille ; afin que, mettant leur pouvoir au service de Votre Majesté, ils recherchent et possèdent ce royaume, dans lequel ils ne craignent pas d’avoir leur part.

Secreta :

   Ut prosit, Domine, famulo tuo N. Regi nostro et Regiae ejus familiae sacrificium, quod pro iis offerimus : da ut ipsi pro peccatis suis sacrificium humilitatis, miserationis et orationis tibi Deo suo vero semper studeant immolare. Per Dominum…

   Seigneur, que ce sacrifice que nous offrons pour eux soit profitable à Votre serviteur notre Roi N., et à sa royale famille : accordez-leur de s’efforcer toujours de Vous offrir, à Vous, leur vrai Dieu, le sacrifice d’humilité, de miséricorde et de prière pour leurs péchés.

Postcommunio :

   Invocantes et sperantes in nomine tuo, Domine Deus noster, fac nos in salutari Regis nostri N. et cunctae familiae ejus laetari : ut, dum vivifico mysterio reples in bonis desiderium nostrum, tuis benedictionibus eos praevenire digneris. Per Dominum…

   En invoquant Votre nom et en espérant en lui, ô Seigneur notre Dieu, faites que nous nous réjouissions du salut de notre Roi N. et de celui de toute sa famille : afin que, tandis que Vous comblez de biens notre désir par le mystère vivifiant, Vous daignez les prévenir de Vos bénédictions

Armes de Monseigneur le Dauphin

Pro Delphino :

(pour le Dauphin)

Oratio :

   Omipotens sempiterne Deus, miserere famulo tuo N., Delphino Franciae, et dirige eum secundum tuam clementiam in via salutis aeternae : ut, te donante, tibi placita cupiat, et tota virtute perficiat. Per Dominum…

   Dieu éternel et tout-puissant, regardez avec une amoureuse miséricorde Votre serviteur, N., Dauphin de France, et conduisez-le par Votre clémence en la voie du salut éternel, afin que par Votre grâce il ne souhaite que ce qui Vous est agréable, et se porte de tout son cœur à le pratiquer en sa perfection.
(traduction de Pierre Corneille).

Secreta :

   Oblatis, quaesumus, Domine, placare muneribus : et famulum tuum Delphinum N. assidua protectione guberna. Per Dominum…

   Nous Vous en supplions, Seigneur, par ces dons qui Vous sont offerts rendez-Vous propice : et guidez Votre serviteur le Dauphin N. par une protection continue.

Postcommunio :

   Haec nos, quaesumus, Domine, divini sacaramenti perceptio protegat : et famulum tuum Delphinum N. salvet semper eet muniat. Per Dominum…

Que cette réception du divin sacrement, nous Vous en supplions, Seigneur, nous protége ; et qu’elle sauve et fortifie toujours Votre serviteur le Dauphin N.

Domine salvum fac Regem - fresque au dessus de l'orgue de la chapelle royale à Versailles

2026-100. D’utiles rappels au sujet de Saint Michel Archange, Sainte Jeanne d’Arc et Notre-Dame du Puy.

   Note préliminaire :
Le texte qui suit est celui d’un sermon qui fut prononcé le jour de l’Ascension 29 mai 2025 à l’occasion de l’une des Saintes Messes célébrées au cours du pèlerinage annuel de la Confrérie Royale au Puy. Il nous a semblé que les rappels qui s’y trouvent méritaient d’être en « possession » de tous les membres et amis de la Confrérie Royale, et, bien plus largement, de tous les Légitimistes, de tous les catholiques, de tous les Français auxquels on tente de faire perdre la mémoire de leur « histoire sainte », voilà pourquoi nous publions ce texte en guise de lettre mensuelle pour ce 25 mai 2026.

Angers - tapisserie de l'Apocalypse - Saint Michel

Angers, « Tapisserie de l’Apocalypse » (2ème moitié du XIVème siècle) :
le combat de Saint Michel et de ses anges contre les anges rebelles.

« Quis ut Deus ? Qui est comme Dieu ? »
dit Saint Michel à Lucifer révolté.

       Que pouvait désirer Saint Michel, le grand archange et stratège de Dieu, le deuxième des Séraphins avant d’en devenir le premier lors de la chute de Lucifer dans l’enfer ? Dans son humilité, dont il avait fait preuve en acceptant d’adorer la sainte Humanité assumée par la Divinité du Sauveur, il ne désirait qu’une chose : servir Dieu (le contraire de l’orgueil de Lucifer), tant il est vrai que le devoir de chacun est de servir.

