2008-24. Réponse à ceux qui font grief aux fidèles de la liturgie traditionnelle de ne pas participer à la vie de leur paroisse territoriale.

Il arrive fréquemment que l’on fasse grief aux fidèles attachés à la célébration de la Sainte Messe latine traditionnelle (et qui à cause de cela font souvent de nombreux kilomètres pour se rendre dimanches et fêtes dans une église où ce rite est célébré) de ne pas participer à la vie de leur paroisse territoriale.

Nous reprenons ci-dessous les réponses à cette objection précisées par un prêtre canoniste. Ce texte avait été publié il y a déjà plusieurs mois dans le bulletin de l’association Sanctus Lucianus (cf. www) et, bien que le temps passe, il n’a nullement perdu son actualité – bien au contraire – après la publication du motu proprio Summorum Pontificum cura. En effet les fidèles qui réclament la mise en oeuvre des dispositions prévues par notre Saint Père le Pape Benoît XVI sont toujours l’objet de semblables critiques : nous pensons donc important de diffuser ce texte. Il ne faut en effet pas se priver de faire usage de cette argumentation, auprès des curés et des évêques eux-mêmes.

* * * * * * *

« Le canon 515, qui définit la paroisse, le fait en partant non pas d’une idée territoriale mais d’une réalité sociale : la paroisse est un ensemble de fidèles confiés à un pasteur, qui a envers eux la même mission que l’évêque dans son diocèse, à savoir enseigner, sanctifier et gouverner son peuple (canon 519).

Même si le canon 518 dispose que la paroisse sera, en règle générale, territoriale, la comparaison de ces canons démontre que la territorialité n’épuise pas la notion de paroisse, ce qui est précisé par le même canon qui ajoute aussitôt : « Là où c’est utile, seront constituées des paroisse personnelles déterminées par le rite, la langue… 

Autrement dit, il est légitime d’ériger des communautés de fidèles et de les constituer en paroisses, alors même que ces fidèles demeurent dans une paroisse territoriale. Si, pour des raisons diverses (par exemple l’hostilité du clergé) il n’est pas possible d’ériger une communauté de fidèles non territoriale en paroisse, on peut l’ériger en quasi-paroisse, confiée à un prêtre comme à son pasteur propre. Ceci emporte donc qu’on peut jouir d’une DOUBLE appartenance : à une paroisse territoriale (puisqu’on réside forcément quelque part à un moment ou à un autre) ET à une paroisse ou quasi-paroisse personnelle. C’est en particulier le cas des militaires, et un évêque ne va pas s’élever contre cette réalité à la fois juridique et humaine. L’important, comme le souligne le code, est l’appartenance à une communauté de fidèles. Considérer que cela porte atteinte à la paroisse territoriale est confondre la fin et les moyens : l’unique fin est le salut des âmes, le reste ne sont que les moyens d’y parvenir.

C’est aussi confondre l’Eglise, corps mystique du Christ, avec une simple administration. On ne peut ni ne doit faire de l’acharnement thérapeutique sur une paroisse territoriale. Si elle se vide de ses membres il faut regarder la réalité en face : c’est que les choses dans cette paroisse sont inadéquates.

En outre, il convient de remarquer qu’une communauté de fidèles, avant d’être érigée en paroisse ou quasi-paroisse, doit exister en réalité : la création canonique d’une paroisse, quelque qu’elle soit, répond à un besoin concret, pas à une idéologie. Ne pas vouloir accepter cette réalité de bon sens, ce serait condamner le code lui-même.

En effet, il y a au départ un groupe de fidèles, qui pour des raisons diverses (rite, langue, cf supra) souhaitent constituer une communauté non plus seulement de fait, mais juridique. S’y opposer par principe serait aller contre la lettre et l’esprit du code.

Enfin il ne faut pas oublier qu’une paroisse territoriale, personnelle, ou une quasi-paroisse, sont créées par l’évêque qui les dote d’un pasteur propre : elles sont aussi sous sa juridiction, en communion avec lui, puisque partie intégrante de l’Eglise diocésaine dont elles constituent une force vive, l’une des nombreuses « facettes ».

Il y a là un enrichissement qui pousse l’Eglise à adapter sa structure locale au changement des réalités humaines. L’histoire même récente le prouve abondamment : création de diocèses ou de paroisses, suppressions d’autres, création de communautés, dissolution d’autres qui n’ont plus de quoi se perpétuer. Pensons aux synodes diocésains qui ont supprimé toutes les paroisses d’un diocèse pour en créer d’autres qui précisément répondent mieux au monde d’aujourd’hui. Il en va de même pour la création de communautés fondées sur un rite ou une langue (par exemple aussi les paroisses nationales à l’étranger…).

