Archive pour la catégorie 'Annonces & Nouvelles'

2026-132. Rappel : les principes théologiques et philosophiques de la franc-maçonnerie sont incompatibles avec la confession de foi catholique.

chaîne maçonnique

       A l’occasion du 14 juillet, n’est-il pas particulièrement indiqué de porter à la connaissance de nos lecteurs auxquels cette information aurait échappé, un très intéressant avertissement de la Conférence épiscopale des « évêques nordiques » (c’est à dire du Danemark, de Finlande, d’Islande, de Norvège et de Suède) insistant énergiquement auprès des catholiques de leur juridiction pour rappeler qu’il leur est absolument interdit d’appartenir à la franc-maçonnerie, de collaborer en quelque manière avec elle, et même d’utiliser des biens lui appartenant, et ce quelles que soient les obédiences, branches, loges, fraternelles ou autres catégories.

   C’est le site anglophone « Life site » [cf. > ici] qui a fort judicieusement permis une assez large diffusion de cette nouvelle, qui, sans cela serait probablement restée inconnue du plus grand nombre.
Certes, il n’y a rien de nouveau en soi : Nos Seigneurs les évêques du Nord ne font que rappeler le discours constant de l’Eglise catholique romaine depuis le XVIIIème siècle ; mais ces rappels sont toujours utiles, voire nécessaires, et on aimerait que Nos Seigneurs les évêques de France fassent de même (alors qu’un condisciple de lycée de Frère Maximilien-Marie retrouvé récemment, dans le cours d’une discussion, lui a avoué qu’il était franc-maçon lors même qu’il est très engagé dans sa paroisse, et il a répondu à l’indignation de notre Frère en lui assurant qu’il en avait informé son archevêque et que celui-ci n’y voyait aucune contradiction !). 

   « Nous vous écrivons aujourd’hui en tant que pasteurs pour clarifier une question qui, depuis de nombreuses années, voire des décennies, a engendré incertitude, spéculation et divergences d’opinions dans nos pays : celle de savoir si les fidèles catholiques des pays nordiques peuvent être francs-maçons ou appartenir à une loge maçonnique », peut-on donc lire dans la lettre adressée par les évêques du Nord de l’Europe à tous leurs prêtres et fidèles, lettre publiée en la fête des Saints Apôtres Pierre et Paul, 29 juin 2026

   Ils rappellent donc de manière non équivoque, en conformité avec la note du Dicastère pour la Doctrine de la Foi rendue publique le 13 novembre 2023 – Dicastère qu’en outre ces évêques ont consulté spécialement avant de procéder à ce rappel -, qu« il n’existe aucune exception, aucune norme ou règle particulière, et par conséquent aucune dispense au sein de l’Eglise qui distingue l’adhésion à la franc-maçonnerie dans les pays nordiques des dispositions du droit universel de l’Eglise » et que donc « par conséquent, les dispositions du droit universel et les normes et directives spécifiques édictées par le Siège Apostolique sur la question de la franc-maçonnerie s’appliquent pleinement et sans exception sur le territoire de la Conférence des évêques nordiques ».

   « Nous tenons à souligner que la fermeté de l’Eglise catholique sur la question de l’adhésion à la franc-maçonnerie ne constitue pas un jugement négatif sur la bonne volonté ou les bonnes œuvres des individus », précisent charitablement Leurs Excellences Nordiques, qui ajoutent toutefois sans tergiverser : « La position de l’Eglise découle de la conscience que les principes théologiques et philosophiques de la franc-maçonnerie sont incompatibles avec la confession de foi catholique ».

   En conséquence, pour vivre conformément à l’enseignement de l’Eglise,
- un catholique membre d’une loge maçonnique doit renoncer à cette appartenance et ne peut recevoir les sacrements tant qu’il en est membre ;
- un membre d’une loge maçonnique souhaitant entrer dans l’Église catholique, doit d’abord renoncer à son appartenance à la franc-maçonnerie avant de recevoir le baptême ou d’être reçu en pleine communion avec l’Eglise.

   « Aucune paroisse, aucun institut de vie consacrée ou société de vie apostolique, aucune organisation ou institution catholique dans nos églises locales ne doit conclure d’accords de collaboration avec des francs-maçons ou des loges maçonniques ni utiliser des biens appartenant à des loges maçonniques », est-il encore spécifié.

   « L’appel de notre Seigneur Jésus-Christ, “Venez, suivez-moi” (Matth. IV, 19), suppose d’être prêt à se détacher de tout ce qui fait obstacle à un engagement total en tant que disciple », ont expliqué les évêques nordiques : « Cela a toujours été, et restera toujours, un critère d’authenticité chrétienne. Entraidons-nous par la parole et par l’exemple à vivre selon ce critère, en nous confiant à la grâce de Dieu ».

Tolbiac.

Quelques autres publications de ce blogue relatives à la franc-maçonnerie :

- Les principes de la franc-maçonnerie sont incompatibles avec la doctrine de l’Eglise : les catholiques qui font partie de la maçonnerie sont en état de péché grave et ne peuvent s’approcher de la Sainte Communion > ici.
- Pourquoi catholicisme et maçonnerie sont incompatibles : 1ère partie > ici et 2ème partie > ici.

- Où Lully reparle de ses précédentes publications relatives à la franc-maçonnerie et aborde la question de son infiltration dans l’Eglise > ici.
- Lucifer, « ange tutélaire » de la république maçonnique > ici.
- Prière pour demander à Dieu la conversion des Francs-Maçons > ici.

Maçonnerie vs Christianisme

2026-126. « La Fraternité Saint-Pie X appartient à notre famille. Elle n’est pas extérieure à l’Eglise » (Mgr. A. Schneider).

Dimanche soir 5 juillet 2026.

   Nous tenons à publier, ce soir, la traduction française d’un court entretien accordé par Son Excellence Monseigneur Athanase Schneider, évêque auxiliaire de l’archidiocèse d’Astana au Kazakhstan, qui a été publié sous forme de vidéo, en langue anglaise, sur le compte X de Monsieur Michaël J. Matt, rédacteur en chef du journal « The Remnant » et fondateur de RemnantTV, ici > Michael Matt.

