2011-89. De la préparation de notre couronne de l’Avent.

« Allez! allez! Dépêche-toi un peu, Frère Maximilien-Marie!
J’ai hâte que notre couronne de l’Avent soit prête!
Es-tu allé couper les branches de résineux?… »

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« Ah oui! Bon, il me semble qu’il y en aura assez.
Et qu’as tu fait de l’armature? Ah! la voilà! »

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« Bien! Maintenant, tu dois disposer les branches et les bougies sur l’armature…
Oooooh, pas les bougies tout de suite, elles vont te gêner pour travailler et, maladroit comme tu l’es, tu risques de les faire tomber! »

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« Non, je ne veux pas de cette guirlande cette année :
j’ai décidé que notre couronne resterait très sobre, presque minimaliste… »

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« En revanche, je veux bien que tu y accroches les petits oiseaux dorés! »

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« Voilà! Ce n’est pas trop mal…
Ah, tiens! La guirlande, mets-la donc en décoration avec le reste des branchages au pied de la statue de la Sainte Vierge, à l’entrée de la terrasse! »

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« Bon! Hé bien, tu n’as plus qu’à mettre notre couronne de l’Avent en place… »

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« Et puis n’oublie pas d’en accrocher une petite à notre huis! »

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« Vraiment, il faut toujours tout te dire…
Puis il me faut rester à côté de toi pour vérifier que tu as bien compris et que tu ne fais pas les choses de travers : c’est fatigant!
Maintenant j’ai les yeux qui se ferment tout seuls… »

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« … j’ai vraiment bien mérité ma p’tite sieste, moi! »

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2011-89. De la préparation de notre couronne de l'Avent. dans Chronique de Lully couronnechat

Publié dans : Chronique de Lully, De liturgia | le 26 novembre, 2011 |3 Commentaires »

2011-88. Sept conseils de Saint François de Sales pour bien commencer la nouvelle année liturgique et y accomplir d’authentiques progrès spirituels.

24 novembre.

Au fur et à mesure de mes lectures et méditations de ces dernières semaines, j’ai – comme à l’accoutumée – recueilli des citations de Saint François de Sales ; j’en ai finalement sélectionné sept (il fallait bien se limiter!) qui m’ont semblé particulièrement intéressantes. Les approfondir aide à développer des pistes de réflexion et peut susciter de « saintes résolutions » spirituelles pour la nouvelle année liturgique, qui va commencer samedi soir.
Ce nouveau cycle de la vie de nos âmes je souhaite qu’il soit vraiment, pour chacun d’entre vous, un « an de grâce »…

 Lully.

Saint François de Sales (image d'Epinal)

1 – « Les années s’en vont, et l’éternité s’approche de nous : que puissions-nous tellement employer ces années en l’amour divin que nous ayons l’éternité et sa gloire. » (Vraie et solide piété, chap. LIX)

Une année liturgique s’achève et une autre recommence : la fin d’un cycle et le début d’un nouveau sont des moments particulièrement propices pour établir des « bilans » et concevoir des « projets ».

Où en suis-je dans ma vie chrétienne? Suis-je capable de discerner ce qui a été positif et ce qui a été négatif (ou moins positif) depuis le temps de la préparation à Noël de l’an dernier? Me suis-je laissé mener par les évènements, de manière passive, sans réflexion et sans « maîtrise »? Ou bien ai-je fait de véritables efforts pour progresser spirituellement?

Saint François de Sales me rappelle que le temps ne m’est donné qu’en vue de préparer l’éternité, et que seule la pratique de l’amour divin (les deux préceptes de la charité : aimer Dieu de tout son coeur, de toute son âme, de toutes ses forces et de tout son esprit, et son prochain comme soi-même – cf. Luc. X, 25-28) nous permettra d’entrer dans la vie éternelle de bonheur et de paix.

Quels efforts dois-je entreprendre pour que cette nouvelle année liturgique qui commence soit marquée par des progrès réels et durables?

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2 – « Il faut avoir un coeur grand et de longue haleine : les grandes choses ne se font qu’à force de temps et de patience. Ce qui croît en un jour meurt en un autre. » (Lettre)

Saint François de Sales nous rappelle tout d’abord ici qu’il nous faut avoir « un coeur grand », c’est-à-dire un coeur qui « voit » grand, un coeur qui nourrit de véritables ambitions spirituelles (pas des ambitions humaines limitées à cette terre passagère), un coeur qui ne se contente pas de choses étriquées, de demi-vertus, de spiritualité au rabais, mais qui recherche vraiment la sainteté.

Et tout aussitôt il laisse entendre qu’il ne suffit pas d’ « avoir l’intention », mais qu’il faut tendre à la sainteté concrètement par des actes.

Dans la concision remarquable de cette phrase, le saint évêque fait surgir l’image de la course à laquelle s’adonnent les sportifs ; car il s’agit bien d’une course à la sainteté dans laquelle le chrétien est engagé, et comme tout bon sportif il lui faut :
1) être persévérant : l’expression « un coeur… de longue haleine » montre bien que l’effort spirituel comme l’effort sportif doit être un travail long et régulier, endurant et tenace ; pas un enthousiasme passager.
2) exercer la patience : Dieu est patient avec nous ; il nous faut apprendre à être patients avec nous-mêmes de la même façon que Dieu l’est avec nous, ne pas renoncer lorsque nos essais nous semblent infructueux ni baisser les bras lorsque nous tombons, mais faire un nouvel acte de volonté et recommencer notre effort.

Patience et persévérance sont les qualités indispensables à tout effort spirituel pour qu’il porte un fruit d’éternité.

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3 – « Si nous ne voulons être saints que selon notre volonté, nous ne le serons jamais ; il faut l’être selon la volonté de Dieu, se plier de bonne grâces à toutes les exigences de sa position. » (Lettre)

La sainteté est le but, l’aboutissement normal de toute vie chrétienne.

On ne peut pas entrer au Ciel si l’on n’est pas saint : or c’est pour que nous allions au Ciel que Dieu nous a créés et nous a rachetés. La sainteté, telle est la volonté de Dieu pour nous.

La sainteté réside dans l’accomplissement du projet unique et tout à fait personnel que Dieu a sur nous ; se sanctifier, c’est correspondre à ce que Dieu veut de nous. Ni plus ni moins.
« Devenir un saint » ne consiste pas à faire ce que nous pensons être bien, selon des vues personnelles, mais à obéir aux desseins divins sur nous.

La première et la plus essentielle manière d’obéir à Dieu consiste à être fidèles aux devoirs de sa position et de sa vocation personnelle : une femme mariée qui négligerait ses devoirs d’épouse et de mère de famille pour suivre un emploi du temps de religieuse cloîtrée avec quantité d’heures de prière, un chef (d’Etat ou d’entreprise, un supérieur ecclésiastique… etc.) qui ne voudrait pas exercer l’autorité qui lui a été confiée et suivrait ses subordonnés au lieu de les entraîner, un étudiant qui sécherait continuellement les cours pour passer ses journées à faire du soutien scolaire auprès d’enfants défavorisés… etc. pourraient imaginer accomplir de bonnes choses, mais en réalité ils seraient en dehors des voies de la sainteté que Dieu a voulue pour eux.

