Archive pour la catégorie 'Intentions de priere'

2019-92. « Sans service, c’est-à-dire de don pour un bien supérieur à soi, il n’y a pas de société qui puisse s’épanouir et assurer à tous non seulement la paix et la sécurité mais simplement le progrès et l’épanouissement quotidien.»

Message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou,
de jure Sa Majesté le Roi Louis XX
adressé aux Français
à l’occasion de l’hommage national rendu aux treize soldats morts au Mali

frise lys deuil

L’hommage national rendu à nos treize soldats morts en opération est un moment de communion entre le pays tout entier et son Armée. Les Invalides y trouvent une part de leur vocation telle qu’elle avait été voulue par leur fondateur, mon aïeul Louis XIV. La France est reconnaissante à ceux qui la défendent. Ainsi, au-delà de la compassion qui est notre premier réflexe, compassion vis-à-vis des proches de nos morts, mais aussi de leurs régiments et de leurs frères d’armes qui partagent les mêmes dangers jours après jours, nous devons aussi poser les questions de fond. Il est facile de faire des déclarations au lendemain d’un drame, mais si elles réconfortent sans faire oublier la plaie qui ne se refermera jamais pour leurs parents, leurs enfants, leurs épouses, et leurs frères et sœurs, elles demeurent peu de choses par rapport au sacrifice de la vie.

Ces morts ne sont pas des morts ordinaires.
Ils nous rappellent à nos devoirs et au plus grand de ceux-ci, servir.

Dans un monde qui fait tant de place aux individualismes, le mot même de servir parait désuet si ce n’est oublié. Pourtant sans service, c’est-à-dire de don pour un bien supérieur à soi, il n’y a pas de société qui puisse s’épanouir et assurer à tous non seulement la paix et la sécurité mais simplement le progrès et l’épanouissement quotidien.

Le service passe pour la plupart d’entre nous par l’honnêteté du travail bien fait en vue du bien commun ; pour les soldats, il va jusqu’au sacrifice de la vie.
Le rôle des guerriers est reconnu dans toutes les sociétés de l’antiquité à nos jours, comme un des fondements de l’équilibre social. A ce titre il est exalté par les poètes et les écrivains et bénéficie d’une prise en compte spécifique dans la société. Cette place doit être maintenue car il y va de la survie du pays en tant que tel. Nous avons vu ces derniers jours des réactions malsaines apparaître en posant la question de savoir s’il ne faudrait pas se retirer d’un terrain d’opération – si lointain… -, si les centaines de morts que les OPEX déplorent déjà, ne sont pas suffisants. De telles pensées déshonorent ceux qui les professent et vont à l’encontre du service du bien commun qui réunit, justement, tous les Français à leur Armée. Ils savent qu’elle peut se sacrifier pour eux. A eux de mériter ce sacrifice.
Les Français le prouveront en étant sur le parcours de leurs valeureux héros sur le chemin des Invalides. 

Prince Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou

Armes de France pour le deuil

2019-90. Zelus domus Tuae comedit me !

Le zèle de Ta maison me dévore ! (Ps. LXVIII, 10)

Voici le texte de la lettre mensuelle du 25 novembre 2019 qui a été adressée aux membres de la Confrérie Royale : je suis convaincu que les amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, même s’ils ne sont pas membres de cette Confrérie, dont j’ai l’honneur d’être le Prieur (honneur qui fait peser sur moi une très grave responsabilité), pourrons en tirer un très grand profit eux aussi, et je remercie très chaleureusement le Révérend Père Clément de Sainte-Thérèse pour ce texte magnifique et profond.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Le Guerchin Jésus chassant les vendeurs du Temple

Jésus chassant les marchands du temple, Le Guerchin (XVIIème s.) 

            Chers Membres de la Confrérie royale,

            Le mois des dédicaces qui s’achève doit graver ces mots du Psalmiste sur le frontispice des temples vivants que nous sommes : Zelus domus tuæ comedit me !, « Le zèle de ta maison me dévore ! » (Ps. LXVIII, 10). Nous avons en effet célébré la dédicace – c’est-à-dire l’anniversaire de la consécration – de nos églises paroissiales le 6 novembre dernier, puis trois jours plus tard celle de l’archibasilique du Très-Saint-Sauveur (Saint-Jean-de-Latran), « omnium urbis et orbis ecclesiarum mater et caput : mère et maîtresse de toutes les églises de la Ville [Rome] et du monde » puisqu’il s’agit de la cathédrale du Pape ; enfin celle des basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul à Rome le 18 novembre – celle du Vatican dans le même temps odieusement profanée d’ailleurs par le culte idolâtrique de la Pachamama.

     Au siècle où les églises de culte catholique se réduisent en poussière (20 églises incendiées en France rien qu’en 2018, sans compter la symbolique cathédrale Notre-Dame de Paris le Lundi-Saint dernier), ces cérémonies d’anniversaire prennent une dimension prophétique voire eschatologique. L’évêque de Fréjus-Toulon n’a pas craint de le dire le mois dernier à Rome : « Le dramatique incendie qui a ravagé et consumé il y a quelques mois la toiture de la cathédrale de Paris constitue un signe prémonitoire pour notre temps. Une Église en feu. Un avertissement » [1]. L’église et l’Église, en effet, c’est tout un : « Symbolisée par nos édifices matériels, l’Église est la véritable maison de la prière, le temple où réside la gloire [de Dieu], le siège de l’inaltérable vérité, le sanctuaire de l’éternelle charité », chante la Préface gallicane* de la Messe de la Dédicace.

            Le zèle de la maison de Dieu n’est pas que la défense de sa sainte Église, ni des édifices sacrés faits de pierre et de ciment. Il s’agit par extension de tout lieu où Dieu se plaît à habiter, donc d’une manière particulière de chaque personne humaine consacrée « temple du Saint-Esprit » (I Cor. VI, 19) par le saint baptême, lequel rassemble des « pierres vivantes qui servent à construire le temple spirituel », selon l’image qu’en donne saint Pierre (I Pi II, 5). D’où le noble combat pour le caractère sacré de toute vie humaine ; combat que seule l’Église catholique mène encore courageusement aujourd’hui.

          Mais c’est aussi une terre, un peuple, une nation : une terre sanctifiée par d’innombrables apparitions mariales et ayant enfanté tant de saints ; un peuple rendu grand par la confession d’une même foi dans le Christ ; une nation christianisée dans les eaux du baptême en même temps que son premier roi. Le « royaume de prédilection » de Dieu sur terre, c’est notre douce France : « La France est le Royaume de Dieu, les ennemis de la France sont les ennemis du Christ », écrivait le pape Grégoire IX au roi saint Louis (1239).

