Archive pour la catégorie 'Vexilla Regis'

2020-13. « Le roi très chrétien, le fils aîné de l’Église, avait comme objectif d’assurer le bien commun de ses peuples et le salut des âmes. Voilà en quelques mots, résumé, le programme des Rois.»

Dimanche 19 janvier 2020,
2ème dimanche après l’Epiphanie ;
19ème anniversaire du rappel à Dieu de Gustave Thibon (cf. > ici).

A l’occasion de la Sainte Messe commémorative de la mort de SMTC le Roi Louis XVI, célébrée comme de coutume le dimanche le plus proche du 21 janvier à la Chapelle Expiatoire, et du déjeuner qui a suivi, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a lu le message suivant.

Louis de Bourbon 19 janvier 2020

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX,
à la Chapelle Expiatoire, ce dimanche 19 janvier 2020

Chers Amis,

Avant de commencer mon message, permettez-moi de dire quelques mots à la mémoire de M. le duc de Bauffremont qui vient de nous quitter. Durant plus de soixante ans il s’est consacré, corps et âme, à la cause de la royauté légitime. Il a été au côté de mon grand-père, puis de mon père et depuis 1989 auprès de moi, j’ai pu constater combien sa fidélité était à toute épreuve. Il savait braver les tempêtes et assurer la continuité de l’action. La cause de la monarchie lui doit beaucoup à travers tout le travail qu’il a accompli. Je redis à ses enfants et à toute sa famille, combien ma peine a été profonde en apprenant l’élévation au ciel, de celui qui ne pouvait concevoir le service du roi sans celui vis-à-vis de Dieu. Qu’il repose en paix et demeure dans vos prières à vous qui savez aussi être fidèles.

Une nouvelle fois, merci de votre fidélité. Elle trouve sa source dans le souvenir du Roi Martyr et se développe dans l’espérance que vous mettez en l’avenir de notre Pays.

La France, comme en 1793, parait de nos jours bien malade. Depuis des années une crise la ronge en la faisant douter d’elle-même puisque chaque jour on l’appelle au reniement. Il faudrait qu’elle oublie les gloires de son passé, qu’elle oublie la grandeur de son histoire ? Elle se devrait d’être en repentance ? Mais de quelle repentance pourrait-il s’agir ?

Regardons le règne de Louis XVI qui, à lui seul, synthétise tous ceux qui l’ont précédé. Pour la gloire et la grandeur du pays, mises à mal par le Traité de Paris, il a su, mettre un frein à la puissance anglaise, en privant la couronne britannique de ses colonies américaines et en créant le port moderne de Cherbourg ; en matière de « justice sociale » expression qu’il fut le premier à utiliser, Louis XVI prôna la réforme fiscale ; pour tenir compte des évolutions de son temps il reconnut des droits aux Protestants et aux Juifs ; dans le domaine scientifique, il encouragea les recherches les plus novatrices de l’aérostation à la machine à vapeur et à l’expédition de La Pérouse ; pour améliorer les conditions de vie des « exclus sociaux » du temps il soutint les œuvres en faveur des sourds-muets et des aveugles. Oui, son règne a été grand notamment par ses innovations. Il le fut car il était animé par la promesse qu’il avait faite lors de son sacre, celle du décalogue. Le roi très chrétien, le fils aîné de l’Église, avait comme objectif d’assurer le bien commun de ses peuples et le salut des âmes. Voilà en quelques mots, résumé, le programme des Rois. Cela ne vaut-il pas mieux que toutes les explications peu crédibles et tentatives peu convaincantes tant elles sont loin des réalités, de nos gouvernants contemporains.

Le testament de Louis XVI, relu après la messe, est empreint de Vérité, Vérité absente du langage politique actuel, ni vrai ni juste. L’ensemble du Testament reflète ainsi cette humilité du Roi qui ne cherche nullement à se justifier devant les hommes, mais s’en remet à Dieu, vrai souverain et vrai juge. Ne pas se tromper de valeur et rester en cohérence avec sa conscience. Ainsi, le premier reproche à adresser à la révolution et à la république naissante, est d’avoir inversé le sens des mots. La Liberté a supprimé les libertés ; la société ancienne reposant sur les solidarités a été peu à peu sacrifiée à tous les égoïsmes et à l’individualisme alors même qu’étaient prônées l’égalité et la fraternité. Deux siècles après Louis XVI, la société n’a jamais été aussi éclatée. Elle est à reconstruire !

Alors, continuons à honorer la mémoire du Roy-Martyr, et sachons pour l’époque dans laquelle nous vivons, en retirer toutes les leçons. Sachons, nous aussi, concilier la tradition et le progrès. Sachons donner du sens à nos actions. Comme Louis XVI pensons à nos compatriotes et sachons par ce que nous portons et représentons leur redonner espoir et leur rappeler les principes qui doivent régir la société humaine. Nous ne devons pas être des nostalgiques d’un ordre ancien qui ne reviendra pas, mais, au contraire, nous devons être les artisans d’un monde nouveau qui attend beaucoup de l’exemple de ce que fut la royauté française et ses réussites. Si l’histoire ne se reproduit pas, en revanche, elle peut apporter des recettes. Les deux principales qu’il faut retenir en ce début d’année sont la place centrale reconnue à l’homme de la naissance à ses fins dernières et le sens du Bien commun. Disons non à toutes les manipulations et travestissements de la vie naturelle. Disons non à la société individualiste et à ses excès depuis qu’elle a perdu le sens des autres tout en proclamant le contraire. Disons non au mensonge.

Cela c’est à chacun de nous qu’il appartient de le faire. Il faut savoir s’engager dans nos vies professionnelles et familiales. La société ne se réformera que si nous savons, les uns et les autres prendre nos responsabilités et, pour les chrétiens, être fidèles aux promesses de notre baptême. N’est-ce pas le symbole du sacrifice de Louis XVI, il faut savoir dire non si nécessaire quand notre conscience nous le demande.

