Archive pour la catégorie 'Textes spirituels'

2018-97. Ce 8 décembre 2018 au Mesnil-Marie.

Mercredi 12 décembre 2018,
Fête de Notre-Dame de Guadalupe (cf. > ici).

Blason du Refuge Notre-Dame de Compassion

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Voici, au moyen de quelques photographies, un petit compte-rendu de la très belle fête de la Conception immaculée de Notre-Dame au Mesnil-Marie, le samedi 8 décembre dernier.
C’était le jour de la réunion mensuelle du Cercle Légitimiste du Vivarais Abbé Claude Allier, et, par bonheur et par grâce, nous avions un prêtre ami de passage, ce qui a permis de bénéficier de la Sainte Messe, qui a été chantée.

8 décembre 2018

Voici donc une photo de notre oratoire apprêté pour la Sainte Messe :

Oratoire du Mesnil-Marie 8 décembre 2018

Et voici l’autel plus en détail :

autel 8 décembre 2018

Du côté de l’épître se trouvaient un reliquaire contenant une parcelle du Saint Voile de Notre-Dame (le plus à droite) et un autre contenant une parcelle de bure de Saint Maximilien-Marie Kolbe, le « chevalier de l’Immaculée » :

autel 8 décembre 2018 - reliquaires côté épître

Tandis que du côté de l’Evangile, Frère Maximilien-Marie avait placé un reliquaire contenant des reliques du Bienheureux Pie IX, le pape de l’Immaculée Conception :

autel 8 décembre 2018 - reliquaire côté Evangile

Et voici la splendide chasuble de moire blanche brodée d’or que Monsieur l’Abbé a revêtue :

chasuble de Notre-dame

Après un délicieux déjeuner (les austérités de l’Avent étant suspendues en ce grand jour de fête), ainsi que je l’ai évoqué hier (cf. > ici), notre Frère a donné un enseignement sur « la Vierge Marie dans l’histoire de France ».
Puis, nos amis du Cercle Légitimiste ont repris la route et, le soir arrivant, nous nous sommes activés à allumer la centaine de lumignons déjà préparés et disposés sur les rebords des fenêtres du Mesnil-Marie :

8 décembre 2018

8 décembre 2018

Car nous sommes très attachés à la tradition initiée à Lyon le 8 décembre 1852 (cf. > ici).

8 décembre 2018

Or, cette année, profitant d’un anniversaire local dont je vous parlerai un peu plus loin, nous avions invité la population de Saint-Martial à suivre aussi cette belle tradition.
Un tract et des affichettes avaient été déposés chez les commerçants du village qui les avaient tous acceptés très volontiers. Afin que les non-catholiques ou les non-pratiquants eux-mêmes se sentent concernés et ne rechignent pas à placer des lumignons sur leurs fenêtres, ce tract avait été rédigé ainsi :

tract pour le 8 décembre 2018

Voici l’article que Frère Maximilien-Marie avait publié dans l’Hebdo de l’Ardèche après avoir interrogé les anciennes du village et qui vous renseignera sur l’histoire de cette statue dont ce 8 décembre a marqué le 80ème anniversaire de la bénédiction :

Hebdo de l'Ardèche - 29 novembre 2018

Mais les aînés du village avaient aussi demandé à Frère Maximilien-Marie d’acheter une guirlande électrique fonctionnant avec un petit capteur solaire et de l’installer, ce qu’il fit quelques jours avant la fête aidé par deux messieurs du village, et avec l’accord de Madame le Maire.
Sur cette photo on ne distingue pas très bien cette guirlande, à cause du flash qui s’est déclenché lors de la pris de vue, mais je vous assure qu’elle fait son petit effet et qu’elle met bien en valeur cette Madone octogénaire !

Statue de Notre-Dame de Rouveiller le 8 décembre 2018

Notre Frère a pris le volant et il est monté jusqu’au village, parcourant la rue principale, pour voir si l’invitation à mettre des lumignons sur les fenêtres avait été suivie.

Il faut savoir que la population de Saint-Martial est d’environ 250 habitants, mais loin s’en faut qu’il y ait 250 personnes au village : d’abord parce qu’il y a de nombreux hameaux éloignés et ensuite parce que certaines personnes officiellement domiciliées à Saint-Martial n’y habitent pas tout le temps. C’est ainsi que l’on voit au village de nombreuses maisons fermées qui ne sont occupées que l’été…

Eh bien, malgré cela, Frère Maximilien-Marie a été très heureux de constater qu’effectivement beaucoup de villageois présents ce 8 décembre avaient allumé de petites lumières sur au moins une ou sur plusieurs sde leurs fenêtres.
C’était aussi le cas pour les deux bars du village !!!…

fenêtres de Saint-Martial 8 décembre 2018

fenêtres de Saint-Martial 8 décembre 2018

fenêtres de Saint-Martial 8 décembre 2018

fenêtres de Saint-Martial 8 décembre 2018

J’espère que Notre-Dame a été touchée par ce modeste hommage et protègera maternellement notre village et ses habitants.

pattes de chatLully.

Trois lys blancs

2018-96. Où le Maître-Chat propose à nos amis éloignés la possibilité d’entendre la communication de Frère Maximilien-Marie sur la Vierge Marie dans l’histoire de France.

Regnum Galliae Regnum Mariae

« La Vierge Marie dans l’histoire de France » : ce titre est celui d’un ouvrage relativement célèbre dans les milieux catholiques traditionnels publié par le pseudo « marquis de La Franquerie ».
Propre à stimuler la dévotion à Notre-Dame, Reine et patronne principale du Royaume de France, ce livre, dans lequel on trouve de nombreuses vérités, n’est cependant pas exempt d’approximations, d’affirmations parfois un peu hasardeuses, ou d’interprétations très personnelles d’un auteur qui ne brille pas toujours par son jugement…

Le Cercle Légitimiste du Vivarais Abbé Claude Allier avait l’une de ses réunions mensuelles ce samedi 8 décembre 2018 et – profitant de cette date si chère à la piété catholique et à la ferveur mariale – Frère Maximilien-Marie a très intentionnellement repris le même titre que l’ouvrage sus-cité pour l’enseignement qu’il a donné aux membres du Cercle présents ce jour-là au Mesnil-Marie.

Cette communication a été enregistrée.
Je vous préviens tout de suite : il ne s’agit ni d’un exposé exhaustif ayant la prétention d’épuiser son sujet, ni d’une conférence magistrale, mais cet enseignement se présente davantage comme un entretien amical, vivant et familier.
Nous avons toutefois pensé qu’il pouvait intéresser plusieurs de nos amis pour lesquels l’éloignement géographique et certaines difficultés de circulation ne permettaient pas d’être présents au Mesnil-Marie ce 8 décembre.

Les personnes qui souhaiteraient posséder cet enregistrement peuvent donc nous écrire pour nous le demander – > ici – et nous leur ferons alors bien volontiers parvenir un lien de téléchargement du fichier audio de cette conférence.

Lully.

Trois lys blancs

2018-94. « Nox praecessit, dies autem appropinquavit ! »

Lettre du Prieur de la Confrérie Royale
à l’occasion du début de l’année liturgique

armoiries confrérie royale

Confrérie Royale
Le Prieur

 Samedi 1er décembre 2018,
en la fête de Saint Eloi, évêque et confesseur ;
et du Bienheureux Charles de Jésus [de Foucauld], ermite et confesseur.

 « Nox praecessit, dies autem appropinquavit -
La nuit est déjà avancée, et le jour approche… »
Rom. XIII, 12 – épître du 1er dimanche de l’Avent.

