Archive pour la catégorie 'Commentaires d’actualité & humeurs'

2017-26. De l’exposition consacrée à Saint Louis au coeur du Kremlin et de quelques réflexions qu’elle suscite.

Mercredi 15 mars 2017,
Fête de Sainte Louise de Marillac, fondatrice des Filles de la Charité,
Mémoire de Saint Longin, centurion qui ouvrit le côté sacré de NSJC,
Mémoire du mercredi de la 2e semaine de Carême.

Statue de Saint Louis

Statue de Saint Louis en bois polychrome (vers 1300)
provenant de la Sainte Chapelle [appartenant aujourd'hui aux collections du Musée de Cluny] 

fleur de lys gif2

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Outre les célébrations liturgiques de ce jour et le 175e anniversaire de la mort de Luigi Cherubini dont je vous ai entretenus ce matin (cf. > ici), ce 15 mars 2017 marque le centième anniversaire de l’abdication de Sa Majesté Impériale le Tsar Nicolas II.

Nicolas II captif à Tsarkoié-Selo en 1917

Sa Majesté le Tsar Nicolas II
captif à Tsarkoié-Sélo en 1917

C’est en effet le 15 mars 1917 (2 mars selon le calendrier julien) que l’infortuné Nicolas II, Tsar de toutes les Russies, sous la pression des généraux et des représentants de la Douma, abdiqua. D’abord en faveur de son fils le Tsarévitch Alexis, âgé de 12 ans et malade, puis – se reprenant – en faveur de son frère puiné le Grand Duc Michel Alexandrovitch Romanov, lequel, devenu le Tsar Michel II pendant un jour, au vu de la situation et sous la pression d’Alexandre Kerensky, renonça à son tour au trône le 16 mars 1917 (3 mars selon le calendrier julien).

Après un peu plus de trois siècles de règne, la dynastie des Romanov était engloutie par la révolution et, huit mois plus tard, avec la « révolution d’octobre » (7 novembre 1917), la Sainte Russie allait sombrer dans l’une des plus sanglantes et des plus longues persécutions anti-chrétiennes de l’histoire.
Comme le déclarera la Très Sainte Vierge Marie à Fatima, quatre mois après cette abdication de Nicolas II et quatre mois avant la prise de pouvoir par les bolcheviques, la Russie allait répandre « ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église » (deuxième partie du « secret » donné aux enfants le 13 juillet 1917). 

Révolution russe destruction d'une église

Destruction d’une église lors de la révolution bolchevique de 1917

Or voici que cent ans quasi jour pour jour après l’abdication du Tsar Nicolas II (faut-il parler des « hasards du calendrier » ?), vient d’être inaugurée, au Kremlin même, une exposition des plus remarquables intitulée « Saint Louis et les reliques de la Sainte Chapelle », en partie reprise de l’exposition présentée par le Centre des Monuments Nationaux à la Conciergerie, d’octobre 2014 à janvier 2015, à partir de ses propres collections et de celles du Louvre, de la Bibliothèque Nationale, des Archives Nationales et du Musée de Cluny.

L’exposition met en valeur le contexte et la richesse de la création artistique au temps de Saint Louis, sur les chantiers extraordinaires conduits sous son règne, et tout spécialement celui de la Sainte Chapelle.
Les panneaux de vitraux de la Sainte Chapelle démontés au cours de la restauration du XIXème, et présentés lors de l’exposition parisienne après restauration, sont parmi les pièces centrales de cette exposition.
L’évangéliaire de Saint Louis, objet particulièrement précieux représentatif de la maitrise des orfèvres français de cette période, habituellement conservé à la Bibliothèque Nationale, se trouve également parmi les trésors présentés.
Un choix de sculptures reflétant la structure de la Sainte Chapelle, des manuscrits enluminés et quelques autres chefs d’oeuvres d’orfèvrerie du XIIIème siècle – au total septante pièces prestigieuses – sont également exposés au vieux palais des Patriarches, dans l’enceinte du Kremlin, pendant trois mois entiers (mars, avril & mai 2017).

Comme le souligne l’ambassade de France en Russie « un grand nombre des objets présentés pour cette exposition n’est jamais sorti de France et il s’agit donc d’une grande première ».

Le musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg a lui aussi pris part à l’exposition, en prêtant de magnifiques émaux de Limoges et des pièces en ivoire des XIIIe et XIVe siècles issus de ses collections.

Enluminure Saint Louis

« La valeur sacrée des objets que nous présentons est évidente pour les croyants. Les représentants des autres confessions, les athées et les agnostiques s’intéresseront à l’aspect historique et artistique de ces reliquaires. Nous ne pouvons pas affirmer qu’ils contenaient des objets réellement liés à Jésus-Christ, mais ce dont nous sommes certains, c’est qu’ils ont été vénérés durant plusieurs siècles. Et, ne serait-ce que pour cette raison, ils méritent notre intérêt et notre respect » a déclaré Olga Dmitrieva, directrice adjointe des musées du Kremlin et commissaire de l’exposition.

couronne reliquaire de St Louis

Couronne reliquaire de Saint Louis (1260-1280) :
elle contenait des ossements des apôtres et du bois de la Sainte Croix ;
Saint Louis l’a tenue entre ses mains, puis l’a offerte au couvent des Dominicains de Liège
 [collections du Musée du Louvre].

« Le peuple de France a été très heureux de voir les reliques du Christ arriver sur le sol français. Les gens y ont vu une bénédiction, un signe de distinction. Ils se sont sentis investis d’une mission suprême et se sont persuadés que, désormais, le Ciel leur était particulièrement bienveillant », a encore ajouté Olga Dmitrieva.

