Archive pour avril, 2012

2012-29. Actualité du Comte de Chambord.

A quelques jours du premier tour de scrutin des élections pestilentielles, après avoir eu l’occasion de rappeler, de commenter ou de publier ce texte sur d’autres sites ou forum, il me paraît opportun de le faire également paraître dans les pages de ce blogue.
Ces lignes se passent de tout commentaire : elles sont claires et limpides ; leur argumentation est irréfragable, que pourrait-on y ajouter?
… Si ce n’est que la France, notre France, la France de Clovis, de Charles le Grand, de Hugues Capet, de Saint Louis, de Henri IV, de Louis XIV, de Louis XVI et de Henri V a par dessus tout et plus que jamais besoin de la prière et des sacrifices généreux des véritables fidèles.

Tout le reste n’est le plus souvent que gesticulations stériles et grotesques.

Frère Maximilien-Marie.

2012-29. Actualité du Comte de Chambord. dans Commentaires d'actualité & humeurs PalazzoDucale_comteChambord

Henri comte de Chambord, de jure Henri V

« Il est des positions où il faut se résigner à subir quelques inconvénients pour en éviter de plus grands encore, et savoir sacrifier ce qui peut paraître l’utilité du moment à l’utilité permanente et véritable…
Ayons foi en nos doctrines, en nos traditions. Le sentiment moral est notre condition d’existence et notre force, ne l’abdiquons pas. C’est ce qui fait notre valeur aux yeux du pays, et c’est ce qui ramènera le pays vers nous, lorsqu’il sera rendu à la liberté et à lui -même. Telle que je la comprends l’abstention (lors des consultations électorales) n’est pas un défaut d’affirmation ; elle est au contraire une affirmation et une protestation éclatante. C’est s’affirmer, c’est protester que de dire au pouvoir : les royalistes ne veulent pas se prêter à vos mensonges ; ils ne veulent pas avoir l’air de prendre au sérieux vos prétendues institutions ; ils ne veulent pas, en acceptant une lutte trop inégale, ajouter l’apparence d’une opposition vaincue à votre facile triomphe…
Croyez-le bien : lorsque le moment sera venu, l’abstention d’aujourd’hui deviendra pour les royalistes un titre et une recommandation de plus devant leurs concitoyens…
Mais j’en suis convaincu, la protestation incessante par l’abstention publique, telle est la vraie mission des royalistes, sous un régime monstrueux qui semble contrarier à plaisir les instincts et les besoins de la France, qui remplace le sentiment moral par le cynisme, la liberté par l’intimidation électorale… »

Henri, comte de Chambord –  22 septembre 1861.

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2012-28. Sainte Lydwine de Schiedam (fêtée le 14 avril).

La vie de Sainte Lydwine, fêtée le 14 avril, nous conduit à nous approcher – non sans que la nature humaine ne s’en effraie – à l’un des mystères les plus bouleversants de notre vocation chrétienne : la communion aux souffrances du Seigneur Jésus-Christ. Celle-ci, chez certaines âmes d’élite, peut arriver au point qu’elles vont endurer de véritables « supplices » physiques et moraux qui paraissent cruels et épouvantables, mais au travers desquels se réalise la parole de Saint Paul : « Ce qui manque à la Passion du Christ, je l’achève en ma propre chair, pour Son Corps qui est l’Eglise » (Col. I, 24).

2012-28. Sainte Lydwine de Schiedam (fêtée le 14 avril). dans De liturgia 100px-Ordem_Avis.svg_

Lydwine est née le dimanche des Rameaux 18 mars 1380 à Schiedam – petite ville des Pays-Bas -, dans une famille qui était d’origine noble mais tombée dans la pauvreté. Elle était la cinquième, et l’unique fille, de neuf enfants : quatre garçons naquirent avant elle et quatre autres garçons après elle.

Enfant pleine de charme, elle était aussi dès son plus jeune âge attirée par les choses de Dieu au point que vers l’âge de sept ans elle était déjà résolue de se consacrer entièrement au service du Christ.
A partir de son adolescence, sa beauté lui valut des admirateurs et, bien qu’encore très jeune, elle fit l’objet de demandes en mariage. Lydwine les repoussa énergiquement en disant à ses parents: « Je demanderais plutôt à Dieu de me rendre laide pour repousser les regards des hommes. »
Dieu la prit au mot.

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Chute de Lydwine sur la glace (cliquer pour voir en plus grand)

Elle avait une quinzaine d’années lorsqu’elle fit une chute – en faisant du patin sur un étang gelé – : elle eût une côte brisée.
On la transporta sur son lit et … elle ne le quitta plus jusqu’à sa mort, trente-huit ans plus tard!
Car, malgré tous les soins prodigués, le mal ne fit qu’empirer : d’abord un abcès se forma qui ne lui permettait plus de rester ni couchée, ni assise, ni levée ; perdant l’usage de ses jambes, elle se traînait sur les genoux, sur les coudes, se cramponnant aux meubles.

Ses pleurs, ses cris, ses gémissements effrayaient et éloignaient tout le monde, sauf ses admirables parents, qui ne cessèrent de la soigner avec amour. Mais peu à peu il lui devint même impossible de ramper ainsi.

Trois plaies profondes s’ouvrirent dans son pauvre corps, dont l’une se remplit de vers, qui y grouillaient en telle quantité qu’on en retirait jusqu’à deux cents en vingt-quatre heures. Comme on soulageait les ulcères, une tumeur lui vint à l’épaule, à laquelle s’ajouta bientôt le « mal des ardents » qui dévora ses chairs jusqu’aux os.
Ainsi Lydwine, couchée sur le dos, impuissante à se remuer, n’avait plus que l’usage de la tête et du bras gauche, torturée sans cesse, perdant son sang, dévorée de vers, et pourtant vivant et gardant assez de forces pour ne pas mourir.
À cette nomenclature incomplète de ses maux, il faut ajouter la torture des remèdes inventés par l’ignorante bonne volonté des médecins, qui ne réussirent guère qu’à remplacer une maladie par une autre. 

Malgré ces tourments qui semblent inhumains tellement ils font frémir, Lydwine intensifia son union à Dieu et vécut une intense union au Rédempteur. Elle avait compris que ce qui lui arrivait était une disposition particulière de la Providence dans laquelle elle entra totalement, offrant ses souffrances pour les âmes et pour l’Eglise.

