Archive pour septembre, 2012

Mardi 16 octobre 2012

Mardi 16 octobre 2012 dans Annonces & Nouvelles img-execution-marie-antoinette-big-Copie-Copie

Publié dans:Annonces & Nouvelles, Vexilla Regis |on 30 septembre, 2012 |Pas de commentaires »

Saint Michel, céleste protecteur de la France, intercédez pour elle !

   En 1912 (le 19 mai pour être précis), année du cinquième centenaire de la naissance de Sainte Jeanne d’Arc, tous les évêques de France s’unirent pour consacrer la France à Saint Michel.
La Sainte de la Légitimité dynastique fut formée à sa mission par les conseils du Prince des Anges et délivra Orléans au jour de l’une de ses fêtes, nous pouvons donc avec grand profit reprendre le texte de cette prière qui ne manque jamais d’actualité :

Saint Michel, céleste protecteur de la France, intercédez pour elle ! dans Chronique de Lully basilique_domremy_abside-1-252x300

Saint Michel : mosaïque de l’abside de la basilique nationale du Bois-Chenu à Donremy
(cliquer sur la photo pour la voir en grand) 

   Ô glorieux saint Michel, permettez que nous vous apportions l’hommage de notre reconnaissance, de notre vénération, de notre amour.

   Commis par l’Éternel à la garde du droit, vous avez rejeté dans les abîmes Satan et ses suppôts, inclinant votre épée devant le Dieu-fait-Homme et la Vierge qui devait enfanter et devenir la Reine des Anges.

   Le peuple élu vous vit à sa tête lorsqu’il errait dans le désert, et vous fûtes, dans son exil, son espoir et sa force.
Sur le berceau de l’Église, héritière de la Synagogue, tendrement vous avez veillé. Votre devise devint sa devise et depuis deux mille ans, rien de grand ne s’est opéré dans son sein en dehors de votre intervention féconde.

   Baptisée la première des nations, dans le Sang du Christ, la France vous aima la première. Aussi vous êtes-vous ingénié à faire d’elle, à votre image et à votre exemple, le bon sergent de Dieu. Des champs de Tolbiac aux sommets du Mont Tombe ; des sommets du Mont Tombe aux vallons de Donremy ; des siècles reculés au temps où languit notre vie, vous avez écrit les meilleures pages de notre histoire. Naguère encore dans l’éclat de la piété de votre XIIème centenaire, sur ce coin immaculé de terre française où la foi vous éleva votre temple, le plus merveilleux et le plus célèbre, qui donc n’a reconnu votre si douce intervention ?

   Ajoutez encore à vos bienfaits, ô bon et puissant Archange, prenez sous votre garde tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes, nos personnes et nos biens, nos familles et nos paroisses, nos évêques et nos prêtres.

   Cette consécration solennelle, nous la voulons nationale, et nous renouvelons, autant qu’il est en nous, le pacte séculaire qui lie la France au Prince des Anges.

   Nous vous saluons, nous vous bénissons, nous vous acclamons, mais de grâce, défendez-nous dans le combat !

   Les ténèbres du doute et de l’erreur nous envahissent de toutes parts : Archange de lumière, dissipez nos ténèbres ! Les volontés fléchissent et les courages chancellent : Archange victorieux, ranimez nos ardeurs et communiquez-nous la flamme qui fait les âmes justes et les peuples vaillants !

   Les cœurs s’attachent à la chair et au sang : ô Séraphin sublime, arrachez-nous à la fange et portez-nous à Dieu !

   Veillez tout spécialement sur nos foyers, où la foi et l’innocence subissent de si rudes assauts, et commandez à Satan d’y respecter la paix et la vertu.

   Ô saint Michel, gardez l’Église et son chef admirable ; sauvez notre patrie bien-aimée, protégez son clergé et ses fidèles, convertissez ses fils égarés.

   Que le Coeur Sacré de Jésus, que Marie Immaculée vous envoient vers nous, avec la bienheureuse Jeanne d’Arc ; et que le règne de Dieu s’établisse sur nous et sur le monde à jamais, pour qu’à jamais, ô grand Prévôt du Paradis, nous soyons associés à vos triomphes.

Ainsi soit-il !

* * * * * * *

jeanne_ecoutant_ses_voix-Copie-300x157 consécration de la France dans De liturgia

Sainte Jeanne d’Arc armée pour sa mission par Saint Michel, Sainte Marguerite et Sainte Catherine
Basilique du Bois-Chenu à Donremy
(cliquer sur la photo pour la voir en grand) 

Autres prières en l’honneur de Saint Michel publiées sur ce blogue :
- Litanies de Saint Michel et prière dans tous nos besoins > ici
- Prières pour demander l’assistance de Saint Michel et
prière à Saint Michel composée par Saint Louis de Gonzague > ici

Louis-XI-300x142 prière pour la France dans Intentions de priere

2012-55. Bilan des promenades contées sur les pas du Grand Chanéac.

Jeudi 27 septembre 2012,
fête des Saints Côme et Damien.

2012-55. Bilan des promenades contées sur les pas du Grand Chanéac. dans Chronique de Lully P8080524-Copie-2-241x300

Frère Maximilien-Marie  contemplant d’en haut le « gouffre de l’enfer »
dans lequel les prêtres réfractaires qu’ils protégeaient et les chouans du Grand Chanéac allaient se cacher
(cliquer sur l’image pour la voir en plus grand) 

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Au cours de l’été, je vous l’avais annoncé (cf. > www), notre Frère a proposé des promenades contées - dites aussi promenades-conférences – , pour permettre à ceux que cela intéressait de découvrir ce que fut la chouannerie dans les hautes Boutières à travers la geste du Grand Chanéac, l’un des plus célèbres et des plus emblématiques parmi les chefs chouans de notre pays (cf. > www).
Au terme de la saison 2012, je m’étais promis de vous en dresser un petit compte-rendu, afin de vous donner une idée de ce que cela a représenté. Le voici.

A- Quelques données « techniques »:

Aux quatre sorties initialement programmées (une par mois en juin, juillet, août et septembre), s’en sont ajoutées deux autres : pour des groupes déjà constitués qui en firent la demande (comme il était prévu que cela puisse se faire).