Ces questions nous ramènent en fait à la notion suprême qui gouverne toute l’oeuvre de l’Eglise, quel que soit le domaine : le salut des âmes. »

(Père P.L.)

Publié dans : De liturgia | le 6 mai, 2008 |1 Commentaire »

Neuvaine à Notre-Dame du Cénacle pour préparer la fête de la Pentecôte.

Nous souvenant que, durant les neuf jours qui s’écoulèrent entre l’Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ et la Pentecôte, les Apôtres et les Disciples furent réunis dans la prière autour de la Vierge Marie dans le Cénacle, et que c’est en quelque manière Notre-Dame qui les entraîna et les guida dans cette espèce de « retraite spirituelle » qui les préparait à la venue du Saint-Esprit, nous vous proposons de suivre cet exemple et de réciter quotidiennement, à partir du vendredi qui suit la fête de l’Ascension et  jusqu’au samedi vigile de la Pentecôte, la prière suivante.

La Pentecôte (El Greco)

Prière à NOTRE-DAME du CÉNACLE.

O Vierge très sainte du Cénacle, Marie Immaculée, notre Mère, nous vous en supplions humblement, obtenez-nous les dons du Saint-Esprit, afin qu’unis dans la charité, et persévérant tous ensemble dans la prière, nous puissions, sous votre garde et votre conduite, travailler, par nos soins et nos exemples, au salut des âmes, et mériter ainsi la vie éternelle.
Soyez-nous propice, ô Notre-Dame du Cénacle, dans la nécessité présente ; venez à notre secours et, par vos prières, obtenez-nous cette grâce que nous sollicitons avec ardeur de la toute-puissance et de la miséricorde divines.
Ainsi soit-il.

Notre-Dame du Cénacle, priez pour nous!

Voir également :

« Prière au Saint-Esprit » tirée des oeuvres de Saint Augustin, ici > www

« Prière pour demander les Douze fruits du Saint-Esprit« , ici > www.

2008-23. De l’image miraculeuse de Notre-Dame du Bon Conseil.

Genazzano, est une petite ville du Latium, à près de quarante kilomètres de Rome, où la Très Sainte Vierge est honorée sous le vocable de Notre-Dame du Bon Conseil.

On est certain qu’une petite église dédiée à la Madone existait déjà en ce lieu au Xème siècle. Mais c’est en 1356, par un acte notarié qui attribue cette église aux religieux augustiniens, que nous apprenons que l’église est paroissiale et qu’apparaît aussi pour la première fois le vocable de Notre-Dame du Bon Conseil.

Dans la seconde moitié du XVème siècle, une pieuse veuve du nom de Petruccia – tertiaire augustinienne – donna tous ses biens pour que l’église, qui était en fort mauvais état, puisse être agrandie, restaurée et embellie.
Mais sa fortune fut rapidement engloutie par les travaux sans qu’on puisse les achever. Le chantier fut interrompu et Petruccia fut en butte à quelques sarcasmes de la part de la population qui lui reprochait d’avoir vu trop grand.
La vieille femme (elle était déjà octogénaire) répondit simplement, sans perdre sa sérénité : « Mes enfants, ne soyez pas inquiets car avant que je meure la Vierge Très Sainte et Saint Augustin oeuvreront pour terminer l’église… »

Le 25 avril 1467, à l’heure des vêpres, une nuée lumineuse se manifesta dans l’église tandis que toutes les cloches de la ville se mettaient à sonner sans que personne ne les eût mises en branle : lorsque la nuée se dissipa, elle laissa place, sur l’un des murs de l’église, à une image de la Vierge à l’Enfant.

arrivée de la sainte image à Genazzano

Arrivée de la sainte image à Genazzano le 25 avril 1467

L’émoi fut grand dans la population, et encore plus quand, en examinant l’image de la Madonne, on se rendit compte que – peinte a fresca sur un enduit – elle était comme « suspendue », sans appui ni support naturel, en avant du mur.
Le fait fut dûment constaté et il fut consigné de façon très officielle dans un document, ainsi que les miracles qui ne tardèrent pas à se produire (du 27 avril au 14 août 1467 un notaire local en a répertorié 161, et l’on ne peut dénombrer les grâces spirituelles qui se produisirent dès lors).

Le Pape Paul II envoya deux évêques se rendre compte de ces faits dont la notoriété s’était répandue très rapidement, et ils en attestèrent la réalité.
Ainsi, comme Petruccia l’avait annoncé, en raison de la renommée de ce miracle et de l’afflux des pèlerins, de nombreuses offrandes permirent bientôt l’achèvement des travaux du sanctuaire.