     N’avons-nous pas à nous montrer les ardents défenseurs de notre cher pays ? À nous faire ses gardes du corps autant que de son âme ? Le bon Jésus s’excita de colère devant la profanation de la maison de son Père : resterons-nous inactifs face à la profanation biséculaire de notre royaume ? Dieu préfère les Croisés, aux « bras-croisés » ! Alors chassons les « marchands du temple » qui bradent notre pays et occupent illégitimement son parvis ! Notre-Seigneur n’a pas hésité à se montrer violent et implacable pour la défense de ce qui est sacré. La lignée de nos rois, sacralisée à la fois par l’onction sainte et par le « miracle capétien », n’aurait-elle pas droit à un même zèle de notre part, nous poussant à défendre ainsi la maison de nos pères et l’ordre sacré voulu par Dieu en France ?

       Sans doute y a-t-il beaucoup de disciples de Notre-Seigneur, mais il y a peu d’apôtres. Le disciple suit, l’apôtre poursuit : il fait croître dans le temps et l’espace le Royaume de Dieu inauguré par le Christ-Roi. Le disciple agit par amour, l’apôtre par zèle. Qu’est-ce que le zèle ? C’est un amour passionné qui donne tout et se donne tout entier ; le contraire radical de la tiédeur. C’est un engagement complet dans ce que l’on fait, en adéquation parfaite avec ce que l’on croit. Comme il n’y a pas de demi-dieu, il n’y a pas de saint à demi.

     L’on sait par expérience que le mal n’engage pas trop d’effort, tandis que le bien nécessite une tension toujours en éveil, une vigilance de tous les instants. C’est pourquoi l’apôtre le plus zélé insiste lui-même : « Il est bon d’être toujours zélés pour le bien… et pas seulement lorsque je suis présent parmi vous » (Gal. IV, 18), précise-t-il ! Et encore : «  Ayez du zèle et non de la paresse. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur » (Rm XII, 11). Notre héroïne et sainte nationale − dont nous fêterons dans six mois le centenaire de sa canonisation − n’a-t-elle pas admirablement appliqué à la lettre ce triple commandement de S. Paul ?

       C’est d’ailleurs sainte Catherine d’Alexandrie que nous fêtons aujourd’hui qui, avec sainte Marguerite d’Antioche, a été, comme le révèlera saint Michel à sainte Jeanne d’Arc, « choisie par Dieu pour [la] conduire et [la] conseiller en tout ce qu[’elle] a à faire ». Les deux saintes l’assisteront depuis l’âge de 13 ans jusqu’à son procès, l’incitant à passer d’une « bonne chrétienne » à l’« Héroïne de la Patrie » que nous admirons tous, en contribuant de manière décisive à ses victoires militaires. N’étaient-elles pas toutes deux bien placées pour l’encourager à l’héroïsme, elles qui brillaient de l’éclat de la virginité autant que du zèle intrépide du martyre ?

     « Zèle » rime avec « sel », qui en exprime la même réalité : du piquant, de la saveur, sans colorant mais avec conservateur ! « Vous êtes le sel de la terre » (Mt V, 13) : ne faisons pas mentir le Christ. Si le Chrétien s’affadit, qui rendra sa saveur au monde ? Et si le Français s’accommode de la situation de son pays, pourra-t-il lui rendre sa ferveur ? Les apôtres en firent eux-mêmes l’amère expérience en demeurant impuissants à chasser le démon d’un enfant possédé : « C’est à cause de votre incrédulité », leur répondit Jésus (Mt XVII, 20). Pensez-vous que la France puisse être libérée de ses démons autrement que par l’intensité de notre vie spirituelle ? « Cette sorte de démon ne s’expulse que par la prière et par le jeûne » (v. 21).

     Avons-nous une vie spirituelle affadie, mes amis ? Est-ce la foi seule qui nous sauvera, comme aiment à le croire les Protestants ? « De même que le corps sans âme est cadavre, répondait déjà l’apôtre S. Jacques, la foi sans les œuvres est morte » (Jc II, 26). Mais il suffisait à Luther de proclamer le texte sacré non-inspiré pour croire le contraire… Comme c’est pratique, la religion à la carte ! Non : il ne suffit pas de croire que Dieu existe pour être sauvé. Il faut vivre en conformité avec sa foi, ce que les Papes ont appelé « la radicalité de l’Évangile » − se ferait-on traiter de fondamentaliste ! Imagine-t-on un sportif non-pratiquant ?

     Transposons dans la sphère temporelle : suffit-il d’adhérer au légitimisme pour être un digne sujet de son roi ? La règle est la même : agir en conformité avec nos convictions politiques. Le royaliste n’est pas un idéaliste ; c’est un réaliste qui a des idéaux. Ici saint Paul nous prévient : gare au « zèle sans intelligence » (Rm X, 2). C’est pourquoi il est fondamental de se former : le bien-agir suit le bien-penser. Qu’il nous soit permis ici de remercier tous les Cercles légitimistes de France qui s’évertuent à expliquer, à méditer et à diffuser la doctrine sociale de l’Église selon le génie français qu’a si merveilleusement incarnée sainte Jeanne d’Arc.

     Il nous faut être les apôtres de ce nouveau millénaire. C’est un combat de toute une vie, mais qu’on se rassure, la victoire est au bout de nos efforts : « Les apôtres ne combattent qu’en souffrant et ne triomphent qu’en mourant » disait saint François de Sales. Notre-Seigneur était consumé par sa mission, son message et son heure ultime. Il n’était pas partagé ; Il était consacré et entièrement donné. Il ne craignait pas ce que les gens pouvaient Lui faire, et encore moins dire de Lui. Jusqu’à la mort, Il ne s’est pas détourné de son appel, son seul but étant d’accomplir la volonté de son Père.

            Nous nous apprêtons à célébrer la belle fête de l’Immaculée Conception. Ce jour-là, en 1947, Notre-Dame de la Prière à L’Île-Bouchard demanda aux quatre jeunes voyantes de « beaucoup prier pour la France, en grand danger, et de faire des sacrifices »

              « Prier » et « faire » : voilà ici les deux mots d’ordre sans lesquels une restauration n’est pas possible, balayant ces deux fameuses hérésies qui sont chacune l’exclusion de l’autre : le providentialisme, d’une part, qui s’appuie sur le seul secours de Dieu sans y coopérer ; et l’activisme, d’autre part, qui ne s’appuie que sur ses propres forces, sans recourir à Dieu.

