2013-54. « Règne à jamais » : cantique en l’honneur du Sacré-Coeur de Jésus, notre Roi.

En ce mois du Sacré-Coeur, dans la continuité de mes publications de la semaine dernière et en préparation de quelques autres, dans les prochains jours, je veux publier aujourd’hui à votre intention un cantique en l’honneur du Sacré-Coeur de Jésus.

Il s’agit d’un cantique populaire que nous aimons beaucoup au Mesnil-Marie : la mélodie de Praetorius sur lequel il a été composé est facile à mémoriser, et elle est, à ce qu’il me semble, utilisée aussi pour d’autres compositions.
Les paroles que l’on trouve ci-dessous sont d’un certain chanoine G. Mignot, dont nous ignorons tout par ailleurs.
Ce cantique a été publié dans le « Recueil de Cantiques Populaires » (21e édition – 1948) du chanoine Joseph Besnier, maître de chapelle de la cathédrale de Nantes. 

Pour la petite histoire, je note que cet « ouvrage honoré des félicitations et de la bénédiction de Sa Sainteté Pie XII » (sic) s’ouvre par une lettre des plus élogieuses à l’entête de la Secrétairerie d’Etat de Sa Sainteté, datée du 2 janvier 1948, et signée de… J.B. Montini, substitut.
Qui pouvait alors imaginer que, vingt ans plus tard, le même Montini, devenu pape Paul VI, oeuvrerait à envoyer aux oubliettes liturgiques tout le travail du bon chanoine Besnier, spécialement en faveur du chant grégorien ?

Qui bene cantat bis orat, disait notre glorieux Père Saint Augustin : qui bien chante, deux fois prie !
Prions pour la France !
Prions et supplions le divin Coeur de Jésus, pour le Royaume des lys !
Prions et invoquons la miséricorde du Sacré-Coeur en chantant avec ferveur… 

2013-54. Lully.      

regne-a-jamais cantiques dans Vexilla Regis

1 – Règne à jamais, Coeur glorieux,
Dans tous les temps, dans tous les lieux,
Sur terre comme dans les Cieux !

Refrain :   O Coeur Sacré, sois notre Roi :
                    Nous voulons vivre sous Ta loi,
                    Nous n’aimerons jamais que Toi ! 

2 – Règne à jamais sur nos foyers :
Sur eux, toujours, reviens veiller ;
Avec foi, nous saurons prier !

3 – Aux peuples tremblants dans leur foi 
Il faut un Chef, il faut un Roi :
Ce Roi, Sauveur Jésus, c’est Toi !

4 – Depuis qu’à Reims, aux temps jadis,
Tu baptisas le fier Clovis
Tu dois régner sur nous, ses fils ! 

5 – Règne, ô Jésus, sur tous les coeurs,
Sur Tes amis, sur les pécheurs,
Sur les brebis et les pasteurs !

coeur-de-jesus-sauvez-la-france- chanoine Joseph Besnier

Publié dans : Prier avec nous, Vexilla Regis | le 11 juin, 2013 |2 Commentaires »

2013-53. L’Evangéliste ne dit pas que le côté du Sauveur a été blessé, mais qu’il a été ouvert.

du cent-vingtième traité de notre glorieux Père Saint Augustin
sur l’Evangile de Saint Jean

à propos du côté ouvert de Notre-Seigneur Jésus-Christ
(Johan. XIX, 31-37) 

2013-53. L'Evangéliste ne dit pas que le côté du Sauveur a été blessé, mais qu'il a été ouvert. dans De liturgia creation-deve-mosaique-palerme

La création d’Eve – mosaïque de Palerme

* * *

Résumé : Saint Augustin commente les versets de l’Evangile selon Saint Jean racontant de quelle manière le côté du Sauveur a été transpercé : il attire notre attention sur le verbe précis choisi par l’Evangéliste, et montre – à partir de là – que l’arche de Noé et le récit de la création d’Eve étaient des prophéties en acte annonçant ce qui s’est passé à la mort du Sauveur ainsi que les fruits spirituels de cette mort.  Notre foi se trouve confortée par l’accomplissement des Ecritures en Notre-Seigneur Jésus-Christ.

sacre-coeur-gif arche de Noé dans Lectures & relectures

§ 1. Tout ce que le Sauveur prévoyait comme devant avoir lieu avant Sa mort, ayant été accompli, Il rendit l’esprit au moment choisi par Lui. L’Evangéliste nous raconte ce qui arriva ensuite ; voici son récit : « Les Juifs, parce que c’était la veille du sabbat, afin que les corps ne demeurassent point sur la croix le jour du sabbat (car le sabbat était un jour très-solennel), prièrent Pilate de faire rompre les jambes aux criminels et de les enlever ». D’enlever non pas les jambes, mais les criminels, à qui l’on brisait les jambes pour les faire mourir et les détacher de la croix : on agissait ainsi, afin de ne point prolonger le supplice des crucifiés, et de ne point attrister par le spectacle de leurs tourments un grand jour de fête.

