Archive pour la catégorie 'Commentaires d’actualité & humeurs'

2017-61. Le meilleur argument en faveur de la Messe latine traditionnelle.

Vendredi 7 juillet 2017,
Dixième anniversaire du motu proprio « Summorum Pontificum ».

2007 – 7 juillet – 2017

La sainte messe catholique - Mysterium Fidei

Mysterium Fidei

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Quel est le meilleur de tous les arguments en faveur de la Sainte Messe latine traditionnelle ?

Car certes, il existe plusieurs arguments qui en démontrent l’excellence et la supériorité : arguments tous très pertinents, arguments tout à la fois très pieux et très savants, arguments fondés sur de très sérieuses études de l’histoire de la liturgie, fondés sur l’absolue rectitude doctrinale de ce rite séculaire, fondés sur les fruits de grâce que l’on constate dans les communautés où il est célébré, fondés sur les vocations qu’il suscite, fondés sur les extraordinaires développements spirituels que l’on peut apprécier dans les âmes qui en vivent… etc.

Mais il existe un argument qui, en quelque sorte, les résume tous : un argument unique qui contient tous les arguments historiques, doctrinaux et spirituels au sujet desquels on peut écrire des milliers d’excellents livres ; un argument unique qui nous est donné non par les défenseurs du rite traditionnel mais par ses opposants, et qui réside… dans ces opposants eux-mêmes.

De la même manière en effet que le vice – par le fait même qu’il est vice – démontre l’excellence et la supériorité de la vertu, de la même manière aussi tous les adversaires de la Sainte Messe latine traditionnelle en démontrent exactement, par ce qu’ils sont et par ce qu’ils professent, l’excellence et la supériorité.

Je m’explique.
Qui sont, en effet, ces opposants à la liturgie latine traditionnelle ?

On peut les répartir en deux catégories :
1) les ennemis de l’Eglise, désireux de limiter son influence, acharnés à la combattre de manière plus ou moins frontale ou plus ou moins occulte, hostiles au règne du Christ, suppôts plus ou moins avoués de satan, maçons sectaires ou idéologues de gauche héritiers de l’esprit des « Lumières », païens fanatiques ou néo-païens adonnés à des rites ésotérico-chamano-idolâtro-naturalistes, hérétiques farouches de la descendance de Luther ou de Calvin… etc.
2) des membres de l’Eglise, clercs ou laïcs, que l’on peut qualifier de « néo-modernistes ».

Les premiers sont animés par toute la rage de l’enfer contre tout ce qui fait jaillir la grâce de Dieu en ce monde, contre tout ce qui peut rapprocher les âmes de Dieu, contre tout ce qui est clairement catholique, contre tout ce qui témoigne de la plénitude de la Vérité révélée. En cela, ils sont dans une pleine cohérence avec leurs convictions.
S’ils ridiculisent et traitent par le mépris la liturgie latine traditionnelle, qualifiant ses fidèles d’intégristes, de fondamentalistes catholiques, de rétrogrades, de réactionnaires, de gens nuisibles au progrès de la société… etc., lorsque le sujet est évoqué ils prendront immanquablement la défense de la liturgie post-conciliaire. En effet, même s’ils n’ont pas la foi de l’Eglise, même s’ils n’ont que des notions très superficielles de son catéchisme et de sa théologie, même s’ils sont ignorants de l’histoire de la liturgie et de son symbolisme, et donc même si tous les arguments d’une véritable discussion sur ce sujet leurs sont étrangers, ils sont, par principe, en faveur de la « nouvelle messe » ; « nouvelle messe » à laquelle ils n’assistent pourtant quasi jamais, sinon pour quelques cérémonies où ils se rendent par pure convenance sociale (mariages, enterrements), et au cours desquelles ils attendent seulement que cela se passe.
Tous ces ennemis de l’Eglise qui critiquent la liturgie latine traditionnelle et se disent favorables à la réforme liturgique post-conciliaire, ne démontrent-ils pas ainsi, en définitive, que le démon (sous l’influence duquel ils se trouvent, agissent et réagissent) craint bien plus le rite antique et séculaire que son ersatz de la fin des années 60 !

Les seconds partagent avec les premiers une conception évolutive et « progressiste » de l’histoire humaine, une conception héritée du siècle des « Lumières », de sa fausse philosophie, puis du scientisme et du rationalisme qui en découlent, ainsi que toutes les « remises en question » de tout ordre qui se sont introduites dans l’Eglise dans cette continuité.
En définitive, tout en restant factuellement à l’intérieur de l’Eglise, ces clercs ou laïcs ont la même mentalité, les mêmes idées, le même type de réflexion et de raisonnement que les ennemis de l’Eglise, qu’ils sapent de l’intérieur.
Aussi n’y a-t-il rien d’étonnant à ce qu’ils aient envers la liturgie latine traditionnelle la même attitude de critique, de rejet, d’opposition et d’hostilité que les premiers.
La même ? Non, pas exactement ! Ces critiques, ce rejet, cette opposition et cette hostilité sont souvent plus virulents et passionnés chez eux.
Une attitude parfois même d’une virulence exacerbée lorsqu’ils ont connu et pratiqué cette liturgie dans leur enfance ou leur jeunesse : je pense à ces prêtres formés dans les séminaires dans les années qui ont précédé le second concile du Vatican, qui ont été ordonnés selon le rituel antique et qui, aujourd’hui plus ou moins septuagénaires (sinon octogénaires), se montrent les plus acharnés adversaires de l’application des mesures édictées par le Saint-Siège en faveur de la messe traditionnelle, dans le même temps où ils ont la bouche pleine de poncifs tels que : tolérance, accueil de tous, respect de toutes les différences… etc.
Que dirons-nous d’eux, sinon qu’ils sont eux aussi mus par l’erreur, gangrenés par l’hérésie, infestés par les idées du siècle et donc, eux aussi, sous l’influence de l’esprit des ténèbres ? Tout ce qui est trop catholique les indispose, et ils ont à l’adresse des catholiques fidèles à la Tradition de l’Eglise les mêmes qualificatifs que leur donnent les ennemis de l’Eglise.

Oui, quand on prend la mesure de ce que sont en vérité les opposants au rite séculaire de la Sainte Messe et les opposants à tout développement de la liturgie traditionnelle, nous possédons ipso facto l’argument le meilleur qui soit pour en démontrer l’excellence et la supériorité !

Lully.

Nota bene :
On relira avec intérêt les propos de feu Monsieur le cardinal Domenico Bartolucci au sujet de la réforme liturgique > ici

Missel romain traditionnel

2017-60. La « nouvelle messe » n’est pas un rempart pour la foi catholique mais, dans les faits, elle a favorisé la perte de la foi et la diffusion de l’hérésie.

Jeudi 6 juillet 2017.

La Sainte Messe

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Demain, vendredi 7 juillet 2017, nous célèbrerons le dixième anniversaire de la publication du motu proprio « Summorum Pontificum » par lequel Sa Sainteté le Pape Benoît XVI fit sauter – autant que cela lui était alors possible sans accentuer les divisions et les déchirures dans l’Eglise romaine – quelques verrouillages totalement injustes (c’est-à-dire totalement contraires à la justice) qui empêchaient la célébration de la Sainte Messe latine traditionnelle.

Nous avons bien conscience que ce texte
1) d’une part demeurait – et demeure – une sorte de pis-aller qui ne rend pas pleinement à la liturgie traditionnelle la place qui lui est due dans l’Eglise latine,
2) d’autre part, bien qu’il ait permis une réelle augmentation de la célébration des Saintes Messes selon l’usus antiquior et de leur fréquentation, présente des ambiguïtés qu’il faudra bien lever un jour,
3) reste encore, dans la pratique, étrangement ignoré de nombre de prêtres diocésains, voire d’évêques, et donc aussi de la très grande majorité des fidèles qui ne sont pas informés de leurs droits.