            Combien de royalistes nostalgiques et sûrement aussi neurasthéniques démissionnent (au sens propre de : refuser sa mission, car nous en avons tous une) en attendant passivement que Dieu nous envoie miraculeusement le « grand monarque » désiré ? Mais le Christ n’aura pour autre attitude que celle qu’Il montra au roi Hérode Antipas qui le priait d’exécuter un miracle par curiosité profane… At ipse nihil illi respondebat : « Mais Jésus ne lui répondit rien » (Lc XXIII, 9). Où il n’y a pas d’oreilles pour entendre, Jésus n’a pas de bouche pour parler. Et Dieu nous a laissé à travers les Lois fondamentales du royaume ses desiderata, notamment quant à la règle de succession. Qu’attendent donc les Providentialistes ? Un messie politique ? Le prince charmant descendant du ciel sur un cheval blanc ? Allons, le royaume de France n’est pas un conte de fées !

     Au nom « Royaliste » correspond la définition suivante : « Partisan du roi ». Partisan, donc celui qui prend parti, non celui qui s’accommode d’un syncrétisme (saint-crétinisme) politique. L’apôtre zélé envers Dieu et son Roi leur donne toute sa vie et tout son cœur en sacrifice vivant, et ne retient rien pour lui-même ni ses projets personnels.

            Voudrait-on se convaincre de la nécessité des temps ? La liturgie, comme toujours, arrive à point nommé pour galvaniser les troupes. Nous proclamions hier aux hommes de ce temps l’annonce prophétique de la fin des temps par l’évangile de ce XXIVe et dernier dimanche après la Pentecôte. Si vous ne vous sentiez pas concernés, le premier dimanche de l’Avent fêté dimanche prochain vous le répètera à nouveau ! La pédagogie est affaire de répétition…

     Lorsque l’on observe l’histoire de l’Église, et notamment des persécutions, lorsque l’on s’intéresse aux mystiques récents − Marthe Robin, par exemple −, lorsque l’on médite sur les mises en garde de Notre-Dame lors de ses dernières apparitions, et notamment à Fatima et à Akita au Japon, l’on se dit que nous ne faisons que commencer une période de tribulations.

     Il faut bien l’admettre : nous n’avons pas choisi notre époque. Le Bon Dieu, dans sa Sagesse et sa prescience providentielles, a jugé qu’il était bon que nous soyons placés là, hic et nunc, pour témoigner de notre fidélité et accomplir notre rôle. À choisir, vous opteriez sans doute davantage pour une période de paix et de prospérité, plutôt que pour cet affreux début de XXIe siècle. Les apôtres ne préférèrent-ils pas la lumineuse Transfiguration et le glorieux Dimanche des Rameaux au lamentable Vendredi-Saint ? Et pourtant, y eut-il meilleure occasion de manifester sa fidélité et son amour envers Dieu que ce jour-là ?

     Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, ayant pourtant quitté cette terre il y a trois siècles, avait compris que nous étions entrés dans les derniers temps. Dans sa « Prière embrasée », il observe avec désolation : « Votre divine Loi est transgressée, votre Évangile est abandonné, les torrents d’iniquité inondent toute la terre (…). Votre sanctuaire est profané et l’abomination est jusque dans le lieu saint ». Que dirait-il aujourd’hui ? Oui, nous sommes entrés dans un combat eschatologique, dans une lutte surnaturelle sans merci : ne pas le voir, c’est vivre dans le monde des Bisounours ! Et c’est donc passer à côté de notre mission, ce qui est une démission. Au début de la Révolution, certains de nos ancêtres n’avaient pas compris l’enjeu et s’enthousiasmaient de ces réformes…

     Plus Satan semble triompher dans sa rage et sa haine contre Dieu, entraînant de nombreuses âmes avec lui, et plus la victoire divine sera éclatante. Cette « victoire qui viendra par Marie » (Jean-Paul II), nous l’obtiendrons également par l’intermédiaire de saint Michel, en l’honneur duquel notre Prieur nous demande de réciter souvent la prière composée par Léon XIII [2]. Prince de la Milice céleste, l’armée des anges restés fidèles, il est le vainqueur de Lucifer, le chevalier zélé du Deus Sabaoth, le « Dieu des Armées » ; victorieux aussi de toutes les hérésies, de tout ce qui, comme la franc-maçonnerie, entretient une haine mortelle contre l’Église et la royauté de droit divin.

     « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, nous prévient saint Paul, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes » (Éph. VI, 12). À combat spirituel, matériel proportionné : utilisons pour cela « les armes de dévotion massive » que sont les Sacrements, le jeûne et la prière, surtout la récitation du saint Rosaire.

     Dans un monde de ténèbres, il n’est pas difficile de briller… Je ne parle pas des Stars éphémères qui n’éblouissent que des aveugles, je veux parler des héros que nous sommes tous appelés à devenir. Le héros de ce monde n’est pas le jeune bodybuildé aux super-pouvoirs ; les véritables héros, ce sont les saints qui, dans leur faiblesse, font éclater la puissance de Dieu. Le monde et encore moins l’Église n’ont pas besoin de réformateurs mais de transformateurs que sont les saints [3] !

     Puisque, selon le dicton populaire, « À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine », en ce 25e jour du mois où nous redoublons de prières et d’offrandes à l’intention de S.M. Louis XX, enracinons-nous résolument sur le bois de la Croix, le seul qui nous fera porter de grands et beaux fruits. Que le feu sacré de la foi et de l’honneur nous dévore d’un ardent et pur amour comme on l’y trouve dans les cœurs unis de Jésus et de Marie, pour le zèle de l’œuvre de restauration que Dieu attend de nous. Alors, Notre-Seigneur pourra dire de la France comme de la fille de Jaïre : « Elle n’est pas morte, elle dort » (Mt IX, 24) !

R.P. Clément de Sainte-Thérèse 


[1] Sermon de la Messe de clôture du pèlerinage Summorum Pontificum à Rome le 26 octobre 2019 : http://www.paixliturgique.com/aff_lettre.asp?LET_N_ID=2883.

* Au sens liturgique.

[3] Bernanos disait : « On ne réforme l’Église qu’en souffrant pour elle, on ne réforme l’Église visible qu’en souffrant pour l’Église invisible. On ne réforme les vices de l’Église qu’en prodiguant l’exemple de ses vertus les plus héroïques ».

2019-84. Un poignant et très juste appel à la prière pour l’Eglise, à l’heure où « la plus grande persécution de l’Église ne vient pas de ses ennemis extérieurs »…

Lundi 9 septembre 2019,
Fête de Notre-Dame de Pellevoisin ;
Mémoire de Saint Gorgon ;
Mémoire du 2e jour dans l’octave de la Nativité de Notre-Dame.