Ajoutons dès à présent qu’il a été constaté encore très récemment et de manière très rigoureuse, que la Sainte Image (qui mesure environ 39,5 cm x 44,4 cm) se trouve toujours en avant de la paroi sur laquelle elle semble peinte : les hommes de science chargés de l’examiner ont pu attester qu’ils ont fait passer depuis le haut jusqu’en bas, entre le mur et la fresque, un fil très fin tendu et tenu de chaque côté de l’image, sans que celui-ci ne rencontre aucun obstacle à sa libre circulation !

Mais d’où provenait cette image de la Madonne ?
Des pèlerins qui avaient connu un sanctuaire de la Vierge situé à Scutari, en Albanie, reconnurent la fresque et racontèrent qu’elle avait disparu de l’église où elle était vénérée, ce qui fut effectivement constaté un peu plus tard.
On a pensé que la divine Providence avait voulut soustraire cette image vénérée aux profanations et destructions que les Turcs, alors maîtres de l’Albanie, multipliaient à cette époque.

Les Souverains Pontifes ont montré en tous temps une singulière vénération pour cette image miraculeuse :
- Urbain VIII, le Bienheureux Pie IX, Jean XXIII et Jean-Paul II sont venus en pèlerinage à ses pieds.
- Innocent XI et le chapitre de la Basilique Vaticane firent couronner solennellement la Sainte Image.
- Benoît XIV approuva l’institution de la Confrérie de Notre-Dame du Bon Conseil dans laquelle il se fit inscrire.
- Paul IV approuva l’office propre de la fête de Notre-Dame du Bon Conseil.
- Enfin Léon XIII érigea le sanctuaire au rang de basilique et ajouta l’invocation « Mater Boni Consilii » aux litanies de la Sainte Vierge.

 

sainte image de Notre-Dame du Bon Conseil

Prière à Notre-Dame du Bon Conseil :

O très glorieuse Vierge Marie, choisie par le Conseil éternel pour être la Mère du Verbe Incarné, la Trésorière des grâces divines et l’Avocate des pécheurs, moi, le plus indigne de vos serviteurs, je recours à Vous, afin que Vous daigniez être mon guide et mon conseil dans cette vallée de larmes. Obtenez-moi par le très précieux Sang de votre divin Fils le pardon de mes péchés, le salut de mon âme et les moyens nécessaires pour l’acquérir. Obtenez à la sainte Eglise le triomphe sur ses ennemis et la propagation du règne de Jésus-Christ sur la terre.

Ainsi soit-il.

frise avec lys naturel

2008-22. Des pérégrinations de la statue de Notre-Dame de Compassion.

Lundi soir 21 avril 2008.

Chers Amis du Mesnil-Marie,

Je ne vous ai pas beaucoup écrit, ces derniers temps, parce que – vous vous en doutez bien un peu – nous sommes en plein dans les préparatifs de notre prochain déménagement.

Pour le chat que je suis, la perspective du changement a quelque chose de traumatisant, mais Frère Maximilien-Marie m’a expliqué que les perturbations que nous devons endurer en ce moment nous vaudront dans quelques semaines d’être vraiment chez nous dans un endroit magnifique…

Il a déjà rempli quantité de cartons dans lesquels ont été bien rangés du linge, de la vaisselle, et presque toute la bibliothèque (il n’a conservé que quelques livres qu’il est important de garder à portée de main ou d’usage très courant).
Tout au long de la semaine dernière, j’ai assisté (avec une certaine inquiétude malgré tout) à ces préparatifs et même au démontage de certains meubles. Puis, grâce à une aide providentielle, le Frère a déjà pu faire partir un camion de déménagement à la fin de la semaine dernière…
Même la grande statue de
Notre-Dame de Compassion a ainsi pu prendre la route : vous savez, il s’agit de cette statue qui devait trouver sa place dans la chapelle que nous avions prévu d’aménager ici (le permis de construire avait été obtenu) et dont nous n’avons finalement pas pu entreprendre les travaux, puisque c’est à ce moment là que Frère Maximilien-Marie fut informé que nous ne pourrions rester en ces lieux… En attendant de trouver place dans une chapelle digne de ce nom, cette grande Piéta était installée dans un garage sommairement aménagé, et Frère Maximilien-Marie la surnommait « Notre-Dame du Garage« !

Cette statue a été donnée au Refuge Notre-Dame de Compassion par des religieuses amies, contraintes de fermer la Communauté du lieu où elles avaient été fondées.
Je veux d’ailleurs profiter des circonstances présentes pour mettre noir sur blanc toute la gratitude de notre toute petite fondation envers ces religieuses, et aussi pour m’étendre un peu sur l’histoire de cette statue et de ses pérégrinations…

Statue de Notre-Dame de Compassion au Mesnil-Marie

Les Soeurs de ******* avaient été fondées au moment de la Restauration pour s’occuper des malades mentaux : leur Père Fondateur, qui était un saint prêtre pénétré de la plus délicate compassion pour les souffrances des hommes, s’était en effet rendu compte avec effroi que depuis la grande révolution, par suite de la suppression des ordres religieux hospitaliers, les malades mentaux (les aliénés, comme on disait alors) étaient enfermés dans les prisons, avec les détenus de droit commun et les criminels, dans des conditions épouvantables… Je n’hésite pas à écrire que c’est à cette sorte de « détails » que l’on peut apprécier le véritable humanisme de l’idéologie révolutionnaire!