Car en fait, les maladies, les plaies et l’espèce de décomposition physique dans laquelle elle vivait sans mourir étaient en quelque sorte la transposition dans sa chair de la décadence dont la Sainte Eglise souffrait en Occident à cette terrible époque. Lydwine portait tout cela avec un esprit surnaturel, victime de substitution, pour obtenir à l’Eglise la grâce du renouveau spirituel et du retour à l’unité autour du Pape légitime (Lydwine est en effet contemporaine du grand schisme d’Occident qui vit la division de l’Eglise autour de deux puis de trois papes!!!). Elle reçut les sacrés stigmates de la Passion du Seigneur. Et à partir de 1414, jusqu’à sa mort, c’est à dire pendant dix-neuf ans, elle ne se nourrit que de la Sainte Eucharistie.

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Sainte Lydwine a une apparition de l’Enfant Jésus dans la Sainte Eucharistie
(cliquer pour voir en plus grand) 

Jusqu’à la fin, ses maux s’aggravèrent ; mais ses plaies, ses vomissements n’exhalaient plus que des odeurs suaves et parfumées. Aussi on venait plus volontiers la voir, entretenir et écouter ses pieuses exhortations. Rien de plus ardent que sa charité, toujours au service des malheureux qu’elle secourait malgré son indigente pauvreté, et des affligés qui trouvaient auprès d’elle consolation.
On doit aussi ajouter d’incroyables grâces mystiques : bilocation, lecture dans les âmes, réception des sacrés stigmates et participation régulière à la Passion de Jésus, visions du Christ et de la Vierge, compagnie familière de son Ange Gardien qui l’emmena – alors que son corps restait sur son lit de souffrance – visiter les lieux saints et lui fit rencontrer de pieux personnages contemporains qui vivaient à des milliers de kilomètres de là… etc.

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Quelques unes des grâces mystiques de Sainte Lydwine
(cliquer pour voir en plus grand) 

Ce fut le mardi de Pâques de l’an 1433 – à l’âge de 53 ans – que Lydwine acheva la montée de son Calvaire : sa passion avait duré un peu plus de trente-sept ans.
Aussitôt son pauvre corps exténué, défiguré, reprit ses couleurs, son embonpoint et la beauté de sa jeunesse ; il exhalait un parfum plus suave que jamais.
Ce corps fut conservé intact, miraculeusement, mais au XVIème siècle les protestants le brûlèrent et on ne conserve plus, en guise de reliques, que les os calcinés retrouvés dans le bûcher…
Aujourd’hui, en nos temps où les chrétiens eux-mêmes ont tellement perdu le sens de la communion aux souffrances rédemptrices du Christ, l’exemple de Sainte Lydwine vient nous « secouer » et nous ramener à cette grande leçon : la grâce ne peut être obtenue que par l’union à Jésus crucifié!

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Vue du sanctuaire de la basilique de Sainte Lydwine

Nota : la vie de Sainte Lydwine a été écrite en détail avec brio par J.K. Huysmans > www.

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2012-27. Non, ce n’est pas le même Dieu!

Souvent, de plus en plus souvent, on entend dire – et parfois par des prêtres (voire des évêques!) – que chrétiens et musulmans ont « le même Dieu ».
En réalité, le fait que deux religions affirment l’une et l’autre l’existence d’un Dieu unique ne signifie absolument pas que ce soit le même Dieu qui soit adoré par l’une et par l’autre. De même que le fait qu’une religion née sept siècles après l’autre fasse des emprunts aux références de la première, ne signifie pas non plus que cette seconde religion participe à la révélation dont a bénéficié la première!
L’esprit de relativisme qui règne en nos temps, les graves défauts de formation intellectuelle et dogmatique que l’on déplore en Occident, conjugués avec l’action subversive des médias et des hérésiarques de tout poil qui entretiennent la confusion, tendent à endormir la méfiance des chrétiens et leur faire accepter l’inacceptable.
Nous avons demandé à notre amie Marie-Magdeleine, convertie de l’islam, de nous exprimer par écrit ses réactions quand elle entend dire que chrétiens et musulmans ont le même Dieu : qu’elle soit remerciée très chaleureusement de l’avoir fait.

Lully.                        

2012-27. Non, ce n'est pas le même Dieu! dans Commentaires d'actualité & humeurs 01_nolim-300x271

« J’ai cherché celui que mon coeur aime. Je l’ai saisi, je ne le lâcherai pas. » ( Cant III, 1.4)

« Quand j’étais musulmane, je croyais que musulmans et chrétiens avaient le même Dieu parce que Dieu est unique.
En lisant la Sainte Bible et en assistant à la messe (par curiosité), le doute s’est vite installé : Dieu = Allah ?

Suite à plusieurs évènements survenus dans ma vie, j’ai demandé le baptême. Au catéchuménat, en écoutant les explications de l’abbé sur la Sainte Trinité et la divinité de Jésus, je me suis rendue compte que musulmans et chrétiens n’ont pas du tout le même Dieu et qu’Allah ne peut être Dieu.

Des chrétiens aussi croient que c’est le même Dieu : c’est une hérésie ! Ce n’est pourtant pas difficile à comprendre quand on croit à la Sainte Trinité ! Est-ce parce qu’ils n’ont aucune connaissance de l’islam ? Ou pour avoir la paix ? Si un chrétien croit que musulmans et chrétiens ont le même Dieu – et il y a même des prêtres qui le disent, ce qui me choque profondément - c’est grave, car alors ils ignorent la divinité de Jésus !!!

Les musulmans ne reconnaissent pas la Sainte Trinité, ni la divinité de Jésus, ils refusent d’admettre que Jésus est Fils de Dieu. Allah « ni il n’engendre, ni il est engendré ».
La foi de tous les chrétiens repose sur la Trinité. Le mystère de la Très Sainte Trinité est le mystère central de la foi et de la vie chrétienne. Dieu seul peut nous en donner la connaissance en se révélant comme Père, Fils et Saint-Esprit. L’Incarnation du Fils de Dieu révèle que Dieu est le Père éternel, et que le Fils est consubstantiel au Père, Il est en Lui et avec Lui le même Dieu unique.
« La foi catholique consiste en ceci : vénérer un seul Dieu dans la Trinité, et la Trinité dans l’unité, sans confondre les Personnes ni les séparer » (cf. Symbole de Saint Athanase > www).

