Archive pour la catégorie 'Annonces & Nouvelles'

2021-21. Faire connaître à notre France en péril les bienfaits qui découleraient d’un retour fidèle à sa tradition monarchique et à la foi de ses pères…

A l’occasion du début de son Priorat à la tête de la Confrérie Royale, ce 25 mars 2021, le Révérend Père Jean-François Thomas, a adressé à tous les membres une belle lettre que je ne peux manquer de publier aussi dans les pages de ce blogue.

 Blason de la Confrérie Royale

Lettre du Révérend Père Jean-François Thomas
aux membres de la
Confrérie royale
à l’occasion du début de son Priorat

Messieurs les Chanoines,
Mes Révérends Pères,
Messieurs les Abbés,
Mes Frères,
Chers Membres de la Confrérie Royale,

Par le Fiat de la Très Sainte Vierge au jour de l’Annonciation, s’ouvrit pour le monde une ère nouvelle. Son acceptation totale pour répondre à cette mission surnaturelle n’était que l’aboutissement d’une consécration personnelle dès sa naissance, en aval de sa conception immaculée. Les écrits apocryphes qui relatent la vie de la Sainte Vierge insistent sur cette préparation spirituelle de Marie au cours de son enfance. Ainsi, même pour Celle qui est l’Immaculée, choisie de toute éternité, il a été voulu par Dieu qu’Elle fût instruite peu à peu des mystères de la foi et qu’Elle grandît dans l’accueil de la grâce insigne qui lui était réservée. Personne d’autre qu’Elle ne connaîtra jamais plus une telle perfection sur cette terre, et aucun homme ne bénéficiera jamais plus de telles visites archangéliques. En revanche, chacun peut reconnaître soigneusement et avec reconnaissance les messages ordinaires que Dieu lui envoie, la protection quotidienne de son ange gardien, les grâces offertes jour après jour. Nos annonciations sont modestes mais elles n’en existent pas moins. Pour les reconnaître, les yeux du cœur doivent se dessiller.

L’Annonciation est le commencement, le basculement, la révolution copernicienne de la Révélation. Il est bon de la contempler sans cesse comme la source de notre salut puisque le portail royal s’ouvre alors, première étape menant jusqu’à la Résurrection de Notre Seigneur. Choisir cette date pour recevoir une nouvelle charge, avec humilité, est une bénédiction. Le cher Frère Maximilien-Marie a désiré passer le flambeau et je le reçois avec respect et crainte car notre petite confrérie est ambitieuse spirituellement. Il s’agit de prier pour la France comme royaume, pour son Roi légitime Louis, et d’offrir des sacrifices, des pénitences afin que ce règne soit réellement rétabli en notre pays. La tâche est rude et elle nous dépasse, mais nous avons choisi de suivre cet étendard, sachant que le monde le raille et que le Malin le méprise. Il faut le porter sans ostentation et sans timidité, sans se lasser lorsque objet de moquerie ou d’ironie. Il est nécessaire, dans ce domaine, d’être prosélyte, comme dans le domaine religieux. Si nous n’annonçons pas, beaucoup de personnes de bonne volonté ne connaîtront pas la richesse de l’histoire de leur terre paternelle et ne pourront pas se raccrocher à ses racines. Aujourd’hui, la plupart des hommes sont ignorants, involontairement. Il suffit qu’ils croisent sur leur route un témoin fidèle pour qu’ils découvrent ce qui se trouvait en eux à l’état de braises mourantes. La France atteint un état de déliquescence bien pire que celui de la révolution car, désormais, les pasteurs et les sages ont disparu, les foules sont manipulées avec des moyens sophistiqués, le terreau catholique a été emporté par les crises et les démissions. Une renaissance passera uniquement par des individus, souvent isolés, toujours en minorité. Cela demande de notre part une constance et une confiance décuplées.

Soyons donc des ferments, modestes, effacés mais efficaces. Le temps n’appartient qu’à Dieu et non point aux hommes, contrairement à ce qu’ils croient avec assurance. Le temps de Dieu n’a pas disparu, même s’il n’est reconnu que par une poignée. Ce temps divin demeure dans la pâte et la fera lever lorsque Dieu le jugera opportun. Auparavant, il est nécessaire de traverser une période de purification. Toute restauration a besoin de préparation qui nettoie, rabote.

Ensemble, sous le regard de Dieu, serrons-nous les coudes afin de faire connaître à notre France en péril les bienfaits qui découleraient d’un retour fidèle à sa tradition monarchique et à la foi de ses pères. Tant d’âmes attendent, assoiffées, curieuses, fatiguées. Il est toujours temps de retourner vers la maison paternelle abandonnée.