Messieurs les Chanoines,
Mes Révérends Pères,
Messieurs les Abbés,
Chers Frères et Soeurs en la Confrérie Royale,
Chers Amis,

« Nox praecessit » : la nuit est avancée, elle tend vers sa fin. Mais c’est encore la nuit ; les ténèbres règnent encore !
« Dies autem appropinquavit » : le jour approche ; sa venue est certaine. Mais il n’est pas encore là ; la lumière ne règne pas encore !
Il est tout aussi certain que le règne des ténèbres prendra fin qu’il est certain que le règne de la lumière va venir. Nous ne pouvons nullement en douter. Mais pour l’heure, c’est encore le règne des ténèbres et nous ne voyons la lumière que par les yeux d’une invincible espérance.

« Nox praecessit, dies autem appropinquavit ! »
Ces quelques mots de l’Apôtre, que nous lisons, approfondissons et méditons au premier dimanche de l’Avent, constituent non seulement le thème spirituel que la Sainte Eglise notre Mère nous donne pour commencer la nouvelle année liturgique et nous stimuler en entrant dans le saint temps de l’Avent, mais c’est aussi l’antienne que nous devons répéter inlassablement – presque à la manière d’un cri de guerre et de ralliement au cœur de la bataille- pour stimuler nos énergies, renforcer notre détermination, rassembler nos forces, décupler notre zèle, aiguillonner notre générosité, éperonner notre combativité, attiser notre ferveur, dynamiser nos engagements, exciter notre flamme, revigorer notre entrain et tonifier notre vaillance dans le grand combat spirituel qui est le nôtre au service de notre Souverain légitime, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX. 

« Nox praecessit, dies autem appropinquavit ! »
Oui, les ténèbres étendent encore leur règne, règne terrible et destructeur, sur le Royaume des Lys ! Oui, les ténèbres règnent encore dans les intelligences, dans les cœurs et dans les âmes de la majorité des Français ! Mais « nox praecessit » : la nuit, nous en avons la certitude, va vers son déclin – inéluctablement ! – et l’aube poindra. Nous ne savons pas encore quand, nous ne savons pas encore combien d’heures nous en séparent : mais elle poindra et sa clarté grandissante chassera peu à peu la noirceur et ses épouvantes mortifères : « dies autem appropinquavit ! » 

« Nox praecessit, dies autem appropinquavit ! »
A l’épaisse nuit diabolique engendrée par le pseudo « siècle des lumières », succédera le jour victorieux de la grâce renaissante qui jaillit de la source vive de Reims, le baptistère dans les eaux duquel se sont unies la royauté franque et la foi de Nicée pour faire naître la France : notre France ! La France telle que voulue par Dieu ! La France catholique et royale !
« Sine paenitentia enim sunt dona et vocatio Dei : en effet les dons et la vocation de Dieu sont sans repentir ! » (Rom. XI, 29). C’est cela qui nous donne notre assurance, une assurance fondée sur les faits que Dieu a suscités et sur les promesses qu’Il a faites, en dépit de tous les éléments de découragement qui pourraient s’imposer à nous en considérant la situation actuelle selon des vues simplement humaines.

Mais notre confiance est en Dieu, qui ne peut « ni se tromper ni nous tromper » (cf. acte de foi), et c’est la raison pour laquelle, au début de cet Avent qui nous prépare à Noël, nous proclamons notre ferme espérance en associant au Noël de Bethléem où le Dieu-fait-chair a paru devant nos yeux et dont ce prochain Noël va liturgiquement renouveler les grâces, le Noël de l’an 496 où par le Baptême du Roi Clovis est né le saint Royaume de France.
Ce n’est pas par hasard que Dieu a disposé toutes choses pour que le jour de la naissance de Son Fils incarné soit aussi le jour de la naissance de la Royauté Très Chrétienne au Royaume des Lys !

Sus donc à toute forme de découragement larvé et de désespérance : « Nox praecessit, dies autem appropinquavit ! » 

Chers membres de notre Confrérie Royale, plus que jamais et avec une ardeur renouvelée, « abjiciamus ergo opera tenebrarum et induamur arma lucis : rejetons donc les œuvres des ténèbres et revêtons les armes de la lumière ! » (Rom. XII, 12 – épître du 1er dimanche de l’Avent).

Vôtre, in Corde Iesu & Mariae.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.

Blason Frère Maximilien-Marie

2018-93. Chronique du Mesnil-Marie du 2 septembre au 3 novembre 2018.

Samedi soir 3 novembre 2018 ;
Fête de tous les saints du diocèse de Viviers ;
Anniversaire de la victoire de Mentana (cf. > ici, > ici  et > ici).

Lully méditant

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Il est plus que temps pour moi de venir vous présenter ma petite chronique des mois de septembre et octobre écoulés, puisque mon dernier compte-rendu était daté du 1er septembre (cf. > ici).
Je vous ai déjà, en plusieurs occasions ces dernières semaines, narré quelques événements ou faits en rapport avec certaines circonstances particulières de notre vie au Mesnil-Marie, mais j’ai quelques compléments ou anecdotes à y ajouter.

Septembre et octobre ont été ici extraordinairement radieux et chauds (comme en témoignait la vidéo publiée à la mi-septembre cf. > ici), et nous en avons pleinement profité :
- Frère Maximilien-Marie pour des travaux extérieurs de débroussaillage et d’entretien du terrain, après l’été ; pour transporter et ranger du bois ; pour enduire généreusement d’huile de lin à plusieurs reprises toutes les huisseries de la maison, ce qui constitue leur nutriment et leur protection pour la mauvaise saison ; et pour ramasser les noix (en effet, alors que les trois années précédentes avaient été très pauvres, cette année notre récolte a été abondante).
- Et moi, pour l’accompagner et lui prodiguer mes judicieux conseils et, me plaçant dans des endroits stratégiques – mi-ombre mi-soleil -, le surveiller d’un œil tout en me plongeant dans de profondes méditations et réflexions…

Lully au panier de noix

Le début de la récolte des noix

En ce qui concerne les activités spirituelles, j’ai déjà évoqué la récollection qui a eu lieu au Mesnil-Marie à l’occasion de la fête de la compassion de Notre-Dame, le samedi 15 septembre (cf. > ici), et ne vous en reparlerai donc pas ; je ne reviendrai pas non plus sur le pèlerinage accompli par notre Frère le 26 septembre à La Louvesc, après la translation du corps de Sainte Thérèse Couderc dans la basilique, puisque je l’ai déjà longuement évoqué (cf. > ici), en revanche, je peux mentionner ici le pèlerinage en l’honneur de Sainte Marthe et de Saint Remi auquel il a participé avec un petit groupe d’amis le samedi 13 octobre.

- Pèlerinage à Tarascon et Saint-Rémy de Provence :
Le samedi 13 octobre était le jour de l’anniversaire de notre cher ami Monsieur le chanoine Sébastien Goupil (cf. > ici). Aussi, avec l’accord de son frère aîné, Monsieur le chanoine Frédéric Goupil, mais sans que l’intéressé soit lui-même au courant, une de nos amies avait organisé cette pieuse escapade dont le but était, puisque ils sont les chanoines fondateurs de l’Ordre de Saint-Remi, d’aller prier à Saint-Rémy de Provence, lieu où le saint évêque de Reims Apôtre des Francs a lui-même dédié une église (elle était originellement sous le vocable de Saint Martin de Tours) et accompli des miracles.
Jusqu’à la révolution, le territoire de Saint-Rémy de Provence était d’ailleurs en grande partie propriété de l’abbaye Saint-Remi de Reims.

