Archive pour la catégorie 'Commentaires d’actualité & humeurs'

2014-41. De quelques beaux anniversaires royaux que nous célébrons avec une grande ferveur au Mesnil-Marie.

Jeudi 24 avril 2014.

J.B. Deshayes - Ste Jeanne de France

Jean-Baptiste Henri Deshays de Colleville, dit le Romain : Sainte Jeanne de France.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En réponse, en quelque manière, à Monsieur Manuel Valls qui place la grandeur de la France dans des évènements asez pitoyables et des personnes aussi sectaires que lui (cf. ma publication d’hier > www), je vais dans les paragraphes ci-dessous vous parler de quelques anniversaires qui ont lieu ces jours-ci et que nous célébrons avec une grande ferveur en notre Mesnil-Marie.
A mes yeux de matou monastique – pour lequel l’histoire de France ne commence pas en 1789 – , nous trouvons-là quelques uns des éléments de la véritable gloire de notre pays…

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A – Le 550ème anniversaire de la naissance de Sainte Jeanne de France.

Sainte Jeanne de France, fille de Leurs Majestés le Roi Louis XI et la Reine Charlotte de Savoie, est née le 23 avril 1464 à Nogent-le-Roi (dans l’actuel diocèse de Chartres). Ce 23 avril 2014 a donc marqué le cinq-cent-cinquantième anniversaire de sa naissance.
Ceux qui nous connaissent bien savent que nous avons pour cette sainte princesse – fille, soeur et femme de rois – une très grande vénération. J’avais d’ailleurs publié un résumé de sa vie dans les pages de ce blogue (ici > Sainte Jeanne de France).

Canonisée par Sa Sainteté le Pape Pie XII le dimanche de la Pentecôte, 28 mai, de l’année sainte 1950, je relève quelques belles citations de l’homélie que prononça pour la circonstance le vénérée « Pasteur Angélique », afin que vous puissiez les méditer :
« Elle fut très douce et très humble, et brilla par cette soumission chrétienne de l’âme qui n’est pas abdication de l’esprit ni faiblesse de la volonté, mais à proprement parler une vertu. Une vertu, disons-Nous, qui sous les injures, même les plus cruelles, est capable de contenir, de tempérer et de diriger les agitations du coeur ; une vertu qui apporte aux mortels la maîtrise d’eux-mêmes ; qui donne la tranquillité, la sérénité et la paix ; une vertu qui, dans la joie ou dans la tristesse, fait lever les yeux vers le ciel où chacun, après cet exil de la terre, pourra obtenir une récompense si haute que toutes les grandeurs et dignités humaines paraîtront caduques, vaines et inutiles.
(…) Que sainte Jeanne nous obtienne surtout, nous l’en prions, ce sans quoi tout le reste ne peut rien, ne vaut rien : que l’amour divin réchauffe les âmes des mortels, que la charité chrétienne envers tous les entraîne, que les préceptes évangéliques les règlent, les gouvernent et les dirigent.
Que tous saisissent dans la vie de Jeanne et qu’ils apprennent d’elle que ni les grandeurs humaines, ni les richesses, ni les voluptés du siècle ne peuvent communiquer le bonheur aux hommes, mais seulement la vertu, par laquelle « rien n’est plus beau, rien n’est plus noble, rien n’est plus aimable ».
Soutenus par la grâce divine, efforçons-nous donc de l’acquérir, et ainsi nous pourrons un jour atteindre cette béatitude éternelle qui ne connaît pas de fin.
Amen. »

(Pie XII – homélie de la canonisation de Sainte Jeanne de France,
d’après le texte latin des A. A. S., XXXXII, 1950, p. 466)

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tableau de Saint Louis par François Lemoyne 1727 cathédrale de Versailles

François Lemoyne : Saint Louis en prière
(cathédrale Saint Louis de Versailles)

B – Du huitième centenaire de la naissance de Saint Louis.

Le 25 avril 1214, naquit celui qui deviendrait le Roi Saint Louis : cela fait donc exactement huit siècles en ce 25 avril 2014 !
Tout comme pour le douzième centenaire de la mort du Bienheureux Charlemagne (cf. > www), la pieuvre maçonnique qui étouffe actuellement la France dans ses tentacules assassins ne fait bien évidemment pas beaucoup de publicité pour les commémorations qui honorent la mémoire de celui qui a porté à un si haut degré l’idéal et la vertu chrétiens à la tête du Royaume de France.

Dans le panégyrique de Saint Louis, qu’il prononça dans la cathédrale de Blois le 29 août 1847, puis dans la cathédrale de Versailles le 27 août 1848, l’abbé Louis-Edouard Pie, bientôt évêque de Poitiers et futur cardinal, proclamait :
« (…) Le règne de Saint Louis (…) n’a été (…) que le règne de Dieu. Il ne me sied pas sans doute de donner ici des leçons aux peuples et aux rois. Mais est-ce ma faute, si elles naissent comme d’elles-mêmes du fond de mon sujet ? Quand la France fut-elle plus divisée qu’à la naissance de Louis ? Quand les attributions du sceptre furent-elles plus envahies ? Puissance populaire qui commence à s’élever par l’affranchissement des communes ; puissance féodale qui a converti les provinces en autant de royaumes ; puissance royale qui aspire à tout ramener à un centre unique : c’est au milieu de ces luttes et de ces agitations que la providence a placé le berceau de Louis. Peuple, bourgeois, feudataires, monarque, qui pourra rapprocher tous ces extrêmes ? Comment fondre en un tout harmonieux et hiérarchique des éléments aussi divers ?… Mais Louis croit en Dieu, et la France croit en Dieu. Louis et la France ont un même symbole, une même doctrine, une même foi. Le roi et le pays ont un même drapeau, un même étendard qui est la croix de Jésus-Christ. Bientôt la voix de la religion domine la voix de toutes les passions et de tous les intérêts. Le monarque et la nation s’unissent dans un sublime concert pour le service du Seigneur. Et dans cette religieuse étreinte de la puissance royale et de la puissance féodale et populaire, la guerre civile est étouffée, la querelle domestique est éteinte (…). Unis devant Dieu, Louis et la France restent étroitement embrassés entre eux, et le règne d’un saint devient le règne le plus glorieux et le plus régulier de notre monarchie (…).
Encore une fois, mes frères, quels enseignements pour nos sociétés modernes ! Puissent-elles comprendre que le bonheur et la paix ne nous reviendront qu’à la suite de la religion ! (…) »
Je ne peux évidemment tout citer, et cependant tout dans ce panégyrique est admirable et mériterait – tant les leçons en sont actuelles – de servir de programme de politique générale en vue d’un vrai relèvement de la France, en vue d’une authentique cohésion sociale, en vue même d’un réel redressement économique…

Au moment où j’écris ces lignes, j’apprends que l’aîné des descendants de Saint Louis, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, sera présent, avec la Princesse Marie-Marguerite son épouse, ce vendredi 25 avril 2014, à la Messe que célèbrera Son Excellence Monseigneur Wattebled, évêque de Nîmes, Uzès et Alès, en l’église Notre-Dame des Sablons à 19 heures, à Aigues-Mortes, ville fondée par Saint Louis, qui a tenu à marquer le huitième centenaire de son fondateur.

Nota bene :
on trouvera aussi dans ce blogue
– les enseignements de Saint Louis à son fils > www
– des prières et litanies en l’honneur de Saint Louis > www

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L'ami de la religion et du roi 1814

C – Du bicentenaire de la Restauration.

J’entends fort peu parler du bicentenaire de la Restauration du pouvoir légitime en France en 1814
Sans nul doute parce que les gouvernements qui se succèdent en France depuis 1830 sont tous illégitimes !
L’histoire officielle jette donc le discrédit (quand elle ne l’escamote pas en quelques lignes méprisantes) sur l’heureuse parenthèse des années 1814-1830, et omet de faire mention du redressement spirituel, moral, économique et financier dont le retour des Bourbons fut la cause.
« On » préfère verser des larmes de crocodiles sur la défaite du tyran Buonaparte qui avait saigné la France et l’avait conduite au bord de l’abîme…

Sans doute, le régime instauré par la Charte, octroyée le 4 juin 1814, par Sa Majesté le Roi Louis XVIII présentait-il de nombreuses imperfections.
Sans doute aussi, de nombreuses maladresses – dont on se rend compte seulement après de longues années de recul qu’elles étaient des maladresses aux conséquences désastreuses – furent-elles commises.
Mais après quelque vingt-cinq années de désordres, de gaspillages humains et patrimoniaux, de guerres quasi incessantes et d’expériences catastrophiques, force est d’admettre que le retour des Princes légitimes, non pas « dans les fourgons de l’étranger » mais bien malgré les fourgons de l’étranger, fut pour la France un évènement des plus heureux.

Avec Frère Maximilien-Marie, au cours de l’hiver, nous avons étudié avec la plus grande attention les « Souvenirs inédits d’un conspirateur », ouvrage qui publie une partie importante des notes de Ferdinand de Berthier de Sauvigny, l’un des fondateurs des Chevaliers de la Foi, société à laquelle nous vouons une haute estime, et dont on peut dire qu’elle a été pratiquement le seul mouvement contre-révolutionnaire vraiment couronné de succès. L’une des raisons – sinon la raison essentielle – en est que c’était d’abord un mouvement spirituel, profondément ancré dans la religion traditionnelle ; un mouvement dans lequel les oeuvres de la pénitence (telles que le jeûne) et de la charité étaient fondamentales, et dont l’action politique n’était que le prolongement naturel.
Je ne peux que recommander la lecture de cet ouvrage à ceux qui veulent sortir des ornières de la pensée dominante concernant la Restauration (Ferdinand de Berthier « Souvenirs inédits d’un conspirateur – révolution, empire et première Restauration », présentés et annotés par Guillaume de Berthier de Sauvigny – collection In-Texte, éd. Tallandier).

