2010-34. « Un homme qui n’a jamais vécu de manière superficielle » : dans sa catéchèse du 25 août, Benoît XVI est revenu sur la figure de Saint Augustin.

Notre Saint Père le Pape Benoît XVI a déjà consacré plusieurs catéchèses du mercredi à Saint Augustin dans son cycle sur les Pères de l’Eglise et les grands théologiens chrétiens (cf. ici > www, ici > www et ici > www). Lors de l’audience générale du 25 août 2010 il est revenu sur la figure de celui que l’on peut sans hésitation qualifier de plus grand des Docteurs de l’Occident.

Couronnement de la Vierge et Saint Augustin

Saint Augustin contemplant le couronnement de la T.Ste Vierge

Chers frères et sœurs,

Dans la vie de chacun de nous, il y a des personnes très chères, que nous sentons particulièrement proches, certaines sont déjà dans les bras de Dieu, d’autres parcourent encore avec nous le chemin de la vie : ce sont nos parents, notre famille, les éducateurs ; ce sont des personnes auxquelles nous avons fait du bien ou dont nous avons reçu du bien ; ce sont des personnes sur lesquelles nous savons pouvoir compter. Il est important, cependant, d’avoir également des « compagnons de voyage » sur le chemin de notre vie chrétienne : je pense au directeur spirituel, au confesseur, à des personnes avec lesquelles on peut partager sa propre expérience de foi, mais je pense également à la Vierge Marie et aux saints. Chacun devrait avoir un saint qui lui soit familier, pour le sentir proche à travers la prière et l’intercession, mais également pour l’imiter. Je voudrais donc vous inviter à connaître davantage les saints, à commencer par celui dont vous portez le nom, en lisant sa vie, ses écrits. Soyez certains qu’ils deviendront de bons guides pour aimer encore davantage le Seigneur et des soutiens valables pour votre croissance humaine et chrétienne.

Comme vous le savez, je suis moi aussi lié de manière particulière à certaines figures de saints : parmi celles-ci, outre saint Joseph et saint Benoît dont je porte le nom, ainsi que d’autres, il y a saint Augustin, que j’ai eu le grand don de connaître de près, pour ainsi dire, à travers l’étude et la prière et qui est devenu un bon « compagnon de voyage » dans ma vie et dans mon ministère. Je voudrais souligner encore une fois un aspect important de son expérience humaine et chrétienne, également actuel à notre époque où il semble que le relativisme soit paradoxalement la « vérité » qui doit guider la pensée, les choix, les comportements.

Saint Augustin est un homme qui n’a jamais vécu de manière superficielle ; la soif, la recherche tourmentée et constante de la Vérité est l’une des caractéristiques de fond de son existence ; mais pas cependant des « pseudo-vérités » incapables d’apporter une paix durable dans le cœur, mais de cette Vérité qui donne un sens à l’existence et qui est « la demeure » dans laquelle le cœur trouve la sérénité et la joie. Son chemin, nous le savons, n’a pas été facile : il a pensé trouver la Vérité dans le prestige, dans la carrière, dans la possession des choses, dans les voix qui lui promettaient un bonheur immédiat ; il a commis des erreurs, il a traversé des moments de tristesse, il a affronté des échecs, mais il ne s’est jamais arrêté, il ne s’est jamais contenté de ce qui lui apportait seulement une étincelle de lumière ; il a su regarder au plus profond de lui-même et il s’est rendu compte, comme il l’écrit dans les « Confessions », que cette Vérité, ce Dieu qu’il cherchait de toutes ses forces était plus proche de lui que lui-même. Il avait toujours été à ses côtés, il ne l’avait jamais abandonné, il était dans l’attente de pouvoir entrer de manière définitive dans sa vie (cf. III, 6, 11 ; X, 27, 38). Comme je le disais en commentant le récent film sur sa vie, saint Augustin a compris, dans sa recherche tourmentée, que ce n’est pas lui qui a trouvé la Vérité, mais que c’est la vérité elle-même, qui est Dieu, qui l’a cherché et qui l’a trouvé (cf. L’Osservatore Romano, jeudi 4 septembre 2009, p.8 ). Commentant un passage du troisième chapitre des Confessions, Romano Guardini affirme que saint Augustin comprit que Dieu est « gloire qui nous jette à genoux, boisson qui étanche la soif, trésor qui rend heureux, [...il eut] la certitude apaisante de celui qui a finalement compris, mais également la béatitude de l’amour qui sait : Cela est tout et me suffit » (Pensatori religiosi, Brescia 2001, p. 177).

Toujours dans les Confessions, au Livre neuf, notre saint rapporte une conversation avec sa mère, sainte Monique dont on célèbre la fête vendredi prochain, après-demain. C’est une très belle scène : sa mère et lui sont à Ostie, dans une auberge, et de la fenêtre ils voient le ciel et la mer, et ils transcendent le ciel et la mer, et pendant un moment ils touchent le cœur de Dieu dans le silence des créatures. Et ici apparaît une idée fondamentale dans le chemin vers la Vérité : les créatures doivent se taire si l’on veut qu’apparaisse le silence dans lequel Dieu peut parler. Cela reste vrai aussi à notre époque : on a parfois une sorte de crainte du silence, du recueillement, de penser à ses propres actions, au sens profond de sa propre vie, on préfère souvent ne vivre que le moment qui passe, en ayant l’illusion qu’il apportera un bonheur durable ; on préfère vivre, parce que cela semble plus facile, de manière superficielle, sans penser ; on a peur de chercher la Vérité ou on a peut-être peur que la Vérité nous trouve, nous saisisse et change notre vie, comme cela s’est produit pour saint Augustin.

Chers frères et sœurs, je voudrais dire à tous, même à ceux qui traversent un moment de difficulté dans leur chemin de foi, à ceux qui participent peu à la vie de l’Eglise ou à ceux qui vivent « comme si Dieu n’existait pas », de ne pas avoir peur de la Vérité, de ne jamais interrompre le chemin vers celle-ci, de ne jamais cesser de rechercher la vérité profonde sur soi-même et sur les choses avec l’œil intérieur du cœur. Dieu ne manquera pas de nous donner la Lumière pour nous faire voir et la Chaleur pour faire sentir à notre cœur qu’il nous aime et qu’il désire être aimé.

Que l’intercession de la Vierge Marie, de saint Augustin et de sainte Monique nous accompagne sur ce chemin.

