Archive pour juillet, 2012

2012-43. Le Monastier-sur-Gazeille, un patrimoine d’exception.

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Le Monastier-sur-Gazeille : plan (cliquer pour voir en plus grand)

La petite ville du Monastier-sur-Gazeille, comme son nom l’indique, s’est développée autour d’un monastère, qui fut même au Moyen-Age une abbaye très importante à la tête de prieurés et de dépendances hors des frontières du Royaume de France.

Cette importance spirituelle et historique, s’accompagne d’une importance patrimoniale et artistique de premier ordre : au Monastier, malgré les ravages des époques troublées et les destructions consécutives à la grande révolution, se dresse une très belle église abbatiale, en majeure partie romane.

DSC00702-2-225x300 Espace Culturel Européen dans Commentaires d'actualité & humeurs

Le Monastier : façade de l’église abbatiale.

Je ne vais pas réécrire ici ce que d’autres ont écrit bien que mieux moi et d’une manière bien plus complète que ce que je pourrais mentionner sur un simple blogue : tous ceux qui veulent en savoir plus sur l’histoire de l’abbaye (origines et développements), sur son architecture et ses sculptures, se reporteront avec grand profit à ce site > www.

A côté de l’abbatiale, se dressent d’une part les bâtiments abbatiaux reconstruits au XVIIIe siècle et d’autre part le château abbatial du XVIe siècle.

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Le Monastier : château abbatial

Il faudrait aussi mentionner nombre de vieilles maisons ou hôtels particuliers aux façades remarquables et l’église Saint-Jean, du XVe siècle.

Les municipalités successives ont eu à coeur de préserver et/ou de restaurer autant qu’il était en leur pouvoir ce patrimoine d’exception.
En cette année 2012, a été inauguré l’ Espace Culturel Européen (nous avons évoqué cette inauguration ici > www) à l’issue de longs, patients et – il faut le souligner – remarquables travaux de restauration et d’aménagement des anciens bâtiments claustraux du XVIIIe siècle, contigus à l’abbatiale, dans lesquels est aussi installée la mairie depuis de nombreuses décennies.

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Le Monastier : galerie du cloître XVIIIe siècle

L’unique galerie du XVIIIe siècle qui a succédé au quadrilatère du cloître roman est devenue un bel et lumineux espace permettant d’accéder, de plein pied, à droite de la grande entrée à une belle et agréable bibliothèque, et  sur la gauche à un vaste espace d’exposition.

En contournant le bâtiment, on arrive sur la place du Vallat : c’est là que donne le perron de l’office du tourisme, par lequel on accède à la partie muséale de l’ Espace Culturel Européen.
Saluons au passage l’amabilité et la disponibilité de l’hôtesse d’accueil.

Deux salles voûtées qui ont été réunies permettent de bénéficier, dans la première, d’explications claires sur les origines de l’abbaye et son histoire, dans la seconde, de renseignements intelligemment présentés sur la vie monastique et la manière dont elle est organisée.

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Salles présentant l’histoire de l’abbaye et la vie monastique

Par un escalier on accède ensuite à une grande salle de projection : c’est là qu’est présenté le film documentaire (j’en ai parlé ici > www) qui permet de situer le Monastier non seulement dans l’ensemble du massif du Mézenc et de son patrimoine naturel et humain, mais encore à travers ses activités et sa vie présente…

Au sol de cette salle, une carte projetée au sol et sur laquelle on marche fait surgir sous vos pas d’étonnantes images.

On accède ensuite dans l’espace où est désormais conservé la partie la plus précieuse et la plus fragile du trésor de l’abbatiale : au premier chef l’exceptionnel buste reliquaire de Saint Théofrède (populairement appelé Saint Chaffre) du XIe siècle…

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Le Monastier : buste-reliquaire de Saint Théofrède

… mais le trésor, ce sont aussi d’autres pièces d’orfèvrerie religieuse, de très belles toiles (du XVe au XVIIIe siècles, actuellement en restauration : des copies les remplacent) et de remarquables tissus précieux rapportés d’Ouzbékistan qui enveloppaient jadis les reliques.

Enfin, cet Espace Culturel Européen comprend une vaste et très belle salle de musique : Le Monastier est le siège d’une école intercommunale de musique très dynamique, et, toutes les années depuis 1989, la ville accueille pendant l’été un Festival des Cuivres.

Si cette présentation, de manière tout à fait délibérée, n’est pas entrée dans de nombreux détails, c’est parce que je souhaite vous avoir « mis l’eau à la bouche » et que j’espère susciter en vous, bien plus que l’envie, la ferme résolution d’aller – ou de retourner – passer au moins une demi-journée au Monastier : il faut en effet prendre le temps d’une visite guidée de l’abbatiale (monsieur le Maire s’y prête avec une vraie passion), découvrir posément les richesses offertes par l’ Espace Culturel Européen, et finir l’après-midi en déambulant dans les ruelles auxquelles les rayons du soleil couchant donnent une lumière incomparable…

Lully.

2012-42. Chronique du mois de juillet 2012 au Mesnil-Marie.

