2019-50. Simples questions au jour anniversaire de la victoire de Patay.

Mardi 18 juin 2019,
Fête de Saint Ephrem, confesseur et docteur de l’Eglise ;
590ème anniversaire de la victoire de Patay (18 juin 1429).

18 juin 1429 - bataille de Patay

La victoire de Patay (Lionel Royer – basilique du Bois-Chenu, à Domremy)

Imaginez un seul instant que, au lieu de prendre l’épée et d’entraîner les hommes d’armes à la bataille, Jeanne ait voulu susciter un grand défilé pacifiste « Je suis Charlie (VII) »
Imaginez un seul instant que, au lieu de flanquer de bonnes déculottées aux Godons et aux Bourguignons, elle ait organisé des « meetings » pour la paix, au nom de la fraternité universelle (obligatoire et laïque)…
Imaginez un seul instant que, au lieu de proclamer : « Les hommes d’armes combattront et Dieu donnera la victoire », elle ait lancé des débats télévisés sur une chaîne d’information continue avec les représentants du « Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples », de la « Ligue des droits de l’homme », du « Conseil pontifical justice et paix » et de « l’Ordre indépendant du B’nai B’rith »
Imaginez un seul instant qu’au lieu de renvoyer de l’armée les ribaudes et d’inciter les guerriers à la confession, elle ait établi des « marches des fiertés » festives et colorées pour que tous les types de sexualité puissent s’épanouir librement parmi les soldats…
Imaginez un seul instant qu’au lieu d’entendre dévotement la Sainte Messe les deux genoux en terre et d’y communier, elle ait préféré participer à des rencontres œcuméniques où chacun serait venu dire son sentiment avec la certitude que l’Esprit-Saint lui parle directement au cœur…
Imaginez un seul instant qu’au lieu de s’obstiner à vouloir conduire à Reims pour y être sacré un Roi qui doutait de sa propre légitimité, elle ait coordonné un référendum d’initiative populaire où chacun se serait exprimé sur la forme du gouvernement à donner à la France…
Imaginez un seul instant qu’au lieu de rappeler que le Roi légitime est lieu-tenant de Dieu en France, elle ait institué le suffrage universel  (à la proportionnelle) en affirmant que « le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation »
Imaginez qu’au lieu de s’acharner à « bouter l’Anglois hors de France », elle se soit érigée en prophétesse de l’accueil indifférencié de tous les hommes et de toutes les différences…

C’est en se posant de semblables questions, qui pourraient alors donner lieu à la rédaction d’époustoufflantes uchronies que nous pouvons mesurer à quel point Chesterton était un véritable prophète lorsqu’il écrivait en 1908 : « Le monde moderne n’est pas méchant ; sous certains aspects, le monde moderne est beaucoup trop bon. Il est plein de vertus désordonnées et décrépites. Quand un certain ordre religieux est ébranlé (comme le fut le christianisme à la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices que l’ont met en liberté. Les vices, une fois lâchés, errent à l’aventure et ravagent le monde. Mais les vertus, elles aussi, brisent leur chaînes, et le vagabondage des vertus n’est pas moins forcené et les ruines qu’elles causent sont plus terribles. Le monde moderne est plein d’anciennes vertus chrétiennes devenues folles… » (Gilbert Keith Chesterton, « Orthodoxie »).

C’est en se posant de semblables questions que l’on réalise la décadence absolue de notre époque, tant sur le plan intellectuel que spirituel, la décadence de la pensée politique et de la pensée religieuse.

C’est en se posant de semblables questions que l’on perçoit de manière irréfragable que si Jeanne avait agi ainsi elle ne serait pas devenue sainte, la sainte que nous aimons, admirons et vénérons.

C’est en se posant de semblables questions que l’on réalise que s’il en eût été ainsi en 1429, nous ne serions sans doute aujourd’hui ni français ni catholiques, parce qu’il n’y aurait probablement plus depuis belle lurette ni France ni catholicisme !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Blason de Sainte Jeanne d'Arc

Publié dans : Non classé | le 18 juin, 2019 |7 Commentaires »

2019-49. Réchauffement climatique et printemps de l’Eglise.

Vendredi dans l’octave de Pentecôte 14 juin 2019 ;
Anniversaire du massacre des capucins et des catholiques de Nîmes (cf. > ici).

Commandant

Je ne sais pas s’il en est de même chez vous, mais la météo de ce début juin est des plus… déconcertante. C’est là une litote !
Figurez-vous, par exemple que ce jeudi 13 juin au matin, à 7 h (heure officielle) le thermomètre affichait ici 2,5° et que l’on apercevait même des traces de gelée blanche sur le toit du poulailler !
Si, lorsqu’il y a du soleil (ce qui est loin d’être le cas de la majorité des jours), les températures sont agréables, dès que le vent se lève ou que les nuages dominent, il fait vraiment frais.
A l’intérieur de notre Mesnil-Marie, dans la grande pièce de vie, je dois maintenir un radiateur électrique pour assurer une température raisonnable qui ne descende point trop la nuit et, lorsque le soleil brille, il n’est point suffisant encore pour réchauffer assez nos gros murs de pierre…
Bref, on ne s’est jamais autant gelé au mois de juin que depuis qu’on nous rebat les oreilles de ce fameux « réchauffement climatique », brandi comme la menace suprême du péril de la planète !!!

