Prière : Neuvaine de confiance adressée au Sacré-Coeur de Jésus.

Sacré-Coeur (parc de Paray)

(Statue du Sacré-Coeur, parc de Paray-le-Monial – photo frère Maximilien-Marie : reproduction autorisée à condition de mentionner la source)

* * * * * * * * *

O Jésus,

à votre coeur je confie :…

(ici on peut détailler les intentions que l’on recommande au Coeur de Jésus).

Regardez, puis faites ce que Votre Coeur vous dira :

Laissez agir Votre Coeur!

O Jésus,

je compte sur Vous; je me fie en Vous;

je m’abandonne à Vous; je suis sûr de Vous!

Coeur Sacré de Jésus, j’ai confiance en Vous!

Coeur Sacré de Jésus, je crois en Votre Amour pour moi!

Coeur Sacré de Jésus, que Votre Règne arrive!

* * * * * * * * * 

Voir aussi l’acte d’offrande au Sacré-Coeur composé par Saint Claude de La Colombière, ici > www, le « Souvenez-vous » au Sacré-Coeur, ici > www ainsi que la prière au Coeur de Jésus composée par Sainte Madeleine-Sophie Barat ici > www.

Publié dans : Prier avec nous | le 18 octobre, 2007 |5 Commentaires »

2007-17. Sainte Marguerite-Marie.

Chers Amis du Mesnil-Marie,

la semaine que nous vivons est particulièrement riche en célébrations de saints qui ont une importance toute particulière pour le Mesnil-Marie

Moi, j’aime bien cela parce que le matin, à l’oratoire, Frère Maximilien-Marie relit les résumés des biographies des saints ; je lis par dessus son épaule et je trouve cela très intéressant.
En plus, quand il y a une relique de ce saint dans les « trésors » de la grande armoire de la sacristie, il l’expose toute la journée dans l’oratoire et il allume devant une petite lampe de couleur qui brûlera doucement toute la journée. C’est beau, dans la pénombre du matin, de voir les reflets de cette petite flamme danser sur les ors des reliquaires : je regarde avec fascination en pensant à ce que je viens de lire…

Aujourd’hui, 17 octobre, c’est donc la fête de Sainte Marguerite-Marie.

Frère Maximilien-Marie, depuis les débuts de sa vie religieuse, a été amené à porter une attention particulière aux messages inspirés que cette sainte religieuse de la Visitation a reçus du Sacré-Coeur, pour les transmettre à toute l’Eglise, pour les faire comprendre à toutes les âmes désireuses de perfection, afin que le divin Coeur de Jésus soit toujours plus connu et toujours mieux aimé.

Ste Marguerite-Marie

« Il règnera ce divin Coeur malgré Satan et tous ceux qui s’y voudront opposer! »
Cette phrase de Sainte Marguerite-Marie est d’ailleurs l’inspiratrice du petit mot latin qui est devenu en quelque sorte la devise de Frère Maximilien-Marie: Regnabit! Il règnera!
Sainte Marguerite-Marie écrivait ceci après en avoir reçu l’assurance dans sa prière, et alors même que ses efforts pour faire parvenir les messages du Sacré-Coeur à la hiérarchie ecclésiastique et au Roy de France semblaient battus en brèche…

Aujourd’hui encore, après plus de trois siècles, les demandes du divin Coeur de Jésus n’ont pas été totalement accomplies, malgré le travail d’innombrables saints, mystiques, pieux fidèles, pontifes courageux…
Le triomphe du Sacré-Coeur n’est pas encore une réalité : Il ne règne pas encore dans tous les coeurs (même dans ceux qui lui sont pourtant consacrés!), Il ne règne pas encore dans toute la Sainte Eglise, Il ne règne pas encore dans les sociétés et dans les institutions, alors que tous les hommes, tous les coeurs sont cependant créés pour Le servir et pour L’aimer!

La crise sans précédent qui afflige depuis plusieurs décennies la Sainte Eglise Catholique a eu pour conséquence de ruiner – totalement ou en partie – un grand nombre d’oeuvres qui avaient été fondées pour répondre aux demandes du Coeur de Jésus.
Je puis même écrire, parce que j’entends les conversations qui font état de certaines choses bien affligeantes (dans le monde et dans l’Eglise), que les plaintes que Notre-Seigneur faisait entendre à la sainte Visitandine de Paray-le-Monial ont reçu de notre époque un nouveau et bien triste caractère d’actualité et d’intensité!
L’un des motifs de la création du Refuge Notre-Dame de Compassion réside justement dans la volonté de répandre la connaissance des révélations du Sacré-Coeur, et de travailler à leur susciter des réponses.

Ainsi donc la fête de ce jour, en nous portant à honorer Sainte Marguerite-Marie, est une pressante invitation à centrer toujours plus notre attention sur le message céleste qu’elle dut transmettre à toute l’Eglise et à faire notre cette parole de Notre-Seigneur : « Je veux que tu me serves d’instrument pour attirer des coeurs à Mon Amour ».