§ 2. « Les soldats vinrent donc et rompirent les jambes de ceux qu’on avait crucifiés avec Lui ; et, s’approchant de Jésus, quand ils virent qu’Il était déjà mort, ils ne Lui rompirent pas les jambes, mais un des soldats Lui ouvrit le côté d’un coup de lance ; et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau ».
L’Evangéliste se sert d’une expression choisie à dessein : il ne dit pas qu’on a frappé ou blessé le côté du Sauveur, ou qu’on a fait quelque autre chose semblable ; mais : « on l’a ouvert ».
Effectivement, la porte de la, vie devait s’ouvrir à l’endroit où ont pris naissance les Sacrements de l’Eglise ; sans lesquels il est impossible d’arriver à la vie, qui est la seule véritable. Ce sang a été répandu pour la rémission des péchés ; cette eau est un salutaire liquide, car elle nous sert de bain et de breuvage.
Dieu annonçait d’avance cet événement (Gen. VI, 16), en donnant à Noé l’ordre d’ouvrir, au flanc de l’arche, une porte par laquelle devaient entrer les animaux destinés à ne point périr sous les eaux du déluge ; ces animaux préfiguraient l’Eglise.
Voilà encore pourquoi la première femme a été tirée du côté d’Adam, pendant qu’il dormait (Gen. II, 22) ; voilà pourquoi elle a reçu le nom de vie et de mère des vivants (note : c’est la signification du nom d’Eve ; cf. Gen. III, 20). Même avant l’incalculable mal de sa prévarication, elle a été ainsi l’annonce d’un bien infini. Le second Adam, Jésus-Christ, ayant baissé la tête, S’est endormi sur la croix, pour qu’une épouse Lui fût donnée, et, pendant Son sommeil, cette épouse est sortie de Son côté.
O mort, qui fait revivre les morts ! Y a-t-il rien de plus pur que ce sang ? Quoi de meilleur pour guérir nos plaies ?

§ 3. « Et celui qui l’a vu a rendu témoignage, et son témoignage est véritable, et il sait qu’il dit vrai, afin que vous aussi vous croyiez ».
Jean ne dit pas : Afin que vous aussi, vous sachiez ; mais : « afin que vous croyiez » ; car celui qui a vu, sait, et celui qui n’a pas vu, doit croire à son témoignage. Le propre de la foi est plutôt de croire que de voir. Qu’est-ce, en effet, que croire une chose, sinon y conformer sa foi ?
« Car cela a été fait pour accomplir ces paroles de l’Ecriture : Vous ne briserez aucun de ses os. L’Ecriture dit encore : Ils verront quel est Celui qu’ils ont percé ». Il tire des Ecritures deux témoignages à l’appui des différents faits dont il raconte l’accomplissement. Il avait dit : « Et s’étant approchés de Jésus, ils virent qu’Il était déjà mort, et ils ne Lui rompirent point les jambes ». A ce passage se rapporte le témoignage suivant : « Vous ne briserez aucun de ses os » . Voilà l’ordre donné à tous ceux qui, sous l’ancienne loi, devaient célébrer la Pâque par l’immolation de l’agneau ; cette immolation était l’ombre antécédente de la Passion du Sauveur. C’est pourquoi « Jésus-Christ, notre Agneau pascal, a été immolé » (1
 Cor. V, 7). Le prophète Isaïe avait dit d’avance à Son sujet : « Il a été conduit à la mort comme une brebis » (Isaïe LIII, 7). De même encore l’Evangéliste avait ajouté : « Mais l’un des soldats ouvrit Son côté d’un coup de lance ». A cela se rapporte l’autre témoignage : « Ils verront quel est Celui qu’ils ont percé ». Voilà la promesse de la venue du Christ avec le même corps que celui avec lequel il a été crucifié. (…)

mont-st-odile-crucifixion-dapres-herrade-de-landsberg-hortus-deliciarum Coeur de Jésus

Monastère du Mont-Sainte-Odile (Alsace) – peinture murale de la Crucifixion
reproduisant une miniature du « Hortus deliciarum » de l’abbesse Herrade de Landsberg (XIIe siècle) 

2013-52. Concerto floral pour la fête du Sacré-Coeur.

2013-52. Concerto floral pour la fête du Sacré-Coeur. dans Chronique de Lully chatons-jardiniers

Vendredi 7 juin 2013,
fête du Sacré-Coeur de Jésus.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Après un hiver qui nous a semblé interminable et un printemps qui n’a été qu’un prolongement de l’hiver, notre modeste jardin de fleurs, qui borde la petite route, au pied de notre Mesnil-Marie, commence à prendre plutôt belle allure…
Tout à l’heure, alors que j’étais bien caché sous les feuilles d’iris, à l’affût de quelque sans-culotte de rat-taupier qui vient saccager les lys que Frère Maximilien-Marie se donne tant de mal à faire pousser (certains commencent juste à pointer leur nez hors de terre), des randonneurs néerlandais sont passés : ils se sont arrêtés pour admirer nos fleurs (car même si je ne comprends pas le flamand, j’ai bien entendu qu’il s’agissait d’admiration) et j’en ai été plutôt fier.
Alors cela m’a donné l’idée de vous offrir, à vous nos amis qui êtes à des kilomètres du Mesnil-Marie, un petit album présentant une sélection de photographies de notre jardin : petit concerto floral pour le plaisir des yeux et cadeau d’amitié en l’honneur de cette fête du Sacré-Coeur qui nous est si chère…

Lully.

Concerto floral pour la fête du Sacré-Coeur

sacre-coeur-gif album photos dans Chronique de Lully

Pour aider le Refuge Notre-Dame de Compassion > www

Publié dans : Chronique de Lully | le 7 juin, 2013 |5 Commentaires »

2013-51. Réparation ! Réparation ! Réparation !

La « grande révélation » de 1675 :

Cette apparition se produisit après l’arrivée de Saint Claude de La Colombière à Paray-le-Monial, donc en 1675 ; elle eut lieu « devant le Saint Sacrement, un jour de son octave », Sainte Marguerite-Marie ne spécifie pas davantage.
A-t-elle voulu dire le jour de l’octave, ou bien un jour durant l’octave ? On ne peut préciser davantage. Il  faut donc, dans l’expression « un jour de son octave » laisser au mot « un » son sens indéfini ; cette année-là, la Fête-Dieu se trouvait être le jeudi 13 juin, l’octave de la fête était par conséquent le jeudi 20 juin : c’est donc entre le 14 juin et le 20 juin inclus que la sainte Visitandine fut gratifiée de cette « grande révélation ».

2013-51. Réparation ! Réparation ! Réparation ! dans De liturgia chapelle-nd-du-sacre-coeur-quebec

Vitrail de la chapelle Notre-Dame du Sacré-Coeur à Québec.

