2020-128. Message royal pour la Sainte Nuit de Noël.

Jeudi soir 24 décembre 2020,
en la sainte veillée de la Nuit de la Nativité.

Ce 24 décembre en début de veillée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux ce court message rempli d’affection et de sollicitude pour ses peuples de France, accompagné de cette photographie, manifestant les qualités de son cœur paternel qui, en quelques mots seulement, peut se rendre présent à tous dans un véritable esprit chrétien.

Crèche message Louis XX

Comme tous les Français réunis devant la crèche ou le sapin, avec la princesse Marie Marguerite et nos enfants, nous pensons à tous ceux qui, seuls ou en famille, retrouvent l’espérance dans le mystère de Noël après la terrible année que nous venons de vivre.

Que Notre-Dame protège la France.

Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

grandes armes de France

2020-127. « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

Mercredi 23 décembre 2020,
Mercredi avant la fête de la Nativité,
Commémoraison de Saint Dagobert II, roi d’Austrasie et martyr ;
Anniversaire de la sainte mort de la Vénérable Thérèse de Saint Augustin,carmélite (cf. > ici) ;
Anniversaire du massacre de Savenay (23 décembre 1793).

Vous trouverez ci-dessous, chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, la lettre que, en qualité de Prieur de la Confrérie Royale, il m’est revenu d’adresser ce jour à ses membres et sympathisants. Je me suis autorisé à penser qu’elle pourrait aussi être profitable à plusieurs d’entre vous.

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 1

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

Lanterne de Noël

« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

Lettre mensuelle aux membres et amis
de la
Confrérie Royale

à l’occasion de la
fête de Noël
- 25 décembre 2020 -

Rappel :

Les membres de la Confrérie Royale s’engagent à sanctifier d’une manière particulière le 25 de chaque mois en redoublant de prières l’accoutumée les exercices du devoir d’état, les peines et les joies de méticuleusement à sa sanctification, lorsque cela est possible en assistant à la Saine Messe et en offrant la sainte communion à l’intention du Roi, ou encore en accomplissant quelque petit pèlerinage ou acte de dévotion supplémentaire offert à l’intention de Sa Majesté et du Royaume des Lys.
La lettre mensuelle, envoyée à tous les membres ainsi qu’aux amis qui ont manifesté le désir de la recevoir, à l’occasion de ce 25 de chaque mois, est écrite par les prêtres, religieux ou membres de la Confrérie Royale. Son but est de raviver la ferveur et la détermination des membres, en leur proposant des réflexions et approfondissements toujours nécessaires.

* * * * * * *

« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

A quelques heures seulement du moment où la liturgie de notre Mère la Sainte Eglise va nous inviter une fois encore à laisser notre joie spirituelle s’exhaler, en reprenant le chant des anges dans la nuit de Bethléem – « Gloria in excelsis Deo et in terra pas hominibus bonae voluntatis : gloire à Dieu dans les hauteurs et sur la terre paix aux hommes de bonne volonté ! » -, il me revient de vous rejoindre, bien chers Amis, membres et sympathisants de notre chère Confrérie Royale, pour cette étape mensuelle du « 25 du mois ».

Le 25 du mois… en décembre.

Vous le savez, mais je me permets néanmoins de vous le rappeler, notre « rendez-vous spirituel mensuel » a été fixé à cette date par les fondateurs de la Confrérie Royale en référence à la fête de la Nativité de Notre-Seigneur, célébrée le 25 décembre, parce que la fête de Noël est aussi, par les dispositions admirables de la divine Providence, l’anniversaire de la naissance de notre France.

En effet, la France est née dans les fonts baptismaux de Reims en ce 25 décembre de l’an 496 alors que Sa Majesté le Roi Clovis recevait la grâce du Saint Baptême.

Il faut le dire et le redire inlassablement : avant cette Noël 496, il y avait la Gaule romaine, divisée, affaiblie, livrée au pouvoir de nombreux envahisseurs barbares, et hérétiques pour la plupart, mais à compter du baptême de Clovis il y aura désormais le Royaume catholique des Francs, dans lequel les anciens Gallo-romains vont s’intégrer avec joie, Royaume des Francs par lequel la foi catholique, la foi de Nicée, va s’imposer, va triompher, va reconquérir les âmes que les hérétiques ariens lui avaient ravies.

La France est née de la rencontre de la foi catholique et de l’institution royale franque, elle est née de l’alliance qu’elles ont contractée dans la personne de Clovis, lorsque, suivi par l’élite de ses guerriers et dignitaires, il reçut le Saint Baptême des mains de Saint Remi.

Ce « pacte de Reims », ainsi que l’a nommé le Pape Saint Pie X, nous autres, membres de la Confrérie Royale, autant qu’il est en notre pouvoir, par la prière, l’offrande et le sacrifice, nous le réactualisons en quelque manière en nos âmes et en nos corps même, à chaque 25 du mois, portant – vive et forte – l’espérance de sa pleine reviviscence par la restauration du Roi Très Chrétien sur le trône de France, et la restauration de la monarchie traditionnelle.

