2019-15. « L’héritier du droit éventuel de porter la couronne de France est actuellement, suivant la tradition monarchique, le duc d’Anjou ».

Mercredi 6 février 2019,
Fête de Saint Vaast, catéchiste du Roi Clovis puis évêque d’Arras et de Cambrai, confesseur ;
Mémoire de Saint Tite, évêque et confesseur ;
Mémoire de Sainte Dorothée, vierge et martyre ;
Anniversaire de l’approbation du culte liturgique du Sacré-Cœur par le Saint-Siège (cf. > ici).

Succession légitime au trône de FranceSuccession légitime au trône de France
(tableau récapitulatif créé par le Cercle Saint Louis Roi de France de la vicomté de Nîmes)

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Le site « Légitimité » a porté à la connaissance du public un important communiqué du « Groupement universitaire pour l’étude des institutions publiques de la Monarchie française » dans lequel se trouvent quelques mises au point juridiques des plus précieuses, qu’il nous a paru bon de répercuter dans les pages de ce blogue. 

Le « Groupement universitaire pour l’étude des institutions publiques de la Monarchie française » est une association apolitique qui regroupe, autour de l’objet défini par son intitulé, et dans une perspective scientifique, des universitaires, Professeurs et Maîtres de Conférences des Facultés de Droit, ainsi que des juristes et étudiants en Droit et des personnes intéressées par l’histoire des Institutions.

 Communiqué
du
Groupement universitaire
pour
l’étude des institutions publique de la Monarchie française

Le Groupement a appris le décès du chef de la branche d’Orléans, Henri, « comte de Paris », selon la titulature orléaniste-fusionniste, survenue le 21 janvier dernier.

L’on se bornera, à propos de la biographie de ce prince controversé, à rappeler l’essentiel. Fils aîné d’Henri, précédent « comte de Paris » au temps de la guerre 39-45 et du général De Gaulle, ce prince, devenu le chef de sa branche en 1999, a attiré l’attention à plusieurs reprises. Fidèle à la tradition de son ancêtre Philippe Egalité, il avait adhéré à la franc-maçonnerie. Par ailleurs il avait défrayé la chronique mondaine en divorçant de son épouse, la très digne princesse Marie- Thérèse de Wurtemberg, dont il avait eu cinq enfants, pour contracter une nouvelle union. Cet épisode avait d’ailleurs entraîné des dissensions à l’intérieur de la famille d’Orléans, et aussi chez nombre de ses partisans.

Enfin le comte de Paris récemment décédé avait fort imprudemment tenté un procès à l’encontre de l’aîné des Bourbons, le prince Alphonse, puis, après son décès, à l’encontre de son fils et héritier, le jeune prince Louis, afin de leur contester le droit de porter le titre de duc d’Anjou et les pleines armes de France. Le Tribunal de Grande instance (jugement du 21 décembre 1988) puis la Cour d’appel de Paris (arrêt du 22 novembre 1989) ont rejeté ces prétentions abusives avec dépens. Ce prince cadet n’a pas eu plus de succès dans ses tentatives pour se voir reconnaître le nom de Bourbon (jugement du tribunal de grande instance de Paris du 29 mars 2000 ; arrêt de la cour d’appel de Paris du 1er février 2001, et rejet de pourvoi en cassation du 30 septembre 2003).

Cette phase contentieuse est peut-être terminée. L’on croit savoir, en effet, que les rapports personnels entre Louis, duc d’Anjou, et Jean d’Orléans, fils aîné du défunt, sont beaucoup plus corrects et apaisés. Cela ne signifie pourtant pas pour autant que les prétentions contraires des chefs des deux branches subsistantes de la maison capétienne aient été conciliées ou aient disparu.

Certains orléanistes-fusionnistes, sans doute heureux de pouvoir soutenir un prince dont la personnalité apparaît, a priori, moins discutable que celle de son père d’un point de vue royaliste, ont, dès le décès du comte de Paris, considéré que l’aîné de ses fils survivants, le Prince Jean d’Orléans, était le nouveau chef de la maison de France. Cette idée est relayée par des journaux à paillettes. Le prince Duarte, chef de la maison de Portugal a même affirmé que toutes les familles royales européennes reconnaissaient Jean d’Orléans comme le chef de la maison de France ! L’on peut s’interroger sur la portée de cette affirmation venant de la part d’un prince qui n’est lui-même qu’un prétendant. Et quand bien même, ce ne serait pas à l’étranger qu’il appartiendrait de dire aux Français qui peut ou ne pas être leur roi. C’était déjà la prétention de certains au temps des traités fâcheux de Troyes ou d’Utrecht. 

La doctrine des facultés de droit est sur la question tout à fait nette pour rejeter de telles affirmations. En réalité, la succession à la couronne de France est régie par des lois fondamentales qui remontent à l’Ancien Régime. La couronne est dévolue automatiquement de mâle en mâle par ordre de primogéniture. Le roi de France est fait par la nature : il est le fils, le descendant ou  le plus proche collatéral du précédent Roi. Aucune abdication ou renonciation ne saurait donc modifier cet ordre. En conséquence, l’héritier du droit éventuel de porter la couronne de France est actuellement, suivant la tradition monarchique, le duc d’Anjou : cela résulte tout simplement de sa situation généalogique d’aîné. Que d’autres souhaitent mettre sur le trône un Orléans ou un Bonaparte, c’est, si l’on ose dire, leur droit en République… Néanmoins ils doivent assumer le caractère anti-traditionnel de tels choix qui ne sauraient s’autoriser de la tradition monarchique. À la différence des autres monarchies européennes, qui admettaient les abdications ou le choix des souverains par le peuple ou ses représentants supposés, la dignité royale française était attribuée en raison de la filiation, sans qu’aucune modification de l’ordre familial dicté par la nature ne puisse avoir lieu. Cette règle avait l’avantage d’écarter toute discussion sur la personne du Roi et d’empêcher les rivalités dynastiques qui ont eu de funestes effets ailleurs. Admettre la validité des renonciations de Philippe V reviendrait à changer la nature de la monarchie, comme cela a d’ailleurs été affirmé dès leur époque, au XVIIIe siècle. La royauté française s’alignerait sur celle des autres pays où les rois peuvent renoncer. Il est permis de souhaiter ce changement constitutionnel, mais il est contraire aux faits de prétendre que l’on se situe ce faisant dans la continuité de l’ancienne monarchie. 

À l’occasion de cette mise au point, le Groupement mentionnera également une intervention du Prince Jean d’Orléans, publiée l’an dernier le 9 octobre 2018 sur Figarovox Tribune, qui témoigne de préoccupations constitutionnelles très orléanistes. Le prince y marque son intérêt pour la constitution de 1958 « dans la perspective tracée par De Gaulle. » Il présente assez favorablement le régime parlementaire, qu’il fait remonter à la Restauration (ce qui n’est pas tout à fait exact) et qui s’est épanoui sous la Monarchie de Juillet et sous les Troisième et Quatrième Républiques, tout en déplorant la faiblesse de l’exécutif à laquelle la constitution de la Ve République aurait, dans son premier état, porté remède. Il essaie probablement ainsi de se placer dans le sillage des prétendus projets de restauration que l’on prêtait au général De Gaulle. 