« Etant une fois devant le Saint Sacrement, un jour de son octave, je reçus de mon Dieu des grâces excessives de son amour, et me sentis touchée du désir de quelque retour, et de lui rendre amour pour amour, et il me dit : « Tu ne m’en peux rendre un plus grand qu’en faisant ce que je t’ai déjà tant de fois demandé ».
Alors me découvrant son divin Coeur : « Voilà ce Coeur qui a tant aimé les hommes, qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour ; et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour. Mais ce qui m’est encore le plus sensible est que ce sont des coeurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi. C’est pour cela que je te demande que le premier vendredi d’après l’octave du Saint Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Coeur, en communiant ce jour-là, et en lui faisant une réparation d’honneur par une amende honorable, pour réparer les indignités qu’il a reçues pendant le temps qu’il a été exposé sur les autels. Je te promets aussi que mon Coeur se dilatera pour répandre avec abondance les influences de son divin amour sur ceux qui lui rendront cet honneur, et qui procureront qu’il lui soit rendu. »

sacre-coeur-gif Acte public de réparation dans Lectures & relectures

On n’insistera jamais assez pour rappeler que cette grande apparition ne consiste pas en ces seules paroles : « Voilà ce Coeur qui a tant aimé les hommes », suivies d’un point final, et qu’elle n’a pas pour but de demander une « simple » fête liturgique en l’honneur du Sacré-Coeur de Jésus.
A l’instigation de Saint Jean Eudes, une fête du Coeur de Jésus existait déjà en certains diocèses. Le Coeur de Jésus considéré comme symbole de l’amour divin était déjà un objet d’attention spirituelle et de vénération depuis le Moyen-Age…

A la sainte Visitandine de Paray-le-Monial, Notre-Seigneur Jésus-Christ vient préciser l’esprit dans lequel son divin Coeur doit être vénéré, l’esprit dans lequel sa fête doit être célébrée, l’esprit dans lequel toutes les pratiques en son honneur doivent être observées : cet esprit qui doit être l’âme de la dévotion à son Coeur, c’est celui de la réparation.

La fête liturgique dont il demande l’institution, en précisant la date particulière à laquelle il veut la voir célébrée, doit être une fête réparatrice ; la pratique de la sainte communion qu’il réclame, en particulier les premiers vendredis du mois, est une communion réparatrice ; l’heure sainte dont il réclame l’observance toutes les nuits du jeudi au vendredi est une heure de prière réparatrice

Par l’intermédiaire de Sainte Marguerite-Marie, Jésus ne se contente pas de « montrer » son divin Coeur, il fait nettement ressortir que ce Coeur est « rassasié d’opprobres » – selon l’expression qui sera retenue plus tard pour les litanies – et  les apparitions de Paray-le-Monial ne sont pas « la révélation de l’amour de Jésus pour nous », ainsi que je l’ai parfois entendu dire à certains prêtres (comme si l’Eglise avait dû attendre le XVIIe siècle pour découvrir l’amour de Jésus !), mais elles sont la manifestation d’un amour outragé, d’un amour méprisé, d’un amour insulté, d’un amour qui n’est pas aimé comme il le faudrait par ceux-là mêmes qui devraient en être les plus exacts observateurs, à savoir les baptisés, les religieux, les prêtres : « Ce sont des coeurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi » !!!

Tout ceci a été mis dans une insistante lumière par le magistère authentique de l’Eglise dans l’encyclique « Miserentissimus Redemptor«  du Pape Pie XI (dont on trouvera le texte ici > www), qui a prescrit que pour la fête du Sacré-Coeur soit récité, dans tout l’univers catholique, cet acte solennel de réparation dont nous reproduisons le texte ci-dessous et dont les termes gardent une douloureuse actualité (note : à cette récitation publique est attaché l’octroi de l’indulgence plénière). 

sacre-coeur-gif apparitions du Sacré Coeur dans Nos amis les Saints

Acte solennel de réparation prescrit par Sa Sainteté le Pape Pie XI
pour la fête du Sacré-Coeur
(normalement on le récite devant le Saint Sacrement exposé
après le chant ou la récitation des litanies du Sacré-Coeur) 

Très doux Jésus, vous avez répandu sur les hommes les bienfaits de votre charité, et leur ingratitude n’y répond que par l’oubli, le mépris. Nous voici donc prosternés devant votre autel, animés du désir de réparer par un hommage spécial, leur coupable indifférence et les outrages dont, de toutes parts, ils accablent votre Cœur très aimant.

Cependant, nous souvenant que nous-mêmes, nous nous sommes dans le passé rendus coupables d’une si indigne conduite, et pénétrés d’une profonde douleur, nous implorons d’abord pour nous-mêmes votre miséricorde. Nous sommes prêts à réparer, par une expiation volontaire, les fautes que nous avons commises, tout prêts aussi à expier pour ceux qui, égarés hors de la voie du salut, s’obstinent dans leur infidélité, refusant de Vous suivre, Vous, leur Pasteur et leur Chef, ou, secouant le joug si doux de votre loi, foulent aux pieds les promesses de leur baptême.

Nous voudrions expier pour tant de fautes lamentables, réparer pour chacune d’elles : désordre de la conduite, indécence des modes, scandales corrupteurs des âmes innocentes, profanations des dimanches et des fêtes, blasphèmes exécrables contre Vous et contre vos Saints, insultes à votre Vicaire et à vos prêtres, abandon et violations odieusement sacrilèges du divin Sacrement de votre amour, péchés publics enfin des nations qui se révoltent contre les droits et l’autorité de votre Église.