Mais je ne veux ni épiloguer ni polémiquer au sujet de ce motu proprio ; à l’occasion de son dixième anniversaire, je veux simplement vous livrer quelques réflexions relatives à la réforme liturgique issue du second concile du Vatican.

ouverture vatican II

Concile Vatican II

Je ne crains pas de le dire et de le répéter avec insistance : depuis la fin de l’année 1969 (date de son entrée en vigueur), ce que, par facilité de langage nous appelons « la nouvelle liturgie », dans les faits et malgré les annonces d’une tapageuse outrecuidance qui promettaient qu’à travers elle s’accompliraient un renouveau et un développement de la vie chrétienne, n’a pas contribué à la vitalité de l’Eglise.
Tout au contraire, presque cinquante ans après sa mise en application, tout observateur objectif et lucide peut affirmer que cette liturgie réformée a plutôt contribué à la diminution de la pratique religieuse, qu’elle a joué un rôle considérable dans la désaffection des fidèles, et qu’elle a concouru à la perte de la foi.

Attention ! Je ne suis pas manichéen (ce serait un comble pour un disciple de Saint Augustin) : je ne dis pas que la « nouvelle messe » est la cause, et encore moins la cause unique, des malheurs énumérés ci-dessus : j’ai parfaitement conscience qu’il faut en même temps, pour être juste,
1) tenir compte de l’évolution de la société et des mentalités au tournant des années 60 du précédent siècle,
2) faire la part à l’action larvée du modernisme qui avait miné le terrain bien avant « le » concile dans les séminaires, les maisons religieuses, les presbytères et les évêchés,
3) mentionner une catéchèse et une prédication qui, dans l’ensemble, se sont révélées d’une indigence et d’une inconsistance affligeantissimes,
4) et rappeler que, bien souvent – malheureusement ! – , ni la solidité d’une authentique vie spirituelle ni la fermeté de saines bases intellectuelles ne se trouvaient alors au-rendez-vous pour opposer un rempart inexpugnable aux assauts de la décadence généralisée et galopante.

Plutôt que de cause première ou de racine de la crise de l’Eglise, nous pouvons dire en toute exactitude, je crois, que l’instauration de la « nouvelle liturgie », tout comme le second concile du Vatican lui-même, ont été les occasions, ou encore les causes déclenchantes, d’un mouvement convulsionnaire dévastateur qui parut alors au grand jour mais qui leur préexistait depuis de nombreuses décennies.

Toutefois, il faut aussi affirmer que la liturgie, qui est le signe le plus visible de la vie ecclésiale a été, en quelque sorte, le point de cristallisation de la crise et le noeud stratégique dont dépendit alors la vitalité et le développement de la Chrétienté.

Attention encore ! Je ne veux pas dire que tous ceux qui assistent à la « nouvelle messe » ont perdu la foi catholique : nous savons qu’il y a (heureusement !) des évêques, des prêtres, des religieux et des fidèles du rang qui la pratiquent quotidiennement, et dont la vie spirituelle et la foi catholiques subsistent véritablement.
Sans nul doute est-ce parce qu’ils ont en même temps gardé un lien authentique avec la Tradition doctrinale et spirituelle : ici, je serais presque tenté d’écrire que s’ils gardent la foi ce n’est pas grâce à la « nouvelle liturgie » mais malgré elle et parce qu’ils demeurent – oui malgré elle – entés sur la Tradition vivante et séculaire de l’Eglise.

Messe latine traditionnelle dans la chapelle de l'ancienne Visitation du Puy en Velay

L‘attachement à la liturgie latine traditionnelle n’est pas une question de « sensibilité », ni une question de préférence d’un type particulier de célébration pour des raisons de « goûts personnels », mais il se fonde sur un problème doctrinal.
Il s’agit d’une question de fond plus que de forme.

Jean Guitton, ami de Paul VI, a rapporté dans ses souvenirs que le pape Montini lui avait explicitement affirmé qu’il avait voulu cette réforme de la liturgie afin que désormais la « nouvelle version » de la messe puisse être acceptée – et célébrée – par les protestants.
Il ressort de cela avec évidence que si l’on fabrique une liturgie afin qu’elle soit acceptée par les protestants lors même que ceux-ci ne renoncent pas à leurs erreurs doctrinales graves au sujet du Saint-Sacrifice, du Sacerdoce et de l’Eucharistie, cela signifie donc immanquablement que cette « nouvelle liturgie » est moins catholique, qu’elle atténue et minimise la doctrine catholique, qu’elle édulcore les dogmes catholiques sur le Saint-Sacrifice, le Sacerdoce et l’Eucharistie, qu’elle protestantise le culte catholique…

De fait, que constatons-nous chez beaucoup de « catholiques pratiquants » qui assistent à la « nouvelle messe » ?
La plupart – et je n’écris pas cela à la légère mais parce que je l’ai pu constater des centaines de fois en parlant avec eux – ne savent pas faire la différence entre les catholiques et les protestants, entre la foi catholique et les doctrines protestantes, entre l’assistance à la messe et celle au culte protestant, et ne voient que des différences mineures (considérées même comme insignifiantes) entre le catholicisme et le protestantisme.

Car force est de constater que non seulement l’instauration et la mise en pratique de « la nouvelle liturgie » n’a pas contribué à la vitalité de l’Eglise, mais qu’en outre elle a favorisé l’ignorance religieuse, le relativisme, le synchrétisme et quelques autres erreurs anciennes qui ont repris du poil de la bête.
Beaucoup de « catholiques pratiquants » des paroisses ordinaires se fabriquent leur « petite-foi-perso » avec laquelle « on en prend et on en laisse » dans l’enseignement authentique hérité de deux mille ans de Magistère. Ils n’ont plus à proprement parler la Foi, mais ils se sont fabriqué une croyance subjective – aux contours imprécis et mouvants – comparable à un plateau repas de self-service : chacun fait son choix selon ses goûts ou réflexions du moment et ne conserve du véritable catholicisme que ce dont il a envie ou qui l’arrange hic et nunc.

Rappelons au passage que pour NN.SS. les évêques de France aujourd’hui un « catholique pratiquant » n’est pas quelqu’un qui va à la messe tous les dimanches, mais quelqu’un qui y va une fois par mois (question subsidiaire : qu’en est-il pour eux du troisième commandement de Dieu et du deuxième commandement de l’Eglise ?).
Or ces « catholiques pratiquants » ne représentent plus qu’environ 3% de la population française.
Eh bien, des sondages réguliers publiés dans ce qui fut jadis « la bonne presse » (mais ne l’est plus depuis belle lurette : « la Croix », « la Vie », « le Pèlerin »… etc.), nous apprennent – je ne l’invente pas – que des pourcentages énormes de ces « catholiques pratiquants » ne croient pas à la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, ni à Sa résurrection selon la chair (ou bien confondent résurrection et réincarnation), ni à la Présence Réelle du Christ dans l’Eucharistie, ni au caractère sacrificiel de la messe, ni à l’existence de l’enfer, ni au péché originel, ni même parfois à la Sainte Trinité (excusez du peu) : cette liste est loin d’être exhaustive… hélas !
Et on appelle cela des « catholiques pratiquants » !!!

Si donc ces « pratiquants » de la messe de Paul VI n’adhèrent plus à la doctrine catholique reçue des Apôtres, ou bien « en prennent et en laissent » dans cette doctrine catholique, n’est ce pas la démonstration que la « nouvelle messe » n’est pas le rempart de la foi catholique, comme peut l’être la sainte messe latine traditionnelle, mais que, dans les faits, elle a favorisé la perte de cette foi, l’apostasie et l’hérésie ?
Contra factum non fit argumentum : en face des faits, il n’y a pas à discutailler.

Lully.

pleurant

2017-58. Dieu Lui-même est légitimiste.

Vendredi 16 juin 2017,
Fête de Saint Jean-François Régis (cf. > ici).

Baptême de Clovis

Le baptême de Clovis est la naissance de la France.

Fleur de Lys

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Plusieurs personnes ont demandé à Frère Maximilien-Marie le texte de son intervention du samedi matin 27 mai dernier dans le cadre du pèlerinage annuel de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay.  Mais en réalité, il n’y avait pas de texte écrit ce jour-là, il y avait seulement des notes dans un plan…
A force d’insistance, avec quelques autres amis, nous avons obtenu de lui qu’il reprenne ces notes et les développe afin de me donner un texte que je puisse publier. Je suis maintenant en mesure de le faire, mais ce ne sera pas en une seule fois. En effet, pour plus de clarté et force, il y aura trois publications, correspondant aux trois idées maîtresses de l’exposé donné par Frère Maximilien-Marie.

Lully.

Fleur de Lys

Parce que Dieu Lui-même est légitimiste !

