2008-33. Le « jeu de l’avant/après ».

Vendredi soir 4 juillet 2008.

Chers Amis,

Il y a quelques semaines, je vous avais parlé de l’aménagement de notre cheminée et de l’installation de notre gros poêle à bois (pour revoir cet article, cliquer ici > www).

Aujourd’hui (et avant de vous faire un compte rendu détaillé de notre déménagement très prochainement), je vais revenir un peu sur le sujet de notre cheminée en vous proposant un petit « jeu« , c’est le jeu de « l’avant/après ». Il est très simple et je suis sûr que vous y avez déjà joué, tel quel ou bien à l’une de ses variantes intitulée tantôt : « Trouvez les différences« , ou encore « Cherchez les erreurs qui se sont glissées dans la reproduction de… ». Ce jeu est en effet fréquent dans certaines publications, ou aussi comme « activité d’éveil » pour les jeunes enfants auxquels on cherche à développer les facultés d’observation. Mais ici les différences sont tellement évidentes, que je suis persuadé que vous n’aurez aucune difficulté à les repérer!!!…

Voici donc deux ensembles de photographies de notre cheminée, que l’on vient de me faire parvenir. Ce sont les mêmes choses qui sont visualisées à quelques jours d’intervalles : une vue du foyer et une vue de la voûte intérieure. Pour les agrandir, vous cliquerez sur les miniatures que j’insère ci-dessous… et vous comparerez. Ensuite vous pourrez, si vous le souhaitez, me laisser vos commentaires et me dire ce que vous pensez de nos travaux.

A très bientôt…

Lully.

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Publié dans : Chronique de Lully | le 4 juillet, 2008 |2 Commentaires »

2008-32. De l’icône miraculeuse de Notre-Dame du Perpétuel Secours.

En ce 27 juin, tous les dévots enfants de Marie ont à coeur de fêter Notre-Dame du Perpétuel Secours.

Histoire de l’icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours :

L’image connue sous le nom de Notre-Dame du Perpétuel Secours est une icône réalisée dans un style byzantin relativement tardif (du XIIIe ou du XIVe siècle), qui s’inspire du modèle dit « Madone de saint Luc » mais plus exactement selon un type iconographique connu en Orient sous le nom de Mère de Dieu de la Passion (il s’agit donc d’une Vierge de Compassion, ce pourquoi nous avons une très grande vénération pour elle en notre Mesnil-Marie).

2008-32. De l'icône miraculeuse de Notre-Dame du Perpétuel Secours. dans De liturgia eglise-st-alphonse-via-merulana-interieur

Cette icône qui se trouve aujourd’hui à Rome (dans l’église Saint-Alphonse, via Merulana, photo ci-dessus), n’y a pas toujours été : elle était préalablement honorée dans une église de Crète.
Lorsque, au XVe siècle, l’île fut envahie par les Turcs, persécuteurs de chrétiens et destructeurs de nombreuses églises, beaucoup s’enfuirent. L’un d’eux – un marchand, selon la tradition – prit la sainte image, et s’embarqua avec son trésor pour l’Italie. Il fut reçu à Rome par un ami, marchand lui aussi, chez lequel il tomba malade et mourut. Avant de rendre le dernier soupir, il confia l’icône à cet ami en lui demandant de la donner à une église où elle serait convenablement honorée.
Le marchand romain, sous la pression de son épouse (qui souhaitait garder le précieux tableau chez elle), tarda à accomplir la dernière demande de son ami, et il fallut que la Vierge Marie Elle-même se manifestât par des apparitions. Elle fit savoir qu’elle voulait être honorée sous le vocable de « Notre-Dame du Perpétuel Secours », et désigna l’endroit où elle voulait que la sainte icône fût exposée : l’église Saint-Matthieu, sur le Mont Esquilin, toute proche de la Basilique de Sainte Marie Majeure, et desservie par les moines de Saint Augustin.
Elle y fut placée avec de grands honneurs en 1499 et y demeura pendant trois siècles, objet d’une grande vénération.

En 1798, les troupes de la révolution française envahirent et occupèrent Rome, où 45 églises furent détruites. L’église Saint-Matthieu était de ce nombre et la communauté des moines augustins, desservants du sanctuaire, fut chassée.
Les religieux emportèrent le tableau mais les malheurs de ce temps, la persécution, puis l’extinction progressive des religieux qui connaissaient l’histoire du tableau, eurent pour conséquence qu’on en perdit la trace… au point qu’on le crut à jamais disparu.