Que pouvons-nous effacer de notre propre sang tant d’offenses ! Du moins, pour réparer votre honneur outragé, nous vous présentons cette même satisfaction que Vous avez offerte à votre Père sur la Croix et dont Vous renouvelez l’offrande, chaque jour, sur l’autel ; nous Vous la présentons, accompagnée de toutes les satisfactions de la Très Sainte Vierge Votre Mère, des Saints, des chrétiens fidèles. Nous Vous promettons, de tout notre cœur, autant qu’il dépend de nous et avec le secours de votre grâce, de réparer nos fautes passées, celles de notre prochain, l’indifférence à l’égard d’un si grand amour, par la fermeté de notre foi, la pureté de notre vie, la docilité parfaite aux préceptes de l’Évangile, à celui surtout de la charité. Nous Vous promettons aussi de faire tous nos efforts pour Vous épargner de nouvelles offenses et pour entraîner à votre suite le plus d’âmes possible.

Agréez, nous Vous en supplions, ô très bon Jésus, par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie réparatrice, cet hommage spontané d’expiation ; gardez-nous jusque à la mort, inébranlablement fidèles à notre devoir et à votre service, accordez-nous ce don précieux de la persévérance qui nous conduise tous enfin à la patrie où, avec le Père et le Saint-Esprit, Vous régnez, Dieu, dans les siècles des siècles.

Ainsi soit-il. 

exposition-saint-sacrement Coeur de Jésus dans Prier avec nous

2013-50. Donne-moi ce plaisir de suppléer à leurs ingratitudes autant que tu en pourras être capable…

La troisième « grande révélation » du Sacré-Coeur
à Sainte Marguerite-Marie :
demande de la communion des premiers vendredis
et de l’heure sainte. 

2013-50. Donne-moi ce plaisir de suppléer à leurs ingratitudes autant que tu en pourras être capable... dans Lectures & relectures apparition-du-sacre-coeur1

Comme pour les deux précédentes, la date de cette manifestation est incertaine, cependant comme la sainte Visitandine précise que c’était un jour d’exposition du Saint Sacrement, on peut en déduire, selon le coutumier de la Visitation alors en usage, que ce ne pouvait être que le jour de la fête de la Visitation (2 juillet) ou pendant l’octave de la Fête-Dieu, et probablement en 1674.

« Et une fois, entre les autres, que le Saint Sacrement était exposé, après m’être sentie retirée toute au-dedans de moi-même par un recueillement extraordinaire de tous mes sens et puissances, Jésus-Christ, mon doux Maître, se présenta à moi, tout éclatant de gloire, avec ses cinq plaies, brillantes comme cinq soleils, et de cette sacrée humanité sortaient des flammes de toutes parts, mais surtout de son adorable poitrine, qui ressemblait à une fournaise ; et s’étant ouverte, me découvrit son tout aimant et tout aimable Coeur, qui était la vive source de ces flammes. Ce fut alors qu’il me découvrit les merveilles inexplicables de son pur [amour], et jusqu’à quel excès il l’avait porté d’aimer les hommes, dont il ne recevait que des ingratitudes et méconnaissances : « Ce qui m’est beaucoup plus sensible, me dit-il, que tout ce que j’ai souffert en ma Passion ; d’autant que s’ils [me] rendaient quelque retour [d'] amour, j’estimerais peu tout ce que j’ai fait pour eux, et voudrais, s’il se pouvait, en faire encore davantage ; mais ils n’ont que des froideurs et du rebut pour tous mes empressements à leur faire du bien. Mais, du moins, donne-moi ce plaisir de suppléer à leurs ingratitudes autant que tu en pourras être capable. »
Et lui remontrant mon impuissance, il me répondit : « Tiens, voilà de quoi suppléer à tout ce qui te manque. »
Et en même temps, ce divin Coeur s’étant ouvert, il en sortit une flamme si ardente que je pensai en être consommée ; car j’en fus toute pénétrée, et ne pouvais plus la soutenir, lorsque je lui demandai d’avoir pitié de ma faiblesse.
« Je serai ta force, me dit-il, ne crains rien, mais sois attentive à ma voix et à ce que je te demande pour te disposer à l’accomplissement [de] mes desseins.
Premièrement, tu me recevras dans le Saint Sacrement autant que l’obéissance te le voudra permettre (1), quelque mortification et humiliation qui t’en doivent arriver, lesquelles tu dois recevoir comme des gages de mon amour. Tu communieras, de plus, tous les premiers vendredis de chaque mois. Et toutes les nuits du jeudi au vendredi, je te ferai participer à cette mortelle tristesse que j’ai bien voulu sentir au jardin des Olives ; laquelle tristesse te réduira, sans que tu la puisses comprendre, à une espèce d’agonie plus rude à supporter que la mort. Et pour m’accompagner dans cette humble prière que je présentai alors à mon Père parmi toutes mes angoisses, tu te lèveras entre onze heures et minuit, pour te prosterner pendant une heure avec moi, la face contre terre, tant pour apaiser la divine colère, en demandant miséricorde pour le pécheurs, que pour adoucir en quelque façon l’amertume que je sentais de l’abandon de mes apôtres, qui m’obligea à leur reprocher qu’ils n’avaient pu veiller une heure avec moi, et pendant cette heure tu feras ce que je t’enseignerai (…). » (2)

coeurdejsuscopie apparitions du Sacré Coeur dans Nos amis les Saints

Notes :

(1) Rappelons – pour ceux qui ne le savent pas ou l’auraient oublié – qu’à cette époque-là, même dans les couvents, on ne communiait pas à chaque messe et qu’on ne se présentait pas à la sainte table si on ne s’était pas confessé à chaque fois (en outre dans les communautés, en plus de l’autorisation du confesseur il fallait aussi avoir celle des supérieurs). Dans le meilleur des cas, une religieuse particulièrement fervente et exemplaire communiait-elle tous les dimanches et aux grandes fêtes.
En demandant à Soeur Marguerite-Marie de communier le plus fréquemment possible, Notre-Seigneur sait qu’il requiert d’elle quelque chose qui la singularisera aux yeux de la communauté, et que cette singularité lui vaudra des incompréhensions, des vexations et des contradictions…

(2) Insistons sur ce point : l’heure sainte n’est pas un moment d’adoration du Saint Sacrement, de méditation ou de lecture spirituelle, mais un temps – pénible – de supplication pour le salut des pécheurs et de réparation pour l’abandon dans lequel Notre-Seigneur s’est trouvé le Jeudi Saint au moment de la sainte Agonie. Voir notre publication sur l’heure sainte > www

laurent-de-la-hyre-agonie-de-gethsemani-musee-de-tesse-le-mans Coeur de Jésus dans Prier avec nous

Laurent de La Hyre (17e s.) : l’Agonie de Gethsémani.

