Archive pour la catégorie 'Commentaires d’actualité & humeurs'

2020-81. Appel en faveur du « camp-chantier Saint Constantin » du 5 au 11 juillet 2020.

Mardi 23 juin 2020,
Mardi dans l’octave du Sacré-Cœur ;
Vigile de la Nativité de Saint Jean-Baptiste ;
7ème jour du carême des Saints Apôtres (cf. > ici).

nain piocheur

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Vous vous en souvenez très probablement, le samedi 21 décembre dernier, le Mesnil-Marie a vu l’assez spectaculaire effondrement d’une partie du mur de soutènement de la terrasse Saint-Constantin, ainsi dénommée parce que c’est là qu’a été solennellement bénite, le 14 septembre 2013, la grande croix érigée pour célébrer le dix-septième centenaire de l’Edit de Milan.
Je vous avais alors montré les photographies de cet éboulement, et vous pouvez les revoir encore > ici.

Six mois se sont écoulés et les choses sont restées en l’état,
- d’une part parce qu’un hiver fort peu rigoureux et plutôt sec ainsi que les rares pluies du printemps qui vient de s’achever n’ont  - Dieu merci ! – pas aggravé la situation (je n’ai constaté que la chute de quelques pierres occasionnée par l’épisode de pluie et de vent qui a saccagé le barnum qui avait été monté sur la terrasse Saint-Charlemagne – cf. > ici) ;
- et d’autre part parce que jusqu’à présent il ne m’a pas été possible d’y commencer des travaux…

Effondrement de la terrasse Saint Constantin état au 23 juin 2020

L’effondrement de la terrasse Saint-Constantin :
état des lieux ce 23 juin 2020

L’urgence actuelle consiste à dégager et à trier l’amoncellement de pierres, gravats et terre consécutif à cet éboulement.
Evidemment, ce serait beaucoup trop simple si une mini-pelle ou quelque autre engin de chantier pouvait accéder à cet endroit : mais ce n’est pas le cas.
La seule solution donc est d’y travailler « à l’ancienne », c’est-à-dire à la pioche, à la pelle et à la brouette. Quand on est « tradi », on l’est jusqu’au bout, si j’ose dire !!!

Plusieurs jeunes gens et jeunes adultes sont décidés, avec courage et générosité, à venir au Mesnil-Marie du 5 au 12 juillet pour se consacrer à ce travail ingrat, fécond en fatigues et courbatures.
Comme il s’agit de travailler en vue de la consolidation et reconstruction de cette terrasse Saint-Constantin, je n’ai pas résisté à la tentation de donner à ce séjour de travail absolument bénévole le nom de « Camp-chantier Saint-Constantin », plaçant ainsi les labeurs et la générosité de ses participants sous la céleste protection du premier empereur chrétien, celui qui, après avoir été victorieux par la puissance de la Croix (cf. > ici et > ici), mit fin aux persécutions, permit à la Sainte Eglise de sortir des catacombes, la combla de bienfaits, convoqua le concile de Nicée (325) pour le triomphe de la vraie foi, et qui est honoré par les chrétiens d’Orient du titre magnifique d’ « égal aux Apôtres ».

Le Bernin statue équestre de Constantin (détail)

Le Bernin : détail de la statue équestre de Saint Constantin dans le narthex de la basilique vaticane

Afin de permettre à ces bénévoles d’avoir les sanitaires, les douches et toutes autres installations nécessaires à ce séjour, j’ai retenu la totalité de la maison d’hôtes de ma plus proche voisine (« Le hameau gourmand » cf. > ici), même s’il est probable qu’il faudra rajouter quelques tentes (je comptais sur le barnum pour y installer quelques couchages, mais il est actuellement absolument inapte à toute utilisation, en raison des dégâts subis pendant la nuit du 11 au 12 juin cf. > ici).
Cela permet aussi de disposer d’une cuisine et d’une salle à manger adaptées à un groupe, ce qui n’est pas le cas en mon ermitage.
La préparation des repas est assurée par deux dames amies, et un encadrement spirituel est également assuré pendant toute la durée du séjour avec la Sainte Messe quotidienne, des temps de prière et des enseignements spirituels.
C’est donc toute une petite communauté de 15 à 20 personnes qui sera présente au Mesnil-Marie en ce début juillet. 

Ces bénévoles donnant de leur temps et de leur personne, le Refuge Notre-Dame de Compassion prend en charge la nourriture de tout ce petit monde, la location du « Hameau Gourmand » (qui s’élève à 890 € pour la semaine), en sus évidemment de l’achat de tout le matériel nécessaire à ce chantier : j’ai commandé des pelles, des pioches, des gants de travail… etc.

Plusieurs de nos amis, que l’effondrement de ce mur de soutènement avait émus, avaient demandé à ce moment-là s’ils pouvaient nous aider à financer les travaux. L’occasion s’en présente donc maintenant et je tends une fois de plus la main vers vous afin de solliciter votre générosité…

Main tendue

En outre, si quelqu’un parmi vous connaît quelque « tuyau » pour que l’on nous donne, ou prête pour la durée de ce « camp-chantier », ou permette d’acquérir à un prix raisonnable une ou deux tentes de 5 ou 6 places, comme le sont les tentes de patrouille des scouts, qu’il n’hésite pas à nous contacter dans les plus brefs délais…

Location du « Hameau gourmand », nourriture, matériel, tentes… voilà donc tout ce qui motive aujourd’hui cet appel à votre générosité en faveur du « Camp-chantier Saint-Constantin » qui va commencer dans quelques jours.

Puisse Dieu vous rendre en grâces abondantes
ce que Sa Providence vous inspirera de donner
pour la réalisation de ces travaux !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Pour aider le « camp-chantier Saint-Constantin » > ici 

sept nains

2020-76. Dixième anniversaire de Monseigneur le Dauphin et de Monseigneur le Duc de Berry.

Jeudi 28 mai 2020,
Octave de l’Ascension.

Ce jeudi 28 mai 2020, à l’occasion du dixième anniversaire de la naissance de Nos Seigneurs les Princes Louis, duc de Bourgogne et Dauphin de France, et Alphonse, duc de Berry (cf. l’annonce de leur naissance que nous avions faite « in illo tempore » > ici), Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux cette photographie de ses deux fils jumeaux avec ce message, court mais rempli d’amour et de fierté paternels.

Nous nous unissons de tout cœur à la joie de cet anniversaire et prions avec ferveur pour que Dieu protège notre famille royale et la comble de grâces.

10ème anniversaire des Princes Louis et Alphonse 28 mai 2020

Nos jeunes princes à l’occasion de leur dixième anniversaire :
à droite, Monseigneur le Dauphin Louis, titré duc de Bourgogne,
et à gauche Monseigneur le Prince Alphonse, titré duc de Berry.

C’est avec beaucoup d’émotion que nos fils Louis et Alphonse atteignent aujourd’hui l’âge de Louis XVII.

Avec Marie-Marguerite, nous leur souhaitons un joyeux anniversaire et les incitons à continuer à être sages, responsables, généreux et gais.