Monseigneur Athanasius Schneider

Son Excellence Monseigneur Athanase Schneider

       « Il ne s’agit pas réellement d’un schisme. Et il nous faut rectifier le sens du mot « schismatique ». Ces derniers siècles, nous avons eu une conception très réductrice de ce que signifie être schismatique, une idée excessivement légaliste. De même, notre conception de l’obéissance est réductrice. Nous en sommes venus à absolutiser l’obéissance au Pape, qui est une créature, non Dieu. Le Pape n’est pas Dieu. Et en réalité, je me sens obligé de dire que, dans l’esprit de beaucoup, qu’ils soient traditionalistes ou conservateurs, même parmi les évêques ou les cardinaux, jusqu’à nos jours, il y a eu une déification implicite du Pape. J’insiste sur le terme implicite. Ni formelle, ni explicite, mais implicite. C’est pourquoi toute désobéissance est immédiatement qualifiée de schismatique : puisque vous êtes désobéissant, vous êtes schismatique.

   Cela était étranger à la grande tradition de l’Église. C’était une chose inconnue des Pères de l’Église. Étant spécialiste de la patristique, je sais que lorsque saint Athanase a désobéi au pape Libère, ce dernier l’a excommunié. J’affirme qu’il s’agissait d’une excommunication formelle. Certes, juridiquement, c’était une excommunication. Mais j’affirme qu’aux yeux de Dieu, c’était une excommunication invalide. Comment le pape Libère, qui avait même collaboré, dans une certaine mesure, avec les Ariens et dont la position était si ambiguë, a-t-il pu excommunier le plus grand défenseur de l’orthodoxie ? Je crois que, du point de vue de l’histoire, l’excommunication de saint Athanase par le pape Libère était invalide.

   Je pense que l’existence de la Fraternité Saint-Pie-X est, d’une certaine manière, providentielle. Dieu la permet car nous formons une seule et même famille, et la Fraternité Saint-Pie-X fait partie intégrante de notre famille. Elle n’est pas extérieure à l’Église.

       † Athanase Schneider, évêque auxiliaire de Sainte-Marie d’Astana.

Mains jointes en prière - blogue

2026-113. Rendez-vous légitimiste : mardi 14 juillet 2026.

Journée contrerévolutionnaire

et légitimiste

au Mesnil-Marie

Mardi 14 juillet 2026

Drapeau fleurdelysé avec citation

   La Fédération Rhodanienne Légitimiste invite les adhérents des Cercles qui la composent ainsi que les sympathisants de la cause légitimiste à marquer le 14 juillet autrement : elle organise donc une journée contrerévolutionnaire, qui, pour cette année 2026, se tiendra dans le cadre du Mesnil-Marie, à Saint-Martial (07310).

   Le programme détaillé en sera communiqué personnellement aux personnes intéressées : nous mentionnons seulement ici que cette journée sera composée de temps spirituels et d’enseignements, et également de moments d’échanges.

Renseignements : fede.legi.rhod@gmail.com

Lys de la Madone

2026-112. A la louange et à la gloire de Saint Antoine de Padoue – bis.

13 juin,
Fête de Saint Antoine de Padoue, confesseur de l’Ordre séraphique et docteur de l’Eglise (cf. > ici) ;
Anniversaire de la publication de l’Edit de Milan (13 juin 313 – cf. > ici).

Tolbiac et Saint Antoine

Chers Amis du Mesnil-Marie,

       Feu mon prédécesseur en cette Principauté monastique – je veux parler, vous l’aurez compris, du regretté Maître-Chat Lully – avait, en 2014, signé une chronique intitulée « A la louange et à la gloire de Saint Antoine de Padoue » (cf. > ici) pour raconter à nos amis un fait parfaitement authentique montrant comment Frère Maximilien-Marie avait bénéficié de l’aimable secours du célèbre et très populaire fils de Saint François d’Assise.
Je m’autorise aujourd’hui à reprendre le même titre pour vous relater une autre intervention de Saint Antoine en faveur de mon papa-moine.

   Bien sûr, ce n’est pas l’unique qui se soit produite dans l’intervalle qui s’est écoulé depuis celle qu’avait narrée le cher Lully : Frère Maximilien-Marie aime à dire qu’il a souscrit depuis fort longtemps un abonnement premium assorti d’une carte de fidélité aux généreux services du bon Saint Antoine, lequel ne déçoit jamais la confiance que l’on place en lui, même si parfois – pour des raisons qui n’appartiennent qu’à lui et qui sont indubitablement plus solides que celles nées des impatiences humaines – il arrive que notre cher thaumaturge travaille aussi à mettre à l’épreuve la patience de notre Frère !

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   Dans la chronique de 2014 sus-citée, il était question de la statue de Saint Antoine de Padoue en terre-cuite placée à l’entrée de notre Oratoire. Depuis cette époque, notre Oratoire a bénéficié de nouveaux aménagements, d’améliorations et d’embellissements : entre autres, les statues de saints que nous vénérons plus spécialement s’y trouvent en plus grand nombre, et elle sont été « harmonisées ». Elles sont toutes de même taille (40 cm), et chacune est placée sur un petit socle en bois à dosseret ; cela confère à notre Oratoire un caractère d’unité et d’équilibre.
Ainsi, Saint Antoine de Padoue a-t-il eu une nouvelle statue (photo ci-dessus), et la statue en terre-cuite précédemment citée (une grande statue provenant d’une église, mais dont elle avait été chassée par l’iconoclasme moderniste des années 60/70 du précédent siècle) s’est-elle retrouvée à la sacristie.

   Ceux qui nous connaissent bien et qui sont déjà venus au Mesnil-Marie le savent, notre plus proche voisine – souvent absente – loue sa grande maison en gîte ; certains de nos amis en profitent parfois.
Frère Maximilien-Marie a un double de la clef, parce qu’il arrive qu’il fasse l’accueil des personnes qui vont y séjourner ; ou bien il va mettre la chaudière et les chauffe-eau en route la veille de l’arrivée des hôtes… etc.

   Or, à l’automne 2025, avant les vacances de la Toussaint, après avoir justement été mettre le chauffage en route, et après avoir refermé la porte à clef, Frère Maximilien-Marie a égaré la dite clef.
Il s’est rendu compte presque aussitôt qu’il ne l’avait plus en mains : il a refait le trajet plusieurs fois, pour le cas où elle aurait chu au sol entre les deux maisons ; il a passé au peigne fin la grande pièce – chez nous – en laquelle il se trouvait, venant d’arriver de chez notre voisine, lorsqu’il s’est rendu compte qu’il ne l’avait plus (puisqu’il est normalement inutile de chercher là où on n’est pas allé !!!) ; il a vidé et retourné toutes ses poches : Rien !

   Nous avons recommencé les recherches les jours suivants : Rien ! Toujours rien ! 