En 1863, un prêtre rédemptoriste qui, lorsqu’il était enfant, avait servi la messe du dernier moine augustin survivant de la communauté de Saint-Matthieu, réalisa à la suite d’un providentiel concours de circonstances que l’antique image dont on déplorait la perte était celle qu’il avait vue dans son enfance dans le petit oratoire du vieux moine ;  il se souvint que celui-ci lui avait un jour dit qu’elle avait été très vénérée et avait accompli de grands miracles.
Le Bienheureux Pie IX en fut instruit : il la fit rechercher pour qu’elle soit confiée aux religieux rédemptoristes dont l’église, placée sous le vocable de Saint Alphonse de Ligori, avait été édifiée précisément sur l’ancien emplacement de l’église Saint-Matthieu.

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Eglise Saint-Alphonse sur l’Esquilin (via Merulana) édifiée de 1855 à 1859
à l’emplacement de l’église Saint-Matthieu détruite par les révolutionnaires français. 

Lors de la cérémonie d’installation du tableau de Notre-Dame du Perpétuel Secours dans l’église Saint-Alphonse, deux guérisons miraculeuses furent dûment constatées : celle d’un garçon de quatre ans, et celle d’une fillette de huit ans.
Depuis lors le culte de l’icône miraculeuse reprit de l’essor et de nombreuses faveurs spirituelles et temporelles en furent la conséquence.

Description et explication de la Sainte Image :

Le tableau n’a guère que cinquante centimètres de haut et quarante de large. Sur un fond d’or éclatant, est représentée la Vierge Marie, portant sur son bras gauche l’Enfant Jésus. Un voile bleu foncé couvre sa tête et s’avance de manière à ne laisser entrevoir que la partie extrême du bandeau qui entoure son front. Sa tunique est de couleur rouge, avec des ourlets brodés d’or, comme ceux du voile. L’auréole assez large qui enveloppe sa tête, est ornée de dessins finement travaillés. Au-dessous de l’auréole, sur la partie supérieure du voile, apparaît une étoile rayonnante. Les plis et les ombres des vêtements sont indiqués par les filets d’or. Au-dessus de la Madone, on lit ces quatre lettres, MP. ThV., initiales et finales des mots grecs signifiant : Mère de Dieu. La robe pourpre de la Vierge est le symbole de son ardent amour, alors que le manteau sombre qui l’enveloppe est le signe de sa douloureuse union aux souffrances de son Fils.

Le divin Enfant est dans les bras de sa Mère ; mais, au lieu d’arrêter sur elle son regard, il rejette la tête un peu en arrière et tourne les yeux du côté gauche, vers un objet qui, en le préoccupant vivement, répand sur son doux visage un certain sentiment de frayeur. Ses deux petites mains serrent la main droite de sa mère, comme pour implorer sa protection. Il est revêtu d’une robe verte, retenue par une ceinture rouge, et cachée en partie sous un grand manteau d’un jaune presque brun. La couleur verte représente l’éternité et la divinité du Verbe tandis que le manteau symbolise son humanité, qui a en quelque sorte enveloppé et voilé cette divinité aux yeux de ses contemporains.

Sa tête est aussi entourée d’une auréole, un peu moins large et moins ouvragée que celle de la Madone. Au-dessus de son épaule gauche, on lit ces autres lettres grecques Is. Xs., c’est-à-dire Jésus-Christ. La pose de l’Enfant Jésus ainsi que le sentiment d’effroi peint dans tous ses traits, sont motivés par la présence d’un ange placé un peu plus haut, à gauche, et tenant dans les mains une croix surmontée d’un titre, qu’il présente à l’Enfant avec quatre clous. Au-dessus de l’envoyé céleste on trouve aussi les initiales de son nom : O. A. G. Elles signifient : L’Archange Gabriel. A la même hauteur, à droite de la Madone, on voit un autre ange portant dans ses mains un vase, d’où s’élèvent la lance et le roseau surmonté de l’éponge. Au-dessus de sa tête, on lit : O. A. M., c’est-à-dire : L’Archange Michel. Les deux Archanges porteurs des instruments de la Passion sont là pour montrer que le Christ, dès le premier instant de son Incarnation, était résolument orienté vers le mystère de la Rédemption, qu’il accomplirait le Vendredi Saint. Toutefois dans la sensibilité de sa nature humaine, Jésus-Christ était effrayé par les horribles supplices de la Passion et c’est ce qu’exprime son attitude : il a couru – tellement que sa sandale s’est détachée – chercher refuge dans les bras de sa Mère… non pas pour se dérober à sa mission, mais parce qu’il veut aussi pour cette mission recevoir l’aide et la compassion des âmes aimantes.