   Mais Dieu avait Ses vues sur lui. Sans parler de ses nombreuses actions dans l’Ancien et le Nouveau Testament, le Seigneur fit de lui l’ange gardien d’Israël: le prophète Saint Daniel (Dan. X) le dit « prince d’Israël », Saint Denys l’Aréopagite l’appelle « guide sacré des Juifs », et Saint Daniel de nouveau (Dan. XII) dit qu’il « se tient en faveur des Fils du peuple d’Israël ».

   Il devint lors de l’Incarnation l’Ange gardien du Sauveur « afin de Le garder en toutes ses voies », dit le Psaume (Ps. XC).

   Après la promulgation du Nouveau Testament, il fut l’Ange gardien de la Sainte Eglise, le nouvel Israël, comme le dit Saint Chrysostome, et ce fut lui qui montra le Labarum à l’Empereur Saint Constantin.
Il prit possession du mont Gargan le 8 mai 490 et en consacra lui-même la grotte le 29 septembre 493.

Statue de Saint Michel dans la grotte du Mont Gargan

La statue de marbre de Saint Michel
vénérée dans la grotte-sanctuaire du mont Gargan.

   Mais Dieu voulait qu’il devint aussi l’Ange gardien du saint Royaume de France, la nouvelle tribu de Juda du nouvel Israël, comme le dit le Pape Grégoire IX.

   Lorsqu’à la bataille de Tolbiac en 496 le saint Roi Clovis invoqua le Dieu de Clothilde, l’Archange apparut au Roi pour lui prédire la victoire en vertu de la Croix et assista victorieusement le Roi dans la bataille. Après celle-ci le Roi, reconnaissant, lui consacra sa personne et son Royaume. Il est chronologiquement le plus ancien des patrons du Royaume.

   Tout don à Dieu est définitif, et Dieu est fidèle. Aussi, lors du sacre de ce Roi à Rheims à la Noël suivante, il fut l’instrument du Saint-Esprit pour apporter la sainte Ampoule, selon une antienne du sacre.

   Pour manifester à perpétuité son patronnage et sa garde, il apparut le 16 octobre 708 à Saint Aubert, évêque d’Avranches,  pendant son sommeil, lui notifiant sa volonté que l’on bâtit une église sous son patronnage au sommet du mnt Tombe. Saint Aubert se crut l’objet d’une illusion. A la troisième apparition, l’Archange lui pressa le front avec son doigt et y laissa une empreinte que l’on voit encore sur le côté gauche de son crâne en l’église Saint-Gervais d’Avranches, qui est l’église principale de la ville depuis la destruction de la cathédrale par la révolution.

Chef de Saint Aubert vue de l'arrière avec le trou laissé par le doigt de l'archange

Relique du Chef de Saint Aubert.

   Malgré la difficulté du lieu due à la montagne et à la mer, l’église fut construite et des reliques furent apportées du mont Gargan. Et le jour prévu pour la dédicace le 16 octobre 709, ce fut Notre-Seigneur Lui-même qui en fit la cérémonie.
Cette petite église sert aujourd’hui de crypte à l’actuelle abbatiale.

   Ayant appris l’apparition de Saint Michel, le Roi Childebert III le juste voulut s’y rendre en pèlerinage. Au moins dix-sept Rois y vinrent prier l’Archange.

   Comme le dit une hymne, « à ce sanctuaire le Français aime à venir chercher le secours dans le danger ; il y accourt dans l’allégresse pour accomplir ses vœux et rendre grâces à Dieu ».
Ce fut l’un des pèlerinages les plus fréquentés de la Chrétienté.
Plusieurs Rois, comme Saint Charlemagne ou Charles VII, placèrent Saint Michel sur leur étendard. Et l’ancienne chapelledu palais royal de la Cité à Paris était dédiée à Saint Michel, de là la fontaine de la rive gauche avec la grande statue de l’Archange au-delà du pont du même nom.

Saint Michel - Paris fontaine Saint-Michel

Statue en bronze de Saint Michel
dominant la Fontaine Saint-Michel, à Paris.

