2008-47. Appel à l’aide…

Vendredi 29 Août 2008, fête du martyre de Saint Jean-Baptiste.

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Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Depuis notre arrivée dans notre nouveau « Mesnil-Marie », le 30 juin, vous avez pu lire au fur et à mesure de mes chroniques comment Frère Maximilien a réussi à faire avancer bien des choses : dès avant notre installation, la mise en place des portes (cf > www), puis le sablage de l’ancienne cheminée et l’installation du chauffage (cf > www) et depuis notre déménagement, tout au long du mois de juillet, les travaux extérieurs pour l’arrivée de l’eau et l’assainissement (cf > www), les défrichements et aménagements extérieurs (cf > www), la mise en service des premiers points d’eau dans la maison et le début de la réfection du plancher (cf > www)…

Au cours du mois d’août, du fait des congés de la plupart des artisans, il n’y a pas eu d’avancée « spectaculaire », sinon l’abattage et le débitage d’un énorme frêne (vous en apercevrez le tronc sur la photo que vous verrez ci-dessous), dont Frère Maximilien-Marie s’emploie peu à peu à fendre les billots avant de les ranger pour qu’ils sèchent : ils ne pourront servir au chauffage que dans une grosse année, pour l’hiver 2009-2010. Très prochainement, on doit nous livrer la provision de bois pour la saison froide ; celle-ci commencera tôt car, depuis le 15 août, nous constatons une baisse sensible des températures et nous devons – certains soirs – faire une flambée pour réchauffer l’atmosphère. Avant que l’automne ne s’installe il faut absolument que 1) la révision et l’isolation de la toiture, 2) la mise en place des gouttières, 3) l’installation des fenêtres et portes qui manquent soient réalisées . Dès la deuxième quinzaine d’octobre nous pourrons très vraisemblablement  avoir les premières gelées… Il nous faut également, pour les aménagements intérieurs, continuer l’installation des sanitaires (actuellement Frère Maximilien-Marie continue à aller prendre sa douche chez notre si bienveillante voisine).

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Je lance pour Frère Maximilien-Marie un appel à tous ceux qui auraient la possibilité de nous soutenir et nous aider : il a besoin d’aide, il a besoin de bras!!! Concrètement, si vous connaissez des troupes scoutes (ou des groupes de jeunes) qui cherchent des lieux où ils pourraient accomplir leurs B.A., ou encore des personnes qui ont tout à la fois des disponibilités et des compétences  pour effectuer de petits travaux de maçonnerie, d’électricité …etc., parlez-leur de nous : répercutez mon appel. Certes nous sommes un peu « loin de tout » ;  venir nous aider nécessite des déplacements – parfois longs – et sans doute de rester quelques jours sur place, mais « à coeurs vaillants, rien d’impossible« !

Merci d’avance pour tout ce que vous pourrez faire.

Bien sûr, et plus que jamais, nous recommandons l’aventure de cette fondation à vos bonnes prières, vous pouvez être assurés de celles  de Frère Maximilien-Marie à toutes vos intentions auprès de Notre-Dame de Compassion.

Lully.

Publié dans : Annonces & Nouvelles | le 29 août, 2008 |1 Commentaire »

Prière au Saint-Esprit extraite des oeuvres de Saint Augustin :

Nous revenons sans cesse et approfondissons toujours davantage les textes de notre glorieux Père Saint Augustin (puisque le Refuge Notre-Dame de Compassion est établi sous la Règle de Saint Augustin).

Nous vous renvoyons bien évidemment aux cinq enseignements donnés par notre Saint-Père le Pape Benoît XVI, lors des audiences générales du mercredi dans les premières semaines de l’année 2008, et dont nous avons retranscrit l’intégralité > [1) ici ; 2) ici & 3-4-5) ici].