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 2

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

Malgré les temps mauvais…

Et cependant les temps sont mauvais, bien mauvais…

J’ai reçu, toutes ces dernières semaines, les confidences – presque comme des soupirs – de tant et tant de personnes qui m’ont déclaré être si éprouvées par les circonstances présentes qu’elles n’ont pas l’enthousiasme des autres années pour préparer Noël, pour préparer leurs âmes à la joie de Noël, pour préparer tout l’environnement habituellement si doux et consolant de cette fête qui est par excellence la fête des familles chrétiennes…

Les inquiétudes sont certes légitimes, au vu de ce qui se trame machiavéliquement dans l’ombre et dont nous assistons au dévoilement progressif à travers les apparents incohérences et atermoiements des actuels usurpateurs du pouvoir, en France et dans le monde.

Nul ne peut, à vues humaines, se réjouir lorsqu’il regarde avec discernement et lucidité l’instauration d’une véritable dictature planétaire, tyrannie affublée des oripeaux du souci du bien-être des peuples : un prétendu bien-être tronqué de toute dimension surnaturelle et ordonné au règne de Mammon.

La mascarade, aussi rigoureuse et inflexible qu’elle veuille être, n’aura qu’un temps et ne pourra pas davantage perdurer que la tour de Babel dont elle est une variante moderne, nous devons en avoir la certitude.

Il y aura sans doute beaucoup de souffrances, beaucoup de larmes… beaucoup de sang même !

Mais la persécution n’est-elle pas la grande fête des véritables fidèles de Jésus-Christ, heureux de placer leurs pas dans ceux de leur divin Maître portant Sa Croix rédemptrice ?

Si nous sommes de vrais disciples, nous ne pouvons réellement craindre (malgré les frissons qu’éprouve si spontanément notre nature fragile à cette perspective) de suivre Notre-Seigneur souffrant, mais par cette souffrance-même triomphant de toutes les forces du mal !

Devant la Crèche, dans nos maisons et dans nos églises, contemplons amoureusement Celui qui S’est incarné « pour nous les hommes et pour notre salut » : le bois de la mangeoire qui Lui sert de berceau préfigure celui de Sa Croix ; les langes dont Il est emmailloté (ces langes qui sont les signes auxquels les bergers doivent Le reconnaître) annoncent l’emmaillotement funèbre qui semblera Le tenir prisonnier du tombeau.

L’Enfant-Dieu de la Crèche nous ouvre les bras, nous ouvre Son Cœur et nous dit en silence au cœur de notre cœur : « Ne crains point : Je suis là, et Je serai là… Sois-Moi fidèle chaque jour et Ma grâce ne te fera point défaut… Je serai ta force… Suis-Moi sans crainte avec le maximum de générosité… »

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 3

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

Nous savons, nous en sommes certains, nous le croyons, parce que tout au long des quinze siècles de l’ « histoire sainte » du Royaume de France, depuis le Baptême de Clovis jusqu’à nos jours, les faits sont là, indéniables dans leur vérité tenace, et que les faits sont appuyés par les exemples et les paroles des saints, la France, notre France, a été voulue par Dieu catholique et royale.

Les dons de Dieu sont sans repentance et la vocation donnée par Lui à la France subsiste en dépit de l’apostasie officielle et des infidélités accumulées.

Le cri des Francs « Dieu le veult ! » lancé avec enthousiasme en réponse à la prédication du Bienheureux Urbain II, doit aujourd’hui jaillir de nos cœurs avec une conviction renouvelée, avec une ardeur galvanisée et non érodée par les contradictions présentes.

« Dieu le veult ! » : Dieu, qui n’est point inconstant en Ses desseins providentiels et qui a fait la France catholique et royale dans la sainte nuit de Reims à la Noël 496, veut la restauration du Royaume de France, veut la restauration de la monarchie traditionnelle « de droit divin », veut la restauration du Fils aîné de l’Eglise – seul Roi légitime – à la tête du Royaume des Lys !

Ainsi donc, si « Dieu le veult ! », notre foi et notre espérance doivent s’en trouver fortifiées et régénérées, notre zèle et notre ardeur doivent en recevoir un accroissement de vigueur et de pugnacité, notre générosité doit puiser dans le divin Cœur du Petit Roi qui nous tend les bras dans Sa Crèche un dynamisme décuplé au service de Son lieu-tenant sur la terre de France : l’aîné des descendants de Hugues Capet, de Saint Louis, d’Henri IV et de Louis XIV, Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX.

« Dieu le veult ! » : et donc « si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? » (Rom. VIII, 31b).

Cette parole inspirée de Saint Paul doit nous habiter et nous garder dans une inébranlable confiance : quelles que soient les épreuves qui nous attendent, quelles que soient les vexations et les tracasseries multipliées par un pouvoir impie, quelles que soient les souffrances qu’il faudra endurer, « pour Dieu et pour le Roi », comme le firent avant nous Vendéens et Chouans, la grâce du Roi du Ciel ne nous sera pas refusée.

« Si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? » Oui, qui ? Le démon ? La franc-maçonnerie?Le gouvernement de la république ? Les lois liberticides ? Les forces de police ? La prison ? Les brimades ? Les persécutions ?…

En tout cela nous serons vainqueurs, en suivant Jésus de la Crèche au Calvaire !

En tout cela, par Lui, avec Lui et en Lui, nous accomplirons notre vocation de catholiques et de Français fidèles aux dispositions de Dieu sur le Royaume des Lys !

En tout cela nous nous montrerons serviteurs de Dieu et de Son lieu-tenant sur la terre de France, et – quoi qu’il doive nous en coûter – nous serons les grands vainqueurs !