Nous vous aimons et vous souhaitons une belle journée d’anniversaire en ces temps difficiles.

 Louis,
Duc d’Anjou

grandes armes de France

2020-73. Où, pour marquer le premier anniversaire du trépas de Monseigneur le Maître-Chat Lully, on publie une anecdote relative à la célébration de la première Messe dans l’oratoire du Mesnil-Marie.

Samedi 23 mai 2020,
Fête de Notre-Dame du Cénacle (cf. > ici) ;
Mémoire de Saint Didier, archevêque de Vienne et martyr ;
Mémoire de Sainte Jeanne-Antide Thouret, vierge ;
Mémoire du Bienheureux Bernard de Morlaas, confesseur (cf. > ici).

Lully portrait en reflet

Son souvenir et son image imprègnent indélébilement le Mesnil-Marie…

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je n’ai pas à strictement parler le cœur à écrire ce matin, parce qu’il y a trop de choses – joyeuses et tristes – qui se bousculent dans mon âme et dans mes souvenirs, et qu’il m’est encore parfois bien difficile de maîtriser mes émotions…
Et cependant je ne puis pas non plus me taire !
Ce 23 mai 2020 est le premier anniversaire du trépas de mon très cher compagnon Monseigneur le Maître-Chat Lully, et je sais que ceux qui l’ont approché seront sensibles à cette date.

Lorsque, le vendredi 24 mai 2019, je vous ai fait part de sa mort (cf. > ici), je vous écrivais ces paroles : « Je pourrais écrire de très nombreuses choses : récits, anecdotes, facéties, leçons de sagesse et de vies apprises à son école. Il était véritablement un don de Dieu à mes côtés… »
Je mesure chaque jour la vérité de ces mots.
Un an après son trépas, je la mesure avec une intensité peut-être plus grande même que dans les jours qui l’ont suivi, et son absence n’en est pas moins une souffrance continue : je ris et je pleure tout à la fois au souvenir de nos jeux, au souvenir de notre complicité de tous les instants, au souvenir des milliers de détails de l’intimité qui était la nôtre, au souvenir de la manière dont – en véritable seigneur et prince du Mesnil-Marie -, il m’avait imposé sa merveilleusement despotique et jalouse amitié féline !

9- Lully à l'oratoire sur les genoux de Fr.Max.M.

Le Maître-Chat aimait beaucoup s’installer sur mes genoux pendant l’oraison, s’il arrivait que j’y fusse assis, ainsi qu’en témoigne la photo ci-dessus.

L’oratoire du Mesnil-Marie était un de ses lieux favoris et il m’y accompagnait fidèlement lorsque j’y montais pour mes temps de prière… En revanche, il aimait beaucoup moins lorsqu’il y venait du monde et si, mû par la curiosité du maître qui veut s’assurer que tout se passe bien, il y pointait les moustaches de l’inspecteur lorsque des personnes y venaient prier, il n’y restait alors pas très longtemps.

A ce propos, il est une anecdote que je veux vous livrer aujourd’hui et qui se rapporte à la première célébration d’une Sainte Messe dans notre oratoire, à l’occasion de la fête de Marie Auxiliatrice, le 24 mai 2011 : j’ai déjà évoqué cet événement (cf. > ici), mais je ne vous en avais alors pas livré tous les détails. 

C’est un prêtre ami, connu lorsque j’étais jeune religieux (cela fait donc si longtemps !!!) qui, étant de passage en Vivarais, nous avait fait l’honneur d’une étape chez nous et, en conséquence, de la première célébration de la Sainte Messe dans notre oratoire.
Cet oratoire du Mesnil-Marie, en attendant la construction d’une véritable chapelle, a été aménagé dans l’ancienne grange à foin, à l’étage de notre vieille bastide. On y monte par une sorte d’échelle meunière, et comme il n’y a jamais eu de porte qui lui en interdit l’accès, le Maître-Chat a toujours pu y aller à sa guise.

Oratoire (provisoire) du Mesnil-Marie

L’oratoire du Mesnil-Marie le 24 mai 2011 pour la première fois qu’une Sainte Messe y fut célébrée

Lors donc que notre ami prêtre se préparait à revêtir les ornements sacrés pour la célébration de la Messe, Monseigneur le Maître-Chat vint, de sa démarche ondulante et souveraine, voir ce qui se passait à l’oratoire et l’Abbé marqua un certain étonnement en voyant que je le laissais faire.
Je lui répondis en souriant qu’il était toujours très sage et respectueux dans ce lieu de prière.
Pour corroborer mes dires, Lully monta sur une chaise et s’y installa, pour assister à la célébration du Saint Sacrifice qu’il suivit avec intérêt, ne perdant pas un instant le fil de ce qui se déroulait à l’autel.

Quand, à l’issue de la célébration, Monsieur l’Abbé eût déposé les ornements et se fut installé pour son action de grâces, Lully, quittant la chaise où il était jusqu’alors resté, alla, en ronronnant très fort pour manifester un contentement non équivoque, se placer à côté du prêtre qui, se tournant vers moi, s’écria : « Mais c’est incroyable ! on dirait qu’il sent la Présence de Notre-Seigneur… »
Avec un grand sourire je lui répondis : « Pour moi, cela ne fait aucun doute… et je vous rappelle que les hommes et les chats ont le même Dieu ! »

Comme cet ami prêtre est un fidèle lecteur de ce blogue, il pourra attester, s’il en est besoin, de la vérité de mes paroles.

Je dois ici ajouter une autre précision : pendant toute sa vie de chat monastique exemplaire, et alors qu’il lui arrivait régulièrement de s’aller blottir avec un bonheur manifeste contre le gisant de Sainte Philomène exposé dans notre oratoire sur un autel latéral, je puis certifier que Monseigneur le Maître-Chat n’est JAMAIS monté sur l’autel du Très Saint-Sacrement.
Je le puis affirmer non seulement parce que je ne l’ai jamais vu le faire, mais aussi parce que s’il l’eût fait pendant mon absence j’en eusse immanquablement vu les traces (ne serait-ce que par la présence de poils sur le tapis de l’autel : ceux qui ont un chat comprendront très bien ce que je veux dire !).
Au risque de passer pour un doux dingue ou un illuminé, j’ai toujours été persuadé que Monseigneur le Maître-Chat Lully percevait la Présence de son divin Créateur dans le saint tabernacle.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Lully et Sainte Philomène

2020-72. Vous avez dit : « ouverture au monde » ???

Mardi des Rogations 19 mai 2020,
Fête de Saint Yves Hélory de Kermartin, confesseur ;
Mémoire de Saint Pierre Célestin, pape et confesseur ;
Mémoire de Sainte Pudentienne, vierge ;
Mémoire du Bienheureux Alcuin, abbé et confesseur, conseiller de Saint Charlemagne.

Siège d'une ville au Moyen-Age

Siège d’une ville au Moyen-Age.

Il y a, ce me semble, pour ce qui touche à la Sainte Eglise de Dieu, autant de bon sens, de réalisme et de prudence (humaine et surnaturelle) à parler d’ « ouverture au monde » qu’il y en avait de la part du gouvernement de la république à signer les funestes accords de Munich avec Hitler en septembre 1938.

