Archive pour la catégorie 'Commentaires d’actualité & humeurs'

2021-24. Vœux de Sa Majesté le Roi Louis XX aux Français à l’occasion de la fête de Pâques 2021.

Samedi Saint 3 avril 2021.

A la veille du Saint Jour de Pâques, ce Samedi Saint 3 avril 2021, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux, un peu après 22 h 30, ce message de Pâques à l’adresse des Français :

Illustration vœux royaux Pâques 2021

Chers Français,

Après 2019 où la France était meurtrie par l’incendie de Notre-Dame de Paris survenu durant la Semaine Sainte ; après 2020, où les fêtes de Pâques furent presque celles du retour à une Eglise des catacombes, voici qu’une nouvelle fois nous vivons une Semaine Sainte et une Fête de Pâques dans des conditions anormales.
Quand donc retrouverons nous la possibilité d’exprimer librement, en famille, dans la joie de la Résurrection, la Foi bi-milllénaire de la fille aînée de l’Eglise ?
Que l’on soit croyant ou non, les fêtes religieuses font partie de notre héritage et de la mémoire de la France. Ne pas pouvoir les vivre dans leur plénitude est une atteinte à ce qui unit tous les Français dans une histoire où tous puisent de communes racines.
Mes pensées et celles de la Princesse Marie-Marguerite se tournent vers toutes les familles et particulièrement les personnes seules et les malades afin que, malgré les conditions difficiles, elles puissent retrouver dans cette Fête de Pâques, l’Espérance dont elles ont toutes un si grand besoin.

Que Notre-Dame, que Saint-Louis et tous les saints et saintes de France protègent les familles.

Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

grandes armes de France

2021-23. Nous avons lu et nous avons aimé : « La Semaine Sainte réformée sous Pie XII – bref examen critique ».

En mars 2011, l’excellent site « Liturgia » de la Schola Sainte Cécile, commençait la publication d’une série d’excellents articles consacrés à l’étude de la réforme liturgique de la Semaine Sainte accomplie dans les dernières années du pontificat de Pie XII.
L’article d’introduction à cette étude (pas encore totalement publiée) commençait ainsi :
« Tous ceux qui s’intéressent aux antécédents de la réforme liturgique de 1969 ne manquent pas de s’intéresser aux deux grandes réformes qu’à connu le XXème siècle, à savoir la réforme du bréviaire conduite sous saint Pie X en 1911 et celle de la Semaine Sainte menée sous le Pape Pie XII en 1955, quelques années avant le Concile Vatican II.
A l’approche de la Semaine Sainte, il parait intéressant d’examiner le détail de ce qui a été modifié lors de la réforme de 1955. Si dans le monde traditionnel, beaucoup savent confusément qu’une réforme de la Semaine Sainte a eu lieu en 1955, peu connaissent ce qui a exactement été réformé et comment. Promulguée par le décret Maxima redemptionis nostrae mysteria de la Sacrée Congrégation des Rites le 16 novembre 1955, la Semaine Sainte réformée témoigne de l’activité de réforme liturgique qui précéda immédiatement le concile et engendra le rit de 1969. »

Nous ne pouvons qu’encourager avec force les amoureux de la liturgie authentiquement catholique et de la vérité historique à lire et à approfondir ces articles : pour ce faire il suffit de se rendre > ici (introduction dont nous avons cité ci-dessus les premières lignes), puis de suivre les liens donnés en fin de texte pour se rendre vers les articles subséquents.

Pour ceux qui souhaiteraient au préalable avoir un aperçu plus concis des tenants et aboutissants de cette réforme liturgique qui prépara celle qui suivi le concile vaticandeux et la ruine de la Sainte Messe catholique dans les paroisses, il existe un tout petit livre (à peine 75 pages) publié par Monsieur l’Abbé Olivier Rioult (prêtre ordonné dans la Fraternité Saint Pie X mais qui n’en fait plus partie aujourd’hui) aux éditions Saint Agobard qu’il a fondées et dirige. Si toutes les publications de ce prêtre ne sont pas également recommandables, cet opuscule, lui, est particulièrement intéressant et digne d’attention. Ce pourquoi nous nous permettons d’en faire la promotion ici.

En effet, la réforme des rites de la Semaine Sainte sous le pontificat de Pie XII avait déjà pour artisan le Révérend Père Annibale Bugnini de sulfureuse mémoire, si bien que, dans le missel de 1962, utilisé dans la plupart des chapelles et églises où est pratiquée la liturgie antéconciliaire, la célébration de la Semaine Sainte selon ces nouveaux rites promulgués en 1956 (et que beaucoup imaginent être traditionnels) fait véritablement figure d’un cheval de Troie dans la liturgie authentiquement traditionnelle.

En 2018, de manière discrète et parcimonieuse, le Saint Siège a autorisé « expérimentalement » la reprise des rites millénaires antérieurs à cette réforme de la Semaine Sainte, qui a été fallacieusement qualifiée de « restauration ».
Peut-être vous souvenez-vous que justement nos avons publié dans les pages de ce blogue plusieurs « reportages » sur cette célébration de la Semaine Sainte selon les rites authentiquement traditionnels (à partir > d’ici) : il vous est toujours loisible de vous y reporter.

la-semaine-sainte-reformee-sous-pie-xii-abbe-olivier-rioult

Quatrième de couverture :

En 1951, Pie XII autorisait, à titre d’essai, la célébration de la Vigile pascale au cours de la nuit. Puis en 1955, il rendait obligatoire une réforme de toute la Semaine sainte.
Le problème est que la principale cheville ouvrière de la commission qui a œuvré à cette réforme ne fut autre que son secrétaire : Mgr Annibale Bugnini. Ce “fossoyeur de la Messe” qui en 1969, avant de tomber en disgrâce en 1975, pouvait se « rendre dans le bureau » de Paul VI « et lui faire signer tout ce qu’il veut ».
Comment le Père Carlo Braga, bras droit de Bugnini et directeur d’une célèbre revue liturgique, pouvait-il écrire au sujet de la réforme qu’elle était « un bélier qui a pénétré dans la forteresse de notre liturgie » ?
Pourquoi Mgr Gromier, éminent liturgiste et cérémoniaire papal sous Pie XII s’était-il permis, publiquement, d’en faire une critique sans concession ?
Pourquoi même les meilleurs, et parmi eux l’Abbé Berto futur théologien de Mgr Lefebvre au concile Vatican II, n’ont-ils pas vu que la question de l’horaire de la Vigile n’était qu’un prétexte pour bouleverser les rites séculaires de la Semaine Sainte ?
Quels ont été ces changements substantiels opérés depuis le dimanche des Rameaux jusqu’à la Vigile pascale ?
Le bref examen, aussi court et précis que possible, se propose de faire la synthèse critique de cette réforme qui déstabilisa la liturgie romaine dans ses jours les plus saints de l’année.

Pour commander cet ouvrage > ici

2021-15. En raison de nombreuses questions qui nous ont été posées, voici encore quelques précisions concernant le jeûne et l’abstinence.