De nos jours, il faut le signaler, des cars de pèlerins russes font chaque mois l’aller-retour jusqu’à Paris afin qu’ils puissent prendre part à la vénération de la Sainte Couronne d’Epines, les premiers vendredis de chaque mois (et aussi tous les vendredis de Carême), à Notre-Dame de Paris.

Si la Sainte Couronne d’Epines ne pouvait, bien évidemment, pas faire partie des pièces de l’exposition, elle est tout particulièrement évoquée à travers le reliquaire de 1806, prêtée par le Trésor de la Cathédrale.

Reliquaire de la Sainte Couronne d'Epines de 1806

Reliquaire de la Couronne d’épines, réalisé en 1806 par Pascal Lemaître
lorsque la précieuse relique a été rendue à l’Eglise et transférée à Notre-Dame de Paris.

En effet, le reliquaire originel avait été détruit pendant la révolution
et la sainte relique – heureusement sauvée de la destruction – avait finalement été déposée à la Bibliothèque nationale comme un objet de curiosité.

Saint Louis, on s’en souvient, avait acquis la Sainte Couronne d’Epines du dernier empereur latin de Constantinople, Baudouin II de Courtenay, ainsi qu’une vingtaine d’autres précieuses reliques de la Passion du Christ, telles que le fer de la Sainte Lance et un morceau de la Sainte Éponge (reliques qui ont disparu à la révolution), pour une somme équivalant alors au budget triennal du Royaume de France, soit 135 000 livres.

La construction de la Sainte Chapelle – reliquaire architectural édifié spécialement pour accueillir ces trésors – lui a coûté bien moins : 40 000 livres, c’est-à-dire le budget de l’Etat d’une année seulement.

De telles dépenses étaient pleinement justifiées.
Outre la création pour elle d’un chef-d’œuvre absolu de l’art gothique, en la plaçant au coeur du Palais, au centre du siège du pouvoir royal, Saint Louis a fait de la Sainte Couronne d’Epines le palladium de la monarchie capétienne, élevant le Royaume de France à un rang inégalé au-dessus de tous les autres pays européens, accroissant considérablement et durablement son prestige, et asseyant son autorité spirituelle pour plusieurs siècles.

Grâce à cette formidable acquisition, Saint Louis est indubitablement devenu le chef de file du monde chrétien, et il a allumé dans l’âme de son peuple une flamme sacrée pérenne qui, malgré les siècles d’impiété et de perte de la foi, continue de brûler au coeur du petit reste qui vit encore des idéaux de la royauté capétienne traditionnelle, royauté sacrée, royauté de droit divin.

Evangéliaire de Saint Louis

Evangéliaire de Saint Louis
[Collections de la Bibliothèque Nationale]

Au-delà des motifs artistiques qui président à cette exposition, c’est aujourd’hui encore ce prestige inégalé de la royauté et des valeurs chrétiennes incarnées par Saint Louis qui – même de manière inconsciente –  y attire des centaines de Russes chaque jour.

Au-delà des tensions politiques entretenues par les idéologies dont les chefs d’Etat sont les trop zélés serviteurs, et qui empoisonnent aujourd’hui la vie de leurs peuples, une telle exposition revêt un caractère que je n’hésite pas à qualifier de prophétique.
Car même si la France et la Russie sont l’une et l’autre encore bien empêtrées dans les liens qu’elles ont hérités des révolutions de 1789 et de 1917, nous pouvons – et même nous devons – espérer leur conversion profonde, condition de leur authentique relèvement, condition de la restauration pleine et entière de leur gloire par le rétablissement plein et entier de leurs monarchies traditionnelles respectives.

C’est une espérance toute surnaturelle, certes, c’est-à-dire qui est fondée sur la foi, fondée sur les promesses divines dont les grâces du passé sont les signes certains, dont les grâces du passé sont le gage des grâces à venir.
Dans cette espérance, ne cessons pas de prier et d’offrir à Dieu des sacrifices généreux, unis aux mérites infinis de la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.  

Orante

2017-22. Du cinquantième anniversaire de la mort de Zoltán Kodály, et de son Stabat Mater.

1967 – 6 mars – 2017

Zoltán Kodály à la fin de sa vie

Zoltán Kodály à la fin de sa vie

Lundi 6 mars 2017,
Fête de Sainte Colette de Corbie.

Le compositeur hongrois Zoltán Kodály, qui était né le 16 décembre 1882, est décédé à Budapest le 6 mars 1967 dans sa 85e année : nous commémorons donc en ce jour-même le cinquantième anniversaire de sa mort.

Des ouvrages spécialisés pourront vous donner de plus amples renseignements sur sa vie, son oeuvre, son style, ses travaux pédagogiques… etc.
Pour ma part, n’étant nullement un spécialiste, mais juste un petit félin mélomane (tous les chats sont des mélomanes), je me garderai bien d’aller au-dela de ma connaissance très limitée de ce compositeur et me contenterai donc, à l’occasion de cet anniversaire, d’évoquer son célèbre Stabat Mater : une oeuvre que j’aime beaucoup entendre, que nous écoutons relativement souvent en notre Mesnil-Marie, et que Frère Maximilien-Marie chante lui-même parfois.

Un musicologue a recensé plus de 400 Stabat Mater composés par des musiciens de renom. Depuis le XIIIe siècle, en effet, le texte poignant de Jacopone da Todi a alimenté la piété et la méditation des fidèles, particulièrement pendant le saint temps du Carême, et, en conséquence logique, il a inspiré les compositeurs, soit en raison de commandes, soit pour des raisons de dévotion personnelle liées à quelques circonstances de leur vie ou à l’approche de la mort.
L’un des plus populaires, parmi tous ces Stabat Mater, demeure celui de Jean-Baptiste Pergolèse, écrit quelques mois avant sa mort (je l’avais évoqué > ici), mais au nombre de nos préférés il faut également citer celui de Marc-Antoine Charpentier intitulé « Stabat Mater pour des religieuses » (qui porte la référence H15), et bien sûr celui de Don Antonio Vivaldi (référence RV621).

