Grande Neuvaine de la Miséricorde Divine

du Vendredi Saint
au Samedi in Albis : 

C’est une neuvaine que Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même dicta à sa servante Sainte Faustine et qu’Il lui demanda de réciter en préparation de la Fête de la Divine Miséricorde (dimanche de Quasimodo).
On la commence le Vendredi Saint.

Crucifix conservé au Musée du Moyen-Age

« Je désire - disait Notre-Seigneur Jésus-Christ à Sainte Faustine - que durant neuf jours, tu amènes les âmes à la source de ma miséricorde, afin qu’elles puisent force et fraîcheur, ainsi que toutes les grâces dont elles ont besoin dans les difficultés de la vie et particulièrement à l’heure de la mort. Chaque jour tu amèneras un groupe d’âmes différent et tu les plongeras dans l’océan de ma miséricorde. Et moi, je ferai entrer toutes ces âmes dans la demeure de mon Père (…). Et chaque jour, par ma douloureuse passion, tu solliciteras de mon Père des grâces pour ces âmes. » 

On trouvera les textes pour chaque jour de la neuvaine en cliquant > ici.

Publié dans : Prier avec nous | le 20 mars, 2008 |1 Commentaire »

Recette du Mesnil-Marie à préparer pour Pâques : le « Lamala ».

Mercredi Saint 19 mars 2008.

La célébration de la fête de Saint Joseph, en raison de la Semaine Sainte et de l’Octave de Pâques, va être repoussée jusqu’au mardi 1er avril… Mais le 19 mars reste le 19 mars et Frère Maximilien-Marie aujourd’hui n’a pas manqué d’allumer une veilleuse devant la statue – voilée! – de ce puissant intercesseur. Il m’a bien recommandé aussi de prier pour notre Saint-Père le Pape Benoît XVI dont le prénom de baptême est Joseph, et je ne manquerai certainement pas de le faire, parce qu’un homme qui aime les chats et qui, mieux encore, est aimé des chats (cf. Joseph et Chico), ne peut pas être un mauvais Pape! Toutefois nous savons que son ministère est difficile, en butte aux attaques de loups qui se sont introduits dans la Bergerie, en utilisant même parfois les apparences des pasteurs… Puisse donc clui que nous invoquons comme le « Protecteur de l’Eglise universelle », assister puissamment le Souverain Pontife dans sa mission!

* * * * * * *

Mais aujourd’hui je voudrais aussi vous proposer une nouvelle recette, celle d’une pâtisserie vraiment typique de la fête de Pâques et qui nous vient d’Alsace : le Lamala.

En fait, son nom complet est « Osterlammele« , qui signifie « petit agneau de Pâques« , mais l’habitude des abréviations et la prononciation alsacienne sont arrivées à cette contraction populaire pour désigner un délicieux gâteau traditionnel alsacien en forme d’agneau.

La coutume semble remonter au XVIème siècle : après les privations du Carême – qui étaient bien plus exigeantes que de nos jours – on prit l’habitude de l’offrir comme friandise caractéristique aux enfants pour le Saint Jour de Pâques. Saupoudré de sucre glace, le cou orné d’un ruban (souvent rouge) et brandissant l’étendard de la Résurrection, voici l’Agneau Pascal!

Recette du Mesnil-Marie à préparer pour Pâques : le

Il existe évidemment des moules spéciaux pour faire cuite le Lamala ; les anciens étaient en terre cuite vernissée, mais on en trouve maintenant en métal.

Ingrédients pour deux lamalas :

6 oeufs, 180 gr. de sucre, 160 gr. de farine, 20 gr. de fécule, 1 gousse de vanille ou 1 sachet de sucre vanillé, du sucre glace.

Préparation :

Fouettez les oeufs avec le sucre jusqu’à obtenir une mousse de couleur claire, ajoutez y la gousse de vanille fendue et grattée (ou le sachet de sucre vanillé). Incorporez ensuite délicatement la farine et la fécule tamisées. Versez la pâte ainsi obtenue dans les moules à Lamalas beurrés et farinés aux trois-quarts de leur hauteur. Faites cuire 20 à 25 minutes à 190°C. Laisser tiédir avant de démouler. Après refroidissement, saupoudrez-les de sucre glace et rajoutez leur un petit ruban autour du cou.

Voilà bien de quoi faire participer votre estomac à la joie pascale!

2008-16. Où Lully profite de ce Dimanche des Rameaux pour vous faire part d’une bonne nouvelle.

Dimanche des Rameaux et deuxième de la Passion, 16 mars 2008.

Chers Amis du « Mesnil-Marie »,

Pour les fidèles de la Sainte Eglise Catholique, la liturgie si impressionnante de ce jour a marqué l’entrée dans la « Grande Semaine« .

Comme je ne suis qu’un tout petit chat, je n’ai évidemment pas été à T**** pour la Procession des Rameaux et la Messe solennelle de la Passion, mais j’étais vraiment très heureux de voir revenir  Frère Maximilien-Marie avec les branches d’olivier bénites. En effet, le Frère m’a bien expliqué le sens de ces rameaux bénits que les fidèles portent dans leurs mains pour acclamer la Royauté de Notre-Seigneur Jésus-Christ et pour témoigner de leur Foi dans sa victoire et dans sa Résurrection au moment même où il va sembler anéanti et vaincu par les puissances du mal et de la mort…

En outre, ce matin, en lisant par dessus l’épaule de Frère Maximilien-Marie lorsqu’il se préparait à la liturgie en méditant les textes du missel, j’ai bien remarqué que l’oraison conclusive de la Procession demandait une bénédiction particulière de Dieu sur tous les lieux où les rameaux bénits seraient ensuite emportés, et leur donnait une vertu surnaturelle pour en repousser le mal et les illusions du démon (Frère Maximilien-Marie m’a même fait observer que le missel de Paul VI avait supprimé cette prière!). Ainsi, moi aussi, même si je ne suis pas allé à la Procession, je peux malgré tout bénéficier de la bénédiction et de la protection de Dieu parce que j’habite une maison où ces rameaux ont été apportés…

A propos de maison, il faut que je vous fasse part d’une grande nouvelle que j’ai apprise il y a deux jours, à l’occasion de ce vendredi de la Passion où l’on commémore solennellement la Compassion de Notre-Dame, et que j’ai le droit de vous communiquer à mon tour : Frère Maximilien-Marie a trouvé une maison qui va devenir dans quelques mois notre nouveau « Mesnil-Marie ». Cela n’a pas été simple (je vous avais fait part de mes inquiétudes), mais un accord a été trouvé, la négociation a abouti comme il le souhaitait et nous en sommes grandement soulagés. J’aurais bien sûr plein de choses à vous raconter à ce sujet, mais pour l’heure je me contente de vous retranscrire la lettre circulaire que Frère Maximilien-Marie a rédigée et qu’il a commencé à expédier pour informer nos amis, et aussi solliciter de l’aide… Je vous dis à très bientôt et vous laisse à sa lecture.

Lully.

Icône de l'entrée messianique à Jérusalem

Vendredi de la Passion, 14 mars 2008
Commémoration de Notre-Dame des Douleurs.