Voici aujourd’hui une prière au Saint-Esprit tirée des oeuvres du grand Docteur de l’Eglise d’Occident.

fresque de Saint Augustin (Florence)

Saint Augustin par Sandro Boticelli (fresque vers 1480)

La colombe du Saint-Esprit dans la "gloire du Bernin" (Basilique Saint-Pierre au Vatican)

O divin Amour, ô lien sacré qui unissez le Père et le Fils, Esprit tout puissant, fidèle Consolateur des affligés, pénétrez dans les abîmes profonds de mon cœur et faites-y briller votre éclatante lumière.
Répandez votre douce rosée sur cette terre déserte, afin de faire cesser sa longue aridité.
Envoyez les traits célestes de votre amour jusqu’au sanctuaire de mon âme, afin qu’en y pénétrant ils allument des flammes ardentes qui consument toutes mes faiblesses, mes négligences et mes langueurs.
Venez donc, venez doux Consolateur des âmes désolées, refuge dans les dangers et protecteur dans la détresse. Venez, vous qui lavez les âmes de leurs souillures et qui guérissez leurs plaies. Venez, force du faible, appui de celui qui tombe. Venez, Docteur des humbles et vainqueur des orgueilleux. Venez, Père des orphelins, espérance des pauvres, trésor de ceux qui sont dans l’indigence. Venez, étoile des navigateurs, port assuré de ceux qui ont fait naufrage. Venez, force des vivants et salut de ceux qui vont mourir.Venez, ô Esprit-Saint, venez et ayez pitié de moi. Rendez mon âme simple, docile et fidèle, et condescendez à ma faiblesse, avec tant de bonté que ma petitesse trouve grâce devant votre grandeur infinie, mon impuissance devant votre force, mes offenses devant la multitude de vos miséricordes. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ, mon Sauveur.

Ainsi soit-il.

frise avec lys naturel

On trouvera aussi une homélie de St Augustin
sous forme de prière embrasée à l’Esprit-Saint, ici > www

Publié dans : Nos amis les Saints, Prier avec nous | le 27 août, 2008 |6 Commentaires »

Recette du « Mesnil-Marie » : Fondant au chocolat.

La recette qui suit nous a été communiquée par la maman d’un ami prêtre : ce ne peut donc qu’être une « sainte recette »!!! Nous l’avons testée pour vous et nous sommes bien convaincus que – comme nous – ce « fondant au chocolat » vous fera… fondre!

Chocolat-chat!!!

- Ingrédients:
125 grammes de chocolat ; 125 grammes de beurre ; 100 grammes de sucre ; 3 oeufs.

- Préparation:
Avant de commencer la préparation, faites préchauffer votre four à 180°. Faites fondre le chocolat dans une casserole, avec un peu d’eau. Ajoutez le beurre, le sucre et les oeufs et mélangez bien. Mettez dans un moule (ou dans des petits moules individuels si vous préférez) et enfournez. Laissez cuire 17 minutes et dégustez encore tiède… avec modération toutefois si vous ne voulez pas avoir de crise de foie!

* * * * * * *

Publié dans : Recettes du Mesnil-Marie | le 15 août, 2008 |Pas de Commentaires »

Salve, Regina… (Paraphrase de Saint Bonaventure).

Pour fêter Notre-Dame, exaltée dans la gloire céleste, et peut-être pour vous aider à la mieux prier en contemplant tous les privilèges que Dieu lui a accordés, nous vous proposons ce texte – malheureusement trop peu connu – de Saint Bonaventure, qui paraphrase et commente mot à mot le « Salve, Regina » :

Salve, Regina... (Paraphrase de Saint Bonaventure). dans De Maria numquam satis enguerrand-quarton-couronnement-de-la-vierge

Salve.
Salut! Vierge des vierges, étoile du matin, remède véritable des crimes les plus infâmes, consolatrice des hommes en proie au malheur, ennemie irréconciliable du péché.

Regina.
Reine de ceux qui règnent, Vierge immaculée, Mère unique entre les mères, vous avez mis au monde un Fils, et l’on vous appelle le palais sacré du Seigneur : versez donc sur nous les secours abondants du ciel.

Mater misericordiae.
Vous avez mérité d’être nommée la source de la miséricorde et la Mère de la grâce, car vous avez conçu le Roi suprême de gloire, vous lui avez donné la vie, et vous avez offert au monde l’auteur de tout pardon.

Vita.
La vie, la voie, la vérité est sortie de la terre, et votre virginité est demeurée sans tache, car votre humilité vous a rendue digne d’être choisie de Dieu lorsqu’il se revêtit de notre chair.

Dulcedo.
La douceur par excellence, Celui qui est appelé l’Agneau de Dieu, Celui dont le sang, comme un bain salutaire, a lavé les crimes de l’homme abandonné, Celui qui a vaincu le démon, est le fruit béni de votre sein.