La promenade du mois de septembre avait été intentionnellement programmée dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine et faisait l’objet d’une mention particulière dans certains dépliants édités spécialement pour l’occasion.
Mais chacune des autres sorties avait aussi été très bien annoncée : non seulement par la presse écrite locale dans les jours précédents, mais également sur les ondes de R.d.B., la Radio des Boutières.
En amont, toutes les dates prévues avaient été insérées dans le calendrier général de programmation des découvertes patrimoniales diffusé par le SITRA (système d’information touristique Rhône-Alpes) ; de la sorte, elles ont été automatiquement communiquées à tous les Offices de Tourisme de la région, et aussi répercutées dans une publication spéciale du Dauphiné Libéré, répertoriant tout ce qui se faisait dans l’Ardèche et dans la Drôme jour par jour tout au long de l’été, qui a été largement distribuée.
Que soient ici chaleureusement remerciés tous les annonceurs, tous nos amis des Offices de Tourisme (tout particulièrement celui des Boutières et celui des sources de la Loire), tous les correspondants de presse, ainsi que tous les particuliers qui après être venus à une promenade ont encouragé leurs amis à y participer aussi.

En outre, bien sûr, Frère Maximilien-Marie avait réalisé quelques affiches et petites cartes annonçant les dates de ces promenades.
A chaque fois que des personnes téléphonaient au Mesnil-Marie pour prendre des renseignements ou pour s’inscrire, notre Frère leur demandait de quelle manière elles avaient connu l’évènement : les réponses montrent que tous les moyens d’information utilisés ont suscité des inscriptions.

Le nombre des participants a été de dix le 9 juin, de dix aussi le 7 juillet, de vingt-trois le 10 juillet, de vingt-six le 4 août, de cinq le 25 août (c’était avec notre mini-camp chouan dont je vous ai parlé ici > wwwet de dix-huit le 15 septembre, ce qui fait donc un total de quatre-vingt-douze participants.
De toutes manières, Frère Maximilien-Marie préfère toujours avoir un groupe qui ne comprend pas plus de quinze personnes : il n’aime pas refuser des participants, et c’est pourquoi il consent à dépasser ce nombre, mais il réalise très bien que la gestion de l’après-midi est ensuite moins fluide.

Et pour rester dans le domaine des chiffres, il faut également noter que, d’une manière générale, les quelque quatre heures annoncées pour la durée de ces balades ont été régulièrement dépassées.
Il y a deux raisons à cela : a) le temps de déplacement d’un groupe croît d’une manière proportionnée au nombre des personnes qui le composent ; et b) de nombreuses questions ou remarques de participants ont contribué à l’allongement de la prestation.

coeurvendeen bilan été 2012 dans Commentaires d'actualité & humeurs

B – Qui étaient les participants et quelles étaient leurs motivations?

Lors de la moitié de ces promenades, Frère Maximilien-Marie a eu la joie de compter parmi les participants des personnes descendant du Grand Chanéac ou qui lui étaient apparentées.
Pour elles, ces après-midi étaient une manière de se ré-enraciner dans leur histoire familiale, de revoir – ou parfois tout simplement de découvrir – les lieux de la vie de leur ancêtre… et peut-être aussi de vérifier que ce qui est y dit est bien conforme aux traditions transmises à son sujet dans sa descendance.

D’autres participants viennent des environs immédiats : paroisses du « plateau » ou des hautes Boutières dans lesquelles le souvenir du Grand Chanéac est plus vivant qu’ailleurs.
Mais il est aussi un nombre non négligeable de nos promeneurs qui sont venus de bien plus loin : du sud du Vivarais, de la vallée du Rhône, de la région annonéenne, voire du Velay, du Gévaudan, du Forez, du Dauphiné, de Provence… etc.

Pour tous, c’est une manière de découvrir ou d’approfondir « in situ » une page d’histoire qui reste malheureusement méconnue.

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Les ruines du mas des Sucheyres, où naquit et mourut le Grand Chanéac,
photo prise le 25 août 2012 (cliquer sur la photo pour la voir en grand) 

C – Quel est l’impact de ces promenades?

Il n’est pas possible de répondre complètement à cette question, vous vous en doutez bien. Toutefois il y a certains éléments partiels de réponse qui peuvent dès à présent être soulignés.

a) Pour ce qui me concerne, je n’ai eu, par divers canaux, que des échos élogieux des prestations de Frère Maximilien-Marie.
Les personnes qui ont participé aux promenades-conférences « Sur les pas du Grand Chanéac » et dont j’ai recueilli les témoignages étaient toutes satisfaites de ce qu’elles y avaient entendu, soit parce qu’elles y avaient appris énormément (même lorsque cela remet en question certaines choses), soit parce qu’elles y trouvaient la confirmation de leurs propres recherches ou approfondissements.
Il est arrivé que certains posent des questions semblant relativiser ce que notre Frère disait, parce qu’ils avaient lu des textes présentant le Grand Chanéac sous un jour désavantageux ou le contexte de la révolution d’une tout autre manière : je note que cela ne s’est jamais présenté sous la forme d’opposition frontale ou de contradiction absolue, mais plus sous la forme de demande de plus d’explications. Toutefois j’aborde déjà ici la question du « contenu », sujet dont je vais parler plus longuement ci-dessous.
Je ne m’avancerai pas à dire qu’il n’y a pas eu de mécontents mais, s’il y en a eu, ils ne se sont pas manifestés de manière franche et déclarée devant Frère Maximilien-Marie.