Il y a une autre lecture des plus intéressantes que je vous suggère aussi, c’est celle de « l’Ami de la Religion et du Roi », un « journal ecclésiastique, politique et littéraire » dont les feuillets ont été réunis en volumes que l’on peut lire sur internet.
On peut y suivre presque au jour le jour les évènements de l’année 1814 à partir de l’arrivée à Paris de Monsieur, comte d’Artois et futur Charles X : on y apprend les nouvelles ecclésiastiques, avec le retour dans ses Etats de Sa Sainteté le Pape Pie VII, libéré des griffes du Buonaparte, et le retour de l’Eglise de France à la liberté ; on y lit le compte-rendu de toutes les manifestations d’allégresse dans le peuple français, soulagé du joug napoléonien ; on y voit les démonstrations de foi des Princes, renouant la sublime alliance du trône et de l’autel ; on y suit les délicates négociations diplomatiques qui aboutissent à l’octroi de la Charte… etc.

Voici les liens vers cette lecture, elle aussi des plus passionantes : « L’Ami de la Religion et du Roi » – 1814 > volume 1 et volume 2.

allégorie du retour des Bourbons 1814 Louis XVIII relevant la France - Louis-Philippe Crépin

Louis-Philippe Crépin : Louis XVIII relevant la France
Allégorie du retour des Bourbons en 1814

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D – Du quarantième anniversaire de Monseigneur le Duc d’Anjou.

Enfin, ce 25 avril 2014 est le jour du quarantième anniversaire de la naissance de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de droit Louis XX, né donc exactement sept-cent-soixante ans après son ancêtre le Roi Saint Louis, dont il est l’aîné des descendants.
Chef de la Maison de Bourbon depuis le dramatique accident qui a coûté la vie à son Père, le Prince Alphonse, le 30 janvier 1989 (cf. > www), Monseigneur le Prince Louis incarne en son auguste personne la légitimité dynastique, la continuité qui transcende le temps, les principes pérennes qui ont fait de la France un grand royaume non seulement dans le domaine politique, mais aussi dans l’ordre spirituel et culturel.
En cet heureux anniversaire, nos voeux – pour sa personne et pour sa famille – rejoignent avec une ferveur toute spéciale notre Prince, et nos prières demandent à Dieu, dont il est de droit le lieu-tenant pour ce Royaume terrestre, une surabondance de grâces et de bénédictions, afin qu’il marche résolument et, s’il se peut, avec succès, dans les pas de son regretté père, et de ses aïeux Louis XIV, Henri IV, Saint Louis et le Bienheureux Charlemagne !

Ad multos annos !

Mgr le Prince Louis et Madame la Princesse Marie-Marguerite

Monseigneur le Prince Louis, duc d’Anjou, aîné des Capétiens,
et son épouse, la Princesse Marie-Marguerite.

frise lys

2014-40. Où, à l’occasion de la fête de Saint Georges, Maître-Chat Lully commente impertinemment quelques points de l’actualité politique…

Mercredi de Pâques 23 avril 2014.
Fête de Saint Georges le mégalomartyr.

Icône de St Georges au Mesnil-Marie

Icône ancienne de Saint Georges à l’entrée du Mesnil-Marie.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

A – De saint Georges.

Même si la célébration de la fête de Saint Georges est empêchée cette année en raison de la prééminence de l’octave de Pâques, nous ne l’oublions pas dans notre dévotion : au Mesnil-Marie, j’ai peut-être déjà eu l’occasion de le dire, nous avons une prédilection pour les saints guerriers – tels que Saint Maurice, Saint Martin, Saint Constantin, le Bienheureux Charlemagne, Saint Louis, Sainte Jeanne d’Arc… etc. – et tout spécialement pour Saint Georges, dont une belle petite icône ancienne (une véritable icône peinte, pas une image en papier collée sur une planchette !) protège la porte d’entrée principale. 
Saint Georges est le céleste protecteur de tous les chevaliers de la Chrétienté, il est aussi le saint patron des scouts, ainsi que de la cavalerie française : Frère Maximilien-Marie n’oublie pas que les officiers représentants l’Ecole de Cavalerie de Saumur, dont il était le guide à Rome lors de la béatification du Bienheureux Charles de Foucauld, lui avaient décerné le grade de lieutenant d’honneur de cette prestigieuse institution de l’armée française !

Plus que jamais donc : « Par Saint Georges, vive la Cavalerie ! », et surtout que vive et se développe toujours plus l’authentique esprit chevaleresque qui a animé tant de héros chrétiens…

Ecole de Cavalerie Saumur logo

B – De l’absence de voeux présidentiels ou gouvernementaux à l’occasion de Pâques.

On n’a pas manqué de relever qu’à l’occasion de ces fêtes pascales ni le président de la république, ni le chef du gouvernement, ni le ministre de l’intérieur et des cultes n’ont publié le moindre message de voeux à l’intention des chrétiens de France (car Pâques ne concerne pas les seuls catholiques latins, mais également les communautés protestantes et, en outre cette année, la date de Pâque était la même pour les chrétiens de rites orientaux).
Toute une frange de la « bien pensance » catholique joue donc l’indignation et pousse des cris d’orfraie devant ce qui est, bien évidemment, une nouvelle – et grossière – manifestation de sectarisme, cela nous n’en doutons pas.
Toutefois, le constat étant posé, je ne veux pas me priver d’y ajouter quelques réflexions.

Qui d’entre vous, amis lecteurs, peut-il dire qu’il a véritablement été « frustré » de ne pas recevoir de voeux de Pâques de la part des officiels sus-évoqués ?
Pour être honnête, je dis sans fard que, en ce qui me concerne, des voeux de Pâques à l’adresse des communautés chrétiennes émanant de personnes qui n’ont ni morale, ni respect du christianisme, mais dont la politique s’attache à éradiquer quasi systématiquement ce qui subsiste encore de chrétien dans la vie sociale de notre pays, me paraîtrait davantage une insulte qu’une attention pleine de sollicitude !

Cet « oubli » me fait même davantage plaisir que si nous, chrétiens, avions dû recevoir un hypocrite message de voeux de la part de ces apostats (car il ne faut pas oublier que ces personnes sont des baptisés dont le comportement montre par trop qu’ils ont renié leur baptême), qui préparent encore des lois et des mesures à l’encontre du christianisme !
Cet « oubli » me fait davantage plaisir que si nous, chrétiens, étions mis sur le même pied que les fausses religions talmudiques et mahométanes, à l’occasion des fêtes desquelles ces messieurs n’oublient pas de formuler des voeux !
Cet « oubli » me fait davantage plaisir que si nous devions voir notre déjà très molle hiérarchie catholique se livrer une nouvelle fois à des séances de courbettes devant des pantins du Grand Orient, en considération des voeux sans sincérité qu’elle en aurait reçus !
Ce qui me scandalise davantage – et qui est pour moi absolument incompréhensible – c’est de voir des cardinaux, des évêques et des religieux, continuer à accepter des promotions à la légion d’honneur (pour laquelle, je ne m’en cache pas, je n’ai aucune estime) !

Arrêtons l’hypocrisie, s’il vous plaît ! Franchement, les voeux de Pâques du gouvernement, on s’en fiche et on s’en contrefiche, et ils n’ajouteraient rien à notre joie pascale (ce qui ne serait évidemment pas le cas s’ils émanaient d’un Roi Très Chrétien) ! 
Je trouve même que les choses sont plus claires et plus franches ainsi ; et je concluerai ce paragraphe en disant haut et fort qu’il serait tout de même temps que les catholiques abandonnent leurs illusions et cessent d’adopter des attitudes de mendiants envers des autorités républicaines, et du système républicain lui-même qui est par essence anti-chrétien.

La république antichrétienne

La république maçonnique et antichrétienne (carte postale de propagande du début du XXe siècle) :
sous la devise du Grand Orient, devenue devise de la république, un homme (revêtu du seul tablier maçonnique, portant à la main la truelle maçonnique et s’appuyant sur la colonne tronquée des « droits de l’homme » représentés comme les nouvelles tables de la loi) terrasse un prêtre dont le bras est encore appuyé sur la Sainte Bible ; la tiare du Pape, la mitre des évêques et les couronnes des monarques chrétiens gisent en tas dans le coin gauche…

c – Des références dont se revendique le premier sinistre.
(Non, je n’ai pas fait de faute de frappe sur mon clavier en écrivant le titre de ce présent paragraphe !)

Même si je n’en ai rien écrit à ce moment-là, j’ai suivi avec un certain intérêt les élections municipales et leurs conséquences : à l’échelon national, le changement de gouvernement ne m’en a pas vraiment paru un, et je me suis beaucoup amusé de la réflexion d’un certain député qui, interrogé sur LCI au sujet de la nouvelle (?) équipe gouvernementale, a déclaré : « On a changé le bocal, on a gardé les mêmes cornichons ! »
Force est de constater que – de temps en temps (il ne faut tout de même pas en abuser !) – , quelques hommes politiques semblent avoir de fugaces lueurs de bon sens et d’humour. 

Qu’ai-je retenu du discours de politique générale prononcé par Monsieur Valls devant le parlement ?
Ses références : Pierre Mendès-France, Valmy, la révolution de 1848, Jaurès, Clémenceau et de Gaulle…
Et il a osé dire que c’était ça « la grandeur de la France » !

