Archive pour la catégorie 'Vexilla Regis'

2026-43. La Très Révérende Mère Marie-Joseph de la Miséricorde, née Louise-Adélaïde de Bourbon-Condé, dernière Princesse-abbesse de Remiremont, fondatrice du monastère Saint-Louis du Temple (4ème et dernière partie).

- 10 mars 1824 -

Rappel à Dieu de Mère Marie-Joseph de la Miséricorde,

née Louise-Adélaïde de Bourbon-Condé

Lire ou relire les trois premières parties de cette biographie iciici, et > ici.

Mère Marie-Joseph de la Miséricorde bénédictine du Saint-Sacrement - blogue

Mère Marie-Joseph de la Miséricorde en habit de Bénédictine du Saint-Sacrement

Quatrième partie :

La vie religieuse, de Varsovie à Paris.

   Après tant de contradictions et d’errances, tant d’espoirs brisés dans la réalisation de sa vocation religieuse, à Varsovie, où elle arrive le 18 juin 1801 (ainsi que nous l’avons raconté > ici), la Princesse Louise-Adélaïde semble apercevoir enfin l’aube au terme d’une longue nuit, le port après une traversée mouvementée, l’oasis après la marche altérante dans le désert.

   Au début, tout se passe sous les meilleurs auspices : après avoir consenti à un séjour provisoire de la Princesse comme pensionnaire chez les Bénédictines du Saint-Sacrement de Varsovie, le roi Frédéric-Guillaume III de Prusse, lui accorde, le 28 août 1801, l’autorisation – ainsi qu’à ses compagnes – d’y demeurer de manière stable. Cette permission royale, sans laquelle ce n’eût pas été possible, entraîne l’acceptation, par le Chapitre des Bénédictines, de l’entrée de la Princesse au noviciat : la cérémonie de prise d’habit a lieu le dimanche 20 septembre ; c’est le Roi Louis XVIII lui-même (le Tsar Alexandre 1er l’a « prié » de quitter Mittau, et il se trouve justement à Varsovie en cette période) qui impose le voile blanc à sa cousine lors d’une cérémonie splendide. C’est la quatrième fois qu’elle commence un noviciat !
Mais cette fois les circonstances lui permettent de l’accomplir jusqu’au bout et dans des conditions normales : le 21 septembre 1802, un an et un jour après sa vêture, elle est admise à prononcer ses vœux solennels sous le nom de Sœur Marie-Joseph de la Miséricorde, que nous utiliserons désormais.

   Les soubressauts de l’histoire lui laissent moins de deux années de répit.
En France, le Buonaparte, paré du titre de premier consul, continue son ascension luciférienne qu’il étaye en frappant de terreur toutes les oppositions possibles : en janvier 1804, les généraux Moreau et Pichegru, Georges Cadoudal et ses compagnons, ainsi que les frères Polignac, sont arrêtés ; le 10 mars, l’ogre corse donne l’ordre de se saisir du duc d’Enghien qui sera exécuté de la manière que l’on sait (cf. > ici) ; le 18 mai, le Sénat proclame Buonaparte empereur des Français sous le nom de Napoléon Ier ; le 25 juin, Cadoudal est guillotiné (cf. > ici) ; le 7 septembre, Napoléon assiste à un Te Deum dans la cathédrale d’Aix-la-Chapelle où lui sont présentées les reliques de Saint Charlemagne ; on sait qu’il se couronnera lui-même empereur à Notre-Dame de Paris le 2 décembre suivant, en présence du pape Pie VII ; le 17 mars 1805, il se fait couronner roi d’Italie.

   Tous les observateurs comprennent très bien ce qui va se passer ensuite : les guerres expansionnistes révolutionnaires vont reprendre au profit de l’ambitieux sans limite qui veut se soumettre toute l’Europe !

Napoléon à Aix-la-Chapelle

Henri-Paul Motte (1846- 1922) :
Napoléon devant le trône de Charlemagne à Aix-la-Chapelle (1898)

  Napoléon demande au roi Frédéric-Guillaume de Prusse de « se séparer de ses hôtes » : Louis XVIII et sa petite cour de nobles et d’ecclésiastiques quitte donc Varsovie et, passant par la Suède, est accueillit à nouveau à Mittau par le Tsar Alexandre ; mais après la « paix de Tilsit » (juillet 1807), il se verra contraint de partir pour l’Angleterre.

   La nouvelle de l’assassinat du duc d’Enghien (21 mars 1804) était parvenue à Varsovie le 7 ou le 8 avril et c’est l’abbé Edgeworth de Firmont qui fut mandé par Louis XVIII à Mère Marie-Joseph de la Miséricorde pour lui annoncer la mort de son neveu. En l’apprenant elle tomba évanouie.
Voilà pourquoi, après le départ de Louis XVIII de Varsovie, sur les conseils et exhortations de plusieurs prélats, la moniale – dont le crime est d’être une Bourbon fidèle à son sang ainsi qu’à l’honneur et à la foi qui sont comme conaturels à ce nom -, avec ses compagnes, munies des autorisations canoniques nécessaires, quitte Varsovie le 13 mai 1805. Elles arrivent à Dantzig le 17, et, la Baltique étant libre de glaces, embarquent le dimanche 9 juin au matin sur un navire marchand dont le capitaine a été payé au prix fort.
La traversée jusqu’en Angleterre va durer trois semaines.