Collégiale royale Sainte-Marthe

Collégiale royale Sainte-Marthe à Tarascon, vue extérieure

Comme Monsieur le curé de Saint-Rémy n’avait pas accepté la célébration de la Sainte Messe latine traditionnelle dans son église (!!!), nos pèlerins avaient rendez-vous à la collégiale royale Sainte-Marthe de Tarascon, où d’ailleurs Saint Remi et le Roi Clovis 1er le Grand étaient venus en pèlerinage.

Ici, Monsieur l’archiprêtre les a accueillis à bras ouverts et a sorti des tiroirs de la sacristie une belle chasuble de style Louis XVI pour que Monsieur le chanoine Sébastien puisse célébrer cette Sainte Messe du jour anniversaire de sa naissance.

Chasuble Louis XVI Tarascon

La Messe fut chantée avec une grande ferveur et allégresse dans la crypte de la collégiale.

Cette crypte a été édifiée à l’emplacement même de la maison de Sainte Marthe (dans laquelle elle avait été inhumée après sa bienheureuse mort), au IVème siècle, lorsque l’Eglise put sortir de la clandestinité et déployer son culte de manière extérieure sans plus craindre les persécutions. Le sarcophage sculpté à cette époque pour recevoir le corps de Sainte Marthe y sert aujourd’hui d’autel.
Tout au long des siècles, des travaux d’embellissement où des restaurations y ont été réalisés.
Ici sont venus en pèlerinage, outre Saint Remi et le Roi Clovis déjà cités, de très nombreux rois et princes, et de très nombreux saints : je citerai en particulier Saint Louis, Saint Louis d’Anjou, Sainte Brigitte de Suède, Saint François de Sales, Louis XIII et Louis XIV…

Crypte de Sainte Marthe - Tarascon

La collégiale possède de nombreuses et remarquables œuvres d’art qui demanderaient des heures et des heures pour toutes les étudier et apprécier.
Pour cette fois, nos pèlerins durent se contenter d’une visite simple, en n’omettant pas – bien évidemment – de se recueillir devant les reliques de la sainte hôtesse de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Frère Maximilien-Marie m’a rapporté qu’il a allumé une veilleuse à l’intention de tous nos amis et bienfaiteurs devant le splendide buste reliquaire de Sainte Marthe.

Reliquaire du chef de Sainte Marthe offert par Louis XI

Reliquaire du Chef de Sainte Marthe
copie du reliquaire offert par Louis XI (malheureusement détruit à la révolution…) 

Après le déjeuner, notre petit groupe s’est bien sûr rendu à l’église de Saint-Rémy de Provence pour la visiter et s’y recueillir…

Eglise Saint-Rémy de Provence

Façade néo-classique de l’église de Saint-Rémy de Provence

Bas-relief Saint Remi - détail maître-autel Saint-Rémy de Provence

Bas-relief en marbre représentant Saint Remi
détail du maître-autel de l’église de Saint-Rémy de Provence

- Autres activités :
Je vous ai aussi déjà parlé du déplacement de Frère Maximilien-Marie à Paris pour l’assemblée générale de l’association Jean Carmignac (cf. > ici et > ici).
Outre la Sainte Messe et les travaux de cette assemblée générale, ce fut pour notre Frère l’occasion de rencontrer plusieurs personnes avec lesquelles il avait rendez-vous.

Ajoutons à cela les activités ordinaires : les articles qu’il envoie à « L’Hebdo de l’Ardèche » pour alimenter la rubrique locale de Saint-Martial (et donc les déplacements qui leurs sont inhérents pour prendre des notes et des photos à l’occasion des diverses activités ou animations dans le village), le blogue de l’école qu’il doit mettre à jour régulièrement (cf. > ici), l’assemblée générale de l’association « La Ronde des Sucs » dont il est président, l’assemblée générale et la reprise des réunions d’étude mensuelles pour le Cercle Légitimiste du Vivarais… etc.

Octobre s’est achevé avec la fête du Christ-Roi… marquée par une première chute de neige.
Ce dimanche 28 octobre, elle n’est pas tombée dans notre hameau même : la limite pluie-neige était à environ 100 m au-dessus de chez nous. Mais c’était suffisant pour rendre la route qui mène au Puy bien peu praticable. Ce dimanche-là donc, Frère Maximilien-Marie est allé fêter la Royauté universelle de Notre-Seigneur à l’église Notre-Dame à Valence.
Le lendemain, lundi 29 octobre, les températures s’étant encore abaissées, il a commencé à neiger ici même dès le lever du jour, et cela a duré une bonne partie de la journée et de la nuit suivante, jusqu’à former une couche allant, selon les endroits, de 15 à 20 cm.

Mardi 30 octobre 2018

Le Mesnil-Marie, le mardi 30 octobre 2018 à midi

Heureusement, cela n’a tout de même pas trop duré et il n’y a pas eu de dégâts ici-même, contrairement à de nombreux lieux d’altitude.
Dès la matinée du mardi 30, il y a eu un radoucissement et il s’est mis à pleuvoir. Cette pluie a fait peu à peu fondre la neige. Déjà, sur le cliché pris ce 30 octobre à midi et publié ci-dessus, la couche avait diminué d’un bon tiers. La pluie est alors devenue plus intense, plus abondante, violente parfois, et elle a duré une trentaine d’heures.
Inutile de vous préciser que je n’avais guère envie de mettre l’extrémité de mes moustaches dehors pendant tous ces jours !
Pour la Toussaint et pour le Jour des Morts, Frère Maximilien-Marie a pu à nouveau franchir les cols d’altitude pour se rendre à la Sainte Messe au Puy : la chaussée n’était enneigée ou verglacée qu’en peu d’endroits.

Pour terminer cette chronique, permettez-moi trois annonces :

1) Frère Maximilien-Marie a décidé de reprendre cette année l’usage antique – et bien oublié dans l’Eglise latine, sauf dans certaines congrégations très ferventes – du Carême de la Nativité.
Ce Carême, distinct du temps liturgique de l’Avent (lequel ne commencera qu’au dimanche le plus proche de la fête de Saint André), est parfois appelé « carême de Saint Martin » puisqu’il débute aux alentours de la fête du saint évêque de Tours (11 novembre). C’est une quarantaine entière, que nous commencerons au Mesnil-Marie au soir de l’octave de la Toussaint (le 8 novembre donc) et durant laquelle Frère Maximilien-Marie observera la même discipline alimentaire que pendant le grand Carême de Pâques : régime végétalien sauf aux jours de grandes fêtes (la Toussaint de l’Ordre, Saint Martin, la Présentation de Notre-Dame, Saint André et la Conception immaculée de la Vierge) où le poisson ou les œufs seront permis (pour plus de détails voir ou revoir l’usage antique > ici).

2) Pendant plusieurs années, Frère Maximilien-Marie a organisé des « Veillées Culture & Patrimoine », une fois par mois, de novembre à mars. Au début, ces veillées avaient lieu au Mesnil-Marie, qui s’est avéré vite trop petit. La municipalité nous a alors gracieusement prêté la salle de réunion aménagée dans l’ancien presbytère et ces veillées réunissaient, selon les cas, depuis une dizaine de personnes jusqu’à parfois une cinquantaine de participants. Par manque de temps et en raison d’un excès de fatigue, notre Frère ne les a pas organisées pendant les hivers 2016-2017 et 2017-2018. Toutefois plusieurs personnes lui ont exprimé leur regret de cette disparition. Après en avoir parlé aux responsable d’une association nouvellement créée dans le village – l’Amicale Art-Création-Loisirs – il a été convenu de reprendre ces veillées un mardi par mois à partir du 13 novembre : Madame le Maire a exprimé sa joie de voir repartir cette offre culturelle de proximité dans le village et a aussitôt accepté la mise à disposition gracieuse de la salle de l’ancien presbytère. Les deux associations (Amicale Art-Création-Loisirs et Refuge Notre-Dame de Compassion) les prépareront de concert et ont résolu que la collecte réalisée à l’aide de la corbeille déposée à la sortie serait attribuée à l’école, toujours dans le but d’en soutenir l’existence.