A ses religieuses, le bon Père donna pour modèle la Compassion de Notre-Dame et cette Piéta trôna dans la chapelle de leur maison de fondation pendant près d’un siècle et demi, jusqu’à ce qu’une autre idéologie, sous prétexte de renouveau conciliaire, culpabilise les religieuses de leur dévotion envers la Mère des Douleurs – dévotion qualifiée de dolorisme suranné – et leur enjoigne de reléguer la grande Piéta, loin des regards, dans une tribune fermée par une grille…
Cela se passe de commentaires, et je retiendrai seulement que des générations de religieuses ont prié devant cette statue : elles ont puisé dans cette dévotion la force quotidienne de leur consécration au service de ceux qui sont atteints dans leur psychisme par des maladies terribles et humiliantes ; elles ont trouvé auprès de la Vierge des Douleurs l’énergie pour vivre le don d’elles-mêmes, dans la patience, la générosité, le partage des épreuves d’autrui, et pour travailler autant que possible au bien et à la consolation des âmes qui leur étaient confiées.

Obligées de partir, les Soeurs craignaient que cette statue ne soit détruite ou vendue à quelque brocanteur, et elles furent véritablement heureuses de l’offrir pour notre fondation.

L’enlèvement de cette Piéta donna bien des soucis à Frère Maximilien-Marie, parce que les portes de la tribune où elle se trouvait avaient été modifiées et ne permettaient plus son passage.
Après avoir bien étudié le problème, la seule solution qui permettait de la sortir était de la faire passer par l’ouverture de la grille de cette tribune, qui – par chance! – correspondait, à quelques centimètres près, aux dimensions imposantes de la statue. Mais cette tribune se trouvait à plus de dix mètres au-dessus du sol de la chapelle, et il fallut se résoudre à faire appel à un déménageur, que l’on fit venir de loin parce que lui seul avait le matériel adapté.
C’est ainsi qu’avec des forts-à-bras, et surtout avec l’aide d’un monte-charge (qu’il fallait entièrement démontable en raison des difficultés d’accès à la chapelle), la statue de Notre-Dame de Compassion fut descendue, soigneusement enveloppée, puis embarquée dans un camion en vue de présider à notre fondation.

La voici aujourd’hui repartie sur les routes… Et, tout comme vous je pense, je souhaite maintenant que le lieu de notre prochaine installation soit celui où le Refuge Notre-Dame de Compassion pourra s’enraciner, se développer et rayonner… Le lieu où ceux qui prieront devant cette Vierge de Pitié et de Consolation recevront d’abondantes grâces et bénédictions du Ciel.

Lully.

Nota bene :
depuis cette chronique, rédigée en avril 2008, la grande statue de Notre-Dame de Compassion, est bien arrivée en Vivarais, lieu désormais de l’implantation du Refuge Notre-Dame de Compassion, où nous espérons construire – pour la recevoir –  une chapelle proche du Mesnil-Marie où pourront venir se recueillir et prier tous ceux qui veulent se confier au Coeur douloureux et immaculé de Notre-Dame.

Publié dans : Chronique de Lully, De Maria numquam satis | le 21 avril, 2008 |1 Commentaire »

2008-21. « Summorum Pontificum cura » : précision du Cardinal Castrillon Hoyos.

L’entretien avec Son Eminence Monsieur le Cardinal Dario Castrillon Hoyos, président de la Commission Pontificale Ecclesia Dei, que l’Osservatore Romano a publié en date du 28 mars 2008, n’a pas suscité de grands commentaires dans la presse épiscopale française… Faut-il s’en étonner?

Comme nous étions en déplacement et qu’il était tout occupé par les premiers travaux à entreprendre dans notre futur Mesnil-Marie, ce n’est qu’à notre retour que Frère Maximilien-Marie en a pris connaissance et qu’il m’en a ensuite fait part : nous devons au site « Eucharistie miséricordieuse » (cf.www) d’en avoir le texte, et nous remercions chaleureusement ses concepteurs d’avoir révélé la substance de cette entrevue, car jusqu’ici nous n’avons pas pu trouver une traduction française intégrale des paroles du Cardinal.