Ce n’est pas parce qu’une chose est théoriquement une bonne action, qu’elle est concrètement ce que Dieu attend de moi. Avant toute autre chose, il importe donc que chacun cherche à connaître loyalement et exactement ce qu’est la volonté de Dieu pour lui.

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4 – « Tenez votre coeur au large ; reposez-le souvent dans les bras de la divine Providence : courage! courage! Jésus est nôtre! Qu’à jamais nos coeurs soient à Lui! » (Lettre)

La volonté de Dieu n’est pas un caprice de dictateur : Dieu, qui nous a créés, qui nous a créés par amour, qui a fait de chacun de nous un être unique aimé d’une manière unique, sait mieux que nous ce qui est bon pour nous et connaît parfaitement ce qui nous permettra d’atteindre notre épanouissement maximal, déjà sur cette terre et, bien sûr, dans l’éternité.

A la volonté de Dieu sur nous, qui est l’expression d’un amour personnel unique, il n’y a pas de meilleure réponse que le don de nous-mêmes dans la confiance et l’amour.
Dieu qui, selon une autre expression de Saint François de Sales, « est Dieu du coeur humain »
(Traité de l’Amour de Dieu), attend que nous lui donnions notre coeur.

Saint François de Sales nous rappelle ici que la confiance et l’abandon sont indissociables du véritable amour : si donc nous sommes convaincus que Dieu nous aime, nous n’avons rien de mieux à faire que nous abandonner avec la plus entière confiance aux dispositions de Sa divine Providence, que cette citation évoque sous les traits d’une mère berçant avec tendresse son nourrisson.

L’abandon à la divine Providence, la confiance en Dieu et Son amour ne sont cependant pas des « assurances tous risques » qui ôtent de nos chemins toutes les difficultés, tous les obstacles, toutes les souffrances ; mais ils sont la source de la force intérieure qui nous permet de les affronter avec courage et de les vaincre, parce qu’ils mettent Jésus au centre de nos coeurs, au centre de nos vies et que Jésus a vaincu le mal…

Tenir son coeur au large, c’est se dilater, s’épanouir : les épreuves et les souffrances du temps présents, par la pratique de l’amour divin en union avec Jésus, deviennent un tremplin ; au lieu de nous ratatiner sur nous-mêmes, elles nous permettent de croître en vertu, de grandir dans la charité et d’être associés à la victoire du Christ!

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5 – « Le mérite de la Croix ne consiste pas dans sa pesanteur, mais dans la manière avec laquelle nous la portons. » (Sermon 10)

On ne peut pas être chrétien sans porter la Croix à la suite de Jésus (cf. Luc. IX, 23). Et la Croix est essentiellement un instrument de supplice, infamant et très douloureux…

Toutefois, la valeur de la Croix ne réside pas dans la grandeur ni dans l’intensité des souffrances qu’elle produit, mais dans l’amour avec laquelle nous les portons.
Celui qui subit de très grandes souffrances et épreuves, mais à contre-coeur, en râlant (jusqu’à douter de la bonté de Dieu), en les maudissant, en s’aigrissant, en faisant de ses souffrances l’occasion et le prétexte pour être désagréable avec les autres, celui-là ne porte pas sa Croix à la suite de Jésus et perd tout le mérite qu’il aurait pu en obtenir.
Celui qui, au contraire, reçoit les épreuves et les souffrances – même si elles sont objectivement moins lourdes que celles de l’homme évoqué précédemment – avec patience et abnégation, sans  repli sur lui même mais en les unissant généreusement à celles du Christ Rédempteur, sans amertume stérile mais en s’efforçant de vivre à travers elles le dépassement de l’amour, devient véritablement chrétien – c’est-à-dire un autre Christ – et il amasse des trésors pour la vie éternelle.

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6 – « Il vaut mieux faire des pénitents par la douceur, que des hypocrites par la sévérité. » (Esprit de saint François de Sales – 1ère partie, chap. IX)

On ne peut pas parler de Saint François de Sales ni le commenter sans évoquer sa douceur, devenue proverbiale. Cette citation est tout à fait dans la continuité du passage où il explique qu’on attrape plus de mouches avec une goutte de miel qu’avec un tonneau de vinaigre.

Le zèle du chrétien pour faire triompher le bien et pour établir le règne de Notre-Seigneur – dans les âmes et dans la société – ne doit pas être un zèle amer ; il ne doit en aucune manière représenter une forme de coercition morale ou psychologique.

Certes, il faut amener les hommes à connaître Dieu et à recevoir son salut. Certes aussi, il convient de ne pas laisser attenter à l’honneur de Dieu et aux droits de la Vérité. Certes encore, il importe de ne pas rester indifférent ou passif en face de la prolifération du péché qui fait tomber les âmes en enfer. Certes enfin, il est nécessaire que, par la pratique d’une authentique pénitence, le coeur des hommes se détourne des chemins du mal et marche vers le Salut…

Le moyen le plus efficace dont dispose un chrétien pour travailler à la conversion des coeurs, c’est de se sanctifier lui-même par la pratique personnelle des vertus évangéliques.
La conquête à laquelle tout chrétien est appelé, est une conquête des coeurs. Or on ne conquiert les coeurs que par la douce persuasion de l’amour.

Un chrétien qui voudrait imposer à tous les hommes le respect de Dieu et de ses lois par des manifestations et des structures purement extérieures, montrerait qu’il n’a pas vraiment compris les enseignements et les exemples de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

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7 – « Bienheureux les coeurs pliables, car ils ne rompront jamais! » (Entretiens, I)

Jean de La Fontaine avait-il en tête cette citation du saint évêque lorsqu’il écrivit « Le chêne et le roseau »?
C’est en tout cas un enseignement similaire qu’on retrouve dans la fable et dans les entretiens familiers par lesquels Saint François de Sales formait les premières Visitandines à l’esprit de la nouvelle fondation.

Tout comme l’enseignera plus tard le fameux fabuliste à propos de certains évènements du monde, dans l’ordre spirituel Saint François de Sales apprenait aux Soeurs de la Visitation à rester souples et malléables sous la main de Dieu et à ne point se raidir intérieurement en face des épreuves permises par la Providence.

Les durcissements ou la dureté avec laquelle il arrive que des chrétiens affrontent certaines contradictions ou certaines contrariétés, certains évènements ou certaines souffrances, certaines oppositions ou certaines épreuves, sont finalement bien plus révélateurs de fragilité et de faiblesse que de vertu et d’intelligence, tandis que certaines souplesses et capacités d’adaptation aux circonstances révèlent au contraire un « savoir-faire » qui découle réellement de l’action du Saint-Esprit dans une âme (cf. Gal.V, 22 ).

Armoiries de Saint François de Sales

Et n’oubliez pas la belle tradition de la Couronne de l’Avent
dont j’avais déjà eu l’occasion de parler ici > www.