b) Notre Frère a bien conscience que le seul fait d’aborder le sujet de la contre-révolution peut sembler résolument iconoclaste, voire apparaître comme du « révisionnisme » aux yeux de certains.
Cependant ces promenades contées ne sont pas un acte « polémique » : elles se contentent d’évoquer, sur les lieux mêmes où ils se sont déroulés, des faits et la figure d’un personnage historique.
Que l’existence même de ces faits et que les engagements de ce personnage puissent déplaire à certains, c’est une évidence. Mais alors leur réaction est un comportement d’ordre idéologique, il échappe à l’objectivité.
Les faits sont les faits : vouloir les cacher ou les ensevelir pour jamais dans le silence est contraire à la vérité.
La vérité historique a-t-elle besoin d’autre chose que des faits?
La vérité ne se suffit-elle pas à elle-même?
Que peuvent apporter les arguments des hommes à l’évidence qu’impose la vérité des faits?
Frère Maximilien-Marie n’a pas pour volonté de « réveiller de vieilles querelles », mais seulement de transmettre la réalité des faits, mais seulement de faire connaître la vérité de ce qui s’est passé.
Si l’exposé de ces faits authentiques dérange, la faute n’en revient pas à Frère Maximilien-Marie mais à ceux qui s’en trouvent indisposés et – en définitive – c’est leur problème à eux, pas celui de l’historien qui fait correctement son travail : « Qui se sent morveux se mouche » répétait jadis son instituteur de l’école communale…
On raconte qu’un philosophe pré-socratique niait la réalité du mouvement et qu’un autre philosophe – qui n’était pas du même avis – au lieu de se lancer dans d’interminables discussions et arguties pour le contredire, se contenta de se lever et de marcher devant lui.
Ainsi de notre Frère : il se contente d’exposer des faits, qu’il explique en
 les replaçant dans leur contexte, le contexte de l’ensemble du Royaume à la fin de l’Ancien Régime, le contexte sociétal particulier de nos contrées, le contexte religieux du diocèse de Viviers et le contexte particulier de nos anciennes paroisses… etc.
Puis, à côté des éléments historiques dûment attestés, il fait également mention des données de la tradition orale en expliquant bien, je crois, ce qui peut être considéré comme certain ou ce qui appartient davantage à une espèce de légende.

c) Il est arrivé que Frère Maximilien-Marie reçoive quelques remarques un peu agressives ou désobligeantes à propose de ces balades « Sur les pas du Grand Chanéac », mais les personnes qui les lui ont faites ne sont jamais venues y participer, ni n’ont jamais donné suite à la proposition qu’il leur a faite d’une réunion au cours de laquelle, de manière rigoureusement historique en même temps que respectueuse et courtoise, toutes choses pourraient être exposées sereinement comme il sied à des êtres raisonnables et civilisés.

d) Pour terminer ce chapitre d’une manière positive, je crois être en droit de conclure que l’impact de ces promenades est quadruple :
d.1) elles permettent à des personnes qui ont une honnête recherche intellectuelle d’approfondir une page d’histoire locale replacée dans le contexte de la grande histoire de la France ;
d.2) elles sont l’occasion d’ouvrir des consciences à autre chose que le « prêt à penser » idéologique imposé par une certaine histoire officielle ;
d.3) elles donnent une place et une audience – non usurpées – au Refuge Notre-Dame de Compassion dans le domaine de la culture, à l’échelon local ;
d.4) elles sont l’occasion de contacts très riches, très diversifiés et très sympathiques…

coeurvendeen promenades conférences

Ces promenades-conférences seront-elles reconduites l’année prochaine?
Je crois pouvoir répondre par l’affirmative à cette question, même s’il peut être envisagé de leur donner une autre fréquence ou une autre configuration, puisque, sur cette terre, tout ce que nous entreprenons est toujours susceptible d’amméliorations.

En attendant, je vous adresse mes salutations félines les plus amicales…

patteschats promenades contéesLully.

2012-54. Liberté religieuse ou liberté des Chrétiens ?

   Nous reproduisons ci-dessous, avec son autorisation (et nous lui en sommes profondément reconnaissants), un texte du Professeur Roberto de Mattei, qui a été publié dans la lettre de liaison de Correspondance Européenne (n°256, du 20 septembre 2012).
Ce texte nous apparaît important, dans le contexte actuel de flou philosophique et doctrinal, justement parce qu’il énonce les choses clairement sans les dénaturer.
Il constitue aussi une contribution véritablement constructive à l’étude de l’un des textes les plus équivoques du second concile du Vatican : la déclaration (nota bene : une « déclaration » – faut-il le dire ? – n’est ni une constitution ni un décret ; de par son nom même elle n’a qu’une valeur déclarative liée à un contexte particulier) sur la liberté religieuse Humanae dignitatis.

2012-54. Liberté religieuse ou liberté des Chrétiens ? dans Chronique de Lully robertodemattei1

Le Professeur Roberto de Mattei.

Eglise catholique : liberté religieuse ou liberté des Chrétiens ?

   On trouve parmi les slogans du langage “politiquement correct” le terme de “liberté religieuse”, que les Catholiques emploient de temps en temps de manière inappropriée, notamment comme synonyme de liberté de l’Église ou de liberté des Chrétiens. Or il s’agit en réalité de termes et de concepts bien distincts qu’il convient ici d’expliciter.

   L’équivoque qui réside dans la déclaration conciliaire intitulée Dignitatis Humanae (1965) est apparue du fait du manque de distinction entre le for intérieur, qui représente le domaine de la conscience personnelle, et le for extérieur, qui représente le domaine public, c’est à dire la profession et la propagation publique de ses convictions religieuses.

   L’Église, avec Grégoire XVI et son encyclique Mirari Vos (1836), avec Pie IX : Syllabus et Quanta Cura (1864), mais également avec Léon XIII et Immortale Dei (1885) ainsi que Libertas (1888), enseigne que :

1) Personne ne peut être contraint à croire dans son for intérieur parce que la Foi est un choix intime de la conscience de l’Homme.

2) L’Homme n’a pas droit à la liberté religieuse dans son for extérieur, c’est à dire à la liberté de pouvoir professer et propager n’importe quelle religion, car seuls la Vérité et le Bien ont des droits, ce qui n’est pas le cas pour le Mal et l’erreur.

3) Le culte public des fausses religions peut éventuellement être toléré par les pouvoirs civils en vue d’un bien plus grand que l’on doit obtenir, ou d’un mal plus grand que l’on doit éviter, mais en soi le culte public des fausses religions peut aller jusqu’à être réprimé, y compris par la force, si nécessaire. Or le droit à la tolérance est une contradiction parce que comme l’indique le terme même, ce qui se tolère n’est jamais le Bien, c’est toujours et seulement le Mal. Dans la vie sociale des nations l’erreur peut être tolérée comme un fait, mais jamais admise comme un droit. L’erreur “n’a objectivement aucun droit ni à l’existence, ni à la propagande, ni à l’action” (Pie XII, Discours Ci Riesce, 1953).