Mardi 31 juillet 2012,
fête de Saint Ignace de Loyola.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Dernier jour du mois de juillet : je viens donc vous faire le compte-rendu des principaux évènements qui ont marqué la vie de notre Mesnil-Marie durant les semaines écoulées.
Comme d’habitude, je le rappelle, vous pouvez voir dans un plus grand format les photos qui seront publiées ci-dessous en y faisant un « clic » à l’aide de votre souris…

2012-42. Chronique du mois de juillet 2012 au Mesnil-Marie. dans Chronique de Lully Chat-seur-de-souris

1) Inauguration de l’Espace Culturel Européen du Monastier sur Gazeille :

Le samedi 7  juillet, Frère Maximilien-Marie était invité à l’inauguration officielle de l’Espace Culturel Européen du Monastier-sur-Gazeille, ce dont il a été très honoré.
Cette invitation était motivée par le fait que notre Frère est du nombre des personnes qui ont été interrogées et filmées pour l’élaboration du documentaire présenté à l’intérieur de la partie musée de l’espace culturel.
Mon papa-moine est – à ma connaissance – le seul moine vivant actuellement dans le massif du Mézenc. Or la très grande majorité des paroisses rurales furent d’abord des prieurés, dépendant de monastères ou d’abbayes, et la vie monastique fut donc constitutive d’une part non négligeable de l’histoire et du patrimoine de cette contrée.
Les réalisateurs du documentaire étaient donc assez heureux de rencontrer Frère Maximilien-Marie et de le faire parler. De cet entretien, qui avait été assez long, ont été retenues quelques minutes de tournage pendant lesquelles on voit et on entend Frère Maximilien-Marie rappeler ces choses.
Si vous passez au Monastier-sur-Gazeille, je vous invite donc à vous arrêter et à prendre du temps non seulement pour visiter la très belle église abbatiale, mais aussi pour aller à l’Espace Culturel Européen.
Et en attendant, j’ai aussi décidé de vous en parler plus longuement ici > www.

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Frère Maximilien-Marie apparaissant dans le documentaire diffusé au Monastier-sur-Gazeille

2) Promenades sur les pas du Grand Chanéac :

Ce même 7 juillet, dans l’après-midi, notre Frère accompagnait la deuxième de ces balades contées programmées au cours de l’été, consacrée à l’évocation de la chouannerie dans les hautes Boutières et à la figure du Grand Chanéac (cf. > www).
Ce sont une dizaine de personnes qui, ce jour-là, ont découvert – ou approfondi – les évènements de cette période troublée.
Mais ce qu’il faut aussi signaler c’est que, trois jours plus tard, en sus donc des promenades régulières, Frère Maximilien-Marie avait été sollicité pour guider un groupe de vingt-trois randonneurs, venus du sud du Vivarais, qui, dans la matinée, avaient escaladé un suc voisin.
Cet après-midi là fut un peu perturbé par des orages, mais la perturbation psychologique causée par notre Frère fut-elle peut-être encore plus importante que celle de la météo : certaines personnes n’étaient en effet pas du tout préparées à entendre ce qu’il leur a dit…

Pourtant Frère Maximilien-Marie ne fait pas de propagande, il se contente d’exposer des faits, de présenter des situations et d’expliquer des évènements.
Cependant, en France, la révolution reste un sujet « sensible ». Les clichés et les caricatures, les contre-vérités et les déformations imposés par l’histoire officielle ont la vie dure ; aussi lorsque on va à leur encontre, en apportant des éléments pourtant objectifs et des preuves, on fait fatalement figure de « révisionniste » et on suscite des réactions épidermiques, voire totalement irrationnelles!

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3) Grand rangement à la sacristie de notre paroisse :

Profitant de la présence de l’un de nos amis, Frère Maximilien-Marie avait proposé à notre cher Abbé, de venir avec lui toute une journée de semaine pour s’attaquer avec lui au grand nettoyage et rangement de la sacristie de notre petite église de Ceyssac.

Le 11 juillet, qui est dans le diocèse du Puy-en-Velay l’anniversaire de la dédicace de la basilique-cathédrale (consécration miraculeuse réalisée par les Anges), après la Sainte Messe, nos « hommes de ménage » ont donc totalement vidé les placards et les tiroirs, ont procédé à un grand nettoyage, ont trié, classé puis à nouveau rangé et bien étiqueté tout le contenu de la sacristie.

J’en profite pour lancer un appel à tous mes lecteurs : malgré le très beau et généreux travail accompli par les couturières et les bricoleurs qui ont confectionné ou restauré des ornements et du matériel, notre petite communauté paroissiale traditionnelle manque encore de certaines choses, si donc vous connaissiez ou entendiez parler de paroisses ou de communautés qui seraient prêtes à en faire don, vous pourriez me le signaler en m’écrivant ici > www.

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Clocher-peigne de l’église de Ceyssac

4) Le 14 juillet autrement :

Je vous l’avais annoncé (ici > www), à l’occasion du deux-cent-vingtième anniversaire des évènements de juillet 1792 en bas Vivarais et sur le territoire des paroisses de l’ancien Uzège rattachées au département de l’Ardèche, Frère Maximilien-Marie avait proposé de marquer le 14 juillet autrement.