Et spes nostra.
Vierge Marie, vous êtes notre espérance inébranlable, vous la tige fleurie de Jessé, vous que le Prophète nous a montrée couverte de la rosée du Ciel, vous qui êtes belle comme la neige la plus pure, tendre Mère de Dieu.

Salve.
Salut! lumière des Fidèles, brillante comme l’aurore, plus ravissante et plus suave que le lis. Eloignez de nous sans retard tout ce qui peut nous être un danger, et implorez pour nous le secours du Seigneur.

Ad te.
Malheureux, plongés dans une infortune profonde, nous élevons nos cris jusqu’à vous ; ouvrez à nos prières les oreilles de votre coeur sacré, afin que, délivrés par vous des gouffres de l’abîme, nous puissions librement suivre la voie montrée par votre Fils.

Clamamus.
Nous poussons vers vous des soupirs pleins de ferveur, et nous vous supplions avec un tendre amour : détruisez tout ce que nos pensées perverses ont pu produire au dehors d’actions criminelles.

Exules.
Nous sommes tous condamnés à un dur exil. En punition du crime de nos pères, nous avons été privés de la gloire et déshérités des félicités du ciel ; mais le don de votre tendresse nous a rendu tous nos droits.

Filii.
Vos enfants ne peuvent qu’exprimer par leurs gémissements les misères dont ils sont assiégés de toutes parts en ce monde. Sans cesse ils se sentent entraînés vers des crimes dignes des châtiments éternels ; mais ils sont affermis par votre miséricorde.

Evæ.
La chute d’Eve nous a causé un tort irréparable ; elle nous a ravi la joie bienheureuse du ciel. Mais après Eve, elle nous a valu, incarné de la Vierge, Celui qui a brisé la mort et détruit le péché.

Ad te.
Vos serviteurs crient sans cesse vers vous et font entendre des soupirs fidèles ; ils implorent humblement le secours de votre puissance. Que votre miséricorde écoute leurs prières.

Suspiramus.
Nous soupirons et nous versons des larmes, nous gémissons sans cesse sur les péchés que nous avons commis. Mais, ô Mère de piété! nous avons mis en vous notre confiance ; vous obtiendrez grâce et miséricorde au pécheur brisé par un vrai repentir.

Gementes.
Nous nous rappelons les fautes de nos jours anciens, les fautes dont notre esprit pervers s’est souillé librement, et nous en gémissons. Mais en même temps, ô Vierge immaculée! nous espérons en vous, et nous vous demandons que nos voeux soient exaucés.

Et flentes.
Nous pleurons et notre âme est en proie à la honte et à la douleur ; versez donc en nous la lumière. Vierge bienfaisante, purifiez avec amour les taches que le péché imprima en nos coeurs ; aimable Marie, veuillez nous réunir aux habitants de la céleste patrie.

In hac valle.
En cette vallée misérable et environnée de ténèbres, je vois des hommes sans nombre dont la vie est détestable et hideuse ; leurs exemples se propagent à raison des crimes qu’ils ont commis et des hontes dont ils sont couverts.

Lacrymarum.
Des larmes abondantes ont coulé vainement de nos yeux : les vieillards, les enfants et le peuple tout entier craignent de perdre ce que l’ambitieux cherche avec ardeur et ce que l’homme du monde poursuit en tous lieux.

Eia ergo.
Relevez donc nos âmes de leurs chutes ; dirigez leur course vers vous. Fortifiez ceux qui tremblent, redressez ceux qui se sont égarés et vous cherchent avec amour ; soyez le guide assuré des malheureux qui se confient en vous.

Advocata.
Vous êtes notre puissante avocate auprès du Sauveur : hâtez-vous donc d’intercéder pour nous, selon votre miséricorde accoutumée. Que votre amour maternel nous fasse sentir sa bénigne influence ; qu’il apaise votre Fils en faveur d’un peuple infortuné.

Nostra.
Toujours la Vierge Mère fut l’espoir des fidèles ; elle l’est encore de nos jours, elle le sera à jamais. Elle est pour nous la cité royale qui nous met à l’abri des coups de nos ennemis ; elle est le remède qui chasse tous les maux loin de nous.