« Si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? »
Dans cette conviction toute surnaturelle,
je vous souhaite, bien chers Amis,
un très beau, très fervent et très saint Noël !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.
Mercredi 23 décembre 2020,
en l’anniversaire de la mort de la vénérable Thérèse de Saint-Augustin,
née Madame Louise de France, fille de SM le Roi Louis XV.

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 4

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

Lanterne de Noël

2020-126. Cartes de vœux du Mesnil-Marie.

Mercredi 2 décembre 2020 ;
Fête du Bienheureux Jean de Ruysbrœck, dit l’Admirable, confesseur de l’Ordre de Saint Augustin ;
Mémoire de Sainte Bibiane, vierge et martyre ;
Mémoire du mercredi de la 1ère semaine de l’Avent ;
150ème anniversaire de la bataille de Loigny (cf. > ici).

Guirlande de sapin - gif

Beaucoup de nos amis nous ont exprimé les difficultés qu’ils ont à trouver des cartes de vœux représentant les mystères de la Nativité de Notre-Seigneur. Voilà pourquoi nous en avons fait réaliser plusieurs modèles que nous vous présentons ci-dessous et qui peuvent nous être commandées, selon les modalités expliquées plus bas.

Cartes de vœux modèles 1-2-3

Modèle 1 :
« Nativité » de Jacob de Backer (1545-1585)
Carte double pliée – format 11,7 cm x 18,2 cm

Modèle 2 :
« Adoration des bergers » d’Agnolo Bronzino (1503-1572)
Carte double pliée – format 11,7 cm x 18,2 cm

Modèle 3 :
« Adoration des mages » de Corrado Giaquinto (1703-1765)
Carte double pliée – format 11,7 cm x 18,2 cm

cartes de vœux modèle 4

Modèle 4 :
« Vierge à l’enfant », détail d’un vitrail des ateliers Hardman (1838-2008)
Carte double pliée – format 14 cm x 14 cm

cartes de vœux modèle 5

Modèle 5 :
« Adoration des mages » de Theodor van Loon (1581-1649)
Carte double pliée – format 18,2 cm x 11,7 cm

Précisions importantes :
- Toutes nos cartes sont accompagnées de leurs enveloppes au format correspondant.
- Toutes nos cartes sont des cartes dites « de luxe », glacées.
- Toutes nos cartes sont au tarif de 2,50 € à l’unité (+ frais de port)
- Pour une commande de 10 cartes et plus, les frais de port sont offerts.

Pour commander :
Il suffit de nous écrire au moyen du formulaire qui se trouve > ici
En nous indiquant très exactement :
1) Les modèles que vous désirez et le nombre de cartes voulues pour chaque modèle ;
2) Votre adresse postale ;
3) Le moyen de règlement choisi (Paypal, chèque…).

Nous passer une commande de cartes, c’est aussi un moyen de nous aider : Merci !
Nous nous efforcerons de vous la faire parvenir dans les meilleurs délais.

Guirlande de sapin - gif

Publié dans : Annonces & Nouvelles, Chronique de Lully, De liturgia | le 2 décembre, 2020 |Commentaires fermés

2020-125. Parce que « la pauvreté s’arrête au pied de l’autel »…

Mardi 1er décembre 2020,
Fête du Bienheureux Charles de Jésus, ermite au Sahara (cf. > ici) ;
Mémoire de Saint Eloi, évêque et confesseur ;
Mémoire du mardi de la 1ère semaine de l’Avent.

Calice & Sacré-Coeur

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

« Je veux que ce Très Saint Sacrement soit par-dessus tout honoré, vénéré, et conservé en des endroits précieusement ornés », ainsi s’exprime Saint François d’Assise dans son testament, reprenant une ultime fois l’exhortation qu’il avait déjà prodiguée avec insistance dans presque toutes ses lettres et admonestations. Lui qui a tellement voulu et enseigné la sainte pauvreté, pour ce qui est de la vie des religieux, enseignait aussi que « la pauvreté s’arrête au pied de l’autel » et qu’il faut que l’autel, le saint tabernacle, et le sanctuaire soient « précieusement ornés » afin de manifester la foi dans la Présence Réelle de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans la Sainte Eucharistie, de manifester en quelle vénération et amour nous devons entourer le Saint Sacrifice de la Messe, de manifester notre adoration du Roi Céleste pour Lequel rien n’est jamais trop beau.

Tout au long de l’histoire de l’Eglise, de semblables exemples et exhortations se trouvent chez presque tous les saints : qu’on se souvienne en particulier des « folies » que faisait le très pauvre Curé d’Ars pour acquérir les ornements liturgiques les plus splendides…

Le vent de désacralisation furieuse qui a soufflé sur la Sainte Eglise dans la seconde moitié du XXe siècle, au contraire des âges de profonde dévotion, a dépouillé les sanctuaires et vidé les sacristies, si bien qu’il fut fréquent de trouver aux « puces » et dans les brocantes quantité de chasubles brodées, de chandeliers d’autel, et autres ornements sacrés…
L’association Refuge Notre-Dame de Compassion, statutairement, lorsqu’elle en a l’occasion et les moyens, rachète ces objets qui appartiennent au culte du Très Haut, Roi des rois et Seigneur des seigneurs, afin d’éviter les profanations et pour les rendre à leur destination originelle.
En 19 ans d’existence, nous avons ainsi racheté une assez grande quantité de matériel liturgique, en même temps que nous en avons aussi reçu de communautés qui ont malheureusement dû fermer certains de leurs couvents… etc.

