2012-12. A la veille du grand carême, méditation sur la Magdeleine repentante de Georges de La Tour.

2012-12. A la veille du grand carême, méditation sur la Magdeleine repentante de Georges de La Tour. dans De liturgia 11repent-1

Georges de La Tour – la Magdeleine repentante

Point d’auréole, point d’extase, aucune emphase : juste cette femme, assise à une table, la tête appuyée sur la main droite, tandis que de la gauche elle semble caresser un crâne.
Toute la scène, noyée d’obscurité, n’est éclairée que par une chandelle que l’on devine derrière le crâne.
Devant elle, un miroir dans lequel se reflète le crâne : la femme ne regarde pas le crâne lui-même, mais ses yeux sont rivés sur son reflet dans le miroir. 

Toutefois, c’est plus encore à l’intérieur d’elle-même qu’elle donne l’impression de regarder…

Cette toile de Georges de La Tour appartient à la série des « Magdeleine » : il y a les deux « Magdeleine à la veilleuse » (l’une au Louvre et l’autre à Los Angeles), la « Magdeleine pénitente » (au Musée Métropolitain de New York) et cette « Magdeleine  repentante » (datée des années 1635-1640, probablement la plus ancienne de la série, actuellement conservée à la Galerie Nationale d’Art de Washington).
J’ignore si le titre attribué à cette oeuvre remonte à l’artiste lui-même ou s’il lui a été donné postérieurement, cependant, pour ce qui me concerne, je l’eusse plus volontiers appelée « Magdeleine pensive ».

L’enseignement délivré par cette oeuvre est simple : c’est une sorte de Memento mori (« Souviens-toi que tu vas mourir »). Sont ici représentés des éléments de ces « vanités » prisées par l’époque baroque : le miroir, le crâne, la chandelle… Ce sont les symboles de la fugacité des bonheurs terrestres, de la fragilité de notre existence, de la précarité de la beauté.

Marie, dite Magdeleine – c’est-à-dire de Magdala : Magdala était une bourgade sur la rive du lac de Tibériade où Marie possédait un domaine – , avait été délivrée de sept démons par le Seigneur Jésus-Christ (cf. Luc. VIII, 2 ; la tradition spirituelle y voit les sept péchés capitaux alors que les amateurs d’histoires croustillantes n’ont voulu se souvenir que de la luxure). Elle s’attacha aux pas de Notre-Seigneur et le suivit jusqu’au Calvaire : ainsi peut-elle être considérée comme l’une de ses plus fidèles disciples. Présente au pied de la Croix et lors de la mise au tombeau (tandis que les Apôtres, hormis Saint Jean, avaient fui), elle est aussi la première au tombeau, le matin de Pâques, la première à laquelle les Saints Evangiles nous rapportent que le Ressuscité apparut, lui donnant mission de prévenir les Apôtres. De là le titre d’Apostola Apostolorum – Apôtre des Apôtres – qui lui est décerné. Après l’Ascension, la tradition nous rapporte qu’elle évangélisa la région de Marseille avant de se retirer à la Sainte Baume où elle vécut une trentaine d’années dans la contemplation.

Le tableau de La Tour semble nous placer à l’instant charnière où la Magdeleine, bouleversée par la rencontre du Christ Sauveur, abandonne sa vie de mondaine pour se mettre à la suite de Jésus.
Le livre évoque celui des Ecritures Sacrées, le crâne renvoie bien entendu à la mort : la Parole de Dieu et la compréhension de la vanité des plaisirs terrestres se sont frayé un chemin dans le coeur de la courtisane et l’ont mise en face des enjeux éternels dont la vie d’ici-bas n’est que le prélude.

Plus de bijoux ou de produits de beauté sur cette table qui, il n’y a pas si longtemps encore, était peut-être une coiffeuse.
La chevelure déliée, la chemise entrouverte laissant l’épaule nue ne sont plus les signes des provocations de la débauche, mais indiquent plutôt qu’il y eu un moment de tempête et d’agitation, maintenant calmé. L’attitude générale rayonne d’une détermination réfléchie, apaisée.
Le miroir, attribut par excellence de la coquetterie, n’est plus là pour refléter des parures et des poses aguichantes, mais intervient comme témoin d’une vérité salutaire : ce que Magdeleine contemple dans le miroir, ce n’est plus son propre visage, mais le reflet du crâne.  Memento mori !

Regardons maintenant plus attentivement encore ce tableau ; une chose étonnante doit y être remarquée : alors que nous nous trouvons dans une position latérale par rapport à Marie-Magdeleine et par rapport au miroir – qui se font face – nous pouvons nous-mêmes voir le reflet du crâne dans la glace. Normalement, si nous voyons le crâne, Magdeleine ne le voit pas ; et si c’est elle qui le voit, c’est nous qui ne devrions pas le voir! Or la composition de l’oeuvre, avec en particulier le jeu du regard de la Magdeleine et du miroir ne laissent pas de place à l’hésitation : elle voit le crâne dans son miroir.
Car en fait l’artiste n’a pas peint la réalité telle qu’elle apparaîtrait sur une photographie : la manière dont il a représenté la scène traduit une intention. Ce que voit le spectateur dans le miroir, c’est aussi ce que voit la Magdeleine. Le spectateur est comme obligé par le peintre de se mettre à la place de la Magdeleine et à voir à travers son regard à elle.
Ce faisant, Georges de La Tour nous délivre un message particulièrement fort.

En effet, la figure évangélique de Marie-Magdeleine peut être comprise comme la représentante de l’humanité auprès du Christ : marquée par le péché, séduite par les vanités terrestres et se laissant entraîner par ses penchants désordonnés, elle est elle-aussi appelée à rencontrer le Sauveur, à être absoute de ses fautes, à Le suivre jusqu’au Calvaire afin d’avoir part à la joie de la vie nouvelle du Ressuscité!
Ainsi, à travers cette toile, Marie-Magdeleine engage-t-elle chacun de ceux qui regardent le tableau autrement que superficiellement à suivre son exemple. Nous devons, comme elle, abandonner les voies de la perdition, quitter les sentiers du péché et nous défier des faux semblants puisque le miroir, en définitive, dit toujours la vérité : à celui qui ne s’arrête pas à la surface des choses, il renvoie l’image de la mort.

Memento, homo, quia pulvis es et in pulverem reverteris : souviens-toi, ô homme, que tu es poussière et que tu retourneras en poussière!

20606276.461F9530lou-148x150 Magdeleine dans Lectures & relectures

Pour mieux connaître la figure de Sainte Marie-Magdeleine > www.

2012-11. Fête catholique & légitimiste à Lyon – 28 avril 2012.