Illos tuos misericordes oculos ad nos converte.
Oui! tournez ces yeux pleins de tendresse et de miséricorde vers des serviteurs si peu unis dans le bien et si unanimes à courir au mal ; détruisez l’aiguillon de noire chair, détruisez tous ses crimes.

Et Jesum benedictum.
Jésus, votre Fils unique, est le fruit béni de votre sein ; daignez-le montrer à nos yeux : il est glorieux, plein de tendresse et ennemi du mensonge. C’est par lui que le genre humain, après s’être éloigné de Dieu et perdu pour un temps, s’est relevé invincible des liens de la mort.

Ventris tui.
Vos entrailles ont porté Jésus, et vos mamelles bienheureuses ont allaité Celui que plus tard les Juifs couvrirent de blessures cruelles et qu’ils condamnèrent à la mort de la croix après l’avoir ainsi traité.


Nobis post hoc exilium ostende.

Après cet exil montrez-nous plein de miséricorde, donnez-nous Jésus votre Fils. Etendez sur nous votre protection maternelle et puissante ; daignez prendre notre défense en ce moment où nous serons jugés.

O clemens !
O clémence ineffable de la souveraine bonté! fille d’Adonaï, fleur de la virginité, pardon des pécheurs endurcis, mère de tendresse, joie des vierges et manteau de la charité!

O pia!
O pieuse et tendre Reine des cieux! vous êtes la plus digne et la plus riche des créatures sorties des mains de Dieu ; vous êtes la Vierge prudente par excellence, la gloire des confesseurs et l’honneur le plus éclatant des Apôtres.

O dulcis.
O Vierge d’une douceur inaltérable, plus douce que le miel et le rayon le plus suave, colombe très-pure, jamais le fiel le plus léger ne reposa en votre coeur. Mère de bénignité , repoussez loin de nous, nous vous en supplions, tout ce qui peut imprimer une tache à notre innocence.

Virgo Maria.
Bonne Marie, conjurez votre Fils de daigner recevoir en sa gloire quiconque, pour vous honorer, voudra redire avec amour ce que je viens d’écrire à votre louange.

2008-46. Notre Saint-Père le Pape Benoît XVI met en évidence deux saints : Thérèse-Bénédicte de la Croix et Maximilien-Marie Kolbe :

En ce mercredi 13 août 2008, notre Saint-Père le Pape Benoît XVI – rentré à Castel Gandolfo après quelques jours de repos dans la province du Sud Tyrol – , s’est montré au balcon de la Cour intérieure du Palais Apostolique pour rencontrer les fidèles rassemblés pour l’Audience générale du mercredi. Dans le discours en langue italienne, le Pape s’est arrêté sur les figures de deux Saints fêtés ces jours-ci : Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (dans le monde Edith Stein) et Saint Maximilien-Marie Kolbe. Après le Pater Noster et la Bénédiction Apostolique, le Saint Père a adressé des salutations en diverses langues aux groupes de fidèles présents.

Catéchèse du Saint-Père en langue italienne

 » Chers frères et sœurs !

Rentré de Bressanone, où j’ai pu passer une période de repos, je suis content de vous rencontrer et de vous saluer, chers habitants de Castel Gandolfo, et vous, chers pèlerins, qui êtes venus aujourd’hui me rendre visite. Je voudrais encore une fois remercier ceux qui m’ont accueilli et ont veillé sur mon séjour en montagne. Ces journées ont été des journées de détente sereine, où je n’ai pas cessé de rappeler au Seigneur tous ceux qui se confient à mes prières. Et ceux qui m’écrivent en me demandant de prier pour eux, sont vraiment très nombreux. Ils me manifestent leurs joies, mais aussi leurs préoccupations, leurs projets de vie, mais aussi les problèmes familiaux et de travail, les attentes et les espoirs qu’ils portent dans leur cœur, à côté des inquiétudes liées aux incertitudes que l’humanité vit en ce moment. Je peux assurer à tous et à chacun mon souvenir, tout particulièrement dans la célébration quotidienne de la Sainte Messe et dans la récitation du Saint Rosaire. Je sais bien que le premier service que je peux rendre à l’Église et à l’humanité est vraiment celui de la prière, parce qu’en priant je mets avec confiance dans les mains du Seigneur, le ministère que Lui-même m’a confié, avec le destin de la communauté ecclésiale et civile tout entière.