Recette du Mesnil-Marie : Soupe au potiron et aux châtaignes.

chats et potirons

Voilà bien longtemps que je ne vous ai pas proposé de recettes et on m’en a fait la remarque!!!
Pour ces soirs d’automne, où la nuit descend si vite, je vous propose de mettre dans vos assiettes un légume de saison à la couleur flamboyante : le potiron aux formes généreuses. Il existe plusieurs variantes de soupes à base de potiron. Celle que je vous suggère ci-dessous l’associe à un autre fruit d’automne : la châtaigne, l’un des fruits emblématiques, pour ne pas dire le fruit emblématique de notre Vivarais…

Ingrédients (pour 4 personnes) :

400g de potiron ; 1 carotte ; 1 oignon ; 400 grammes de châtaignes épluchées ; du sel ; de la crème fraîche (liquide, semi-épaisse ou épaisse : c’est à la convenance de chacun) ; une pincée de muscade ; 1 litre et demi à 2 litres d’eau (en fonction de la consistance que l’on désire).

N.B. : On peut faire cette soupe même sans muscade (tout le monde n’en apprécie par le goût) et sans crème (si on a un régime qui la proscrit!).

Préparation :

Coupez les légumes et les mettre dans la marmite (rien ne vaut les « bonnes vieilles » marmites en fonte!) au fond de laquelle vous aurez commencé à faire chauffer un fond d’huile d’olive : faire revenir les légumes deux à trois minutes dans cette huile, puis recouvrez d’eau et laissez cuire une bonne demi-heure, après que l’eau a commencé à bouillir. Ajoutez la muscade et mixez. Ajoutez la crème dans la soupière juste avant de servir (il est préférable qu’elle ne bout pas), ou bien laissez là dans un pot sur la table et chacun l’ajoutera à sa convenance.

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Publié dans : Recettes du Mesnil-Marie | le 24 novembre, 2011 |3 Commentaires »

2011-87. Les autruches.

Mardi 22 novembre 2011,
fête de Sainte Cécile.

Ce n’est pas de Sainte Cécile que je veux vous parler aujourd’hui, même si c’est une sainte que nous aimons beaucoup au Mesnil-Marie.
En effet, nous sommes aussi dans la dernière semaine de l’année liturgique : après le « dimanche de la fin des temps » que nous venons de célébrer, cette semaine est traditionnellement consacrée à méditer d’une manière plus particulière sur les fins dernières.
Voici pourquoi, pour répondre à la demande de l’une de mes lectrices qui m’a écrit pour me demander si je n’avais pas encore quelqu’une des petites bandes dessinées de Frère Maximilien-Marie à publier, parce que je ne l’ai pas fait depuis plusieurs mois, je suis allé « furler » (
verbe spécifiquement ardéchois qui signifie : fureter, rechercher avec insistance – cf. Claudine Fréchet : Dictionnaire du parler de l’Ardèche) dans ses affaires et j’en ai trouvé une tout à fait en rapport avec cette dernière semaine du temps liturgique.
Ainsi que nous l’enseigne le Saint-Esprit, dans le livre de l’Ecclésiastique : « Dans toutes tes oeuvres, rappelle-toi tes fins dernières, et jamais tu ne pécheras – In omnibus operibus tuis memorare novissima tua et in aeternum non peccabis! » (
Eccli. VII, 40).

 Lully.          

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2011-87. Les autruches. dans Bandes dessinées lesautruches1

lesautruches2 autruches dans De liturgia

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Autres bandes dessinées publiées sur ce blogue :
- Grindsel le séraphin se pose quelques bonnes questions > www.
- Pas meilleurs que les autres > www.
- Le Rosaire redoutable aux démons > www.
- Concurrence > www.
- La préférée de Dieu > www.
- Une lettre pour toi > www.
- Comment se forment les perles > www.
- Saint Joseph et le placage > www.
- Au jour le jour > www.
- A l’école de Saint Louis de Gonzague > www.
- Vacances? > www.

Publié dans : Bandes dessinées, De liturgia, Lectures & relectures | le 22 novembre, 2011 |1 Commentaire »

Méditation au soir du dernier dimanche après la Pentecôte.

Hans Memling - triptyque du Jugement dernier

L’Evangile de ce dernier dimanche après la Pentecôte (Matth. XXIV 15-35) nous a fait entendre les paroles de Notre-Seigneur annonçant la fin des temps et son retour glorieux « pour juger les vivants et les morts », ainsi que nous le confessons dans le Credo.

L’année liturgique s’achève, et dans ce jour qui s’achève nous nous souvenons que la vie de l’homme sur la terre va elle aussi vers son achèvement : chaque jour nous rapproche de notre fin…

Tout aura une fin.
Et à la fin de tout viendra l’épilogue majestueux : « Alors apparaîtra dans le ciel le signe du Fils de l’homme (
la Croix) ; et alors toutes les tribus de la terre se lamenteront ; et l’on verra le Fils de l’homme venir sur les nuées du Ciel avec grande puissance et majesté » (Matth. XXIV, 30).

Jésus, qui jadis est venu sur terre dans la pauvreté, dans l’effacement et dans la douleur pour racheter nos âmes et nous enseigner le chemin du Ciel, a le droit de revenir dans tout l’éclat de Sa gloire, à la fin des temps, afin de recueillir les fruits de Son oeuvre de salut, les fruits de la Rédemption par Son Sang.

Il sera notre juge. Et comme Il nous l’a annoncé, Il nous jugera sur la manière dont nous aurons vécu et pratiqué l’amour : « Venez, les bénis de Mon Père, recevez en héritage le Royaume… car J’ai eu faim et vous M’avez donné à manger, J’ai eu soif et vous M’avez donné à boire… Dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de Mes frères, c’est à Moi que vous l’avez fait » (Matth. XXV. 34 & 40).
Son précepte d’amour – amour de Dieu et amour du prochain – sera le code selon lequel chacun de nous sera examiné : bienheureux serons-nous si nous avons beaucoup aimé! « Ses péchés, ses nombreux péchés lui ont été remis parce qu’elle a montré beaucoup d’amour » (
Luc. VII, 47) déclarait Notre-Seigneur au sujet de la pécheresse. Plus notre amour sera grand et profond, mieux il effacera les péchés, les misères, les défauts et les fautes dans lesquels nous retombons chaque jour, malgré notre bonne volonté.

« C’est une affaire de grande importance pour l’âme, écrit Saint Jean de la Croix, d’exercer en cette vie les actes d’amour, afin que se perfectionnant en peu de temps, elle ne s’arrête longtemps ici-bas ou là-haut, sans voir Dieu » (Vive Flamme, I).
Le Docteur Mystique fait allusion à l’âme enflammée d’amour divin qui aspire ardemment au Ciel pour voir son Dieu face à face et L’aimer davantage.

Quoi qu’il en soit, un intense et persévérant exercice de la charité surnaturelle peut seul conduire à l’union à Dieu, tant sur la terre que dans l’éternité bienheureuse.
Bienheureuse l’âme qui, au soir de sa vie, parce qu’elle aura pratiqué cet amour en conformité avec le Divin Coeur de Jésus, pourra paraître sans crainte au jugement, car ce jugement sera sa joie et son bonheur éternels!