   En outre, le droit de ne pas être soumis à la contrainte, c’est à dire le fait que l’Église n’impose la Foi catholique à personne, mais exige la liberté de l’acte de Foi, ne provient pas d’un prétendu droit naturel à la liberté religieuse, c’est à dire d’un prétendu droit naturel à croire à n’importe quelle religion, mais se fonde sur le fait que la religion catholique, l’unique vraie religion, doit être embrassée en pleine liberté et sans aucune contrainte. La liberté du croyant se fonde sur la vérité à laquelle on croit, et non pas sur l’autodétermination de l’individu. Le Catholique, – et le Catholique seul -, a le droit naturel de professer et de pratiquer sa religion et il a ce droit parce que sa religion est la vraie religion. Ce qui signifie qu’aucun autre croyant hormis le Catholique n’a le droit naturel de professer sa religion. On en trouve la démonstration dans le fait qu’il n’existe pas de droit sans devoirs et inversement. La loi naturelle, résumée dans les Dix Commandements, s’exprime de manière prescriptive, à savoir qu’elle impose des devoirs desquels naissent des droits. Ainsi par exemple, du Commandement : “Tu ne tueras pas l’innocent” naît le droit de l’innocent à la vie. Le refus de l’avortement est une prescription de droit naturel qui fait abstraction de la religion de celui qui s’y conforme. Et ceci est valable également pour les Sept Commandements de la Seconde Table. Mais comparer le droit à la liberté religieuse au droit à la vie, en les considérant tous les deux comme des droits naturels, n’a aucun sens.

   Les trois premiers commandements du Décalogue, en effet, ne se réfèrent pas à une quelconque divinité, mais au Dieu de l’Ancien et du Nouveau Testament. Il découle du Premier Commandement, qui impose d’adorer l’unique vrai Dieu, le droit et le devoir de professer, non pas n’importe quelle religion, mais l’unique vraie religion. Et ceci est vrai autant pour les individus que pour l’État. L’État, comme tout individu, a le devoir de professer la vraie religion également pour la raison qu’il n’existe pas un but de l’État qui soit différent de celui de l’individu.

   La raison pour laquelle l’État ne peut contraindre personne à croire naît non pas du principe de la neutralité religieuse de l’État, mais du fait que l’adhésion à la vérité doit être pleinement libre. Si l’individu avait le droit de prêcher et de professer publiquement n’importe quelle religion, alors l’État aurait le devoir de neutralité religieuse. Ce que l’Église a condamné à plusieurs reprises. C’est pourquoi nous disons que l’Homme a le droit naturel non pas de professer n’importe quelle religion, mais de professer la vraie religion. C’est uniquement si la liberté religieuse est comprise comme liberté chrétienne que l’on pourra parler de droit à cette liberté.

   Certains affirment qu’actuellement nous vivons de fait dans une société pluraliste et sécularisée, les États catholiques ont disparu et l’Europe est un continent qui a tourné le dos au Christianisme. Le problème concret est par conséquent celui des Chrétiens persécutés dans le monde, et non pas de l’État catholique. Personne ne le nie, mais la constatation d’un fait n’équivaut pas à l’affirmation d’un principe. Le Catholique doit désirer de toutes ses forces une société et un État catholiques dans lesquels le Christ règne, comme l’explique Pie XI dans son encyclique Quas Primas (1925).

   La distinction entre la “thèse” (le principe) et “l’hypothèse” (la situation concrète) est ainsi connue. Et plus l’on est contraint de subir l’hypothèse, plus il faut s’efforcer de faire connaître la thèse. Par conséquent nous ne renonçons pas à la doctrine de la Royauté sociale de Notre Seigneur Jésus Christ : parlons donc des droits de Jésus Christ à régner sur toute la société et parlons aussi de Son Règne comme unique solution aux maux de notre époque. Et au lieu de nous battre pour la liberté religieuse, ce qui revient à placer juridiquement sur le même plan la vraie religion avec les fausses religions, battons-nous au contraire pour défendre la liberté des Chrétiens qui aujourd’hui sont persécutés en Orient par l’islam et en Occident par la dictature du relativisme.

Professeur Roberto de Mattei.

roicopie concile Vatican II dans Commentaires d'actualité & humeurs

2012-53. 21 septembre 1792 : rappel de quelques vérités.

Vendredi 21 septembre 2012,
Fête de l’apôtre et évangéliste Saint Matthieu.

   Ce matin (21 septembre 2012), dans mes lectures, je suis « tombé » sur quelques textes qui célébraient en ce jour le deux-cent-vingtième anniversaire de l’abolition de la royauté et de la proclamation de la république par la « Convention nationale ».
Bien évidemment, cette commémoration importe surtout aux laïcistes, libres penseurs et autres francs-maçons qui, dans leur langage dithyrambique, voient dans ce jour la « fin de la tyrannie », « l’avènement de la liberté » et le « triomphe de la démocratie »… etc.

Autel de la Convention nationale

Paris : dans la basilique Sainte Geneviève profanée et convertie en « Panthéon »,
l’ « autel » dédié à la Convention (sculpteur : Sicard)

   De ce fait, je me suis replongé dans quelques publications historiques : oh! pas des publications « tendancieuses » ou « partisanes », simplement des études basiques et honnêtes auxquelles tout le monde peut avoir accès et dans lesquelles on trouve des chiffres que je vais me contenter de présenter.
Car les chiffres suffisent à démontrer que ce que célèbrent les laïcistes et les francs-maçons – un peuple unanime qui abolirait la royauté et proclamerait la république dans les transports d’une liesse quasi mystique – n’est qu’un pur mythe idéologique, sans aucun fondement réel.

   On peut lire ici ou là que les élections par lesquelles furent désignés les députés de la Convention furent les premières en France à avoir été faites au suffrage universel.
En réalité, les députés à la Convention furent élus par moins de 10% de la population du Royaume

   Etaient exclus du droit de vote : 1) les femmes, 2) les domestiques, 3) les non-salariés (il fallait pour être électeur pouvoir justifier que l’on vivait de son travail, ce qui signifie que ceux qui vivaient de rentes ou de revenus fonciers ne pouvaient voter), 4) les hommes qui n’avaient pas au moins un an de résidence dans une commune, 5) les hommes de moins de 21 ans.