Son Eminence le Cardinal Dario Castrillon Hoyos

Je ne veux pas plagier ce compte rendu publié par « Eucharistie miséricordieuse« , vous êtes capables de vous y reporter et de le lire vous-mêmes dans son intégralité… Toutefois je veux relever ici une très intéressante remarque du Cardinal, et pour cela je vais me permettre un « copier-coller« : « … certains demandent la permission de célébrer ou d’assister à la messe tridentine, comme s’il s’agissait d’une concession ou d’un cas exceptionnel, alors que le document du pape est clair : il n’y a pas besoin de permission. Car Benoît XVI offre à tous les prêtres la possibilité de célébrer la messe traditionnelle et aux fidèles le droit d’assister à ce rite selon les conditions spécifiées dans le Motu Proprio.« 

Vous avez bien lu : il n’y a pas besoin de permission.

Il n’y a pas besoin de permission! C’est un DROIT du prêtre que de célébrer selon le missel et le rituel des sacrements en usage en 1962, c’est un DROIT des fidèles d’assister à la Sainte Messe latine traditionnelle et de recevoir sacrements et sacramentaux selon les livres liturgiques anté-conciliaires…

Il n’y a pas besoin de permission : il ne faut donc pas aller trouver les curés de paroisse ou les évêques afin de solliciter de leur « bonne volonté » (!!!) et comme si c’était une faveur exceptionnelle la célébration de la Messe ou des sacrements selon les livres liturgiques antérieurs à la réforme de Paul VI, il faut au contraire tout simplement (et respectueusement certes) faire valoir un droit auquel ni les curés ni les évêques ne peuvent s’opposer, parce que ce droit est donné à tous – prêtres et fidèles – par le Souverain Pontife.

Il n’y a pas besoin de permission. Nos Seigneurs les Evêques et Messieurs les Curés ne peuvent en aucune manière limiter ou restreindre le droit qui est affirmé et garanti par la plus haute autorité de l’Eglise, par le Vicaire du Christ! S’ils le font, ils commettent des abus de pouvoir ; s’ils le font, ils vont contre le droit des fidèles et ceux-ci sont donc habilités à recourir à une autorité supérieure et à engager une procédure à leur encontre ; s’ils le font, ils montrent clairement qu’ils ne sont pas unis au Souverain Pontife…

Il n’y a pas besoin de permission. Les fidèles qui demandent la Sainte Messe et les sacrements selon « la forme extraordinaire du rite romain » ne doivent pas – en allant « mendier » une concession – placer leurs curés ou leurs évêques devant la tentation de commettre un abus de pouvoir, contraire aux dispositions de notre Saint-Père le Pape ; ils doivent au contraire – par la fermeté respectueuse et la détermination paisible de leur attitude – leur permettre d’entrer pleinement dans une obéissance joyeuse aux dispositions du Souverain Pontife en vue du bien et de la paix de la Sainte Eglise catholique.

Sachons le dire, sachons nous en faire l’écho, sachons le faire comprendre et assimiler…

Lully.

Publié dans : De liturgia, Lectures & relectures | le 16 avril, 2008 |3 Commentaires »

2008-20. Notre prochain « Mesnil-Marie »…

Samedi soir, 12 avril 2008.

Chers Amis du Mesnil-Marie,

Nous voici rentrés et, comme je vous l’avais promis, j’ai ramené pour vous quelques photos afin que vous puissiez vous faire une idée de la maison qui va devenir d’ici quelques semaines le nouveau « Mesnil-Marie« … Car le « Mesnil-Marie » n’est pas seulement un lieu, il est avant tout un édifice spirituel : cet édifice spirituel subsistera indépendamment de l’endroit où il a pu jeter ses premières bases, et il perdurera malgré les intrigues de ceux qui ont pensé pouvoir mettre fin à son existence en faisant en sorte que lui soit retirée cette propriété où il a commencé.

Comme nous allons quitter les provinces de langue d’Oil pour aller nous installer en pays d’Oc, je me demandais s’il faudrait traduire « Mesnil-Marie » en Occitan! Je vous avoue que je suis même un peu inquiet : les chats du sud miaulent-ils avec un accent et des expressions différentes de ceux qui vivent au nord de la Loire? serai-je compris d’eux quand je voudrais leur parler? ne vont-ils pas trouver – comme Escartefigue pour l’accent de Monsieur Brun – que je miaule « pointu« ?

Depuis ce 31 mars dernier où nous avions pris la route du sud, tandis que pour mon compte je me donnais l’impression d’être en vacances chez ma « Mamie », Frère Maximilien-Marie a fait avancer bien des choses… car désormais le temps presse!