« C’est à Vous, Seigneur notre Dieu, qu’il nous faut adhérer toujours, afin que, par Votre secours continuel, nous puissions vivre en toute sainteté, piété et droiture.
Le poids de notre faiblesse nous entraîne vers ce qui est bas ; mais Votre grâce nous rend ardents et nous nous élevons, nous nous enflammons et remontons des profondeurs, disposant des ascensions dans notre coeur.
Alors nous chantons le cantique de l’élévation, nous brûlons de Votre feu et nous allons à Vous!
Où allons-nous?
En haut, vers la paix de la Jérusalem céleste, comme il est écrit : « Je me suis réjoui de ce qui m’a été dit : nous irons dans la Maison du Seigneur« .
C’est ici que s’établira la bonne volonté, afin que nous n’ayons plus d’autre désir que d’y demeurer éternellement.
Tant que nous vivons dans ce corps mortel, nous voyageons vers Vous, Seigneur ; nous n’avons pas ici-bas de demeure permanente, mais nous sommes en quête de celle qui doit venir, puisque notre domicile est dans le Ciel.
Avec le secours de Votre grâce, j’entre dans le secret de mon coeur, et j’élève vers Vous mes chants d’amour : vers Vous, mon Roi et mon Dieu! » (
notre Bienheureux Père Saint Augustin).

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Publié dans : De liturgia, Prier avec nous | le 20 novembre, 2011 |2 Commentaires »

2011-86. La nausée.

A l’occasion de la fête de Saint Maurice, en septembre dernier,  Frère Maximilien-Marie avait publié un texte de son amie Isabelle intitulé « Chevaliers des temps modernes » (ici > www).
Maître Guizmo, le chat d’Isabelle, m’a fait parvenir il y a deux jours un autre texte rédigé par notre amie. Je vous en citais un passage dans ma chronique d’hier (cf.> www) et je le livre aujourd’hui tout entier à votre réflexion, en remerciant « chat-leureusement » Isabelle et Guizmo…
J’ai conscience que la liberté de parole et le ton d’Isabelle ne seront pas du goût de tout le monde, mais – tout comme Frère Maximilien-Marie et tout comme moi-même – elle n’écrit pas pour plaire, mais pour exprimer des vérités et provoquer à de salutaires sursauts de réflexion et d’action.

Lully.

Le chat Guizmo

Maître Guizmo, mon ami bruxellois

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La Nausée :

Crise, crise, crise.  Le mot se retrouve partout, et pourtant le glas sonne depuis longtemps mais combien pour entendre???
Plus de trente ans que les symptômes se sont montrés, plus de trente ans d’inertie politicienne, d’aveuglement d’économistes à la solde d’un néo-libéralisme qui a fait de nous des cons-sommables…
Mais comment en est-on arrivé à cela, comment a-t-on pu nous berner à ce point, comment se fait-il que nous ayons cru à tous ces discours sur un bien-être tout éphémère que nous avons pu croire enraciné?
C’est que depuis bien longtemps on nous a coupé de nos racines !

Merci aux amis facebookiens ou autres qui me mettent en garde contre le franc-parler.  C’est que, voyez-vous, c’est de me taire que je m’éteins.  Je n’ai jamais eu pour vocation de me museler, je ne laisserai donc à personne d’autre la joie de m’y contraindre. Petite, mon père me demandait si ma langue n’était jamais fatiguée. Déjà je trouvai la question saugrenue, ce n’est donc pas aujourd’hui que je changerai.

Si aujourd’hui des réseaux dit sociaux existent, autant les utiliser, non pas comme d’aucuns en ont peur, peur d’être fichés, réduits au silence. Puisque réseaux il y a,  utilisons-les pour clamer, informer, penser et proposer, crier et non nous taire.  Et même si tout ce que nous y disons est archivé, et bien tant mieux. D’éminents spécialistes de la communication mettent en garde par rapport au fait que sur ces réseaux tout est entendu, vu. Retournons donc l’arme et utilisons cette fenêtre de prime abord sans vue pour faire voir, non pas nous-mêmes, mais ce monde qui n’est qu’imposture, faciès non aimable. Il nous incombe de nous éduquer pour changer la face du monde…

Quand je parle de conjuguer divers discours, ce n’est pas bien sûr chercher à plaire aux uns, aux autres, mais à rassembler tous les éléments d’une situation et mettre le doigt sur l’ensemble de ce qui y a conduit, car nous le savons tous, l’état déplorable dans lequel se trouvent nos sociétés n’est pas le seul fait de l’argent, de l’endettement des pays, de la compétitivité …etc, mais aussi la conséquence de toute une manière de concevoir (con-se-voir???) ou de ne pas concevoir nos modes d’être, notre façon d’envisager la vie, nos attitudes face aux défis, nos responsabilités ou à l’inverse l’absence d’actes et de décisions dans chaque pan de nos existences. La crise dite économique n’est que le sommet de l’iceberg, bien plus profondément enfoui. Et c’est bien là que cela dérange même le plus. Ainsi aucun n’échappe à sa conscience, ni vous, ni moi!
On nous entraîne à ne plus réfléchir, mais à « jouir », à ne plus écrire pour mieux oublier, à ne pas voir pour ne pas devoir regarder, à ne pas entendre pour ne pas avoir à écouter, à ne pas nous poser de questions pour ne pas remettre en question, à nous divertir sans cesse afin de ne pas oser nous affronter…

Les Romains, bien avant notre ère, avaient déjà appliqué, mais comme on n’apprend plus l’Histoire (en tant qu’apprentissage de la réflexion personnelle), la jeunesse ne sait plus.
Aussi, les moyens qui nous sont donnés de nos jours, nous pouvons les saisir pour démontrer que les citoyens que nous sommes ne sont pas les cons que les politiciens voudraient que nous soyons.
Si les politiciens étaient aussi intelligents qu’ils s’échinent à nous le faire croire, il y a longtemps qu’ils écouteraient d’autres discours que les leurs…
Ne tourne en rond que celui qui ne tourne pas rond. C’est bien leur cas, non, puisque cela fait trente ans et plus qu’ils tournent en rond, ne voyant qu’eux. Et si nous ne nous réveillons pas, nous risquons d’être comme eux, à  nous voir tourner en rond sans jamais rien avoir compris.

Alors d’aucuns, une majorité assurément, par peur, rétorquera, «oui, mais quoi faire??? ».
Et bien justement, oser parler, crier, clamer et y voir un peu plus clair.
Car c’est de nous boucher les oreilles, de nous laisser aveugler que tout est englouti, obscur.

On le sait bien, les enfants ont peur de l’inconnu, du noir, par manque de savoir. C’est là ce qui se trame de nos jours ; on laisse dans l’ignorance et on ne donne pas le goût de la curiosité. Nous avons le choix de grandir et de devenir adultes en nous éduquant.
Mais c’est sûr, grandir fait mal ; on se blesse, on tombe, on se trompe, on s’agrippe à nos petits profits, sauf qu’on oublie qu’un tel système se grippe de lui-même. A force de ne pas vouloir ni voir ni comprendre, on n’apprend rien. Ainsi au-delà de l’argent, c’est l’or que nous avons perdu, un tout autre très-or, celui qui donne sens car dans ce monde fou tout est devenu insensé. La liberté est à ce prix! Celui d’entrer dans l’inconnu. C’est là précisément ce qui fait peur à la majorité d’entre nous. Alors on s’agrippe à ce qui qui péréclite, inéluctablement. C’est oublier que la vie n’est que mouvement. «Toute civilisation naît, grandit et meurt» rappelle Vico. C’est là le prix du renouveau, d’une renaissance.