Mardi dans la Quinquagésime,
Fête réparatrice de la Sainte Face de NSJC (cf. > ici et > ici).

A. Dürer - la Ste Face portée par deux anges - Louvre

Albrecht Dürer : la Sainte Face présentée par deux anges (1517)

frise

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

La publication de ce 15 février (cf. > ici) m’a valu de nombreux messages personnels contenant des questions qui me poussent à redire (encore une fois !) un certain nombre de choses que j’ai déjà écrites et publiées, tant je remarque que beaucoup de fidèles – sans doute par défaut de formation – opèrent des confusions, ou s’adonnent à des interprétations personnelles surprenantes.
Reprenons donc (l’éducation n’est-elle pas l’art de la répétition ?), en essayant d’être le plus clair possible.

1) Qu’est-ce que le jeûne que nous demande l’Eglise ?
Lorsque l’Eglise impose à ses fidèles un jour de jeûne, elle ne leur demande pas une privation totale de nourriture pendant 24 h : elle leur prescrit de ne faire qu’un seul repas, modéré, pendant ce jour là.
Originellement, ce repas n’était pris qu’en fin de journée. Mais, eu égard à la faiblesse humaine, et en particulier pour ceux qui ont une activité physique éprouvante, il a été autorisé de prendre cet unique repas en milieu de journée.
Cela signifie donc que les jours de jeûne il n’y a ni petit-déjeuner ni dîner.
Toutefois, par miséricorde, si l’on ne peut pas tenir jusqu’à l’heure de la rupture du jeûne (c’est l’étymologie du mot déjeuner), une boisson est autorisée le matin, et, si l’on en a vraiment besoin, une collation est permise le soir.
Une collation n’est pas un repas : elle se compose, par exemple, d’un bol de soupe, ou bien d’un fruit, ou encore de deux tranches de pains. Elle n’est pas constituée d’un bol de soupe AVEC deux tranches de pain ET un fruit : c’est l’un ou l’autre, pas les trois, sinon cela constitue un repas frugal !
J’ai connu le cas (je ne l’invente pas, je vous certifie devant Dieu l’authenticité de cette anecdote) d’une religieuse qui disait : « Les vendredis de carême je jeûne au pain et à l’eau »… Effectivement, ces jours-là, elle ne mangeait que du pain. Mais – car il y a un mais – en réalité le matin elle prenait deux tranches de pain avec son café, puis vers 10 h, où elle avait l’habitude de grignoter, elle reprenait une ou deux tranches de pain, au moment du déjeuner elle engloutissait quasi la quantité équivalente à un repas normal en tranches de pain, elle reprenait une tranche ou deux de pain en milieu d’après-midi à l’heure où elle s’accordait d’habitude un petit goûter, et le soir elle engloutissait encore plusieurs tranches de pain à l’heure du dîner. Elle avait conclu ces explications par ces mots que je cite textuellement : « Finalement, le jeûne au pain et à l’eau, ce n’est pas si difficile et je le supporte très bien ! »
Eh bien, je suis désolé ma chère Sœur, mais prendre de la nourriture, même si ce n’est que du pain, à cinq reprises dans la journée, cela ne fait pas un jour de jeûne.

2) Qui est tenu au jeûne ?
La loi de l’Eglise (contenue dans le code de Droit canonique) stipule que l’obligation du jeûne s’adresse à tous les fidèles à partir de leur majorité jusqu’à l’âge de 60 ans.
Le code précise même « jusqu’à la soixantième année commencée » : cela signifie par exemple que moi qui vais fêter mes 59 ans dans quelques mois, à partir du lendemain de ce 59ème anniversaire je ne serai plus obligé au jeûne (je précise néanmoins que, à moins de problèmes de santé graves, je n’ai aucune intention de cesser de jeûner en entrant dans ma soixantième année : Saint Antoine le Grand et Saint Paul ermite, qui ont l’un et l’autre largement dépassé l’âge de 100 ans, ont jeûné jusqu’à leur mort).
Les personnes malades ne sont pas tenues au jeûne.

3) Une personne normalement tenue au jeûne peut-elle en être dispensée ?
Oui, cela peut arriver, pour de justes raisons. L’une d’entre elles est la maladie, comme dit ci-dessus.
Il peut y avoir d’autres motifs, mais on entre alors dans des cas particuliers, et ce sont les supérieurs ecclésiastiques ou le confesseur qui peuvent, avec la grâce du discernement liée à leur fonction, accorder une dispense ou une mitigation, et non l’intéressé lui-même.
Habituellement, une personne qui reçoit la dispense du jeûne voit celui-ci commué en œuvres de charité, de piété ou de pénitence adaptées à son cas.

4) Que peut-on manger au cours du repas autorisé les jours de jeûne ?
Le jeûne est une privation de la quantité de nourriture, il ne porte pas sur les mets eux-mêmes. C’est l’abstinence qui règle la question des aliments interdits.
Ainsi, jeûner ne signifie pas que l’on ne mange que du pain sec : d’ailleurs les pains modernes achetés dans le commerce, même lorsqu’ils sont dits « complets », conviennent assez mal aux jours de jeûne.
L’unique repas autorisé lors d’un jour de jeûne peut donc comprendre, en quantité modérée, plusieurs types d’aliments. En théorie d’ailleurs, s’il existait un jour de jeûne qui ne fût pas en même temps jour d’abstinence, il serait permis de consommer de la viande lors de l’unique repas autorisé ! 

5) Qu’est-ce que l’abstinence ?
Originellement, l’abstinence est la privation de tous les aliments d’origine animale : viandes, charcuteries, poissons, laitages et fromages, œufs et tous leurs dérivés.
En Occident, au cours des siècles, cette discipline s’est considérablement atténuée pour ne plus être seulement considérée que comme l’interdiction de la viande et de la charcuterie !!!
Précisons encore que l’abstinence n’est pas l’obligation de manger du poisson le vendredi : elle porte sur l’interdiction des mets carnés ! Comme le disait l’un de mes aumôniers lorsque j’étais enfant : « A quoi cela rime-t-il de se priver de steack hâché si c’est pour le remplacer par un délicieux plat de poisson accompagné de mayonnaise ? »
A mon avis, il est nécessaire et urgent que les fidèles de l’Eglise latine redécouvrent le sens de l’abstinence et reviennent à la pratique des origines, qui a été conservée dans un certain nombre d’ordres religieux et dans les Eglises d’Orient.
Qu’on se souvienne de la plainte indignée et baignée de larmes de Notre-Dame de la Salette : « En carême, ils vont à la boucherie comme des chiens ! »

6) Qui est tenu à l’abstinence ?
« Sont tenus par la loi de l’abstinence, dit le code de Droit canonique actuellement en vigueur, les fidèles qui ont 14 ans révolus » (canon 1252). Le même canon ajoute aussi que les parents et éducateurs chrétiens ont le devoir d’éveiller au sens de l’abstinence et de la pénitence les enfants qui n’y sont pas encore obligés.