Alors que j’en faisais réflexion à quelques personnes proches, une amie m’a expliqué que, dans les médias, ils appellent cela « le paradoxe du réchauffement climatique ».
Je ne suis pas climatologue et si j’ai commencé par vous entretenir de météorologie, c’est parce que cette expression – « paradoxe du réchauffement climatique » – m’a donné à réfléchir.
Je me suis demandé ce que le très sage et très sagace Maître-Chat Lully en aurait pensé et dit…

Mais, à la vérité, je ne me suis pas posé la question très longtemps : on ne vit pas près de douze ans et demi avec un Maître-Chat sans avoir été imprégné de son esprit.
C’est ainsi que m’est presque aussitôt venue à l’idée que ce « paradoxe » pouvait être aisément mis en correspondance avec une autre expression qui a fait florès après le concile vaticandeux, expression dont les chantres et thuriféraires dudit concile se sont largement gargarisés mais qui ne résiste plus guère désormais à la réalité factuelle de notre époque, à la réalité factuelle de la vie de l’Eglise, sinon chez quelques idéalistes dont on se demande s’ils ne sont pas atteints d’une cécité volontaire et obstinée.
Je veux parler de l’expression « printemps de l’Eglise ».

« On croyait qu’après le concile le soleil aurait brillé sur l’histoire de l’Église. Mais au lieu de soleil, nous avons eu les nuages, la tempête, les ténèbres, la recherche, l’incertitude… »
Ce n’est pas moi qui l’affirme, c’est le pape Montini qui en faisait le constat avec une certaine amertume dans une fameuse homélie du 29 juin 1972 où il avait aussi commencé par dire : « Devant la situation de l’Église d’aujourd’hui, nous avons le sentiment que par quelque fissure la fumée de Satan est entrée dans le peuple de Dieu. Nous voyons le doute, l’incertitude, la problématique, l’inquiétude, l’insatisfaction, l’affrontement… »

Etrange lucidité puisqu’elle ne semble toutefois pas l’avoir déterminé à s’opposer de manière efficace à cette invasion de « la fumées de Satan », laquelle ne s’est plus seulement subrepticement infiltrée par « quelque fissure », mais à laquelle « on » a largement ouvert portes et fenêtres !
Et pendant des années, malgré la désillusion du pontife qui se hasardait à cet accablant constat, on a continué à bazarder l’authentique spiritualité, à bazarder les dogmes, à bazarder la liturgie, à bazarder la morale, à bazarder la discipline ecclésiastique, à bazarder l’ascèse et les pratiques de la nécessaire pénitence, à bazarder le catéchisme, et à bazarder tout ce qui était par trop catholique.
De la même manière que, lorsque l’on porte un coup de ciseaux dans un pull-over et que l’on se met à tirer sur l’un des fils de laine que l’on vient de sectionner on parvient très facilement à tout détricoter, ainsi aussi a-t-on fait avec ce qui restait encore de Chrétienté : le coup de ciseaux avait été porté, on a tiré sur le fil rompu, et on a tout détricoté !

Et de la même façon qu’à ceux qui se gèlent, renfilent des pulls et allument leur chauffage au mois de juin, on continue à asséner péremptoirement qu’on est en plein « réchauffement climatique », ainsi aussi a-t-on entendu prêtres et évêques rabâcher à longueur d’homélies creuses et de rassemblements festifs redondant d’outrecuidante fatuité, que « notre Eglise n’a jamais été aussi belle », « jamais été aussi jeune », « jamais été aussi dynamique », et autres formules dont on se demande si elles tiennent de la méthode Coué ou d’une simple aliénation.

Devant leurs paroisses dévastées, leurs églises vides, leurs équipes liturgiques ou pastorales majoritairement composées de têtes chenues, leurs catés désertés, leurs séminaires fermés, leurs presbytères repris par les communes, et leurs couvents vendus ; devant leurs baptêmes de plus en plus rares, leurs mariages en chute libre, leurs confessions raréfiées, leurs vocations sacerdotales dont les chiffres continuent de décroître, leurs « fidèles » qui n’ont plus vraiment la foi dans des vérités qui, me semble-t-il, sont tout de même essentielles (la Sainte Trinité, la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Sa Résurrection, la transubstantiation… etc. – ou bien, lorsqu’ils emploient encore ces mots, ils n’y mettent plus du tout le sens défini par la Sainte Eglise dans ses anciens conciles et catéchismes), il en est encore qui s’obstinent à vouloir parler de « printemps de l’Eglise ».
Le font-ils avec une réelle conviction, ou bien seulement de la manière dont les apparatchiks soviétiques désabusés du début des années 80 du précédent siècle continuaient à prêcher « le grand soir » ?
Dieu seul le sait, Lui qui seul peut voir clair au tréfonds des plus noires consciences !