P. Jean-François Thomas s.j.
Dimanche de la Passion
21 mars 2021

Strozzi Bernardo - Annonciation 1643-44

Bernardo Strozzi : Annonciation (1643-44)

2021-20. A compter du 25 mars, la Confrérie Royale sera dirigée par un nouveau Prieur.

Vendredi 19 mars 2021,
Fête de Saint Joseph ;
Vendredi de la IVe semaine de Carême.

 armoiries confrérie royale

Messieurs les Chanoines,
Mes Révérends Pères,
Messieurs les Abbés,
Chers Membres de la Confrérie Royale,

La fête du grand Saint Joseph m’est l’occasion de vous annoncer que notre chère Confrérie Royale va avoir l’honneur et le bonheur d’avoir, à compter du 25 mars prochain, fête de l’Annonciation, un nouveau Prieur en la personne du Révérend Père Jean-François Thomas s.j., qui a accepté avec une générosité toute surnaturelle d’endosser cette responsabilité, en sus de ses travaux intellectuels et de ses responsabilités apostoliques.

Au bout de presque trois années de priorat, j’ai demandé à être remplacé, convaincu qu’un autre que moi pourrait contribuer davantage au rayonnement et au développement de la Confrérie Royale en portant ses membres à toujours plus de ferveur.

Faut-il présenter le Révérend Père Thomas ?
Je ne le pense pas : ses activités, ses publications, sa prédication et ses interventions, toujours sages, mesurées et percutantes, d’une absolue rigueur dogmatique et d’une extraordinaire profondeur spirituelle, sont déjà connues du plus grand nombre d’entre vous.
Une respectueuse amitié et une grande confiance me lient à lui, et ce m’est un véritable bonheur de remettre entre ses mains la charge spirituelle de notre chère Confrérie.
Pour la petite histoire, j’ajoute ici que lorsque, dans une publication faite sur « Le Blog du Mesnil-Marie » le 25 août 2015 (cf. > ici), j’ai annoncé la fondation de la Confrérie Royale, le Révérend Père Thomas a été d’une réactivité exceptionnelle, m’envoyant dès réception un message chaleureux pour me dire : je veux en être ! Il était le premier prêtre, le premier religieux, à répondre à cet appel, et à manifester sa ferme volonté de rejoindre le groupe des fondateurs !

J’ai évoqué ci-dessus les publications du Révérend Père Thomas : je n’en dresserai pas une liste, mais d’une manière très spéciale, à la veille d’entrer dans le temps de la Passion, je vous encourage à vous procurer et méditer avec son « Chemin de Croix » (éd. Via Romana – 2017).

Il me reste à vous remercier pour votre patience à me supporter , pour toutes les marques d’encouragement et de bienveillance témoignés dans le temps de ce priorat qui s’achève, et à me confier encore une fois à vos charitables prières, vous assurant des miennes, fidèles et amicales, pour nous soutenir et stimuler les uns les autres au service conjoint de Dieu, notre Roi céleste, et de son lieu-tenant en terre, notre Roi légitime : SMTC le Roi Louis XX.

« Domine, salvum fac Regem nostrum Ludovicum :
et exaudi nos in die qua invocaverimus Te ! »

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Armoiries Frère Maximilien Marie

2021-13. « Militia est vita hominis super terram ».

Samedi dans la Sexagésime 13 février 2021,
Fête de Saint Avit de Vienne (cf. > ici).

légion romaine en marche

frise

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion

« Militia est vita hominis super terram ; et sicut dies mercenarii, dies ejus : c’est une milice que la vie de l’homme sur la terre, et ses jours sont comme les jours du mercenaire ». Ces paroles sorties de la bouche du saint homme Job (Job VII, 1) prennent une actualité nouvelle à la veille du grand et saint carême, qui est par excellence le temps du combat spirituel.

Il arrive que l’on trouve des traductions qui rendent ce passage par « la vie de l’homme sur la terre est un combat ».
Sans être complètement inexacte, cette façon de traduire est néanmoins insuffisante.

En effet, en français, le mot combat désigne le plus souvent l’action de se battre (à deux ou à plusieurs), avec ou sans arme, mais d’une manière relativement circonscrite dans le temps : un combat de rue, un combat de boxe, le combat de Thésée contre le Minotaure ou celui de Tancrède et Clorinde. Une guerre est une succession de combats, et la fin de la guerre sera dite « arrêt des combats », au pluriel.
Les synonymes de combat sont : bataille, mêlée, rixe, bagarre, engagement, rencontre, échauffourée, accrochage, escarmouche, joute, pugilat… etc., en fonction du contexte et des nuances que l’on veut apporter au récit.