2007-17. Sainte Marguerite-Marie. dans Nos amis les Saints patteschatsLully.

Voir aussi les B.D. suivantes :
-BD « Je veux que tu mes serves d’instrument… » > ici
- BD « Arrête ! le Coeur de Jésus est là » > ici
Les révélations du Sacré-Coeur à Ste Marguerite-Marie :
- la 1ère grande révélation > ici
- la 2ème grande révélation > ici
- la 3ème grande révélation > ici
- la grande révélation de 1675 > ici
- Les demandes du Sacré-Coeur au Roi Louis XIV > ici
- les Promesses du Sacré-Coeur > ici
Prières au Sacré-Coeur :
- Salutations au Sacré-Coeur composées par Ste Marguerite-Marie > ici
- Prières de Ste Marguerite-Marie > ici

Publié dans : Nos amis les Saints | le 17 octobre, 2007 |6 Commentaires »

2007-16. Saint Michel au péril de la mer.

Le 16 octobre de l’an de grâce 708 (ou peut-être 709), l’évêque d’Avranches Saint Aubert, à la suite de l’apparition de l’archange Saint Michel, consacra sur le Mont Tombe, rocher de la côte normande, un premier sanctuaire en l’honneur du Prince de la Milice céleste.

Le Mont Tombe dominait alors de sa masse rocheuse une forêt et des landes qui furent peu après englouties par un raz de marée. Le Mont devint une île et fut dès lors souvent appelé « Saint-Michel-au-péril-de-la-mer« .

Abbaye puissante et lieu de pélerinage jadis renommé dans toute la Chrétienté, le Mont-Saint-Michel – bien qu’aujourd’hui dépouillé de ses moines, partiellement détruit, irrémédiablement affligé par les pillages de la révolution, souillé par de multiples profanations et livré à des hordes touristiques rarement intelligentes – ne cesse cependant pas de répèter à ceux qui sont capables d’ouvrir les oreilles de leur âme les leçons de son majestueux silence :

« Lorsque les flots menaçants montent inexorablement, lorsque la terre sous vos pas perd toute consistance, lorsque les éléments contraires vous encerclent, lorsque vos mains tremblantes ne trouvent plus rien de solide pour s’y cramponner… ne perdez cependant pas courage. Levez les yeux et appelez à votre aide l’Archange victorieux! Invoquez le Prince des armées célestes! Confiez-vous en sa sainte garde, et laissez-vous saisir par sa force invincible: la foi en Celui qui est le seul Fort, le seul Puissant, le seul Roi pour l’éternité; Celui qui n’a point d’égal – « Quis ut Deus? » – et qui est le Sauveur aimant de ceux qui se confient en Lui.« 

Nous sommes en effet tous menacés par des flots en furie, nous sommes tous exposés « au péril de la mer », une mer d’iniquité qui voudrait submerger le monde et engloutir les âmes dans d’effrayants abîmes.

Cartulaire du Mont Saint-Michel: la vision de Saint Aubert.

Apparition de Saint Michel à Saint Aubert

Collecte de la Messe propre de l’apparition de Saint-Michel au Mont Tombe :

« Dieu éternel et tout puissant qui, par un privilège sans pareil, avez daigné nous réconforter par la glorieuse apparition du Bienheureux Archange Michel, accordez-nous sur la terre le constant appui de son actuelle protection, et dans le Ciel la joie éternelle à ses côtés. Nous vous le demandons par Notre-Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »

Voir aussi les prières en l’honneur de Saint Michel publiées > ici.

Publié dans : Nos amis les Saints, Prier avec nous | le 16 octobre, 2007 |1 Commentaire »

2007-15. Du 16 octobre.

16 octobre 2007.

Ce matin, Frère Maximilien-Marie m’a lu – et je l’ai écouté avec la plus grande attention – la dernière lettre écrite par la Reine Marie-Antoinette, adressée à sa belle-soeur, Madame Elisabeth, et qui est improprement appelée « testament de la Reine » (cf. > www). Il m’a aussi montré un fac-similé des dernières lignes qu’elle a tracées, sur la page de garde de son « livre d’heures », ce 16 octobre 1793 vers 4h et demi du matin et j’en publie une reproduction ici pour vous:

Dernières lignes de la Reine

Frère Maximilien-Marie m’a expliqué que l’infortunée souveraine, exécutée le 16 octobre 1793, n’avait certes pas toujours été exemplaire dans sa vie, mais que cela ne justifie en aucune manière toutes les calomnies qui ont été colportées sur son compte.