Au-delà de ce message, je souhaite, malgré les nuages amoncelés sur nos têtes, à vous tous, à vos familles, vos proches, une bonne et sainte année 2020 sous la protection de Sainte-Jeanne d’Arc.

Louis,
Duc d’Anjou

 grandes armes de France

2020-10. Samedi 18 janvier 2020 : Messe commémorative de la mort du Roi-Martyr.

annonce Messe de Requiem Louis XVI Montélimar 2020

Le Cercle Légitimiste du Dauphiné « Crillon le Brave » et le Cercle Légitimiste du Vivarais « abbé Claude Allier », vous encouragent à venir nombreux, ou à défaut à vous unir par la prière, à cette cérémonie qui constitue toujours un moment important en lequel s’exprime d’une manière suréminente notre devoir de fidélité filiale, en même temps qu’il est une protestation surnaturelle contre l’abomination révolutionnaire.

Chapelle Notre-Dame de la Rose
36 Avenue Saint-Martin
26200 Montélimar

Fleur de Lys

2020-8. Rappel à Dieu de Monsieur le Duc de Bauffremont.

frise lys deuil

Ce jeudi 9 janvier 2020 au matin, à Versailles, Monsieur le Duc Jacques de Bauffremont Courtenay (note en bas de page), président émérite de l’Institut de la Maison de Bourbon, a été rappelé à Dieu dans sa 98ème année.

Né le 6 février 1922, Monsieur le Duc avait été contacté en 1946 par « Don Jaime », de jure Sa Majesté le Roi Henri VI de France, grand-père de notre Souverain légitime actuel, afin de relancer en France le mouvement légitimiste : c’est donc une figure historique de la Légitimité qui disparaît avec lui.
Président de l’Institut de la Maison de Bourbon de 1976 à 2009, il fut également Président du Mémorial de France à Saint-Denys, où il a procédé au dépôt du coeur de Louis XVII dans la crypte des Bourbons en 2004. Il a également été promoteur de la cause de béatification de Sa Majesté le Roi Louis XVI.

Les funérailles de Monsieur le Duc seront célébrées en l’église Saint-Roch, à Paris, ce vendredi 17 janvier à 10 h.

Miséricordieux Jésus, donnez-lui le repos éternel !

Duc de Bauffremont avec la duchesse de Ségovie et Louis XX

Monsieur le Duc de Bauffremont aux côtés de Sa Majesté le Roi Louis XX
et de feue Madame la Duchesse de Ségovie à l’occasion d’une cérémonie commémorative

A l’annonce de la mort de Monsieur le Duc, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié le message suivant : 

Avec beaucoup d’émotion et une grande tristesse j’ai appris ce matin la mort de mon cousin, Monsieur le duc de Bauffremont.

Appelé à son service par mon grand-père puis mon père, il a toujours assuré notre famille de son plus profond et fidèle dévouement. Nous le garderons dans notre souvenir.

La Princesse et moi-même nous assurons ses enfants de notre communion de prières en leur apportant le soutien de nos sentiments les plus affectueux.

Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou

frise lys deuil

Note : La titulature complète de Monsieur le Duc était la suivante :
Jacques Yblet Napoléon Marie Laurent Alexandre de Bauffremont Courtenay, huitième duc de Bauffremont, dixième prince de Marnay, prince du Saint Empire romain germanique, prince de Listenois, prince de Courtenay, prince de Carency, duc et comte de Pont-de-Vaux, duc de Randan, duc d’Atrisco, marquis d’Arc-en-Barrois, marquis de Meximeux, marquis de Marnay, marquis de Sennecey, marquis de Mirebeau, marquis de Leganes, marquis de Morata de la Vega, comte de l’Empire, comte de Charny, comte de Cruzille, vicomte de Marigny, vicomte de Salins, baron et seigneur de Bauffremont, baron de Sombernon, baron de Scey-sur-Saône, seigneur de Jonvelle, seigneur de Clairvaux, seigneur de Valangin, seigneur de Bulgnéville, seigneur de Ruppes, seigneur de Montfort, pair de France, cousin de l’Empereur, cousin du Roi, deux fois grand d’Espagne de première classe, grand chambellan héréditaire de l’archevêque de Besançon.

2020-2. « Notre résolution : la contre-révolution ! »

Vœux du Prieur de la Confrérie Royale
pour l’an de grâce 2020

Blason de la Confrérie Royale

Vendredi 3 janvier 2020 ;
Fête de Sainte Geneviève, vierge (cf. > ici et > ici) ;
Premier vendredi du mois.

Sainte Geneviève

Bien chers Membres et Amis de la Confrérie Royale,

Il me semble particulièrement opportun de venir à vous en cette fête de Sainte Geneviève, dont la vie, la prière et l’œuvre furent d’une importance capitale pour le passage de la Gaule romaine, livrée aux envahisseurs (dont la plupart étaient hérétiques), à la France catholique.
Au moyen de ces quelques mots, je tiens en premier lieu à vous présenter mes vœux de bonne et surtout sainte année 2020 ; sachant que, du point de vue de notre humble – et néanmoins si importante - Confrérie, il importe, avant toute autre chose, que ce soit par notre vie spirituelle, notre ferveur, notre générosité et notre zèle que cette année soit bonne et sainte ! 

Bien sûr, vous avez entendu dire que, au début de la nouvelle année, il faut prendre des « bonnes résolutions » (lesquelles, avouons-le, ne vont souvent pas beaucoup plus loin que la période des vœux !!!).
Je veux insister sur le fait qu’il n’est pas nécessaire d’en prendre beaucoup, mais qu’en définitive une seule est nécessaire : une seule qui, en étant renouvelée tous les matins au réveil, est capable de fédérer toutes les autres et de leur donner la cohérence et la force dont toutes les autres, dispersées, manquent bien souvent.                      

Une seule résolution : la contre-révolution !
Notre résolution : la contre-révolution !