La foi des musulmans : un Dieu unique et son messager, le « prophète » Mohammed (un « prophète » qui n’a en aucune manière mené une vie sainte !).
Les musulmans ne croient pas à l’Incarnation, ni au don du Saint-Esprit.

« Le Verbe de Dieu fait homme », cette phrase m’a bouleversée.
La foi en l’Incarnation véritable du Fils de Dieu est le signe distinctif de la foi chrétienne. Sans perdre la nature divine, Il a assumé la nature humaine (ce qui est blasphème pour les musulmans).
Jésus-Christ est vrai Dieu et vrai homme. Il est l’unique médiateur entre Dieu et les hommes. Le Fils de Dieu a travaillé avec des mains d’homme, Il a pensé avec une intelligence d’homme, Il a agi avec une volonté d’homme, Il a aimé avec un coeur d’homme. Né de la Vierge Marie, Il est vraiment devenu l’un de nous, en tout semblable à nous, hormis le péché.
Mais le Dieu des musulmans, « Allah », est inconnaissable !

« Issa » (Jésus) dans le coran, est-il Jésus de la Bible ?
Marie du coran est-elle Marie de la Bible ? Je renvoie aux études et publications du Père Edouard-Marie Gallez (et par exemple ici > www).
Si c’est la même Marie, pourquoi ne la reconnaissent-ils pas Mère de Dieu (alors qu’ils reconnaissent qu’elle a enfanté en demeurant vierge) ? Pour les musulmans, Marie n’est pas « la servante du Seigneur », alors je me demande pourquoi la Sainte Vierge a accepté d’enfanter cet enfant ? Pourquoi Il a été « conçu du Saint-Esprit et est né de la Vierge Marie, si ce n’est pas Dieu qui vient à nous » ? La Vierge Marie, « le fruit le plus excellent de la rédemption », a « coopéré au salut des hommes avec sa foi et son obéissance libre », elle a prononcé son oui « au nom de toute la nature humaine ».
Si Marie du coran n’est pas Mère de Dieu, nous ne pouvons avoir le même Dieu !

Dieu peut-Il envoyer Son Fils et puis Mohammed ?
Dieu peut-Il avoir deux paroles, comme les pécheurs ?
Dieu ne serait-Il pas sûr ? Dieu peut-Il se tromper ? Changer d’avis ? Non !
Et si Mohammed a été envoyé après jésus, alors à quoi a servi la mort et la rédemption de Jésus ?

Dans le christianisme, un Dieu d’amour qui pardonne, et en islam Allah, un « dieu » de haine qui punit, châtie et a déjà destiné des hommes pour l’enfer… Notre Dieu n’a créé personne pour aller en enfer.

Allah, un « dieu » qui permet à l’homme quatre femmes (et pourquoi pas une demi douzaines?) ! Heureusement que nous sommes différents des animaux! Merci, Seigneur, pour le sacrement de mariage!

Notre Dieu n’a pas créé le mal, le « dieu » des musulmans a créé le mal.

Il faut voir la vidéo de l’abbé Pagès « appel aux musulmans modérés » (cf. > www).

« Nul ne peut aller au père que par Moi », par ce verset, je comprends aussi que musulmans et chrétiens n’ont pas le même Dieu. Pour aller au Père, il faut passer par Jésus, et les musulmans ne passent pas par Jésus, ne reconnaissent pas sa divinité.

Je partage avec vous ce passage que j’ai trouvé dans le « Dictionnaire de la réplique » (publié par le Centre Henri et André Charlier aux éditions Godefroy de Bouillon), sous la signature A.D.V. : « Le coran est le « Verbe fait livre », la vérité, non pas incarnée, à la différence du christianisme, mais imprimée de sorte que ce n’est pas Mohammed qui est l’équivalent de Jésus, mais – toute proportion gardée – le coran lui-même. »

                        Marie-Magdeleine.

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Triduum de prières à l’intention de notre Saint-Père le Pape Benoît XVI

Triduum de prières à l'intention de notre Saint-Père le Pape Benoît XVI dans Intentions de priere B-XVI

En cette année 2012
Notre Saint-Père le Pape Benoît XVI
va célébrer

1) le 16 avril, le 85ème anniversaire de sa naissance et de son baptême
et 2) le 19 avril, le 7ème anniversaire de son élévation au Souverain Pontificat.

Il est d’usage d’offrir des cadeaux à ceux que l’on aime à l’occasion de leurs anniversaires, n’est-ce pas?
Alors offrons à notre bon Pape un beau cadeau spirituel : celui d’un triduum de prières ferventes à l’intention de son auguste personne et pour son ministère en butte à tant d’oppositions et de critiques.

Les 16, 17 et 18 avril,  j’offre à Dieu, par les mains de Marie, Mère de l’Eglise, ma journée, et tout au long de chacune de ces journées j’offre des prières et des sacrifices,
puis le jeudi 19 avril, autant que possible, j’assiste à la Messe et j’offre la Sainte Communion à l’intention de notre bien-aimé Pontife. (*)

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Prières pour le Souverain Pontife :

V./ Prions pour notre Pape Benoît.
R./ Que le Seigneur le protège, qu’il le garde en vie, qu’il le rende heureux sur la terre et ne l’abandonne pas à la merci de ses ennemis.

Oraisons :

O Dieu qui êtes le Pasteur et le Guide de tous les fidèles, regardez avec bienveillance Votre serviteur Benoît que Vous avez voulu placer comme pasteur à la tête de Votre Eglise : accordez-lui de pouvoir, par la parole et par l’exemple, assurer les progrès des siens, afin qu’il parvienne à la vie éternelle avec le troupeau qui lui a été confié. Nous Vous le demandons par Jésus-Christ Notre-Seigneur.

Ainsi soit-il! 

Dieu tout puissant et éternel, ayez pitié de Votre serviteur notre Pape Benoît, et, dans votre bonté, dirigez-le sur le chemin du salut éternel ; afin qu’avec Votre aide il désire ce qui Vous plaît et l’accomplisse de toutes ses forces. Nous Vous le demandons par Jésus-Christ Notre-Seigneur.