Celui qui prie ne perd jamais l’espérance, même lorsqu’il lui arrive de se trouver dans des situations difficiles et même humainement désespérées. C’est ce que nous enseignent les Saintes Écritures et ce dont l’histoire de l’Église témoigne. Combien d’exemples, en effet, nous pourrions évoquer de situations dans lesquelles la prière a vraiment été un soutien sur le chemin des saints et du peuple chrétien! Parmi les témoignages de notre époque, je voudrais citer celui de deux saints dont nous célébrons la mémoire ces jours-ci : Thérèse-Bénédicte de la Croix, Edith Stein, dont nous avons célébré la fête le 9 août, et Maximilien-Marie Kolbe que nous célèbrerons demain, 14 août, veille de la solennité de l’Assomption de la Vierge Marie. Tous les deux ont terminé par le martyre leur expérience terrestre dans le camp d’Auschwitz. Apparemment, leurs existences pourraient être retenues comme une défaite, mais c’est précisément dans leur martyre que se reflète l’éclat de l’amour qui vainc les ténèbres de l’égoïsme et de la haine. On a attribué à Saint Maximilien Kolbe les paroles suivantes qu’il aurait prononcées dans la pleine fureur de la persécution nazie : « La haine n’est pas une force créatrice : c’est seulement l’amour ». Et la preuve héroïque de l’amour fut le don généreux qu’il fit de sa personne en échange de son compagnon de captivité, don qui a culminé quand il est mort de faim dans le bunker, le 14 août 1941.

Edith Stein, le 6 août de l’année suivante, à trois jours de sa fin dramatique, en approchant quelques sœurs du monastère d’Echt, en Hollande, leur a dit : « Je suis prête à tout. Jésus est même ici parmi nous. Jusqu’à présent, j’ai pu très bien prier et j’ai dit avec tout mon cœur : ‘Ave, Crux, spes unica’ ». Des témoins qui réussirent à fuir l’horrible massacre, racontèrent que Thérèse-Bénédicte de la Croix, alors qu’elle était vêtue du vêtement carmélitain et avançait consciente vers la mort, se distinguait par son comportement empli de paix et par son attitude sereine, par son comportement calme, et attentive aux nécessités de tous. La prière fut le secret de cette Sainte co-patronne de l’Europe, qui «après être parvenue à la vérité dans la paix de la vie contemplative, elle dût vivre jusqu’au bout le mystère de la Croix (Lettre Apostolique « Spes aedificandi » : Enseignements de Jean Paul II, XX, 2, 1999 pag.511).

« Ave Maria! » : ce fut la dernière invocation sur les lèvres saint Maximilien-Marie Kolbe alors qu’il tendait le bras à celui qui le tuait par une injection d’acide phénique. Il est émouvant de constater que le recours humble et confiant à la Vierge Marie est toujours source de courage et de sérénité. Alors que nous nous préparons à célébrer la solennité de l’Assomption, qui est une des célébrations mariales les plus chères à la tradition chrétienne, renouvelons notre confiance à Celle qui, du Ciel, veille avec un amour maternel sur nous à tout moment. C’est en effet ce que nous disons dans la prière familière de l’Ave Maria Lui demandant de prier pour nous «maintenant et à l’heure de notre mort».

Saint Maximilien-Marie Kolbe

2008-45. Un élément féminin au « Mesnil-Marie »!

Lundi soir 11 août 2008.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Dans ma chronique du 8 août, je vous annonçais l’arrivée d’un bébé dans notre « Mesnil-Marie » (cf. > www), et je vous disais qu’il nous semblait que ce chaton était un mâle…

Hé bien figurez-vous que ce matin, nous avons eu droit à un petit coup de théâtre : après un examen attentif, le vétérinaire a annoncé qu’il y aurait désormais un élément féminin dans la communauté!!!

Il y a eu une très sérieuse et extraordinaire réunion du Chapître : toutes choses étant bien et mûrement pesées, la minette a été baptisée dans la foulée. Et savez-vous quel nom lui a été donné? Comme l’écrivait la Marquise de Sévigné (dont je suis un lecteur assidu) : « Je vous le donne en cent, je vous le donne en mille… » C’est le nom d’une nymphe, et non l’une des moindres : Chlôris! Originaire des « Îles Fortunées » (les actuelles « Canaries« ), Zéphyr s’éprit d’elle, l’enleva et l’épousa. Leurs épousailles furent célébrées au mois de mai, raison pour laquelle tous deux sont traditionnellement associés au cortège du printemps. Zéphyr fit à son épouse le don de la jeunesse perpétuelle et lui donna l’empire des fleurs (ce pourquoi elle a été équiparée à la Flore des Romains). Botticelli les a peints ensemble dans « la naissance de Vénus » et dans « le Printemps« .

