Recette du Mesnil-Marie : une quiche aux navets et aux champignons.

Samedi soir 15 novembre 2008.

On nous avait donné des navets, de cette espèce qu’on nomme aussi « rave d’Auvergne à collet rouge », et Frère Maximilien-Marie les a apprêtés d’une manière délicieuse qui nous a tous enchantés (je dis bien nous, parce que moi aussi j’ai voulu en goûter et j’ai vraiment énormément aimé). J’ai donc résolu de vous en livrer les secrets pour que vous vous régaliez aussi… et pour qu’on ne puisse pas dire que je ne  vous donne que des recettes de gâteaux! Servie chaude avec des crudités de saison, cette quiche aux navets et aux champignons, facile à réaliser,  sera une entrée originale et délicieuse dont vous me direz des nouvelles!…

Lully.

Recette du Mesnil-Marie : une quiche aux navets et aux champignons. dans Chronique de Lully navets

Ingrédients :

Une pâte brisée ; deux navets raves de taille moyenne ; des champignons (si on a la chance d’en avoir des frais, c’est merveilleux, sinon on peut toujours utiliser une boite de  400 gr. de champignons de Paris en lamelles) ; 25 cl de crème fraîche épaisse ; 3 oeufs ; sel ; poivre ; muscade et fromage râpé (Emmental par exemple).

Préparation :

Epluchez les navets, découpez-les en tranches de 3 à 4 mm d’épaisseur, divisées ensuite en quarts ; faites-les cuire à la vapeur (ils doivent être tendres mais ne doivent pas s’écraser).  Pendant que les navets cuisent, faites cuire les champignons dans une poêle, avec un peu de sel et  un soupçon de poivre : arrêtez la cuisson au moment où ils commencent à être légèrement grillés en surface. Préchauffez votre four (180°)  et disposez la pâte brisée dans un moule à tarte (n’oubliez de la piquer avec une fourchette) : on recommande de la faire pré-cuire « à vide », mais ce n’est pas indispensable. Garnissez le fond de la pâte avec les navets et les champignons (sur plusieurs épaisseurs). Dans un jatte battez les oeufs avec la crème fraîche, salez, poivrez et ajoutez une pointe de muscade rapée : versez sur les navets et les champignons en veillant bien à ce que le liquide pénêtre bien dans les interstices, recouvrez de fromage râpé et enfournez (environ 45 minutes). Servez de préférence chaud.

Quiche aux navets

(Là c’est une photo prise par notre amie Clara qui vit au Québec et qui l’a testée aujourd’hui même).

Publié dans : Chronique de Lully, Recettes du Mesnil-Marie | le 15 novembre, 2008 |3 Commentaires »

2008-62. Terrassement et livraison de bois.

Jeudi soir 13 novembre 2008.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Il y a dix jours (cf. www) je vous avais fait le compte-rendu des aventures aquatiques de notre « Mesnil-Marie » à l’occasion de cet « épisode cévenol » (le vétérinaire qui s’occupe de Chlôris et de moi-même a employé cette expression et je l’ai bien retenue) particulièrement violent qui s’est abattu sur notre région au moment de la Toussaint.

Monsieur Opsilos avait ajouté un commentaire à mon récit dans lequel il écrivait: « Urgence drainage! » Les chats et le Frère en sont parfaitement convaincus, mais il y a des choses qui ne dépendent pas d’eux. Le problème réside en premier lieu dans le fait que ces pluies, qui ont duré pendant pratiquement douze jours, ont bien évidemment mis en retard les menuisiers-couvreurs qui doivent intervenir sur notre toiture pour la réviser et mettre en place l’isolation ; or ils ne peuvent commencer chez nous que lorsqu’ils auront terminé la toiture sur laquelle ils travaillent actuellement… En deuxième lieu, on peut dire qu’il en est de même pour l’entrepreneur de maçonnerie qui doit venir achever les travaux d’écoulement des eaux : lui aussi, en raison du mauvais temps, a accumulé du retard sur les chantiers qui précèdent le nôtre dans son calendrier. En troisième lieu, le plombier ne pourra poser les chenaux et les gouttières que lorsque les deux artisans précédemment cités auront achevé leur travail… Une fois que ces trois étapes auront été franchies, un grand pas en avant aura été fait pour la mise hors d’eau de notre « Mesnil-Marie« . Frère Maximilien-Marie dit avec un brin d’ironie qu’il fait du harcèlement moral auprès des artisans parce qu’il se rappelle régulièrement « à leur bon souvenir« ! Nous avons maintenant bon espoir que ces travaux soient entrepris avant la fin du mois de novembre, mais je compte sur vos prières pour que de nouvelles pluies ne viennent pas mettre de nouveaux délais à leur mise en oeuvre.

En attendant, un de nos voisins – Bruno – , voyant que Frère Maximilien-Marie  – très affaibli par deux virus – est contraint à beaucoup de repos et ne doit pas faire d’efforts physiques), s’est généreusement offert pour venir pendant plusieurs jours piocher le long du mur de l’ancienne étable, dont je vous disais que les siècles avaient accumulé contre lui un tas de terre et de pierres, responsable des infiltrations qui se font à travers le mur. Nous ne pouvons donc que remercier chaleureusement notre ami Bruno pour son esprit de service et la générosité avec laquelle il s’est donné à ce travail pénible.

Travaux le long du mur ouest

Vous avez ci-dessus une juxtaposition de trois clichés qui vous montrent cette précieuse avancée (vous pouvez cliquer sur l’image pour la voir en grand) : 1) à gauche, une vue prise au mois d’août juste avant le premier coup de pioche : vous voyez l’amas de terre, soutenu par un muret de pierre sèches, et le frêne que l’on aperçoit au sommet plonge des racines dans l’épaisseur même du mur de la maison! 2) au centre, un cliché qui montre le travail commencé par Frère Maximilien-Marie : le frêne a été coupé et une partie de la terre et des pierres a été enlevée ; le rocher sur lequel la maison est édifiée commence à apparaître juste à côté de la pierre d’angle. 3) à droite, une photo prise après le travail de Bruno : le mur est dégagé jusqu’au rocher sur lequel il s’appuie et on voit sur les pierres les traces de la terre enlevée ; on aperçoit aussi dans le mur les restes du tronc du frêne!

J’ai encore une autre photographie à vous montrer ce soir : celle de la grosse livraison de bois de chauffage qui nous a été faite le jeudi 6 novembre. Cela n’a pas été facile de trouver un important stock de bois sec (de préférence du hêtre) et Frère Maximilien-Marie avait dû passer de nombreux appels téléphoniques. Déjà une première livraison avait pu être faite à la fin septembre mais bien insuffisante pour passer toute la mauvaise saison. Maintenant nous devrions être tranquilles. Néanmoins, comme vous le voyez, le camion n’a évidemment pas pu venir jusqu’à la maison : sa manoeuvre était rendue encore plus malaisée qu’à l’accoutumée parce que les grosses pluies avaient détrempé et raviné le chemin. Il est donc monté à reculons aussi haut qu’il l’a pu et il a tout déversé dans le chemin, à charge pour notre Frère d’achever le transport jusqu’à la maison!

2008-62. Terrassement et livraison de bois. dans Chronique de Lully dsc02950

Enfin, vous le voyez, malgré les ralentissements imposés d’un côté par les intempéries et de l’autre par l’état de santé de Frère Maximilien-Marie, il y a quand même des choses qui avancent : dans quelques jours je reviendrai pour vous parler de nos fenêtres, mais pour le moment Chlôris et moi devons aller nous mettre à l’affut d’une vilaine souris qui vient, sans autorisation et sans gêne, faire ses courses dans la réserve de farine destinée à la préparation du pain : cela ne peut durer!