   Après avoir passé quelques jours auprès de son père, Mère Marie-Joseph rejoint alors une communauté de Bénédictines françaises émigrées, les Bénédictines de Montargis, qui, pour survivre, ont ouvert un pensionnat de jeunes filles dans un manoir du Norfolk : Bodney Hall.

   Les années passées auprès de cette communauté française sont des années éprouvantes : la vie des Bénédictines de Montargis en exil, en grande partie consacrée à l’éducation de jeunes aristocrates anglaises, est loin de répondre aux aspirations de Mère Marie-Joseph au silence et à l’adoration, à ses désirs d’une ferveur exigeante et pénitente, à sa volonté d’une régularité conventuelle austère et stricte.

Legrand - allégorie de l'entrée de Louis XVIII dans Paris 3 mai 1814 - (Musée Carnavalet)

Pierre-Nicolas Legrand (1758-1829) : 
allégorie de l’entrée de Louis XVIII à Paris, le 3 mai 1814 (1814)
[Musée Carnavalet, Paris].

   L’heureux écroulement de l’empire napoléonien permet aux Bourbons de rentrer en France : le 4 mai 1814, son père – le Prince de Condé -, et son frère – le duc de Bourbon -, sont assis en face de Louis XVIII et de la duchesse d’Angoulème, dans le carrosse tiré par huit chevaux, qui entre dans Paris aux acclamations de la foule.

   A la vérité, Mère Marie-Joseph de la Miséricorde est inquiète, presque pessimiste, et elle ne va d’abord pas se précipiter pour rentrer en France.
Ce qui va être déterminant, c’est que les Bénédictines de l’Adoration perpétuelle du Très-Saint-Sacrement, dites Bénédictines du Saint-Sacrement, du monastère de la rue Cassette, à Paris (donc la Maison-mère du monastère où elle a prononcé ses vœux perpétuels à Varsovie) commencent à reconstituer une communauté, composée de survivantes de ce monastère parisien (leur jardin n’étant séparé que par un haut mur de clôture du couvent des Carmes de la rue Vaugirard, elles ont entendu le massacre des prêtres le 2 septembre 1792) et de survivantes d’autres monastères.
Ces moniales fidèles sont allées trouver le Vicaire Général et administrateur sede vacante de l’archidiocèse de Paris pour lui soumettre une initiative audacieuse à laquelle il a consenti, et dont le Prince de Condé va être prié d’informer sa fille : elles l’ont choisie pour Supérieure, la priant de se mettre à leur tête, pour qu’elles puissent retrouver un monastère et y rétablir la Congrégation.

   Le 16 août 1814, Mère Marie-Joseph de la Miséricorde quitte la communauté qui l’a accueillie pendant presque neuf années : après vingt-cinq ans d’exil, au terme d’un périple d’environ six-mille kilomètres à travers l’Europe, elle rentre au Royaume de France.
Elle arrive à Paris le 25 août, jour de la Saint-Louis.

Palais du Temple estampe 18e - musée carnavalet Copie

Estampe de la fin du XVIIIème siècle montrant le palais du Temple (musée Carnavalet)

   En février 1815, Louis XVIII, toujours bienveillant pour sa cousine, attribue à la communauté des Bénédictines du Saint-Sacrement en train de se reconstituer le domaine du Temple pour y établir leur monastère.
Les Cent-Jours, pendant lesquels Mère Marie-Joseph doit évidemment s’enfuir à nouveau, vont retarder l’installation de la communauté, mais en 1816, enfin, la Révérende Mère a la joie d’établir la vie régulière en ce lieu hautement symbolique : la première messe du monastère fut célébrée le mercredi 4 décembre 1816 par leur supérieur canonique l’abbé David d’Astros (1772-1851), futur archevêque de Toulouse et cardinal.

   Vous savez sans doute que ce que l’on appelait avant la révolution l’enclos du Temple, était un lieu à part dans Paris. Attribué à l’Ordre de Malte après la suppression des Templiers, l’enclos avait conservé jusqu’à la fin de l’Ancien Régime des privilèges remarquables.

   Le palais du Grand Prieur (gravure ci-dessus) – dans lequel arriva la Famille Royale captive après la chute de la royauté et le saccage des Tuileries, avant d’être emprisonnée dans le sinistre donjon médiéval (démoli de 1808 à 1811 par ordre de Napoléon) -, était, en 1816, tout ce qui subsistait de l’enclos : c’est cet édifice et ses jardins, que Mère Marie-Joseph va transformer en monastère, et dans lequel elle va rétablir la vie régulière, devenant l’abbaye Saint-Louis du Temple.

   La spiritualité réparatrice insufflée par Mère Mechtilde de Bar en 1653 à la fondation des Bénédictines du Saint-Sacrement, sous la protection de la Reine Anne d’Autriche, va prendre une acuité nouvelle dans ce lieu de prière et de contemplation établi dans l’unique bâtiment subsistant de l’enclos dont l’horrible prison avait vu le martyre psychologique de la Famille Royale, avant (sauf pour Madame Royale, désormais duchesse d’Angoulème) de subir le martyre sanglant : la guillotine pour Leurs Majestés le Roi Louis XVI et la Reine Marie-Antoinette, ainsi que pour Madame Elisabeth ; l’extermination à force de mauvais traitements pour Sa Majesté le Roi Louis XVII.