Lorsque l’on me demande pourquoi je suis légitimiste, et pourquoi – en tant que religieux – je suis si ostensiblement légitimiste, et même prosélyte dans mon légitimisme, j’ai désormais l’habitude de répondre : « Parce que Dieu Lui-même est légitimiste ! »

C’est là une formule à l’emporte-pièce qui résume le fait que la légitimité n’est pas une option facultative, mais qu’être légitimiste aujourd’hui découle d’une manière strictement logique des dispositions de la divine Providence, et donc de la sainte volonté de Dieu.
C’est Dieu Lui-même - « Deus, cujus Providentia in sui dispositione non fallitur : Dieu dont la Providence ne se trompe jamais dans ses dispositions » (collecte du 7ème dimanche après la Pentecôte) – , à travers l’histoire, à travers les événements qu’Il a voulus ou permis, à travers les hommes qu’Il a suscités, éclairés et guidés, qui a fait que la France soit un royaume catholique, qui a fait de la France « le Royaume des Lys », et qui lui a donné ses Lois fondamentales (cf. > ici).

A – La France est par essence catholique et royale :

C’est une idée sur laquelle j’insiste et sur laquelle j’insisterai encore et encore, jusqu’à mon dernier souffle sans doute : la France est née de la rencontre et de l’union de deux éléments qui lui sont essentiels – c’est-à-dire qui appartiennent à son essence, à la réalité profonde et substantielle de son être – : la royauté franque et la foi catholique.
C’est la raison pour laquelle le baptême de Clovis est l’événement fondateur de la France : avant le baptême de Clovis, il y a un territoire, qui est la Gaule romaine, en proie à la division, à l’invasion, à la décadence… etc. A partir du baptême de Clovis, sur la base d’une royauté qui est désormais unie à la foi catholique – la foi de Nicée – , il y a véritablement la constitution du Royaume catholique des Francs, la constitution du Royaume de France, la constitution de la France : notre France en même temps et indissociablement catholique et royale.

Certes, il y aura bien des développements, une croissance, une maturation, un épanouissement, comme il y en a pour tout corps vivant ; mais la rencontre, l’alliance, l’union, presque la fusion, de ces deux éléments – la foi catholique et la royauté des Francs – dans les Fonts Baptismaux de Reims, est bien la source de laquelle découle indubitablement toute l’histoire, toutes les caractéristiques, toute la civilisation, toute la culture propre et tout le génie particulier de la France.
Cela est aussi vrai que le fleuve est tout entier dans la source, aussi vrai que l’arbre et ses fruits sont tout entiers dans la graine dont ils sont issus, aussi vrai que l’homme est déjà tout entier dans la première cellule fécondée dans le sein maternel.

B – C’est par vocation divine que la France est, dans son essence, catholique et royale, et la Providence l’a maintes fois confirmé dans l’histoire :

Nous savons que toutes les nations ont une vocation propre et unique qui leur est assignée par la divine Providence.
Ici, je vous renvoie au sublime et inépuisable discours que prononça, au titre de légat pontifical a latere du pape Pie XI auquel il allait bientôt succéder, Son Eminence Révérendissime le cardinal Eugenio Pacelli, le 13 juillet 1937 dans la chaire de Notre-Dame de Paris (cf. > ici). Nous avons là un texte essentiel et fondamental qu’il convient de lire et de relire, de méditer et d’approfondir car une seule lecture ne peut permettre d’en saisir toutes les richesses et de s’en pénétrer.
Que nous dit le cardinal Pacelli ? Quelle idée maîtresse développe-t-il ? Quelle leçon intemporelle nous donne-t-il et prouve-t-il par les faits ?
Que « (…) les peuples, comme les individus, ont aussi leur vocation providentielle ; comme les individus, ils sont prospères ou misérables, ils rayonnent ou demeurent obscurément stériles, selon qu’ils sont dociles ou rebelles à leur vocation.  » 

Les faits eux-mêmes démontrent, comme je vous le rappelais précédemment, que ce qui a fait la France c’est la rencontre et l’union de la royauté franque et de la foi catholique, et que tant que ces deux éléments ont été préservés, fortifiés et développés, la France a été prospère et rayonnante, pour reprendre les termes du cardinal Pacelli. Les faits eux-mêmes démontrent que dès lors qu’on a voulu mettre fin à la royauté catholique et qu’on a porté atteinte à cette union essentielle de laquelle le Royaume de France était né, nous sommes entrés dans des temps de misère et de stérilité.

Les faits sont les signes et les preuves des dispositions de la Providence de Dieu.
Les faits nous montrent la volonté de Dieu à travers des personnages tels que Saint Remi et Sainte Geneviève, Sainte Clotilde et Clovis, Saint Charlemagne et Saint Louis, Sainte Jeanne d’Arc et Louis XVI, pour ne citer que quelques figures suréminentes de notre histoire.
En France, la royauté chrétienne, née dans la fontaine baptismale de Reims où Clovis reçut la grâce, perfectionnée par Saint Charlemagne, conduite à sa perfection par Hugues capet et ses descendants, sanctifiée par Saint Louis, élevée à un degré de gloire inégalé par le Grand Roi, « fils aîné du Sacré-Coeur », et amenée à un degré d’union avec l’Agneau de Dieu immolé qui n’a jamais été égalé en Louis XVI et Louis XVII, a vu ses Lois fondamentales et la valeur absolument unique de son Sacre défendues et confirmées de manière éclatante par la geste inouïe et miraculeuse d’une jeune vierge venue des marches de Lorraine, placée par Dieu à la tête des armées !

Schématiquement, depuis la Noël 496 jusqu’à nos jours, quinze siècles d’histoire de la France nous montrent d’une part qu’il y a eu, malgré des crises et des événements douloureux, treize siècles de croissance organique et de montée en puissance et en gloire sous un seul régime politique : la royauté chrétienne traditionnelle ; et d’autre part que, depuis le reniement de 1789, source de toutes les apostasies sociales et spirituelles, il y a un peu plus de deux siècles d’instabilité et de décadence inéluctable. « Contra factum non fit argumentum », dit l’antique adage juridique : contre les faits, il n’y a pas d’argumentation qui tienne.

C – Etre légitimiste, c’est donc être fidèle aux dispositions de la divine Providence :

Parce que la Providence de Dieu s’est exprimée par les faits dans l’établissement de la royauté chrétienne en France et tout au long de son histoire, parce que « les dons et l’appel de Dieu sont sans repentance » (Rom. XI, 29), parce que « Dieu est fidèle » (1 Cor. I, 9) et parce que « si nous sommes infidèles, Lui reste fidèle car Il ne peut Se renier Lui-même » (2 Tim. II, 13), nous pouvons et même nous devons affirmer que c’est être dans l’obéissance à Dieu, c’est être dans la fidélité à Ses dispositions providentielles que d’être légitimiste, que de conserver et de défendre, que de promouvoir et de se faire l’apôtre de ce que Dieu a voulu pour la France et de la manière dont Il l’a voulu : la monarchie chrétienne traditionnelle, la royauté capétienne de droit divin, avec ses Lois fondamentales qui règlent la succession au trône et qui ont assuré pendant des siècles la stabilité et la prospérité du Royaume de France.

Nous le devons dire et répéter avec d’autant plus de force que ces vérités sont aujourd’hui occultées, déformées et décriées : on ne veut pas parler des interventions de Dieu dans l’histoire ; on ne veut pas parler des châtiments qui découlent, dans la vie des peuples, de leur infidélité à Dieu ; on ne veut pas parler de l’obéissance à Dieu dans la conduite des nations. On veut reléguer la référence à Dieu – réputée facultative – à la seule sphère privée et lui dénier tout « ingérence » dans l’ordre public et social ; on veut substituer à l’obéissance à Dieu, une autonomie complète de « l’homme moderne ».