Hier, j’ai pris la plume, ai tenté d’écrire, de comprendre, de m’informer et plus j’ai essayé, plus la nausée est remontée…  Oui, la nausée…
J’ai voulu écrire, analyser et là était bien l’erreur.
Nous clamons, c’est donc un cri, un cri est un ras-le-bol, un trop plein à évacuer, comme la nausée est le symptôme d’un trop plein à vomir.
Alors voilà, je ne suis ni politicienne, ni économiste, ni analyste, je suis comme vous, tout simplement. Je ne peux écrire qu’avec mon coeur, en haut-le-cœur, qu’avec mes tripes jusqu’à la nausée. Quitte à vous décevoir ou vous déplaire.
Ainsi, de trop d’analyses politiques, économiques, nous avons la nausée. La faim des gens est bien différente puisque ce monde là nous rend malades, jusqu’au besoin de vomir notre indignation, notre mal-être. Hier soir j’ai vomi, prise de nausées car je n’étais pas moi.  Alors si je ne peux écrire que du cœur, aujourd’hui ce sera d’un haut-le-coeur.

Ce n’est pas l’argent qui nous a rendu malades, mais ce qu’on en a fait : un dieu. Le Dieu des avoirs qui nous a coupé de notre être, d’où notre mal-être!
Au départ, l’argent est une monnaie d’échange.
Dans cette expression, l’important est bien l’échange : «Je te rends un service, plus que je ne te le vends». En contrepartie, tu m’offres tes services. Sans toi, sans moi, il n’y aurait rien, aucun échange.
Ce comportement aujourd’hui, nous l’avons effacé.  D’échange il n’est plus, de gens encore moins. Il est question de services payés. Point. Premier mal-être… D’ailleurs comment encore voir les personnes derrière les biens, les services quand tout est délocalisé, virtuel, réglé à distance. Des services bancaires on line, et personne à qui m’adresser, des commandes par internet, des rencontres virtuelles qui la plupart du temps en resteront là ou alors se mourront d’elles-mêmes à défaut de rencontre réelle. 
Time is money
, le credo libéral a fait du chemin, virtuel, lui aussi, puisque les transactions bancaires se font jour et nuit, en ligne, sans aucun contrôle, sans réflexion. Quand le monde dort, jamais l’argent ne dort… le voilà donc le mal du siècle : time is money.
«Avec le temps, va, tout s’en va» y répond le chanteur. Et là, tout fout le camp! Du temps, nous n’en avons plus, de l’argent encore moins. Alors que reste-t-il? Un grand sentiment de vide… Symptôme évident de mal-être. Plutôt que de comprendre ce vide, on cherche vite à combler, à l’image de ce que nous faisons partout : combler les trous de nos porte-feuilles, de la sécu, du budget, des temps dits morts (un temps qui ne rapporte pas est mort)…

Ce matin, c’était évident : je vous parlerai du coeur, à commencer par un haut-le-coeur, vomir le trop-plein pour laisser ce vide, condition nécessaire pour m’emplir d’autre chose que d’analyses de beaux discours. Les beaux discours, nous en entendons suffisamment et aucuns d’entre eux ne nous nourrit. Que du contraire, ils nous rendent malades plus encore en créant la peur, le mensonge, les illusions. «J’hallucine» m’étais-je écriée en écoutant un énième analyste quelconque. Ensuite, nausée.
C’est bien des drogues que l’on nous distille, mais aujourd’hui j’ai opté pour le sevrage!

De tout cela, pas de théorie, de solutions, si ce n’est à l’évidence que ce n’est qu’en nous vidant de ce qui nous pèse que nous pourrons dans un vide de cela trouver autre chose à vivre, à revivre.
Bien sûr que cela fait peur car inévitablement, le malade passe par les nausées, les hauts-le-cœur, la fièvre, les crampes qui lui dérouillent les tripes.
Hier, je croyais pouvoir éviter les nausées et finalement je me suis rendue compte que ce n’est qu’après avoir vomi que tout s’est allégé. Sommes-nous prêt à vomir tout notre mal-être, notre idolâtrie de l’argent, nos temps perdus et non vécus, à devenir des «patients» au lieu de courir après le temps, à rejeter ce qui nous rend malade, à laisser le vide faire son œuvre, nous délester du monde de l’avoir et être? Mourir au vieux monde et enfin naître? C’est sûr ça fait peur… Mais entre prendre le Prozac politique, l’anti-dépresseur économique et rechuter sans cesse, ne préféreriez-vous pas que nous prenions conscience de la racine du mal qui est d’être des déracinés de l’être, tous autant que nous sommes?
Hier j’étais malade de m’être éloignée de ce qui compte vraiment, non pas encore rafistoler, combler des trous, comme par le passé quand je travaillais en milieu économique. J’avais cru renouer avec tout cela. Et qu’ai-je constaté : je fus prise de nausées!!!

Mais alors face aux pauvres, aux délaissés, aux «délaissés pour solde de tout compte», que faire?
Ne plus accepter de rafistoler ce monde malade par le mal qui le ronge – l’avoir – mais le laisser se vider, se vomir lui-même pour qu’allégé de son enflure, du pus, enfin, il puisse renaître, différent. Je n’ai aucune solution extérieure, je n’ai qu’un remède qui vient des profondeurs. Mais accepter de se voir malade, c’est devenir «patient», c’est pouvoir entamer un chemin de guérison, question de se donner enfin le temps pour que l’argent ne soit plus monnaie sonnante du glas et trébuchante sur ses avoirs qui ne sont rien.

Puis ce matin, me demandant comment j’allais vous servir tout cela, je me suis souvenue de mon enfance, car après le haut-le coeur, revenons–en au coeur, tout simplement.
J’ai revu les jours tranquilles, les dimanches sans magasins ouverts pour combler ce que d’aucuns appellent aujourd’hui l’ennui du silence, de l’être sans le faire ou l’avoir à «tout prix», cette époque sans ordinateur, sans internet, voire sans télévision. Et si télévision il y avait, c’était en famille, question d’échanger sur le programme. Nul besoin de toutes ces sorties parce qu’incapables d’entrer en soi, d’être avec soi.  Les amis, on les voyait chez les uns, les autres, non dans le bruit d’une discothèque, d’un bar où se vomit une musique assourdissante et où personne ne s’entend où il convient, s’entend, de consommer! D’où sûrement le fait que tant de couples ne «s’entendent» plus. Tout cela aussi est à la racine de notre mal-être.
«Mais c’est bien sûr!» se serait exclamé le commissaire dans les Cinq dernières minutes : tout ce mal-être est prétexte à consommer, acheter et creuser plus encore le vide d’être pour alimenter le comble des avoirs.
C’est de perdre que nous avons peur! Si la misère est inacceptable commençons par en voir la racine : elle est en chacun de nous et c’est beaucoup plus difficile à admettre que de lui attribuer des causes uniquement extérieures. En cherchant à toujours offrir plus à nos enfants, en leur payant gadgets sur gadgets, en les comblant, nous n’avons fait que les vider de leur sève. Et même si nous avons tenté de les en préserver, la société a vite fait de nous rattraper en nous forçant la main ; tel devoir devait être fait à l’ordi, là où avant une feuille de papier un stylo suffisaient, sinon c’était un zéro pointé…
Combien ont préféré planter les gosses devant la télé pour vaquer eux-mêmes à leurs occupations? Comme il est plus facile de mettre un dessin animé que de prendre le temps de s’asseoir dans le fauteuil et raconter à son enfant une histoire dans un temps donné, temps partagé, une pause-amour, pause-refuge? Pas de télé ou de vidéo allumée, autant d’électricité d’économisée, et du temps d’amour donné. Voyez-vous où je veux en venir???