3) Je dois exprimer de très vifs remerciements à tous nos bienfaiteurs qui, par leurs dons, aident déjà à la vie quotidienne, à l’organisation des activités et aux travaux nécessaires pour continuer la restauration du Mesnil-Marie : nous envisageons de faire revenir une mini-pelle pour continuer l’aménagement d’un chemin (une première partie a été faite l’an dernier) accédant au terrain sur lequel nous envisageons un jour la construction de la chapelle de Notre-Dame de Compassion ; il y a des travaux de rejointoiement à réaliser à l’intérieur et des aménagements de placards ; Frère Maximilien-Marie a besoin de faire confectionner une nouvelle tunique (ainsi nomme-t-on la soutane des moines de Saint-Augustin)… etc.
Afin de nous aider pour l’accomplissement de ces projets, nous comptons encore sur vous et je tends une fois de plus la patte vers vous, chers Amis…

Que Notre-Dame de Compassion vous bénisse et vous comble de grâces !

Pour soutenir la vie, les activités et les travaux du Refuge ND de Compassion > ici

pattes de chatLully.

Lully 30 octobre 2018

Rappel :
Publications de ce blogue en rapport avec la Toussaint, le jour des morts… etc.

Textes spirituels :
- « Deux amours ont bâti deux cités » (St Augustin) > ici
« Il n’y a de vie véritable que la vie bienheureuse » (St Augustin) > ici

Contes :
- « Des Saints et des animaux », 4 parties dont la 1ère est > ici (et ensuite suivre le lien en bas de chaque texte)
« L’histoire de Saint Glinglin et de la belle Lurette » (R. Escarpit) > ici
« L’histoire de l’homme qui s’ennuyait » (sur une idée de C. Péguy) > ici

Bandes dessinées :
- « Camille-chenille et Edmond-papillon » > ici

- Le « Musée du Purgatoire »  > ici
– Les indulgences pour les défunts > ici
– La fête des Saintes Reliques > ici

- Prière à la Vierge de Compassion pour les âmes du Purgatoire > ici

2018-92. De Saint Théofrède de Carméni appelé aussi Saint Chaffre.

19 octobre,
Fête de Saint Théofrède ;
Mémoire de la Bienheureuse Agnès de Jésus (cf. > ici et > ici) ;
Mémoire de Saint Pierre d’Alcantara.

Buste-reliquaire de Saint Théofrède

Buste-reliquaire de Saint Théofrède :
argent et vermeil sur âme de chêne avec cabochons et pierres semi-précieuses
(XIème siècle – trésor de l’abbaye Saint-Chaffre du Monastier)

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Le calendrier liturgique particulier du Mesnil-Marie, comme l’ancien calendrier traditionnel propre du diocèse du Puy, célèbre à la date du 19 octobre la fête de Saint Théofrède de Carméni (note : dans son calendrier réformé, le diocèse du Puy a déplacé la fête de Saint Théofrède au 19 novembre).
J’avais déjà eu l’occasion, il y a plusieurs années, d’évoquer brièvement ce saint lorsque je vous avais parlé des richesses patrimoniales de la petite cité vellave du Monastier-sur-Gazeille (cf. > ici), mais je veux aujourd’hui vous le faire davantage connaître.

Blason du Monastier

Blason de la ville du Monastier :
D’azur à deux clefs affrontées d’argent passées en sautoir, à l’épée haute du même brochante.

Monasterium Calmeliacense, tel fut à l’origine le nom de ce bourg du Velay, à quelque trois lieues du Puy : le nom « Le Monastier » est évidemment dérivé de « monasterium » puisque l’agglomération s’est formée autour d’un monastère, fondé au VIIème siècle sur ses terres de la région des hauts plateaux qui entoure le mont Mézenc, par Calminius - Saint Calmin – , duc d’Aquitaine et comte d’Auvergne.
Ce monastère, d’abord placé sous le vocable de Saint Pierre, est le premier des trois que fonda Saint Calmin.
Son premier abbé se nommait Eudes : il avait été archidiacre de Saint-Paul-Trois-Châteaux avant d’entrer à l’abbaye de Lérins, et il fut envoyé comme supérieur de la petite communauté lors de la fondation de Calmin.

Eudes avait un neveu qui était aussi son filleul : fils de Leuffroi (Leufredus), préfet d’Orange, Théofrède [du germain « Théodefred » ou « Théodfried », latinisé en « Theofredus » qui deviendra Théoffroy au Moyen-Age et Tchaffré en occitan pour devenir finalement Chaffre].
Théofrède avait reçu une excellente éducation et fut attiré très jeune par les choses divines : il dut lutter contre les ambitions humaines que son père nourrissait pour lui, et pour faire accepter sa vocation. C’est alors qu’il entra au monastère de Calmin que dirigeait son oncle et parrain. Sous son abbatiat, Théofrède devint un moine appliqué à la pratique des vertus, auquel furent peu à peu confiées des charges, si bien qu’à la mort d’Eudes il fut élu pour lui succéder.
Abbé exemplaire, Théofrède gouverna son monastère avec sagesse, zèle et prudence : il avait non seulement le souci de la perfection de ses moines et de leur croissance dans la vie spirituelle, mais il œuvra aussi pour l’évangélisation et l’instruction des populations des alentours.

Verrière du martyre de Saint Théofrède

Vitrail de la façade occidentale de l’abbatiale du Monastier racontant  son martyre :
en haut, il ordonne à ses moines de se cacher dans la forêt à l’approche des Sarrasins ;
au milieu, seul, il admoneste les païens mahométans ;
en bas, roué de coups et laissé pour mort, Théofrède rend le dernier soupir au milieu de ses moines saufs.

Lorsque des bandes sarrasines firent des incursions dans le Velay, Théofrède ordonna à ses moines de se cacher dans une forêt voisine, tandis que lui restait seul dans l’abbaye.
Les païens mahométans le trouvèrent prosterné dans son église, se saisirent de lui et le rouèrent de coups, avant de l’abandonner moribond. Le lendemain, alors que les sarrasins s’apprêtaient à accomplir l’un de leurs rites idolâtres, Saint Théofrède trouva encore la force et le courage de les haranguer et de dénoncer leur culte impie. Les mahométans furieux s’acharnèrent encore sur lui, mais une tempête provoqua leur fuite et ils ne purent incendier l’abbaye.
Saint Théofrède rendit son âme à Dieu quelques jours plus tard, entouré de ses moines sortis de leurs cachettes. Selon la tradition, Saint Théofrède était nonagénaire lorsqu’il subit ce martyre, que la troisième leçon du second nocturne – aux matines du bréviaire traditionnel – place le 19 octobre de l’an 732 (c’est-à-dire quelques jours avant la fameuse victoire de Charles Martel à Poitiers, le 25 octobre 732).