Zoltán Kodály a composé le sien en 1898 : il avait 16 ans !
Originellement, cette oeuvre fut écrite pour un choeur d’hommes. Il l’a lui même adaptée pour choeur mixte en 1962, cinq ans avant sa mort.
Zoltán Kodály n’a pas composé pour les vingt strophes de la séquence liturgique de la célébration des Sept-Douleurs de Notre-Dame, mais pour quelques unes seulement, et la mélodie est identique pour toutes les strophes. La troisième ligne de chaque strophe est répétée (sauf à la dernière où le « Amen » remplace la reprise du texte).

On est ici bien loin de la théâtralisation des compositions baroques – qui confinent pourtant souvent au sublime – , puisque le jeune compositeur a résolument écarté tout artifice lyrique et a voulu une oeuvre sans accompagnement instrumental : le Stabat Mater de Kodály saisit par une simplicité mélodique quasi grégorienne, et par un dépouillement qui rend plus intérieur la poignante évocation des Douleurs de la Mère de Dieu.
Zoltán Kodály, par une phrase musicale au caractère obsédant, apporte une remarquable intensité dramatique à la description des souffrances de Marie au Calvaire, en même temps que le mouvement produit lors de  la répétition du dernier vers de chaque strophe semble ouvrir la voie à l’espérance pleinement surnaturelle tendue vers la résurrection.

Voilà tout ce que j’avais à vous dire en évoquant ce prodigieux Stabat Mater de Zoltán Kodály, au jour du cinquantième anniversaire de sa mort.
Je vous laisse maintenant écouter l’enregistrement réalisé en 1988 par la « Cappella Musicale Basilica di San Marco » de Milan, sous la direction de Giovanni Vianini, l’une des meilleures interprétations de cette oeuvre que je connaisse. 

Lully.

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2017-18. Nouveaux délais imposés au projet de reconstruction de la tour nord et de la flèche de Saint-Denys.

Mardi après le dimanche de la Septuagésime,
14 février 2017,
au Mesnil-Marie, fête de l’Oraison de NSJC à Gethsémani,
mémoire de Saint Valentin, prêtre et martyr.

Basilique de Saint-Denys façade (état actuel)

Condamnée à rester ainsi ?
Nous espérons bien que non !

Je ne l’ai appris qu’aujourd’hui par la lettre d’information de la Fondation Patrimoine-Environnement reçue ce matin, alors que, de fait, la nouvelle est connue dans les milieux directement concernés depuis le 31 janvier – c’est-à-dire le jour même où je publiais dans les pages de ce blogue (cf. > ici) l’annonce du projet de reconstruction de la tour nord et de la flèche de la basilique de Saint-Denys – : la commission nationale des Monuments Historiques n’a pas tranché en faveur de cette restauration.
Réunie le lundi 30 janvier au soir, elle a en effet voté à huit voix contre, six pour, et deux abstentions.

L’architecte en chef des Monuments Historiques, Monsieur Jacques Moulin, qui a coordonné les études autour du projet, études réalisées avec la bénédiction de l’Etat, et qui est le personnage passionnant que nous pouvions voir et entendre dans la vidéo que je vous proposais le 31 janvier dernier, ne veut pas être pessimiste ; il estime que si une bataille a été perdue, la guerre, elle, ne l’est pas : « Bien sûr, on aurait préféré un avis favorable, clair et précis. Mais tout est encore possible. On va ramer, on va s’accrocher »

Car ce vote ne signe pas la mort du projet.
La commission des Monuments Historiques a en effet réclamé des éclaircissements supplémentaires sur plusieurs points, tels que le financement du chantier ou la solidité de l’ouvrage, ce qui semble signifier qu’elle n’a pas voulu émettre un avis définitif…
L’avis rendu ce 31 janvier a été transmis à Madame le Ministre de la Culture, Audrey Azoulay. C’est à elle, ou à son successeur, qu’appartiend la décision d’autoriser ou non un tel chantier qui, rappelons-le, selon les affirmations de Monsieur Jacques Moulin – fort de son expérience avec le chantier de Guédelon - est techniquement possible, sans coûter un centime d’argent public.

Nous voulons partager l’optimisme combatif de Monsieur Jacques Moulin et espérons fermement que ce n’est bien qu’un nouveau délai – un délai de plus ! – qui est imposé au magnifique projet de reconstruction de la tour nord de la basilique de Saint-Denys et de sa flèche, et non un point final.

Lully.

Grandes Armes de France

Montjoie Saint-Denys !

Publié dans:Commentaires d'actualité & humeurs |on 14 février, 2017 |4 Commentaires »

2017-17. Quand les propos d’un ancien président du « Conseil constitutionnel » viennent confirmer les affirmations du Maître-Chat Lully.

Samedi 11 février 2017,
Anniversaire de la première apparition de Notre-Dame de Lourdes.

A l’appui de ce que j’écrivais hier (cf. > ici), voici un enregistrement réalisé il y a un peu moins d’une année, c’est-à-dire au début du mois de mars 2016, lorsqu’a pris fin le mandat de Jean-Louis Debré à la présidence du « Conseil constitutionnel » qu’il a dirigé pendant neuf ans (5 mars 2007 – 5 mars 2016).