Armoiries de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI

Prières et litanies en l’honneur du Roi Saint Louis.

La fête de Saint Louis IX est l’occasion de prier d’une manière toute particulière pour la France et pour la famille royale : demandons au saint Roi de veiller du haut du Ciel sur le Royaume des Lys et de protéger sa descendance.
Notons au passage que Monseigneur le Duc d’Anjou, de droit Louis XX, est né 760 ans jour pour jour après son saint ancêtre.

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Regardez-nous du haut du Ciel, Ô Saint monarque ! Et dans cette félicité éternelle que vous possédez, soyez sensibles à nos misères : tout indignes que nous sommes de votre secours, ne nous le refusez pas.

Regardez d’un œil favorable ce royaume que vous avez si sagement gouverné, et si tendrement aimé. Si, par la corruption des vices qui s’y sont introduits depuis votre règne, la face vous en paraît défigurée, que cela même soit un motif pour vous intéresser, comme son roi, à le renouveler : si vous y voyez des scandales, aidez-nous à les retrancher.

Étendez surtout votre protection sur notre auguste monarque. C’est votre fils, c’est le chef de votre maison, c’est l’imitation de vos vertus, c’est la vive image de vos héroïques et royales qualités : car il est comme vous le zèle de Dieu, il est comme vous le protecteur de la vraie religion, le restaurateur des autels, l’exterminateur de l’hérésie.

Obtenez-lui les grâces et les lumières dont il a besoin pour achever les grands desseins que Dieu lui inspire ; que cet esprit de Sainteté qui vous a dirigé dans toutes vos voies vienne reposer sur lui ; qu’il nous anime nous-mêmes, et qu’il nous conduise tous à l’éternité bienheureuse. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Ainsi soit-il.

(Bourdaloue – Péroraison du sermon pour la fête de Saint-Louis)

Saint Louis adorant l'Enfant Jésus que lui présente la Vierge

St Louis faisant hommage de sa couronne et de ses armes à l’Enfant Jésus.

Litanies de Saint Louis

 (extraites du Manuel du Tiers Ordre de Saint François)

Seigneur, ayez pitié de nous (bis)
Jésus-Christ, ayez pitié de nous (bis)
Seigneur, ayez pitié de nous (bis)
Jésus-Christ, écoutez-nous (bis)
Jésus-Christ, exaucez-nous (bis)

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Fils rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Sainte Marie, conçue sans péché, priez pour nous
Sainte Mère de Dieu,
Sainte Vierge des Vierges,

Saint Louis, prince admirable, priez pour nous
Saint Louis, lis de pureté,
Saint Louis, exemple d’humilité,
Saint Louis, image de vertu,
Saint Louis, prodige de pénitence,
Saint Louis, flamme d’amour et d’oraison,
Saint Louis, lampe ardente et brillante,
Saint Louis, vase d’élection,
Saint Louis, vase insigne de religion,
Saint Louis, miroir de la perfection chrétienne,
Saint Louis, très dévot à notre Père saint François,
Saint Louis, contempteur du monde et de ses honneurs,
Saint Louis, plein de zèle pour la maison de Dieu,
Saint Louis, tendre père des pauvres,
Saint Louis, remède des malades,
Saint Louis, appui de la veuve et de l’orphelin,
Saint Louis, juge béni des peuples,
Saint Louis, rédempteur des captifs,
Saint Louis, prédicateur des infidèles,
Saint Louis, deux fois victime pour les Lieux saints,
Saint Louis, terrible dans les combats,
Saint Louis, puissant dans les fers,
Saint Louis, gardien de la France,
Saint Louis, modèle des rois,
Saint Louis, digne de la couronne des rois sur la terre,
Saint Louis, plus digne de la couronne des saints dans le ciel,
Saint Louis, protecteur des armées françaises,
Saint Louis, protecteur du Tiers-Ordre séraphique , priez pour nous

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur

V. Priez pour nous, glorieux saint Louis
R. Afin que nous devenions dignes des promesses de N.-.S.J.-C.

Oraison :

Ô Dieu, qui avez transféré votre confesseur saint Louis d’un royaume terrestre à la gloire céleste, rendez-nous, par ses mérites et son intercession, participants du bonheur du Roi des rois, Jésus-Christ, votre Fils, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint Esprit pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Sire le Roi, qui envoyiez vos plus beaux chevaliers en escoutes à la pointe de l’armée chrétienne, daignez vous souvenir d’un fils de France qui voudrait se hausser jusqu’à vous pour mieux servir sire Dieu et dame sainte Eglise. Donnez-moi du péché mortel plus d’horreur que n’en eut Joinville qui pourtant fut bon chrétien, et gardez-moi pur comme les lys de votre blason.
Vous qui teniez votre parole, même donnée à un infidèle, faites que jamais mensonge ne passe ma gorge, dût franchise me coûter la vie.
Preux inhabile aux reculades, coupez les ponts à mes feintises, et que je marche toujours au plus dru.
O le plus fier des barons français, inspirez-moi de mépriser les pensées des hommes et donnez-moi le goût de me compromettre et de me croiser pour l’honneur du Christ.
Enfin, Prince, Prince au grand coeur, ne permettez pas que je sois jamais médiocre,mesquin ou vulgaire, mais partagez-moi votre coeur royal et faites qu’à votre exemple je serve à la française, royalement.

Ainsi soit-il.

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Texte des Enseignements de Saint Louis à son fils, ici > www.

2010-33. Du troisième anniversaire du motu proprio « Summorum Pontificum cura » et de quelques questions qui lui sont relatives.

Mardi 24 août 2010, fête de l’apôtre Saint Barthélémy.

Le 14 septembre prochain sera le troisième anniversaire de l’entrée en vigueur du motu proprio « Summorum Pontificum cura« .

Vous le savez, par ce texte majeur (dont on trouvera ici la traduction française la plus correcte > www), notre Saint Père le Pape Benoît XVI, heureusement régnant, a été amené à préciser un certain nombre de points concernant la célébration de la Messe selon le rite romain, tout particulièrement – mais pas uniquement pour qui veut bien lire avec intelligence – en ce qui concerne la « forme extraordinaire » de ce rite romain, c’est à dire le rite romain antique (appelé de manière courante et abusivement simplificatrice « Messe de saint Pie V »).