Tombe de Mère Marie-Joseph de la Miséricorde à Limon

Tombe de la Révérende Mère Marie-Joseph de la Miséricorde
(Abbaye Saint-Louis-du-Temple de Vauhallan, dite Abbaye de Limon)

   C’est dans ce monastère que « la dernière des Condé » va achever saintement une vie digne d’un incroyable roman d’aventure.

   Le 23 décembre 1823, Mère Marie-Joseph est victime d’une attaque. Le 31, à son grand regret, elle ne peut tenir le Chapitre prévu, mais elle reçoit l’une après l’autre chacune de ses filles à l’infirmerie. 
Le 11 janvier 1824, elle préside encore cependant la prise d’habit de deux novices. Mais son état de santé se dégrade, et, le 10 février, Son Excellence Monseigneur de Quélen, archevêque de Paris, vient en personne lui administrer l’extrême-onction.

   Elle s’éteignit paisiblement, le 10 mars 1824, ayant pu prononcer encore quelques mots à l’intention de ses proches, alors qu’elle n’avait pu articuler aucune parole dans les trois jours qui avaient précédé son trépas. 

   L’humble Mère Marie-Joseph de la Miséricorde, qui avait été dans le siècle la très haute et très puissante Princesse Louise-Adélaïde de Bourbon-Condé, fut inhumée dans un caveau situé sous le maître-autel de l’église conventuelle.
Son tombeau suivra la communauté lorsque celle-ci sera contrainte de déménager… mais cela c’est une autre histoire, que l’on trouvera résumée > ici.

Bourbon-Condé

 

2026-27. De la Bienheureuse Isabelle de France.

25 février,
Fête de la Bienheureuse Isabelle de France, vierge ;
Fête de la Bienheureuse Julie de Certaldo, vierge de l’Ordre de Saint Augustin (cf. > ici) ;
Anniversaire de l’exécution de Jean-Nicolas Stofflet (25 février 1796 – cf. > ici).

Bienheureuse Isabelle de France - blogue

       Isabelle de France, fille de Leurs Majesté le Roi Louis VIII, dit le Lion, et la Reine Blanche de Castille, est née au mois de mars 1225 (on ne connaît pas le jour exact, ni celui de son baptême).

   Sœur puinée de Saint Louis IX (né le 25 avril 1214), Isabelle reçut, comme lui, une éducation chrétienne très forte qui porta d’heureux fruits : ainsi, dès son plus jeune âge, se fit-elle remarquer par sa profonde piété et sa pratique exemplaire des vertus chrétiennes.

   Pour des motifs d’alliances politiques, sa mère, régente du Royaume depuis la mort de Louis VIII (+ 8 novembre 1226) eut le dessein de la marier au comte Hugues de la Marche, lequel toutefois préféra épouser Yolande, fille du comte de Bretagne.

Détail de la statue de la Bienheureuse Isabelle de France au porche de Saint-Germain l'Auxerrois - Paris

Détail de la statue de la Bienheureuse Isabelle de France
au porche de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois (Paris).

  De son côté, le pape Innocent IV (1243-1254) eût souhaité qu’elle épousât Conrad, fils de l’empereur Frédéric II de Hohenstaufen : le prince Conrad portait le titre de roi de Jérusalem, où il n’exerça jamais la réalité du pouvoir, et devait hériter de l’Empire.
Isabelle déclina cette proposition en faisant valoir à sa famille et au Souverain Pontife qu’elle voulait garder la virginité pour Notre-Seigneur Jésus-Christ. Le Pape lui accorda alors, par une bulle particulière datée du 26 mai 1254 l’autorisation de se placer sous la tutelle spirituelle des franciscains pour y accomplir sa vocation.

   L’année suivante, celle de ses trente ans, soutenue par son frère le Roi, Isabelle entreprit la construction d’un monastère, dans la forêt de Rouvray (dont ne subsiste aujourd’hui que le bois de Boulogne), proche de Paris : sur un vaste terrain défriché – Longchamp -, concédé par Saint Louis, et avec les trente mille livres qui eussent constitué sa dot si elle se fût mariée à un prince de rang égal ou supérieur à sa naissance, conseillée par Saint Bonaventure, Isabelle supervisa, pendant quatre années (1255-1259), l’édification d’un monastère qu’elle dédia à l’Humilité de Notre-Dame.

Enluminure représentant la construction de l'abbaye de Longchamps et l'entrée en clôture de la Bienheureuse Isabelle de France

Enluminure représentant la construction de l’abbaye de Longchamp
et l’entrée en clôture de la Bienheureuse Isabelle de France.

   Le 23 juin 1260, des Clarisses essaimant du monastère de Reims en prirent possession.
La Règle qui fut adoptée par le monastère de Longchamp n’était pas celle observée au monastère de Saint-Damien d’Assise, mais celle, un peu adoucie, qui fut définitivement approuvée en 1263 par le pape Urbain IV à l’intention des monastères qui ne suivaient pas dans toute sa rigueur la Règle rédigée par Sainte Claire, et qui, en raison de l’approbation d’Urbain IV, leur valut le nom de Clarisses Urbanistes.

   Ainsi que nous l’avons vu plus haut, Isabelle était conseillée par Saint Bonaventure, ministre général des Franciscains, qui prêcha plusieurs fois à Longchamp et rédigea un traité de vie spirituelle dédié à Isabelle : De Perfectione vitae ad sorores (La vie parfaite, pour les sœurs).