Certaines des observations princières paraissent fort sensées, telles que son approbation d’un exécutif renforcé. En revanche son attachement au parlementarisme, qui aurait sans doute horrifié Maurras, est assez typique de l’idéal politique orléaniste. Et surtout, l’on est surpris que ce prince des fleurs de lys, à côté des éloges qu’il décerne aux principes démocratiques, se montre exagérément timide à propos du remède à la crise des institutions. En effet, même si l’on met à l’actif de la Ve République le fait d’avoir rétabli un véritable chef de l’État, il n’en reste pas moins vrai que le mode de désignation de celui-ci le condamne à ne représenter qu’une majorité relative si l’on tient compte de l’élection à deux tours (au second les suffrages sont parfois plus liés à la résignation qu’à l’adhésion), de l’abstention et les votes blancs… Face à ce pis-aller, la vraie solution serait le retour à la monarchie légitime dont le chef incarnerait toute la nation, et non une faction victorieuse, et défendrait les valeurs pérennes. Jean d’Orléans a bien senti que cette institution, à l’ombre de laquelle toutes les autres pourraient s’épanouir, manquait au sommet. Il laisse supposer en disant que la constitution actuelle est à accomplir et non à abolir. Il est regrettable qu’il n’ait pas osé préconiser ouvertement et fortement le remède. 

En affirmant de son côté à plusieurs reprises qu’il était prêt et disponible, si le pays avait besoin de lui, le duc d’Anjou a, beaucoup plus nettement que son cousin, affirmé sa conviction en faveur de l’opportunité de la solution monarchique et sa volonté de l’incarner.

Fait à Paris, le 31 janvier 2019

Franck Bouscau
Professeur des Facultés de Droit
Président du Groupement universitaire 
pour l’étude des institutions publiques de la Monarchie française

Franck Bouscau

Le Professeur Franck Bouscau
juriste et professeur agrégé des facultés de droit

2019-14. Longue vie à Henri de Jésus, duc de Touraine !

Vendredi soir 1er février 2019,
Premier vendredi du mois dédié au Sacré-Cœur ;
Fête du Bx Guillaume Repin et de ses compagnons, martyrs d’Angers et d’Avrillé (cf. > ici, > ici et > ici).

Trois lys blancs

Te Deum laudamus !

Annonce naissance Henri duc de Touraine

Sur son compte Twitter, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a ajouté les précisions suivantes :
« Je suis heureux, avec Marie-Marguerite, de vous annoncer la naissance d’Henri, notre quatrième enfant, aujourd’hui à 13:05 GMT. Il pèse 4,200 kg et mesure 53 cm. La maman et le bébé se portent bien. Nous remercions tous ceux qui s’associent à cette naissance par la prière ».

Nous invitons tous nos amis à se réjouir avec nous de cette naissance et de faire monter vers Dieu de très vives et ferventes actions de grâces, priant le Roi du Ciel de bénir ce nouveau Fils de France, de lui accorder longue vie, et de protéger toute la Famille Royale.

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duc de Touraine

Publié dans : Annonces & Nouvelles, Prier avec nous, Vexilla Regis | le 1 février, 2019 |7 Commentaires »

2019-13. Du pléonasme.

Jeudi 31 janvier 2019,
Fête de la Bienheureuse Marie-Christine de Savoie, Reine des Deux-Siciles (cf. > ici) ;
Mémoire de Saint Jean Bosco.

Lully le chroniqueur

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Ainsi que cela se produit de manière régulière en période hivernale, notre Mesnil-Marie est aujourd’hui entièrement assiégé par la neige qui est tombée la nuit dernière.
Si mon papa-moine, pour aller chercher le courrier ou rendre visite à nos sœurs les poules, chaussé de grandes bottes, s’aventure dans cet élément traître qui, sous des dehors ouatés charmants cache une humidité et une froidure fort désagréables à mes nobles coussinets, vous imaginez bien que, pour ce qui me concerne, je préfère le doux rayonnement du poêle et le confort de mon couffin.
N’allez toutefois pas vous imaginer que je sois oisif ! Je médite, je me cultive au milieu des livres, et je prends des notes, sur toutes sortes de sujets…

Comme mes publications de ce mois de janvier ont toutes été extrêmement sérieuses, j’ai résolu, pour ce dernier jour du mois, de vous livrer – de manière un peu plus légère – quelques annotations que j’avais soigneusement mises de côté  il y a près de deux ans, lorsque Frère Maximilien-Marie avait procédé à un petit rappel des bons usages de la langue française : cela concernait le pléonasme

Chat & croissant de lune.gif

Le pléonasme (mot qui vient du grec et signifie originellement « surcharge ») est un figure de style qui consiste à renforcer une idée par l’ajout de mots ou de qualificatifs qui ne sont pas nécessaires au sens de la phrase, mais qui par leur redondance produiront une insistance.
L’un des exemples littéraires le plus fréquemment cité est ce vers fameux tiré du « Tartuffe » : « Je l’ai vu, dis-je, vu, de mes propres yeux vu ». On ne peut voir qu’avec les yeux, et celui qui affirme avoir vu une chose ne peut l’avoir vue qu’avec ses propres yeux, non avec ceux du voisin ! Molière, par ce pléonasme, produit néanmoins une tournure véritablement géniale.

Félix le chat riant

Mais, de fait, pour un cas où il s’agit d’un authentique effet de style, on trouve dans l’usage courant des tas d’exemples qui constituent davantage des maladresses, des lourdeurs inutiles, d’amusantes bourdes ou des expressions fautives. On parlera alors de périssologie, plutôt que de pléonasme.

Voici quelques exemples de tournures à éviter :