Ce troisième anniversaire revêt une véritable importance parce que le Souverain Pontife écrivait aux évêques, dans la lettre qu’il leur adressait en même temps que le motu proprio : « Je vous invite en outre, chers Confrères, à bien vouloir écrire au Saint-Siège un compte-rendu de vos expériences, trois ans après l’entrée en vigueur de ce Motu Proprio ».

Nous ne pouvons que nous réjouir pour tous les fruits de grâce et de paix qui résultent de ce motu proprio partout où il est réellement appliqué.

Mais force est de constater qu’il n’est pas appliqué partout – loin s’en faut! – et que des évêques et des prêtres s’autorisent de refuser à des fidèles et à d’autres prêtres le droit que le Souverain Pontife leur a reconnu.

Je ne suis certes qu’un tout petit chat et je ne prétends pas tout savoir, néanmoins je connais de manière certaine des diocèses dont les évêques – à moins de mentir au Pape – n’auront aucun compte-rendu à lui écrire parce qu’ils n’ont rien fait de concret pour répondre aux demandes des fidèles qui souhaitaient et ne cessent pas de souhaiter l’application des dispositions prévues par « Summorum Pontificum cura« .

De félin à félin, j’ai bien envie d’écrire à mon confrère le très auguste chat du Pape pour l’informer de choses que certains prélats ne voudraient peut-être pas dire au Souverain Pontife ou qu’ils présenteraient de manière non conforme à la vérité…

Nos Seigneurs les Evêques de France et leurs collaborateurs – à quelques exceptions près – se sont souvent ingéniés à faire croire qu’ils ne savent pas lire ou qu’ils ne comprennent pas le sens, pourtant simple et clair, des mots employés par Sa Sainteté le Pape Benoît XVI. Certains ont carrément enterré le document dans le silence ; d’autres l’ont interprété de la manière la plus restrictive qui soit et – dans leurs excès de libéralité!- ne veulent finalement appliquer que le motu proprio « Quatuor abhinc annos » du 3 octobre 1984. Ils montrent par là  (s’il est encore besoin de le faire) que le modernisme dont ils sont pénétrés a toujours au moins un quart de siècle de retard : alors qu’ils se prétendent « hommes de progrès tournés vers l’avenir », ils ne sont en réalité – je me plais à le redire avec insistance – que les intégristes des idéologies qui se sont introduites dans l’Eglise à la faveur du second concile du Vatican ; idéologies qu’ils ont voulu faire passer pour « l’esprit du concile » mais qui, comme toutes les idéologies, ne sont que des systèmes d’erreurs désertifiantes et mortifères.

Dans un grand nombre de paroisses, les curés se sont bien gardés d’informer les fidèles de l’existence et du contenu du motu proprio et, partant, de leur expliquer leurs droits. Les personnes de bonne volonté ont parfois dû déployer des trésors de patience et de persévérance pour avoir des réponses à leurs questions après les annonces des médias  (à commencer par le journal « la Croix ») qui, selon leur habitude, ont titré avec des slogans sans faire un vrai travail d’information.

Voilà pourquoi, avec la permission de mon papa, je vous reproduis ci-dessous la question que lui a posée, il y a quelques temps, une catholique « ordinaire » et la réponse que Frère Maximilien-Marie lui a faite. Je vous laisse donc à cette lecture…

Lully.

La Sainte Messe catholique dans sa liturgie classique

Question de Michèle:

« Cher Frère, je me pose cette question : Pourquoi le pape Benoit XVI veut-il remettre la messe en latin? Nous ne comprendrons plus rien même si ces messes sont très belles, et il y a le risque que beaucoup de fidèles déserteront les églises. J’ai l’impression que Benoît XVI est en train de démolir tout ce que le pape Jean-Paul II a construit. Qu’en pensez vous? »

Et voici la réponse de Frère Maximilien-Marie:

« Chère Michèle, votre question est tout à fait symptomatique d’une confusion qui a été semée dans les esprits des catholiques depuis près de 40 ans, confusion qui est entretenue aussi bien par les médias que par une grande partie du clergé en Occident…

1) Vous m’écrivez : « Pourquoi le pape Benoît XVI veut-il remettre la messe en latin?« 

Cette question contient déjà plusieurs erreurs…
D’abord parce qu’il faut être convaincu que notre Saint-Père le Pape n’agit pas selon des goûts ou des idées personnels, et que la question de la restauration de la liturgie latine n’est pas le « caprice » de quelqu’un qui aurait des idées rétrogrades…!!! Ensuite, il faut savoir que la langue latine n’a JAMAIS été abolie dans la liturgie de l’Eglise latine.
Le second concile du Vatican, dans sa « Constitution sur la divine liturgie » ( De sacra Liturgia N°36 § 1, N°54, N°101, N°114, N°116…) affirme de manière solennelle et sans ambiguïté que la langue latine est la langue officielle de la liturgie romaine, de même que le chant grégorien en est le chant propre.

Le second concile du Vatican a permis que certaines parties de la messe puissent être lues dans les langues vulgaires, pour faciliter la compréhension (c’est le cas pour les lectures par exemple) mais il demande expressément que les fidèles sachent prier et chanter ensemble en latin les parties de l’ordinaire (au minimum: le Gloria in excelsis Deo, le Credo, le Sanctus, l’Agnus Dei, le Pater, et les antiennes à la Sainte Vierge…).

En demandant que le latin soit remis à sa juste place dans la liturgie, le Souverain Pontife ne fait que rappeler ce que doit être la bonne application du second concile du Vatican. Il ne veut pas « remettre », il veut simplement faire appliquer la loi existante qui est largement  bafouée et trahie par les prêtres, les évêques et les équipes liturgiques, tout spécialement en France.

2) Vous écrivez ensuite : « Nous ne comprendrons plus rien même si ces messes sont très belles et il y a le risque que beaucoup de fidèles déserteront les églises.« 

Réponse:
Pendant des siècles, la liturgie a été célébrée en latin dans tout l’occident ; or d’une manière générale les gens avaient (nous dit-on) un moindre degré d’instruction qu’à notre époque, et pourtant cela ne les faisait pas « déserter les églises ». Elles étaient au contraire plus remplies qu’à l’heure actuelle!