Amende honorable au Sacré-Coeur de Jésus :

Pénétré de la douleur la plus vive, ô mon divin Jésus ! en voyant que votre Coeur adorable, qui a été noyé d’amertume au jardin des Olives, et rassasié d’opprobres durant tout le cours de votre Passion, souffre encore aujourd’hui dans le Saint Sacrement de l’autel des outrages plus sensibles par les irrévérences, les profanations et les sacrilèges dont la plupart des chrétiens se rendent coupables, je me prosterne devant Vous, le coeur brisé de douleur, pour Vous faire amende honorable de tant d’outrages que Vous souffrez dans le Saint Sacrement de votre amour.
Que ne puis-je effacer par mes larmes les crimes que l’on commet contre Vous !
Mais mon impuissance s’oppose à mes désirs ; du moins, ô mon Jésus ! je Vous offrirai mes peines, mes souffrances, et toutes les actions de ma vie en esprit d’expiation, de réparation et d’amende honorable des outrages faits à votre divin Coeur dans l’Eucharistie ; et pour suppléer à mon impuissance, je Vous offre les adorations que votre Coeur offre continuellement à votre Père céleste, l’amour et les adorations du Coeur de Marie, votre sainte Mère, et les hommages des anges et de tous les saints.
Voilà, ô mon divin Sauveur ! quel sera désormais l’exercice le plus doux de ma vie ; puisse-t-il être agréable à votre Coeur, et attirer sur moi et sur les coeurs mêmes qui Vous outragent les regards de votre miséricorde.

Ainsi soit-il !

coeurdejsuscopie communion réparatrice

Récit des deux premières « grandes révélations » du Sacré-Coeur, ici >www et ici > www

2013-49. Cette dévotion est comme un dernier effort de son amour pour les retirer de l’empire de Satan…

La deuxième « grande révélation » du Sacré-Coeur
à Sainte Marguerite-Marie :
il faut honorer l’image de ce Coeur et la porter sur soi. 

2013-49. Cette dévotion est comme un dernier effort de son amour pour les retirer de l'empire de Satan... dans Lectures & relectures vicente-lopez-portana-1795-valencia

Anges adorant le Sacré-Coeur
(Vicente Lopez Portana – Valencia 1795) 

Cette « deuxième grande révélation » eut lieu probablement un premier vendredi du mois au cours de l’année 1674 :

« Ce divin Coeur me fut présenté dans un trône de flammes, plus rayonnant qu’un soleil et transparent comme un cristal, avec cette plaie adorable ; et il était environné d’une couronne d’épines qui signifiait les piqûres de nos péchés, et une croix au-dessus qui signifiait que dès les premiers instants de son Incarnation, c’est-à-dire dès lors que ce Sacré-Coeur fut formé, la croix y fut plantée, et il fut rempli, dès les premiers instants, de toutes les amertumes que lui devaient causer les humiliations, pauvreté, douleurs et mépris que la sacrée humanité devait souffrir, pendant tout le cours de sa vie et en sa sainte Passion.
Et il me fit voir que l’ardent désir qu’il avait d’être aimé des hommes et de les retirer de la voie de perdition, où Satan les précipite en foule, lui avait fait former ce dessein de manifester son Coeur aux hommes, avec tous les trésors d’amour, de miséricorde, de grâce, de sanctification et de salut qu’il contenait, afin que tous ceux qui voudraient lui rendre et procurer tout l’honneur, l’amour et la gloire qui serait en leur pouvoir, il les enrichit avec abondance et profusion de ces divins trésors du Coeur de Dieu, qui en était la source, lequel il fallait honorer sous la figure de ce Coeur de chair, dont il voulait l’image être exposée et portée sur soi, sur le coeur, pour y imprimer son amour et le remplir de tous les dons dont il était plein et pour y détruire tous les mouvements déréglés.
Et que partout où cette sainte image serait exposée, pour y être honorée, il y répandrait ses grâces et ses bénédictions.
Et que cette dévotion était comme un dernier effort de son amour qui voulait favoriser les hommes, en ces derniers siècles de cette rédemption amoureuse, pour les retirer de l’empire de Satan, lequel il prétendait ruiner, pour nous mettre sous la douce liberté de l’empire de son amour, lequel il voulait rétablir dans les coeurs de tous ceux qui voudraient embrasser cette dévotion. »

scapulaire-du-sacre-coeur-copie apparitions du Sacré Coeur dans Nos amis les Saints

Elévation au Sacré-Coeur de Jésus
composée par Sainte Marguerite-Marie : 

Je vous adore, je vous aime, je vous loue, je vous crie merci, je vous rends grâces, je vous invoque et me confie pleinement en vous, ô très saint et très adorable Coeur de mon Seigneur et Sauveur Jésus-Christ qui, pour le salut de nous tous, vous êtes soumis aux rigueurs de la divine justice et avez volontairement accepté une naissance accompagnée de pauvreté, de douleur et de mépris, une vie laborieuse, contredite et bienfaisante à tous, et une mort pleine d’opprobres, de confusion et de douleur, et qui enfin, pour l’amour de ceux qui voudront être sauvés par les effets de votre divine charité, êtes avec nous jusque à la consommation des siècles dans le très saint Sacrement de l’autel.
Accomplissez, ô très adorable Coeur de Jésus, vos volontés dans le mien, pauvre et misérable, que je vous dédie et consacre à jamais.
Faites qu’il vive dans les sentiments d’amour et de reconnaissance qu’il vous doit – qu’il ne respire en tout et partout que votre honneur et votre gloire, afin qu’il expire dans les eaux d’une parfaite contrition.