Fr.Max.M. retourne ses poches à la recherche d'une clef

      Et pourtant nous avons invoqué, invoqué, invoqué notre cher Saint Antoine, sans douter un seul instant du fait qu’il nous viendrait immanquablement en aide.
Néanmoins, les jours, les semaines et les mois se sont écoulés…

   Des amis, qui devaient venir passer avec nous la Semaine Sainte 2026, ont vu leur départ retardé de plusieurs heures parce que, après avoir chargé leur véhicule, qu’ils ont évidemment fermé, ils en ont égaré la clef.
Toutes les recherches étant vaines, malgré les invocations répétées à Saint Antoine et malgré les « neuvaines expresses » qu’enchaînait mon papa-moine (nota bene : il appelle « neuvaine expresse » neuf minutes de prières intenses au saint thaumaturge), la clef du véhicule demeura introuvable.
Nos amis durent donc faire appel à un serrurier pour qu’il vînt ouvrir l’automobile avec ses outils. Ensuite, ils purent transvaser leurs bagages dans une autre – plus grande – qu’on leur prêtait…

   Pendant les conversations postérieures à leur arrivée, Frère Maximilien-Marie les a exhortés à ne pas se lasser de recourir à Saint Antoine et à garder confiance dans l’efficacité de son intercession, en étant convaincus qu’il y avait certainement de sa part une action – incompréhensible pour nous à ce moment-là – qui prendrait tout son sens plus tard.
Comme ces amis sont en train d’aménager une chapelle, notre Frère leur a alors proposé de leur offrir la statue de Saint Antoine de Padoue, remisée dans notre sacristie, pour qu’il l’y placent, afin d’anticiper en quelque manière l’action de grâces pour la recouvrance de leur clef de voiture.
Cette proposition fut acceptée.

Recouvrance de la clef de notre voisine

   Le lendemain, qui était le mercredi saint, Frère Maximilien-Marie se trouvait à la sacristie et commençait la préparation du reposoir à l’autel latéral de l’Oratoire, lorsque l’un de nos amis venant lui proposer son aide, il lui a déclaré : « Puisque vous êtes là et que votre véhicule, plus grand que prévu, vous permettra d’emporter la statue de Saint Antoine de Padoue, commençons par l’emballer et, ainsi, vous pourrez la charger dans la foulée… »

   Sitôt dit, sitôt fait : Saint Antoine, dûment enveloppé de « papier bulle », fut bientôt empaqueté dans un grand carton, avec lequel notre ami quitta l’Oratoire.

   Mon papa-moine se trouvait à ce moment-là devant l’autel de la Sainte Vierge, et il a entendu le cliquetis d’un objet métallique qui tombait à ses pieds : tellement à ses pieds qu’il dû relever un peu le bas de sa bure pour apercevoir, sur le tapis, juste devant ses sandales – « Je vous le donne en quatre, je vous le donne en dix, je vous le donne en cent » [Marquise de Sévigné, lettre du 15 décembre 1670 à M. de Coulanges] -, la clef de la maison de notre voisine ; celle-là même qui était introuvable depuis six mois !

   Nous savions bien, nous, que cette clef avait été égarée entre le moment où notre Frère Maximilien-Marie avait fermé la porte la maison de notre voisine et, quelques minutes plus tard, le moment où il avait réalisé qu’il ne l’avait plus en main, dans notre salle de séjour, c’est-à-dire à l’étage en-dessous de la sacristie et de l’oratoire : il était donc naturellement impossible que cette clef se trouvât à ce niveau-ci !
Nous savions bien, nous, que Frère Maximilien-Marie avait tourné et retourné ses poches pour essayer de la retrouver… et, depuis six mois, il avait maintes fois changé de vêtements, lesquels avaient été lavés et repassés : il était donc impossible que la clef y fût cachée !

   La seule explication possible pour nous, c’est que Saint Antoine avait répondu à notre confiance et qu’il nous rapportait la clef égarée de la manière la plus improbable qui puisse être, de telle sorte que nous ne puissions douter que c’était lui, et nul autre, qui était intervenu. Et cela, « pile-poil » au moment où, donnant sa statue, celle-ci quittait la sacristie du Mesnil-Marie où elle se trouvait en situation d’attente, pour aller être honorée dans une nouvelle chapelle !

   Evidemment, quand ils sont rentrés chez eux, nos amis ont retrouvé la clef de leur véhicule… dans un endroit hautement improbable, eux aussi.
Alors, vive Saint Antoine de Padoue, qui, même s’il met parfois à l’épreuve notre confiance et notre patience, répond toujours à nos prières !

pattes de chatTolbiac.

La clef retrouvée grâce à Saint Antoine - blogue

2026-109. La question centrale concernant la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (par S.Exc. Mgr. Athanasius Schneider).

Vendredi 5 juin 2026,
Premier vendredi du mois ;
Fête de Saint Boniface de Mayence, évêque et martyr ;
Vendredi dans l’octave du Saint-Sacrement.

clefs de l'Eglise - vignette

       Moins d’un mois avant les Sacres annoncés par la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX), la dernière intervention publique de Son Excellence Monseigneur Athanasius Schneider a été publiée ce jeudi 4 juin 2026 par la vaticaniste Diane Montagna sur son blog Substack.
Nous en avons eu connaissance par le site américain LifeSiteNews et nous avons choisi d’en publier intégralement ci-dessous la traduction française (qui a été générée par un traducteur automatique).
Nous sommes infiniment reconnaissants à Son Excellence Monseigneur Schneider pour son courage et sa lucidité, sa charité et sa pertinence.

Monseigneur Athanasius Schneider

Son Excellence Monseigneur Athanasius Schneider.

   Les questions et problèmes relatifs à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) font l’objet d’un débat largement stérile depuis plus de cinquante ans et ont abouti aux consécrations épiscopales annoncées, qui n’ont pas encore été approuvées par le Saint-Siège. Ce débat, souvent alimenté par l’émotion – parfois littéralement « cum ira et studio » –, est fréquemment mené par des personnes qui ne connaissent pas directement les documents pertinents ni n’ont d’expérience personnelle de la FSSPX. Dans bien des cas, leurs connaissances sont superficielles et influencées par des préjugés. De ce fait, le débat ressemble souvent à un dialogue de sourds, où les mêmes arguments sont répétés indéfiniment sans aucun progrès significatif.

