Archive pour la catégorie 'Commentaires d’actualité & humeurs'

2015-39. Et maintenant en quoi notre effroi se changera-t-il ?

Jeudi 12 mars 2015,
Fête de Saint Grégoire le Grand,
Soixante-seizième anniversaire du couronnement de Sa Sainteté le Pape Pie XII.

Image de prévisualisation YouTube

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Au soir du 11 février 2013, journée au cours de laquelle nous fûmes frappés par l’annonce de l’abdication de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, alors qu’un orage grondait sur la Ville Eternelle, un photographe réussit un cliché montrant un éclair frappant le paratonnerre planté au sommet de la coupole de la basilique de Saint-Pierre au Vatican.

Ce cliché a fait le tour du monde et a été diversement commenté.
Certains se sont empressés d’y voir un signe qui, en fonction des convictions des uns ou des autres, recevait des interprétations différentes, voire divergentes.

Pour moi, je me garderai d’affirmer péremptoirement qu’il s’agissait d’un présage ; mais je me garderai aussi d’affirmer que cela n’en était pas un : il ne m’appartient pas d’en juger.

Quoi qu’il en soit, la coïncidence était au moins permise par la divine Providence : ce n’est pas un phénomène rare en effet que le paratonnerre de la basilique vaticane attire la foudre (il me semble même que c’est la fonction normale d’un paratonnerre !), et il n’est pas exceptionnel non plus que des photographes profitent des orages romains pour réaliser des clichés spectaculaires. Rien de miraculeux en cela donc.
Mais il y avait la coïncidence, en ce jour où la Chrétienté était frappée de stupeur à l’annonce de l’abdication du Souverain Pontife.
Mais nous n’étions pas au bout de notre stupeur…

Le soir du 13 mars 2013, une autre forme de foudre s’abattit sur nous d’une manière bien plus terrible.

Comme tous les enfants aimants de la Sainte Eglise, lorsque nous apprîmes que la fumée blanche était sortie du tuyau de poêle de la chapelle Sixtine, nous étions animés par une impatience fébrile : l’espérance de tant de coeurs fidèles et les supplications ferventes qui, sur toute la surface de la terre, étaient montées vers le Ciel, en ces jours véritablement historiques, nous portaient à nous réjouir de la joie simple et aimante des enfants de Dieu.
Mais dès que le nom de l’élu fut tombé de la bouche du cardinal-protodiacre, la source de la joie fut subitement tarie en nos âmes, laissant la place à la stupeur, presque à l’incrédulité.
Stupeur et incrédulité qui se changèrent en consternation dès que celui qui nous était présenté comme nouveau Pape parut sur le balcon et ouvrit la bouche : je vous en prie, je vous en supplie, dites-moi que je rêve ; dites-moi que ceci n’est qu’un cauchemar ; dites-moi que je vais m’éveiller et que ce trouble maléfique se dissipera…

Mais non !
Force fut de se rendre à l’évidence : le cauchemar était réalité.
Et la réalité du cauchemar s’est faite plus intense, plus troublante, plus inquiétante, plus alarmante, plus douloureuse de jour en jour, depuis cette traumatisante soirée du 13 mars 2013.

Comme frappés par la foudre, nous ne nous sommes pas remis de notre état de choc qui, au lieu de s’atténuer, est allé croissant.
Nous sommes passés de la stupeur à la consternation, de la consternation à l’inquiétude, de l’inquiétude à l’effroi…
Et maintenant, en quoi notre effroi se changera-t-il ?

Du monde entier, nous recevons chaque jour les témoignages de la consternation, de l’inquiétude et de l’effroi de fidèles, de religieux, de prêtres, voire même désormais d’évêques ou de cardinaux.
Car ce que j’écris n’est pas sous l’effet d’une « impression subjective et isolée ». Il s’agit de bien plus qu’un « sentiment ». C’est un cri spirituel qui jaillit du plus intime des âmes : un cri de souffrance inspiré par la Foi catholique la plus authentique et par l’amour de notre mère la Sainte Eglise.
Et ce cri monte de tous les points du globe. Et ce cri jaillit de coeurs de plus en plus nombreux. Et ce cri que l’on a longtemps respectueusement contenu dans le silence de la prière s’exprime de plus en plus au grand jour.

Presque chacun des jours de ces deux années écoulées, en effet, est devenu la station d’un terrible chemin de croix psychologique et spirituel.
Un long chemin de croix dont on ne sait quand il prendra fin.
Un chemin de croix qui, même si au demeurant l’on est bien convaincu que, par delà le crucifiement et le tombeau, il nous conduira – comme pour notre divin Maître – vers une résurrection, nous torture cruellement au plus intime de notre être de chrétiens et de consacrés.
Un chemin de croix sur lequel avancent des fidèles de plus en plus nombreux, des religieux de plus en plus nombreux, des prêtres de plus en plus nombreux…

Ces prêtres, ces religieux aiment la Sainte Eglise.
Ils l’aiment d’un amour si fort qu’ils ont donné leur vie pour elle, et ils renouvellent chaque jour leur don entier au Christ par Son Eglise : « M’est avis que du Christ et de l’Eglise c’est tout un » peuvent-ils redire à la suite de Sainte Jehanne d’Arc.
Ces prêtres et ces religieux sont fermement résolus à ne rien reprendre de leur don total, bien déterminés à se dépenser sans compter pour la doctrine de vie, de vérité et de salut de la Sainte Eglise du Christ, mais, en raison précisément de la profondeur et de la vérité de leur amour pour l’Eglise, ils sont d’autant plus douloureusement torturés dans l’intime de leur âme aujourd’hui.

Je n’ai pas pour dessein d’écrire ici une quelconque forme de réquisitoire envers l’actuel occupant du trône pontifical.
Je constate seulement.
Je constate et je témoigne de faits. Non pas de faits supposés, mais de faits réels, certains, avérés.

Il ne m’appartient pas de dire si l’élection du pape François est valide ou ne l’est pas, si ses propos sont hérétiques ou ne le sont pas, s’il est un antipape ou s’il ne l’est pas (car qui pourrait sérieusement soutenir que l’Eglise du XXIe siècle serait à l’abri de semblable malheur ?) : sur toutes ces choses, c’est l’Eglise et l’Eglise seule qui, dans l’avenir, tranchera.

Pour l’heure, ce qui est là, ce qui demeure, ce qui s’intensifie, c’est cette immense souffrance qui – malgré la foi, l’espérance et la charité auxquelles nous nous cramponons de toutes les forces de notre âme – n’en creuse pas moins en nous de toujours plus insondables abîmes.

Que Dieu Notre-Seigneur, dans Sa douce compassion, aie pitié de nos larmes, aie pitié de nos âmes, et les garde en Sa miséricorde !

                                                         Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

11 février 2013 - foudre sur la basilique Saint-Pierre

2015-35. « Ne derelinquas nos orphanos : ne nous laissez pas orphelins… »

Samedi des Quatre-Temps de printemps, 28 février 2015.
Dans l’Ordre de Saint Augustin, fête de la Translation des reliques de notre Bienheureux Père.