Ensuite, et cela m’a beaucoup intéressé, il m’a raconté que la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich, qui avait tout juste dix-neuf ans à ce moment-là et qui vivait en Westphalie dans la ferme de ses parents (elle n’était pas encore religieuse, n’avait pas encore reçu les sacrés stigmates, mais avait déjà une vie mystique intense), était sollicitée par Dieu pour prier de manière très spéciale pour la Reine de France emprisonnée, et qu’elle l’avait même « visitée » à plusieurs reprises dans son cachot, la nuit, pour la consoler, l’encourager, la préparer à affronter le procès et la mort. L’ange gardien de la Bienheureuse la transportait en un instant dans la cellule de la Reine ; Marie-Antoinette ne la voyait pas, mais elle sentait sa présence invisible, percevait ses paroles dans l’intime de l’âme et en recevait une force spirituelle proprement surnaturelle.

La Reine Marie-Antoinette a fait l’objet de tant de livres et de films, et elle se trouve au centre d’un drame humain et politique tellement complexe et tellement passionné, qu’il est presque impossible aux hommes de notre temps de dégager sa véritable figure de toutes les représentations quasi mythiques ou idéologiques qu’on a substituées à sa véritable personnalité.

Elle n’est ni une image de vitrail auréolée de romantisme mièvre, ni une froide et cruelle Messaline mais, entre ces deux représentations caricaturales, Dieu seul finalement peut dire qui fut Marie-Antoinette : la réalité historique est tout en détails et en nuances, et elle doit tenir compte de mille choses qui nous échappent encore… Ce sont comme les mille et une pièces d’un puzzle qui doit intégrer les facteurs de la psychologie, de l’éducation, des intrigues de cour, des évènements connus et de ceux qui ne le sont pas ou ne le sont que de manière partielle et imparfaite… etc. Si des historiens sérieux et patients ont pu, à rebours de la légende parfois, nous restituer certaines pièces perdues de ce puzzle, il nous en manque encore beaucoup!

Ce qui demeure, c’est la dignité et la souffrance de cette femme, de cette mère qui en a appelé à toutes les mères devant le tribunal révolutionnaire, et qui a été sacrifiée sur l’autel diabolique d’une révolution qui n’a fait que prétexter des imperfections de la vieille monarchie capétienne pour détruire ce qu’il y avait de meilleur en elle, parce que c’était précisément cela qui était en réalité l’objet propre de cette haine inspirée par l’enfer.

Lully.

Publié dans : Chronique de Lully, Vexilla Regis | le 16 octobre, 2007 |2 Commentaires »

2007-14. « Dies mali sunt ».

« Les jours sont mauvais : Dies mali sunt » (Eph.V,16). Trois petits mots qui m’ont frappé en écoutant la lecture de l’épître de la Sainte Messe de ce vingtième dimanche après la Pentecôte.

Pourquoi l’Apôtre fait-il cette remarque?

Parce qu’il invite avec insistance ses lecteurs à faire preuve d’une très grande circonspection et à ne pas agir en insensés, « non quasi insipientes, sed ut sapientes » : « Ayez soin, mes frères de vous conduire avec une grande prudence, non comme des imprudents mais comme des sages » (Eph.V,15-16). Ajoutant aussitôt: « redimentes tempus quoniam dies mali sunt. Rachetant le temps parce les jours sont mauvais ».

Les auditeurs de la Parole inspirée, en raison même de la malice inhérente au monde dans lequel ils vivent (1), sont exposés à de redoutables dangers. Des dangers plus redoutables que les malheurs et les souffrances physiques : le péril dans lequel les place la tentation, le péril de la séparation d’avec Dieu pour toujours!

Cette exposition continue aux attaques des « esprits de malice répandus dans les airs » (Eph.VI,12) constitue une véritable pollution spirituelle de l’environnement humain : de la même manière qu’un air infesté peut contaminer ceux qui le respirent, la malice des jours qui sont les nôtres peut nous affaiblir, miner la santé de nos âmes, ruiner la vigueur de nos esprits, frapper nos coeurs de mortelle langueur.

Celui qui sait qu’une épidémie d’influenza ou de choléra sévit dans la région où il se trouve prend tout naturellement des mesures de protection et d’hygiène pour échapper à la contagion. Il serait pour le moins insensé d’agir de façon contraire!

Et celui qui sait que l’air qu’il est exposé à respirer peut être saturé de microbes pernicieux, n’hésite pas à utiliser des moyens sanitaires pour purifier et assainir l’air des pièces où il vit.

Saint Paul aujourd’hui nous rappelait avec beaucoup d’à propos qu’il en était de même dans l’ordre de la santé de l’âme.

Puisque les jours de notre existence terrestre nous exposent au danger de la contagion du mal, nous devons « racheter le temps » c’est-à-dire appliquer au cadre spatio-temporel de notre existence les grâces de la rédemption que Notre-Seigneur Jésus-Christ nous a obtenues par Sa douloureuse Passion.