Notre Chlôris est une grande séductrice : tous ceux qui la voient tombent sous son charme et en deviennent littéralement « gagas« … Et je puis vous dire qu’en ce qui me concerne mes préventions initiales sont désormais tombées, même si je ne suis pas spécialement content quand elle veut jouer avec ma noble queue.

Le vétérinaire a confirmé qu’elle avait dû naître autour du 6 juillet. En l’absence d’autres certitudes, c’est cette date qui a été retenue pour fêter son anniversaire. Chlôris se porte très bien : comme tous les chatons, elle dort beaucoup et joue énormément. Elle a très bon appétit et n’a plus besoin de biberon. Ce soir, à la pesée, elle avait atteint 473 grammes…

Et comme la plupart d’entre vous n’a pas le bonheur de voir la petite espiègle en direct, je vous envoie de nouvelles photographies…

Lully.

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Publié dans : Chronique de Lully | le 11 août, 2008 |Pas de Commentaires »

2008-44. Un bébé au « Mesnil-Marie »!

Vendredi 8 août 2008.

Vraiment, je ne m’attendais pas à cela… Et d’ailleurs, sur le coup, j’en ai été très contrarié, je vous le confesse. J’ai même pensé que je n’étais plus aimé, que j’allais être remplacé – dans le coeur de Frère Maximilien-Marie et dans la maison – et j’ai manifesté colère et bouderie. Mais, je le vois bien, Frère Maximilien-Marie me témoigne au moins autant d’affection qu’auparavant : je remarque qu’on prend toujours un très grand soin de moi, je constate qu’on me parle avec autant de déférence et de tendresse qu’auparavant, je vois que mes rations de croquettes et de pâtés ne diminuent pas…

Pour le principe, je continue à faire encore un peu la tête, mais je vous avoue que mon coeur commence à fondre lui aussi. Je me rends compte que la jalousie est un sentiment qui pourrit la vie et ratatine le coeur, que l’égocentrisme est une prison qui enferme un être sur lui-même et lui bouche les plus beaux horizons, tandis que – tout au contraire – la générosité et l’amour dilatent l’âme et remplissent de joie.

« Mais enfin, de quoi s’agit-il donc?« , allez-vous me demander.

Tout simplement du fait qu’au soir de la fête de la Transfiguration, ce dernier mercredi,  Frère Maximilien-Marie (qui, cette semaine, a profité des vacances des artisans pour souffler un peu eux lui aussi et faire de belles découvertes dans nes alentours) est rentré avec un bébé dans les bras!

« Un bébé?!?!… »

Oui, un bébé, un vrai bébé! Un bébé auquel il faut donner le biberon et dont il faut sans cesse s’occuper, un être minuscule dont la taille est sans proportion avec le temps qu’il vous pompe…

« Comment cela peut-il se faire?« , allez-vous encore interroger. Il faut donc que je vous raconte toute l’histoire depuis le début en remontant une semaine en arrière.

Vendredi 1er août, nous avons reçu la visite de la maman, du frère, de la belle-soeur et d’un neveu – prénommé Hugo – de Frère Maximilien-Marie. Dans le cours de la conversation, il a été signalé qu’une chatte avait mis bas dans une vieille cabane de planches qui jouxte la propriété de la maman de Frère Maximilien-Marie, sur un terrain où des moutons sont mis à la pâture de temps en temps : la vieille cabane sert alors d’abri aux moutons. Je la connais bien cette vieille cabane puisque pendant tout le temps où je suis resté chez ma « Mamie », j’ai eu le loisir d’aller m’y mettre à l’affût. Bref, ce qui inquiétait nos visiteurs c’était le fait qu’on ne voyait jamais la chatte venir s’occuper des chatons…