Reniement de l’homme, tandis que Dieu lui reste fidèle !
Où avons-nous vu, en effet que Dieu aurait renié l’alliance conclue dans les Fonts Baptismaux de Reims ? Où avons-nous vu que Dieu aurait changé d’avis et qu’Il démentirait désormais de ce qu’Il a voulu pendant treize siècles ? Où avons-nous vu qu’Il se repentirait d’avoir suscité Saint Remi, Clovis, Saint Charlemagne, Saint Louis et Sainte Jeanne d’Arc ? Où est-il écrit que Dieu bénirait la révolution et les principes maçonniques qui l’ont suscitée ? Où est-il dit que Dieu se plierait aux modes de pensée des hommes et qu’Il accepterait désormais, à rebours de ce qu’Il a montré par Sa Providence à travers d’innombrables faits, des sociétés et des Etats qui refusent de faire référence à Lui ? Où est-il montré que Dieu aurait changé d’idée, serait devenu républicain, serait maintenant partisan de régimes athées, laïcistes et hostiles aux lois qu’Il a données à la nature et aux lois qu’Il a voulu voir établir dans des sociétés qui se faisaient honneur de Le servir ?

Le Dieu fidèle « en qui il n’y a ni changement ni ombre de vicissitudes » (Jac. I, 17) ne peut qu’être encore et toujours favorable à ce qu’Il a voulu et suscité aux origines de la France. Le Dieu fidèle ne peut qu’être légitimiste, aujourd’hui comme hier et pour toujours.

Puisque les Saintes Ecritures nous exhortent sans cesse à être fidèles au Dieu fidèle et à nous faire les imitateurs de Dieu, soyons bien certains que nous sommes dans l’imitation de Dieu en étant inébranlablement légitimistes.
- Pourquoi donc êtes-vous légitimiste ?
- Mais parce que Dieu Lui-même est légitimiste !

Grandes armes de France - grille de Versailles

Les grandes armes de France sur la grille du château de Versailles.

2017-57. Le vandalisme toujours à l’oeuvre !

Vendredi dans l’octave de Pentecôte 9 juin 2017,
Quatre-Temps d’été.

Cathédrale de Viviers - sanctuaire

Cathédrale Saint-Vincent de Viviers, vue générale du sanctuaire
(carte postale vers 1960)

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Ce que je vais écrire risque (une fois de plus) de m’attirer de véritables représailles ecclésiastiques, et c’est la raison pour laquelle j’ai attendu un trimestre entier avant de le faire : j’ai hésité, j’ai réfléchi, j’ai médité, j’ai mis la chose en réserve, jusqu’à ce que, au bout de trois mois donc, je me décide fermement aujourd’hui à sortir de mon silence.

Vous savez que le Refuge Notre-Dame de Compassion est implanté sur le territoire du diocèse de Viviers, dans lequel je suis né moi-même, dans lequel j’ai de très anciennes racines familliales, à l’histoire duquel je suis très attaché, comme en témoignent d’ailleurs nombre de textes publiés dans ce blogue.

J’ai un lien spirituel très fort avec l’histoire spirituelle et ecclésiastique de ce diocèse dont la première évangélisation fut l’oeuvre de Saint Andéol, missionné dans les Gaules par Saint Polycarpe, ce qui rattache directement cette Eglise diocésaine à l’apôtre et évangéliste Saint Jean, l’intime du Sacré-Coeur (cf. > ici et > ici).
Tout au long des dix-huit siècles de son existence, l’Eglise diocésaine de Viviers (d’abord établie à Alba Augusta Helviorum puis transférée à Viviers au début du Ve siècle) a connu des périodes glorieuses et des temps moins reluisants.

Le diocèse de Viviers a été enraciné et fortifié par les labeurs de très remarquables et saints pontifes pendant le haut Moyen-Age, illustré par des évêques véritablement prestigieux depuis l’époque carolingienne jusqu’au XXe siècle ; son chapître cathédral fut puissant et influent ; les lettres et les arts lui doivent des oeuvres magnifiques ; et il faut aussi souligner que – nolens volens – c’est par ses évêques, néanmoins soucieux d’en préserver ses particularismes, que cette petite province du Vivarais a été rattachée au Royaume de France.
Le diocèse de Viviers peut se glorifier d’avoir donné à la Sainte Eglise des saints et de pieux personnages de tout premier ordre ; il fut aussi, pendant l’infâme révolution, une terre de fidélité héroïque à Dieu et au Roi, malgré l’apostasie et la conduite scandaleuse de son évêque (cf. > ici)… etc.

On peut retrouver toute l’histoire du diocèse de Viviers résumée dans sa cathédrale, la cathédrale Saint-Vincent, avec laquelle j’ai une véritable histoire d’amour : si elle porte aussi les stigmates des malheurs des siècles, de la décadence de l’institution ecclésiastique, des trahisons de ses clercs parfois ou de leurs étranges aberrations (cf. > ici), elle n’en demeure pas moins – agrippée à son acropole, derrière les hauts murs de l’antique quartier canonial – le témoignage d’une histoire humaine, artistique et spirituelle à laquelle je me sens viscéralement, amoureusement et indéfectiblement lié.

Et, ce qui me la rend encore plus chère, il me faut spécialement signaler que la cathédrale Saint-Vincent de Viviers fut, jusqu’en 1992, l’une des très rares cathédrales de France (sinon l’unique) où la Sainte Messe latine traditionnelle fut quasi quotidiennement célébrée par feu Monsieur l’abbé Bryan Houghton (cf. > ici), grande figure de la résistance à la décadence doctrinale et liturgique post-concilaire, retiré à Viviers, et auquel le très moderniste évêque d’alors avait accordé cette permission (à la condition que cette Messe demeurât une messe privée).

Cathédrale de Viviers : le maître-autel

Cathédrale Saint-Vincent de Viviers : le remarquable maître-autel du XVIIIe siècle

A propos de ce remarquable maître-autel du XVIIIe siècle, prodigieuse marquetterie de marbre qui constitue l’une des oeuvres d’art majeures de notre cathédrale, j’ai pu constater avec horreur qu’il a été exécré, c’est-à-dire qu’il a perdu sa consécration, parce que le « tombeau » – ainsi nomme-t-on en liturgie la cavitée aménagée dans la table de l’autel où sont renfermées les reliques lors de la consécration d’un autel – a été fracturé et que les reliques en ont été retirées.
S’agit-il d’un acte de malveillance accompli par un profanateur ou d’une action concertée par quelque ecclésiastique dans un but bien précis ? je l’ignore ; je constate simplement le fait. A quelle date cela a-t-il été commis ? Je ne le sais pas davantage, mais je peux affirmer que cela est postérieur au 28 février 2016, puisque ce jour-là j’ai réalisé des clichés du maître-autel qui attestent qu’il était encore intègre.
Quoi qu’il en soit, cela m’amène à conclure qu’il n’y a actuellement pas d’autel consacré à l’intérieur de la cathédrale de Viviers (puisque ce qui tient lieu d’ « autel face au peuple » ne l’est pas et ne peut l’être – cf. > ici), ce qui est contraire à toutes les règles liturgiques traditionnelles et rendrait aujourd’hui impossible toute célébration selon l’usus antiquior dans la cathédrale elle-même  (nota : il existe des chapelles adjacentes à la cathédrale dans lesquelles subsistent les autels consacrés, mais ces chapelles sont en dehors du périmètre de la cathédrale elle-même).

Mais ce n’est pas – ou du moins pas seulement – au sujet de l’exécration du maître-autel de la cathédrale que j’ai repris ici le titre d’un article du bulletin n°39 (mai 2017) du Centre International Construction et Patrimoine (CICP), association dont je dois dire au passage que je suis très heureux d’être membre.
Cet article, intitulé donc « Le vandalisme toujours à l’oeuvre », aborde, entre autres, un fait relativement récent survenu à la cathédrale de Viviers : un fait survenu il y a trois mois exactement. Ces trois mois justement dont je vous parlais en commençant ces lignes.

« Le vandalisme toujours à l’oeuvre ! »

J’en viens donc au fait.
Le vendredi 10 mars dernier, j’étais de passage à Viviers et je me suis tout naturellement proposé de faire une halte à notre chère cathédrale, afin de m’y recueillir quelques instants. 
Quelle ne fut pas ma douloureuse stupeur en entrant dans la cathédrale ! La table de communion, très belle balustre de style XVIIIe siècle en marbre de Carrare, parfaitement accordée au maître-autel, venait d’être enlevée.
Le méfait était tout-à-fait récent, puisque un monsieur (le sacristain ?) était en train d’épousseter les stalles recouvertes par la poussière de marbre produite par les disqueuses des ouvriers mandatés par les vandales.