   Lorsque, en 1260, les Clarisses s’installèrent à Longchamp, Isabelle vint s’y établir elle aussi, dans une petite maison, édifiée spécialement à son intention à l’intérieur de la clôture du monastère : elle était membre du Tiers-Ordre (ce pourquoi elle est parfois représentée avec la bure ceinte de la cordelière) ; elle partageait la vie et la prière des Clarisses, mais elle ne fut jamais à strictement parler l’une d’entre elles et ne fit point de profession religieuse.
On pense que c’est encore dans un souci d’effacement et pour éviter d’être élue abbesse du monastère qu’elle demeura en cet humble état.

Jean-Dominique Ingres - dessin préparatoire pour un vitrail de la Bienheureuse Isabelle de France

Jean-Dominique Ingres (1780-1867) :
dessin préparatoire pour un vitrail
figurant la Bienheureuse Isabelle de France.

   Isabelle mourut paisiblement, le 22 février 1270, six mois avant son frère le Roi, et fut inhumée dans l’église du monastère de Longchamp.

   Charles d’Anjou, frère de Saint Louis et d’Isabelle, demanda à une intime de la princesse (elle avait été sa dame de compagnie, était entrée au monastère et en devint l’abbesse) d’écrire sa vie, en vue de sa canonisation : Agnès d’Harcourt publia ce récit hagiographique vers 1280.
Toutefois, Isabelle ne fut béatifiée qu’en 1521, par la bulle Piis omnium du Pape Léon X.

   La date du 22 février étant déjà liturgiquement « occupée » par la fête de la Chaire de Saint Pierre à Antioche, avant les réformes intervenues dans le calendrier depuis le milieu du XXème siècle, l’archidiocèse de Paris a placé la fête de la Bienheureuse Isabelle de France à la date du 25 février.

   Que la Bienheureuse Isabelle, donc, nous obtienne très particulièrement cette si nécessaire vertu d’humilité dont elle a puisé les exemples dans la contemplation et l’approfondissement de la vie de la Très Sainte Mère de Dieu, au point de placer son monastère de Longchamp sous le vocable de l’Humilité de Notre-Dame.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur. 

Vitrail de l'église Ste Elisabeth de Hongrie à Versailles - blogue

Vitrail de l’église Sainte-Elisabeth-de-Hongrie, à Versailles.

2026-26. « Procéder à une œuvre de réconciliation nationale avant que le pire n’advienne ».

24 février 2026.

   Le vendredi 20 février au soir (22 heures), Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX de France, a fait paraître dans les « colonnes numériques » de « Valeurs Actuelles », un message empreint de gravité, commentant le contexte de violences partisanes et d’agitation politique qui divise et navre la France. Un extrait en a été ensuite publié sur les réseaux sociaux par Sa Majesté.
Le digne successeur de nos Rois et Chef de la Maison de Bourbon, en rappelant les leçons de l’histoire, se fonde sur l’héritage spirituel de ses prédécesseurs, en particulier Henri IV et Louis XVIII, pour appeler à l’apaisement des divisions, à la transmission des valeurs et à la préservation de la paix civile pour les générations futures.

Source > ici

Louis XX à Paris le 19 janvier 2025

Hier les coups, aujourd’hui la mort.

   « Ces jours-ci, je partage l’inquiétude de nombreux Français en raison de l’actualité récente qui laisse entrevoir une poussée de la violence de la part de groupes minoritaires au sein des rues, sur fond de clivages politiques. Hier les coups, aujourd’hui la mort. De plus, un rapide passage sur les réseaux sociaux permet de constater une soif de justice qui prend des allures de vengeance d’un côté, et de l’autre un sentiment d’impunité si ce n’est de satisfaction. Avec toutes les précautions que nous devons prendre concernant les propos tenus dans la sphère numérique, cette radicalisation outrancière des positions n’est jamais bonne. Et malheureusement, ce que nous constatons de manière latente sur les réseaux sociaux, apparaît de manière flagrante sur les au sein de la classe politique et dans les médias.

   Tout cela ne date pas d’hier, loin s’en faut. Mais peu à peu, ces scènes se répètent et tendent à se multiplier. Dans un pays fragilisé à plus d’un titre, économiquement, socialement et spirituellement, ces étincelles peuvent provoquer le pire. Avec une société française dans laquelle l’Etat n’arrive plus à susciter un projet collectif et où les identitarismes et les communautarismes sont des refuges pour des individus en mal d’un cadre rassembleur et protecteur, ces violences sont aussi graves que dangereuses. Un clivage profond naît entre différents groupes. La tension qui s’accumule autour de ceux-ci pourrait bien précipiter l’ensemble des Français dans des formes de confrontation endémique.

   J’ai à cœur de cultiver cet esprit de concorde et d’unité entre les Français

   Notre histoire est trop remplie de récits de guerres civiles pour que ces événements ne nous fassent pas réagir. Les guerres de religion, la révolution française, les différentes révolutions du XIXème siècle ainsi que la Seconde Guerre mondiale et les guerres de décolonisation virent des Français se tuer entre eux. N’étant pas meilleurs que ceux qui nous ont précédés, il nous faut tenir compte de ces tristes leçons de notre histoire. Car encore maintenant, la spirale de la violence n’est pas irrémédiable. Les hommes ne sont pas à jamais irréconciliables. A la condition que, tous, nous n’acceptions pas que la situation s’envenime. Et il faut que nos responsables politiques l’entendent, car ce sont eux qui, aujourd’hui, ont le pouvoir d’agir efficacement.