Dans sa sagesse inspirée, nourrie par des siècles d’expérience, la Sainte Eglise notre Mère a institué des sacramentaux qui sont une aide et une protection efficaces dans le combat que nous menons. Les sacramentaux sont des secours spirituels, souvent liés aux inspirations ou à l’expérience des Saints, que la puissance de la prière et des bénédictions de la Sainte Eglise attache à certains gestes et à certains objets matériels eux-mêmes. Il ne s’agit nullement de magie ou de superstition. Leur efficacité est conditionnée par l’exercice d’une authentique foi théologale dans un but de sanctification.

Le rituel traditionnel de la Sainte Eglise Romaine a réuni une somme extraordinaire de bénédictions : bénédictions d’objets de piété certes, bénédiction pour l’eau (qui devient eau bénite) bien évidemment… Mais tant de fidèles ignorent et tant de prêtres semblent eux aussi ignorer, ou du moins donnent l’impression d’ignorer (parce qu’ils n’y recourent pas ou pas assez), qu’il y a des bénédictions particulières liées à certaines fêtes liturgiques ou à certaines circonstances (comme par exemple la menace d’orage ou de tempête), qui concernent les lieux (maisons, étables, jardins, champs, pièces ou locaux affectés à une activité particulière…), mais aussi les aliments, les vêtements, les instruments de travail, les remèdes, les moyens de locomotion… etc.

Pourquoi donc le rituel est-il si peu exploité?

Pourquoi ce moyen si simple de « racheter le temps » et de contrer la malice des jours dans lesquels nous vivons est-il si méconnu et par suite si limité dans son usage habituel?

Sans vouloir porter de jugement, il semble cependant qu’on puisse répondre sans hésitation que c’est parce que l’esprit surnaturel, l’esprit de foi, est aujourd’hui profondément affaibli…

Le modernisme sourit avec commisération des sacramentaux, le progressisme les tourne en dérision, les supprime ou les dénature… Je ne veux pas me lancer ici dans des citations d’exemples, car il y en a malheureusement trop à déplorer.

Contentons-nous de relever que le « Livre des bénédictions » publié dans le contexte des réformes liturgiques consécutives au second concile du Vatican marque une régression théologique considérable et un alignement sur des conceptions directement inspirées par le protestantisme libéral, en contradiction avec des siècles de théologie et de pratique catholiques, en contradiction en particulier avec l’enseignement du concile de Trente. En effet ce pseudo-rituel dans les « prières de bénédiction » qu’il propose, dans la majorité des cas, ne bénit pas ni ne sanctifie pas les objets qui sont présentés, mais se contente d’appeler de ses voeux la faveur divine sur les personnes qui en feront usage, et se borne à en « dire du bien » (étymologie du verbe benedicere) sans leur attacher une grâce particulière.

Nous sommes très spécialement reconnaissants à notre Saint-Père le Pape Benoît XVI d’avoir précisé, dans le motu proprio « Summorum Pontificum cura », que les prêtres ont la liberté d’utiliser non seulement le missel, contenant le rite de la Sainte Messe antérieur à la réforme de Paul VI, mais également du rituel pour l’administration des sacrements et des sacramentaux dans une pleine continuité avec l’usage séculaire marqué par une authentique prudence surnaturelle et la sage expérience des saints : « Ut sapientes, non quasi insipientes »!

 

(1) « Parce que la création a été assujettie à la vanité, non parce qu’elle l’a voulue mais à cause de celui qui l’y a soumise… » (Rom. VIII,20) et aussi : « Mundus totus in maligno positus est : le monde tout entier est sous l’empire du Malin » (1 Joan.V,19).

Publié dans : De liturgia, Textes spirituels | le 14 octobre, 2007 |Pas de Commentaires »

2007-13. L’ A-Dieu à un grand combattant.

Jeudi 12 octobre 2007.

Ce que j’ai à vous écrire ce soir, chers Amis du « Mesnil-Marie », est empreint de gravité et de tristesse, parce que Frère Maximilien-Marie, aujourd’hui, s’est rendu à Paris pour assister à la Messe de funérailles de Monsieur Serge de Beketch, qui avait lieu dans l’église Sainte-Odile.

Frère Maximilien-Marie l’avait rencontré à plusieurs reprises, et même il avait été invité dans son émission sur Radio-Courtoisie pour parler du projet de la fondation, il y a déjà plusieurs années de cela.

Pour moi, j’avais seulement entendu sa voix à travers la radio… quand Frère Maximilien-Marie avait le temps de se connecter sur Radio-Courtoisie et d’écouter son libre journal, le mercredi soir ou le jeudi matin.