2012-11. Fête catholique & légitimiste à Lyon - 28 avril 2012. dans Annonces & Nouvelles lys5

Après le succès remporté l’an dernier par la première édition (nous en avions parlé ici, cf. > www), nous sommes heureux d’annoncer la réédition de la Fête catholique et légitimiste du Lyonnais et de la Bourgogne en avril prochain : tous les légitimistes des provinces proches de Lyon (Auvergne, Bourbonnais, Bourgogne, Dauphiné, Savoie, Velay, Vivarais, et même de plus loin…) sont bien évidemment les bienvenus!

lys5 28 avril 2012 dans Vexilla Regis

Fête-catholique-légitimiste-28-avril-2012 fête catholique et légitimiste

Modalités pratiques :

- A 12h 30 : Déjeuner animé par le Choeur de la Joyeuse Garde > inscriptions obligatoires avant le 16 avril (prix du repas : 17 €/pers.)

                           ou bien repas tiré du sac (dans une salle réservée à cet effet).

- Informations & Inscriptions/réservations :
guy.m.boyard@orange.fr - 06 87 31 20 27    ou     henriburgat@free.fr - 06 76 79 63 60

- Essayons le covoiturage : aux contacts indiqués ci-dessus, signalez les places dont vous disposez ou votre demande.

lys5 légitimisme

 

Publié dans : Annonces & Nouvelles, Vexilla Regis | le 17 février, 2012 |Commentaires fermés

2012-10. La place d’honneur, la place centrale, doit revenir à Jésus!

Le 15 janvier 2012, a eu lieu la quatrième « Rencontre pour l’Unité Catholique » (appelée aussi « Réunicatho », voir le site > www).

Un mois après, ce 15 février, a été publié le très intéressant texte de l’intervention de Son Excellence Monseigneur Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte-Marie d’Astana, et secrétaire de la Conférence des évêques catholiques du Kazakhstan.
Cet exposé était intitulé : « La nouvelle évangélisation et la sainte liturgie ». On en trouvera le texte complet ici > www, et je ne peux que vous encourager à le lire et à le relire avec la plus grande attention.
Les premiers paragraphes – paragraphes introductifs – contiennent, fort bien exprimées, des réflexions sur l’orientation de la célébration et la place du tabernacle qui ne sont finalement que de bon sens (mais le bon sens n’est pas la chose au monde la mieux partagée, surtout dans certains milieux ecclésiastiques!). J’y souscris totalement ; j’ai déjà eu l’occasion d’écrire à ce sujet (cf. > www ou encore > www), et je ne résiste pas au plaisir de reprendre ci-dessous le texte de ces quatre premiers paragraphes.

Lully.

2012-10. La place d'honneur, la place centrale, doit revenir à Jésus! dans De liturgia 591115t8qpmw0bs5

C’est Dieu, c’est Jésus Eucharistie, c’est la Croix
qui sont au centre du culte chrétien authentique. 

Extraits de l’intervention de
Monseigneur Athanasius Schneider,
intitulée « la nouvelle évangélisation et la sainte liturgie »

« Pour parler correctement de la nouvelle évangélisation il est indispensable de porter tout d’abord notre regard sur Celui qui est le véritable évangélisateur, à savoir Notre-Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, le Verbe de Dieu fait Homme. Le Fils de Dieu est venu sur cette terre pour expier et racheter le plus grand péché, le péché par excellence. Et ce péché par excellence de l’humanité consiste dans le refus d’adorer Dieu, dans le refus de Lui réserver la première place, la place d’honneur. Ce péché des hommes consiste dans le fait qu’on ne porte pas attention à Dieu, dans le fait qu’on n’a plus le sens des choses, voire des détails qui relèvent de Dieu et de l’adoration qui Lui est due, dans le fait qu’on ne veut pas voir Dieu, dans le fait qu’on ne veut pas s’agenouiller devant Dieu.

Face à une telle attitude, l’Incarnation de Dieu est gênante, gênante également et par contrecoup la Présence Réelle de Dieu dans le mystère eucharistique, gênante la centralité de la présence eucharistique de Dieu dans les églises. L’homme pécheur veut en effet se mettre au centre, tant à l’intérieur de l’église que lors de la célébration eucharistique, il veut être vu, il veut être remarqué.

C’est la raison pour laquelle Jésus Eucharistie, Dieu incarné, présent dans le tabernacle sous la forme eucharistique, on préfère Le placer sur le côté. Même la représentation du Crucifié sur la croix au milieu de l’autel lors de la célébration face au peuple est gênante, parce que le visage du prêtre s’en trouverait occulté. Donc l’image du Crucifié au centre aussi bien que Jésus Eucharistie dans le tabernacle également au centre de l’autel, sont gênants. En conséquence la croix et le tabernacle sont déplacés sur le côté. Pendant l’office, les assistants doivent pouvoir observer en permanence le visage du prêtre, et celui-ci prend plaisir à se mettre littéralement au centre de la maison de Dieu. Et si par hasard Jésus Eucharistie est quand même laissé dans son tabernacle au centre de l’autel, parce que le ministère des Monuments Historiques, même sous un régime athée, a interdit pour des raisons de conservation du patrimoine artistique de le déplacer, le prêtre, souvent tout au long de la célébration liturgique, lui tourne sans scrupules le dos.

Combien de fois de braves fidèles adorateurs du Christ, dans leur simplicité et leur humilité, se seront écriés : « Bénis soyez-vous, les Monuments Historiques! Vous nous avez au moins laissé Jésus au centre de notre église». »

Maître-autel-avant-réforme-liturgique-Copie-215x300 Athanasius Schneider dans Lectures & relectures

Basilique de Lalouvesc : le sanctuaire avant la « réforme liturgique »
un somptueux maître-autel de marbre et de bronzes dorés (anges & saints)
surélevé du sol par trois degrés
surmonté d’un ciborium couvrant la châsse et la statue de St Jean-François Régis.

lalouvesc_131100286312943200-300x294 autel

Basilique de Lalouvesc : le sanctuaire après la « réforme liturgique »
l’autel n’est plus qu’une dalle de pierre carrée sur un cylindre de pierre bouchardée
posé à même le sol.
Le tabernacle a été relégué au fond de la chapelle absidale
le reliquaire de St Régis a été mis sur le côté, tous les ornements de bronze et même les insignes de la basilique ont disparu.

Sur ce même sujet voir aussi la B.D. :
« Grindsel le séraphin se pose quelques bonnes questions », ici > www.