- A partir de dorénavant : dorénavant suffit, ou bien « à partir de maintenant ».
– Avoir un bel avenir devant soi : d’habitude l’avenir n’est pas derrière !
– Achever complètement : Bon ! si c’est achevé, c’est achevé… Si ça ne l’est pas complètement, c’est donc que ce n’est pas achevé !
– Accumuler (ou empiler) les choses les unes sur les autres : accumuler ou empiler se suffisent.
– Ajouter en plus : je ne sais pas si vous avez déjà réussi à ajouter en moins, mais pour ce qui me concerne je n’y suis jamais arrivé !
– Allumer la lumière : que pourrait-on allumer d’autre ? Ah si, je sais : « ♫ allumez le feu ♫♪ allumez le feu ♪♫ » !
– Apanage exclusif : un apanage est un apanage et ne se partage pas.
– Apparence extérieure : par définition l’apparence est ce qui apparaît, donc ce qui se trouve à l’extérieur.
– Avertir (ou prévoir) à l’avance : certes ! je sais bien qu’il y a des personnes qui avertissent en retard ou carrément après coup… mais alors, en ce qui concerne l’efficacité de l’avertissement, c’est loupé !
– Une bonne aubaine : une aubaine est par définition une bonne affaire ou une heureuse circonstance.
– S’approcher près d’Un Tel : il me semble que s’approcher loin est quelque chose d’extrêmement compliqué à réaliser.
– Applaudir des deux mains : si vous voulez applaudir avec une seule main, cela me paraît fort peu efficace ; et comme par ailleurs vous n’êtes probablement pas un chimpanzé je suppose que, comme tous les humains, vous n’avez que deux mains pour applaudir…
– S’assoir sur son séant : parce que le séant désigne justement cette partie du corps qui permet de s’assoir…
– Un campus universitaire : je ne crois pas qu’il existe de campus non universitaire.
– Un mauvais cauchemar : permettez-moi juste une question : vous est-il déjà arrivé d’en faire des bons ?
– Comparer ensemble : d’habitude je ne crois pas qu’on puisse comparer une chose toute seule. 
– Conclure en terminant (ou pour terminer) : cela vous est-il déjà arriver de conclure en commençant ?
– Consteller d’étoiles : Eh bien, si c’est constellé, c’est forcément d’étoiles. En latin, « stella », qui est le radical de consteller, signifie « étoile ». Néanmoins, je conçois que l’on puisse utiliser ce verbe pour établir une analogie. Alors oui, en ce cas on précise : « une chemise constellée de taches de vomis », par exemple ; toutefois je crois qu’il vaudrait mieux dire « éclaboussée ».
– Se cotiser à plusieurs : si vous vous cotisez tout seul pour offrir un cadeau à un pote, cela revient à tout payer vous-même et ce n’est donc plus une cotisation !
– Construire une maison neuve : si l’on construit, on fait du neuf ; si c’est de l’ancien on reconstruit ou on restaure. Mais, quand bien même l’on utilise des matériaux anciens, s’il s’agit d’une première construction c’est toujours une maison neuve…
– Différer à une date ultérieure : je ne connais pas d’exemple de réunion différée à une date antérieure (sauf bien sûr si vous disposez d’une machine à remonter le temps).
– Une dune de sable : les géographes et les explorateurs n’en ont pas encore trouvé qui soient constituées d’eau, de voitures ou de biscuits apéritifs…
– Emmener avec soi : il me semble que si vous emmenez quelqu’un c’est qu’il vient avec vous. En effet, s’il ne vient pas avec vous, je ne crois pas que vous puissiez dire que vous l’emmenez !
– S’entraider mutuellement : oui, généralement c’est ainsi que l’on s’entraide.
– S’esclaffer de rire : parce que vous connaissez des personnes qui s’esclaffent de pleurs ou de hurlements ?
– Exporter à l’étranger : exporter chez soi est une opération commerciale extrêmement rare et difficile à mettre en oeuvre.
– Des illusions trompeuses : même si l’on voulait y croire une illusion est par définition illusoire, c’est à dire qu’elle induit en erreur.
– Au jour d’aujourd’hui : « aujourd’hui » est plus que suffisant.
– un index alphabétique : je crois savoir qu’ils sont toujours alphabétiques sinon on ne s’y retrouve pas.
– Marcher à pied : bon, je sais bien qu’il y en a qui marchent sur la tête…
– Au grand maximum : parce que vous connaissez des petits maximums vous ?
– Le monopole exclusif : si c’est un monopole…
– Neiger dehors : s’il neige dedans, c’est que vous n’avez plus de toit au-dessus de votre tête et que donc, en fait, cela revient à la même chose qu’être dehors (c’est la même chose pour la pluie, le soleil et le vent).
– Les orteils des pieds : je n’ai pas le souvenir d’en avoir vu ailleurs que sur cet organe. Ce n’est pas votre cas ?
– Une paire de jumelles : parce que je crois avoir compris que le propre des jumelles c’est d’aller par deux !
– Le genou de ma jambe : précision anatomique importante : si vous avez un genou, voire plusieurs, ailleurs qu’à vos jambes, ce n’est peut-être pas un gage de bonne constitution physique ; et au niveau du bras, cela s’appelle un coude.
– La panacée universelle : le mot « panacée » vient du grec et on y trouve le mot « pan » qui signifie « tout ». La panacée est un remède qui guérit tout.
– Des phases successives : les phases simultanées sont très rares !
– Prédire (ou prophétiser) à l’avance : parce que prédire ou prophétiser un événement après qu’il a eu lieu n’est pas exactement une prédiction ni une prophétie.
– Un projet futur, ou d’avenir : simple question : avez-vous déjà rencontré une personne qui a des projets de passé ?
– Reculer en arrière : essayez donc de reculer en avant et vous m’en direz des nouvelles !
– Se réunir ensemble : parce que vous arrivez à vous réunir tout seul, vous ?
– Surprendre à l’improviste : parce que quand c’est prévu et annoncé ce n’est plus vraiment une surprise.
– La topographie des lieux : parce qu’il est difficile d’établir la topographie des images, des sons, des lumières, et des courants d’air…
– L’unanimité totale : si un seul n’est pas d’accord, il n’y a plus d’unanimité.
- Le tri sélectif : chez les gens normalement constitués, trier consiste à faire une sélection…

Bon ! il reste une expression dont certains disent que c’est un pléonasme, mais je les soupçonne d’être machistes, et d’une manière générale les dames protestent énergiquement lorsque l’on pose cette question : « femme de ménage », est-ce oui ou non un pléonasme ?

Lully.

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2019-12. Trentième anniversaire !

1989 – 30 janvier – 2019

Mercredi 30 janvier 2019,
Fête de Sainte Bathilde, Reine, veuve et moniale (cf. > ici) ;
Mémoire de Sainte Martine, vierge et martyre ;
30ème anniversaire de la mort de SM le Roi Alphonse II (cf. > ici) ;
30ème anniversaire de l’avènement de SM le Roi Louis XX.

Grandes Armes de France

Le Roi est mort ! Vive le Roi !

« En France, le Roi ne meurt pas », dit l’ancien adage qui résume la Loi fondamentale du Royaume (cf. > ici) selon laquelle la succession à la Couronne est immédiate et instantanée : un Roi est Roi dès que son prédécesseur a rendu le dernier soupir, quel que soit son âge, du moment qu’il est le plus proche parent mâle du Roi défunt et qu’il est catholique.
Un autre adage exprime lui encore cette loi  par ces mots d’un éloquent laconisme : « le mort saisit le vif ».

Ce n’est pas le Sacre qui fait le Roi, mais c’est la force de la coutume successorale. Ce pourquoi l’on dit, selon les termes des légistes royaux, que le Sacre est déclaratif et non constitutif de la Royauté (même si dans une conception populaire encore fréquemment répandue au XVème siècle, et aujourd’hui reprise par quelques royalistes ignorants des Lois fondamentales, le Roi ne serait tel qu’après son Sacre).
Le Sacre, par les onctions et les prières de la Sainte Eglise, rend la Personne du Roi sacrée : cela a pour conséquence qu’attenter à Sa personne, à Sa vie et à Ses droits constitue à proprement parler un sacrilège.

Le rappel de ces principes véritablement « constitutionnels » de la monarchie capétienne traditionnelle explique pourquoi l’anniversaire de la mort d’un Souverain est en même temps celui de l’avènement de Son successeur.
En ce 30 janvier 2019, nous commémorons en même temps l’anniversaire de la mort, dite « accidentelle », de Sa Majesté le Roi Alphonse II, appelé de manière usuelle duc d’Anjou et de Cadix, qui nous plongea dans une douloureuse stupeur ; et le joyeux anniversaire de l’avènement de Son fils sous le nom de Louis XX, appelé de manière usuelle duc d’Anjou : « Le Roi est mort ! Vive le Roi ! ».

