2017-52. A propos du 90ème anniversaire de Sa Sainteté le Pape émérite Benoît XVI.

Samedi 6 mai 2017,
Premier samedi du mois
dédié à la réparation envers le Coeur douloureux et immaculé de Marie.

90 ans de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI

Sa Sainteté le Pape émérite Benoît XVI
photographié à l’occasion de son nonantième anniversaire
lors de la réception de la délégation bavaroise au monastère « Mater Ecclesiae »

Armoiries de Benoît XVI

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En ce premier samedi du mois de Marie, nous avons reçu au courrier un pli qui nous a comblés d’émotion et de joie profondes : émotion et joie que nous voulons partager avec vous.

Je pense que vous avez tous su que Sa Sainteté le Pape émérite Benoît XVI a fêté le Saint Jour de Pâques 16 avril dernier le 90ème anniversaire de sa naissance : 16 avril 1927 – 16 avril 2017 !

Pour l’occasion, notre Frère Maximilien-Marie avait adressé à Sa Sainteté une carte de voeux, très symboliquement datée du Jeudi Saint.

90 ans de Benoît XVI enveloppe

90 ans de Benoît XVI carte recto

90 ans de Benoît XVI carte verso

La réponse (dont nous ne doutions pas, et c’est la raison pour laquelle nous avons attendu pour évoquer ce 90e anniversaire dans les pages de ce blogue), réponse émanant de la Secrétairerie d’Etat et transmise par la Nonciature Apostolique à Paris, nous est arrivée en ce jour et c’est elle qui nous a tant émus et réjouis.

Réponse aux voeux d'anniversaire de Benoît XVI

Nous continuons à prier pour ce très grand Pontife auquel nous devons tant et, dans l’action de grâces, nous le recommandons ardemment à la Très Sainte Mère de Dieu, et la nôtre.

Lully.

frise avec lys naturel

Publié dans : Chronique de Lully, Prier avec nous | le 6 mai, 2017 |9 Commentaires »

2017-51. Du moindre mal.

« Politiquement, la faiblesse de l’argument du moindre mal a toujours été que ceux qui choisissent le moindre mal oublient très vite qu’ils ont choisi le mal. »

Hannah Arendt

élections républicaines

Nota bene au sujet de l’illustration ci-dessus :
on peut rajouter tous les couloirs que l’on veut, aux « extrêmes » aussi bien qu’au « centre », cela ne change absolument rien à l’unique issue de ce système.

Du moindre mal :

Motif et occasion :
Parce qu’en période d’élections républicaines l’on entend – jusqu’à une nauséeuse satiété – des catholiques, voire des prêtres et des évêques, rabâcher à la manière d’un dogme (en ce qui concerne les prêtres et les évêques c’est même bien plus qu’à la manière d’un dogme puisque la plupart d’entre eux ne parlent plus des dogmes de la Sainte Eglise au point qu’on peut légitimement se demander s’ils savent qu’ils existent) qu’en politique « il faut choisir le moindre mal », ou que « de deux maux il faut choisir le moindre ».
Notez au passage que dans ce « il faut » ils mettent un caractère d’obligation absolue.

Note préliminaire :
« De deux maux il faut choisir le moindre », est une citation qui n’est tirée ni du décalogue ni de la Sainte Bible.
A ce que je sache, l’expression viendrait du « Roman de Renart ».

Première remarque préliminaire immédiatement consécutive à cette note préliminaire :
Je ne puise pas mes références morales dans « Le Roman de Renart », même si au demeurant les facéties du goupil m’amusent beaucoup.

Deuxième remarque préliminaire consécutive à la note préliminaire :
Un « moindre mal » est un mal qui est estimé (selon des critères d’appréciation souvent subjectifs) moindre par rapport à un mal considéré, lui, comme plus grand (selon les mêmes critères d’appréciation souvent très subjectifs), mais il demeure toujours un mal.
Le fait qu’il soit jugé « moindre » ne transforme pas un mal en un bien ! 

Exemple :
Dévaliser une banque est un mal que l’on n’aura jamais moralement le droit d’accomplir ; dévaliser la banque et, à cette occasion, tuer le banquier est un mal plus grave.
Dévaliser la banque sans tuer le banquier est donc réellement un « moindre mal ».
Choisir le « moindre mal », c’est-à-dire choisir de dévaliser la banque sans tuer le banquier, plutôt que de choisir la vol avec meurtre, ne rend pas pour autant le vol sans effusion de sang licite, légitime et moral.

Conclusion générale de l’exemple :
Un mal, même moindre, demeure un mal, demeure un acte intrinsèquement désordonné, et le fait qu’on choisisse de le commettre « moindre » plutôt que « plus grand » ne le justifie en aucune manière à mes yeux.
Dès lors qu’un acte ou un choix sont considérés comme étant un « mal », et même s’il est « moindre » par rapport à de plus grands maux, il n’est jamais permis de le commettre délibérément, et il ne saurait en aucune manière y avoir d’obligation morale à l’accomplir (ce fameux « il faut » dont on accompagne le « moindre mal » !).