De toute évidence, selon la fameuse répartie, « nous n’avons pas les mêmes valeurs » !
Les noms qu’il a cités sont plutôt ceux d’évènements ou de personnes qui ont été les agents de la démolition, de la décadence et de la corruption de la France : cela fait froid dans le dos ; cela me glace l’échine ; cela laisse présager un avenir encore plus sombre et plus redoutable… Ce pourquoi je ne peux faire autrement de dire – et la dureté de ses traits et de ses expressions ne fait que me le confirmer – que nous avons bien là un premier sinistre !

Sans toutefois prétendre être prophète, je ne peux cependant que vous annoncer de manière certaine l’échec de ce gouvernement et l’échec de cette politique.
Bientôt, très bientôt, nous allons assister à de nouvelles luttes, à de nouveaux coups bas, à de nouveaux réglements de comptes… etc. Il ne peut pas en être autrement.
Plus que jamais, cette république française me fait penser au film « Jurassic Park » : car elle n’est pas autre chose qu’une réserve de vieux dinosaures pas beaux, coupés du monde réel, et qui « se bouffent entre eux » !

Republic Park

D – De la démocratie illustrée par la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

- Lequel voulez-vous que je vous libère : Barabbas ou Jésus qu’on appelle le Christ ?
- Barabbas !
- Que ferai-je donc de Jésus qu’on appelle le Christ ?
- Crucifiez-le !
- Quel mal a-t-il donc fait ?
- Crucifiez-le !

Y a-t-il une plus parfaite illustration de la réalité de la démocratie ?

pattes de chat Lully.

On trouvera ci-après une prière pour la conversion des francs-maçons > www.

P.S. : Je renvoie aussi aux publications que j’ai faites il y a déjà quatre ans
au sujet de la Franc Maçonnerie :
Incompatibilité des principes de la Maçonnerie avec le catholicisme >
2010-46 ; 2010-47a et 2010-47b ainsi que 2010-48.

Ecole de Cavalerie Saumur logo

2014-32. « Comment voulez-vous que des incompétents puissent discerner les compétences qui les gouverneront ? »

Mardi 18 mars 2014.

Nous sommes en pleine période électorale et – comme à chaque fois en telles circonstances – certains humains ne me donnent vraiment pas l’impression de se comporter en êtres dotés de raison tant ils semblent atteints par une espèce de prurit mental aliénant toute forme de bon sens…

Nos amis savent qu’au Mesnil-Marie, même si nous sommes bien loin de nous désintéresser de la situation sociale et politique (au sens noble du mot), nous nous tenons néanmoins à l’extérieur des sollicitations et modes d’action du système actuellement en place (cf. > actualité du Comte de Chambord).

Notre cher Gustave Thibon, qui ne semblait – malheureusement ! – pas avoir une véritable connaissance de la doctrine légitimiste (car le Légitimisme ne se circonscrit pas à défendre seulement des droits dynastiques, mais possède un corps de doctrine complet et cohérent), a eu cependant d’excellentes remarques politiques dont on peut toujours tirer profit aujourd’hui pour appréhender le système actuel avec recul et intelligence.
En janvier dernier, j’avais publié un extrait des remarquables « Entretiens avec Christian Chabanis » intitulé « Eglise et politique » (ici > Eglise et politique), voici aujourd’hui, tirées du même ouvrage, quelques réflexions de bon sens au sujet de la « démocratie »…
Il convient de les lire  en se souvenant que ces paroles ont été prononcées au début de l’année 1975, sur une grande chaîne de télévision, et que Thibon ne faisait pas là un exposé systématique mais qu’il répondait seulement à des questions à l’attention du grand public : un an après des élections présidentielles où avait été candidat un certain Bertrand Renouvin qui, du coup, passait très simplistement aux yeux de l’opinion pour le « porte-parole du royalisme français », Gustave Thibon a su placer quelques propos de bon sens qui ne permettaient néanmoins pas d’amalgame avec tel mouvement royaliste alors en vue, et qui quelque quarante ans plus tard conservent toute leur pertinence. 

Lully.

Entretiens avec Christian Chabanis

Gustave Thibon :
« (…) Très souvent aujourd’hui, comme dit Jacques Ellul, quand on parle de démocratie, on désigne n’importe quoi et, très accessoirement, un régime politique. Ce mot devient synonyme d’ouvert, de généreux, de fraternel, etc.
Dernièrement, j’ai été invité à un repas « démocratique » : qu’est-ce que cela pouvait bien vouloir dire ? On m’a répondu que c’était un repas pris en commun ! Comme si ce n’était pas le fait de la plupart des repas !

Je vous dirai d’autre part que, face à une certaine mythologie de la démocratie qui consiste à faire de ce mot une espèce de panacée, valable pour tous les temps, pour tous les peuples, je me sens très peu démocrate !

Et je m’oppose encore davantage à une espèce de démocratie formelle dans laquelle, théoriquement et sous l’apparence du bulletin de vote, on confère au peuple tous les pouvoirs et on lui enlève ses droits les plus légitimes par un ensemble de lois, de règlements ou d’interventions abusives de l’Etat.
Dans ce sens-là, je ne suis absolument pas démocrate.
Mais, au contraire, je reste profondément démocrate, dans ce sens que je désire que l’être humain puisse avoir le maximum de libertés et de responsabilités. Chacun à son échelle, bien entendu. Ce qui n’est pas réalisé la plupart du temps par ce qu’on appelle les « démocraties » qui s’enivrent d’autant plus du mot qu’elles négligent la chose ! (…) »

Christian Chabanis :
– Mais pensez-vous que d’autres formules politiques peuvent coïncider avec l’épanouissement de la liberté individuelle ?

Gustave Thibon :
« Pourquoi pas ? Il suffit que le pouvoir soit exercé par les meilleurs pour le bien de tous.
Or cherchez la définition du mot « démocratie » dans l’excellent dictionnaire philosophique de Lalande : « régime où le gouvernement est exercé par tous les hommes sans distinction de naissance, de fortune ou de compétence. »
Comment voulez-vous que des incompétents puissent discerner les compétences qui les gouverneront ?
(…) Je répète que le meilleur régime politique est celui où les citoyens jouissent du maximum de libertés individuelles et locales, et où l’Etat joue un rôle de coordinateur et d’arbitre.
Dans un tel régime, la sélection vient en quelque sorte de la base, j’entends du mérite personnel, d’un service social, d’un engagement authentique. Ce qui nous mêne très loin du régime actuel où les responsabilités sont désignées par le bulletin de vote : pure abstraction, puisque les gens votent pour des étiquettes politiques plus que pour des hommes. Et le pire, c’est qu’on fait voter les gens sur des problèmes auxquels ils n’entendent rien, et qu’on oublie de les consulter sur les questions dans lesquelles ils ont intérêt et compétence.
Valéry, qui n’était pas antidémocrate, le disait : la politique est « l’art de consulter les gens sur ce à quoi ils n’entendent rien, et de les empêcher de s’occuper de ce qui les regarde ».
Je rêve d’un pouvoir infiniment plus décentralisé, avec beaucoup plus de libertés locales à la base – ce qui favoriserait la sélection des autorités responsables. Beaucoup mieux que dans un système électoral qui est purement formel et abstrait. »

Christian Chabanis :
– Si nous résumions votre pensée politique, vous seriez disposé à accepter cette formule : à chaque société convient un régime politique différent ?

Gustave Thibon :
« Absolument ! Comme pour les individus ! A condition que ce régime assure, je vous le répète, la stabilité de la nation et le maximum de possibilités pour les individus, les familles et les groupes qui la composent. »

Christian Chabanis :
– Ce qui veut dire que pour la France, par exemple, le système démocratique n’est pas, selon vous, celui qui favorise le plus l’épanouissement de sa liberté ?

Gustave Thibon :
« Je pourrais répèter le mot de Victor Hugo : « En France, il a dix mille lois entre nous et la liberté ! »
Mais je vous ferai observer d’autre part que, depuis 1789, c’est à dire depuis près de deux siècles, la France a dû user, je ne compte pas, seize ou dix-sept régimes. Ce qui prouve qu’elle n’a trouvé son assiette dans aucun. Les régimes démocratiques ont alterné avec des pouvoirs personnels qui étaient plus durs que les pouvoirs royaux. Il est assez curieux qu’on ait gardé un tel culte de la personnalité dans un pays démocratique ! sans doute parce que la démocratie n’était pas viable ! (…)

L’important, c’est qu’il existe dans un pays une légitimité ; que les citoyens s’inclinent devant une autorité (…). Mais en France, l’opposition ne s’incline jamais. Les partis politiques vaincus aux élections vous diront que ce n’est pas le vrai peuple qui a parlé ; qu’il s’agit d’une majorité d’emprunt, d’une majorité trompée, d’une majorité de fortune, que sais-je encore ? (…)
Victor Hugo était partisan du suffrage universel. Mais quand Louis-Napoléon fut plebiscité en 1852 à une majorité écrasante, le même Victor Hugo dénia toute valeur à cette élection. Ecoutons-le : « Monsieur Bonaparte, faites décréter par un million de voix, par dix millions de voix, que deux et deux ne font pas quatre, que le plus court chemin pour aller d’un point à un autre n’est pas la ligne droite… Toutes ces voix ne changent rien à la nature des choses. »

Alors ? Quand d’une part on proclame la loi du nombre et que d’autre part on la refuse : comment voulez-vous que le régime soit viable ? (…) »

Christian Chabanis :
– Et vous pensez qu’il a existé un pouvoir légitime reconnu par tous ?

Gustave Thibon :
– En France ?

Christian Chabanis :
– En France.