Alors que la Sainte Ecriture, que toute la Tradition spirituelle de l’Eglise – fondée sur l’enseignements des Saints Apôtres (relire les épîtres de Saint Paul, de Saint Jean et de Saint Jacques par exemple) -, que les exemples des saints et que la doctrine des grands maîtres spirituels, nous enseignent à ne pas nous conformer sur ce monde (cf. Rom. XII, 2a : « Nolite conformari huic saeculo – ne vous conformez point à ce siècle »), est-il seulement envisageable pour un catholique raisonnable, lucide, cohérent avec sa foi, de parler d’« ouverture au monde », de vouloir « s’ouvrir au monde », d’ambitionner (comme s’il s’agissait d’un authentique progrès spirituel) de « s’adapter au monde » ?
Car, concrètement, le solde de ce que l’on nomme « ouverture au monde », ne revient pas à autre chose qu’à accepter des modes de pensée et des comportements qui sont en opposition plus ou moins tranchée avec la Révélation divine, qui est LA Vérité, qui est infaillible, qui est unique, qui est pour tous, et qui s’impose à tous !
C’est ici qu’il convient de rappeler une nouvelle fois cette citation, attribuée (voir note) à notre Bienheureux Père Saint Augustin :

 « A force de tout voir on finit par tout supporter…
A force de tout supporter on finit par tout tolérer…
A force de tout tolérer on finit par tout accepter…
A force de tout accepter on finit par tout approuver ! »

St Augustin écrivant la Cité de Dieu - Bâle 1515

Saint Augustin écrivant « La Cité de Dieu »

L’authentique enseignement de l’Eglise dans sa grande tradition spirituelle a bien été synthétisé par notre Glorieux Père dans le justement fameux passage de « La Cité de Dieu » : « Deux amours ont donc bâti deux cités : l’amour de soi-même jusqu’au mépris de Dieu, celle de la terre, et l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi-même, celle du ciel. L’une se glorifie en soi, et l’autre dans le Seigneur ; l’une brigue la gloire des hommes, et l’autre ne veut pour toute gloire que le témoignage de sa conscience ; l’une marche la tête levée, toute bouffie d’orgueil, et l’autre dit-à Dieu : « Vous êtes ma gloire, et c’est Vous qui me faites marcher la tête levée » (Ps. III, 4) » (Saint Augustin, in « La Cité de Dieu » Livre XIV, citation plus complète > ici).

C’est également ce qu’a résumé Saint Ignace de Loyola dans la célèbre méditation sur les « Deux étendards » dans ses « Exercices spirituels ».

deux amours ont bâti deux cités

« Deux amours ont bâti deux cités… »

L’esprit de l’Evangile et l’esprit du monde sont incompatibles.
La doctrine du Saint Evangile et les doctrines du monde sont incompatibles.
Les modes de pensée qui président à une vie chrétienne véritable et les modes de pensée qui régissent le monde sont incompatibles.
Une vie réussie selon les critères divins de l’Evangile et une vie réussie selon les critères humains de ce monde ne sont pas du tout compatibles : elles ont pu l’être lorsque la société terrestre était la Chrétienté ; elles ne le sont plus aujourd’hui que les principes qui régissent la société et son organisation se revendiquent – sous le prétexte mensonger de la neutralité – affranchis de la loi divine, affranchis de l’idée même de Dieu.

Plus que jamais, depuis que notre société prétendument laïque s’est donné des fondements qui sont en une radicale opposition avec les principes de la Révélation et de la Sainte Eglise (c’est-à-dire depuis la blasphématoire proclamation des « droits de l’homme et du citoyen » du 26 août 1789), il est impossible d’établir une conciliation de l’esprit du monde et de l’esprit de l’Evangile.

Il n’existe que deux possibilités :
1) la conversion profonde et radicale du monde, qui est ce que la Tradition de l’Eglise préconise depuis le jour où notre divin Maître, montant aux Cieux, lui a ordonné : « Allez donc, enseignez toutes les nations les baptisant au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ; leur apprenant à garder Mes commandements » (Matth. XXVIII, 19), et : « Allez dans tout l’univers, et prêchez l’Evangile à toute créature. Celui qui croira se sera baptisé sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné » (Marc XVI, 15-16).
2) l’abandon des préceptes énoncés ci-dessus, au nom de l’acceptation de toutes les opinions et de toutes les religions (ou non-religions) mises sur un pied d’égalité : ce qui constitue de fait le refus de travailler à la conversion de tous les hommes et de toutes les sociétés, et constitue donc également une désobéissance à l’ordre explicitement donné par Notre-Seigneur.

Convertir le monde ou apostasier soi-même en pactisant avec le monde et ses doctrines, il n’existe en définitive pas d’autre alternative.

siège d'une cité

Depuis plus d’un demi-siècle, il ne s’est pas manqué d’ecclésiastiques pour déclarer, à grand renfort de slogans aux accents pacifiques et humanistes, qu’il fallait cesser de concevoir l’Eglise comme une forteresse assiégée.
Ils ont bénéficié d’une large audience ; mais il n’étaient rien d’autre que des faux prophètes : l
es faux prophètes de « l’ouverture au monde » ; les faux prophètes d’une « paix universelle » et d’une « fraternité universelle » établies sur un détournement des maximes du Saint Evangile récupérées par les Loges…

Parler « d’ouverture au monde » pour la Sainte Eglise catholique revient exactement à la même chose que si, dans un pays, on prônait le désarmement et la totale ouverture des frontières au moment même où le pays voisin, dirigé par des chefs animés d’intentions expansionnistes belliqueuses, serait en train de sur-entraîner et de sur-armer ses troupes !
Les clercs qui – jusqu’au plus haut de la hiérarchie – ont prêché de telles stupidités devraient être, comme cela doit être fait pour les officiers qui ont manqué à leurs devoirs, qui ont œuvré pour la défaite, qui ont trahi et qui ont travaillé pour l’ennemi, traduits devant une cour martiale et fusillés… et non pas canonisés !!!
Il ne peut en effet y avoir d’indulgence ou de miséricorde pour des traîtres lorsqu’ils sont impénitents.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Prise d'une ville

Note à propos de la citation attribuée à Saint Augustin : cette célèbre citation est toujours donnée comme étant de Saint Augustin sans qu’il soit jamais indiqué d’où elle est tirée. Si quelqu’un de nos lecteurs le savait et nous le pouvait préciser, il nous obligerait grandement.

2020-70. Juste pour information…

Oh ! c’est juste une information, comme ça…
Pour le cas où vous ne l’auriez pas reçue : je ne pense pas, en effet, que les grands médias vous le retransmettent de cette manière, en présentant les chiffres dans les perspectives qui pourraient s’imposer.
Et ces chiffres sont ceux communiqués par l’ONU et l’Organisation Mondiale de la Santé.

Pour moi, cela se passe de commentaires.

décès dans le monde 1er janvier-1er mai 2020

2020-67. Message de Sa Majesté à l’occasion de la fête nationale de Sainte Jeanne d’Arc.