« Dans l’Eglise, il n’y a pas ce calme que je désire…
Qu’ils prient et qu’ils aient confiance en moi. »

Paroles de la Très Sainte Vierge Marie à Pellevoisin le 15 septembre 1876.

C’est grâce au toujours excellent site « Benoît et moi » (cf. > ici), toujours remarquablement bien informé sur des faits et publications qu’il est sinon très difficile de trouver en langue française, que nous avons pris connaissance d’un appel qui a été lancé en Italie pour un rassemblement de prière qui aura lieu à Rome, tout près de la basilique Saint-Pierre au Vatican, le samedi 5 octobre prochain.
Je sais bien que la plupart de mes lecteurs ne pourront pas s’y trouver. Toutefois, rien n’empêche de s’y associer par le cœur, l’intention et la prière, puisque cette dernière ne connaît pas les limites imposées par les distances et les frontières !
Le texte d’invitation à ce rassemblement de prière est tout-à-fait juste et pertinent, et l’on peut dire qu’il dépasse largement le cadre de ce seul rassemblement : tout ce qu’il exprime et décrit – sans concession mais sans agressivité – est parfaitement exact.
Voilà pourquoi il nous semble parfaitement judicieux de le répercuter le plus largement possible : la liste des intentions qu’il dresse en 10 points n’est pas à proprement parler exhaustive, mais elle donne bien la mesure des urgences auxquelles il importe, avec la grâce de Dieu, d’œuvrer, pour la guérison de tout le corps de la Sainte Eglise, de la tête aux pieds.

11 février 2013 - foudre sur la basilique Saint-Pierre

Le très symbolique foudroiement du dôme de la basilique Saint-Pierre au Vatican
le 11 février 2013

Prions pour l’Église!
Rome, le 5 octobre 2019

Largo Giovanni XXIII, h. 14:30

C’était le Vendredi Saint 2005. Le Cardinal Joseph Ratzinger, qui allait bientôt devenir Pape, prononça des paroles sans équivoque : « Que d’immondices on trouve dans l’Église, même chez ceux qui, par le sacerdoce, devraient lui appartenir complètement !...».
 
Et lorsque, devenu le Pape Benoît XVI, à Fatima, le 11 mai 2010, répondant à des journalistes qui l’interrogeaient sur le message de la Vierge, il déclara : « Les souffrances de l’Église lui viennent de l’intérieur, de ce péché qui se trouve dans l’Église-même. On l’a toujours su, mais aujourd’hui nous le constatons d’une manière vraiment terrifiante : la plus grande persécution de l’Église ne vient pas de ses ennemis extérieurs, elle vient du péché qui est dans l’Église…».
 
Comme Cardinal et comme Pape, Benoît XVI a voulu ainsi rappeler qu’il y a dans l’Église des hommes qui ne sont pas « de l’Église », qui ne lui appartiennent pas vraiment et qui, plus que quiconque, travaillent à sa destruction ; «les méchants et les hypocrites qui sont dans l’Église», disait saint Augustin dans le De Civitate Dei, formeront un jour la majorité de ses membres, selon la prophétie de saint Paul dans la seconde épître aux Thessaloniciens.

Nous, un groupe d’amis catholiques, tant laïcs que consacrés, voulons donc prier – avec tous ceux qui veulent se joindre à nous – aussi près que possible de la Tombe de saint Pierre, où les papes, à quelques exceptions près, ont toujours voulu résider, en demandant à Dieu qu’il fasse par sa grâce :

1) Que cessent les scandales sexuels et économiques qui défigurent le visage de l’Église et que les clercs impliqués dans ces scandales ne soient pas promus à des postes de commandement mais, au contraire, qu’ils soient écartés et invités à faire pénitence ;

2) Que le depositum fidei, dont personne dans l’Église de Christ, pas même le Pontife suprême n’est le maître, ne soit adultéré ;

3) Que les familles religieuses, les évêques, les prêtres fidèles au Christ et à l’Église ne soient plus inquiétés par des commissaires, persécutés, écartés sans motifs d’accusation concrets et vérifiés, pour la seule raison de leur attachement à la « foi de toujours » ;

4) Que la hiérarchie ecclésiastique, cessant de chercher les applaudissements du monde, soit courageuse et audacieuse dans la prédication de l’Évangile, aussi difficile que cela puisse être, et que soient donnés comme exemple aux fidèles les saints de l’Eglise, et non ceux qui l’ont divisée et déchirée jadis (comme le moine Martin Luther), ou qui ceux qui combattent aujourd’hui la Vie, en soutenant l’avortement, la libéralisation de la drogue, l’euthanasie (…comme le fait Emma Bonino) ;

5) Que la priorité de ceux qui dirigent l’Église soit de proclamer la foi en Jésus-Christ Sauveur, laissant à « César ce qui est à César » et évitant de s’improviser sociologues, politologues, climatologues, … et «logues» en toutes choses ;

6) Que les hommes d’Eglise ne cessent de proclamer les « principes non négociables », en particulier la défense de la vie et de la famille, sans s’abaisser à des compromis – sinon en paroles du moins dans les faits – avec la culture de mort et l’idéologie du genre ;

7) Que l’amour pour la Création ne soit plus confondu avec l’écologie païenne et panthéiste, ni la « miséricorde » de Dieu avec le relativisme moral et l’indifférentisme religieux ;

8) Que soit entendu le cri de l’Église d’Afrique (Cardinal John O. Onaiyekan, Cardinal Robert Sarah, Cardinal Francis Arinze.) : « Que l’Occident ne trompe pas nos jeunes avec de faux mythes », et celui des Eglises d’Europe de l’Est, répétant avec Jean-Paul II, dans Mémoire et identité, que « la patrie est une mère pour chacun, d’une manière tout à fait réelle », et que la « défense de sa propre identité » n’a rien à voir avec le nationalisme ou autres aberrations ;

9) Que les catholiques chinois, comme l’a dénoncé à plusieurs reprises le cardinal Zen Ze-kiun, ne soient pas sacrifiés à la dictature communiste au nom d’impossibles et injustes accords ;

10) Et qu’enfin les chrétiens persécutés dans le monde, qui affrontent la torture et la mort pour le Christ, n’aient plus à entendre leurs pasteurs dire qu’Allah et Jésus-Christ sont un « même Dieu ».

(Source > Aldo Maria Valli )

Ronces

2019-73. Message de Sa Majesté le Roi à l’occasion de la fête de l’Assomption, fête patronale du Royaume de France.

Ce jeudi 15 août 2019, en milieu de journée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux le message suivant à l’adresse de tous les Français à l’occasion de la fête patronale du Royaume.