Gustave Thibon :
« Eh bien, la monarchie !
Reconnu par tous ? Incontestablement, ou du moins par une immense majorité. Jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, et même au début de la révolution, le principe monarchique n’était pas contesté en France (…). »

(Gustave Thibon « Entretiens avec Christian Chabanis», pp. 75-82. ed. Fayard 1975)

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Prière pour demander des grâces par l’intercession du Vénérable Pie XII

et
pour obtenir la glorification de ce grand serviteur de Dieu :

Sa Sainteté Pie XII donnant la bénédiction Urbi et Orbi

Sa Sainteté le Pape Pie XII
donnant la bénédiction Urbi et Orbi.

O Jésus, Pontife éternel, qui avez daigné élever Votre Serviteur fidèle Pie XII à la suprême dignité de Votre Vicaire ici-bas, et lui avez concédé la grâce d’être un défenseur intrépide de la Foi, un courageux champion de la justice et de la paix, un glorificateur zélé de Votre très Sainte Mère, et un exemple lumineux de charité et de toutes les vertus, daignez maintenant, en vue de ses mérites, nous accorder les grâces que nous Vous demandons (…), afin que, assurés de son efficace intercession auprès de Vous, nous puissions le voir un jour élevé à la gloire des autels.

Ainsi soit-il !

Imprimatur
+ Petrus Canisius
Vic. Gen. Civit. Vatic.
die 8 decembris 1958

Armoiries et devise de Pie XII

Armoiries et devise de Sa Sainteté le Pape Pie XII

Publié dans:Commentaires d'actualité & humeurs |on 28 février, 2014 |1 Commentaire »

2014-28. Réflexions félines et citations – février 2014.

Vendredi 28 février 2014,
Fête de la translation de notre Bienheureux Père Saint Augustin.

Mont Mézenc depuis Soutron 23 février 2014

Le Mont Mézenc enneigé contemplé depuis le seuil de la chapelle de Soutron (1140 m d’altitude)
- dimanche 23 février 2014 -

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Dernier jour de février : voici quelques unes des réflexions que je me suis faites au cours de ce mois écoulé ; voici quelques citations remarquables qui ont nourri ma réflexion ou ma méditation…

patte de chat

Les temps que nous vivons sont marqués par de grandes épreuves pour les fidèles. Nous devons même nous attendre à voir ces épreuves croître en nombre et en intensité…
Alors, il est bon de lire sereinement ces paroles de notre glorieux Père Saint Augustin (Cité de Dieu, livre I, chap. 8) :

« Comme un même feu fait briller l’or et noircir la paille, comme un même fléau écrase le chaume et purifie le froment, ou encore, comme le marc ne se mêle pas avec l’huile, quoiqu’il soit tiré de l’olive par le même pressoir, ainsi un même malheur, venant à tomber sur les bons et sur les méchants, éprouve, purifie et fait resplendir les uns, tandis qu’il damne, écrase et anéantit les autres. C’est pour cela qu’en une même affliction, les méchants blasphèment contre Dieu, les bons, au contraire, Le prient et Le bénissent : tant il importe de considérer, non les maux qu’on souffre, mais l’esprit dans lequel on les subit ; car le même mouvement qui tire de la boue une odeur fétide, imprimé à un vase de parfums, en fait sortir les plus douces exhalaisons. »

patte de chat

Confiteor Deo omnipotenti, beatae Mariae semper virgini…
Je confesse à Dieu tout puissant, à la bienheureuse Marie toujours vierge…

La foi chrétienne, divinement révélée, est très précise, très réaliste.
La formulation de la Vérité révélée ne peut se permettre de manquer de rigueur : chaque mot, avec ses nuances propres, a été choisi de manière minutieuse et doit être compris avec la même rigueur qui l’a fait choisir.
Si on ne s’impose pas cette rigueur on risque de trahir la Vérité révélée par Dieu ; et si l’Eglise a toujours été très stricte sur ce point, ce n’est pas pour le plaisir de couper les cheveux en quatre !

Dire de Marie qu’elle est « toujours vierge » n’est pas une abstraction. Ce n’est pas non plus une expression symbolique.
Dire « Marie toujours vierge », n’est pas exactement la même chose que dire « la vierge Marie ».
Le mot « vierge » est un mot quasi technique, il a un sens précis, il exprime une réalité matérielle, corporelle, physique : il désigne l’intégrité de l’hymen. Difficile de faire plus concret !
Voilà pourquoi dire « Marie toujours vierge », n’est pas exactement la même chose que dire « la vierge Marie ».

La virginité perpétuelle de Notre-Dame est un dogme : celui qui ne croit pas que Marie a été vierge AVANT, PENDANT et APRES l’enfantement, n’a pas la foi catholique, n’est pas catholique !

Dans la liturgie traditionnelle nous ne disons jamais que : « la bienheureuse Marie toujours vierge ».
Dans le texte latin original du nouveau rite, on trouve aussi « la bienheureuse Marie toujours vierge » ; mais, dans sa traduction française, on n’a plus que « la vierge Marie ».
De fait, on se rend compte qu’un grand nombre de fidèles qui vont à la nouvelle messe en français n’ont pas la foi dans la virginité perpétuelle de Marie : dans le meilleur des cas ils croient qu’elle a conçu le Fils de Dieu en étant vierge, mais ils ne croient pas qu’elle est restée vierge pendant et après l’enfantement.

Ce simple mot – toujours – , omis dans les traductions françaises, est lourd de beaucoup de choses : une omission qui concourt à la perte de la foi catholique…
Inconscience ou bien propos délibéré, de la part des traducteurs et des évêques qui ont approuvé ces traductions ?
Dans tous les cas, un exemple précis parmi bien d’autres qui, pour moi, démontre qu’il vaut mieux s’abstenir d’assister à la messe dans le nouveau rite : toujours !

Statue terrasse Mesnil-Marie

Statue de la Madone saupoudrée de neige
- terrasse du Mesnil-Marie, 4 février 2014 -

Nous assistons à la décadence accélérée, au pourissement et à la désagrégation de la république, de la démocratie occidentale, de toutes les pseudo-institutions nées de la sinistre révolution et des prétendues « lumières ».
Je ne vais pas m’en plaindre.
Je ne vais pas pleurer sur la décadence de la république, ni me lamenter sur le pourissement de ses institutions.
Je m’en réjouis même… et j’en conçois les plus vives espérances !

« Nisi Dominus… – Les moeurs et les institutions humaines atteignent parfois à un tel degré d’aberration que Dieu ne peut plus manifester sa pitié qu’en détruisant. La grâce alors rentre dans l’homme par le chemin de la foudre. Il est des êtres, des peuples et formes de civilisation dont Dieu ne peut habiter que les ruines » (Gustave Thibon, in « L’Echelle de Jacob » chap.9 – Idolâtrie).

patte de chat

Le piteux locataire de l’Elysée a annoncé de prochaines « panthéonisations », ces sinistres et pitoyables copies laïcardes et gauchistes des canonisations.

I – Sur Internet, il y a déjà plusieurs mois de cela, une « consultation du peuple » avait été lancée, en particulier pour demander quelle(s) femme(s) pourrai(en)t bien faire l’objet de ces honneurs républicains.
Avec quelques amis, je vous l’avoue en riant, nous en avons bien profité : puisque on nous demandait notre avis, nous ne nous sommes vraiment pas privés de le donner !!!
En l’occurrence, nous avons rappelé que le « Panthéon » est avant tout la basilique de Sainte Geneviève, spoliée et profanée, et que la république pourrait :
a) d’abord, pour faire oeuvre de justice, commencer par rendre son église à la céleste protectrice de Paris et mère spirituelle de la France catholique,
b) ensuite donner comme modèles, à la France d’aujourd’hui, les vraies grandes héroïnes de son histoire (histoire qui n’a pas commencé en 1789), et nous nous plûmes à en dresser des listes qui ont dû être fort urticantes pour certains membres de la commission des « panthéonisations » chargés de lire les réponses à la « consultation populaire »…

II – L’un de nos amis a eu une réflexion qui m’a bien plu, et que je m’autorise à reprendre ici : nous pouvons, en définitive, nous amuser de voir des gauchistes anticléricaux s’acharner à vouloir faire reposer sous une Croix (car la Croix domine toujours le dôme de ce qu’un autre de nos amis appelait « le cendrier national ») les restes des « bouffeurs de curé », athées et ennemis du catholicisme dont ces gouvernants se réclament…

III – A l’annonce de ces futures « panthéonisations », quelques viragos – féministes en diable (l’expression me semble particulièrement adaptée) – ont élevé la voix pour dénoncer une fausse « parité ». Mécontentes parce que les prochains panthéonisés seront deux femmes et deux hommes, elles affirment que la sacro-sainte et incontournable parité ne sera qu’apparente puisque cela ne concourra, en définitive, qu’à  maintenir le déséquilibre total entre les hommes et les femmes panthéonisés : ces dames eussent préféré que l’on ne panthéonisât plus que des femmes, jusqu’à ce que l’on arrive à une stricte égalité numérique entre les deux sexes dans les caves du « cendrier national » !
Il y a, ce me semble, une mentalité singulièrement rétrograde et simplistement vieux jeu de la part de ces féministes, pour s’acharner de la sorte à classer le genre humain en hommes et en femmes.
Désormais éclairés par la lumineuse théorie du « gender », et répondant aux bienfaisantes revendications des collectifs LGTB, ne serait-il pas pas plus judicieux et plus « porteur d’avenir » de militer pour une absolue parité qui tienne compte de la totalité des multiples facettes de « l’identité sexuelle » ?
Moi, donc, je dis oui à une parité totale, rigoureuse et absolue dans laquelle on prenne en compte : soit le fait qu’un homme s’est pleinement senti homme, soit qu’une femme s’est pleinement sentie femme, soit qu’un homme s’est perçu comme une femme, soit qu’une femme s’est perçue comme un homme, soit que l’homme qui s’est perçu comme femme s’est travesti ou pas, soit que la femme qui s’est perçue comme homme s’est travestie ou pas, soit que l’homme ou la femme qui se sont perçus de l’autre sexe ont osé la transexualité (ou pas)… Et puis, pendant que nous y sommes, établissons aussi une parité qui tienne compte non seulement du « genre » et de ses déclinaisons, mais aussi du fait que l’on soit « homo », « bi » ou « hétéro », ou bien adepte de l’échangisme, des pratiques sado-masochistes ou de la zoophilie… etc. …etc.
Toute autre manière de procéder de la part des autorités républicaines ne pourrait finalement être que gravement discriminatoire et liberticide !