   En outre, les élections des députés à la Convention se déroulèrent sur un mode un peu compliqué qui avait deux degrés : pour être électeur au premier degré, il fallait payer une contribution équivalente au revenu de trois journées de travail, et pour être électeur au second degré il fallait payer une contribution équivalente au revenu de cent-cinquante journées de travail.
Le premier degré des élections eut lieu le 26 août 1792, et le second degré le 2 septembre.
C’est dire que ces scrutins ont eu lieu dans le même temps qu’il y avait l’instauration d’une véritable terreur sanguinaire : prise des Tuileries et massacre des derniers défenseurs de la famille royale, emprisonnement de cette dernière dans le donjon du Temple, emprisonnements massifs de prêtres réfractaires et de royalistes, et enfin massacres de septembre…

   Autant dire que le climat politique et social était absolument contraire à une expression paisible des sentiments de la population terrorisée, qui restait à près de 90% favorable à la royauté, fidèle à son Roi et de plus en plus hostile à la révolution (en particulier en raison du refus de la constitution civile du clergé et de son attachement aux « bons prêtres »).
Ce sont presque exclusivement les « patriotes », c’est-à-dire les révolutionnaires les plus enragés, qui se rendirent aux urnes.

   Le nombre total des députés à la Convention était de 749.
Pour se réunir et pour commencer à légiférer, la Convention n’attendit pas que tous les députés fussent arrivés à Paris : sa première réunion eut lieu le 20 septembre 1792 en fin d’après-midi, 371 députés seulement étaient présents, c’est-à-dire un peu moins de la moitié.
Moins de la moitié des élus, désignés par moins de 10% de la population : nul besoin d’être très doué en calcul pour comprendre à quel point cette représentation est « démocratique », et pour réaliser selon quelle mesure les décisions de ces députés ont exprimé les « sentiments unanimes de la nation » !!!

La séance du 21 septembre 1792 vit le vote « à l’unanimité » de l’abolition de la royauté et de la proclamation de la république.
Voici la photographie du décret qui en fait acte :

décret du 21 sept 1792

   Chacun de vous peut donc aisément comprendre que la proclamation de la république en France fut le fait d’une infime minorité de terroristes (371 extrémistes décidant pour plus de 27 millions d’habitants) et constitue un déni absolu de la « démocratie » dont elle prétend être l’expression.

Lully.

Voir aussi :
- Joseph de Maistre : « Du caractère satanique de la révolution française » > ici ;
- Lucifer, ange tutélaire de la république maçonnique > ici ;
- Le caractère fondamentalement anticatholique de la république en France > ici.

Scapulaire Sacré-Coeur

2012-51. Notre-Dame pleurait sur les irrévérences des prêtres et leur impiété à célébrer les saints mystères.

Contribution féline
à la célébration du cinquantième anniversaire
du second concile du Vatican (1ère partie).

* * * * * * * 

Mercredi des Quatre-Temps d’automne, 19 septembre 2012.
Anniversaire de l’apparition de Notre-Dame de La Salette.

2012-51. Notre-Dame pleurait sur les irrévérences des prêtres et leur impiété à célébrer les saints mystères. dans Chronique de Lully DSC01000-2-Copie-Copie

Apparition de Notre-Dame de La Salette
Vitrail de la chapelle de l’hôpital Sainte-Marie – le Puy-en-Velay.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

       Cet anniversaire de l’apparition de la Très Sainte Mère de Dieu sur la montagne de La Salette revient chaque année nous inviter à relire et à méditer le grave message et les secrets qu’elle confia aux deux jeunes bergers (ces textes ont été publiés > ici).

   Les paroles de Notre-Dame sont en effet d’une profondeur incommensurables ; leur richesse et leur portée sont inépuisables ; leur vérité n’est pas à démontrer car, depuis 1846 – et spécialement dans la seconde moitié du XXe siècle -, les faits sont venus, irrécusables, confirmer les annonces prophétiques de notre Mère céleste…

   Je m’attache aujourd’hui au fait que la Très Sainte Vierge Marie a dénoncé les « irrévérences » des prêtres et « leur impiété à célébrer les saints mystères ».
Qui – en lisant ces quelques mots – ne pense spontanément à ce déchaînement effrayant de « fantaisies liturgiques », de désobéissance aux règles de célébration pourtant maintes fois rappelées par le Saint-Siège, et d’irrespect envers les rites les plus sacrés, dont une prétendue application du second concile du Vatican a été l’occasion?

Disons-le tout de go : que de monstruosités n’a-t-on pas commises et ne continue-t-on pas à commettre au nom « du concile » !
Car – malheureusement! – point n’est besoin de remonter fort loin dans le temps pour en récolter des témoignages ; nulle nécessité d’aller fouiller dans les archives documentaires des années 70 des diocèses ou des paroisses. 
Je possède une petite collection de photos récentes d’évêques et de prêtres qui ne portent pas les ornements prescrits pour la messe (ne revêtant par exemple qu’une espèce de chemise de nuit informe sur laquelle ils posent – de préférence de manière asymétrique – une espèce de longue écharpe, parfois multicolore), qui célèbrent avec un mazagran et une assiette en grès sur une table de salle de réunion, qui ne se conforment pas à l’ordonnancement strictement codifié des rites et se livrent à de pitoyables improvisations et innovations… etc.

   Tout au long de l’histoire de l’Eglise, les exemples des saints nous montrent au contraire un attachement quasi scrupuleux aux prescriptions liturgiques et une stricte volonté de s’y conformer.
Je me souviens en particulier d’avoir lu, dans les oeuvres de Sainte Thérèse d’Avila, un passage dans lequel elle écrivait qu’elle avait tant d’amour pour la sainte liturgie qu’elle préfèrerait se faire mettre en pièces plutôt que d’enfreindre la moindre des rubriques.