Je l’ai dit, je le redis et je le redirai encore : la révolution a commencé dans le Ciel aux origines, par la révolte de Lucifer qui a entraîné après lui une multitude d’anges qui ont refusé à Dieu l’obéissance et le service qui Lui étaient dus ; elle s’est poursuivie par la désobéissance de nos premiers parents qui, à l’instigation de l’ange déchu, ont voulu « être comme des dieux » en se faisant eux-mêmes la norme du bien et du mal ; elle se perpétue tout au long de l’histoire de l’humanité par l’accumulation des refus d’obéissance à la Loi divine et des refus de coopération aux desseins divins ; elle s’incarne d’une manière toute particulière dans la révolution française qui substitue aux affirmations de la Sainte Ecriture qui fait de Dieu la source et le fondement de toute autorité terrestre - « Omnis potestas a Deo » (cf. Rom. XIII, 1) - le principe blasphématoire selon lequel « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément », avec sa conséquence logique : « La loi est l’expression de la volonté générale » (articles 3 et 6 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789).

La contre-révolution est d’abord spirituelle, et parce qu’elle est spirituelle elle défend les vérités de la Révélation (il n’y en a qu’une !), les vérités de la Sainte Ecriture et de la Tradition authentique de l’Eglise : voilà pourquoi la contre-révolution est nécessairement dogmatique.
Parce qu’elle est dogmatique, elle est logiquement liturgique puisque la liturgie est l’expression et la célébration de la Foi (« lex orandi, lex credendi »), et elle est tout aussi logiquement morale et donc sociale et politique. Tout se tient, tout est cohérent : à nous de nous montrer rigoureusement obéissants à cette cohérence.              

Je lis très souvent des messages, qui ne manquent certes ni d’enthousiasme ni de ferveur, souhaitant que notre Souverain légitime, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, prenne rapidement les rênes du pouvoir (il en est même qui voudraient qu’il se présente aux élections !!!) ou fasse un « coup d’état », voire aille très prochainement à Reims pour y recevoir le Sacre. 
A lire ou entendre ceux qui professent ainsi leur légitimisme, il semble que, dès que Louis XX sera sacré ou aux postes de commande, tout rentrera dans l’ordre en France, comme par un coup de baguette magique.

Mais Louis XX n’est pas un « deus ex machina » !
Qui peut raisonnablement penser que la restauration royale – à laquelle nous aspirons ardemment et à laquelle nous nous efforçons de travailler selon toutes nos possibilités et forces – puisse devenir une réalité sans une conversion générale des intelligences polluées, sans une conversion générale des mœurs – privées et publiques -, sans une conversion générale des cœurs ?
Qui peut raisonnablement penser que le Royaume de France, occupé par près de deux siècles de régimes impies, puisse être rétabli sans pénitence, sans les efforts longs et patients, sans les sacrifices généreux des sujets fidèles de Sa Majesté œuvrant chacun à leur place à gagner profondément à Dieu et au Roi les cœurs de ceux qu’il côtoie chaque jour ?
Qui peut raisonnablement imaginer que notre Roi pourrait se maintenir et changer les choses, seul, en se plaçant à la tête d’un pays où la majorité des habitants n’en a rien à fiche de Dieu et de Ses commandements, où la majorité des habitants n’adore pas le vrai Dieu comme il convient, où la majorité des habitants ne va pas à la Messe le dimanche (et où le clergé lui-même participe à l’apostasie générale), où la majorité des habitants accepte le divorce, la contraception, l’avortement, les unions illégitimes et contre-nature, le concubinage et toutes les formes du libertinage ?

Il ne faut pas voir les choses à l’envers ! La restauration du Roi Très Chrétien au Royaume des Lys sera la conséquence et non la cause du retour des peuples de France à la foi catholique et à l’amour de Notre-Seigneur Jésus-Christ !
Or ce n’est pas au Roi à « faire le boulot » de la conversion de la France, mais à chacun d’entre nous (en commençant par notre propre amendement et notre propre conversion, laquelle est un travail qu’il faut recommencer et approfondir chaque jour).
C’est tout le sens de la phrase par laquelle Sa Majesté le Roi Henri V a résumé tout ceci : « Pour que la France soit sauvée, il faut que Dieu y rentre en Maître pour que je puisse régner en roi » !

Retenez d’ailleurs que cette année 2020 va marquer, entre autres, le bicentenaire de la naissance de Henri V, dit « comte de Chambord » (29 septembre 1820), le centenaire de la canonisation de Sainte Jeanne d’Arc (16 mai 1920), et le seizième centenaire de la naissance de Sainte Geneviève (420 – date supposée – à un jour inconnu).
Ce sont trois modèles de cohérence légitimiste absolue, trois modèles de parfaite cohérence dans la manière de recevoir les principes chrétiens et de les mettre en œuvre, trois modèles de cette cohérence que je vous souhaite, pleinement et en toute votre vie, à l’occasion de ces vœux !       

Très bonne et très cohérente année légitimiste !

 Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.
Armoiries Frère Maximilien Marie

 Et n’oubliez pas nos rendez-vous :

1) Quotidiens : avec les trois angélus suivis de l’oraison pour le Roi ;
2) Mensuels : le 25 de chaque mois ;
3) Annuels, avec cette année en particulier trois importants pèlerinages : les 16 & 17 mai à Domremy avec l’Ordre de Saint Remy ; du 21 au 23 mai au Puy pour le cinquième pèlerinage annuel de la Confrérie Royale ; et les 26 & 27 septembre à Sainte-Anne d’Auray avec l’UCLF.

La Croix et lys - le Puy 2019

2019-92. « Sans service, c’est-à-dire de don pour un bien supérieur à soi, il n’y a pas de société qui puisse s’épanouir et assurer à tous non seulement la paix et la sécurité mais simplement le progrès et l’épanouissement quotidien.»