Le mal qui ronge nos sociétés n’est pas que d’argent. Le temps est d’or, nous nous sommes trompés de monnaie d’échange!

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2011-85. Le Refuge Notre-Dame de Compassion sur Facebook.

Jeudi 17 novembre 2011,
Fête de Saint Grégoire de Tours, historien des Francs.

Chers Amis,

Beaucoup d’entre vous le savent déjà, notre humble Refuge Notre-Dame de Compassion est présent sur Facebook : il y est d’abord présent sous la forme d’une « page » que même les non-inscrits peuvent consulter (cf. > www) et sur laquelle sont publiés certains de nos actualités ou de nos « coups de coeur ».

Mais Frère Maximilien-Marie y est également présent par un profil personnel.
Il ne fait pas partie de ceux qui cherchent à enfler leur liste d’ « amis » : ils sont strictement triés et relativement peu nombreux.
Il ne cherche pas à augmenter démesurément le nombre de ses contacts (ce sont essentiellement des personnes qu’il connaît et estime déjà dans la « vraie vie ») : il privilégie les échanges personnels de qualité et je peux vous assurer  qu’il y en a, j’en suis témoin!…

Lully à l'ordinateur!!!

Certains de nos amis se sont effrayés ou ont émis des réserves au sujet de cette présence sur Facebook.
Certes – nous en sommes pleinement conscients -, les réseaux sociaux sont le domaine d’une virtualité qui peut être pleine de mensonges et de tromperies ; ils permettent un « flicage » qui est véritablement effrayant, c’est vrai ; ils sont aussi l’amplificateur, la caisse de résonance et le démultiplicateur de toutes les passions et turpitudes, lâchetés et méchancetés,  péchés et tares de l’humanité, c’est encore vrai!

Mais j’attirerai justement votre attention sur le fait que les réseaux sociaux en général et Facebook en particulier ne sont que des amplificateurs, des caisses de résonance et des démultiplicateurs : ils ne sont pas l’origine de tout le mal qu’ils peuvent véhiculer.
La source de ce mal se trouve dans le coeur de l’homme
; ce mal on le trouve en toute société, parce qu’elle est composée d’hommes pécheurs. Le coeur de l’homme et, par conséquent, la société se pervertissent d’autant plus que les hommes tournent le dos à Dieu, se révoltent contre sa loi de sainteté et sont rebelles à sa grâce…

Il est bien vrai que l’on peut retrouver tout ce mal, décuplé, sur ces réseaux sociaux qui se sont tellement développés sur Internet : mais il est également vrai qu’on peut y trouver de bonnes, voire d’excellentes choses, et il est encore tout aussi vrai qu’on peut les utiliser pour de bonnes choses.
Le mal n’est pas une fatalité, et ce qui peut servir d’instrument au mal, pourquoi ne pas le faire aussi concourir à quelque bien?

Au Mesnil-Marie, nous ne sommes pas des Amish : ce n’est pas en supprimant le progrès technique que l’on éliminera le mal de la société ou du coeur de l’homme, mais c’est en y faisant pénétrer l’influence et la grâce divines le plus largement possible!

Il importe certes d’exercer un discernement, un jugement, une maîtrise et un contrôle qui soient pleinement et rigoureusement cohérents avec la foi qui nous habite et le zèle qui nous anime.
Cela n’est-il pas justement bien plus accordé à l’esprit de l’Evangile et à l’exemple des saints?
Je me souviens d’avoir lu que certains visiteurs de Niepokalanow posaient à Saint Maximilien-Marie Kolbe des questions de ce genre : « Tout de même, ces rotatives et machines à imprimer de tout denier cri, cette station de radio… pensez-vous que Saint François d’Assise aurait approuvé cela? » Et le Père Kolbe répondait calmement : « Si Saint François était là, il retrousserait ses manches et se mettrait au travail avec nous! »

Dans un texte que je vais très bientôt mettre en ligne in extenso sur ce blogue, notre amie Isabelle a écrit : « Si aujourd’hui des réseaux dit sociaux existent, autant les utiliser, non pas comme d’aucuns en ont peur, peur d’être fiché, réduits au silence. Puisque réseaux il y a,  utilisons-les pour clamer, informer, penser et proposer, crier et non nous taire.  Et même si tout ce que nous y disons est archivé, et bien tant mieux. D’éminents spécialistes de la communication mettent en garde par rapport au fait que sur ces réseaux tout est entendu, vu. Retournons donc l’arme et utilisons cette fenêtre de prime abord sans vue pour faire voir, non pas nous-mêmes, mais ce monde qui n’est qu’imposture, faciès non aimable. Il nous incombe de nous éduquer pour changer la face du monde… »

Sur Facebook, Frère Maximilien-Marie a créé et anime quelques « groupes ». Ils ont pour noms :

- « Prions pour nos malades » : conformément à son titre, ce groupe permet de recommander à tous ceux qui y sont inscrits des intentions de prière pour des personnes en souffrance (physique, psychologique et/ou spirituelle), et je puis témoigner que ces prières de personnes éloignées géographiquement mais qui ont pu se réunir en Dieu grâce à Internet, ont obtenu déjà des grâces signalées.

- « Requiem aeternam dona eis, Domine » : là encore le titre est assez explicite, c’est un groupe dans lequel sont confiés à la prière de tous les membres les âmes des personnes dont on apprend le décès.

- « Amour & Réparation » : ce groupe propose de petits jalons sans prétention, pour soutenir et encourager fraternellement ses membres dans leur marche spirituelle à l’occasion des moments forts de la liturgie (fêtes, temps liturgiques spécifiques) selon la spiritualité du Sacré Coeur de Jésus et du Coeur douloureux et immaculé de Marie.

- « Gustave Thibon » : lieu d’échanges et de partage Pour tous ceux qui trouvent un aliment intellectuel et spirituel dans les écrits, la pensée et l’exemple du « paysan philosophe » Gustave Thibon (1903-2001).