Sur son compte Twitter, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure donc Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié hier soir le message suivant d’une pudique sobriété qui dévoile cependant à Ses fidèles sujets quelque chose de la délicatesse de Ses sentiments et de Sa fidélité à la mémoire et aux exemples de Son regretté père :

tweet royal du 29 janvier au soir

Avec toute la Légitimité, dans la perpétuation de nos traditions royales, par laquelle nous manifestons notre indéfectible et ardente fidélité aux desseins de Dieu sur ce Royaume de France, nous commémorons donc avec ferveur ce trentième anniversaire et, avec l’incomparable Jean-Baptiste Lully, nous prions avec ferveur au moyen de cette prière divinement inspirée au roi-prophète David en conclusion du psaume « Exaudiat », et que nous reprenons avec ardeur et amour plusieurs fois par jour « Domine, salvum fac Regem, et exaudi nos in die qua invocaverimus Te » :

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Trois lys blancs

Publié dans : Chronique de Lully, Memento, Prier avec nous, Vexilla Regis | le 30 janvier, 2019 |1 Commentaire »

2019-11. « Mon message est celui de l’espoir et du non-découragement ».

Samedi 26 janvier 2019,
Fête de Saint Polycarpe de Smyrne (cf. > ici).

A l’occasion de sa venue à Paris pour la cérémonie commémorative du dimanche 20 janvier à la Chapelle Expiatoire, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a répondu aux questions de Marc Eynaud (pour le site « Boulevard Voltaire » : quel horrible nom !).
Cet entretien a été repris sur UCLF.org, et nous nous autorisons à le reproduire à notre tour ci-dessous pour le porter à votre connaissance.
Nous nous permettons en outre de retranscrire en caractères gras quelques phrases ou membres de phrases qui nous semblent particulièrement importants.

Louis XX & journalistes 20 janvier 2019

Dimanche 20 janvier 2019 à l’occasion de la cérémonie commémorative à la Chapelle Expiatoire,
Monseigneur le Prince Louis de Bourbon – Louis XX – interrogé par des journalistes.

Monseigneur, vous avez commémoré le 21 janvier ? Que signifie cette date, pour vous ?

Chaque année, en principe, j’assiste à une ou plusieurs cérémonies organisées à la mémoire du roi Louis XVI. Je maintiens ainsi une tradition qu’avant moi mon grand-père et mon père avaient tenu à respecter. Savez-vous que c’est mon grand-père qui, en 1972, a souhaité qu’une messe annuelle ait lieu à la chapelle expiatoire ? Jusqu’alors, seule la nécropole de Saint-Denis avait une cérémonie tous les ans. Ces messes sont célébrées en communion avec de très nombreuses autres dans toute la France et à l’étranger.
Cette date, pour moi comme pour tous les Français, est très importante car elle marque une rupture dans la tradition politique de notre pays. En assassinant le roi, c’est la tête de la France qui était atteinte encore plus que celle d’un homme.
Depuis, l’équilibre politique est instable. Après les huit siècles de royauté, comptez les régimes qui ont suivi : cinq républiques, mais aussi deux empires, un État, des formes parlementaires de monarchie comme celle de Louis-Philippe. Et chacun de ces régimes, souvent, a connu des phases multiples. Tout cela est éphémère. Le pouvoir a besoin de la durée.

À cette occasion, quel message voudriez-vous faire passer au peuple français ?

Actuellement, les Français s’interrogent sur leur identité et leur avenir. Ils sont confrontés à des enjeux extérieurs (mondialisation, par exemple) ou à des périls (montée de l’islamisme). Pour les affronter, le pays doit être uni et partager un même objectif, savoir ce qu’il est et savoir ce qu’il veut. Ainsi, mon message est celui de l’espoir et du non-découragement. Il faut se regrouper autour des fondamentaux : bien commun pour lutter contre les communautarismes et les corporatismes ; justice pour que les plus faibles soient aussi entendus ; souveraineté afin que la France ne se fasse pas dicter ses lois par l’extérieur. La France est un vieux pays qui a longtemps montré le chemin aux autres. Elle ne peut se faire dicter ce qu’elle doit faire, surtout en ce moment où le monde entier est en mutation.

À cette occasion, de nombreux internautes et intellectuels ont ressorti quelques lignes du testament de Louis XVI. Un document édifiant. Il dit notamment à son fils « si vous avez le malheur de devenir roi »…
Pour vous, que veut réellement dire « être roi de France ? »

Être comme Saint Louis, juste ; être comme Henri IV, savoir faire la paix des cœurs ; comme Louis XIV, avoir le sens de la grandeur du pays ; et comme Louis XVI, savoir accepter le sacrifice s’il faut rester en accord avec son âme.

Vous avez la double nationalité française et espagnole et vous avez eu une longue carrière internationale. Envisagez-vous de vous rapprocher davantage de la France ?

Je ne suis pas éloigné de la France. Je vis à l’étranger, c’est très différent. Comme vous le savez, chaque fois qu’une autorité m’invite pour telle ou telle manifestation culturelle ou sociale, je réponds favorablement.

On vous a vu et entendu soutenir les gilets jaunes. Pourquoi ce soutien et en quoi vous semble-t-il légitime ?

J’ai voulu montrer une certaine solidarité avec tout le pays dont je voyais qu’il était en souffrance. Il y a un ressenti d’une grande injustice en train de se développer : d’un côté une fiscalité toujours plus forte, et de l’autre des services publics et un niveau de vie en baisse, et cela, tant dans la France rurale que dans les banlieues qui sont devenues, en certains endroits, des territoires de non-droit. Est-ce sain ? Je ne le pense pas. L’intérêt du mouvement actuel est qu’il est spontané, né de la distorsion entre une France légale et celle qui vit dans la réalité du quotidien. Ainsi, des personnes de tous les horizons s’y associent ou l’approuvent. La durée du mouvement montre sa légitimité.
Certains politiques, comme Benoît Hamon, parlent de « vacillement de la République ».

En effet, la crise des gilets jaunes semble avoir fragilisé la confiance des Français vis-à-vis des institutions. Parallèlement, on sent un regain d’intérêt pour votre parole, qui est reprise par les grands médias. Y voyez-vous un signe quelconque ?

Les huit siècles de royauté ont montré qu’il fallait savoir évoluer. Celle du XIIIe siècle n’était pas celle de François Ier ou de Louis XIV. La royauté n’était pas conservatrice. La république est une forme de gouvernement comme une autre. Rien ne sert de s’attacher à un mot s’il perd de son sens.

Louis XX et gilets jaunes 20 janvier 2019

Dimanche 20 janvier 2019, avant la messe célébrée à la Chapelle Expiatoire
quelques « gilets jaunes » venus saluer et remercier Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Louis XX.

2019-10. La Révolution en France eut bien pour visée la neutralisation de la religion, moins en soi qu’en tant que rectrice de l’ensemble de la société.

Jeudi 24 janvier 2019,
Fête de Saint Timothée, évêque et martyr.