Dimanche 10 mai 2020,
Fête nationale de Jeanne d’Arc ;
Solennité liturgique de Sainte Jeanne d’Arc (cf. > ici) ;
Anniversaire du martyre de Madame Elisabeth de France (cf. > ici).

Ce dimanche 10 mai au matin, deuxième dimanche du mois de mai, à l’occasion de la fête nationale et solennité liturgique de Sainte d’Arc, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux une vidéo sur laquelle il a enregistré un message à l’adresse de tous les Français.
Vous trouverez ci-dessous le texte de ce message et le lien vers cette enregistrement.

Vitrail Sainte Jeanne d'Arc - église Saint-Georges de Néris-les-Bains

Lorsque Jeanne d’Arc élève son étendard au ciel bleu,
la France sait dans quelle direction diriger ses voix et ses prières

Chers Français,

Aujourd’hui, alors que nous commémorons le centenaire de sa canonisation, comme beaucoup de Français, je veux rendre hommage à Jeanne d’Arc. Elle est une des héroïnes les plus authentiques de l’histoire de France, puisqu’elle associe à sa sainteté, l’affirmation de ce qui représente le mieux le devenir d’un peuple, sa volonté de liberté et du bien commun.

Dès lors, on comprend l’identification de tous les Français, à la patronne extraordinaire de la France. Jeanne d’Arc, la Pucelle, apparaît à un moment crucial pour notre patrie.

Cette époque présente de nombreuses similitudes avec la nôtre : la France et les Français semblaient avoir perdu une grande partie de leur espoir, se sentant dépassés par les forces supérieures et diffuses qui leur inoculent l’incertitude de l’avenir, s’installant le doute puis le renoncement.

Heureusement, la fille aînée de l’Eglise n’est pas seule. La Providence s’est manifestée avec une force inhabituelle au cours de l´histoire de notre nation, depuis le baptême et le couronnement de Clovis, la sainteté de Louis IX, l’onction du sacre, l’ardente volonté de Louis XIII de consacrer la France à Notre-Dame de l’Assomption.

Avec Jeanne d’Arc, le destin élira une personne humble, pour que la France puisse tenir ses promesses de fidélité. Une paysanne, sans expérience militaire ou politique, pour réaliser un double exploit inexplicable : chasser les ennemis du royaume en redonnant à tous les Français la dignité perdue et la foi.

À l’heure dramatique actuelle, certains souhaitent que cet anniversaire passe inaperçu, mais la France, toujours fidèle à ses traditions et, les Français voulant retrouver confiance dans leur avenir, ne peuvent manquer d’exprimer leur attachement à la Sainte. Lorsque Jeanne d’Arc élève son étendard au ciel bleu, la France sait dans quelle direction diriger ses voix et ses prières.

Comme elle disait : « les hommes combattent et Dieu seul, donne la victoire », voilà le plus grand héritage et la référence sans équivoque de notre histoire, nécessaire pour construire l’avenir.

Vive Sainte Jeanne d´Arc, vive les Français, vive la France.

 Louis,
Duc d’Anjou.

Pour visionner l’enregistrement vidéo de ce message :
Faire un « clic » droit sur l’image ci-dessous, puis « ouvrir dans un nouvel onglet »

Image de prévisualisation YouTube

grandes armes de France

2020-66. Appel pour l’Eglise et pour le monde aux fidèles Catholiques et aux hommes de bonne volonté.

Depuis ce jeudi 7 mai en fin d’après-midi en Italie, puis ce vendredi 8 mai dans la journée, plusieurs médias catholiques ont diffusé le texte d’un « Appel » pressant relatif à l’état de l’Eglise et du monde dans la crise actuelle. Nous estimons qu’il n’est pas inutile que ce texte, important figure aussi dans les pages de ce blogue, vous invitant à le lire avec la plus grande attention et à réfléchir sur les graves avertissements dont il est porteur, qui sont très proches de l’analyse que nous faisons sur la situation présente.
A titre personnel, j’ai ajouté ma signature à cet appel. Vous-mêmes, Amis lecteurs, ferez en votre âme et conscience ce qu’il vous semble juste et bon.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

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Mater Ecclesiae

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Appel pour l’Eglise et pour le monde
aux fidèles Catholiques
et aux hommes de bonne volonté

En ce temps de très grave crise, nous, Pasteurs de l’Église Catholique, en vertu de notre mandat, considérons comme notre devoir sacré de lancer un Appel à nos Confrères dans l’Épiscopat, au Clergé, aux Religieux, au Peuple de Dieu et à tous les hommes de bonne volonté. Cet Appel est également signé par des intellectuels, des médecins, des avocats, des journalistes et des professionnels, qui en partagent le contenu. Il est ouvert à la signature de ceux qui voudront en partager le contenu.

Les faits ont montré que, sous prétexte de l’épidémie de Covid-19, en bien des cas les droits inaliénables des citoyens ont été violés, en limitant d’une manière disproportionnée et injustifiée leurs libertés fondamentales, y compris l’exercice de la liberté de culte, d’expression et de mouvement. La santé publique ne doit pas et ne peut pas devenir une excuse pour bafouer les droits de millions de personnes dans le monde, et encore moins pour exonérer l’autorité civile de son devoir d’agir avec sagesse pour le bien commun; cela est d’autant plus vrai que les doutes croissent quant à l’effective contagiosité, à la dangerosité et à la résistance du virus: de nombreuses voix faisant autorité dans le monde de la science et de la médecine confirment que l’alarmisme à propos du Covid-19 amplifié par les médias ne semble absolument pas justifié.

Nous avons des raisons de croire – sur la base des données officielles relatives à l’incidence de l’épidémie, et sur celle du nombre de décès – qu’il existe des pouvoirs fort intéressés à créer la panique parmi la population dans le seul but d’imposer de façon permanente des formes de limitation inacceptables de la liberté, de contrôle des personnes, de suivi de leurs mouvements. Ces formes de limitations liberticides sont un prélude inquiétant à la création d’un Gouvernement Mondial hors de tout contrôle.

Nous croyons aussi que dans certaines situations les mesures de confinement prises, y compris la fermeture des activités commerciales, ont conduit à une crise qui a submergé des secteurs entiers de l’économie, ce qui favorise l’ingérence des puissances étrangères, avec des répercussions sociales et politiques graves. Ces formes d’ingénierie sociale doivent être empêchées par ceux qui ont la responsabilité du gouvernement, en adoptant des mesures pour protéger les citoyens, dont ils sont les représentants et pour les intérêts desquels ils ont l’obligation de s’engager. Il est également nécessaire d’aider la famille, cellule de base de la société, en évitant de pénaliser déraisonnablement les personnes faibles et âgées par la séparation forcée et douloureuse de leurs proches. La criminalisation des relations personnelles et sociales doit également être jugée comme une partie inacceptable du projet de ceux qui favorisent l’isolement des individus afin de mieux les manipuler et les contrôler.