Aujourd’hui, en France, la moyenne d’âge est plus basse dans les églises où la liturgie est célébrée de manière traditionnelle, en faisant une grande place au latin, que dans les paroisses ordinaires où tout est en langue vernaculaire. De la même manière, les congrégations religieuses et les séminaires qui ont le plus de recrutement sont ceux où il y a le plus de tradition latine…

Cet argument de la « non compréhension » est faux.  Premièrement parce qu’il existe des missels qui présentent le texte latin avec sa traduction française en regard : il n’est point besoin d’avoir un doctorat en théologie pour se débrouiller avec. Après une rapide formation et un peu de pratique un enfant même est capable de suivre la messe avec son missel. Deuxièmement, je sais par expérience que même les gens qui ont le moins de capacités intellectuelles sont capables d’apprendre des prières en latin, des chants en latin, en connaissant le sens de ce qu’ils chantent ou qu’ils récitent : ils n’en feront pas nécessairement une traduction mot à mot, mais ils ont la compréhension du sens général et de l’esprit de la prière. Troisièmement, je vous ferai aussi remarquer, dans un tout autre registre, que des tas de gens reprennent des chansons de variétés en langue anglaise, sans forcément avoir fait des études d’anglais – il leur suffit d’en connaître plus ou moins vaguement le sens – et ce n’est cependant pas un argument pour supprimer la diffusion des chansons en anglais sur les radios françaises!!!!!!!

En outre, ce n’est pas parce que un chant est en français qu’il est forcément compréhensible… même par ceux dont c’est la langue maternelle. La production liturgique en langue française a multiplié des chansonnettes stupides et vides de sens, voire porteuses d’erreurs spirituelles et doctrinales, et encore une fois mon expérience me montre que quantité de fidèles, dans les églises, chantent ces « trucs » dont ils ne comprennent pas les paroles françaises qu’on leur fait brailler!

J’ajouterai enfin quelque chose qui peut paraître dur, mais qui est cependant JUSTE : si les catholiques, et mêmes les prêtres et les évêques, ne veulent pas obéir aux textes du concile tels qu’ils sont et ne veulent pas obéir au Pape, eh bien qu’ils fichent le camp plutôt que d’entretenir la confusion et les erreurs dans les églises : au moins les choses seront claires! S’ils ont envie de fabriquer leurs « célébrations » selon des idées et des fantaisies personnelles, en ne tenant pas compte de la loi de l’Eglise et des textes officiels concernant la liturgie catholique, ils ne sont en fait plus catholiques dans leurs têtes et dans leurs coeurs et il vaut mieux qu’ils partent plutôt que de semer le désordre et d’entretenir la confusion…

3) Vous dites : « J’ai l’impression que Benoît XVI est en train de démolir tout ce que le pape Jean-Paul II a construit.« 

Réponse:
Sur le plan de la liturgie, Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI ont tous les trois demandé  à plusieurs reprises que tous les fidèles sachent les prières principales en langue latine. Peu de temps après la fin du concile, en 1974, constatant avec effroi que le chant latin et grégorien avait pratiquement disparu des paroisses malgré les textes officiels, Paul VI a fait publier et a envoyé à tous les évêques du monde un petit recueil intitulé « Jubilate Deo » qui contenait les chants latins et grégoriens qui devaient être maintenus dans TOUTES les paroisses et communautés… Ce livret n’a pas été reçu dans les paroisses françaises…!!!

4) Vous semblez ne pas faire la distinction entre la Messe dite « de Saint Pie V », qui a été en fait la forme de la célébration depuis Saint Grégoire le Grand jusqu’en 1969 (et qui était donc la messe en vigueur au moment du second concile du Vatican), et la « messe en latin ». « Messe en latin » et « Messe de Saint Pie V » ne sont pas des synonymes.

La Messe latine antique, dite de Saint Pie V, est certes célébrée en latin (mais on peut y proclamer les lectures en langue vulgaire). La Messe réformée, dite de Paul VI, introduite en décembre 1969, est depuis lors (en principe) celle qui est célébrée dans les paroisses ordinaires. Mais le missel de Paul VI a été aussi promulgué en latin et – selon les principes rappelés par le second concile du Vatican – il devrait largement être utilisé en latin dans les paroisses. Les pèlerins qui se rendent à Lourdes peuvent y assister à la messe internationale qui est une célébration de la messe de Paul VI entièrement en latin : c’est la « messe en latin », mais ce n’est pas la messe dite « de Saint Pie V ».

Benoît XVI a clairement expliqué qu’il y a deux formes pour célébrer l’unique rite romain : l’une appelée « forme ordinaire » correspond au missel réformé publié par Paul VI en 1969 et complété par Jean-Paul II ; l’autre appelée « forme extraordinaire » (qui correspond à la Messe dite « de Saint Pie V » célébrée partout dans l’Eglise latine jusqu’en 1969). Pour l’une comme pour l’autre forme le latin reste la langue officielle et normale.

Les fidèles qui sont attachés à la forme antérieure du missel (celui qui a été en usage jusqu’en 1969), ont vu reconnaître la légitimité de leurs aspirations à cette manière de célébrer, par le motu proprio « Summorum Pontificum cura » du 7 juillet 2007.
Toutefois Benoît XVI n’a pas voulu imposer la Messe de Saint Pie V partout contrairement à ce que certains médias et prêtres ont stupidement répété : il a demandé qu’on respecte et qu’on fasse droit aux fidèles qui demandent cette forme de célébration qui, il l’a bien précisé, n’a JAMAIS été interdite (là encore contrairement à ce qui avait été dit et pratiqué depuis une quarantaine d’années)… Il a également demandé que les prêtres et les fidèles qui célèbrent selon la « forme ordinaire » le fassent avec un grand respect des règles liturgiques, et il montre lui-même l’exemple.

* * *

Ma réponse est longue, j’en ai conscience, mais j’espère qu’elle vous aura  donné satisfaction en vous permettant d’y voir plus clair.

Je ne vous cache pas que je suis surpris chaque fois qu’on me pose ce genre de question, parce qu’il me semble que tout est parfaitement limpide dans les textes officiels : mais on se demande si les journalistes et les prêtres eux-mêmes savent lire puisqu’ils racontent ensuite des tas de calembredaines et que c’est ainsi que la confusion est semée, entretenue et savamment orchestrée.

Armoiries de Benoît XVI

Recette du Mesnil-Marie : la Visitandine.

Fête de Sainte Jeanne de Chantal, samedi 21 août 2010.

A l’occasion de cette fête et en cette année du quatrième centenaire de la fondation de l’Ordre de la Visitation (cf. > www), je vous propose la recette d’un gâteau qui porte le nom des filles spirituelles de Saint François de Sales et de Sainte Jeanne-Françoise de Chantal : la Visitandine!