Ainsi soit-il !

apparition-du-sacre-coeur Coeur de Jésus dans Prier avec nous

Récit de la première « grande révélation » ici > www

2013-48. Mon divin Coeur est si passionné d’amour pour les hommes, qu’il ne peut plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité…

La première « grande révélation » du Sacré-Coeur
à Sainte Marguerite-Marie : 

Au cours du mois de juin, et à l’approche de la fête du Sacré-Coeur de Jésus, il est bon de relire, sous la plume même de Sainte Marguerite-Marie, le récit des « grandes révélations » au cours desquelles Notre-Seigneur Jésus-Christ lui a manifesté les mystères, les richesses et les grâces que renferme Son divin Coeur.

2013-48. Mon divin Coeur est si passionné d'amour pour les hommes, qu'il ne peut plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité... dans Lectures & relectures stemarg

Voici donc la « première grande révélation », qui eut lieu un 27 décembre, probablement de l’année 1673 (note : les passages mis en caractères gras l’ont été par nos soins) :

« Une fois donc, étant devant le Saint-Sacrement (…), me trouvant toute investie de cette divine présence, mais si fortement, que je m’oubliai de moi-même et du lieu où j’étais, et je m’abandonnai à ce divin Esprit, livrant mon [coeur] à la force de son amour. Il me fit reposer fort longtemps sur sa divine poitrine, où il me découvrit les merveilles de son amour, et les secrets inexplicables de son sacré Coeur, qu’il m’avait toujours tenus cachés, jusqu’alors qu’il me l’ouvrit pour la première fois, mais d’une manière si effective et sensible qu’il ne me laissa aucun lieu d’en douter, pour les effets que cette grâce produisit en moi, qui crains pourtant toujours de me tromper en tout ce que je dis se passer en moi. Et voici comme il me semble la chose s’être passée.

Il me dit : « Mon divin Coeur est si passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier que, ne pouvant plus contenir en Lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande par ton moyen et qu’il se manifeste à eux pour les enrichir de ses précieux trésors que je te découvre, et qui contiennent les grâces sanctifiantes et salutaires, nécessaires pour les retirer de l’abîme de perdition ; et je t’ai choisie comme un abîme d’indignité et d’ignorance pour l’accomplissement de ce grand dessein, afin que tout soit fait par moi. » (…)

Ensuite, Notre-Seigneur demande à Soeur Marguerite-Marie si elle veut lui donner son coeur. Elle le supplie de le prendre : effectivement elle voit Jésus lui prendre son coeur, le plonger dans le sien, semblable à une fournaise, l’en retirer sous l’apparence d’une flamme ardente en forme de coeur pour le lui remettre dans la poitrine, lui annonçant que cette ardeur la consumera désormais et qu’elle sera marquée par des souffrances et des humiliations. Et il ajoute : « Et pour marque que la grande grâce que je te viens de faire n’est point une imagination, et qu’elle est le fondement de toutes celles que j’ai encore à te faire, quoique j’ai refermé la plaie de ton côté, la douleur t’en restera pour toujours, et si jusqu’à présent tu n’as pris que le nom de mon esclave, je te donne celui de la disciple bien-aimée de mon sacré Coeur. »

Soeur Marguerite-Marie raconte ensuite que pendant plusieurs jours elle reste dans un état de très grande élévation spirituelle qui lui rend l’attention aux choses ordinaires de la vie quasi impossible, en même temps qu’elle éprouve d’une manière très vive la douleur de cette plaie mystique au côté.

Cette « (…) douleur de côté m’était renouvelée les premiers vendredis du mois en cette manière : ce sacré Coeur m’était présenté comme un soleil brillant d’une éclatante lumière, dont les rayons tout ardents donnaient à plomb sur mon coeur, qui se sentait d’abord embrasé d’un feu si ardent, qu’il me semblait m’aller réduire en cendres, et c’était particulièrement en ce temps-là que ce divin Maître m’enseignait ce qu’il voulait de moi, et me découvrait les secrets de cet aimable Coeur. »

sacrec15 apparitions du Sacré Coeur dans Nos amis les Saints

Prière :

O Coeur adorable de Jésus, qui brûlez pour moi de l’amour le plus ardent, communiquez à mon coeur quelques unes de vos flammes.
Daignez, ô Coeur Sacré, Vous faire Vous-même mon maître pour m’enseigner à pratiquer les vertus qui Vous plaisent et dont Vous avez donné l’exemple…
Vous êtes, ô Jésus, le sceau du Père Eternel : par Vous sont marquées les âmes de tous les élus. Je vous supplie donc de Vous graver Vous-même dans mon coeur, et d’y imprimer la marque indélébile d’une plus exacte ressemblance avec Vous, puisque je suis appelé du nom de « christianus : chrétien, c’est-à-dire celui qui appartient au Christ »!
Que tout mon être Vous appartienne et soit sanctifié par Vous : appliquez-Vous à mes yeux, pour sanctifier mes regards ; à ma bouche, pour consacrer toutes mes paroles ; à mon intelligence, pour purifier mes pensées ; à ma volonté, pour régler toutes mes affections ; à mon corps tout entier et à mon âme, pour les remplir de votre douceur, de votre humilité, de votre pureté, de votre charité, et de toutes vos vertus!

Divin Coeur de Jésus,
prenez mon coeur, qu’il soit tout vôtre!

Ainsi soit-il !

frise-avec-lys-naturel Coeur de Jésus dans Prier avec nous

2013-47. Chronique du mois de mai 2013 au Mesnil-Marie.

Vendredi 31 mai 2013,
Fête de Marie Reine
et mémoire de Sainte Pétronille (protectrice des Rois de France – cf. > www).