Grindsel-se-pose-de-bonnes-questions-001-Copie-3-Copie liturgie

Publié dans : De liturgia, Lectures & relectures, Textes spirituels | le 16 février, 2012 |3 Commentaires »

2012-9. 15 février 1982 : un certain cardinal Ratzinger était appelé à demeurer à Rome pour y servir l’Eglise.

Mercredi 15 février 2012,
fête de Saint Claude de La Colombière.

Notre amie Béatrice, dans son excellent site « Benoît et moi », met en ligne aujourd’hui la traduction qu’elle a faite d’un article paru en italien dans l’Osservatore Romano de ce jour.
Cet article s’intitule « Trente ans après » parce qu’il rappelle que, jour pour jour, « il y a trente ans, le 15 Février 1982, était rendue publique la nouvelle que Jean-Paul II, allant à l’encontre du désir du cardinal Joseph Ratzinger, le déchargeait de la gouvernance pastorale du diocèse de Freising et Munich.
Le 25 novembre précédent, en effet, le cardinal allemand de 54 ans avait été nommé par le Pape comme préfet du premier dicastère de la Curie romaine, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Ainsi, après avoir conservé près de trois mois encore la direction de ce grand diocèse bavarois, en ces jours de février, Ratzinger s’installe à Rome. (…) Depuis février 1982, le cardinal allemand n’a plus jamais quitté Rome ».

2012-9. 15 février 1982 : un certain cardinal Ratzinger était appelé à demeurer à Rome pour y servir l'Eglise. dans Commentaires d'actualité & humeurs montaneros

1982 : le Cardinal Joseph Ratzinger fait ses adieux au diocèse de Munich pour s’installer à Rome
(ici avec les montagnards bavarois en costume traditionnel) 

Trente ans donc de présence à Rome pour celui qui est devenu, le 19 avril 2005, notre Saint-Père le Pape Benoît XVI.
Trente ans de présence continue et laborieuse…
Hormis toutefois pendant les courtes périodes de vacances de la Curie, qui permettaient au Cardinal Ratzinger de retourner dans sa petite maison, voisine de la ferme de Pentling : il l’avait achetée en vue de sa retraite, qu’il eût souhaitée discrète, modeste, paisible, studieuse… et accompagnée de chats!
Je vous avais parlé, in illo tempore, de la publication de cette biographie du Cardinal Ratzinger – depuis sa naissance jusqu’à son élévation au Souverain Pontificat – rédigée par Chico, le chat roux de la ferme de Pentling qui, lorsque le bon prélat revenait dans sa Bavière natale, désertait la maison de ses maîtres pour s’installer chez son grand ami Joseph (cf. > www) [1].
Moi, je l’ai toujours pensé : un prélat qui aime les chats et qui – en plus – est aimé d’eux, ne peut que faire un bon Pape! (voir aussi > www).

« Je ne le connais pas, mais ses yeux sont bons », ces paroles d’une romaine quelque jours après l’élection de Benoît XVI, citées par l’article qu’a traduit notre amie Béatrice, rejoint l’expérience de l’épouse de l’un des officiers de l’Ecole de Cavalerie de Saumur lors de la béatification du Père Charles de Foucauld (nota : en effet Frère Maximilien-Marie accompagnait la délégation de l’Ecole de Cavalerie et lui servait de guide pour les visites de Rome ;  il était aussi placé avec ces militaires – au premier rang, avec de beaux prie-dieu de velours rouge – à la cérémonie de béatification le dimanche 13 novembre 2005).
Cette jeune femme donc s’est trouvée en première ligne, sur le passage du Souverain Pontife, lorsqu’il a regagné la sacristie après la vénération des reliques du nouveau bienheureux ; le Pape lui a tendu la main, qu’elle a baisée avec ferveur en mettant genou en terre, puis elle a pu lui parler quelques instants pour recommander à sa prière un tout petit enfant malade. Elle fut bouleversée par la manière dont le Saint Père a plongé son regard dans le sien, avec une indicible expression d’attention, de bonté, de profonde compassion… « A ce moment-là, a-t-elle ensuite confié en substance à Frère Maximilien-Marie, j’ai eu l’impression certaine qu’il n’y avait en quelque sorte plus que lui et moi, qu’il prenait véritablement – au sens le plus fort que peut revêtir ce verbe prendre – cette intention douloureuse que je lui confiais, et j’ai compris à quel point c’est un père que nous avons à la tête de  notre Eglise… »

BenoîtXVI-soleil Benoît XVI dans Intentions de priere

Mais je continue ma lecture de l’article :
« Aujourd’hui, à trente ans du début de la période romaine de Joseph Ratzinger, ce doux berger qui ne recule pas devant les loups, le profil de la maturité d’un pontificat qui restera dans l’histoire se fait clair, dissolvant comme de la fumée les stéréotypes durs à mourir et contrastant avec des comportements irresponsables et indignes. Ces derniers finissent par s’imbriquer dans les clameurs des médias, inévitables et certainement pas désintéressées, mais qui doivent être utilisées comme une opportunité pour la purification de l’Eglise. 
Pape de la paix qui veut raviver la flamme de la primauté de Dieu, Benoît XVI est parfaitement cohérent avec son histoire. Une histoire marquée par une vision ample qui, pendant ces trente (années) romaines, a toujours cherché un souffle mondial et a été caractérisé par une oeuvre d’innovation et de purification poursuivie avec courage, ténacité et patience, conscient que depuis la nuit des temps, l’ennemi sème la zizanie (l’ivraie) dans le champ. 
C’est pourquoi le Pape indique sans relâche la nécessité d’un renouveau continu (Ecclesia semper reformanda [2]), rappelant que la sainteté de l’Église ne sera pas obscurcie si, à l’écoute de la vérité, elle reste proche de l’unique Seigneur ».

Oh, combien nous souscrivons à ces paroles! Et plus que jamais, rendant grâces à Dieu pour les trente années romaines de celui qui s’est soumis avec humilité et obéissance aux dispositions de la divine Providence qui contrecarrait ses projets personnels, nous redisons avec ferveur les paroles de l’ « Oremus pro Pontifice nostro » : « Que le Seigneur le garde, qu’Il le conserve en vie, qu’Il le fasse heureux sur la terre et qu’Il ne le livre pas à la merci de ses ennemis »!

Lully.

Pour lire la totalité de l’article de l’Osservatore Romano sur le site « Benoît et moi », cliquer ici > www, et si vous voulez le lire en italien, ici > www.

armes-benoit-XVI-2-93x150 cardinal Ratzinger dans Lectures & relectures

[1] A ma connaissance, le très bel album « Joseph et Chico » dont j’avais relaté la parution en octobre 2007 n’a toujours pas été traduit en français, et c’est vraiment très dommage!