Message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou,
de jure Sa Majesté le Roi Louis XX
adressé aux Français
à l’occasion de l’hommage national rendu aux treize soldats morts au Mali

frise lys deuil

L’hommage national rendu à nos treize soldats morts en opération est un moment de communion entre le pays tout entier et son Armée. Les Invalides y trouvent une part de leur vocation telle qu’elle avait été voulue par leur fondateur, mon aïeul Louis XIV. La France est reconnaissante à ceux qui la défendent. Ainsi, au-delà de la compassion qui est notre premier réflexe, compassion vis-à-vis des proches de nos morts, mais aussi de leurs régiments et de leurs frères d’armes qui partagent les mêmes dangers jours après jours, nous devons aussi poser les questions de fond. Il est facile de faire des déclarations au lendemain d’un drame, mais si elles réconfortent sans faire oublier la plaie qui ne se refermera jamais pour leurs parents, leurs enfants, leurs épouses, et leurs frères et sœurs, elles demeurent peu de choses par rapport au sacrifice de la vie.

Ces morts ne sont pas des morts ordinaires.
Ils nous rappellent à nos devoirs et au plus grand de ceux-ci, servir.

Dans un monde qui fait tant de place aux individualismes, le mot même de servir parait désuet si ce n’est oublié. Pourtant sans service, c’est-à-dire de don pour un bien supérieur à soi, il n’y a pas de société qui puisse s’épanouir et assurer à tous non seulement la paix et la sécurité mais simplement le progrès et l’épanouissement quotidien.

Le service passe pour la plupart d’entre nous par l’honnêteté du travail bien fait en vue du bien commun ; pour les soldats, il va jusqu’au sacrifice de la vie.
Le rôle des guerriers est reconnu dans toutes les sociétés de l’antiquité à nos jours, comme un des fondements de l’équilibre social. A ce titre il est exalté par les poètes et les écrivains et bénéficie d’une prise en compte spécifique dans la société. Cette place doit être maintenue car il y va de la survie du pays en tant que tel. Nous avons vu ces derniers jours des réactions malsaines apparaître en posant la question de savoir s’il ne faudrait pas se retirer d’un terrain d’opération – si lointain… -, si les centaines de morts que les OPEX déplorent déjà, ne sont pas suffisants. De telles pensées déshonorent ceux qui les professent et vont à l’encontre du service du bien commun qui réunit, justement, tous les Français à leur Armée. Ils savent qu’elle peut se sacrifier pour eux. A eux de mériter ce sacrifice.
Les Français le prouveront en étant sur le parcours de leurs valeureux héros sur le chemin des Invalides. 

Prince Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou

Armes de France pour le deuil

2019-90. Zelus domus Tuae comedit me !

Le zèle de Ta maison me dévore ! (Ps. LXVIII, 10)

Voici le texte de la lettre mensuelle du 25 novembre 2019 qui a été adressée aux membres de la Confrérie Royale : je suis convaincu que les amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, même s’ils ne sont pas membres de cette Confrérie, dont j’ai l’honneur d’être le Prieur (honneur qui fait peser sur moi une très grave responsabilité), pourrons en tirer un très grand profit eux aussi, et je remercie très chaleureusement le Révérend Père Clément de Sainte-Thérèse pour ce texte magnifique et profond.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Le Guerchin Jésus chassant les vendeurs du Temple

Jésus chassant les marchands du temple, Le Guerchin (XVIIème s.) 

            Chers Membres de la Confrérie royale,

            Le mois des dédicaces qui s’achève doit graver ces mots du Psalmiste sur le frontispice des temples vivants que nous sommes : Zelus domus tuæ comedit me !, « Le zèle de ta maison me dévore ! » (Ps. LXVIII, 10). Nous avons en effet célébré la dédicace – c’est-à-dire l’anniversaire de la consécration – de nos églises paroissiales le 6 novembre dernier, puis trois jours plus tard celle de l’archibasilique du Très-Saint-Sauveur (Saint-Jean-de-Latran), « omnium urbis et orbis ecclesiarum mater et caput : mère et maîtresse de toutes les églises de la Ville [Rome] et du monde » puisqu’il s’agit de la cathédrale du Pape ; enfin celle des basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul à Rome le 18 novembre – celle du Vatican dans le même temps odieusement profanée d’ailleurs par le culte idolâtrique de la Pachamama.

     Au siècle où les églises de culte catholique se réduisent en poussière (20 églises incendiées en France rien qu’en 2018, sans compter la symbolique cathédrale Notre-Dame de Paris le Lundi-Saint dernier), ces cérémonies d’anniversaire prennent une dimension prophétique voire eschatologique. L’évêque de Fréjus-Toulon n’a pas craint de le dire le mois dernier à Rome : « Le dramatique incendie qui a ravagé et consumé il y a quelques mois la toiture de la cathédrale de Paris constitue un signe prémonitoire pour notre temps. Une Église en feu. Un avertissement » [1]. L’église et l’Église, en effet, c’est tout un : « Symbolisée par nos édifices matériels, l’Église est la véritable maison de la prière, le temple où réside la gloire [de Dieu], le siège de l’inaltérable vérité, le sanctuaire de l’éternelle charité », chante la Préface gallicane* de la Messe de la Dédicace.

            Le zèle de la maison de Dieu n’est pas que la défense de sa sainte Église, ni des édifices sacrés faits de pierre et de ciment. Il s’agit par extension de tout lieu où Dieu se plaît à habiter, donc d’une manière particulière de chaque personne humaine consacrée « temple du Saint-Esprit » (I Cor. VI, 19) par le saint baptême, lequel rassemble des « pierres vivantes qui servent à construire le temple spirituel », selon l’image qu’en donne saint Pierre (I Pi II, 5). D’où le noble combat pour le caractère sacré de toute vie humaine ; combat que seule l’Église catholique mène encore courageusement aujourd’hui.

          Mais c’est aussi une terre, un peuple, une nation : une terre sanctifiée par d’innombrables apparitions mariales et ayant enfanté tant de saints ; un peuple rendu grand par la confession d’une même foi dans le Christ ; une nation christianisée dans les eaux du baptême en même temps que son premier roi. Le « royaume de prédilection » de Dieu sur terre, c’est notre douce France : « La France est le Royaume de Dieu, les ennemis de la France sont les ennemis du Christ », écrivait le pape Grégoire IX au roi saint Louis (1239).