En revanche le terme « militia » par lequel Saint Jérôme, dans la Vulgate, a traduit de manière exacte le mot que l’on trouve à cet endroit dans les textes hébreu et grec, porte une signification bien plus large sur laquelle insistaient les exégètes et commentateurs auxquels je dois ma formation biblique : la « militia » est une réalité plus étendue qu’un simple « combat », et aussi plus vaste que ce que signifie habituellement le mot français milice qui en découle : une milice est un groupe armé (constitué souvent en dehors d’une armée régulière, voire en dehors de la légalité).
Tout au contraire, le mot latin « militia » désigne, au sens premier et originel, le métier de soldat, le fait d’être militaire de carrière, voire encore le service militaire.

Cette précision étant apportée, l’affirmation du Saint-Esprit par la bouche du saint homme Job apparaît avec une épaisseur tout autre que ce qu’une oreille superficielle comprend en entendant cette citation, dont la deuxième partie renforce pourtant le réalisme.
En vérité, la vie de l’homme sur la terre est une carrière militaire qui commence dès sa naissance et dure jusqu’à son dernier soupir. Chacun des jours de l’homme ici-bas, tous ses jours – et sans répit aucun – sont ceux de la discipline, de l’entraînement au combat, des efforts et des renoncements indispensables pour se montrer efficace dans les batailles, et pour ne pas succomber sous les assauts de l’ennemi.

« La vie de l’homme sur la terre est un engagement militaire, et ses jours sont comme les jours du mercenaire » : il ne s’agit point là d’une vie de parade en uniforme rutilant, mais bien plutôt du quotidien des « gros durs » de la Légion  Etrangère, puisque par définition un mercenaire est un soldat du rang qui, en échange d’un salaire, se met au service d’une puissance étrangère. Il n’y a point de place ici pour les « états d’âme » et la sensiblerie : on est là pour se battre et pour sauver sa peau, en servant loyalement un chef qui nous paye afin de faire du dégât – le maximum de dégâts – dans les rangs ennemis.
C’est très réaliste et pragmatique : il n’y a point là de quoi dissoudre lamentablement ses forces en niaiseries romantiques et autres mièvreries sentimentalistes.

En de nombreux textes de la liturgie quadragésimale et des Pères ou auteurs spirituels qui s’adressent aux fidèles pour les exhorter à bien vivre le carême, ce dernier est aussi appelé « militia ».
Ici encore, il faut donner à ce mot toute l’acception qui se trouve dans la citation de Job commentée ci-dessus.
Je déplore vivement que dans les traductions proposées par plusieurs missels à l’usage des fidèles, « militia » soit traduit par des mots tels que « entrainement », « lutte » ou « exercice ».
Singulière édulcoration !

Si déjà « la vie de l’homme » est une carrière militaire, à combien plus forte raison la vie chrétienne prise au sérieux, à combien plus forte raison l’engagement cohérent à la suite du Christ, à combien plus forte raison le temps du carême !
Ceux qui rêvent d’une vie chrétienne tranquille et égale, tout imprégnée d’un irénisme béat à la manière des « baba-cool » des années soixante du précédent siècle, sont dans une illusion dramatique à l’opposé des paroles fortes de Notre-Seigneur Jésus-Christ : « Regnum caelorum vim patitur, et violenti rapiunt illud : le Royaume des cieux souffre violence, et ce sont les violents qui s’en emparent ! » (Matth. XI, 12b).
Il n’est pas besoin de préciser de quelle nature est cette « violence » et de quelle façon elle s’exerce : cela tombe sous le sens.

A quelques jours de l’entrée solennelle dans la sainte milice quadragésimale, il me semblait important de vous le redire avec une certaine insistance.

En union de cœur et d’âme, tous enrolés sous les étendards du Christ-Roi.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Labarum de Constantin

Quelques avis pratiques :

- Cette année, je ne propose pas de méditations quotidiennes pendant le carême : plusieurs Fraternités ou Congrégations en proposent dont je ne doute pas de l’excellence de la doctrine spirituelle et je vous encourage à faire votre choix parmi ces propositions et à vous y inscrire.
- J’ai adressé le 29 janvier à toutes les personnes  inscrites à ce blogue un courriel avec un formulaire de réinscription tenant compte des exigences de la législation actuellement en vigueur pour ce qui concerne la consevation des coordonnées personnelle : si vous n’y avez pas encore répondu, et que vous souhaitez continuer à recevoir par courriel le lien vers les mises à jour du blogue, merci de ne pas tarder à nous adresser votre réponse.

frise

2021-12. Nous tendons encore une fois la main, pour l’amour de Notre-Seigneur Jésus-Christ…

Mardi de la Sexagésime 9 février 2021,
Commémoraison solennelle de la Passion de NSJC ;
Commémoraison de St Cyrille d’Alexandrie, évêque et docteur de l’Eglise ;
Commémoraison de Ste Apolline d’Alexandrie, vierge et martyre ;
Commémoraison de la Bse Anne-Catherine Emmerich, vierge.