Chers Parents, Amis et Bienfaiteurs,

Cette « circulaire » vous parviendra à l’occasion des Fêtes Pascales : en tout premier lieu, nous confions donc à ces lignes des vœux fervents à votre intention, priant notre divin Rédempteur et la Vierge co-rédemptrice sa Mère, Notre-Dame de Compassion, de vous combler de très abondantes grâces, vous-mêmes et tous ceux qui vous sont chers. Nous pensons fidèlement à toutes les intentions que vous nous recommandez, en particulier aux malades et aux personnes dans l’épreuve. En ces jours où nous célébrons la victoire de notre Dieu sur le mal et sur les puissances infernales, par la Croix, nous vous souhaitons d’être fortifiés dans cette Espérance surnaturelle dont notre Saint Père le Pape nous a merveilleusement entretenus dans son encyclique « Spe salvi » : cette Espérance trouve dans le mystère de la Mort et de la Résurrection de Notre-Seigneur, son fondement le plus assuré.

Vous le savez, notre implantation à L****** touchera bientôt à son terme : diverses pressions exercées sur la vieille personne qui avait mis sa propriété à notre disposition avec promesse de don, l’ont conduite à reprendre sa parole et à se rétracter. Depuis des mois, nous avons prospecté, passé des annonces, lancé des appels, pris de multiples contacts… etc. en vue de trouver la mise à disposition d’une autre propriété convenable pour le déménagement et le développement de notre fondation. En vain. Par ailleurs, notre attachement à la liturgie latine traditionnelle, pourtant en pleine conformité avec les dispositions édictées par le Souverain Pontife dans le motu proprio « Summorum Pontificum cura« , nous vaut habituellement le rejet et l’hostilité des évêques français, et nous ne pouvons rien espérer de ce côté…

Voilà pourquoi nous nous sommes décidés à une acquisition, engageant pour cela les quelques sommes que nous avions déjà recueillies en vue de la réfection des toitures et l’aménagement de la chapelle dont nous avions obtenu le permis de construire. En installant le « Refuge Notre-Dame de Compassion » dans une propriété qui sera véritablement sienne, nous ne ferons que mettre en œuvre les conseils que nous avons reçus de plusieurs ecclésiastiques compétents, et à Rome même, pour la conduite de cette fondation.

Une acquisition n’est envisageable que si elle permet effectivement l’implantation et le développement de la communauté. Enoncé ainsi, cela peut sembler une évidence ; mais en pratique ce n’est pas aussi facile que cela à trouver : en effet (et même si tout n’est pas dès le départ totalement conforme à nos besoins) il faut que la superficie et la disposition se prêtent au moins aux aménagements et aux travaux qui permettront d’avoir les espaces de recueillement, de vie commune et de travail, en conformité avec l’esprit de notre fondation. Le facteur de l’adéquation des lieux nous a conduits à rechercher du côté des anciennes fermes dont le potentiel bâti, se prête à ces aménagements, avec aussi l’avantage de pouvoir disposer d’un terrain offrant tout à la fois un espace de calme et la possibilité de cultiver un jardin. La question financière nous a obligés à chercher dans une région un peu « reculée » et du côté des biens à restaurer. C’est ainsi que nous avons jeté notre dévolu sur une vieille mais belle petite ferme, située à l’intérieur d’un « Parc naturel « , et avons finalement obtenu des conditions tout à fait raisonnables pour son acquisition.

Vous vous en doutez cependant, cet achat et les travaux d’aménagement et de restauration qui s’imposent dès à présent, dépassent largement nos possibilités, ce pourquoi nous venons vers vous en mendiants, sollicitant toute aide pécuniaire, même petite (ne dit-on pas que « les petits ruisseaux font les grandes rivières « ?)…

Il nous faudra en effet de toute urgence mettre en place (là où elles manquent) ou remplacer (en raison de leur délabrement) quelques portes et fenêtres, installer un assainissement, faire le raccordement de la maison à l’eau de la source, prévoir des sanitaires… etc.
En nous venant en aide maintenant, vous permettrez au « Refuge Notre-Dame de Compassion » de surmonter l’épreuve, suscitée par ceux qui voulaient voir sa disparition, et vous contribuerez aussi à son développement et à son rayonnement, pour la gloire et le règne du Sacré-Cœur de Jésus, pour l’amour de Notre-Dame et de son Cœur douloureux et immaculé, pour faciliter aussi l’accueil ardemment désiré de vocations religieuses…

Nous vous serions également reconnaissants de bien vouloir répercuter notre appel auprès de toutes les personnes de votre entourage susceptibles de soutenir notre fondation.

Concrètement, ceux qui seraient résolus à nous aider peuvent le faire en nous adressant leur don par chèque à l’ordre du « Refuge N.D. de Compassion«  ou peuvent également opter pour un versement automatique régulier en utilisant au préalable le formulaire de contact de ce blogue.

En vous remerciant de l’attention que vous avez bien voulu porter à ce courrier et – par avance – pour toute aide que vous pourrez nous apporter, nous recommandons instamment notre avenir et nos projets à vos prières amicales et nous vous assurons de notre fidèle intercession à vos intentions auprès de Notre-Dame de Compassion et du Cœur de son divin Fils.

Pour l’association « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

2008-15. Marie au Calvaire (3ème et dernière Partie).

RÉFLEXIONS PRATIQUES

(Suite et fin du texte de Monsieur Olier, in « Vie intérieure de la Très-Sainte Vierge Marie« , chapitre XII)

Mater Dolorosa

 

 » Quelle reconnaissance ne devez-vous pas à Marie pour l’amour qu’elle vous a témoigné en endurant tant de tourments, afin de donner la vie à votre âme! Il est vrai que Jésus-Christ, père du siècle futur, est seul la source de notre vie ; mais ne pensez pas que vous puissiez pour cela vous dispenser de donner aussi à Marie des témoignages de sincère reconnaissance pour le bienfait de votre régénération? Par la volonté de Dieu, elle a été associée à Jésus-Christ, nouvel Adam, afin qu’elle contribuât de sa part à votre naissance spirituelle, en l’offrant elle-même et en s’offrant aussi de son côté avec lui comme hostie pour votre salut. Dans l’ordre naturel, vous êtes redevable de votre naissance à votre mère comme à votre père ; ainsi en a-t-il été de votre régénération. C’est pourquoi le Sage, après avoir dit : « Honorez votre père« , ajoute aussitôt, en parlant mystérieusement de Marie : « Et n’oubliez pas les gémissements de votre mère ; souvenez-vous que sans eux vous ne seriez pas né ». Votre mère, selon la chair, s’est sans doute acquis des droits à votre reconnaissance par les douleurs qu’elle a endurées pour vous ; mais ces douleurs, quelque violentes qu’elles aient pu être, n’ont été qu’une figure et une ombre légère de celles que Marie a souffertes, par amour pour vous, au pied de la Croix.

Pour vous mériter le pardon de vos péchés, il a fallu que Jésus-Christ les connût, qu’il les confessât et les détestât intérieurement devant son Père, et qu’enfin il s’abandonnât à la rigueur de sa justice, afin de recevoir sur lui les châtiments qui auraient dû tomber sur vous ; et c’est aussi ce que Marie a fait de son côté dans l’oeuvre de votre réconciliation. De quelle douleur n’a-t-elle pas été accablée à la pensée de tant de fautes que son Fils avait à expier! Pour la comprendre, il faudrait sonder la profondeur de sa charité, celle de sa sainteté incomparable, la connaissance qu’elle avait de la grandeur de Dieu que le péché outrage, et de la bassesse de la créature qui ose bien se révolter contre cette adorable Majesté. Si l’on a vu de saintes âmes verser des torrents de larmes, exercer sur leur corps d’affreuses pénitences pour des fautes très légères, à cause de la vivacité de leur amour pour Dieu, quelle idée pourrons-nous donc nous former de la componction et de la douleur de Marie, élevée à la sainteté la plus éminente qui puisse être après celle de Dieu!