Armoiries de Benoît XVI

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je n’ai pas pour dessein de vous parler aujourd’hui des commémoraisons historiques et célébrations liturgiques qui reviennent chaque année à cette date du 28 février, comme par exemple l’anniversaire de l’épouvantable massacre des Lucs-sur-Boulogne perpétré en 1794 par les colonnes infernales, ou bien la fête de la translation des reliques de notre Bienheureux Père Saint Augustin : je vous en avais un peu parlé, l’an dernier à cette même date, et je vous y renvoie donc (cf. > réflexions félines et citations – février 2014).

En revanche, je tiens à revenir sur le deuxième anniversaire de l’abdication de notre Saint-Père le Pape Benoît XVI, le 28 février 2013.

Oh, ce triste, ce très triste, cet infiniment triste 28 février 2013 !…

Après le dernier salut à Castel Gandolfo le soir du 28 février 2013

Castel-Gandolfo au soir du 28 février 2013, après avoir adressé un dernier salut aux fidèles…

Notre amie Béatrice, qui anime avec un zèle et une intelligence peu communs – et très courageux – le très remarquable site « Benoit et moi », grâce auquel on peut avoir accès à beaucoup de choses que l’on ne trouve pas ailleurs (et pour cause !), a mis en ligne ce matin une belle page d’hommage à notre très cher et très grand Pape Benoît XVI à laquelle je vous renvoie (ici > 28 février 2013) : vous pourrez de la sorte revoir quelques mini-vidéos et très belles photos de cette déchirante journée…

Déchirante journée !
Oh, non ! ce n’est pas par hasard, par simple effet de style ou par exagération que j’emploie ces mots.

Le 28 février 2013, nous étions un peu « sonnés », nous ne réalisions pas encore très bien ce qui se passait… et, surtout, nous avions fortement chevillée au coeur l’espérance de voir succéder à l’humble Benoît XVI, un pape dans la continuité des presque neuf années lumineuses de son Pontificat.

Las !
Deux ans plus tard, ce départ, sur lequel plus que jamais toutes les interrogations sont permises, nous est encore plus douloureux qu’alors.
Le vide et l’absence creusés par le retrait de Benoît XVI se sont changés – en dépit de la foi et de l’espérance que nous ne voulons pas lâcher – en une angoisse quotidienne pour l’Eglise et pour son devenir, en une inquiétude de tous les jours pour l’avenir même du christianisme et, par contrecoup, pour l’avenir de notre civilisation !

Je ne veux pas trop m’étendre sur certaines choses aujourd’hui.
Sans doute les événements à venir, événements que nous pressentons, événements dont nous entrevoyons les alarmants prémices, me fourniront-ils l’occasion de le faire… hélas !

Tout ce que je veux dire aujourd’hui, tout ce que je peux dire aujourd’hui, c’est que nous avions en Sa Sainteté le Pape Benoît XVI un homme d’une intelligence et d’une lucidité supérieures, nourries aux sources vivifiantes des Pères de l’Eglise et de la Tradition catholique…
Nous avions en Sa Sainteté le Pape Benoît XVI un pape d’une rare intégrité morale et spirituelle, alliée à une douceur et une humilité véritablement évangéliques
Nous avions en Sa Sainteté le Pape Benoît XVI un authentique Souverain Pontife, c’est-à-dire un véritable grand prêtre, qui apportait un soin et une attention remarquables au culte divin, la plus grande chose que l’on puisse accomplir ici-bas…
Nous avions en Sa Sainteté le Pape Benoît XVI un docteur de la foi pour nos esprits, un modèle de piété fervente et discrète pour nos âmes, un véritable père pour nos coeurs…
Nous avions en Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, un savant délicat et raffiné, homme de vraie culture, qui agissait sans se soucier de plaire au monde mais conduit par une vision sagace des vérités éternelles…

Tout cela, nous ne l’avons plus !
Tout cela, nous l’avons perdu en le perdant !
Le coeur navré, je ne peux m’empêcher de penser à la citation – terrible citation – de Clive Staples Lewis : « Il viendra un temps où au lieu d’avoir des bergers nourrissant les brebis, l’Église aura des clowns qui amuseront les chèvres »(*)

En regardant ce matin, grâce au site « Benoit et moi », les photographies et les mini-vidéos de ce déchirant 28 février 2013, j’ai vu mon papa-moine qui ne pouvait retenir de gros sanglots et ses larmes couler en abondance…
Me sont alors revenues à l’esprit ces paroles de notre belle liturgie latine au moment de l’Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ : « Ne derelinquas nos orphanos : ne nous laissez pas orphelins… »

Lully.

Fermeture de la porte du palais apostolique

Fermeture de la porte du palais apostolique de Castel-Gandolfo, le soir du 28 février 2013…

(*) voir par exemple > qui est le pape Bergoglio ?

2015-30. Métaphysique des voeux (7ème et dernière partie).

7ème partie :
Où le Maître-Chat dévoile enfin le seul sens qui lui paraisse pleinement cohérent
des voeux que nous formulons ici-bas…

frise

Nous voulons encore en ce jour
vous souhaiter

une très bonne et belle nouvelle année !!!

(selon le calendrier chinois)

Petit chinois tirant la queue d'un chat - 1907

Petit chinois tirant la queue d’un chaton :
carte de voeux de 1907
que le Maître-Chat Lully n’a que très modérément appréciée…

Jeudi soir 19 février 2015.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Certains de mes lecteurs s’impatientaient et m’ont adressé des messages en me disant : « Alors, quand donc finirez-vous, ô Maître-Chat, la publication de votre métaphysique des voeux ? ».
Si je vous ai intentionnellement fait « mijoter », c’est parce que j’attendais précisément ce 19 février 2015 : il me fournit l’occasion de vous présenter à nouveau de très fervents voeux de « Bonne Année », puisque nous sommes justement au jour de l’an du calendrier chinois !!!
Pour les asiatiques, nous sommes entrés aujourd’hui dans l’année du mouton (d’autres disent année de la chèvre). 

Contrairement à ce que s’obstinent à croire certains de mes lecteurs – malgré mes précédentes dénégations et explications – , je ne suis pas contre la formulation de voeux : c’est même avec une ferveur très particulière qu’en ce jour je vous souhaite – dans le contexte très précis de notre société et des événements qui la secouent depuis le début de l’année grégorienne 2015 - de ne pas avoir de comportement moutonnier par rapport aux politiques et aux faiseurs d’opinion, par rapport à ceux qui distillent l’information  et aux distributeurs de prêt-à-penser, par rapport aux modes et aux idéologies… etc.

La réflexion que j’ai voulu engager à travers cette modeste « métaphysique des voeux » n’avait pas d’autre ambition que de vous amener, amis lecteurs, à vous interroger sur la coutume, afin d’en mieux découvrir le sens et, en conséquence, pour la vivre d’une manière renouvelée et plus intense.