Lully chasseur

Je vous salue donc avec toute ma féline majesté et vous assure de la prière de Frère Maximilien-Marie à vos intentions.

Lully.

Publié dans : Chronique de Lully | le 13 novembre, 2008 |4 Commentaires »

2008-61. Les intempéries du haut pays cévenol.

Lundi soir 3 novembre 2008.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Plusieurs d’entre vous ont essayé de contacter le « Mesnil-Marie » ces derniers jours, après avoir été un peu alarmés par les nouvelles météorologiques qu’ils avaient entendues dans les journaux radiophoniques ou télévisés : quelques uns ont réussi à les joindre, mais d’autres n’y sont pas parvenus parce que nous sommes restés longtemps sans téléphone et sans Internet. Comme, ce soir, tout semble rentré dans l’ordre, je m’empresse de venir vous rassurer.

Déjà dans ma précédente chronique (ici > www), je vous disais que nous étions entrés dans une période pluvieuse… qui n’était pas tellement à mon goût. Mais au moment où je vous écrivais je n’imaginais pas ce qui allait nous arriver! Jamais je ne l’eusse cru si je ne l’eusse vu de mes propres yeux (Frère Maximilien-Marie insiste beaucoup pour que je m’exerce à une rigoureuse exactitude dans l’emploi des conjugaisons) : la neige est arrivée au matin du jeudi 30 octobre! Au début, j’ai cru que j’avais  été victime d’un enchantement – comme il en est question dans les livres de contes – et qu’ayant dormi environ deux mois je me réveillais à quelques jours de Noël. Cependant un coup d’oeil sur le calendrier m’a convaincu que ce n’était pas le cas.

Ainsi donc, la neige est tombée en abondance, serrée, pendant plus de trois heures, et – comme il avait gelé dans la nuit précédente -, nous craignions vraiment de la voir tenir au sol. Heureusement, il n’en a rien été! Les sommets environnants ont été saupoudrés de blanc et cela a fondu très rapidement. Lorsque, à la faveur d’une accalmie, Frère Maximilien-Marie est sorti pour faire quelques clichés, Chlôris et moi avons aussi fait quelques pas dehors : moi, je déteste la neige et je suis très vite rentré mettre mes pattes délicates au sec ; mais la petite Chlôris la découvrait pour la première fois et elle sautait pour attraper les flocons comme s’il se fût agi d’insectes, ce qui amusait beaucoup le Frère!

J’ai sélectionné quelques photos de ce premier jour de neige au « Mesnil-Marie » (comme d’habitude, il vous suffit de cliquer sur la vignette pour voir la photo en grand). Voici tout d’abord deux vues de notre maison : remarquez les flocons sur les troncs d’arbre et les plantes, et aussi la fumée qui sort de la cheminée, gage de siestes douillettes et prolongées auprès du poêle…

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Les deux photos suivantes ont été prises depuis le « chambas » (c’est ainsi qu’en patois local on désigne les champs en terrasse étagés sur les flancs des montagnes) qui est juste au-dessus de chez nous :  sur la première, vous voyez notre toit et, au-delà, vous apercevez la forêt légèrement poudrée ; puis sur la seconde, vous voyez le tronc et les branches de l’un de nos noyers avec en arrière-plan la maison de notre voisine et amie, Pascale, qui régale ses hôtes avec de délicieuses recettes à base de plantes sauvages.

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Mais ce fut une bien autre affaire le lendemain matin! En effet la pluie qui, dès le jeudi après-midi, avait succédé à la neige, est devenue véritablement diluvienne et quasi ininterrompue à partir du vendredi 31 octobre et pendant plus de deux jours. Le vent s’est mis à souffler avec une puissance de tempête, faisant voler des bâches de protection et même de vieilles portes qui protégeaient du bois de chauffage et du matériel de construction, alors qu’elles étaient pourtant lestées avec des lauzes ou des madriers! En entendant le mugissement des rafales, nous nous demandions si les cheminées et la toiture allaient tenir bon… Par les fenêtres, nous pouvions voir d’épais rideaux de pluie avançant en vagues successives, les arbres se tordre, et de lourds nuages sombres s’étirer, se déchirer et se recomposer à une vitesse folle.

Très rapidement, il fallut se mettre à écoper avec ténacité une eau qui s’infiltrait dans la maison avec encore plus de ténacité que Frère Maximilien-Marie n’en pouvait déployer. Pour comprendre ce phénomène, il faut bien vous rappeler que notre « Mesnil-Marie« , comme toutes les  maisons anciennes du hameau, est construit à flanc de montagne, directement sur le rocher qui affleure en de nombreux endroits.  Ainsi, dans le cas de précipitations abondantes et violentes, l’eau ruisselle sur la roche et par les veines de la roche. Notre « Mesnil-Marie » est une ancienne ferme qui a plus de 300 ans. L’ancienne étable, qui jouxte la grande pièce de vie et que l’on aménage peu à peu pour y installer les sanitaires dont la maison était totalement dépourvue à notre arrivée (vous avez une photo de cette pièce dans la chronique que j’avais rédigé à la fin du mois de septembre > www), est spécialement exposée aux inondations du fait que sur un côté entier c’est la roche qui sert de muraille et que sur une autre côté les siècles ont amassé, à l’extérieur, contre le mur une importante épaisseur de terre. L’eau  entre donc dans cette pièce par les veines du rocher et aussi en traversant le mur de pierre contre lequel la terre s’est accumulée. Les constructeurs avaient initialement prévu un système de drainage des eaux de ruissellement, mais des transformations successives et malheureuses l’ont rendu inopérant. Nous voulons bien sûr rétablir et améliorer ce drain, et aussi faire disparaître l’accumulation de la terre à l’extérieur du mur, mais jusqu’à présent nous n’avons pas eu le temps de le faire : Frère Maximilien-Marie a des problèmes de colonne vertébrale et son état de santé est assez précaire en ce moment.

Mais il faut que je reprenne mon récit au sujet de notre inondation. Frère Maximilien-Marie, à l’aide de pelles à balayures a donc dû remplir des seaux  qu’il fallait vider à l’extérieur. Un seau a une contenance de dix litres : il est donc assez facile de calculer – quand on remplit et vide des seaux par dizaines – que ce sont quelques milliers de litres qui ont ainsi été vidés… Toutefois cela ne pouvait suffire et l’ancienne étable avait, dès le vendredi soir, environ deux centimètres d’eau sur tout sa surface (fort heureusement, tout le matériel qui s’y trouve entreposé est déposé sur des palettes et il est donc resté  hors d’eau). Frère Maximilien-Marie s’est alors efforcé d’empêcher l’eau d’envahir la grande pièce  de vie qui est légèrement en contrebas de l’ancienne étable et il a effectivement réussi à la maintenir dans des limites raisonnables. Sur le cliché qui suit vous pourrez voir que, contrairement à la plupart de nos congénères, Chlôris ne craint pas l’eau et qu’elle profite de toutes les occasions pour patauger allègrement. Cette photo est prise au pied des deux marches qui font la communication entre l’ancienne étable et la salle à manger : à certains moments, l’eau coulait dans l’angle de la marche comme s’il s’était agi d’un robinet ouvert!