Sans doute y en aura-t-il encore quelques uns pour nous affirmer magistralement que, comme le « réchauffement climatique », le « printemps de l’Eglise » est un « paradoxe ».
Va pour le paradoxe !
Le printemps paradoxal des diocèses de France ressemble majoritairement à une période de glaciation…

Sauf dans les lieux où l’on est resté fidèle à la Tradition, où l’on redécouvre la Tradition, où l’on approfondit la Tradition, où l’on se greffe à nouveau sur la Tradition, où l’on se dégrise des divagations conciliaires et postconciliaires, où l’on ferme les portes et fenêtres aux courants d’air porteurs de la fumée de Satan, où l’on colmate les fissures, et où, écoutant et mettant en application la mise en garde de Saint Paul, on cesse de vouloir se modeler sur ce monde-ci (cf. « Nolite conformari huic saeculo : ne vous conformez pas au monde présent » – Rom. XII, 2) pour vouloir à nouveau être pleinement et intégralement catholique.
Mais là, il n’y a alors plus de « paradoxe » et on voit sans ambiguïté apparaître les authentiques bourgeons et fleurs du printemps !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.    

nika

 

Publié dans : Non classé | le 14 juin, 2019 |6 Commentaires »

2019-48. Samedi 29 juin : fête médiévale à Saint-Martial.

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Oyez ! Oyez, gentes dames et beaux seigneurs !

Nous vous mandons ici une nouvelle d’importance qui vous peut bien faire esbaudir : le samedi 29 juin, sur les berges de notre lac de Saint-Martial, une fête médiévale vous attend.

Fête médiévale recto

Cette manifestation d’exception, se déroulera à l’issue d’une semaine d’une grande richesse culturelle organisée par l’Ecole Saint-Martial, à laquelle participeront plusieurs autres écoles primaires voisines (Borée, Sainte-Eulalie et Saint-Martin de Valamas), au cours de laquelle interviendront des compagnies du spectacle vivant (« Petits bâtons production » et « Zazie 7″) et des membres de l’ « Escadron de By », fameux pour ses animations médiévales de qualité.

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Cette semaine de découverte de la richesse du Moyen-Age est soutenue par la commune de Saint-Martial et la communauté de communes Montagne d’Ardèche dans le cadre de la convention territoriale d’éducation artistique et culturelle.

fête médiévale verso

Les bénéfices de cette fête sont destinés au soutien financier de notre Ecole Saint-Martial : excellente occasion donc de se distraire tout en accomplissant une bonne action !

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Nota bene :
Les photos qui, en sus de l’affichette, illustrent cette publication, ont été prises le 29 juin 2017 à l’occasion d’une « petite après-midi récréative de fin d’année » (sic) organisée pour l’Ecole Saint-Martial par les parents d’élèves membres de l’Escadron de By.

Publié dans : Non classé | le 12 juin, 2019 |1 Commentaire »

2019-47. Université d’été légitimiste Saint-Louis.

Le Refuge Notre-Dame de Compassion ne peut qu’encourager tous ceux qui ont le désir d’une véritable formation politique solide et saine à participer à l’université d’été Saint-Louis, organisée par l’Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF). 

Cette université d’été n’est pas réservée à une tranche d’âge spécifique : elle est ouverte à tous. 
Elle fournit des outils intellectuels et pratiques fondés sur l’ordre naturel et sur l’ordre chrétien surnaturel (qui ne s’opposent évidemment pas) pour approfondir sa connaissance de la Légitimité et former des militants « efficaces ».

Université d'été Saint-Louis 2019

Publié dans : Non classé | le 12 juin, 2019 |2 Commentaires »

2019-46. Compte-rendu du quatrième pèlerinage de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay.

Mardi de Pentecôte, 11 juin 2019.

Dix jours après le quatrième pèlerinage annuel de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay, qui s’est déroulé du 30 mai au 1er juin, j’en ai publié hier, lundi de Pentecôte 10 juin, un compte-rendu sur « L’Ami de la Religion et du Roi », qui est le blogue officiel de la Confrérie Royale dont j’ai le redoutable honneur d’avoir été désigné Prieur par le conseil des fondateurs le 21 novembre 2017 (cf. > ici). Il m’a semblé important de reproduire aussi ce texte dans les pages du blogue de Lully, puisque cette responsabilité et les engagements qui en découlent sont, bien évidemment, très présents dans la vie de notre Mesnil-Marie.       

La Croix et lys - le Puy 2019

La Croix et les Lys (salle de conférence – pèlerinage au Puy mai 2019)

Bien chers Membres et sympathisants de notre chère Confrérie Royale,

Il m’incombe de vous donner un compte-rendu de notre quatrième pèlerinage annuel dans la ville sainte du Puy, les 30-31 mai et 1er juin derniers.              

Avant toutes choses, nous devons rendre à Dieu de très vives et ferventes actions de grâces pour le bon déroulement de ce pèlerinage, pour la ferveur des pèlerins présents, pour les délicates attentions de la divine Providence dont nous avons été entourés, pour la bienveillance avec laquelle nous avons été reçus par les autorités ecclésiastiques, pour la force et la beauté des enseignements reçus à travers nos conférenciers, et pour les bénédictions spirituelles que chaque participant a reçues, et dont la joie spirituelle qui rayonnait sur le visage de chacun à l’issue de ces trois jours de grâce était un éloquent témoignage.
Merci à tous ceux qui ont contribué au bon déroulement de ce pèlerinage : les bénévoles qui ont aidé pour le secrétariat et les inscriptions, ceux qui ont été présents pour l’accueil et ceux qui ont offert leurs bras pour transporter du matériel, porter bannières et étendards, et – à la fin – contribuer aux rangements et au ménage ! 
Merci à nos prêtres pour leur présence rayonnante et pour les magnifiques cérémonies ; merci aux jeunes gens qui se sont montrés d’une édifiante application et compétence dans le service de l’autel ; merci au maître de chœur et aux chanteurs qui ont soutenu de leurs voix nos belles célébrations.
Merci à tous les bienfaiteurs dont la générosité à permis aux ecclésiastiques et à quelques pèlerins aux moyens plus limités à être pris en charge totalement ou partiellement.
Merci à Son Excellence Monseigneur Luc Crépy, évêque du Puy, à Monsieur le Recteur de l’insigne basilique-cathédrale, à Monsieur le Recteur de la Confrérie des Pénitents Blancs et à leur aumônier, pour leur accueil si sympathique.                                