Les réactions presque scandalisées, sinon agacées, suscitées par certaines de mes questions, ainsi que la fragilité de l’argumentation qui m’était opposée dans la plupart des cas, m’ont renforcé dans la certitude que, moins que jamais, nous ne pouvons poser des actes ou proférer des paroles simplement « parce que c’est comme ça », ou par pur formalisme, sans y croire vraiment, juste au nom d’une courtoisie dont la belle façade ne serait ni plus ni moins qu’un décor de théâtre masquant du vide.

lanterne chinoise gif

La prise de conscience de ce que sont en réalité les repères temporels nécessaires à notre vie terrestre, et spécialement en ce qui concerne la vie sociale (avec leur part d’arbitraire et leur caractère conventionnel) aide à prendre du recul par rapport à ces jalons que sont certaines dates particulières : jour de l’an, jours de fête ou anniversaires…
Prendre du recul n’est pas mépriser, mais prépare en fait une meilleure appréciation de l’écoulement du temps, de la manière dont nous mesurons cet écoulement du temps, et de la façon dont nous nous situons dans cet inexorable flux temporel qui nous emporte.

Comme je l’avais fait remarquer (ici > www), la prise de conscience du temps qui passe, apporte de manière quasi inévitable la compréhension que ce temps qui s’écoule – sans que nous puissions l’arrêter ni en remonter le cours – , d’une part nous rapproche de notre fin (la mort qui marquera pour chacun d’entre nous la fin du temps) ; et d’autre part sera peuplé d’événements tour à tour heureux ou malheureux.
C’est donc bien là que se situe tout l’enjeu des voeux que nous formulons à l’occasion des étapes dont nous marquons la mesure du temps : tous ces jours de l’an, toutes ces fêtes et tous ces anniversaires, occasions d’offrir des voeux.
Nos voeux sont-ils autre chose que l’affirmation d’une double volonté : volonté, en premier lieu, de repousser le plus loin possible cet instant qui sera la fin personnelle du temps – la mort – ; et volonté, en second lieu, d’éloigner le malheur de ces jours, de ces semaines, de ces mois et de ces années qu’il nous reste à vivre ?

Je ne suis pas loin de penser que, pour un grand nombre de nos contemporains, ces espèces de « rites de passage » que sont les fêtes et voeux du nouvel an, constitutent, plus ou moins consciemment, une manière de conjurer la peur (cf. > www). Parce qu’en fait nous avons peur : peur que la mort nous prenne trop vite, peur de n’avoir pas assez de temps pour profiter pleinement de la vie, peur que la mort nous ravisse trop tôt ceux qui nous sont chers, peur de voir le malheur fondre sur ceux que nous aimons…
De là ces questions que je posais à propos de la formulation des voeux : Croyons-nous que la parole humaine peut influer sur l’avenir ? Le fait de prononcer certaines formules précises à certains moments précis serait-il efficace pour repousser le malheur et apporter le bonheur ? Serions-nous dans une démarche magique ?

C’est aussi pour cela que j’interrogeais sur la nature de ce « bien » et de ce « meilleur » que l’on souhaite à ceux auxquels on offre des voeux (cf. > www) : Quelles sont les perspectives qui donnent vraiment du sens à toutes ces bonnes choses que l’on se souhaite ? S’agit-il du bien selon le point de vue subjectif de celui qui formule les voeux, ou du bien selon le point de vue tout aussi subjectif, de celui auxquels ils sont adressés ? Y a-t-il un bien universel et objectif qui puisse convenir à toute l’humanité ?

petite chinoise et chat

Peut-être eût-il été convenable, avant toute autre chose, de nous interroger sur le sens du mot voeu.
Il est en effet primordial, avant d’engager un débat, de préciser le sens des mots : sinon, comment être certain que tous les protagonistes de la discussion les emploient en pensant aux mêmes réalités ?
Vous-même, qui me lisez, avez-vous en votre for intérieur essayé, sans recourir à un dictionnaire, de définir pour vous-même le sens du mot « voeu » ?

En ce qui me concerne, si j’ai attendu cette ultime publication pour venir à sa définition, c’est parce que mon dessein était bien réfléchi et arrêté avant même que je n’écrivisse la première partie de cette modeste « métaphysique ».

Le mot français « voeu » provient du latin classique « votum » qui désigne originellement une promesse faite aux dieux en échange d’une faveur sollicitée ou accordée. Par extension, « votum » désigne ensuite l’objet que l’on offre en accomplissement de cette promesse : un objet votif, ou ex-voto. Enfin d’une manière générale, « votum » servit à désigner un souhait. Notons qu’à l’époque impériale, « votum » fut aussi employé pour parler des engagements des époux l’un envers l’autre.
En français, le mot « voeu » a tout d’abord conservé le même premier sens qu’en latin, à la différence qu’il ne s’agissait plus des divinités païennes mais du Dieu unique de la révélation chrétienne ; depuis le XIIe siècle le mot français « voeu » signifie donc au premier chef : promesse faite à Dieu par laquelle on s’engage à quelque chose envers Lui. Ensuite, à partir du XVIe siècle, le mot « voeu » a également pris le sens de « souhait adressé à Dieu » sans qu’il y soit associé une promesse explicite. C’est à partir du XVIIe siècle seulement que le mot fut employé pour désigner les souhaits adressés à une personne, en particulier au commencement de l’année nouvelle.
On le voit, à travers ce bref (car je passe sur quelques autres sens dérivés) rappel sémantique, le mot « voeu » a une origine d’abord spirituelle, est d’abord investi d’un sens religieux.
Pour moi, là se trouve la clef !

lanterne chinoise gif

A mes yeux, c’est ce sens spirituel et religieux du mot « voeu » qui donne tout son sens, toute sa plénitude de sens à la coutume d’offrir des voeux à ceux que nous aimons ou pour lesquels, sans forcément être leurs intimes, nous éprouvons du respect et auxquels nous voulons du bien.
Si, en effet, je ne veux pas que mes souhaits ne soient que des formules creuses et sans efficacité exprimées par
 simple convenance, si je ne crois pas non plus qu’ils sont de la « magie », influant sur le destin par le seul fait de la récitation de la bonne formule selon un rituel bien défini, le seul sens cohérent, qui résout tous les problèmes que j’ai évoqués lors de mes précédentes publications, est donc d’en faire une forme de prière adressée à Dieu en faveur de ceux auxquels nous souhaitons du bien.

En dehors de souhaits adressés à Dieu afin que Sa sainte grâce se répande en bénédictions abondantes pour la santé, pour la prospérité, pour le bonheur – terrestre et éternel – de ceux qui nous sont proches, de ceux que nous aimons, de ceux pour lesquels nous souhaitons ardemment ce qu’il peut y avoir de mieux, les voeux de « Bonne Année », mais aussi de « Bonne fête » ou de « Bon anniversaire », ne peuvent rien, ne sont qu’impuissance et vide, quelque aimable et fleurie que soit leur apparence, quelque chaleureuse et joyeuse que veuille être leur formulation !

Compris ainsi, non seulement je ne suis pas « contre les voeux », mais j’en suis tellement « fan », que ce n’est pas seulement à l’occasion du jour de l’an – qu’il soit grégorien, julien ou chinois – , mais, en vérité, c’est bien tous les jours, inlassablement, que je forme des voeux pour vous : c’est tous les jours que je vous présente mes voeux, c’est tous les jours que je prie pour vous et que je demande pour vous à Dieu, qui connaît bien mieux que nous ce qui est bon pour nous et ce qui peut faire notre bonheur – ici bas et dans l’éternité – , la surabondance de Ses bénédictions !