Application :
Mon exemple du cambriolage, avec ou sans meurtre, peut être aisément transposé au plan politique.
Voter pour un candidat dont le programme comporte « relativement moins » de points négatifs que son adversaire, revient tout de même en pratique – quelque restriction mentale que l’on apporte à ce soutien –  à apporter en même temps son soutien aux points que l’on a identifiés comme négatifs figurant dans le programme de ce candidat. Il n’y en en effet aucune possibilité de panachage du programme d’un candidat lorsqu’on introduit un bulletin de vote à son nom dans l’urne républicaine.
Il n’y a aucune différence entre le bulletin de celui qui adhère totalement au programme d’un candidat et le bulletin de celui qui ne vote pour ce candidat que parce qu’il le considère comme un « moindre mal » et qui émet des réserves sur certains points de son programme ou formule intérieurement des restrictions mentales à son endroit.
En pratique, le candidat qui a présenté un programme et qui lorsqu’il est élu le met en oeuvre, ne se soucie en aucune manière des restrictions mentales de ceux qui ont contribué à son élection : il fait du nombre de scrutins en sa faveur le principal argument de sa « légitimité » d’action pour la totalité du programme qu’il avait présenté. 

Ainsi donc…
… un candidat qui est favorable à des lois contraires à l’ordre naturel, à la loi divine et à la loi morale peut-il recevoir les suffrages des catholiques au seul prétexte que son adversaire est favorable à davantage de mesures contraires à l’ordre naturel, à la loi divine et à la loi morale ?
Il a été rappelé à plusieurs reprises par le Magistère et par de nombreux hiérarques de l’Eglise qu’un catholique ne peut en aucune manière accorder son vote à un candidat favorable à l’avortement. Monsieur le Cardinal Raymond Burke à une date encore récente a rappelé qu’un homme politique favorable à l’avortement est excommunié et que les catholiques qui, le sachant, lui apportent leur soutien électoral peuvent eux aussi encourir l’excommunication.

Je me répète et j’insite :
Ce n’est pas parce que ses adversaires (ou son adversaire) sont (ou est) favorable(s) à davantage de lois contraires à l’ordre naturel et à la loi divine, qu’il devient licite de favoriser, sous prétexte de « moindre mal », un candidat qui a des positions un peu moins contraires, mais néanmoins contraires, à l’ordre naturel et à la loi divine !
En reprenant mon exemple du cambriolage de la banque : ce n’est pas parce que voler sans tuer est un « moindre mal » en comparaison du vol avec meurtre qu’il m’est permis d’attaquer la banque simplement parce que j’ai la ferme intention de ne tuer personne.

Les circonstances ou les intentions subjectives ne peuvent jamais et en aucune manière transformer un « moindre mal » en un bien.

Note complémentaire (et nécessaire) :
Ceux qui élisent un candidat, ce sont ceux qui votent pour lui en introduisant un bulletin à son nom dans une enveloppe ensuite déposée dans une urne, et ceux-là seuls.
Ceux qui s’abstiennent de participer à un suffrage, ceux qui ne vont pas urner, n’élisent personne (contrairement au reproche qu’on leur fait souvent).
Accuser les abstentionnistes de contribuer à l’élection de quelqu’un est un non-sens total : c’est exactement comme si l’on accusait ceux qui vivent dans la chasteté absolue de participer à la diffusion du sida au prétexte qu’ils n’utilisent pas de préservatifs !

Lully.

Chat gif en marche

2017-50. Où l’on reparle des ecclésiastiques martyrisés par les huguenots à Lamastre le 3 mai 1587 et de la chapelle des Saints Os.

1587 – 3 mai – 2017

Lamastre : quartier de Macheville

Ancienne carte postale montrant le quartier de Macheville à Lamastre
tel qu’il était au début du XXe siècle

Mercredi 3 mai 2017.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Parce que ce 3 mai 2017 marque l’exact 430ème anniversaire de cet évènement à la fois tragique et glorieux, je voudrais aujourd’hui évoquer à nouveau avec vous le martyre de sept ecclésiastiques catholiques (prêtres et religieux), perpétré par les fanatiques huguenots à Lamastre le 3 mai 1587.
J’avais déjà eu l’occasion de vous parler de ces martyrs il y a quatre ans (cf. > ici). Permettez-moi donc de reprendre en partie ce que j’écrivais alors :

« Lamastre – en occitan La Mastra – est aujourd’hui une commune d’environ 2500 habitants, formée en 1790 par la réunion de trois petites communautés d’Ancien Régime, dans cette partie du Haut Vivarais qui appartenait alors à l’ancien diocèse de Valence.
Sur un éperon rocheux qui domine la bourgade, se trouve le quartier de Macheville – qui était l’une de ces trois communautés historiques – serré autour de l’église catholique et des bâtiments de l’ancien prieuré bénédictin.
A côté du cimetière et mitoyenne de l’église, existe une petite chapelle du XVIIe siècle, couramment appelée « Chapelle des Saints Os » : une tradition orale constante et un mouvement de vénération populaire très vif parmi les paroissiens sous l’Ancien Régime, rapportaient qu’en ce lieu avaient été ensevelis sept prêtres et religieux martyrisés par les huguenots.