Plusieurs de nos amis avaient initialement prévu de participer à cette journée commémorative mais, à la suite d’empêchements divers, au lieu de la quinzaine de personnes escomptées, le groupe ne fut finalement que de cinq.
Qu’importe! Bravant les implacables rayons d’un soleil de plomb, nos valeureux pèlerins se sont rendus sur les lieux qui furent les témoins des plus importants des évènements de ce mois de juillet 1792 : je ne vais pas détailler ici parce que je me suis promis de vous en rédiger un reportage circonstancié, et que je tiendrai ma promesse!
Je rappelle seulement que c’est aussi ce 14 juillet qu’ils se sont rendus à Chapias, comme je vous l’ai raconté ici > www.

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Chapias : Statue de Notre-Dame de la Délivrance (détail)

5) Visites amicales & visites culturelles :

Pendant l’été, nous recevons de nombreuses visites.
Certains de nos amis qui se trouvent géographiquement un peu loin de notre Mesnil-Marie, en profitent pour passer quelques jours auprès de nous.

Je dois bien le confesser : je ne suis pas toujours enthousiaste à la perspective de devoir « partager » mon papa-moine, même lorsque je sais que ce n’est que pour un temps assez court. Nous sommes ainsi, nous, les chats : exclusifs et facilement jaloux… et j’avoue qu’il m’arrive de manifester ostensiblement de la bouderie!
J’ai néanmoins bien conscience que ces visites d’amis sont importantes, pour nos hôtes comme pour Frère Maximilien-Marie auquel elles apportent de beaux moments, des encouragements et de l’aide.

C’est aussi souvent à l’occasion de ces visites que notre Frère, en bon ambassadeur de notre magnifique province, propose à nos amis de visiter tel ou tel site ou de participer à une activité culturelle : les propositions sont abondantes et variées pendant la période estivale, et elles sont aussi de qualité.
Ainsi Frère Maximilien-Marie a-t-il pu déjà se rendre au vernissage d’une exposition de photographies, assister à un concert à deux pianos (avec des pièces jouées à quatre, six ou huit mains!) dans le cadre du festival Musique & Or, entendre une passionnante conférence sur les chapiteaux romans et les influences antiques dans la sculpture romane, participer à une visite nocturne de la chapelle Saint-Michel d’Aiguilhe, prendre part à une très instructive randonnée dans le Mézenc avec les stagiaires du Centre Haroun Tazieff… etc.

Il m’en rapporte de nombreuses photos, que je ne peux pas toutes publier mais que j’archive soigneusement. Pour cette fois, je vous présente celle-ci, qu’il a prise justement lors de la randonnée avec les stagiaires du Centre Haroun Tazieff : cette « bête à Bon Dieu », il l’a photographiée juste en dessous des « dents du diable » et comme il avait dû prendre une posture un peu acrobatique pour y parvenir, il a tout de suite après fait une magnifique chute qui a nécessité une visite supplémentaire chez l’ostéopathe!!!

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6) Préparatifs pour l’hiver :

L’été, c’est aussi le moment où il faut préparer plein de choses en vue de la mauvaise saison.

Notre petit potager nous donne des courgettes, bien plus qu’on ne peut en manger dans l’immédiat, alors Frère Maximilien-Marie les apprête pour les congeler en portions individuelles… En revanche, les plants de tomate ont bien souffert et ne produisent pas grand chose.

C’est aussi le moment où il faut ré-imprégner d’huile de lin toutes les portes et fenêtres afin de leur permettre de supporter les intempéries.

C’est enfin la période où il faut se faire livrer et où il faut monter et ranger le bois qui nous chauffera pendant six mois.
Vous le savez déjà, le Mesnil-Marie n’est pas accessible aux véhicules : le camion déverse son chargement de bûches sur notre aire de stationnement et il faut ensuite le monter jusqu’à la maison… 

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Que soient ici publiquement et chaleureusement (c’est bien le cas de le dire) remerciées toutes les personnes qui répondent à la suggestion du panneau que Frère Maximilien-Marie a disposé près du tas de bois!

7) Rions un peu :

Pour terminer ma chronique de ce jour, je veux vous raconter une de ces anecdotes un peu cocasses qui arrivent de temps en temps à notre Frère.

Il y a quelques semaines, alors qu’il était en train de pousser son chariot dans les allées d’une grande surface, une petite fille, d’environ trois ans, s’est mise à lui courir après en hurlant à tue-tête et de manière insistante : « Père Noël! Père Noël!… »
La situation devint encore plus amusante lorsque la grande soeur, âgée d’environ six ans, s’est elle aussi mise à courir derrière la fillette et derrière Frère Maximilien-Marie en criant : « C’est un faux! Il n’a pas de barbe et il n’est pas en rouge! »
Notre Frère était écartelé entre une irrépressible envie de rire et la confusion de se retrouver ainsi signalé à l’attention de la foule.
Mais ce qui était encore plus drôle (bien que ce soit aussi profondément attristant), c’était sans doute la tête véritablement ahurie que faisaient les parents, lesquels semblaient n’avoir jamais vu un moine de leur vie et paraissaient se demander ce que pouvait bien être le personnage après lequel courraient leurs filles…

;-) ;-) ;-)

De manière un peu plus sérieuse, avant de prendre congé de vous, je vous invite à vous associer, du 2 au 10 août, à la neuvaine préparatoire à la fête de Sainte Philomène (célébrée le 11 août) > www.