Cela dit, ces chandeliers, croix d’autel, bénitiers, encensoirs, candélabres et autres ornements ne sont pas toujours dans un très bon état : à certains il manque parfois une petit pièce ornementale, d’autres sont un peu tordus, d’autres encore sont très oxydés ou terriblement encrassés.
Tellement oxydés ou encrassés que, malgré de longues séances d’astiquage, avec les meilleurs produits et beaucoup d’huile de coude, il était impossible de les faire resservir à l’ornementation de l’autel, au culte divin et à la gloire de Dieu en l’état.

Grâce à des amis prêtres qui nous ont recommandé le sérieux et la qualité de son travail, nous sommes entrés en contact avec un artisan qui s’est spécialisé dans la restauration de ces objets liturgiques en métal, et, au début septembre, nous lui avons confié une vingtaine de chandeliers et candélabres, plusieurs croix d’autel, des plateaux de communion, une croix de procession, un encensoir avec sa navette et leur support, un bénitier et son goupillon, des rampes d’autel pour l’exposition du Saint-Sacrement… etc.
Le 10 novembre, avec émerveillement, nous avons reçu la livraison de tout ce matériel liturgique splendidement restauré : les pièces ont été nettoyées aux ultrasons et leur éclat est désormais préservé par un vernis professionnel invisible.

2

Bénitier, goupillon et plateau de communion revenus de nettoyage

1

Ce bénitier et son goupillon, oxydés et ternis,
sont eux aussi appelés à être nettoyés…

3

Nous possédons un ensemble de quatre candélabres « bouquets de lys-raisins-épis de blé »
très oxydés qui ne peuvent être utilisés en l’état
ainsi que l’attestent les deux clichés de détail ci-dessous…

4

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L’un des candélabres « bouquet de lys » revenu de restauration
et, ci-dessous, deux clichés montrant les détails de sa splendeur retrouvée…

7

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Rampes d’autel pour l’exposition du Saint-Sacrement (achetées aux puces à Angers en 2003)
et chandeliers d’autel XVIIIe (offerts par des religieuses qui fermaient l’un de leur couvent en 2005)
revenus de restauration

Ces travaux de restauration, qui se sont accompagnés pour quelques pièces par la reconstitution de détails manquants, ont eu un coût, vous vous en doutez.
La publication de ce jour a non seulement pour but de sensibiliser nos lecteurs et amis à l’importance du soin à apporter aux ornements de l’autel et au matériel destiné au culte dont l’éclat doit rehausser la splendeur de notre liturgie catholique traditionnelle, mais aussi de les alerter sur le coût d’une telle restauration : en réglant la facture de cette première livraison, qui se montait à presque 1.800 euros, nous avons sérieusement « allégé » le compte de l’association.

En confiant à l’artisan un second lot d’objets à restaurer (dans lequel se trouvent entre autres un pupitre d’autel pouvant servir de thabor et un lustre de sanctuaire, dont vous pouvez voir la photo ci-dessous dans son état avant restauration), nous avons fait un « pari » sur la divine Providence.
Or la divine Providence se sert d’instruments humains…
Vous avez sans nul doute compris où je veux en venir, n’est-ce pas ?

10

Lustre de sanctuaire, oxydé, tordu et maculé de fientes d’oiseaux
que nous avons confié au restaurateur…

Si donc, bien chers Amis, vous voulez participer – même par un don minime – au règlement des travaux de restauration déjà réalisés (et à ceux qui doivent suivre), afin que votre générosité se fasse l’instrument de la beauté du sanctuaire et de l’éclat de la liturgie destinés à glorifier le Roi du Ciel, présent dans le Saint-Sacrement de l’Eucharistie, nous vous en serons profondément reconnaissants !

Pour un don via Paypal > ici
Pour un virement ou une offrande par chèque, nous contacter > ici

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Sainte Eucharistie

Publié dans : Chronique de Lully, De liturgia | le 1 décembre, 2020 |Pas de Commentaires »

2020-124. Rappel à Dieu de Monsieur Daniel Hamiche.

Lundi soir 30 novembre 2020,
fête de Saint André le Protoclite, apôtre et martyr ;
lundi de la 1ère semaine de l’Avent.

Nous avons appris hier, dimanche 29 novembre en milieu d’après-midi, la mort de Monsieur Daniel Hamiche (pour lire une courte notice biographique voir > ici), connu de beaucoup de nos amis qui l’ont entendu sur les ondes ou ont lu ses publications variées.

