2008-34 b. Premier anniversaire du motu proprio “Summorum Pontificum cura” (2ème partie).

« Paix liturgique«  (cf.www) nous a très aimablement autorisés (et nous en remercions chaleureusement les responsables) à reproduire ici la très pertinente analyse de Madame Henriette Ouliès parue dans « la lettre de Paix liturgique » N°117, en date du 4 juillet 2008. Ce texte présente une réflexion réaliste sur la situation à laquelle se trouvent confrontés la plus grande partie des fidèles demandant la mise en oeuvre des dispositions du motu proprio « Summorum Pontificum cura » dont nous célébrons le premier anniversaire.

Pourquoi nous est-il toujours aussi difficile de dialoguer avec nos pasteurs ?

1 – Négociation(s), dialogue(s) et rencontre(s) : d’abord quelques rappels

 

Une rencontre, fortuite ou arrangée, permet à deux parties de se faire face. La rencontre, hostile ou conviviale, stérile ou porteuse d’espérance, permet la reconnaissance de « l’autre ».

 

Le dialogue ne nécessite pas la volonté de parvenir à un accord, mais, en revanche, ne se justifie que si l’on cherche à mieux faire comprendre sa position et à mieux appréhender la position de son interlocuteur.En cas contraire, on parlera de « dialogue de sourds ».

 

L’art de la négociation réside dans la capacité du négociateur à définir l’attente de l’autre partie et les conditions que cette dernière est susceptible d’accepter afin d’obtenir satisfaction. Ceci présuppose que l’on souhaite parvenir à un accord y compris en concédant certains avantages à la partie adverse.

 

2 – Une situation étonnante pour les hommes ordinaires que nous sommes

 

Force est de constater que des milliers de fidèles attachés au rite extraordinaire de l’Eglise,depuis plus de 20 ans , ont en vain, chacun avec son charisme, essayé de rencontrer les autorités ecclésiastiques, d’amorcer un dialogue, de négocier l’application du Motu Proprio.

 

Comment expliquer cette situation sans jeter l’anathème sur ceux qui se dérobent à leur mission de Père, de Pasteur ?

 

Pour certains de nos interlocuteurs, la stratégie consiste à nous nier : « Je n’ai aucune demande… ou peut-être une ou deux ». Pour d’autres, à nous discréditer : « On ne peut pas dialoguer avec vous ».

 

Un grand nombre de prêtres interrogés se déclarent non concernés : « … essayez de voir à l’Evêché » ou peureux : « Je ne peux pas proposer ça à mon conseil paroissial ».

 

Certains interlocuteurs plus diplomates proposent, faute de possibilité dans leur paroisse, d’aller voir « ailleurs » ou de revenir en septembre prochain, « le temps d’y voir clair ».

 

D’autres enfin profitent du premier haussement de voix habituel dans la vie courante pour se déclarer attaqué, agressé, violenté, insulté… donc enfin en bonne position pour légitimement… cesser un dialogue qui n’avait pas commencé.

 

S’agit-il d’une stratégie concertée imposée par leurs auteurs à tous leurs confrères ou d’une attitude propre au clergé ?

 

Nous ne pouvons pas nier que l’épiscopat français ne partage pas notre sensibilité et que peu d’évêques souhaitent le succès d’une application généreuse des dispositions du Motu Proprio. Cependant, réduire la position de nos interlocuteurs à une sombre théorie du complot n’explique pas leur « comportemental ».

 

En fait, le refus de nous « rencontrer » relève d’une manière générale d’un état proche de la paranoïa, caractérisé par la surestimation pathologique du moi, la méfiance, la fausseté du jugement et l’inadaptation sociale et, pour certains d’entre eux, d’une perte du contact avec la réalité de nature schizophrène.

 

Ce constat est patent : Comment « nous » rencontrer, si « nous » n’existons pas ?. Comment accepter que nous existions alors qu’ils avaient décidé que nous n’existerions plus après quelques années d’interdiction de la Messe Tridentine ?

 

Vous pouvez les inviter aux pèlerinages de Chartres, à de grands rassemblements scouts… Ils ne voient qu’une assemblée de pauvres jeunes manipulés par des vieillards d’extrême droite.

 

Vous pouvez recueillir plus de 1 000 signatures sur une seule paroisse (comme à Versailles…) pour l’application du Motu Proprio Summorum Pontificum… Vous serez, au mieux, « pas représentatifs ».

 

LEUR PATHOLOGIE DU MOINECESSITE NOTRE NEGATION

 

En leur imposant de NOUS voir, de NOUS rencontrer, nous déclenchons chez eux un mécanisme de méfiance maladive. Qui êtes-vous ? De quelle paroisse dépendez-vous ? Où allez-vous à la Messe ? Vous habitez où ? Vous appartenez à quel groupe? Qui vous envoie ? Qui vous manipule ?

 

Cette méfiance est d’autant plus aiguë que leur fausseté de jugement nous avait « caractérisé » faussement. Ainsi, dans l’évêché de Nanterre, les fidèles qui depuis des années demandaient l’application du Motu Proprio (d’abord de 1988 puis de 2007) avaient été traités soit « d’anciens militants de l’Action Française, de Vichystes ou de Pétainistes, de nostalgiques de l’ OAS à relents d’antisémitisme » soit, ailleurs, « de provocateurs » ou « de simples d’esprit ». Etonnant quand on sait que la plupart de ces demandeurs n’ont pas trente ans…

 

Subitement confronté à des « Tradis » polymorphes, l’interlocuteur, bloqué dans ses certitudes, ne peut que refuser le dialogue. Nous n’existions pas, voilà que nous sommes différents de ce que nous devrions être ! « Vous êtes des Trotskystes » déclarait voici plus d’un an un jeune curé de Boulogne peu désireux d’entrer en dialogue avec ceux qui n’existaient pas !

 

Comment peuvent-ils comprendre qui nous sommes quand, autorisant « à titre testuel » une Messe, ils voient une assemblée jeune, socialement représentative de l’environnement, culturellement mélangée ?