Il a rencontré le Maire de ce village qui deviendra bientôt le nôtre : le contact a été véritablement sympathique! Il semblerait que la rumeur de notre venue commence à se répandre et certaines personnes sont vraiment heureuses à la pensée qu’il y aura un moine à proximité du village. Frère Maximilien-Marie a aussi dû contacter plusieurs organismes afin d’étudier avec leur aide ce qui – dans les domaines du chauffage, de l’isolation… etc… – sera le plus adapté au climat de moyenne montagne de cet endroit, le plus conforme au respect d’un environnement qu’on peut qualifier d’exceptionnel, et le plus en accord avec ce patrimoine rural traditionnel que la Providence va nous permettre d’acquérir. Il lui a aussi fallu commencer à rencontrer des artisans pour la prévision des travaux les plus urgents et l’établissement de devis…

Ainsi que Frère Maximilien-Marie vous l’avait écrit (cf. www) notre future maison est pour le moment bien dépourvue de portes et de fenêtres, n’a pas d’eau courante ni de système d’évacuation des eaux usées, n’est pas isolée, ne possède pas d’autre installation de chauffage que la grande cheminée traditionnelle… etc. Bref, notre Frère n’a pas chômé, je puis vous l’assurer, et il a même déjà commencé à se transformer en  terrassier – maniant le pic, la pioche et la pelle -, pour dégager certains endroits…!

Avec l’aide de Dieu, avec le soutien de vos prières fidèles, avec les secours suscités par la Providence, Frère Maximilien-Marie ne doute pas qu’il parviendra à faire de cette vieille ferme un lieu de bénédiction, un havre de paix et de vie spirituelle, un véritable Refuge où le Coeur maternel de Notre-Dame de Compassion agira puissamment et rayonnera.

Mais j’ai été assez bavard, je vous laisse mais pas sans vous adresser mes ronronnements les plus respectueusement amicaux.

Lully.

Publié dans : Chronique de Lully | le 12 avril, 2008 |4 Commentaires »

2008-19. Soir du dimanche de Quasimodo…

Dimanche de Quasimodo 30 mars 2008.

Chers Amis du Mesnil-Marie,

Je n’écris que quelques lignes ce soir, pour vous dire que je ne pourrai pas tenir mon blogue à jour pendant environ deux semaines.

En effet, je pars de très très très bonne heure demain matin avec Frère Maximilien-Marie car, comme je vous l’ai dit (cf. www), il a trouvé une maison où notre « Mesnil-Marie » va pouvoir déménager dans quelques semaines… Mais avant cela il y a des travaux à prévoir et à planifier, et c’est ce que nous allons faire dans les jours qui viennent. J’écris nous parce qu’il est absolument évident que Frère Maximilien-Marie recourt à mes conseils et tient compte de mes avis…

Annonciation

En attendant de pouvoir vous donner de plus amples nouvelles, je vous souhaite de très belles et ferventes fêtes de l’Annonciation, demain lundi 31 mars, et de Saint Joseph, mardi 1er avril. Je vous souhaite aussi dès à présent un très bon et saint dimanche du Bon Pasteur, le dimanche 6 avril : que tous les coeurs soient unis pour demander à Notre-Seigneur pour son Eglise d’authentiques pasteurs selon son Coeur, de saintes vocations sacerdotales et religieuses, des vocations d’hommes et de femmes qui soient pour les âmes remplis d’un zèle authentique, d’une charité sans faille, d’une sollicitude sans artifice, d’une délicatesse indéfectible…

Ce qui fait le plus souvent souffrir les fidèles en effet (quand cela ne les fait pas fuir) n’est ce pas justement que, la plupart du temps, ils trouvent en face d’eux des fonctionnaires et des administrateurs plutôt que les véritables représentants du Bon Pasteur?

Je vous adresse mes ronronnements les plus amicaux.

Lully.

Publié dans : Chronique de Lully | le 30 mars, 2008 |Pas de Commentaires »

2008-17. Message de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, adressé à la Ville et au monde (Urbi et Orbi) avant la bénédiction du Saint Jour de Pâques, 23 mars 2008.

Vendredi Saint 2008- Benoît XVI dévoile la Saine Croix

(Plutôt qu’une photographie du Saint Jour de Pâques, nous reproduisons ici un cliché pris à l’occasion de l’Office solennel de la Passion, Vendredi Saint 21 mars 2008, pour faire remarquer que notre Saint Père le Pape Benoît XVI n’a pas craint de revêtir ce jour-là une chasuble de coupe « romaine » qui ne doit guère être du goût des liturgistes qui se prétendent modernes! »)

 » Resurrexi, et adhuc tecum sum. Alleluia ! – Je suis ressuscité, je suis toujours avec toi. Alleluia ! Chers frères et sœurs, Jésus crucifié et ressuscité nous répète aujourd’hui cette joyeuse annonce : l’annonce pascale. Accueillons-la avec un profond émerveillement et avec une grande gratitude !