Le Puy-en-Velay

La toujours impressionante silhouette de la ville haute du Puy avec l’ensemble cathédral
et la statue de Notre-Dame de France au sommet du rocher Corneille

La majorité des pèlerins (nous étions une « bonne cinquantaine ») est arrivée au Puy dans l’après-midi du jeudi de l’Ascension. 
Certains venaient de fort loin : Lorraine, Catalogne, Ile-de-France, Champagne, bas Languedoc, Provence… et d’autres de provinces plus proches : Bourbonnais, Auvergne, Vivarais, Dauphiné, Lyonnais… etc. Certains autres étaient du Velay même. 
Mais nous avons été particulièrement touchés par la présence d’un pèlerin de nationalité américaine venu spécialement de Riga (Lettonie) où il réside habituellement.

L’une des nouveautés de cette année résidait dans le lieu d’hébergement et d’accueil.
En effet, le « grand séminaire – accueil Saint-Georges » ne pouvait nous recevoir, et nous avons été très heureux d’être reçus dans les locaux neufs du Lycée Saint Jacques de Compostelle, sis au pied de l’ensemble cathédral : nous y avons disposé de prestations très satisfaisantes, tant pour ce qui concerne la restauration que pour ce qui concerne le couchage et la salle de conférence, particulièrement agréable.
  

Après les installations, les pèlerins qui avaient voyagé une grande partie de ce jour et n’avaient pu assister à la Sainte Messe, ont pu participer à celle qui fut célébrée dans la très belle chapelle dite « des reliques », à la cathédrale.
Dans cette chapelle se trouve une statue de facture relativement récente qui restitue la célèbre Vierge Noire rapportée d’Egypte par Saint Louis, selon les descriptions et croquis détaillés qu’en avait fait, au XVIIIe siècle, Faujas de Saint-Fons qui avait pu l’examiner en détail sans ses robes d’apparat.                  

Messe de l'Ascension - chapelle des reliques

Messe vespérale de l’Ascension dans la « chapelle des reliques »
en la basilique-cathédrale Notre-Dame du Puy

Après le dîner, il revint au Prieur de la Confrérie Royale, de donner lecture d’un message du Président de l’Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF) qui, ne pouvant être des nôtres cette année, nous assurait de sa communion d’esprit et de prière, et nous adressait ses encouragements chaleureux. 
Dans la causerie introductive que je fis ensuite, je pus présenter dans une vue d’ensemble l’historique du Vœu national au Sacré-Cœur et de l’édification de la basilique de Montmartre, puisque cette année 2019 marque le centenaire de sa dédicace, et puisque de ce fait le thème choisi pour notre pèlerinage allait nous permettre d’approfondir trois éléments fondamentaux, résumés par la mosaïque du sanctuaire de cette basilique et essentiels à l’esprit de notre Confrérie : la pénitence, le vœu, et l’action de grâces - « Gallia pœnitens, et devota, et grata ».

Cette conférence fut suivie du chant des Complies.     

Salle de Conférence

Salle de conférence du lycée qui nous hébergeait,
dans laquelle furent dispensés les enseignements de ce pèlerinage

La matinée du vendredi 31 mai fut un moment d’intense approfondissement spirituel au moyen des deux conférences développant les thèmes de la pénitence et du vœu. Conférences entrecoupées de temps d’échanges… et, pour nos choristes, de répétitions des parties propres des messes                        

Après le déjeuner, se placèrent les visites, à la fois culturelles et spirituelles : 
- un premier groupe put découvrir ou approfondir la connaissance de la cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation ;
- un second se rendit à l’église communément dite « du Collège » (parce qu’elle fut l’église du collège des Jésuites aux XVIIe et XVIIIe siècles), et devenue aujourd’hui sanctuaire de vénération de Saint Jean-François Régis dans la ville du Puy, car c’est ici que, entre ses tournées missionnaires dans les campagnes du Velay et du Vivarais, le saint jésuite célébrait habituellement sa messe, confessait et enseignait… etc. Cette église est la première de « style jésuite » construite en France et on y retrouve toutes les caractéristiques du premier baroque romain.
- D’autres pèlerins choisirent librement de visiter d’autres sanctuaires de la cité.                                      

A 15 h 30, nous nous retrouvions tous au pied des marches de la cathédrale dans laquelle nous eûmes la joie de célébrer la Messe solennelle de la fête de Marie Reine, au maître-autel de la Vierge Noire.

Messe solennelle au maître-autel - Cathédrale du Puy

Messe solennelle au maître-Autel de la basilique-cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation du Puy
aux pieds de la célèbre Vierge Noire

A l’offertoire de cette Sainte Messe, notre Confrérie a eu la joie de recevoir les engagements de douze nouveaux membres
Nous sommes particulièrement heureux du fait que, pour la première fois, deux époux ont fait – lors de la même cérémonie – leur vœu de consécration à la Couronne de France.