 

Ils nous voulaient sectaires, ils découvrent des familles issues de leur paroisse qui viennent leur demander l’application du Motu Proprio. Ils nous imaginaient introvertis, ils voient des assemblées conviviales qui ne refusent pas de boire un kir après la Messe. Ils nous croyaient « hors du monde », ils font face à des gens responsables et dont certains sont emblématiques de leur métier. Ils croyaient aussi, peut-être, que nos femmes, nos filles, nos sœurs portaient le voile ?

 

La confrontation à la réalité conduit nos interlocuteurs à pallier leur inadaptation sociale par une attitude réactionnaire : « Comprenez que l’Eglise n’est pas une démocratie » ; « ce n’est pas parce que vous souhaitez me rencontrer, que je suis obligé de vous recevoir » ; « je suis le Curé, je suis seul à décider » ; « depuis quand les fidèles décident ? »

 

Cette attitude réactionnaire présente l’avantage de la confrontation à la réalité. Pour agressante qu’elle soit, cette phase est nécessaire à la reprise du contact avec le réel.

 

Nous pouvons observer des décisions mettant en évidence une perte du contact avec la réalité. Tel, voici un an, l’arrêt de « l’expérience » de Sainte-Marie-de-Fontenelles à Nanterre ; des lieus de cultes, chichement accordés ces derniers mois, vont être suspendus comme à Saint Pierre de Montrouge « afin de permettre une analyse de la situation et de prendre les décisions qui en découleront ». Ces attitudes sont d’un autre temps et disqualifient les néo-cléricalistes qui en usent.

 

Que faire ? Continuer à se faire connaître, en famille, individuellement, en groupe constitué. Ne pas les abandonner à leur malaise existentiel. Oublier leur colère, leur sursaut d’autorité, leurs erreurs de jugement passées et les conduire à nous aimer dans notre diversité pour réapprendre à vivre ensemble. Ne pas oublier que pour nous, tout est plus facile. Nous avons vécu depuis des années dans un bi-ritualisme PAS EUX. Nous assistons parfois, dans nos familles ou durant les vacances, au rite ordinaire, la réciproque n’était PAS VRAIE POUR EUX. Nous sommes demandeurs d’unité dans la diversité PAS EUX. Nous les connaissons, nous connaissons nos paroisses, ils ne nous connaissent pas… Pour eux, l’accueil des différences, l’enrichissement mutuel va devoir passer de la théorie… à la réalité bien matérielle.

 

Bien sûr, ils devraient le faire, gageons que cela leur est le plus souvent impossible ! Les rares cas où le dialogue s’instaure rend notre réflexion plus cruelle encore, lorsque nous voyons un homme cultivé et intelligent ne pas parvenir à sortir du carcan des modèles construits, ne pas être capable, ou très difficilement, de saisir le réel…

 

Mais que cela ne nous freine pas : des rencontres providentielles avec des hommes brillants qui se situaient aux antipodes de nous, ont montré que rien n’est impossible ! Ceux qui ont participé aux premiers colloques du C.I.E.L. et ont eu le privilège de dialoguer avec le père Gy peuvent en témoigner : lorsque la bonté et la charité sont au rendez-vous, le dialogue est non seulement possible mais fécond… D’autres rares exemples le confirment. Ainsi, avec la prière, il n’y a pas d’autre issue pratique pour sortir de cet enfermement.

Henriette Oulès

Membre du bureau du Mouvement pour la Paix liturgique et la Réconciliation dans l’Église.

Publié dans : De liturgia | le 7 juillet, 2008 |1 Commentaire »

2008-34 a. Premier anniversaire du motu proprio « Summorum Pontificum cura » (1ère partie).

Nous nous permettons de reproduire ici un article publié il y a déjà quelques semaines par Monsieur l’Abbé François Clément, de Lausanne (Suisse), chapelain des fidèles attachés à la Sainte Messe latine traditionnelle, sur le site de l’association Saint Nicolas de Flüe. Nous partageons bien des points de vue exprimés par Monsieur l’Abbé Clément et c’est pourquoi, indépendamment de ce qui est propre à la situation en Suisse, à l’occasion du premier anniversaire du motu proprio « Summorum Pontificum cura », ce 7 juillet 2008, nous tenons à répercuter ici ce texte.

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Une année après le Motu proprio
par l’abbé François Clément, prêtre du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg.

 » Unus abhinc annus… Une année après…

Dans quelques semaines, nous fêterons le premier anniversaire du Motu Proprio : ce peut être l’occasion d’un premier bilan, ou en tous cas de quelques réflexions salutaires pour la suite des événements. Je me limite, bien sûr, à ce qui se passe dans notre diocèse, sachant que beaucoup de choses ont « bougé » en France et ailleurs.

La raison fondamentale de se réjouir, au-delà de certaines difficultés d’application, me semble être que l’on ne peut plus, désormais, nous accuser d’être de « mauvais élèves ». Jusqu’ici, en effet, beaucoup pensaient que nous étions des nostalgiques qui n’avaient pas réussi à se convaincre pleinement de la richesse de la réforme liturgique et que nous étions une épine dans le pied de sa complète réalisation. On tolérait donc de plus ou moins bonne grâce cette « parenthèse miséricordieuse » en attendant que le problème se règle par extinction. Désormais, on parle autrement (le Cardinal Hoyos encore récemment) : la liturgie selon la forme extraordinaire du rit romain est une richesse positive de l’Eglise qu’on ne peut plus lui arracher. Il n’y a donc plus de risque de voir disparaître le rit qui nous fait vivre… Mais cela a plusieurs autres conséquences.