« Resurrexi et adhuc tecum sum » – « Je suis ressuscité et je suis encore et toujours avec toi ». Ces paroles, tirées d’une ancienne version du psaume 138 (v. 18b), retentissent au commencement de la messe de ce jour. Dans ces paroles, à l’aube de Pâques, l’Église reconnaît la voix même de Jésus qui, ressuscitant de la mort, s’adresse au Père, débordant de bonheur et d’amour, et s’écrie : mon Père, me voici ! Je suis ressuscité, je suis encore avec toi et je le serai pour toujours ; ton Esprit ne m’a jamais abandonné. Nous pouvons ainsi comprendre de façon nouvelle d’autres expressions du psaume : « Je gravis les cieux : tu es là ; je descends chez les morts : te voici. […] Même les ténèbres pour toi ne sont pas ténèbres, et la nuit comme le jour est lumière » (Ps 138, 8.12). C’est vrai : dans la veillée solennelle de Pâques, les ténèbres deviennent lumière, la nuit cède le pas au jour qui ne connaît pas de couchant. La mort et la résurrection du Verbe de Dieu incarné constituent un événement d’amour insurpassable, c’est la victoire de l’Amour qui nous a libérés de l’esclavage du péché et de la mort. Il a changé le cours de l’histoire, donnant à la vie de l’homme un sens indélébile et renouvelé, ainsi que toute sa valeur.

« Je suis ressuscité et je suis encore et toujours avec toi ». Ces paroles nous invitent à contempler le Christ ressuscité, en en faisant résonner la voix dans notre cœur. Par son sacrifice rédempteur, Jésus de Nazareth nous a rendus fils adoptifs de Dieu, de sorte que maintenant nous pouvons, nous aussi, nous insérer dans le dialogue mystérieux entre Lui et le Père. Nous avons en mémoire ce qu’un jour il a dit à ses auditeurs : « Tout m’a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler » (Mt 11, 27). Dans cette perspective, nous percevons que l’affirmation adressée aujourd’hui par Jésus ressuscité à son Père – « Je suis encore et toujours avec toi » – nous concerne aussi comme par ricochet, nous, « fils de Dieu, héritiers avec le Christ, si nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire » (cf. Rom. 8, 17). Grâce à la mort et à la résurrection du Christ, nous aussi aujourd’hui, nous ressuscitons à une vie nouvelle et, unissant notre voix à la sienne, nous proclamons que nous voulons demeurer pour toujours avec Dieu, notre Père infiniment bon et miséricordieux.

Nous entrons ainsi dans la profondeur du mystère pascal. L’événement surprenant de la résurrection de Jésus est essentiellement un événement d’amour : amour du Père qui livre son Fils pour le salut du monde ; amour du Fils qui s’abandonne à la volonté du Père pour nous tous ; amour de l’Esprit qui ressuscite Jésus d’entre les morts dans son corps transfiguré. Et encore : amour du Père qui « embrasse de nouveau » le Fils, l’enveloppant dans sa gloire ; amour du Fils qui, par la force de l’Esprit, retourne au Père, revêtu de notre humanité transfigurée. De la solennité d’aujourd’hui, qui nous fait revivre l’expérience absolue et particulière de la résurrection de Jésus, nous vient donc un appel à nous convertir à l’Amour ; nous vient une invitation à vivre en refusant la haine et l’égoïsme, et à suivre docilement les traces de l’Agneau immolé pour notre salut, à imiter le Rédempteur « doux et humble de cœur », qui est «repos pour nos âmes » (cf. Mt 11, 29).

Frères et sœurs chrétiens de toutes les parties du monde, hommes et femmes à l’esprit sincèrement ouvert à la vérité ! Que personne ne ferme son cœur à la toute-puissance de cet amour qui rachète ! Jésus Christ est mort et ressuscité pour tous : il est notre espérance ! Espérance véritable pour tout être humain. Aujourd’hui, comme il fit avec ses disciples en Galilée avant de retourner au Père, Jésus ressuscité nous envoie aussi partout comme témoins de son espérance et il nous rassure : Je suis avec vous toujours, tous les jours, jusqu’à la fin du monde (cf. Mt 28, 20). Fixant le regard de notre esprit sur les plaies glorieuses de son corps transfiguré, nous pouvons comprendre le sens et la valeur de la souffrance, nous pouvons soulager les nombreuses blessures qui, de nos jours, continuent encore à ensanglanter l’humanité. Dans ses plaies glorieuses nous reconnaissons les signes indélébiles de la miséricorde infinie du Dieu dont parle le prophète : il est celui qui guérit les blessures des cœurs brisés, qui défend les faibles et qui annonce la liberté aux captifs, qui console tous les affligés et leur dispense une huile de joie au lieu du vêtement de deuil, un chant de louange au lieu d’un cœur triste (cf. Is 61, 1.2.3). Si avec une humble familiarité nous nous approchons de Lui, nous rencontrons dans son regard la réponse à la soif la plus profonde de notre cœur : connaître Dieu et créer avec Lui une relation vitale, dans une authentique communion d’amour qui remplit de son amour même notre existence et nos relations interpersonnelles et sociales. Par conséquent l’humanité a besoin du Christ : en Lui, notre espérance, « nous avons été sauvés » (cf. Rom. 8,24).