Elévation du Sacré Corps du Christ

L’élévation du Corps Sacré de Notre-Seigneur à la sainte messe solennelle de la fête de Marie Reine

En fin d’après-midi, avant le dîner, la troisième conférence de cette journée permit d’approfondir le sens et les motifs de la gratitude, de l’action de grâces que nous devons à Dieu notre Seigneur.

Cette action de grâces, nous avons un motif très articulier de la faire monter vers le Ciel à la suite de ce pèlerinage, en raison d’une grâce qui fut reçue ce 31 mai par l’une des pèlerines qui nous en a mis le témoignage par écrit ; je vous le livre ici, sans qu’il soit besoin de longues gloses, tel que je l’ai reçu :

« Bonsoir mon Frère,
Voici mon témoignage.
Depuis plus d’une année je souffrais du genou droit. Un menisque fissuré me gênait puis, au fur et à mesure du temps, toute l’articulation est devenue vraiment très douloureuse. J’avais des difficultés à marcher, et monter les escaliers était vraiment très difficile.
Vendredi après la messe solennelle de Marie Reine, je suis allée sur la pierre des fièvres demander à Notre-Dame de bien vouloir me soulager. Et, la Très Sainte Vierge m’a exaucée.
La douleur a maintenant disparu. Je ne ressens que la gêne du menisque fêlé et, 3h après ma demande, je ressentais un soulagement inimaginable. Plus de douleur persistante et de longs, très longs moments, sans avoir mal alors que la douleur était présente tout le temps et me réveillait la nuit. J’ai pu monter à Notre Dame de France presque sans y penser.
Deo Gratias à Notre Dame.
Je ferai dire une messe d’action de grâce.
Voilà ma Joie. Je vous dit à très bientôt. »

Pierre des fièvres - Cathédrale du Puy

La « pierre des fièvres » dans la cathédrale Notre-Dame du Puy

Dans la soirée de ce vendredi 31 mai, nous avons rejoint la procession aux flambeaux qui, partant de la cathédrale, est montée jusqu’aux pieds de Notre-Dame de France
Cette procession est organisée par le clergé de la cathédrale et la Confrérie des Pénitents Blancs, chaque année pour conclure le mois de Marie.

procession aux flambeaux du 31 mai

La procession sort de la cathédrale pour faire l’ascension du rocher Corneille
au sommet duquel est érigée la statue de Notre-Dame de France

procession aux flambeaux vers Notre-Dame de France

… un moment d’une grande ferveur…

Pénitents blancs du Puy

Quelques uns des Pénitents Blancs

Cette année, au cours de cette procession, Monseigneur l’Evêque du Puy a procédé à la bénédiction des croix rénovées du chemin de Croix qui a été érigé en 1944 tout le long de la montée : les croix d’origine étaient celles qui avaient été portées deux ans plus tôt, lors du grand pèlerinage de pénitence et d’espérance de la jeunesse de France, le 14 août 1942. 
Mais ces croix d’origine, jamais restaurées, étaient désormais très abîmées et la Confrérie des Pénitents Blancs du Puy s’est employée à les refaire à l’identique, à les remettre en place, ainsi qu’à restaurer la plaque commémorative.

Plaque commémorative du chemin de croix montant à Notre-Dame de France   

Bénédiction du chemin de croix restauré par Monseigneur Crépy

Bénédiction des Croix restaurées,
par Son Excellence Monseigneur l’Evêque du Puy

A l’issue de cette procession, nous avons assisté avec plaisir à la projection qui est faite sur la façade de la cathédrale et qui évoque l’histoire du pèlerinage et du sanctuaire, depuis la neige miraculeuse du 11 juillet de l’an 45 et l’intervention du cerf délimitant l’endroit qui devait être consacré au culte de la Sainte Mère de Dieu, jusqu’à nos jours, en passant par les diverses phases d’agrandissement du sanctuaire, du développement du pèlerinage, l’évocation des chemins de Saint Jacques de Compostelle, des fêtes médiévales, de l’art de la dentelle… etc.
Puis, nous tournant encore vers Notre-Dame de France, nous lui redîmes la consécration prescrite pour ce jour par le vénérable Pie XII, et lui adressâmes un dernier « Salve Regina » avant de nous retirer pour un repos bien mérité.

Statue de Notre-Dame de France

Le samedi matin 1er juin, Marie-Magdeleine, baptisée il y a 17 ans, alors qu’elle était née dans une famille mahométane pratiquante, et Marie, baptisée lors de la dernière nuit pascale, née dans une famille de culture musulmane mais passée elle-même par le communisme, ont donné le témoignage de leur découverte de Notre-Seigneur et de leur conversion à la vraie foi révélée : ce fut un moment particulièrement intense et générateur de beaucoup d’espérance surnaturelle.