La popularité de Saint Théofrède – devenu Saint Chaffre, selon les déformations dues à la prononciation vellave de l’occitan – fit que le monastère abandonna le vocable de Saint-Pierre pour prendre son patronage.
Restaurée par Louis 1er le Pieux, l’abbaye adopta la règle de Saint Benoît en 817. Elle obtint de nombreux privilèges royaux et exemptions, et eut un rayonnement considérable : Saint-Chaffre se trouva au XIIème siècle à la tête d’un réseau comprenant deux abbayes (Le Monastier et Cervere, en Piémont), vingt-cinq prieurés conventuels et deux-cent-septante-quatre églises ou bénéfices dans dix-neuf diocèses de France (Le Puy, Mende, Viviers, Clermont, Die, Rodez, Grenoble, Vienne, Valence, Embrun, Maurienne, Uzès, Nîmes, Montpellier, Orange, Carpentras, Cavaillon, Glandève et Apt), dans celui de Genève (Suisse) dans celui de Turin et dans le Piémont italien.
Après la guerre de Cent Ans et au XVIème siècle, certaines possessions ou bénéfices de l’abbaye furent attribués à d’autres congrégations.
En 1667, l’abbaye fut rattachée à Cluny, puis, en 1786, elle fut officiellement supprimée par la « Commission des Réguliers » alors qu’elle comptait encore une vingtaine de moines.
A la révolution, les biens de l’abbaye furent confisqués et vendus comme biens nationaux et, depuis, l’abbatiale a été affectée au culte paroissial.
Malgré les très louables efforts de la municipalité du Monastier, cette église abbatiale à laquelle – malgré sa splendeur architecturale – le clergé diocésain donne peu de vie, fait aujourd’hui penser à une grande coquille vide…

Il n’en demeure pas moins que Saint Théofrède est un saint dont le rayonnement transcende les aléas de l’histoire et les périodes de décadence qui affectent la Sainte Eglise, et que le témoignage héroïque qu’il a rendu à la Vérité révélée face aux envahisseurs mahométans lui confère une exemplarité d’une actualité flagrante.

Saint Théofrède, modèle de vie monastique et martyr intrépide, priez pour nous !

Buste reliquaire de saint Théofrède profil

Buste reliquaire de Saint Théofrède de profil
(XIème siècle – trèsor de l’abbatiale Saint-Chaffre du Monastier)

Prière de louange en l’honneur de la Sainte Mère de Dieu

prononcée par
Saint Cyrille d’Alexandrie
au
Concile d’Ephèse

11 octobre,
Fête de la Maternité divine de la Bienheureuse Vierge Marie.

« En l’an 1931, aux applaudissements de tout l’univers catholique, on célébrait le quinzième centenaire du concile d’Éphèse, au cours duquel la bienheureuse Vierge Marie, de qui est né Jésus, fut proclamée, contre l’hérésie de Nestorius, Mère de Dieu par les Pères en union avec le Pape Célestin ; le Souverain Pontife Pie XI voulut que le souvenir de cet heureux événement fut perpétué par un témoignage constant de sa piété. Il existait à Rome un monument glorieux de la proclamation d’Éphèse, l’arc triomphal de la basilique de Sainte-Marie-Majeure, sur l’Esquilin, orné par son prédécesseur Sixte III d’admirables mosaïques, mais détérioré par l’injure du temps ; il le fit heureusement restaurer à ses frais, ainsi que l’aile transversale de la basilique. Il décrivit dans une lettre encyclique la vraie physionomie du concile œcuménique d’Éphèse et exposa abondamment et avec piété le privilège ineffable de la Maternité divine de la bienheureuse Vierge Marie, afin que la connaissance d’un mystère si sublime se gravât plus profondément dans les âmes des fidèles. En même temps il proposa Marie Mère de Dieu, bénie entre toutes les femmes, et la famille de Nazareth, comme un modèle à imiter, illustre entre tous, tant pour la dignité et la sainteté d’un chaste mariage que pour la pieuse éducation de la jeunesse. Enfin, pour que subsistât aussi un monument liturgique, il décréta que la fête de la Maternité divine de la bienheureuse Vierge Marie serait célébrée chaque année le 11 octobre par l’Église universelle, sous le rite double de deuxième classe, avec une Messe et un office propres ».

(sixième leçon des matines de cette fête).

Mosaïque de la cathédrale grecque Sainte Sophie à Washington

Mosaïque de la cathédrale grecque de Washington

Salut, Marie, Mère de Dieu, Vierge et Mère, vous qui portez la Lumière, vase incorruptible.

Salut, Vierge Marie, Mère et servante ; Vierge à cause de Celui qui est né de votre virginité, Mère à cause de Celui que vous avez porté dans vos bras et nourri de votre lait, servante à cause de Celui qui a pris la forme d’un serviteur. Car le Roi est entré dans Sa cité, ou plutôt dans votre sein, et Il en est sorti comme Il l’a voulu, et votre porte est demeurée scellée. Vous L’avez conçu sans la volonté d’un homme et vous L’avez enfanté d’une manière divine.

Salut, Marie, temple où Dieu descend, temple sacré comme le prophète David l’avait proclamé : votre temple est saint, admirable en justice.

Salut, Marie, trésor de tout l’univers ; salut, Marie, colombe sans tache ; salut, Marie, flambeau qui ne peut s’éteindre : c’est de vous qu’est né le Soleil de justice.

Salut, Marie, lieu de Celui qui n’a pas de lieu, vous qui avez tenu enfermé dans votre sein le Fils unique, Dieu le Verbe, vous qui avez produit sans charrue et sans semence l’épi incorruptible.

Salut, Marie : à cause de vous les prophètes chantent et les bergers entonnent avec les anges l’hymne redoutable : « Gloire à Dieu dans les hauteurs, et sur la terre paix aux hommes de bonne volonté ».

Salut, Marie, Mère de Dieu : à cause de vous les anges se réjouissent et les archanges éclatent en chants retentissants.

Salut, Marie, Mère de Dieu : à cause de vous les mages viennent adorer, conduits par une étoile étincellante.

Salut, Marie, Mère de Dieu : à cause de vous les douze Apôtres furent choisis.

Salut, Marie, Mère de Dieu : à cause de vous Jean bondit dans le sein de sa mère et le flambeau adora la Lumière éternelle.

Salut, Marie, Mère de Dieu, par qui est venue la grâce ineffable, dont l’Apôtre disait : « La grâce de Dieu est apparue aux hommes pour leur salut ».

Salut, Marie, Mère de Dieu : c’est de vous qu’est venue la Lumière véritable, Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui dit dans l’Evangile : « Je suis la Lumière du monde ».

Salut, Marie, Mère de Dieu, c’est de vous que S’est levée la Lumière pour ceux qui étaient assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort ; car le peuple qui gisait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Quelle est cette Lumière, sinon Notre-Seigneur Jésus-Christ, la Lumière véritable qui éclaire tout homme venant en ce monde ?

Salut, Marie, Mère de Dieu : c’est par vous qu’est annoncé dans l’Evangile : « Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur ! » ; c’est par vous que les villages, dans les îles, les Eglises des justes sont fondées.

Salut, Marie, Mère de Dieu : par vous est venu le vainqueur de la mort et le destructeur de l’enfer.

Salut, Marie, Mère de Dieu : par vous est venu le Créateur qui a racheté Sa créature de la faute et l’a conduite au Royaume du ciel.

Salut, Marie, Mère de Dieu : par vous a brillé la lumière de la Résurrection.

Salut, Marie, Mère de Dieu : par vous a jailli le baptême redoutable de la sanctification dans le Jourdain.
Salut, Marie, Mère de Dieu : par vous Jean et le Jourdain ont été sanctifiés et le démon a été écrasé.

Salut, Marie, Mère de Dieu : par vous tout esprit qui croit est protégé.

Trois lys blancs

2018-89. Le rêve de l’Enfant Jésus.

Mercredi 3 octobre 2018,
Fête de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face.

Le rêve de l'Enfant Jésus

Le rêve de l’Enfant Jésus
huile sur toile de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face (janvier 1894)

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je veux saisir l’occasion de cette fête de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face pour vous présenter – si vous ne le connaissez pas déjà – un tableau réalisé par la jeune carmélite de Lisieux en janvier 1894 et intitulé « Le Rêve de l’Enfant Jésus ».