     N’avons-nous pas à nous montrer les ardents défenseurs de notre cher pays ? À nous faire ses gardes du corps autant que de son âme ? Le bon Jésus s’excita de colère devant la profanation de la maison de son Père : resterons-nous inactifs face à la profanation biséculaire de notre royaume ? Dieu préfère les Croisés, aux « bras-croisés » ! Alors chassons les « marchands du temple » qui bradent notre pays et occupent illégitimement son parvis ! Notre-Seigneur n’a pas hésité à se montrer violent et implacable pour la défense de ce qui est sacré. La lignée de nos rois, sacralisée à la fois par l’onction sainte et par le « miracle capétien », n’aurait-elle pas droit à un même zèle de notre part, nous poussant à défendre ainsi la maison de nos pères et l’ordre sacré voulu par Dieu en France ?

       Sans doute y a-t-il beaucoup de disciples de Notre-Seigneur, mais il y a peu d’apôtres. Le disciple suit, l’apôtre poursuit : il fait croître dans le temps et l’espace le Royaume de Dieu inauguré par le Christ-Roi. Le disciple agit par amour, l’apôtre par zèle. Qu’est-ce que le zèle ? C’est un amour passionné qui donne tout et se donne tout entier ; le contraire radical de la tiédeur. C’est un engagement complet dans ce que l’on fait, en adéquation parfaite avec ce que l’on croit. Comme il n’y a pas de demi-dieu, il n’y a pas de saint à demi.

     L’on sait par expérience que le mal n’engage pas trop d’effort, tandis que le bien nécessite une tension toujours en éveil, une vigilance de tous les instants. C’est pourquoi l’apôtre le plus zélé insiste lui-même : « Il est bon d’être toujours zélés pour le bien… et pas seulement lorsque je suis présent parmi vous » (Gal. IV, 18), précise-t-il ! Et encore : «  Ayez du zèle et non de la paresse. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur » (Rm XII, 11). Notre héroïne et sainte nationale − dont nous fêterons dans six mois le centenaire de sa canonisation − n’a-t-elle pas admirablement appliqué à la lettre ce triple commandement de S. Paul ?

       C’est d’ailleurs sainte Catherine d’Alexandrie que nous fêtons aujourd’hui qui, avec sainte Marguerite d’Antioche, a été, comme le révèlera saint Michel à sainte Jeanne d’Arc, « choisie par Dieu pour [la] conduire et [la] conseiller en tout ce qu[’elle] a à faire ». Les deux saintes l’assisteront depuis l’âge de 13 ans jusqu’à son procès, l’incitant à passer d’une « bonne chrétienne » à l’« Héroïne de la Patrie » que nous admirons tous, en contribuant de manière décisive à ses victoires militaires. N’étaient-elles pas toutes deux bien placées pour l’encourager à l’héroïsme, elles qui brillaient de l’éclat de la virginité autant que du zèle intrépide du martyre ?

     « Zèle » rime avec « sel », qui en exprime la même réalité : du piquant, de la saveur, sans colorant mais avec conservateur ! « Vous êtes le sel de la terre » (Mt V, 13) : ne faisons pas mentir le Christ. Si le Chrétien s’affadit, qui rendra sa saveur au monde ? Et si le Français s’accommode de la situation de son pays, pourra-t-il lui rendre sa ferveur ? Les apôtres en firent eux-mêmes l’amère expérience en demeurant impuissants à chasser le démon d’un enfant possédé : « C’est à cause de votre incrédulité », leur répondit Jésus (Mt XVII, 20). Pensez-vous que la France puisse être libérée de ses démons autrement que par l’intensité de notre vie spirituelle ? « Cette sorte de démon ne s’expulse que par la prière et par le jeûne » (v. 21).

     Avons-nous une vie spirituelle affadie, mes amis ? Est-ce la foi seule qui nous sauvera, comme aiment à le croire les Protestants ? « De même que le corps sans âme est cadavre, répondait déjà l’apôtre S. Jacques, la foi sans les œuvres est morte » (Jc II, 26). Mais il suffisait à Luther de proclamer le texte sacré non-inspiré pour croire le contraire… Comme c’est pratique, la religion à la carte ! Non : il ne suffit pas de croire que Dieu existe pour être sauvé. Il faut vivre en conformité avec sa foi, ce que les Papes ont appelé « la radicalité de l’Évangile » − se ferait-on traiter de fondamentaliste ! Imagine-t-on un sportif non-pratiquant ?

     Transposons dans la sphère temporelle : suffit-il d’adhérer au légitimisme pour être un digne sujet de son roi ? La règle est la même : agir en conformité avec nos convictions politiques. Le royaliste n’est pas un idéaliste ; c’est un réaliste qui a des idéaux. Ici saint Paul nous prévient : gare au « zèle sans intelligence » (Rm X, 2). C’est pourquoi il est fondamental de se former : le bien-agir suit le bien-penser. Qu’il nous soit permis ici de remercier tous les Cercles légitimistes de France qui s’évertuent à expliquer, à méditer et à diffuser la doctrine sociale de l’Église selon le génie français qu’a si merveilleusement incarnée sainte Jeanne d’Arc.

     Il nous faut être les apôtres de ce nouveau millénaire. C’est un combat de toute une vie, mais qu’on se rassure, la victoire est au bout de nos efforts : « Les apôtres ne combattent qu’en souffrant et ne triomphent qu’en mourant » disait saint François de Sales. Notre-Seigneur était consumé par sa mission, son message et son heure ultime. Il n’était pas partagé ; Il était consacré et entièrement donné. Il ne craignait pas ce que les gens pouvaient Lui faire, et encore moins dire de Lui. Jusqu’à la mort, Il ne s’est pas détourné de son appel, son seul but étant d’accomplir la volonté de son Père.