Chapelle des Saints Os au chevet de l'église de Macheville à Lamastre

Chapelle des Saints Os au chevet de l’église de Macheville à Lamastre

« En 1863, un court texte manuscrit fut découvert venant confirmer cette tradition, précisant la date du massacre – le 3 mai 1587 – et son auteur : le capitaine protestant Jacques de Chambaud (dont nous avons eu l’occasion d’évoquer la figure à propos du pèlerinage de Notre-Dame de Pradelles > ici).
Voici le texte de cette notice, mise en français moderne et publiée par l’Abbé Mollier dans son ouvrage « Saints et pieux personnages du Vivarais » (ouvrage publié en 1895 avec l’approbation de Son Excellence Monseigneur Bonnet, évêque de Viviers – tome 2) :

« Bientôt, après avoir saccagé la ville de Desaignes, tous les brigands et le capitaine Chambaud se mirent en chemin pour le bourg de La Mastre, où se trouvaient bon nombre des leurs et avaient grande puissance dans le château. Il y avait dans ce pays quelques catholiques qui s’étaient cachés dans les murailles du prieuré.
Or, comme ce jour il se faisait toutes les années une procession jusqu’en un lieu où était une chapelle et une Vierge miraculeuse, le prieur de l’endroit nommé P. de La Gruterie et le sieur Gaspard de La Roche, prêtre de ce même lieu, et un bon nombre de prêtres et de fidèles réfugiés dans le prieuré, allèrent pieusement et avec ferveur, sans armes que croix et bannière, obtenir la clémence de Dieu.
Les massacreurs aperçurent les fidèles catholiques, qui priaient comme sans crainte, et se précipitèrent avec fureur sur eux sans défense, car les gens s’étaient enfuis dans les champs. Ils firent passer plusieurs fois leurs chevaux sur leurs corps, puis les jetèrent dans le ravin après en avoir occis les têtes qu’ils jetèrent du bas des murailles dans l’intérieur du prieuré. » 

Or j’ai quelques éléments nouveaux à ajouter aujourd’hui…

Reproduction naïve du tableau des martyrs de Lamastre

Petite reproduction naïve du  grand tableau des martyrs du 3 mai 1587
qui se trouvait jadis dans la chapelle des Saints Os à Lamastre

En effet, au cours de l’été 2016, Frère Maximilien-Marie a eu l’occasion de se rendre à Lamastre et, grâce à l’amicale bienveillance du prêtre alors en charge de la paroisse, il a pu accéder à l’intérieur de la dite « Chapelle des Saints Os » habituellement fermée parce qu’elle ne sert plus guère que comme annexe de rangement de la sacristie avec laquelle elle communique.

Le grand tableau représentant les sept ecclésiastiques martyrs que les anciens textes mentionnent et qui dataient selon toute vraisemblance du début du XVIIème siècle, lors de la construction de cette chapelle, ne s’y trouve plus.
Au presbytère cependant s’en trouve une reproduction naïve d’environ 30 cm x 25 cm, dont la photographie se trouve ci-dessus.

Soulevant une grande trappe pratiquée dans le plancher de la chapelle, Monsieur le Curé permit à Frère Maximilien-Marie de descendre dans la crypte où, après les fouilles pratiquée en 1863 par le curé de l’époque consécutivement à la découverte de la notre manuscrite sus-citée, furent déposés, dans un châsse en bois sur le devant de laquelle sont pratiquées cinq ouvertures vitrées, les sept crânes et les principaux ossements que l’on découvrit alors.

Châsse en bois dans la crypte de la chapelle des saints os

La châsse en bois renfermant les crânes et les principaux ossements des martyrs du 3 mai 1587
dans la crypte de la chapelle des Saints Os à Lamastre

Cette modeste châsse maintenue à environ 1,20 m au-dessus du sol par des barres de fer.
Au-dessous, on voit une sorte de trou qui montre que le niveau de cette crypte n’est pas le plus bas : il y a en effet au-dessous une sorte de cavité ou de caveau grossièrement maçonné qui est le lieu de la sépulture des martyrs, retrouvé lors des fouilles de 1863.

Trou dans le sol de la crypte de la chapelle des saints os

Dans le sol de la crypte de la chapelle des Saints Os de Lamastre
au pied de la châsse de bois renfermant les principaux ossements des martyrs du 3 mai 1587
un trou permet de deviner le niveau inférieur où les corps ont été découverts

Voici donc les quelques compléments et illustrations que je pouvais apporter à l’histoire des saints martyrs de Lamastre, en ce jour du 430ème anniversaire de leur martyre.
Je reprends aujourd’hui en guise de conclusion les paroles que Monseigneur Joseph Guibert (ancien évêque de Viviers, alors archevêque de Tours et futur cardinal-archevêque de Paris) écrivait en 1863 au curé de Lamastre qui avait dirigé ces fouilles et fait recuillir les « Saints Os » dans cette châsse : « Les catholiques doivent trouver dans ce fait historique un nouveau motif de fidélité à notre sainte religion pour laquelle leurs ancêtres savaient mourir. Les protestants eux-mêmes pourraient recueillir d’utiles leçons de ces découvertres. Prions Dieu qu’il les éclaire et qu’il les touche ».