Ainsi soit-il!

Ô Marie, Mère de l’Eglise, priez pour lui!
Saint Joseph, priez pour lui!
Saint Pierre et Saint Paul, priez pour lui!
Saint Benoît, priez pour lui! 

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L’anneau du Pêcheur de notre Saint-Père le Pape Benoît XVI
(cliquer sur l’image pour la voir en plus grand format)

 (*) Les prêtres qui célèbrent la Sainte Messe avec le Missel Romain traditionnel, ne doivent pas oublier qu’il existe dans les « Missae votivae ad diversa », un formulaire « in die coronationis Papae et in eius anniversario ».

Publié dans:Intentions de priere, Prier avec nous |on 11 avril, 2012 |2 Commentaires »

2012-26. Voeux de Pâques et petite chronique des Jours Saints.

Soir du Saint Jour de Pâques, dimanche 8 avril 2012.

2012-26. Voeux de Pâques et petite chronique des Jours Saints. dans Chronique de Lully agnusdei-standing-wegast

Bien chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Alléluia!  Le Saint Jour de Pâques s’achève, mais les fêtes pascales ne font que commencer.
Alors au soir de cette solennité des solennités, je viens vous présenter – au nom de Frère Maximilien-Marie autant qu’en mon nom propre – des voeux très amicaux.

Que la Lumière surnaturelle et la grâce de la Résurrection de Notre-Seigneur Jésus-Christ vous soient force et consolation, par un accroissement de foi, d’espérance et de charité ; et que cette paix spirituelle que Jésus a souhaitée à Ses disciples en leur apparaissant, vous soit aussi communiquée de manière durable et profonde : cette paix de l’âme que le monde ne peut donner, et qu’il ne peut non plus ôter quelles que soient les épreuves qu’il oppose à ceux qui ne lui appartiennent pas!

Et puis, au terme des très riches célébrations de ces Jours Saints, je veux aussi vous en faire un petit compte-rendu, à travers une sélection de photographies (je ne peux pas toutes les publier!) prises par notre Frère qui, depuis jeudi, a parcouru tous les jours 110 kilomètres (55km aller et 55km retour) pour aider aux préparations et participer aux cérémonies du Triduum Sacré de notre paroisse…
Ces cérémonies sont longues et parfois un peu compliquées, elles demandent un gros investissement personnel.

Dans notre petite paroisse traditionnelle, il faut en outre faire face à certains manques de moyens, matériels et humains, malgré la bonne volonté et la générosité dont tous font preuve : ainsi, dans le meilleur des cas, n’y a-t-il habituellement que deux jeunes hommes, en plus de Frère Maximilien-Marie, pour aider Monsieur l’Abbé à préparer les cérémonies, l’assister dans le sanctuaire et assurer autant que possible les chants…
Ce n’est vraiment pas de tout repos, et d’ailleurs notre Frère arrive épuisé au terme de la Semaine Sainte.

Jeudi-Saint 5 avril :

Le Triduum Sacré commence à la tombée du jour par la Messe de la Sainte Cène de Notre-Seigneur, au cours de laquelle le célébrant réitère le geste du Sauveur lavant les pieds de Ses apôtres.
La croix de l’autel est voilée de blanc (au dessus du ciborium) et le tabernacle est vide ; un reposoir a été préparé dans la chapelle de la Vierge : le Très Saint Sacrement y sera porté à l’issue de la Messe et adoré en silence, après le dépouillement du Maître-Autel…

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Le Maître-Autel avant la Messe
(cliquer pour agrandir) 

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L’autel du reposoir

Au « Gloria in excelsis Deo », les cloches sonnent puis elles vont se taire jusqu’à la nuit pascale ; dans l’église les sonneries de la clochette sont remplacées par les claquements de la crécelle.
Au Mesnil-Marie aussi, la cloche de la porte d’entrée est condamnée au silence :

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Vendredi-Saint 6 avril :

Avec Frère Maximilien-Marie, nous avons veillé jusqu’à une heure avancée de la nuit, en méditant sur la Sainte Agonie, l’arrestation de Notre-Seigneur et sa comparution nocturne devant les princes des prêtres et le sanhédrin.
Dans la matinée du Vendredi Saint nous sommes unis « en temps réél » à la suite des évènements de la Passion : jugement du sanhédrin au lever du jour, comparution devant Pilate puis devant Hérode et à nouveau devant Pilate, flagellation et outrages dans le prétoire, condamnation à mort, chemin de la croix jusqu’au moment de la crucifixion, vers midi.

En début d’après-midi, Frère Maximilien-Marie reprend la route : Monsieur l’Abbé lui avait demandé d’assurer la méditation du chemin de croix (il s’est servi du texte qu’il avait rédigé en 2004 et qui est publié ici > www), au milieu de l’après-midi. Comme je vous l’avais écrit dans ma précédente chronique (ici > www), notre petite église a retrouvé les stations de son chemin de croix qui, après avoir été entreposées une quarantaine d’années dans un garage, ont été remises en place il y a quelques jours et ont donc retrouvé ce Vendredi Saint leur usage normal.
Puis, bien sûr, il y a eu ensuite la célébration liturgique si particulière du Vendredi saint, qui comprend le chant de la Passion selon Saint Jean, les oraisons solennelles, l’adoration de la Croix et la « messe des présanctifiés ».
Au retour de Frère Maximilien-Marie, je l’ai accompagné pour dévoiler les croix dans notre oratoire.

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Les 12ème et 13ème stations du chemin de croix rétabli dans notre église.
(cliquer pour agrandir) 

Samedi Saint 7 avril :

La matinée du Samedi Saint a été particulièrement chargée. D’abord il a fallu préparer les oeufs de Pâques : je ne parle pas d’oeufs en chocolat, mais bien de vrais oeufs que l’on a fait cuire puis que l’on a décorés. Ils ont été bénits ensuite à l’offertoire de la Grand’Messe du Saint Jour de Pâques (le rituel contient une bénédiction spéciale pour eux).
Comme vous le voyez, et conformément à mes habitudes, je me suis assuré que tout était fait avec soin (cliquer sur les photos pour les agrandir)…

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DSC09936-Copie-300x225 Triduum pascal

Puis il a fallu se mettre à la pâtisserie : car il existe aussi une bénédiction particulière des aliments (pain, gâteaux) pour les jours de très grandes fêtes.
Ce samedi matin, Frère Maximilien-Marie a confectionné des lamalas (cf. > www) mais aussi un gâteau en forme de cloche. Ils ont été bénits, eux, à l’issue de la Messe  de la Vigile Pascale : la cloche, prestement découpée, a ensuite été allègrement dévorée par les fidèles à la sortie de l’église! Les lamalas, eux, sont revenus au Mesnil-Marie.