La première est la formulation du Motu Proprio lui-même. S’il n’y a, de par la volonté du Souverain Pontife, qu’un seul rit romain, avec deux formes, l’une ordinaire, actuelle et majoritairement utilisée dans l’Eglise latine, et l’autre dite « extraordinaire », utilisant la langue latine, plus traditionnelle et de fait préférée par des communautés et paroisses numériquement moins nombreuses mais significatives, aucune de ces deux formes ne peut faire comme si l’autre n’existait pas… Les tensions qui ont suivi, à la fin des années 60, la suppression « de facto » de ce qu’on appelait alors « l’ancien rit » ont eu pour effet d’abord des affrontements parfois violents (S. Nicolas du Chardonnet, Port-Marly ou, chez nous, Riddes, par exemple), puis, lentement, l’instauration d’un état de fait où l’on s’ignorait concrètement, avec des lieux de culte parfaitement étanches et parallèles. Aujourd’hui, le Pape dit à toutes les âmes de bonne volonté – il y en a, Dieu merci, des deux côtés ! – : «Rencontrez-vous, connaissez-vous, vivez comme des chrétiens et cultivez la charité dans la vérité !» On faisait remarquer fort à propos que le Motu Proprio concerne tous les catholiques : ceux qui en usent habituellement doivent accepter que l’Eglise a continué de vivre après le 11 octobre 1962 (à cet égard, la modification par SS. le Pape Benoît XVI de la prière pour les juifs du Vendredi Saint est un bon indice : ce missel qui était « congelé » depuis lors continue donc à vivre, comme cela a été le cas à de nombreuses reprises depuis sa première promulgation en 1570), et ceux qui sont les habitués du « rit ordinaire » ne peuvent plus agir comme si rien n’avait précédé cette pratique. Autrement dit : d’un côté comme de l’autre, il faut s’efforcer d’agir non en opposition systématique mais pour des raisons positives et en sachant que l’autre existe. Un travers courant de nos milieux a parfois été de vouloir à tout prix « faire Tradi », c’est-à-dire systématiquement le contraire des « autres »…Des pratiques aberrantes, qui portent souvent sur des détails, de part et d’autre, alimentent des séparations et des éloignements inutiles. Cela semble traduire davantage une faiblesse et une peur qu’une paisible conviction du bien.

La deuxième est de se donner du mal pour que nos messes soient encore plus belles et plus « convaincantes », plus paisibles et plus priantes. Si la liturgie n’est qu’un prétexte voilé à je ne sais quels combats personnels, si elle ne conduit pas à une vraie intimité avec le Christ et n’est pas l’expression d’une intériorité qui en est la source et le sommet, alors elle n’est qu’une coquille vide qui décevra rapidement, et apparaîtra en outre caricaturale aux non-initiés. Dom Edouard Roux, premier abbé de Fontgombault qui fut pendant des années maître des novices à Solesmes, aimait à dire, sachant qu’à l’époque tout le monde admirait à juste titre la perfection de la liturgie clunisienne dont l’abbaye chef d’Ordre était l’héritière : « L’action de grâces silencieuse dans les stalles après les messes basses du matin, ça c’est le vrai et le grand Solesmes… » Ne soyons jamais des consommateurs en liturgie : il faut que chacun pense qu’il peut y apporter quelque chose, pour le chant (il y aurait là aussi beaucoup à dire, entre perfection raisonnable à chercher et acceptation humble de la réalité, les « privilèges de tribune » et les autismes qui font fuir ceux qu’on taxe un peu vite de béotiens, ou une manière hautaine de dissuader les simples fidèles de répondre à la messe !…), le service d’autel pour lequel il faut apprendre avec patience, les fleurs et le linge d’église qui doivent rester des services à partager et non devenir des royaumes exclusifs, le souci de soutenir de son obole la marche matérielle de chaque communauté, et bien sûr la ferveur commune et silencieuse, etc… Je profite de l’occasion pour remercier chaleureusement tous ceux qui assurent déjà tout cela, et je lance un appel pour que l’on ne pense pas trop vite que je ne parle qu’au voisin… Là on voit clairement que la liturgie est une œuvre de charité et que cela suppose des renoncements à soi qui peuvent être coûteux mais infiniment profitables à l’Eglise, car on n’est jamais l’Eglise à soi tout seul !

La troisième est d’user de patience. Il a fallu plus de 30 ans pour arriver à la situation actuelle. Des améliorations notables se sont déjà fait jour, qu’il devient même un peu long d’énumérer. Après le temps des galetas, des garages et des catacombes, on commence vraiment à émerger en surface, et souvent avec la bienveillance des autorités sur le terrain. On ne peut donc exiger la lune à court terme. « Comment se fait-il que les Evêques ne nous ouvrent pas toutes les églises, que l’on a pas la messe tous les jours, on a assez souffert, etc… ! ». Cela provoque d’autres réactions, du style : « On ne va tout de même pas donner raison à ces gens-là qui nous volent notre concile, qui ont toujours désobéi, etc… ! ». La première chose à faire est de multiplier les contacts chaque fois qu’ils sont possibles. Non pas pour exiger, mais pour se connaître, pas pour régler aigrement ses comptes mais pour témoigner paisiblement de ce qui nous fait vivre. Un indice me semble prometteur à cet égard au sein du jeune clergé, par exemple : contrairement à leurs prédécesseurs, les jeunes prêtres ont grandi dans une situation de pluralisme. Ils sont donc moins tentés de désirer une situation tyranniquement uniforme. Dans la palette si diverse des expressions de la foi dans l’Eglise, nous avons désormais une place au moins théoriquement indiscutée : à nous d’être assez bons pour que la comparaison que les fidèles ne manqueront pas de faire joue en notre faveur…