Lully.

Martyrs Lamastre 3 mai 1587

Reliquaire en buis renfermant des parcelles d’ossements des martyrs du 3 mai 1587 à Lamastre
conservé dans l’oratoire du Mesnil-Marie

Publié dans : Memento, Nos amis les Saints | le 3 mai, 2017 |3 Commentaires »

Prière de Sa Sainteté le Pape Pie XII pour les vocations sacerdotales :

Le deuxième dimanche après Pâques, appelé dimanche du Bon Pasteur en raison de la péricope évangélique lue à la Messe en ce jour, est traditionnellement un dimanche particulièrement voué à la prière pour les vocations sacerdotales.
Voici une belle prière pour les vocations sacerdotales composée originellement en italien par Sa Sainteté le Pape Pie XII en 1957 un peu moins d’un an avant sa mort.

Bon Pasteur - Mosaïque à Saint-Laurent-hors-les-Murs - Rome

Le Bon Pasteur
(mosaïque de la Basilique de Saint-Laurent hors les murs, à Rome)

Seigneur Jésus, Souverain Prêtre et Pasteur universel, qui nous avez enseigné à prier en disant : « Priez le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à Sa moisson » (Matth. IX, 38), écoutez avec bienveillance nos supplications, et suscitez en grand nombre des âmes généreuses qui, animées par Votre exemple et soutenues par Votre grâce, aspirent à être les ministres et les continuateurs de Votre vrai et unique sacerdoce.

Faites que les embûches et les calomnies de l’ennemi mauvais, secondé par l’esprit indifférent et matérialiste du siècle, n’obscurcissent pas parmi les fidèles la sublime splendeur et la profonde estime due à la mission de ceux qui, sans être du monde, vivent dans le monde, pour être les dispensateurs des divins mystères.
Faites que, pour préparer de bonnes vocations, continuent toujours à être promus dans la jeunesse l’instruction religieuse, la piété sincère, la pureté de la vie et le culte des idéaux les plus élevés.
Faites que, pour les seconder, la famille chrétienne ne cesse jamais d’être une pépinière d’âmes pures et ferventes, consciente de l’honneur de donner au Seigneur quelques-uns de ses nombreux rejetons.
Faites qu’à Votre Eglise, dans toutes les parties du monde, ne manquent pas les moyens nécessaires pour accueillir, favoriser, former et conduire à terme les bonnes vocations qui s’offrent à elle.
Et afin que tout cela devienne une réalité, ô Jésus, qui désirez tant le bien et le salut de tous, faites que la puissance irrésistible de Votre grâce ne cesse de descendre du ciel, jusqu’à être en de nombreux esprits d’abord appel silencieux, puis généreuse réponse et enfin persévérance dans Votre saint service.

N’êtes-Vous pas affligé, Seigneur, à la vue de tant de multitudes, semblables à des troupeaux sans pasteur, sans personne qui leur rompe le pain de Votre parole, qui leur présente l’eau de Votre grâce, en péril de demeurer à la merci des loups rapaces, qui sans cesse les guettent ?
Ne souffrez-Vous pas de contempler tant de champs où n’a pas encore pénétré le soc de la charrue, où croissent, sans que personne leur dispute le terrain, les chardons et les ronces ?
N’êtes-Vous pas peiné de considérer tant de Vos jardins, hier verdoyants et touffus, près de se faner et de devenir incultes ?
Permettrez-Vous que tant de moissons déjà mûres s’égrènent et se perdent faute de bras pour les récolter ?

O Marie, Mère très pure, des mains très pitoyables de qui nous avons reçu le plus Saint de tous les prêtres ; ô glorieux patriarche Saint Joseph, exemple parfait de correspondance aux appels divins ; ô saints prêtres, qui formez au ciel autour de l’Agneau de Dieu un choeur de prédilection ; obtenez-nous de nombreuses et bonnes vocations, afin que le troupeau du Seigneur, soutenu et guidé par des pasteurs vigilants, puisse rejoindre les très doux pâturages de l’éternelle félicité.

Ainsi soit-il !

Armoiries de Pie XII

Voir aussi la prière de Pie XII pour la sanctification du clergé > ici

Publié dans : De liturgia, Prier avec nous | le 30 avril, 2017 |1 Commentaire »

2017-49. De l’étrange inversion des valeurs et des critères, dans le monde d’aujourd’hui et dans la Sainte Eglise elle-même…

Samedi 29 avril 2017,
Dans le diocèse de Viviers, fête de Saint Aule, évêque et confesseur.