Même si je ne suis qu’un tout petit chat, je comprenais cependant que Monsieur de Beketch était un lutteur qui, avec truculence parfois, avec humour aussi, avec un vrai talent surtout, soutenait des combats difficiles, pour l’honneur de Dieu, pour la défense des valeurs qui ont fait la Chrétienté, pour soutenir le combat des faibles et de ceux auxquels on ne donne pas la parole… Je pouvais sans peine imaginer que son engagement pour soutenir les droits de la Vérité dans la société de notre temps, lui valaient bien des attaques et des souffrances aussi. J’avais aussi compris que c’était un homme qui avait au coeur une immense capacité de tendresse et de compassion, parce qu’il était profondément sensible et généreux.

C’était important pour notre Frère d’être présent, ce matin, à la Messe célébrée avec beaucoup d’émotion par le Révérend Père Argouarc’h (encore quelqu’un pour lequel Frère Maximilien-Marie a beaucoup d’affection et d’admiration) : au milieu d’une foule immense qui débordait de l’église, il ne s’agissait pour lui de rien d’autre que d’apporter sa prière et son soutien de sympathie à une famille éprouvée par la séparation de la mort. Sa famille selon la chair d’abord bien sûr, et sa famille selon l’esprit : la famille de ceux qui l’écoutaient, qui attendaient ses émissions, et qui trouvaient en elles une force pour soutenir leurs propres combats quotidiens dans un monde qui génère tant de détresses et de désespoirs.

Alors je sais que notre cher Frère a prié de tout son coeur pour que Dieu reçoive Serge de Beketch dans son beau Ciel où il n’y a plus de larmes ni de deuil et où il espère le retrouver un jour…

Lully.

Publié dans : Chronique de Lully | le 12 octobre, 2007 |Pas de Commentaires »

2007-12. Joseph et Chico.

Ce 10 octobre 2007.

Après vous avoir parlé du pèlerinage de notre Frère à Rome, je dois maintenant vous entretenir d’un évènement littéraire qui est directement en rapport avec notre Saint-Père le Pape Benoît XVI et qui a beaucoup d’importance à mes yeux :

En effet ces jours-ci, en Italie, les éditions du « Messager de Saint Antoine » publient une biographie du Souverain Pontife, abondamment illustrée.

Jusqu’ici rien d’extraordinaire, me direz-vous.
Mais ce qui est justement un évènement, c’est que le narrateur de cette histoire est l’un de mes congénères : Chico, le chat de la ferme de Pentling.

Chico est un gros matou au pelage roux, âgé de neuf ans, qui vit dans la ferme voisine de la maison que le cardinal Joseph Ratzinger avait achetée pour y finir paisiblement ses jours…
Quand il y venait en vacances, Chico désertait la ferme pour s’installer chez lui, jour et nuit. Je ne crois pas trahir un secret en vous confiant qu’il a même griffé le cardinal un jour de Noël! C’est vous dire qu’il connaît bien celui qui est maintenant le Pape, et qu’il peut en parler avec autant de justesse que de précision.
N’oubliez pas que nous, les chats, nous sommes des observateurs de première classe, en même temps que nous sommes des confidents appréciés!

Chico avait tout de suite vu que ce cardinal, occupant un poste important à la Curie romaine, était un ami des chats. Savez-vous comment?
Tout simplement parce qu’il avait fait installer dans son jardin… une statue de chat! Vous pensez bien que s’il se fut agi d’une statue de chien, Chico ne se serait pas aventuré du côté de cette maison!

Peu après le cardinal lui a d’ailleurs confié qu’il avait à Rome deux chats magnifiques.

Je sais que la presse « pipeul », au moment de son élection, s’est interrogée pour savoir si le nouveau Pontife pourrait emmener ses chats dans le Palais Apostolique du Vatican, allant ressortir de vieilles légendes superstitieuses selon lesquelles nous serions des symboles de la présence du démon… Ce qui est insensé et outrageant!

Mais Benoît XVI fait fi de ce genre de ragots et les deux chats, désormais parés du titre de « pontificaux » l’ont bel et bien accompagné, et ils sont même les seuls à avoir le droit de le déranger quand il travaille ou quand il joue du piano…
Il y a des « monsignori » qui en étouffent de jalousie!

Chat pianiste

Bref, Chico le chat bavarois est un véritable ami du Pape.
Aidé de la journaliste Jeanne Perego et de la dessinatrice Donata del Molin Casagrande, il fait en 44 pages un récit passionnant et teinté d’humour de la vie du Pape, depuis cette nuit très froide du 16 avril 1927 où naquit le petit Joseph Aloïs Ratzinger, en passant par les années d’études, celles de la guerre et de la captivité, l’ordination sacerdotale et la période professorale, jusqu’à l’élection au Souverain Pontificat…

Ici, il faut que je vous révèle une chose qui a mis un peu de tristesse au coeur de Chico : il n’a pas revu son grand ami depuis cette élection.
Il y a quelques mois, en septembre 2006, le Souverain Pontife est bien revenu à Pentling, lors de son voyage apostolique en Bavière, mais Chico a été tellement effrayé par le cortège pontifical et le remue ménage des journalistes qu’il s’est enfui à toutes jambes et qu’il s’est caché.
Il aurait pourtant tellement aimé recevoir encore les caresses de son grand ami Joseph!