Ingres : le voeu de Louis XIII

(Ingres : le Vœu de Louis XIII)

A tous les Français, je veux souhaiter une belle fête de l’Assomption. 

Que Notre-Dame, Reine de France et protectrice du Royaume, selon le vœu fait en 1638 par mon aïeul le Roi Louis XIII, veille, et protège la France et les Français en ces temps troublés, où se perdent tous les repères essentiels !
Prions-la, supplions-la d’intercéder pour que la France reste fidèle aux promesses de son baptême !

Louis de Bourbon, duc d’Anjou.

Armes de France & Navarre

Prières pour renouveller le Vœu de Louis XIII > ici, > ici et > ici.

2019-67. Du « Carême de la Dormition de la Mère de Dieu ».

31 juillet – 14 août

Monogramme Marie 2

Les Eglises d’Orient (catholiques et orthodoxes) ont conservé très vivant l’usage du « Carême de la Dormition de la Mère de Dieu », appelé de manière plus brève tantôt « Carême de la Dormition » tantôt « Carême de la Mère de Dieu », lequel en revanche est – malheureusement ! – quasi ignoré des catholiques latins (surtout en notre temps où une majorité de fidèles et de clercs – même à des postes élevés de la hiérarchie – sont d’une ignorance crasse).

Comme le Grand Carême de préparation à Pâques, le « Carême de la Dormition » est un temps de préparation à l’une des très grandes fêtes du cycle liturgique, celle du 15 août, et il en possède les mêmes caractéristiques :
– Prière plus intense et plus longue.
– Jeûne.
– Aumône (œuvres de charité).

De ce point de vue-là donc, on peut reprendre complètement, en les transposant à l’esprit de la liturgie propre à cette période estivale, les prescriptions et usages du Grand Carême pascal (cf. > ici et > ici).
Toutefois il n’en a pas la longueur, puisqu’il dure seulement une quinzaine de jours : le plus souvent du 1er au 15 août. Au Mesnil-Marie, nous le faisons commencer le 31 juillet, de manière à avoir véritablement 15 jours entiers de carême.
Ce chiffre 15 possède en effet une valeur symbolique très importante à nos yeux, puisque, selon la Tradition, il est celui des années que la Très Sainte Mère de Dieu a vécues encore sur la terre après l’Ascension de son divin Fils, et avant d’être élevée auprès de Lui.

Hugo van der Goes - dormition de Notre-Dame

La dormition de la Vierge (Hugo van der Goes 1440-1482)

Pendant le « Carême de la Dormition », tous les jours sont jours de jeûne (un seul repas frugal et une collation le soir) sauf :
1) le 6 août (fête de la Transfiguration de Notre-Seigneur) ;
2) les dimanches qui surviennent dans cette période ;
3) et spécifiquement pour nous, le 11 août, fête de Sainte Philomène, qui est patronne du Refuge Notre-Dame de Compassion en second (sous le rit double de 2ème classe donc).
Et tous les jours (même les dimanches et jours de fête qui font exception au jeûne mentionnés ci-dessus), sont des jours d’abstinence, c’est-à-dire qu’on n’y peut consommer rien d’origine animale (viandes, poisson, œufs, laitages et fromages), ni boisson alcoolisée, ni huile d’olive.

Et comme le 15 août est la fête patronale principale de la France, plus encore qu’à l’accoutumée en ce carême qui prépare cette seule authentique « fête nationale », nos prières et nos pénitences sont offerts pour la conversion de la France et le pour le retour de notre Royaume, jadis chrétien mais aujourd’hui apostat, à la fidélité à sa vocation (cf. discours du Cardinal Pacelli sur la vocation de la France le 13 juillet 1937 > ici) : « C’est qu’il ne s’agit plus aujourd’hui, comme en d’autres temps, de soutenir la lutte contre des formes déficientes ou altérées de la civilisation religieuse et la plupart gardant encore une âme de vérité et de justice héritée du christianisme ou inconsciemment puisée à son contact ; aujourd’hui, c’est la substance même du christianisme, la substance même de la religion qui est en jeu ; sa restauration ou sa ruine est l’enjeu des luttes implacables qui bouleversent et ébranlent sur ses bases notre continent et avec lui le reste du monde » (extrait du discours sus-cité du Cardinal Pacelli, futur Pie XII).

J’ose espérer que, même s’ils ne peuvent pas pratiquer avec toute la rigueur traditionnelle la discipline du jeûne monastique, il y aura néanmoins de nombreux amis du Refuge Notre-Dame de Compassion qui auront assez de générosité et d’amour pour marquer, en union avec nous, ce « Carême de la Dormition » et offrir à Dieu Notre-Seigneur des pénitences, des sacrifices volontaires, des privations de nourriture et de plus instantes et plus longues prières, afin de mieux préparer leurs âmes à la resplendissante fête du 15 août et de demander à Dieu la conversion et le salut de la France !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

P1080750 France, Paris, «le voeu de Louis XIII» dans le fond du choeur de la cathédrale Notre-Dame; Louis XIII et Louis XIV entourent la Vierge de pitié «Pieta»

Monument du Vœu de Louis XIII à Notre-Dame de Paris.

Monogramme Marie 2

2019-45. Neuvième anniversaire de Monseigneur le Dauphin Louis et de son frère jumeau Monseigneur le duc de Berry.

Ce mardi 28 mai 2019, en fin de matinée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux un message à l’occasion du neuvième anniversaire de la naissance de ses fils, NN.SS. les Princes Louis et Alphonse de France, respectivement d’une part duc de Bourgogne et Dauphin de France, et d’autre part duc de Berry (cf. > ici).

« Chers Louis et Alphonse,
Vous voir grandir dans la santé et la joie est, depuis votre naissance, ma priorité.
Vous êtes des enfants responsables, appliqués, affectueux, généreux, bien élevés, c’est pourquoi je suis très fier de vous.
Bon anniversaire et continuez à être ainsi.
Votre père qui vous aime. »     

Baptême des Princes Louis et Alphonse de France

Sous le texte de ce message, le Prieur de la Confrérie Royale a envoyé ce commentaire :

« Les membres de la Confrérie Royale prient avec une ferveur particulière en ce jour pour Monseigneur le Dauphin Louis et pour Monseigneur le duc de Berry. 
Longue et heureuse vie à nos chers petits Princes ! »

Trois lys blancs

2019-39. Inquiétudes pour la santé du Maître-Chat Lully.

Jeudi 9 mai 2019,
Fête de Saint Grégoire de Nazianze, évêque et docteur de l’Eglise ;
Commémoraison de Saint Pacôme le Grand, abbé et confesseur ;
170e anniversaire du rappel à Dieu de la Très Révérende Mère Thérèse-Camille de l’Enfant Jésus,
née Camille de Soyecourt, restauratrice du Carmel en France après la révolution (+ 9 mai 1849).