7) Est-ce vrai que « le dimanche, ce n’est pas carême » ?
Combien de fois n’ai-je pas entendu cette phrase assénée de manière péremptoire (et quasi jubilatoire) !
Selon la Tradition antique (je ne parle pas ici des édulcorations modernes qui lui ont ôté toute vigueur), les dimanches de carême – leur nom même le dit – appartiennent bien au carême : à ce titre l’abstinence y est de règle. C’est le jeûne seul qui est suspendu le dimanche.
En revanche, les jours de très grande fête dont la célébration se produit en carême, telles que la Saint-Joseph et l’Annonciation (ou autres fêtes de première classe du calendrier propre), non seulement le jeûne est suspendu mais, toujours selon la Tradition antique, l’abstinence y est aussi partiellement levée, c’est-à-dire que souvent le poisson va y être permis.

Note :
Il n’est pas rare de rencontrer des personnes qui disent : « Moi, mon carême, je le fais à ma manière : je ne me prive pas de viande, mais je me prive de bonbons » (ou d’autre chose que l’on aime particulièrement : chocolat, cigarettes, alcool, musique, télévision… etc.).
Nous ne nions pas que cela puisse représenter un vrai sacrifice pour ces personnes, mais ce qu’elles font n’est pas conforme à la demande de l’Eglise.
La valeur des sacrifices accomplis réside d’abord dans l’obéissance par amour à ce que l’Eglise nous demande au nom du Seigneur Jésus. Celui qui « fait un tri » dans les préceptes de l’Eglise et choisit de son propre chef ses pénitences, n’obéit pas à l’Eglise mais à lui-même, et en réalité il place ses propres choix au-dessus des demandes de l’Eglise. Il n’accomplit pas la volonté de Dieu exprimée par les préceptes de l’Eglise, mais il accomplit sa propre volonté !
On ne remplace pas le jeûne et l’abstinence demandés à tous les fidèles par ses propres options de privation, mais on doit d’abord se soumettre à la loi commune ; ensuite, en plus, on peut y ajouter le sacrifice des bonbons, du chocolat, de la cigarette et de la télévision : sacrifices qui prendront toute leur valeur en étant un « plus » ajouté aux observances communes, mais qui n’en auront aucune si on les substitue de son propre chef aux préceptes communs du jeûne et de l’abstinence imposés à tous les fidèles.

nika

Evidemment, nous avons bien conscience que toutes ces précisions peuvent sembler à certains des arguties de casuistes rigoristes : et il n’en manque effectivement pas, surtout dans les rangs de ceux qui sont influencés par le modernisme et qui envoient promener règles et préceptes au prétexte que ce qui compte c’est la « liberté des enfants de Dieu dans l’amour ».
Ces règles et usages pleins de sagesse hérités de vingt siècles de Tradition et d’expériences de la Sainte Eglise ne sont pas des fins en elles-mêmes, mais elles sont les parapets qui bordent une route de montagne surplombant des abîmes pour nous empêcher de tomber dans les précipices de nos fantaisies et de nos jugements personnels. Celui qui s’y soumet dans l’esprit de renoncement à lui-même qu’exige de suivre le Christ Notre-Seigneur portant Sa Croix, accomplit de véritables actes d’amour, pratiques et concrets, qui n’ont rien à voir avec les illusoires mouvements de la sentimentalité.
En effet, pour savoir si l’on aime vraiment quelqu’un, il faut se demander ce que l’on est prêt à sacrifier pour lui. Les sacrifices imposés par la discipline quadragésimale reçue de la sainte Tradition sont des preuves tangibles de notre amour pour le divin Sauveur et de notre fidélité à Son service.

Les Sept Douleurs de Marie (A. Dürer)

Albrecht Dürer : la Mère des Douleurs

2021-13. « Militia est vita hominis super terram ».

Samedi dans la Sexagésime 13 février 2021,
Fête de Saint Avit de Vienne (cf. > ici).

légion romaine en marche

frise

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion

« Militia est vita hominis super terram ; et sicut dies mercenarii, dies ejus : c’est une milice que la vie de l’homme sur la terre, et ses jours sont comme les jours du mercenaire ». Ces paroles sorties de la bouche du saint homme Job (Job VII, 1) prennent une actualité nouvelle à la veille du grand et saint carême, qui est par excellence le temps du combat spirituel.

Il arrive que l’on trouve des traductions qui rendent ce passage par « la vie de l’homme sur la terre est un combat ».
Sans être complètement inexacte, cette façon de traduire est néanmoins insuffisante.

En effet, en français, le mot combat désigne le plus souvent l’action de se battre (à deux ou à plusieurs), avec ou sans arme, mais d’une manière relativement circonscrite dans le temps : un combat de rue, un combat de boxe, le combat de Thésée contre le Minotaure ou celui de Tancrède et Clorinde. Une guerre est une succession de combats, et la fin de la guerre sera dite « arrêt des combats », au pluriel.
Les synonymes de combat sont : bataille, mêlée, rixe, bagarre, engagement, rencontre, échauffourée, accrochage, escarmouche, joute, pugilat… etc., en fonction du contexte et des nuances que l’on veut apporter au récit.

En revanche le terme « militia » par lequel Saint Jérôme, dans la Vulgate, a traduit de manière exacte le mot que l’on trouve à cet endroit dans les textes hébreu et grec, porte une signification bien plus large sur laquelle insistaient les exégètes et commentateurs auxquels je dois ma formation biblique : la « militia » est une réalité plus étendue qu’un simple « combat », et aussi plus vaste que ce que signifie habituellement le mot français milice qui en découle : une milice est un groupe armé (constitué souvent en dehors d’une armée régulière, voire en dehors de la légalité).
Tout au contraire, le mot latin « militia » désigne, au sens premier et originel, le métier de soldat, le fait d’être militaire de carrière, voire encore le service militaire.

Cette précision étant apportée, l’affirmation du Saint-Esprit par la bouche du saint homme Job apparaît avec une épaisseur tout autre que ce qu’une oreille superficielle comprend en entendant cette citation, dont la deuxième partie renforce pourtant le réalisme.
En vérité, la vie de l’homme sur la terre est une carrière militaire qui commence dès sa naissance et dure jusqu’à son dernier soupir. Chacun des jours de l’homme ici-bas, tous ses jours – et sans répit aucun – sont ceux de la discipline, de l’entraînement au combat, des efforts et des renoncements indispensables pour se montrer efficace dans les batailles, et pour ne pas succomber sous les assauts de l’ennemi.

« La vie de l’homme sur la terre est un engagement militaire, et ses jours sont comme les jours du mercenaire » : il ne s’agit point là d’une vie de parade en uniforme rutilant, mais bien plutôt du quotidien des « gros durs » de la Légion  Etrangère, puisque par définition un mercenaire est un soldat du rang qui, en échange d’un salaire, se met au service d’une puissance étrangère. Il n’y a point de place ici pour les « états d’âme » et la sensiblerie : on est là pour se battre et pour sauver sa peau, en servant loyalement un chef qui nous paye afin de faire du dégât – le maximum de dégâts – dans les rangs ennemis.
C’est très réaliste et pragmatique : il n’y a point là de quoi dissoudre lamentablement ses forces en niaiseries romantiques et autres mièvreries sentimentalistes.