Le Révérend Père Augustin Pic o.p. (cf. > ici et > ici), dont l’amitié et la confiance nous honorent, vient de nous adresser aujourd’hui le texte de l’homélie qu’il a prononcée ce dernier dimanche, 20 janvier 2019, lors de la messe célébrée en présence de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, à la Chapelle Expiatoire, à Paris.
Nous remercions très chaleureusement le Révérend Père Pic de nous avoir autorisés à publier ce texte que l’on lira et approfondira avec le grand profit, en raison de l’analyse plus que pertinente qu’il présente et des perspectives spirituelles qu’il développe.

Bosio statue de Louis XVI à la chapelle expiatoire - détail

Statue de Louis XVI à la Chapelle Expiatoire (par François-Joseph Bosio)

Bien aimé Fils de Saint Louis, mes bien chers Frères,

Roi chrétien, celui pour qui nous venons prier ici chaque année eût apprécié qu’avant d’évoquer sa tragédie, le sermon commençât par Dieu et Son dessein sur l’humanité. C’est donc ce que je tenterai ce matin pour introduire notre traditionnelle méditation sur Louis XVI qui sera brève.

Le Dieu unique n’ayant besoin, pour être l’amour parfait, de rien ni de personne puisque avant de créer quoi que ce soit Il est Père, Fils et Saint-Esprit, décida néanmoins de faire exister les anges dans le ciel puis les hommes sur la terre. Pourquoi ? Pour les associer à Sa vie divine qui est béatitude absolue précisément parce qu’elle est amour parfait du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Au fond, Dieu produit les êtres perfectibles dont Il n’a pas besoin pour leur communiquer cette ineffable perfection et ainsi les rendre heureux tous ensemble en Lui seul. Alors qu’Il pouvait tout laisser au néant sans cesser d’être, Il a voulu cela !

Mais en créant, Ce Dieu unique ne peut que Se régler sur ce qu’Il est. Or Il est relation puisque Il est Trinité. Ainsi, Il fera l’homme relation et c’est ainsi qu’Il l’appellera à l’amour, puisqu’il n’est point d’amour sans relation. Amour envers Lui avant tout, c’est le premier commandement, d’où Jeanne d’Arc et son fameux Dieu premier servi, formule qui sauva la France et son roi et nous inspire encore, envers autrui ensuite, dont Il nous charge comme Il Se charge Lui-même de nous, c’est le second commandement égal au premier. Un premier supérieur au second, je le rappelle, et un second égal au premier, contradiction qui, enseignée par Jésus-Christ, n’est point contradiction mais mystère de vie surnaturelle. Et c’est en ces deux commandements que repose toute la Loi et tous les Prophètes, toute l’Ecriture ; et de ces deux que l’histoire humaine entière, collective et individuelle, reçoit sa loi fondamentale ; et sur ces deux qu’après la mort chacun sera jugé, et que tous, à la fin de l’Histoire, auront à répondre devant Dieu et les uns devant les autres. Au soir de cette vie, disait sainte Thérèse de Lisieux qu’un Louis XVI n’eût point manqué de lire et relire au Temple avec recueillement si la chère Carmélite avait pu écrire un siècle plus tôt, au soir de cette vie, disait-elle, je serai jugée sur l’amour

Là est le fond du christianisme en son mystère, qu’à la plénitude des temps vint réaliser Jésus-Christ, deuxième Personne de la Trinité, en vivant, mourant et ressuscitant selon la chair, et en répandant le Saint-Esprit à la prière de Marie vierge et mère, pour que chacun dans l’Eglise ait part aux souffrances et à la gloire de ce rédempteur et sauveur. Mais là est aussi, bien aimé Prince et bien chers Frères, ce que dut vivre à sa mesure celui qui nous rassemble ici.

Car ce fils du XVIIIe siècle et, pour une part, des Lumières, garda, du sacre de 1775 au sacrifice de 1793, la certitude d’avoir été chargé par Dieu même, selon la loi successorale, des destinées de la France. S’il est bien vrai que Dieu nous chargeant les uns des autres comme Il Se charge Lui-même de nous, Il charge certains d’entre nous de tous les autres à titre de supérieur, soit spirituel avec la Hiérarchie de l’Eglise, soit temporel comme c’est le cas pour les rois. De là deux points bien ancrés dans le cœur aimant de Louis et sur lesquels il ne transigea pas :

Que la puissance législative et exécutive est inhérente à la fonction royale qui est de faire le bien, mieux, de procurer le bien commun, au Nom du Seigneur, comme Son lieutenant, doctrine puisée à la fois dans la tradition du droit divin et dans le vœu presque unanime des cahiers de doléance, qu’il fut probablement le seul à respecter (cahiers n’aspirant à aucune démocratie mais à une représentation nationale associée au Roi dans la confection de la loi). Et plus, je le crois, dans le droit divin et le vœu des cahiers que dans les ouvrages ou articles, qu’il put fréquenter, de certains auteurs, publicistes ou autres, favorables à un pouvoir fort, à la prussienne.

Qu’une restauration religieuse s’imposait. Voulue dès le sacre, voulue plus encore, à la fin, dans l’ambition qu’il s’était donnée de nous consacrer tous au Sacré Cœur, comme l’avait fait Louis XIII à Notre Dame de l’Assomption, s’il recouvrait un jour sa puissance (à quoi, dans les derniers mois, son réalisme politique crut de moins en moins). Car les dangers courus par la piété et la morale à l’époque n’avaient rien d’illusoire, nous le savons, et ce qu’il voit aujourd’hui de là où il est ne peut malheureusement que lui donner raison…

Voilà bien les deux dimensions de la fonction royale : procurer le bien temporel et par là contribuer en une mesure certaine au bien spirituel dont est chargée spécialement la puissance ecclésiastique. On aura beau dire tout ce qu’on voudra et parfois non sans justesse sur les hésitations et tergiversations de celui qui présida à nos destinées à l’un des pires moments de notre histoire, ce noyau de convictions inspirées d’en haut et reçues de ses pères lui resta. D’où sa mort qui fut celle d’un saint, car la Révolution en France eut bien pour visée la neutralisation de la religion, moins en soi qu’en tant que rectrice de l’ensemble de la société. Certains dans le personnel révolutionnaire ne furent pas sans esprit religieux, comme Grégoire, d’autres sans spiritualisme, comme Robespierre, pour ne parler que de ceux-là, mais la tendance lourde, et criminelle, fut bien à la subversion.

Je cite un historien, prêtre, qui publia autour de 1800 un Louis XVI détrôné avant d’être roi : « Nous pardonnerait-on de rapprocher en exemple le maître de son ministre, l’homme-Dieu de l’homme-roi ? Le divin héritier du trône de David, la sagesse et la vertu par essence, en se montrant à son peuple à une époque d’endurcissement et de perversité, venait recueillir de ses insignes bienfaits l’ingratitude et la mort. Et c’était néanmoins à ce crime fameux, c’était à ce mystérieux régicide qu’était attaché, dans les décrets éternels, le rétablissement du règne de la vertu sur la terre. Ainsi Louis XVI, en naissant pour le trône, au sein d’une nation dégénérée, au milieu d’un siècle que maîtrisait l’impiété, naissait pour ses malheurs, si toutefois on peut appeler de ce nom les tragiques événements qui ont épuré sa belle âme et couronné ses vertus. Et pourquoi ne nous serait-il pas permis d’augurer que ce même attentat, qui a conduit d’abord un peuple dépravé sous des châtiments mémorables, décidera aussi son retour et celui de l’Europe entière à tous les principes oubliés … ».