A titre personnel, et sans vouloir m’étendre sur les détails, j’ai connu Daniel lorsque je vivais à Paris : il m’avait invité dans son émission radiodiffusée à plusieurs reprises, m’accueillait toujours avec une joyeuse cordialité rue Didot, dans le XIVe arrondissement, où se trouvait alors le siège du « Légitimiste », participait de temps en temps aux réunions informelles qui se tenaient dans l’appartement que j’occupais in illo tempore dans le XVe, au cours desquelles ses interventions étaient toujours percutantes et stimulantes…
A l’occasion de son 55ème anniversaire, le 1er octobre 2002, il nous avait invités, le baron Pinoteau, Guillaume de T. et moi-même : c’est ainsi que j’ai rencontré pour la première fois Monsieur le Chancelier de France, récemment rappelé à Dieu lui aussi (cf. > ici).
Nous nous retrouvions aussi, évidemment, lors de cérémonies religieuses ou manifestations, militantes ou culturelles.
Mon départ de Paris avait distendu nos relations, qui sont restées néanmoins amicales jusqu’à la fin.
De loin, informé de son état de santé, j’ai prié pour lui, me suis réjoui de le savoir entouré de la prière de prêtres amis et accompagné par leurs visites, incommensurables sources de bénédictions et de grâces en ces derniers moments si redoutables.
Maintenant qu’il est entré dans son éternité, je continue mon humble prière fraternelle à son intention.

Quelques heures seulement après l’annonce du décès de Daniel, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié le message suivant.

Daniel Hamiche

Daniel Hamiche (1er octobre 1947 – 29 novembre 2020)

frise lys deuil

Quelques jours après la disparition du baron Pinoteau, j’apprends avec beaucoup de tristesse le rappel à Dieu d’une autre grande figure de la Légitimité, Daniel Hamiche, qui, du jour où il rencontra la Foi catholique, devint aussitôt comme par voie de conséquence, un fervent défenseur de la royauté légitime. Cofondateur avec Philippe Montillet en 1984 de la Feuille d’Information Légitimiste puis du Légitimiste, il avait consacré sa vie à la lutte contre la déchristianisation et les persécutions faites aux catholiques et aux chrétiens.

Que son âme repose en paix et qu’il ait à présent le bonheur ineffable de contempler la Face de Dieu pour l’éternité !

frise lys deuil

2020-123. L’Aîné des descendants de Saint Louis soutient et encourage les défenseurs de la liberté du culte catholique.

Samedi soir 28 novembre 2020,
après les premières vêpres du premier dimanche de l’Avent.

Ce samedi soir, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux, ce message de protestation et d’avertissement à l’intention du gouvernement de la république, et d’encouragement et de soutien à l’adresse des catholiques qui se mobilisent contre les mesures discriminatoires prises à l’encontre de la participation à la Sainte Messe.

Que Dieu bénisse et accorde longue vie à notre Roi légitime, et qu’Il nous accorde de le voir monter sur le trône qui est le sien à la suite des Rois Très Chrétiens ses ancêtres ! 

Louis XX - chevalier de Malte

Sa Majesté en tenue de Chevalier de Malte (photo de 2011)

Comme catholique, je me joins aux protestations des Evêques comme des fidèles après l’incompréhensible décision de maintenir la limitation de la reprise du culte quelle que soit la taille de l’édifice.

En reconnaissant la nécessité des mesures de protection comme celle de garantir la santé publique, les pouvoirs publics sont dans leur rôle, mais en agissant contre la liberté de culte et de conscience, ils ne le sont plus.

Alors que de nombreux dangers guettent notre pays, alors que des milliers de personnes perdent leur emploi ou leur outil de travail, alors que la pression est forte sur ceux qui ont pour mission la santé et la sécurité de tous, il apparaîtrait plus judicieux que les autorités sachent trouver en l’Eglise le bras secourable qu’elle a toujours été en temps de crise.
L’Histoire montre combien les situations les plus périlleuses ont été surmontées lorsque le spirituel et le temporel savent agir ensemble. C’est sur cette union que la France a su se construire et trouver les solutions aux pires moments. Puisse cette sagesse être retrouvée !

Que Notre-Dame, Saint Louis mon aïeul et tous les Saints de notre pays protègent la France.

grandes armes de France

2020-122. « Je prie Dieu de nous offrir une longue vie pour continuer ce bonheur.»

Vendredi 27 novembre 2020,
Fête de la manifestation de la Médaille miraculeuse (cf. > ici) ;
Anniversaire de la mort du Roi Clovis 1er le Grand (cf. > ici et > ici).

Achevons ce soir la publication des messages que Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publiés au cours des mois d’octobre et novembre 2020.
Les deux, assez courts, qui suivent, ont été rendus publics sur les réseaux sociaux le 21 octobre, pour l’anniversaire de la naissance de la Princesse Marie-Marguerite, et le 6 novembre, pour le seizième anniversaire du mariage de nos Souverains légitimes.

Dans l’un comme dans l’autre, Monseigneur le Duc d’Anjou témoigne publiquement de son amour pour son épouse et pour sa famille : de fait, ces deux messages n’ont rien d’anecdotique puisque, dans la famille royale, les Légitimistes reconnaissent spirituellement leur propre famille, ainsi qu’un modèle pour leurs propres familles et pour toutes les familles du Royaume.
C’est d’ailleurs une grande consolation, dans une société où l’institution familiale et particulièrement mise à mal et dénaturée, de voir que nos Souverains donnent l’exemple d’une famille unie, rayonnante d’amour.

Nous sommes donc heureux du bonheur familial de Leurs Majestés et nous nous unissons avec ferveur à leur prière d’action de grâces à Dieu, Le priant de les combler d’une surabondance de bénédictions afin que, comme le dit notre Roi, Dieu leur accorde « une longue vie pour continuer ce bonheur ».

couple royal - anniversaire de mariage

Message du 21 octobre, jour anniversaire de la naissance de la Princesse Marie-Marguerite : 

Toutes mes félicitations à ma chère épouse, avec qui je me suis uni il y a bientôt 16 ans, qui m’a offert quatre enfants merveilleux, et avec qui j’espère célébrer toujours plus unis beaucoup d’anniversaires.