Que de fois les relations de personne à personne, de groupe à groupe, de peuple à peuple, au lieu d’être marquées par l’amour le sont par l’égoïsme, par l’injustice, par la haine, par la violence ! Ce sont les plaies de l’humanité, ouvertes et douloureuses en tout coin de la planète, même si elles sont souvent ignorées et parfois volontairement cachées ; plaies qui écorchent les âmes et les corps de tant de nos frères et de nos sœurs. Elles attendent d’être soulagées et guéries par les plaies glorieuses du Seigneur ressuscité (cf. 1 P 2, 24-25) et par la solidarité de tous les hommes qui, sur ses pas et en son nom, posent des gestes d’amour, s’engagent concrètement pour la justice et répandent autour d’eux des signes lumineux d’espérance dans les lieux ensanglantés par les conflits et partout où la dignité de la personne humaine continue à être outragée et foulée aux pieds. Il est à souhaiter que là précisément se multiplient les témoignages de douceur et de pardon !

Chers frères et sœurs ! Laissons-nous illuminer par la lumière éclatante de ce Jour solennel ; ouvrons-nous avec une sincère confiance au Christ ressuscité, pour que la force de renouveau du Mystère pascal se manifeste en chacun de nous, dans nos familles, dans nos villes et dans nos Nations. Qu’elle se manifeste en toutes les parties du monde. Comment ne pas penser en ce moment, en particulier, à certaines régions africaines, telles que le Darfour et la Somalie, au Moyen-Orient tourmenté, et spécialement à la Terre Sainte, à l’Irak, au Liban, et enfin au Tibet, régions pour lesquelles j’encourage la recherche de solutions qui sauvegardent le bien et la paix ! Invoquons la plénitude des dons de Pâques, par l’intercession de Marie qui, après avoir partagé les souffrances de la passion et de la crucifixion de son Fils innocent, a aussi fait l’expérience de la joie inexprimable de sa résurrection. Associée à la gloire du Christ, qu’elle nous protège et nous guide sur le chemin de la solidarité fraternelle et de la paix. Tels sont mes vœux de Pâques, que je vous adresse à vous ici présents ainsi qu’aux hommes et aux femmes de toutes les nations et de tous les continents qui nous sont unis par la radio et la télévision. Bonne fête de Pâques !

Publié dans : Chronique de Lully, Textes spirituels | le 23 mars, 2008 |1 Commentaire »

Chapelet des Saintes Plaies de Notre-Seigneur.

La Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi, par un décret du 23 mars 1999, a concédé aux Moniales de l’Ordre de la Visitation, ainsi qu’aux personnes qui désirent prier en union avec elles, la faculté officielle de vénérer la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ avec les invocations suivantes, qui ont été révélées à la Servante de Dieu, Soeur Marie-Marthe Chambon (voir > ici), religieuse converse de la Visitation, décédée en odeur de sainteté le 21 mars 1907, au Monastère de la Visitation de Chambéry.

Ecce Homo par Philippe de Champaigne

Philippe de Champaigne : Ecce Homo

On commence le Chapelet des Saintes Plaies de Notre-Seigneur avec les prières suivantes :

1) O Jésus, divin Rédempteur, soyez miséricordieux pour nous et pour le monde entier, Ainsi soit-il.

2) Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Immortel, ayez pitié de nous et du monde entier. Ainsi soit-il.

3) O Père Eternel, soyez-nous miséricordieux par le Sang de Jésus-Christ, votre Fils unique ; soyez-nous miséricordieux, nous vous en conjurons. Ainsi soit-il.

Cette introduction faite, on récite les invocations suivantes en se servant des cinq dizaines d’un chapelet :

1) sur les petits grains (10 fois) :

V.: Mon Jésus, pardon et miséricorde.
R.:Par les mérites de vos Saintes Plaies.

2) sur les gros grains (1 fois) :

V.: Père Eternel, je Vous offre les Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
R.:Pour guérir celles de nos âmes.

En terminant ce chapelet on ajoute trois fois l’invocation:

Père Eternel, je Vous offre les Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ, pour guérir celles de nos âmes!

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Publié dans : Prier avec nous | le 21 mars, 2008 |5 Commentaires »
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