2013-47. Chronique du mois de mai 2013 au Mesnil-Marie. dans Chronique de Lully 31-mai-premier-lys-fleuri

Alors que la floraison dans notre jardin a plus d’un mois de retard,
nous avons eu la bonne surprise de voir fleurir un premier lys ce 31 mai. 

S’il pleut à la Sainte Pétronille,
pendant quarante jours elle trempe ses guenilles.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Compte tenu du dicton météorologique lié à ce 31 mai, nous ne sommes pas très optimistes pour le temps qu’il fera dans les prochaines semaines. Mais – achevant le mois de Marie – nous allons entrer dans le mois du Sacré-Coeur de Jésus, et ce divin Coeur n’est-il pas le soleil sans déclin qui illumine et réchauffe les âmes ?

coeurdejsuscopie activités dans Chronique de Lully

Comme dans tout le reste du Royaume de France, les conditions climatiques de ce mois de mai ont été ici majoritairement froides et humides : nous devons continuer à maintenir allumé un radiateur électrique dit « à inertie » et, tout au long de ce mois, on ne compte plus le nombre de fois où la neige a blanchi les monts Mézenc ou Gerbier de Joncs…

gerbier-de-joncs-25-mai-2013 blogue

Le Mont Gerbier de Joncs, samedi 25 mai après-midi
(ce matin-là, à certains endroits, il y avait une épaisseur de 15 cm de neige)

Que cette évocation de la météo me soit surtout l’occasion de remercier tous ceux qui, à la suite de mon appel du mois dernier (cf. > www), nous ont manifesté leur sollicitude et se sont montrés généreux envers nous. De ce fait, Frère Maximilien-Marie a pu nous faire livrer une première commande de bois de chauffage, en prévision de l’hiver prochain. Le camion qui nous l’a apportée s’est efforcé de monter le plus haut possible, à reculons, dans le chemin escarpé qui mène au Mesnil-Marie et l’y a déversé dans un fracas épouvantable qui m’a terrifié : je me suis enfui à toutes pattes pour m’aller cacher sous un prie-Dieu à l’oratoire!
Il y a un double avantage  à ce que cette livraison ait été vidée sur le chemin : premièrement cela fait moins de fatigue – parce que c’est la moitié du trajet en moins – pour Frère Maximilien-Marie qui doit le transporter à la brouette et le ranger, ce dont il s’acquitte soigneusement un  peu chaque jour ; et deuxièmement, les personnes qui montent au Mesnil-Marie ne peuvent quasi pas faire autrement que de prendre au passage quelques bûches – au sens propre !!!

livraison-de-bois bois de chauffage

Dès que ce chargement-ci sera bien empilé sous notre petit auvent, Frère Maximilien-Marie espère pouvoir passer une seconde commande, nécessaire…

Notre Frère travaille beaucoup en extérieur, dès que cela est possible : je le vois parfois partir en courant au moment d’une éclaircie pour travailler entre deux averses. Il extraie du sol quantité de cailloux et de racines, arrache de mauvaises herbes, orties, ronces et parasites qui sans cela nous envahiraient. Mais il ne lui a pas encore été possible de planter les courgettes et les potimarrons qui poussent habituellement si bien chez nous.

Sinon, le petit événement qui a marqué la vie pratique de notre petite « principauté », c’est l’arrivée de quatre poules et d’un coq : le projet couvait – si j’ose dire – depuis quelques mois, en association avec nos voisins.
Ainsi un très joli poulailler a-t-il été construit pour les accueillir, en tenant compte qu’il faudrait protéger ses habitants des renards, des fouines et des buses, tous nombreux dans les parages. Ces poules et ce coq, qui nous étaient donnés, sont arrivés il y a une semaine, le vendredi 24 mai.
La première fois que j’ai entendu le coq pousser son cri, j’ai été si effrayé que je me suis encore une fois enfui en courant… Maintenant, en gardant une prudente distance, j’accompagne Frère Maximilien-Marie lorsqu’il va leur apporter de la nourriture.
Il y a une poule blanche, une poule noire, une poule brune et une poule grise, ce qui a donné l’occasion à notre Frère de me chanter une comptine où il est question d’une poule blanche qui pond sur la planche, d’une poule noire qui pond dans l’armoire, d’une poule brune qui pond sur la lune et d’une poule grise qui pond… dans l’église !!!
On nous avait dit qu’il leur faudrait un temps un peu long d’adaptation avant qu’elle ne se remettent à pondre ; eh bien! dès le lendemain de leur arrivée nous avions de jolis oeufs : preuve sans doute qu’elles se plaisent bien ici.

arrivee-des-poules-24-mai-2013 chronique

Les activités associatives ont pris un rythme un peu plus soutenu : notre Frère aide aux préparatifs du festival « Montagne, ouvre-toi ! » (29 & 30 juin prochains), a participé à une « course d’orientation » un dimanche après-midi avec l’association amie Art’ Borée Sens, aux rencontres de Choeurs de pays de volcans, de sources et de montagne (cf. > www), à l’assemblée générale de l’Office de Tourisme des Boutières où il siège comme administrateur…

Frère Maximilien-Marie a aussi été invité à donner une conférence, le samedi 25 mai à Saint-Cirgues en Montagne, sur le thème des Vierges Noires du Vivarais, un thème qu’il a particulièrement approfondi.
Enfin – vous le savez probablement déjà et peut-être vous êtes vous inscrits à sa lettre d’information – , grâce à l’un de nos amis, Jérémy, qui a fait un très bon travail technique (qu’il soit publiquement chat-leureusement remercié), notre Frère a travaillé au remplissage du site internet de l’ Association Refuge Notre-Dame de Compassion, dont la naissance a été officiellement rendue publique mercredi dernier.
Si vous ne l’avez pas déjà fait, je vous invite à l’aller voir et à en parcourir toutes les rubriques (cf. > www).