   De plus, le débat élude largement la question centrale soulevée par la FSSPX. Cet échec découle d’une erreur méthodologique fondamentale et d’un manque de justification factuelle concernant les ambiguïtés doctrinales et liturgiques objectives qui sont au cœur de la controverse. Au fond, le conflit porte sur la question de la vérité.

frise

1. Vatican II dans le contexte des vingt autres conciles œcuméniques :

   La première erreur consiste à traiter un concile pastoral – en l’occurrence, le Concile Vatican II – comme s’il était entièrement dogmatique, et à présumer que toutes ses déclarations doivent être considérées comme définitives et contraignantes pour tous les catholiques. Ceux qui agissent ainsi oublient que Paul VI lui-même a déclaré : « Certains se demandent quelle autorité, quelle qualification théologique le Concile a entendu donner à ses enseignements, sachant qu’il s’est gardé d’émettre des définitions dogmatiques solennelles remettant en cause l’infaillibilité du Magistère ecclésiastique ». La réponse est connue de quiconque se souvient de la déclaration conciliaire du 6 mars 1964, réitérée le 16 novembre 1964 : compte tenu du caractère pastoral du Concile, il s’est abstenu de prononcer, de manière extraordinaire, des dogmes revêtus de la note d’infaillibilité. » (Audience générale, 12 janvier 1966). Cela s’applique également aux deux constitutions « dogmatiques » du Concile, Dei Verbum et Lumen gentium, puisque l’adjectif « dogmatique » possède un sens plus large et ne se limite pas aux dogmes compris comme des enseignements dotés d’infaillibilité.

   Parmi les vingt autres conciles œcuméniques, on trouve de nombreuses déclarations et documents pastoraux ou disciplinaires qui ne sont plus applicables aujourd’hui (par exemple, le décret du quatrième concile du Latran stipulant : « Si un seigneur temporel néglige de purifier son territoire de la souillure hérétique, il sera excommunié »), ainsi que des déclarations doctrinales non définitives (par exemple, sur la matière et la forme du sacrement de l’Ordre, du concile de Florence) qui ont été ultérieurement corrigées par le Magistère de l’Église. On ne saurait absolutiser toute forme historique concrète de leadership ecclésiastique, car cela reviendrait à supprimer la distinction nécessaire entre, d’une part, les vérités immuables et éternelles de la foi (Depositum Fidei) et, d’autre part, les divers modes de transmission de ces vérités (par exemple, une déclaration pastorale, une déclaration doctrinale non définitive ou une définition ex cathedra), chacun ayant un degré d’autorité et de force contraignante différent.

   Aujourd’hui, cependant, pour être en pleine communion avec le Saint-Siège, il faut accepter les affirmations et les enseignements pastoraux de Vatican II, qui, de par leur nature magistérielle, ne sont pas définitifs. Ceci soulève une question importante : pourquoi l’acceptation inconditionnelle des textes de Vatican II est-elle présentée comme une condition sine qua non à la pleine communion avec le Saint-Siège, alors qu’aucune exigence comparable n’existe concernant les enseignements pastoraux, disciplinaires ou non définitifs des vingt conciles œcuméniques précédents ?

   Parmi les enseignements non définitifs de Vatican II, il en existe plusieurs — notamment ceux concernant la liberté religieuse, l’œcuménisme, le dialogue interreligieux et la collégialité — dont les formulations sont ambiguës et difficiles à concilier avec les doctrines enseignées de manière constante par le Magistère depuis l’époque des Pères de l’Église jusqu’à la période qui a immédiatement précédé le Concile.

   Se pose également la question des carences rituelles et doctrinales du Novus Ordo Missae. Ces préoccupations ne peuvent plus être écartées d’emblée, comme en témoigne, par exemple, l’archimandrite Boniface Luykx dans son ouvrage « A Wider View of Vatican II: Memories and Analysis of a Council Consultor » (Angelico Press, Brooklyn, NY, 2025). Les défauts du Novus Ordo Missae demeurent un sujet de débat sérieux et ne sauraient être passés sous silence. Néanmoins, le Saint-Siège demande à la FSSPX d’accepter non seulement la validité, mais aussi la légitimité et la bonté de la réforme liturgique du Novus Ordo Missae.

frise

2. Deux excès modernes dans la vie de l’Église : le légalisme et le papacentrisme.

   La résolution de la question de la FSSPX est entravée non seulement par une réticence à aborder, avec honnêteté intellectuelle, les questions doctrinales sous-jacentes et à reconnaître l’existence d’ambiguïtés doctrinales nécessitant une correction, mais aussi par une mentalité malsaine qui s’est développée au sein de l’Église au cours des derniers siècles : à savoir, la primauté du légalisme ou du positivisme juridique, associée à un papacentrisme excessif qui frôle une quasi-divinisation de la fonction et de la personne du pape.

   Ces exagérations modernes dénaturent et restreignent la vie de l’Église en subordonnant la primauté de la pureté et de la clarté de la foi et de la liturgie aux exigences du légalisme et du papacentrisme – un phénomène étranger aux Pères de l’Église et à la grande tradition. Dans cette forme exacerbée de papacentrisme, le Pape et son magistère, même lorsqu’ils ne sont pas strictement dogmatiques ou définitifs, tendent à être considérés comme possédant un caractère absolu et quasi divin. Le climat ecclésial a souvent été façonné, au moins implicitement, par des conceptions qui se rapprochent de telles attitudes.

   La plupart des commentateurs de la controverse actuelle sur les consécrations épiscopales de la FSSPX restent, souvent inconsciemment, influencés par les excès de légalisme et le papisme exacerbé qui caractérisent une grande partie de la vie ecclésiale contemporaine. La loi selon laquelle les consécrations épiscopales effectuées sans autorisation papale – ou contrairement à la volonté exprimée du Pape – constituent un acte schismatique était étrangère à l’époque des Pères de l’Église. En effet, cette loi n’est entrée en vigueur qu’au deuxième millénaire. Le canon 1387 du Code de droit canonique de 1983, qui interdit la consécration d’un évêque sans mandat pontifical, est classé parmi les « offenses contre les sacrements », et non parmi les « offenses contre la foi et l’unité de l’Église », où le schisme est sanctionné (can. 1364). Si la consécration épiscopale sans mandat pontifical était intrinsèquement schismatique, elle serait classée parmi les offenses « contre l’unité de l’Église ». Le canon correspondant du Code de 1917 a également été inclus parmi les « Délits dans l’administration et la réception des ordres et autres sacrements » (Titre XVI), plutôt que parmi les « Délits contre la foi et l’unité de l’Église » (Titre XI).