Le lendemain, samedi 11 mars 2017, je publiais sur Facebook une photo ancienne de la cathédrale sur laquelle cette table de communion est bien visible – celle-là même qui se trouve en-tête de cet article – avec le texte suivant :
« Vous voyez la magnifique table de communion de style balustre et semi-circulaire, en marbre blanc éclatant, parfaitement accordée au maître-autel, de la cathédrale Saint-Vincent de Viviers ?
Eh bien ! regardez-la bien sur cette photo… car vous ne pourrez plus la voir in situ : elle avait résisté aux élucubrations liturgiques post-conciliaires jusqu’à ces jours-ci, mais il a – hélas ! – fallu qu’en mars 2017 les barbares iconoclastes (même pas respectueux des règles officielles du N.O.M.) s’acharnassent sur elle : elle a été sciée et démontée ! Elle a été enlevée !
Et maintenant, « ils » doivent se réjouir d’avoir un « espace ouvert » pour des « célébrations plus conviviales », et toutes les autres sornettes protestantisantes dont « ils » se gargarisent !!!
Lorsque nous nous en sommes rendus compte, hier, vendredi 10 mars, il n’y avait plus que les marques au sol, et la poussière produite par les disqueuses des marbriers que le sacristain s’employait à faire disparaître.
Et nous, nous n’avions plus que nos yeux pour pleurer !!! »

Putti - maître-autel de la cathédrale de Viviers

Putti du maître-autel de la cathédrale de Viviers

On m’objectera que cette table de communion n’était pas ancienne puisque elle ne datait que des années 20 du précédent siècle, où elle en avait remplacé une en fer forgé (je possède des cartes postales anciennes sur lesquelles en effet elle n’existe pas encore) : elle avait alors été en bonne partie offerte par les barons Pavin de Lafarge, grands bienfaiteurs du diocèse de Viviers.
A cette objection de la non-ancienneté de cette table de communion, l’article du bulletin n°39 du CICP répond : « (…) le style des balustres s’adaptait parfaitement à un sanctuaire fermé avec au milieu l’autel du XVIIIe siècle ». Et il ajoute, ce que j’ignorais jusqu’alors et que je souligne : « Ce démontage s’est fait sans l’avis des Bâtiments de France ; l’affaire est entre les mains du préfet. »

Il y a d’autres éléments de réponse, d’ordre liturgique eux (ce qui n’est donc pas du domaine de compétence propre du CICP), que je veux ajouter en complément de ma réaction du 11 mars publiée sur Facebook :

1) Ce démontage n’est même pas conforme aux dispositions de la liturgie réformée de 1969 dans laquelle, nonobstant la mode de la communion dans la main, imposée pour des motifs de pure idéologie, la manière officielle de recevoir la sainte communion demeure toujours à genoux et sur la langue : ce pourquoi il doit toujours être proposé aux fidèles de la recevoir ainsi.
Notre cher pape Benoît XVI, dans la célébration du nouvel ordo, donnait l’exemple de ce qui reste la règle liturgique officielle, en dépit des usages contraires généralisés.
La suppression de la table de communion de la cathédrale de Viviers est un témoignage supplémentaire de ce « du passé faisons table rase » (c’est – hélas ! – bien le cas de le dire) qui anime encore un clergé ignorant des normes liturgiques et de ses devoirs, un clergé attardé qui reste crispé sur des modes pseudo-liturgiques qui ont plus d’un demi-siècle et qui sont aujourd’hui récusées par les jeunes générations de prêtres et de fidèles, un clergé modernichon vieillissant figé dans son opposition systématique à tout ce qui porte le nom de tradition mais qui se cramponne à une fausse tradition tenace : celle des abus de pouvoir et du mépris cléricaliste.

2) Tout liturgiste sérieux, qui connaît les plus anciens rites, d’Orient comme d’Occident, sait que c’est un usage général, universel, dont on peut légitimement penser qu’il appartient à la Tradition Apostolique, qu’il DOIT y avoir une séparation entre le sanctuaire, espace sacré dans lequel se tiennent les ministres sacrés, et la partie de l’église où se trouvent les fidèles.
Les élucubrations modernichonnes qui, au prix d’aberrations telles que celle que nous pleurons et dénonçons aujourd’hui, n’ont rien à voir avec un retour à des usages antiques ou à la liturgie de l’Eglise des premiers âges : i
ci encore, il s’agit de pure idéologie.
L’on ne peut donc que déplorer qu’en 2017, alors que justement le peuple fidèle aspire ardemment à retrouver une dimension véritablement sacrée dans les rites qui lui sont proposés, nous devions encore subir les effets dévastateurs de la dictature de clercs ignorants et bornés qui se comportent comme de minables petits chefs.

angelot du maître-autel de la cathédrale de Viviers

Angelot (détail du maître-autel de la cathédrale Saint-Vincent de Viviers)

Ainsi que le fait judicieusement remarquer l’article sus-cité du bulletin n°39 du CICP : « On sait que les trois grands moments du vandalisme du patrimoine religieux ont été les Guerres de religion, la Révolution et… le concile de Vatican II. (…) Depuis longtemps le clergé de Viviers veut la disparition de l’autel du XVIIIe siècle et de la table de communion de la cathédrale. (…) On vient de supprimer la table de communion. (…) L’autel risque de faire les frais de la phase suivante de destruction : on voudrait, paraît-il, lui enlever toute sa superstructure pour en faire une table à utiliser pour le culte actuel. Cela n’a aucun sens. Qui plus est, le dispositif actuel permet de montrer l’évolution de la liturgie au visiteur.
Et puis il n’y aura plus de raison de s’arrêter : pourquoi ne pas supprimer les stalles qui ne servent plus à rien, comme cela s’est fait ailleurs ? Et les tapisseries qui rappellent une époque révolue, avant que l’Eglise ne s’entiche d’une soi-disant simplicité ? Voudrait-on un bâtiment nu, vide de tout élément artistique ? »

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, chers amis de l’art et du patrimoine religieux toujours exposé au vandalisme – un vandalisme d’autant plus scandaleux lorsqu’il émane de ceux qui devraient au contraire s’employer à préserver et à chérir les monuments sacrés hérités du passé – , priez avec moi pour que le dépeçage du maître-autel de la cathédrale Saint-Vincent de Viviers n’ait pas lieu et pour que, s’il est encore possible, le préfet de l’Ardèche, ordonne le rétablissement de la table de communion.
Vous penserez peut-être que je suis insensé d’espérer cela, mais je crois que Dieu peut accomplir des miracles, même quand il lui faut parfois les faire à l’encontre de l’action dévastatrice de Ses ministres…

                                                                                            Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

Miséricorde de l'une des stalles de la cathédrale de Viviers

Miséricorde de l’une des stalles de la cathédrale Saint-Vincent de Viviers.

2017-54. Du caractère satanique de la révolution française.

Mercredi 10 mai 2017 ;
Anniveraire de l’exécution de Madame Elisabeth de France (10 mai 1794).

Fleur de lys

Voici quelques citations de Joseph de Maistre, extraites de ses « Considérations sur la France ».
Tous ceux qui connaissent la réalité de ce que fut la révolution française, bien loin des mythes parés de nobles idéaux et des héroïsmes généreux enseignés par l’histoire officielle, ne pourront que relever la justesse des vues qui y sont exprimées ; et, en conséquence logique, ne pourront que souscrire à cette évidence : ce qui est pourri, vicieux, pervers, satanique en ses gênes, ne peut qu’être pourri, vicieux, pervers et satanique dans ses développements. Ainsi de l’actuelle république qui se réclame ouvertement de la révolution.

Dès lors, comment s’imaginer qu’avec de « bonnes intentions » supposées corriger la perversité du système, en se pliant aux faux principes établis par cette république et en utilisant les moyens qu’elle a mis en place, on puisse en redresser quelque chose, petit à petit, de « moindre mal » en « moindre mal » (en allant, à chaque élection, voter conscienscieusement pour le moindre des maux) ?
Illusion funeste qui a jeté nombre de catholiques et de monarchistes dans les bras de la révolution et qui les tient aujourd’hui encore dans un véritable esclavage, non seulement esclavage dans leur rapport avec les structures de ces fausses institutions, mais encore esclavage d’une pensée qui reconnaît au moins implicitement la « légitimité » de cette république et s’imagine qu’on peut la transformer en utilisant ses propres armes…

Lully.