Pour nous donner quelque idée de la douleur de Marie, le Saint-Esprit, par l’organe du saint vieillard Syméon, l’a comparée à celle qu’eût pu produire un coup d’épée, qui eût percé d’outre en outre le coeur de cette divine Mère. Mais cette comparaison, prise des choses sensibles, est plutôt pour aider votre imagination que pour vous donner la mesure exacte des tourments qu’elle a endurés : jamais vous ne les connaîtrez. L’Église, comme pour expliquer et commenter les paroles du saint vieillard Syméon, représente Marie le coeur percé de sept glaives. Par ce nombre de sept, qui est mystérieux, elle veut dire que cette divine Mère a souffert pour expier tous les péchés sans exception, qu’on rapporte ordinairement à sept, appelés capitaux, parce qu’ils sont la source de tous les autres ; et c’est ce qui lui fait justement appliquer ces paroles : « O vous qui passez par le chemin, venez et considérez s’il est une douleur comparable à la mienne » ; et encore ces autres paroles : « Votre contrition est vaste comme la mer« .

Savez-vous quelle était la considération qui soutenait Marie au milieu des ces angoisses inexprimables, et qui les lui faisait endurer pour votre amour avec tant de constance et de générosité? La pensée qu’un jour vous la dédommageriez en vous appropriant sa propre pénitence, c’est-à-dire en recevant dans votre coeur ces sentiments d’humiliation, de componction et d’abandon à la justice divine auxquels elle se livrait alors pour vous. Ah! si vous avez eu le bonheur de vous humilier devant Dieu et d’être touché du véritable esprit de pénitence, c’est à Marie, l’avocate des pécheurs, que vous le devez. C’est elle qui, par le grand désir qu’elle a de votre salut, a communiqué à votre âme les sentiments qu’elle avait conçus dans son coeur pour vous aider à pleurer, à détester et à expier toutes vos offenses. Sa pénitence, si agréable à Dieu et si puissante sur son coeur, est, en effet, un immense trésor qu’elle est ravie de mettre à notre disposition pour subvenir à nos nécessités. Aussi n’avez-vous jamais reçu le sacrement de Pénitence, qu’en même temps l’Église ne vous ait fait une application spéciale, non-seulement des mérites de la Passion de Notre-Seigneur, mais encore de ceux que la Très-Sainte Vierge a acquis pour vous.

Ouvrez donc votre coeur à Marie, et priez-la de le remplir de ces saintes dispositions d’humiliation, de componction et d’abandon de tout vous-même à la justice divine. Entrez dans ces sentiments toutes les fois que, récitant : Je confesse à Dieu, vous arrivez à ces paroles : la bienheureuse Marie toujours vierge ; mais spécialement lorsque vous approchez du saint Tribunal ou que vous recevez l’absolution. Rappelez-vous dans ce moment que, si Jésus-Christ est la source de toute vraie pénitence, Marie est le canal qui en amène les eaux jusqu’à nous. Recourez donc à elle comme à une fontaine intarissable et vivifiante, c’est-à-dire unissez-vous intimement à Marie, désirant d’être pénétré de ses sentiments intérieurs, d’attirer en vous son esprit pénitent, et d’être tout transformé en lui-même. Par là, vous consolerez le coeur de cette tendre Mère, vous réjouirez celui de Dieu, et vous sentirez s’augmenter dans le vôtre la confiance et l’amour, toujours inséparables d’une âme qui a le bonheur d’être en paix avec Dieu et avec soi-même.

Considérez l’amour que Marie vous a témoigné sur le Calvaire, en substituant Jésus à votre place pour l’exposer à tous les traits de la justice de son Père qui n’auraient dû tomber que sur vous. Vit-on jamais une mère sacrifier son propre fils par amour pour un enfant étranger? Marie seule en est venue à cet excès. Quoique vous fussiez alors un étranger pour elle et de plus l’enfant du démon, et par conséquent l’ennemi de Dieu et de Marie elle-même, elle n’a pas hésité à livrer à la justice divine son Fils unique, l’objet de ses complaisances, pour vous acquérir à ce prix comme son enfant d’adoption. Eussiez-vous pensé qu’elle pût avoir pour vous une telle prédilection? Y aura-t-il jamais rien de comparable? En vérité, son amour pour vous ne saurait être comparé qu’à celui du Père éternel ; mais cette comparaison est juste, puisque si Jésus est le Fils de Dieu le Père, il est également le Fils de Marie, sa véritable Mère selon la chair. Il faut donc dire d’elle, comme du Père éternel, qu’elle vous a aimé jusqu’à donner pour vous son Fils unique; qu’elle n’a pas épargné son propre Fils, et l’a livré pour vous à la mort.

En le sacrifiant ainsi, elle vous a montré qu’elle vous aimait mille fois plus qu’elle-même. N’est-il pas certain que par l’amour incompréhensible qu’elle portait à Jésus, Marie aurait été ravie de donner sa propre vie des milliers et des millions de fois pour lui si elle l’eût pu? Si donc elle a livré ce même Fils à la justice divine pour vous procurer le salut, un pareil excès d’amour vous dit assez hautement que pour vous elle se serait livrée à la mort mille fois elle-même ; peut-il y avoir rien de plus incompréhensible? Jugez par là de l’estime qu’elle fait de vous, et si elle est jalouse de posséder votre coeur tout entier.

Que pouvez-vous lui refuser après un pareil sacrifice? N’est-il pas vrai que la moindre réserve ne pourrait manquer de blesser et d’affliger la générosité, la grandeur et la délicatesse de son amour? Prenez donc la résolution de ne lui rien refuser de ce que vous savez qu’elle demande de vous, dans l’état où elle vous a placé, et de désirer toujours de faire toutes vos actions par amour pour elle. Par là, vous serez assuré de n’agir que pour le pur amour de Jésus, à qui elle serait ravie de donner et de consacrer tous les coeurs. C’est le seul moyen que vous ayez pour la dédommager du sacrifice qu’elle a fait sur-le Calvaire ; c’était la seule espérance qui pût la soutenir debout au pied de la Croix, et c’est le seul retour qu’elle attend de votre coeur s’il est reconnaissant et sensible. »

2008-14. Marie au Calvaire (2ème Partie).