Le livre de Chico est préfacé par le secrétaire particulier du Saint Père, Monseigneur Georg Gänswein, c’est vous dire si on peut lui faire confiance pour mieux connaître ce Pape véritablement exceptionnel, puisqu’il est un grand ami des minous!

Lully.

2007-12. Joseph et Chico. dans Annonces & Nouvelles 031007gato

2007-11. Retour de Rome.

Lundi soir 9 octobre 2007.

Chers Amis du « Mesnil-Marie« ,

Comme vous vous y attendiez sans doute, notre Frère étant revenu de Rome, je peux vous faire une rapide compte-rendu de son pèlerinage, puisque j’ai eu une bonne partie de la journée de ce lundi pour l’interroger…

Parti de l’aéroport de Beauvais avec cinq autres personnes le lundi matin 1er octobre de très bonne heure, les pèlerins ont atterri à l’aéroport de Ciampino alors qu’il était exactement 11h, donc avec un peu d’avance sur l’horaire prévu.

Un taxi, commandé spécialement pour eux, les a rapidement conduits jusque chez les Religieuses de Saint Thomas de Villeneuve où ils étaient attendus et se sont installés avant même de déjeuner. La « Casa San Tommaso » est située au nord de la « villa Borghese »: c’est une très grande maison qui fut construite en 1903  par les religieuses françaises au moment où les congrégations ont été chassées de France. Le lieu où les soeurs firent construire se trouvait alors en pleine campagne tandis que maintenant c’est un quartier plutôt résidentiel (de standing!) où l’on trouve plusieurs ambassades, et qui n’est pas du tout bruyant la nuit.

Après le déjeuner, le groupe s’est dirigé à pied à travers les jardins de la « villa Borghese » jusqu’au Pincio d’où l’on peut avoir une très belle vue sur la Ville: le temps était non seulement ensoleillé, mais véritablement chaud, ce qui faisait un contraste certain avec la météo de la France les jours précédents… Ce beau temps a duré toute la semaine – hormis le samedi où il a un peu plu – et la chaleur justifiait amplement que l’on recoure aux savoureuses glaces romaines!

Les visites ont commencé par la Piazza del Popolo (Place du Peuple), qui était le principal point d’arrivée des pèlerins de l’Europe lorqu’ils venaient à pied dans la Ville Eternelle. Sur cette place se trouve l’Eglise Santa Maria del Popolo, riche de nombreuses oeuvres d’art  mais très spécialement de deux toiles du Caravage : la conversion de Saint Paul et le martyre de Saint Pierre. Leur contemplation était une bonne introduction à leur itinéraire sur les pas des Saints Apôtres Pierre et Paul et des nombreux martyrs des premiers siècles.

Les pèlerins ont ensuite flâné avec bonheur dans les rues animées, s’immergeant dans un dépaysement total.

La journée du mardi les conduisit aux catacombes et à la basilique de Sainte Agnès hors les murs, puis au lieu du martyre de Saint Paul, aux Trois Fontaines, et à la basilique de Saint Paul hors les murs. Le mercredi fut consacré à Saint Pierre : Saint Pierre « continué » en la personne et dans le ministère de Benoît XVI d’abord, puisque la matinée fut occupée par l’audience générale pour laquelle le groupe était fort bien placé (Frère Maximilien-Marie avait obtenu des places dans le « riparto speciale », situé à droite du lieu où se tient le Souverain Pontife sur le parvis même de la basilique vaticane, comme en témoigne la photo suivante)…

Audience du 3 0ctobre 2007

Puis il y eut la visite approfondie des fouilles sous la basilique, qui ont permis de retrouver la tombe et les ossements du Prince des Apôtres, puis les dévotions dans la basilique elle-même.

Le jeudi matin fut consacré à la visite des principales églises du Transtévère : Sainte-Marie, Saint Chrisogone et Sainte Cécile… et l’église Saint François où l’on conserve la cellule où le saint Patron de l’Italie, dont c’était justement la fête ce jour-là, a logé lors de ses séjours à Rome. L’après-midi les a ramené à Sainte Marie-Majeure, à Sainte Marie des Anges et des Martyrs (dans les anciens thermes de Dioclétien) et à Sainte Marie de la Victoire (où se trouve le célèbre groupe de « l’extase de Sainte Thérèse » sculpté par Le Bernin).

Le vendredi, ils visitèrent Saint Laurent hors les murs avant d’aller vénérer les reliques de la Passion à Sainte Croix en Jérusalem et de gravir la « Scala Santa »; puis ce fut la visite du Baptistère et de l’archibasilique du Latran, avant d’aller aux Quatre Saints Couronnés, à Saint Clément, à Saint Sébastien sur le Palatin (lieu où il fut percé de flèches), à la prison Mamertime et à la basilique des Saints Côme et Damien au forum.