   Au Puy même, le chanoine Truan édifia sur le mont Aiguilhe et fit consacrer le 18 juillet 961 une église à Saint Michel, avec trois ou quatre moines résidant à côté sur la cime, et dont l’abbé était membre du chapitre cathédral.

   Saint Michel répondit à la dévotion des Français. Alors que les moines, les habitants et les soldats du Mont-Saint-Michel résistaient à un siège de près de quarante ans, alors que le Roi Charles VII venait supplier humblement Notre-Dame du Puy à plusieurs reprises, Notre-Dame du Puy envoya Saint Michel à une petite bergère de douze ans, pour l’envoyer sauver la France, en l’année 1424.
Bien formée par l’Archange, Sainte Jeanne d’Arc partit à 17 ans à l’approche du jubilé du Puy trouver le roi à Chinon en 1429. Ce fut Saint Michel qui, en compagnie de Sainte Jeanne, apporta une couronne au Roi. La sainte plaça Saint Michel et Saint Gabriel sur son étendard, et l’Annonciation de Notre-Dame du Puy sur son pennon ; et, assistée de Saint Michel, elle délivra Orléans le 8 mai 1429 en la fête de l’Archange, puis mena sacrer le Roi à Rheims le 17 juillet 1429, pendant l’octave de Notre-Dame du Puy.
Sa mission achevée, elle périt en martyre et Saint Michel vint prendre sa belle âme.

   Ce fut en reconnaissance que le Roi Louis XI fonda le 1er août 1469 « l’Ordre et aimable Compagnie de Monsieur Saint Michel » en « commémoration et honneur de Monsieur Saint Michel Archange, premier Chevalier », dont, par la grâce de nos Rois, il reste encore quelques membres.

Louis XI préside le chapitre de l'Ordre de Saint Michel

Jean Fouquet (vers 1420 – vers 1480) :
Louis XI présidant le chapitre de l’Ordre de Saint Michel
(manuscrit des statuts de l’Ordre de Saint Michel – Bibliothèque nationale de France).

   En 1594, lors de l’entrée d’Henri IV à Paris, il apparut en petit enfant éclatant de blancheur aux côtés du Roi pendant la Messe à la cathédrale.

   En 1758 les évêques de Bretagne instituèrent à la date du 5 janvier, veille de l’Epiphanie, une fête en « l’honneur des Saints Anges gardiens du Roi et du Royaume », ce dernier étant Saint Michel.

   Après les reniements révolutionnaires (et l’expulsion des moines du Mont), Saint Michel n’abandonna pas son cher Royaume.
Les évêques de France essayèrent de compenser l’absence du Roi en consacrant leurs diocèses à Saint Michel le 19 mai 1912 (Nota bene : on trouve le texte de cette consécration > ici).
A la première guerre mondiale l’archevêque de Paris fit le vœu de construire une église en l’honneur de Saint Michel si la guerre épargnait la capitale. L’église fut construite aux Batignolles dans les villages de Paris.

Statue de Saint Michel sur le pignon de Saint-Michel-des-Batignolles

Sur le pignon de la façade de l’église Saint-Michel-des-Batignolles,
la statue dorée de l’Archange s’inspire de celle qui se trouve
au sommet de la flèche de l’abbatiale du Mont-Saint-Michel.

   Et ce fut encore le grand Archange qui arrêta la seconde guerre moniale le 8 mai 1945, en sa fête. Sans doute interviendra-t-il pour la future délivrance de notre pays.

   Il serait trop long de citer ses nombreuses interventions bénéfiques jusqu’au 15 août 1900 à Pékin ou en 1916 à Fatima, sans compter sa protection au moment du Jugment divin lors de la mort de chacun de nous.

   A la cathédrale angélique du Puy une fresque du XIème siècle le représente sur 5 mètres 55 de haut dans la tribune du transept septentrional, car il était à la tête des Anges apparus deux fois avec la Sainte Vierge, et à la tête des Anges qui consacrèrent la cathédrale le 11 juillet 225.

   Prions donc l’Archistratège de Dieu pour la Sainte Eglise, pour le saint Royaume, pour le Roi, pour nous-mêmes, et pour notre pèlerinage.
Comme le dit une antienne, « Archange Michel, venez au secours du peuple de Dieu ». Ainsi soit-il.

+ Abbé G.E.