Je me suis demandé pourquoi ces pâtisseries portaient ce nom et, après de minutieuses recherches, j’ai appris que cette recette aurait été inventée par les religieuses de la Visitation de Nancy, au XVIIème siècle. Certains prétendent que les religieuses auraient créé ce gâteau à riche teneur en protéines pour pallier aux insuffisances en viande de leur alimentation, mais cette explication ne me satisfait pas totalement. Le fait que seuls les blancs des oeufs entrent dans la composition de cette pâtisserie me laisse à penser que la recette a été inventée spécialement pour utiliser les blancs, et uniquement les blancs, parce que les jaunes avaient déjà été utilisés pour autre chose. Les jaunes d’oeuf servent en particulier pour la fabrication de la peinture; or les moniales de la Visitation faisaient effectivement assez souvent des travaux de peinture : miniatures, décoration de reliquaires, peinture sur soie pour les ornements ou les bannières… etc. Je suis donc porté à penser que c’est pour ne pas laisser perdre les blancs des oeufs, dont elles utilisaient les jaunes pour la peinture, que les Visitandines ont mis au point cette recette, de la même manière que les Clarisses, elles, ont inventé de nombreuses recettes qui ne comportent que le jaune des oeufs parce qu’elles utilisaient les blancs pour les travaux d’empesage du linge dans lequel elles s’étaient spécialisées.

A la fin du XIXème siècle, le pâtissier Lasne, installé à Paris près de la Bourse, reprit cette recette afin de réaliser de petits en-cas que les financiers pouvaient avaler rapidement et sans se salir les mains : il leur donna la forme de petits lingots auxquels il donna le nom de « financiers ». Vous étonnerai-je en vous disant que je préfère l’appellation originelle? En l’honneur de Sainte Jeanne-Françoise de Chantal voici donc la recette de la « Visitandine« !

Lully.

Moniale VisitandineRecette du Mesnil-Marie : la Visitandine. dans Recettes du Mesnil-Marie dsc06711copie

Ingrédients :

150 grammes de beurre; 75 grammes d’amandes en poudre; 150 grammes de sucre; 75 grammes de farine; un sachet de levure; 4 blancs d’oeufs; sucre glace.

NB. A ces ingrédients fondamentaux on peut ensuite, selon la convenance ou la fantaisie, ajouter des fruits (framboises, abricots coupés en morceaux, fraises des bois, myrtilles… etc.)

Préparation :

Faire fondre doucement le beurre. Dans une terrine, mélanger le beurre, les amandes en poudre, le sucre, la farine et la levure.

Monter les blancs en neige très ferme. Ajouter deux cuillers à soupe de ces blancs battus à la pâte et fouetter pour assouplir la préparation. Incorporer ensuite délicatement le reste des blancs en soulevant le mélange à l’aide d’une spatule souple.

Verser la pâte dans le moule (ou dans des moules individuels). Si on a prévu d’ajouter des fruits, on verse la moitié de la pâte, on place les fruits et on couvre avec le reste de la pâte.

Cuire pendant environ 30 minutes à 180°. Laisser refroidir avant de démouler, puis saupoudrer de sucre glace.

Publié dans : Recettes du Mesnil-Marie | le 21 août, 2010 |4 Commentaires »

2010-32. Centenaire du Serment anti-moderniste (1er septembre 1910).

Le 1er septembre 1910, par le motu proprio «Sacrorum antistitum» le Pape Saint Pie X promulguait le « Serment anti-moderniste ».

Pour lutter contre les idées pernicieuses et destructrices de la foi, telles que le naturalisme, le libéralisme, le panthéisme et l’évolutionnisme spéculatif en matière dogmatique, Saint Pie X avait promulgué en 1907 l’encyclique «qui condamnait  avec vigueur ces erreurs modernes. Il jugea nécessaire de compléter cet enseignement par une cérémonie de prestation de serment par laquelle chaque nouveau prêtre, le jour de son ordination sacerdotale, ou quiconque parmi les clercs devant accéder à une chaire d’enseignement ou à un office ecclésiastique (et même les laïcs appelés à enseigner dans les universités catholiques), devait solennellement abjurer, toutes les inexactitudes doctrinales dénoncées par la sus-dite encyclique.

En 1917, lors de la publication du Code de Droit Canonique, ce serment fut mis en tête de l’ouvrage. Mais cinquante ans plus tard, en 1967, dans les illusoires euphories de « l’après concile », Paul VI l’abrogea : plus de quarante années de recul nous permettent d’apprécier la pertinence et la sagacité d’une telle mesure…!!!

Même si Jean Paul II, en 1998, par la lettre apostolique « Ad tuendam Fidem« , a institué un nouveau serment destiné à garantir la fidélité des théologiens et des prêtres, on peut néanmoins dire que cette  dernière profession de foi n’a pas la même vigueur ni la même précision que le « Serment anti-moderniste« . Aussi, puisque nous approchons du centième anniversaire de la publication de ce dernier, il nous paraît opportun d’en publier ici le texte qui appartient toujours aux « Symboles et définitions de la Foi catholique ».

Saint Pie X

Moi, N…, j’embrasse et reçois fermement toutes et chacune des vérités qui ont été définies, affirmées et déclarées par le magistère infaillible de l’Eglise, principalement les chapitres de doctrine qui sont directement opposés aux erreurs de ce temps.

- Et d’abord, je professe que Dieu, principe et fin de toutes choses, peut être certainement connu, et par conséquent aussi, démontré à la lumière naturelle de la raison « par ce qui a été fait » [Rom. I,20], c’est-à-dire par les œuvres visibles de la création, comme la cause par les effets.

- Deuxièmement, j’admets et je reconnais les preuves extérieures de la Révélation, c’est-à-dire les faits divins, particulièrement les miracles et les prophéties comme des signes très certains de l’origine divine de la religion chrétienne et je tiens qu’ils sont tout à fait adaptés à l’intelligence de tous les temps et de tous les hommes, même ceux d’aujourd’hui.

- Troisièmement, je crois aussi fermement que l’Eglise, gardienne et maîtresse de la Parole révélée, a été instituée immédiatement et directement par le Christ en personne, vrai et historique, lorsqu’il vivait parmi nous, et qu’elle a été bâtie sur Pierre, chef de la hiérarchie apostolique, et sur ses successeurs pour les siècles.