Et je ne puis terminer de manière plus belle qu’avec cette citation de Gustave Thibon, que j’ai déjà eu l’occasion de citer dans les pages de ce blogue, car je la répète souvent (mais peut-on s’en lasser ?), parce qu’elle exprime si bien la réalité :
« Prière. – Je prie pour vous – cela ne signifie pas que je prononce de temps en temps quelques paroles en pensant à vous ; cela signifie que je me sens responsable de vous dans ma chair et dans mon âme, que je vous porte en moi comme une mère porte son enfant, que je veux partager, et non seulement partager, mais attirer entièrement sur moi tout le mal, toute la douleur qui vous menacent et que j’offre à Dieu toute ma nuit pour qu’il vous la rende en lumière ».

Bon jour ! Bon mois ! Bon an !
Bonne vie, en tout le temps qui vous sera donné !
Et ensuite, bonne éternité !

pattes de chat Lully.

Les précédents textes publiés sous le titre de « Métaphysique des Voeux »
sont à retrouver à partir d’ici > www

Lully au regard perçant

Publié dans:Commentaires d'actualité & humeurs |on 19 février, 2015 |3 Commentaires »

2015-22. Où, à l’occasion de la fête de Saint Polycarpe, le Maître-Chat évoque les liens du diocèse de Viviers avec cet illustre martyr, grâce à Saint Andéol.

Lundi soir 26 janvier 2015,
fête de Saint Polycarpe, évêque et martyr.

Martyre de Saint Polycarpe

Le martyre de Saint Polycarpe (fresque byzantine)

« (…) Abandonnons la vanité des foules et les enseignements mensongers
pour revenir à la parole qui nous a été transmise dès le commencement (…) »
- épître de Saint Polycarpe de Smyrne aux Philippiens, § 7 -

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En ce 26 janvier, la fête de Saint Polycarpe me fournit l’occasion de vous parler un peu du diocèse de Viviers, sur le territoire duquel est implanté notre Mesnil-Marie.

Saint Polycarpe, évêque de Smyrne, né vers l’an 70 de notre ère, avait connu l’apôtre et évangéliste Saint Jean : l’opinion commune est même que c’est à son intention que fut dictée à Saint Jean, dans les révélations qu’il reçut, la lettre à « l’ange de l’Eglise de Smyrne » (cf. Apoc. II, 8-11).
C’est toujours avec un grand profit spirituel que l’on relit le seul texte de Saint Polycarpe qui nous soit parvenu – son épître aux Philippiens (par exemple > ici) – ou encore le récit de son martyre, écrit par un contemporain (cf. > ici).

Nous le vénérons à un titre particulier parce que c’est lui qui missionna dans les Gaules non seulement les premiers pasteurs de l’Eglise de Lyon, les saints Pothin et Irénée, mais également celui que de très antiques traditions nous disent avoir été le premier évangélisateur du territoire qui deviendra le Vivarais : Saint Andéol.
Ainsi, par Saint Andéol et Saint Polycarpe, l’Eglise diocésaine de Viviers peut-elle être, en quelque manière, directement rattachée à l’apôtre et évangéliste Saint Jean, le « disciple que Jésus aimait » (Joan. XIII, 23), qui reposa sur la poitrine de Notre-Seigneur à la dernière Cène, qui l’accompagna jusqu’à la Croix et contempla le Sacré-Coeur transpercé, puis qui « prit chez lui » (Joan. XIX, 27) la Très Sainte Vierge Marie.

Saint Andéol n’était pas prêtre, mais seulement sous-diacre. Il évangélisa la vallée du Rhône et les provinces méridionales de la Gaule romaine pendant une quarantaine d’années.
C’est au moment du passage de l’empereur Septime-Sévère, alors en route vers la Bretagne (actuelle Grande-Bretagne), qu’il fut pris et martyrisé, le 1er mai 208.
La ville de Bergoïata, où il fut supplicié et mis à mort, deviendra par la suite Bourg-Saint-Andéol.

Statue de Saint Andéol façade de l'église de Bourg-Saint-Andéol

Statue de Saint Andéol sur la façade XVIIe siècle de l’église de Bourg-Saint-Andéol :
le saint est représenté avec la tunique du sous-diacre et avec le glaive de son martyre enfoncé dans le crâne.

La Bienheureuse Tullia qui avait recueilli son corps, le cacha dans un sarcophage antique, dont l’un des côtés fut re-sculpté par la suite, en accord avec le précieux dépôt qu’il renfermait.
Ce sarcophage se trouve toujours dans l’actuelle église du Bourg-Saint-Andéol.

Il ne contient malheureusement plus les reliques du saint martyr : si elles avaient heureusement échappé aux destructions et profanations des huguenots, elles furent malheureusement livrées aux flammes par la fureur révolutionnaire… Mais le sarcophage, considéré comme étant lui-même une relique, fut pendant très longtemps mis à l’honneur sous le maître-autel.
Lorsque ce dernier fut détruit à son tour, lors de la révolution liturgique post-concilaire, le sarcophage qui avait été tellement vénéré par des générations de fidèles, fut relégué dans une chapelle latérale, n’étant plus désormais présenté que comme une curiosité archéologique.

Maître-autel avec le sarcophage de Saint Andéol (église de Bourg-Saint-Andéol autrefois)

Le sarcophage de Saint Andéol placé à l’honneur sous la table du maître-autel de l’église de Bourg-Saint-Andéol
(avant les « aménagements » post-concilaires). 

C’est au milieu du IXème siècle, que le tombeau de Saint Andéol, enfoui dans une crypte, qui avait été elle-même ensevelie lors des invasions et des bouleversements du haut Moyen-Age, fut redécouvert par Bernoin, évêque de Viviers.
Bernoin, après avoir prié et jeûné pour demander à Dieu la grâce de retrouver les précieuses reliques de Saint Andéol, vit en songe Saint Polycarpe lui-même, et c’est selon les indications données par ce dernier qu’il retrouva l’emplacement de la crypte antique renfermant le sarcophage du martyr.

L’évêque Bernoin et ses successeurs promurent le culte de Saint Andéol dont ils firent un élément d’unification de leur diocèse et – il faut bien le dire aussi – , en un temps où le diocèse de Viviers, quoique théoriquement dépendant du Saint Empire Romain Germanique (jusqu’en 1308), devenait un comté ecclésiastique quasi indépendant, ce fut un moyen de renforcer le prestige et le pouvoir temporel des comtes-évêques de Viviers.

Aux XVe, XVIe et XVIIe siècles, les comtes-évêques résidèrent d’ailleurs principalement au Bourg-Saint-Andéol (dans un extraordinaire palais épiscopal qui fait aujourd’hui l’objet d’une remarquable restauration), tout près du tombeau de Saint Andéol, plutôt qu’en leur cité épiscopale.

Sarcophage de Saint Andéol

Le sarcophage de Saint Andéol, dans l’église du Bourg-Saint-Andéol (face paléochrétienne)

Notre diocèse de Viviers, si peu reluisant de nos jours, possède, vous en avez ici une fois de plus un petit aperçu, mes chers Amis, une histoire fort riche, puisque ses origines antiques le rattachent directement aux temps apostoliques.
Nous en sommes particulièrement – et très légitimement – fiers.