Scapulaire Sacré-Coeur

Pour revenir à des choses plus sérieuses, je ne veux pas manquer de rappeler que ce 28 février 2014 où je vous écris, marque le deux-cent-vingtième anniversaire du massacre perpétré aux Lucs-sur-Boulogne par les colonnes infernales.

« Les colonnes infernales, meutes de démons,
promènent leurs saturnales dans tous les cantons.
C’est une traque émouvante, par les champs, les bois ;
La misère et l’épouvante d’un peuple aux abois… »
(complainte des Lucs – Frère Gabriel-Marie Gauvrit)

Je ne peux que vous encourager à lire le résumé des évènements de ce 28 février 1794 qui a vu périr, au nom de la liberté révolutionnaire, 564 fidèles catholiques, parmi lesquels se trouvaient 109 enfants de moins de 7 ans !
Je vous renvoie au récit et à la liste des victimes publiés sur le site du Cercle Robert de Baudricourt, ici > massacre des Lucs.

« Dans l’amour de Notre Dame et pour Jésus-Christ,
Dans la Foi que tous proclament, tous ils ont péri ;
Sacré-Cœur sur la poitrine, chapelet au cou,
Ils sont morts pour leur doctrine, fermes jusqu’au bout… »
(complainte des Lucs)

St Fulgence fait transporter le corps de St Augustin à Cagliari

Saint Fulgence de Ruspe faisant transporter le corps de Saint Augustin à Cagliari
(bas relief du monument renfermant les reliques de Saint Augustin – Pavie, basilique San-Pietro in Ciel d’Oro)

28 février :
Comme je l’ai signalé en tête de cette chronique, pour ce qui nous concerne, nous fêtons liturgiquement aujourd’hui la « translation de notre Bienheureux Père Saint Augustin », c’est-à-dire que nous célébrons la manière dont furent sauvées ses reliques.

Rappelé à Dieu le 28 août 430, Saint Augustin fut inhumé à Hippone, sa ville épiscopale.
Mais à la fin de ce même Ve siècle, les Vandales ariens persécutèrent les catholiques d’Afrique du Nord : ils déportèrent un grand nombre d’évêques, parmi lesquels Saint Fulgence de Ruspe. C’est lui qui, pour empêcher leur profanation, emporta en Sardaigne où il était exilé, les restes mortels de Saint Augustin qui furent déposés dans la basilique Saint-Saturnin de Cagliari.
Cependant, en 722, alors que les Sarrasins ravageaient la Sardaigne, le Roi des Lombards Luitprand résolut à son tour d’arracher ces précieuses reliques aux profanations, et les fit transporter à Pavie, dans l’église appelée Saint-Pierre au Ciel d’Or (San-Pietro in Ciel d’Oro), où elles se trouvent toujours, entourée d’une grande vénération.

En avril 2007, Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, lui-même fervent augustinien, se rendit en pèlerinage à Pavie pour se recueillir devant les reliques du « Docteur de la grâce ».
Voilà pourquoi j’ai mis ci-dessous, en ce premier anniversaire du jour où l’abdication de Sa Sainteté le pape Benoît XVI a été effective (28 février 2013), une photographie de ce vénéré Pontife en prière auprès des reliques de notre glorieux Père.

« Augustin, lumière des Docteurs, soutien de l’Eglise,
marteau des hérétiques, vase de science incommensurable,
nous vous en prions, intercédez auprès de Dieu pour vos fidèles enfants. »
(antienne du Benedictus)

patte de chat Lully.

Benoît XVI vénérant les reliques de St Augustin à Pavie

Sa Sainteté le Pape Benoît XVI en prière devant les reliques de Saint Augustin
- Pavie, le dimanche 22 avril 2007 -

Pour aider et soutenir le Refuge ND de Compassion > www

2014-27. A l’approche du carême, quelques rappels importants…

Mercredi de la Sexagésime.

Brueghel bataille du carnaval et du carême

Pierre Brueghel le jeune : la bataille de carnaval et du carême

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Le compte à rebours a commencé : dans une semaine nous serons à l’entrée du carême, à l’entrée de ce temps particulièrement saint et bénit qui – prélude au Triduum Sacré dans lequel nous revivrons le mystère actualisé de notre Rédemption, en célébrant la mort, la descente aux enfers et la résurrection de Notre-Seigneur Jésus-Christ – est l’un des moments les plus importants de toute l’année chrétienne.

J’ai déjà eu l’occasion de le dire, et je le redis : je suis effrayé de constater que beaucoup de catholiques ne se préparent pas bien (voire pas du tout) au carême, et que – de ce fait – ils perdent totalement ou en partie le profit spirituel qu’ils pourraient retirer de ce temps de grâce.
Je suis aussi véritablement aterré lorsque certaines remarques ou réflexions que j’entends me donnent à comprendre que les prescriptions spirituelles, les prescriptions pénitentielles, les prescriptions disciplinaires imposées par l’Eglise à ses enfants, sont prises par eux à la légère ou de manière purement formelle, sans profondeur, sans qu’ils y attachent leur coeur et leur intelligence.

Il y a quatre ans, j’avais publié un résumé réalisé par Frère Maximilien-Marie sous forme de questions et de réponses (ce pourquoi je l’avais intitulé « Petit catéchisme sur le carême et la pénitence »), expliquant en quoi consiste le carême, et quel esprit l’anime.
Ce texte est toujours valable ; il est conforme à la discipline actuellement en vigueur dans l’Eglise catholique latine. Aussi est-il toujours bon de le lire, et même de le relire à plusieurs reprises, à l’approche de ce temps (ici > petit catéchisme sur le carême).

Mais il faut bien comprendre que les prescriptions actuelles concernant le jeûne et l’abstinence sont véritablement minimales, et qu’elles n’imposent pas de se contenter d’une pratique minimaliste !
Frère Maximilien-Marie écrivait : « Si dans l’Eglise latine la loi commune n’est plus aussi sévère que jadis, ce n’est cependant pas une invitation au laisser aller. La loi détermine le minimum obligatoire pour tous, mais elle n’oblige pas à se contenter du minimum. Il est donc louable, en fonction de la situation et des possibilités de chacun, de continuer à pratiquer une véritable ascèse alimentaire et une plus grande austérité de vie… »

Brueghel bataille détail=carnaval

Pierre Brueghel le jeune, détail de la bataille de carnaval et du carême :
Carnaval à califourchon sur un tonneau brandissant une broche de viandes grasses.

Je le sais, je l’ai observé : beaucoup de catholiques n’observent pas l’abstinence des vendredis de carême. Or celle-ci est prescrite par la loi de l’Eglise – le droit canonique – , et c’est un péché de ne pas s’y plier !
Je sais également que certains, s’ils ne mangent pas de viande les vendredis de carême, en profitent alors pour se régaler avec un délicieux (et coûteux) plat de poisson ou de fruits de mer : c’est une manière de se conformer à la loi qui est uniquement extérieure, pharisaïque, et qui ne répond pas à l’esprit de pénitence et de conversion qui s’impose.
Il y en a qui sont convaincus que c’est faire beaucoup que de s’abstenir de viande les vendredis de carême, alors qu’en réalité ce n’est là qu’un minimum, et qu’il n’y a vraiment rien d’héroïque en cela.
Et je connais même des fidèles qui se disent traditionnels, qui vont à « la bonne Messe », et qui à l’occasion ne manquent pas de vitupérer contre le laxisme et le libéralisme qui se sont introduits dans l’Eglise depuis une cinquantaine d’années, mais qui se rendent eux-mêmes sans état d’âme à des dîners mondains organisés certains vendredis en carême, s’ils n’en sont pas eux-mêmes les organisateurs !

« L’observance du Carême est le lien de notre milice ; c’est par elle que nous nous distinguons des ennemis de la Croix de Jésus-Christ ; par elle que nous détournons les fléaux de la divine colère ; par elle que, protégés du secours céleste durant le jour, nous nous fortifions contre les princes des ténèbres. Si cette observance vient à se relâcher, c’est au détriment de la gloire de Dieu, au déshonneur de la religion catholique, au péril des âmes chrétiennes ; et l’on ne doit pas douter que cette négligence ne devienne la source de malheurs pour les peuples, de désastres dans les affaires publiques et d’infortunes pour les particuliers », écrivait le pape Benoît XIV au XVIIIe siècle (Constitution « Non ambigimus » – mai 1741).
Ces lignes me paraissent terriblement actuelles : chacun ne doit-il pas s’interroger loyalement et sans complaisance pour se demander si – aujourd’hui – sa manière de pratiquer le carême n’est pas relâchée, si son observance n’est pas superficielle et ne contribue pas au déshonneur de la religion chrétienne, si son manque de générosité ne met pas en péril les âmes au salut desquelles il doit travailler, si sa négligence n’est pas responsable des malheurs actuels et des désastres publics de notre société, si – en vérité – il se comporte en ami ou en ennemi de la Croix de Jésus-Christ…

Brueghel bataille détail=carême

Pierre Brueghel le jeune, détail de la bataille de carnaval et du carême :
Carême et ses mets de jeûne.