notre-dame-du-perpetuel-secours église Saint-Alphonse dans Prier avec nous

L’élan de Jésus vers sa Mère, et la tendre pression de leurs mains unies, nous disent que Marie fut pleinement associée par son divin Fils, dès avant le Calvaire, à ses souffrances et à son œuvre de rédemption. Jésus, de son côté, en se réfugiant dans les bras de sa Mère, nous apprend que ce cœur maternel est notre refuge assuré, perpétuellement offert à nos craintes et à nos afflictions. Ses mains abandonnées entre les mains de Marie nous disent que celles-ci disposent de sa toute-puissance. Dans le regard de Marie dirigé vers les assistants, comme dans toute sa physionomie, on sent je ne sais quelle indéfinissable et douce tristesse, mêlée à une tendre compassion. Elle aussi a vu la croix qu’on présente à son Fils ; son cœur souffre, mais avec calme, sérénité, et avec une compréhension pleinement surnaturelle des événements de la vie de son Fils! L’effroi du divin Enfant, en présence des instruments de supplice qu’on lui montre, ont rappelé à Marie ses autres enfants de la terre, qui cheminent péniblement, « dans cette vallée de larmes« , et que leur croix de chaque jour accable si souvent. Pénétrée de compassion, la Vierge semble nous adresser ces consolantes paroles :  » Ayez confiance en moi ! J’ai souffert, et je sais compatir ; je suis forte, et je puis secourir. Vous tous qui suivez, sur la terre, la voie qu’a suivie mon Fils, ayez confiance : je suis la toute compatissante, je suis la Mère du Perpétuel-Secours !  »

Et comme il l’a souvent été dit : pour bénéficier largement de ce perpétuel secours, il ne faut pas se lasser de le demander par un perpétuel recours.

Prière à Notre-Dame du Perpétuel Secours :

O Très Sainte Vierge Marie, qui, pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel-Secours, je vous supplie de me secourir en tout temps et en tout lieu : dans mes tentations, après mes chutes, dans mes difficultés, dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de ma mort.
Donnez-moi, ô charitable Mère, la pensée et l’habitude de recourir toujours à vous, car je suis sûr que, si je vous invoque fidèlement, vous serez fidèle à me secourir.
Procurez-moi donc cette grâce des grâces : la grâce de vous prier sans cesse et avec la confiance d’un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, j’obtienne votre Perpétuel Secours
et la persévérance finale.
Bénissez-moi, ô tendre et secourable mère, et priez pour moi, maintenant et à l’heure de ma mort.

Ainsi soit-il !

frise-avec-lys-naturel-300x40 icône miraculeuse

On trouvera aussi les litanies de Notre-Dame du Perpétuel Secours > ici

2008-31. Où l’on vérifie la vérité de la devise des Chartreux : « La Croix demeure tandis que le monde tourne ».

Samedi soir 21 juin 2008.

Croix de chataîgnier

Oui, je le sais, la photo que je mets en ligne sur ce blogue ce soir n’est pas fameuse, mais il m’a été difficile de faire mieux : je ne disposais que d’un téléphone cellulaire pour prendre cette Croix en photo, et la lumière d’un soleil éclatant (pourtant grandement apprécié) « aplatissait » toutes les couleurs… Mais si je tiens à vous la montrer, c’est parce que ce crucifix a une grande importance aux yeux de Frère Maximilien-Marie et qu’il tenait vraiment à ce que ce soit la première croix accrochée aux murs de notre nouvelle maison : ce qui fut fait hier, vendredi 20 juin.

Pourquoi cette croix? Parce qu’elle a toute une histoire… une histoire qui touche profondément Frère Maximilien-Marie et que je vais vous raconter à mon tour : cela ne me sera pas difficile parce que cette histoire se trouve consignée sur un billet rédigé avec une écriture appliquée qui accompagne cette croix.