frise

3. L’état de crise extraordinaire, voire d’urgence, au sein de l’Église :

   Depuis le Concile Vatican II, l’Église catholique traverse une période d’ambiguïté, de flou et d’incertitude concernant des doctrines essentielles telles que l’unicité du Christ Rédempteur, l’unicité de l’Église catholique, la structure monarchique instituée par Dieu (aux niveaux universel et local) et le caractère sacrificiel de la Sainte Messe. Il est indéniable que ceux qui ont exercé le pouvoir administratif au Saint-Siège ces dernières décennies, et qui l’exercent encore aujourd’hui, exigent de la FSSPX, comme  condition sine qua non  à la pleine communion avec le Saint-Siège, l’acceptation de ce climat de fait d’ambiguïté et de relativisme doctrinal et liturgique, qui a atteint son paroxysme avec le processus synodal actuel, extrêmement confus, au sein de toute l’Église. Depuis le Concile, et compte tenu de certains enseignements ambigus mentionnés, un processus est en cours pour établir, avec l’autorité du Pontife romain, une prétendue « Église de Vatican II » ou « Église conciliaire ». Ce courant, aujourd’hui désigné sous le nom d’« Église synodale », vise fondamentalement à devenir une religion relativiste adaptée au monde. Les tentatives visant à masquer cette nouvelle tendance vers une forme ambiguë, relativiste et mondaine de l’Église catholique par une herméneutique de la continuité sont malhonnêtes et peu convaincantes.

frise

4. Le dilemme de conscience de la FSSPX :

   Le Saint-Siège exige de la FSSPX qu’elle accepte des doctrines formulées de manière ambiguë et non définitive comme  condition sine qua non  à la pleine communion avec lui et à la régularisation canonique. Il s’agit notamment d’enseignements concernant la liberté religieuse, l’œcuménisme, le dialogue interreligieux (y compris, par exemple, l’affirmation de Lumen Gentium  16 selon laquelle les musulmans, avec les catholiques, « adorent le Dieu unique et miséricordieux »), la collégialité épiscopale (entendue d’une manière qui diminue la structure monarchique de l’Église, instituée par Dieu), et les réformes liturgiques liées au Novus Ordo Missae. Le Saint-Siège exige également de la FSSPX qu’elle reconnaisse formellement les déclarations et les enseignements des papes post-conciliaires appartenant au magistère dit authentique et quotidien. Parmi ceux-ci figurent, par exemple, certaines déclarations d’Amoris Laetitia qui sapent gravement, voire contredisent, la Révélation divine ; l’autorisation formelle du pape François permettant aux personnes divorcées et remariées de recevoir la sainte communion ; et la Déclaration sur les bénédictions pour les couples de même sexe, Fiducia Supplicans.2026-109. La question centrale concernant la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (par S.Exc. Mgr. Athanasius Schneider). dans Annonces & Nouvelles

   Si l’on examine avec une honnêteté intellectuelle la crise extraordinaire qui a frappé l’Église depuis le Concile – ainsi que les ambiguïtés et le relativisme doctrinal, liturgique et pastoral qui l’ont accompagnée –, alors l’existence et l’activité de la FSSPX peuvent être considérées, dans une perspective à long terme et à la lumière des deux mille ans d’histoire de l’Église, comme une œuvre de la divine providence et comme une source d’assistance pour l’Église durant une crise d’une ampleur sans précédent.

   A la lecture des documents récemment publiés par le Supérieur général de la FSSPX, le Père Davide Pagliarani, et notamment la Déclaration de foi catholique  et son Message à la Fraternité et à ses fidèles (ci-joints), on ne peut manquer de constater un esprit profondément catholique, imprégné d’une foi véritable dans la primauté papale et d’une dévotion filiale envers la personne du Souverain Pontife.

   Le problème auquel est confrontée la FSSPX n’est pas difficile à comprendre. Le Saint-Siège exige qu’elle accepte, sans objection majeure, certains enseignements objectivement ambigus et imprécis du Concile Vatican II, des déclarations ambiguës du magistère pontifical post-conciliaire, ainsi que des failles doctrinales et rituelles objectives dans le Novus Ordo. Or, Dieu n’a jamais exigé l’acceptation de doctrines obscures ou formulées de manière ambiguë, et l’Église, tout au long de son histoire, a toujours agi en conséquence.

   La FSSPX considère comme une raison d’être essentielle d’appeler, avec parrêsia , à un retour à la clarté et à la pureté absolues de la doctrine que l’Église s’est toujours efforcée de préserver à travers les siècles. Par le passé, les pontifes romains ont enduré persécution, martyre et même schismes plutôt que de tolérer la moindre ambiguïté dans l’expression de la foi. Parmi les exemples les plus notables figurent le rejet du terme ambigu « homoiousios » ; le rejet de l’Hénotikon qui, bien que non formellement hérétique, a néanmoins nui à la clarté de la doctrine christologique et facilité la propagation du monophysisme ; et le rejet des formulations christologiques ambiguës du pape Honorius Ier (+638). Plusieurs papes ont condamné Honorius Ier à titre posthume, non pour hérésie, mais pour ambiguïté doctrinale et pour avoir contribué à la propagation de l’hérésie. L’unité n’est pas, en soi, le critère ultime de la vérité. L’histoire de l’Église connaît de nombreuses situations où des tensions ont existé entre la tradition et l’exercice effectif de l’autorité ecclésiastique.

   Le fait même que certains enseignements du Concile Vatican II, conjugués à la réforme liturgique, aient engendré – et continuent d’engendrer, tant en théorie qu’en pratique – un affaiblissement de la clarté doctrinale oblige le Pape, à l’exemple de nombre de ses prédécesseurs héroïques, à clarifier et, le cas échéant, à corriger ces enseignements. Il convient de le faire avec une précision et une clarté doctrinales renouvelées, afin qu’aucune interprétation ambiguë ou erronée ne puisse subsister. À cet égard, le principe suivant, qui a longtemps guidé les pontifes romains, demeure plus pertinent que jamais : « L’ambiguïté ne saurait être tolérée dans un synode (concile), dont la principale gloire consiste avant tout à enseigner la vérité avec clarté et à exclure tout risque d’erreur » (Pie VI, Auctorem fidei ).