Bon et beau mois d’août à vous tous!

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Pour aider et soutenir le Refuge Notre-Dame de Compassion > www.

Publié dans:Chronique de Lully |on 31 juillet, 2012 |Pas de commentaires »

2012-41. Notre-Dame de la Délivrance, au hameau de Chapias (Vivarais).

Mercredi 18 juillet 2012.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je vous avais annoncé la « journée de mémoire » organisée par Frère Maximilien-Marie le 14 juillet dernier à l’occasion du deux-cent-vingtième anniversaire de la tentative de soulèvement dirigée par le comte de Saillans et, consécutivement à son échec, du massacre d’une douzaine d’ecclésiastiques et d’un certain nombre de fidèles sujets du Roi (cf. > www).
Je vous ferai un peu plus tard le compte-rendu de cette journée, mais je veux profiter aujourd’hui de la fête de Notre-Dame de Bonne Délivrance (dont je vous avais entretenu ici > www) pour vous présenter un petit sanctuaire marial du bas Vivarais dont le nom est presque semblable : Notre-Dame de la Délivrance.
La chapelle dans laquelle notre douce Mère céleste est invoquée sous ce vocable, est sise au hameau de Chapias, qui appartient à la commune de Labeaume (07120 – site de la commune > www).
Nos pèlerins du 14 juillet dernier y ont fait une étape, parce que ce lieu est lié à la grande révolution, même s’il n’est pas directement en rapport avec les évènements de juillet 1792. En l’occurrence – et fort heureusement – on ne déplore ici ni massacre ni évènement malheureux…

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Le hameau de Chapias dans la garrigue
(cliquer sur la photo pour la voir en plus grand format)

Au centre du hameau de Chapias, on arrive sur une petite place ombragée qui sert de parvis à une chapelle de dimensions respectables.
En face de la porte d’entrée, au centre de la placette, a été érigée une croix de mission.
La chapelle, comme toutes les maisons du hameau, est construite avec les pierres calcaires dont la garrigue environnante n’est pas avare. Au dessus de la porte d’entrée, sur le linteau, est gravée la date 1814.
Au XIXème siècle, et jusqu’au milieu du XXème siècle, ce hameau, qui était assez peuplé et à une distance assez importante du chef-lieu, fut même érigé en paroisse indépendante, avec un curé résident : un presbytère est attenant à l’église.

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La chapelle de Chapias.

Gravissant les trois marches du perron, nous pouvons entrer dans la chapelle.

Aussitôt, nous pouvons constater avec plaisir que les fureurs iconoclastes qui, sous le fallacieux prétexte de l’aggiornamento - dans les années consécutives au second concile du Vatican – , ont dépouillé nos églises pour en faire des copies de sinistres temples huguenots, n’ont eu ici qu’une action limitée.
A Chapias, on peut seulement déplorer la disparition de la table de communion au niveau des degrés qui marquent la séparation entre le sanctuaire et la nef et l’ajout, tout à fait inutile, d’une espèce de meuble sans goût ni grâce – il a l’élégance d’une verrue! – pour servir, plus encore que d’autel face au peuple, d’impitoyable témoin à charge contre le mauvais goût et le manque de solide formation liturgique d’une part importante du clergé.
Cela mis à part, on ne peut que se réjouir de voir que toutes les statues, les stations du chemin de Croix, les ex-votos, les tableaux des saints, les autels de marbre recouverts de nappes et parés de chandeliers sont tous en place, comme attendant la véritable restauration d’un authentique culte catholique…
Dans la lumière doucement tamisée par les vitraux, la sérénité du lieu vous imprègne.

3-Intérieur-chapelle-Chapias-Copie-300x225 Chapias dans Nos amis les Saints

Intérieur de la chapelle de Chapias. 

Frère Maximilien-Marie a été particulièrement sensible au fait que notre glorieux Père Saint Augustin est représenté par l’un des vitraux du sanctuaire, et en outre qu’il y a un beau tableau représentant Saint François de Sales :

Chapias-St-Augustin-Copie-144x300 Notre-Dame de la Délivrance dans Prier avec nous   Chapias-St-françois-de-Sales-229x300 pèlerinage dans Vexilla Regis

Mais surtout, dès le moment où le visiteur entre, son oeil est attiré par le grand tableau qui est accroché au fond du sanctuaire, bien au centre :

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Le voeu des abbés Sévenier
(cliquer sur la photo pour la voir en grand)

Regardons le tableau plus en détail :

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Le voeu des abbés Sévenier (détail)