Le retour aux principes oubliés ! Combien se fait-il attendre depuis plus de deux siècles. Mais, Chrétiens, il est cette différence entre une espérance purement humaine et celle qui vient de Dieu, qu’en ne se réalisant pas (toute attente mondaine finit par décevoir), la première laisse le cœur vide de vérité et plein de tristesse mais que la seconde, même lorsqu’elle manque ou tarde à se réaliser, donne une plénitude et une joie célestes. De là, on se prépare activement soit à la fin du monde si elle est proche (elle l’est d’ailleurs de plus en plus depuis le temps qu’on l’annonce en chantant le Credo – mais pensons-nous toujours à ce que nous chantons?), soit, si elle reste éloignée, à tous les relèvements, entiers ou partiels et quel qu’en soit le jour ou le siècle, relèvements obtenus par retour aux principes oubliés.

Fils de saint Louis, mes bien chers Frères, gardons deux paroles. Une déjà forte et l’autre qui l’est plus encore. La première est d’un païen mais bon philosophe, la seconde est de Dieu, et c’est tout dire. Sénèque, que Louis parfait latiniste avait lu, écrivait ceci dans l’une de ses admirables lettres à Lucilius :

Aliquid severum est verum gaudium.

Qu’on peut rendre ici, un peu familièrement certes, par

La vraie joie, c’est du sérieux !

 Jésus-Christ dont Louis fut disciple sur le trône et jusque sous le fer du bourreau déclara, Lui :

Ma joie, nul ne vous l’enlèvera.

Qu’à la prière de saint Louis et bientôt peut-être de madame Elisabeth, cette joie de Dieu, l’éternelle jeunesse du monde au fond de nos cœurs, y grandisse et embellisse envers et contre tout. Seront alors, vraiment, Dieu glorifié et le monde édifié.

Fr. Augustin Pic, O.P..

Prédication du Rd Père Pic chapelle expiatoire 20 janvier 2019

Le Révérend Père Augustin Pic o.p., prédicateur de Sa Majesté ce dimanche 20 janvier 2019 à la Chapelle Expiatoire

frise lys

2019-9. De la pompe funèbre à la pieuse mémoire de SMTC le Roi Louis XVI célébrée lors du Congrès de Vienne, et du Requiem de Sigismund von Neukomm qui fut interprêté à cette occasion.

21 janvier,
Anniversaire du martyre de SM le Roi Louis XVI.

« (…) Ces mêmes puissances qui n’avaient rien fait pour sauver l’infortuné Louis XVI, étaient appelées par moi, à rendre un tardif mais solennel hommage à sa mémoire. Cet hommage était encore une manière de relier la chaine des temps, une nouvelle consécration des légitimes droits de la maison de Bourbon. Je dois dire que l’empereur et l’impératrice d’Autriche me secondèrent puissamment pour la pieuse et noble cérémonie célébrée à Vienne, le 21 janvier 1815, à laquelle assistèrent tous les souverains et tous les personnages alors présents dans la capitale de l’empire d’Autriche ». Ainsi s’exprime Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord dans ses mémoires.
Le fameux « diable boiteux » à l’opportunisme légendaire mena au Congrès de Vienne, on le sait, une action diplomatique tout-à-fait remarquable au bénéfice de la France et de son Souverain légitime. Et c’est dans le cadre de ce prestigieux Congrès de refondation de la vieille Europe, qu’il fut le maître d’œuvre de cette pompe funèbre solennelle du 21 janvier 1815 célébrée en la cathédrale Saint-Etienne de Vienne, à laquelle assistèrent tous les empereurs, rois, princes et grands de tous les pays européens présents.

Cette solennité coûta quelque 80.000 francs au Prince de Talleyrand qui commanda à Sigismund Ritter von Neukomm un Requiem que la baronne du Montet dans ses souvenirs décrit en ces termes : « (musique) belle et sombre, comme le sujet le demandait ». Ce Requiem fut interprêté par plus de trois-cents chanteurs divisés en deux chœurs. Neukomm en dirigeait un,  Antonio Salieri – maître de chapelle de l’empereur – dirigeait l’autre.

La cathédrale Saint-Etienne avait été décorée par l’architecte Charles Moreau (un français établi à Vienne depuis 1794) et le peintre Jean-Baptiste Isabey (ce dernier après avoir été miniaturiste de SM la Reine Marie-Antoinette  et portraitiste de la famille royale, participa aux décors du couronnement du Buonaparte puis à ceux du Sacre de SM le Roi Charles X !!!) : un immense catafalque de soixante pieds de hauteur avait été dressé dans la cathédrale ; à ses angles quatre statues représentaient « la France abîmée de douleur », « l’Europe versant des larmes », « la religion tenant le testament de Louis XVI », et enfin « l’Espérance levant les yeux au ciel », selon la relation que publia « Le Moniteur » du 30 janvier 1815.
Un témoin ajoute : « (…) au sommet, la couronne, le sceptre et les insignes de divers ordres, avaient été placés ; et par-dessus le tout, très-haut, une autre couronne était suspendue, d’où retombait une draperie noire, semblable à un canopée, dont l’effet, car il flottait dans l’obscurité de l’arche, était saisissant ».

Pompe funèbre Louis XVI - Vienne 21 janvier 1815

Pompe funèbre de Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XVI
dans la cathédrale Saint-Etienne de Vienne
le 21 janvier 1815

Les billets d’invitation étaient ainsi rédigés : « Les ambassadeurs de Sa Majesté Très Chrétienne vous prient d’assister au service qui sera célébré le 21 janvier dans l’église cathédrale de Saint-Étienne ».

Les souverains présents à Vienne – tous en grand uniforme – ainsi que tous les participants au Congrès  et tout ce qui avait quelque distinction à Vienne assistèrent à la cérémonie : aucun n’eut pu se permettre une absence qui eut été synonyme d’esprit révolutionnaire !
Seul l’empereur François 1er ne parut pas en uniforme mais revêtu d’un habit de deuil. Les dames étaient toutes voilées (c’est-à-dire sous des crêpes noirs qui ne leur couvraient pas seulement la tête mais retombaient devant le visage jusqu’à mi-corps), en signe de grand deuil.
Une tribune entièrement drapée de velours noir rehaussée de franges d’argent avait été préparée pour les souverains. La nef et le chœur étaient réservés aux personnes invitées, et les parties latérales au public. 

La Sainte Messe fut célébrée par  le prince-archevêque lui-même, Sigismund Anton von Hohenwart âgé de 83 ans et l’oraison funèbre fut prononcée par l’abbé Georg Joseph Ulrich Zaiguelius, curé de la paroisse française de Vienne : c’était un alsacien qui avait refusé le serment schismatique et émigré à Vienne en 1791. Les témoins disent que sa prédication – en français – fit grande impression, et l’un d’eux le résume ainsi : « Que la terre apprenne à craindre le nom du Seigneur. L’orateur rappela d’abord la puissance et la gloire de cette monarchie française qui datait de quatorze siècles. Il peignit ensuite à grands traits la marche rapide de la révolution qui, en trois ans, avait renversé de fond en comble cet antique édifice. Dans ces désastres inouïs, il montra le doigt de Dieu qui élève et abaisse les trônes. Enfin, après avoir appelé les prières des assistants sur Louis XVI et sur Marie-Antoinette d’Autriche, il termina en citant les principaux passages de ce Testament qu’on a si bien appelé le code le plus héroïque de la charité. Là était pour Louis la plus belle oraison funèbre », et il ajoute : « Quand Monsieur Zaiguelius descendit de la chaire, des larmes coulèrent de tous les yeux ». Beaucoup ont pensé que cette oraison funèbre avait été écrite par Talleyrand lui-même, ou que du moins il avait pris part à sa rédaction…

La cérémonie commencée à 11 h dura jusqu’à 13 h et fut suivie d’une réception au palais Kaunitz.