Le samedi fut une journée « libre » où les pèlerins ont pu retourner dans certaines basiliques de leur choix, faire des emplettes, acquérir de précieuses reliques, ou tout simplement flâner dans les quartiers historiques…

Dimanche matin, après la Grand’Messe, la plupart ont pu se rendre encore Place Saint-Pierre pour la récitation de l’Angélus avec le Saint Père. Puis il leur a fallu reprendre le chemin de l’aéroport de Ciampino et laisser le beau ciel de l’Italie pour rentrer en France!

Moi j’étais tout content de voir revenir Frère Maximilien-Marie et je lui ai fait plein de câlins à son arrivée et pendant toute cette journée de lundi, car vraiment je n’aime pas être séparé de lui pendant si longtemps…

Lully.

Publié dans : Chronique de Lully | le 8 octobre, 2007 |5 Commentaires »

2007-10. Sermon de la solennité de Ste Thérèse.

Voici le sermon prononcé par Monsieur l’Abbé Paul Aulagnier en cet dimanche 30 septembre 2007 à l’occasion de la solennité de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, patronne de la France en second :

« Nos credidimus caritati quam habet Deus in nobis. Nous avons cru – nous croyons – à la charité que Dieu a pour nous ».

On sent, en lisant ces mots de Saint Jean, le tressaillement de son âme.

C’est un vrai cri de joie, de triomphe, qui s’échappe du coeur de l’Apôtre: « Moi je crois à l’amour de Dieu pour moi! »

C’est avec un accent identique, passionné, que Sainte Thérèse dira sa foi en l’amour de Dieu.

Toute sa vie, toute sa sainteté, toute sa doctrine, seront l’expérience passionnée de cette foi. La foi en l’amour de Dieu est le fond de l’âme de Sainte Thérèse. C’est son secret.

Cette foi – simple, ferme, naïve même – en l’amour de Dieu explique tout dans Sainte Thérèse. Et sans cela rien ne s’explique.

Pour Sainte Thérèse la certitude de l’amour de Dieu est le premier ressort de la perfection et de la sainteté. C’est son originalité, sa spécificité. Thérèse, c’est la certitude de l’amour de Dieu, et sa réciprocité – amour pour amour. Elle dira souvent: « Je n’ai jamais donné à Dieu que de l’amour ». Ou encore:  » J’ai tout dit : c’est l’amour seul qui compte ».

Ce sont presque ses dernières paroles. C’est la veille de sa mort, le 29 septembre, qu’elle disait cela à sa soeur, Soeur Geneviève de la Sainte Face, qui lui demandait un mot d’adieu.

Se savoir aimée, être assurée et porter en soi la certitude d’être aimée par le Dieu tout puissant; croire – et croire de foi divine – croire fermement à l’amour de Dieu pour elle, voilà Sainte Thérèse, voilà sa contemplation, voilà son oraison, voilà l’objet de son commerce avec Dieu : se savoir aimée de Dieu!

Je crois que Sainte Thérèse n’a jamais conçu Dieu que sous sa notion la plus vraie, telle qu’Il a voulu – de fait – nous apparaître : comme l’amour de charité. « Deus caritas est » (1 Joan. IV,10).

Il y a certes l’Evangile qui le lui enseigne. Mais aussi une circonstance providentielle.

Elle est très jeune privée de sa mère. Alors son enfance se résumera toute dans la personne de son père. Sa jeunesse fut une expérience prolongée de l’amour paternel le plus tendre et le plus vigilant. Ainsi dès qu’on parla à Thérèse de Dieu, du Bon Dieu, dès qu’on lui apprit à dire à Dieu « Notre Père », cette âme d’enfant fut amenée, naturellement, à se représenter Dieu à l’image de son père de la terre.

Elle porta alors à l’extrême, à l’excès, à l’infini, la bonté, la tendresse, la sollicitude, en un mot l’amour dont son père l’entourait.

Le Bon Dieu se présente à son esprit et surtout à son coeur, comme le Père, comme son Père, comme le plus aimant, le plus tendre des pères. Bref, comme l’amour paternel et l’amour paternel à sa plus haute puissance. Comme le dit Tertulien « nemo tam pater »… « Le Père de qui toute paternité tire son nom au ciel et sur la terre »(Eph. III,14).

Et que Dieu soit notre père… c’est tout l’Evangile.

Et c’est pourquoi Sainte Thérèse a compris la substantifique moëlle de l’Evangile. Elle est l’Evangile en acte. Elle en a compris toute la substance.

Ainsi, très jeune, Sainte Thérèse vécut de cette atmosphère évangélique.

C’est de là, de cette racine, de ce principe que germe toute la vie spirituelle de Sainte Thérèse. Vous comprendrez alors que sa vie spirituelle soit faite de confiance, d’abandon, de joie.