En de nombreux textes de la liturgie quadragésimale et des Pères ou auteurs spirituels qui s’adressent aux fidèles pour les exhorter à bien vivre le carême, ce dernier est aussi appelé « militia ».
Ici encore, il faut donner à ce mot toute l’acception qui se trouve dans la citation de Job commentée ci-dessus.
Je déplore vivement que dans les traductions proposées par plusieurs missels à l’usage des fidèles, « militia » soit traduit par des mots tels que « entrainement », « lutte » ou « exercice ».
Singulière édulcoration !

Si déjà « la vie de l’homme » est une carrière militaire, à combien plus forte raison la vie chrétienne prise au sérieux, à combien plus forte raison l’engagement cohérent à la suite du Christ, à combien plus forte raison le temps du carême !
Ceux qui rêvent d’une vie chrétienne tranquille et égale, tout imprégnée d’un irénisme béat à la manière des « baba-cool » des années soixante du précédent siècle, sont dans une illusion dramatique à l’opposé des paroles fortes de Notre-Seigneur Jésus-Christ : « Regnum caelorum vim patitur, et violenti rapiunt illud : le Royaume des cieux souffre violence, et ce sont les violents qui s’en emparent ! » (Matth. XI, 12b).
Il n’est pas besoin de préciser de quelle nature est cette « violence » et de quelle façon elle s’exerce : cela tombe sous le sens.

A quelques jours de l’entrée solennelle dans la sainte milice quadragésimale, il me semblait important de vous le redire avec une certaine insistance.

En union de cœur et d’âme, tous enrolés sous les étendards du Christ-Roi.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Labarum de Constantin

Quelques avis pratiques :

- Cette année, je ne propose pas de méditations quotidiennes pendant le carême : plusieurs Fraternités ou Congrégations en proposent dont je ne doute pas de l’excellence de la doctrine spirituelle et je vous encourage à faire votre choix parmi ces propositions et à vous y inscrire.
- J’ai adressé le 29 janvier à toutes les personnes  inscrites à ce blogue un courriel avec un formulaire de réinscription tenant compte des exigences de la législation actuellement en vigueur pour ce qui concerne la consevation des coordonnées personnelle : si vous n’y avez pas encore répondu, et que vous souhaitez continuer à recevoir par courriel le lien vers les mises à jour du blogue, merci de ne pas tarder à nous adresser votre réponse.

frise

2021-7. « Notre Dieu est un feu dévorant ! »

Lettre mensuelle aux membres et amis
de la
Confrérie Royale

- 25 janvier 2021 -

Blason de la Confrérie Royale

Rappel :

Les membres de la Confrérie Royale s’engagent à sanctifier d’une manière particulière le 25 de chaque mois en redoublant de prières, en offrant avec encore davantage de ferveur qu’à l’accoutumée les exercices du devoir d’état, les peines et les joies de ce jour, en travaillant plus méticuleusement à sa sanctification, lorsque cela est possible en assistant à la Sainte Messe et en offrant la sainte communion à l’intention du Roi, ou encore en accomplissant quelque petit pèlerinage ou acte de dévotion supplémentaire offert à l’intention de Sa Majesté et du Royaume des Lys.
La lettre mensuelle, envoyée à tous les membres ainsi qu’aux amis qui ont manifesté le désir de la recevoir, à l’occasion de ce 25 de chaque mois, est écrite par les prêtres, religieux ou clercs membres de la Confrérie Royale. Son but est de raviver la ferveur et la détermination des membres, en leur proposant des réflexions et approfondissements toujours nécessaires.
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« Ne vous laissez pas décourager par la froideur que vous voyez autour de vous ; il n’y a rien de si tranquille qu’un magasin à poudre une demi-seconde avant qu’il saute. Il ne faut que du feu ; et c’est nous qui l’avons. »

Extrait d’une lettre de Joseph de Maistre à Louis de Bonald.

 

Chers Membres et Amis de la Confrérie Royale, 

Contrairement aux années précédentes, même si j’ai eu l’occasion de présenter mes vœux de manière individuelle à plusieurs d’entre vous avec lesquels j’ai eu un contact personnel direct ou de manière épistolaire particulière, je n’ai pas encore pris le temps de le faire en ma qualité de Prieur de la Confrérie à l’ensemble de ses membres et sympathisants : voilà donc pourquoi, quoique m’étant acquitté de la lettre mensuelle, le 25 décembre dernier, je reprends « la plume » (électronique) pour vous rejoindre tous en cette fin janvier 2021 afin de vous adresser une fois encore des vœux de fervente et sainte année.

Nous n’avons guère d’illusions sur la réalité de la situation politique et sociale de notre pauvre Royaume de France, sur la réalité de la crise sanitaire et des mesures « liberticides » (pardonnez-moi cette expression issue de la grande révolution) dont elle est le prétexte, et sur la réalité des desseins poursuivis par les Pinocchio politiciens exécuteurs visibles des mesures décidées dans les officines secrètes qui veulent décider du sort des peuples et des individus par tous les moyens à leur disposition, au premier rang desquels figurent le crime et le mensonge.

Cela ne m’empêche pas, dans une espérance purement surnaturelle, qui n’a rien à voir avec les constats que nous pouvons mener de manière naturelle, de vous souhaiter une année la moins mauvaise possible, avec beaucoup de courage et de force morale pour affronter les épreuves qui se profilent, avec beaucoup de foi et de sérénité intérieure pour tenir bon contre les multiples vexations qui vont se multiplier contre les catholiques très spécialement, avec beaucoup de ferveur et de générosité pour étreindre la Croix et vous sanctifier envers et contre tout, tous les jours et chaque jour.

La sortie de la crise ne pourra se faire que « par le haut », c’est-à-dire par les moyens spirituels et surnaturels.

Sachez et soyez certains que, dans la solitude bénie de mon ermitage et dans le merveilleux silence de mon oratoire, votre Prieur (car je ne le suis que pour vous et le service de cette Confrérie Royale) pense à vous, prie pour vous, vous porte dans une sollicitude réelle et une affection toute spirituelle.

Ces choses étant dites, et parce que je veux insister à temps et à contretemps selon la recommandation de l’Apôtre (cf. 2 Tim. IV, 2), permettez-moi de vous « sermonner » une fois encore en rabâchant au sujet des dispositions qui doivent animer les membres de notre chère Confrérie.

* * * * * * *

« Ne vous laissez pas décourager par la froideur que vous voyez autour de vous ; il n’y a rien de si tranquille qu’un magasin à poudre une demi-seconde avant qu’il saute. Il ne faut que du feu ; et c’est nous qui l’avons. » 

Plus terribles et plus redoutables que les rigueurs de l’hiver physique le plus éprouvant, sont les implacables morsures de la froideur spirituelle qui engourdit les âmes et les paralyse peu à peu, annihile leurs capacités de réaction et fait vertigineusement dégringoler toute leur ardeur.