A l’occasion de son départ, Jean-Louis Debré a reçu des journalistes et leur a permis d’entrer dans ce que certains n’hésitent pas à appeller « le saint des saints de la république », installé dans l’aile Montpensier du Palais Royal. Jean-Louis Debré s’enorgueillit d’avoir fait rénover entièrement les locaux à la fin des années 2000 : dans l’escalier d’honneur, il a fait placer un buste de « Marianne » portant une étoile sur le front – « la république qui rayonne » – ce qui n’est pas sans analogie avec le « Lucifer » qui s’expose au sommet de la colonne de la Bastille (cf. > ici) et, devant ce buste, il aimait à réciter une « prière républicaine » - oeuvre d’un révolutionnaire dont il ne dit pas le nom – , « prière » qui n’est rien moins que blasphématoire.

J’ai pris le parti, avant de vous laisser regarder l’enregistrement de cette séquence, d’en retranscrire le texte : la seule audition, à mon avis, ne permettant pas de se rendre compte de toute la monstruosité des propos tenus par Jean-Louis Debré, propos qui, j’insiste, démontrent à l’évidence que la république française a pour religion officielle le culte idolâtrique d’elle-même, afin de s’opposer à la religion chrétienne.

La république antichrétienne

Carte postale de propagande maçonnique du début du XXe siècle :
sous la devise du Grand-Orient présentée comme une nouvelle aurore de l’humanité,
un homme, vêtu du seul tablier maçonnique, tenant la truelle symbolique des francs-maçons et appuyé sur la colonne tronquée des « droits de l’homme », terrasse un prêtre, tandis que l’on voit jetés pêle-mêle à terre les symboles de l’Eglise et de la royauté.

* * *

Lisez attentivement, chers Amis !
Voyez les mots que j’ai retranscrits en caractères gras : ils ne sont pas le produit de l’imagination délirante de catholiques exaltés et paranoïaques ; ils sont le témoignage irréfragable donné par l’un des « pontifes » de cette pseudo religion qui combat le catholicisme et veut se substituer à lui.

Jean-Louis Debré :
« (…) Vous savez que les républicains, qui étaient très laïcs, pensaient que la république ce ne sont pas seulement des institutions : il faut avoir la foi dans la république ; il faut aimer la république… Alors ils se disent : il faut qu’on trouve une prière, une prière pour honorer la république, comme les chrétiens ont des prières pour honorer leur Dieu.
Alors il réfléchissent et un jour ils tombent sur « Je vous salue, Marie, pleine de grâce » et ils se disent : « C’est ça qu’il nous faut ! Il faut qu’on…  » – « Oui, mais vous ne pouvez pas mettre : « Je vous salue, Marie » !
Alors ils ont imaginé une prière… et… : « Salut, Marianne, pleine de force ! Le peuple est avec toi. Le fruit de tes entrailles, la république, est béni ! Sainte Marianne, mère du droit, aie pitié de nous ! Sainte Marianne, délivre-nous, vierge de la liberté, délivre-nous des rois et des papes ! Sainte Marianne, vierge de l’égalité, délivre-nous des aristos ! Sainte Marianne, vierge de la fraternité, délivre-nous des soldats ! Sainte Marianne, vierge de la justice, délivre-nous des juges ! Ainsi soit-il. »

Journaliste : D’autant qu’ici ça résonne comme dans une cathédrale…

Jean-Louis Debré :
« Ça résonne comme une cathédrale parce que nous sommes le temple de la république : nous veillons sur les droits et les libertés qui sont au coeur même du pacte républicain. Quelles que soient les options politiques des uns et des autres, la république ce sont un certain nombre de principes : le principe de l’égalité, le principe de la liberté, le principe de la laïcité ! Tous ces principes, ils permettent, en les faisant respecter à des hommes et à des femmes, d’origines, de conditions, de croyances, de couleurs différentes, de vivre ensemble. C’est ce que Renan appelait « le rêve d’avenir partagé » (…) »

Vous avez bien lu ?
Ecoutez donc de toutes vos oreilles maintenant, en regardant la vidéo dans laquelle sont enregistrés ce dialogue très révélateur et cette « prière » blasphématoire :

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Ce qui m’afflige cependant, c’est qu’il y aura malgré tout des catholiques qui continueront à s’aveugler et à faire la sourde oreille.
S’imaginant qu’ils pourraient avoir quelque influence déterminante sur l’évolution de ce régime intrinséquement lié à la lutte contre la Sainte Eglise et contre le Règne du Christ, ils s’entêteront à sacrifier au rituel blasphématoire de l’isoloir et de l’urne, contribuant ainsi à renforcer la pseudo légitimité de cette république qui n’a de cesse de leur planter des poignards dans le dos, en attendant de les liquider complètement.

Ils me font vraiment penser à des dindes bondissant de joie à l’idée que le réveillon de Noël approche !

pattes de chatLully.

2017-16. De la religion officielle de la république française.

Vendredi 10 février 2017,
Fête de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich, vierge de l’Ordre de Saint-Augustin ;
Mémoire de Sainte Scholastique.

* * *

Enlèvement des Crucifix des écoles par la force armée

En France, quoi que prétende l’article 2 de la loi dite « de séparation des Eglises et de l’Etat », il existe bel et bien une religion d’Etat, une religion qui présente un caractère obligatoire, une religion reconnue, salariée et subventionnée par l’Etat, qui est le culte de la république elle-même et de ses « valeurs ».

* * *

Cette religion a ses « mystères » : les « valeurs de la république » ne sont jamais pleinement explicitées, mais toujours exaltées et célébrées derrière d’épais nuages d’encens citoyen.