Porte de la chapelle des pénitents blancs

Chapelle des Pénitents Blancs – détail de la porte d’entrée

Nous nous rendîmes ensuite à la chapelle des Pénitents Blancs, voisine de la cathédrale. 
Monsieur le Recteur de cette Confrérie, fondée en 1584, nous y attendait pour nous présenter brièvement sa Confrérie et cette chapelle, dont la beauté a enthousiasmé tous nos pèlerins…

Chapelle des pénitents blancs du Puy - intérieur

Chapelle des Pénitents Blancs – l’intérieur

Nous avons été particulièrement sensibles à son somptueux plafond à caissons, où les lys de France, le monogramme de Louis XIII et de nombreux angelots, entourent une représentation de l’Assomption de Notre-Dame.

chapelle des pénitents blancs - plafond

Chapelle des Pénitents Blancs – le splendide plafond à caissons

C’est dans cette chapelle que fut célébrée la dernière Sainte Messe de notre pèlerinage de cette année. C’était la messe de la fête (reportée en raison de la fête de l’Ascension) de Sainte Jeanne d’Arc, céleste protectrice de la France en second après Notre-Dame de l’Assomption.

Cette année 2019, ne l’oublions pas, est celle du 590ème anniversaire du commencement de la mission publique de la Pucelle, et donc, alors qu’elle-même se rendait à Chinon auprès du Roi, celle aussi du 590ème anniversaire de la venue au Puy de sa mère et de ses frères, envoyés par Jeanne au jubilé du Vendredi Saint 25 mars 1429.                            

Après le déjeuner, nous nous sommes rassemblés une dernière fois dans la salle de conférence pour quelques derniers avis, pour chanter un vibrant « Magnificat », et pour recevoir la bénédiction de nos prêtres.
Ce furent ensuite les au-revoir pleins d’émotion, nous donnant déjà rendez-vous pour le 5ème pèlerinage de prière pour la France et le Roi organisé par la Confrérie Royale au Puy-en-Velay, les 21, 22 et 23 mai 2020 (dates à réserver impérativement dans vos agendas dès à présent !).

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.

chapelle des pénitents blancs - fin de la Messe

Chant final de la Messe du 1er juin 2019 dans la chapelle des Pénitents Blancs

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Publié dans : Non classé | le 11 juin, 2019 |1 Commentaire »

2019-45. Neuvième anniversaire de Monseigneur le Dauphin Louis et de son frère jumeau Monseigneur le duc de Berry.

Ce mardi 28 mai 2019, en fin de matinée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux un message à l’occasion du neuvième anniversaire de la naissance de ses fils, NN.SS. les Princes Louis et Alphonse de France, respectivement d’une part duc de Bourgogne et Dauphin de France, et d’autre part duc de Berry (cf. > ici).

« Chers Louis et Alphonse,
Vous voir grandir dans la santé et la joie est, depuis votre naissance, ma priorité.
Vous êtes des enfants responsables, appliqués, affectueux, généreux, bien élevés, c’est pourquoi je suis très fier de vous.
Bon anniversaire et continuez à être ainsi.
Votre père qui vous aime. »     

Baptême des Princes Louis et Alphonse de France

Sous le texte de ce message, le Prieur de la Confrérie Royale a envoyé ce commentaire :

« Les membres de la Confrérie Royale prient avec une ferveur particulière en ce jour pour Monseigneur le Dauphin Louis et pour Monseigneur le duc de Berry. 
Longue et heureuse vie à nos chers petits Princes ! »

Trois lys blancs

Publié dans : Non classé | le 28 mai, 2019 |3 Commentaires »

2019-44. Parce que les combats qu’a soutenus le Maître-Chat et son esprit continuent, son blogue aussi va continuer !

Mardi 28 mai 2019,
Mardi des Rogations ;
Fête de Saint Bernard de Menthon, abbé et confesseur ;
Commémoraison de Saint Augustin de Cantorbury ;
225ème anniversaire du massacre de Bédoin (28 mai 1794 – cf. > ici) ;
9ème anniversaire de la naissance de NN.SS. le Dauphin Louis et le Prince Alphonse de France (28 mai 2010 – cf. > ici).

Lully chat chouan

Le Maître-Chat Lully fut un véritable chouan et son combat continue !

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En tout premier lieu, je dois remercier très chaleureusement tous ceux qui, sur les réseaux sociaux, dans ce blogue même ou par le moyen de messages personnels, depuis le trépas de Monseigneur le Maître-Chat m’ont exprimé leur sympathie et leurs condoléances : il s’agit bien d’un véritable deuil qu’il me faut accomplir, pour ce qui me concerne… comme aussi pour certains d’entre vous qui connaissaient personnellement le Maître-Chat Lully et avaient les honneurs de sa confiance et de son amitié.

Je ne vous cache pas que, les liens qui nous unissaient étant extrêmement fusionnels et continus, son absence, en ce Mesnil-Marie, se fait cruellement ressentir.
Toute cette maison, qu’il remplissait d’une présence aussi forte que discrète, parle sans bruit à tout moment de sa prégnante et riche personnalité : il n’en est pas un lieu – pas le plus petit recoin – qui ne la rappelle, qui ne suscite des souvenirs, n’éveille des réflexions se rapportant à lui.
Et je sais qu’il en sera ainsi très longtemps.

En effet, un chat qui vous a adopté et éduqué n’est pas un simple « animal de compagnie » ; il est – bien davantage que certains êtres humains que vous côtoyez pourtant régulièrement – un véritable compagnon avec lequel se font des échanges profonds et d’authentiques partages d’âme
Je ne déraisonne pas ; je n’affabule pas ; je ne suis pas en train de « pêter les plombs » : tous ceux qui ont en vérité partagé la vie d’un chat pourront en attester eux aussi.

Ne vous inquiétez pas pour moi, j’accomplis le « travail du deuil », à mon rythme, sereinement, sans romantisme ni sensiblerie (ceux qui me connaissent savent combien j’ai horreur de cela).