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Pâtisseries de Pâques présentées à l’église pour être bénites.
(cliquer pour agrandir) 

Mais le Samedi Saint, c’est par dessus tout la célébration de la Vigile Pascale.
Frère Maximilien-Marie est donc reparti pour être à l’église en fin d’après-midi : il fallait tout préparer pour la veillée et la Messe de la nuit pascale.

Voici deux clichés pris au cours de la cérémonie : 1) pendant le chant de l’Exultet  

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2) et au moment de la bénédiction de l’eau

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Pour le retour, Frère Maximilien-Marie s’est trouvé pris dans une véritable tempête de neige pendant tout le temps de la traversée du Mézenc : le vent soufflait violemment, le brouillard était épais, les flocons tombaient en abondance et tournoyaient… Ce fut un trajet vraiment difficile pour lui et il était presque deux heures du matin quand il est arrivé au Mesnil-Marie.

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Sur la route du retour après la Vigile Pascale.

Toutefois, Frère Maximilien-Marie m’a assuré que dans la descente des pentes du Mézenc il avait rencontré le lièvre de Pâques qui a couru pendant plusieurs dizaines de mètres dans le faisceau des phares de la voiture. Je suis bien obligé de croire que cela est vrai puisque notre Frère a rapporté quelques oeufs en chocolat : il en a croqué un après que nous eûmes dévoilé les statues et tableaux de l’oratoire. Il l’avait bien mérité!
(nota : moi, je ne mange pas de chocolat, cela m’est rigoureusement interdit par Madame la Doctoresse des chats).

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Le Saint Jour de Pâques, dimanche 8 avril :

La neige tombée pendant la nuit, même si elle n’a pas formé une couche très épaisse, a néanmoins redonné aux sommets un aspect hivernal, et aux routes d’altitude une fâcheuse tendance à se prendre pour des patinoires… d’autant que bien évidemment les services de l’équipement ne sont pas passés pour les saler et les sabler. 
Prévoyant qu’il devrait rouler à une allure prudentissime pour franchir le Mézenc, Frère Maximilien-Marie est parti de très bonne heure. Bien lui en a pris!
Voici tout d’abord l’état de la route dans les derniers kilomètres avant d’arriver au col de la Croix de Boutières (1505 m d’altitude) :

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Et voici le paysage qui se découvrit à ses yeux quand il fut parvenu au sommet du col :

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Enfin voici la très belle chaumière du hameau des Infruits sur les pentes vellaves du massif :

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Malgré la grisaille et le froid qui enveloppaient le bassin du Puy en ce matin de Pâques, notre petite église – après l’austérité de ces derniers jours du temps de la Passion – semblait avoir retrouvé une nouvelle jeunesse : je vous ai expliqué, en effet (cf. > www) qu’au cours du mois de mars, Monsieur l’Abbé et les paroissiens ont travaillé à rétablir des choses qui avaient été saccagées selon les modes misérabilistes des années de l’ « après concile ».
Ainsi la Vierge Noire, copie de celle de la cathédrale, a-t-elle retrouvé sa place dans le ciborium qui avait été fait pour elle au dessus du Maître-Autel qui, du coup, retrouve son aspect originel.
Comme elle y avait été rétablie la veille du premier dimanche de la Passion, la statue avait été quasi aussitôt recouverte d’un voile violet ; aussi, est-ce seulement avec ce dimanche de Pâques que le changement a-t-il pu véritablement être apprécié :

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(cliquer pour agrandir)

Le Cierge Pascal, bien mis en valeur dans le sanctuaire, a été peint par notre Frère. Cette année, outre la représentation du Sacré-Coeur du Christ-Roi, il y a fait figurer les armoiries de Sainte Jeanne d’Arc, puisque nous sommes dans l’année du sixième centenaire de sa naissance :

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(cliquer pour agrandir)

La route du retour, ce dimanche en milieu de journée, avait presque entièrement retrouvé son aspect normal (mais il restait quelques passages verglacés où il fallait rouler très prudemment). 
La Croix de Boutières, gardait les stigmates glacés de la tourmente de la nuit :  

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la Croix de Boutières le Jour de Pâques en milieu de journée
(cliquer pour agrandir) 

Et soudain, dans la descente, les nuages se sont entrouverts et un timide rayon de soleil a éclairé les roches de Cuzet :

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(cliquer pour agrandir)

Voilà,  j’espère ne pas avoir été un trop mauvais rapporteur de tout ce que Frère Maximilien-Marie m’a raconté, et maintenant je vais exiger de lui qu’il se repose comme il faut au cours de cette semaine pascale…
Je vous renouvelle l’expression de nos voeux : que la lumière, la paix et la joie du Christ ressuscité soient toujours avec vous!

Lully.

Pour lire le message pascal de notre Saint-Père le Pape Benoît XVI
à l’occasion de la Bénédiction solennelle Urbi et orbi, cliquer ici > www.

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Publié dans:Chronique de Lully, De liturgia |on 9 avril, 2012 |4 Commentaires »

2012-25. « Le temps de la souffrance et de l’épreuve, s’il est vécu avec le Christ, avec foi en Lui, renferme déjà la lumière de la Résurrection… »

Paroles prononcées par notre Saint-Père le Pape Benoît XVI
à l’issue du Chemin de Croix au Colisée
ce Vendredi Saint 6 avril 2012. 

2012-25.