Gisant de NSJC 1

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

La photographie publiée ci-dessus a été prise ce premier samedi du mois 6 février 2021 dans l’oratoire du Mesnil-Marie après que, avec l’aide précieuse d’amis venus rendre service (qu’ils soient au passage chaleureusement remerciés), nous y avons installé ce gisant de Notre-Seigneur Jésus-Christ que j’avais rapporté la veille – premier vendredi du mois – en auto, mais dans laquelle j’avais dû le laisser, ne pouvant le transporter tout seul en raison de sa taille et de son poids.

J’ai acquis ce gisant auprès d’un antiquaire que je vois assez souvent et qui, au cours de l’été dernier, m’avait annoncé qu’il obtiendrait peut-être cette pièce unique : je lui avais demandé de me tenir informé,  car j’ai depuis toujours désiré qu’il y ait au Refuge Notre-Dame de Compassion un semblable gisant de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Lors de mon pèlerinage en Terre Sainte, au printemps de 1994, je me trouvais à Jérusalem au moment de la Semaine Sainte des Chrétiens d’Orient qui suivent le comput byzantin, et j’ai été profondément marqué par les liturgies de la déposition de Croix et de l’ensevelissement de notre divin Rédempteur.
Ces liturgies existaient jadis aussi dans les liturgies d’Occident, et on en trouve la survivance dans les cérémonies qui existent encore en divers lieux, sous forme de processions, le Vendredi Saint, souvent maintenues par des confréries de pénitents.

Monaco procession du Christ mort

Monaco : procession du Christ mort

A Monaco par exemple, le Vendredi Saint, la procession du Christ mort est toujours suivie avec ferveur. En Belgique, à Lessines, existe depuis le XVème siècle une très populaire procession de la mise au tombeau du divin Crucifié. On connaît aussi les grandes processions de la Semaine Sainte en Espagne, où des représentations des diverses scènes de la Passion – et donc aussi des gisants de Notre-Seigneur – sont portées en des cortèges solennels. A Perpignan, la célèbre « Procession de la Sanch » attire chaque année une grande foule : on y voit aussi le Christ gisant qu’on va ensevelir.
Souvent moins connues, les processions des pénitents se sont aussi plus ou moins maintenues dans le Velay, si proche de nous : certaines confréries ont disparu, d’autres ont de la peine à survivre ; les Pénitents Blancs du Puy-en-Velay jouent toujours un rôle actif et remarqué dans les cérémonies de la Semaine Sainte de la cathédrale et, eux aussi, ils exposent le Vendredi Saint un très ancien gisant du Christ mort.

Le gisant que je viens d’acquérir pour notre Mesnil-Marie provient d’une confrérie de pénitents qui a disparu, et dont une partie des effets et ornements ont été « liquidés ».
Il ne faut pas oublier que dans les années qui ont suivi le concile vaticandeux, sous l’influence d’un clergé en folie qui voulait se débarrasser de tout ce qu’il qualifiait de « doloriste » (terme qui fut par exemple employé par un évêque pour intimer à des religieuses l’ordre de faire disparaître de leur chapelle une grande Piétà), ou de « vestiges d’une piété médiévale » empreinte de « superstition »

Il est important que je précise ici (à l’intention de quelques esprits malveillants qui feraient tout pour me dénoncer comme receleur d’objets volés), que ce gisant a été acquis de manière très légitime par un laïc collectionneur, horrifié par ces liquidations. Après l’avoir conservé pendant des années, il a résolu de s’en défaire ; et c’est ainsi que, par l’entremise de notre ami antiquaire, j’ai pu le racheter afin qu’il soit à nouveau entouré d’une religieuse vénération.

Gisant de NSJC 2

Depuis mon arrivée ici, j’ai le dessein de construire une véritable chapelle, dans laquelle sera exposée la grande statue de Notre-Dame de Compassion (explications > ici) et dans la crypte de laquelle se trouvera une représentation du Saint Sépulcre. Ce gisant y aura tout naturellement sa place.