Sigismund Ritter von Neukomm

Sigismund Ritter von Neukomm (1778-1858)

Le Requiem composé par Sigismund Ritter von Neukomm qui fut interprété lors de cette cérémonie solennelle du 21 janvier 1815 avait en réalité été écrit, pour sa plus grande partie, deux ans auparavant : il y ajouta l’offertoire « Domine, Jesu Christe ».
On sait que le 21 janvier 1815 les trois-cents choristes dirigés par Neukomm lui-même et Salieri, chantèrent a capella, mais Neukom avait précisé ceci sur ses manuscrits : « Cette messe, quoique composée pour les voix seules sans accompagnement d’orchestre, peut être exécutée avec l’accompagnement ci-après… » S’ensuivent en effet quelques précisions techniques pour une exécution avec orchestre, avec des détails sur les instruments que l’on pourra utiliser.

Voici l’un des enregistrements disponibles sur Internet de ce Requiem de Neukomm :

[pour entendre l'enregisrement faire un clic droit sur l'image ci-dessous puis "ouvrir dans un nouvel onglet"]

Image de prévisualisation YouTube

Toutefois nous disposons au Mesnil-Marie d’une autre version, enregistrée en janvier 2016 dans la chapelle royale du château de Versailles, interprétée par La Grande Ecurie et la Chambre du Roi sous la direction de Jean-Claude Malgoire, et nous préférons de loin, à celle disponible ci-dessus, cette version véritablement somptueuse, dont la pochette est ornée, en couverture, d’un buste de Louis XVI vu de dos :

Requiem Neukomm - Malgoire

Je ne donnerai pas ici de biographie de Sigismund Ritter von Neukomm, puisqu’on peut aisément la trouver ailleurs, mais je ne résiste cependant pas à rapporter cette anecdote en conclusion.
Neukomm, qui rendit son âme à Dieu à Paris le 3 avril 1858 âgé de 80 ans, resta jusqu’à son dernier souffle un ardent royaliste. Quelque cinq ans avant sa mort (alors donc que la France allait sombrer de l’éphémère deuxième république dans le second en-pire) il composa un « canon républicain » dont les paroles parodiques sont celles-ci :

« Liberté – pour faire le mal -,
égalité – dans la misère -,
fraternité – de Caïn à son frère – :
voilà le cri de la république.
Vive la république ! »

Lully.

Lys de France

Et l’on trouvera le Requiem de Cherubini à la mémoire de Louis XVI > ici

Publié dans : De liturgia, Memento, Prier avec nous, Vexilla Regis | le 21 janvier, 2019 |2 Commentaires »

2019-8. Il convient que les fondamentaux puissent s’épanouir à nouveau…

Discours prononcé par Monseigneur le Prince Louis de Bourbon,
de jure Sa Majesté le Roi Louis XX,
lors de la réception du 20 janvier 2019
suivant la Messe célébrée à la mémoire du Roi Louis XVI
à la Chapelle Expiatoire

Grandes armes de France

 

Chers Amis,

Louis XVI, nous réunit une nouvelle fois et, comme toujours, vous êtes nombreux à être fidèles à son souvenir et à ce que représente son assassinat. A travers la mémoire du roi sacrifié à son devoir, vous honorez la royauté française et ce qu’elle incarne et vous montrez aussi le manque que cette mort a produit.

Louis XVI, par sa vie et son action, a révélé combien il était soucieux de ce qu’il devait à la France. Jusqu’à la mort il a pensé à Elle et aux Français. Son Testament en témoigne, une ultime et tragique dernière fois.

Je remercie le Père Pic qui, par son homélie, nous a montré la double nature du roi, à la fois homme avec toutes ses failles et chrétien avec ses certitudes. N’est-ce pas là l’ambiguïté du pouvoir que le règne du Roi Louis XVI traduit ?

Cette convergence entre la société humaine avec ses égoïsmes et la nécessité de garder le cap du Bien commun, est au cœur de la notion de pouvoir politique. Il doit toujours être un service, une fonction pour la collectivité. La royauté française avait réussi cette synthèse, parce qu’elle était à la fois sacrée et profondément pragmatique, assise sur ses lois fondamentales qui lui donnaient une constitution avant même que le mot n’existe. Ainsi la France fut longtemps le modèle des nations.

Au moment où la tête du Roi est tombée, il y eut une rupture dans la vie sociale. Elle a perdu une de ses assises. Elle a perdu la nécessaire transcendance. 

Désormais il n’y avait plus de limites au pouvoir et tout devenait permis du moment qu’une loi ou un décret l’autorisait. Nous connaissons le ravage d’une telle approche. Elle est mère de tous les totalitarismes ;  elle cautionne les lois contre-nature qui minent la France et nombre d’autres états. Plus profondément, elle entraîne une crise morale tant le fossé se creuse entre la société légale et le pays. Il devient bien difficile de vivre, d’entreprendre, d’éduquer ses enfants, de protéger ses handicapés et ceux qu’au nom de principes abstraits pour lesquels l’homme n’a plus sa place, il faudrait laisser de côté, voire tuer.

Pourtant une société ne peut vivre longtemps, mue par les seules idéologies sans risquer de disparaître livrée notamment aux dangers extérieurs d’ennemis prêts à fondre sur elle dès lors qu’elle n’affirme plus clairement sa souveraineté ; disparaître aussi en ayant perdu conscience de l’avenir ce qui l’entraîne à des mesures mortifères.

Mais une société peut aussi retrouver les voies de son destin. Depuis plusieurs années, nous voyons en France, un désir ardent de renouer avec les traditions et le concret. Les jeunes notamment sont les acteurs de ce renouveau et cela dans tous les secteurs, privés ou publics, d’entrepreneurs, d’artisans comme de ruraux. Cela repose sur un sens du bien commun retrouvé et sur la nécessité de remettre l’homme comme échelle de toute chose. Héritage de l’antiquité gréco-romaine d’une part, héritage chrétien d’autre part.

Les fondamentaux existent donc toujours comme au temps de Louis XVI. Il convient désormais qu’ils puissent s’épanouir. Cela ne se fera que si chacun d’entre nous, dans nos familles, dans nos activités, dans nos pensées, dans nos façons de faire, nous prenons la société à bras le corps. Il n’y a pas de fatalisme dès lors qu’une espérance guide les hommes.

Il ne faut pas désespérer. Bien au contraire. La Fille aînée de l’Eglise, la patrie de Saint Louis, de Sainte Jeanne d’Arc et de tant et tant de saints et saintes, doit continuer à montrer l’exemple. Cela est nécessaire pour elle-même comme pour l’Europe qui doit, elle aussi, retrouver ses racines si elle veut tenir son rang face à la mondialisation. Ce n’est pas en abdiquant sa souveraineté que l’on peut se faire respecter des autres, mais, au contraire en affirmant, ce que l’on est.