Néanmoins, et j’avais déjà eu l’occasion de l’évoquer en 2011 dans les pages de ce blogue en publiant une étude parue dans « Paix liturgique », c’est un diocèse actuellement sinistré : profondément et tragiquement sinistré par le modernisme (cf. > www).
Quatre ans plus tard, les choses ne se sont pas améliorées : les prêtres continuent de mourir et ne sont pas remplacés (il n’y aura sans doute pas d’ordination de prêtre diocésain avant de nombreuses années), les églises continuent à se vider, le nombre des baptêmes poursuit son déclin, la foi catholique n’est plus vraiment enseignée et la plupart des fidèles professe une vague croyance aux contours imprécis, les gens meurent sans les derniers sacrements, la célébration de la messe pour les funérailles tend à diminuer… etc.

La situation d’aujourd’hui n’est finalement guère plus brillante qu’au début du XVIIe siècle lorsque Monseigneur Louis François de la Baume de Suze – coadjuteur en 1618, puis comte-évêque en titre de 1621 à 1690 – prit la charge d’un diocèse matériellement et spirituellement exsangue (on dit qu’il y avait alors moins de vingt curés en exercice et que plus de 75% des églises étaient en ruines) : mais il était animé d’un zèle ardent pour la rechristianisation du Vivarais, et il sut faire appel à des forces saines et vives pour cet immense labeur, spécialement à Saint Jean-François Régis (cf. > www). C’est d’ailleurs dans son palais épiscopal de Bourg-Saint-Andéol que Monseigneur de la Baume de Suze accueillit le Père Régis et lui confia le diocèse de Viviers comme terre de mission où il fallait quasi tout reprendre à zéro…

Statue de Saint Andéol sur la façade de l'église de Bourg-Saint-Andéol - détail

Statue de Saint Andéol sur la façade de l’église de Bourg-Saint-Andéol – détail.

Dans deux mois exactement, le siège épiscopal de Viviers se trouvera normalement vacant, puisque son actuel occupant, Monseigneur François Blondel, arrivera ce 24 mars 2015 à l’âge de soixante-quinze ans, âge auquel il doit, selon les règles canoniques en vigueur, présenter au Saint-Siège la renonciation à sa charge.

Depuis longtemps déjà, Frère Maximilien-Marie prie et supplie pour demander à Dieu un évêque selon Son Coeur : un évêque qui soit un véritable docteur de la foi catholique la plus authentique ; un évêque qui soit un pasteur à l’image du Bon Pasteur, avec une inlassable sollicitude pour le salut des âmes à lui confiées ; un évêque qui soit un véritable père, pas tant par la manière dont il se fera appeler que par les délicatesses de la charité avec laquelle il entourera les fidèles ; un évêque qui soit un digne successeur des saints Apôtres par son zèle inlassable et par sa force d’âme ; un évêque dont la ferveur spirituelle soit exemplaire et communicative ; un évêque qui soit moins un administrateur qu’un missionnaire ; un évêque dont l’ardeur ne se laisse pas entraver par la pesanteur des cadavres accumulés par quelque cinquante années de modernisme mortifère.

Nous prions donc et supplions Saint Polycarpe et Saint Andéol - avec Saint Vincent, céleste protecteur de notre cathédrale (cf. > www) – qui se dépensèrent sans compter et ne craignirent pas de verser leur sang pour la vérité de l’Evangile, afin qu’ils intercèdent puissamment pour ce diocèse de Viviers et lui obtiennent la grâce d’une véritable résurrection : selon les termes de la citation que j’ai mise en exergue de cette humble chronique, en abandonnant les enseignements mensongers et en revenant à la parole qui lui a été transmise dès le commencement…

patte de chat Lully.

palmes

2015-21. « Valeurs de la république » ???

Samedi soir 24 janvier 2015,
fête de Saint Timothée, évêque et martyr.

« Viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine ;
mais au gré de leurs passions et l’oreille leur démangeant,
ils se donneront des maîtres à foison et détourneront leur ouïe de la vérité
pour se tourner vers des fables… »
(2 Tim. IV, 3-4)

Les chats ont-ils droit à la « liberté d’expression », ou bien – comme tant d’autres – cette formule n’est-elle qu’un leurre pour ne permettre qu’aux ennemis de la Vérité et du Bien de vomir leurs insanités ?
Depuis des jours et des jours, j’entends des êtres malfaisants ou inconsistants, avec des trémolos attendrissants dans la voix, surfer sur la vague de l’émotion et de l’indignation des peuples pour chanter sur tous les tons les « valeurs de la république ».

Lao-Tseu disait que « lorsque le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt ».
Eh bien, pour ce qui me concerne, je dois être bien plus qu’un idiot parce que non seulement je regarde le doigt qui veut me faire regarder la lune, mais j’ai également tendance à observer à qui appartient le doigt de celui qui veut me faire regarder la lune, à me demander quelles peuvent bien être les raisons pour lesquelles il tient tant à ce que je regarde la lune, et enfin – ce faisant – de quelle autre chose il voudrait que je détourne mon regard pendant que je regarderai la lune… etc.

En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis incontestablement bien pis qu’un idiot !
Alors, comme aux faibles d’esprit on condescend à laisser dire ce que l’on ne permettrait pas à des personnes sensées, je vous invite à regarder le doigt avec moi… 

Patte de chat Lully.        

BD - Valeur de la république détail 2

Valeurs de la république - BD

lys 2

BD - Valeur de la république détail 1

Voir aussi :
- Lucifer, ange tutélaire de la république maçonnique > www
- 21 septembre 1792 : rappel de quelques vérités > www

2015-17. Yvette Guilbert : « Le voyage à Bethléem ».

Mardi 20 janvier 2015.

Yvette Guilbert par Toulouse-Lautrec

Yvette Guilbert, portrait par Henri de Toulouse-Lautrec.

Le nom d’Yvette Guilbert dit-il encore quelque chose à quelques uns d’entre vous, chers lecteurs ? Je l’espère !
Peut-être quelque Tartuffe trouvera-t-il incongru que je la cite aujourd’hui dans les pages de mon blogue, car – chanteuse et actrice – elle ne fut sans doute pas une sainte ni un pilier d’église (quoique je dispose de fort peu de renseignements sur sa vie), mais ce fut une grande dame de la chanson française : en nos temps de médiocrité et d’inculture, je ne dédaigne pas de rappeler, quand l’occasion s’en présente, ces personnes qui ont marqué la vie et la culture des générations qui nous ont précédés.
Cela nous aide aussi à prendre un peu de recul par rapport à la tristesse des temps présents…

Si donc j’évoque aujourd’hui Yvette Guilbert, c’est parce que ce 20 janvier 2015 marque le cent-cinquantième anniversaire de sa naissance : le 20 janvier 1865.