Nous sommes tous menacés par le refroidissement, par simple contagion de la glaciation ambiante.
Nous sommes tous menacés d’être transformés en glaçons : immobiles et sans plus aucune ferveur.
Le monde entier s’alanguit dans le froid.
L’Eglise tout entière semble sombrer dans la torpeur qui précède la mort par le froid.
Les âmes par millions se laissent congeler, devenues de moins en moins ardentes à force de manquer d’amour, de manquer de générosité, de manquer de combativité…

C’est un constat.
Chacun de nous peut le faire.
Chacun de nous le voit dans son entourage et en souffre.

Alors, sombrerons-nous dans le fatalisme ?
Nous enfermerons-nous dans la résignation ?
Nous replierons-nous sur de stériles regrets ?
Nous laisserons-nous décourager par la froideur que nous voyons autour de nous ?

Mais non !
La lucidité ne se peut résoudre en regrets stériles et en lamentations sans effets !

« Notre Dieu en effet est un feu dévorant », nous redit Saint Paul (Hébreux XII, 29) en reprenant le Deutéronome (IV, 24) : « Etenim Deus noster ignis consumens est » !

Donc, « ne vous laissez pas décourager par la froideur que vous voyez autour de vous ; il n’y a rien de si tranquille qu’un magasin à poudre une demi-seconde avant qu’il saute. Il ne faut que du feu ; et c’est nous qui l’avons. »

Si vous êtes vraiment chrétien,
si vous vivez de la grâce de Dieu,
si vous êtes véritablement en communion de vie et d’amour avec ce Dieu qui, au saint baptême, a déposé en votre âme une part de Sa flamme dévorante, vous n’avez aucune – réellement AUCUNE ! – raison de céder aux tentations de découragement que suggère la froideur ambiante :« Ne vous laissez pas décourager par la froideur que vous voyez autour de vous… »

Si vous êtes vraiment chrétien,
si vous vivez de la grâce de Dieu,
si vous êtes véritablement en communion de vie et d’amour avec ce Dieu qui, au saint baptême, a déposé en votre âme une part de Sa flamme dévorante, vous êtes des porteurs de flamme, des porteurs de la flamme divine pour en brûler vous-mêmes et pour la communiquer.

Vous devez être des pyromanes : des communicateurs de la flamme divine, des propagateurs de ses ardeurs, des antidotes à la froideur qui stérilise le monde et l’Eglise : « Allez ! Et mettez tout en feu ! »

Aimez ! Laissez-vous embraser par le Saint Amour de Dieu !
Laissez-vous consumer par la divine flamme de la Charité éternelle et sans limite…

Mais pour qu’elle brûle et s’étende, il vous faut alimenter cette flamme, il vous faut la nourrir de combustibles propres à la faire danser ardemment, propre à la faire illuminer la nuit, propre à lui donner la capacité à faire fondre la glace…

Et quel est le meilleur de tous les combustibles ?
C’est le don de vous-mêmes !

Beaucoup de catholiques, quoi qu’ils en prétendent, ne sont pas véritablement donnés à Dieu.
Beaucoup de consacrés, beaucoup de religieux et beaucoup de prêtres – beaucoup trop – ne sont pas vraiment donnés à Dieu.
C’est tout juste s’ils se prêtent à Lui, plus ou moins entièrement…

Ces fidèles, ces consacrés gardent pour eux-mêmes quelque chose qu’ils n’ont pas vraiment livré à leur Souverain Seigneur, quelque chose dont ils répugnent à se dessaisir, quelque part d’eux-mêmes plus ou moins secrète à laquelle ils se cramponnent misérablement, et qu’ils ne veulent pas lâcher : et c’est pourquoi ils ne peuvent vraiment être livrés à la flamme divine, c’est pourquoi ils ne peuvent vraiment être embrasés, c’est pourquoi le feu est en eux hésitant et si peu communicatif.

Lorsque j’étais jeune religieux, j’ai été marqué à vie par quelques phrases du Révérend Père Joseph de Guibert, prêtre éminent de la Compagnie de Jésus, lues dans l’article « abnégation » du « Dictionnaire de spiritualité », que j’ai recopiées et très souvent relues en mes quarante années de vie religieuse. Je vous les livre ci-dessous :
« Qu’on étudie la vie des ‘saints manqués’, je veux dire prêtres, religieux et simples fidèles, fervents et zélés, pieux et dévoués, mais qui cependant n’ont pas été des saints tout court : on constatera que ce qui a manqué, ce n’est ni une vie intérieure profonde, ni un sincère et vif amour de Dieu et des âmes, mais une certaine plénitude dans le renoncement.
Aimer Dieu, Le louer, se dévouer, se fatiguer, se tuer même à Son service, autant de choses qui attirent les âmes généreuses, mais mourir totalement à soi, obscurément, dans le silence intime de l’âme, se déprendre, se laisser détacher à fond de tout ce qui n’est pas Dieu, voilà l’holocauste secret devant lequel reculent la plupart des âmes, le point exact où leur chemin bifurque entre une vie fervente et une vie de haute sainteté ».

Or, devant Dieu, en ma qualité de Prieur, je suis responsable de votre progression non pas simplement vers une « honnête moyenne » de piété et de ferveur, mais vers une véritable sainteté, de votre progression vers la plus haute sainteté que Dieu veut pour chacun d’entre vous, de votre progression vers la sainteté plénière à laquelle le Très Haut vous invite chacun de manière individuelle et très personnelle, Lui qui nous commande : « Soyez saints car Moi, le Seigneur, Je suis saint » (Lév. XIX, 2).

Que chacun s’examine donc sur les parts plus ou moins secrètes de lui-même qu’il refuse, plus ou moins consciemment de donner entièrement à Dieu.
Que chacun s’emploie donc à débusquer ces scories d’égoïsme qui ne peuvent permettre le plein épanouissement du feu divin, son rayonnement, son expansion.
Que chacun s’engage donc résolument dans la guerre continue contre ces freins intérieurs au don complet de soi qui entravent sa marche vers la sainteté que Dieu veut et ordonne.
Que chacun donc, sans complaisance, s’adonne à pourchasser les obstacles à la pleine action du Feu divin en lui. 

« Ne vous laissez pas décourager par la froideur que vous voyez autour de vous ; il n’y a rien de si tranquille qu’un magasin à poudre une demi-seconde avant qu’il saute. Il ne faut que du feu ; et c’est nous qui l’avons. »
Le monde, l’Eglise, la France sont ce magasin à poudre, encore très tranquille – parce que saisi par la froideur paralysante générale, et parce que ceux qui portent ou devraient porter la flamme pure, vivante et ardente, ne viennent pas le faire sauter, n’osent pas s’en approcher.