Joseph de Maistre

Du caractère satanique de la révolution française :

« (…) Ce qui distingue la révolution française, et ce qui en fait un événement unique dans l’histoire, c’est qu’elle est mauvaise radicalement ; aucun élément de bien n’y soulage l’oeil de l’observateur ; c’est le plus haut degré de corruption connu ; c’est la pure impureté.
Dans quelle page de l’histoire trouve-t-on une aussi grande quantité de vices agissant à la fois sur le même théâtre ? Quel assemblage épouvantable de bassesse et de cruauté ! Quelle profonde immoralité ! Quel oubli de toute pudeur !

« (…) Comment croire à la durée d’une liberté qui commence par la gangrène ? Ou, pour parler plus exactement, comment croire que cette liberté puisse naître (car elle n’existe point encore), et que du sein de la corruption la plus dégoûtante, puisse sortir cette forme de gouvernement qui se passe de vertus moins que toutes les autres ? Lorsqu’on entend ces prétendus républicains parler de liberté et de vertu, on croit voir une courtisane fanée, jouant les airs d’une vierge avec une pudeur de carmin. 

« (…) La révolution française a parcouru, sans doute, une période dont tous les moments ne se ressemblent pas ; cependant son caractère général n’a jamais varié, et dans son berceau même, elle prouva tout ce qu’elle devait être. C’était un certain délire inexplicable, une impétuosité aveugle, un mépris scandaleux de tout ce qu’il y a de respectable parmi les hommes : une atrocité d’un nouveau genre, qui plaisantait de ses forfaits ; surtout une prostitution impudente du raisonnement, et de tous les mots faits pour exprimer des idées de justice et de vertu. »

« Il y a dans la révolution française un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu’on a vu, et peut-être de tout ce qu’on verra. » 

Joseph comte de Maistre
in « Considérations sur la France » – 1796.
Extraits des chapitres IV et V

Fleur de lys

2017-51. Du moindre mal.

« Politiquement, la faiblesse de l’argument du moindre mal a toujours été que ceux qui choisissent le moindre mal oublient très vite qu’ils ont choisi le mal. »

Hannah Arendt

élections républicaines

Nota bene au sujet de l’illustration ci-dessus :
on peut rajouter tous les couloirs que l’on veut, aux « extrêmes » aussi bien qu’au « centre », cela ne change absolument rien à l’unique issue de ce système.

Du moindre mal :

Motif et occasion :
Parce qu’en période d’élections républicaines l’on entend – jusqu’à une nauséeuse satiété – des catholiques, voire des prêtres et des évêques, rabâcher à la manière d’un dogme (en ce qui concerne les prêtres et les évêques c’est même bien plus qu’à la manière d’un dogme puisque la plupart d’entre eux ne parlent plus des dogmes de la Sainte Eglise au point qu’on peut légitimement se demander s’ils savent qu’ils existent) qu’en politique « il faut choisir le moindre mal », ou que « de deux maux il faut choisir le moindre ».
Notez au passage que dans ce « il faut » ils mettent un caractère d’obligation absolue.

Note préliminaire :
« De deux maux il faut choisir le moindre », est une citation qui n’est tirée ni du décalogue ni de la Sainte Bible.
A ce que je sache, l’expression viendrait du « Roman de Renart ».

Première remarque préliminaire immédiatement consécutive à cette note préliminaire :
Je ne puise pas mes références morales dans « Le Roman de Renart », même si au demeurant les facéties du goupil m’amusent beaucoup.

Deuxième remarque préliminaire consécutive à la note préliminaire :
Un « moindre mal » est un mal qui est estimé (selon des critères d’appréciation souvent subjectifs) moindre par rapport à un mal considéré, lui, comme plus grand (selon les mêmes critères d’appréciation souvent très subjectifs), mais il demeure toujours un mal.
Le fait qu’il soit jugé « moindre » ne transforme pas un mal en un bien ! 

Exemple :
Dévaliser une banque est un mal que l’on n’aura jamais moralement le droit d’accomplir ; dévaliser la banque et, à cette occasion, tuer le banquier est un mal plus grave.
Dévaliser la banque sans tuer le banquier est donc réellement un « moindre mal ».
Choisir le « moindre mal », c’est-à-dire choisir de dévaliser la banque sans tuer le banquier, plutôt que de choisir la vol avec meurtre, ne rend pas pour autant le vol sans effusion de sang licite, légitime et moral.

Conclusion générale de l’exemple :
Un mal, même moindre, demeure un mal, demeure un acte intrinsèquement désordonné, et le fait qu’on choisisse de le commettre « moindre » plutôt que « plus grand » ne le justifie en aucune manière à mes yeux.
Dès lors qu’un acte ou un choix sont considérés comme étant un « mal », et même s’il est « moindre » par rapport à de plus grands maux, il n’est jamais permis de le commettre délibérément, et il ne saurait en aucune manière y avoir d’obligation morale à l’accomplir (ce fameux « il faut » dont on accompagne le « moindre mal » !).

Application :
Mon exemple du cambriolage, avec ou sans meurtre, peut être aisément transposé au plan politique.
Voter pour un candidat dont le programme comporte « relativement moins » de points négatifs que son adversaire, revient tout de même en pratique – quelque restriction mentale que l’on apporte à ce soutien –  à apporter en même temps son soutien aux points que l’on a identifiés comme négatifs figurant dans le programme de ce candidat. Il n’y en en effet aucune possibilité de panachage du programme d’un candidat lorsqu’on introduit un bulletin de vote à son nom dans l’urne républicaine.
Il n’y a aucune différence entre le bulletin de celui qui adhère totalement au programme d’un candidat et le bulletin de celui qui ne vote pour ce candidat que parce qu’il le considère comme un « moindre mal » et qui émet des réserves sur certains points de son programme ou formule intérieurement des restrictions mentales à son endroit.
En pratique, le candidat qui a présenté un programme et qui lorsqu’il est élu le met en oeuvre, ne se soucie en aucune manière des restrictions mentales de ceux qui ont contribué à son élection : il fait du nombre de scrutins en sa faveur le principal argument de sa « légitimité » d’action pour la totalité du programme qu’il avait présenté. 

Ainsi donc…
… un candidat qui est favorable à des lois contraires à l’ordre naturel, à la loi divine et à la loi morale peut-il recevoir les suffrages des catholiques au seul prétexte que son adversaire est favorable à davantage de mesures contraires à l’ordre naturel, à la loi divine et à la loi morale ?
Il a été rappelé à plusieurs reprises par le Magistère et par de nombreux hiérarques de l’Eglise qu’un catholique ne peut en aucune manière accorder son vote à un candidat favorable à l’avortement. Monsieur le Cardinal Raymond Burke à une date encore récente a rappelé qu’un homme politique favorable à l’avortement est excommunié et que les catholiques qui, le sachant, lui apportent leur soutien électoral peuvent eux aussi encourir l’excommunication.

Je me répète et j’insite :
Ce n’est pas parce que ses adversaires (ou son adversaire) sont (ou est) favorable(s) à davantage de lois contraires à l’ordre naturel et à la loi divine, qu’il devient licite de favoriser, sous prétexte de « moindre mal », un candidat qui a des positions un peu moins contraires, mais néanmoins contraires, à l’ordre naturel et à la loi divine !
En reprenant mon exemple du cambriolage de la banque : ce n’est pas parce que voler sans tuer est un « moindre mal » en comparaison du vol avec meurtre qu’il m’est permis d’attaquer la banque simplement parce que j’ai la ferme intention de ne tuer personne.

Les circonstances ou les intentions subjectives ne peuvent jamais et en aucune manière transformer un « moindre mal » en un bien.

Note complémentaire (et nécessaire) :
Ceux qui élisent un candidat, ce sont ceux qui votent pour lui en introduisant un bulletin à son nom dans une enveloppe ensuite déposée dans une urne, et ceux-là seuls.
Ceux qui s’abstiennent de participer à un suffrage, ceux qui ne vont pas urner, n’élisent personne (contrairement au reproche qu’on leur fait souvent).
Accuser les abstentionnistes de contribuer à l’élection de quelqu’un est un non-sens total : c’est exactement comme si l’on accusait ceux qui vivent dans la chasteté absolue de participer à la diffusion du sida au prétexte qu’ils n’utilisent pas de préservatifs !