- Quatrièmement, je reçois sincèrement la doctrine de la foi transmise des apôtres jusqu’à nous toujours dans le même sens et dans la même interprétation par les pères orthodoxes ; pour cette raison, je rejette absolument l’invention hérétique de l’évolution des dogmes, qui passeraient d’un sens à l’autre, différent de celui que l’Eglise a d’abord professé. Je condamne également toute erreur qui substitue au dépôt divin révélé, confié à l’Epouse du Christ, pour qu’elle garde fidèlement, une invention philosophique ou une création de la conscience humaine, formée peu à peu par l’effort humain et qu’un progrès indéfini perfectionnerait à l’avenir.

- Cinquièmement, je tiens très certainement et professe sincèrement que la foi n’est pas un sentiment religieux aveugle qui émerge des ténèbres du subconscient sous la pression du cœur et l’inclination de la volonté moralement informée, mais qu’elle est un véritable assentiment de l’intelligence à la vérité reçue du dehors, de l’écoute, par lequel nous croyons vrai, à cause de l’autorité de Dieu souverainement véridique, ce qui a été dit, attesté et révélé par le Dieu personnel, notre Créateur et notre Seigneur.

Je me soumets aussi, avec la révérence voulue, et j’adhère de tout mon cœur à toutes les condamnations, déclarations, prescriptions, qui se trouvent dans l’encyclique Pascendi et dans le décret Lamentabili, notamment sur ce qu’on appelle l’histoire des dogmes.

De même, je réprouve l’erreur de ceux qui affirment que la foi proposée par l’Eglise peut être en contradiction avec l’histoire, et que les dogmes catholiques, au sens où on les comprend aujourd’hui, ne peuvent être mis d’accord avec une connaissance plus exacte des origines de la religion chrétienne.

Je condamne et rejette aussi l’opinion de ceux qui disent que le chrétien savant revêt une double personnalité, celle du croyant et celle de l’historien, comme s’il était permis à l’historien de tenir ce qui contredit la foi du croyant, ou de poser des prémices d’où il suivra que les dogmes sont faux ou douteux, pourvu que ces dogmes ne soient pas niés directement.

Je réprouve également la manière de juger et d’interpréter l’Ecriture sainte qui, dédaignant la tradition de l’Eglise, l’analogie de la foi et les règles du Siège apostolique, s’attache aux inventions des rationalistes et adopte la critique textuelle comme unique et souveraine règle, avec autant de dérèglement que de témérité.

Je rejette en outre l’opinion de ceux qui tiennent que le professeur des disciplines historico-théologiques ou l’auteur écrivant sur ces questions doivent d’abord mettre de côté toute opinion préconçue, à propos, soit de l’origine surnaturelle de la tradition catholique, soit de l’aide promise par Dieu pour la conservation éternelle de chacune des vérités révélées ; ensuite, que les écrits de chacun des Pères sont à interpréter uniquement par les principes scientifiques, indépendamment de toute autorité sacrée, avec la liberté critique en usage dans l’étude de n’importe quel document profane.

Enfin, d’une manière générale, je professe n’avoir absolument rien de commun avec l’erreur des modernistes qui tiennent qu’il n’y a rien de divin dans la tradition sacrée, ou, bien pis, qui admettent le divin dans un sens panthéiste, si bien qu’il ne reste plus qu’un fait pur et simple, à mettre au même niveau que les faits de l’histoire : les hommes par leurs efforts, leur habileté, leur génie continuant, à travers les âges, l’enseignement inauguré par le Christ et ses apôtres.

Enfin, je garde très fermement et je garderai jusqu’à mon dernier soupir la foi des Pères sur le charisme certain de la vérité qui est, qui a été et qui sera toujours « dans la succession de l’épiscopat depuis les apôtres », non pas pour qu’on tienne ce qu’il semble meilleur et plus adapté à la culture de chaque âge de pouvoir tenir, mais pour que « jamais on ne croie autre chose, ni qu’on ne comprenne autrement la vérité absolue et immuable prêchée depuis le commencement par les apôtres.

Toutes ces choses, je promets de les observer fidèlement, entièrement et sincèrement, et de les garder inviolablement, sans jamais m’en écarter ni en enseignant ni de quelque manière que ce soit dans ma parole et dans mes écrits. J’en fais le serment; je le jure. Qu’ainsi Dieu me soit en aide et ces saints Evangiles.

Armoiries de Saint Pie X

Prière très efficace à Sainte Anne

pour recommander une intention particulière. 

Sainte Anne, la Vierge Marie et l'Enfant Jésus

Sainte Anne, la Sainte Vierge et l’Enfant Jésus.

Très glorieuse Sainte Anne, qui êtes pleine de bonté pour tous ceux qui vous invoquent et pleine de compassion pour tous ceux qui souffrent, me trouvant aux prises avec l’inquiétude et la peine, je viens me jeter à vos pieds et je vous supplie humblement d’intercéder en faveur de cette intention que je vous recommande avec ferveur (…).

Ô Vous qui en apparaissant à Yvon Nicolazic lui avez assuré que tous les trésors du Ciel sont entre vos mains, je vous demande avec une très grande confiance de présenter  mes nécessités à votre Fille très sainte, la Vierge pleine de grâces, et à Jésus,  le Fils de Dieu qui s’est fait votre petit-fils, pour qu’ils me fassent miséricorde.

Ne cessez pas, je vous en supplie, de vous faire mon avocate et d’intercéder pour moi, jusqu’à ce que ma demande obtienne une réponse favorable, si elle est conforme à la toute sainte et adorable Volonté de Dieu et au bien de mon âme. Obtenez-moi par-dessus tout, glorieuse Sainte Anne, d’entrer un jour dans le face à face éternel avec mon divin Sauveur pour le louer, le bénir et l’aimer avec vous et avec Marie dans la famille de tous les saints.

Ainsi soit-il.

(prière composée par Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur)

Publié dans : De liturgia, Nos amis les Saints, Prier avec nous | le 26 juillet, 2010 |11 Commentaires »

2010-31. La fin et l’esprit de l’Ordre de la Visitation.

Vendredi 2 juillet, fête de la Visitation et premier vendredi du mois.