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La petite rivière qui coule à une centaine de mètres en contrebas du « Mesnil-Marie » a pris très vite des proportions impressionnantes : son rugissement furieux emplissait le fond de la vallée, et nous pouvions apercevoir ses flots boueux roulant environ deux mètres au dessus de son niveau normal. Quant au tout petit ruisseau qui coule entre la maison de Pascale et la nôtre, et qui était quasi à sec depuis le mois de juillet, il est devenu un véritable torrent furieux. Le soir de la Toussaint, on ne pouvait plus le franchir, même en sautant, sinon chaussé de grandes bottes et en entrant dans l’eau qui, à l’endroit habituel du passage, s’étalait sur une largeur d’environs deux mètres.

Le matin de la Toussaint, il n’était évidemment pas question de parcourir une soixantaine de kilomètres dans de telles conditions pour aller assister à la Sainte Messe latine traditionnelle. Frère Maximilien-Marie a dû se contenter d’aller à la Messe paroissiale la plus proche, célébrée à B**** par un ancien missionnaire d’Afrique qui remplit les fonctions de « vicaire » dans la paroisse territoriale sur laquelle le « Mesnil-Marie » est implanté. Pour franchir les quelque sept kilomètres qui séparent le « Mesnil-Marie » de B****, il a fallu  plus de vingt minutes dans une ambiance qui avait un côté surréaliste. Le dimanche 2 novembre, pour aller à la messe dominicale Frère Maximilien-Marie n’a pu sortir du « Mesnil-Marie » et atteindre la voiture qu’à la condition d’avoir chaussé de grandes bottes de cahoutchouc, sans cela il lui était impossible de franchir le ruisseau!!! Voici justement une photo  qui réunit par juxtaposition deux prises de vues. A gauche, une photo prise le jeudi 30 en fin de matinée : on voit un peu de neige sur les troncs ; à droite, une vue de ce même ruisseau prise  à la faveur d’un rayon de soleil le dimanche 2 novembre en début d’après-midi. Le lieu où il faut le franchir pour arriver au « Mesnil-Marie » se situe au sommet de cette petite cascade.

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Bref, nous avons expérimenté ce que sont les grandes pluies d’automne en haut pays cévenol, et même  s’il y a eu pour nous quelque inconfort, je sais que cela n’est rien en comparaison des dégâts énormes qui ont été causés par les eaux en crue dans plusieurs villes et villages assez proches de chez nous.  Comme le dit Pascale : « Ici, l’eau ne fait que passer et nous ne sommes pas à plaindre en comparaison de ceux qui vivent dans les endroits où les eaux se rassemblent et s’accumulent. » Moi, de toute mon âme,  je rends grâces à Dieu pour les larges murs de pierre et la solide charpente de notre « Mesnil-Marie« , et je Le prie de venir en aide à tous les malheureuses victimes de ces intempéries, en suscitant les générosités et les aides dont elles ont besoin. 

Lully.

Publié dans : Chronique de Lully | le 3 novembre, 2008 |5 Commentaires »

2008-60. Saint Glinglin : un Saint dont tout le monde parle mais dont on ne peut jamais célébrer la fête!

 

2008-60. Saint Glinglin : un Saint dont tout le monde parle mais dont on ne peut jamais célébrer la fête! dans Chronique de Lully dyn002original100160gif2582326252bfec892843f9590a88cd226fbca7f

Aujourd’hui, il fait ici un temps épouvantable ; un temps humide et froid : un temps à ne pas mettre un matou dehors !
Frère Maximilien-Marie essaie de me trouver quelques distractions pour que je trouve le temps un peu moins long. En faisant des rangements, il a retrouvé un gros livre de contes et il s’est écrié : « Ah, puisque nous sommes dans les jours proches de la fête de tous les Saints, voilà un livre qui est bien de circonstance ! » Et il me l’a tendu.
Le titre m’a étonné : « Les contes de la Saint Glinglin » (*).
Lorsque les hommes disent « à la Saint-Glinglin », ils veulent dire « jamais », et je me demandais bien pourquoi.
Alors je me suis assis près du poêle, j’ai ouvert le gros livre et j’ai lu à haute voix l’histoire de Saint Glinglin et de la belle Lurette :

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« De son vrai nom, saint Glinglin s’appelait Galahan O’Galahan. C’était un Irlandais. Il était moine au monastère du bon abbé saint Brandan qui découvrit l’Amérique bien des siècles avant Christophe Colomb. Ayant appris la maçonnerie dans son enfance, il était devenu le tailleur de pierre du couvent. C’est lui qui creusa de ses mains, dans le granit le plus fin et le plus dur, l’auge miraculeuse à bord de laquelle saint Brandan s’embarqua pour aller découvrir l’Amérique. On le considérait comme le plus habile sculpteur de toute l’Irlande. Il faisait des statues, des chapiteaux, des tables, des cheminées. Tout le monde l’admirait beaucoup.
Seulement il avait un grave défaut : il était épouvantablement étourdi. Il oubliait tout, sauf l’heure des repas, et encore c’est parce qu’il avait faim. Il oubliait jusqu’à son nom.

Même dans son métier, il avait des distractions lamentables. Un jour qu’on lui avait commandé une série de statues pour la nouvelle chapelle du couvent, il fit une grande barbe blanche à la Sainte Vierge et, à saint Pierre, il mit un chignon. Or, comme chacun le sait, saint Pierre est complètement chauve. Ce fut un beau scandale dans le chapitre, où les chauves ne manquaient pas. Galahan O’Galahan dut expier son double sacrilège par une pénitence de huit jours au pain et à l’eau.

Le bon saint Brandan, qui l’aimait bien, était fort attristé par ces incartades.
- Mon petit, disait-il, prends garde à ton étourderie. Elle te jouera un mauvais tour.
- Je sais, mon Père, soupirait-il. Je me dis toujours que je vais faire attention, que je vais me rappeler les choses mais cinq minutes après, j’ai tout oublié, j’ai même oublié que je n’ai pas de mémoire !
- Hélas ! mon petit, je crains fort que cette malheureuse infirmité ne t’empêche d’être jamais un saint !

Il faut vous dire qu’en Irlande, à cette époque, tous les gens qui se respectaient finissaient par devenir ou des rois ou des saints. Les autres étaient très mal considérés. C’est bien cela qui faisait souffrir Galahan. Il s’approchait de l’âge où un moine, conscient de ses devoirs, songeait à sa canonisation. Mais allez donc canoniser une tête de linotte pareille ! Le malheureux dépérissait à vue d’œil. Il ne se passait pas de semaines sans qu’il apprit qu’un des ses frères plus jeunes, parfois un de ceux qu’il avait connu moinillon, réussissait à faire son trou dans le calendrier. Chaque fois il passait la nuit en macérations et en prières, prenait de bonnes résolutions, jurait qu’il serait moins étourdi. Mais, le lendemain matin, il avait tout oublié.

Un jour saint Brandan lui dit : « Mon enfant, tu as mauvaise mine. Il faut changer d’air. D’ailleurs les voyages forment la jeunesse et un gamin de soixante ans, comme toi, devrait en tirer profit. Va au port préparer mon auge miraculeuse. Je t’emmène avec moi en Aquitaine ».

Saint Brandan avait en effet l’habitude d’aller chaque automne dans le Midi de la France pour y faire sa cure de raisin frais au moment de la vendange. Galahan O’Galahan ne se fit pas répéter deux fois l’ordre de son prieur. Il courut au port et passa l’auge à la pierre ponce afin qu’elle fendit mieux les flots. Sous le banc de granit, il logea le bissac qui contenait son maigre bagage et celui de saint Brandan. Il y ajouta les outils de son art, une gouge et un maillet, pour le cas où il rencontrerait quelque chose de pierre valant la peine d’être taillé.