Jean-Marc Nattier - la justice châtiant l'injustice

Jean-Marc Nattier : la justice châtiant l’injustice

Nous vivons dans un monde dans lequel l’inversion des valeurs et des critères est arrivée à un tel point que c’est celui qui rappelle ce qu’est le bien, ce qu’est la norme juste, ce qu’est la règle dictée par la nature, ce qu’est la loi bonne édictée par l’Eglise, ce qu’est le commandement de Dieu pour vivre conformément au bien et pour aller au Ciel, ce qu’est la vérité conforme à l’ordre naturel et à l’ordre surnaturel, qui fait l’objet d’une réprobation quasi unanime : par le seul fait qu’il dit ce qui est conforme à l’ordre voulu par Dieu dans Sa création, il est taxé d’intransigeance, d’intolérance, de manquement à la charité…
Tandis que celui qui n’obéit pas aux règles, qui transgresse l’ordre et la loi divins, et qui, ce faisant, lèse la justice et la charité conformes au dessein du Créateur sur ce monde qui Lui appartient, eh bien, celui-là, fait l’objet de toutes les prévenances, de toutes les excuses et de toutes les complaisances.

Nous vivons dans une société dans laquelle, en raison d’un sentimentalisme dégoulinant et de la perte des repères fondamentaux, la plupart des raisonnements et des réactions sont faussés.
Et cela est également vrai dans la Sainte Eglise (laquelle ressemble désormais en certains lieux à un véritable champ de ruines).
Ainsi, celui qui est blâmé, ce n’est pas celui qui enseigne l’erreur – l’hérésie -, mais celui qui relève qu’une erreur a été enseignée.
Celui qui est réprimandé, ce n’est pas celui qui agit contre la loi de Dieu mais celui qui fait remarquer que la loi de Dieu a été transgressée.
Celui qui est désavoué, ce n’est pas le prêtre qui célèbre mal la Messe (au risque qu’elle soit souvent invalide), mais celui qui rappelle les règles de la liturgie et fait observer qu’elles ne sont pas respectées.
Celui qui est dénoncé, ce n’est pas le criminel, mais celui qui a dit qu’un crime avait été commis.
Celui qui est lynché verbalement par toutes sortes d’accusations, ce n’est pas le mauvais pasteur, mais celui qui s’élève contre une fausse « pastorale » dévoyeuse des consciences et des moeurs.
Celui qui est accusé de manquer de charité, ce n’est pas celui qui égare les âmes, mais celui qui vient redire qu’il n’y a pas de charité sans vérité et que la perte de la grâce de Dieu conduit en enfer.

De Gustave Thibon :
« (…) Il faut donc opérer une révolution en soi-même, se créer une conscience à l’épreuve des modes, des opinions, des pressions de la foule, pour se dégager des conformismes sociaux et s’y opposer – par fidélité au dieu intérieur, comme disaient les stoïciens. Nous en sommes au point où les usages de la cité contredisent de plus en plus les exigences de la conscience – ce que Gabriel Marcel appelait « le conformisme de l’aberrant » (…) » (in « Entretiens avec Gustave Thibon« , Philippe Barthelet – Ed. du Rocher, 2001. p.217).

Ordre du Saint-Esprit

2017-48. Où le Chat chouan vous livre quelques unes de ses réflexions et quelques citations au sujet des élections républicaines.

« Loi du nombre, suffrage universel. – Etre « élu aux voix »… Mais parmi ces voix, combien ne sont que des échos ? »

Gustave Thibon,
in « Parodie et mirages ou la décadence d’un monde chrétien »
Ed. du Rocher – 2011, p. 126

Lully chat chouan

Elections = aliénation.

Je trouve absolument incroyable qu’il y ait encore tant de gens qui s’imaginent que c’est en votant qu’ils exercent leur liberté. C’est justement tout le contraire ! En allant urner, ils aliènent totalement leur liberté.
En « donnant leur voix » – peu importe à qui, en l’occurrence – ils se plient à la règle du « jeu démocratique » (sic), c’est-à-dire qu’ils acceptent à l’avance le « verdict des urnes », et qu’en conséquence ils remettent de fait leur liberté entre les mains de celui qui sortira vainqueur du suffrage, qu’il ait été leur « candidat » ou pas.

Quel que soit le candidat d’ailleurs, on se rend compte que – sauf pour une toute petite minorité de « militants » dont le dévouement inconditionnel confine à l’hystérie – les électeurs qui votent pour lui ne lui accordent jamais une pleine confiance. Si vous n’en êtes pas convaincus, allez écouter les conversations du tout-venant : vous verrez bien qu’à l’évidence les électeurs sont généralement assez désabusés et votent rarement parce qu’ils sont convaincus qu’un candidat est le « meilleur », mais seulement parce qu’ils pensent qu’il est le « moins mauvais ». La nuance est d’importance.
Le « moins mauvais » : c’est celui dont ils s’imaginent, ou dont ils font semblant de croire, ou encore dont ils espèrent (sans trop d’illusions souvent), qu’il les trompera un peu moins que les autres, qu’il abusera un peu moins que les autres du crédit qu’ils lui accordent au travers de leur suffrage, qu’il lèsera leurs intérêts un peu moins que les autres… peut-être (car on n’en est jamais complètement sûr).
C’est dire que par ce système électoral tel qu’il est aujourd’hui pratiqué, l’immense majorité des citoyens a conscience de se remettre pieds et poings liés aux décisions d’élus sur lesquels ils ne pourront plus exercer aucun contrôle, qui ne leur rendront aucun compte, et contre lesquels le seul et unique recours sera de ne plus voter pour eux à l’élection suivante, après les avoir subis pendant un certain nombre d’années (ce qui leur permet de jouir jusqu’à leur mort de retraites et de prébendes en comparaison desquelles les privilèges de l’Ancien Régime sont peu de choses)… Et avec en arrière-plan la quasi certitude que celui pour lequel ils voteront alors ne vaudra sans doute pas mieux !