[2] « Ecclesia semper reformanda » : c’est un adage qui remonte au Moyen-Age et qui signifie que l’Eglise doit toujours travailler à sa propre réforme.

2012-8. Session Santé & Bien-être.

« J’ai demandé à Frère Maximilien-Marie s’il avait totalement cessé de réaliser ces petites bandes dessinées dans la lecture desquelles j’aime bien me plonger et que je sais que beaucoup d’entre vous apprécient également…
Il m’a seulement répondu par un sourire, mais lorsque je me suis réveillé de ma sieste, il m’a tendu une feuille sans rien dire : cette feuille, je l’ai reproduite pour vous ci-dessous… et j’espère que vous ne vous contenterez pas de la lire de manière superficielle!

Bonne soirée à vous tous, chers Amis… et profitez de l’invitation qui vous est faite à cette Session Santé & Bien-être! »

2012-8. Session Santé & Bien-être. dans Bandes dessinées patteschatsLully.

(cliquer sur les images pour les voir en plus grand format)

Session-Santé-Bien-être-Copie-Copie carême dans De liturgia

note :

si tu veux connaître le contenu de cette ordonnance, clique ici > www.

- Beaucoup de personnes sont capables de soutenir de gros efforts, à l’occasion d’exercices sportifs ou de « fitness », pour obtenir une plus belle apparence physique ou pour retrouver une meilleure forme… Pourquoi donc n’en est-il pas de même lorsqu’il s’agit d’avoir une meilleure santé spirituelle et d’acquérir une plus grande beauté d’âme?

- Beaucoup de personnes consentent volontiers à des sacrifices financiers pour pouvoir participer à des sessions de bien-être et de remise en forme… Pourquoi donc, lorsque Jésus offre gratuitement une session de santé spirituelle d’une très haute qualité, rencontre-t-on si peu de réactions d’enthousiasme et de gratitude envers Lui, même parmi ceux qui prétendent être ses fidèles?

- Il y a des succursales de la maison de cure d’origine dans tous les lieux où la Sainte Eglise du Christ est établie, et la cure peut être suivie à domicile en lien avec tous les autres fidèles ; il est fortement recommandé, quand cela est possible, d’avoir un bon conseiller spirituel, prudent et avisé, afin que la cure puisse porter le meilleur de ses fruits.

- La Session Santé & Bien-être du Docteur Carême t’est ouverte, et elle t’est offerte ; ses prestations d’excellence ont puissamment contribué à « faire des saints » : ne laisse pas passer ta chance!

coeurdejsuscopie remise en forme dans Lectures & relectures

2012-7. « Faisons attention les uns aux autres pour nous stimuler dans la charité et les oeuvres bonnes ».

Message de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI
à l’occasion du Carême de l’an de grâce 2012. 

2012-7. « Faisons attention les uns aux autres pour nous stimuler dans la charité et les oeuvres bonnes ». dans De liturgia prev46-Copie

Frères et soeurs,

Le Carême nous offre encore une fois l’opportunité de réfléchir sur ce qui est au coeur de la vie chrétienne : la charité. En effet, c’est un temps favorable pour renouveler, à l’aide de la Parole de Dieu et des Sacrements, notre itinéraire de foi, aussi bien personnel que communautaire. C’est un cheminement marqué par la prière et le partage, par le silence et le jeûne, dans l’attente de vivre la joie pascale.

Cette année, je désire proposer quelques réflexions à la lumière d’un bref texte biblique tiré de la Lettre aux Hébreux : « Faisons attention les uns aux autres pour nous stimuler dans la charité et les oeuvres bonnes » (Heb. X, 24). Cette phrase fait partie d’une péricope dans laquelle l’écrivain sacré exhorte à faire confiance à Jésus-Christ comme Grand Prêtre qui nous a obtenu le pardon et l’accès à Dieu. Le fruit de notre accueil du Christ est une vie selon les trois vertus théologales : il s’agit de nous approcher du Seigneur « avec un coeur sincère et dans la plénitude de la foi » (X, 22), de garder indéfectible « la confession de l’espérance » (X, 23) en faisant constamment attention à exercer avec nos frères « la charité et les oeuvres bonnes » (X, 24). Pour étayer cette conduite évangélique – est-il également affirmé -, il est important de participer aux rencontres liturgiques et de prière de la communauté, en tenant compte du but eschatologique : la pleine communion en Dieu (X, 25). Je m’arrête sur le verset 24 qui, en quelques mots, offre un enseignement précieux et toujours actuel sur trois aspects de la vie chrétienne: l’attention à l’autre, la réciprocité et la sainteté personnelle.

1. « Faisons attention » : la responsabilité envers le frère.

Le premier élément est l’invitation à « faire attention » : le verbe grec utilisé est katanoein, qui signifie bien observer, être attentifs, regarder en étant conscient, se rendre compte d’une réalité. Nous le trouvons dans l’Évangile, lorsque Jésus invite les disciples à « observer » les oiseaux du ciel qui, bien qu’ils ne s’inquiètent pas, sont l’objet de l’empressement et de l’attention de la Providence divine (cf. Lc 12, 24), et à « se rendre compte » de la poutre qui se trouve dans leur oeil avant de regarder la paille dans l’oeil de leur frère (cf. Luc VI, 41). Nous trouvons aussi cet élément dans un autre passage de la même Lettre aux Hébreux, comme invitation à « prêter attention à Jésus » (III, 1), l’apôtre et le grand prêtre de notre foi. Ensuite, le verbe qui ouvre notre exhortation invite à fixer le regard sur l’autre, tout d’abord sur Jésus, et à être attentifs les uns envers les autres, à ne pas se montrer étrangers, indifférents au destin des frères. Souvent, au contraire, l’attitude inverse prédomine : l’indifférence, le désintérêt qui naissent de l’égoïsme dissimulé derrière une apparence de respect pour la « sphère privée ». Aujourd’hui aussi, la voix du Seigneur résonne avec force, appelant chacun de nous à prendre soin de l’autre. Aujourd’hui aussi, Dieu nous demande d’être les « gardiens » de nos frères (cf. Gn 4, 9), d’instaurer des relations caractérisées par un empressement réciproque, par une attention au bien de l’autre et à tout son bien. Le grand commandement de l’amour du prochain exige et sollicite d’être conscients d’avoir une responsabilité envers celui qui, comme moi, est une créature et un enfant de Dieu : le fait d’être frères en humanité et, dans bien des cas, aussi dans la foi, doit nous amener à voir dans l’autre un véritable alter ego, aimé infiniment par le Seigneur. Si nous cultivons ce regard de fraternité, la solidarité, la justice ainsi que la miséricorde et la compassion jailliront naturellement de notre coeur. Le Serviteur de Dieu Paul VI affirmait qu’aujourd’hui le monde souffre surtout d’un manque de fraternité : « Le monde est malade. Son mal réside moins dans la stérilisation des ressources ou dans leur accaparement par quelques-uns, que dans le manque de fraternité entre les hommes et entre les peuples » (Lett. enc. Populorum progressio du 26 mars 1967, n° 66).