Voilà pourquoi j’ai résolu aujourd’hui, chers Amis, de rappeler ci-dessous ce qu’était la discipline du carême dans l’Eglise des origines, et la manière dont il a été observé pendant de nombreux siècles.
Après avoir lu cela, qui osera prétendre que s’abstenir de viande les vendredis de carême est quelque chose d’exhorbitant ?
Après avoir lu cela, qui osera se plaindre des deux jours de jeûne actuellement obligatoires ?
Mais surtout, après avoir lu cela, je souhaiterais que chacun s’interroge sérieusement devant Dieu pour voir s’il ne peut pas faire davantage que le minimum requis !

* * * * * * *

Discipline originelle du carême chrétien :

Dans les premiers siècles de l’Eglise, donc, voici quelles étaient les prescriptions imposées à tous les fidèles sur le plan alimentaire :
1 – Tous les jours du carême étaient des jours de jeûne : c’est à dire qu’on ne pouvait prendre qu’un unique repas ; ce repas était, à l’origine, pris après l’office de Vêpres (célébré au coucher du soleil), mais progressivement il a été admis qu’il pourrait être pris en milieu de journée et que, le soir, on pourrait prendre une collation (ce qui ne constitue cependant pas un repas).
2 – Toutefois, les dimanches (et dans l’Eglise d’Orient les samedis aussi) n’étaient pas des jours de jeûne et l’on y prenait les repas de manière habituelle.
3 – Tous les jours du carême étaient des jours d’abstinence (même les dimanches).
En outre, l’abstinence ne se réduisait pas à la privation de viande, mais signifiait la privation de toute nourriture provenant du règne animal : c’est à dire que le poisson, les graisses animales, les fromages, le beurre et les laitages, ainsi que les oeufs étaient proscrits. C’était donc un régime strictement végétalien qui s’imposait pendant toute la durée du carême.
Restaient autorisés le miel et certaines huiles végétales. Le poisson (mais pas la viande ni les oeufs) pouvait être consommé seulement à certaines très grandes fêtes qui tombent pendant le carême, telle que l’Annonciation.

4 – Etaient également proscrits le vin et toute boisson alcoolisée.

Il faut ajouter à cela que les époux chrétiens devaient s’abstenir de toutes relations conjugales et vivre la continence parfaite pendant tout le temps du carême (même les dimanches, car la loi primitive de l’Eglise n’autorisait jamais les rapports sexuels le jour consacré au Seigneur).
Pour les personnes non mariées, rien ne change puisqu’elles sont tenues à la chasteté en tout temps – carême ou pas – , faut-il le rappeler ?

En ce qui concerne la vie sociale, jusqu’à une date relativement récente, dans les pays officiellement catholiques et pendant toute la durée du carême, tous les divertissements publics étaient suspendus : les salles de spectacles et de concerts, les théâtres (et les cinémas) étaient fermés, les bals interdits, les soirées mondaines et les réceptions prohibées…
Dans la première moitié du XXe siècle encore, même dans nos pays laïcisés où la loi civile ne prohibait plus les divertissements, les familles catholiques veillaient à ce que leurs enfants (même majeurs) n’allassent point au cinéma, au spectacle, au bal… etc.
En outre, on ne recevait pas à déjeûner ou à dîner, même les dimanches, sauf de très proches parents accueillis à la table de famille sans que l’on enfreigne en rien les strictes prescriptions de l’Eglise.

Pierre Brueghel le jeune, les sept oeuvres de miséricorde

Pierre Brueghel le jeune : les sept oeuvres de miséricorde.

Cette pratique du jeûne et de la pénitence ne se sépare pas, bien évidemment, de celle des deux autres grands préceptes du carême : l’aumône et la prière.

- L’aumône résulte d’une part des économies que l’on réalise sur la nourriture pendant ce temps, et d’autre part des sacrifices que l’on s’impose en plus : il ne s’agit pas de donner son superflu, mais de se priver d’une part du nécessaire pour subvenir aux besoins des plus nécessiteux et d’y ajouter ce qui résulte d’une privation réelle.

- La prière : la prière personnelle quotidienne doit être plus intense, de jour et de nuit. Ainsi par exemple au Moyen-Age, mais cela a continué en beaucoup d’endroits jusqu’au temps de la sinistre révolution, beaucoup de laïcs profitaient du carême pour réciter, au moins en partie, le bréviaire ou pour aller assister aux offices des religieux dans les couvents et abbayes (qui étaient fort nombreux : il y en avait même dans les petites villes).
Mais la prière doit en outre avoir une dimension visible et sociale plus développée, pendant le carême. Les fidèles sont donc encouragés à avoir une plus grande assiduité aux offices paroissiaux, qui ne se résument pas la célébration de la Sainte Messe : il y a les prédications de carême (parfois quotidiennes), les processions de pénitence des confréries, les adorations du Très Saint Sacrement, la pratique de l’heure sainte (voir > www), les chemins de croix (à Rome au XIXe siècle encore il était quotidien au Colisée, et pas seulement les vendredis de carême).
On peut encore ajouter à cela des pèlerinages vers des sanctuaires dédiés à la Sainte Croix où à la Mère des Douleurs, des églises où sont conservées des reliques de la Passion, des chapelles où l’on invoque des saints qui ont été proches de Notre-Seigneur dans Sa sainte Passion (Sainte Marie-Magdeleine par exemple).

* * * * * * *

Aujourd’hui, l’Orient chrétien (catholiques de rites orientaux et orthodoxes) est resté globalement fidèle à ces règles des origines, tandis que, on le voit bien, tout au long des siècles, l’Occident latin n’a cessé d’apporter des adoucissements, des mitigations aux observances physiques du carême.

On m’objectera – et c’est une évidence que je ne conteste pas, bien au contraire – que le plus important, c’est la pratique spirituelle, la pénitence intérieure : mais c’est être manichéen, et c’est aussi faire une insulte aux chrétiens des premiers siècles, tout comme à nos frères chrétiens d’Orient, que d’opposer la pratique extérieure de la pénitence à une pratique spirituelle qui pourrait se passer du jeûne et de l’abstinence réels.
Les deux pratiques ne s’opposent pas, mais elles se complètent et se soutiennent l’une l’autre. Qui peut prétendre pratiquer la pénitence de manière spirituelle s’il ne la traduit pas dans des actes concrets et visibles ?

Le jeûne et l’abstinence ne sont évidemment pas pratiqués comme une fin en eux-mêmes, ils sont cependant une nécessité qui découle de notre condition d’êtres en même temps spirituels et corporels.
Le christianisme n’est pas un idéalisme, il est la religion de l’Incarnation !

Ainsi, de même que notre corps contribue souvent à nous éloigner de Dieu et à nous entraîner au péché, de même encore doit-il participer à notre pénitence, à notre expiation du péché, à la réparation de nos transgressions, et à notre effort spirituel.

Bien sûr, les adoucissements physiques qui ont été autorisés par l’Eglise, l’ont été parce que les tempéraments sont aujourd’hui moins résistants, moins endurants que ceux des chrétiens des premiers âges, et parce que l’Eglise ne veut ni la ruine de la santé ni la mort prématurée de ses enfants, tout comme elle ne veut pas que la pratique du jeûne empêche ou gêne l’accomplissement de son devoir d’état.
Mais – encore une fois – ne nous contentons pas du minimum, ne soyons pas des chrétiens minimalistes !
Chacun de nous peut, en fonction de ses forces, examiner loyalement devant Dieu, ce qu’il peut ajouter au minimum requis. Pour cela, il est bon de recourir à un conseiller spirituel prudent et avisé, doté d’un bon discernement : ce faisant, en outre, on pratique la vertu d’obéissance, qui est elle aussi un élément essentiel de la mortification spirituelle…

Chers Amis, je n’ai pour finir qu’une seule chose à vous dire, à la suite de la Très Sainte Vierge Marie elle-même en ses multiples apparitions : soyez généreux pour pratiquer, de corps et d’esprit, une sérieuse pénitence authentiquement chrétienne !

Lully.

Pierre Brueghel le jeune, la Crucifixion

Pierre Brueghel le jeune : la Crucifixion.

2014-24. Les détails.

1564 – 18 février – 2014
450ème anniversaire de la mort de Michel-Ange

Autoportrait Michel-Ange

Michel-Ange – autoportrait.

Ce 18 février marque le 450ème anniversaire de la mort de Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni, communément appelé en Français Michel-Ange.
Il fut un génie universel et je vous encourage à lire le très beau texte intitulé « Michel-Ange, artiste théologien » qu’a publié, après l’avoir traduit en Français, notre amie Béatrice, sur son excellent site Benoît et moi
C’est un article qui a paru en février 2008 dans l’Osservatore Romano, signé par Timothy Verdon, prélat américain spécialiste de l’art religieux. Il permet une approche de l’art de Michel-Ange débarassée des phantasmes de notre époque, pour lui rendre toute sa dimension spirituelle, que beaucoup de fidèles aujourd’hui ont du mal à percevoir.

Ainsi que l’écrit Béatrice dans son introduction : 
« Michel-Ange continue de fasciner, mais les échos que les media nous apportent le plus souvent sur sa personnalité sont des allusions ambigües à sa prétendue homosexualité, devinée à travers ses sonnets, et des insinuations salaces sur les nus de la Chapelle Sixtine – entre autres – , qui auraient été propres, dans un tel environnement, à choquer les bigots de l’époque. Notre époque à nous a les fantasmes qu’elle peut s’offrir, et les obsessions qu’elle cultive (…) »

Mais tout est à lire et à relire, et c’est ici > Michel-Ange, artiste théologien.