Chers frères et sœurs,

Nous avons rappelé, dans la méditation, dans la prière et dans le chant, le parcours de Jésus sur le chemin de la Croix : un chemin qui semblait sans issue et qui au contraire a changé la vie et l’histoire de l’homme, a ouvert le passage vers les « cieux nouveaux et la terre nouvelle » (cf. Apoc. XXI, 1). Spécialement en ce jour du Vendredi Saint, l’Église célèbre, avec une intime adhésion spirituelle, la mémoire de la mort en croix du Fils de Dieu, et dans sa Croix elle voit l’arbre de la vie, fécond d’une nouvelle espérance.

L’expérience de la souffrance marque l’humanité, marque aussi la famille ; combien de fois le chemin se fait éprouvant et difficile ! Incompréhensions, divisions, préoccupation pour l’avenir des enfants, maladies, difficultés de toutes sortes. En notre temps, ensuite, la situation de nombreuses familles est aggravée par la précarité du travail et par les autres conséquences négatives provoquées par la crise économique. Le chemin de la Via Crucis, que nous avons spirituellement parcouru à nouveau ce soir, est une invitation pour nous tous, et spécialement pour les familles, à contempler le Christ crucifié pour avoir la force d’aller au-delà des difficultés. La Croix de Jésus est le signe suprême de l’amour de Dieu pour chaque homme, c’est la réponse surabondante au besoin qu’a chaque personne d’être aimée. Quand nous sommes dans l’épreuve, quand nos familles doivent affronter la souffrance, la détresse, regardons vers la Croix du Christ : là nous trouvons le courage pour continuer à marcher ; là nous pouvons répéter, avec une ferme espérance, les paroles de saint Paul : « Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ? la détresse? l’angoisse? la persécution? la faim? le dénuement? le danger? le supplice?…Oui, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés » (Rom. VIII, 35.37).

Dans les malheurs et dans les difficultés nous ne sommes pas seuls ; la famille n’est pas seule : Jésus est présent avec son amour, il la soutient de sa grâce et lui donne l’énergie pour aller de l’avant, pour affronter les sacrifices et pour surmonter les obstacles. Et c’est à cet amour du Christ que nous devons nous adresser quand les déviations humaines et les difficultés risquent de blesser l’unité de notre vie et de la famille. Le mystère de la passion, mort et résurrection du Christ encourage à aller de l’avant avec espérance : le temps de la souffrance et de l’épreuve, s’il est vécu avec le Christ, avec foi en lui, renferme déjà la lumière de la résurrection, la vie nouvelle du monde ressuscité, la pâque de chaque homme qui croit à sa Parole.

Dans cet Homme crucifié, qui est le Fils de Dieu, la mort elle-même aussi acquiert un nouveau sens et une nouvelle orientation, elle est rachetée et vaincue, elle est un passage vers la nouvelle vie : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit » (Jn 12, 24). Confions-nous à la Mère du Christ. Elle qui a accompagné son Fils sur le chemin douloureux, elle qui était au pied de la Croix à l’heure de sa mort, elle qui a encouragé l’Église à sa naissance pour qu’elle vive en présence du Seigneur, qu’elle conduise nos cœurs, les cœurs de toutes les familles à travers le vaste mysterium passionis vers le mysterium paschale, vers cette lumière qui déborde de la Résurrection du Christ et montre la victoire définitive de l’amour, de la joie, de la vie, sur le mal, sur la souffrance, sur la mort. Amen.

armes-benoit-XVI-2 Benoît XVI dans Lectures & relectures

2012-24. Etre et transmettre.

Je viens de recevoir la « niouzelaiteur » de mise à jour du site du Cercle Légitimiste Robert de Baudricourt (cf. > www), et je remercie notre ami F.R., président du Cercle et principal rédacteur de ce site, de m’avoir autorisé à reproduire ce texte dans les « pages » de ce blogue.
J’en profite aussi pour vous inviter à vous abonner aux mises à jour de cet excellent site ami > http://beaudricourt.hautefort.com/ qui figure d’ailleurs dans mes favoris.

2012-24. Etre et transmettre. dans Commentaires d'actualité & humeurs fleurdelys2fleurdelys2 cercle Robert de Beaudricourt dans Vexilla Regisfleurdelys2 Légitimité

Etre et transmettre :

La campagne présidentielle bat son plein, jamais le niveau des héritiers spirituels de Robespierre à la présidence de la « république » n’a été aussi bas, en témoignent les interminables bavardages démocratiques de comptoir des plus anciens électeurs moribonds, esclaves à jamais des isoloirs et des urnes électorales, puissantes machines de guerre à étouffer les racines de notre civilisation Chrétienne au profit des idéaux maçonniques.

Devant ce fiasco programmé, devant ces discussions politiciennes théâtrales dépourvues d’intelligence, devant ces fausses oppositions entre néo-trotskistes socialistes communards et pseudo-conservateurs de « droite », il m’arrive souvent (en fait, chaque jour et à chaque écrit) de me poser une question : comment transmettre l’essentiel dans cette France à l’agonie qui pourrait tenir en une ou deux phrases et caresser l’espoir de redresser un jour l’Alliance salutaire du Trône et de l’Autel? Le berceau de notre civilisation Catholique et Royale…
Je rumine cette éternelle question sans trouver la réponse qui me satisferait pleinement.

Le Royaume de France? Le trésor de la Tradition, les racines réelles de notre mère patrie. La solution Légitimiste…, qui s’en souvient et la connait encore? Comment les choses qui devraient être les plus simples dans ce pays qui est pourtant le nôtre, sont souvent devenues les plus complexes?

« Être et transmettre ». C’est toujours avec cette disposition d’esprit, me semble-t-il qu’il faut chercher à savoir comment faire pour servir sa patrie, comment être utile à son Roy, comment donner le meilleur de nous même, comme on cherche à le faire très naturellement avec sa propre famille.

Toutes les hérésies, les impiétés et les perfidies se sont infiltrées dans la brèche ouverte de 1789. La naissance, l’évolution de ce système politique impie a produit, puis alimenté de nombreux fléaux majeurs qui menacent toujours de mort notre civilisation. En toute logique ce n’est pas la matrice de la démocratie révolutionnaire qui sera en mesure de trouver une solution potentielle à toutes les difficultés actuelles, puisqu’elle en est elle même la source directe… Elle est la mère de toutes les erreurs. La république est malsaine, en raison des conditions violentes de sa naissance, malsaine dans son principe comme dans son application. Elle est nuisible dans le sens principalement où elle pousse les français inconsciemment à négocier dans le cadre politique leurs racines, leur identité et leur origine toujours au bénéfice de celles des autres. En vérité la république s’acharne sur la France ; elle déteste, divise, opprime et oppose les français à l’infini par le « jeu » électoral !