L’attention à l’autre comporte que l’on désire pour lui ou pour elle le bien, sous tous ses aspects : physique, moral et spirituel. La culture contemporaine semble avoir perdu le sens du bien et du mal, tandis qu’il est nécessaire de répéter avec force que le bien existe et triomphe, parce que Dieu est « le bon, le bienfaisant » (Ps. CXIX, 68). Le bien est ce qui suscite, protège et promeut la vie, la fraternité et la communion. La responsabilité envers le prochain signifie alors vouloir et faire le bien de l’autre, désirant qu’il s’ouvre lui aussi à la logique du bien ; s’intéresser au frère veut dire ouvrir les yeux sur ses nécessités. L’Écriture Sainte met en garde contre le danger d’avoir le coeur endurci par une sorte d’« anesthésie spirituelle » qui rend aveugles aux souffrances des autres. L’évangéliste Luc rapporte deux paraboles de Jésus dans lesquelles sont indiqués deux exemples de cette situation qui peut se créer dans le coeur de l’homme. Dans celle du bon Samaritain, le prêtre et le lévite « passent outre », avec indifférence, devant l’homme dépouillé et roué de coups par les brigands (cf. Luc X, 30-32), et dans la parabole du mauvais riche, cet homme repu de biens ne s’aperçoit pas de la condition du pauvre Lazare qui meurt de faim devant sa porte (cf. Luc XVI, 19). Dans les deux cas, nous avons à faire au contraire du « prêter attention », du regarder avec amour et compassion. Qu’est-ce qui empêche ce regard humain et affectueux envers le frère ? Ce sont souvent la richesse matérielle et la satiété, mais c’est aussi le fait de faire passer avant tout nos intérêts et nos préoccupations personnels. Jamais, nous ne devons nous montrer incapables de « faire preuve de miséricorde » à l’égard de celui qui souffre ; jamais notre coeur ne doit être pris par nos propres intérêts et par nos problèmes au point d’être sourds au cri du pauvre. À l’inverse, c’est l’humilité de coeur et l’expérience personnelle de la souffrance qui peuvent se révéler source d’un éveil intérieur à la compassion et à l’empathie : « Le juste connaît la cause des faibles, le méchant n’a pas l’intelligence de la connaître » (Prov. XIX, 7). Nous comprenons ainsi la béatitude de « ceux qui sont affligés » (Matt. V, 4), c’est-à-dire de ceux qui sont en mesure de sortir d’eux-mêmes pour se laisser apitoyer par la souffrance des autres. Rencontrer l’autre et ouvrir son coeur à ce dont il a besoin sont une occasion de salut et de béatitude.

« Prêter attention » au frère comporte aussi la sollicitude pour son bien spirituel. Je désire rappeler ici un aspect de la vie chrétienne qui me semble être tombé en désuétude : la correction fraternelle en vue du salut éternel. En général, aujourd’hui, on est très sensible au thème des soins et de la charité à prodiguer pour le bien physique et matériel des autres, mais on ne parle pour ainsi dire pas de notre responsabilité spirituelle envers les frères. Il n’en est pas ainsi dans l’Église des premiers temps, ni dans les communautés vraiment mûres dans leur foi, où on se soucie non seulement de la santé corporelle du frère, mais aussi de celle de son âme en vue de son destin ultime. Dans l’Écriture Sainte, nous lisons : « Reprends le sage, il t’aimera. Donne au sage : il deviendra plus sage encore ; instruis le juste, il accroîtra son acquis » (Prov. IX, 8s). Le Christ lui-même nous commande de reprendre le frère qui commet un péché (cf. Matt. XVIII, 15). Le verbe utilisé pour définir la correction fraternelle – elenchein – est le même que celui qui indique la mission prophétique de la dénonciation propre aux chrétiens envers une génération qui s’adonne au mal (cf. Eph. V, 11). La tradition de l’Église a compté parmi les oeuvres de miséricorde spirituelle celle d’« admonester les pécheurs ». Il est important de récupérer cette dimension de la charité chrétienne. Il ne faut pas se taire face au mal. Je pense ici à l’attitude de ces chrétiens qui, par respect humain ou par simple commodité, s’adaptent à la mentalité commune au lieu de mettre en garde leurs frères contre des manières de penser et d’agir qui sont contraires à la vérité, et ne suivent pas le chemin du bien. Toutefois le reproche chrétien n’est jamais fait dans un esprit de condamnation ou de récrimination. Il est toujours animée par l’amour et par la miséricorde et il naît de la véritable sollicitude pour le bien du frère. L’apôtre Paul affirme : « Dans le cas où quelqu’un serait pris en faute, vous les spirituels, rétablissez-le en esprit de douceur, te surveillant toi-même, car tu pourrais bien, toi aussi être tenté » (Gal. VI, 1). Dans notre monde imprégné d’individualisme, il est nécessaire de redécouvrir l’importance de la correction fraternelle, pour marcher ensemble vers la sainteté. Même « le juste tombe sept fois » (Prov. XXIV, 16) dit l’Écriture, et nous sommes tous faibles et imparfaits (cf.1 Joan. I, 8). Il est donc très utile d’aider et de se laisser aider à jeter un regard vrai sur soi-même pour améliorer sa propre vie et marcher avec plus de rectitude sur la voie du Seigneur. Nous avons toujours besoin d’un regard qui aime et corrige, qui connaît et reconnaît, qui discerne et pardonne (cf. Luc XXII, 61), comme Dieu l’a fait et le fait avec chacun de nous.

2. « Les uns aux autres » : le don de la réciprocité.

Cette « garde » des autres contraste avec une mentalité qui, réduisant la vie à sa seule dimension terrestre, ne la considère pas dans une perspective eschatologique et accepte n’importe quel choix moral au nom de la liberté individuelle. Une société comme la société actuelle peut devenir sourde aux souffrances physiques comme aux exigences spirituelles et morales de la vie. Il ne doit pas en être ainsi dans la communauté chrétienne! L’apôtre Paul invite à chercher ce qui « favorise la paix et l’édification mutuelle » (Rom. XIV, 19), en plaisant « à son prochain pour le bien, en vue d’édifier » (Ibid. XV, 2), ne recherchant pas son propre intérêt, « mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés » (1 Cor. X, 33). Cette correction réciproque et cette exhortation, dans un esprit d’humilité et de charité, doivent faire partie de la vie de la communauté chrétienne.