Message du 6 novembre, jour anniversaire du mariage de Leurs Majestés :

Chère Marguerite,
Merci beaucoup pour ces 16 années à tes côtés, pour ton support inconditionnel, ta compréhension, ta complicité, ton amour et nos quatre enfants qui complètent notre belle Famille.
Je remercie et prie Dieu de nous offrir une longue vie pour continuer ce bonheur.

Trois lys blancs

 

2020-121. L’espérance au sein des temps mauvais.

25 novembre 2020,
Fête de Sainte Catherine d’Alexandrie, vierge et martyre.

Nous sommes heureux de reproduire ici le texte de la lettre mensuelle à l’intention des membres et amis de la Confrérie Royale, dont nous pensons qu’au-delà de ses destinataires originaux elle peut être d’un grand profit spirituel pour les amis du Refuge Notre-Dame de Compassion.

Blason de la Confrérie Royale

Lettre mensuelle aux amis et sympathisants de la Confrérie Royale

25 novembre 2020

Rappel :

Les membres de la Confrérie Royale s’engagent à sanctifier d’une manière particulière le 25 de chaque mois en redoublant de prières, en offrant avec encore davantage de ferveur qu’à l’accoutumée les exercices du devoir d’état, les peines et les joies de ce jour, en travaillant plus méticuleusement à sa sanctification, lorsque cela est possible en assistant à la Sainte Messe et en offrant la sainte communion à l’intention du Roi, ou encore en accomplissant quelque petit pèlerinage ou acte de dévotion supplémentaire offert à l’intention de Sa Majesté et du Royaume des Lys.

La lettre mensuelle, envoyée à tous les membres ainsi qu’aux amis qui ont manifesté le désir de la recevoir, à l’occasion de ce 25 de chaque mois, est écrite par les prêtres, religieux ou clercs membres de la Confrérie Royale. Son but est de raviver la ferveur et la détermination des membres, en leur proposant des réflexions et approfondissements toujours nécessaires.

Christ en gloire - vitrail

L’espérance au sein des temps mauvais.

L’Apôtre, s’adressant aux Éphésiens, les exhorte de cette manière : « Ayez donc soin, mes frères, de marcher avec circonspection, non comme des insensés, mais comme des hommes sages, rachetant le temps, parce que les jours sont mauvais. » (V. 15-16). Rien n’a changé depuis lors. L’homme ne s’est point bonifié car le progrès n’est qu’un mythe. Bien au contraire, il a multiplié, avec son intelligence dévoyée, tous les moyens nécessaires pour rendre les jours encore plus mauvais alors qu’il rendait sa vie plus confortable et à l’abri du souci. À l’évolution technique et scientifique correspondent exactement la régression morale et l’appauvrissement spirituel. Saint Augustin, lui aussi vivant en des temps troublés, commenta ainsi saint Paul : « Deux choses, mes frères, rendent les jours mauvais : ce sont la méchanceté et la misère. Oui, c’est la méchanceté et la misère humaines qui font passer de mauvais jours. Considérés au point de vue de la durée, les jours sont réguliers ; ils se succèdent et mesurent le temps avec ordre ; le soleil se lève, il se couche, les temps passent régulièrement. En quoi ces temps blesseraient-ils l’homme, si les hommes ne se blessaient eux-mêmes ? Aussi n’y a-t-il que deux choses, je le répète, pour rendre les jours mauvais, savoir la misère et la méchanceté humaines. Il est vrai, la misère est le lot commun, il n’en doit pas être ainsi de la méchanceté. Depuis la chute d’Adam et son expulsion du paradis, les jours n’ont jamais été que misérables. Demandons à ces enfants qui viennent de naître, pourquoi ils débutent dans la vie par des pleurs, quand ils pourraient également rire. On naît et on pleure immédiatement ; combien de jours s’écoulent ensuite avant qu’on rie ? Je l’ignore. Or en pleurant ainsi dès sa naissance, chaque enfant prophétise ses malheurs ; ses larmes attestent ses souffrances. Il ne parle pas encore, et déjà il est prophète. Et que prédit-il ? Qu’il vivra dans la peine ou dans la crainte. Oui, lors même qu’il se conduirait sagement et serait du nombre des justes, exposé de toutes parts aux tentations, il vivra constamment dans la crainte.  » ( Sermon CLVII ) Ainsi, selon le docteur de l’Église, sommes-nous condamnés à jamais à la misère, de par notre condition humaine pécheresse, mais, en revanche, nous avons tout pouvoir, avec l’aide de la grâce et par la pratique des vertus, pour éviter la méchanceté et pour en réduire l’empire sur le monde. Pourtant, nous ne sommes guère zélés pour cette tâche et le mal fleurit, fructifie, étale son embonpoint, bien plus que la lumière. Nous ne pouvons pas ruser avec le temps car il ne prend pas de congés. En revanche, nous pouvons l’infléchir vers le haut ou vers le bas alors qu’il poursuit sa course. Les périodes de l’histoire où il prit de la hauteur sont rares. Ce sont des âges d’or, comme le siècle de saint Louis, qui ne durent guère et ne se reproduisent presque jamais. Cela ne signifie pas que le redressement n’est pas possible et que la victoire de la méchanceté est systématique.