Aux pieds d’une Vierge assise, tenant en sa main droite un sceptre fleurdelisé, portant sur ses genoux un Enfant Jésus qui bénit de la main droite tandis que de la gauche il s’enveloppe dans le manteau protecteur de sa mère, deux ecclésiastiques sont à genoux.
Celui de gauche, comme en témoigne sa chevelure blanche, est plus âgé. Leur attitude à tous deux et leurs regards montrent qu’ils prient, qu’ils se recommandent avec ferveur (il y a même une nuance d’inquiétude sur leurs visages) à l’intercession de Notre-Dame.
Le geste de bénédiction de l’Enfant Jésus, la tête tendrement inclinée de la Madone et le sourire qu’on lit sur ses lèvres laissent entendre que la requête des deux prêtres est agréée, que leur prière est exaucée.
Sur la droite du tableau, en haut de la montée d’escalier, ont été figurés des soldats (ou des gardes nationaux) les armes à la main, effectuant une perquisition. 

Ces deux prêtres sont les deux abbés Sévenier
Le plus âgé – né en 1733 – était en 1789 curé-prieur de la petite ville de Valgorge, dans les Cévennes vivaroises.  Le plus jeune – il était né en 1760 – était le neveu et le vicaire du premier.
L’un comme l’autre refusèrent le serment schismatique à la constitution civile du clergé et devinrent donc des réfractaires, c’est-à-dire de dangereux hors-la-loi aux yeux des révolutionnaires : s’ils ne faisaient pas le choix de l’exil volontaire, ils étaient passibles de la déportation ou de la mort.
Dans un premier temps, ils se cachèrent chez certains de leurs paroissiens, et continuèrent à exercer leur ministère clandestinement. Mais le danger grandissant auquel ils exposaient ceux-là même qui les protégeaient les détermina à quitter le territoire de leur paroisse et à se retirer dans leur famille, au hameau de Chapias.

La famille Sévenier possédait une propriété relativement importante et devait faire appel à de la main d’oeuvre extérieure.
Les deux abbés – en habits civils – pouvaient donc se faire passer pour des domestiques, mais il fallut rapidement multiplier les mesures de discrétion pour que des employés à la langue trop bien pendue (et ce d’autant plus que des récompenses étaient promises aux délateurs) ne divulgassent point des informations susceptibles de mettre les deux prêtres et leur famille en danger.

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Chapias : la « maison Sévenier » où les abbés se cachaient dans leur famille.

Un jour, la garde nationale pénétra à l’improviste dans la maison alors que Madame Sévenier était auprès du feu avec son neveu, le plus jeune des prêtres ; elle eut alors la promptitude d’esprit de lui tendre un sac en lui disant sur le ton avec lequel on s’adresse à un domestique : « Prends ton goûter et va garder le troupeau! » Les soldats laissèrent partir le « berger » ne se doutant pas de son identité et leur perquisition s’avéra, bien évidemment, infructueuse.
Une autre fois, les soldats vinrent en pleine nuit : à peine eurent-ils commencé de tambouriner à la porte que Madame Sévenier fit entrer les abbés dans une cache aménagée derrière une armoire, puis elle vida un seau d’eau sur le sol et alla se coucher dans le lit précédemment occupé par les prêtres. Pendant ce temps, Monsieur Sévenier, à la porte, avait un peu retardé l’entrée des révolutionnaires : ils fouillèrent la maison sans rien trouver, car – à cause du sol mouillé – ils ne mirent pas les genoux à terre pour se pencher et regarder sous l’armoire, se contentant d’y faire passer la baïonnette d’un fusil : cette fois encore la famille Sévenier avait eu chaud!

Les alentours de Chapias sont hérissés de rochers calcaires aux formes bizarres et la garrigue est un enchevêtrement d’arbustes méditerranéens, de haies épineuses, de sentiers tortueux, de petits clos entourés de murailles de pierres sèches, au milieu desquels il est bien malaisé à quelqu’un qui n’en est pas familier de ne pas se perdre.
En raison de la surveillance toujours plus suspicieuse et des perquisitions, il fut donc convenu que les deux abbés se réfugieraient pendant la journée à l’intérieur de l’un de ces gros rochers, situé à quelque 400 mètres de la maison : en effet, la Providence a fait que ce rocher est creux!
Depuis lors cette cachette naturelle est restée dans la mémoire collective comme « le rocher des curés » et sur le cliché ci-dessous vous apercevez sur l’avant (à hauteur de visage d’homme, car ce rocher mesure près de 4m de hauteur) une ouverture allongée par laquelle on pouvait faire passer de la nourriture aux deux réfractaires.

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Le « rocher des curés » (cliquer pour agrandir)

Lors de leur passage, 14 juillet dernier, Frère Maximilien-Marie et ses amis sont allés le visiter, bien sûr.
C’est le filleul de notre Frère qui, à l’arrière du rocher, a découvert le passage étroit à travers lequel il faut ramper pour entrer dans la  cachette.

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L’entrée de la cache.