   Il faut donc procéder à une œuvre de réconciliation nationale avant que le pire n’advienne. En tant que Chef de la Maison de Bourbon et successeur des Rois de France, j’ai à cœur de cultiver cet esprit de concorde et d’unité entre les Français. Nos Rois, très souvent, ont voulu apparaître comme étant des figures unificatrices et bienfaisantes. Encore une fois, je veux montrer l’exemple d’Henri IV qui fut, par excellence, une figure paternelle pour tous les Français. Alors que le pays sortait d’une guerre civile meurtrière, notre ancêtre a su trouver les mots, les gestes et les initiatives pour pacifier et apaiser ses peuples. Plus récemment encore, ce fut Louis XVIII qui arriva, par une habile politique, à clore le chapitre révolutionnaire et à remettre de l’unité là où il n’y avait que rancœur et division.

   A l’ombre des Lys, les Français purent retrouver la quiétude qu’ils chérissaient tant. »

Louis de Bourbon,
duc d’Anjou.

images video de l'agression de Quentin Deranque - blogue

Images extraites des enregistrements vidéo de l’agression mortelle de Quentin Deranque.

2026-25. « Que son exemple soit une source d’inspiration pour les responsables politiques ! »

Allocution lue par Sa Majesté le Roi

le dimanche 18 janvier 2026

à l’occasion du déjeuner au Cercle national des Armées

qui a suivi la Messe à la Chapelle Expiatoire.

Louis XVI - camée

       C’est seulement il y a quelques jours que nous avons pu trouver le texte intégral de l’allocution lue par Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX à l’occasion du déjeuner qui a suivi la Messe célébrée à la Chapelle Expiatoire le dimanche 18 janvier dernier.
Ce texte reprend certaines des idées que notre Souverain légitime a ensuite exprimées dans la tribune qu’il a publiée le 20 janvier dans « Boulevard Voltaire », dont nous avons donné le texte > ici. Il ne s’agit pas pour autant d’un doublon, et il est toujours intéressant de lire et d’approfondir la manière dont Sa Majesté insiste sur tel ou tel aspect d’un même sujet, y revient et ajoute tel détail ou tel autre.

   Voici donc ce texte, que nous vous invitons à assimiler et à approfondir, puisqu’il est important que tous les légitimistes soient capables de répercuter la pensée de leur Roi et de montrer qu’elle est alimentée par une réflexion personnelle, fondée en tradition mais résolument tournée vers l’analyse du présent pour mieux préparer l’avenir… 

Monogramme Prince Louis de Bourbon - Louis XX

Chers Cousins,

Chers Amis,

       Tout d’abord, je veux profiter de vous voir réunis si nombreux pour vous remercier de votre présence afin de témoigner de votre fidélité et de votre attachement à la figure de Louis XVI.
Mais je veux également profiter de cet instant pour vous présenter, en mon nom et en celui de toute ma famille, nos vœux les plus sincères pour cette nouvelle année. Nous formulons le souhait qu’elle vous apporte à tous bonheur et tranquillité.

   A nouveau, nous nous sommes retrouvés pour commémorer l’assassinat du Roi Louis XVI, décapité le 21 janvier 1793.
Fidèles au vœu de son frère, le Roi Louis XVIII, nous avons assisté à la messe sur le lieu même de sa première inhumation.
Il s’agit d’un acte de réparation, mais également d’un acte de mémoire. Réparation pour le crime commis envers un innocent, et mémoire de ce que les Français ont été capables de faire entre eux.
Puisse le Ciel ne jamais permettre à la France de revivre de tels événements ! La lame qui a tranché le corps du Roi, en ce jour de janvier, a mis fin à l’existence d’un homme d’Etat profondément attaché à maintenir à son plus haut degré la souveraineté française.

   Cette année particulièrement, alors que nous allons célébrer les 400 ans de notre Marine et les 250 ans de la déclaration d’indépendance américaine, je voudrais insister sur la pertinence de la vision de Louis XVI relative à la place de la France dans le monde.
En effet, il convient de rendre hommage à l’action énergique et intelligente de ce monarque en matière navale et maritime. Dès le début de son règne, il a continué patiemment l’œuvre de résurrection de la marine royale entreprise par son grand-père, le Roi Louis XV, suite à la terrible guerre de Sept ans. Pour cela, il a su s’entourer des plus grands marins et administrateurs de son temps.
Ainsi, Louis XVI a sans doute donné à la France la marine la plus redoutable qu’elle n’ait jamais eue. Plus que n’importe quel autre chef d’Etat, ce Roi avait compris l’importance primordiale d’entretenir des escadres de haute mer, capables d’être présentes sur tous les océans. Loin d’enfermer la France dans une seule logique continentale, ce monarque avait compris que, par la mer, la France avait une vocation mondiale. Nos flottes du Ponant et du Levant étaient alors en mesure de se battre avec succès, à la fois dans les Caraïbes, en Méditerranée et dans l’océan Indien, tout en faisant craindre à l’Angleterre une menace d’invasion. Nos vaisseaux disposaient de points d’appui judicieusement répartis dans le monde, grâce à un réseau d’îles stratégiques et de comptoirs plus facilement défendables qu’un vaste empire colonial.