Les arrières-grands-parents paternels de Frère Maximilien-Marie s’étaient vu remettre un crucifix par les RR.PP. Assomptionistes, au moment des lois anti-catholiques de la fin du XIXème siècle et du début du XXème siècle, quand ils furent expulsés du séminaire qu’ils tenaient à Grâne (Drôme). Ce crucifix échut ensuite au grand’père paternel de Frère Maximilien-Marie.

Le 10 avril 1979, la maison où les grands parents de Frère Maximilien-Marie s’étaient retirés, dans cette région du Vivarais qu’on nomme les Boutières, fut ravagée par un incendie. Dans les décombres, on retrouva le Christ – tout rouillé mais entier – et le grand’père de Frère Maximilien-Marie retailla pour lui une croix dans une poutre de châtaignier aux trois quarts brûlée provenant de l’ancienne charpente de sa maison, puis en 1981 il l’offrit à son petit-fils à l’occasion de son entrée au noviciat en disant : « Elle avait été donnée par un ordre religieux et elle retourne dans un autre ordre religieux après avoir accompagné notre famille dans tous ses déménagements pendant 78 ans« 

Lorsque Frère Maximilien-Marie bénéficia d’un indult d’exclaustration (c’est-à-dire la permission de quitter sa communauté de profession sans être relevé de ses voeux) en raison des graves problèmes survenus dans cette communauté, il emporta bien évidemment cette croix qui l’a suivie depuis lors dans ses déplacements et qu’il a souvent regardée dans les moments difficiles qu’il dut affronter avant de pouvoir commencer le « Refuge Notre-Dame de Compassion« . Frère Maximilien-Marie a attendu ce vendredi 20 juin pour l’accrocher au mur de la salle commune, parce que – depuis hier où l’acte de vente a été signé – la nouvelle maison est désormais tout à fait régulièrement et officiellement la propriété de l’association « Refuge Notre-Dame de Compassion » qu’il a fondée.

« Stat Crux, dum volvitur orbis » dit la devise des Chartreux. Cela peut se traduire ainsi : « La Croix demeure tandis que le monde tourne ». Cette histoire n’en est-elle pas une humble mais bien émouvante illustration? 

Lully.

Publié dans : Chronique de Lully | le 21 juin, 2008 |1 Commentaire »

2008-30. Où il est affirmé que le temps ne saurait altérer les amitiés véritables.

Jeudi soir 19 juin 2008.

Chers Amis du Mesnil-Marie,

Ho la la! en ce moment le temps passe à une allure effrayante pour notre Frère Maximilien-Marie… Il y a huit jours, je vous parlais de l’avancement des travaux dans notre future maison : installation du gros poêle à bois et travaux d’électricité (cf. www) . En fin de semaine dernière, il a fallu que le Frère reprenne la  route du Vexin où il devait, en moins de 3 jours, achever de mettre toute la vaisselle, tout le linge, tous les objets de notre ancien Mesnil-Marie dans des cartons, puis procéder au démontage des meubles (pour ceux qui peuvent se démonter bien évidemment!) et à tous les ultimes préparatifs du déménagement. Il est revenu en Vivarais ce mardi, pour se replonger dans les plus urgents des travaux préparatoires à l’arrivée du gros véhicule utilitaire de déménagement qui a été retenu pour le début de la semaine prochaine.

Ce bref retour dans le Vexin lui a réservé un moment plein d’émotion. En effet six familles de nos tous proches voisins pendant les deux années où le Refuge Notre-Dame de Compassion est resté à L******  , avaient préparé une belle surprise : un repas amical soigneusement préparé en secret et au cours duquel il a reçu de beaux témoignages de reconnaissance et d’affection… Même Locky, mon inséparable compagnon de chasse et de jeu (cf. www) a signé sur la belle carte qui garde le souvenir de ce moment qui fut humainement riche et beau. Nos voisins avaient préparé de splendides cadeaux pour notre nouveau Mesnil-Marie et ils les ont offerts à Frère Maximilien-Marie à cette occasion : un barbecue pour nous permettre de faire des grillades d’été (miam, miam!) , et un grand cadran solaire…  Peu de jours auparavant dans une discussion avec Frère Maximilien-Marie j’avais justement émis l’idée qu’il faudrait en placer un, plus tard, sur notre nouvelle maison, et voilà que nous avons été exaucés magnifiquement. Je vous montre sa photographie:

2008-30. Où il est affirmé que le temps ne saurait altérer les amitiés véritables. dans Chronique de Lully dsc000284