Lully.

Chat gif en marche

2017-49. De l’étrange inversion des valeurs et des critères, dans le monde d’aujourd’hui et dans la Sainte Eglise elle-même…

Samedi 29 avril 2017,
Dans le diocèse de Viviers, fête de Saint Aule, évêque et confesseur.

Jean-Marc Nattier - la justice châtiant l'injustice

Jean-Marc Nattier : la justice châtiant l’injustice

Nous vivons dans un monde dans lequel l’inversion des valeurs et des critères est arrivée à un tel point que c’est celui qui rappelle ce qu’est le bien, ce qu’est la norme juste, ce qu’est la règle dictée par la nature, ce qu’est la loi bonne édictée par l’Eglise, ce qu’est le commandement de Dieu pour vivre conformément au bien et pour aller au Ciel, ce qu’est la vérité conforme à l’ordre naturel et à l’ordre surnaturel, qui fait l’objet d’une réprobation quasi unanime : par le seul fait qu’il dit ce qui est conforme à l’ordre voulu par Dieu dans Sa création, il est taxé d’intransigeance, d’intolérance, de manquement à la charité…
Tandis que celui qui n’obéit pas aux règles, qui transgresse l’ordre et la loi divins, et qui, ce faisant, lèse la justice et la charité conformes au dessein du Créateur sur ce monde qui Lui appartient, eh bien, celui-là, fait l’objet de toutes les prévenances, de toutes les excuses et de toutes les complaisances.

Nous vivons dans une société dans laquelle, en raison d’un sentimentalisme dégoulinant et de la perte des repères fondamentaux, la plupart des raisonnements et des réactions sont faussés.
Et cela est également vrai dans la Sainte Eglise (laquelle ressemble désormais en certains lieux à un véritable champ de ruines).
Ainsi, celui qui est blâmé, ce n’est pas celui qui enseigne l’erreur – l’hérésie -, mais celui qui relève qu’une erreur a été enseignée.
Celui qui est réprimandé, ce n’est pas celui qui agit contre la loi de Dieu mais celui qui fait remarquer que la loi de Dieu a été transgressée.
Celui qui est désavoué, ce n’est pas le prêtre qui célèbre mal la Messe (au risque qu’elle soit souvent invalide), mais celui qui rappelle les règles de la liturgie et fait observer qu’elles ne sont pas respectées.
Celui qui est dénoncé, ce n’est pas le criminel, mais celui qui a dit qu’un crime avait été commis.
Celui qui est lynché verbalement par toutes sortes d’accusations, ce n’est pas le mauvais pasteur, mais celui qui s’élève contre une fausse « pastorale » dévoyeuse des consciences et des moeurs.
Celui qui est accusé de manquer de charité, ce n’est pas celui qui égare les âmes, mais celui qui vient redire qu’il n’y a pas de charité sans vérité et que la perte de la grâce de Dieu conduit en enfer.

De Gustave Thibon :
« (…) Il faut donc opérer une révolution en soi-même, se créer une conscience à l’épreuve des modes, des opinions, des pressions de la foule, pour se dégager des conformismes sociaux et s’y opposer – par fidélité au dieu intérieur, comme disaient les stoïciens. Nous en sommes au point où les usages de la cité contredisent de plus en plus les exigences de la conscience – ce que Gabriel Marcel appelait « le conformisme de l’aberrant » (…) » (in « Entretiens avec Gustave Thibon« , Philippe Barthelet – Ed. du Rocher, 2001. p.217).

Ordre du Saint-Esprit

2017-48. Où le Chat chouan vous livre quelques unes de ses réflexions et quelques citations au sujet des élections républicaines.

« Loi du nombre, suffrage universel. – Etre « élu aux voix »… Mais parmi ces voix, combien ne sont que des échos ? »

Gustave Thibon,
in « Parodie et mirages ou la décadence d’un monde chrétien »
Ed. du Rocher – 2011, p. 126

Lully chat chouan

Elections = aliénation.

Je trouve absolument incroyable qu’il y ait encore tant de gens qui s’imaginent que c’est en votant qu’ils exercent leur liberté. C’est justement tout le contraire ! En allant urner, ils aliènent totalement leur liberté.
En « donnant leur voix » – peu importe à qui, en l’occurrence – ils se plient à la règle du « jeu démocratique » (sic), c’est-à-dire qu’ils acceptent à l’avance le « verdict des urnes », et qu’en conséquence ils remettent de fait leur liberté entre les mains de celui qui sortira vainqueur du suffrage, qu’il ait été leur « candidat » ou pas.

Quel que soit le candidat d’ailleurs, on se rend compte que – sauf pour une toute petite minorité de « militants » dont le dévouement inconditionnel confine à l’hystérie – les électeurs qui votent pour lui ne lui accordent jamais une pleine confiance. Si vous n’en êtes pas convaincus, allez écouter les conversations du tout-venant : vous verrez bien qu’à l’évidence les électeurs sont généralement assez désabusés et votent rarement parce qu’ils sont convaincus qu’un candidat est le « meilleur », mais seulement parce qu’ils pensent qu’il est le « moins mauvais ». La nuance est d’importance.
Le « moins mauvais » : c’est celui dont ils s’imaginent, ou dont ils font semblant de croire, ou encore dont ils espèrent (sans trop d’illusions souvent), qu’il les trompera un peu moins que les autres, qu’il abusera un peu moins que les autres du crédit qu’ils lui accordent au travers de leur suffrage, qu’il lèsera leurs intérêts un peu moins que les autres… peut-être (car on n’en est jamais complètement sûr).
C’est dire que par ce système électoral tel qu’il est aujourd’hui pratiqué, l’immense majorité des citoyens a conscience de se remettre pieds et poings liés aux décisions d’élus sur lesquels ils ne pourront plus exercer aucun contrôle, qui ne leur rendront aucun compte, et contre lesquels le seul et unique recours sera de ne plus voter pour eux à l’élection suivante, après les avoir subis pendant un certain nombre d’années (ce qui leur permet de jouir jusqu’à leur mort de retraites et de prébendes en comparaison desquelles les privilèges de l’Ancien Régime sont peu de choses)… Et avec en arrière-plan la quasi certitude que celui pour lequel ils voteront alors ne vaudra sans doute pas mieux !

Néanmoins ils continuent de prétendre que voter leur permet d’exercer leur liberté ! Ils continuent de donner à cela le nom quasi magique de démocratie !

Je me demande s’il s’agit d’un aveuglement volontaire ou bien d’un manque de réflexion qui, à un tel niveau, doit être appelé ilotisme absolu, aliénation mentale, esclavage consenti, bêtise, stupidité, crétinerie et abrutissement.

Objection :
« Mais ceux qui s’abstiennent de voter subissent la même chose que ceux qui sont allés voter : l’abstention ne leur épargne pas de subir  les mêmes inconvénients. Ils ne sont pas en dehors de la société ! »
Réponse :
« Certes ! Etant dans la société, ils subissent comme leurs concitoyens les résultats des élections, mais du moins n’ont-ils pas contribué en « idiots utiles » à l’esclavage que leur impose la république et n’ont-ils pas prostitué leur honneur et leur conscience, ce qui fait qu’ils demeurent malgré tout intérieurement libres et forts ! »

Voter - conjugaison

De Jacques Brel :

« Mettez onze imbéciles d’un côté, dix philosophes de l’autre ; les imbéciles l’emporteront. C’est ça, la démocratie ! »

soir d'élections

Chèque en blanc.

Vous arrive-t-il souvent de signer des chèques en blanc ?
Moi je connais beaucoup de personnes qui ne le font jamais, même pour des très proches, même pour ceux avec lesquels elles partagent leur existence et dans lesquels elles disent cependant avoir confiance : ce n’est pas une confiance illimitée ; et il est tout simplement « raisonnable » et « prudent » qu’il en soit ainsi.

Alors, ce que vous ne faites pas pour ce qui concerne votre compte en banque, pourquoi le faites-vous pour la gestion de l’Etat, pour l’administration de votre pays, pour votre avenir et celui de vos enfants ?
D’autant plus que, ce chèque en blanc, vous le remettez à des personnes dans lesquelles vous n’avez pas totalement confiance, dont vous ne savez finalement pas grand-chose, envers lesquelles vous savez que vous devez garder une méfiance certaine (méfiance que les faits justifient par trop souvent)…
Alors, un « chèque électoral en blanc », est-ce bien raisonnable ? Est-ce bien prudent ?