Willem van Herp - la Visitation

En cette année du 4ème centenaire de la fondation de la Visitation (cf.> www), nous avons eu l’occasion de rappeler de quelle manière Saint François de Sales avait été amené à envisager la fondation de l’Ordre, avec Sainte Jeanne-Françoise de Chantal (cf.> www), et comment s’était passée l’ouverture du premier monastère au bord du lac d’Annecy (cf.> www). Profitons aujourd’hui de ce que cette année la divine Providence a justement voulu que la fête de la Visitation de Notre-Dame coïncidât avec un premier vendredi du mois, jour dédié au Sacré-Coeur de Jésus, pour approfondir la fin propre de l’Ordre et l’esprit particulier que les Saints Fondateurs lui ont donné.

Combien de fois n’ai-je pas entendu dire que Saint François de Sales aurait voulu fonder une congrégation de religieuses dans le but d’en faire des visiteuses des malades et des indigents mais que – les règles canoniques de l’époque ne permettant pas à des religieuses de quitter leur clôture – il avait dû se résigner à n’en faire « que » des contemplatives, lesquelles n’auraient gardé du dessein initial que le nom! Certains ajoutent même que Monsieur Vincent aurait ensuite repris l’idée et aurait réalisé ce que l’évêque de Genève n’avait pas réussi, en contournant l’obstacle des lois ecclésiastiques alors en vigueur et en ne donnant pas aux « Filles de la Charité » le statut canonique de religieuses.

S’il y a quelques petits éléments de vérité dans cette façon de présenter les choses, l’ensemble est néanmoins profondément inexact. Saint François de Sales n’est pas Saint Vincent de Paul et son dessein n’était nullement de créer une congrégation vouée aux oeuvres extérieures de charité. Le nom donné à la fondation n’a pas été choisi en rapport avec  la visite des nécessiteux, mais pour honorer un mystère évangélique : la Visitation de Notre-Dame à Sainte Elisabeth.

Aux religieuses de la Visitation sont donnés comme modèle et idéal de leur consécration les vertus particulières et l’esprit du mystère de la Visitation : mystère d’intime piété, mystère de ferveur simple et joyeuse,  mystère dans lequel l’esprit de contemplation imprègne l’accomplissement des tâches ordinaires, mystère d’émulation discrète, mystère de profonde humilité, mystère de délicat service mutuel, mystère de charité fraternelle

Il est vrai que dans le premier essai des Constitutions de la jeune fondation, Saint François de Sales avait écrit : « Cette Congrégation a deux principaux exercices, l’un de la contemplation et oraison (…); l’autre du service des pauvres et des malades » (Constitutions de 1610). Toutefois l’étude des documents primitifs prouve bien que cette visite des pauvres n’était qu’une « pratique accessoire » (l’expression est de Monseigneur Trochu). En effet ces visites ne devaient prendre aux Visitandines qu’une part restreinte de leur temps : il était prévu qu’elles ne s’y employassent qu’à tour de rôle et deux par deux, désignées pour un mois, et pas plus de deux heures par jour. Dès que le chiffre de douze religieuses était atteint, cela signifiait pour chacune dix mois de l’année pendant laquelle elle ne sortait pas du monastère. Si le saint évêque voulait que ses filles remplissent à la fois le rôle de Marthe et celui de Marie, il n’en demeure pas moins que ce qui était essentiel pour lui était la « meilleure part » (cf. Luc X, 38-42), qu’il donnait l’absolue priorité à la vie de contemplation et de retrait du monde, et qu’il voulait qu’elles soient pleinement des religieuses.

En 1615, la fondation de la Visitation à Lyon (il n’est pas possible de détailler ici toutes les péripéties liées à ce premier essaimage) entrainera l’abandon du projet de visite des pauvres et des malades : les Visitandines seront dorénavant soumises à la clôture, elles prononceront les voeux solennels et seront, dans toute la plénitude canonique du terme, des moniales.

S’il y eut bien une forme de sacrifice dans cette évolution, Saint François de Sales n’y vit point de changement substantiel de son oeuvre. A Monseigneur Denis de Marquemont, archevêque de Lyon, qui lui demandait : « Monseigneur, quelle intention eûtes-vous en fondant ce nouvel institut de femmes, puisque déjà on en compte un si grand nombre? », le saint évêque de Genève répondit : « C’est pour donner à Dieu des filles d’oraison et des âmes si intérieures, qu’elles soient trouvées dignes de servir sa Majesté infinie et de l’adorer en esprit et en vérité. Laissant les grands Ordres déjà établis dans l’Eglise honorer Notre-Seigneur par des vertus éclatantes, je veux que mes filles n’aient d’autre prétention que de le glorifier par leur abaissement ; que ce petit institut de la Visitation soit comme un pauvre colombier d’innocentes colombes, dont le soin et l’emploi est de méditer la loi du Seigneur, sans se faire voir ni entendre dans le monde. »

« Pour en venir en particulier à la fin pour laquelle notre Congrégation a été érigée, et par elle comprendre plus aisément quel est l’esprit particulier de la Visitation, j’ai toujours jugé que c’était un esprit d’une profonde humilité envers Dieu et d’une grande douceur envers le prochain » répètera Saint François de Sales aux premières religieuses (Entretiens spirituels).

Saint François de Sales fondateur de l'Ordre de la Visitation

Plus que partout ailleurs, c’est dans son oeuvre de fondateur que Saint François de Sales apparaît avec le plus de réalisme comme le Docteur de l’Amour divin. Ecartant résolument les prescriptions de grandes austérités habituelles dans les grands Ordres monastiques, voulant que la Visitation puisse recevoir des candidates de petite santé, il ordonne toutes choses à la pratique de la Charité selon le modèle donné par la Vierge Marie dans le mystère de sa Visitation.

Tout au long des Constitutions, Directoires et Coutumier, par mille et une petites remarques ou annotations, Saint François de Sales précise l’esprit de l’Institut. S’il souhaite que la nouvelle congrégation soit accueillante à des postulantes ayant déjà un certain âge aussi bien qu’à des jeunes filles, à des constitutions fragiles aussi bien qu’à des vigoureuses, il déclare de manière ferme et nette : « pourvu qu’elles aient l’esprit sain et bien disposé à vivre en une profonde humilité, obéissance, simplicité, douceur, résignation » (Constitutions). S’il accepte les boiteuses de corps, il écarte résolument les boiteuses d’âme, les mélancoliques, les inconstantes et les opiniâtres!