Voici la suite du texte de Monsieur Olier (in « Vie intérieure de la Très Sainte Vierge Marie« , chapitre XII) :

IIIème Point :

« Sur le Calvaire, Marie se voit bien différente de ce qu’elle était à Bethléem, Là, comme Mère de celui qui est l’innocence même, Mère du Saint des saints, elle participait à la gloire que l’on rendait à son Fils ; elle prenait part aux adorations des hommes et aux acclamations des anges. Comme la Mère du Juste par essence, elle ne sentait aucun des effets de l’arrêt porté contre les mères des pécheurs. Mais sur le Calvaire, où elle est faite la mère des pécheurs, la mère des criminels, elle enfante dans la douleur et dans les angoisses, et saint Jean est le premier fruit de cette maternité, le premier-né de l’adoption, figure et symbole de tous les enfants de l’Église. En sa qualité de nouvelle Ève, pendant que le sacrifice universel est offert sur la croix en la personne de Jésus-Christ, la Très-Sainte Vierge, offrant de son côté pour les hommes cette divine Hostie, se sent aussi elle-même chargée de leurs péchés et obligée de satisfaire pour leurs crimes. Elle peut bien dire, en imitant le langage de Noémi : « Ne me regardez plus maintenant comme au jour où je mis au monde mon Fils à a Bethléem, ce paradis de volupté; en engendrant l’auteur de toute sainteté, j’étais alors la mère des saints; mais à présent que je suis la mère des pécheurs, regardez-moi au contraire comme couverte de confusion, comme noyée dans un océan d’amertume et de douleur».

De son côté Jésus, du haut de la croix, en lui adressant ces paroles : « Femme, voilà votre fils », semble lui dire : « Je ne suis pas ici comme à Bethléem, où ma naissance vous donnait tant de joie et de consolation : alors, sortant du sein du Père pour m’unir à votre âme, je portais avec moi ses parfums, ses délices et ses douceurs. Ici que vous enfantez l’Église et que je deviens un Époux de sang pour vous (1), vous êtes chargée de confusion et de honte, et vous sentez les tranchées des crimes de vos enfants». Au Calvaire, pour gage précieux de l’amour de son divin Fils, Marie reçoit le glaive de douleur, qui le fait mourir lui-même : la douleur qui perce Jésus perce aussi le coeur de sa sainte Mère. C’est aussi ce que reçoit l’Église, épouse de Jésus-Christ sur la croix. Comme les sentiments doivent être communs entre les époux, il ne lui donne non plus ici-bas d’autre partage que ses souffrances. Voilà pourquoi il disait lui-même au premier-né de la très-sainte Vierge, à saint Jean, figure de l’Église: « Pouvez-vous boire le calice que je boirai? Vous boirez mon calice, et vous serez baptisé du baptême dont je dois être moi-même baptisé » (2) ; c’est-à-dire le calice de mes souffrances et le baptême de ma mort et de ma sépulture. C’est là toute la dot qu’il fait ici-bas à son épouse, pour la rendre ensuite participante de sa gloire dans le ciel; ce qui fait dire à saint Pierre, parlant à l’Église: « Réjouissez-vous de communier aux souffrances de Jésus-Christ, afin que vous surabondiez de joie au jour de la révélation de sa gloire » (3).

Mais ce n’était pas assez pour nous que sur le Calvaire Marie devînt la mère de tous les coupables, en sa qualité de nouvelle Ève, il fallait encore qu’elle contribuât à nous réconcilier avec Dieu le Père, en détournant de dessus nos têtes les châtiments que nous méritions, et en attirant sur nous ses bénédictions et ses complaisances.

Nous avons dit que les actions du Sauveur étaient pleines de mystères, et figuraient des choses sublimes : telle fut, en particulier, l’action de Jésus, donnant saint Jean pour Fils à Marie. Ce disciple, image de tous les chrétiens, se trouvait substitué déjà à la place de Jésus-Christ, qui l’avait rempli à la Cène de son propre intérieur et de sa vie divine. Au moment donc où Marie entend prononcer ces paroles : « Voilà votre Fils« , nous considérant comme substitués à Jésus-Christ dans la personne de saint Jean, elle nous offre tous au Père éternel; et, de son côté, Dieu le Père, qui nous regarde comme ses fils adoptifs, dans la personne de ce disciple, nous comble de ses bénédictions, fulminant sur son propre Fils l’anathème et la malédiction que nous méritions tous pour nos crimes.

Sur le Calvaire, en effet, il ne traite plus Jésus comme son Fils bien-aimé. Le considérant comme criminel à cause de nous, il lui a retiré l’usage sensible de tous les dons qu’il possédait, et de tous ces augustes privilèges qu’il ne devait pas porter sur un gibet. On ne mène point à la mort un Fils de France avec ses livrées ; on lui ôte auparavant son apanage et toutes les marques de la royauté. Avant de supplicier les prêtres, on les dégrade, on les dépouille extérieurement des insignes d’une si haute dignité, de peur d’en profaner la sainteté au milieu d’un appareil de choses si criminelles. Ainsi, le Père éternel semble avoir dégradé notre Sauveur et lui avoir ôté ses marques augustes de Fils de Dieu, quoique le fond de sa dignité ne lui soit point ôté, non plus que le caractère à un prêtre; c’est-à-dire que Jésus-Christ recevant sur lui les châtiments qui nous étaient dus, le Père éternel lui retire les biens et les dons si magnifiques dont il avait comblé la partie inférieure de son âme, et qui ne devaient pas être le partage des pécheurs auxquels Jésus-Christ était alors substitué.

Si Notre-Seigneur se punit lui-même dans toute l’étendue de son zèle, comme tenant la place d’Adam et de sa postérité, qui a perverti toute sa voie ; s’il se fait, à notre place, objet de malédiction à l’égard de son Père, c’est afin de nous revêtir de son innocence, comme d’autres Jacob, et d’attirer sur nous la bénédiction qui lui était due comme Fils de Dieu. Voilà donc pourquoi, à l’heure de son agonie, il donne pour fils à sa sainte Mère ce même disciple transformé en lui ; et nous substituant tous à sa propre place dans la personne de saint Jean, il dit à Marie: « Femme, voilà votre Fils ». Il ne la nomme plus sa Mère, ayant transféré sa qualité de Fils à saint Jean, comme s’il lui répugnait, vu l’état si déplorable, si malheureux, si plein d’ignominie où il se trouve, de l’appeler la Mère d’un pendu. »

1. Exod., chap. IV, 25.

2. S. Matth., chap. XX, 22. S. Marc, chap. X, 38.

3. I. Pierre, chap. IV, 13.

Crucifixion (gravure de Missel du XVIIème siècle)

IVème Point :

« Alors fut réalisée la figure de la substitution de Jacob à Ésaü, son frère aîné, procurée par les industries de Rébecca, leur mère. Isaac était le symbole de Dieu le Père, et Rébecca, née au milieu de la Gentilité, représentait la Très-Sainte Vierge, issue d’Adam pécheur, quoique non comprise dans la malédiction, et qui devait être Mère de Jésus-Christ et de l’Église tout ensemble, signifiées par Ésaü et Jacob.

Au Calvaire, Marie accomplit en notre faveur cette figure, nous substituant nous-mêmes dans la personne de saint Jean à son Fils premier-né ; et nous revêtant dans ce moment des mérites de Jésus-Christ, elle nous présente à Dieu le Père, ainsi que Rébecca couvrit Jacob des habits précieux d’Ésaü. Il est expressément marqué dans l’Écriture que Rébecca avait les habits d’Ésaü en sa garde : c’est que les mérites de Jésus-Christ, notre aîné, sont confiés à la Très-Sainte Vierge, sa Mère et la nôtre, qui est la dépositaire de ses richesses et de ses trésors; et que, par la cession que Jésus-Christ lui a faite de tous ses droits sur ses mérites infinis, elle en devient la maîtresse et en dispose en notre faveur.