Les disciples du Seigneur, unis au Christ par l’Eucharistie, vivent dans une communion qui les lie les uns aux autres comme membres d’un seul corps. Cela veut dire que l’autre m’est uni de manière particulière, sa vie, son salut, concernent ma vie et mon salut. Nous abordons ici un élément très profond de la communion : notre existence est liée à celle des autres, dans le bien comme dans le mal ; le péché comme les oeuvres d’amour ont aussi une dimension sociale. Dans l’Église, corps mystique du Christ, cette réciprocité se vérifie : la communauté ne cesse de faire pénitence et d’invoquer le pardon des péchés de ses enfants, mais elle se réjouit aussi constamment et exulte pour les témoignages de vertu et de charité qui adviennent en son sein. « Que les membres se témoignent une mutuelle sollicitude » (cf.1 Cor. XII, 25), affirme saint Paul, afin qu’ils soient un même corps. La charité envers les frères, dont l’aumône – une pratique caractéristique du carême avec la prière et le jeûne – est une expression, s’enracine dans cette appartenance commune. En se souciant concrètement des plus pauvres, le chrétien peut exprimer sa participation à l’unique corps qu’est l’Église. Faire attention aux autres dans la réciprocité c’est aussi reconnaître le bien que le Seigneur accomplit en eux et le remercier avec eux des prodiges de grâce que le Dieu bon et tout-puissant continue de réaliser dans ses enfants. Quand un chrétien perçoit dans l’autre l’action du Saint Esprit, il ne peut que s’en réjouir et rendre gloire au Père céleste (cf. Matt. V, 16).

3. « pour nous stimuler dans la charité et les oeuvres bonnes » : marcher ensemble dans la sainteté.

Cette expression de la Lettre aux Hébreux (X, 24), nous pousse à considérer l’appel universel à la sainteté, le cheminement constant dans la vie spirituelle à aspirer aux charismes les plus grands et à une charité toujours plus élevée et plus féconde (cf.1 Cor. XII, 31 – XIII, 13). L’attention réciproque a pour but de nous encourager mutuellement à un amour effectif toujours plus grand, « comme la lumière de l’aube, dont l’éclat grandit jusqu’au plein jour » (Prov. IV, 18), dans l’attente de vivre le jour sans fin en Dieu. Le temps qui nous est accordé durant notre vie est précieux pour découvrir et accomplir les oeuvres de bien, dans l’amour de Dieu. De cette manière, l’Église elle-même grandit et se développe pour parvenir à la pleine maturité du Christ (cf. Eph. IV, 13). C’est dans cette perspective dynamique de croissance que se situe notre exhortation à nous stimuler réciproquement pour parvenir à la plénitude de l’amour et des oeuvres bonnes.

Malheureusement, la tentation de la tiédeur, de l’asphyxie de l’Esprit, du refus d’« exploiter les talents » qui nous sont donnés pour notre bien et celui des autres (cf. Matt. XXV, 25 et sv.) demeure. Nous avons tous reçu des richesses spirituelles ou matérielles utiles à l’accomplissement du plan divin, pour le bien de l’Église et pour notre salut personnel (cf. Luc XII, 21b ; 1 Tim. VI, 18). Les maîtres spirituels rappellent que dans la vie de la foi celui qui n’avance pas recule. Chers frères et soeurs, accueillons l’invitation toujours actuelle à tendre au « haut degré de la vie chrétienne » (Jean-Paul II, Lettre apostolique Novo millenio ineunte du 6 janvier 2001, n° 31). En reconnaissant et en proclamant la béatitude et la sainteté de quelques chrétiens exemplaires, la sagesse de l’Église a aussi pour but de susciter le désir d’en imiter les vertus. Saint Paul exhorte : « rivalisez d’estime réciproque » (Rom. XII, 10).

Face à un monde qui exige des chrétiens un témoignage renouvelé d’amour et de fidélité au Seigneur, tous sentent l’urgence de tout faire pour rivaliser dans la charité, dans le service et dans les oeuvres bonnes (cf. HeB. VI, 10). Ce rappel est particulièrement fort durant le saint temps de préparation à Pâques. Vous souhaitant un saint et fécond Carême, je vous confie à l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie et, de grand coeur, j’accorde à tous la Bénédiction apostolique.

Du Vatican, le 3 novembre 2011.

Benedictus PP. XVI

armes-benoit-XVI-2-93x150 Benoît XVI dans Lectures & relectures

                                                                                             Petit catéchisme sur le carême et la pénitence > www.

Prière pour l’Eglise et pour le Souverain Pontife par l’intercession du Bienheureux Pie IX.

Prière pour l'Eglise et pour le Souverain Pontife par l'intercession du Bienheureux Pie IX. dans De liturgia DSC09776-2-193x300

Le Bienheureux Pie IX assisté par Notre-Seigneur et Notre-Dame
maintient fermement le gouvernail de la barque de Pierre dans la tempête.

Ô mon Dieu, daignez recevoir favorablement dans le sein de votre infinie miséricorde, les prières que nous faisons monter vers Vous, par l’intercession de votre glorieux serviteur le Bienheureux Pape Pie IX, pour la Sainte Eglise et pour notre Saint Père le Pape.

Aujourd’hui encore, comme jadis sur le lac et comme tant de fois dans son histoire bimillénaire, la barque de Pierre, l’Eglise que Vous avez fondée, est assaillie par la tempête : les flots grondants du monde qui refuse l’obéissance aux lois divines, et les vents violents des révolutions humaines sont déchaînés ; l’esprit d’impiété et de révolte s’est répandu partout ; le manque de zèle et de ferveur s’est introduit jusque dans le sanctuaire…
Voyez, ô Seigneur, l’affliction de votre peuple : il n’est pas un pays, pas une société, pas une famille, pas un coeur dans lesquels votre règne de grâce et d’amour ne soit en proie à la contradiction, voire à la persécution, physique ou psychologique!

C’est en Vous seul, Dieu des victoires, que nous plaçons notre espérance : Vous qui avez promis que les portes de l’enfer ne prévaudraient point contre votre Eglise et qui lui avez promis votre secourable présence jusqu’à la consommation des siècles!
Venez donc à notre aide et soutenez-nous, de la même façon que Vous avez assisté et rendu inébranlable le Bienheureux Pie IX dans les épreuves et les contradictions qui assaillirent l’Eglise sous son pontificat!