Pour qu’il soit changé en brasier, « il ne faut que du feu ».
Pour que la période de glaciation du monde, de l’Eglise et de la France arrive à son terme, « il ne faut que du feu ».
Membres de la Confrérie Royale : soyez ces porteurs de feu, soyez ces incendiaires !
Vous êtes membres de la Confrérie Royale pour être des pyromanes qui mettront fin à l’ère glaciaire qui, sinon, s’intensifiera encore et paralysera tout.
« Il ne faut que du feu ».

« Il ne faut que du feu ; et c’est nous qui l’avons. »
Oui, c’est nous qui l’avons !
Nous l’avons reçu au saint baptême. Et si nous avons eu le malheur de le laisser s’éteindre par le péché, courons au confessionnal afin d’y rallumer la flamme, afin qu’un souffle divin écarte les cendres froides accumulées et redonne vie au foyer de notre âme.

« Il ne faut que du feu ; et c’est nous qui l’avons. »
Nous l’avons reçu et le pouvons recevoir encore, et encore et toujours, dans le contact vivant et quotidien avec « notre Dieu (qui) est un Feu dévorant », au moyen de la prière : une prière non pas formaliste et routinière, mais une prière ardente qui soit un élan d’amour.

« Il ne faut que du feu ; et c’est nous qui l’avons. »
Nous l’avons reçu en outre par la compréhension de la vérité : en particulier pour ce qui concerne cette suprême charité sociale qui est la vraie politique accordée aux desseins de Dieu, Lequel souhaite que la Cité terrestre se bâtisse et s’organise sur le modèle de Sa Cité céleste.

« Il ne faut que du feu ; et c’est nous qui l’avons. »
Nous l’avons reçu : nourrissons-le, entretenons-le, rendons-le conquérant par le don entier et sans réserve de nous-mêmes.
Il n’existe pas de bois plus propre à entretenir le brasier de l’amour divin que le bois du sacrifice !

« Ne vous laissez pas décourager par la froideur que vous voyez autour de vous ; il n’y a rien de si tranquille qu’un magasin à poudre une demi-seconde avant qu’il saute. Il ne faut que du feu ; et c’est nous qui l’avons. » 

Je souhaite – je nous souhaite – que bientôt, très bientôt, nous nous trouvions à l’instant de cette demi-seconde qui décidera de l’explosion et de l’embrasement général.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.
Dimanche 24 janvier 2021,
troisième dimanche après l’Epiphanie.

feu de la Saint-Jean 6

2021-6. Deux clichés, une grande leçon.

Samedi 23 janvier 2021,
Fête des Epousailles de Notre-Dame avec Saint Joseph ;
Mémoire de Saint Barnard de Vienne ;
Mémoire de Sainte Emerentienne ;
Mémoire de Saint Raymond de Penyafort ;
2ème jour dans l’octave de Saint Vincent, diacre et martyr.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Le dessin ou la photographie peuvent parfois en dire plus et de manière plus éloquente que de longs discours.
Dans le contexte des ferventes célébrations qui ont lieu chaque année à l’occasion du 21 janvier ou dans les jours à l’entour, permettez-moi de vous adresser deux simples images et leur commentaire laconique.

1

Note :
Ce splendide tableau de l’adoration des Rois n’a-t-il pas reçu une illustration et actualité nouvelles à travers la magnifique photo de famille avec laquelle Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a voulu accompagner ses vœux du jour de l’an (cf. > ici) ?
Et, d’une manière plus argumentée et développée, je vous renvoie également à ce que feu le regretté Maître-Chat Lully a écrit sur le caractère sacré naturellement inhérent à la Royauté (cf. > ici), et à ce qu’il avait proposé comme formation politique solide dans une publication plus ancienne (cf. > ici), renvoyant en particulier au « De Regno » de Saint Thomas d’Aquin et à l’incomparable « Politique tirée des  propres paroles de l’Ecriture Sainte » de notre merveilleux Bossuet.

* * * * * * *

2

Note :
En complément de cette seconde photographie, je vous renvoie à ce que Monseigneur le Maître-Chat avait expliqué dans son article « Lucifer ange tutélaire de la république maçonnique » (cf. > ici), développé dans deux autres articles : « De la religion officielle de la république française » (cf. > ici) et « Quand les propos d’un ancien président du « Conseil constitutionnel » viennent confirmer les affirmations du Maître-Chat Lully » (cf. > ici). On pourra enfin compléter ces lectures par cette étude sur l’incompatibilité du catholicisme avec la franc-maçonnerie (cf. > ici et > ici) et sur les infiltrations maçonniques dans l’Eglise (cf. > ici).

La Croix et lys - le Puy 2019

2021-1. Ce sont bien là, malgré les apparences, des vœux pour l’année nouvelle.

Mercredi soir13 janvier 2021,
Octave de l’Epiphanie de Notre-Seigneur ;
Anniversaire de la mort de Saint Remi de Reims (13 janvier 533).

Enfant Jésus relique - oratoire du Mesnil-Marie

Statue-relique de l’Enfant Jésus de Prague (cf. > ici)
dans l’oratoire du Mesnil-Marie

Saint Nom de Jésus

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Alors que, certaines années, c’est dès les premiers jours de janvier que je rédigeais ici les traditionnels vœux pour la nouvelle année à l’intention des lecteurs de ce blogue, cette année-ci c’est très intentionnellement que j’ai préféré attendre le jour octave de l’Epiphanie pour vous adresser ces vœux et publier le premier article de l’année 2021 dans ces pages.

Si j’ai tardé à vous écrire, ce n’est évidemment pas parce que je répugnerais à vous présenter mes vœux ; ce n’est pas non plus parce que je n’aurais pas pensé à vous depuis le début de cette année 2021 ; ce n’est pas davantage parce que je serais à cours d’inspiration…
Cela est en revanche lié au contexte particulier dans lequel nous sommes plongés depuis une année avec cette crise mondiale généralisée sous couvert d’épidémie.

Beaucoup de personnes, à l’occasion de leurs vœux, commencent par évoquer avec des mots graves l’ « annus horribilis » 2020 – pour laquelle on semble ne pas avoir de mots assez péjoratifs -, pour ensuite, comme par contraste, souhaiter une année 2021 qui lui soit opposée en tout à fin d’être « bonne et heureuse », selon la formule consacrée.
A rebours de cette tendance, j’ose aujourd’hui vous dire : « Vous avez détesté 2020, en raison des contraintes prétendument sanitaires qui ont porté des atteintes que l’on avait jamais imaginées contre la vie familiale, sociale, associative et religieuse : soyez sans illusion, 2021 sera pire ! Ce qui nous a été imposé en 2020 n’a été qu’un test et une répétition… Le pire est à venir. »

Je n’ai aucun plaisir à écrire ces mots.
Mais il ne s’agit ici ni de me faire plaisir à moi-même 
ni de conter des fables dans le but de faire plaisir à mes lecteurs : il s’agit de vous écrire sans fard ce que je « perçois » de manière intuitivement spirituelle depuis des semaines, en analysant devant Dieu les événements de l’année écoulée, et ce que l’on peut dès à présent deviner des sombres desseins que commencent à mettre en œuvre les ennemis de la loi naturelle et de la loi divine qui régissent aujourd’hui en bonne partie la société civile aussi bien que la société religieuse.