Ce profond et minutieux respect des règles liturgiques n’est rien d’autre qu’une conséquence absolument logique de l’amour que l’on porte à Dieu ; il découle d’une véritable compréhension de ce qu’est la sainte liturgie, qui n’est pas une oeuvre humaine, mais un  mystère divin confié à l’homme. L’homme n’en est pas le propriétaire, mais l’exécutant ; l’homme n’a aucun droit à la modifier ; s’il prétend le faire, il se rend coupable de vol, puisqu’il s’attribue un pouvoir et une propriété qui ne lui appartiennent pas.

   Alors que certains continuent à se prévaloir du second concile du Vatican pour justifier les pratiques liturgiques les plus déviantes et qu’ils prétendent, avec une assurance qui confine à la plus arrogante des outrecuidances, célébrer « la messe du concile », il ne me paraît pas inutile de citer ci-dessous quelques extraits de la constitution conciliaire Sacrosanctum Concilium (promulguée le 4 décembre 1963).
Bien sûr, on pourra me reprocher de ne faire que des citations tirées de leur paragraphe d’origine, mais il reste loisible à chacun de se reporter à la totalité du texte pour constater que les citations que je donne n’en dénaturent pas « l’esprit » !.
Pour ce qui me concerne il me semble que les mots employés ne nécessitent pas de grandes explications pour être compris : ils sont clairs… et ils mettent assez en évidence que l’abandon du latin et du chant grégorien (auquel ont été substituées des musiquettes cucul-la-praline apparentées aux rengaines à la mode), la vente des vases sacrés – remplacés par des poteries -, la liquidation des statues et des reliques, la démolition des anciens maîtres-autels et le démontage des magnifiques chaires sculptées, la mise sous le boisseau de la pratique de la pénitence, ainsi que tous les bidouillages par lesquels les équipes liturgiques « exercent leur créativité et expérimentent de nouvelles manières de dire leur foi », sont absolument contraires à ce que leur prescrit « LE concile » !

   Ainsi (et je me permets de mettre en caractères gras ou de souligner certains passages) :

- au paragraphe 22 :
« §1. Le droit de régler l’organisation de la liturgie revient uniquement à l’autorité de l’Eglise : celle-ci appartient au Siège Apostolique et, selon les règles du droit, à l’évêque. (…)
§3.  C’est pourquoi, absolument personne d’autre, fût-ce un prêtre, n’ajoutera, n’enlèvera, ou ne changera rien, de sa propre initiative, dans la liturgie. »

- au paragraphe 36 :
« §1. L’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera maintenu dans les rites latins. »

- au paragraphe 54 :
« … On veillera  à ce que les fidèles puissent dire ou chanter ensemble en langue latine aussi les parties de l’ordinaire de la messe qui leur reviennent… »

- au paragraphe 101 :
« §1. Selon la tradition séculaire du rite latin dans l’office divin, les clercs doivent garder la langue latine ; toutefois, pouvoir est donné à l’Ordinaire de concéder l’emploi d’une traduction en langue du pays (…), pour des cas individuels, aux clercs chez qui l’emploi de la langue latine est un empêchement grave à acquitter l’office divin comme il faut. »

- au paragraphe 109 :
(à propos du carême) « … on inculquera aux esprits des fidèles, en même temps que les conséquences sociales du péché, cette nature propre de la pénitence, qui déteste le péché en tant qu’il est une offense à Dieu ; on ne passera pas sous silence le rôle de l’Eglise dans l’action pénitentielle, et on insistera sur la prière pour les pécheurs. »

- au paragraphe 110 :
« La pénitence du temps de carême ne doit pas être seulement intérieure et individuelle, mais aussi extérieure et sociale. La pratique de la pénitence (…) sera favorisée et (…) recommandée.
Cependant le jeûne pascal, le vendredi de la Passion et de la mort du Seigneur, sera sacré ; il devra être partout observé et, selon l’opportunité, être même étendu au samedi saint pour que l’on parvienne avec un cœur élevé et libéré aux joies de la résurrection du Seigneur. »

- au paragraphe 111 :
« Selon la Tradition, les saints sont l’objet d’un culte dans l’Eglise, et l’on y vénère leurs reliques authentiques et leurs images… »

- au paragraphe 116 :
« L’Eglise reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine ; c’est donc lui qui, dans les actions liturgiques (…), doit occuper la première place.
Les autres genres de musique sacrée, mais surtout la polyphonie, ne sont nullement exclus de la célébration des offices divins, pourvu qu’ils s’accordent avec l’esprit de l’action liturgique (…) »

- au paragraphe 125 :
« On maintiendra fermement la pratique de proposer dans les églises des images sacrées à la vénération des fidèles ; mais elles seront exposées en nombre restreint et dans une juste disposition, pour ne pas éveiller l’étonnement du peuple chrétien et ne pas favoriser une dévotion mal réglée. »

- au paragraphe 126 :
(…) « Les Ordinaires veilleront avec zèle à ce que le mobilier sacré ou les œuvres de prix, en tant qu’ornements de la maison de Dieu, ne soient pas aliénés ou détruits. »

   Aujourd’hui, en relisant les paroles de la Vierge en pleurs sur la sainte montagne de La Salette, je n’ai pu m’empêcher de penser qu’il y avait des larmes de Notre-Dame qui concernaient spécifiquement ce qu’on a voulu nous présenter comme « l’application du concile » et qui s’est en réalité concrétisé par un effrayant déferlement d’impiété, de profanations et de sacrilèges!
J’en suis convaincu : Notre-Dame, qui pleurait sur les irrévérences des prêtres et leur impiété à célébrer les saints mystères, ne le faisait pas uniquement en constatant les manques de respect qui existaient au milieu du XIXe siècle, mais aussi en voyant à l’avance les abominations des âges futurs, parmi lesquelles celles de la fausse réforme liturgique prétendument issue de ce concile ne sont pas les moindres!
De la même manière que « ce ne sont pas tous ceux qui disent : Seigneur! Seigneur! qui entreront dans le Royaume des Cieux » (Matth. VII, 21), ce ne sont pas ceux qui se réclament le plus bruyamment du concile vaticandeux qui lui sont le plus fidèles.

Lully.

misselromainavantvatican7copie célébration dans Commentaires d'actualité & humeurs

Lire l’éditorial de la lettre de Paix Liturgique n°353, du 17 septembre 2012 > ici.

2012-50. C’est au moins un tiers des catholiques pratiquants qui, en France, est encore volontairement ignoré (voire méprisé) par les autorités diocésaines.