Tel est le message de la royauté française. Vrai hier au temps de Louis XVI. Toujours vrai aujourd’hui.

Merci de m’avoir donné l’occasion de le rappeler. Ce retour sur l’essentiel est ce que je souhaite à vous tous, à vos familles et à la France pour la nouvelle année.

 Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

arrivée du Roi 20 janvier 2019

L’arrivée du Roi à la Chapelle Expiatoire ce dimanche 20 janvier 2019,
accompagné du Rév. Père Augustin Pic op,
pour la Messe célébrée par Monsieur l’Abbé Thierry Laurent, curé de Saint-Roch.

frise lys

Neuvaine du 21 au 29 janvier pour le trentième anniversaire de l’avènement de Louis XX :

Ce 30 janvier 2019 ramène le tragique souvenir de la disparition de Monseigneur le Prince Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou et de Cadix, de jure Sa Majesté le Roi Alphonse II de France, le 30 janvier 1989, et donc, en vertu des Lois fondamentales du Royaume selon laquelle la succession à la Couronne est immédiate et automatique, c’est aussi le trentième anniversaire de l’avènement de Sa Majesté le Roi Louis XX.

Louis XX

Nous invitons donc tous les membres et sympathisants de la Confrérie Royale, tous les Légitimistes, à préparer cet anniversaire par une neuvaine de prièredu 21 au 29 janvier, à l’intention de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, pour Sa personne, pour Sa famille, pour Sa mission au service de la France.

Pour cette neuvaine nous vous proposons de réciter (ou de chanter) l’hymne « Veni Creator » et d’y rajouter trois oraisons : celles du Saint-Esprit, de la procession du Vœu de Louis XIII et celle pour le Roi.

Vous trouverez ces textes (latin et français) ci dessous, mais également sous forme de fichier pdf aisément imprimable> ici 

Texte latin :
     
Veni, creator Spiritus,
Mentes tuorum visita,
Imple superna gratia
Quae tu creasti pectora.
     
Qui diceris Paraclitus,
Altissimi donum Dei,
Fons vivus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.
     
Tu septiformis munere,
Digitus paternae dexterae,
Tu rite promissum Patris,
Sermone ditans guttura.
     
Accende lumen sensibus,
Infunde amorem cordibus,
Infirma nostri corporis
Virtute firmans perpeti.
     
Hostem repellas longius
Pacemque dones protinus;
Ductore sic te praevio
Vitemus omne noxium.
     
Per te sciamus da Patrem,
Noscamus atque Filium;
Teque utriusque Spiritum
Credamus omni tempore.
     
Deo Patri sit gloria,
Et Filio, qui a mortuis
Surrexit, ac Paraclito
In saeculorum saecula.
     
Amen.
     
V. : Emitte Spiritum tuum et creabuntur.
R. : Et renovabis facien terrae.
     
V. : Ora pro nobis, Sancta Regina Galliae.
R. : Ut digni efficiamur promissionibus Christi.
     
V. : Domine, salvum fac Regem.
R. : Et exaudi nos in die qua invocaverimus Te.
   
         
            
Oremus :
       
Deus, qui corda fidelium Sancti Spiritus illustratione docuisti, da nobis in eodem Spiritu recta sapere, et de ejus semper consolatione gaudere. Per Christum Dominum nostrum,
Amen.
       
Deus qui sanctissimam Virginem Mariam, genitricem tuam, super choros angelorum exaltatam fidelibus tuis patronam providisti : oculis misericordiae Francorum respicere digneris imperium : quod tutelae ejusdem Virginis Rex piissimus voto perpetuo commendavit : Qui vivis et regnas per omnia saecula saeculorum.
Amen.
Quaesumus, omnipotens Deus, ut famulus Tuus Ludovicus Rex noster, qui Tua miseratione suscepit regni gubernacula, virtutum etiam omnium percipiat incrementa quibus decenter ornatus, et vitiorum monstra devitare, hostes superare, et ad Te, Qui via, veritas et vita es, gratiosus valeat pervenire. Per Christum Dominum nostrum.
Amen.
Traduction :
     
Venez, Esprit créateur,
Visitez les esprits de ceux qui sont à Vous :
Emplissez de la grâce d’en haut
Les cœurs que Vous avez créés.
     
Vous qui êtes appelé Consolateur,
Don du Dieu très-haut,
Source de vie, feu, amour
Et onction spirituelle,
     
Vous, septiforme par la fonction,
Doigt de la droite du Père,
Vous, à juste titre promesse du Père,
Inspirant nos langues dans leurs discours,
     
Allumez la lumière en nos sens,
Infusez l’amour en nos cœurs,
En la faible force de notre corps
Donnant force pour résister. 
     
Repoussez au loin l’ennemi
Et donnez-nous la paix sans cesse,
Qu’ainsi par Vous, guide conducteur,
Nous évitions toute chose mauvaise.
     
Faites que par Vous nous sachions (qui est) le Père,
Et que nous connaissions le Fils,
Et que nous croyions en tout temps
Que Vous êtes l’Esprit des deux.
     
A Dieu le Père soit la gloire,
Et au Fils, qui des morts
Est ressuscité, et au Consolateur
Dans les siècles des siècles.       
Ainsi soit-il.
     
V. Envoyez Votre Esprit et il se fera une création nouvelle.
R. Et vous renouvellerez la face de la terre.
V. Priez pour nous, Sainte Reine de France.
R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de NSJC.
V. Seigneur, sauvez le Roi.
R. Et exaucez-nous au jour où nous Vous invoquerons.
        
Prions :
      
O Dieu, qui avez instruit les cœurs des fidèles par la lumière du Saint-Esprit, donnez-nous par ce même Esprit, de comprendre et d’aimer ce qui est bien, et de jouir sans cesse de ses divines consolations. Par Jésus-Christ, notre Seigneur.
Ainsi soit-il. 
O Dieu , qui après avoir élevé au-dessus des chœurs des anges la Très Sainte Vierge Marie Votre Mère, l’avez donnée comme patronne à Vos fidèles, daignez jeter des regards de miséricorde sur le Royaume de France, que la piété d’un de ses Rois a mis par un vœu perpétuel sous la protection de cette même Vierge : ô Vous qui vivez et régnez pour les siècles des siècles.
Ainsi soit-il.
Nous Vous prions, ô Dieu tout puissant, pour Votre serviteur notre Roi Louis, qui par Votre miséricorde a reçu le gouvernement de ce Royaume : qu’il reçoive aussi l’accroissement de toutes les vertus par lesquelles, ennobli comme il convient à son état, il évitera la laideur des vices, sera vainqueur des ennemis, et Vous soit assez agréable pour parvenir jusqu’à Vous qui êtes la Voie, la Vérité et la Vie. Nous Vous le demandons par Jésus-Christ Notre-Seigneur.
Ainsi soit-il.

Ceux qui disposent de beaucoup de temps peuvent également réciter, s’ils le souhaitent, ces  Litanies royales >  ici

Lys du Mesnil-Marie

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