Alors Dieu le Père, à qui Marie nous présente ainsi revêtus de Jésus-Christ, nous prenant pour son propre Fils, l’objet de ses complaisances, nous bénit dans la personne de saint Jean, qui devient le sujet de la bénédiction de tout le monde. C’est Isaac qui, en bénissant Jacob son fils puîné, bénit en lui les douze tribus, c’est-à-dire toute l’Église, et qui n’a plus de bénédiction pour son fils aîné. Ou plutôt, Dieu le Père le voyant chargé de nos péchés, et étant alors son juge, ne le regarde plus comme un fils, comme un fils unique et bien-aimé, il le traite comme un étranger, comme un criminel, qui a commis lui seul les péchés les plus abominables du monde, et fait tomber sur lui toutes les injures, toutes les malédictions, tous les rebuts, tous les mépris, tous les mauvais traitements que méritaient tous les pécheurs ensemble. Dieu le Père ne semble plus connaître Jésus-Christ, son aîné. Il le traite avec la même rigueur que si c’eût été nous-mêmes, l’accablant de châtiments, le chargeant de supplices, et punissant en lui notre péché dans toute la rigueur de sa vengeance et de son courroux. Dans cette extrémité, Jésus-Christ voyant la colère et la fureur de Dieu ainsi allumées sur lui, se sert de ce qui lui reste de voix pour lui dire : « Eh! mon Dieu! mon Dieu! vous m’avez donc délaissé ». C’est ce qui le met aux derniers excès de la douleur, le noie dans les larmes, et le fait s’écrier à son Père avec de puissantes clameurs.

C’est donc l’amour de Marie pour les hommes qui la conduit au Calvaire. Aussi quelle constance ne fait-elle pas paraître ! Pour exprimer la force de son cœur et la fermeté de son âme dans la tribulation de la croix, l’Écriture sainte nous marque qu’elle était debout : « La Mère de Jésus était debout à côté de la croix ». Agar, voyant son fils aux abois, le délaisse ; elle dit qu’elle n’a pas le courage de le voir expirer, et a besoin d’un ange qui la ramène à lui, et Marie voyant son Fils sur la croix, souffrir intérieurement et extérieurement, voyant allumées contre lui la colère de Dieu et sa fureur, ce qui était pour elle un coup d’épée qui lui perçait le coeur de part en part, elle assiste courageusement et le sacrifie pour le salut du monde. La force de la vertu divine en Marie est en proportion avec celle de Jésus-Christ. Elle montre plus de force de Dieu en elle qu’il n’en a jamais paru dans toutes les créatures. Elle porte les tentations, les peines, les tribulations et les langueurs qui l’accablent de toutes parts sans faire paraître aucune sorte d’infirmité ou ces faiblesses ordinaires qui abattent le corps. Généreuse, forte et vigoureuse, malgré l’accablement des douleurs de son Fils, elle l’offre pour nous à Dieu en sacrifice, comme une mère pleine de compassion et d’amour pour ses enfants. Alors que tous les apôtres l’ont abandonné, hormis saint Jean, elle qui n’a jamais manqué de foi pour confesser le saint nom de son Fils et pour le publier le Messie, paraît ici comme la reine de Confesseurs et la reine des Martyrs; et c’est avec beaucoup de raison que l’Église lui applique en cette circonstance les paroles de l’Ecclésiastique : « Comme un cyprès j’ai été élevée sur la montagne de Sion » (1). Le cyprès est l’image de la mort, parce que, une fois coupé, il ne repousse plus ; et, pour cela, on s’en servait autrefois dans les funérailles, et on l’attachait même à la maison des morts. Sur le Calvaire, cette Mère de douleur, se tenant debout, était là comme un cyprès attaché à la maison, c’est-à-dire à l’humanité de son divin Fils, et y servait d’ornement pour signaler ses funérailles.

C’est ainsi que par sa charité, Marie, en sa qualité de nouvelle Ève, contribue à la naissance de l’Église que Jésus-Christ engendre sur la croix. La fin qu’il s’était proposée dans son Incarnation était de s’associer tous les peuples de la terre qui adoraient chacun à part quelque fausse divinité, et de ne faire qu’un seul cœur du sien propre et de tous les autres coeurs, afin de louer et de glorifier son Père dans l’unité d’un même esprit qui est le sien. Car l’Église n’est que la diffusion de la religion du cœur de Jésus-Christ ; elle est son supplément, l’explication et l’exposition des sentiments renfermés dans son coeur, l’expression des devoirs qu’il rend à Dieu son Père. Aussi sur la croix était-elle censée comprise et reposer dans son coeur, comme Ève au côté d’Adam avant qu’elle fût créée. Cette unité d’esprit avec lui était l’objet de son travail en croix, et c’est ce qui lui fait verser la dernière goutte de sang qui lui reste. Ce sang le plus cher, le plus précieux de son corps, qui avait maintenu sa vie jusqu’au moment où il expira ; ce sang, que quelques-uns disent qu’il avait gardé depuis son Incarnation, le même qu’il tira du sein de Marie, il le verse sur la Croix comme la chose la plus chère qui lui restât pour mériter de ramener à Dieu, dans une même foi et un même amour toutes les nations de la terre.

L’eau et le sang sorti de son côté signifièrent, en effet, qu’il répandrait la religion de son cœur par les sacrements spécialement par le Baptême et l’Eucharistie, qui sont le commencement et la consommation de la religion de Jésus-Christ ; celui qui est baptisé commence à vivre de la vie de Jésus, et celui qui communie à son corps et à son sang est dans la consommation de cette vie. Comme donc ces deux sacrements servent à Jésus-Christ pour engendrer et pour nourrir son Église, et qu’ils furent figurés par l’eau et le sang, sortis de son côté, les Pères disent qu’il engendra l’Église elle-même sur la Croix par cette ouverture; ce qui avait été exprimé d’avance dans la personne d’Adam ravi en extase, lorsque Dieu lui tira, d’auprès du coeur, une partie de lui-même pour lui en former une aide semblable à lui, Ève figure de l’Église. »

1. Eccli., chap. XXIV, 17.

(à suivre > ici)

2008-13. Marie au Calvaire (1ère Partie).

Vendredi de la Passion, 14 mars 2008.

Le Vendredi de la semaine de la Passion, huit jours donc avant le Vendredi Saint, c’est le jour où – en plus de la fête du 15 septembre – , on célèbre une commémoration solennelle des Douleurs de la Très Sainte Vierge Marie. Voici pourquoi nous proposons ce très beau texte à votre méditation.

Vénérable Jean-Jacques Olier,
fondateur de la Compagnie de Saint-Sulpice,

in
« Vie intérieure de la Très Sainte Vierge Marie » (chapitre XII).