Cette religion a ses « dogmes », sur lesquels ne peut être menée aucune étude critique (au sens objectif et rationnel de ce qualificatif), et à propos desquels ne peut être soulevé aucun doute sans risquer d’encourir de graves sanctions.

Cette religion a son « clergé », chargé de l’enseigner et d’en promouvoir le culte.
Ici, on peut faire une distinction entre a) le « bas clergé » séculier (que l’on trouve essentiellement dans « l’éducation nationale » : enseignants et fonctionnaires plus ou moins appliqués à mettre en oeuvre les consignes du ministère), b) le « bas clergé » régulier (francs-maçons des degrés inférieurs, membres de sociétés de pensées – plus ou moins secrètes, plus ou moins élitistes – , bénévoles de certaines associations humanitaires), et surtout c) son « haut clergé » : caste très fermée à laquelle on n’accède pas par le mérite personnel mais par un jeu complexe de rouages savants qui conjuguent les copinages, les collusions d’intérêts, les cooptations, la corruptions et les chantages, avec une idéologie résolue ; caste de hauts pontifes qui ne paraissent que très rarement sur le devant de la scène, parce qu’ils préfèrent rester dans la pénombre…

Cette religion a son « inquisition », police de la pensée dont les agents zélés sont habilement dispersés dans la magistrature, la presse, l’enseignement, la fonction publique, voire les Eglises… etc.
Inquisition en comparaison de laquelle celle de la légende noire de Torquemada fait figure de conte pour enfants de grande section maternelle.
Cette inquisition-ci ne vous fera habituellement pas brûler sur une place publique mais, d’une manière irrémédiable, elle vous tuera de réputation après vous avoir jeté en pâture aux médias.

Cette religion à ses « excommunications » : quiconque n’adhère pas strictement à ses dogmes ou s’écarte de l’orthodoxie républicaine officielle se trouve très rapidement mis au ban de la société, marginalisé, « diabolisé ».

Cette religion a sa « liturgie », bien codifiée, constituée de campagnes électorales, de débats républicains, de rituels sacralisés autour de l’isoloir et de l’urne, d’investitures, de célébrations « citoyennes » auxquelles il est de très mauvais ton de ne pas assister (qui ont lieu à dates fixes [14 juillet, 8 mai, 11 novembre... etc.] ou mobiles – comme ce peut-être le cas à l’occasion de drames qui émeuvent le peuple -), de « processions laïques » que l’on appelle des mobilisations de rue, de « canonisations laïques » que l’on appelle des « panthéonisations », de plantations d’arbre ou de dévoilement de plaques… etc.

Cette religion a ses « conciles » et ses « synodes », appelés aussi « concertations citoyennes », « états généraux » de ceci ou « grenelles » de cela, sessions ordinaires ou extraordinaires du parlement, réunions du Congrès (qui se tiennent à Versailles : excusez du peu !).

Cette religion a ses « figures prophétiques », ses « saints » et ses « martyrs », dont on exalte l’exemple devant les enfants et les jeunes, et auxquels on dédie non pas des autels mais des monuments publics et des rues : Jean Moulin, Voltaire, Louise Michel, Jean Jaurès, Marie Curie, Victor Hugo, Lucie Aubrac…

Cette religion a ses « reliques » et ses « objets consacrés » autour desquels se concentre sa dévotion, et qu’il serait sacrilège de mépriser : drapeau tricolore, bustes de « Marianne », colonne de la place de la Bastille (cf. > ici), et autres arbres de la liberté…

Cette religion a ses « antres sacrés » au fond desquels vaticinent quelques modernes pythies transmettant infailliblement les oracles auxquels la république doit se conformer religieusement : le plus connu de ces sanctuaires occultes et pseudo-mystiques est le siège du Grand-Orient, rue Cadet à Paris, mais il en existe plusieurs autres, très discrets voire secrets…

* * *

Faut-il développer encore ?
Tout ce que j’ai déjà explicité ci-dessus n’est-il pas l’évidente démonstration que la république est une forme de contre-Eglise ?
Elle singe et copie tout ce qui appartient en propre à l’unique religion révélée pour se substituer à elle.

Cet ersatz de religion – religion séculière, religion laïque – qui cherche à supplanter le catholicisme ne peut, à l’évidence, qu’être inspiré par le singe de Dieu, par « l’ennemi (qui) s’élève au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu, ou qui est adoré, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se faisant passer lui-même pour Dieu » (2 Thess. II, 4) : Satan, le véritable instigateur et maître de la république française.

Lully.

Voir aussi :
Pourquoi catholicisme et maçonnerie sont incompatibles (1ère partie) > ici
Pourquoi catholicisme et maçonnerie sont incompatibles (2ème partie) > ici
et la question de l’infiltration maçonnique dans l’Eglise > ici

Carte maçonnique de 1904

Carte éditée à l’occasion d’un congrès de loges affiliées au Grand-Orient de France
tenu à Genève en 1904 :
on y voit la république avec sa devise (« empruntée » au Grand-Orient)
triomphant du catholicisme symbolisé, entre autres, par la tiare et la mitre épiscopale,
ainsi que des royautés chrétiennes.