            Nous nous apprêtons à célébrer la belle fête de l’Immaculée Conception. Ce jour-là, en 1947, Notre-Dame de la Prière à L’Île-Bouchard demanda aux quatre jeunes voyantes de « beaucoup prier pour la France, en grand danger, et de faire des sacrifices »

              « Prier » et « faire » : voilà ici les deux mots d’ordre sans lesquels une restauration n’est pas possible, balayant ces deux fameuses hérésies qui sont chacune l’exclusion de l’autre : le providentialisme, d’une part, qui s’appuie sur le seul secours de Dieu sans y coopérer ; et l’activisme, d’autre part, qui ne s’appuie que sur ses propres forces, sans recourir à Dieu.

            Combien de royalistes nostalgiques et sûrement aussi neurasthéniques démissionnent (au sens propre de : refuser sa mission, car nous en avons tous une) en attendant passivement que Dieu nous envoie miraculeusement le « grand monarque » désiré ? Mais le Christ n’aura pour autre attitude que celle qu’Il montra au roi Hérode Antipas qui le priait d’exécuter un miracle par curiosité profane… At ipse nihil illi respondebat : « Mais Jésus ne lui répondit rien » (Lc XXIII, 9). Où il n’y a pas d’oreilles pour entendre, Jésus n’a pas de bouche pour parler. Et Dieu nous a laissé à travers les Lois fondamentales du royaume ses desiderata, notamment quant à la règle de succession. Qu’attendent donc les Providentialistes ? Un messie politique ? Le prince charmant descendant du ciel sur un cheval blanc ? Allons, le royaume de France n’est pas un conte de fées !

     Au nom « Royaliste » correspond la définition suivante : « Partisan du roi ». Partisan, donc celui qui prend parti, non celui qui s’accommode d’un syncrétisme (saint-crétinisme) politique. L’apôtre zélé envers Dieu et son Roi leur donne toute sa vie et tout son cœur en sacrifice vivant, et ne retient rien pour lui-même ni ses projets personnels.

            Voudrait-on se convaincre de la nécessité des temps ? La liturgie, comme toujours, arrive à point nommé pour galvaniser les troupes. Nous proclamions hier aux hommes de ce temps l’annonce prophétique de la fin des temps par l’évangile de ce XXIVe et dernier dimanche après la Pentecôte. Si vous ne vous sentiez pas concernés, le premier dimanche de l’Avent fêté dimanche prochain vous le répètera à nouveau ! La pédagogie est affaire de répétition…

     Lorsque l’on observe l’histoire de l’Église, et notamment des persécutions, lorsque l’on s’intéresse aux mystiques récents − Marthe Robin, par exemple −, lorsque l’on médite sur les mises en garde de Notre-Dame lors de ses dernières apparitions, et notamment à Fatima et à Akita au Japon, l’on se dit que nous ne faisons que commencer une période de tribulations.

     Il faut bien l’admettre : nous n’avons pas choisi notre époque. Le Bon Dieu, dans sa Sagesse et sa prescience providentielles, a jugé qu’il était bon que nous soyons placés là, hic et nunc, pour témoigner de notre fidélité et accomplir notre rôle. À choisir, vous opteriez sans doute davantage pour une période de paix et de prospérité, plutôt que pour cet affreux début de XXIe siècle. Les apôtres ne préférèrent-ils pas la lumineuse Transfiguration et le glorieux Dimanche des Rameaux au lamentable Vendredi-Saint ? Et pourtant, y eut-il meilleure occasion de manifester sa fidélité et son amour envers Dieu que ce jour-là ?

     Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, ayant pourtant quitté cette terre il y a trois siècles, avait compris que nous étions entrés dans les derniers temps. Dans sa « Prière embrasée », il observe avec désolation : « Votre divine Loi est transgressée, votre Évangile est abandonné, les torrents d’iniquité inondent toute la terre (…). Votre sanctuaire est profané et l’abomination est jusque dans le lieu saint ». Que dirait-il aujourd’hui ? Oui, nous sommes entrés dans un combat eschatologique, dans une lutte surnaturelle sans merci : ne pas le voir, c’est vivre dans le monde des Bisounours ! Et c’est donc passer à côté de notre mission, ce qui est une démission. Au début de la Révolution, certains de nos ancêtres n’avaient pas compris l’enjeu et s’enthousiasmaient de ces réformes…

     Plus Satan semble triompher dans sa rage et sa haine contre Dieu, entraînant de nombreuses âmes avec lui, et plus la victoire divine sera éclatante. Cette « victoire qui viendra par Marie » (Jean-Paul II), nous l’obtiendrons également par l’intermédiaire de saint Michel, en l’honneur duquel notre Prieur nous demande de réciter souvent la prière composée par Léon XIII [2]. Prince de la Milice céleste, l’armée des anges restés fidèles, il est le vainqueur de Lucifer, le chevalier zélé du Deus Sabaoth, le « Dieu des Armées » ; victorieux aussi de toutes les hérésies, de tout ce qui, comme la franc-maçonnerie, entretient une haine mortelle contre l’Église et la royauté de droit divin.

     « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, nous prévient saint Paul, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes » (Éph. VI, 12). À combat spirituel, matériel proportionné : utilisons pour cela « les armes de dévotion massive » que sont les Sacrements, le jeûne et la prière, surtout la récitation du saint Rosaire.

     Dans un monde de ténèbres, il n’est pas difficile de briller… Je ne parle pas des Stars éphémères qui n’éblouissent que des aveugles, je veux parler des héros que nous sommes tous appelés à devenir. Le héros de ce monde n’est pas le jeune bodybuildé aux super-pouvoirs ; les véritables héros, ce sont les saints qui, dans leur faiblesse, font éclater la puissance de Dieu. Le monde et encore moins l’Église n’ont pas besoin de réformateurs mais de transformateurs que sont les saints [3] !