Les contraintes des gouvernements vont se faire de plus en plus pesantes au prétexte des nécessités sanitaires ; les atteintes aux libertés fondamentales des hommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu vont être de plus en plus tyranniques ; les manipulations psychologiques vont devenir de plus en plus insidieuses, et l’emprise luciférienne sur ce monde apparaîtra avec une épouvantable acuité :
« (…) Voilà que cet antique ennemi et homicide s’est dressé avec véhémence. Déguisé en ange de lumière, avec toute la horde des mauvais esprits, il parcourt et envahit la terre profondément, afin d’y effacer le nom de Dieu et de Son Christ, et de voler, tuer et perdre de la mort éternelle les âmes destinées à la couronne de la gloire éternelle.
Le poison de sa malice, comme un fleuve répugnant, le dragon malfaisant le fait couler dans des hommes à l’esprit dépravé et au cœur corrompu ; esprit de mensonge, d’impiété et de blasphème ; et souffle mortel de la luxure et de tous les vices et iniquités.
L’Église, épouse de l’Agneau immaculé, des ennemis très rusés l’ont saturée d’amertume et abreuvée d’absinthe ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu’elle a de plus précieux. Là où a été établi le Siège du bienheureux Pierre et la Chaire de la Vérité pour la lumière des nations, là ils ont posé le trône de l’abomination de leur impiété ; de sorte qu’en frappant le Pasteur, ils puissent aussi disperser le troupeau (…) » (Léon XIII – texte originel non censuré de l’exorcisme contre Satan et les anges apostats)

Je ne suis cependant pas pessimiste.
Je suis au contraire rempli d’espérance, ancré dans la seule Foi catholique authentique – c’est-à-dire traditionnelle – : Foi qui seule nous prémunit contre les mirages de la prétendue modernité, née des pseudo « lumières » qui se sont manifesté avec de plus en plus de virulence depuis le XVIIIe siècle.
Je vous souhaite, chers Amis, d’être enracinés solidement dans cette Foi, inébranlables dans une espérance purement surnaturelle, invinciblement cramponnés, par l’amour, au Sacré Cœur de Jésus et Marie.
C’est ainsi, et ainsi seulement, que l’année sera « bonne et heureuse », malgré tous les efforts coalisés de l’enfer et des puissances terrestres qui le servent, lors même que Rome n’apparaît plus comme le rocher solide portant le phare de la rayonnante Vérité et contre lequel viennent se briser les flots déchaînés de l’hérésie.

Alors oui, malgré le ton grave de ces lignes et leur apparence complètement aux antipodes du ton léger et enjoué que l’on adopte souvent à cette occasion, ce sont bien là des vœux pour l’année nouvelle : qu’elle soit pour vous un chemin de fidélité et de sainteté.
Je vous assure de mes (bien pauvres – hélas !) prières à cette intention, qui est l’intention ultime et suprême. 

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Saint Michel gif

 

2020-129. Message de Sa Majesté le Roi Louis XX au soir du 31 décembre 2020.

31 décembre 2020

Voeux famille royale 31 décembre 2020

Après l’année éprouvante qui s’achève avec son lot d’incertitudes et d’interrogations, la princesse Marie-Marguerite et moi, confiants en l’avenir, nous souhaitons à vous tous, à vos familles et à ceux qui vous sont proches, nos vœux chaleureux de prospérité, de santé et de bonheur pour l’année qui s’ouvre.
Que Notre-Dame et tous les saints veillent sur la France et son salut.

Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

Grandes armes de France

2020-127. « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

Mercredi 23 décembre 2020,
Mercredi avant la fête de la Nativité,
Commémoraison de Saint Dagobert II, roi d’Austrasie et martyr ;
Anniversaire de la sainte mort de la Vénérable Thérèse de Saint Augustin,carmélite (cf. > ici) ;
Anniversaire du massacre de Savenay (23 décembre 1793).

Vous trouverez ci-dessous, chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, la lettre que, en qualité de Prieur de la Confrérie Royale, il m’est revenu d’adresser ce jour à ses membres et sympathisants. Je me suis autorisé à penser qu’elle pourrait aussi être profitable à plusieurs d’entre vous.

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 1

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

Lanterne de Noël

« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

Lettre mensuelle aux membres et amis
de la
Confrérie Royale

à l’occasion de la
fête de Noël
- 25 décembre 2020 -

Rappel :

Les membres de la Confrérie Royale s’engagent à sanctifier d’une manière particulière le 25 de chaque mois en redoublant de prières l’accoutumée les exercices du devoir d’état, les peines et les joies de méticuleusement à sa sanctification, lorsque cela est possible en assistant à la Saine Messe et en offrant la sainte communion à l’intention du Roi, ou encore en accomplissant quelque petit pèlerinage ou acte de dévotion supplémentaire offert à l’intention de Sa Majesté et du Royaume des Lys.
La lettre mensuelle, envoyée à tous les membres ainsi qu’aux amis qui ont manifesté le désir de la recevoir, à l’occasion de ce 25 de chaque mois, est écrite par les prêtres, religieux ou membres de la Confrérie Royale. Son but est de raviver la ferveur et la détermination des membres, en leur proposant des réflexions et approfondissements toujours nécessaires.

* * * * * * *

« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

A quelques heures seulement du moment où la liturgie de notre Mère la Sainte Eglise va nous inviter une fois encore à laisser notre joie spirituelle s’exhaler, en reprenant le chant des anges dans la nuit de Bethléem – « Gloria in excelsis Deo et in terra pas hominibus bonae voluntatis : gloire à Dieu dans les hauteurs et sur la terre paix aux hommes de bonne volonté ! » -, il me revient de vous rejoindre, bien chers Amis, membres et sympathisants de notre chère Confrérie Royale, pour cette étape mensuelle du « 25 du mois ».

Le 25 du mois… en décembre.

Vous le savez, mais je me permets néanmoins de vous le rappeler, notre « rendez-vous spirituel mensuel » a été fixé à cette date par les fondateurs de la Confrérie Royale en référence à la fête de la Nativité de Notre-Seigneur, célébrée le 25 décembre, parce que la fête de Noël est aussi, par les dispositions admirables de la divine Providence, l’anniversaire de la naissance de notre France.

En effet, la France est née dans les fonts baptismaux de Reims en ce 25 décembre de l’an 496 alors que Sa Majesté le Roi Clovis recevait la grâce du Saint Baptême.

Il faut le dire et le redire inlassablement : avant cette Noël 496, il y avait la Gaule romaine, divisée, affaiblie, livrée au pouvoir de nombreux envahisseurs barbares, et hérétiques pour la plupart, mais à compter du baptême de Clovis il y aura désormais le Royaume catholique des Francs, dans lequel les anciens Gallo-romains vont s’intégrer avec joie, Royaume des Francs par lequel la foi catholique, la foi de Nicée, va s’imposer, va triompher, va reconquérir les âmes que les hérétiques ariens lui avaient ravies.