- « Défense et promotion de la réception traditionnelle de la Sainte Communion » : groupe initialement créé en protestation des abus de pouvoir de nombreux prêtres ou évêques qui, en France, ont utilisé le fallacieux prétexte de la grippe A pour interdire la réception de la Sainte Communion de manière traditionnelle et pour imposer la communion dans la main…!!!
Alors que la grippe A appartient au passé, les idéologues co
ntinuent occasionnellement leurs mesures vexatoires contre les fidèles qui persistent à vouloir recevoir la Sainte Communion sur la langue.
De son côté, notre Saint-Père le Pape enseigne par l’exemple que la manière officielle de communier, même dans la « forme ordinaire du rite romain », demeure la réception de la Sainte Eucharistie sur la langue, à genoux, avec le plateau de communion.
Sachons le dire, sachons défendre et promouvoir la manière traditionnelle de recevoir la Sainte Communion ; sachons rappeler que la « communion dans la main » n’est qu’une permission et ne constitue en aucune manière la norme liturgique.

- « A mort le Père Noël, vive l’Enfant Jésus! » : avec ce titre intentionnellement provocateur, ce groupe se propose de rassembler ceux qui en ont par dessus la tête de cet vieillard obèse et bêtifiant aux couleurs de Coca-Cola, imposé par ceux qui ont transformé la fête de la Naissance du Sauveur dans la pauvreté en une scandaleuse débauche de consommation, et qui veulent au contraire s’employer dans leur famille et autour d’eux à remettre à l’honneur les traditions chrétiennes de la fête de Noël.

- « Je soutiens et défends la doctrine légitimiste traditionnelle » : espace restreint d’échanges d’informations et de communication entre personnes de confiance qui se réfèrent de manière stricte aux principes et valeurs de la monarchie capétienne traditionnelle telles qu’elles sont défendues et promues par l’U.C.L.F. (Union des Cercles Légitimistes de France) sans cependant prétendre être un organe officiel de l’Union.

Et puis il y a, bien sûr, un groupe des « Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion« , réunissant les « facebookers » qui désirent soutenir notre oeuvre par leur prière et leur amitié.

Voici en résumé ce que notre Frère appelle parfois en riant sa « paroisse virtuelle », mais je puis vous assurer que là on a bien dépassé le stade de la virtualité informatique et qu’on est entré, en se servant des possibilités offertes par Internet et par Facebook, dans le domaine de la surnaturalité chrétienne!

Lully à l'ordinateur!!!   Lully.

Publié dans : Annonces & Nouvelles, Chronique de Lully | le 17 novembre, 2011 |6 Commentaires »

2011-84. Félines (et impertinentes) réflexions d’actualité à propos de Luther et des Borgia.

Jeudi 10 novembre 2011.

Chaque matin, je regarde quels sont les anniversaires historiques du jour : sans doute est-ce l’effet conjugué de la curiosité naturelle des chats – qui est qualité – et de l’éducation que m’a donnée mon papa-moine lequel est, vous le savez, un grand amateur d’histoire.

Aujourd’hui donc, j’ai noté l’anniversaire de la naissance de Martin Luther, le 10 novembre de l’année 1483.
Cela a réveillé en moi le souvenir de quelques réflexions que je m’étais déjà faites et que je me suis résolu à partager avec vous.

perspicace et clairvoyant

Comme j’ai un certain goût pour les formules provocatrices, j’avais même envie de donner à mon texte le titre  suivant : « Et si nous faisions l’éloge de Luther? »

Je m’explique : il n’est en aucune manière dans mon intention de faire l’apologie de ce prétendu réformateur et de défendre les hérésies par lesquelles il a non seulement semé le trouble et le désordre dans l’Eglise, mais qui ont aussi introduit dans la chrétienté occidentale des ferments durables de divisions politiques et sociétales véritablement diaboliques.
Je ne veux pas davantage disserter sur la personnalité complexe, sur les troubles psychologiques ni sur le déséquilibre spirituel de ce personnage que, pour ces raisons même et si l’on avait exercé alors un discernement digne de ce nom, l’on n’eût jamais dû accepter dans la vie religieuse ni ordonner prêtre ; je ne veux pas non plus m’étendre sur les abus réels commis par certains membres du clergé à cette époque-là, parce qu’ils ne furent qu’un prétexte et ne constituent pas le fond réel de la révolte de Luther.

Mais je voudrais faire remarquer que, sur quelques points, l’on doit reconnaître une véritable cohérence au moine apostat : lorsqu’il cessa de croire à la transubstantiation et au renouvellement non sanglant du Saint Sacrifice du Calvaire à la Messe, il cessa de la célébrer ; ayant renié ses voeux monastiques, il se mit en ménage avec une religieuse qu’il avait dévergondée ; en opposition ouverte avec la papauté, il quitta l’Eglise romaine…
C’est en cela que je serais tenté de « faire son éloge »: je me répète, non parce que je l’approuve, mais parce que finalement il fut cohérent.

Luther brûlant la bulle pontificale

10 décembre 1520 : Luther brûle la bulle « Exsurge,Domine » et le droit canonique

Cette cohérence fait défaut aujourd’hui à un certain nombre de prêtres, et même d’évêques.

En effet, je sais – parce que je suis témoin de certaines conversations qui ont lieu en notre « Mesnil-Marie » lorsque des personnes viennent rendre visite à Frère Maximilien-Marie et expriment leur souffrance en face de situations ou d’évènements qui ont lieu dans leurs paroisses ou leurs diocèses – qu’il y a des membres du clergé qui sont en désaccord profond avec le Saint-Siège et qui critiquent âprement notre Saint Père le Pape Benoît XVI dans ses efforts de restauration catholique, qui ont renié leur promesse solennelle de célibat, prononcée devant Dieu et devant l’Eglise, et vivent de manière plus ou moins discrète en concubinage, qui ne croient pas au Saint-Sacrifice de la Messe et à la doctrine eucharistique tels qu’ils ont été dogmatiquement définis par le Concile de Trente…
Je ne fais que reprendre les trois points précédemment évoqués au sujet de Luther, mais je pourrais citer aussi des erreurs et des hérésies qui portent atteinte aux points les plus fondamentaux de la foi chrétienne : la Sainte Trinité, l’Incarnation et la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, la Rédemption.

Les questions que je me pose sont donc les suivantes :
- Pourquoi ces clercs restent-ils dans l’Eglise?
- Pour quelles raisons, n’étant plus fidèles à la doctrine et à la discipline catholiques, ne rejoignent-ils pas des communautés protestantes ou des sectes professant les mêmes convictions que les leurs?
- Quel « intérêt » ont-ils à demeurer à leurs postes où, en définitive, ils ne font que semer le trouble et la confusion, oeuvrer à la perte de la foi des quelques fidèles qui fréquentent encore leurs églises, entretenir la crise et achever la liquidation spirituelle et temporelle des paroisses et des diocèses?
-Le fait qu’ils demeurent apparemment dans l’Eglise alors qu’ils sont factuellement schismatiques et hérétiques est-il motivé par une vulgaire « nécessité alimentaire », ou bien est-il mû par la détermination perverse de continuer malgré tout à « travailler à faire avancer l’Eglise » ou à « faire évoluer les mentalités » (selon la phraséologie qui leur est particulière) à l’encontre des normes et des directives du Saint-Siège?