     Puisque, selon le dicton populaire, « À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine », en ce 25e jour du mois où nous redoublons de prières et d’offrandes à l’intention de S.M. Louis XX, enracinons-nous résolument sur le bois de la Croix, le seul qui nous fera porter de grands et beaux fruits. Que le feu sacré de la foi et de l’honneur nous dévore d’un ardent et pur amour comme on l’y trouve dans les cœurs unis de Jésus et de Marie, pour le zèle de l’œuvre de restauration que Dieu attend de nous. Alors, Notre-Seigneur pourra dire de la France comme de la fille de Jaïre : « Elle n’est pas morte, elle dort » (Mt IX, 24) !

R.P. Clément de Sainte-Thérèse 


[1] Sermon de la Messe de clôture du pèlerinage Summorum Pontificum à Rome le 26 octobre 2019 : http://www.paixliturgique.com/aff_lettre.asp?LET_N_ID=2883.

* Au sens liturgique.

[3] Bernanos disait : « On ne réforme l’Église qu’en souffrant pour elle, on ne réforme l’Église visible qu’en souffrant pour l’Église invisible. On ne réforme les vices de l’Église qu’en prodiguant l’exemple de ses vertus les plus héroïques ».

2019-89. Récollection à Paris, dimanche 24 novembre 2019.

Dimanche 24 novembre 2019

Récollection du dernier dimanche de l’année liturgique
avec la Confrérie Royale :

« Souviens-toi de tes fins dernières,
et tu ne pécheras jamais » 
(Eccli. VII, 40)

Tympan du Jugement dernier - Notre-Dame de Paris

Cathédrale Notre-Dame de Paris : tympan du jugement dernier.

La Confrérie Royale invite ses membres et sympathisants de Paris et d’Ile de France à une journée de récollection en accord avec les thèmes que la divine liturgie propose à notre approfondissement et à notre méditation pendant les derniers jours de l’année liturgique : les fins dernières.
Cette récollection aura lieu le dimanche 24 novembre 2019, dans les locaux de la paroisse Saint-Roch, à Paris [296, rue Saint-Honoré, 1er arrondissement. Métro : Pyramides (ligne 7) ou Tuileries (ligne 1) - Bus : 21, 27, 68 ou 95].

Attention : Inscription nécessaire ! (nombre de places limité)

Programme :

- 9 h 30 : Messe solennelle du 24ème et dernier dimanche après la Pentecôte (église Saint-Roch).
- 10 h 45, 14 h et 15 h 30 : conférences (avec des temps de pause !) assurées par Monsieur le Chanoine Frédéric Goupil et Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.
- 12 h : Angélus et repas tiré du sac.
- 17 h 45 : Vêpres grégoriennes.

Renseignements et inscriptions : confrerie.royale@yahoo.fr

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2019-88. Dix-sept préceptes infaillibles pour établir le Règne du Christ dans nos cœurs, dans nos familles, dans la société et dans le monde entier…

Mercredi 30 octobre 2019,
Fête de Sainte Hélène d’Anjou, issue du sang de France, reine de Serbie puis moniale.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je suppose que, comme tous les bons catholiques – du moins lorsqu’ils sont authentiquement catholiques – vous aspirez à voir s’établir sur cette terre le triomphe de l’Amour de Dieu et Sa paix. Ainsi que le chante l’admirable préface de la fête du Christ-Roi : un règne de vérité et de vie, un règne de sainteté et de grâce, un règne de justice, d’amour et de paix – « Regnum veritatis et vitae, regnum sanctitatis et gratiae, regnum justitiae, amoris et pacis » !

Eh bien, figurez-vous qu’il suffirait qu’une majorité d’hommes sur la terre le veuillent vraiment, et que, le voulant avec une détermination ferme et suivie d’effets concrets, ils mettent alors en application les dix-sept préceptes suivants de manière rigoureuse dans leurs vies, pour que les choses changent et que nous commencions à voir l’instauration de ce règne de paix et d’amour.
Oui, vous m’avez bien lu : il ne faut pas pour cela une multitude de lois, d’édits, de décrets, de règles, d’ordonnances, d’ukases, ni des multitudes de sessions parlementaires et des volumes de « codes civils »; il suffit de bien mettre en œuvre dix-sept préceptes. Juste dix-sept.
Dix-sept préceptes simplement et rigoureusement appliqués, avec une vraie rectitude de cœur et une attention exacte à rester en pleine cohérence avec ce qu’ils enseignent.

Avez-vous deviné ce que sont ces dix-sept préceptes ?
Allez ! pour la bonne et simple raison qu’ils sont souvent « oubliés » non seulement dans la vie publique et sociale, dans la vie courante de tout un chacun, mais aussi dans une certaine catéchèse et dans une certaine prédication, je vais vous les recopier ci-dessous dans une formulation assez traditionnelle qui a été très habilement mise au point pour faciliter leur mémorisation.
Si vous ne les connaissez pas par cœur, apprenez-les et répétez-les au moins une fois par jour : vous verrez, c’est très facile.

Christ Roi entouré de saints

Le Christ-Roi entouré de saints :
« Regnum veritatis et vitae, regnum sanctitatis et gratiae, regnum justitiae, amoris et pacis » !

Les 10 commandements de Dieu :
(Note : nous savons qu’il existe quelques variantes – minimes – de formulation ; nous avons choisi cette version extraite du « Missel vespéral quotidien » du Rd. Père Morin, de l’Oratoire de France – 1948)