En attendant, avec les amis qui m’ont aidé à le monter depuis l’auto jusqu’à l’oratoire, nous l’avons déposé de manière tout-à-fait provisoire, sur un lit funèbre réalisé à la hâte au milieu du chœur, en avant du sanctuaire. Comme l’oratoire n’est pas immense, cela n’est pas très pratique pour la circulation (en particulier s’il devait y avoir des célébrations de Messes), mais en cette période d’avant carême cette place est particulièrement idoine à nous faire entrer dans la grande période liturgique de contemplation et d’approfondissement de la douloureuse Passion.
Je dois néanmoins envisager de manière assez urgente une autre disposition. Tout comme il me faut aussi prévoir de faire venir un ébéniste pour réaliser une petite réparation, car les chevilles qui servent à l’assemblage du bras gauche avec l’épaule doivent être remplacées…

Gisant de NSJC 3

Ce gisant semble avoir été sculpté au XVIIIème siècle ou, au plus tard, au début du XIXème siècle, lorsque la restauration religieuse allait de pair avec la Restauration monarchique. Il est en bois plein, mesure environ 1,75 m, avec une polychromie discrète.
Le sculpteur était probablement un imagier local, qui, s’il n’était pas un artiste de renom, a su néanmoins avec piété donner une belle expression au visage de Notre-Seigneur.

L’antiquaire m’a proposé de l’emporter alors que je n’ai pu lui donner qu’une faible part du prix qu’il m’en a demandé.
Un prix, certes, relativement élevé pour les finances du Refuge Notre-Dame de Compassion, mais, compte-tenu de ce que je peux voir sur le marché de l’art religieux, tout-à-fait raisonnable pour une pièce de cette importance et de cette qualité… L’antiquaire sait qu’il peut me faire confiance, et moi je sais que je peux faire confiance en la divine Providence ! 

En fait, il suffit que 120 personnes donnent chacune 10 € et l’antiquaire sera promptement payé
Et si je récolte davantage, cela servira à régler le travail de réparation de l’ébéniste ainsi que les aménagements de l’oratoire. 
Je m’engage à calligraphier la liste des donateurs et à la déposer à l’intérieur du coussin sur lequel Notre-Seigneur repose Sa Tête.

Gisant de NSJC 4

Je remercie par avance tous ceux qui voudront prendre part au règlement de ce très beau gisant et les assure dès à présent de ma prière pleine de gratitude à leurs intentions.

In Corde Iesu & Mariae.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Pour participer :
- don via Paypal > ici

- autres moyens (virements ou chèques) > nous contacter

Sacré-Coeur gif

2021-1. Ce sont bien là, malgré les apparences, des vœux pour l’année nouvelle.

Mercredi soir13 janvier 2021,
Octave de l’Epiphanie de Notre-Seigneur ;
Anniversaire de la mort de Saint Remi de Reims (13 janvier 533).

Enfant Jésus relique - oratoire du Mesnil-Marie

Statue-relique de l’Enfant Jésus de Prague (cf. > ici)
dans l’oratoire du Mesnil-Marie

Saint Nom de Jésus

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Alors que, certaines années, c’est dès les premiers jours de janvier que je rédigeais ici les traditionnels vœux pour la nouvelle année à l’intention des lecteurs de ce blogue, cette année-ci c’est très intentionnellement que j’ai préféré attendre le jour octave de l’Epiphanie pour vous adresser ces vœux et publier le premier article de l’année 2021 dans ces pages.

Si j’ai tardé à vous écrire, ce n’est évidemment pas parce que je répugnerais à vous présenter mes vœux ; ce n’est pas non plus parce que je n’aurais pas pensé à vous depuis le début de cette année 2021 ; ce n’est pas davantage parce que je serais à cours d’inspiration…
Cela est en revanche lié au contexte particulier dans lequel nous sommes plongés depuis une année avec cette crise mondiale généralisée sous couvert d’épidémie.

Beaucoup de personnes, à l’occasion de leurs vœux, commencent par évoquer avec des mots graves l’ « annus horribilis » 2020 – pour laquelle on semble ne pas avoir de mots assez péjoratifs -, pour ensuite, comme par contraste, souhaiter une année 2021 qui lui soit opposée en tout à fin d’être « bonne et heureuse », selon la formule consacrée.
A rebours de cette tendance, j’ose aujourd’hui vous dire : « Vous avez détesté 2020, en raison des contraintes prétendument sanitaires qui ont porté des atteintes que l’on avait jamais imaginées contre la vie familiale, sociale, associative et religieuse : soyez sans illusion, 2021 sera pire ! Ce qui nous a été imposé en 2020 n’a été qu’un test et une répétition… Le pire est à venir. »

Je n’ai aucun plaisir à écrire ces mots.
Mais il ne s’agit ici ni de me faire plaisir à moi-même 
ni de conter des fables dans le but de faire plaisir à mes lecteurs : il s’agit de vous écrire sans fard ce que je « perçois » de manière intuitivement spirituelle depuis des semaines, en analysant devant Dieu les événements de l’année écoulée, et ce que l’on peut dès à présent deviner des sombres desseins que commencent à mettre en œuvre les ennemis de la loi naturelle et de la loi divine qui régissent aujourd’hui en bonne partie la société civile aussi bien que la société religieuse.