Un beau jour donc, l’abbé et le moine débarquèrent de l’auge sur les rives de la Garonne. C’était la mi-septembre et les paysans étaient dans les vignes en train de vendanger. A peine débarqué, saint Brandan s’en fut voir son vieil ami, le prieur du couvent de Saint-Macaire. Il laissa son auge à la garde de Galahan et, avant de partir, il lui recommanda bien de songer à venir le prendre au couvent un peu avant l’heure de complies.

Il faisait un beau soleil, bien doré. Galahan fit quelques pas le long de la berge parmi les aubiers, puis soupirant d’aise, il s’étendit dans l’herbe. Trois minutes plus tard, il se relevait avec un cri de désespoir. Il avait tout oublié. Mais tout : les recommandations de l’abbé, l’heure où il devait aller le chercher, l’endroit où il avait amarré l’auge… Il avait même oublié le nom du pays où il se trouvait. La tête dans les mains, il se mit à pleurer.

Au bout d’un moment, un léger bruit lui fit lever la tête. Il vit devant lui une petite fille qui le regardait curieusement avec ses grand yeux noirs. Elle pouvait avoir neuf ans.
C’était une très gentille petite fille et elle habitait Saint-Macaire, où son papa était tonnelier ; elle s’appelait Lurette. Et comme elle était fort jolie, quand on parlait d’elle on disait «la belle Lurette». C’est même sous ce nom qu’elle est devenue célèbre.

Entre autres qualités, Lurette avait bon cœur. Elle s’assit à côté du moine.
- Pourquoi pleurez-vous ? dit-elle.
- Je… euh… j’ai oublié, répondit Galahan.

C’était vrai, il avait oublié pourquoi il pleurait. Mais comme Lurette lui avait parlé en français, il s’était ressouvenu qu’il était en France. Cela le consola un peu. Il essuya ses larmes avec la robe de bure ; Lurette sourit.
- Comment vous appelez-vous ? demanda-t-elle.
- Galahan O’Galahan.

Il faut dire qu’il parlait avec l’accent irlandais, qui tient un peu le milieu entre l’accent anglais et l’accent auvergnat. Lurette compris qu’il disait Glinglin.
- Glinglin, dit-elle, c’est un joli nom. On dirait une cloche du dimanche. La saint Glinglin sera une fête carillonnée.

A ces mots, le malheureux eut une nouvelle crise de larmes. Pressé de questions affectueuses, il finit par expliquer à la petite fille la cause et l’origine de tous ses malheurs.
- C’est une maudite distraction, Lurette, j’ai la cervelle comme une passoire.
- Il faut vous en corriger, Glinglin. C’est une question de volonté.

Elle répétait ce qu’elle avait entendu dire par sa maîtresse d’école. Lurette était une très bonne élève. Elle entreprit de faire l’éducation de son nouvel ami. Pour entraîner sa mémoire, elle lui apprenait la table de multiplication, la plus difficile, celle de sept. Pendant tout ce temps que les Irlandais restèrent en Aquitaine, le moine et la petite fille se retrouvèrent matin et soir. Glinglin, puisque c’était son nouveau nom, avait commencé une belle statue de Lurette et, tandis qu’il tapait à grands coups de maillet sur la gouge, ne s’interrompant que pour grappiller un raisin, elle lui posait des colles :
- Sept fois six, Glinglin ?
- Trente six… non, quarante deux, Lurette. Tourne un peu la tête à gauche.
- Sept fois neuf ?

Ça c’était plus dur. Il se grattait la tête d’un air penaud.
- Sept fois neuf ?…Malheur, j’ai encore oublié ! Tu vois, je ne suis bon à rien, Lurette.
- Mais si, Glinglin. Un petit effort, voyons. Sept fois neuf soixante trois. Répétez…
- Sept fois neuf soixante trois. Relève cette mèche de cheveux.

Et ainsi de suite. Quand vint le moment de quitter Lurette et de rentrer en Irlande, Glinglin avait fait des progrès considérables. En fermant les yeux et en serrant les dents, il arrivait à se rappeler les choses quelques fois deux heures de suite. Le bon abbé saint Brandan en fut ravi. Il donna sa bénédiction à Lurette et promit de ramener le moine avec lui l’année suivante.

Pendant toute cette année là, Glinglin fut un modèle d’exactitude et d’attention ; il arrivait à l’heure aux offices. Il rangeait ses outils, le travail terminé, et se rappelait où il les avait mis le lendemain matin. En secret, il avait même appris la table de huit pour faire une surprise à Lurette.

Vint enfin la saison des vendanges. Au moins quinze jours à l’avance, l’auge était prête. Un bon vent poussa saint Brandan et Glinglin vers l’Aquitaine. Par un soir d’or et de pourpre, ils touchèrent la rive. Debout à l’avant de l’auge, Glinglin cherchait Lurette des yeux.

Hélas ! dans les vignes désertes, aucun vigneron ne chantait. A la chapelle du prieuré, une cloche sonnait le glas. Inquiets, les deux voyageurs mirent pied à terre et montèrent vers le village. A l’entrée du couvent, un moinillon tout en larmes leur conta la triste nouvelle : quelques jours plus tôt, Lurette avait été prise de fièvre et elle était morte le matin même en parlant de son grand ami Glinglin.

On l’enterra dans le jardin du monastère et Glinglin lui fit une belle tombe sur laquelle il plaça la statue qu’il avait exécutée l’année précédente. Les gens allaient souvent la voir les jours de promenade et y posaient des fleurs. Elle est restée là pendant des siècles. Elle n’y est plus maintenant, mais elle y est restée si longtemps qu’on a pris l’habitude de la voir ; si bien qu’aujourd’hui, quand on veut dire qu’une chose est très ancienne, on dit : « Il y a belle lurette ». Saint Brandan abrégea sa visite. Le retour en Irlande fut triste. Glinglin était inconsolable. Un temps, il essaya de se souvenir des leçons que lui donnait sa petite amie, mais sa nature oublieuse reprit le dessus. Six mois plus tard, c’est à peine s’il savait encore sept fois deux quatorze. Bientôt, il ne lui resta plus que son chagrin. Il était plus étourdi, plus distrait que jamais, et saint Brandan abandonna toute espérance de le voir canoniser de son vivant.

Il finit par mourir à son tour. Et, là encore, il fut victime de son incurable distraction. On lui avait pourtant bien expliqué le chemin du Paradis. Mais, au moment de partir, rien à faire, il avait tout oublié. Vers le haut ? vers le bas ? à droite ? à gauche ? au nord ? au sud ? Perdu dans l’espace immense, il erra des jours, des années, peut être des siècles. Il avait perdu tout espoir lorsqu’un beau matin, au détour d’un nuage, il tomba sur la porte du Paradis. Il sonna. Avec un grand bruit de clefs, saint Pierre vint lui ouvrir. Il le toisa sans aménité.
- Ha, ha ! s’écria-t-il d’une voix aigre-douce. Mais c’est Galahan O’Galahan, l’illustre sculpteur, qui nous fait enfin l’honneur d’une visite. Que viens-tu faire ici, songe creux ? Je te croyais au Purgatoire.

Rien qu’au ton du grand saint Pierre, Glinglin comprit qu’il n’avait pas oublié l’affaire du chignon. Fort gêné, il se gratta la tête. Saint Pierre se méprit sur le sens de son geste.
- Quoi ? gronda-t-il. Quoi ? Tête de linotte, tu as le toupet de venir me demander une auréole ? T’imagines-tu que nous manquions de saints au point de prendre des faibles d’esprit, des gâcheurs de pierre, des… des coiffeurs pour dames ?