Ce qui est juste et vrai ne peut pas mourir. Ce qui a été inspiré par l’Esprit de Dieu, poli par les siècles et gardé vivant est encore là, sous nos yeux éblouis. La guerre cesse parfois aussi faute de combattants et on ne va pas se plaindre d’une certaine paix retrouvée, même s’il arrive que certains opposants aux décisions pontificales soient précisément encore en retard d’une guerre… L’Eglise dans son ensemble a les promesses de la vie éternelle. Permettez-moi de citer Julien Green dans sa conclusion de cette espèce d’autobiographie qu’il écrivit au soir de sa longue existence : « Dans l’inoubliable journée du 29 mai 1453, quand les Turcs se ruèrent à l’intérieur de Sainte Sophie pour massacrer les chrétiens, une Messe se disait. Une tradition veut qu’alors le mur s’ouvrit derrière l’autel pour laisser passer le prêtre te ses acolytes, puis se referma sur eux. Un jour, dit-on, la messe interrompue s’achèvera là où elle a commencé. L’image est belle et plus que jamais chargée de sens, car il y aura toujours une Sainte Sophie à envahir et des croyants à exterminer, mais le Christ a dit de ne pas craindre parce qu’Il a vaincu le monde. C’est la promesse de l’amour. « ( J. Green, Ce qu’il faut d’amour à l’homme, 1978, librairie Arthème Fayard, Paris 1996, p.195)  »

Abbé F. Clément, Chapelain diocésain

Publié dans : De liturgia | le 6 juillet, 2008 |Pas de Commentaires »

2008-33. Le « jeu de l’avant/après ».

Vendredi soir 4 juillet 2008.

Chers Amis,

Il y a quelques semaines, je vous avais parlé de l’aménagement de notre cheminée et de l’installation de notre gros poêle à bois (pour revoir cet article, cliquer ici > www).

Aujourd’hui (et avant de vous faire un compte rendu détaillé de notre déménagement très prochainement), je vais revenir un peu sur le sujet de notre cheminée en vous proposant un petit « jeu« , c’est le jeu de « l’avant/après ». Il est très simple et je suis sûr que vous y avez déjà joué, tel quel ou bien à l’une de ses variantes intitulée tantôt : « Trouvez les différences« , ou encore « Cherchez les erreurs qui se sont glissées dans la reproduction de… ». Ce jeu est en effet fréquent dans certaines publications, ou aussi comme « activité d’éveil » pour les jeunes enfants auxquels on cherche à développer les facultés d’observation. Mais ici les différences sont tellement évidentes, que je suis persuadé que vous n’aurez aucune difficulté à les repérer!!!…

Voici donc deux ensembles de photographies de notre cheminée, que l’on vient de me faire parvenir. Ce sont les mêmes choses qui sont visualisées à quelques jours d’intervalles : une vue du foyer et une vue de la voûte intérieure. Pour les agrandir, vous cliquerez sur les miniatures que j’insère ci-dessous… et vous comparerez. Ensuite vous pourrez, si vous le souhaitez, me laisser vos commentaires et me dire ce que vous pensez de nos travaux.

A très bientôt…

Lully.

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Publié dans : Chronique de Lully | le 4 juillet, 2008 |2 Commentaires »

2008-32. De l’icône miraculeuse de Notre-Dame du Perpétuel Secours.

En ce 27 juin, tous les dévots enfants de Marie ont à coeur de fêter Notre-Dame du Perpétuel Secours.

Histoire de l’icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours :

L’image connue sous le nom de Notre-Dame du Perpétuel Secours est une icône réalisée dans un style byzantin relativement tardif (du XIIIe ou du XIVe siècle), qui s’inspire du modèle dit « Madone de saint Luc » mais plus exactement selon un type iconographique connu en Orient sous le nom de Mère de Dieu de la Passion (il s’agit donc d’une Vierge de Compassion, ce pourquoi nous avons une très grande vénération pour elle en notre Mesnil-Marie).

2008-32. De l'icône miraculeuse de Notre-Dame du Perpétuel Secours. dans De liturgia eglise-st-alphonse-via-merulana-interieur

Cette icône qui se trouve aujourd’hui à Rome (dans l’église Saint-Alphonse, via Merulana, photo ci-dessus), n’y a pas toujours été : elle était préalablement honorée dans une église de Crète.
Lorsque, au XVe siècle, l’île fut envahie par les Turcs, persécuteurs de chrétiens et destructeurs de nombreuses églises, beaucoup s’enfuirent. L’un d’eux – un marchand, selon la tradition – prit la sainte image, et s’embarqua avec son trésor pour l’Italie. Il fut reçu à Rome par un ami, marchand lui aussi, chez lequel il tomba malade et mourut. Avant de rendre le dernier soupir, il confia l’icône à cet ami en lui demandant de la donner à une église où elle serait convenablement honorée.
Le marchand romain, sous la pression de son épouse (qui souhaitait garder le précieux tableau chez elle), tarda à accomplir la dernière demande de son ami, et il fallut que la Vierge Marie Elle-même se manifestât par des apparitions. Elle fit savoir qu’elle voulait être honorée sous le vocable de « Notre-Dame du Perpétuel Secours », et désigna l’endroit où elle voulait que la sainte icône fût exposée : l’église Saint-Matthieu, sur le Mont Esquilin, toute proche de la Basilique de Sainte Marie Majeure, et desservie par les moines de Saint Augustin.
Elle y fut placée avec de grands honneurs en 1499 et y demeura pendant trois siècles, objet d’une grande vénération.

En 1798, les troupes de la révolution française envahirent et occupèrent Rome, où 45 églises furent détruites. L’église Saint-Matthieu était de ce nombre et la communauté des moines augustins, desservants du sanctuaire, fut chassée.
Les religieux emportèrent le tableau mais les malheurs de ce temps, la persécution, puis l’extinction progressive des religieux qui connaissaient l’histoire du tableau, eurent pour conséquence qu’on en perdit la trace… au point qu’on le crut à jamais disparu.

En 1863, un prêtre rédemptoriste qui, lorsqu’il était enfant, avait servi la messe du dernier moine augustin survivant de la communauté de Saint-Matthieu, réalisa à la suite d’un providentiel concours de circonstances que l’antique image dont on déplorait la perte était celle qu’il avait vue dans son enfance dans le petit oratoire du vieux moine ;  il se souvint que celui-ci lui avait un jour dit qu’elle avait été très vénérée et avait accompli de grands miracles.
Le Bienheureux Pie IX en fut instruit : il la fit rechercher pour qu’elle soit confiée aux religieux rédemptoristes dont l’église, placée sous le vocable de Saint Alphonse de Ligori, avait été édifiée précisément sur l’ancien emplacement de l’église Saint-Matthieu.