Le système électoral actuel est l’exacte antithèse de la démocratie : il ne consiste en rien d’autre qu’en la remise sans aucun contrôle d’un chèque en blanc à des inconnus qui prétendent être vos amis… le temps d’une campagne électorale.
Et pas seulement à eux.
Car derrière eux, en réalité, il y a des inconnus – partis, lobbies, groupes d’intérêts, sociétés secrètes, trusts, groupes de pressions, systèmes politico-financiers complexes, officines occultes… etc. – , il y a toute la partie immergée d’un iceberg dont vous ne savez rien ou presque rien ; et c’est là que se trouvent les véritables décideurs, les véritables acteurs de la vie politique aujourd’hui. Les candidats et les élus ne sont que leurs pantins articulés dont ils tirent les ficelles dans l’ombre.

Le chèque en blanc que vous signez inconditionnellement lorsque vous glissez votre bulletin dans l’urne ne va pas simplement au candidat, au mouvement ou au parti auxquels vous donnez votre voix : il tombe en réalité dans la poche de ces décideurs occultes qui se chargeront, eux, d’y écrire un chiffre et beaucoup de zéros derrière…

A de très rares exceptions près (et uniquement à l’échelon local), quelle que soit la marionnette « élue démocratiquement », l’actuel système prétendûment représentatif vous livre pieds et poings liés à la maçonnerie dont la république est l’émanation, vous livre pieds et poings liés aux grands groupes financiers internationaux, vous livre pieds et poings liés aux décideurs de l’ombre qui méprisent au plus haut point et ce que vous pensez et ce que vous êtes.

Votez Ali Baba

Du « contrat social »…

La prétendue démocratie, telle qu’elle est conçue aujourd’hui, repose sur une fiction : celle du « contrat social » théorisé par Rousseau (que sa mémoire soit en malédiction !).
Mais le « contrat social » - auquel même certains mitrés croient bon devoir se référer quand ils veulent parler de politique – n’a historiquement jamais existé. Jamais !

L’idée de « contrat social » est une fiction philosophique qui se fonde sur une fausse notion de la nature humaine : la notion rousseauiste de la bonté naturelle de l’homme.
Mais la nature humaine n’est pas une nature bonne que corromprait la société, c’est une nature créée bonne, certes, mais qui est déchue – pas en totalité cependant – et qui, laissée à elle-même, incline vers le mal ; une nature déchue qui toutefois porte aussi en elle la capacité d’être relevée, d’être réparée, d’être – par la grâce de Dieu, par les grâces de la rédemption accomplie par le Christ Sauveur – élevée à l’ordre surnaturel (pour lequel elle a été créée).

Il n’existe pas de « contrat social » : l’homme est par nature un « animal social » (« Zoon politikon » selon la définition aristotélicienne) ; l’homme est par nature un être vivant fait pour vivre en société, un être vivant qui ne peut vraiment devenir un homme que s’il grandit dans la société de ses semblables (sans société, l’homme n’est qu’un enfant-loup).
L’individu en tant qu’individu n’existe que parce qu’il vit en société (famille, village, paroisse, corps de métier, corporations, associations diverses…), c’est la société qui lui permet de devenir pleinement un individu unique. Tandis que le menteur Rousseau a échafaudé son système (système idéologique directement inspirateur de la révolution et de la république française) en faisant abstraction des faits réels et en imaginant que l’individu préexiste de manière parfaite avant la société.

élections truc cochon

2017-45. De quelques très incorrects addenda aux Litanies des Saints.

Mardi 25 avril 2017,
Fête de Saint Marc, évangéliste et martyr ;
Litanies mineures (en France) ;
43ème anniversaire de Monseigneur le Duc d’Anjou.

Prince Louis de Bourbon

« Ad multos annos ! »
Longue vie à notre Roi !
Que Dieu bénisse, protège et garde notre Roi !

Fleur de Lys

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En ce 25 avril, en sus des célébrations liturgiques propres à ce jour, nous célébrons dans une grande ferveur le 43ème anniversaire de la naissance de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, aîné des Capétiens, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX.

Frère Maximilien-Marie, auquel incombait en cette occurrence la charge de rédiger la lettre mensuelle aux membres et sympathisants de la Confrérie Royale (lettre que l’on peut retrouver > ici), après que nous avons lu ensemble quelque texte émanant de la nébuleuse ecclésiastique française m’a montré en plusieurs endroits du journal du Comte de Chambord les commentaires qu’il y a fait, dans les années 1856-1857, au sujet de la flagornerie empressée des évêques et des curés à l’égard de Napoléon III : il s’indigne de leur servile platitude et n’hésite pas à qualifier certains discours épiscopaux de « dégoûtants »
C’est exactement le même qualificatif qui me venait à l’esprit en lisant certain communiqué publié ce 23 avril dans la perspective du second tour de l’élection pestilentielle : cette phraséologie dégoulinante de « bons sentiments » qui dénature le Saint Evangile et invite les fidèles (s’il y en a encore qui lisent ces textes !) à se comporter en béni-oui-oui émasculés reprenant en choeur tous les poncifs serinés par les loges… 

Notre Frère et moi en avons eu la nausée ! Plusieurs de nos amis auxquels nous avons exprimé notre dégoût et notre indignation, nous ont dit partager nos sentiments et n’avoir pu aller au bout d’un tel texte. L’une d’entre eux nous a même écrit que se livrer à une telle lecture jusqu’au bout n’était plus de l’ordre du sacrifice mais confinait au masochisme.
Cela m’a rappelé une bande dessinée de Frère Maximilien-Marie, déjà publiée ici au sujet des inflitrations maçonniques dans l’Eglise (voir > ici), et en conséquence cela m’a inspiré pour rédiger quelques addenda aux Litanies des Saints que l’on récite justement en ce jour, afin de supplier Dieu d’éloigner de nous les fléaux et les calamités.

Je vous livre ces invocations, telles qu’elles ont spontanément jaillies sous mes pattes plus que jamais aristocratiques, plus que jamais royalistes, plus que jamais légitimistes…

Patte de chatLully.

Fleur de Lys

Addenda aux Litanies des Saints
(que l’on peut insérer entre les invocations :
« De la peste, de la famine et de la guerre, délivrez-nous Seigneur ! »
et « De la mort éternelle, délivrez-nous Seigneur ! »)

De la peste libérale, délivrez-nous Seigneur !
Des poisons révolutionnaires, délivrez-nous Seigneur !
De la « déclaration des droits de l’homme et du citoyen », délivrez-nous Seigneur !
Des « immortels principes de 89 », délivrez-nous Seigneur !
De la souveraineté du peuple, délivrez-nous Seigneur !
Des « valeurs de la république », délivrez-nous Seigneur !
De tous les partis politiques, délivrez-nous Seigneur !
Des « fronts républicains », délivrez-nous Seigneur !
De la fièvre électorale, délivrez-nous Seigneur !
De la contagion du prurit prétendûment démocratique, délivrez-nous Seigneur !
De toutes les formes de rousseauisme, délivrez-nous Seigneur !
De l’hérésie du « contrat social », délivrez-nous Seigneur !
Des infiltrations de l’esprit de la révolution dans l’Eglise, délivrez-nous Seigneur ! 
Des applatissements épiscopaux devant la république, délivrez-nous Seigneur !
Des encensements cléricaux adressés à la démocratie, délivrez-nous Seigneur !
Des caricatures de la charité surnaturelle que l’on nomme indûment solidarité et accueil, délivrez-nous Seigneur !
Des rengaines bêtifiantes sur le « vivre ensemble », délivrez-nous Seigneur !
Des slogans sentimentalo-baveux au sujet des « migrants », délivrez-nous Seigneur !
Des aveuglements ecclésiastiques sur la réalité de la situation en France, délivrez-nous Seigneur !
De l’immonde république, délivrez-nous Seigneur !
De la dictature du Grand Orient, délivrez-nous Seigneur !
De toutes les sectes maçonniques, délivrez-nous Seigneur !
De l’empire de Satan, délivrez-nous Seigneur !

Concurrence BD détail)

Extrait de la BD « Concurrence » publiée > ici

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