Ier Point :

« Quoique Marie eût consenti à l’immolation de Jésus-Christ, en l’offrant extérieurement à Dieu dans le Temple au jour de la Purification, il était nécessaire qu’elle fût présente à son immolation sanglante, soit pour témoigner de nouveau de son consentement, soit pour accomplir les desseins de Dieu, indiqués par la prophétie que lui avait faite le saint vieillard Syméon. Mais cette fois ce n’est plus au Temple qu’elle doit se rendre, c’est hors de ce lieu et même hors de la Ville Sainte. Jérusalem, le siège de la vraie religion, figurait et rappelait aux hommes le paradis terrestre et le Ciel, d’où ils se trouvaient exclus par le péché; et comme Adam était mort hors du paradis, que d’ailleurs rien de souillé n’a d’entrée dans le ciel, Jésus-Christ, qui portait sur lui les crimes d’Adam et de tout le monde, devait être immolé hors de l’enceinte de cette ville. Voilà pourquoi, au milieu de la dispersion des apôtres, Marie, inébranlable dans la foi de Jésus-Christ et dans l’estime de sa grandeur, l’accompagne au Calvaire avec saint Jean. Elle se tient auprès de la croix, et là Jésus, qui au temps de sa vie avait semblé ne reconnaître ni père ni mère, comme lorsqu’on lui dit : « Votre mère et vos parents sont là » (1), à sa mort reconnaît publiquement sa Mère en Marie. Du haut de sa croix, la voyant près de lui avec le disciple qu’il aimait, il lui dit ces paroles: « Femme, voilà votre Fils » ; et à saint Jean : « Voilà votre mère« . Par ces paroles, voilà votre Fils, il semble dire à Marie : « Voilà une personne qui est pure, vierge et sainte, et qui pendant le reste de votre vie mortelle vous représentera quel je suis en vérité, et même quel je serai après ma résurrection, dans ma vie immortelle. Pour cela, la veille de ma mort, j’ai voulu qu’il reposât sur ma poitrine; je l’ai fait héritier de ma vie ressuscitée, que je lui ai communiquée d’avance, ainsi que de mon application intérieure à Dieu; il vous parlera donc continuellement de mes vérités, de mes lumières et de mon amour; et, vous représentant mon extérieur, il suppléera aux accidents du pain dans l’Eucharistie qui vous déroberont mes beautés extérieures. » Comme les paroles de Jésus-Christ produisent ce qu’elles expriment, par celles-ci : Voilà votre Fils, la très-sainte Vierge reçut un coeur de mère pour saint Jean; et par celles-ci : Voilà votre Mère, saint Jean reçut un coeur d’enfant pour Marie, ainsi que le remarquent les docteurs (2).

Ainsi, après avoir été sur le Calvaire semblable à l’ange confortant Notre-Seigneur au jardin des Oliviers, saint Jean devient l’ange visible de la Très-Sainte Vierge, dont il doit être le gardien et la protection, après la perte de son fils. En outre ces mêmes paroles, voilà votre fils, renfermaient pour nous un grand mystère, que nous avons à expliquer.

Dieu, voulant réformer le monde et faire une génération nouvelle, avait donné au genre humain un nouvel Adam dans la personne de Jésus-Christ. Or, pour être époux, Notre-Seigneur ne pouvait être seul. Il fallait qu’il eût une compagne, une aide ; et comme Adam, dans le paradis terrestre, avait reçu Ève pour épouse, le Fils de Dieu devait recevoir sur le Calvaire l’Église pour la sienne. Toutefois, au temps de la Passion du Sauveur, l’Église n’était point parvenue encore à l’âge nubile. Elle devait être d’abord la fille et devenir ensuite l’épouse de Jésus-Christ, comme Ève, figure expresse de l’Église, avait été la fille d’Adam, de qui elle fut tirée, et son épouse tout ensemble. Ainsi Jésus-Christ devait d’abord donner la vie à son Église, et l’ayant formée parfaite, comme Ève l’avait été, en faire aussitôt son épouse, afin de donner par elle des enfants à Dieu. »


1. Matth., chap. XII, 46; Marc, chap.
III, 32; Luc, chap. VIII, 20.

2. S. Paulini. Nol. Opera, tom. 1, 1685; in-4°. Ecce mater tua. Jam scilicet ab humana fragilitate, qua erat natus ex femina, per crucis mortem demigrans in aeternitatem Dei, ut esset in gloria Dei Patris, delegat homini jura pietatis humanne… atque fili vicissim novum filium, vice corporis sui traderet, immo, ut ita dixerim, gigneret.
Arnoldi Carnuten. Abbat. Bonoe Vallis. Biblioth. Patr. tom. XXII, p. 1268. Vices filii naturalis filius accipit adoptivus, et transfunditur in ministrum filialis affectas : formaturque et firmatur in ambobus, pietatis unicae gratus concorsque amplexus, non ex traduce naturae, sed ex munere grade.
S. Thom. a Villanov., p. 728. Pendebat Christus in cruce, moriturus, disposuit testamentum electis suis : Patri spiritum, Ecclesiae corpus, Petro Ecclesiam. Quid vero, o dilecte ! legabo tibi, ait? Ecce mater tua ! hac omnium quae possideo charissima et pretiosissima gemina. hanc tibi trado, hanc dono. O magnum dilectionis indicium! suo loco apud Matrem substituit eum, et pro se in filium, Virgini reliquit eum. Huic gratiae, quid amplius addi potest? impressit in hoc verbo Dominus statim cordi virgineo amorem quemdam maternum, in Joannem fortiorem et ardentiorem, quam solent matribus natura tribuere. Visceribus etiam Apostoli reverentiam filialem in Virginem inseruit, qualem nullus filius natura habet in matrem.
B. Petri Damian., Serm. LXIV, de S. Joanne Ev.Illa verba : Mulier, ecce filius tuus : Ecce mater tua, prorsus efficacia sunt et divinis virtutibus fulta, atque inevitabilis veritatis auctoritate subnixa. Illud enim unicum Patris Verbum, quod in cruce pendebat, substantivum et consubstantiale Patri ac sempiternum est; atque idcirco verba, quoe locutus est, quia spiritus et vita sunt, inaniter transire non potuerunt. Coelum, inquit ipse Jesus, et terra transibunt, verba autem mea non transibunt. Sicut enim dixit Matri : Hic est filius tuus; ita dixit discipulis: Hoc est corpus meum; et tantus fuit in illis verbis effectus, ut illico panis ille quem dabat, Dominicum fieret corpus. Dixit enim, et omnia facta sunt; mandavit, et creata sunt. Ex quadam itaque similitudine, si dicere audeamus, et B. Joannes non solum filii potitus est nomine; sed propter verba illa Dominica, quoddam majus necessitudinis sacramentum, apud Virginem, meruit obtinere.

Retable d'Isenheim

IIème point :

« C’est dans la personne de la Très-Sainte Vierge que le Fils de Dieu reçoit l’Église pour épouse, car Marie en était le membre le plus auguste, et elle en possédait en éminence toutes les grâces et toutes les perfections, ainsi qu’il a été dit. Aussi sur le Calvaire, comme à Cana, Marie n’apparaît que comme épouse : Femme, voilà votre fils ; comme aussi Jésus semble perdre sa qualité de fils, qu’il donne à saint Jean, pour prendre uniquement celle d’époux. Il ne la nomme donc pas sa mère, mais femme, parce qu’il s’adresse à l’Église elle-même dans la personne de Marie, comme, dans celle de saint Jean, il s’adresse à tous les chrétiens. Il faut savoir, en effet, que saint Jean, outre qu’il était à l’égard de Marie le substitut de Jésus-Christ ressuscité, à cause des dons magnifiques qu’il avait reçus à la Cène, figurait de plus tous les enfants que Jésus-Christ devait engendrer avec elle sur la Croix, contenant en abrégé toutes les prérogatives de l’Église, en sa qualité de prophète, d’apôtre, d’évangéliste, de martyr, de confesseur, de vierge.