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Eglise Saint-Alphonse sur l’Esquilin (via Merulana) édifiée de 1855 à 1859
à l’emplacement de l’église Saint-Matthieu détruite par les révolutionnaires français. 

Lors de la cérémonie d’installation du tableau de Notre-Dame du Perpétuel Secours dans l’église Saint-Alphonse, deux guérisons miraculeuses furent dûment constatées : celle d’un garçon de quatre ans, et celle d’une fillette de huit ans.
Depuis lors le culte de l’icône miraculeuse reprit de l’essor et de nombreuses faveurs spirituelles et temporelles en furent la conséquence.

Description et explication de la Sainte Image :

Le tableau n’a guère que cinquante centimètres de haut et quarante de large. Sur un fond d’or éclatant, est représentée la Vierge Marie, portant sur son bras gauche l’Enfant Jésus. Un voile bleu foncé couvre sa tête et s’avance de manière à ne laisser entrevoir que la partie extrême du bandeau qui entoure son front. Sa tunique est de couleur rouge, avec des ourlets brodés d’or, comme ceux du voile. L’auréole assez large qui enveloppe sa tête, est ornée de dessins finement travaillés. Au-dessous de l’auréole, sur la partie supérieure du voile, apparaît une étoile rayonnante. Les plis et les ombres des vêtements sont indiqués par les filets d’or. Au-dessus de la Madone, on lit ces quatre lettres, MP. ThV., initiales et finales des mots grecs signifiant : Mère de Dieu. La robe pourpre de la Vierge est le symbole de son ardent amour, alors que le manteau sombre qui l’enveloppe est le signe de sa douloureuse union aux souffrances de son Fils.

Le divin Enfant est dans les bras de sa Mère ; mais, au lieu d’arrêter sur elle son regard, il rejette la tête un peu en arrière et tourne les yeux du côté gauche, vers un objet qui, en le préoccupant vivement, répand sur son doux visage un certain sentiment de frayeur. Ses deux petites mains serrent la main droite de sa mère, comme pour implorer sa protection. Il est revêtu d’une robe verte, retenue par une ceinture rouge, et cachée en partie sous un grand manteau d’un jaune presque brun. La couleur verte représente l’éternité et la divinité du Verbe tandis que le manteau symbolise son humanité, qui a en quelque sorte enveloppé et voilé cette divinité aux yeux de ses contemporains.

Sa tête est aussi entourée d’une auréole, un peu moins large et moins ouvragée que celle de la Madone. Au-dessus de son épaule gauche, on lit ces autres lettres grecques Is. Xs., c’est-à-dire Jésus-Christ. La pose de l’Enfant Jésus ainsi que le sentiment d’effroi peint dans tous ses traits, sont motivés par la présence d’un ange placé un peu plus haut, à gauche, et tenant dans les mains une croix surmontée d’un titre, qu’il présente à l’Enfant avec quatre clous. Au-dessus de l’envoyé céleste on trouve aussi les initiales de son nom : O. A. G. Elles signifient : L’Archange Gabriel. A la même hauteur, à droite de la Madone, on voit un autre ange portant dans ses mains un vase, d’où s’élèvent la lance et le roseau surmonté de l’éponge. Au-dessus de sa tête, on lit : O. A. M., c’est-à-dire : L’Archange Michel. Les deux Archanges porteurs des instruments de la Passion sont là pour montrer que le Christ, dès le premier instant de son Incarnation, était résolument orienté vers le mystère de la Rédemption, qu’il accomplirait le Vendredi Saint. Toutefois dans la sensibilité de sa nature humaine, Jésus-Christ était effrayé par les horribles supplices de la Passion et c’est ce qu’exprime son attitude : il a couru – tellement que sa sandale s’est détachée – chercher refuge dans les bras de sa Mère… non pas pour se dérober à sa mission, mais parce qu’il veut aussi pour cette mission recevoir l’aide et la compassion des âmes aimantes.

notre-dame-du-perpetuel-secours église Saint-Alphonse dans Prier avec nous

L’élan de Jésus vers sa Mère, et la tendre pression de leurs mains unies, nous disent que Marie fut pleinement associée par son divin Fils, dès avant le Calvaire, à ses souffrances et à son œuvre de rédemption. Jésus, de son côté, en se réfugiant dans les bras de sa Mère, nous apprend que ce cœur maternel est notre refuge assuré, perpétuellement offert à nos craintes et à nos afflictions. Ses mains abandonnées entre les mains de Marie nous disent que celles-ci disposent de sa toute-puissance. Dans le regard de Marie dirigé vers les assistants, comme dans toute sa physionomie, on sent je ne sais quelle indéfinissable et douce tristesse, mêlée à une tendre compassion. Elle aussi a vu la croix qu’on présente à son Fils ; son cœur souffre, mais avec calme, sérénité, et avec une compréhension pleinement surnaturelle des événements de la vie de son Fils! L’effroi du divin Enfant, en présence des instruments de supplice qu’on lui montre, ont rappelé à Marie ses autres enfants de la terre, qui cheminent péniblement, « dans cette vallée de larmes« , et que leur croix de chaque jour accable si souvent. Pénétrée de compassion, la Vierge semble nous adresser ces consolantes paroles :  » Ayez confiance en moi ! J’ai souffert, et je sais compatir ; je suis forte, et je puis secourir. Vous tous qui suivez, sur la terre, la voie qu’a suivie mon Fils, ayez confiance : je suis la toute compatissante, je suis la Mère du Perpétuel-Secours !  »

Et comme il l’a souvent été dit : pour bénéficier largement de ce perpétuel secours, il ne faut pas se lasser de le demander par un perpétuel recours.