La Monarchie légitime à l’inverse, seule, peut les réconcilier sans la moindre entrave possible, c’est la clef de l’énigme…, toute sa force réside dans la reconnaissance de son autorité familiale et paternelle, dans la puissance des conseils de sa noblesse Catholique et Royale.

De toute évidence une France forte d’elle-même ne pourra jamais s’accommoder de principes politiques et de symboles qui lui sont intrinsèquement contraires et hostiles. Si on tourne le dos à la Tradition Royale de notre pays, aux fondements de notre civilisation millénaire, à ses principes irréductibles sous quelque prétexte que l’on puisse inventer, alors on tombe inévitablement dans les bras des nombreuses légions de la Révolution, pour les résultats que nous connaissons…

Aujourd’hui plus que jamais, les Français doivent retrouver une posture et une attitude qui consiste à faire un travail sur eux mêmes pour tenter d’abandonner avec efficacité tout mauvais réflexe révolutionnaire, tout lavage de cerveau démocratique républicain, afin de renouer sûrement, solidement et durablement avec leur identité réelle et traditionnelle. Il est indispensable de nourrir cette réflexion qui incite à mieux se connaître pour s’accepter, puis ensuite s’oublier pour mieux se consacrer aux autres et servir d’exemple.

Dans l’état lamentable de notre société décadente, ce message philosophique fort est des plus subversifs, des plus « contre-révolutionnaires ». Il s’évertue avec modestie à remonter aux causes premières pour éviter tous les mirages qui ne montrent que les mauvais effets. Cette démarche demande de ne pas nous obnubiler sur « le crime » qui trop souvent peut être nous fait oublier à « qui » il profite.

Même si la Monarchie n’exerce plus de nos jours le pouvoir, qu’elle est privée injustement de ses droits les plus rudimentaires et légitimes, l’héritier de la couronne royale, les prêtres réfractaires et le cri du Chouan sont quant à eux toujours bien vivants !

F. Reny

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2012-23. Avant d’entrer dans le Triduum Sacré.

(chronique du mois de mars 2012 & réflexions sur l’actualité par le Maître-Chat Lully)

Mardi Saint 3 avril 2012

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« La Croix se dresse tandis que le monde tourne »
(cliquer pour agrandir) 

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Le mois de mars s’est achevé alors que – par les premières vêpres du second dimanche de la Passion – nous venions d’entrer dans la Semaine Sainte.
Aussi l’un des premiers buts de ma petite chronique de ce jour est-il de vous souhaiter de vivre le Triduum Sacré - le moment le plus important de toute l’année chrétienne – dans une très grande ferveur de l’esprit et en vous unissant de tout votre coeur à Notre-Seigneur Jésus-Christ, unique Sauveur de l’humanité, dans la célébration des mystères de notre Rédemption.

coeurdejsuscopie chronique Lully dans Chronique de Lully

J’ai choisi à dessein de mettre en tête de ma publication de ce jour la devise de l’Ordre des Chartreux, sur fond de photo du petit campanile de notre Mesnil-Marie : « Stat Crux dum volvitur orbis – la Croix se dresse tandis que le monde tourne » (vous vous souvenez peut-être que je vous avais expliqué que nous sommes installés à l’intérieur du « désert » de l’antique Chartreuse de Bonnefoy, cf. > www).

Que voyons-nous autour de nous?
Des agitations de toutes sortes, des soubresauts et des secousses dans la société, des révolutions et des effondrements dans le domaine politique, des revirements constants qui prouvent l’inconstance – et souvent aussi l’inconsistance – de la plupart des affaires humaines!
Tout ce tourbillon du monde n’est qu’une spirale infernale (je choisis cet adjectif à dessein), n’est que la vertigineuse accélération de la décadence…

« Volvitur orbis : la terre tourne ».
Ce tourbillon, cette décadence sont manifestés par la montée en puissance de fausses doctrines religieuses, par le matraquage incessant de fausses doctrines politiques, par la surenchère des leurres électoraux, par l’inflation des mensonges médiatiques, par l’écroulement des constructions politico-économiques moribondes (comme le sont l’actuelle « Union Européenne » ou l’Euro…) que, au mépris de plus en plus manifeste du bien des peuples, l’on s’obstine à maintenir en vie au moyen de véritables dictatures masquées, alors qu’elles sont gangrenées par d’immondes cancers généralisés…
Me revient à la mémoire la sentence sans appel énoncée sous l’inspiration du Saint-Esprit par le prophète Jérémie : « Voici ce que déclare le Seigneur : Maudit soit l’homme qui met sa confiance en l’homme et qui s’appuie sur un être de chair, et dont le coeur se retire du Seigneur! » (Jér. XVII, 5).

« Stat Crux! La Croix se dresse, la Croix demeure, la Croix est stable… ».
Il ne peut pas y avoir de point d’ancrage solide hormis celui que Dieu Lui-même a établi au centre de l’histoire de l’humanité : la Croix de Son divin Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Comme l’a magnifiquement exprimé Monsieur l’abbé Eric Iborra, vicaire à la paroisse Saint-Eugène et Sainte Cécile de Paris, dans sa prédication du premier dimanche de la Passion (il faut en lire le texte tout entier, ici > www) : « … de notre point de vue, qui est celui de la vérité révélée, toute doctrine, et en particulier toute doctrine religieuse, qui relativise la centralité du Christ dans l’histoire est fausse. La croix juge toute doctrine religieuse comme elle juge aussi tout comportement humain. (…) Depuis deux mille ans, et malgré leurs infidélités dans l’histoire, les chrétiens savent qu’on rend gloire à Dieu et qu’on travaille à l’extension de son règne non en usant des armes de ce monde, dont le prince est homicide et mensonger dès l’origine, mais en imitant celui qui n’a eu d’autres armes que la vérité et la charité. »

C’est pourquoi, en face de la Croix de Notre-Seigneur, en face des vérités éternelles du salut révélées par Dieu, en face de la plénitude personnelle de la Révélation : Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme, toutes les gesticulations de l’actualité (et particulièrement en notre France avec cette ridicule « campagne électorale »), ne nous apparaissent – vues d’ici – que comme une misérable, pitoyable et mensongère comédie à laquelle nous ne pouvons pas (non possumus!) et laquelle il ne convient pas (non expedit!) d’accorder un véritable intérêt (*).

coeurvendeen Culture & Patrimoine dans Commentaires d'actualité & humeurs

Mais il est bien temps que j’en vienne à ma partie « chronique »!