Historique du tableau :

Ce tableau a été peint par Sœur Thérèse en janvier 1894 pour être offert à sa supérieure, Mère Agnès de Jésus, à l’occasion de sa fête : le 21 janvier.
Dans les Carmels, la fête patronale de la Prieure est alors l’occasion d’une fête communautaire. En outre, vous le savez, Mère Agnès de Jésus n’est autre que la sœur aînée de Sœur Thérèse : Pauline, qui lui a servi de seconde mère après la mort prématurée de Madame Martin et a joué un rôle très important dans l’éducation spirituelle de Thérèse. Les deux religieuses sont unies par les liens d’une très grande intimité spirituelle et l’élection de Mère Agnès au priorat a été une très grande joie pour Sœur Thérèse. Ce 21 janvier 1894 est donc la première fête de Mère Agnès ès qualité de prieure.
C’est aussi en ce début d’année 1894 que Sœur Thérèse manifeste les premiers symptômes (maux de gorge et douleurs de poitrine) de la tuberculose qui l’emportera dans un peu plus de trois ans.

Mère Agnès de Jésus ne va garder le tableau pour elle-même mais, au mois d’avril 1894, elle l’offre au monastère de la Visitation du Mans.
Vous vous souvenez peut-être qu’il existe des liens très forts entre la famille Martin et les Visitandines du Mans : la sœur de Madame Martin y était religieuse sous le nom de Sœur Marie-Dosithée ; les deux sœurs aînées de Thérèse, Pauline et Marie, y furent pensionnaires et y furent profondément imprégnées par l’esprit de Saint François de Sales et Sainte Jeanne-Françoise de Chantal ; Pauline avait tout naturellement pensé entrer à la Visitation du Mans, mais finalement une inspiration reçue devant la statue de la Madone du Carmel dans l’église Saint-Jacques de Lisieux lui avait fait comprendre que Notre-Seigneur la voulait carmélite.
De fait, on comprend qu’il existe une correspondance suivie entre le Carmel de Lisieux et la Visitation du Mans, et Mère Agnès concrétise les liens de religieuse amitié qui unissent les deux monastères par l’envoi de ce tableau dont le symbolisme est tout un programme de vie religieuse, à son ancienne maîtresse visitandine, Mère Marie-Aloysia Vallée.

La Visitation du Mans ayant fermé, les religieuses qui restaient intégrèrent le monastère de Chartres, où elles apportèrent leurs archives et leur patrimoine : c’est ainsi que, en janvier 1995, lorsque Frère Maximilien-Marie fut affilié au monastère de la Visitation de Chartres, cette cérémonie d’affiliation fut célébrée en présence du tableau de Sainte Thérèse (cf. > ici).
Malheureusement le monastère de Chartres a fermé lui aussi, et désormais « Le Rêve de l’Enfant Jésus » se trouve à la Visitation de Moulins, où notre Frère a pu le vénérer – puisqu’il s’agit d’une relique – et le prendre en photo au parloir le 3 octobre 2013 à l’occasion d’une visite au monastère. 

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus de la Sainte Face

Sur ce cliché, Sainte Thérèse a voulu poser en montrant ostensiblement les deux pôles
spirituels qui symbolisent toute sa vie religieuse : l’Enfant Jésus et la Sainte Face.

Explication du tableau :

Sainte Thérèse a voulu exprimer dans ce tableau des choses qui sont essentielles à sa vie religieuse et, alors qu’elle s’achemine vers la plénitude de sa « voie » de sainteté, elle a ici représenté de manière symbolique ce qui en est l’essentiel.
Elle a donné elle-même l’explication de ce tableau dans un texte qui l’accompagne et dont le langage fleuri et presque enfantin voile des réalités spirituelles d’une intense gravité…

Rêve de l'Enfant Jésus - détail

« En jouant avec les fleurs que son épouse chérie lui a apportées dans sa crèche, Jésus pense à ce qu’Il fera pour la remercier… La-haut dans les jardins célestes, les anges serviteurs de l’Enfant Divin, tressent déjà les couronnes que son Cœur a réservées pour sa bien-aimée.
Cependant la nuit est venue. La lune envoie son rayonnement argenté et le doux Enfant Jésus s’endort… Sa petite main ne quitte pas les fleurs qui l’ont réjoui pendant la journée et son Cœur continue de rêver au bonheur de son épouse chérie.

Rêve de l'Enfant Jésus - détail

Bientôt il entrevoit dans le lointain des objets étranges qui n’ont aucune ressemblance avec les fleurs printannières. Une croix !… Une lance !… Une couronne d’épines !… et cependant le Divin Enfant ne tremble pas. Voilà ce qu’il choisit pour montrer à son épouse combien il l’aime !… Mais ce n’est pas encore assez, son visage enfantin et si beau, il le voit défiguré, sanglant !… méconnaissable !… Jésus sait bien que son épouse le reconnaîtra toujours, qu’elle sera à ses côtés, alors que tous l’abandonneront, aussi l’Enfant Divin sourit à cette image sanglante. Il sourit encore au calice rempli du vin qui fait germer les vierges.

Rêve de l'Enfant Jésus - détail

Il sait que dans son Eucharistie les ingrats le délaisseront, mais Jésus pense à l’amour de son épouse, à ses délicatesses. Il voit les fleurs de ses vertus embaumant le sanctuaire et Jésus Enfant continue de sommeiller doucement… Il attend que les ombres déclinent… que la nuit de la vie soit remplacée par le jour radieux de l’éternité !…
C’est alors que Jésus rendra à son épouse bien-aimée les fleurs qu’elle lui a données en le consolant sur la terre… C’est alors qu’il inclinera vers elle sa Face Divine toute rayonnante de gloire et qu’il fera goûter éternellement à son épouse la douceur ineffable de son divin baiser !… ». 

Autographe de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face
donné à la Visitation du Mans en même temps que le tableau par la Révérende Mère Agnès de Jésus
et aujourd’hui conservé à la Visitation de Moulins.

Rêve de l'Enfant Jésus - détail

Tous les habitués des écrits de Sainte Thérèse et de sa spiritualité retrouvent dans ces lignes un résumé remarquable de tous les thèmes thérésiens : le sommeil de l’Enfant Jésus, la nuit, l’enfance spirituelle, les fleurs, consoler Jésus, faire plaisir à Jésus, la réparation, la fécondité du sacrifice, les noces mystiques, la Passion, la Sainte Face douloureuse qui se révèlera un jour glorieuse, les récompenses de la vie future, l’éternité ardemment désirée… Oui, tout ce que l’on retrouve développé dans les manuscrits autobiographiques et les lettres de la Saine se trouve ici résumé.

A cette note explicative, Sœur Thérèse a joint encore une lettre à l’adresse de Mère Agnès :

« Ma Mère chérie,
Vous venez de lire le rêve que votre enfant voulait reproduire pour votre fête. Mais hélas ! c’est votre pinceau d’artiste qui seul aurait pu peindre un aussi doux mystère !… J’espère que vous ne regarderez que la bonne volonté de celle qui serait si heureuse de vous faire plaisir.
C’est vous, ma Mère, ce sont vos vertus que j’ai voulu représenter par les petites fleurs que Jésus presse sur son Cœur. Les fleurs sont bien pour Jésus seul ! oui, les vertus de ma Mère chérie resteront toujours cachées avec le petit Enfant de la crèche, cependant malgré l’humilité qui voudrait les voiler, le parfum mystérieux qui s’échappe de ces fleurs me fait déjà pressentir les merveilles que je verrai un jour dans l’éternelle Patrie, quand il me sera permis de contempler les trésors de tendresse que vous prodiguez maintenant à Jésus.
O ma Mère ! vous le savez, jamais je ne pourrai vous dire toute ma reconnaissance pour m’avoir guidée comme un ange des Cieux au-milieu des sentiers de la vie. C’est vous qu’il m’avez appris à connaître Jésus, à l’aimer. Maintenant que vous êtes doublement ma Mère, ah ! conduisez-moi toujours vers le Bien-Aimé ; apprenez-moi à pratiquer la vertu, afin qu’au Ciel je ne sois pas placée trop loin de vous et que vous puissiez me reconnaître pour votre enfant et votre petite sœur,

Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face
rel. carm. in. »

Cette lettre autographe de Sœur Thérèse à Mère Agnès a également été donnée par elle à la Visitation du Mans
et, ayant suivi le tableau, se trouve elle aussi désormais à la Visitation de Moulins.

ancienne image de dévotion représentant le tableau

Ancienne image de dévotion représentant le tableau
diffusée après la canonisation de Sainte Thérèse

Voir aussi :
Lettre apostolique de Pie XII établissant Sainte Thérèse patronne de la France en second > ici

2018-88. De la nouvelle présentation du corps de Sainte Thérèse Couderc dans la basilique de La Louvesc.