1. Un seul Dieu tu adoreras
Et aimeras parfaitement.

2. Le Nom de Dieu ne jureras,
Ni sans raison ni faussement.

3. Les dimanches sanctifieras,
En servant Dieu dévotement.

4. Tes père et mère honoreras
Les assistant fidèlement.

5. Homicide point ne seras,
Sans droit ni volontairement.

6. L’impureté ne commettras,
De corps ni de consentement.

7. Le bien d’autrui tu ne prendras,
Ni retiendras injustement.

8. Faux témoignage ne diras,
Ni mentiras aucunement.

9. Désirs mauvais repousseras,
pour garder ton coeur chastement.

10. Bien d’autrui ne convoiteras
Pour l’avoir malhonnêtement.

A cette première liste de dix préceptes, dans sa sagesse multiséculaire, la Sainte Eglise notre Mère en a ajouté sept, qui précisent et explicitent ces dix premiers.
Je dis bien sept que je vous copie ici dans la version que l’on trouvait habituellement dans les catéchismes diocésains au Royaume de France avant la grande révolution. Au XXe siècle, la plupart des catéchismes n’en mentionneront plus que six : le précepte de la dîme sera escamoté… et pourtant l’obligation pour les fidèles de contribuer à l’entretien de leurs lieux de culte, aux œuvres de bienfaisance assurées par le clergé, et à la vie matérielle du clergé se trouve dans les épîtres de Saint Paul !
Quant à l’obligation du jeûne pendant tout le grand Carême, aux Vigiles et aux Quatre-Temps, l’actuelle discipline ecclésiastique l’a tellement édulcorée qu’il n’en reste quasi plus rien ; tandis que l’abstinence des vendredis a été réduite à peau de chagrin et celle des samedis semble avoir totalement disparu : ce fut pourtant la loi multiséculaire héritée des Apôtres et des saints !

Les 7 commandements de l’Eglise :

1. Les fêtes tu sanctifieras,
En servant Dieu dévotement.

2 . Les dimanches messe ouïras.
Et les fêtes pareillement.

3. Tous tes péchés confesseras,
À tout le moins une fois l’an.

4. Ton Créateur tu recevras,
au moins à Pâques humblement.

5. Quatre temps, vigiles jeûneras,
Et le carême entièrement.

6. Vendredi chair ne mangeras,
Ni le samedi mêmement.

7. Les droits de dîme tu paieras,
À l’Église fidèlement.

Tout ceci est bien moins compliqué et touffu que la multitude des lois de la république auxquels chacun se soumet pourtant de gré ou de force, et Dieu sait si la république sait s’y prendre pour contraindre et exercer des pressions (notamment sous forme d’amendes et de pénalités pécunaires).

Ici, vous n’avez que dix-sept règles simples qui ne peuvent que contribuer à votre bonheur, dès ici-bas et plus encore pour l’éternité, en propageant le règne de Notre-Seigneur Jésus-Christ et en aidant puissamment à votre sanctification.
N’hésitez donc pas : apprenez-les, faites-les apprendre (et surtout pratiquer) dans votre entourage, et vous verrez que votre vie, vos familles, votre milieu professionnel, la société civile et la Sainte Eglise tout entière ne s’en porteront que mieux !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Moïse - Nice église de la Sainte Trinité

2019-86. Communiqué de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon à la suite du transfert des restes du Général Francisco Franco.

Samedi 26 octobre 2019,
Quatrième samedi d’octobre : fête de Notre-Dame des Victoires (cf. > ici et > ici) ;
Commémoraison de Saint Evariste, pape et martyr ;
Vigile des Saints Apôtres Simon et Jude.

Il n’est point nécessaire de rédiger de longs commentaires sur l’événement qui s’est déroulé ce jeudi 24 octobre au Royaume d’Espagne où l’acharnement impie de la dictature socialiste et maçonnique est parvenu à faire exhumer de la basilique conventuelle du « Valle des los Caïdos » les restes du Général Francisco Franco.
Ce dernier est habituellement présenté en France (et dans le monde) comme un personnage abominable, comme un tyran, comme un complice d’Hitler… etc. – ce qui est évidemment une pure calomnie fondée sur la falsification des faits historiques -, au point qu’il y a même de prétendus légitimistes qui veulent passer sous silence les liens familiaux qui unissent Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure SMTC le Roi Louis XX, au généralissime, ainsi que son engagement courageux pour défendre sa sépulture.

Notre Souverain légitime, qui est par sa mère l’arrière-petit-fils du Général Francisco Franco, se montre une fois de plus courageusement à rebours du prêt-à-penser imposé par les médias aux ordres de la révolution et de la maçonnerie.
Nous renvoyons à l’excellente analyse publiée sur le site « Vive le Roy » > ici, ainsi qu’à l’entretien exclusif accordé par notre valeureux Prince ce vendredi 25 octobre au site « Boulevard Voltaire » (quel horrible nom !) > ici.

Pour nous, nous reproduisons ci-dessous, à fin de le porter à votre connaissance, le communiqué officiel de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, qui a été publié hier, vendredi 25 octobre, en fin de journée.

Prince Louis de Bourbon portant le cercueil du Général Franco

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX,
portant le cercueil de son bisaïeul, le Général Francisco Franco,
lors du transfert de sa dépouille, le jeudi 24 octobre 2019.

Communiqué de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon
au lendemain du transfert des restes du Général Francisco Franco :

« J’ai ressenti hier une intense émotion en portant le cercueil de mon grand-père. L’acte est inqualifiable.

La Providence m’a placé à la convergence d’une double ascendance : ma lignée paternelle, qui me lie profondément à la France, le pays de mes ancêtres, où j’ai des devoirs dynastiques, celui de défendre l’héritage de la royauté légitime, et me tenir à la disposition de la France. Les devoirs de l’Aîné des Bourbons ne peuvent être abdiqués.

En même temps, je me dois d’assumer les devoirs de ma lignée maternelle. Ce devoir n’est pas de même nature que celui qui me lie à la France. Mais je me dois d’être fidèle à la mémoire si injustement attaquée de mon arrière-grand-père. Il fut un grand Soldat et un grand homme d’État, animé avant tout par sa Foi chrétienne profonde et son amour de l’Espagne. Il est à l’origine de l’Espagne pacifiée, prospère et reconnue parmi les grandes puissances mondiales. Défendre sa mémoire, c’est une part intégrante de l’idée que je me fais de l’Honneur et de la Fidélité.

La monarchie a été ré-instituée par le Général Franco. C’est cela que l’Histoire retiendra. »

Louis de Bourbon, duc d’Anjou,
vendredi 25 octobre 2019.

Trois lys blancs

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