   Le drame de la situation actuelle réside dans le fait que le Saint-Siège exige de la FSSPX qu’elle accepte l’ambiguïté doctrinale et liturgique actuelle comme condition sine qua non à la pleine communion et à la régularisation canonique. Lors de la controverse monothélite, lorsque le pape Honorius Ier adopta une position ambiguë, le saint patriarche Sophronius de Jérusalem envoya à Rome son suffragant, Étienne, évêque de Dor, lui recommandant de se rendre auprès du Siège apostolique, où se trouvent les fondements de la doctrine orthodoxe, et de ne cesser de prier et de supplier jusqu’à ce que les autorités compétentes examinent et condamnent cette nouvelle erreur. L’évêque Étienne demeura à Rome pendant dix ans, persévérant dans cette mission jusqu’à ce qu’il soit témoin de la condamnation de l’hérésie par le pape Martin Ier au concile de Latran de 649. D’une certaine manière, la FSSPX remplit aujourd’hui un rôle similaire, exhortant sans cesse le Saint-Siège à mettre fin à cette situation d’ambiguïté et d’incertitude doctrinales et liturgiques. La FSSPX a maintes fois affirmé n’avoir d’autre intention que de former les âmes confiées à sa charge pastorale à devenir de bons chrétiens et de véritables fils et filles de l’Église romaine. En définitive, il convient d’être reconnaissant à la FSSPX pour ce rôle, et les futurs papes le seront assurément.

frise

5. La solution pastorale du pape au problème de la FSSPX :

   Le Saint-Siège devrait accorder toute l’attention requise à la  Déclaration de foi catholique  et au  Message aux fidèles publiés par le Supérieur général de la FSSPX, et reconnaître ces documents et actes comme suffisants et satisfaisant aux conditions minimales requises pour la communion ecclésiale. Une excommunication à l’heure actuelle ouvrirait une nouvelle blessure, inutile et évitable, au sein du Corps mystique du Christ.

   A la lumière de ces documents et actes de la FSSPX, le Pape, avec sa compassion paternelle, pourrait faire une exception et autoriser les consécrations épiscopales par un geste pastoral d’une grande générosité. En excommuniant les évêques consécrateurs et consacrés, le Souverain Pontife punirait implicitement les fidèles de la FSSPX – une partie de son troupeau – qui l’aiment et le reconnaissent sincèrement, mais qui, confrontés à un véritable dilemme de conscience, n’ont d’autre choix que de continuer à recevoir l’assistance pastorale de la FSSPX, dont l’épiscopat demeure indispensable à l’existence, notamment pour l’administration des sacrements de l’Ordre et de la Confirmation.

   Par conséquent, uniquement pour le salut des âmes et le bien de l’Église, la FSSPX demande au Souverain Pontife de faire preuve de compréhension, dans les circonstances actuelles, quant à son besoin d’avoir des évêques et d’autoriser les consécrations épiscopales. Malheureusement, malgré ce qu’elle considère comme un dilemme de conscience objectif, la FSSPX est, pour la plupart, perçue comme schismatique et orgueilleuse.

   Dans un esprit de magnanimité, le Souverain Pontife, en véritable père, pourrait établir un dialogue avec la FSSPX, cette partie de son troupeau, et autoriser, à titre exceptionnel, les consécrations épiscopales afin de favoriser un climat propice à une recherche patiente et progressive, fondée sur une confiance mutuelle accrue, des solutions aux questions doctrinales et aux arrangements juridiques correspondants. L’Église synodale de notre temps devrait être capable d’une telle ouverture pastorale et d’une telle générosité. À la lumière des nombreuses déclarations et initiatives œcuméniques généreuses de ces dernières décennies, elle devrait également démontrer sa capacité à aborder un grave problème ecclésial par le dialogue, la patience et la compréhension au sein même de l’Église catholique.

   Récemment, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, a affirmé que, concernant les divergences des évêques allemands, le Saint-Siège ne souhaite pas que les divisions dégénèrent en mesures punitives, soulignant que les problèmes au sein de l’Église doivent, chaque fois que cela est possible, être résolus pacifiquement. Pourquoi cette approche ne serait-elle pas également appliquée à la FSSPX, qui ne renie aucun dogme, reconnaît la primauté du Pape, prie pour lui et lui professe une dévotion filiale, tout en conservant uniquement ce que l’Église a cru et célébré universellement jusqu’au Concile ? Parallèlement, le Chemin synodal allemand a avancé des déviations doctrinales manifestes qui promeuvent de facto des hérésies, voire des positions blasphématoires. Dès lors, pourquoi privilégier la réconciliation et le dialogue patient dans un cas et pas dans l’autre ?

   Si, cette année, le Pape prononçait une excommunication, un nouvel anathème, contre les évêques consacrants et consacrés, cela resterait dans l’histoire de l’Église comme une erreur d’une sévérité pastorale excessive. Les générations futures et les papes futurs le regretteraient. Pourquoi le Pape devrait-il faire aujourd’hui ce que les générations futures pourraient déplorer demain ? Ne devrions-nous pas tirer les leçons de l’histoire ? Le Pape, en tant que Souverain Pontife, n’est-il pas appelé avant tout à être un bâtisseur de ponts ?

Pièces jointes :

1) Entretien avec le Supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X du 5 février 2026 : https://fsspx.news/en/news/interview-superior-general-priestly-society-saint-pius-x-57064
2) Message aux fidèles et amis de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X du 7 mars 2026 :  https://fsspx.org/en/news/episcopal-consecrations-what-fr-pagliarani-told-members-society-saint-pius-x-59250
3) Déclaration de foi catholique adressée à Sa Sainteté le pape Léon XIV par le père Davide Pagliarani, supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, le 14 mai 2026 :  https://sspx.org/sites/default/files/documents/2026-05-14_declaration_of_catholic_faith_en.pdf

clefs de l'Eglise - vignette

2026-104. Visite royale à Aix-en-Provence.

Vendredi 29 mai 2026,
Vendredi des Quatre-Temps d’été ;
Mémoire de Sainte Marie-Madeleine de’Pazzi, vierge.

       Ce vendredi 29 mai en fin de journée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a rendu public sur les réseaux sociaux le rapide compte-rendu d’une visite qu’Il vient d’accomplir à Aix-en-Provence, dans les termes suivants :

Aix en Pce 29 mai 2 - blogue

   « J’ai eu la joie de découvrir la superbe ville d’Aix-en-Provence et ses environs, avec un accueil très chaleureux de Sophie Joissans, maire de la ville, avec qui j’ai pu m’entretenir longuement pour connaître et comprendre les enjeux auxquels est confrontée sa commune.