Certains se sont demandé si j’allais interrompre mon blogue : bien sûr que non!
Le site et le blogue sont deux choses différentes ; alors que le site internet est une espèce de « vitrine officielle » pour présenter le Refuge Notre-Dame de Compassion et ses diverses activités, mon blogue demeurera tout à la fois un espace d’expression plus « engagé » à travers mes commentaires et mes diverses publications, et un lieu de partage plus familier de la vie du Mesnil-Marie

chat-internaute mai 2013

N’achevons pas cette fête de Marie Reine sans redire avec ferveur l’acte de consécration du genre humain au Coeur immaculé de Marie (cf. > www) prescrit pour ce jour : puisse cette Mère de Compassion vous bénir et vous protéger, vous et tous les vôtres, c’est ce que nous lui demandons pour tous nos amis.

Lully.

pattes-de-chat-frise Mesnil-Marie

Pour soutenir et aider le Refuge Notre-Dame de Compassion > www

Publié dans : Chronique de Lully | le 31 mai, 2013 |3 Commentaires »

Consécration du genre humain au Coeur immaculé de Marie (Vénérable Pie XII)

Par la lettre encyclique « Ad caeli Reginam » du 11 octobre 1954, Sa Sainteté le Pape Pie XII institua la fête de la Bienheureuse Vierge Marie Reine, fixée à la date du 31 mai, en conclusion du mois de Marie.
Il ordonna que ce jour-là fut renouvelé, dans toutes les églises et chapelles de la catholicité, l‘acte de consécration du genre humain au Coeur immaculé de Marie qu’il avait lui-même composé en 1942.
Voici donc le texte de cette prière que, en paroisse ou en famille, en groupe ou seuls, nous aurons à coeur de réciter avec une ferveur renouvelée car les « heures tragiques de l’histoire humaine » ne sont pas seulement limitées à la seconde guerre mondiale, mais elles se perpétuent en nos temps d’apostasie et de recrudescence des persécutions ou vexations contre le christianisme et contre la loi divine.

Consécration du genre humain au Coeur immaculé de Marie (Vénérable Pie XII) dans De liturgia enguerrand-quarton-couronnement-de-la-vierge

Le couronnement de la Vierge
Enguerrand Quarton (1412 – 1466) – Villeneuve-lès-Avignon

fleurdelys2 31 mai dans De Maria numquam satis

Reine du Très Saint Rosaire, Secours des Chrétiens, Refuge du genre humain, Victorieuse de toutes les batailles de Dieu, nous voici prosternés, suppliants au pied de votre trône, dans la certitude d’obtenir miséricorde et de recevoir les grâces, l’aide et la protection opportunes dans les calamités présentes, non en vertu de nos mérites, dont nous ne saurions nous prévaloir, mais uniquement par l’effet de l’immense bonté de votre Cœur maternel.

C’est à vous, c’est à votre Cœur immaculé qu’en cette heure tragique de l’histoire humaine nous nous confions et nous nous consacrons, non seulement en union avec la Sainte Église —Corps mystique de votre Fils Jésus — qui souffre et verse son sang en tant de lieux, qui est en proie aux tribulations de tant de manières, mais en union aussi avec le monde entier, déchiré par de farouches discordes, embrasé d’un incendie de haine et victime de ses propres iniquités.

Laissez-vous toucher par tant de ruines matérielles et morales ; par tant de douleurs, tant d’angoisses de pères et de mères, d’époux, de frères, d’enfants innocents ; par tant de vies fauchées dans la fleur de l’âge ; par tant de corps déchiquetés dans l’horrible carnage ; par tant d’âmes torturées et agonisantes, par tant d’autres en péril de se perdre éternellement.

Ô Mère de miséricorde, obtenez-nous de Dieu la paix et surtout les grâces qui peuvent en un instant convertir le cœur des hommes, ces grâces qui préparent, concilient, assurent la paix ! Reine de la paix, priez pour nous et donnez au monde en guerre la paix après laquelle les peuples soupirent, la paix dans la vérité, dans la justice, dans la charité du Christ. Donnez-lui la paix des armes et la paix des âmes, afin que dans la tranquillité de l’ordre s’étende le règne de Dieu.

Accordez votre protection aux infidèles et à tous ceux qui gisent encore dans les ombres de la mort ; donnez-leur la paix et faites que se lève pour eux le soleil de la Vérité et qu’ils puissent avec nous, devant l’unique Sauveur du monde, répéter : « Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté » (Luc II, 14).

Aux peuples séparés par l’erreur ou par la discorde, et particulièrement à ceux qui professent pour vous une singulière dévotion et chez lesquels il n’y a pas de maison qui n’honorât votre vénérable icône (peut-être aujourd’hui cachée et réservée pour des jours meilleurs), donnez la paix et reconduisez-les à l’unique bercail du Christ, sous l’unique et vrai Pasteur.

Obtenez à la Sainte Église de Dieu une paix et une liberté complètes ; arrêtez les débordements du déluge néo-païen ; développez dans le cœur des fidèles l’amour de la pureté, la pratique de la vie chrétienne et le zèle apostolique, afin que le peuple des serviteurs de Dieu augmente en mérites et en nombre.

Enfin, de même qu’au Cœur de votre Fils Jésus furent consacrés l’Église et le genre humain tout entier, afin que, toutes leurs espérances étant placées en Lui, Il devînt pour eux signe et gage de victoire et de salut, ainsi et pour toujours nous nous consacrons à vous, à votre Cœur immaculé, ô notre Mère et Reine du monde ; pour que votre amour et votre protection hâtent le triomphe du règne de Dieu et que toutes les nations, en paix entre elles et avec Dieu, vous proclament bienheureuse et entonnent avec vous, d’une extrémité du monde à l’autre, l’éternel magnificat de gloire, d’amour, de reconnaissance au Cœur de Jésus en qui Seul elles peuvent trouver la vérité, la vie et la paix.

fleurdelys2 ad caeli Reginam dans Prier avec nous

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