Le lendemain matin (samedi), la maman de Frère Maximilien-Marie téléphonait pour dire que Hugo avait ramené chez elle un chaton noir, terriblement affamé, qu’il avait trouvé errant seul dans les buissons. Mais quelques jours plus tard, alors même que Frère Maximilien-Marie était en visite chez sa maman, il y découvrait trois autres chatons affamés qui venaient d’être recueillis… Les neveux de Frère Maximilien-Marie les avaient trouvés miaulant lamentablement, réduits à boire une eau croupissante, sentant mauvais, les poils collés et remplis de petits chardons, et risquant d’être piétinés par les moutons qui venaient d’être ramenés dans cette parcelle…

Et c’est ainsi que Frère Maximilien-Marie a décidé d’adopter l’un de ces petits orphelins… Comme vous l’avez compris, j’étais assez mécontent de voir arriver cet intrus dans mon « Mesnil-Marie » : j’ai mis mes oreilles en arrière, j’ai grogné et soufflé méchamment… mais peu à peu mes réticences fondent et je me laisse toucher par la grâce. Frère Maximilien-Marie m’a bien expliqué que c’était très certainement un petit orphelin (en effet, une chatte n’abandonne jamais ses petits, et s’ils étaient seuls et affamés depuis plusieurs jours c’est parce qu’il a dû arriver malheur à leur maman), et que j’aurais moi aussi une responsabilité dans son éducation.

Notre petit chat, parce qu’il semble bien que ce soit un mâle, est probablement âgé de 4 à 5 semaines (ce qui reporte sa naissance au début du mois de juillet, sans que nous puissions en dire davantage pour le moment), et il pesait exactement 333 grammes le soir de son arrivée. Je termine en vous livrant en avant première un cliché du nouvel habitant du « Mesnil-Marie » et je vous adresse à tous mes salutations les plus félinement distinguées.

Lully.

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Publié dans : Chronique de Lully | le 8 août, 2008 |2 Commentaires »

Neuvaine du 6 au 14 août pour préparer la fête de l’Assomption de Notre-Dame.

Pour préparer la fête de l’Assomption de Notre-Dame, nous vous proposons de nous unir dans une neuvaine de prières, simple et fervente, du 6 au 14 août.
Chaque jour, récitons le chapelet (ou au moins une dizaine) et ajoutons y la prière suivante. Ce texte célèbre, tiré des oeuvres de l’abbé Henri Perreyve, correspond bien à l’esprit de supplication qui est le nôtre en ces jours où tant de malades, tant de soucis et de peines sont recommandés à nos prières…
Prions les uns pour les autres
.

la mort de la Très Sainte Vierge.

Vierge Sainte,
au milieu de vos jours glorieux,
n’oubliez pas les tristesses de la terre.

Jetez un regard de bonté sur ceux
qui sont dans la souffrance,
qui luttent contre les difficultés
et qui ne cessent de tremper leurs lèvres aux amertumes de cette vie.

Ayez pitié de ceux qui s’aimaient et qui ont été séparés !
Ayez pitié de l’isolement du coeur !
Ayez pitié de la faiblesse de notre foi !
Ayez pitié des objets de notre tendresse !
Ayez pitié de ceux qui pleurent, de ceux qui prient, de ceux qui tremblent !

Donnez à tous l’espérance et la paix.

Ainsi soit-il.

Publié dans : De Maria numquam satis, Prier avec nous | le 4 août, 2008 |Commentaires fermés

2008-43. Suite du feuilleton de l’eau et réfection de plancher.

Samedi soir 2 août 2008.

Avec la fin de la semaine il est bien temps, chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, que je vous donne quelques nouvelles de nos travaux.

Et en tout premier lieu, après vous avoir montré dans une précédente chronique tous les travaux réalisés à l’extérieur pour que l’eau puisse arriver jusqu’à l’intérieur de notre « Mesnil-Marie » (cf. > www), je puis enfin vous annoncer que, depuis quelques jours, nous avons dans la maison un point d’eau et – le détail peut paraître trivial mais il n’est pas sans importance dans les humbles réalités de la vie quotidienne! – un wc. Cela change considérablement la vie de Frère Maximilien-Marie qui n’est désormais plus obligé de se rendre chez notre voisine que pour prendre sa douche. L’installation intérieure reste encore sommaire, mais après toutes ces semaines où il fallait transporter l’eau dans des récipients, ce progrès a des allures de véritable luxe!