   En compagnie d’une de ses adjointes, Perrine Meggiato et une équipe municipale, j’ai vécu une visite passionnante de la vieille ville, de l’hôtel de ville, de la cathédrale Saint-Sauveur, guidé par le le directeur de l’office de tourisme d’Aix, Michel Fraisset (Pro).

   Enfin, nous avons été reçus à l’Académie d’Aix-en-Provence où ses membres m’ont présenté un certain nombre de souvenirs liés au passage de mes ancêtres Louis XIII et Louis XIV dans cette belle ville. Un grand merci pour la qualité proverbiale de votre accueil tout provençal, et pour la hauteur de nos échanges ! »

Aix en Pce 29 mai 1 - blogue

2026-90. Du Carême de la Pentecôte.

Jeudi de l’Ascension.

Vignette blogue - Veni

       Dans la liste des sept carêmes monastiques (cf. > ici) que nous pratiquons au Mesnil-Marie, il en est un que nombre de nos amis ne soupçonnent même pas : le carême de la Pentecôte.
Il ne consiste certes pas en une quarantaine – sens originel du mot carême -, puisqu’il ne s’étend que du soir de l’Ascension après les complies jusqu’aux premières vêpres de la Pentecôte, et qu’il ne couvre donc qu’une période de neuf jours, simultanément à la neuvaine préparatoire à cette si sublime fête de la Pentecôte (cf. > ici).

   D’un point de vue alimentaire, comme tous les jours d’ascèse spirituelle plus marquée, ces neuf jours sont des jours de jeûne (un seul repas, et une collation autorisée le soir), mais l’abstinence y est modérée : seuls les mets carnés sont strictement prohibés : le poisson ou les œufs (mais pas les deux en un même jour) y demeurent permis, ainsi que les laitages ou fromages et l’huile d’olive.

   Malgré le temps pascal, en effet, et même si c’est d’une manière un peu moins stricte qu’à l’occasion du grand Carême de Pâques, il demeure important que le corps soit associé à l’effort de l’esprit dans sa supplication.

Sculpture du retable du maître-autel chapelle du Cénacle Paray-le-Monial - blogue

   L’esprit qui préside à ces neuf jours d’efforts – l’ascèse physique soutenant et fortifiant la démarche spirituelle – peut être caractérisé par une discipline de plus grand recueillement et de silence intérieur plus intense, afin que le « cénacle de notre âme » se modèle sur cette retraite d’ardente supplication et d’attente fervente instituée par Notre-Seigneur Lui-même au travers des consignes données à Ses apôtres et disciples avant de S’élever dans les cieux ; la retraite de neuf jours qu’ils ont vécue enfermés dans le Cénacle de Jérusalem, étrangers à tout ce qui se passait alors dans la Ville ; la retraite au centre de laquelle se trouvait la Très Sainte Mère de Dieu, Fille bien-aimée du Père Eternel, Mère du Verbe Incarné et parfaite Epouse de l’Esprit-Saint Paraclet.

   C’est donc aussi un esprit de très grande union avec la Très Sainte Vierge, où l’on s’efforce de lui laisser au maximum le soin d’agir en nos âmes et de les préparer au renouvellement des grâces de notre confirmation, à une effusion renouvelée des dons du Saint-Esprit, au franchissement d’un nouveau palier dans notre ascension spirituelle jamais achevée, la « prenant chez nous » – selon ce qui est dit du disciple auquel elle est donnée pour Mère au pied de la Croix (Joan. XIX, 27) -, pour que le Saint-Esprit ait le désir ardent d’y venir Lui aussi, puisque, selon l’enseignement de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, partout où se trouve la Très Sainte Vierge Marie l’Esprit-Saint accourt.

   Ainsi vécue, la neuvaine préparatoire à la Pentecôte ne se résoud pas à la simple récitation d’une formule de prière une fois par jour pendant neuf jours, mais elle devient une intense aspiration qui remplit toutes nos journées et chaque instant de nos journées, pour arriver à la plénitude pentecostale dans l’incomparable flamboiement d’exultation dont les ornements rouge et or de la liturgie sont le symbole et le signe.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Vignette blogue - Veni

2026-79. Pour le pèlerinage annuel de la Confrérie Royale à l’intention du Roi et de la France auprès de Notre-Dame du Puy, et pour les pèlerinages associés.

Jeudi 7 mai 2026.

Blason Confrérie Royale petite taille

Très Chers Membres et Amis de la Confrérie Royale,

       Ainsi que cela vous a été annoncé, un accident handicapant ayant rendu inopérant Frère Maximilien-Marie, il a semblé plus raisonnable de réduire les dimensions du pèlerinage annuel pour le Roi et la France au Puy-en-Velay au seul jour de l’Ascensionjeudi 14 mai 2026 : nous n’oublierons d’ailleurs pas que, en 1643 également, le 14 mai coïncidait avec le jeudi de l’Ascension, et que c’est ce jour-là que notre très pieux Roi Louis XIII rendit sa belle âme à Dieu (cf. > ici) et que c’était exactement trente-trois années après son accession au trône, le 14 mai 1610, jour de l’assassinat de son père, Henri IV le Grand, notre premier Roi Bourbon.

Saint Vincent de Paul assistant Louis XIII en son agonie - vitrail de l'église Saint-Séverin à Paris

Louis XIII mourant dans les bras de Saint Vincent de Paul
[vitrail de l'église Saint-Séverin, à Paris].

   En parallèle avec ce pèlerinage aux pieds de Notre-Dame du Puy, nous invitons tous ceux qui avaient prévu de venir de loin, même si c’est en petits groupes de deux ou trois seulement, d’accomplir le même jour, une démarche spirituelle d’union avec les pèlerins qui se trouveront au Puy-en-Velay.

I – Pèlerinage aux pieds de Notre-Dame du Puy :

   Jeudi de l’Ascension 14 mai 2026, donc, un prêtre membre de la Confrérie Royale dirigera la démarche du pèlerinage au Puy-en-Velay : pour connaître les horaires (Sainte Messe en particulier), le lieu de rendez-vous et le déroulement du pèlerinage, nous contacter au moyen de l’adresse électronique : pelerinage.confrerie@gmail.com.
A noter 1) que chacun prévoit son pique-nique pour le déjeuner, et que 2) le pèlerinage n’est pas réservé aux membres de la Confrérie Royale, mais qu’il est ouvert à toute personne de bonne volonté qui veut prier pour le Roi et la France.