2017-15. L’ « Ancien Régime » existe, je l’ai rencontré…

Jeudi 9 février 2017,
Fête de Saint Cyrille d’Alexandrie, évêque, confesseur et docteur de l’Eglise ;
Mémoire de Sainte Apolline, vierge et martyre.

frise

L’ « Ancien Régime », tel qu’il est décrit par les livres d’histoire, ce système politique universellement honni parce qu’il fait la synthèse de toutes les injustices et de toutes les monstruosités attentatoires à la dignité et aux droits de la personne humaine, avec ses ordres bien cloisonnés, avec ses privilèges exhorbitants, avec ses clientélismes machiavéliques, avec l’arrogance de ses élites, avec sa justice sous influence, avec son mépris du petit peuple, avec ses inégalités criantes, avec sa pression fiscale continûment accrue, avec son clergé rampant servilement devant le pouvoir en place, avec le libertinage de ses aristocrates, avec ses prébendes occultes, avec les juteux bénéfices accordés aux clans familiaux (famille naturelle ou famille idéologique), avec ses mythes purement mensongers ordonnés à la manipulation des esprits… etc., il a bien une existence en France.

Mais pas avant 1789.

Il n’a pas existé : Il existe !

C’est la réalité quotidienne de cette république qui opère sans cesse un savant lavage de cerveaux pour les « z’enfants-de-la-pa-tri-hi-heu », tous désormais bien docilement convaincus qu’ils vivent dans un régime de liberté et de démocratie.

Lully.

Ambrogio Lorenzetti fresque du mauvais gouvernement

Ambrogio Lorenzetti (+ 1348) : détail de la fresque « Des effets du bon et du mauvais gouvernement »,
au palais municipal de Sienne,
la Tyrannie, personnifiée sous une figure diabolique, est entourée de l’avarice, de l’orgueil et de la vanité…

2017-3. La prière des ânes.

Jeudi 12 janvier,
7e jour dans l’octave de l’Epiphanie.

J’avoue ne plus très bien savoir qui m’a fait parvenir – il y a déjà un peu de temps de cela – le texte qui va suivre, que j’avais alors mis de côté en vue de le publier. En effet, il m’avait beaucoup plu.
Puisque nous arrivons à la fin de l’octave de l’Epiphanie, qui met un terme aux célébrations de la Nativité de Notre-Seigneur, j’ai résolu de vous le livrer aujourd’hui : d’une part parce que la présence de l’âne dans toutes les représentations relatives à la Naissance du Sauveur est très importante (arrivée à Bethléem, crèche, fuite en Egypte), et d’autre part parce que derrière un certain humour de surface, cette « prière des ânes » renferme des pépites spirituelles très sérieuses et véritablement précieuses pour la vie intérieure de tout chrétien… 

pattes de chat Lully.

Carducho Bartolomé 1600-1603 (Ermitage St-Petersbourg)

Bartholomé Carducho : la fuite en Egypte (1600-1603)

Prière des ânes :

Donnez-nous, Seigneur, de garder les pieds sur terre…
et les oreilles dressées vers le ciel pour ne rien perdre de Votre Parole.

Donnez-nous, Seigneur, un dos courageux…
pour supporter les hommes les plus insupportables.

Donnez-nous, d’avancer tout droit,
en méprisant les caresses flatteuses, autant que les coups de bâton.

Donnez-nous, Seigneur, d’être sourd aux injures et à l’ingratitude :
c’est la seule surdité que nous ambitionnons.

Ne nous donnez pas d’éviter toutes les sottises,
car un âne fera toujours des âneries.

Mais donnez-nous simplement, Seigneur, de ne jamais désespérer de Votre miséricorde, si gratuite pour ces ânes si disgracieux que nous sommes… d’après ce que disent les pauvres humains qui n’ont rien compris ni aux ânes, ni même à Vous, qui avez fui en Egypte avec un de nos frères, et qui avez fait Votre entrée messianique à Jérusalem sur le dos d’un des nôtres.

Ainsi soit-il !

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Lire aussi
« La légende de la sauge » > ici

2017-2. Au-delà des voeux conventionnels.

4 janvier au soir,
fête de Sainte Angèle de Foligno (voir > ici),

& octave des Saints Innocents.

Véronèse - la foi guidant l'homme vers l'éternité - villa Barbaro à Maser fresque (1560-61)

« La foi guidant l’homme vers l’éternité »
Fresque de Véronèse (1560-1561) dans la Villa Barbaro, à Maser (Vénétie).

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Après l’expression toute traditionnelle de voeux qui, pour conventionnels qu’ils soient, n’en sont toutefois pas moins l’expression d’une volonté de bien et de bonheur pour ceux auxquels ils sont adressés, surtout s’ils sont fondés dans la prière (cf. la « Métaphysique des voeux » publiée dans ce blogue en 7 parties au début de l’année 2015 à partir > d’ici), je voudrais, comme bien souvent aussi en pareille période, vous partager quelques réflexions en lien avec les temps que nous vivons et avec les perspectives qui se dessinent devant nous, puisque justement la période des voeux est souvent l’occasion de regarder l’avenir, de l’envisager, de le « planifier » parfois, de s’y projeter en quelque sorte au moyen des résolutions prises, bref d’y penser et même de tenter d’exercer une influence sur lui.

Nous souhaitons à nos proches, à nos amis, à tous ceux qui nous sont chers – et d’une manière plus globale à nos connaissances – , une bonne et heureuse année.
Nous voudrions que toute la méchanceté disparaisse, que tout le mal qui est dans le monde cesse, que les conflits s’apaisent et que la vie de tous les hommes ne soit environnée que de choses « positives » : paix, lumière, douceur, santé, bienveillance, amour… etc.

Bien sûr que, moi aussi, qui n’entretiens de mauvais sentiments envers personne, je souhaiterais que la vie de tous les hommes d’ici-bas se déroule dans une espèce de paradis terrestre, ignorant le mal et toutes ses conséquences porteuses de souffrances.
Mais nous savons bien que, quelles que soient la sincérité et la ferveur avec lesquelles nous appelons le bien et le bonheur sur les hommes et sur le monde, il n’en sera pas exactement ainsi et que le terrible quotidien des mesquineries, des méchancetés, des jalousies, de la cupidité, de la malveillance, de la violence psychologique et physique, de la volonté de domination perverse des autres… etc. aura tôt fait de nous rattraper, de nous encercler, et de nous assaillir.