Nous demandons à la communauté scientifique de veiller à ce que les soins pour le Covid-19 soient promus honnêtement pour le bien commun, en évitant scrupuleusement que des intérêts iniques influencent les choix des gouvernements et des organismes internationaux. Il n’est pas raisonnable de pénaliser des remèdes qui se sont révélés efficaces, souvent peu coûteux, uniquement parce qu’on veut donner la priorité à des traitements ou des vaccins qui ne sont pas aussi fiables mais qui garantissent aux sociétés pharmaceutiques des bénéfices bien plus importants, qui pèsent sur la santé publique. Nous rappelons également, en tant que Pasteurs, que pour les Catholiques, il est moralement inacceptable de recevoir des vaccins dans lesquels du matériau provenant de fœtus avortés est utilisé.

Nous demandons également aux Gouvernements de veiller afin d’éviter de la manière la plus rigoureuse toute forme de contrôle des personnes, à la fois par le biais de systèmes de suivi et par toute autre forme de localisation : la lutte contre le Covid-19 – aussi grave soit-il – ne doit pas être le prétexte pour approuver des projets douteux d’entités supranationales nourrissant de très forts intérêts commerciaux et politiques. En particulier, les citoyens doivent avoir la possibilité de refuser ces limitations de la liberté personnelle, sans qu’il soit imposé aucune forme de sanction à ceux qui ne veulent pas recourir aux vaccins, ni accepter des méthodes de suivi et tout autre instrument similaire. Il faut considérer également la contradiction flagrante dans laquelle se trouvent ceux qui poursuivent des politiques de réduction drastique de la population et qui se présentent en même temps comme des bienfaiteurs de l’humanité sans aucune légitimité politique ou sociale. Enfin, la responsabilité politique de ceux qui représentent le peuple ne peut absolument pas être confiée à des techniciens qui vont jusqu’à revendiquer pour eux-mêmes des formes inquiétantes d’immunité pénale.

Nous demandons instamment aux médias de s’engager activement dans une information objective qui ne pénalise pas la dissidence en recourant à des formes de censure, comme cela se produit couramment sur les réseaux sociaux, dans la presse et à la télévision. L’information correcte exige qu’un espace soit accordé aux voix qui ne sont pas alignées sur la pensée unique, permettant aux citoyens d’évaluer consciemment la réalité, sans être indûment influencés par des interventions partisanes. Une confrontation démocratique et honnête est le meilleur antidote au risque de voir imposées des formes subtiles de dictature, vraisemblablement pires que celles que notre société a vu naître et mourir dans un passé récent.

Enfin, Nous rappelons, en tant que Pasteurs responsables du Troupeau du Christ, que l’Église revendique fermement son autonomie dans le gouvernement, dans le culte, dans la prédication. Cette autonomie et cette liberté sont un droit inhérent que le Seigneur Jésus-Christ lui a donné pour la poursuite de ses propres fins. Pour cette raison, en tant que Pasteurs, Nous revendiquons fermement le droit de décider de manière indépendante de la célébration de la Messe et des Sacrements, tout comme nous exigeons une autonomie absolue dans les questions qui relèvent de notre juridiction immédiate, telles que les normes liturgiques et les méthodes d’administration de la Communion et des Sacrements. L’État n’a pas le droit de s’ingérer, pour quelque raison que ce soit, dans la souveraineté de l’Église. La collaboration de l’Autorité ecclésiastique, qui n’a jamais été refusée, ne peut impliquer de la part de l’Autorité civile des formes d’interdiction ou de limitation du culte public ou du ministère sacerdotal. Les droits de Dieu et des fidèles sont la loi suprême de l’Église à laquelle elle ne veut ni ne peut déroger. Nous demandons que les limitations à la célébration des fonctions publiques du culte soient supprimées.

Nous invitons les personnes de bonne volonté à ne pas se soustraire à leur devoir de coopérer en vue du bien commun, chacune selon son état et ses possibilités et dans l’esprit d’une sincère Charité fraternelle. Cette coopération, souhaitée par l’Église, ne peut cependant être dissociée du respect de la Loi naturelle, ni de la garantie des libertés des individus. Les devoirs civils auxquels les citoyens sont tenus impliquent la reconnaissance par l’État de leurs droits.

Nous sommes tous appelés à évaluer les faits actuels conformément à l’enseignement de l’Évangile. Cela implique de choisir son camp : avec le Christ, ou contre le Christ. Ne soyons pas intimidés ou effrayés par ceux qui nous font croire que nous sommes une minorité : le Bien est beaucoup plus répandu et puissant que ce que le monde veut nous faire croire. Nous nous trouvons en train de lutter contre un ennemi invisible, qui sépare les citoyens entre eux, les enfants des parents, les petits-enfants des grands-parents, les fidèles de leurs pasteurs, les étudiants des enseignants, les clients des vendeurs. Ne permettons pas que des siècles de civilisation chrétienne soient anéantis sous le prétexte d’un virus, en laissant s’établir une tyrannie technologique haineuse dans laquelle des personnes anonymes et sans visage peuvent décider du sort du monde en nous confinant dans une réalité virtuelle. Si tel est le plan auquel les puissants de la terre entendent nous plier, sachez que Jésus-Christ, Roi et Seigneur de l’Histoire, a promis que « les portes des Enfers ne prévaudront pas » (Mt 16, 18).

Confions à Dieu Tout-Puissant ceux qui gouvernent les nations, afin qu’Il les éclaire et les guide dans ces moments de grande crise. Qu’ils se souviennent que, tout comme le Seigneur jugera les Pasteurs pour le troupeau qui leur a été confié, de même Il jugera ceux qui détiennent le pouvoir et qui ont le devoir de préserver et de gouverner leurs peuples.

Prions avec foi le Seigneur pour qu’Il protège l’Église et le monde. Que la Très Sainte Vierge, Auxiliatrice des Chrétiens, écrase la tête de l’ancien Serpent, confonde et déroute les plans des enfants des ténèbres.

8 Mai 2020
Vierge du Rosaire de Pompéi

Source > ici

Prélats qui ont signé cet appel :

Mgr Carlo Maria Viganò, archevêque, nonce apostolique
Cdl Joseph Zen Ze-kiun, évêque émérite de Hong Kong
Cdl Janis Pujats, archevêque émérite de Riga
Cdl Gerhard Ludwig Mueller, préfet émérite de la Congrégation de la Doctrine de la foi
Mgr Luigi Negri, archevêque émérite deFerrara-Comacchio
Mgr Joseph Strickland, évêque de Tyler, Texas
Mgr Thomas Peta, archevêque métropolitain d’Astana
Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana
Mgr Jan Pawel Lenga, archevêque émérite de Karaganda
Mgr Rene Henry Gracida, évêque émérite de Corpus Christi
Mgr Andreas Laun, évêque auxiliaire de Salzbourg
Mgr Robert Muetsaerts, évêque auxiliaire de Den Bosch

Si vous désirez vous aussi signer, c’est > ici

Archange Saint Michel

2020-64. Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes, en ayant pour critère de discernement la vie éternelle, l’imitation de Notre-Seigneur Jésus-Christ et, en conséquence, notre conversion profonde…

C’est seulement aujourd’hui, donc un peu plus de dix ans après qu’elle a été prononcée, que je viens de découvrir cette très remarquable homélie de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI.
Elle a été prononcée le 15 avril 2010 dans la Chapelle Pauline à l’occasion d’une Messe célébrée en présence des membres de la Commission Pontificale Biblique.