Fresque de Saint Michel cathédrale du Puy

Basilique-cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation, au Puy-en-Velay :
fresque de Saint Michel (XIème siècle) à la tribune du transept nord.

Litanies de Sainte Jeanne d’Arc :

Blason de Sainte Jeanne d'Arc

Seigneur, ayez pitié de nous. (bis)
Jésus-Christ, ayez pitié de nous. (bis)
Seigneur, ayez pitié de nous. (bis)

Jésus-Christ, écoutez-nous. (bis)
Jésus-Christ, exaucez-nous. (bis)

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes Un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous.
Notre-Dame de l’Assomption, patronne principale de la France, priez pour nous.

Saint Michel Archange, Patron et spécial Protecteur de la France, priez pour nous.
Sainte Catherine d’Alexandrie, Vierge et Martyre, priez pour nous.
Sainte Marguerite d’Antioche, Vierge et Martyre, priez pour nous.

Sainte Jeanne d’Arc, choisie par Dieu à Domrémy, priez pour nous.
Sainte Jeanne d’Arc, avertie par Saint Michel archange et ses anges, priez pour nous.
Sainte Jeanne d’Arc, docile à l’Appel de Dieu, priez pour nous.
Sainte Jeanne d’Arc, confiante et soumise à vos Voix, priez pour nous.
Sainte Jeanne d’Arc, modèle de vie familiale et laborieuse, priez pour nous.
Sainte Jeanne d’Arc, modèle de vos compagnes, priez pour nous.
Sainte Jeanne d’Arc, fidèle dévote à Notre-Dame de Bermont, priez pour nous.
Sainte Jeanne d’Arc, qui faisiez vos délices de la Sainte Eucharistie, priez pour nous.
Sainte Jeanne d’Arc, modèle de générosité au service de Dieu, priez pour nous.
Sainte Jeanne d’Arc, exemple de fidélité à la Vocation divine, priez pour nous.
Sainte Jeanne d’Arc, modèle d’union dans l’action, priez pour nous.
Sainte Jeanne d’Arc, vierge et guerrière, priez pour nous.
Sainte Jeanne d’Arc, modèle de bravoure et de pureté dans les camps, priez pour nous.
Sainte Jeanne d’Arc, modèle de nos soldats, priez pour nous.
Sainte Jeanne d’Arc, compatissante envers tous ceux qui souffrent, priez pour nous.
Sainte Jeanne d’Arc, salut d’Orléans, priez pour nous.
Sainte Jeanne d’Arc, gloire de Reims, priez pour nous.
Sainte Jeanne d’Arc, libératrice de la Patrie, priez pour nous.
Sainte Jeanne d’Arc, trahie et prisonnière à Compiègne, priez pour nous.
Sainte Jeanne d’Arc, pure et patiente en votre prison, priez pour nous.
Sainte Jeanne d’Arc, héroïque et vaillante devant vos juges, priez pour nous.
Sainte Jeanne d’Arc, seule avec Dieu à l’heure du supplice, priez pour nous.
Sainte Jeanne d’Arc, martyre de Rouen, priez pour nous.

Sainte Jeanne d’Arc et Sainte Thérèse de Lisieux, célestes patronnes de la France, priez pour nous.

Tous les Saints et Saintes de France, intercédez pour nous.

Agneau de Dieu qui effacez le péché du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu qui effacez le péché du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu qui effacez le péché du monde, ayez pitié de nous.

V. Priez pour nous, Sainte Jeanne d’Arc.
R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions : 

   O Dieu, qui avez suscité d’une manière admirable, Sainte Jeanne d’Arc, pour la défense de la foi et de la patrie : par son intercession, nous Vous le demandons, accordez à Votre Eglise de triompher des attaques de Ses ennemis pour qu’elle jouisse d’une paix perpétuelle.
Nous Vous le demandons par Jésus-Christ Notre-Seigneur.

Ainsi soit-il.

Jeanne chevauchant l'épée au clair - blogue

2026-79. Pour le pèlerinage annuel de la Confrérie Royale à l’intention du Roi et de la France auprès de Notre-Dame du Puy, et pour les pèlerinages associés.

Jeudi 7 mai 2026.