Chat botté

Mais il y a une autre chose qui me semble importante dont je vous dois informer, car la question m’a été posée : « Le Maître-Chat étant trépassé, son blogue va-t-il cesser ? »

Sur ce point, une chose est certaine, même si, n’étant que son humble secrétaire, je n’ai pas le même talent que lui, je vais continuer l’œuvre du Maître-Chat.
Pendant les douze ans et huit mois où j’ai été son disciple, je crois que j’ai réussi à me bien imprégner de son esprit, de sa manière de regarder les réalités du monde, de la société, de la France et de l’Eglise, et que je connais donc assez bien ce qu’étaient ses façons de réagir et d’analyser, ses centres d’intérêt et ses approfondissements, les motifs de ses ronronnements et de ses coups de griffe… etc.

Parce que les combats qu’a soutenus le Maître-Chat et son esprit continuent, son blogue aussi va continuer, autant que Dieu Notre-Seigneur m’en donnera les capacités et la force, quand bien même cela agacera et fera grincer des dents les républicains, les démocrates, les adorateurs de la révolution, les jacobins et les sans-culottes, les traîtres à la royauté légitime, les hérétiques et les apostats, les modernistes et complices de l’affadissement de la doctrine catholique, les ennemis de la liturgie traditionnelle et toutes autres catégories de scélérats qui ont abandonné et combattent la Tradition catholique et politique qu’a fidèlement et félinement servie le Maître-Chat Lully.

Sans prétendre l’égaler (vous serez indulgents envers moi, n’est-ce pas ?), je m’efforcerai de mon mieux de conserver son esprit, maintenir l’impertinente pertinence de ses réflexions, poursuivre ses combats, et perpétuer ses engagements au service de Dieu et du Roi, avec la ferme confiance et espérance que depuis son au-delà il m’inspirera et m’enverra ses bonnes idées…

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

ange chat

Publié dans : Non classé | le 28 mai, 2019 |14 Commentaires »

2019-43. « Dominus dedit, Dominus abstulit… Sit Nomen Domini benedictum. »

Le Seigneur me l’avait donné, le Seigneur me l’a repris…
Que le Nom du Seigneur soit béni !
(cf. Job I, 21 b)

Lully chat augustinien

Le Maître-Chat Lully aux pieds de notre Bienheureux Père Saint Augustin

Vendredi 24 mai 2019,
Fête de Marie Auxiliatrice (explication de cette fête > ici) ;
Anniversaire du début du massacre des ecclésiastiques otages de la Commune (cf. > ici).

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Les lecteurs de ma page Facebook l’ont déjà appris en milieu de journée, hier, jeudi 23 mai, et je dois bien me résoudre à vous en faire part dans les pages de ce blogue – son blogue – alors que les heures de la nuit avancent, impitoyablement, sans me permettre de trouver le sommeil : Monseigneur le Maître-Chat Lully a rendu à son divin Créateur sa belle âme de petit félin
Je n’ai aucune honte à écrire ici que mon âme et mon cœur sont dans une incommensurable tristesse, quand bien même pourraient s’en scandaliser ceux qui penseraient que ce n’était « qu’un animal » et qu’il y a ici-bas tant d’autres motifs d’affliction bien « plus sérieux et plus graves »… 

Je n’ai pas le cœur ni la force à écrire beaucoup de choses en ce milieu de nuit, même si les pensées et les souvenirs se bousculent en moi : sans m’égarer en aucune manière dans quelque forme d’antropomorphisme, je me contenterai de dire que Lully, affectueusement surnommé « le Maître-Chat » (en référence à la nouvelle de Charles Perrault intitulée « Le Maître-Chat ou le conte du Chat botté » cf. > ici), était pour moi un compagnon tout-à-fait exceptionnel avec lequel, dès son plus jeune âge, s’était établi une relation très particulière dont bien peu de personnes peuvent soupçonner toute la profondeur et la richesse.
Je pourrais écrire de très nombreuses choses : récits, anecdotes, facéties, leçons de sagesse et de vies apprises à son école. Il était véritablement un don de Dieu à mes côtés, et je ne peux que redire avec le saint homme Job : « Le Seigneur me l’avait donné, le Seigneur me l’a repris : comme il a plu au Seigneur ainsi a-t-il été fait : que le Nom du Seigneur soit béni ! » (cf. Job I, 21 b).

En ce jeudi 23 mai où la « Principauté » du Mesnil-Marie était inondée de lumière radieuse, vers la neuvième heure – selon l’usage antique de marquer les moments du jour -, alors que le soleil entamait son lent déclin qui nous conduirait jusqu’à la nuit, dans un endroit où, vivant, Son Altesse Sérénissime Monseigneur le Maître-Chat aimait s’allonger pour contempler et méditer tout en s’offrant voluptueusement aux rayons bienfaisants du soleil, j’ai déposé en terre ce qui n’était déjà plus qu’une enveloppe vide, saisie par la rigor mortis…

Depuis que j’ai commencé à en publier l’annonce sur Facebook, j’ai déjà reçu des dizaines et des dizaines de messages d’amitié, de soutien, de condoléances, de compassion, et de témoignages qui me touchent au plus haut point : je les reçois avec une émotion profonde, avec gratitude, avec action de grâces…
En raison de ce modeste blogue, le Maître-Chat Lully comptait beaucoup dans le cœur de très nombreux amis, jamais rencontrés physiquement, mais avec lesquels ce sont tissés les liens d’une grande et pure authenticité.