Vous aurez tout de suite remarqué l’aphorisme latin qui surmonte le cadran proprement dit et qui , selon un usage hérité de l’antiquité, nous rappelle l’inexorable fuite du temps… Mais Frère Maximilien-Marie lorsqu’il m’a fait le récit de cette petite fête a ajouté ces paroles : « Certes le temps fuit, mais malgré l’éloignement géographique et malgré les  centaines de kilomètres qui nous séparerons désormais de nos amis, ce cadran solaire que nous serons heureux d’installer dans notre nouveau Mesnil-Marie nous rappellera fortement que c’est toujours l’heure de l’amitié et que la Charité, elle, ne passera jamais…« 

Par la suite, dans les réflexions que je nourrissais en m’étalant voluptueusement au soleil, j’ai bien médité sur ces paroles et j’ai clairement  vu en effet que les amitiés, quand elles sont profondes  et véritables, ne peuvent être altérées par les épreuves humaines (car la séparation est une épreuve pour les coeurs qui aiment)  ; et j’ai justement compris que ces  circonstances apparemment contradictoires peuvent en définitive renforcer et  fortifier  l’amitié. Le fait même de l’éloignement peut en effet permettre à l’amitié d’atteindre à une plus grande profondeur tandis que la proximité et la routine, qui l’accompagne souvent , ne le permettent pas toujours et tendent même à une usure plus destructrice…

J’achève ces lignes en enfermant dans le divin Coeur de Jésus et Marie toutes les nobles affections humaines que la Providence a tissées autour du Refuge Notre-Dame de Compassion et je vous adresse à tous mes ronronnements les plus amicaux.

Lully.

Publié dans : Chronique de Lully | le 19 juin, 2008 |2 Commentaires »

Prière à Saint Antoine de Padoue.

Le 13 juin, nous fêtons Saint Antoine de Padoue, l’un des saints les plus populaires de la chrétienté, dont la statue se trouve dans presque toutes les églises du monde (vous trouverez > ici, la présentation de sa vie et de son oeuvre par notre Saint-Père le Pape Benoît XVI).
Il est connu pour aider à retrouver les objets perdus, mais en dehors de cet aspect un peu anecdotique de la dévotion à Saint Antoine, il est bien vrai qu’il est un très puissant thaumaturge et que depuis près de huit siècles il ne cesse d’obtenir à ceux qui le prient avec confiance des grâces remarquables. Nous vous recommandons donc de ne pas laisser passer le jour de sa fête sans l’invoquer avec ferveur et aussi de ne jamais oublier de le remercier des faveurs qu’il vous a obtenues…
 

* * * * * * *

Saint Antoine de Padoue

Saint Antoine de Padoue, grand et puissant thaumaturge, j’ai recours à vous dans mes nécessités ; je viens implorer votre secours et votre protection, votre conseil et votre consolation.

Vous vous êtes toujours montré compatissant envers toutes les misères humaines, vous intervenez puissamment en faveur de ceux que l’épreuve fait gémir et vous ne négligez aucun des appels qui sont lancés vers vous.

Je viens donc vers vous avec ma pauvreté et ma faiblesse, mais plus encore avec une inébranlable confiance, certain que vous pourrez m’obtenir de notre Dieu si puissant et miséricordieux la (les) grâce(s) que je sollicite en toute humilité… (Ici l’on désigne la grâce ou les grâces que l’on souhaite obtenir.)

Bon saint Antoine, il est bien vrai que je me suis trop souvent montré tiède et pécheur, mais ce sont justement là les motifs qui me font recourir à votre intercession : je mets ma confiance en vous, sachant que je ne peux me prévaloir de mes propres mérites et que vous êtes toujours montré le bienfaiteur des hommes éprouvés. J’ai le ferme espoir que vous ne me refuserez pas votre aide paternelle et que vous ne cesserez d’intercéder pour moi auprès de Dieu jusqu’au jour où ma demande sera agréée.

Ainsi soit-il.

(prière composée par Frère Maximilien-Marie)

En remerciement des grâces obtenues, vous pouvez faire un don en l’honneur de Saint Antoine de Padoue : les sommes récoltées ici nous aideront dans notre fondation religieuse, ainsi que pour la construction, l’aménagement et l’entretien de nos lieux de culte > 

Prière à Saint Antoine de Padoue. dans Nos amis les Saints btn_donateCC_LG

Vous pouvez aussi laisser ci-dessous, en commentaire, le témoignage des grâces que vous avez obtenues par son intercession.