Prière à Notre-Dame du Perpétuel Secours :

O Très Sainte Vierge Marie, qui, pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel-Secours, je vous supplie de me secourir en tout temps et en tout lieu : dans mes tentations, après mes chutes, dans mes difficultés, dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de ma mort.
Donnez-moi, ô charitable Mère, la pensée et l’habitude de recourir toujours à vous, car je suis sûr que, si je vous invoque fidèlement, vous serez fidèle à me secourir.
Procurez-moi donc cette grâce des grâces : la grâce de vous prier sans cesse et avec la confiance d’un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, j’obtienne votre Perpétuel Secours
et la persévérance finale.
Bénissez-moi, ô tendre et secourable mère, et priez pour moi, maintenant et à l’heure de ma mort.

Ainsi soit-il !

frise-avec-lys-naturel-300x40 icône miraculeuse

On trouvera aussi les litanies de Notre-Dame du Perpétuel Secours > ici

2008-31. Où l’on vérifie la vérité de la devise des Chartreux : « La Croix demeure tandis que le monde tourne ».

Samedi soir 21 juin 2008.

Croix de chataîgnier

Oui, je le sais, la photo que je mets en ligne sur ce blogue ce soir n’est pas fameuse, mais il m’a été difficile de faire mieux : je ne disposais que d’un téléphone cellulaire pour prendre cette Croix en photo, et la lumière d’un soleil éclatant (pourtant grandement apprécié) « aplatissait » toutes les couleurs… Mais si je tiens à vous la montrer, c’est parce que ce crucifix a une grande importance aux yeux de Frère Maximilien-Marie et qu’il tenait vraiment à ce que ce soit la première croix accrochée aux murs de notre nouvelle maison : ce qui fut fait hier, vendredi 20 juin.

Pourquoi cette croix? Parce qu’elle a toute une histoire… une histoire qui touche profondément Frère Maximilien-Marie et que je vais vous raconter à mon tour : cela ne me sera pas difficile parce que cette histoire se trouve consignée sur un billet rédigé avec une écriture appliquée qui accompagne cette croix.

Les arrières-grands-parents paternels de Frère Maximilien-Marie s’étaient vu remettre un crucifix par les RR.PP. Assomptionistes, au moment des lois anti-catholiques de la fin du XIXème siècle et du début du XXème siècle, quand ils furent expulsés du séminaire qu’ils tenaient à Grâne (Drôme). Ce crucifix échut ensuite au grand’père paternel de Frère Maximilien-Marie.

Le 10 avril 1979, la maison où les grands parents de Frère Maximilien-Marie s’étaient retirés, dans cette région du Vivarais qu’on nomme les Boutières, fut ravagée par un incendie. Dans les décombres, on retrouva le Christ – tout rouillé mais entier – et le grand’père de Frère Maximilien-Marie retailla pour lui une croix dans une poutre de châtaignier aux trois quarts brûlée provenant de l’ancienne charpente de sa maison, puis en 1981 il l’offrit à son petit-fils à l’occasion de son entrée au noviciat en disant : « Elle avait été donnée par un ordre religieux et elle retourne dans un autre ordre religieux après avoir accompagné notre famille dans tous ses déménagements pendant 78 ans« 

Lorsque Frère Maximilien-Marie bénéficia d’un indult d’exclaustration (c’est-à-dire la permission de quitter sa communauté de profession sans être relevé de ses voeux) en raison des graves problèmes survenus dans cette communauté, il emporta bien évidemment cette croix qui l’a suivie depuis lors dans ses déplacements et qu’il a souvent regardée dans les moments difficiles qu’il dut affronter avant de pouvoir commencer le « Refuge Notre-Dame de Compassion« . Frère Maximilien-Marie a attendu ce vendredi 20 juin pour l’accrocher au mur de la salle commune, parce que – depuis hier où l’acte de vente a été signé – la nouvelle maison est désormais tout à fait régulièrement et officiellement la propriété de l’association « Refuge Notre-Dame de Compassion » qu’il a fondée.

« Stat Crux, dum volvitur orbis » dit la devise des Chartreux. Cela peut se traduire ainsi : « La Croix demeure tandis que le monde tourne ». Cette histoire n’en est-elle pas une humble mais bien émouvante illustration? 

Lully.

Publié dans : Chronique de Lully | le 21 juin, 2008 |1 Commentaire »

2008-30. Où il est affirmé que le temps ne saurait altérer les amitiés véritables.

Jeudi soir 19 juin 2008.

Chers Amis du Mesnil-Marie,

Ho la la! en ce moment le temps passe à une allure effrayante pour notre Frère Maximilien-Marie… Il y a huit jours, je vous parlais de l’avancement des travaux dans notre future maison : installation du gros poêle à bois et travaux d’électricité (cf. www) . En fin de semaine dernière, il a fallu que le Frère reprenne la  route du Vexin où il devait, en moins de 3 jours, achever de mettre toute la vaisselle, tout le linge, tous les objets de notre ancien Mesnil-Marie dans des cartons, puis procéder au démontage des meubles (pour ceux qui peuvent se démonter bien évidemment!) et à tous les ultimes préparatifs du déménagement. Il est revenu en Vivarais ce mardi, pour se replonger dans les plus urgents des travaux préparatoires à l’arrivée du gros véhicule utilitaire de déménagement qui a été retenu pour le début de la semaine prochaine.