   Aujourd’hui encore, la puissance maritime française repose principalement sur ces mêmes îles et territoires disséminés à travers le monde, même si les régimes qui succédèrent à la monarchie légitime en augmentèrent le nombre.
Cependant, ces derniers mois, je constate avec inquiétude que la France semble vouloir se désintéresser de sa vocation maritime. J’en veux pour preuve la marche rapide vers l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, suite aux accords de Bougival de juillet 2025, ainsi que la controverse autour de la cession des îlots Hunter et Matthew.
Alors qu’une partie de l’histoire du monde s’apprête à s’écrire dans la zone indopacifique, le recul de la France dans cette région serait une erreur stratégique majeure, et un signe de faiblesse criant, qui encouragerait nos ennemis à accroître la pression sur nos possessions. J’invite nos dirigeants à bien mesurer l’importance de leurs décisions concernant ces territoires, et à s’instruire des leçons de notre passé. La France ne peut abdiquer si facilement le privilège d’être une puissance maritime.
En faisant mémoire du Roi Louis XVI, je souhaite que son exemple soit une source d’inspiration pour les responsables politiques, afin que notre pays ne subisse pas un déclassement honteux. En effet, je désire au contraire que, par une action énergique et ambitieuse, la France puisse continuer à être présente sur toutes les mers, défendant nos intérêts et ceux de nos alliés, comme nous l’avions fait, il y a plus de 250 ans, avec nos lointains cousins d’Amérique !
Le règne de Louis XVI est plus riche en enseignements que cette seule et terrible journée du 21 janvier. J’ai à coeur, et je suis ce qu’aurait voulu mon ancêtre, que la France puisse s’inspirer de son action et que, grâce à son souvenir, la Royale continue encore pendant longtemps de sillonner les mers, défendant l’honneur et l’intérêt de la France partout où elle se trouve.

Que Saint Louis protège notre cher pays !

Louis de Bourbon
Duc d’Anjou.

Louis XX le 18 janvier 2026

Louis XX le 18 janvier 2026

2026-24. Onzième pèlerinage annuel de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay :

affiche pèlerinage - blogue

Places limitées.
Reneignements et inscriptions : une seule adresse de contact >>> pelerinage.confrerie@gmail.com

Publié dans:Annonces & Nouvelles, Chronique de Lully, De liturgia, Nos amis les Saints, Prier avec nous, Vexilla Regis |on 18 février, 2026 |Commentaires fermés

2026-17. Sa Majesté a visité l’exposition « Le Trésor retrouvé du Roi Soleil ».

Dimanche 8 février 2026,
Sexagésime ;
En France, solennité de la Purification de Notre-Dame ;
Mémoire de Saint Jean de Matha, prêtre et confesseur (cf. > ici).

Affiche le trésor retrouvé du Roi Soleil - blogue

Ci-dessus, l’affiche annonçant cette exposition exceptionnelle.

Ci-dessous, courte vidéo :
l’installation des tapis de Louis XIV sous la verrière du Grand Palais

(faire un clic droit sur l’avatar ci-dessous, puis « ouvrir dans un nouvel onglet »)

Image de prévisualisation YouTube

       Dans les premières années du règne personnel de Louis XIV, alors que le palais du Louvre était théoriquement destiné à devenir la résidence officielle du monarque (Versailles n’était encore qu’une modeste résidence d’agrément), une commande importante fut lancée, celle de nonante-deux tapis monumentaux, qui seront tissés entre 1668 et 1688, afin d’habiller le sol de la Grande Galerie, ce corridor grandiose de 442 mètres, qui relie le Louvre aux Tuileries. C’était une prouesse artistique et technique qui n’avait été jamais vue auparavant.

   Pour ce projet fastueux, la prestigieuse manufacture de la Savonnerie fut choisie.
Charles Le Brun, premier peintre du roi, imagina les somptueux motifs de ces tapis de neuf mètres de large, qui réaliseraient un total de quelque 4000 de tissage. Les modèles de Le Brun furent confiés à des artistes de la manufacture des Gobelins, qui, sous la direction de Le Brun lui-même, réalisèrent les cartons destinés aux liciers de la manufacture de la Savonnerie.
Chaque tapis est une œuvre d’art à part entière, reflet du prestige et de la puissance du royaume.

   Finalement, avec l’installation de la Cour à Versailles (1682) les tapis destinés à la Grande Galerie ne furent jamais déployés au Louvre…

Tapis réalisé pour la Grande Galerie du Louvre

   La grande révolution, avec ses ventes, destructions et… découpes (!!!) va disperser ce patrimoine exceptionnel. Sous l’en-pire et la Restauration, plus d’une trentaine de pièces furent rachetées.
En 2024, encore, le Mobilier national a retrouvé et acquis un fragment majeur du cinquantième tapis.

   De nos jours, quarante-et-un des nonante-deux tapis d’origine – dont trente-trois complets – sont conservés dans les collections des Manufactures nationales. On leur ajoute quatre des treize tapis qui avaient été créés pour la Galerie d’Apollon. Cela constitue l’un des plus extraordinaires ensembles décoratifs de notre glorieuse monarchie.

   Pour la première fois, une trentaine de ces tapis de la Grande Galerie du Louvre, ont été présentés dans la nef du Grand Palais, pendant la première semaine de février : cette exposition a été un véritable événement, puisque ce trésor du patrimoine national, commandé pour le Roi-Soleil a été dévoilé dans un espace permettant de mettre en valeur son caractère monumental.

   Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, présent à Paris en cette première semaine de février, n’a pas manqué cette occasion historique et inédite d’admirer la richesse et la puissance symbolique de ces œuvres réalisés pour son illustre aïeul.