Blason Confrérie Royale petite taille

Très Chers Membres et Amis de la Confrérie Royale,

       Ainsi que cela vous a été annoncé, un accident handicapant ayant rendu inopérant Frère Maximilien-Marie, il a semblé plus raisonnable de réduire les dimensions du pèlerinage annuel pour le Roi et la France au Puy-en-Velay au seul jour de l’Ascensionjeudi 14 mai 2026 : nous n’oublierons d’ailleurs pas que, en 1643 également, le 14 mai coïncidait avec le jeudi de l’Ascension, et que c’est ce jour-là que notre très pieux Roi Louis XIII rendit sa belle âme à Dieu (cf. > ici) et que c’était exactement trente-trois années après son accession au trône, le 14 mai 1610, jour de l’assassinat de son père, Henri IV le Grand, notre premier Roi Bourbon.

Saint Vincent de Paul assistant Louis XIII en son agonie - vitrail de l'église Saint-Séverin à Paris

Louis XIII mourant dans les bras de Saint Vincent de Paul
[vitrail de l'église Saint-Séverin, à Paris].

   En parallèle avec ce pèlerinage aux pieds de Notre-Dame du Puy, nous invitons tous ceux qui avaient prévu de venir de loin, même si c’est en petits groupes de deux ou trois seulement, d’accomplir le même jour, une démarche spirituelle d’union avec les pèlerins qui se trouveront au Puy-en-Velay.

I – Pèlerinage aux pieds de Notre-Dame du Puy :

   Jeudi de l’Ascension 14 mai 2026, donc, un prêtre membre de la Confrérie Royale dirigera la démarche du pèlerinage au Puy-en-Velay : pour connaître les horaires (Sainte Messe en particulier), le lieu de rendez-vous et le déroulement du pèlerinage, nous contacter au moyen de l’adresse électronique : pelerinage.confrerie@gmail.com.
A noter 1) que chacun prévoit son pique-nique pour le déjeuner, et que 2) le pèlerinage n’est pas réservé aux membres de la Confrérie Royale, mais qu’il est ouvert à toute personne de bonne volonté qui veut prier pour le Roi et la France.

Notre-Dame du Puy - Vierge Noire - 12 mai 2018

II – Pèlerinages associés :

   Ce même jour, nous invitons tous les membres de la Confrérie Royale, où qu’ils se trouvent, à se retrouver avec d’autres personnes, membres ou amis de la Confrérie, ou simplement désireuses d’accomplir quelque démarche spirituelle pour le Roi et la France, et d’organiser, selon les lieux et les opportunités soit un petit pèlerinage, soit un moment de prière, en sus de la Sainte Messe du jour de l’Ascension (fête d’obligation, il n’est jamais inutile de le rappeler).
Nous invitons nos amis de l’Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF) et du Cercle d’Action Légitimiste (CAL) à faire de même.

- De quelle manière ?
En se retrouvant si possible pour la Messe, puis – pourquoi pas ? – en déjeunant ensemble (pique-nique), enfin en se rendant soit dans un lieu de pèlerinage, pas forcément un « grand » pèlerinage, ce peut être une belle chapelle en l’honneur de la Madone ou d’un saint, un sanctuaire dans lequel se trouve une statue particulière ou lié à notre histoire, ou encore le lieu du martyre ou de la sépulture de quelque victime de la révolution… etc. (les villes et les campagnes de notre beau Royaume n’en manquent pas : c’est à chaque groupe de choisir celui qui lui semble le plus adapté).
Vous manquez d’idée ? Contactez-nous, et nous pourrons peut-être vous aider.
Si les lieux s’y prêtent – je pense en particulier dans les campagnes – ce peut-être l’occasion de faire une petite marche en récitant le chapelet ou le saint rosaire, et en chantant nos beaux cantiques traditionnels.
S’il y a dans le groupe quelque personne capable, elle peut, bien sûr, dispenser aux autres un enseignement spirituel…

   Le seul « impératif » c’est que la démarche et les prières soient offertes pour notre Roi et pour la France. Autour de cela, chaque groupe peut adapter son « pèlerinage associé » en fonction de ses possibilités. Ce n’est pas plus compliqué que cela !