La France est née de la rencontre de la foi catholique et de l’institution royale franque, elle est née de l’alliance qu’elles ont contractée dans la personne de Clovis, lorsque, suivi par l’élite de ses guerriers et dignitaires, il reçut le Saint Baptême des mains de Saint Remi.

Ce « pacte de Reims », ainsi que l’a nommé le Pape Saint Pie X, nous autres, membres de la Confrérie Royale, autant qu’il est en notre pouvoir, par la prière, l’offrande et le sacrifice, nous le réactualisons en quelque manière en nos âmes et en nos corps même, à chaque 25 du mois, portant – vive et forte – l’espérance de sa pleine reviviscence par la restauration du Roi Très Chrétien sur le trône de France, et la restauration de la monarchie traditionnelle.

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 2

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

Malgré les temps mauvais…

Et cependant les temps sont mauvais, bien mauvais…

J’ai reçu, toutes ces dernières semaines, les confidences – presque comme des soupirs – de tant et tant de personnes qui m’ont déclaré être si éprouvées par les circonstances présentes qu’elles n’ont pas l’enthousiasme des autres années pour préparer Noël, pour préparer leurs âmes à la joie de Noël, pour préparer tout l’environnement habituellement si doux et consolant de cette fête qui est par excellence la fête des familles chrétiennes…

Les inquiétudes sont certes légitimes, au vu de ce qui se trame machiavéliquement dans l’ombre et dont nous assistons au dévoilement progressif à travers les apparents incohérences et atermoiements des actuels usurpateurs du pouvoir, en France et dans le monde.

Nul ne peut, à vues humaines, se réjouir lorsqu’il regarde avec discernement et lucidité l’instauration d’une véritable dictature planétaire, tyrannie affublée des oripeaux du souci du bien-être des peuples : un prétendu bien-être tronqué de toute dimension surnaturelle et ordonné au règne de Mammon.

La mascarade, aussi rigoureuse et inflexible qu’elle veuille être, n’aura qu’un temps et ne pourra pas davantage perdurer que la tour de Babel dont elle est une variante moderne, nous devons en avoir la certitude.

Il y aura sans doute beaucoup de souffrances, beaucoup de larmes… beaucoup de sang même !

Mais la persécution n’est-elle pas la grande fête des véritables fidèles de Jésus-Christ, heureux de placer leurs pas dans ceux de leur divin Maître portant Sa Croix rédemptrice ?

Si nous sommes de vrais disciples, nous ne pouvons réellement craindre (malgré les frissons qu’éprouve si spontanément notre nature fragile à cette perspective) de suivre Notre-Seigneur souffrant, mais par cette souffrance-même triomphant de toutes les forces du mal !

Devant la Crèche, dans nos maisons et dans nos églises, contemplons amoureusement Celui qui S’est incarné « pour nous les hommes et pour notre salut » : le bois de la mangeoire qui Lui sert de berceau préfigure celui de Sa Croix ; les langes dont Il est emmailloté (ces langes qui sont les signes auxquels les bergers doivent Le reconnaître) annoncent l’emmaillotement funèbre qui semblera Le tenir prisonnier du tombeau.

L’Enfant-Dieu de la Crèche nous ouvre les bras, nous ouvre Son Cœur et nous dit en silence au cœur de notre cœur : « Ne crains point : Je suis là, et Je serai là… Sois-Moi fidèle chaque jour et Ma grâce ne te fera point défaut… Je serai ta force… Suis-Moi sans crainte avec le maximum de générosité… »

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 3

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

Nous savons, nous en sommes certains, nous le croyons, parce que tout au long des quinze siècles de l’ « histoire sainte » du Royaume de France, depuis le Baptême de Clovis jusqu’à nos jours, les faits sont là, indéniables dans leur vérité tenace, et que les faits sont appuyés par les exemples et les paroles des saints, la France, notre France, a été voulue par Dieu catholique et royale.

Les dons de Dieu sont sans repentance et la vocation donnée par Lui à la France subsiste en dépit de l’apostasie officielle et des infidélités accumulées.

Le cri des Francs « Dieu le veult ! » lancé avec enthousiasme en réponse à la prédication du Bienheureux Urbain II, doit aujourd’hui jaillir de nos cœurs avec une conviction renouvelée, avec une ardeur galvanisée et non érodée par les contradictions présentes.

« Dieu le veult ! » : Dieu, qui n’est point inconstant en Ses desseins providentiels et qui a fait la France catholique et royale dans la sainte nuit de Reims à la Noël 496, veut la restauration du Royaume de France, veut la restauration de la monarchie traditionnelle « de droit divin », veut la restauration du Fils aîné de l’Eglise – seul Roi légitime – à la tête du Royaume des Lys !

Ainsi donc, si « Dieu le veult ! », notre foi et notre espérance doivent s’en trouver fortifiées et régénérées, notre zèle et notre ardeur doivent en recevoir un accroissement de vigueur et de pugnacité, notre générosité doit puiser dans le divin Cœur du Petit Roi qui nous tend les bras dans Sa Crèche un dynamisme décuplé au service de Son lieu-tenant sur la terre de France : l’aîné des descendants de Hugues Capet, de Saint Louis, d’Henri IV et de Louis XIV, Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX.

« Dieu le veult ! » : et donc « si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? » (Rom. VIII, 31b).

Cette parole inspirée de Saint Paul doit nous habiter et nous garder dans une inébranlable confiance : quelles que soient les épreuves qui nous attendent, quelles que soient les vexations et les tracasseries multipliées par un pouvoir impie, quelles que soient les souffrances qu’il faudra endurer, « pour Dieu et pour le Roi », comme le firent avant nous Vendéens et Chouans, la grâce du Roi du Ciel ne nous sera pas refusée.

« Si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? » Oui, qui ? Le démon ? La franc-maçonnerie?Le gouvernement de la république ? Les lois liberticides ? Les forces de police ? La prison ? Les brimades ? Les persécutions ?…

En tout cela nous serons vainqueurs, en suivant Jésus de la Crèche au Calvaire !

En tout cela, par Lui, avec Lui et en Lui, nous accomplirons notre vocation de catholiques et de Français fidèles aux dispositions de Dieu sur le Royaume des Lys !

En tout cela nous nous montrerons serviteurs de Dieu et de Son lieu-tenant sur la terre de France, et – quoi qu’il doive nous en coûter – nous serons les grands vainqueurs !

« Si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? »
Dans cette conviction toute surnaturelle,
je vous souhaite, bien chers Amis,
un très beau, très fervent et très saint Noël !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.
Mercredi 23 décembre 2020,
en l’anniversaire de la mort de la vénérable Thérèse de Saint-Augustin,
née Madame Louise de France, fille de SM le Roi Louis XV.

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 4

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

Lanterne de Noël

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