Il s’étranglait d’indignation. Le pauvre moine ne savait que dire et regardait tristement la pointe de ses sandales quand soudain une voix claire lui fit lever les yeux comme jadis sur les bords de la Garonne.
- Glinglin, enfin vous voilà ! je commençais à m’ennuyer sans vous. Mais maintenant que vous êtes là, vous allez voir comme c’est amusant le Paradis. D’abord on va vous donner une auréole puisque vous êtes un saint, n’est ce pas bon saint Pierre ?
- Tu connais ce bon à rien, petite ? Eh bien, je ne te fais pas mon compliment. Quant à l’auréole, il peut se brosser, tu m’entends ?

Toute rouge, Lurette tapa du pied : « Vous êtes un méchant, saint Pierre. Glinglin n’est pas un bon à rien. Seulement il est un peu étourdi. Mais il fait tout ce qu’il peut pour s’en corriger. Il sait la table de sept sur le bout du doigt. Tenez, écoutez : sept fois neuf, Glinglin ? »
- Cinquante six, répondit Glinglin en baissant le nez.
- Tu vois, ricana saint Pierre, un bon à rien, c’est ce que je disais… Eh là , petite, tu ne vas pas pleurer maintenant.

Lurette était en larmes. Saint Pierre à gauche, Glinglin à droite essayaient vainement de la consoler. Quand elle fut un peu calmée, le porte-clefs du Paradis bougonna : « Bon, bon, ça va, je vais lui donner son auréole ».

Il fouilla dans un coffre et en tira une vieille auréole dont la dorure commençait à s’écailler.
- Tiens, prends ça, toi. Elle est un peu rouillée, mais tu n’auras qu’à y mettre de l’huile de coude. Tu peux écrire « saint » sur ta carte de visite, animal. Mais c’est bien pour la petite que je fais ça.

Le nouveau saint était radieux. L’auréole était un peu grande, mais il se garda bien de protester ; il lança un sourire de reconnaissance à Lurette. Déjà saint Pierre revenait avec un gros registre.
- Voyons un peu… il faut que je t’inscrive, maintenant. Nous disons, nom et qualité… Saint Galahan… sexe, masculin… Profession… hum, pas sculpteur tout de même… tailleur de pierre… nationalité, irlandaise. Bon. Maintenant, il te faut une fête. Ça va être commode, avec le calendrier chargé comme il l’est ! Enfin, voyons la date de ta mort ?

Saint Glinglin pâlit sous sa nouvelle auréole. Depuis le temps qu’il errait dans l’espace, il avait perdu le compte des jours et il était bien incapable de dire quand il était mort.
- Je… je ne sais pas, bon saint Pierre.
- Tu ne sais pas ? Et qui va le savoir alors ? C’est tout de même un peu fort! et ta date de naissance ?
- Je… j’ai oublié, bon saint Pierre
- Tu commences à m’énerver à la fin ! bon sang, quel empoté ! Alors il n’y a plus qu’une solution. Donne moi la date de ton baptême. Vite !

Saint Glinglin resta silencieux. Il avait aussi oublié la date de son baptême. Cette fois, saint Pierre se fâcha tout rouge : « Comment, mauvais chrétien ? Passe que tu oublies ta naissance et ta mort, qui ne sont d’ailleurs pas des événements bien remarquables ; mais ton baptême ! C’en est trop ! Tu as de la chance d’avoir déjà ton auréole. Les règlements ne me permettent pas de te la reprendre, sans cela ce serait déjà fait ! En tout cas pour la fête, tu attendras d’avoir retrouvé la mémoire ! Je t’ai assez vu ! »

D’un geste sec, il referma son registre et, prenant Lurette par la main, rentra dans le paradis, laissant saint Glinglin planté sur le seuil.
- Mais, protesta faiblement le malheureux, quand pourrai-je entrer au Paradis ?
- Le jour de la saint Glinglin, lui jeta saint Pierre en claquant la porte.

Et, depuis ce temps, assis sur un nuage à l’entrée du Paradis, le pauvre saint Glinglin essaie de retrouver le jour de son baptême qui sera aussi le jour de sa fête. Il n’y est pas encore parvenu ; de temps en temps, pour qu’il ne s’ennuie pas, Lurette lui porte un morceau d’étoile qu’il s’amuse à sculpter pour elle. Quand il n’est pas content de son travail, il jette les morceaux par dessus bord et ce sont les étoiles filantes… »

etoile019.gif

Voilà, j’espère que ce conte vous aura plu autant qu’à moi. Frère Maximilien-Marie aussi l’aime beaucoup (même s’il trouve que Monsieur Escarpit n’a pas été très gentil avec le bon saint Pierre en le dépeignant comme un horrible grincheux rancunier) ; d’ailleurs pendant que je lisais il a éclaté de rire à plusieurs reprises !
Et puis, même si l’histoire s’achève de manière un peu triste, je trouve qu’il y a beaucoup de bons éléments à en tirer. En particulier, soyons honnête, je sais  enfin – et vous aussi maintenant vous savez – pourquoi on dit « il y a belle lurette » et « à la saint-glinglin ».
Alors, pour en revenir à la fête de Toussaint toute proche, je me permets de vous faire un sermon de douze mots : « N’attendez pas la saint Glinglin pour travailler à devenir des saints ! »

pattes de chatLully.                    

(*) Robert Escarpit : « Les contes de la Saint Glinglin ».

Nota bene :
M. Rat, dans son « Dictionnaire des locutions françaises » explique que les étudiants en droit apprennaient (l’apprennent-ils toujours ?) l’anecdote suivante : à une époque où les échéances de paiement étaient en référence avec les fêtes religieuses (par exemple « à la Saint-Michel »), un débiteur malicieux avait promis à son créancier (sans doute pas très avisé) qu’il le paierait le jour de la saint Glinglin. Le créancier ne voyant rien venir avait fini par porter l’affaire devant la justice et le tribunal avait, non sans humour (une fois n’est pas coutume), rendu le jugement suivant : 
« Attendu que la Saint-Glinglin ne figure pas dans le calendrier, mais qu’il existe à la date du 1er novembre une fête collective de tous les saints qui n’ont pu y trouver place ; attendu, en conséquence, qu’il y a lieu de fixer au 1er novembre la date de la Saint-Glinglin ; par ces motifs, contradictoirement et en dernier ressort, condamne le débiteur à payer la somme réclamée avant le 1er novembre ». Selon la jurisprudence française donc, la Saint Glinglin est reportée à la Toussaint !!!

Publié dans : Chronique de Lully, Nos amis les Saints | le 29 octobre, 2008 |12 Commentaires »

2008-59. Saint Raphaël, l’archange des guérisons divines.

1. Saint Raphaël dans la Sainte Ecriture
et dans la tradition biblique :

Le nom porté par cet Archange signifie « Dieu guérit« : on sait que dans la tradition biblique, le nom exprime et représente la personnalité – l’être profond – de celui, qui le porte. C’est essentiellement par le livre de Tobie que nous connaissons cet ange qui se présentera lui-même comme « l’un des sept qui se tiennent devant le Seigneur« (1).