Les prétendantes à la vie religieuse seront éduquées au courage, elles travailleront à extirper de leur âme tout ce qui peut l’affaiblir et à se comporter en filles fortes, généreuses et magnanimes, pratiquant une piété virile, solide, large, sans mièvrerie : leurs principales mortifications doivent prioritairement être celles de l’imagination et des humeurs, de l’amour-propre et de la satisfaction sensible. La Visitandine doit avoir sans cesse les yeux de l’esprit fixés sur le Calvaire afin de ne plus vivre, comme Jésus-Christ son divin Epoux, que pour le salut et la sanctification des âmes.

Le saint fondateur exhorte avec insistance ses filles à n’avoir qu’un seul coeur et une seule âme, à conserver en toutes choses une vigilante sollicitude les unes pour les autres, à être toujours plus délicates dans l’exercice de la charité fraternelle. Il les avertit aussi qu’il ne suffit point d’avoir reçu une excellente formation pour se croire parvenu à la perfection mais qu’elles devront jusqu’à leur dernier souffle travailler à de nouveaux progrès : « Les voeux ne sont jamais accomplis tant qu’il y a quelque chose à faire, et l’obligation de servir Dieu et de faire progrès en son Amour dure toujours jusqu’à la mort« .

« Tout par amour… » On connaît la formule, justement célèbre, qui sonne comme un mot d’ordre. Saint François de Sales insiste à temps et à contretemps pour faire comprendre que si l’Amour est le but de toute vie chrétienne, et à bien plus forte raison de toute vie consacrée, il est aussi le moyen et la voie pour parvenir à ce but. Il a écrit que « l’Amour est l’abrégé de toute la théologie » (Traité de l’Amour Divin VIII,1) : les entretiens spirituels qu’il vient donner à ses filles (et sont aussitôt retranscrits par elles), les réflexions et avis pratiques qu’il donne à certaines occasions, les billets et les diverses lettres de direction, et jusqu’aux anecdotes en apparence les plus anodines montrent son souci de leur faire comprendre que l’amour est aussi l’abrégé de toute la vie religieuse et comment il s’incarne dans tous les détails de leur vie d’oblation.

Communiant ardemment à l’amour qui brûle au Coeur du Verbe incarné, Saint François de Sales – comme nous avons déjà eu l’occasion de le faire remarquer (cf. > www) – prépare sa chère Congrégation a être le lieu privilégié des révélations du Sacré-Coeur de Jésus grâce auxquelles la ferveur de toutes les familles religieuses et la vie spirituelle de toute l’Eglise seront revivifiées et portées à une perfection nouvelle.

Frère Maximilien-Marie.

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Publié dans : De liturgia, Nos amis les Saints, Textes spirituels | le 2 juillet, 2010 |1 Commentaire »

Recette du Mesnil-Marie : Boisson rafraîchissante et bienfaisante menthe et mélisse.

Il fait chaud – mais nous n’allons pas nous en plaindre! – aussi aujourd’hui vais-je vous proposer la recette d’une boisson : boisson que vous pourrez fabriquer vous-même très facilement à partir de deux plantes que l’on peut cueillir en cette saison  ; boisson qui allie à son pouvoir rafraîchissant de grandes qualités revigorantes et stimulantes…

Mélisse       Menthe à feuilles rondes

Ingrédients :

Pour un litre d’eau : 30 feuilles fraîches de mélisse (mélisse officinale appelée parfois mélisse citronnelle) ; 30 feuilles fraîches de menthe (nous en avons plusieurs variétés qui conviennent toutes : menthe à feuilles rondes, menthe aquatique ou menthe marocaine… etc.) ; le jus d’un citron (variante : deux oranges pressées).

Préparation :

Faire bouillir l’eau. Plonger toutes les feuilles dans l’eau bouillante et arrêter le feu. Couvrir et laisser infuser 10 minutes. Au bout de 10 minutes (si on laisse infuser davantage le goût sera différent et le sucre naturel des plantes sera neutralisé par l’amertume qui va dominer), passer la préparation au chinois et y incorporer le jus de citron (ou des deux oranges). Laisser refroidir et mettre au réfrigérateur. Cette délicieuse boisson se déguste très fraîche. Elle ne se conserve pas plus de deux ou trois jours.

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Publié dans : Recettes du Mesnil-Marie | le 30 juin, 2010 |5 Commentaires »

Consécration au Sacré-Coeur de Jésus.

Sacré-Coeur de Jésus

O Jésus, je Vous consacre mon coeur ; placez-le dans le Vôtre. C’est dans votre Coeur que je veux vivre et par votre Coeur que je veux aimer ; c’est dans votre Coeur que je veux vivre inconnu du monde et connu de Vous seul ; c’est dans ce Coeur que je puiserai les ardeurs de l’amour qui doit consumer le mien ; c’est en Lui que je trouverai la force, la lumière, le courage, la véritable consolation : quand je serai languissant, Il m’animera ; triste, Il me réjouira ; inquiet et troublé, Il me rassurera.

O Coeur de Jésus! Que mon coeur soit l’autel de votre Amour ; que ma langue publie votre bonté ; que mes yeux soient sans cesse fixés sur votre plaie ; que mon esprit médite vos perfections adorables ; que ma mémoire conserve à jamais le précieux souvenir de vos miséricordes ; que tout en moi exprime mon amour pour votre Coeur, ô Jésus! et que mon coeur soit prêt pour Vous à tous les sacrifices.

O Coeur de Marie! après le Coeur de Jésus le plus aimable, le plus compatissant et le plus miséricordieux de tous les coeurs, présentez au Coeur de votre Fils ma consécration, mon amour, mes résolutions. Il s’attendrira sur mes malheurs, Il m’en délivrera ; et après avoir été ma protectrice sur la terre, ô Mère de Jésus! vous serez ma Reine dans les cieux.

Ainsi soit-il.

Sacrés Coeurs de Jésus et Marie

Autres prières en l’honneur du Sacré-Coeur de Jésus : Neuvaine de Confiance > www , Prière de Sainte Madeleine-Sophie > www , Acte d’Offrande > www  et prière de Confiance > www composés par Saint Claude de La Colombière, « Souvenez-Vous » au Sacré-Coeur > www , Prière au Coeur Eucharistique de Notre-Seigneur > www , Prière d’union aux dispositions du Coeur de Jésus en forme de litanies > www .

Publié dans : De liturgia, Prier avec nous | le 30 juin, 2010 |2 Commentaires »
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