Pour moi, qui ne suis qu’un tout petit chat, je me contente de marquer ce 450ème anniversaire en vous offrant une nouvelle petite B.D. de Frère Maximilien-Marie. L’anecdote qui l’a inspirée peut s’appliquer à beaucoup de circonstances de la vie, et au plus haut point à la vie spirituelle…

La paternité de la phrase « Les détails font la perfection et la perfection n’est pas un détail » est attribuée à Léonard de Vinci,  mais cela n’exclut nullement – bien au contraire – qu’elle ait pu faire florès parmi les artistes florentins, et que Michel-Ange, selon l’anecdote rapportée ci-dessous, ait pu la reprendre à son profit…
Pour nous, mettons-la en rapport avec le commandement donné par Notre-Seigneur en conclusion du sermon sur la montagne : « Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait ! » (Matth. V, 48).

Lully.

Frise maniériste

Les détails

sculpteur

2014-21. Le sport dans la société moderne vu par Gustave Thibon.

Samedi 8 février 2014.

La très spectaculaire ouverture des Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi, hier, me fournit l’occasion de « répercuter » auprès de vous ce texte de Gustave Thibon – texte d’une très pertinente actualité, même s’il a été publié en 1976 dans « L’équilibre et l’harmonie » (éditions Fayard) – , qui m’a été communiqué à moi-même hier au soir. Quelle admirable profondeur et quelle implaccable lucidité toujours !

Lully.

L'équilibre et l'harmonie Gustave Thibon

Le sport.

La résonance mondiale des Jeux Olympiques (gros titres dans les journaux, émissions télévisées, etc.) montre l’importance démesurée qu’ont prise les spectacles sportifs dans la mentalité contemporaine. La littérature, la science et jusqu’à la politique pâtissent devant les exploits des «dieux du stade».

Je ne méconnais pas la valeur humaine du sport. Sa pratique exige de solides vertus de l’esprit : maîtrise de soi, rigueur, discipline, loyauté. La, compétition sportive est une école de vérité : la toise, le chronomètre, le poids du disque ou de l’haltère éliminent d’avance toute possibilité de fraude et toute solution de facilité. Aussi, une faible marge de contingence mise à part (indisposition passagère ou influence du climat), la victoire y va-t-elle infailliblement au meilleur, ce qui est loin d’être le cas dans les autres compétitions sociales, par exemple dans la bataille électorale ou dans la course à l’argent et aux honneurs. Un homme politique peut faire illusion sur ses mérites ; un sportif est immédiatement sanctionné par les résultats de son effort. Ici, le vrai et le vérifiable ne font qu’un…

Cela dit, je vois dans cet engouement exagéré pour le sport le signe d’une dangereuse régression vers le matérialisme — et un matérialisme rêvé plutôt que vécu.

Expliquons-nous.
J’ai parlé des vertus sportives. Mais l’unique but de ces vertus est d’exceller dans un domaine qui non seulement nous est commun avec les animaux, mais où les animaux nous sont infiniment supérieurs. S’agit-il de la course à pied ? Que représente le record des deux cents mètres abaissé d’un quart de seconde en comparaison des performances quotidiennes d’un lièvre ou d’une gazelle ? Du saut en longueur ou en hauteur ? Regardez donc l’agilité de l’écureuil qui voltige de branche en branche. Du lancement du disque ou de l’haltérophilie ? Quel champion égalera jamais l’exploit de l’aigle qui «arrache» et enlève dans le ciel une proie deux fois plus lourde que lui ? Par quelle étrange aberration restons-nous si souvent indifférents aux exemples des sages et aux œuvres des génies, alors que nous nous extasions devant des prouesses qui n’imitent que de très loin celles de nos « frères inférieurs » ?

Je disais que le sport exclut la fraude. Ce n’est plus tout à fait vrai. La fièvre malsaine du record dicte souvent l’emploi d’artifices malhonnêtes. Est-il besoin d’évoquer les scandales du « doping » ? Et nous avons appris la disqualification de deux championnes olympiques à qui, pour augmenter le tonus musculaire, on avait injecté des hormones mâles. Tout cela procède d’une barbarie technologique qui sacrifie les deux fins normales du sport (la santé du corps et la beauté des gestes) à l’obsession de la performance.

Mais il y a pire. C’est précisément à une époque où les hommes, esclaves des facilités dues à la technique, n’avaient jamais tant souffert du manque d’exercice physique qu’on voit se développer cet enthousiasme délirant pour les manifestations sportives. Des gens qui ont perdu le goût et presque la faculté de marcher ou qu’une panne d’ascenseur suffit à mettre de mauvaise humeur, se pâment devant l’exploit d’un coureur à pied. Des gamins qui ne circulent qu’en pétrolette font leur idole d’un champion cycliste. Il faut voir là un phénomène de transposition un peu analogue à celui qu’on observe dans l’érotisme : les fanatiques du sport-spectacle cherchent dans les images et les récits du sport-exercice une compensation illusoire à leur impuissance effective. C’est la solution de facilité dans toute sa platitude. Admirer l’exception dispense de suivre la règle ; on rêve de performances magiques et de records pulvérisés sans bouger le petit doigt ; l’effervescence cérébrale compense la paresse musculaire.

Le sport est une religion qui a trop de croyants et pas assez de pratiquants. Remettons-le à sa place, c’est à dire donnons-lui un peu moins d’importance dans notre imagination et un peu plus de réalité dans notre vie quotidienne.

Gustave Thibon, in « L’équilibre et l’harmonie » (Fayard – 1976)

anneaux olympiques

Autres publications consacrées à Gustave Thibon dans les pages de ce blogue :
- « In memoriam : Gustave Thibon » (2008) > www
- « Gustave Thibon : dix ans déjà ! » (2011) > www
- « Eloignement et connaissance » (extrait de « Retour au réel ») > www
- Le message de ND de La Salette au monde paysan > www
- « Le goût de l’aliment éternel » > www
- « Libertés » (extrait de « Diagnostics ») > www
- « Eglise et politique » (in « Entretiens avec C. Chabanis ») > www

2014-16. Réflexions félines et citations – mois de janvier 2014.

Vendredi 31 janvier 2014,
Fête de Saint Jean Bosco.

le Mesnil-Marie 31 janvier 2014

Le Mesnil-Marie, vers 8h 15 au matin de ce 31 janvier.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Janvier s’achève ! Je reprends aujourd’hui mes « rétrospectives » du mois écoulé au travers de quelques citations ou réflexions.

* * * * * * *

1er janvier – 31 janvier : deux « jours de l’an ». L’un selon le calendrier grégorien, l’autre selon le calendrier chinois. 

En Occident, le 31 janvier est considéré comme la date limite à laquelle il est encore possible de « souhaiter la Bonne Année » ; tandis qu’en Orient – cette année – , c’est le jour où l’on commence la période des voeux.
Certains en profiteraient pour énoncer des leçons de relativisme, glosant le « vérité en deça des Pyrénées… » de notre cher Blaise ; pour moi, je me dis que, finalement, dans un monde où il y a tant de choses contrariantes ou désagréables, toutes les occasions sont bonnes pour souhaiter du bien à ceux que nous aimons, à tous ceux pour lesquels nous avons de l’estime.

En revanche, je me suis vraiment demandé s’il n’y avait pas une espèce de cynisme – voire de sadisme – de la part des pouvoirs publics à organiser des cérémonies de voeux pendant tout le mois de janvier : voeux du président de la république aux Français puis aux divers corps constitués, voeux des préfets, voeux des conseils généraux, voeux des députés, voeux des municipalités…
Tous ces politiques inaugurent par de lénifiantes et flatteuses paroles les deux-cent-huits jours de l’année civile (c’est une moyenne) durant lesquels les honnêtes citoyens vont travailler uniquement pour l’état, c’est-à-dire pour payer les impôts, les taxes, les redevances et les diverses contributions (et je ne parle pas des contraventions auxquelles il deviendra de plus en plus difficile d’échapper)…

Deux-cent-huit jours sur trois-cent-soixante-cinq : cela signifie, en pratique, que les Français, aujourd’hui, travaillent du 1er janvier jusqu’aux derniers jours de juillet pour donner la totalité du fruit de leur travail de ces sept mois aux diverses instances supposées les gouverner, les protéger (!!!) et assurer le bien commun
Pour mémoire, à la fin de l’Ancien Régime, le compte total des jours pendant lesquels un Français moyen travaillait pour s’acquitter des divers impots était de… dix-huit jours ! Ce n’est pas une affirmation gratuite de ma part, c’est un très sérieux institut d’études qui l’affirme, preuves à l’appui (voir ici > www).

Bon courage, mes amis, et surtout… « Bonne année ! »

Lully tirant la langue

Epiphanie de Notre-Seigneur.
Nous voyons Hérode, sournois et cauteleux sous sa bienveillance affichée.
Nous voyons aussi les grands prêtres et les scribes, chez lesquels la connaissance religieuse ne génère ni dévotion empressée, pour aller eux-mêmes reconnaître le Messie qu’ils attendent, ni émerveillement fervent…

Il est des jours où je ne peux que poser des regards désabusés sur la pathétique comédie humaine, sur ses gesticulations dérisoires et tragicomiques, sur les abîmes de vide que voilent (pour mieux les révéler ?) tant de prétendus « bons sentiments », et même sur ce que le commun des humains appelle « amour ».  
Cette espèce de comedia dell’arte n’est plus drôle à la longue, et d’ailleurs n’a plus rien d’artistique ainsi indéfiniment répétée sur la scène du quotidien.