Tobie est le nom d’un pieux israélite captif à Ninive.  Le livre de la Sainte Ecriture qui porte son nom nous raconte une histoire touchante, pleine de délicatesse et d’enseignements spirituels : dans sa première partie (chapitres I à III), il nous présente deux personnes justes et bonnes, Tobie et Sara, éprouvées par la souffrance ; une deuxième partie (IV à XII) nous montre comment Dieu, par le moyen de l’ange Raphaël, va leur venir en aide : Tobie sera guéri de sa cécité et Sara libérée du pouvoir d’un démon ; enfin la troisième partie (XIII & XIV) conclut l’ouvrage par le cantique d’action de grâces de Tobie et les perspectives de relèvement d’Israël.

L’archange Saint Raphaël est un personnage clef dans cet ouvrage : ayant pris une apparence humaine et sous le nom d’emprunt d’Azarias, il se présente au jeune Tobie (en effet deux hommes portent le nom de Tobie : le père et le fils ont le même prénom ; pour des raisons de commodité nous en parlerons donc en précisant « Tobie l’ancien » pour l’un et « le jeune Tobie » pour l’autre) ; il lui propose de le conduire en Mêdie, où son père l’envoie pour recouvrer une dette.
Après avoir inspiré confiance à Tobie l’ancien, il guidera donc le jeune Tobie et lui prodiguera de judicieux conseils ; il l’invite à s’arrêter à Ecbatane, chez Raguël – un de ses parents – et à demander la main de Sara, fille de son hôte. Pour déjouer les maléfices du démon Asmodée, qui a déjà tué, avant même que le mariage soit consommé, les sept précédents maris de Sara, Raphaël enseigne à Tobie un moyen infaillible : il faut brûler le coeur et le foie d’un certain poisson que Tobie a capturé grâce à lui, et la fumée écartera tout esprit mauvais.
Après le mariage de Tobie, Raphaël continuera seul le voyage jusqu’en Mêdie et reviendra avec l’argent dû à Tobie l’ancien.
A leur retour à Ninive, toujours sur les instructions de l’ange, Tobie le jeune oint les yeux de son père avec le fiel du même poisson, ce qui lui rend la vue. Le miracle illumine le coeur du pieux vieillard qui chante alors les louanges de Dieu et la splendeur de la Jérusalem à venir. Puis Raphaël « retourne vers Celui qui l’a envoyé« 
(2).

Le nom de cet ange n’apparaît pas ailleurs dans la Bible, mais on le trouve dans le Livre d’Hénoch (un apocryphe qui avait une grande audience chez les Juifs et – semble-t-il aussi – chez les premiers chrétiens puisque Saint Jude y fait allusion dans son épître au verset 14).

Au temps de Notre-Seigneur, l’ange de la piscine probatique venait agiter l’eau à certains jours et le premier malade qui descendait dans la piscine après cette agitation mystérieuse était toujours guéri (3). Cet Ange, croit-on, était Saint Raphaël et c’est la raison pour laquelle l’Eglise a choisi ce récit évangélique pour la Messe propre de la fête de l’archange, le 24 octobre.

(1) Tobie XII,15.
(2) Tobie XII,20.
(3) Jean, V,4.

2. L’Archange Saint Raphaël dans la tradition chrétienne :

L’archange Saint Raphaël est souvent considéré comme appartenant à l’ordre des séraphins. Il est aussi considéré par un certain nombres d’auteurs spirituels comme le chef des anges gardiens, et aussi comme l’ange de la Providence qui veille sur toute l’humanité.

On le représente habituellement avec un bâton, des sandales, une gourde et une besace retenue par une bandoulière autour de son épaule : il marche en compagnie d’un jeune homme, le jeune Tobie, et de son chien ; c’est tout naturellement qu’on l’invoque comme le céleste protecteur des voyageurs et des pèlerins : et pas seulement ceux qui sont en déplacement physique mais  aussi de ceux dont la démarche intérieure est en quête de Dieu.

Saint Raphaël peint par Verrocchio

On le prie bien évidemment pour la guérison des malades, pour être délivré des vexations diaboliques et pour être préservé de la cécité, aussi bien physique que spirituelle.

Le culte de saint Raphaël Archange existe dans l’Eglise depuis les premiers siècles et il s’intensifia à la suite d’interventions jugées miraculeuses. En voici un exemple : Saint Magnus, évêque d’Héraclée, fuyant les barbares  à travers les lagunes, eut une apparition de Saint Raphaël qui lui promit sa protection mais lui demanda « en échange » d’ériger une église dans un lieu qui devint plus tard un quartier de Venise nommé Dorso duro, et le saint Archange fut depuis lors invoqué comme l’un des protecteurs particuliers de Venise.

3. Prières à l’Archange Saint Raphaël :

3a – Pour demander une grâce particulière :

Glorieux Archange Saint Raphaël,
Prince de la cour céleste, très illustre par les dons de Conseil et de Sagesse, Guide des voyageurs, Consolation de ceux qui souffrent ou que la maladie tourmente, je vous supplie de m’assister dans toutes mes nécessités et dans les peines de cette vie, de la même manière que vous avez jadis secouru la famille de Tobie dans ses tribulations.
Puisque – selon votre nom – vous êtes « Remède de Dieu », je vous supplie humblement de guérir mon âme de ses nombreuses infirmités, et mon corps des maux qui l’affligent. Je vous demande en particulier……
(nommer ici la grâce particulière que l’on confie à l’intercession de l’Archange).
Soutenez-moi dans le périlleux voyage de cette vie, préservez-moi des attaques démoniaques et du découragement, en sorte que je parvienne sous votre conduite jusqu’à la céleste patrie où je pourrai avec vous et tous les Choeurs des Anges chanter éternellement les miséricordes du Seigneur.

Ainsi soit-il.

3b – Pour être préservé de la cécité physique et spirituelle
(d’après un manuscrit du XIème siècle) :

Venez à mon secours, je vous en supplie, glorieux Prince Saint Raphaël, médecin des âmes et des corps ! O vous qui avez guéri les yeux du vieux Tobie, donnez à mes yeux la lumière physique et à mon âme la lumière spirituelle ; et par vos célestes supplications, éloignez de moi toutes ténèbres.

Ainsi soit-il.

* * * * * * *

Texte publié par  Lully en 2007 au sujet de la fête du 24 octobre et de Saint Raphaël > ici.

2008-58. Le 23 octobre, nous fêtons les Bienheureuses Ursulines martyres de Valenciennes :

En 1790, trente-deux religieuses habitaient le couvent des Ursulines de Valenciennes : conformément à leur vocation, elles se consacraient à l’éducation des jeunes filles.
Quand, le 18 août 1792, les congrégations religieuses enseignantes furent contraintes de se disperser, les Ursulines durent abandonner leur maison et s’exilèrent en Belgique, à Mons (deux religieuses Brigittines, chassées de leur couvent, s’intégrèrent alors à la communauté).

Au printemps 1793, les troupes autrichiennes occupèrent Valenciennes.
Les religieuses revinrent alors dans leur couvent, rouvrirent leurs classes et reprirent leur apostolat auprès de la jeunesse de la ville.
Cette situation dura plus d’un an.

Mais, en août 1794, l’armée autrichienne dut abandonner la ville qui fut investie par les troupes révolutionnaires.
Les « patriotes » valenciennois s’empressèrent d’incarcérer plus d’un millier de personnes, considérées comme ennemies de la république et accusées – selon la terminologie en vogue – d’être des « aristocrates » et des « fanatiques ». Parmi elles, dix religieuses Ursulines (dont les deux anciennes Brigittines) et une ancienne Clarisse qui avait rejoint la communauté des Ursulines, où sa soeur de sang était religieuse, parce que son monastère était supprimé : arrêtées le 3 septembre 1794, elles furent emprisonnées… dans leur propre couvent !
Notons au passage que la tête de Robespierre était tombée depuis déjà plusieurs semaines et que les livres d’histoire nous enseignent que, depuis lors, la « Terreur » était terminée…

Néanmoins, quelques jours après, les habitants de la place d’armes virent se dresser une guillotine à l’endroit traditionnel des exécutions capitales, soit, à quelques mètres près, entre l’entrée de la rue de Paris et celle de la ruelle Burianne.
Les Ursulines furent tenues au courant ; Soeur Anne-Marie Erraux avoua avoir une grande frayeur à se présenter devant le bourreau si cela devait se produire. La Mère Supérieure lui rétorqua : « Je passerai devant vous pour vous montrer l’exemple ».