Le Saint-Père Benoît XVI commence par dire qu’il n’a pas eu « le temps de préparer une véritable homélie » : bienheureuse « improvisation » si j’ose dire (car si le texte n’avait pas été écrit à l’avance, on sent néanmoins tout de suite que le Souverain Pontife maîtrisait parfaitement un sujet que sa propre méditation et sa réflexion théologique, nourries des textes sacrés et des enseignements de la Tradition, lui ont permis de parfaitement approfondir).
Ce texte, commentant les textes de la Sainte Ecriture lus ce jour-là à la Messe, est un véritable trésor et, en ce mois de mai 2020, il n’a non seulement rien perdu de sa force, mais il en acquiert une nouvelle, au regard des événements actuellement en cours dans l’Eglise comme dans la société civile…
Un texte remarquable à lire avec la plus extrême attention, à méditer et à mettre en pratique concrètement !

 Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes,
en ayant pour critère de discernement la vie éternelle, l’imitation de Notre-Seigneur Jésus-Christ
et, en conséquence, notre conversion profonde.

Pierre-Etienne Monnot - statue de Saint Pierre - basilique du Latran

Statue de Saint Pierre
(œuvre de Pierre-Etienne Monnot – archibasilique du Très Saint Sauveur au Latran, Rome)

Tiare et clefs de Saint Pierre

Chers frères et sœurs,

Je n’ai pas trouvé le temps de préparer une véritable homélie. Je voudrais seulement inviter chacun à une méditation personnelle, en proposant et en soulignant certaines phrases de la liturgie d’aujourd’hui, qui s’offrent au dialogue de prière entre nous et la Parole de Dieu.
La parole, la phrase que je voudrais proposer à la méditation commune est cette grande affirmation de saint Pierre : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Ac 5, 29).

Saint Pierre se trouve devant l’institution religieuse suprême, à laquelle on devrait normalement obéir, mais Dieu se trouve au-dessus de cette institution et Dieu lui a donné un autre « règlement »:  il doit obéir à Dieu. L’obéissance à Dieu est la liberté, l’obéissance à Dieu lui donne la liberté de s’opposer à l’institution.
Et les exégètes attirent ici notre attention sur le fait que la réponse de saint Pierre au Sanhédrin est presque ad verbum identique à la réponse de Socrate au juge du tribunal d’Athènes. Le tribunal lui offre la liberté, la libération, à condition cependant qu’il ne continue pas à rechercher Dieu. Mais rechercher Dieu, la recherche de Dieu est pour lui un mandat supérieur, il vient de Dieu lui-même. Et une liberté achetée en renonçant au chemin vers Dieu ne serait plus une liberté. Il doit donc obéir non pas à ces juges – il ne doit pas acheter sa vie en se perdant lui-même – mais il doit obéir à Dieu.
L’obéissance à Dieu a la primauté.

Il est important de souligner ici qu’il s’agit d’obéissance et que c’est précisément l’obéissance qui donne la liberté.
L’époque moderne a parlé de la libération de l’homme, de sa pleine autonomie, et donc également de sa libération de l’obéissance à Dieu. L’obéissance ne devrait plus exister, l’homme est libre, il est autonome : rien d’autre.
Mais cette autonomie est un mensonge : c’est un mensonge ontologique, car l’homme n’existe pas par lui-même et pour lui-même, et c’est également un mensonge politique et pratique, car la collaboration, le partage de la liberté est nécessaire. Et si Dieu n’existe pas, si Dieu n’est pas une instance accessible à l’homme, il ne reste comme instance suprême que le consensus de la majorité. En conséquence, le consensus de la majorité devient le dernier mot auquel nous devons obéir. Et ce consensus – nous le savons depuis l’histoire du siècle dernier – peut également être un « consensus du mal ».

Nous voyons ainsi que la soi-disant autonomie ne libère pas véritablement l’homme.
L’obéissance à Dieu est la liberté, car elle est la vérité, elle est l’instance qui nous place face à toutes les instances humaines.
Dans l’histoire de l’humanité, ces paroles de Pierre et de Socrate sont le véritable phare de la libération de l’homme, qui sait voir Dieu et, au Nom de Dieu, peut et doit obéir non pas tant aux hommes, mais à Lui, et se libérer ainsi du positivisme de l’obéissance humaine.
Les dictatures ont toujours été contre cette obéissance à Dieu. La dictature nazie, comme la dictature marxiste, ne peuvent pas accepter un Dieu qui soit au-dessus du pouvoir idéologique ; et la liberté des martyrs, qui reconnaissent Dieu, précisément dans l’obéissance au pouvoir divin, est toujours l’acte de libération à travers lequel nous parvient la liberté du Christ.

Aujourd’hui, grâce à Dieu, nous ne vivons pas sous une dictature, mais il existe des formes subtiles de dictaturesun conformisme qui devient obligatoire, penser comme tout le monde, agir comme tout le monde, et les agressions subtiles contre l’Eglise, ainsi que celles plus ouvertes, démontrent que ce conformisme peut réellement être une véritable dictature.
Pour nous vaut cette règle :  on doit obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Dieu n’est pas un prétexte pour la propre volonté, mais c’est réellement Lui qui nous appelle et nous invite, si cela était nécessaire, également au martyre.
C’est pourquoi, confrontés à cette parole qui commence une nouvelle histoire de liberté dans le monde, nous prions surtout de connaître Dieu, de connaître humblement et vraiment Dieu et, en connaissant Dieu, d’apprendre la véritable obéissance qui est le fondement de la liberté humaine.

Choisissons une deuxième parole de la première lecture :  saint Pierre dit que Dieu a élevé le Christ à Sa droite comme chef et sauveur (cf. v. 31).
Chef est la traduction du terme grec archegos, qui implique une vision beaucoup plus dynamique : archegos est celui qui montre la route, qui précède, c’est un mouvement, un mouvement vers le haut. Dieu l’a élevé à Sa droite – parler du Christ comme archegos veut donc dire que le Christ marche devant nous, nous précède et nous montre la route. Et être en communion avec le Christ signifie être en chemin, monter avec le Christ, suivre le Christ, c’est cette montée vers le haut, suivre l’archegos, celui qui est déjà passé, qui nous précède et qui nous montre la voie.

Il est ici bien évidemment important que l’on nous dise où arrive le Christ et où nous devons arriver nous aussi : hyposen - en haut – monter à la droite du Père.
La « sequela » (NB : « sequela » signifie « suite » – « la sequela Christi », est une formule traditionnelle pour parler de ceux qui s’engagent fermement à la suite du Christ) du Christ n’est pas seulement l’imitation de Ses vertus, n’est pas seulement le fait de vivre dans ce monde, pour autant que cela nous soit possible, semblables au Christ, selon Sa parole ; mais c’est un chemin qui a un objectif. Et l’objectif est la droite du Père. Il y a ce chemin de Jésus, cette « sequela » de Jésus qui termine à la droite du Père. C’est à l’horizon de cette « sequela » qu’appartient tout le chemin de Jésus, également arriver à la droite du Père.