Néanmoins ils continuent de prétendre que voter leur permet d’exercer leur liberté ! Ils continuent de donner à cela le nom quasi magique de démocratie !

Je me demande s’il s’agit d’un aveuglement volontaire ou bien d’un manque de réflexion qui, à un tel niveau, doit être appelé ilotisme absolu, aliénation mentale, esclavage consenti, bêtise, stupidité, crétinerie et abrutissement.

Objection :
« Mais ceux qui s’abstiennent de voter subissent la même chose que ceux qui sont allés voter : l’abstention ne leur épargne pas de subir  les mêmes inconvénients. Ils ne sont pas en dehors de la société ! »
Réponse :
« Certes ! Etant dans la société, ils subissent comme leurs concitoyens les résultats des élections, mais du moins n’ont-ils pas contribué en « idiots utiles » à l’esclavage que leur impose la république et n’ont-ils pas prostitué leur honneur et leur conscience, ce qui fait qu’ils demeurent malgré tout intérieurement libres et forts ! »

Voter - conjugaison

De Jacques Brel :

« Mettez onze imbéciles d’un côté, dix philosophes de l’autre ; les imbéciles l’emporteront. C’est ça, la démocratie ! »

soir d'élections

Chèque en blanc.

Vous arrive-t-il souvent de signer des chèques en blanc ?
Moi je connais beaucoup de personnes qui ne le font jamais, même pour des très proches, même pour ceux avec lesquels elles partagent leur existence et dans lesquels elles disent cependant avoir confiance : ce n’est pas une confiance illimitée ; et il est tout simplement « raisonnable » et « prudent » qu’il en soit ainsi.

Alors, ce que vous ne faites pas pour ce qui concerne votre compte en banque, pourquoi le faites-vous pour la gestion de l’Etat, pour l’administration de votre pays, pour votre avenir et celui de vos enfants ?
D’autant plus que, ce chèque en blanc, vous le remettez à des personnes dans lesquelles vous n’avez pas totalement confiance, dont vous ne savez finalement pas grand-chose, envers lesquelles vous savez que vous devez garder une méfiance certaine (méfiance que les faits justifient par trop souvent)…
Alors, un « chèque électoral en blanc », est-ce bien raisonnable ? Est-ce bien prudent ?

Le système électoral actuel est l’exacte antithèse de la démocratie : il ne consiste en rien d’autre qu’en la remise sans aucun contrôle d’un chèque en blanc à des inconnus qui prétendent être vos amis… le temps d’une campagne électorale.
Et pas seulement à eux.
Car derrière eux, en réalité, il y a des inconnus – partis, lobbies, groupes d’intérêts, sociétés secrètes, trusts, groupes de pressions, systèmes politico-financiers complexes, officines occultes… etc. – , il y a toute la partie immergée d’un iceberg dont vous ne savez rien ou presque rien ; et c’est là que se trouvent les véritables décideurs, les véritables acteurs de la vie politique aujourd’hui. Les candidats et les élus ne sont que leurs pantins articulés dont ils tirent les ficelles dans l’ombre.

Le chèque en blanc que vous signez inconditionnellement lorsque vous glissez votre bulletin dans l’urne ne va pas simplement au candidat, au mouvement ou au parti auxquels vous donnez votre voix : il tombe en réalité dans la poche de ces décideurs occultes qui se chargeront, eux, d’y écrire un chiffre et beaucoup de zéros derrière…

A de très rares exceptions près (et uniquement à l’échelon local), quelle que soit la marionnette « élue démocratiquement », l’actuel système prétendûment représentatif vous livre pieds et poings liés à la maçonnerie dont la république est l’émanation, vous livre pieds et poings liés aux grands groupes financiers internationaux, vous livre pieds et poings liés aux décideurs de l’ombre qui méprisent au plus haut point et ce que vous pensez et ce que vous êtes.

Votez Ali Baba

Du « contrat social »…

La prétendue démocratie, telle qu’elle est conçue aujourd’hui, repose sur une fiction : celle du « contrat social » théorisé par Rousseau (que sa mémoire soit en malédiction !).
Mais le « contrat social » - auquel même certains mitrés croient bon devoir se référer quand ils veulent parler de politique – n’a historiquement jamais existé. Jamais !