Lully lundi 6 mai

Le Maître-Chat Lully, malade, prenant le soleil ce lundi 6 mai

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Comme tous ceux qui nous sont proches, vous n’êtes pas indifférents à ce qui touche au Maître-Chat Lully, aussi tiens-je à vous faire part aujourd’hui de quelques inquiétudes que me cause la santé de ce petit félin qui partage ma vie monastique depuis le 29 aôut 2006 (cf. > ici), qui est tellement lié à l’existence du Mesnil-Marieet qui participe si activement et si magnifiquement aux engagements qui sont les miens, aux réflexions et approfondissements que je nourris et aux combats auxquels je suis donné corps et âme…
Je peux renvoyer ici à ce que j’ai déjà écrit au Maître-Chat à l’occasion de certains de ses anniversaires (cf. > ici et > ici).

Je dois donc vous informer que Monseigneur le Maître-Chat se trouve en clinique vétérinaire depuis ce mardi 7 mai en fin d’après-midi.

Je me suis rendu compte dans la soirée du lundi 29 avril qu’il avait un problème parce qu’il se léchait l’abdomen de façon quasi continue, et qu’il y avait un suintement de sang sur le bas du ventre. Dès le lendemain, mardi 30 avril, je l’ai bien évidemment emmené en consultation vétérinaire et le docteur a constaté un œdème sous-cutané, très dur, et il a fallu commencer un traitement.
Rien ne permettait de connaître les origines de cet œdème : je pouvais simplement affirmer de manière catégorique que Lully ne s’était pas battu.

Le mercredi 1er mai s’est passé à peu près normalement, mais Lully continuait à vouloir se lécher et, de ce fait, la plaie ne cicatrisait pas.
Nouvelle consultation vétérinaire le jeudi 2 mai après avoir constaté que l’écoulement de sang se faisait plus abondant.
Pour l’empêcher de se lécher, une collerette fut imposée au Maître-Chat qui, bien qu’elle ne lui fît pas vraiment plaisir, l’accepta néanmoins avec une certaine résignation…
Par ailleurs, l’œdème abdominal semblait manifester une évolution plutôt positive. Le traitement fut intensifié, et Lully dut se soumettre à des prises de comprimés, que je lui administrais avec un peu d’eau de la Sainte Tombe d’Arles-sur-Tech pour faciliter leur absorption.

Lully le samedi 4 mai

Lully avec sa collerette le samedi 4 mai

Le dimanche 5 mai en fin d’après-midi, alors que jusqu’à ce moment-là le Maître-Chat, bien qu’il fût gêné par le port de la collerette, avait un comportement quasi normal, la plaie abdominale, malgré les soins que je lui prodiguais, ne cicatrisait pas.
Dans la journée du lundi 6, Lully entra dans un état de prostration profonde, ne bougeant presque pas de ma couette, dans laquelle il s’était lové, sauf en fin d’après-midi où il voulut sortir un peu au soleil (c’est la photo publiée en tête de ce texte), refusant de s’alimenter et de boire…

Je passais la nuit du lundi 6 au mardi 7 dans de grandes angoisses, d’autant qu’il ne réagissait quasi plus aux caresses (alors que tous les jours précédents il réclamait d’être dans mes bras et ronronnait très fort lorsque je le caressais).

Nouvelle visite chez le vétérinaire ce mardi 7 mai : le docteur constate un peu d’anémie, une température inférieure (mais de très peu) à la normale, et l’apparition de signes de nécrose sur la plaie abdominale.
Lully reçoit force piqûres et soins, et il est décidé qu’il va rester en clinique, d’autant que je dois être absent toute la journée du 8 mai, en raison du pèlerinage réunissant les membres de plusieurs Cercles légitimistes du sud-est du Royaume à Cotignac (cf. > ici). Le savoir en clinique, sous surveillance et recevant régulièrement, au cours de cette journée, des visites et des soins me rassurait un peu.

Notre amie docteur-vétérinaire, à plusieurs reprises ce mercredi 8 mai, m’a envoyé des photos et des messages pour me tenir au courant : il lui semblait alors qu’il pouvait y avoir des complications d’origine hépatique…

Lully mercredi 8 mai

Photo reçue par sms ce mercredi 8 mai alors même que j’arrivais au sanctuaire de Saint Joseph à Cotignac :
Lully sur la table d’examen

Néanmoins, lors de ma visite à la clinique vétérinaire en fin de matinée, ce jeudi 9 mai, le docteur m’a fait part des résultats des analyses réalisées ce matin-même : elles ne révèlent pas de grave dysfonctionnement du foie.
En revanche il est maintenant certain que Lully est affecté par un problème métabolique pour ce qui concerne la formation des cellules sanguines et la cicatrisation. Il semble qu’on puisse exclure un cancer, mais le diagnostic peut encore évoluer. D’autres examens ou analyses seront pratiqués.
Sa température est normale (il a été sous lampe infrarouge toute la journée d’hier et une bonne partie de la matinée) : il s’alimente peu (il faut le gaver de croquettes vitaminées et pâtées fortifiantes). Les fonctions rénales ne semblent pas altérées (alors que c’est l’un des points de fragilité des félins)…

Lully est actuellement sous perfusion. La plaie abdominale cicatrisant bien et le matou ne se léchant plus, la collerette lui a été retirée, ainsi que le montre la photo prise ce matin et publiée ci-dessous.

Lorsque je lui ai rendu visite, Sa Grâce féline n’a pas été très chaleureuse envers moi : si Monseigneur  a ronronné très doucement au début lorsque je l’ai caressé et lui ai parlé à l’oreille, il a aussi et surtout ostensiblement boudé, pour me bien montrer qu’il n’est pas très content : il doit sans doute considérer que je l’abandonne !!!

Lully en clinique 9 mai 2019

En clinique sous perfusion ce jeudi 9 mai

Ceux de nos amis qui nous suivent sur Facebook ont pu, tous ces jours précédents, vivre en direct ces alternatives d’inquiétudes et d’espérance qui m’animent, et je remercie avec beaucoup d’émotion et de chaleur ceux qui m’écrivent de touchants messages de sympathie, de soutien, d’amitié et de compassion.
Comment ne pas être bouleversé à la lecture de ces petits mots écrits avec le cœur exprimés par des personnes que nous n’avons jamais rencontrées mais avec lesquelles se sont tissés, au fil des mois et des ans, des liens de véritable amitié : « Lully fait partie de nos vies… », « Il nous est cher… », « Maître Chat Lully est un peu mon chat aussi au travers de tout ce qu’il nous raconte… », « Ce n’est pas « qu’un chat » ! C’est tellement plus, dans notre vie ! »… etc.