En ce sens, l’objectif de ce chemin est la vie éternelle à la droite du Père en communion avec le Christ.
Aujourd’hui, nous avons souvent un peu peur de parler de la vie éternelle. Nous parlons des choses qui sont utiles pour le monde, nous montrons que le christianisme aide également à améliorer le monde, mais nous n’osons pas dire que son objectif est la vie éternelle et que de cet objectif proviennent ensuite les critères de la vie. Nous devons comprendre à nouveau que le christianisme demeure un « fragment » si nous ne pensons pas à cet objectif, qui est de suivre l’archegos à la hauteur de Dieu, à la gloire du Fils qui nous rend fils dans le Fils, et nous devons à nouveau reconnaître que ce n’est que dans la grande perspective de la vie éternelle que le christianisme révèle tout son sens.
Nous devons avoir le courage, la joie, la grande espérance que la vie éternelle existe, qu’elle est la vraie vie et que de cette vraie vie provient la lumière qui illumine également ce monde.

On peut dire que, même en faisant abstraction de la vie éternelle, de la promesse des Cieux, il est mieux de vivre selon les critères chrétiens, car vivre selon la vérité et l’amour, même face à de nombreuses persécutions, est un bien en soi-même et mieux que tout le reste. C’est précisément cette volonté de vivre selon la vérité et selon l’amour qui doit également nous ouvrir à toute l’ampleur du projet de Dieu à notre égard, au courage d’éprouver la joie dans l’attente de la vie éternelle, de la montée en suivant notre archegos. Et Soter est le Sauveur, qui nous sauve de l’ignorance, qui recherche les choses ultimes. Le Sauveur nous sauve de la solitude, nous sauve d’un vide qui demeure dans la vie sans l’éternité, Il nous sauve en nous donnant l’amour dans sa plénitude. Il est le guide. Le Christ, l’archegos, nous sauve en nous donnant la lumière, en nous donnant la vérité, en nous donnant l’amour de Dieu.

Arrêtons-nous encore sur un verset : le Christ, le Sauveur, a donné à Israël la conversion et le pardon des péchés (v. 31) – dans le texte grec, le terme est metanoia - il a donné la pénitence et le pardon des péchés.
Cela est pour moi une observation très importante : la pénitence est une grâce.
Il existe une tendance dans l’exégèse qui dit : Jésus en Galilée aurait annoncé une grâce sans condition, absolument sans condition, donc également sans pénitence, une grâce comme telle, sans conditions humaines préalables. Mais il s’agit là d’une fausse interprétation de la grâce. La pénitence est grâce ; c’est une grâce que nous reconnaissions notre péché, c’est une grâce que nous reconnaissions avoir besoin de renouvellement, de changement, d’une transformation de notre être.
Pénitence, pouvoir faire pénitence, est le don de la grâce.
Et je dois dire que nous chrétiens, également ces derniers temps, nous avons souvent évité le mot pénitence, il nous paraissait trop dur.
A présent, face aux attaques du monde qui nous parle de nos péchés, nous voyons que pouvoir faire pénitence est une grâce. Et nous voyons qu‘il est nécessaire de faire pénitence, c’est-à-dire de reconnaître ce qui ne va pas dans notre vie, s’ouvrir au pardon, se préparer au pardon, se laisser transformer.
La douleur de la pénitence, c’est-à-dire de la purification, de la transformation, cette douleur est une grâce, car elle est renouvellement, elle est l’œuvre de la miséricorde divine. Et ainsi, les deux choses que dit saint Pierre – pénitence et pardon – correspondent au début de la prédication de Jésus : metanoeite, c’est-à-dire convertissez-vous (cf. Mc 1, 15). Cela est donc le point fondamental :  la metanoia n’est pas une chose privée, qui semblerait remplacée par la grâce, mais la metanoia est l’arrivée de la grâce qui nous transforme.

Et, enfin, une parole de l’Evangile nous dit que celui qui croit aura la vie éternelle (cf. Jn 3, 36).
Dans la foi, dans cette « transformation » que la pénitence apporte, dans cette conversion, sur cette route de l’existence, nous arrivons à la vie, à la vraie vie.
Et ici, deux autres textes me viennent à l’esprit. Dans la « Prière sacerdotale » le Seigneur dit :  Cela est la vie, Te connaître, ainsi que Ton consacré (cf. Jn 17, 3). Connaître l’essentiel, connaître la Personne décisive, connaître Dieu et Son Envoyé est la vie, la vie et la connaissance, la connaissance de réalités qui sont la vie.
Et l’autre texte est la réponse du Seigneur au Saduccéens à propos de la Résurrection, où, à partir des livres de Moïse, le Seigneur prouve la Résurrection en disant : Dieu est le Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob (cf. Mt 22, 31-32 ; Mc 12, 26-27; Lc 20, 37-38). Dieu n’est pas le Dieu des morts. Si Dieu est le Dieu de ceux-ci, ils sont vivants. Celui qui est écrit dans le Nom de Dieu participe à la vie de Dieu, il vit. Et ainsi, croire signifie être inscrits dans le Nom de Dieu. Et ainsi nous sommes vivants. Celui qui appartient au Nom de Dieu n’est pas un mort, il appartient au Dieu vivant. C’est dans ce sens que nous devrions comprendre le dynamisme de la foi, qui est d’inscrire notre nom dans le Nom de Dieu et ainsi entrer dans la vie.

Prions le Seigneur afin que cela se produise et que réellement, avec notre vie, nous connaissions Dieu, pour que notre nom entre dans le Nom de Dieu et que notre existence devienne vraie vie : vie éternelle, amour et vérité.

Christ-Roi - église Sainte-Marie à Ely  Cambridgeshire

Christus vincit ! Christus regnat ! Christus imperat !
(détail d’un vitrail de l’église Sainte-Marie, à Ely dans le Cambridgeshire)

2020-59. Des processions (1ère partie) : Généralités et réflexions au sujet des processions. .

2 mai,
Fête de Saint Athanase, évêque, confesseur et docteur de l’Eglise (cf. > ici) ;
Anniversaire du rappel à Dieu de Madame la Duchesse de Ségovie (cf. > ici).

nika

Vassili Grigoriévitch Perov - procession villageoise le jour de Pâques 1861

Vassili Grigoriévitch Perov : Procession villageoise le jour de Pâques (1861)

A – Qu’est-ce qu’une procession ?
C’est un cortège religieux qui se rend d’un lieu à un autre avec des chants et des prières.