Avec l’aimable autorisation de Paix Liturgique, que nous remercions chaleureusement, nous reproduisons ci-dessous l’éditorial de la lettre n°353 datée du 17 septembre 2012.

2012-50. C'est au moins un tiers des catholiques pratiquants qui, en France, est encore volontairement ignoré (voire méprisé) par les autorités diocésaines. dans Commentaires d'actualité & humeurs pape

Le motu proprio Summorum Pontifucum a déjà cinq ans :
(la lettre de Paix Liturgique n°353) 

Cela fait désormais cinq ans que le Pape a promulgué son Motu Proprio Summorum Pontificum. Cinq ans que s’est achevé le temps de la « parenthèse miséricordieuse » du Motu Proprio Ecclesia Dei de 1988 et des interrogations sans fin sur les intentions réelles du Saint-Père. Cinq ans que le Pape a parlé. Oui cinq ans qu’il a proclamé déjà que la messe traditionnelle n’avait jamais été interdite, alors qu’elle avait été, dans les faits, interdite ABSOLUMENT par la plupart des clercs français.

Et qu’est-il arrivé durant ces cinq années? De très bonnes choses assurément : une plus grande liberté pour les messes privées des prêtres, quelques messes paroissiales selon la forme extraordinaire, une plus grande liberté pour demander des messes de mariages ou de funérailles selon ce rite. Mais le texte a fonctionné aux 5 %, pour être optimiste, de ses virtualités, constamment freiné par une évidente opposition et une mauvaise volonté certaine.

En cinq ans, combien d’évêques français ont montré l’exemple en célébrant eux-mêmes régulièrement dans leurs cathédrales la forme extraordinaire du rite romain? Ou en laissant tout simplement leurs prêtres, tentés spontanément de célébrer selon la forme extraordinaire, ou sollicités selon le droit de le faire par un groupe de fidèles, d’agir librement? Combien de mises en place loyales, dans le cadre paroissial, de célébrations de la forme extraordinaire? Bilan éloquent.

On nous fait dans les diocèses le coup du « changement maintenant » de M. Hollande : depuis que le Saint-Père s’est exprimé clairement, l’on nous répète qu’il faut du temps et de la concertation avant d’agir, que l’on ne peut pas tout avoir « tout de suite ». Soit, mais combien de temps faudra-t-il? Vingt ans? Cinquante ans? La réforme liturgique de 1969, elle, devait obligatoirement être appliquée dans les trois mois suivant sa promulgation… Dans un tel contexte, les réticences de la FSSPX, qui n’arrive pas, comme elle le dit, à « faire confiance », s’explique un peu, non?

Et pourtant ce que l’on commence à appeler le peuple Summorum Pontificum existe bien : nous le rencontrons tous les jours ! Nous en rappelions l’histoire et l’importance dans notre lettre sur le diocèse des Versailles que nous surnommions « le diocèse des silencieux » (cf. lettre de Paix Liturgique n° 351, ici > www). Tout le monde sait que cette réalité ne se limite pas à l’Église de Versailles : c’est (au moins) l’Église de France toute entière qui est la terre des silencieux.

Ceux qui aspirent à voir célébrer dans leurs paroisses la messe selon la forme extraordinaire, nos 15 sondages l’attestent, représentent aujourd’hui entre 35 et 50 % des catholiques pratiquants français !

Eh bien, ce tiers au moins des catholiques pratiquants semble ne pas exister, ou en tout cas ne pas compter. Ce sont des « nostalgiques », des espèces de sous-catholiques (et pourtant, peut-être bientôt les seuls ou presque qui resteront dans les églises). Pastorale, pastorale, nous dit-on. Or, les instances officielles savent que cette sensibilité catholique est en France la plus féconde en vocations sacerdotales et religieuses. On croit rêver. En fait, on cauchemarde. Certes les temps changent doucement, et des journaux chrétiens commencent à s’intéresser à cette réalité ecclésiale (La VieTémoignage ChrétienLa Croix, à l’occasion de la messe du 3 novembre à Saint-Pierre de Rome) mais ce n’est pas suffisant.

Il reste que le tiers au moins des catholiques français sont passés par pertes et profits. Alors que moins de 55 % des français se disent catholiques (un chiffre qui descend très en dessous des 40 % pour les moins de 40 ans) et que la pratique religieuse est désormais en dessous de 4 %, on pourrait au minimum considérer comme simplement existants des catholiques qui « produisent » plus de 15 % des vocations sacerdotales et des ordinations.

Certains bons apôtres prétendent que les divers organismes qui tentent de prêtre une voix aux demandeurs, au premier rang desquels Paix liturgique, n’emploieraient pas « les bons moyens », ce qui irriterait tellement nos pasteurs qu’il leur deviendrait impossible de faire ce qu’ils auraient par ailleurs désiré faire. Merveilleuse dérobade… Serions-nous les pires des empoisonneurs, que le droit – un droit strict – resterait le droit. D’ailleurs, Paix liturgique n’aurait aucune raison d’être si nos pasteurs paroissiaux appliquaient le droit et si nos pasteurs épiscopaux ne l’empêchaient pas d’être appliqué.

« La paix soit avec vous » : c’est la salutation réservée au cours de la messe à l’évêque, qui répète ainsi le souhait du Christ ressuscité à ses amis. La Paix liturgique, la pacification du peuple chrétien, qu’ils ont mission de nous donner, nous continuerons à la leur demander, loyalement, paisiblement, mais jusqu’à ce qu’ils veuillent nous la donner.

Notre vœu : que soit permis à tous les fidèles de pouvoir vivre leur foi catholique chaque semaine dans leur paroisse au rythme de la forme extraordinaire du rite romain, c’est-à-dire la célébration, dans un esprit de loyauté et de Charité et à un horaire familial de la forme extraordinaire dans chacune des 4500 paroisses de France.

tiarepie9 droit des fidèles ignoré et méprisé dans De liturgia

Pèlerinage à Rome, dans l’action de grâces et la foi, du 1er au 3 novembre 2012 : site officiel du pèlerinage et intervention de Monsieur l’abbé Claude Barthe à la conférence de presse de présentation du 9 septembre dernier > www.