Yvette Guilbert ne fut pas que l’interprête de « Je suis pocharde »« Madame Arthur » et autres chansons légères : il en est une, dans son répertoire, qui est particulièrement poignante et qu’elle interprêta avec une intensité dramatique qui, aujourd’hui encore, ne nous laisse pas indifférents, avec son égrenage impitoyable des heures tandis que la Vierge Marie approche de son terme et, qu’avec Saint Joseph, elle voit se fermer l’une après l’autre les portes des hôtelleries : cette chanson s’intitule « Le voyage à Bethléem ».
Nous sommes encore – jusqu’au 2 février – dans le temps de la crèche, c’est pourquoi je ne résiste pas au plaisir de vous en recopier ci-dessous et les paroles et l’enregistrement.
Vous reconnaîtrez bien sûr la mélodie de l’un de nos plus anciens noël populaire : « Or nous dites, Marie », qui remonte au moins au XVe siècle et dont le thème a été souvent repris par les compositeurs et organistes de l’époque baroque.

Le mystère d’un Dieu rejeté, méconnu, qui se heurte à des coeurs fermés n’est pas le « privilège » des seuls habitants de Bethléem aux jours d’Hérode le Grand : il se répète cruellement à toutes les générations ; il se répète cruellement sous nos yeux, aujourd’hui même, et chez nous… 

En dépit donc des apparences, cette évocation du cent-cinquantième anniversaire de la naissance d’Yvette Guilbert, n’a rien d’une publication frivole : des ténèbres spirituelles étendent sur notre société crépusculaire une chape de désespérance et de malheurs bien plus noire que les ailes du plus noir corbeau, pendant que les portes des coeurs continuent à se fermer devant Jésus, l’unique Rédempteur, le seul capable de rendre à ce monde sa jeunesse et sa joie…
Puisse-t-Il, du moins, fortifier et soutenir par Sa grâce ceux qui veulent Lui rester fidèles, et renouveler à tout moment dans leurs coeurs la joie et l’espérance invincibles qui sont les conséquences de Son Incarnation : « Il est né le divin Enfant : sonnez, hautbois, résonnez souvent ! »

Lully.

Guirlande de sapin - gif

Nous voici dans la ville
Où naquit autrefois
Le roi le plus habile,
David, le Roi des Rois.
- « Allons, chère Marie,
Devers cet horloger :
C’est une hôtellerie,
Nous y pourrons loger. »
Il est six heures !

- « Mon cher monsieur, de grâce,
N’auriez-vous point chez vous
Quelque petite place,
Quelque chambre pour nous ? »
- « Vous perdez votre peine ;
Vous venez un peu tard :
Ma maison est trop pleine,
Cherchez quelqu’autre part ! »
Il est sept heures !

- « Passant à l’autre rue,
Laquelle est vis-à-vis,
Tout devant notre vue
J’aperçois un logis… »
- « Joseph, ton bras, de grâce,
Je ne puis plus marcher,
Je me trouve si lasse… »
- « Il faut pourtant chercher ! »
Il est huit heures !

- « Patron des « Trois Couronnes »
Auriez-vous logement
Chez vous pour deux personnes :
Quelque trou seulement ? »
- « J’ai noble compagnie
Dont j’aurai du profit.
Je hais la pauvrerie :
Allez-vous en d’ici ! »

- « Monsieur, je vous en prie
Pour l’amour du Bon Dieu,
Dans votre hôtellerie
Que nous ayons un lieu. »
- « Cherchez votre retraite
Autre part, charpentier !
Ma maison n’est point faite
Pour des gens de métier. »
Il est neuf heures !

- « Madame du « Cheval rouge »
De grâce logez-nous
Dans quelque petit bouge,
Dans quelque coin chez vous. »
- « Mais je n’ai point de place ;
Je suis couchée sans drap
Ce soir sur la paillasse,
Sans autre matelas. »

- « Oh ! Madame l’hôtesse, »
Crie la Vierge à genoux,
« Pitié pour ma détresse :
Recevez-moi chez vous ! »
- « Excusez ma pensée, madame,
Je ne la puis cacher :
Vous êtes avancée, madame,
Et prête d’accoucher… »
Il est onze heures !

Dans l’état déplorable
Où Joseph est réduit,
Il découvre une étable
Malgré la sombre nuit :
C’est la seule retraite
Offerte à son espoir,
Ainsi que le prophète
Avait su le prévoir.
Il est minuit !

Il est minuit !

Il est né le divin enfant :
Sonnez, hautbois ! résonnez, musettes !
Il est né le divin enfant :
Sonnez, hautbois ! résonnez souvent !
Depuis plus de quatre mille ans,
L’avaient annoncé les prophètes.
Il est né le petit enfant :
Jouez, hautbois, résonnez souvent !

Il est né le divin enfant :
Sonnez, hautbois ! résonnez musettes !
Il est né le divin enfant :
Sonnez, hautbois, résonnez souvent !
Noël ! Noël ! Noël ! Noël !

Image de prévisualisation YouTube

Guirlande de sapin - gif

2015-11. Au Ciel, il n’y a pas de « malgré-nous »…

Jeudi 15 janvier 2015,
fête de Saint Paul, premier ermite.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je pense que la plupart d’entre vous savent qui l’on désigne sous l’expression de « malgré-nous » ; toutefois, pour le cas où quelques uns l’ignoreraient, je vais le redire : on désigne par cette expression de « malgré-nous » les Français d’Alsace et de Moselle qui, considérés par les autorités du troisième Reich comme Allemands, furent enrolés de force dans l’armée allemande au cours de la seconde guerre mondiale et furent contraints à combattre malgré eux avec les ennemis de la France.
Qu’on me permette aujourd’hui de reprendre la même expression pour vous entretenir de la question du salut éternel et du Ciel.

En nos temps de confusion et d’approximation, où l’émotion et le sentiment se substituent si souvent à la raison, et se substituent même aux vérités révélées dans l’esprit de certains chrétiens, il me paraît en effet important de rappeler que la chanson idiote de Monsieur Polnareff « on ira tous au paradis » non seulement n’est pas un dogme, mais qu’elle est aussi absolument contraire à l’enseignement de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Non ! tous les hommes n’iront pas au Paradis.
Car personne ne va au Ciel malgré lui.
Au Ciel, il n’y a pas de « malgré-nous » !

En conformité avec l’enseignement des Saintes Ecritures, les chrétiens doivent – c’est évident ! – avoir le désir du salut de tous, parce que c’est la volonté même de Dieu : « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (1 Timothée II, 4).
Mais ce n’est pas parce que Dieu voudrait qu’il en soit ainsi qu’il en est ainsi dans les faits.
Et ce n’est pas parce que les chrétiens doivent eux aussi en avoir le désir ardent qu’ils doivent pour autant prendre leurs désirs pour la réalité.

Le Bon Dieu a fait aux hommes le don de la liberté, et Il respecte cette liberté qu’Il a donnée aux hommes, même lorsque ces hommes choisissent de se détourner de Lui…
Ce n’est pas parce qu’Il voudrait n’en perdre aucun, qu’il n’y a pas de damnés : Dieu n’impose pas Son salut à des personnes qui n’en veulent pas.

Personne ne va au Ciel malgré lui.
Au Ciel, il n’y a pas de « malgré-nous ».