Si un enfant de dix ans peut s’y faufiler sans problème, notre Frère – qui n’a ni la même souplesse ni la même circonférence (!!!) – a eu un peu plus de mal pour s’y faufiler et, lui qui n’aime pas les espaces étroits et confinés, n’a pas eu l’envie de demeurer très longtemps dans ce rocher, qui fut cependant sanctifié par les longues heures de prière et de véritable pénitence des deux abbés Sévenier.
Voici un cliché pris lorsqu’on est accroupi à l’intérieur de la cachette et qui montre la seule chose que l’on peut voir en levant la tête : le ciel à travers les branches…

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Lorsque Frère Maximilien-Marie m’a montré cette photo, j’ai pensé que lorsqu’on est en butte à un monde hostile, nous n’avons plus qu’à lever les yeux et à crier vers le Ciel…
C’est ce que firent nos bons abbés : redoublant de confiance et de ferveur, ils se mirent sous la protection très spéciale de la Très Sainte Vierge et firent le voeu de lui bâtir une chapelle, s’ils sortaient saufs de la persécution révolutionnaire.
Cette scène, outre le tableau sus-cité, est sculptée en bas-relief sur le maître-autel de la chapelle :

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Le voeu des abbés Sévenier, bas-relief du maître-autel de la chapelle.

Le 28 septembre 1798, le plus âgé des abbés, alors qu’il se dégourdissait un peu les jambes en dehors de la cache, se trouva nez à nez avec un révolutionnaire qui le fit prisonnier : emmené d’abord à Joyeuse, il fut transféré à Privas le 2 octobre, puis enfin à Orange où il devait comparaître devant le tribunal révolutionnaire.
Mais Notre-Dame de la Délivrance veillait! La révolution s’épuisait et le procès traîna en longueur… Des négociations eurent lieu et le vieil abbé fut libéré en échange de 1400 livres!
Il revint à Chapias.
Peu à peu les prêtres réfractaires pouvaient sortir de la clandestinité et reprendre leur ministère sans rien craindre : sitôt le concordat signé, les deux abbés Sévenier reprirent leurs postes à Valgorge. 

Ils n’oublièrent pas leur promesse et, dès que ce fut possible, ils s’acquittèrent de la construction de la chapelle qu’ils avaient promise à la Madone.
Elle fut achevée en 1814, année du décès du plus âgé des deux prêtres.
Elle fut agrandie à deux reprises par la suite, et le plus jeune des abbés Sévenier en fut officiellement nommé chapelain, fonction qu’il exerça jusqu’à sa mort, en 1841.
Il fut inhumé aux pieds de Notre-Dame de la Délivrance.

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Tombe du plus jeune des abbés Sévenier dans la chapelle.

Dès que la chapelle fut ouverte au culte, un véritable pèlerinage se développa : les fidèles des paroisses alentours vinrent de plus en plus nombreux se confier à la Très Sainte Vierge Marie, solliciter son intercession dans leurs nécessités spirituelles et temporelles, et la remercier lorsqu’ils étaient exaucés.
Cela rendit nécessaire la présence à temps plein d’un prêtre pour accueillir les pèlerins, diriger les exercices de dévotions, célébrer la Sainte Messe et administrer le sacrement de pénitence… 
De là, dans un premier temps, la nomination de l’abbé Pierre Sévenier comme chapelain, puis, dans la seconde partie du XIXème siècle, l’érection du hameau en paroisse, comme je l’ai signalé plus haut.

En 1884, à quelques centaines de mètres du hameau, sur une petite éminence de ce plateau calcaire (à 252 m. d’altitude, pour être précis), fut construite une tour crénelée de 12 mètres de haut, au sommet de laquelle fut placée une statue de pierre représentant la Vierge, couronnée, portant le Saint Enfant Jésus sur son bras gauche.
En ces temps de grande foi populaire, la tour devint le but vers lequel se rendaient les processions qui se faisaient à l’extérieur à l’occasion de toutes les grandes fêtes mariales.

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Chapias : la tour de la Vierge à l’extérieur du hameau.

Frère Maximilien-Marie et ses amis s’y sont bien évidemment rendus et en ont fait l’ascension (du sommet on découvre, à 360°, un somptueux panorama) ; son filleul a même compté les marches : il y en a 53, comme le nombre des « Ave, Maria » d’un chapelet.
Au dessus de la porte d’entrée, le linteau porte gravé le monogramme de Marie, accompagné de cette inscription : 12 octobre 1884 – Notre-Dame du Très Saint Rosaire, priez pour nous.

Voilà donc, chers Amis, la présentation et l’histoire du sanctuaire de Notre-Dame de la Délivrance, au hameau de Chapias, en notre bas Vivarais, et j’espère qu’elles vous ont touchés autant que j’en fus ému lorsque notre Frère m’en a fait le récit.

Je ne veux pas terminer ma publication de ce jour sans vous avoir invités à prier Notre-Dame de la Délivrance avec beaucoup de confiance et d’amour, en contemplant la statue qui la représente dans le transept droit de la chapelle…

Lully.