Des prières montent vers le Ciel, par l’intercession de Sainte Gertrude de Nivelles, céleste protectrice des chats (cf. > ici), de Saint François d’Assise, de Saint Roch, de Saint Philippe Néri et de Saint Antoine le Grand… etc.

Si certaines personnes ont du mal à concevoir qu’on puisse prier pour la santé d’un animal et s’en offusquent, il en est heureusement bien plus qui comprennent que le Bon Dieu n’a de mépris pour aucune de Ses créatures et qu’Il a pour chacune d’entre elles d’infinis trésors de compassion.
La Sainte Eglise d’ailleurs le sait bien, même si certains de ses ministres manifestent à cet égard un cœur particulièrement insensible et sec, et elle prie pour les animaux souffrants puisque dans son rituel traditionnel elle propose depuis des siècles des formules de bénédiction des animaux malades ou de mets dont, par la puissance de sa bénédiction, elle fait des sacramentaux pour le soulagement et la guérison des animaux, affirmant dans les formules rituelles combien les animaux eux-mêmes ont du prix aux yeux de Dieu et combien il Lui agrée qu’ils soient proches des hommes…
Certains aristotélo-thomistes (selon le langage journalistico-politique du jour, on pourrait dire « ultra-aristotélo-thomistes »), malgré leur prétention de professer une philosophie réaliste, ont des raisonnements et des comportements d’idéalistes au point que l’on peut avec beaucoup d’exactitude leur appliquer ce que Charles Péguy disait des disciples d’Emmanuel Kant : « Le kantisme a les mains pures, mais il n’a pas de mains »
Et je reprends à mon propre compte la suite de cette citation : « Et nous, nos mains calleuses, nos mains noueuses, nos mains pécheresses, nous avons quelquefois les mains pleines »
L’un de nos chers amis prêtres, théologien et spirituel d’une incontestable orthodoxie, m’a écrit ceci :
« 
Mon cher Frère, comptez sur ma prière pour Maître-Chat Lully. Je suis sûr que les animaux ont leur place dans la nouvelle création et au paradis. Fraternellement vôtre in Christo Jesu.« 

Merci ! Merci infiniment, mes très chers amis, pour tous ces témoignages de sympathie qui font si chaud au cœur et pour vos cordiales et chat-leureuses prières !

Vôtre, in Corde Iesu & Mariae.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Bénédiction pour les animaux malades

 Bénédiction à l’intention des animaux gravement malades :

V./ Notre secours est dans le nom du Seigneur.
R./ Qui a fait le ciel et la terre.
V./ Le Seigneur soit avec vous.
R./ Et avec votre esprit.
Prions :
Seigneur, nous implorons votre miséricorde en suppliant, pour que ces animaux (cet animal) qui sont tourmentés (est tourmenté) par une grave maladie, soient guéris (soit guéri), en votre Nom et par la puissance de votre béné + diction. Qu’en eux (lui) soit éteinte toute puissance diabolique, et que par la suite ils ne soient plus malades (il ne soit plus malade), que vous soyez pour eux (lui), Seigneur, la défense de la vie et le remède apportant la santé. Nous vous le demandons par Jésus-Christ votre Fils Notre-Seigneur, qui avec vous vit et règne dans l’unité du Saint-Esprit pour tous les siècles des siècles.
R./ Ainsi soit-il.

nika

2019-37. Quarante-cinquième anniversaire de Sa Majesté.

Jeudi de Pâques 25 avril 2019.

Voici le message et la photographie que Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publiés sur ses comptes des réseaux sociaux à l’occasion de ce 25 avril 2019, quarante-cinquième anniversaire de sa naissance :

Je rends grâce à Dieu de pouvoir célébrer mon 45e anniversaire, en bonne santé,
entouré de ma famille et de mes amis.

Je garde toujours une pensée pour ceux qui ne sont plus là à mes côtés.

photo 45 ans Louis XX

A cette publication, Frère Maximilien-Marie a apporté le commentaire suivant :

Au nom de toute la Confrérie Royale, je présente à Votre Majesté l’assurance de prières spéciales en ce jour pour Sa Personne et Sa famille : Domine, salvum fac Regem nostrum Ludovicum !

(cliquer sur l’image ci-dessous, puis « ouvrir dans un nouvel onglet »)

Image de prévisualisation YouTube

Vive la race de nos Rois,
C’est la source de notre gloire. 
Puissent leurs règnes et leurs lois,
Durer autant que leur mémoire.
Que leur nom soit à jamais
Le signal de la victoire,
Que leur nom soit à jamais
Le présage de la paix.

lys 2

2018-79. Chronique du Mesnil-Marie pour le mois d’août 2018.

Samedi 1er septembre 2018 ;
Dans l’Ordre de Saint-Augustin la fête de Notre-Dame de Consolation (cf. > ici) ;
Commémoraison de Saint Gilles, abbé et confesseur ;
Commémoraison du 5ème jour dans l’octave de Saint Augustin ;
Anniversaire du rappel à Dieu de SMTC le Roi Louis XIV (cf. > ici).

Lully été 2018

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Ce mois d’août, me semble-t-il, a passé à une vitesse véritablement renversante : j’en ai presque le vertige !
Comme les années précédentes, c’est une période où un certain nombre de nos amis profitent des vacances et des longues journées pour nous rendre visite : je vous ai parlé du petit séjour que Jean-Baptiste, filleul de Frère Maximilien-Marie, a passé chez nous (cf. > ici), et du passage de notre amie « M. aux doigts de fée » qui nous a rapporté la parure bleu ciel restaurée de l’Enfant Jésus de Prague (cf. > ici) ; mais vous êtes plusieurs autres a être passés par notre Mesnil-Marie. Certains le découvrant pour la première fois, et auxquels notre Frère prend alors plaisir de donner un rapide aperçu de nos hautes Boutières en les conduisant en quelques lieux emblématiques des environs ; certains y revenant à l’occasion d’une traversée de la France. Et je ne parle pas de ceux qui viennent pour quelques heures de visite, afin de s’entretenir de spiritualité, d’histoire locale ou de patrimoine, avec notre Frère : toutes choses dont je ne peux bien évidemment pas rendre compte par le détail.

Et puis, bien sûr, il y a la traditionnelle fête de notre chère Sainte Philomène, le 11 août, patronne du Mesnil-Marie en second, et donc célébrée chez nous sous le rit double de 2ème classe.
Pour la circonstance, de fidèle amis nous avaient prêté une tente de réception d’une trentaine de mètres carrés qui avait été dressée sur la terrasse Saint-Charlemagne.
Cela me donne au passage l’occasion de remercier publiquement et très chat-leureusement ceux qui sont venus nous aider pour son montage et son démontage.