Publié dans : Nos amis les Saints, Prier avec nous | le 13 juin, 2008 |222 Commentaires »

2008-29. Où il est principalement question de la cheminée du « Mesnil-Marie ».

Mercredi soir 11 juin 2008.

Chers Amis du « Mesnil-Marie« ,

Surtout ne pensez pas que je vous oublie, mais ici les journées passent à une très grande vitesse en nous laissant l’impression qu’elles ne contiennent pas assez d’heures pour nous permettre de faire tout le travail que nous aimerions réaliser avant notre aménagement dans notre nouveau « Mesnil-Marie« … Je dis nous, mais je suis bien forcé de reconnaître que c’est Frère Maximilien-Marie qui fait la plus grande part du travail et que mon rôle de chat, même avec les meilleures intentions du monde, se borne à lui démontrer mon affection et mes encouragements par mes ronronnements affectueux et par ma présence attentive. Certains diront peut-être que c’est peu, mais je connais bien des humains qui ne se donnent même pas la peine d’en faire autant!

Que s’est-il passé depuis les dernières nouvelles que je vous donnais ici (cf. www) ?

Je ne peux pas vous faire une description très détaillée de tous les travaux de notre nouveau « Mesnil-Marie« , mais je peux néanmoins vous résumer les faits marquants de ces dix derniers jours : outre le fait que notre cher Frère s’est véritablement démené pour trouver du matériel pour les travaux et l’installation des sanitaires aux prix les plus compétitifs, et qu’il lui a fallu encore rencontrer des artisans, discuter des devis, essayer de hâter la réalisation de certains travaux… etc. , la semaine dernière a été marquée par l’opération de  sablage des pierres de la vaste cheminée vivaroise traditionnelle que Frère Maximilien-Marie avait entièrement dégagée un peu auparavant.

Cette cheminée monumentale (près de 3m de longueur et 1,40m de profondeur) avait été en grand partie obstruée à l’intérieur par un plancher horizontal qu’il fallait obligatoirement remplacer afin d’installer le poêle très performant choisi pour le chauffage du « Mesnil-Marie« .  A sa grande surprise, ce plancher cachait une belle voute rustique en pierre, d’une grande élévation (près de 4,50m au-dessus du sol à l’endroit où commence le conduit). Cette « découverte », qui l’a remplit d’une joyeuse admiration, entrainait quelques modifications techniques pour l’installation du poêle et demandait surtout que l’on débarrassât ces pierres d’une suie plus de deux fois séculaire qui formait une véritable croute d’environ 1cm d’épaisseur. Après avoir demandé conseil, il a donc décidé de faire sabler cet intérieur de cheminée, opération qui devait être faite avant le déménagement et l’installation : ce travail provoque en effet une abondante et pénétrante poussière qui, malgré toutes les protections et les couvertures qu’on lui oppose, s’insinue partout. Voilà pourquoi il est préférable de procéder au sablage avant que les meubles, le linge et la vaisselle ne soient apportés!

Ce ne sont pas le Frère lui-même qui a manié la sableuse, mais il a tout de même avalé beaucoup de poussière. L’opération s’est étalée sur deux jours et le résultat en est véritablement magnifique : voici, pour vous en donner un aperçu, deux clichés (cliquer dessus pour les agrandir) représentant la cheminée nettoyée et sa voute intérieure, dans laquelle vous pourrez remarquer l’ouverture prévue pour suspendre saucisses, lard et jambons que l’on faisait fumer… (rien qu’en écrivant ces lignes j’en ai l’eau à la bouche!).

Cheminée après sablage   Voute de la chaminée avec son ouverture pour fumer la charcuterie

Aujourd’hui même, le poêle a pu être installé et aussitôt une petite flambée a réjoui l’atmosphère et les coeurs, alors même qu’un méchant orage se déchaînait à ce moment précis. Voyez maintenant ces photos de cette première flambée et du filet de fumée blanche qui sort de la cheminée… Ne sont-ce point là des promesses de bons moments douillets, pelotonné sur mon coussin, pendant les longues soirées d’hiver?