Nous savons, bien sûr, qu’il y a un Saint Bon Larron. Et parce que Notre-Seigneur a promis à celui qui se tournait vers Lui in extremis en implorant Sa miséricorde qu’il serait avec Lui en paradis, nous espérons qu’à d’autres âmes, touchées par la grâce à la dernière seconde, seront aussi ouvertes les portes du salut.
Parce que le saint curé d’Ars a pu, divinement éclairé, affirmer à l’épouse d’un suicidé, tourmentée par la crainte que son mari ne fût damné, qu’entre le pont et l’eau il avait eu le temps de se repentir et de demander pardon, nous prions ardemment pour que la miséricorde du Coeur de Jésus se fraye un chemin dans le coeur de ceux qui franchissent le seuil terrible et mystérieux de la mort.
Parce que le Saint Evangile nous rapporte qu’il y aura des « ouvriers de la onzième heure », nous avons une ferme confiance dans la puissance infinie de la miséricorde du Maître de la vigne.
Mais tout cela nous montre aussi que la miséricorde de Dieu ne peut se déployer que si l’homme s’ouvre à elle et se repent de ses voies mauvaises.
C’est pour cela qu’il ne peut pas y avoir et qu’il n’y a pas au Ciel de « malgré-nous ».

Ceux qui auront refusé d’aimer et de servir Dieu, ceux qui auront méprisé le salut qu’Il leur offrait, s’ils ne se sont pas convertis, ne seront pas sauvés malgré eux, n’iront pas au Ciel malgré eux !

Un vrai chrétien a le devoir pressant de prier pour le salut des âmes ; un vrai chrétien a le devoir impérieux d’offrir des sacrifices et des pénitences unis à la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour obtenir la conversion et le salut des âmes ; un vrai chrétien doit témoigner de l’Evangile du salut par les exemples de sa vie – plus encore que par des paroles – afin d’inspirer à ceux qui le voient vivre le désir de connaître et d’aimer Dieu, afin de Lui gagner des âmes…
Mais un vrai chrétien est aussi sans illusion : l’enfer existe, l’enfer n’est pas vide, et il y a des hommes qui le préfèrent et qui en font le choix libre et responsable.

De quelque bonne volonté et de quelque zèle qu’ils soient animés pour le salut des âmes – de toutes les âmes – , les chrétiens ne peuvent néanmoins pas décider du salut de ces âmes à leur place : on n’impose pas le salut à des personnes qui n’en veulent pas !
Au Ciel, il n’y a pas de « malgré-nous » !

Pour aller au Ciel, il faut avoir un minimum d’amour de Dieu.
Et comment manifeste-t-on son amour pour Dieu ? En observant Ses commandements : « Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : Seigneur ! Seigneur ! qui entreront dans le Royaume des cieux ; mais celui qui fait la volonté de Mon Père qui est aux cieux, celui-là entrera dans le Royaume des cieux » (Matth. VII, 21).

Celui donc qui, ayant eu la connaissance de la volonté de Dieu, n’en aura pas tenu compte ; celui qui aura agi dans sa vie en la tenant pour nulle, comme si elle n’existait pas ; celui qui l’aura méprisée ; celui qui se sera moqué des commandements de vie et des voies du salut révélés par Dieu, s’il ne se convertit pas et ne demande pas pardon, ne peut accéder au salut :  « Celui qui ne croira pas sera condamné » (Marc XVI, 16 b).
Au Ciel, il n’y a pas de « malgré-nous » !

C’est donc faire preuve d’une forme de faux zèle particulièrement contraire à l’enseignement des Saintes Ecritures, et c’est manquer totalement de respect pour la liberté d’autrui que de vouloir – à tout prix et à n’importe quel prix – envoyer pour l’éternité tenir compagnie au Bon Dieu et à ses saints, des personnes qui ont librement choisi ici-bas de ne pas L’aimer !

Oui, lorsque des personnes qui, sur cette terre, n’avaient absolument pas du tout envie d’aimer Dieu et de Le servir, passent de vie à trépas, il n’appartient à personne ici-bas de décréter de son propre chef que ces personnes sont allées au Ciel !
Pourquoi ces chrétiens-là – fussent-ils prêtres ou évêques – ne veulent-ils pas respecter la liberté de ces personnes et voudraient-ils leur infliger de passer toute leur éternité avec le Bon Dieu qu’elles avaient librement choisi de ne pas aimer et de ne pas servir ?

Que ceux qui prétendent servir Dieu se gardent donc bien de dire, si Dieu ne le fait pas Lui-même savoir (par une révélation spéciale ou par un acte solennel du magistère de Son Eglise) que tel ou tel est au Ciel ou qu’il est en enfer…
Cela, c’est le mystère de Dieu : et, sur ce point en particulier, Dieu ne nous doit rien.
Dire « tel homme est au ciel » ou « tel autre est en enfer », si Dieu ne l’a pas Lui-même fait savoir, c’est se placer au-dessus de Dieu et présumer gravement de Ses jugements insondables qui n’appartiennent qu’à Lui.

Lully.

Publications connexes :
– Le petit nombre des sauvés (Saint Augustin) > www
- Sermon de Saint Augustin sur le bon Larron > www
- Au sujet de l’enfer : « Personne n’en est jamais revenu… » > www
– Bande dessinée « les autruches » > www

H. Memling triptyque du jugement dernier

Hans Memling : triptyque du jugement

2015-10. Métaphysique des voeux (6ème partie).

6ème partie :
Le problème serait-il insoluble ?
Peut-on « souhaiter la bonne année » en vérité ?

frise

Lully au parapluie rouge

Mercredi 14 janvier 2015,
Fête de Saint Hilaire de Poitiers
(cf. la catéchèse que Sa Sainteté le Pape Benoît XVI lui a consacrée > www).

Nous avons achevé hier l’octave de l’Epiphanie, et ce jour – 14 janvier dans le calendrier grégorien – se trouve être le 1er janvier selon le calendrier julien : quelle bonne occasion de continuer nos questionnements et réflexions dans cette « métaphysique des voeux » à laquelle je vous ai invités depuis une dizaine de jours !

Nous l’avons vu, même si la formule est bien séduisante, souhaiter à quelqu’un « le meilleur » peut avoir des conséquences, insoupçonnées au premier abord, qui pourraient se révéler en réalité tout autre chose que le meilleur, tant pour cette personne elle-même que pour un certain nombre d’autres par contre-coup.

Souhaiter à quelqu’un que tous ses projets se réalisent peut également être dangereux : je ne peux pas être certain, en effet, que tous ses projets soient honnêtes et bons !

Alors présenterai-je mes voeux en disant : « Je vous souhaite une bonne année mais, ce faisant,  je souhaite que seuls vos projets généreux, bons et honnêtes se réalisent » ?
Ce pourrait être amusant, en effet, parce que mon interlocuteur ferait probablement une drôle de bouille ; mais il se demanderait sans aucun doute si je ne suis pas en train de le soupçonner de nourrir quelque projet malveillant, et il pourrait finalement assez mal le prendre, puis me faire la tête pour toute l’année à venir (au moins).

D’ailleurs qui détermine ce qui est généreux, bon et honnête ?
En l’occurrence, c’est la conscience (ou peut-être simplement l’habitude) de celui qui formule les voeux : nos voeux sont dépendants de notre conception personnelle du bien et du mal.
Du coup cela ne revient-il pas à dire à l’autre – je l’avais déjà évoqué – : « Je vous présente mes meilleurs voeux, c’est-à-dire que je souhaite que ma propre vision du bien s’accomplisse dans votre vie » ? Bien sûr, c’est comme si l’on disait : « Je vous souhaite que mes voeux soient exaucés », ou bien : « Bonne année : que tous mes projets vous concernant se réalisent » !