Les contraintes des gouvernements vont se faire de plus en plus pesantes au prétexte des nécessités sanitaires ; les atteintes aux libertés fondamentales des hommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu vont être de plus en plus tyranniques ; les manipulations psychologiques vont devenir de plus en plus insidieuses, et l’emprise luciférienne sur ce monde apparaîtra avec une épouvantable acuité :
« (…) Voilà que cet antique ennemi et homicide s’est dressé avec véhémence. Déguisé en ange de lumière, avec toute la horde des mauvais esprits, il parcourt et envahit la terre profondément, afin d’y effacer le nom de Dieu et de Son Christ, et de voler, tuer et perdre de la mort éternelle les âmes destinées à la couronne de la gloire éternelle.
Le poison de sa malice, comme un fleuve répugnant, le dragon malfaisant le fait couler dans des hommes à l’esprit dépravé et au cœur corrompu ; esprit de mensonge, d’impiété et de blasphème ; et souffle mortel de la luxure et de tous les vices et iniquités.
L’Église, épouse de l’Agneau immaculé, des ennemis très rusés l’ont saturée d’amertume et abreuvée d’absinthe ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu’elle a de plus précieux. Là où a été établi le Siège du bienheureux Pierre et la Chaire de la Vérité pour la lumière des nations, là ils ont posé le trône de l’abomination de leur impiété ; de sorte qu’en frappant le Pasteur, ils puissent aussi disperser le troupeau (…) » (Léon XIII – texte originel non censuré de l’exorcisme contre Satan et les anges apostats)

Je ne suis cependant pas pessimiste.
Je suis au contraire rempli d’espérance, ancré dans la seule Foi catholique authentique – c’est-à-dire traditionnelle – : Foi qui seule nous prémunit contre les mirages de la prétendue modernité, née des pseudo « lumières » qui se sont manifesté avec de plus en plus de virulence depuis le XVIIIe siècle.
Je vous souhaite, chers Amis, d’être enracinés solidement dans cette Foi, inébranlables dans une espérance purement surnaturelle, invinciblement cramponnés, par l’amour, au Sacré Cœur de Jésus et Marie.
C’est ainsi, et ainsi seulement, que l’année sera « bonne et heureuse », malgré tous les efforts coalisés de l’enfer et des puissances terrestres qui le servent, lors même que Rome n’apparaît plus comme le rocher solide portant le phare de la rayonnante Vérité et contre lequel viennent se briser les flots déchaînés de l’hérésie.

Alors oui, malgré le ton grave de ces lignes et leur apparence complètement aux antipodes du ton léger et enjoué que l’on adopte souvent à cette occasion, ce sont bien là des vœux pour l’année nouvelle : qu’elle soit pour vous un chemin de fidélité et de sainteté.
Je vous assure de mes (bien pauvres – hélas !) prières à cette intention, qui est l’intention ultime et suprême. 

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Saint Michel gif

 

2020-126. Cartes de vœux du Mesnil-Marie.

Mercredi 2 décembre 2020 ;
Fête du Bienheureux Jean de Ruysbrœck, dit l’Admirable, confesseur de l’Ordre de Saint Augustin ;
Mémoire de Sainte Bibiane, vierge et martyre ;
Mémoire du mercredi de la 1ère semaine de l’Avent ;
150ème anniversaire de la bataille de Loigny (cf. > ici).

Guirlande de sapin - gif

Beaucoup de nos amis nous ont exprimé les difficultés qu’ils ont à trouver des cartes de vœux représentant les mystères de la Nativité de Notre-Seigneur. Voilà pourquoi nous en avons fait réaliser plusieurs modèles que nous vous présentons ci-dessous et qui peuvent nous être commandées, selon les modalités expliquées plus bas.