A la prière du vaillant et glorieux Pie IX, assistez d’une manière toute particulière notre Saint Père le Pape Benoît en ces temps de confusion, et ne lui ménagez pas vos grâces de force et de lumière, afin qu’il présente sans cesse à la face du monde le témoignage de la vraie foi et de la plus héroïque charité, dans une patience et un courage invincibles!

Nous le croyons fermement, Vous êtes et vous serez toujours, ô Dieu, notre refuge et notre force, notre aide en toute tribulation! Nous ne craindrons point si la terre est bouleversée et si les montagnes elles-mêmes sont ébranlées, si les flots mugissent et s’enflent et si des royaumes chancellent, car vous demeurerez avec nous, ô Seigneur des armées! (cf. Ps. XLV)

Ainsi soit-il!

Bienheureux Pie IX, priez pour l’Eglise du Christ!
Bienheureux Pie IX, soutenez et fortifiez notre Saint Père le Pape!
Bienheureux Pie IX, intercédez pour nous! 

(prière composée par Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur)

Bx-Pie-IX-237x300 Bienheureux Pie IX dans Intentions de priere

Portrait du Bienheureux Pie IX
soutenu par la figure allégorique de l’Eglise militante et par un Zouave Pontifical. 

Prière pour demander la glorification du Bx Pie IX et obtenir des grâces par son intercession > www.

Prière pour la glorification du Bienheureux Pie IX et pour obtenir des grâces par son intercession.

7  février : fête du Bienheureux Pie IX.

Vous avez déjà pu vous en rendre compte en raison de nos publications relatives à l’épopée des Zouaves Pontificaux (ici > www, ici > www, ici > www et encore ici > www), au Mesnil-Marie nous avons une dévotion toute particulière envers le Bienheureux Pie IX.

Né le dimanche 13 mai 1792, à Senigallia (Marche d’Ancône), dans la famille des comtes Mastaï-Ferretti, le petit Jean-Marie fut baptisé et consacré à Notre-Dame de l’Espérance le jour même de sa naissance.
Ordonné prêtre en 1819, il est d’abord directeur spirituel d’un orphelinat, puis fait partie d’une mission diplomatique au Chili. Il est nommé archevêque de Spolète en 1827 (il a 35 ans), est transféré au siège d’Imola en 1832, puis est élevé au cardinalat en 1840.
A la mort de Grégoire XVI, le 16 juin 1846, il est élu deux-cent-soixantième successeur de Saint Pierre : il est âgé de 54 ans. Il prend le nom de Pie IX, en hommage au Pape Pie VII auquel il doit son sacerdoce.
Son Pontificat est le plus long de toute l’histoire de l’Eglise (31 ans, 7 mois et 22 jours). C’est aussi l’un des plus mouvementés (en raison des agitations politiques de cette époque) et des plus riches : Pie IX entretient des relations d’amitiés avec de nombreux saints et avec notre cher Comte de Chambord ; c’est sous son règne que la Très Sainte Vierge apparaît à La Salette, à Lourdes, à Pontmain et à Pellevoisin ; il convoque le 1er concile du Vatican, définit les dogmes de la Conception immaculée de Notre-Dame et de l’infaillibilité pontificale, béatifie la Visitandine Marguerite-Marie et étend la fête du Sacré-Coeur de Jésus à l’Eglise universelle, proclame Saint François de Sales docteur de l’Eglise, publie le fameux « Syllabus », et sous son Pontificat le catholicisme connaît une expansion et un renouveau prodigieux… etc.
Prisonnier dans la Cité Vaticane depuis le 20 septembre 1870, il s’éteint entouré de la vénération unanime des fidèles et de la haine des francs-maçons et des libéraux, le 7 février 1878 dans sa 86ème année.
Aussitôt, les miracles et les grâces obtenus par son intercession se multiplient, mais – en raison des oppositions politiques et de l’agitation des modernistes à l’intérieur de l’Eglise – il a fallu attendre le 3 septembre 2000 pour qu’il soit béatifié.

Son corps incorrompu repose dans la basilique de Saint Laurent hors les murs, tout près du cimetière du Verano où reposent les Zouaves Pontificaux tombés pour la défense du Patrimoine de Saint Pierre (cf. photographie de Benoît XVI priant devant sa châsse > www).

Prière pour la glorification du Bienheureux Pie IX et pour obtenir des grâces par son intercession. dans De liturgia DSC09768-Copie-300x229

Calotte du Bienheureux Pie IX conservée au Mesnil-Marie.

Coeur Sacré de Jésus, exaucez notre prière et daignez glorifier votre serviteur le Bienheureux Pie IX qui Vous a consacré l’Eglise universelle.

Pater noster.

O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous : exaucez notre prière et veuillez glorifier votre serviteur, le Bienheureux Pie IX, qui vous a proclamée Immaculée.

Ave Maria.

Saint Joseph, très chaste époux de la Vierge Marie, exaucez notre prière et glorifiez votre serviteur, le Bienheureux Pie IX, qui vous a proclamé patron de l’Eglise universelle.

Gloria Patri.

Coeur Sacré de Jésus, Vierge immaculée – notre espérance – , saint Joseph, exaucez nos prières et veuillez glorifier votre serviteur, le Bienheureux Pie IX, en nous accordant par ses mérites et son intercession les grâces que nous sollicitons instamment (les nommer)

Pater noster – Ave Maria – Gloria Patri.

(prière traduite de l’italien, publiée avec l’approbation ecclésiastique)

DSC09765-Copie-Copie-300x274 glorification dans Memento

Reliques du Bienheureux Pie IX conservées au Mesnil-Marie :
1) plusieurs fragments de soutane ; 2) cheveux ; 3) parcelles de la chemise qu’il portait en mourant ;
4) fragments de la paillasse sur laquelle il est mort ; 5) parcelle de l’un de ses bas ;
6) morceau d’une manche (avec la date : 2 juillet 1867).

Prière pour l’Eglise en proie aux épreuves par l’intercession du Bienheureux Pie IX > www.

2012-6. Chronique du 31 janvier 2012 et simples réflexions sur « l’écoute, l’accueil et le respect »…

Mardi soir 31 janvier 2012.

2012-6. Chronique du 31 janvier 2012 et simples réflexions sur

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Nous voici au terme du mois de janvier. Cette année, à peu de jours près, cela correspond à la fin du temps après l’Epiphanie : après demain ce sera la Chandeleur – où nous laisserons l’antienne mariale « Alma Redemptoris Mater » pour entonner l’ « Ave, Regina caelorum » -, et samedi soir nous dirons au revoir à l’ Alléluia jusqu’à la nuit pascale, puisque nous commencerons le temps de la Septuagésime (vous pouvez relire la présentation de ce temps liturgique, ici > www).