Jeudi 27 septembre 2018,
Fête des Saints Côme et Damien, martyrs ;
Commémoraison de Saint Elzéar et Sainte Delphine de Sabran ;
Anniversaire de la naissance de SMTC le Roi Louis XIII.

translation de Sainte Thérèse Couderc 22 septembre 2018

Translation du corps de Sainte Thérèse Couderc
depuis la chapelle du Cénacle
jusqu’à la basilique de Saint Jean-François Régis
La Louvesc, le 22 septembre 2018
(photo prise par une amie présente à la cérémonie)

Chers Amis du  Refuge Notre-Dame de Compassion,

Monseigneur le Maître-Chat a déjà évoqué, samedi dernier (cf. > ici), la translation du corps de Sainte Thérèse Couderc.
Un empêchement de dernière minute indépendant de ma volonté m’avait privé d’assister à cette cérémonie, aussi ai-je profité du jour même de la fête liturgique de cette sainte très aimée, hier mercredi 26 septembre, pour me rendre à La Louvesc : ceux qui me connaissent et sont venus au Mesnil-Marie savent à quel point ce lieu est cher à ma dévotion.
Je ne m’y étais pas rendu depuis le mois d’avril. C’est à cette occasion que j’avais appris la date de la translation de Sainte Thérèse et que j’avais pu apercevoir les travaux en cours dans la basilique pour la réception de sa châsse.
Puisque Maître-Chat Lully me laisse aujourd’hui la plume, je vais moi-même vous parler de mon petit pèlerinage et vous montrer quelques clichés que j’ai réalisés à cette occasion, afin que vous puisiez vous rendre compte par vous-mêmes de la nouvelle disposition des lieux.

Basilique de La Louvesc

Basilique de La Louvesc – façade

Ayant quitté le Mesnil-Marie vers 11 h 30, j’arrivais à La Louvesc au moment où sonnait la demi de midi au clocher de la basilique : horaire très intentionnellement choisi parce qu’alors, et pour une bonne heure environ, la basilique est déserte et silencieuse.

La journée était radieuse, chaude (même à 1.100 m d’altitude) ; le ciel sans nuage. Une lumière magnifique entrait à flots dans la basilique.

Basilique de La Louvesc intérieur

Basilique de La Louvesc – intérieur, vue générale

Je compte vous parler un jour plus en détail de cette basilique, œuvre de l’architecte lyonnais Pierre Bossan (auquel nous devons aussi entre autres la basilique de Fourvière, le prolongement de l’église d’Ars et l’église Notre-Dame de Valence), et des misères qu’elle avait déjà subies lors de la réforme liturgique postérieure au concile vaticandeux. Aujourd’hui, je me contenterai de vous parler des dispositions prises pour la réception de la châsse de Sainte Thérèse Couderc.

Après avoir salué le Très Saint Sacrement et m’être agenouillé devant le reliquaire dans lequel sont renfermés les ossements de Saint Jean-François Régis, je me dirigeais donc vers la chapelle du transept sud qui était encore il y a peu dédiée à Sainte Agathe (en souvenir du fait que l’église originelle de La Louvesc, à laquelle a succédé cette basilique, était placée sous le vocable de l’illustre vierge martyre de Catane).

Voici à quoi ressemblait l’autel – aujourd’hui détruit – de la chapelle de Sainte Agathe.

Autel de Sainte Agathe dans la basilique de La Louvesc

(photo prise en 2010)

Il ne subsiste plus aujourd’hui que le panneau sculpté qui constituait le devant de la table d’autel, et se trouve désormais exposé sous le porche de la basilique.

Devant de l'ancien autel de Sainte Agathe

On peut avoir une idée de l’aspect général de cette chapelle de Sainte Agathe en regardant, du côté droit, celle qui lui est symétrique : la chapelle du Sacré-Coeur.

Basilique de La Louvesc - chapelle du Sacré-Cœur

Foin désormais de ce que vous avez vu ci-dessus, l’ancienne chapelle de Sainte Agathe, devenue la chapelle où repose le corps incorrompu de Sainte Thérèse Couderc, a été transformée comme ceci, sans chercher en aucune manière à conserver le style de la basilique :

Ancienne chapelle Sainte Agathe désormais chapelle de Sainte Thérèse Couderc

Certes, l’essentiel, après deux années de « sevrage », c’est que l’on puisse à nouveau y vénérer le précieux corps de Sainte Thérèse Couderc. Le lieu est propre (parce que c’est neuf : dans le reste de la basilique on est attristé de voir beaucoup de poussière et de toiles d’araignées), mais c’est tout-à-fait minimaliste ; tout-à-fait conforme à la manière dont on a dépouillé les sanctuaires catholiques dans les années 60-70 du précédent siècle pour leur donner la nudité des temples huguenots…

On est frappé par le fait que le seul élément qui a été conservé de l’autel sous lequel était exposé le corps de notre chère sainte dans l’ancienne chapelle du Cénacle soit la grande plaque de marbre sombre, gravée d’une inscription latine rappelant les grandes lignes de la vie de Sainte Thérèse Couderc, sa béatification et sa canonisation (voir la photographie de cette plaque > ici), mais rendue illisible par l’espèce de barbouillage pseudo symbolique dont elle a été recouverte. Il paraît que c’est une œuvre d’art, mais je ne connais personne ayant un minimum de bon goût qui mettrait « ça » dans son salon, et je doute fortement que ce soit un jour placé dans un musée des beaux-arts.

Présentation de la nouvelle châsse de Sainte Thérèse Couderc

Mais approchons-nous !
Dès l’abord, la forme choisie pour la nouvelle châsse de Sainte Thérèse surprend. Cette forme ogivale laisse un peu perplexe : elle ne donne pas une impression d’harmonie. Je ne pense pas que le nombre d’or ait été utilisé pour en calculer les proportions.
Le socle de pierre sur lequel elle est posée, pas davantage d’ailleurs. 

Châsse de Sainte Thérèse Couderc

La manière dont les « rayons » (je ne sais pas si c’est le terme approprié), dorés et argentés, sont peints (car je ne pense pas qu’il s’agisse d’or et d’argent véritables) – sans finesse – sur cette châsse fait spontanément et irrépressiblement penser à la forme d’un canoë amérindien (mais, à ce que je sache, Sainte Thérèse n’est pas allée instruire dans la vraie foi les indiens du Canada !!!).

Châsse de Sainte Thérèse Couderc

L’inscription (qui ne saute pas aux yeux) donne l’impression d’avoir été tracée sur le sable du bout de l’index.

Inscription de la châsse

Mais il y a quelque chose de plus embêtant pour les dévôts de Sainte Thérèse dans la manière dont elle est ici présentée.