Cartes de vœux modèles 1-2-3

Modèle 1 :
« Nativité » de Jacob de Backer (1545-1585)
Carte double pliée – format 11,7 cm x 18,2 cm

Modèle 2 :
« Adoration des bergers » d’Agnolo Bronzino (1503-1572)
Carte double pliée – format 11,7 cm x 18,2 cm

Modèle 3 :
« Adoration des mages » de Corrado Giaquinto (1703-1765)
Carte double pliée – format 11,7 cm x 18,2 cm

cartes de vœux modèle 4

Modèle 4 :
« Vierge à l’enfant », détail d’un vitrail des ateliers Hardman (1838-2008)
Carte double pliée – format 14 cm x 14 cm

cartes de vœux modèle 5

Modèle 5 :
« Adoration des mages » de Theodor van Loon (1581-1649)
Carte double pliée – format 18,2 cm x 11,7 cm

Précisions importantes :
- Toutes nos cartes sont accompagnées de leurs enveloppes au format correspondant.
- Toutes nos cartes sont des cartes dites « de luxe », glacées.
- Toutes nos cartes sont au tarif de 2,50 € à l’unité (+ frais de port)
- Pour une commande de 10 cartes et plus, les frais de port sont offerts.

Pour commander :
Il suffit de nous écrire au moyen du formulaire qui se trouve > ici
En nous indiquant très exactement :
1) Les modèles que vous désirez et le nombre de cartes voulues pour chaque modèle ;
2) Votre adresse postale ;
3) Le moyen de règlement choisi (Paypal, chèque…).

Nous passer une commande de cartes, c’est aussi un moyen de nous aider : Merci !
Nous nous efforcerons de vous la faire parvenir dans les meilleurs délais.

Guirlande de sapin - gif

Publié dans:Annonces & Nouvelles, Chronique de Lully, De liturgia |on 2 décembre, 2020 |Commentaires fermés

2020-124. Rappel à Dieu de Monsieur Daniel Hamiche.

Lundi soir 30 novembre 2020,
fête de Saint André le Protoclite, apôtre et martyr ;
lundi de la 1ère semaine de l’Avent.

Nous avons appris hier, dimanche 29 novembre en milieu d’après-midi, la mort de Monsieur Daniel Hamiche (pour lire une courte notice biographique voir > ici), connu de beaucoup de nos amis qui l’ont entendu sur les ondes ou ont lu ses publications variées.

A titre personnel, et sans vouloir m’étendre sur les détails, j’ai connu Daniel lorsque je vivais à Paris : il m’avait invité dans son émission radiodiffusée à plusieurs reprises, m’accueillait toujours avec une joyeuse cordialité rue Didot, dans le XIVe arrondissement, où se trouvait alors le siège du « Légitimiste », participait de temps en temps aux réunions informelles qui se tenaient dans l’appartement que j’occupais in illo tempore dans le XVe, au cours desquelles ses interventions étaient toujours percutantes et stimulantes…
A l’occasion de son 55ème anniversaire, le 1er octobre 2002, il nous avait invités, le baron Pinoteau, Guillaume de T. et moi-même : c’est ainsi que j’ai rencontré pour la première fois Monsieur le Chancelier de France, récemment rappelé à Dieu lui aussi (cf. > ici).
Nous nous retrouvions aussi, évidemment, lors de cérémonies religieuses ou manifestations, militantes ou culturelles.
Mon départ de Paris avait distendu nos relations, qui sont restées néanmoins amicales jusqu’à la fin.
De loin, informé de son état de santé, j’ai prié pour lui, me suis réjoui de le savoir entouré de la prière de prêtres amis et accompagné par leurs visites, incommensurables sources de bénédictions et de grâces en ces derniers moments si redoutables.
Maintenant qu’il est entré dans son éternité, je continue mon humble prière fraternelle à son intention.

Quelques heures seulement après l’annonce du décès de Daniel, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié le message suivant.

Daniel Hamiche

Daniel Hamiche (1er octobre 1947 – 29 novembre 2020)

frise lys deuil

Quelques jours après la disparition du baron Pinoteau, j’apprends avec beaucoup de tristesse le rappel à Dieu d’une autre grande figure de la Légitimité, Daniel Hamiche, qui, du jour où il rencontra la Foi catholique, devint aussitôt comme par voie de conséquence, un fervent défenseur de la royauté légitime. Cofondateur avec Philippe Montillet en 1984 de la Feuille d’Information Légitimiste puis du Légitimiste, il avait consacré sa vie à la lutte contre la déchristianisation et les persécutions faites aux catholiques et aux chrétiens.

Que son âme repose en paix et qu’il ait à présent le bonheur ineffable de contempler la Face de Dieu pour l’éternité !

frise lys deuil

2020-123. L’Aîné des descendants de Saint Louis soutient et encourage les défenseurs de la liberté du culte catholique.