Même si je me garde de la tentation du cynisme, et même si j’évite de m’enfermer dans la tour d’ivoire du scepticisme, je suis le témoin impuissant de tels naufrages et de telles ruines, physiques, psychiques et spirituels…
Comment ne pas être horrifié devant tant de prodiges d’ingéniosité et devant tant de pieuses industries, destinés à se préserver égoïstement soi-même derrière des carapaces d’optimisme, des armures de « bonnes consciences » religieuses, des boucliers d’espérances temporelles, des remparts d’abrutissements constitués par toutes les déclinaisons possibles du divertissement pascalien ?

Mais tout cela – tout ! – sera finalement soumis aux purifications ignées de grands bouleversements et d’épouvantables épreuves – personnelles, sociales et mondiales.
Ne subsistera alors que l’amour vrai.
Sera-ce bientôt ?

* * * * * * *

15 janvier.
Il faut bien se rendre à l’évidence ; faut-il s’y résoudre avec un sentiment de fatalité ?
C’est en tout cas une certitude : un très grand nombre de personnes, même lorsqu’elles vous écoutent (ou vous lisent) avec attention, avec la meilleure volonté du monde et sans arrière-pensée volontaire, n’entendent toutefois pas ce que vous dites dans le sens où vous le dites, mais elles saisissent en réalité une interprétation inconsciemment subjective de ce que vous dites – interprétation qui est en rapport avec leurs préoccupations du moment.
Les mots que vous prononcez, lors même que vous vous efforcez d’être rigoureux et précis dans leur usage et signification, ne sont que rarement entendus de manière objective ; ils le sont presque toujours de manière subjective.

Tiare et clefs

18 janvier : la Chaire de Saint Pierre à Rome.
Début de l’octave de prière pour l’unité des chrétiens.

Frère Maximilien-Marie a eu l’occasion de rappeler à une personne la loi de l’Eglise – loi actuellement en vigueur – qui interdit strictement des cérémonies liturgiques communes aux catholiques et aux protestants…
- Mais pourtant nous avons le même Dieu !
La réponse a fusé :
- Satan aussi a le même Dieu que nous, et ce n’est pas une raison pour avoir des cérémonies communes avec lui !

* * * * * * *

Seigneur, ayez pitié de nous !
Seigneur, ayez pitié de votre Eglise !
Seigneur, ayez pitié de vos fidèles !
Seigneur, gardez-nous dans la foi reçue des Apôtres !
Seigneur, fortifiez-nous dans l’espérance quand nous n’avons plus d’espoirs !
Seigneur, ancrez-nous dans la charité surnaturelle :
- la charité de Moïse fustigeant le peuple qui s’était prostitué avec le veau d’or,
- la charité d’Elie passant les faux prophètes au fil de l’épée sur le Mont Carmel,
- la charité de Matthatias immolant les apostats sur l’autel des impies,
- la charité de Notre-Seigneur agonisant à Gethésmani,
- la charité de Pierre châtiant le mensonge de Saphire et d’Ananie,
- la charité de Paul excommuniant le scandaleux de Corinthe,
- la charité de Jean prononçant l’anathème sur les églises sans ferveur…

Lully penseur

22 janvier : Fête de Saint Vincent, diacre martyr, céleste protecteur du diocèse de Viviers et de sa cathédrale (cf. > www).

Martyre :
Rappelez-vous sans cesse que vous êtes disciples d’un Dieu qui a été rejeté, calomnié, trahi, abandonné par les siens, qui a éprouvé la solitude intérieure jusqu’à la déréliction la plus absolue, qui a été écrasé sous le poids du péché, qui a subi – et qui subit encore – l’ingratitude, auquel on a craché au visage, dont on s’est moqué quand Il était gisant dans la boue et les ordures du chemin, et qui est mort en criant : « Mon Père, pourquoi m’avez vous abandonné ! »…
Vous êtes les disciples d’un Dieu qui a clairement dit à ceux qui voudraient Le suivre qu’ils ne seraient pas au-dessus de Lui et qu’ils devraient prendre la Croix à Sa suite.

Bon, alors, quand vous repensez à tout cela, vous n’allez pas me dire qu’il y a de quoi être surpris lorsque vous êtes un tout petit peu incompris, un tout petit peu calomniés, un tout petit peu rejettés… etc.

Tout ce que vous endurez sera toujours bien peu – très peu – en comparaison de ce que votre divin Maître a porté et subi !

Scapulaire Sacré-Coeur

27 & 28 janvier : 1794 – 2014.
Ces jours marquent le deux-cent-vingtième anniversaire de l’exécution d’Antoine-Philippe de la Trémoïlle, Prince de Talmont, décapité à Laval le 27 janvier 1794, et, frappé par une balle à Nuaillé le 28 janvier 1794, de la mort d’Henri de la Rochejaquelein, « l’Achille de la Vendée, le preux par excellence, le brave des braves » (cardinal Pie).

Vous êtes vous demandé ce qui se serait passé si, au nom  de prétendus sentiments chrétiens de paix et de respect des autorités constituées, les héros de la Vendée et de la chouannerie, que nous admirons et dont nous honorons la pieuse mémoire, s’étaient contentés de « manifestations légales » ?

Mars 1793 :
L’assassinat du Roi, la persécution contre les prêtres, les lois jacobines et la levée en masse exaspèrent les populations de nombreuses provinces, spécialement celles du bas Poitou, de l’Anjou, du Maine et de la Bretagne : le ras le bol et la colère en viennent à tel point que, dans les villages, les plus fervents et les plus convaincus vont chercher leurs hobereaux dans leurs gentilhommières, et leur demandent de se mettre à leur tête ; ils les y contraignent parfois.
Finalement, des collectifs « la contre-révolution pour tous » s’organisent.
Des diligences omnibus sont affrétées dans toutes les paroisses du Royaume afin qu’elles convergent vers Paris pour une grande journée de protestation ; les bannières des paroisses sont là ; on voit aussi des échevins et des consuls arborant les insignes de leurs fonctions ; on aperçoit même certains députés de la convention, des Girondins, inquiets de la tournure que pourraient prendre les évènements…

On marchera dans le calme depuis la « place du trône renversé » jusqu’aux Invalides.
Les consignes sont strictes pour prévenir tout débordement qui indisposerait les Jacobins et les Montagnards, de plus en plus sourcilleux et tatillons : ceux-ci n’ont d’ailleurs pas manqué de soudoyer quelques sans-culottes pour infiltrer les rangs de ceux qui battent le pavé parisien dans une ambiance bon enfant, et pour provoquer des incidents qui seront montés en épingle à la tribune de l’assemblée tantôt par Marat, tantôt par Danton, tantôt par Robespierre. 
Pour l’exemple, le comité de salut public a demandé que l’on interpelle et que l’on retienne pendant quelques heures à la Conciergerie quelques « fanatiques » qui ont paru par trop enthousiastes.
Néanmoins Charette, Cathelineau, d’Elbée, Lescure, Stofflet, Frotté, Cadoudal et quelques autres – qui ne veulent surtout pas donner dans la sédition – , se félicitent d’avoir organisé une belle manifestation dont le patriotisme ne peut être remis en question : on y a scandé bien sagement des protestations sur les airs d’un jeune compositeur annonciateur de la nouvelle vague : Beethoven (dont les plus jeunes assurent qu’ « il déchire grââââve »), tout en esquissant des pas de menuet dans la rue.
On laisse à Henri de La Rochejaquelein le soin d’annoncer la satisfaction des organisateurs d’avoir rassemblé un beau nombre de participants : un chiffre très honorable de mécontents… que Saint-Just, à la tribune de la Convention, divisera par dix (cela fera ensuite l’objet d’âpres débats, à la tribune et dans les gazettes, pendant toute la semaine).
Chacun ayant regagné son omnibus, les « dangereux aristocrates » reprennent le chemin de leurs provinces, et se voient déjà, un sourire de satisfaction sur les lèvres, mettre dans l’urne républicaine et démocratique le bulletin de vote le plus conservateur possible par lequel ils pensent continuer cette belle journée de « la contre-révolution pour tous ».
Fin de l’histoire.
Il n’y a pas eu de Vendée, pas eu de chouannerie… pas eu de héros !

Lully chat-chouan

29 janvier : fête de Saint François de Sales.
Son exemplaire douceur évangélique n’avait rien à voir avec des faiblesses de béni oui oui.
A ceux qui me reprochent d’être trop négatif, trop critique, trop peu « tolérant », trop peu « respectueux de toutes les différences », bref ! de manquer de charité, je voudrais rappeler que la Vérité seule a des droits, et que l’erreur n’en a pas.
Dans un monde où les âmes sont mises en danger du fait de la confusion des opinions et de l’inversion des valeurs, comme il est bon de citer Saint François de Sales« C’est charité que de crier au loup quand il est entre les brebis, n’importe où qu’il soit »  (Vie dévote, liv. III, chap. XXIX).

* * * * * * *

Rappel : Neuvaine à l’intention des malades et de tous ceux qui souffrent.
Du 2 au 10 février pour préparer la fête de Notre-Dame de Lourdes, « journée mondiale des malades ». Et – malheureusement ! – nous avons tous des malades dans notre entourage, nous connaissons tous des personnes qui souffrent dans leur âme ou dans leur corps…
Pour cette neuvaine, nous vous proposons la prière qui est ici > neuvaine 2-10 février.

Que Dieu vous garde et vous bénisse !

Lully signature

Publié dans:Commentaires d'actualité & humeurs |on 31 janvier, 2014 |Commentaires fermés
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