Tente de réception sur la terrasse Saint-Charlemagne

Tente de réception sur la terrasse Saint-Charlemagne

Bien sûr, nous lui avions ajouté une petite touche de « déco » très personnelle…

Tente de réception sur la terrasse Saint-Charlemagne

Et pour ce qui me concerne, j’ai beaucoup apprécié cette structure sous laquelle je pouvais me mettre à l’abri des ardeurs du soleil ou des gouttes des orages.

Lully sous la tente de réception

Cette grande tente a permis d’avoir un bel espace – très « convivial » pour reprendre un mot devenu très à la mode et repris à toutes les sauces – pour les déjeuners de la fête de Sainte Philomène, le 11 août, ainsi que pour celui de la fête de Saint Louis, le 25 août.
En effet, même si nous n’avions pas de très grandes foules lors de ces deux journées, il n’eût pas été possible de faire tenir tout le monde sur la terrasse Saint-Louis qui se trouve juste devant la maison.

Pour ces deux journées, riches de ferveur et d’amitié, je puis assurer que ceux qui sont venus jusqu’ici, en sont repartis avec des forces spirituelles renouvelées.
Nous ne pouvons pas douter – car nous en recevons régulièrement des témoignages – que Sainte Philomène se plaît à accorder des grâces à ceux qui viennent la prier et lui confier leurs intentions dans notre oratoire ; et nous voyons aussi de plus en plus que notre humble Mesnil-Marie fait figure de lieu de « port spirituel » pour de nombreuses âmes…
C’est la raison pour laquelle après le « mini-pèlerinage » de Sainte Philomène et après cette « réco-royco » de la fête de Saint Louis (cf. > ici) notre Frère Maximilien-Marie n’a pas hésité a programmer une nouvelle journée de prière et de spiritualité à la mi-septembre pour la fête de Notre-Dame de Compassion (cf. > ici), notre principale fête patronale.

Sainte Messe pour la fête de Sainte Philomène

Sainte Messe de la fête de Sainte Philomène, le 11 août 2018

Mais le sommet liturgique du mois d’août est bien évidemment la fête de l’Assomption de Notre-Dame, glorification suprême de la Sainte Mère de Dieu et fête patronale du Royaume de France.
Le 14 août au soir, Frère Maximilien-Marie se trouvait à la procession aux flambeaux au Puy. Cette montée vers la « chambre angélique » à la tombée de la nuit est toujours empreinte d’une grande ferveur…

Procession aux flambeaux - Le Puy-en-Velay 14 août 2018

… et l’entrée dans la cathédrale où l’on arrive juste aux pieds de la Vierge Noire, descendue du ciborium du maître-autel où elle se trouve habituellement, est un moment d’une grande intensité.

Vierge Noire, cathédrale du Puy - 14 août 2018

Le mercredi 15 août, en revanche, notre Frère s’est rendu à la Sainte Messe à la tellement aimée chapelle Notre-Dame de la Rose, à Montélimar.
A l’issue de la Messe, fut célébrée la procession du Vœu de Louis XIII, pour laquelle Frère Maximilien-Marie avait apporté la relique du Saint Voile de Notre-Dame que nous avons le bonheur de posséder au Mesnil-Marie.
La relique fut portée dans la procession avec la statue de la Madone, et beaucoup de fidèles qui ont ensuite vénéré la sainte relique en ont exprimé leur grande joie et leur émotion spirituelles.

Reliquaire du Voile de la Vierge - 15 août 2018

Je n’entrerai pas dans le détail des divers vernissages et conférences auxquels Frère Maximilien-Marie a aussi assisté, tant en raison de ses « obligations » liées à ses investissements associatifs ou journalistiques, que par intérêt pour les sujets traités ou les œuvres présentées.
Je ne vous montrerai pas non plus la photographie qui a été prise de lui, posant en compagnie de « Miss Ardèche », à l’occasion de la fête du village !!!

Je mentionnerai en revanche le passage de nos chers amis Messieurs les Chanoines de l’Ordre de Saint-Remi (cf. > ici) qui nous ont fait l’honneur et l’immense joie de célébrer chez nous la fête de notre Bienheureux Père Saint Augustin.
C’est la première fois que nous avions la joie d’avoir ici-même une Sainte Messe le 28 août, et nous l’avons chantée du mieux que nous l’avons pu.

Statue de Saint Augustin - oratoire du Mesnil-Marie

Statue de notre Bienheureux Père Saint Augustin
dans l’oratoire du Mesnil-Marie

La veille au soir, à leur arrivée, l’un des chanoines avait célébré, à notre demande, une Sainte Messe de Requiem, à l’intention de tous nos parents, amis et bienfaiteurs défunts.

Nous ignorions encore à ce moment-là (nous ne l’apprîmes que le 30) que l’une de nos amies et bienfaitrices, la Révérende Mère Benjamine, de la Congrégation des Sœurs de Sainte-Marie de l’Assomption, avait rendu la veille sa belle âme à Dieu, alors qu’elle avait fêté à la fin du mois de juillet ses 98 ans et qu’elle était dans la 79ème année de sa profession religieuse.
Elle a été inhumée le 29 août, au lendemain de la fête de Saint Augustin sous la Règle duquel elle a vécu.

C’est Mère Benjamine qui nous a donné la grande Piéta, de grandeur naturelle, qui se trouve au Mesnil-Marie, et pour laquelle nous souhaitons construire une chapelle, ainsi que la Piéta de taille plus petite mais en bois massif qui est placée du côté de l’Evangile dans notre oratoire. Nous devons également à Mère Benjamine le don de la statue de Sainte Philomène, de plusieurs très beaux ornements et de divers objets liturgiques.
Nous la confions à vos bonnes prières, afin que Notre-Seigneur accueille au plus tôt dans Sa gloire celle qui L’a servi avec une très grande générosité et piété pendant plus de huit décennies.

Lully au pied de la Croix - 29 août 2018

J’achèverai cette chronique en vous signalant que, pour la première fois, le total des visites mensuelles sur ce modeste blogue a atteint la somme de 45.000 lors de ce mois d’août !

Et je vous encourage à vous unir à nous pour la neuvaine du 6 au 14 septembre pour préparer la fête de Notre-Dame de Compassion : voir > ici

Lully.

Et n’oubliez pas :
- Récollection du samedi 15 septembre, voir > ici
- Pour aider le Refuge Notre-Dame de Compassion  > ici

Coeur de Marie aux sept glaives

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