L’idée de « contrat social » est une fiction philosophique qui se fonde sur une fausse notion de la nature humaine : la notion rousseauiste de la bonté naturelle de l’homme.
Mais la nature humaine n’est pas une nature bonne que corromprait la société, c’est une nature créée bonne, certes, mais qui est déchue – pas en totalité cependant – et qui, laissée à elle-même, incline vers le mal ; une nature déchue qui toutefois porte aussi en elle la capacité d’être relevée, d’être réparée, d’être – par la grâce de Dieu, par les grâces de la rédemption accomplie par le Christ Sauveur – élevée à l’ordre surnaturel (pour lequel elle a été créée).

Il n’existe pas de « contrat social » : l’homme est par nature un « animal social » (« Zoon politikon » selon la définition aristotélicienne) ; l’homme est par nature un être vivant fait pour vivre en société, un être vivant qui ne peut vraiment devenir un homme que s’il grandit dans la société de ses semblables (sans société, l’homme n’est qu’un enfant-loup).
L’individu en tant qu’individu n’existe que parce qu’il vit en société (famille, village, paroisse, corps de métier, corporations, associations diverses…), c’est la société qui lui permet de devenir pleinement un individu unique. Tandis que le menteur Rousseau a échafaudé son système (système idéologique directement inspirateur de la révolution et de la république française) en faisant abstraction des faits réels et en imaginant que l’individu préexiste de manière parfaite avant la société.

élections truc cochon

2017-47. L’université d’été Saint-Louis 2017.

Camp chouan de formation légitimiste

Pour tous :
jeunes et adultes, cadres et membres des cercles,
sympathisants et personnes en quête de réponses solides…

Logo UCLF chouans

Du lundi 17 juillet (16h), au vendredi 21 (14h)Rendez-vous au château de Couloutre (Nivernais 58220)

Les objectifs :

Pour acquérir une vraie formation politique et devenir des combattants efficaces il s’agit de bien identifier :

  • ce pour quoi on se bat (connaissance de soi), la monarchie traditionnelle de droit divin,
  • ce contre quoi on se bat (connaissance de l’adversaire), les idéologies (libéralisme, nationalisme, socialisme), toutes filles de la Révolution et de sa religion la gnose.

Le programme :

Dans l’esprit de camaraderie qui a fait son renom, retrouvez Lulo, Faoudel, Gédéon, Savéan, Surville et bien d’autres au cours

  • de conférences,
  • d’exposés,
  • d’ateliers.

Renseignements et inscriptions :

  • Renseignements et demande d’inscription : saintlouis.univ@gmail.com
  • Pour télécharger le tract de l’Université Saint-Louis 2017, voir > ici

Université d'été Légitimiste - affiche

Publié dans : Annonces & Nouvelles, Vexilla Regis | le 27 avril, 2017 |2 Commentaires »

2017-46. Monseigneur le Prince Louis de Bourbon et la Princesse Marie-Marguerite à Moscou ce 25 avril 2017.

Mercredi 26 avril 2017,
fête de Notre-Dame du Bon Conseil (cf. > ici),
mémoire des Saints Clet et Marcellin, papes et martyrs.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

J’ai évoqué hier (cf. > ici) le quarante-troisième anniversaire de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX.
Nous avons appris dans la journée de ce même 25 avril, par un communiqué laconique du Secrétariat de Monseigneur le duc d’Anjou, qu’en ce jour anniversaire de la naissance de son saint aïeul et jour de son propre anniversaire, Monseigneur se trouvait à Moscou où, à l’invitation du Ministère russe de la Culture, l’aîné des Capétiens, accompagné de son épouse, la Princesse Marie-Marguerite, honorait de sa présence l’exposition intitulée « Saint Louis et les reliques de la Sainte Chapelle » que nous vous avions présentée il y a quelques semaines (cf. > ici).

Moscou 25 avril 2017 : Prince Louis de Bourbon & Princesse Marie-Marguerite

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon et son épouse la Princesse Marie-Marguerite
ce 25 avril 2017 à Moscou pour l’exposition « Saint Louis et les reliques de la Sainte Chapelle »

Voici le texte du communiqué tel qu’il a été adressé au Président de l’UCLF par le Secrétariat de Monseigneur le duc d’Anjou :

« Le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou et Chef de la Maison de Bourbon, accompagné de la Princesse Marie-Marguerite de Bourbon, duchesse d’Anjou, son épouse, est à Moscou où Il visite aujourd’hui, 25 avril, jour anniversaire de la naissance du Roi Saint Louis son aïeul (1214) et jour anniversaire de sa propre naissance (1974), l’exposition Saint Louis et la Sainte-Chapelle au Kremlin sous la conduite du Ministère russe de la Culture. »

Moscou 25 avril 2017 : Prince Louis de Bourbon & Princesse Marie-Marguerite

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon et son épouse la Princesse Marie-Marguerite
à Moscou ce 25 avril 2017 visitant le Kremlin

Comme l’organe officiellement chargé de la communication du Prince en France n’a été ni plus disert ni plus explicite, nous ignorons – pour le moment du moins – si cette visite a été pour notre Souverain de droit l’occasion d’une prise de parole.