Prince Louis visitant l'exposition au Grand Palais 3 - blogue

   Hier, samedi 7 février, en milieu de journée, Sa Majesté a publié le message suivant sur les réseaux sociaux :

   « Quelle émotion de visiter l’exposition Le Trésor retrouvé du Roi-Soleil au Grand Palais.

   En compagnie de Franck Ferrand, j’ai eu le plaisir d’y admirer le savoir-faire des artisans d’hier et le talent et les connaissances des restaurateurs et conservateurs d’aujourd’hui.
Bravo aux équipes de la Manufacture des Gobelins pour ce travail remarquable !

   Je remercie tout particulièrement Antonin Macé de Lépinay, Inspecteur des collections au Mobilier national ainsi que Hélène Cavalié, conservateur général du Patrimoine et Directrice adjointe des collections du Mobilier national, pour leur disponibilité et leurs explications lumineuses. »

Prince Louis visitant l'exposition au Grand Palais 1 - blogue

2026-15. Sa Majesté le Roi a rappelé l’action pacificatrice et unificatrice de son aïeul, le Roi Henri IV.

Vendredi 6 février 2026.

   Au mileu de cette journée du 6 février, en milieu de journée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux le texte et les photographies suivants, au sujet du « Dîner des Béarnais » qui avait eu lieu quelques jours plus tôt.
A cette occasion, notre Souverain légitime a mis en exergue par quelques mots la figure de son aïeul, premier Roi Bourbon, Henri IV le Grand, « Souverain paternel, bon et soucieux de ses peuples », qui demeure un modèle en raison de sa politique pacificatrice et unificatrice.

Louis XX début février 2026 - palais du Luxembourg 2

       C’est avec grand plaisir que j’ai assisté cette semaine au traditionnel dîner des Béarnais au Palais du Luxembourg organisé par le Cercle de la Garbure.

   C’est en effet en tant que Chef de la Maison de Bourbon, et donc en tant qu’aîné des descendants d’Henri IV que j’ai été officiellement convié à cette chaleureuse soirée.

   Comme j’ai pu le dire aux convives lors de mon discours, ma famille n’a jamais oublié ce qui les lie à cette terre. Elle leur a donné une partie de leur caractère, de leur force d’âme et de leur plaisir de vivre !

   Et j’ai été extrêmement sensible à leur invitation, car je sais aussi que le Béarn, tout comme la France du reste, tient à la figure du Vert Galant. Il est l’image par excellence du souverain paternel, bon et soucieux de ses peuples. Avec lui, c’est tout un imaginaire d’une gouaillerie, d’une bonhommie, et d’un art de vivre à la française qui vient à l’esprit.

   Mais nous aurions tort de ne voir en ce monarque qu’un simple bon vivant. Roi chevaleresque s’il en est, ce fier Palois avait su conquérir le cœur des Français et apporter la paix et l’unité, là où ne régnaient que la discorde et la haine. Son action politique a été celle de la concorde et de la prospérité au sein de son royaume.

   Quel bel exemple pour notre époque !

   Je remercie donc vivement les organisateurs et les participants de ce dîner pour cette belle soirée.
Et que vive le Béarn et la Garbure !

Louis XX début février 2026 - palais du Luxembourg 1

2026-14. Des dates et des événements à noter dans vos agendas pour cette année 2026.

Blason du Refuge Notre-Dame de Compassion

   Voici une sorte de calendrier prévisionnel d’activités qui, au long des prochains mois, vont

- soit se dérouler au Mesnil-Marie même,
- soit auxquelles le Refuge Notre-Dame de Compassion en tant que tel, ou bien le Cercle légitimiste du Vivarais, ou encore la Confrérie Royale participeront à des degrés divers,

et que vous pouvez dès à présent noter dans vos agendas.

   Pour toutes ces activités, nos amis sont les bienvenus, bien sûr.
Nous insistons toutefois sur la nécessité de signaler sa venue : d’une part pour que nous préparions l’Oratoire et éventuellement la salle à manger, en conséquence ; et d’autre part pour que, en cas d’imprévu (problèmes de circulation, liés à la météorologie par exemple), nous puissions contacter sans retard les personnes et les en informer.

   1) Chaque premier samedi du mois, de mars à novembre (au Mesnil-Marie):
C’est-à dire les samedis 7 mars, 2 mai, 6 juin, 4 juillet, 1er août, 5 septembre, 3 octobre et 7 novembre [nota bene : en avril, le premier samedi du mois coïncidera avec le Samedi-Saint et il ne pourra donc y avoir le programme habituel] : matinée de services au Mesnil-Marie, et, l’après-midi, enseignement spirituel, possibilité de se confesser, chapelet, méditation silencieuse, Sainte-Messe (cf. > ici).

Philippe de Champaigne : Sainte Face

   2) Fête réparatrice de la Sainte Face (au Mesnil-Marie)Le mardi de la Quinquagésime (mardi gras) 17 février : petite récollection de préparation au carême (cf. > ici).

   3) Fête de Saint Joseph (au Mesnil-Marie)Jeudi 19 mars (cf. > ici).

   4) Commémoraison solennelle de la Compassion de Notre-Dame [fête patronale du Refuge Notre-Dame de Compassion]Vendredi 27 mars.  

   5) Semaine Sainte (au Mesnil-Marie) :
Toute la liturgie de la Grande Semaine : à partir du samedi de la Passion 28 mars au lundi de Pâques 6 avril.