Depuis ma dernière chronique (ici > www), il n’y a d’ailleurs pas très longtemps, notre Mesnil-Marie n’a pas connu une abondance d’évènements remarquables. En complément de ce que je vous écrivais le 14 janvier, je veux simplement vous faire deux comptes-rendus succincts :

1) La veillée « Culture & Patrimoine » du 17 janvier était consacrée à l’étude historique du passage de Saint Jean-François Régis dans nos Boutières.
Cette réunion a été tellement riche et vivante – en particulier pour la compréhension préalable du contexte historique à la venue du saint missionnaire (l’état général du diocèse de Viviers au début du XVIIe siècle, la violence particulière des guerres dites de religion dans ce pays, la présentation du grand évêque que fut Monseigneur Louis de La Beaume de Suze…) – que le sujet prévu n’a pas été épuisé et qu’il faudra le continuer lors de la prochaine veillée.
Certains de nos habitués n’avaient pu être présents parce que cette date coïncidait en effet avec le passage du rallye Monte-Carlo dans nos villages, et nos amis dont le travail est lié à la restauration et à l’hébergement étaient donc bien occupés, mais nous avons été heureux de la présence de nouveaux amis et des échanges animés de cette veillée.

2) Les visites de la Crèche se terminent et je peux en dresser un petit bilan : comme l’an dernier, ce sont quelque cent-cinquante personnes qui sont venues la voir, la plupart du temps par petits groupes (de deux à huit personnes). Les échanges qui ont eu lieu à cette occasion ont été empreints de cordialité et pleins de qualité ; Frère Maximilien-Marie a dû répondre à de nombreuses questions et un grand nombre de personnes ont manifesté leur désir de revenir.
Sitôt la fête de la Purification passée, nous allons tout démonter et bien ranger, jusqu’au prochain mois de décembre : la Crèche que nous réaliserons alors sera différente (j’ai déjà quelques idées que je vais suggérer à Frère Maximilien-Marie).

coeurdejsuscopie crèche du Mesnil-Marie dans Chronique de Lully

Je vous ai déjà parlé de la cérémonie du 21 janvier (ici > www) mais  je ne vous avais pas montré cette photo, prise justement le 21 janvier au matin :

DSC09629-Copie-300x220 Mesnil-Marie

Vous le voyez, je suis un vrai chat-chouan!… Et ce rat-taupier, qui faisait un vilain travail de sape dans notre jardin pour détruire nos bulbes de lys, précisément en raison de cela, me semblait une parfaite représentation de la sinistre révolution : j’étais donc très fier de l’avoir occis et d’en rapporter la dépouille à mon papa-moine!

coeurdejsuscopie neige

Mes lectures et mes études sur la révolution m’ont amené à certaines réflexions au sujet de quelques situations contemporaines dans les diocèses de France. D’ailleurs, un certain Cardinal Ratzinger – excusez du peu – avait lui-même fait la comparaison il y a quelques décennies.

Hé bien, justement, en pensant à la manière dont ceux qui criaient partout le slogan « Liberté! » et qui avaient proclamé que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses… » (déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789), avaient massacré et martyrisé les populations qui étaient fidèles au catholicisme et à leur Souverain légitime, je me disais que nous avons aujourd’hui encore dans l’Eglise des évêques, des prêtres et des « laïcs engagés » qui ont le même type de comportement.

Ils se gargarisent avec des mots tels que  « vivre l’écoute, l’accueil, le respect », ne cessent de prêcher la tolérance et l’ouverture, prétendent « croire à l’inattendu de Dieu » à travers des « propositions » qui n’auraient pas été pensées dans leurs cercles, revendiquent d’être « très heureux de voir une petite équipe prendre des initiatives » et rappellent que « personne ne doit être oublié »… etc. ; mais ils se montrent implacablement négatifs dès qu’un peu plus qu’une « petite équipe » (car une centaine de fidèles ce n’est pas à proprement parler une petite équipe) prend « l’initiative » de demander la stricte application du motu proprio Summorum Pontificum dans leur paroisse, brandissent des oukases quand des consacrés qui n’appartiennent pas à leur « sensibilité » s’approchent trop près de leurs chasses gardées, ne « respectent » pas dans leur manière de célébrer les règles liturgiques énoncées par « le » concile même dont ils se réclament (à l’exclusion, semble-t-il, des vingt conciles généraux précédents), n’ « écoutent » pas la voix du Souverain Pontife, « oublient » la célébration des funérailles chrétiennes et ne sont pas dans leur église pour « accueillir » une famille en deuil parce qu’à ce moment-là ils participent à une manifestation politique sur la place de l’église…

Certes, ces clercs et ces laïcs ne vous envoient pas à la guillotine, ne vous expédient pas dans le fond de la Loire, ne vous brûlent pas vifs dans les fours à pain de vos hameaux, ne vous fusillent pas devant des fosses communes, ne vous entassent pas sur des pontons pour que vous y agonisiez dévorés par la vermine, ne vous déportent pas, ou ne tannent pas votre peau pour s’en faire des vêtements… ; mais ils sont experts en assassinats de la réputation et habiles en exclusions qui peuvent se transformer en véritables morts sociales!
Qui ne connaît pas l’effrayant pouvoir des suggestions rampantes énoncées avec des accents de feinte compassion, et la puissance de manipulation qui peut résider dans l’affirmation pateline de vérités tronquées?

Mais je ne veux pas développer davantage et j’en resterai là pour aujourd’hui…

coeurdejsuscopie praxis révolutionnaire dans l'Eglise

Pour terminer ma chronique de ce 31 janvier, je veux simplement vous offrir quelques clichés de notre Mesnil-Marie et de notre hameau, réalisés en ce jour de neige (car même si je n’aime pas la neige, je dois reconnaître qu’elle fait de belles choses dans le paysage)… A bientôt!

Le 31 janvier 2012 au Mesnil-Marie
Album : Le 31 janvier 2012 au Mesnil-Marie

11 images
Voir l'album

patteschats veillée Lully.

N’oubliez pas la neuvaine à l’intention des malades et de tous les souffrants, du 2 au 10 février pour préparer la fête de Notre-Dame de Lourdes (ici > www).

Publié dans : Chronique de Lully | le 31 janvier, 2012 |6 Commentaires »
1...4546474849...95

A tempo di Blog |
Cehl Meeah |
le monde selon Darwicha |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | mythologie
| jamaa
| iletaitunefoi