Cela sonne de curieuse manière, je n’en disconviens pas, et je ne suis pas du tout sûr que celui auquel je m’adresse en ces termes en éprouve beaucoup de plaisir.

Bon ! Alors cherchons un compromis : « Bonne année ! Je souhaite que tu souhaites les mêmes choses que moi, de sorte que je puisse te souhaiter – sans arrière-pensée et du plus profond du coeur – que tous tes souhaits, ainsi conformes aux miens, puissent s’accomplir ! »
Pourquoi me dites-vous que c’est trop compliqué ?
Ceci vous conviendrait-il davantage : « Je te souhaite de vouloir ce que je veux qui est la seule façon pour moi de souhaiter que tes voeux se réalisent… » ?
Ah ! Cela ne vous semble pas très élégant et manifester surtout de l’égocentrisme… Cependant n’est-ce pas tellement proche de la réalité cachée ?

Si, en outre, on veut souhaiter « le meilleur » à un grand nombre de personnes, on arrive fatalement aussi à un grand nombre de situations conflictuelles.
En effet, on ne peut pas, sans contradiction, souhaiter à tout le monde la réalisation de tous ses voeux puisque ce qui est bon pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre, et puisque, même à de très petites échelles, la société humaine est tissée d’une incroyable complexité de compétitions, rivalités, intérêts divergents, aspirations contraires… etc.

Problème insoluble ?
Que faire ? Que dire ?
Ne pourrait-on pas, malgré tout, imaginer que tous les hommes s’accordent sur des vœux, désirables par tous et bons pour tous ?
Cela pourrait donner quelque chose comme : « Je te souhaite que tes souhaits humanistes, universels et valables pour le bien de tous les êtres humains, se réalisent ».

Je ne sais pas si, pour ce qui vous concerne, vous vous voyez prononcer de semblables formules aux personnes que vous rencontrez dans la rue au matin des premiers jours de l’année, sur le marché ou en arrivant au bureau…
Non seulement cela fait un peu pompeux ; mais en outre cela peut donner l’impression que l’on veut donner des leçons.

Et puis, c’est tout de même bien vague : qu’est-ce qui, dans les faits, est universellement souhaitable ?

Beaucoup diraient spontanément que ce n’est quand même pas difficile à trouver : la paix internationale ; la fin de tous les conflits sociaux ; la cessation des famines ; la sortie de la crise économique ; la solution au chômage ; la justice universelle ; la résolution des épidémies ; l’équilibre écologique… etc.

Ben, voyons !
Si c’était vraiment facile, comment donc se fait-il que ce ne soit pas encore réalisé ?
Des années et des années se sont succédées, constituant des siècles et des millénaires : chacune a commencé par un jour de l’an ; chacune a apporté son sympathique cortège de vœux ; chacune a vu l’envoi d’une multitude de jolies cartes avec de belles paroles de ce style ; chacune a eu droit à sa ribambelle de « meilleurs voeux »
Et pas seulement des voeux privés : des voeux officiels, émis de la manière la plus sérieuse et la plus solennelle à tous les échelons de l’Etat…
Et aussi des voeux très officiels entre Etats, présentés par des services diplomatiques, cabinets ministériels et autres services d’ambassades tous plus sérieux, tous plus sincères, tous plus urbains les uns que les autres. De chefs d’Etat à chefs d’Etat, de Présidents à Rois, d’Altesses à Chanceliers, de Sérénissimes à Excellences, de directeurs à commandants, de Saintetés à Béatitudes… Tous ces vœux ! Exprimés en un langage si beau, en un discours porteur de tant de promesses, en une langue se référant à tant de valeurs humanistes : une langue faite d’un bois tellement pourri que tout cela n’est plus qu’insignifiance !
Un vrai feu d’artifice mondial de fumée : « Vanité des vanités, disait l’Ecclésiaste ; vanité des vanités, et tout est vanité » (Eccl. I, 2).

Nous découragerons-nous ?
Allons ! Essayons encore…
En prenant du recul (ou de l’altitude), n’est-il pas envisageable de dire : « je vous souhaite une année de réflexion et de questionnement » ?
Cela vous semble trop pédant ?
Alors plutôt peut-être : « Je vous souhaite les vrais accomplissements de ce qu’il y a de plus spirituel dans vos vies » ?
Ah ! Vous trouvez que ça fait trop « curé »…
Certes en entendant de tels voeux, votre voisine de palier risque 1) de se demander si vous n’êtes pas entré dans une secte et 2) d’oublier de vous tendre la boite de chocolats qu’elle avait pourtant dans les mains  !

« Je vous souhaite une année d’intensité en tout ce que vous entreprendrez… »
Trop « marketing » !…
« Que cette année soit pleine de beauté profonde et d’expériences d’authenticité… »
Un peu « new age »…
Et ceci : « Que l’aventure soit au rendez-vous de chacun des jours de cette nouvelle année » ?
Oui, je sais, ce n’est peut-être pas le plus adapté pour vos vieux oncles et tantes perclus de rhumatismes qui ne se sentent plus l’âme et l’entrain d’Indiana Jones…

Que faut-il faire alors ?
Se contenter du très très très usé : « Bonne année ! Bonne santé ! » ?
Mais certaines personnes peuvent se révéler très dangereuses en bonne santé : un menteur – pour ne prendre qu’un seul exemple – répand ses mensonges avec bien plus d’assurance et de force de persuasion quand il est au mieux de sa forme !
C’est là toute la problématique du « bon couteau » soulevée par Platon. Un « bon couteau » est celui qui coupe bien, voire très bien. Néanmoins, dans la main d’un assassin, quel est vraiment le « bon couteau » : celui qui coupe ou bien celui qui ne coupe pas – à savoir un mauvais, voire très mauvais couteau – ?

Alors ? S’abstenir de présenter ses vœux ?
Passer son tour et attendre l’année prochaine ?

Mais le problème se représentera tel quel dans un an… et il faudra bien recommencer, tout comme l’année recommence.
Année nouvelle et nouvelle avalanche de vœux pieux sans effets réels ?
Problème sans solution ?
Laisserons-nous tomber ?

Non ! Il doit tout de même bien exister un moyen d’offrir des voeux qui soient vraiment positifs, ni trop vagues ni trop étroits, ni trop généraux ni banals, ni pédants ni cucul la praline !!!

pattes de chatLully.

(à suivre > ici)

bonne année chats

Publié dans:Commentaires d'actualité & humeurs |on 14 janvier, 2015 |2 Commentaires »

2015-9. Liberté de pensée, liberté d’expression…

Je suis Lully !

Patte de chat

Parce qu’un unique chat qui prend du recul
et qui réfléchit dans le silence,
sera toujours infiniment au-dessus
d’une foule de moutons de Panurge qui bêlent !

Patte de chat

Lully Hebdo

lys2.gif

Publié dans:Commentaires d'actualité & humeurs |on 12 janvier, 2015 |9 Commentaires »
12345...17

A tempo di Blog |
Cehl Meeah |
le monde selon Darwicha |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | mythologie
| jamaa
| iletaitunefoi