- Au début du mois de mars, notre petite paroisse traditionnelle a eu la tristesse de perdre l’un de ses membres les plus fidèles, Pierre, 72 ans, parti vers Dieu dans des dispositions véritablement admirables. Ses funérailles, qui ont eu lieu le premier samedi du mois 3 mars, ont bien évidemment été célébrées selon le rituel traditionnel : notre petite église était bien pleine pour cette cérémonie qui, contrairement aux commentaires idiots que l’on entend habituellement chaque fois qu’il y a des obsèques religieuses, n’est pas une « cérémonie d’hommage » mais une une cérémonie de suffrages (cf. > www).
Je signale la chose parce que, en dehors de notre modeste communauté paroissiale, il y avait de nombreuses personnes qui n’ont évidemment pas l’habitude de la liturgie grégorienne traditionnelle des funérailles : personnes d’un « certain âge » qui l’ont oubliée et personnes plus jeunes qui ne l’ont jamais connue, ce qui était en particulier le cas des employés des pompes funèbres… Hé bien, d’une manière générale et quasi unanime, les assistants à ces funérailles ont été impressionnés par la beauté de ce rite, par sa sobre gravité et par la consolation surnaturelle qu’il apporte aux âmes, au contraire de la plupart des célébrations de funérailles actuellement pratiquées dans les paroisses, où le rite – déjà fort édulcoré par la « réforme liturgique » – est encore dilué dans un fatras de paroles où dominent la mièvrerie et le sentimentalisme…

- Le mois de mars, avec ses exceptionnelles conditions météorologiques, a été essentiellement marqué, pour Frère Maximilien-Marie, par la reprise des travaux extérieurs : jardinage, arrachage de végétation sèche, taille, désherbage, reprises de petits travaux de terrassement… etc. Il a beaucoup apprécié qu’une connaissance de Paris (qu’elle soit vivement remerciée) vienne passer une semaine ici et se consacre à certains travaux – coupe d’arbustes, arrachage d’anciennes souches, transports divers – qui demandent des efforts que la colonne vertébrale de notre Frère ne peut habituellement pas supporter…

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Défrichage et débroussaillage…

- Nous avons aussi eu notre veillée mensuelle « Culture & Patrimoine », le soir du mardi 20 mars : elle a été brillamment animée par notre ami Frédéric, fils du célèbre vulcanologue Haroun Tazieff, qui nous a parlé de son père, de ses travaux, de l’apport prodigieux qu’il avait fait aux sciences de la terre, du volcanisme de notre contrée, et des projets importants qui peuvent se développer dans notre région en lien d’une part avec le monde de la recherche scientifique et d’autre part avec les autres lieux façonnés par les volcans, non seulement géologiquement et géographiquement parlant, mais aussi dans les constituants humains et patrimoniaux…
Notre seul regret est qu’il n’y ait eu que cinq personnes à participer à cette veillée qui fut tellement riche et intéressante que les discussions se sont prolongées fort avant dans la nuit!

- Un autre des évènements marquants du mois de mars qui vient de s’achever, a été un travail important de réaménagement de notre petite église de Ceyssac, point visible de ralliement de notre paroisse non territoriale traditionnelle (qui, rappelons-le, rassemble des fidèles de trois diocèses, puisque les diocèses de Mende et de Viviers n’appliquent pas le motu proprio Summorum Pontificum).
A l’approche des fêtes pascales, et profitant du grand ménage que l’on fait toujours à cette occasion, une vaillante et généreuse équipe de paroissiens a pu non seulement faire la chasse aux araignées jusqu’au sommet des voûtes et des vitraux, non seulement cirer et faire briller l’autel et les bancs, mais aussi arracher une infâme moquette grise qui avait été collée dans le sanctuaire au cours des redoutables années 70, procéder à un réaménagement de la disposition des statues (plus conforme à ce qui fut à l’origine) et à l’installation d’un « chemin » sur les marches de l’autel, mais également aussi récupérer et remettre en place les stations du Chemin de la Croix, qui avaient été « liquidées » au moment de l’après concile, mais récupérées par un particulier qui les avait entreposées depuis lors au fond de son garage…

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Notre petite église de Ceyssac, sous le double vocable de la Sainte Croix et du Sacré-Coeur

- Comme chaque année, la préparation des fêtes de Pâques demande à notre Frère beaucoup d’investissement (répétition des chants – même s’il n’est pas un grand expert du grégorien! -, préparation de matériel, décoration du cierge pascal…).

- Je dois aussi signaler la commémoraison de la Compassion de la Très Sainte Vierge Marie, le vendredi de la Passion 30 mars,  que nous avons célébrée ici-même du mieux que nous avons pu – bien que ce soit en tout petit comité – , et en priant spécialement lors de la Sainte Messe à l’intention de tous les amis et bienfaiteurs, vivants et défunts, du Refuge Notre-Dame de Compassion. Voici la photo de notre oratoire prise à cette occasion :

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Comme je vous l’écrivais au début de cette chronique, chers Amis, Frère Maximilien-Marie et moi-même vous souhaitons un très ferventes et très beau Triduum Pascal. Nous vous restons unis dans le Coeur de Jésus et Marie et nous recommandons nous-mêmes à vos bonnes prières tandis que, en guise d’au-revoir, je vous dédie ces quelques violettes du Mesnil-Marie

patteschats Mesnil-MarieLully.

(*) « Non possumus » et « non expedit » : comprenne qui pourra!

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Violettes du Mesnil-Marie (cliquer pour agrandir)

Vous pouvez nous aider à continuer les travaux d’aménagement du Refuge Notre-Dame de Compassion :
pour faire un don cliquer ci-dessous.

btn_donateCC_LG Stat Crux dum volvitur orbis

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