Ce bref retour dans le Vexin lui a réservé un moment plein d’émotion. En effet six familles de nos tous proches voisins pendant les deux années où le Refuge Notre-Dame de Compassion est resté à L******  , avaient préparé une belle surprise : un repas amical soigneusement préparé en secret et au cours duquel il a reçu de beaux témoignages de reconnaissance et d’affection… Même Locky, mon inséparable compagnon de chasse et de jeu (cf. www) a signé sur la belle carte qui garde le souvenir de ce moment qui fut humainement riche et beau. Nos voisins avaient préparé de splendides cadeaux pour notre nouveau Mesnil-Marie et ils les ont offerts à Frère Maximilien-Marie à cette occasion : un barbecue pour nous permettre de faire des grillades d’été (miam, miam!) , et un grand cadran solaire…  Peu de jours auparavant dans une discussion avec Frère Maximilien-Marie j’avais justement émis l’idée qu’il faudrait en placer un, plus tard, sur notre nouvelle maison, et voilà que nous avons été exaucés magnifiquement. Je vous montre sa photographie:

2008-30. Où il est affirmé que le temps ne saurait altérer les amitiés véritables. dans Chronique de Lully dsc000284

Vous aurez tout de suite remarqué l’aphorisme latin qui surmonte le cadran proprement dit et qui , selon un usage hérité de l’antiquité, nous rappelle l’inexorable fuite du temps… Mais Frère Maximilien-Marie lorsqu’il m’a fait le récit de cette petite fête a ajouté ces paroles : « Certes le temps fuit, mais malgré l’éloignement géographique et malgré les  centaines de kilomètres qui nous séparerons désormais de nos amis, ce cadran solaire que nous serons heureux d’installer dans notre nouveau Mesnil-Marie nous rappellera fortement que c’est toujours l’heure de l’amitié et que la Charité, elle, ne passera jamais…« 

Par la suite, dans les réflexions que je nourrissais en m’étalant voluptueusement au soleil, j’ai bien médité sur ces paroles et j’ai clairement  vu en effet que les amitiés, quand elles sont profondes  et véritables, ne peuvent être altérées par les épreuves humaines (car la séparation est une épreuve pour les coeurs qui aiment)  ; et j’ai justement compris que ces  circonstances apparemment contradictoires peuvent en définitive renforcer et  fortifier  l’amitié. Le fait même de l’éloignement peut en effet permettre à l’amitié d’atteindre à une plus grande profondeur tandis que la proximité et la routine, qui l’accompagne souvent , ne le permettent pas toujours et tendent même à une usure plus destructrice…

J’achève ces lignes en enfermant dans le divin Coeur de Jésus et Marie toutes les nobles affections humaines que la Providence a tissées autour du Refuge Notre-Dame de Compassion et je vous adresse à tous mes ronronnements les plus amicaux.

Lully.

Publié dans : Chronique de Lully | le 19 juin, 2008 |2 Commentaires »

Prière à Saint Antoine de Padoue.

Le 13 juin, nous fêtons Saint Antoine de Padoue, l’un des saints les plus populaires de la chrétienté, dont la statue se trouve dans presque toutes les églises du monde (vous trouverez > ici, la présentation de sa vie et de son oeuvre par notre Saint-Père le Pape Benoît XVI).
Il est connu pour aider à retrouver les objets perdus, mais en dehors de cet aspect un peu anecdotique de la dévotion à Saint Antoine, il est bien vrai qu’il est un très puissant thaumaturge et que depuis près de huit siècles il ne cesse d’obtenir à ceux qui le prient avec confiance des grâces remarquables. Nous vous recommandons donc de ne pas laisser passer le jour de sa fête sans l’invoquer avec ferveur et aussi de ne jamais oublier de le remercier des faveurs qu’il vous a obtenues…
 

* * * * * * *

Saint Antoine de Padoue

Saint Antoine de Padoue, grand et puissant thaumaturge, j’ai recours à vous dans mes nécessités ; je viens implorer votre secours et votre protection, votre conseil et votre consolation.

Vous vous êtes toujours montré compatissant envers toutes les misères humaines, vous intervenez puissamment en faveur de ceux que l’épreuve fait gémir et vous ne négligez aucun des appels qui sont lancés vers vous.

Je viens donc vers vous avec ma pauvreté et ma faiblesse, mais plus encore avec une inébranlable confiance, certain que vous pourrez m’obtenir de notre Dieu si puissant et miséricordieux la (les) grâce(s) que je sollicite en toute humilité… (Ici l’on désigne la grâce ou les grâces que l’on souhaite obtenir.)

Bon saint Antoine, il est bien vrai que je me suis trop souvent montré tiède et pécheur, mais ce sont justement là les motifs qui me font recourir à votre intercession : je mets ma confiance en vous, sachant que je ne peux me prévaloir de mes propres mérites et que vous êtes toujours montré le bienfaiteur des hommes éprouvés. J’ai le ferme espoir que vous ne me refuserez pas votre aide paternelle et que vous ne cesserez d’intercéder pour moi auprès de Dieu jusqu’au jour où ma demande sera agréée.

Ainsi soit-il.

(prière composée par Frère Maximilien-Marie)

En remerciement des grâces obtenues, vous pouvez faire un don en l’honneur de Saint Antoine de Padoue : les sommes récoltées ici nous aideront dans notre fondation religieuse, ainsi que pour la construction, l’aménagement et l’entretien de nos lieux de culte > 

Prière à Saint Antoine de Padoue. dans Nos amis les Saints btn_donateCC_LG

Vous pouvez aussi laisser ci-dessous, en commentaire, le témoignage des grâces que vous avez obtenues par son intercession.

Publié dans : Nos amis les Saints, Prier avec nous | le 13 juin, 2008 |221 Commentaires »

2008-29. Où il est principalement question de la cheminée du « Mesnil-Marie ».

Mercredi soir 11 juin 2008.

Chers Amis du « Mesnil-Marie« ,

Surtout ne pensez pas que je vous oublie, mais ici les journées passent à une très grande vitesse en nous laissant l’impression qu’elles ne contiennent pas assez d’heures pour nous permettre de faire tout le travail que nous aimerions réaliser avant notre aménagement dans notre nouveau « Mesnil-Marie« … Je dis nous, mais je suis bien forcé de reconnaître que c’est Frère Maximilien-Marie qui fait la plus grande part du travail et que mon rôle de chat, même avec les meilleures intentions du monde, se borne à lui démontrer mon affection et mes encouragements par mes ronronnements affectueux et par ma présence attentive. Certains diront peut-être que c’est peu, mais je connais bien des humains qui ne se donnent même pas la peine d’en faire autant!