Le 13 octobre, sept personnes (dont trois prêtres) furent condamnées à mort.
Le 15 octobre, sept autres prêtres furent guillotinés.
Enfin, le 17 octobre, cinq Ursulines et trois prêtres comparurent devant le tribunal.

Mère Marie-Clotilde avait donné ordre à ses Sœurs de déclarer qu’elles n’avaient pas émigré, puisqu’elles étaient allées à Mons avec un laisser-passer en règle et qu’elles n’étaient rentrées que pour rendre service aux habitants qui leur avaient demandé de reprendre l’instruction de leurs enfants.
Elles s’en tinrent à cette défense face au président qui les interrogeait. Puisqu’elles étaient sorties du territoire avec des papiers en règle, que pouvait-on encore leur reprocher ? Rien … et le tribunal ne pourrait que les relâcher.
Mais la « justice » révolutionnaire ne voyait pas les choses de la même façon et, surtout, elle ne pouvait admettre que les Ursulines eussent repris leur vie communautaire et réorganisé l’enseignement catholique dans une ville occupée par les Autrichiens.

Le Tribunal voulait donc  leur mort ; aussi rédigea-t-il une sentence où l’injuste se mêlait à l’infâme : « Les susnommées se sont rendues coupables du crime d’émigration en abandonnant, de leur propre et entière volonté, le territoire de la République. Au mépris des lois elles y sont revenues exercer, sous la protection de l’ennemi, des fonctions qui leur avaient été interdites. Nous avons jugé à l’unanimité qu’elles ont encouru la peine de mort prononcée par les décrets des 23 et 25 octobre 1792 ».

On peut imaginer l’émotion qui étreignit les cinq Ursulines en retrouvant leurs sœurs dans la prison et en leur apprenant la condamnation dont elles venaient d’être frappées.
L’éxécution eut lieu le même jour…

guillotine

Simplement vêtues d’un jupon et d’une chemise, les cheveux coupés courts pour faciliter le travail du couperet, elles s’avancèrent vers la guillotine en priant à haute voix avec une dignité et un calme qui impressionnèrent tous les spectateurs. A leur vue, la foule ne proféra ni cris de mort ni insultes. Des témoins déclarèrent ensuite avoir vu des gens pleurer, d’autres dirent avoir entendu ces paroles d’une religieuse à ses compagnes : « Courage, mes Sœurs, nous allons au ciel ! »

Les cinq autres Ursulines et la Clarisse ne doutaient point du sort qui les attendait.
Mère Marie-Clotilde put faire passer à l’une de ses nièces une lettre, conservée depuis lors avec piété par sa famille, dans laquelle elle exprimait les sentiments qui l’animaient à l’approche de la mort. Elle y disait notamment que le moment lui tardait de verser son sang pour sa Foi et ajoutait : « Prenez part à mon bonheur ! »

Le 23 octobre, elle furent convoquées devant la commission militaire.
Même interrogatoire, mêmes réponses, même sentence.
La supérieure eut beau vouloir tout prendre sur elle, les juges demeurèrent implacables.

Elles furent également exécutées le jour même.
Mère Marie-Clotilde déclara aux soldats de l’escorte : « Citoyens, nous vous sommes fort obligées, ce jour est le plus beau de notre vie ! »
Elle monta la première sur l’échafaud, en chantant le Magnificat, et montra, en ce suprême instant, toute la force d’âme dont elle avait donné tant de preuves durant sa vie.

Les corps des victimes furent transportés au cimetière Saint-Roch, récemment créé, mais on n’a jamais pu retrouver le lieu exact de leur inhumation.

Ces onze religieuses martyrisées furent béatifiées le 13 juin 1920 par le pape Benoît XV.
Voici les noms de ces femmes héroïques :

1 – Mère Marie-Clotilde de Saint-François-Borgia (née Clotilde-Angèle Paillot),  guillotinée à l’âge de 55 ans ;
2 – Soeur Marie-Ursule de Saint-Bernardin (née Hyacinthe-Augustine Bourla), 48 ans ;
3 – Soeur Marie-Cordule de Saint-Dominique (née Jeanne-Louise Barré), 44 ans ;
4 – Soeur Marie-Augustine du Sacré-Coeur (née Marie-Madeleine Déjardins), 34 ans ;
5 – Soeur Marie-Louise de Saint-François-d’Assise (née Marie-Geneviève Ducrez), 38 ans ;
6 – Soeur Anne-Marie (née Augustine Erraux), ancienne Brigittine, 32 ans ;
7 – Soeur Marie-Françoise (née Liévine Lacroix), ancienne Brigittine, 41 ans ;
8 – Soeur Marie-Scholastique de saint-Jacques (née Marie-Marguerite Leroux), 43 ans ;
9 – Soeur Marie-Laurentine de Saint-Stanislas (née Marie-Reine Prin), 47 ans ;
10 – Soeur Marie-Nathalie de Saint-Louis (née Marie-Louise Vanot), 66 ans,
11 – Soeur Joséphine (née Anne-Joseph Leroux), Clarisse, âgée de 47 ans.

Oraison : 
Seigneur notre Dieu, Vous avez glorifié par le martyre la bienheureuse Marie-Clotilde et ses compagnes ; faites, nous Vous en prions, que suivant l’exemple de leur foi et de leur charité apostolique, nous soyons affermis dans Votre amour de sorte que rien ne puisse nous séparer de Vous. Nous Vous le demandons par Jésus, Christ, Notre-Seigneur.
Ainsi soit-il.

Ursulines martyres de Valenciennes

2008-57. Les promesses du Sacré-Coeur en faveur de ceux qui pratiqueront cette dévotion.

A l’occasion de la fête de Sainte Marguerite-Marie (17 octobre – voir aussi l’article publié l’an dernier à cette même date, en cliquant ici > www), nous tenons à publier ici le texte des promesses que Notre-Seigneur Jésus-Christ a faites en faveur des personnes qui pratiqueraient la dévotion envers son Sacré-Coeur. Ces douze promesses constituent un résumé des paroles que Notre-Seigneur a adressées à Sainte Marguerite-Marie en diverses circonstances et en plusieurs occasions. Elles ont été (bien évidemment!) contestées mais il est facile à une personne familière des écrits de Sainte Marguerite-Marie de démontrer qu’elles sont authentiques même si, pour des raisons pratiques, elles ont été rédigées de manière plus simple.

Jésus manifestant son Coeur à Ste Marguerite-Marie

1. Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires à leur état.

2. Je mettrai la paix dans leur famille.

3. Je les consolerai dans toutes leurs peines.

4. Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à l’heure de la mort.

5. Je répandrai d’abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.

6. Les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l’océan infini de la miséricorde.

7. Les âmes tièdes deviendront ferventes.

8. Les âmes ferventes s’élèveront à une grande perfection.

9. Je bénirai moi-même les maisons où l’image de mon Sacré-Cœur sera exposée et honorée.

10. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.

11. Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Cœur, et il n’en sera jamais effacé.

12. Je te promets, dans l’excès de la miséricorde de mon Cœur, que son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis du mois, neuf fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu’ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir leurs Sacrements, et que mon divin Cœur se rendra leur asile assuré à cette dernière heure.

Voir aussi les prières en l’honneur du Sacré Coeur de Jésus que nous avons déjà publiées :
- la neuvaine de confiance > www ;
- la prière composée par Sainte Madeleine-Sophie Barat > www ;
- le « Souvenez-Vous » au Sacré-Coeur > www ;
- l’acte d’offrande de Saint Claude de la Colombière > www.

Publié dans : De liturgia, Nos amis les Saints, Textes spirituels | le 16 octobre, 2008 |2 Commentaires »

Prières et litanies en l’honneur de Saint Michel Archange.

Nous avions déjà évoqué (cf. > ici) les origines de la fondation de l’abbaye du Mont Saint-Michel, mais nous ne pouvons passer sous silence, en ce 16 octobre 2008, le treizième centenaire de la consécration du premier sanctuaire élevé sur le « Mont Tombe » par Saint Aubert, le 16 octobre 708. En cette circonstance, nous vous proposons quelques textes de prières à Saint Michel, toujours utiles dans les combats de notre vie spirituelle…

St  Michel au péril de la mer

Prière de Saint Louis de Gonzague à Saint Michel:

O Prince invincible, gardien fidèle de l’Eglise de Dieu et des âmes justes, vous qui, animé d’une si grande charité et d’un si grand zèle, avez livré tant de batailles et accompli d’entreprises, non pour vous acquérir à vous-même renommée et réputation comme le font les capitaines de ce monde, mais pour accroître et défendre la gloire et l’honneur que nous devons tous à notre Dieu en même temps que pour satisfaire au désir que vous aviez du salut des hommes, venez, je vous en prie, au secours de mon âme qui est attaquée continuellement et mise en danger par ses ennemis : la chair, le monde et le démon. Vous avez conduit jadis le peuple d’Israël dans le désert, veuillez aussi être mon guide et mon compagnon dans le désert de ce monde, jusqu’à ce que vous m’ayez conduit hors de tout danger dans la terre des vivants, dans cette bienheureuse patrie d’où nous sommes tous exilés. Ainsi soit-il.

* * *    * * *    * * *

Litanies de saint Michel

(pour la récitation privée)

Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, écoutez-nous.
Christ, exaucez-nous.
Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.
Sainte Marie, Reine des Anges, priez pour nous.
Saint Michel Archange, priez pour nous.
Saint Michel, princes très glorieux, priez pour nous.
Saint Michel, fort dans le combat, priez pour nous.
Saint Michel, vainqueur de Satan, priez pour nous.
Saint Michel, terreur des démons, priez pour nous.
Saint Michel, prince de la milice céleste, priez pour nous.
Saint Michel, héraut de la gloire divine, priez pour nous.
Saint Michel, joie des Anges, priez pour nous.
Saint Michel, honoré des Elus, priez pour nous.
Saint Michel, qui présentez au Très-Haut nos prières, priez pour nous.
Saint Michel, défenseur des âmes justes, priez pour nous.
Saint Michel, messager de Dieu, priez pour nous.
Saint Michel, dont la prière conduit aux cieux, priez pour nous.
Saint Michel, soutien du peuple de Dieu, priez pour nous.
Saint Michel, gardien et patron de l’Eglise, priez pour nous.
Saint Michel, bienfaiteur des peuples qui vous honorent, priez pour nous.
Saint Michel, porte-étendard du salut, priez pour nous.
Saint Michel, notre défenseur dans le combat, priez pour nous.
Saint Michel, ange de la paix, priez pour nous.
Saint Michel, introducteur des âmes dans la lumière sainte, priez pour nous.
Saint Michel, prévôt du Paradis, priez pour nous.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

V./ Priez pour nous, saint Michel Archange.
R./ Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.

Oraison :

Dieu tout puissant et éternel, qui avez établi saint Michel gardien de l’Eglise et prévôt du paradis, accordez par son intercession, à l’Eglise la prospérité et la paix, à nous la grâce en cette vie et la gloire dans l’éternité. Par Jésus-Christ, Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Imprimatur : Coutances, le 9 mars 1929. Théophile-Marie, évêque de Coutances et Avranches.

* * *    * * *    * * *

Prière à saint Michel, pour tous nos besoins :

O bienveillant Archange, votre puissance est si grande sur le Cœur de Dieu qu’il ne vous a jamais rien refusé, et votre charité pour nous est telle que tous ceux qui vous invoquent sont assurés de votre perpétuel secours. Pleins de confiance en votre protection, nous venons vous exposer humblement nos besoins. Vous savez s’ils sont nombreux et pressants. Dissipez nos ténèbres, conduisez-nous dans la voie, défendez-nous contre nos ennemis, guérissez nos plaies et prodiguez-nous toutes les tendresses qu’un saint amour peut vous inspirer envers vos fidèles clients. Ainsi soit-il.

Voir aussi les prières en l’honneur de Saint Michel publiées > ici.

Publié dans : De liturgia, Nos amis les Saints, Prier avec nous | le 15 octobre, 2008 |8 Commentaires »

Recette du Mesnil-Marie : un gâteau aux mûres.

animauxchats00330.gif   » Je vous l’écrivais la semaine dernière (cf.> www) : l’automne est bien installé… L’an dernier, dans cette même saison, je vous avais donné une recette de gâteau d’automne avec des noix et des pommes (cf. > www), qui est particulièrement délicieux et qui est toujours très apprécié  de nos convives. Aujourd’hui, je vais vous livrer les secrets d’un  autre délicieux dessert : il s’agit d’un gâteau aux mûres que nous avons savouré à l’occasion de la fête de Saint François d’Assise. En effet, Frère Maximilien-Marie a cherché longtemps avant de trouver une recette – autre que la tarte et qui soit facile à réaliser – avec ces petits fruits sauvages. Comme je vous l’ai déjà expliqué (cf.> www), il a cueilli de délicieuses mûres sur les ronces qui ont envahi nos « chambas » restés à l’abandon pendant des années. Depuis la mi-septembre, il a pu en récolter à plusieurs reprises, et il y en a encore quelques unes qui parviennent à maturité ces jours-ci. Si donc vous aussi vous en trouvez encore près de chez vous, n’hésitez pas à vous lancer dans leur cueillette et dans la réalisation de cette recette : vous ne le regretterez pas, même si vous vous êtes un peu piqué les doigts en les récoltant…

Je vous souhaite à tous une bonne semaine. »

Lully.

les mûres de Condas

Ingrédients:

125 grammes de beurre ; 125 grammes de sucre en poudre ; 1 verre de lait ; 1 cuiller à café d’extrait liquide de vanille ; 3 oeufs ; 200 grammes de farine ; 1 sachet de levure chimique ; et bien sûr… des mûres (autant que vous voudrez!).

Préparation:

Mélangez tous les ingrédients sus-cités dans l’ordre donné.Versez la pâte obtenue dans un moule à manqué, préalablement beurré et fariné, et  incorporez y alors les mûres. Mettez au four (thermostat 4 pendant environ 30 minutes)… Surveillez la cuisson!

Ce gâteau prendra toute sa saveur si vous le dégustez accompagné d’un flan aux oeufs, d’une crème à la vanille ou même d’un fromage blanc battu.

Publié dans : Recettes du Mesnil-Marie | le 12 octobre, 2008 |Pas de Commentaires »
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