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Statue de N.D. de la Délivrance dans la chapelle de Chapias
(cliquer sur l’image pour la voir en grand)

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O très Sainte Vierge Marie,
dont Jésus a fait notre Mère dans l’ordre de la grâce,
convaincu qu’une Mère est
 capable de tout
pour délivrer son enfant du mal et du danger,
je me présente devant Vous :

Notre-Dame de la Délivrance,
délivrez, si cela est possible, mon corps de toute atteinte de la maladie ;
 délivrez-moi surtout des atteintes de ce mal suprême qu’est le péché ;
délivrez-moi de tout ce qui m’est un obstacle
pour vivre pleinement en enfant de Dieu !

 Délivrez aussi, je Vous en supplie,
mon esprit de toute forme d’erreur, de mensonge et de mauvais jugement ;
délivrez enfin mon coeur de toute affection désordonnée,
de toute forme d’égoïsme, de jalousie, de rancune,
d’amertume et d’orgueil !

De même que Vous avez autrefois protégé ces bons prêtres
qui se confièrent à Vous au temps de la persécution,
daignez aujourd’hui tendre une oreille favorable
aux supplications que je fais monter vers Vous ;
daignez regarder favorablement les intentions dont mon coeur est rempli (…)
et Vous faire mon Ambassadrice devant le trône de la Très Sainte Trinité !
Ainsi soit-il.

(prière composée par Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur)

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Recette du Mesnil-Marie : Rattes au four.

« On » m’a fait remarquer que je n’avais pas publié de recette depuis le mois de janvier. Alors je profite de ce que, aujourd’hui même, Frère Maximilien-Marie est remonté du jardin avec un « bénélou » (*) de rattes qu’il venait d’arracher pour vous dire de quelle façon il les a apprêtées… C’est vraiment très simple et absolument délicieux.

Lully.

(*) bénélou : en patois vivarois, une bénelle c’est un panier ; un « bénélou » est donc un petit panier, comme celui qui est sur la photo ci-dessous.

Recette du Mesnil-Marie : Rattes au four. dans Recettes du Mesnil-Marie 16-juillet-1ère-récolte-2-300x210

Rattes et courgettes  remontées ce matin du potager du Mesnil-Marie

Préparation :

On prendra la quantité de rattes adaptée au nombre de convives.

Préchauffez le four à 200°.
Lavez (éventuellement brosser) les rattes pour en enlever tous les résidus de terre : on ne les épluche pas, car la peau est très fine et tendre. Bien les égoutter.

Dans un petit saladier versez de l’huile d’olive et ajoutez-y une bonne quantité de thym. A côté, dans un bol mettez une ou deux (selon la quantité de pommes de terre que l’on prépare) cuillers de gros sel : roulez les rattes dans le mélange d’huile et de thym, puis dans le sel, et disposez-les dans un plat à four.
Vous pouvez verser par dessus le reste du mélange d’huile d’olive et de thym.

Enfournez et laissez cuire 25 à 30 minutes, en retournant à mi-cuisson (c’est en fonction de la grosseur des rattes : testez la cuisson avec la pointe d’un couteau).
Servez chaud en accompagnement d’une viande, de grillades, ou simplement d’une salade… etc.,  et surtout : régalez-vous!

rattes-au-four-300x162 rattes dans Recettes du Mesnil-Marie

Bon appétit!

Publié dans:Recettes du Mesnil-Marie |on 16 juillet, 2012 |8 Commentaires »

2012-40. Trois juillet 2012 au Mesnil-Marie.

Mardi 3 juillet 2012.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Voilà bien longtemps que je ne vous ai pas adressé de chronique de notre Mesnil-Marie : n’allez surtout pas croire que je vous « snobe », mais c’est tout simplement que je vis au même rythme que mon papa-moine et que toutes ces dernières semaines ont été vécues « sur les chapeaux de roues ».

Pour vous permettre de mieux vous associer à la vie du Mesnil-Marie, pour les mois de mai et de juin, j’avais publié sur ce blogue un calendrier prévisionnel des évènements et activités (ici > www et ici > www).
Vous pouvez vous en douter, la vie de notre frère (et la mienne aussi par conséquent) ne s’est pas limitée à ces seuls évènements que je vous annonçais : je ne vous donnais que les points les plus saillants d’un canevas prévisionnel qui fut dans la réalité bien plus chargé et bien davantage rempli!!!

Aujourd’hui, je ne vais pas reprendre par le menu tout ce qui s’est passé au cours de ces deux mois écoulés, je me contenterai de les résumer par ces mots : l’implication de Frère Maximilien-Marie dans la vie associative de nos hautes Boutières est de plus en plus active et, selon les échos que j’en ai, de plus en plus appréciée puisqu’il est de plus en plus sollicité…
Les personnes qu’il côtoie dans le milieu associatif sont, dans leur grande majorité, éloignées de l’Eglise et de la Foi : toutes sont pour lui pleines de respect et il en est même beaucoup avec lesquelles il a noué de vrais et solides liens d’amitié sur la base de saines valeurs humaines.