B – La procession, un rite universel :
Tous les pays, toutes les époques ont connu le rite sacré des processions : on le trouve dans les « religions primitives » et le paganisme antique ; on en voit de nombreuses représentations sur les bas-reliefs et les peintures murales de Chaldée ou d’Egypte, par exemple, bien avant les prescriptions du culte de l’Ancien Testament.
Dans son Dictionnaire pratique de liturgie romaine (éd. Bonne Presse, 1952), le chanoine Robert Lesage, cérémoniaire du cardinal-archevêque de Paris, écrit : « La procession était à l’origine théophanique, tirant son nom du rôle que la divinité y joue, et non du rôle de l’homme. C’est Dieu qui sort, se manifeste, procède. Le Clergé l’accompagne, les fidèles lui font cortège, mais ne sont en réalité que des accessoires dans la cérémonie ».

C – La procession acte théophanique et politique :
Cette remarque du chanoine Lesage n’est pas dépourvue d’intérêt et il me semble qu’il nous faut nous en bien pénétrer : une procession n’est pas à proprement parler une action humaine, mais elle est une manifestation de Dieu à l’extérieur des lieux qui Lui sont consacrés.
Une procession est en premier lieu et par essence une action divine au cours de laquelle Dieu – présent d’une manière particulière dans le lieu sacré où Il Se plaît à être honoré et à communiquer Ses grâces – montre que Son influence et Ses bienfaits s’étendent aussi loin que Sa présence : c’est-à-dire partout !
En effet, Dieu n’est pas confiné dans les églises qui Lui sont consacrées : infini et omniprésent, Il est en tout lieu et dans tous les êtres, comme nous l’enseigne la saine théologie. Le rite sacré de la procession manifeste en quelque manière cette présence universelle, Son empire total et absolu, Sa puissance qui ne peut être limitée par les murs de Ses sanctuaires, et Son action, laquelle n’est pas circonscrite au seul domaine des consciences et de l’intimité personnelle mais s’exerce sur la société et sur la vie publique.
De ce point de vue, processionner a une portée éminemment « politique », non pas, bien sûr, dans le sens partisan et « politicien » qui prévaut de nos jours, mais dans son sens premier, dérivé du mot grec « polis » qui désigne la cité avec son organisation, ordonnée à la vie des hommes et au bon fonctionnement des relations entre eux, au service du bien commun.
Ce dernier point explique d’ailleurs pour quelle raison les opposants de tout poil à la religion et à l’Eglise ont toujours combattu les processions, et ont toujours voulu les interdire ou les limiter (par exemple sous les prétextes de l’ « ordre public », des « normes sanitaires », de la « neutralité » civile et de la « laïcité », et toutes autres pseudo-raisons aux apparences très « raisonnables »).
A contrario, accomplir une procession a souvent été pour les chrétiens – surtout dans les périodes de contestation ou de persécution plus ou moins violente – le signe fort d’une résistance à l’esprit du siècle, à la sécularisation, à la tyrannie anticatholique, aux limitations qu’un pouvoir dévoyé opposait aux droits de Dieu… etc. Je connais par exemple le cas de plusieurs paroisses où, sitôt la fin de la grande terreur robespierriste, alors que le culte catholique n’était pas rétabli – loin s’en faut -, et que les paroisses se trouvaient encore sans prêtres, sans messe et sans sacrements, les fidèles sont sortis dans les rues avec les croix, bannières et statues de saints qui avaient échappé aux destructions pour processionner dans les rues de leurs villes ou villages.

Chartres - procession ND du Pilier 6 juin 1927

D – Processions et crise de l’Eglise :
Influencés par l’esprit du monde, il ne s’est pas manqué – en particulier dans les décennies qui ont suivi le concile vaticandeux – de clercs (parfois très haut placés dans la hiérarchie ecclésiastique) et de fidèles pour se faire les contempteurs des processions et œuvrer à leur abandon, les qualifiant de pratiques surannées ou de triomphalisme déplacé puisque désormais contraire au fameux « esprit du concile ».
Et c’est ainsi que l’on a vu détruit par les flammes ou livré aux brocanteurs tout l’appareil ornemental dont les paroisses s’enorgueillissaient naguère (même s’il n’était pas forcément de très grande valeur artistique comme cela était le cas dans les villages pauvres) parce qu’il était l’expression de la foi, au service de la manifestation du Dieu grand et rédempteur dans la cité terrestre, ordonnée à l’édification de la Cité céleste.
Dans le même temps, certains clercs violemment opposés aux processions, ne manquaient pas de participer aux « défilés » ou « manifestations » des syndicats ou mouvements d’inspiration marxiste, ne semblant pas se rendre compte que ce qu’ils condamnaient dans la pratique multiséculaire de l’Eglise se retrouvait là dans sa version laïciste dévoyée !
On remarque enfin que, sauf en quelques grands centres de pèlerinage (Lourdes ou Sainte-Anne d’Auray par exemple), après avoir souvent vivoté ou subsisté comme des anachronismes attirant les touristes, les processions qui ont survécu à la crise post-conciliaire reprennent de la vigueur depuis quelques années et attirent de plus en plus de catholiques « décomplexés » et fervents, et que le jeune clergé – moins intoxiqué par l’idéologie mortifère qui a dévasté la Chrétienté dans la deuxième moitié du XXe siècle – se montre plutôt favorable à la reprise des processions. C’est un signe de renouveau qui ne trompe pas.

E – Retrouver le sens et l’esprit de nos processions :
Comment la Sainte Eglise, si passionnément éprise de vie et de mouvement, si profondément amoureuse de la gloire de Dieu et de Sa louange, si viscéralement animée par un esprit missionnaire, si ardemment enthousiaste pour conquérir les cœurs et les esprits, pourrait-elle négliger ce moyen éminent de se manifester à l’extérieur et de faire connaître Celui qu’elle adore ?
« L’Eglise marche en chantant. Toute son histoire est là. Les processions traduisent d’ailleurs à merveille sa vie ordonnée, calme, confiante et joyeuse, son besoin de la prière collective et son allégresse dans le triomphe du Rédempteur. La liturgie, qui utilise tous les arts pour la gloire de Dieu, ne saurait laisser de côté l’art du mouvement, la chorégraphie, digne et mesurée, qui fait appel à tous les membres du corps humain » (chanoine R. Lesage, in « Dictionnaire pratique de liturgie romaine », article « procession »).
En bien des endroits, après plusieurs décennies d’oubli, on a aujourd’hui perdu le sens et l’esprit des processions authentiquement catholiques, et là où on les rétablit on est parfois dans l’ignorance totale des règles qui les régissent traditionnellement : ce pourquoi je me propose, en de futures publications, de rappeler ces règles et leur ordonnancement.
Pour l’heure actuelle, il me paraît toutefois essentiel – spécialement au sortir de l’éclipse du culte catholique subie au cours de ce printemps 2020 sous prétexte d’état d’urgence sanitaire – de faire un véritable travail de restauration des processions extérieures, des processions publiques – quand bien même ne réuniraient-elles que très peu de personnes -, manifestations de l’action du Dieu Tout-Puissant qui ne peut en aucune manière être confiné par les craintes, les prudences et les règlements humains.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

A suivre  : « Classification des processions » > ici.

Jules Breton  la procession de bénédiction des blés en Artois

Jules Breton : « La bénédiction des blés en Artois » (toile présentée au Salon en 1857)

nika

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