Pour qu’une société soit armée le plus efficacement possible contre le déferlement du mal, elle doit s’en donner les moyens et, en priorité, adopter un régime de gouvernement qui laisse le plus de chance à la vérité de pousser le temps vers la transcendance. Par expérience malheureuse, nous savons que la république à la française ne peut pas être cette source d’autorité légitime. Elle patauge dans le sang de sa prise de pouvoir, sans avoir jamais exprimé aucun regret, et elle s’est instaurée comme une nouvelle et unique religion, affirmant que ses lois, même les plus iniques, se situent au-dessus de la Loi divine qu’elle nie et combat. Nous constatons que la république à la française est aux abois, exsangue mais cachant cette débilité sous de prétentieux oripeaux et des refrains idéologiques brassant les fameuses « valeurs de la république ». Il ne me souvient pas, dans ma jeunesse, à l’école laïque, avoir jamais entendu la répétition jusqu’à la nausée de ce mantra désormais obligatoire. Il faut dire qu’il demeurait encore un semblant de christianisme détaché de son terreau et sécularisé dans l’instruction publique de ce temps. Le seuil niant le temps et l’histoire de ce pays n’avait pas encore été totalement franchi. C’est chose faite et ne demeurent plus en présence que des rengaines devenues folles à force de rabâchage. Heinrich Heine marchait à visage découvert lorsqu’il définissait ainsi sa lutte pour la démocratie républicaine : « Nous ne nous battons pas pour que le peuple accède aux droits de l’homme, mais pour que l’homme accède aux droits divins. » Et pour aller encore plus loin en écartant Dieu définitivement. Comment un tel système politique pourrait-il être capable d’affronter les violences qui défient notre temps mauvais ? Il ne peut que faire fausse route en brandissant encore et sans cesse ses slogans auxquels plus personne n’adhère.

Nous avons atteint un point de non retour. Certaines voix s’élèvent, y compris parmi des catholiques traditionnels, pour inviter à un changement de modèle démocratique, comme si cela pouvait suffire à tout instaurer de nouveau dans le Christ. Cette erreur est mortelle, elle ne conduit qu’à une impasse. Nicolas Gomez Davila notait dans ses Carnets d’un vaincu : « Changer de gouvernement démocratique pour un autre gouvernement démocratique revient à changer les bénéficiaires du pillage. » Et encore : « La démocratie ignore la différence entre vérités et erreurs ; elle ne distingue qu’opinions populaires et opinions impopulaires. » Il est donc impossible de s’extirper du cercle mortel de la misère et de la méchanceté sous la bride d’une telle gouvernance. Il ne suffit pas de mettre en place un roi dans un régime démocratique pour qu’un pays retrouve sa vocation chrétienne. L’exemple des monarchies plus que constitutionnelles de l’Europe du Nord suffit à prouver la faillite d’une telle illusion. Un roi n’a de sens que s’il exerce comme roi, avec tous les pouvoirs dont il est revêtu grâce à un couronnement sacré. Il ne s’agit pas de se contenter d’une sorte de succédané et tout prince portant la légitimité de la succession monarchique ne doit pas céder aux sirènes de la concession en espérant occuper un trône d’où il ne gouvernerait rien ni personne. Voilà pourquoi il faut savoir saisir le temps, l’apprivoiser et l’utiliser pour préparer un retour du divin dans la sphère des hommes. Georges Bernanos écrivait à Jean-Marie Maître en 1917 : « […] Il est vrai que nos forces morales sont à bout, et que jamais la plus brutale bêtise ne fut élevée sur un plus haut piédestal. Le monde se dispute entre la force aveugle et la niaiserie libérale. Nous n’y avons ni place ni lieu. C’est ici que Dieu nous attend. » C’est dire qu’il serait scandaleux que nous pactisions avec des formes de gouvernements qui entretiennent les temps mauvais en place d’essayer de les contrôler ou de les dépasser.

S’engager ainsi pour combattre les temps funestes a pour conséquences un sacrifice intégral, sans demi mesure, et le refus des compromissions. Lors de la terrible crise de conscience à la veille de la condamnation de l’Action française par le pape Pie XI, le même Bernanos écrit très justement à Robert Valery-Radot en octobre 1926 : « Le sacrifice qu’on nous demande est tel, engage si cruellement tout notre être, que nous ne le ferons qu’à coup sûr, et qu’à Dieu. S’il ne s’agit que de convenances, d’opportunité, de déférence filiale et autres calembredaines, je ne suis pas prêt, pour ma part, à emprunter le petit harmonium de Maritain pour aller renier en musique, à Bierville (NDA : lieu de réunion de la Jeune République de Marc Sangnier) ou ailleurs, notre passé et nos morts. » Bernanos enfoncera le clou dans ce texte très fort qu’il publia dans Marianne, pourtant à l’opposé des idées monarchiques, à la demande son ami Emmanuel Berl en avril 1935. Il répète haut et fort qu’il n’est ni démocrate, ni républicain, et il en précise la raison : « Nos pères servaient un prince, une famille, c’est-à-dire des hommes comme eux. La fidélité d’un homme à un homme peut avoir ses petitesses, du moins suppose-t-elle une conscience humaine pour donner l’ordre, une autre pour l’exécuter. Bref, un maître parle en personne et sous sa propre responsabilité. Ça vaut toujours mieux que de s’entendre commander au nom de la Justice ou de la Patrie par des guignols du genre de Gambetta ou de Clemenceau qui répètent comme des perroquets, avec le creux convenable, « la Patrie veut ! », « la Démocratie exige ! » alors que la démocratie ou la patrie seraient bien empêchées de leur fermer le bec. » Il suffit de changer les noms pour constater que la situation n’a pas changé d’un iota. Le chaos français actuel est une conséquence de la prise de pouvoir par une « bureaucratie » non seulement nationale mais dorénavant européenne et mondialiste qui permet aux dirigeants politiques de s’exonérer de toute responsabilité personnelle lorsqu’ils prennent des décisions qui conduisent à la mort du pays dans les domaines de la santé et de la sécurité, de l’identité culturelle et de la marque religieuse. Un état qui n’est capable que d’afficher sa prétention au « blasphème », sous couvert de liberté d’expression, se condamne à épouser les temps mauvais. Un prince, même médiocre, aurait au moins le souci de l’unité de ses peuples divers, tout en établissant un socle que tous devraient reconnaître.