Lully.

couronne reliquaire de St Louis

La couronne reliquaire de Saint Louis
exposée en ce moment à Moscou.

Publié dans : Annonces & Nouvelles, Vexilla Regis | le 26 avril, 2017 |2 Commentaires »

2017-45. De quelques très incorrects addenda aux Litanies des Saints.

Mardi 25 avril 2017,
Fête de Saint Marc, évangéliste et martyr ;
Litanies mineures (en France) ;
43ème anniversaire de Monseigneur le Duc d’Anjou.

Prince Louis de Bourbon

« Ad multos annos ! »
Longue vie à notre Roi !
Que Dieu bénisse, protège et garde notre Roi !

Fleur de Lys

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En ce 25 avril, en sus des célébrations liturgiques propres à ce jour, nous célébrons dans une grande ferveur le 43ème anniversaire de la naissance de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, aîné des Capétiens, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX.

Frère Maximilien-Marie, auquel incombait en cette occurrence la charge de rédiger la lettre mensuelle aux membres et sympathisants de la Confrérie Royale (lettre que l’on peut retrouver > ici), après que nous avons lu ensemble quelque texte émanant de la nébuleuse ecclésiastique française m’a montré en plusieurs endroits du journal du Comte de Chambord les commentaires qu’il y a fait, dans les années 1856-1857, au sujet de la flagornerie empressée des évêques et des curés à l’égard de Napoléon III : il s’indigne de leur servile platitude et n’hésite pas à qualifier certains discours épiscopaux de « dégoûtants »
C’est exactement le même qualificatif qui me venait à l’esprit en lisant certain communiqué publié ce 23 avril dans la perspective du second tour de l’élection pestilentielle : cette phraséologie dégoulinante de « bons sentiments » qui dénature le Saint Evangile et invite les fidèles (s’il y en a encore qui lisent ces textes !) à se comporter en béni-oui-oui émasculés reprenant en choeur tous les poncifs serinés par les loges… 

Notre Frère et moi en avons eu la nausée ! Plusieurs de nos amis auxquels nous avons exprimé notre dégoût et notre indignation, nous ont dit partager nos sentiments et n’avoir pu aller au bout d’un tel texte. L’une d’entre eux nous a même écrit que se livrer à une telle lecture jusqu’au bout n’était plus de l’ordre du sacrifice mais confinait au masochisme.
Cela m’a rappelé une bande dessinée de Frère Maximilien-Marie, déjà publiée ici au sujet des inflitrations maçonniques dans l’Eglise (voir > ici), et en conséquence cela m’a inspiré pour rédiger quelques addenda aux Litanies des Saints que l’on récite justement en ce jour, afin de supplier Dieu d’éloigner de nous les fléaux et les calamités.

Je vous livre ces invocations, telles qu’elles ont spontanément jaillies sous mes pattes plus que jamais aristocratiques, plus que jamais royalistes, plus que jamais légitimistes…

Patte de chatLully.

Fleur de Lys

Addenda aux Litanies des Saints
(que l’on peut insérer entre les invocations :
« De la peste, de la famine et de la guerre, délivrez-nous Seigneur ! »
et « De la mort éternelle, délivrez-nous Seigneur ! »)

De la peste libérale, délivrez-nous Seigneur !
Des poisons révolutionnaires, délivrez-nous Seigneur !
De la « déclaration des droits de l’homme et du citoyen », délivrez-nous Seigneur !
Des « immortels principes de 89 », délivrez-nous Seigneur !
De la souveraineté du peuple, délivrez-nous Seigneur !
Des « valeurs de la république », délivrez-nous Seigneur !
De tous les partis politiques, délivrez-nous Seigneur !
Des « fronts républicains », délivrez-nous Seigneur !
De la fièvre électorale, délivrez-nous Seigneur !
De la contagion du prurit prétendûment démocratique, délivrez-nous Seigneur !
De toutes les formes de rousseauisme, délivrez-nous Seigneur !
De l’hérésie du « contrat social », délivrez-nous Seigneur !
Des infiltrations de l’esprit de la révolution dans l’Eglise, délivrez-nous Seigneur ! 
Des applatissements épiscopaux devant la république, délivrez-nous Seigneur !
Des encensements cléricaux adressés à la démocratie, délivrez-nous Seigneur !
Des caricatures de la charité surnaturelle que l’on nomme indûment solidarité et accueil, délivrez-nous Seigneur !
Des rengaines bêtifiantes sur le « vivre ensemble », délivrez-nous Seigneur !
Des slogans sentimentalo-baveux au sujet des « migrants », délivrez-nous Seigneur !
Des aveuglements ecclésiastiques sur la réalité de la situation en France, délivrez-nous Seigneur !
De l’immonde république, délivrez-nous Seigneur !
De la dictature du Grand Orient, délivrez-nous Seigneur !
De toutes les sectes maçonniques, délivrez-nous Seigneur !
De l’empire de Satan, délivrez-nous Seigneur !

Concurrence BD détail)

Extrait de la BD « Concurrence » publiée > ici

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