Notre poêle est installé   Un filet de fumée blanche s'élève de la cheminée du Mesnil-Marie

Depuis le début de cette semaine-ci, sous la conduite d’un ami expérimenté et compétent, Frère Maximilien-Marie travaille à l’aménagement électrique le plus urgent du « Mesnil-Marie » ; c’est un travail long et minutieux qui requiert d’avoir soigneusement pensé la disposition de toutes choses de manière à ce que les prises et les interrupteurs soient correctement placés. C’est aussi un travail qui réserve bien des surprises car l’installation électrique existante avait été effectuée en dépit du bon sens et en dehors des règles  de sécurité les plus élémentaires qui régissent cette discipline, ce qui pourrait être lourd de conséquences!…

Voilà donc les nouvelles de ces derniers jours, et je suis sûr qu’elles vous réjouiront tout comme moi : ce feu qui brûlera dans la cheminée restaurée du « Mesnil-Marie » n’est-il pas le symbole de la ferveur qui doit habiter ce lieu, comme aussi l’image de cette flamme qui brûle dans le Coeur de Jésus et dont Il souhaite que le monde entier soit embrasé?

Lully.

Publié dans : Chronique de Lully | le 12 juin, 2008 |5 Commentaires »

Acte d’offrande de soi-même au Sacré-Coeur de Jésus, composé par Saint Claude de La Colombière.

Profitons de ce mois du Sacré-Coeur, pour lire, relire et pour apprendre à redire fréquemment cette très belle prière, tirée des oeuvres de Saint Claude de La Colombière :

Sacré-Coeur de Jésus

Sacré Coeur de Jésus, apprenez-moi le parfait oubli de moi-même, puisque c’est la seule voie par où l’on peut entrer en Vous. Enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir à la pureté de votre amour, duquel Vous m’avez inspiré le désir. Je sens en moi une grande volonté de Vous plaire, et une grande impuissance d’en venir à bout sans une lumière et un secours très particuliers que je ne puis attendre que de Vous…

Faites en moi votre volonté, Seigneur! Je m’y oppose, je le sens bien, mais je voudrais bien, ce me semble, ne pas m’y opposer. C’est à Vous à tout faire, divin Coeur de Jésus-Christ ; Vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si je me fais saint : cela me paraît plus clair que le jour ; mais ce sera pour Vous une grande gloire et c’est pour cela seulement que je veux désirer la perfection. 

Ainsi soit-il.

*   *   *   *   *   *   *

* Jésuite, que Notre-Seigneur Lui-même qualifia de « fidèle serviteur et parfait ami » et qu’Il envoya à Paray-le-Monial afin qu’il y devienne le confesseur de Sainte Marguerite-Marie (cf. > www) et que, par là, soit reconnue la vérité des voies mystiques de la religieuse jusque là soupçonnée d’être le jouet d’illusions diaboliques (voir sa biographie et son acte de confiance en Dieu ici > www).

Publié dans : Prier avec nous | le 4 juin, 2008 |4 Commentaires »

2008-28. Après quelques jours de silence…

Lundi 2 juin 2008.

Fête de Saint Pothin et de ses compagnons, martyrs en 177, à Lyon.

Très chers Amis,

Oui, je le sais, certains d’entre vous ont été surpris de ne pas recevoir de nouvelles, ni de messages depuis plusieurs jours : aussi, ce matin, je voudrais sans tarder vous rassurer et vous dire que ces quelques jours de silence étaient dûs à des causes purement techniques et que ni Frère Maximilien-Marie ni moi-même n’avions disparus sans laisser de traces…

Comme je vous l’ai écrit précédemment (cf. www), je suis resté toute la semaine écoulée chez ma « Mamie » tandis que notre Frère retournait dans le Vexin pour continuer les préparatifs de notre déménagement. Depuis plusieurs semaines, leur connexion téléphonique par internet était plus que problématique – cela aussi je vous l’avais écrit - et finalement un malentendu avec le fournisseur d’accès a entraîné, sans crier gare, la résiliation pure et simple de la ligne plus tôt que prévu. De ce fait, je ne pouvais plus communiquer avec mon Papa que par le moyen du téléphone cellulaire qui ne capte pas toujours très bien. Enfin, hier soir, j’ai eu le bonheur de retrouver Frère Maximilien-Marie et je lui ai manifesté ma joie avec de gros ronronnements, en me roulant par terre avec volupté et en griffant les moquettes avec délectation!