Par notre foi, nous savons que l’ordre naturel doit être soumis à l’ordre surnaturel, même s’il y a distinction entre les deux et que le trône n’est pas confondu à l’autel. Nous subissons, depuis cinq républiques, un régime qui ne reconnaît aucune autonomie d’ordres différents et qui refuse de sentir au-dessus de sa tête une Loi qui le juge et qui devrait l’inspirer. Les efforts successifs pour rétablir un ordre juste ont tous échoués, sorte de malédiction qui s’abat sur notre pays infidèle. Cependant la dernière page n’est pas signée. Il est normal que la vérité semble être vaincue. Ce n’est pas fausse consolation que de le dire. Le culte de l’humanité par elle-même, profonde apostasie, finira par s’écrouler, comme tous les autres règnes historiques de Satan. En attendant, nous sommes au sein de la tempête des temps mauvais. Ces derniers sont impuissants à réduire en cendres l’espérance qui nous a été remise en mains propres au jour de notre baptême.

P. Jean-François Thomas s.j.
Dédicace du Très-Saint-Sauveur
S. Théodore
9 novembre 2020

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Autres textes du Rd Père Thomas publiés dans les pages de ce blogue :

- « Obéissance au réel et civilisation » > ici
- « De l’homme d’honneur dans la médiocrité de ce temps » > ici
- Homélie pour le 21 janvier 2017 > ici
- « Du respect des grandeurs d’établissement » > ici
- « De la conjuration sans fin » > ici

2020-120. Rappel à Dieu du baron Hervé Pinoteau, chancelier de France.

Mardi soir 24 novembre 2020

Nous avons appris cet après-midi le rappel à Dieu dans sa 94e année du baron Hervé Pinoteau.
Héraldiste, vexillologiste et phalériste français d’envergure internationale, membre de nombreuses sociétés savantes, cet érudit est l’auteur d’une œuvre prolifique (une trentaine d’ouvrages, 900 articles) et notamment de « Monarchie et Avenir » (1960) et de L’ »État présent de la Maison de Bourbon » (1975).
Décidé, par le lamentable spectacle de la guerre de 1940, à relever la France, il fut de bonne foi Blanc d’Eu avant de découvrir la Légitimité. Mettant ses pas dans ceux de Raoul de Warren, travaillant avec une nouvelle génération de légitimistes (Pierre de La Forest-Divonne, Patrick Esclafer de la Rode et Michel Josseaume), Hervé Pinoteau se mit au service d’Henri VI dès 1955. Il en fut le chancelier ainsi que de son fils Alphonse II et de son petit-fils Louis XX.
Dans l’édition, la presse, la correspondance et en Justice, il a défendu les droits des Bourbons-Anjou à la Couronne de France. Il prit part à la fondation du secrétariat d’Alphonse II en 1962 et de l’Institut de la Maison de Bourbon en 1973.
Il était décoré, entre autres, de l’ordre du Saint-Esprit, de l’ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges, de l’ordre d’Alphonse X le Sage et de l’ordre de l’Infant Henri.
Miséricordieux Jésus, donnez-lui le repos éternel !

Hervé baron Pinoteau

Hervé, baron Pinoteau
Chancelier de France (19 juillet 1927 – 24 novembre 2020)

frise lys deuil

Message publié sur les réseaux sociaux
au soir du 24 novembre 2020
par
Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou,
de jure SMTC le Roi Louis XX

Très affectés par la nouvelle du rappel à Dieu de notre chancelier, le baron Pinoteau, qui nous a quittés la nuit dernière après tant d’années au service de Dieu, de la France et de la Légitimité, nous tenions, la Princesse et moi-même, à témoigner notre reconnaissance à celui qui a tellement œuvrė aux côtés de mon grand père, le Prince Jacques Henri, de mon père, le Prince Alphonse, puis auprès de moi.
Nous nous unissons à la prière de ses enfants, petits enfants, nombreux et tous fidèles aux engagements de leur père et les assurons de notre affection.

obiit baron Pinoteau

Nota :
Nous avions évoqué > ici, à l’occasion de l’anniversaire de la mort du Prince Alphonse de Bourbon, de jure Alphonse II de France, le témoignage que lui a rendu le Baron Hervé Pinoteau.

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