Marie paraît donc au Calvaire auprès de Jésus-Christ comme Ève dans le paradis terrestre auprès d’Adam, pour être la mère des croyants. Mais qu’elle y parait dans une condition différente de celle d’Ève! Celle-ci se trouvait dans un lieu de délices et de voluptés : le paradis terrestre, le séjour et la couche de l’innocence, où elle était dans l’extase et l’abondance de la joie ; au lieu que la nouvelle Ève est mise avec le nouvel Adam, réparateur des pécheurs sur le Calvaire, dont Dieu le Père veut faire le lieu de leurs noces. Il les place dans le lieu des supplices, dans la demeure des criminels, dans un lieu de sang, de douleur et de délaissement, et par conséquent pour y souffrir et y être abîmés dans l’amertume. C’est, en effet, par sa pénitence, par son sang, par sa mort, que Jésus-Christ doit engendrer des enfants à Dieu ; et comme il veut que sa Sainte Mère participe à ce mystère, qu’il y ait entre elle et lui union parfaite de sentiments et de dispositions, pour tout partage c’est la douleur que Marie reçoit de son Fils, qui lui est donné sur le Calvaire, comme l’homme de douleurs.

Pour comprendre la douleur de Marie, il faut considérer l’excès de celle de Jésus-Christ. Les douleurs les plus accablantes du Sauveur naissaient, non des souffrances corporelles qu’il endurait sur la croix ; mais de la vue nette et distincte de la multitude et de la diversité des crimes dont il était chargé, et qu’il devait expier par sa pénitence. Hélas! qui saurait concevoir à quoi s’étend cette douleur! Jésus-Christ était en proie aux peines les plus sensibles qui affligent le coeur, et aux plus mortelles angoisses intérieures qui accablent l’esprit. « Nous l’avons vu, dit Isaïe, comme celui qui avait reçu sur lui les coups, qui portait les marques de la vengeance divine ; et il n’y avait rien en son corps depuis la plante des pieds jusqu’à la tête qui fût exempt de maux. »

Et toutefois, quelque grands que fussent ses tourments, ils étaient peu de chose, comparés à l’affliction, que causait à son âme la vue de son Père irrité contre lui. Jésus-Christ tenant la place des pécheurs, et s’exposant en cette qualité à son Père, pour recevoir de lui ce que chacun de nous méritait, il se voyait comme le sujet sur lequel Dieu le Père déchargeait tout son courroux. Quel tourment plus rigoureux que de savoir qu’un père est en colère contre nous, qu’il ne peut plus nous supporter, qu’il ne peut nous souffrir davantage, surtout quand nous avons été longtemps l’objet de son amour, et que nous avons reçu de lui les témoignages d’affection les plus continuels et les plus touchants !

Ce tourment était extrême pour Jésus, dont l’amour envers son Père n’avait point de bornes. Mais le voyant justement irrité contre lui, il s’abandonne entre ses mains pour porter tous les effets de sa colère et de sa vengeance, et cherche, dans la tendresse de sa Mère, ce qu’il ne rencontre plus dans celle de son Père éternel. Hélas! Marie, qui semblait seule pouvoir le consoler, lui cause une seconde mort par la vue des douleurs qu’elle éprouve elle-même des tourments de son Fils. On dit communément que Jésus-Christ souffrait de très-grandes peines par la présence de sa Mère au Calvaire; je crois qu’intérieurement il supportait avec une joie incroyable ses tourments propres, en voyant qu’ils devaient se changer pour elle-même en repos, en délices et en gloire ; mais qu’il souffrait cruellement de la vue de sa Mère, par ressentiment et par rejaillissement de ses douleurs! Ces douleurs de Marie, chargée de nos péchés, percée par la componction qu’elle ressentait de nos crimes et par la vue de son Fils en proie aux horreurs de la mort, étaient donc autant de glaives qui, sortant de son coeur, allaient traverser celui de Jésus. Le glaive de douleur qui pénétrait le coeur de la Mère faisait, en effet, mille plaies sur celui de son Fils, et les blessures que son amour pour elle lui faisait ressentir dans le fond de l’âme étaient tout autres que celles que lui portaient la haine et la cruauté des bourreaux. Ce contre-coup des douleurs de Marie lui causa une douleur plus grande que toutes les autres douleurs qu’il souffrit dans sa passion, parce que le plus grand amour fait les plus grandes plaies et les peines les plus véhémentes. Ainsi Notre-Seigneur, qui, dans sa Passion, a voulu souffrir toutes les peines possibles, a enduré dans cette occasion même les douleurs de cette Mère bien-aimée, qui étaient pour lui les plus sensibles et les plus violentes du monde. »

(à suivre > ici)

2008-12. Où Lully expose les raisons et les péripéties d’un voyage en Vivarais.

Jeudi de la Passion 13 mars 2008.

Chers Amis,

Voici une semaine que le Frère et moi sommes partis en direction du sud-est de la France : non pas pour de la villégiature et du farniente, mais – compte-tenu de la situation dont je vous en parlais dans mon courrier du 5 mars (cf.www) – pour y prospecter, dans l’espoir d’y trouver le nouveau lieu d’implantation de notre « Mesnil-Marie« .

 » Pourquoi dans le sud-est? «  Me demanderez-vous peut-être.

Parce que, n’ayant aucune proposition de mise à disposition à titre gracieux, aucune offre de prêt ou de don, Frère Maximilien-Marie pense sérieusement à une acquisition, en utilisant pour cela quelque somme qu’il avait pu mettre de côté pour la réalisation des travaux d’aménagement de la chapelle pour cette propriété de L******.

Or il est bien évident que cet argent qui aurait permis de restaurer les toitures et de restaurer la grande salle qu’il destinait à devenir notre chapelle ne représente pas une somme suffisante pour l’achat d’un bien dans les régions voisines de Paris… même dans un très large périmètre!

Une acquisition n’est envisageable que si elle peut effectivement permettre d’implanter et de développer l’association « Refuge Notre-Dame de Compassion« .

Cela peut paraître une évidence, mais ce n’est pas aussi facile que cela à trouver : en effet – même si tout n’est pas dès le départ totalement conforme à ce qui serait idéal pour un lieu de vie religieuse – il faut que les lieux, par leur superficie et leur disposition, se prêtent au moins à des aménagements et à des travaux qui permettront d’avoir les espaces de prière, de vie et de travail, en conformité avec l’esprit de la fondation.

Ce problème d’argent oblige forcément à rechercher 1) dans des régions un peu reculées, où il n’y a pas une grande « demande » ; 2) du côté des biens à restaurer.

Le facteur de l’adéquation des lieux amène à regarder du côté des vieilles fermes dont le potentiel bâti, peut généralement se prêter à des aménagements conformes à la vie d’une petite communauté… En outre, cela peut aussi présenter l’avantage de disposer d’un peu de terrain qui offre tout à la fois un espace de calme et la possibilité de cultiver un jardin (à ces deux arguments humains, ma sensibilité féline doit en ajouter un troisième qui me paraît vraiment essentiel : dans les vieilles fermes et à leurs abords, on trouve des souris, des mulots, des campagnols, des musaraignes, des rats des moissons, des taupes, des lézards et autres délices de ma race chasseresse!).