Je m’interroge…

Alexandre VI          Martin Luther

Portraits d’Alexandre VI et de Martin Luther

Un second point sur lequel je souhaitais vous livrer quelques réflexions est lié à la diffusion d’une série télévisée intitulée « Borgia ». Je ne la regarde pas, bien évidemment, mais j’ai lu quelques publications à son sujet.
J’ai particulièrement apprécié ce qu’en a écrit le journaliste et historien Jean Sévillia sur son blogue :

« (…) Un décor fastueux, des personnages forts et une atmosphère qui laisse libre cours à la dague, au poison et aux plaisirs des sens. Sang, sexe et pouvoir : avec un tel cocktail, la série fera de l’audience. Mais quel rapport avec l’histoire, la vraie ?

«Il semble, écrit Marcel Brion, que l’on renonce volontiers à toutes les garanties de la critique historique lorsqu’il s’agit des Borgia, comme si leur seul nom, si bien chargé d’infamie, suffisait à justifier d’avance les attaques les plus violentes et souvent les moins valables» (…) s’agissant des Borgia, le mythe s’est dès l’origine substitué à la réalité : leur lecture renvoie dans la catégorie des fictions le barnum mis en scène sur Canal+.

Retracer la vie des Borgia suppose en effet de recourir aux sources authentiques et de leur faire subir un examen critique, ainsi que procèdent Brion et Cloulas, mais surtout d’éviter l’anachronisme. Du point de vue des mentalités, de l’organisation sociopolitique et même de l’institution pontificale, tout est situé et daté dans cette histoire.

(…) En 1517, les dérives romaines conduiront Martin Luther à déclarer la guerre à la papauté. En 1545, avec l’ouverture du concile de Trente, c’est l’Eglise elle-même, en réponse à la Réforme, qui s’attachera à remettre de l’ordre dans ses rangs, faisant émerger un nouveau clergé. En 1565, le troisième supérieur général des Jésuites sera François Borgia. Celui-ci, arrière-petit-fils d’Alexandre VI, mourra en 1572 et sera canonisé un siècle plus tard. Comme par hasard, ce Borgia-là n’aura jamais droit à un film. »

Mais il faut lire cet article dans son intégralité, aussi ne puis-je mieux faire que vous inviter à vous y reporter > www.

De mon côté je me faisais les réflexions suivantes :
- Quelque scandaleux qu’ait été le comportement d’Alexandre VI, et sans vouloir en aucune manière le justifier ni l’excuser, il n’en demeure pas moins que son pontificat a sans doute été moins dommageable à l’Eglise que les années qui ont suivi le second concile du Vatican sous le règne du « vertueux » Paul VI!
- Je fais mien ce commentaire de l’un des correspondants de Frère Maximilien-Marie : « La condamnable inconduite privée des mauvais clercs et des mauvais prélats n’aura, en toute bonne justice, précipité que leur âme en enfer ; les mauvais enseignements qui font perdre la foi et flattent les pécheurs font d’autres victimes! D’ailleurs il y a peu de témoins des drames d’alcôve des Borgia, il en va autrement, hélas!, de l’apostasie post-conciliaire… »
- Notre société d’une manière générale, et certaines chaînes de télévision en particulier érigent en règles de vie et en modèles les comportements les plus déviants, la licence des moeurs et l’immoralité… Toutefois elles deviennent étrangement prudes et rigoristes quand il s’agit d’évoquer la boue qui, en raison des péchés de ses enfants et non en raison de sa doctrine authentique, macule l’histoire bimillénaire de l’Eglise. A n’en pas douter, si l’on suit la « logique » de certains média, l’infidélité de Luther à ses voeux, sa violence et ses débauches seraient des qualités, alors que des comportements identiques seraient le summum de l’abomination chez son contemporain Rodrigue Borgia!

pattes de chatLully.

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Publié dans : Commentaires d'actualité & humeurs | le 10 novembre, 2011 |5 Commentaires »

« O mon Dieu, Trinité que j’adore… »

célèbre prière écrite par la


Bienheureuse Elisabeth de la Trinité

Bienheureuse Elisabeth de la Trinité

Le 8 novembre, l’Ordre du Carmel et l’archidiocèse de Dijon célèbrent la fête de la Bienheureuse Elisabeth de la Trinité, morte à 26 ans le 9 novembre 1906 (c’est parce que la date du 9 novembre est déjà « occupée » par la grande fête de la dédicace de l’Archibasilique du très Saint Sauveur au Latran que la mémoire de cette grande figure du Carmel est anticipée au jour précédant son « dies natalis »).

Je ne vais pas aujourd’hui vous faire le résumé de sa vie (on peut le trouver ici par exemple > www), mais je veux seulement signaler que cette année 2011, le 11 juillet pour être précis, à Dijon, a été ouvert le procès dit « super miro » (c’est-à-dire à propos d’une guérison qui paraît miraculeuse) en vue de la canonisation de la Bienheureuse Elisabeth de la Trinité.

Nous espérons que cette grande figure de la sainteté par l’approfondissement vécu de l’inhabitation de la Sainte Trinité dans l’âme du baptisé sera effectivement élevée dans la « Gloire » du Bernin, et en attendant nous vous encourageons tous à méditer et à prier avec elle…

Sanctae Trinitas symbolica representatio

O mon Dieu, Trinité que j’adore, aidez-moi à m’oublier entièrement pour m’établir en Vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l’éternité. Que rien ne puisse troubler ma paix, ni me faire sortir de Vous, ô mon Immuable, mais que chaque minute m’emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère. Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos. Que je ne Vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre Action créatrice.

O mon Christ aimé crucifié par amour, je voudrais être une épouse pour votre Cœur, je voudrais Vous couvrir de gloire, je voudrais Vous aimer… jusqu’à en mourir ! Mais je sens mon impuissance et je vous demande de me « revêtir de vous même », d’identifier mon âme à tous les mouvements de votre âme, de me submerger, de m’envahir, de Vous substituer à moi, afin que ma vie ne soit qu’un rayonnement de votre Vie. Venez en moi comme Adorateur, comme Réparateur et comme Sauveur.

O Verbe éternel, Parole de mon Dieu, je veux passer ma vie à Vous écouter, je veux me faire tout enseignable, afin d’apprendre tout de Vous. Puis, à travers toutes les nuits, tous les vides, toutes les impuissances, je veux Vous fixer toujours et demeurer sous votre grande lumière; ô mon Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse plus sortir de votre rayonnement.

O Feu consumant, Esprit d’amour, « survenez en moi » afin qu’il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe : que je Lui sois une humanité de surcroît en laquelle Il renouvelle tout son Mystère. Et Vous, ô Père, penchez-Vous vers votre pauvre petite créature, « couvrez-la de votre ombre », ne voyez en elle que le « Bien-Aimé en lequel vous avez mis toutes vos complaisances ».

O mes Trois, mon Tout, ma Béatitude, Solitude infinie, Immensité où je me perds, je me livre à Vous comme une proie. Ensevelissez-Vous en moi pour que je m’ensevelisse en Vous, en attendant d’aller contempler en votre lumière l’abîme de vos grandeurs.

Ainsi soit-il.

Reliquaire de la Bse Elisabeth de la Trinité (au Mesnil-Marie)

Reliquaire de la Bienheureuse Elisabeth de la Trinité
exposé au jour de sa fête dans l’oratoire du Mesnil-Marie.

Publié dans : De liturgia, Nos amis les Saints, Prier avec nous | le 8 novembre, 2011 |1 Commentaire »
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