Dans l’ancienne chapelle du Cénacle, le corps était exposé couché légèrement sur le côté, de sorte que les fidèles qui venaient s’agenouiller devant lui puissent en voir le visage. En effet, même s’il est protégé par un masque de cire, le visage de cette octogénaire qui a « si bien trouvé Dieu » est extraordinaire par son rayonnement de sérénité.

Ici, le corps est posé totalement à plat, ce qui fait que lorsqu’on se met à genoux (sur l’agenouilloir disposé devant la châsse) il est désormais impossible de voir autre chose que la coiffe tuyautée sur laquelle est épinglé son voile et, pour ceux qui sont plus haut de taille, le nez qui en dépasse.
Il en est aussi ainsi si l’on est assis sur l’un des sièges de la chapelle disposé devant la châsse.
Et quand bien même l’on est debout, il n’est pas non plus très aisé – sinon en se contortionnant un peu – de bien contempler le visage de Sainte Thérèse.
Il est donc devenu extrêmement compliqué d’aviser convenablement Sainte Thérèse Couderc pendant un long moment de prière silencieuse, face à face « comme un ami qui parle à son ami », selon la belle expression de la Sainte Ecriture.

Tout porte à penser que le corps incorrompu de la sainte a été exposé là plutôt comme un « objet de curiosité » que comme le précieux sujet d’une réelle dévotion, même s’il y a un agenouilloir et des brûleurs pour y déposer des veilleuses votives (mais cela, c’est une source de revenus pour les églises, alors même les « curés » qui n’ont pas de dévotion le maintiennent !).

Détail de la présentation du corps de Sainte Thérèse Couderc

Ce n’est qu’en se mettant debout sur la pointe des pieds, en même temps qu’il faut se pencher en avant, que l’on arrive à obtenir la vue suivante :

Corps de Sainte Thérèse Couderc

Enfin, comme on peut s’en rendre un peu compte sur ce dernier cliché, la forme même de cette châsse et l’éclairage qui a été mis en place (en particulier les cordons de LED qui soulignent les nervures de la croisée d’ogives au-dessus de la châsse) occasionnent de constants reflets – avec parfois en sus ceux des vitraux – qui sont des plus pénibles.
Ajoutez-y enfin les traces de doigts qu’y laisse une certaine forme de dévotion très tactile, et vous comprendrez que la prise de bonnes photographies est une véritable gageure.

En conclusion, je vous  dirai donc que si je suis infiniment heureux 1) que le corps de Sainte Thérèse Couderc soit demeuré à La Louvesc, 2) et qu’il soit à nouveau possible de le vénérer et de prier devant, néanmoins mon tempérament de perfectionniste est chagriné par les défauts patents de la présentation qui en a été faite.
Cela ne nous empêchera certainement pas de nous rendre toujours très régulièrement à La Louvesc, mais nous y éprouverons un pincement au cœur en pensant à ce qui eût pu être réalisé en conformité avec le style donné par Bossan à la basilique, et en donnant à l’exposition du corps de Sainte Thérèse une présentation portant les caractères d’une véritable piété…

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Sainte Thérèse Couderc

Prière après la Sainte Communion « Restez avec moi, Seigneur », de Saint Pie de Pietrelcina.

1968 – 23 septembre – 2018

50ème anniversaire du rappel à Dieu
de
Saint Pie de Pietrelcina

Saint Pie de Pietrelcina (que la plupart des personnes, même non italiennes ou ne parlant pas l’italien, appellent cependant « Padre Pio »), a rendu sa belle âme à Dieu le 23 septembre 1968, au terme d’une vie admirable de pureté, de ferveur, d’union à Dieu, de charité surnaturelle exceptionnelle et de pratique héroïque des vertus évangéliques.
Quelques jours avant sa mort, les sacrés stigmates qu’il portait depuis 50 ans avaient disparu.
On trouve aisément d’excellentes biographies du célèbre capucin de San-Giovanni-Rotondo et je vous invite à les lire avec attention et d’en méditer les exemples.

Je me contenterai de rappeler ici que, à l’annonce de la réforme liturgique, Saint Pie avait demandé au Saint-Siège, avant même la promulgation des nouveaux rites de la Messe, un indult qui lui permettrait de continuer à célébrer la Sainte Messe latine traditionnelle et que, lorsqu’un prélat vint de Rome pour lui apporter cette autorisation, il déclara : « Arrêtez le concile ! » Cela se passe de tout commentaire.

La prière qui suit, qu’il récitait pendant son action de grâces après la Sainte Messe développe et personnalise la supplication que firent les disciples d’Emmaüs au Christ resuscité au terme du chemin qu’ils avaient parcouru avec Lui sans Le reconnaître : « Mane nobiscum, quoniam advesperascit, et inclinata est iam dies : Demeurez avec nous, car le soir arrive, et le jour est déjà sur son déclin » (Luc XXIV, 29).

Saint Pie de Pietrelcina - consécration

Restez avec moi, Seigneur, car il est nécessaire de Vous avoir présent pour ne pas Vous oublier. Vous savez avec quelle facilité je Vous abandonne.
Restez avec moi, parce que je suis faible et j’ai besoin de Votre force pour ne pas tomber si souvent.
Restez avec moi, Seigneur parce que Vous êtes ma vie, et sans Vous, je suis sans ferveur.
Restez avec moi, parce que Vous êtes ma lumière, et, sans Vous, je suis dans les ténèbres.
Restez avec moi, Seigneur, pour me montrer Votre volonté.
Restez avec moi, Seigneur, pour que j’entende Votre voix et que je Vous suive.
Restez avec moi, Seigneur, parce que je désire Vous aimer beaucoup et être toujours en Votre compagnie.
Restez avec moi, Seigneur, si Vous voulez que je sois fidèle.
Restez avec moi, Seigneur, parce que si pauvre que soit mon âme, elle désire être pour Vous un lieu de consolation, un nid d’amour.
Restez avec moi, Jésus, parce qu’il se fait tard et que le jour décline… c’est-à-dire que la vie passe, la mort, le jugement, l’éternité approchent et il est nécessaire de refaire ses forces pour ne pas m’arrêter en chemin, et, pour cela, j’ai besoin de Vous. Il se fait tard et la mort approche. Je crains les ténèbres, les tentations, les sécheresses, les croix, les peines et combien j’ai besoin de Vous, mon Jésus, dans cette nuit de l’exil.
Restez avec moi, Jésus, parce que dans cette nuit de la vie et des dangers, j’ai besoin de Vous. Faites que je Vous reconnaisse comme Vos disciples à la fraction du pain, c’est à dire que la Communion eucharistique soit la Lumière qui dissipe les ténèbres, la Force qui me soutienne et l’unique Joie de mon cœur.
Restez avec moi, Seigneur, parce qu’à l’heure de ma mort, je veux rester uni à Vous sinon par la Communion, du moins par la Grâce et l’Amour.
Restez avec moi, Jésus, je ne Vous demande pas les consolations divines parce que je ne les mérite pas, mais, le don de Votre présence, oh oui, je Vous le demande.
Restez avec moi, Seigneur, c’est Vous seul que je cherche, Votre Amour, Votre Grâce, Votre Volonté, Votre Cœur, Votre Esprit, parce que je Vous aime et ne demande pas d’autre récompense que de Vous aimer davantage. D’un amour ferme, pratique. Vous aimer, de tout mon cœur, sur la terre, pour continuer à Vous aimer parfaitement pendant toute l’éternité.

Ainsi soit-il. 

Ecce Agnus Dei

Publié dans:De liturgia, Nos amis les Saints, Prier avec nous |on 22 septembre, 2018 |2 Commentaires »
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