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Sur la photographie qui est ici dessus, vous pouvez « admirer » deux étapes de l’installation intérieure qui permet à l’eau d’arriver jusqu’au robinet au dessus de l’évier. Sur le cliché du haut, le « gros machin » rouge que vous voyez seul est un surpresseur : c’est lui qui prend le relai de la pompe et permet d’avoir une pression suffisante. Sur le cliché du bas, vous vous rendez compte qu’un grand « ballon d’eau chaude » a été rajouté aux côtés du surpresseur. Je vous invite à ce sujet à rendre de très vives actions de grâces à la divine Providence, car ce chauffe-eau de 300 litres – et pratiquement neuf – a été donné à la communauté par un bienfaiteur (il se reconnaîtra en lisant ces lignes et il faut qu’il sache que nous n’omettons pas de demander à Dieu de lui rendre en bénédictions et en grâces sa générosité à notre endroit). Cela a été une véritable expédition d’aller récupérer ce chauffe-eau : en effet le donateur – qui habite assez loin d’ici – pouvait en assurer le transport pour une partie du trajet, à l’occasion d’un déménagement familial, et Frère Maximilien-Marie a donc dû aller à sa rencontre pour le charger alors dans notre propre véhicule et l’apporter ici. De fait, un point de rencontre à quelque 80 kilomètres d’ici avait été choisi, de manière à ne pas occasionner un détour à notre bienfaiteur. Le pittoresque de l’histoire, c’est que finalement cette rencontre s’est faite à une heure avancée de la nuit et que le Frère est revenu avec le précieux chargement à une heure du matin, en me disant qu’il était heureux qu’il n’y ait point eu de patrouille de gendarmerie sur ces hauts plateaux à 23 h 30 : la maréchaussée n’aurait-elle pas pu suspecter que ce chauffe-eau qui changeait de véhicule en bord de route en pleine campagne à la faveur des ténèbres dissimulait en réalité quelque trafic de substance illicite???… Je m’imaginais déjà en tremblant qu’il m’aurait peut-être fallu me déplacer à la gendarmerie pour faire sortir Frère Maximilien-Marie d’une cellule de garde-à-vue…

L’autre partie des travaux de la semaine qui vient de s’achever a consisté dans le démontage partiel d’un plancher qu’il faut intégralement remplacer. Le sol de l’ancienne grande grange à foin, qui constitue l’étage supérieur de notre « Mesnil-Marie« , est en effet fabriqué avec des plaques d’aggloméré : deux épaisseurs séparées par des chevrons, et cet espace – entre les deux plaques d’aggloméré – est devenu avec les années une véritable H.L.M. pour les souris, les rats et les loirs… Pour moi, c’est une véritable aubaine, mais Frère Maximilien-Marie n’a guère envie de continuer à loger rongeurs et muscidés et il doit remplacer ce plancher, qui en outre a été sérieusement endommagé en plusieurs endroits par des gouttières et des inondations… Il a donc commencé par retirer, sur un quart de sa surface totale, ces plaques fatiguées afin que, jeudi et vendredi derniers, les menuisiers puissent poser à la place un véritable et solide plancher. Vous pouvez avoir ci-dessous un aperçu de ces travaux. Sur la première photo, vous me verrez en train d’inspecter l’intérieur du plancher après que Frère Maximilien-Marie a retiré la première épaisseur d’aggloméré : c’était très intéressant parce qu’il y avait plein de nids de souris.. mais je n’ai trouvé aucune de celles-ci parce que le bruit et le mouvement des travaux avaient dû les faire fuir. Sur la seconde photographie, vous me verrez faire mon petit numéro d’équilibriste sur les poutres une fois que les deux épaisseurs ont été enlevées… et vous pourrez même apercevoir le crâne (un peu dégarni!) de Frère Maximilien-Marie, qui était debout sur un escabeau, à l’étage inférieur et dont la tête dépassait juste : je trouvais cela très amusant! (Comme toujours, il vous faut cliquer sur les vignettes pour les voir en grand)

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Je terminerai ma chronique de ce soir en souhaitant de bonnes vacances à ceux qui ont le bonheur d’en avoir, et un bon courage à ceux qui sont au travail, et en vous assurant tous de ma très féline considération.

Lully.

Publié dans : Chronique de Lully | le 2 août, 2008 |3 Commentaires »
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