Notre-Dame du Puy - Vierge Noire - 12 mai 2018

II – Pèlerinages associés :

   Ce même jour, nous invitons tous les membres de la Confrérie Royale, où qu’ils se trouvent, à se retrouver avec d’autres personnes, membres ou amis de la Confrérie, ou simplement désireuses d’accomplir quelque démarche spirituelle pour le Roi et la France, et d’organiser, selon les lieux et les opportunités soit un petit pèlerinage, soit un moment de prière, en sus de la Sainte Messe du jour de l’Ascension (fête d’obligation, il n’est jamais inutile de le rappeler).
Nous invitons nos amis de l’Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF) et du Cercle d’Action Légitimiste (CAL) à faire de même.

- De quelle manière ?
En se retrouvant si possible pour la Messe, puis – pourquoi pas ? – en déjeunant ensemble (pique-nique), enfin en se rendant soit dans un lieu de pèlerinage, pas forcément un « grand » pèlerinage, ce peut être une belle chapelle en l’honneur de la Madone ou d’un saint, un sanctuaire dans lequel se trouve une statue particulière ou lié à notre histoire, ou encore le lieu du martyre ou de la sépulture de quelque victime de la révolution… etc. (les villes et les campagnes de notre beau Royaume n’en manquent pas : c’est à chaque groupe de choisir celui qui lui semble le plus adapté).
Vous manquez d’idée ? Contactez-nous, et nous pourrons peut-être vous aider.
Si les lieux s’y prêtent – je pense en particulier dans les campagnes – ce peut-être l’occasion de faire une petite marche en récitant le chapelet ou le saint rosaire, et en chantant nos beaux cantiques traditionnels.
S’il y a dans le groupe quelque personne capable, elle peut, bien sûr, dispenser aux autres un enseignement spirituel…

   Le seul « impératif » c’est que la démarche et les prières soient offertes pour notre Roi et pour la France. Autour de cela, chaque groupe peut adapter son « pèlerinage associé » en fonction de ses possibilités. Ce n’est pas plus compliqué que cela !

   Certaines personnes se sont déjà manifestées à nous, et nous les remercions. S’il y a des personnes qui seraient désireuses de s’unir à cette démarche mais ne connaissent pas de groupe, elles peuvent nous contacter et nous pouvons les mettre en contact avec les groupes qui se sont signalés à nous s’il s’en trouve dans leurs parages… 

   Nous souhaitons seulement que les groupes se fassent connaître à nous, pour que les pèlerins qui seront au Puy puissent les présenter à Notre-Dame, dans ce sanctuaire où une vingtaine de nos souverains est venue se recueillir et prier.
Là encore, une adresse électronique de contact : pelerinage.confrerie@gmail.com.

Pèlerins en procession

2026-76. Nous avons lu et nous recommandons chaleureusement : « L’Evangélisation des Gaules au Ier siècle », d’Arnaud Boüan du Chef du Bos.

30 avril,
fête de Sainte Hildegarde de Vintzgau, Reine des Francs (cf. ici) ;
Mémoire de Saint Eutrope, premier évêque de Saintes, martyr (cf. > ici) ;
Mémoire de la Vigile des Saints Apôtres Philippe et Jacques.

angelot baroque - vignette blogue

   Nous profitons de la fête de Saint Eutrope (voir ci-dessus) pour recommander avec chaleur un petit ouvrage, très facile de lecture et très agréablement illustré, de Monsieur Arnaud Boüan du Chef du Bos, qui vient très opportunément jeter un pavé dans la mare des prétendus historiens contemporains lesquels, à la manière de stupides perroquets, répètent les poncifs anti-catholiques forgés – à l’encontre de siècles et de siècles de tradition – depuis le XVIIIème siècle.
Ce livre, intitulé « L’Evangélisation des Gaules au Ier siècle », est paru à l’automne 2025 : on le trouve à la vente sur internet, en faisant une petite recherche.
Son auteur nous avait précédemment « régalés » avec deux ouvrages dont on peut dire qu’ils sont complémentaires : 1) « Saint Martial, l’Apôtre des Gaules », et 2) « L’Evangélisation de la Bretagne au premier siècle ».

   « Si la France est née en 496, elle fut conçue dès le premier siècle, dans la bonne terre de Gaule, évangélisée par des témoins du Christ en Galilée et des disciples des Apôtres ! Il est temps aujourd’hui de retrouver cette histoire oubliée pour rendre aux Français la vérité de notre histoire, et de gonfler notre espérance ! Tant de bénédictions originelles ne peuvent s’achever dans notre triste actualité : il nous faut retrouver nos racines, prier ces saints fondateurs, et restaurer l’union de tous ceux qui ne veulent pas voir périr notre si belle Patrie ! »

Présentation de l’ouvrage sur « Le Salon Beige » en octobre 2025.

L'évangelisation des Gaules au 1er siecle -Arnaud Boüan du Chef du Bos

Quatrième de couverture :

   « Découvrez plus de soixante témoins directs des faits et miracles de Jésus-Christ parmi lesquels ses plus proches amis, missionnés pour l’évangélisation des Gaules :

• Marie-Madeleine, la pénitente de Magdala ;
• Lazare de Marseille, le ressuscité de Béthanie ;
• Marthe de Tarascon, sœur de Marie-Madeleine et Lazare ;
• Martial de Limoges, l’enfant de la multiplication des pains ;
• Amadour, Zachée de Jéricho, l’ermite de Rocamadour ;
• Véronique de Soulac, l’héroïne du calvaire ;
• Ursin de Bourges, Nathanaël de Cana ;
• Denys de Paris, l’Aréopagite d’Athènes…

   Relégués par les historiens « rationalistes » au IIIème siècle, ils sont pourtant bien attestés par la Tradition de l’Eglise catholique et confirmés par la science archéologique la plus sûre.
Ce court livret démontre la prédilection de Dieu pour la France qui a reçu plus de 150 disciples dès le premier siècle et fait s’interroger : comment expliquer une telle concentration des personnages clés de l’Evangile dans ce tout petit bout de coin du monde qui deviendra la France ? »

   L’ouvrage bénéficie d’une préface de Monseigneur Dominique Le Tourneau, chapelain de Sa Sainteté, membre de nombreuses associations ou sociétés des plus recommendables, telle l’Association Universelle des Amis de Jeanne d’Arc, la Société des Gens de Lettre, l’Association des Ecrivains catholiques, la Societas Internationalis Iuris Canonici Promovendo… etc. C’est avant tout un canoniste, professeur de Droit canonique et juge au tribunal ecclésiastique de Lille, qui est en outre vice-postulateur de la cause de doctorat de Saint Césaire d’Arles.

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