Que s’est-il passé depuis les dernières nouvelles que je vous donnais ici (cf. www) ?

Je ne peux pas vous faire une description très détaillée de tous les travaux de notre nouveau « Mesnil-Marie« , mais je peux néanmoins vous résumer les faits marquants de ces dix derniers jours : outre le fait que notre cher Frère s’est véritablement démené pour trouver du matériel pour les travaux et l’installation des sanitaires aux prix les plus compétitifs, et qu’il lui a fallu encore rencontrer des artisans, discuter des devis, essayer de hâter la réalisation de certains travaux… etc. , la semaine dernière a été marquée par l’opération de  sablage des pierres de la vaste cheminée vivaroise traditionnelle que Frère Maximilien-Marie avait entièrement dégagée un peu auparavant.

Cette cheminée monumentale (près de 3m de longueur et 1,40m de profondeur) avait été en grand partie obstruée à l’intérieur par un plancher horizontal qu’il fallait obligatoirement remplacer afin d’installer le poêle très performant choisi pour le chauffage du « Mesnil-Marie« .  A sa grande surprise, ce plancher cachait une belle voute rustique en pierre, d’une grande élévation (près de 4,50m au-dessus du sol à l’endroit où commence le conduit). Cette « découverte », qui l’a remplit d’une joyeuse admiration, entrainait quelques modifications techniques pour l’installation du poêle et demandait surtout que l’on débarrassât ces pierres d’une suie plus de deux fois séculaire qui formait une véritable croute d’environ 1cm d’épaisseur. Après avoir demandé conseil, il a donc décidé de faire sabler cet intérieur de cheminée, opération qui devait être faite avant le déménagement et l’installation : ce travail provoque en effet une abondante et pénétrante poussière qui, malgré toutes les protections et les couvertures qu’on lui oppose, s’insinue partout. Voilà pourquoi il est préférable de procéder au sablage avant que les meubles, le linge et la vaisselle ne soient apportés!

Ce ne sont pas le Frère lui-même qui a manié la sableuse, mais il a tout de même avalé beaucoup de poussière. L’opération s’est étalée sur deux jours et le résultat en est véritablement magnifique : voici, pour vous en donner un aperçu, deux clichés (cliquer dessus pour les agrandir) représentant la cheminée nettoyée et sa voute intérieure, dans laquelle vous pourrez remarquer l’ouverture prévue pour suspendre saucisses, lard et jambons que l’on faisait fumer… (rien qu’en écrivant ces lignes j’en ai l’eau à la bouche!).

Cheminée après sablage   Voute de la chaminée avec son ouverture pour fumer la charcuterie

Aujourd’hui même, le poêle a pu être installé et aussitôt une petite flambée a réjoui l’atmosphère et les coeurs, alors même qu’un méchant orage se déchaînait à ce moment précis. Voyez maintenant ces photos de cette première flambée et du filet de fumée blanche qui sort de la cheminée… Ne sont-ce point là des promesses de bons moments douillets, pelotonné sur mon coussin, pendant les longues soirées d’hiver?

Notre poêle est installé   Un filet de fumée blanche s'élève de la cheminée du Mesnil-Marie

Depuis le début de cette semaine-ci, sous la conduite d’un ami expérimenté et compétent, Frère Maximilien-Marie travaille à l’aménagement électrique le plus urgent du « Mesnil-Marie » ; c’est un travail long et minutieux qui requiert d’avoir soigneusement pensé la disposition de toutes choses de manière à ce que les prises et les interrupteurs soient correctement placés. C’est aussi un travail qui réserve bien des surprises car l’installation électrique existante avait été effectuée en dépit du bon sens et en dehors des règles  de sécurité les plus élémentaires qui régissent cette discipline, ce qui pourrait être lourd de conséquences!…

Voilà donc les nouvelles de ces derniers jours, et je suis sûr qu’elles vous réjouiront tout comme moi : ce feu qui brûlera dans la cheminée restaurée du « Mesnil-Marie » n’est-il pas le symbole de la ferveur qui doit habiter ce lieu, comme aussi l’image de cette flamme qui brûle dans le Coeur de Jésus et dont Il souhaite que le monde entier soit embrasé?

Lully.

Publié dans : Chronique de Lully | le 12 juin, 2008 |5 Commentaires »

Acte d’offrande de soi-même au Sacré-Coeur de Jésus, composé par Saint Claude de La Colombière.

Profitons de ce mois du Sacré-Coeur, pour lire, relire et pour apprendre à redire fréquemment cette très belle prière, tirée des oeuvres de Saint Claude de La Colombière :

Sacré-Coeur de Jésus

Sacré Coeur de Jésus, apprenez-moi le parfait oubli de moi-même, puisque c’est la seule voie par où l’on peut entrer en Vous. Enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir à la pureté de votre amour, duquel Vous m’avez inspiré le désir. Je sens en moi une grande volonté de Vous plaire, et une grande impuissance d’en venir à bout sans une lumière et un secours très particuliers que je ne puis attendre que de Vous…

Faites en moi votre volonté, Seigneur! Je m’y oppose, je le sens bien, mais je voudrais bien, ce me semble, ne pas m’y opposer. C’est à Vous à tout faire, divin Coeur de Jésus-Christ ; Vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si je me fais saint : cela me paraît plus clair que le jour ; mais ce sera pour Vous une grande gloire et c’est pour cela seulement que je veux désirer la perfection. 

Ainsi soit-il.

*   *   *   *   *   *   *

* Jésuite, que Notre-Seigneur Lui-même qualifia de « fidèle serviteur et parfait ami » et qu’Il envoya à Paray-le-Monial afin qu’il y devienne le confesseur de Sainte Marguerite-Marie (cf. > www) et que, par là, soit reconnue la vérité des voies mystiques de la religieuse jusque là soupçonnée d’être le jouet d’illusions diaboliques (voir sa biographie et son acte de confiance en Dieu ici > www).

Publié dans : Prier avec nous | le 4 juin, 2008 |4 Commentaires »
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