J’en profite au passage pour faire remarquer que les seuls qui font grise mine quand ils le voient, voire qui cherchent à l’éviter et qui – lorsqu’ils ne peuvent pas faire autrement que de le rencontrer – s’empêtrent dans des attitudes tellement embarrassées qu’elles en deviennent risibles, sont une certaine catégorie de « bons catholiques » auxquels « on » a donné pour consignes de ne pas considérer Frère Maximilien-Marie comme un religieux, de l’appeler « monsieur », et de ne surtout pas recourir à ses compétences, même dans des domaines tels que l’histoire locale, l’histoire de l’art ou l’explication des symbolismes religieux, toutes choses qu’il a étudiées pendant des années et qu’il a aussi enseignées!
Je pourrais vous raconter quelques anecdotes vraiment très amusantes à ce propos – puisque tout finit par me revenir aux oreilles – et je ne vous cache pas que Frère Maximilien-Marie rit beaucoup lorsque je les lui rapporte.
Disons le tout net : ces « bons catholiques », qui se gargarisent des mots tolérance et ouverture aux autresrespect de tous et accueil, finissent véritablement par se couvrir de ridicule et perdent, par leur incohérence, le peu de considération auquel ils pouvaient encore prétendre.
Si notre Frère était un théologien huguenot, un moine bouddhiste ou un marabout mahométan, portant un vêtement spécifique et partageant sa vie – comme il le fait – entre la prière, l’étude, le travail et la vie associative, ces mêmes personnes se feraient très certainement un point d’honneur à l’appeler « Frère » et à le considérer comme un véritable consacré…

2012-40. Trois juillet 2012 au Mesnil-Marie. dans Annonces & Nouvelles PICT0007-Copie-300x153

Lys du Mesnil-Marie, ce 3 juillet 2012 (cliquer sur la photo pour la voir en grand format)

Le 3 juillet de l’an 987 (il y a donc exactement 1025 ans aujourd’hui), le roi Hugues 1er (dit Capet) fut sacré par l’archevêque de Reims Adalbéron, dans la cathédrale de Noyon.
Spécialement, nous nous souvenons avec émotion de la tournée en France qu’avait effectuée, à l’occasion de la célébration du millénaire capétien, en 1987, notre regretté Prince Alphonse (+ 1989) : ces commémorations avaient alors donné un élan de ferveur et un regain de vitalité au combat légitimiste.

Frère Maximilien-Marie est très heureux, vous vous en doutez bien, d’être né un 3 juillet, date de l’avènement de cette prestigieuse famille capétienne qui présida aux destinées du Royaume pendant plus de huit siècles.
Car c’est aujourd’hui même l’anniversaire de la naissance de mon papa-moine : et cet anniversaire n’est pas n’importe lequel puisque c’est son cinquantième.
Exactement comme en 1962, ce 3 juillet 2012 est un mardi. Et donc, comme en 1962, le 15 juillet sera un dimanche car, si l’on aime à marquer l’anniversaire de notre naissance charnelle, Frère Maximilien-Marie accorde encore plus d’importance à l’anniversaire de son baptême, qui est le 15 juillet (date à laquelle certains ordres religieux célèbrent la fête du Saint Sépulcre de Notre-Seigneur Jésus-Christ). 

Notre Frère m’a chargé de remercier très chaleureusement tous ceux qui lui ont adressé leurs voeux en ce jour : comme ils sont très nombreux, il ne lui est pas possible de répondre personnellement à chacun, mais je puis vous certifier qu’il est très touché par tous ces messages d’amitié et d’encouragement, ainsi que par l’assurance de toutes les prières qui montent vers Dieu à son intention d’une manière plus particulière aujourd’hui.

En fouillant dans les albums photos, j’ai trouvé un cliché qui m’a beaucoup plu : c’est celui qui fut pris le 3 juillet 1963 à l’occasion de « la première bougie » de celui qui deviendrait, 17 ans plus tard, Frère Maximilien-Marie :

4-1-an-Copie-216x300 3 juillet dans Chronique de Lully

(cliquer sur la photo pour la voir en plus grand)

Surtout, notre « semi-centenaire » de ce jour m’a recommandé avec insistance de vous demander de prier pour lui-même et à toutes les intentions du Refuge Notre-Dame de Compassion, pas seulement aujourd’hui, mais tous les jours : nous avons besoin du soutien spirituel de nos amis pour tenir et pour avancer chaque jour
Et puis, s’il est bien évident que nous prions à toutes les intentions qui nous sont recommandées par nos amis, il nous est important aussi de savoir que nos amis prient à toutes les intentions confiées à Notre-Dame de Compassion, même si – par discrétion – nous ne pouvons pas les publier…

Que le Seigneur des miséricordes vous accorde à tous largement Ses grâces, par l’intercession de Notre-Dame de Compassion et qu’Il vous rende en bénédictions, pour vous et pour tous les vôtres, la sollicitude et la charité que vous avez envers nous. 

patteschats 50 ans dans Commentaires d'actualité & humeurs Lully.

DSC00223-2-Copie-256x300 anniversaire dans Vexilla Regis

Pour aider matériellement le Refuge Notre-Dame de Compassion >www.

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