Et il y a bien pis !
Le mal n’est pas uniquement et exclusivement autour de nous : il est également et très réellement en nous.

Parce que, en fait, vous aussi bien que moi, nous portons tous, en nous, des racines de malice et de perversion, conséquences intimes du péché originel hérité de nos premiers parents, et conséquences aussi de toutes les mauvaises actions et pensées auxquelles nous avons laissé de la place dans nos coeurs.

Qui osera prétendre qu’il n’en est pas ainsi en lui ?
Qui osera rejeter la responsabilité de tout le mal qui est dans le monde sur « les autres », ou sur « la société », ou sur « les structures mauvaises héritées du passé » ?
Chacun de nous, s’il est un peu observateur et capable d’analyser ses propres actes, ne peut que faire ce constat, triste et amer : si je ne fais pas d’efforts quotidiens et continus, si je ne travaille pas à m’améliorer, si je me laisse glisser sur mes propres pentes de facilité – en raison de mon orgueil et de mes égoïsmes aux variantes infinies – , je contribue moi-même à la propagation du mal dans le monde.

De la même manière, mais inverse, que « toute âme qui s’élève élève le monde », ainsi aussi toute âme qui s’abandonne au mal, même dans le secret de la plus intime solitude et sans conséquence apparente sur le prochain, oeuvre en réalité à l’enfoncement du monde dans le mal.
Et nul homme – ni vous ni moi – ne peut soutenir qu’il n’y est lui-même pour rien (le « c’est pas moi, c’est l’autre », qui nous est si spontané depuis notre petite enfance !).
Tous et chacun, nous portons notre part de responsabilité actuelle et quotidienne sur la malice des temps dans lesquels nous vivons
.

Mais c’est aussi un fait que chacun possède, à sa propre mesure, à sa mesure exacte, des moyens – personnels et uniques – pour combattre la propagation du mal qui navre le monde, la société et les familles… etc. : cela s’appelle le travail sur soi, la lutte personnelle contre le péché, la conversion morale, la pénitence, la sanctification…
C’est ainsi que chacun peut neutraliser une partie des causes responsables du mal qui est dans le monde ; c’est ainsi que chacun, pour la partie qui lui incombe à lui, peut exercer une influence contre la prolifération de la malice et de la laideur morale du monde.
De la même manière qu’un lac n’est jamais que l’accumulation de simples petites gouttes d’eau, et qu’une prairie n’est jamais que le rassemblement de brins d’herbe uniques, le climat moral de la société n’est d’une certaine manière que la somme des dispositions morales des individus qui la composent.
Si chacun se repose sur les autres pour que « ça aille mieux », et se dispense de l’effort nécessaire pour contrer le mal à l’intérieur de lui-même et sur ce qui est dans son rayon d’influence immédiat, il est évident que la décadence et l’accélération vertigineuse du mal ne pourront qu’aller en empirant.

Cela ne sera sans doute pas suffisant pour ôter tout le mal du monde – parce qu’il existe aussi des causes extérieures à nous-mêmes sur lesquelles nous n’avons que peu de prise – , mais si, toutefois, chacun, de manière très concrète et immédiate, au jour le jour, agit conformément au Vrai, au Beau et au Bien dans le champ d’action qui s’offre à lui, et parfois à lui seul, il est néanmoins certain que des résultats seront visibles.

En résumé, pas de « bonne année » sans conversion.
Pas de « bonne année », s’il n’y a pas d’efforts réels, concrets et suivis d’effets.
Pas de « bonne année », s’il n’y a pas d’amendement personnel capable de se répercuter sur la société.
Parce que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets, n’imaginez pas un seul instant que l’année 2017 sera meilleure que l’année 2016 ou que l’année 2015 s’il n’y a pas ces conversions intérieures profondes qui peuvent seules changer le cours de l’histoire et renouveler le monde.

Vous avez détesté 2015, son climat social, sa dégringolade institutionnelle, son terrorisme et ses attentats sanglants ?
Vous avez détesté 2016, son climat social, sa dégringolade institutionnelle, son terrorisme et ses attentats sanglants ?
Malgré tous les souhaits de « bonne et heureuse année », vous aurez aussi en 2017 un climat social catastrophique, une dégringolade institutionnelle accélérée, un terrorisme toujours plus prégnant, des attentats horriblement sanglants, et même infiniment pis… si vous ne travaillez pas plus efficacement à votre conversion !

Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets.
Les plans gouvernementaux d’alerte et les dispositifs vigipirates renforcés, les états d’urgence mobilisant les forces de l’ordre et les manifestations populaires d’indignation n’y changeront rien ; pas plus que les propos lénifiants (léninifiants ?) des « curés » bisounours et oecuménisant ; pas davantage que les discours « fermes et résolus » des politiques, qu’ils soient de droite, de gauche, d’extrême centre, de l’infanterie, de la cavalerie ou de la marine (à voile et à vapeur)…
La seule, l’unique manière de faire en sorte qu’il n’y ait « plus jamais ça » réside dans la conversion profonde et continue des coeurs, des intelligences, des esprits, et des âmes.