Ces vertus naissent auprès d’un bon père. Comment ne naitraient-elles pas auprès du Bon Dieu – Père… ?

Ce principe de l’amour paternel, de la certitude d’être aimé d’un tel Père, ne peut être que le « grain de sénevé » dont nous parle l’Evangile. Elle est la plus petite des plantes, mais elle devient vite un arbre aux mille vertus.

Elle est sainte – c’est vrai -; elle fut une âme privilégiée – sans doute -; mais son privilège a été de comprendre mieux que nous et d’avoir la mission de nous faire comprendre que nous avons le même privilège qu’elle : le privilège d’être les enfants de Dieu; et donc, d’être come elle infiniment aimés, aimés d’amour paternel par Dieu notre Père.

Sa vie fut une vie de foi, de foi en l’amour de Dieu pour nous, une vie de foi telle que l’Evangile nous le demande.
Son âme se sait, se croit aimée… infiniment aimée.

Etonnez-vous alors qu’elle réponde à cet appel de l’amour par un élan, par un désir tout simple d’aimer… Et elle va, elle marche sans souci, sans inquiétude, dans cette lumière, dans cette clarté. Tout s’éclaire pour elle, tout s’illumine de cette fi, de cette certitude de l’amour…

Même quand Dieu la fait marcher par des chemins obscurs – et ce fut presque l’état continuel de son âme – même alors, c’est sa foi, sa foi assurée à l’amour de son Père qui la guide et la soutient.

Sainte Thérèse se révèle toute dans cette parole: « Il est si doux de servir le Bon Dieu dans la nuit et dans l’épreuve. Nous n’avons que cette vie pour vivre de foi ».

Dans son « Histoire d’une âme », elle dira: « Je sais que, par delà les tristes nuages mon doux soleil brille encore. »

Son doux soleil, quel est-il?

Elle le dit à la ligne précédente: « l’astre de l’amour ».

Et comment sait-elle cela? Par la foi!

Et cela est pour nous souverainement instructif. Sa foi évangélique est un regard simple et ferme pour l’amour de Dieu.

Mais pour être complet, il faudrait – me semble-t-il – ajouter une précision : l’amour auquel Thérèse croit de toute son âme a un nom; c’est l’amour miséricordieux.

Mais c’est bien là encore le dernier mot de l’Evangile.

Dans l’état actuel, Dieu nous a aimés non seulement gratuitement, sans mérite de notre part, mais il nous a aimés et nous aime tels que nous sommes, c’est-à-dire misérables, et sans tenir compte de notre misère. Ou, mieux: à cause de notre misère, parce que nous sommes misérables.

C’est là sa gloire!

C’est pour manifester son amour miséricordieux qu’il choisi, décrété, créé le monde tel qu’il est, le monde où nous vivons, avec le péché prévu et toutes les misères qui en sont la suite.

Et la gloire de Dieu, c’est que nous croyons à cet amour-là, à cet amour purement miséricordieux. Il veut que nous y croyons.

Et voilà ce que notre orgueil ne veut pas admettre : il ne veut pas être que misère. Il ne veut pas être l’objet de la pure miséricorde de Dieu. Il ne comprend pas l’amour miséricordieux.

Mais il ne s’agit pas de comprendre cet amour. Il s’agit d’y croire, d’y croire simplement, fermement, comme Sainte Thérèse ; d’y croire et de s’y plonger, comme Sainte Thérèse.

Sainte Thérèse est très claire. Dans une lettre à Soeur Marie du Sacré-Coeur – la lettre 6 – elle écrit : « Ce qui plaît au Bon Dieu dans ma petite âme, c’est de me voir aimer ma petitesse et ma pauvreté, c’est l’espérance aveugle que j’ai en sa miséricorde. »

Que ce mot est profond!… et combien instructif pour nous.

C’est du pur Evangile.

L’Evangile nous propose un amour de Dieu purement miséricordieux pour notre absolue misère. C’est cela Sainte Thérèse.

Sainte Thérèse a osé aimer son Dieu en enfant. Elle a osé, avec ses misères, entrer en relation très simple, familière, avec le Bon Dieu.

Et pourquoi?

Parce qu’elle s’est sentie aimée. Elle s’est crue aimée, aimée par Dieu qui est amour. Elle s’est crue, sans hésitation, infiniment aimée par l’infini amour. Elle s’est crue miséricordieusement aimée par le Dieu qui est – et qui est jaloux de ce titre – le Père des miséricordes.

Et la foi, en nous proposant Dieu comme l’amour miséricordieux, attire, invite, sollicite notre coeur à oser l’aimer; et c’est là, alors, que l’âme trouve la paix et le principe de la sainteté.

Ainsi soit-il.

Publié dans : Nos amis les Saints, Textes spirituels | le 1 octobre, 2007 |1 Commentaire »
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