2012-49. Où l’on peut constater à quel point le Maître-Chat Lully maîtrise l’informatique.

2012-49. Où l'on peut constater à quel point le Maître-Chat Lully maîtrise l'informatique. dans Annonces & Nouvelles chat2432742b57

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Vous le savez bien maintenant,  je suis un matou relativement expert en informatique.
Or ces jours derniers, je faisais porter mes réflexions sur le fait que les anglo-saxons avaient repris le suffixe « -ware » (prononcez : « ouère ») pour former des néologismes désignant des types de logiciels particuliers.
C’est ainsi que nous avons : freeware = logiciel entièrement gratuit ; badware = logiciel malveillant (comme le sont les virus et les chevaux de Troie) ; spyware = logiciel espion …etc.

Cela m’a donné des idées : j’ai réuni une équipe de techniciens auxquels j’ai donné des consignes très précises et dont j’ai supervisé les travaux de manière extrêmement attentive.
Vraiment, nous avons travaillé d’arrache-pattes jour et nuit!

Le résultat est là et j’en suis très fier : je peux désormais vous présenter un catalogue de logiciels absolument originaux et très performants pour améliorer votre vie quotidienne, enrichir vos travaux et développer de la manière la plus extraordinaire qui soit toutes les fonctionnalités auxquelles vous recourrez…

Il va sans dire que vous pouvez vous procurer tous ces logiciels en vous adressant directement au Mesnil-Marie

Je vous propose donc en exclusivité absolue (nota : il est conseillé de lire notre catalogue à haute voix) :

- un logiciel pour réaliser de délicieuses tisanes ou infusions : bouillware.
- un logiciel pour sécher la vaisselle : égoutware.
- trois logiciels complémentaires pour le jardinage : sarclwareplantware et arrosware.
- un logiciel de formation théâtrale (version 1) ou musicale (version 2) : conservatware.
- un logiciel très pratique pour se raser ou se coiffer : mirware.
- un logiciel d’aide à la circulation dans les carrefours : giratware.
- un logiciel qui apaise la douleur : anti-inflammatware.
- un logiciel dans lequel on peut évacuer tous les virus : mouchware.
- un logiciel qui permet d’innombrables expérimentations : laboratware.
- un logiciel à effet retardateur : moratware.
- un logiciel de divination : prémonitware.
- un logiciel pour classer les adresses et numéros de téléphone de vos amis : répertware.
- un logiciel qui traite tous les maux en les prenant par le fondement : suppositware.
- un logiciel très simple de rangement : tirware.
- un logiciel d’assistance à la fabrication de vos jus de fruits préférés : pressware.
- un logiciel de nettoyage : baignware.
- un logiciel pour se débarrasser des vieux fichiers : dépotware
- un logiciel de vote : isolware
- un logiciel pour ne pas être privé de lumière quand il y a une panne EDF : bougeware.
- un logiciel pour vivre de manière plus aristocratique : manware.
- un logiciel qui chasse les importuns : vatefaireware

A cette liste de logiciels prévus pour les circonstances très diverses et variées de la vie profane, j’ajoute – spécifiquement à l’intention de nos amis catholiques – quelques autres logiciels conçus pour leur venir en aide dans la pratique de leur vie chrétienne.
Tous les fidèles trouveront donc un grand profit à utiliser :

- notre logiciel de prière : oratware.
- le logiciel qui distribue l’eau bénite : aspersware.
- deux logiciels pour l’adoration du Très Saint Sacrement : ostensware et encensware.
- un logiciel de purification : purgatware.
- un logiciel qui conditionne à se mettre dans une attitude de prière : agenouillware.

et à l’intention de quelques catégories particulières de fidèles nous avons aussi :

- pour les moniales qui veulent s’entretenir avec des personnes extérieures à leur cloître : parlware.
- pour les prêtres, lorsqu’ils préparent les oblats à l’autel : offertware.
- pour faciliter les processions des chanoines dans leurs cathédrales : déambulatware.
- et pour notre Saint-Père le Pape quand il veut réunir les cardinaux : consistware.

Ainsi, vous pouvez le constater, notre catalogue est très riche.
Pour mieux vous laisser faire votre choix en toute tranquillité, je vous laisse donc en vous disant : aureware!

patteschats humour dans Chronique de LullyLully.

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Publié dans:Annonces & Nouvelles, Chronique de Lully |on 17 septembre, 2012 |4 Commentaires »

Louange à la très sainte et toute glorieuse Croix de Notre-Seigneur.

Prière attribuée à Saint Anselme :

Relique de la Sainte Croix

Relique de la Sainte Croix – oratoire du Mesnil-Marie.

       O Croix, choisie pour des bienfaits si ineffables, ta gloire est annoncée non point tant par l’esprit et la langue des hommes ou des anges que par les oeuvres dont tu as été l’instrument.
C’est en toi et par toi que me viennent le salut et la vie. C’est en toi et par toi que résident tout mon bien et tout bien.
Que me sert-il d’être conçu, de naître, de vivre, et de jouir de tous les bonheurs de cette vie, si c’est pour descendre ensuite au royaume de la mort ?
S’il devait en être ainsi, mieux vaudrait que je ne fusse point né. Et c’est bien sûr dans cet état que je me trouverais maintenant, si je n’avais pas été racheté grâce à toi.

   Avec quels sentiments vais-je donc me glorifier en toi ?
Quelle ne doit pas être mon allégresse, puisque par toi l’esclavage de l’enfer se change en héritage du Royaume des Cieux !
Quelle ne doit pas être ma joie, puisque sans toi j’aurais en horreur cette existence temporelle jusque dans ses moindres moments, tandis que grâce à toi je sais que je jouirai d’un bonheur éternel, d’une existence admirable !

   Car j’ai beau ne servir encore Dieu que dans l’espérance et dans la crainte, je possède néanmoins la certitude que j’atteindrai un jour ce bonheur, si je ne mets ma gloire qu’en toi, par l’action de grâces, l’amour, et par ma vie tout entière.

Ainsi soit-il !

Louange à la très sainte et toute glorieuse Croix de Notre-Seigneur. dans Chronique de Lully nika

Voir aussi la B.D.  « Si la Croix vous fait peur » > ici.

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