   Certaines personnes se sont déjà manifestées à nous, et nous les remercions. S’il y a des personnes qui seraient désireuses de s’unir à cette démarche mais ne connaissent pas de groupe, elles peuvent nous contacter et nous pouvons les mettre en contact avec les groupes qui se sont signalés à nous s’il s’en trouve dans leurs parages… 

   Nous souhaitons seulement que les groupes se fassent connaître à nous, pour que les pèlerins qui seront au Puy puissent les présenter à Notre-Dame, dans ce sanctuaire où une vingtaine de nos souverains est venue se recueillir et prier.
Là encore, une adresse électronique de contact : pelerinage.confrerie@gmail.com.

Pèlerins en procession

2026-77. « Avec Louis XVIII, et plus que jamais dans l’histoire de France, le roi a alors parfaitement incarné sa fonction de père pour nombre de Français qui aspiraient à la stabilité et à la prospérité.»

2 mai,
Fête de Saint Athanase d’Alexandrie :
Anniversaire de la déclaration de Saint-Ouen (2 mai 1814 – cf. > ici).

Monogramme de louis XX - blogue

   Au mois de mars 2026 est paru, aux éditions Via Romana, un ouvrage collectif publié sous la direction de Monsieur Jean-Michel Leniaud, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études et dircteur honoraire de l’Ecole des Chartes, intitulé « Le Règne de Louis XVIII – Restauration & Modernité ».

   Ce livre est préfacé par Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX.
Il y a un réel intérêt à lire avec attention cette préface royale qui manifeste une intelligence poussée de ce pragmatisme capétien qui a caractérisé la royauté française traditionnelle et lui a permis d’affronter de nombreux périls, de s’adapter à des situations complexes multiples, sans trahir son essence. Ainsi, au-delà de l’aspect circonstancié de sa rédaction, est-elle le témoin d’un véritable programme politique de notre Souverain légitime…

le règne de Louis XVIII - Restauration et Modernité

       L’Institut de la Maison de Bourbon a eu l’heureuse initiative de vouloir commémorer, à l’occasion du bicentenaire de sa mort, le roi Louis XVIII et, plus particulièrement, son règne effectif de 1814 à 1824. Initiative d’autant plus importante que ce souverain est très méconnu. Souvent, en effet, il est décrit à travers quelques clichés ou d’autres éléments anecdotiques, de peu d’intérêt pour ce qu’est un souverain.

   Pourtant, quel règne fécond ! D’autant plus qu’il devait faire face à la vague révolutionnaire loin d’être éteinte quand il est arrivé au pouvoir en 1814. Ce fut un règne charnière. Les années 1814-1824 font partie de celles qui ont compté pour la France qui devait reprendre le chemin de la tradition dans un monde totalement nouveau.
Le titre de votre ouvrage collectif est bien choisi puisque pour Louis XVIII il fallait concilier restauration et modernité. Plusieurs rois, avant lui, avaient eu à faire face à de tels enjeux, pensons à François Ier ou encore à Henri IV. Des souverains qui ont compté parce qu’ils surent adapter la France aux mutations de leur époque. Louis XVIII s’inscrit dans cette démarche.

   Vingt-cinq ans d’errements avaient mis la France à genoux, saignée à blanc par des guerres intérieures et extérieures continues. Lorsque Louis XVIII accéda à la réalité du pouvoir, il put reprendre consciencieusement le travail multiséculaire des Capétiens et des Bourbons : redonner à la France une place dans le concert européen grâce à une diplomatie audacieuse, œuvrer au maintien de la paix sur le continent tout en ramenant la prospérité, la concorde et l’unité dans un pays déchiré. Ainsi la figure royale allait de nouveau s’imposer comme un vecteur de paix sociale, d’harmonie européenne, en adaptant la monarchie aux exigences du temps, comme cela se fit depuis les origines capétiennes. Avec Louis XVIII, et plus que jamais dans l’histoire de France, le roi a alors parfaitement incarné sa fonction de père pour nombre de Français qui aspiraient à la stabilité et à la prospérité.

   Tous les travaux des historiens réunis dans ce volume permettent de comprendre la richesse de ce règne et ce qui fait son originalité. Il marque véritablement un temps de l’histoire qui, sur bien des points, a été positif. Au-delà des institutions elles-mêmes et des relations internationales, pensons à la technologie comme aux Beaux-Arts. Louis XVIII, comme ses prédécesseurs, avait une vision globale de la fonction royale.

   Ce bicentenaire et les études menées par les chercheurs et historiens depuis plusieurs décennies doivent nous encourager à être humbles devant l’histoire et savoir nous rappeler que le passé peut-être un flambeau qui éclaire notre marche du temps présent, résolument tournée vers l’avenir.