A son arrivée, j’ai vu tout de suite que le Frère est assez fatigué et j’ai vraiment hâte que tous ces allers et retours soient terminés : avoir un pied dans le Vexin et un autre dans le sud-est de la France, c’est vraiment faire le grand écart. Tous ces longs voyages avec un véhicule qui est à chaque fois bien chargé, sous une météo souvent lourde et orageuse, avec de la tension et des soucis accumulés… etc. finissent par être épuisants, d’autant que de chaque côté il y a une quantité de choses à faire! En plus, et justement en raison du temps bizarre que nous subissons en ce moment, Frère Maximilien-Marie est touché par une forte sinusite, qui a évolué en pharyngite… Comme  vous le dites, vous autres les humains, quand il parle on a l’impression qu’il a un « chat dans la gorge« !!!

On déménage!!!

Dans les jours qui viennent, notre Frère Maximilien-Marie a encore beaucoup de choses à prévoir et à entreprendre pour rendre notre nouvelle maison au moins sommairement habitable, alors je vous demande de ne pas l’oublier dans vos prières, et de demander instamment pour lui à Notre-Seigneur et à Notre-Dame les grâces de force - physiques et spirituelles – dont il a besoin pour faire face à tout. Et pour terminer, je ne veux pas omettre de remercier tous ceux qui n’ont pas oublié de présenter leurs voeux à Frère Maximilien-Marie à l’occasion de la très belle fête du Sacré-Coeur, puisque vous savez que c’est sous le vocable de ce mystère divin que sa vie religieuse est placée, en plus du patronage de Saint Maximilien-Marie Kolbe.

Je vous souhaite d’ailleurs à tous un fervent et saint mois du Sacré-Coeur de Jésus.

Lully.

Publié dans : Chronique de Lully | le 2 juin, 2008 |Pas de Commentaires »

Le « Souvenez-vous » au Sacré-Coeur.

Conformément à la demande faite par Notre-Seigneur à Sainte Marguerite-Marie en 1675 , la Fête du Sacré-Coeur de Jésus est célébrée le « vendredi qui suit l’octave de la Fête du Très Saint-Sacrement » (Note : la Fête du Saint-Sacrement a lieu normalement le Jeudi qui suit la fête de la Sainte Trinité, dans les pays – comme la France – où ce jeudi n’est pas chômé, la solennité en est reportée au dimanche. La fête du Sacré Coeur se célèbre donc le 2ème vendredi après la fête de la Sainte Trinité).

La fête du Sacré-Coeur, comme la Fête du Saint-Sacrement, est solennisée le dimanche qui suit. Pour nous préparer spirituellement à ces célébrations nous publions ci-dessous ce « Souvenez-vous » au Sacré-Coeur ; nous vous rappelons aussi la prière de confiance au Sacré-Coeur, la prière de Sainte Madeleine-Sophie Barat, et l’acte d’offrande au Sacré-Coeur de Saint Claude de la Colombière que nous avons également mis en ligne sur ce blogue (cf. www, puis ici www, et enfin ici www).

Sacré-Coeur de Jésus

Souvenez-vous,
ô Sacré Cœur de Jésus
,
de tout ce que vous avez fait pour sauver nos âmes,
et ne les laissez pas périr.
Souvenez-vous de l’éternel
et immense amour que vous avez eu pour elles;
ne repoussez pas ces âmes
qui viennent à vous défaillantes
sous le poids de leurs misères,
oppressées sous celui de tant de douleurs.
Soyez touché de notre faiblesse,
des dangers qui nous environnent de toutes parts,
des maux qui nous font soupirer et gémir.
Remplis de confiance et d’amour,
nous venons à votre Cœur, ô Jésus,
comme au cœur du meilleur des pères,
du plus tendre et du plus compatissant des amis.
Recevez-nous, ô Sacré Cœur,
dans votre infinie tendresse,
faites-nous ressentir les effets
de votre compassion et de votre amour ;
montrez-vous notre appui,
notre médiateur auprès de votre Père.
Au nom de votre Précieux Sang et par vos mérites, accordez-nous la force dans nos faiblesses, la consolation dans nos peines, la grâce de vous aimer dans le temps
et celle de vous posséder dans l’éternité.

Ainsi soit-il.

 * * *

Texte des Promesses du Sacré-Coeur
en faveur de ceux qui pratiqueront cette dévotion > ici.

Publié dans : Prier avec nous | le 27 mai, 2008 |2 Commentaires »
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