A moi-même, nul doute qu’il me faudra du temps, beaucoup de temps, pour réaliser qu’il ne surgira pas à tout moment, silencieux et si affectueusement despotique, pour me rappeler à ma condition d’humble serviteur, pour se pelotonner en ronronnant sur mes genoux pendant mon oraison ou ma lectio divina, pour venir joyeux à ma rencontre lorsque je rentrerai au Mesnil-Marie, pour me piquer ma chaise lorsque je me lèverai et pour me rappeler à l’observance de tous les innombrables rituels qu’il avait instaurés dans notre vie de « vieux couple » heureux !
Aussi, bien que je m’y fusse peu à peu préparé dans les derniers jours de sa maladie et surtout dans les longues heures de cette dernière nuit avant son trépas où, blottis l’un contre l’autre et les yeux dans les yeux nous nous sommes dit tant de choses en silence, accordez-moi, je vous prie, le temps nécessaire des larmes et de l’émotion…

Chers Amis du Maître-Chat Lully, je vous en remercie.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Jean-Féry Rebel : « Tombeau pour Monsieur de Lully »
(faire un clic droit sur l’image ci-dessous, puis « ouvrir dans un nouvel onglet »)

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans : Non classé | le 24 mai, 2019 |40 Commentaires »

2019-42. Vincent Lambert : le soutien de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon et l’engagement de l’Union des Cercles Légitimistes de France.

Ce lundi 20 mai dans l’après-midi, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux et sur son blogue le communiqué suivant :

Communiqué de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon
en soutien à Vincent Lambert :

« Je tiens à exprimer mon soutien le plus ferme aux parents de Vincent Lambert qui se battent pour le maintien en vie de leur fils hospitalisé au CHU de Reims.
Il n’est pas imaginable dans une société civilisée que soit mis un terme à l’hydratation et l’alimentation, c’est à dire tout simplement à la vie d’un être humain qui, quoique fragile et actuellement diminué, n’est cependant aucunement en fin de vie. 
Ceci reviendrait en effet à froidement le condamner à mort. Je souhaite donc vivement que son cas soit traité avec toute l’humanité, la compassion et la sagesse possible. 
S’agissant d’un innocent handicapé, incapable de se défendre, le choix de la vie doit toujours l’emporter sur celui de la mort. 
Ce choix est celui de l’humanité et de l’Espérance. »

Vincent Lambert

Le soutien sans réserve de
l’Union des Cercles Légitimistes de France
à Vincent Lambert et à ses parents

« J’avais soif et vous m’avez donné à boire. »

 Le CHU de Reims l’a annoncé : son personnel « soignant » arrêtera dans la semaine du 20 mai l’hydratation et l’alimentation de Vincent Lambert.

Depuis plusieurs années, les parents de Vincent Lambert et plusieurs membres de sa famille luttent pour que ne soit pas mis fin à la vie de leur fils, de leur frère. Cette affaire revêt aujourd’hui une importance particulière. Elle se place au cœur de la défense pour la vie. Si Vincent est mis à mort, l’un des derniers garde-fous de notre civilisation tombera, parce que ceux qui veulent le tuer entendent par là-même ouvrir la voie à la légalisation et à l’institutionnalisation du meurtre par euthanasie.

L’UCLF invite à prendre part à la bataille qui se déroule à Reims aujourd’hui. Elle invite ses membres à prier et à jeûner pour Vincent et sa famille, pour la France.

Elle invite surtout les légitimistes à continuer sans cesse leur combat pour le retour de l’union du trône et de l’autel, seul véritable remède à cette peste révolutionnaire qui ne cesse depuis plus de deux cents ans de nuire toujours plus à l’homme et d’offenser son Créateur.

Pierre Bodin,
président de l’Union des cercles légitimistes de France

 * * * * * * *

« Les contre-vérités au sujet de Vincent Lambert. Dans cette affaire, répétons-le : AUCUN acharnement thérapeutique ; AUCUNE machine ne retient Vincent en vie de manière artificielle ; nourrir, donner à boire à un homme malade, à un enfant, à un bébé qui ne peut le faire seul n’a jamais été considéré comme un acte d’acharnement thérapeutique… Donner à manger et à boire à un malade est au contraire un soin élémentaire et a toujours été considéré comme tel…

 Comment peut-on ne serait-ce qu’envisager d’arrêter d’hydrater et d’alimenter un malade ? Vincent est gravement handicapé depuis dix ans… Il n’est pas en fin de vie.

Sa présence depuis DIX ANS dans une unité de SOINS PALLIATIFS (dix ans en soins palliatifs !?!)… Encore plus une aberration qu’un paradoxe !

VINCENT EST EN VIE. Ils disent vouloir le « laisser mourir », mais il existe une grande différence entre « laisser mourir » et « tuer ». L’affaire Lambert, c’est l’enjeu d’une vie, c’est aussi un enjeu de civilisation. »

* * * * * * *

On pourra aussi relire le communiqué publié conjointement le 17 avril 2018 par l’Union des Cercles Légitimistes de France et la Confrérie Royale > ici

Publié dans : Non classé | le 20 mai, 2019 |7 Commentaires »
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