   Je remercie tous les auteurs qui ont cntribué à cet ouvrage. Il donnera bien du plaisir à ses lecteurs qui connaîtront ainsi mieux l’œuvre du roi Louis XVIII.

Louis de Bourbon
Duc d’Anjou

Trois lys blancs

2026-76. Nous avons lu et nous recommandons chaleureusement : « L’Evangélisation des Gaules au Ier siècle », d’Arnaud Boüan du Chef du Bos.

30 avril,
fête de Sainte Hildegarde de Vintzgau, Reine des Francs (cf. ici) ;
Mémoire de Saint Eutrope, premier évêque de Saintes, martyr (cf. > ici) ;
Mémoire de la Vigile des Saints Apôtres Philippe et Jacques.

angelot baroque - vignette blogue

   Nous profitons de la fête de Saint Eutrope (voir ci-dessus) pour recommander avec chaleur un petit ouvrage, très facile de lecture et très agréablement illustré, de Monsieur Arnaud Boüan du Chef du Bos, qui vient très opportunément jeter un pavé dans la mare des prétendus historiens contemporains lesquels, à la manière de stupides perroquets, répètent les poncifs anti-catholiques forgés – à l’encontre de siècles et de siècles de tradition – depuis le XVIIIème siècle.
Ce livre, intitulé « L’Evangélisation des Gaules au Ier siècle », est paru à l’automne 2025 : on le trouve à la vente sur internet, en faisant une petite recherche.
Son auteur nous avait précédemment « régalés » avec deux ouvrages dont on peut dire qu’ils sont complémentaires : 1) « Saint Martial, l’Apôtre des Gaules », et 2) « L’Evangélisation de la Bretagne au premier siècle ».

   « Si la France est née en 496, elle fut conçue dès le premier siècle, dans la bonne terre de Gaule, évangélisée par des témoins du Christ en Galilée et des disciples des Apôtres ! Il est temps aujourd’hui de retrouver cette histoire oubliée pour rendre aux Français la vérité de notre histoire, et de gonfler notre espérance ! Tant de bénédictions originelles ne peuvent s’achever dans notre triste actualité : il nous faut retrouver nos racines, prier ces saints fondateurs, et restaurer l’union de tous ceux qui ne veulent pas voir périr notre si belle Patrie ! »

Présentation de l’ouvrage sur « Le Salon Beige » en octobre 2025.

L'évangelisation des Gaules au 1er siecle -Arnaud Boüan du Chef du Bos

Quatrième de couverture :

   « Découvrez plus de soixante témoins directs des faits et miracles de Jésus-Christ parmi lesquels ses plus proches amis, missionnés pour l’évangélisation des Gaules :

• Marie-Madeleine, la pénitente de Magdala ;
• Lazare de Marseille, le ressuscité de Béthanie ;
• Marthe de Tarascon, sœur de Marie-Madeleine et Lazare ;
• Martial de Limoges, l’enfant de la multiplication des pains ;
• Amadour, Zachée de Jéricho, l’ermite de Rocamadour ;
• Véronique de Soulac, l’héroïne du calvaire ;
• Ursin de Bourges, Nathanaël de Cana ;
• Denys de Paris, l’Aréopagite d’Athènes…

   Relégués par les historiens « rationalistes » au IIIème siècle, ils sont pourtant bien attestés par la Tradition de l’Eglise catholique et confirmés par la science archéologique la plus sûre.
Ce court livret démontre la prédilection de Dieu pour la France qui a reçu plus de 150 disciples dès le premier siècle et fait s’interroger : comment expliquer une telle concentration des personnages clés de l’Evangile dans ce tout petit bout de coin du monde qui deviendra la France ? »

   L’ouvrage bénéficie d’une préface de Monseigneur Dominique Le Tourneau, chapelain de Sa Sainteté, membre de nombreuses associations ou sociétés des plus recommendables, telle l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc, la Société des Gens de Lettre, l’Association des Ecrivains catholiques, la Societas Internationalis Iuris Canonici Promovendo… etc. C’est avant tout un canoniste, professeur de Droit canonique et juge au tribunal ecclésiastique de Lille, qui est en outre vice-postulateur de la cause de doctorat de Saint Césaire d’Arles.

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