Samedi soir 28 novembre 2020,
après les premières vêpres du premier dimanche de l’Avent.

Ce samedi soir, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux, ce message de protestation et d’avertissement à l’intention du gouvernement de la république, et d’encouragement et de soutien à l’adresse des catholiques qui se mobilisent contre les mesures discriminatoires prises à l’encontre de la participation à la Sainte Messe.

Que Dieu bénisse et accorde longue vie à notre Roi légitime, et qu’Il nous accorde de le voir monter sur le trône qui est le sien à la suite des Rois Très Chrétiens ses ancêtres ! 

Louis XX - chevalier de Malte

Sa Majesté en tenue de Chevalier de Malte (photo de 2011)

Comme catholique, je me joins aux protestations des Evêques comme des fidèles après l’incompréhensible décision de maintenir la limitation de la reprise du culte quelle que soit la taille de l’édifice.

En reconnaissant la nécessité des mesures de protection comme celle de garantir la santé publique, les pouvoirs publics sont dans leur rôle, mais en agissant contre la liberté de culte et de conscience, ils ne le sont plus.

Alors que de nombreux dangers guettent notre pays, alors que des milliers de personnes perdent leur emploi ou leur outil de travail, alors que la pression est forte sur ceux qui ont pour mission la santé et la sécurité de tous, il apparaîtrait plus judicieux que les autorités sachent trouver en l’Eglise le bras secourable qu’elle a toujours été en temps de crise.
L’Histoire montre combien les situations les plus périlleuses ont été surmontées lorsque le spirituel et le temporel savent agir ensemble. C’est sur cette union que la France a su se construire et trouver les solutions aux pires moments. Puisse cette sagesse être retrouvée !

Que Notre-Dame, Saint Louis mon aïeul et tous les Saints de notre pays protègent la France.

grandes armes de France

2020-120. Rappel à Dieu du baron Hervé Pinoteau, chancelier de France.

Mardi soir 24 novembre 2020

Nous avons appris cet après-midi le rappel à Dieu dans sa 94e année du baron Hervé Pinoteau.
Héraldiste, vexillologiste et phalériste français d’envergure internationale, membre de nombreuses sociétés savantes, cet érudit est l’auteur d’une œuvre prolifique (une trentaine d’ouvrages, 900 articles) et notamment de « Monarchie et Avenir » (1960) et de L’ »État présent de la Maison de Bourbon » (1975).
Décidé, par le lamentable spectacle de la guerre de 1940, à relever la France, il fut de bonne foi Blanc d’Eu avant de découvrir la Légitimité. Mettant ses pas dans ceux de Raoul de Warren, travaillant avec une nouvelle génération de légitimistes (Pierre de La Forest-Divonne, Patrick Esclafer de la Rode et Michel Josseaume), Hervé Pinoteau se mit au service d’Henri VI dès 1955. Il en fut le chancelier ainsi que de son fils Alphonse II et de son petit-fils Louis XX.
Dans l’édition, la presse, la correspondance et en Justice, il a défendu les droits des Bourbons-Anjou à la Couronne de France. Il prit part à la fondation du secrétariat d’Alphonse II en 1962 et de l’Institut de la Maison de Bourbon en 1973.
Il était décoré, entre autres, de l’ordre du Saint-Esprit, de l’ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges, de l’ordre d’Alphonse X le Sage et de l’ordre de l’Infant Henri.
Miséricordieux Jésus, donnez-lui le repos éternel !

Hervé baron Pinoteau

Hervé, baron Pinoteau
Chancelier de France (19 juillet 1927 – 24 novembre 2020)

frise lys deuil

Message publié sur les réseaux sociaux
au soir du 24 novembre 2020
par
Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou,
de jure SMTC le Roi Louis XX

Très affectés par la nouvelle du rappel à Dieu de notre chancelier, le baron Pinoteau, qui nous a quittés la nuit dernière après tant d’années au service de Dieu, de la France et de la Légitimité, nous tenions, la Princesse et moi-même, à témoigner notre reconnaissance à celui qui a tellement œuvrė aux côtés de mon grand père, le Prince Jacques Henri, de mon père, le Prince Alphonse, puis auprès de moi.
Nous nous unissons à la prière de ses enfants, petits enfants, nombreux et tous fidèles aux engagements de leur père et les assurons de notre affection.

obiit baron Pinoteau

Nota :
Nous avions évoqué > ici, à l’occasion de l’anniversaire de la mort du Prince Alphonse de Bourbon, de jure Alphonse II de France, le témoignage que lui a rendu le Baron Hervé Pinoteau.

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