Voilà donc les raisons qui ont poussé Frère Maximilien-Marie à retourner faire de nouvelles investigations du côté de son Vivarais natal en me prenant avec lui : nous pouvons en effet rayonner sur les régions avoisinantes à partir de la propriété de sa maman (que je peux bien considérer comme ma « mamie » puisque Frère Maximilien-Marie est mon papa!). Depuis notre dernier passage dans cette ancienne et très belle province, on avait signalé à notre Frère quelques biens dont les caractéristiques pourraient s’accorder à notre recherche, et je sais qu’effectivement il en est qui ont retenu son attention…

Pour l’anecdote, je peux vous montrer deux clichés (cliquer dessus pour les agrandir) pris au tout début de la soirée du 10 mars : de retour d’une visite, Frère Maximilien – qui était accompagné de sa maman ce jour-là – a dû emprunter une route de montagne…

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Sur ces hauts plateaux ardéchois, alors que rien ne le laissait envisager, ils se sont trouvés pris dans une véritable tourmente : la neige tombait en abondance et avait recouvert la route, qu’on ne pouvait repérer que grâce aux piquets fluorescents plantés en bordure des fossés, le vent soufflait violemment et faisait tourbillonner les flocons autour de la voiture, le brouillard étendait en certains endroits des nappes d’une effrayante densité rendant la progression des plus difficiles. Les villages semblaient morts, les routes étaient désertes… et il a fallu une heure et quarante minutes pour parcourir une distance de soixante kilomètres : Frère Maximilien-Marie et sa maman sont rentrés épuisés, transis et affamés… Moi, je les attendais bien au chaud, pelotonné sur un fauteuil, mais un peu inquiet tout de même de ne pas les voir rentrer à l’heure annoncée.

Et puisque nous parlons de voyage, je n’omettrai pas de vous signaler qu’avant de rentrer à L****** Frère Maximilien-Marie a taillé des oliviers (c’est la saison), et en a profité pour remplir le coffre de notre automobile d’une importante charge de leurs rameaux… Ainsi, Monsieur l’Abbé et les paroissiens de T***, ce prochain dimanche, auront-ils le bonheur de faire bénir, de tenir dans leurs mains et d’emporter dans leurs maisons et sur les tombes de leurs proches, de véritables rameaux d’olivier, conformément au récit évangélique et aux textes de la liturgie, pour acclamer Notre-Seigneur Jésus-Christ faisant son entrée messianique dans la Ville Sainte où il vient accomplir sa Passion.

A très bientôt. Je suis votre bien félinement affectionné,

Lully.

Prières de confiance et d’abandon dans l’adversité.

Vierge de Pitié de Chaumeil (Corrèze)

Seigneur,

quand l’aventure devient inextricable,

quand l’effort d’intelligence et de volonté que Vous exigez de vos créatures

se heurte à la muraille, définitivement impuissant,

c’est que Votre heure est venue

et que, désormais, le travail à faire vous incombe…

N’abandonnez pas ceux qui mettent leur confiance et leur espoir en Vous!

 

* * * * * * *

Invocation familière à Sainte Thérèse Couderc :

 

« Ô Vierge Marie,

qui avez arrangé les affaires de tous les siècles,

arrangez encore celle-ci… « 

 

Publié dans : Prier avec nous | le 5 mars, 2008 |2 Commentaires »

2008-11. Où il est question des inquiétudes de Lully au sujet du « Refuge Notre-Dame de Compassion ».

Mercredi 5 mars 2008.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion »,

Lully internaute La plupart d’entre vous le savent bien, notre « Mesnil-Marie » n’est plus à L****** que pour quatre mois à peine*.

Depuis des mois et des mois, Frère Maximilien-Marie a passé des annonces, lancé des appels sur internet ou dans des périodiques, prospecté, contacté quantité de personnes par téléphone, par courrier, par des visites… etc. afin de trouver un autre lieu que celui d’où nous allons être mis à la porte, et dans lequel le « Refuge Notre-Dame de Compassion » pourra être transplanté, pour prendre un nouvel essor. Mais jusqu’à présent cette quête est malheureusement restée infructueuse.

Je ne vous en ferai pas un secret, cela m’angoisse un peu parfois et j’en parle à Frère Maximilien-Marie en me pelotonnant dans ses bras : je lui fais part de mon inquiétude… Mais lui il me rassure en me certifiant que la fondation – même si elle traverse en ce moment une certaine forme d’épreuve – ne peut être compromise et que nous ne serons jamais abandonnés. Il m’assure que la divine Providence ne manquera pas de nous venir en aide, à son heure… qui sera peut-être même le moment où nous nous y attendrons le moins et où humainement nous serons le plus tentés par le découragement.

Je sais bien qu’il porte plus que moi les soucis liés à la précarité de notre situation et cependant je suis impressionné par la Foi qui l’habite et par la confiance tranquille qui en résulte concrètement pour lui au quotidien. Il m’a dit un soir : « Dieu est notre Père et il nous aime, nous ne pouvons pas envisager un seul instant qu’il nous abandonnera, qu’il nous laissera sans secours!… Marie est notre Mère, une Mère aimante dont le coeur déborde de compassion et de tendre sollicitude: nous sommes réunis sous sa protection et il est impensable qu’elle ne puisse pas nous venir en aide! Sois en certain, mon Lully, Notre-Dame va nous permettre de trouver la solution qui sera non pas nécessairement la plus facile, mais certainement la plus profitable pour cette oeuvre et pour chacun d’entre nous qui vivons dans sa Maison. La Sainte Ecriture et les Saints – par leurs paroles et par leurs exemples – nous l’enseignent de milles manières : Ceux qui placent en Dieu leur confiance ne seront point confondus et ils obtiendront de lui à la mesure de leur Foi et de leur amoureuse confiance…« 

Ces paroles m’ont fait beaucoup de bien : elles m’ont stimulé dans la confiance et dans l’espérance, ce pourquoi je me suis permis de les retranscrire, pour vous qui êtes nos amis et dont les fidèles prières nous soutiennent en cette période difficile. Soyez remerciés pour ces prières, pour cette sollicitude, pour cette amitié, et soyez certains que nous ne vous oublions pas…

Lully.

* En effet, la propriété dans laquelle nous sommes actuellement établis avait fait l’objet d’une mise à disposition à titre gracieux, avec promesse de don, par une vieille personne désireuse de faire servir ce lieu à une oeuvre de prière et de rayonnement apostolique: c’est ainsi que le « Refuge Notre-Dame de Compassion » (qui existait déjà juridiquement sous la forme d’une association et qui organisait des activités ponctuelles : retraites, camps d’été, pèlerinages… etc. ) est devenu un lieu concret, existant par lui-même et que notre petite communauté a pu se réunir de manière stable (cf.www). Toutefois diverses pressions se sont exercées sur cette vieille personne pour la contraindre à revenir sur sa parole et l’amener à annuler les dispositions auxquelles elle s’était engagée; c’est ainsi que nous nous sommes vus signifier notre expulsion…

Publié dans : Chronique de Lully | le 5 mars, 2008 |2 Commentaires »
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