Voilà pourquoi, à l’occasion de cette nouvelle année 2017, je vous souhaite de n’avoir plus d’illusions, mais – tout au contraire – je vous souhaite par-dessus tout d’avoir les yeux grands ouverts sur la réalité, afin d’entrer dans le réalisme des conversions qui s’imposent.
Je ne vous souhaite pas de n’avoir pas de problèmes, mais je vous souhaite d’avoir la gnaque pour leur rentrer dedans et les combattre de la bonne manière.
Je ne vous souhaite pas des petits bonheurs de bourgeois bornés à leurs horizons bien cosy, mais je vous souhaite l’enthousiasme guerrier des chevaliers de jadis quand ils se préparaient aux mêlées sanglantes.
Je ne vous souhaite pas des espoirs de bonheur se limitant aux horizons du boulot, de la santé et de la paye mensuelle, pour vous et vos proches, mais je vous souhaite des espérances vraiment surnaturelles qui transfigurent le quotidien.
Je ne vous souhaite pas l’absence de souffrances (ce qui est le propre des corps anesthésiés), mais je vous souhaite des capacités de générosité jusqu’au sacrifice, pour porter la Croix et faire de vos vies offertes – voire sacrifiées – des instruments de Rédemption !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur       

Véronèse - la foi guidant l'homme vers l'éternité - villa Barbaro à Maser fresque (1560-61) - détail

2016-93. Du caractère historique absolument certain des Saints Evangiles.

20 décembre.

A l’occasion de chaque grande fête chrétienne, en France de manière particulière, des émissions télévisées ou radiophoniques, des allusions plus ou moins grossières faites par tel ou tel présentateur ou animateur, sont l’occasion d’attaquer le christianisme, de proférer quelque blasphème contre Notre-Seigneur ou la Très Sainte Vierge Marie, de tourner en ridicule les mystères révélés par Dieu, ou de critiquer de diverses façons la foi de la Sainte Eglise… etc.
Nous sommes en effet dans un temps de persécution religieuse qui si, en nos pays occidentaux, ne prend pas – pas encore – une tournure sanglante générale, s’exerce néanmoins au travers d’une déconsidération habituelle, au travers de moqueries et de critiques, au travers de pressions psychologiques exercées principalement par les médias…

L’un des moyens utilisé (ce n’est pas le seul, mais c’en est l’un des principaux) pour déconsidérer le christianisme et pour en détruire la crédibilité, consiste à le réduire à une croyance purement humaine, et à présenter ses textes fondateurs comme des écrits sans consistance historique, mais seulement comme l’expression humaine de la foi des chrétiens à la fin du premier siècle, chrétiens qui n’auraient donc pas connu le Christ Lui-même et n’auraient pas été les témoins de Sa vie et de Ses miracles.

Monsieur l’abbé Jean Carmignac, que j’ai eu l’insigne privilège et honneur d’approcher et avec lequel j’ai pu échanger lorsque j’étais jeune religieux (j’en ai donné quelque témoignage en 2011 à l’occasion du 25e anniversaire de sa mort, cf. > ici) a travaillé d’une manière scientifique incontestable à démontrer le caractère historique des Saints Evangiles, ce qui lui valut – pendant sa vie et encore aujourd’hui trente ans après sa mort – d’être attaqué, mis à l’écart, odieusement vilipendé et même persécuté par quelques membres influents de l’Eglise…

Monsieur l'Abbé Jean Carmignac

Monsieur l’abbé Jean Carmignac.

L’association Jean Carmignac travaille à maintenir la mémoire de l’abbé Jean Carmignac, à défendre et à faire connaître ses travaux, à promouvoir les conclusions scientifiques qu’il a découvertes et défendues, à favoriser tout ce qui permet de développer et d’approfondir encore ses conclusions.

Le livre des Saints Évangiles étant le principal document (mais pas le seul) que nous possédons sur Jésus-Christ, le divin fondateur de la religion chrétienne, il est donc très important d’en étudier la valeur historique, pour savoir si ce que nous connaissons de Notre-Seigneur Jésus-Christ est du domaine de l’histoire véritable ou de la légende.

Après avoir publié en 1997 « Les Evangiles sont des reportages, n’en déplaisent à certains » (éd. Pierre Téqui), ouvrage que nous ne cessons de recommander, notre grande et fidèle amie Marie-Christine Ceruti-Cendrier, aujourd’hui présidente de l’association Jean Carmignac, a réalisé une vidéo très pédagogique, destinée à un large public, qui présente un résumé bien complet des données actuelles venant corroborer le caractère historique absolument certain des Saints Evangiles.

Prenez 50 minutes pour la visionner – et ne vous contentez pas d’une seule fois, car il faut bien connaître ces choses pour pouvoir répondre aux objections et argumenter en face de nos détracteurs – et faites-la connaître autour de vous… sans aucune modération.
C’est important, très important !

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Un chrétien qui ne se forme pas est un chrétien fragile.
Un catholique qui n’a pas le souci d’approfondir sans cesse (et jusqu’à la fin de ses jours), sur des bases toujours plus solides, ce qu’il a appris au catéchisme, est un catholique exposé à toutes sortes d’erreurs ou de déviances.

Si la foi – qui est surnaturelle – ne dépend certes pas de la connaissance intellectuelle, il importe néanmoins de bien comprendre que le sur-naturel, par définition, vient se greffer sur ce qui est naturel, et donc que toutes les connaissances humaines qui peuvent venir consolider les fondations naturelles de la foi, ne sont pas à négliger.
En nos temps où tant de voix ennemies veulent faire croire que la foi chrétienne ne repose sur rien de solide, et qu’elle n’est en conséquence qu’une croyance parmi d’autres et sur le même plan que les autres, c’est même une grave faute morale que de ne pas faire l’effort d’approfondir et d’étudier avec persévérance et ténacité tout ce qui peut renforcer nos convictions catholiques.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.    

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