   6) Fête du Patronage de Saint Joseph (au Mesnil-Marie) : mercredi 22 avril (cf. > ici).

   7) Pèlerinage avec la Fédération légitimiste rhodanienne : samedi 25 avril (jour de l’anniversaire de la naissance de Sa Majesté le Roi).

   8) Procession des Rogations (au Mesnil-Marie) : mercredi 13 mai.

Le Puy-en-Velay

   9) Pèlerinage annuel de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay « Pour la France et le Roi » : du jeudi de l’Ascension 14 mai au samedi 16 mai (cf. > ici).

Notez aussi que la Confrérie Royale aura son chapitre propre lors du Pèlerinage de Pentecôte de Paris à Chartres (23, 24 et 25 mai) : le Chapitre Saint Léonard de Noblat.

   10) Fête du Sacré-Cœur de Jésus (au Mesnil-Marie) : Vendredi 12 juin (voir > ici).

   11) Journée contrerévolutionnaire organisée par la Fédération légitimiste rhodanienne, le mardi 14 juillet : cf. > ici.

   12) Camp chouan de formation légitimiste : du dimanche 26 au vendredi 31 juillet, sous l’égide de l’Union des Cercles légitimistes de France, en Dauphiné (à une centaine de kilomètres au sud de Lyon), dans une belle propriété privée (cf. > ici).

Gisant de Sainte Philomène au Mesnil-Marie - détail

   13) Fête de Sainte Philomène (au Mesnil-Marie) : Mardi 11 août – cf. > ici.

   14) Fête de l’Assomption de Notre-Dame (au Mesnil-Marie) : Samedi 15 août – cf. > ici.

   15) Fête de Saint Louis Roi de France avec la Fédération légitimiste rhodanienne : Mardi 25 août.

   16) Fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie (au Mesnil-Marie) : Mardi 8 septembre – cf. > ici.

   17) Fête de Notre-Dame des Sept-Douleurs (au Mesnil-Marie – fête patronale du Refuge Notre-Dame de Compassion pour une seconde fois) : Mardi 15 septembre.

Notez également que la Confrérie Royale aura son chapitre propre lors du Pèlerinage traditionnel en Provence « Nosto Fe », de Cotignac à Saint-Maximin (10 & 11 octobre 2026) : le Chapitre Sainte Pétronille.

   18) Sainte Messe de Requiem à la pieuse mémoire de Sa Majesté la Reine Marie-Antoinette (au Mesnil-Marie) : Samedi 17 octobre.

  19 ) Fête de la Conception immaculée de la Bienheureuse Vierge Marie (au Mesnil-Marie – sous réserve des conditions météorologiques) : Mardi 8 décembre.

Vierge immaculée Fr.Mx.M. - blogue

2026-12. Leçons du deuxième nocturne des matines de la fête de Saint Charlemagne :

28 janvier :
En certains lieux, fête de Saint Charlemagne, roi des Francs et empereur d’Occident, confesseur (cf. > ici).

Buste reliquaire du chef de Saint Charlemagne

Basilique-cathédrale d’Aix-la-Chapelle :
buste-reliquaire du Chef de Saint Charlemagne.

Armoiries de Charlemagne

Leçons du deuxième nocturne

des matines de la fête de

Saint Charlemagne

(citées par Dom Prosper Guéranger, dans « L’Année liturgique »)

Quatrième leçon :

   Le Bienheureux Charles eut pour père Pépin, qui était fils du duc de Brabant, et qui fut dans la suite élu au trône de France, et pour mère Bertrade, fille de l’empereur des Grecs.
Il se montra digne, par ses hauts faits et son zèle pour la Religion chrétienne, d’être surnommé le Grand ; et un Concile de Mayence lui donna le titre de Très Chrétien. Après avoir expulsé les Lombards d’Italie, il fut le premier qui mérita d’être couronné Empereur, par les mains du Pape Léon III.
A la prière d’Adrien, prédécesseur de Léon, il entra en Italie avec une armée et rendit à l’Eglise son patrimoine, et l’Empire à l’Occident. Il vengea le pape Léon des violences des Romains qui l’avaient traité injurieusement, durant la grande Litanie, et chassa de la ville ceux qui s’étaient rendus coupables de ce sacrilège.
Il fit beaucoup de règlements pour la dignité de l’Eglise ; entre autres il renouvela cette loi, ordonnant que les causes civiles seraient remises au jugement de l’Eglise, lorsque l’une des parties le demanderait.
Quoiqu’il fût de mœurs très douces, il réprimait cependant les vices avec une grande sévérité, surtout l’adultère et l’idolâtrie, et établit des tribunaux particuliers revêtus d’un pouvoir étendu, qui, jusqu’à ce jour, existent encore dans la Basse-Saxe.

Saint Charlemagne présentant la Cathédrale d'Aix-la-Chapelle

Cinquième leçon :

   Après avoir combattu trente-trois ans contre les Saxons, il les soumit enfin, et ne leur imposa d’autre loi que de se faire chrétiens.
Il obligea à perpétuité les possesseurs de terres à élever des croix de bois dans leurs champs, afin de confesser ouvertement leur foi au Christ.
Il purgea la Gascogne, l’Espagne et la Galice des idolâtres qui s’y trouvaient, et il remit en honneur le tombeau de Saint Jacques, comme il l’est aujourd’hui.
Dans la Hongrie, pendant huit ans entiers, il soutint le Christianisme par ses armes ; et il se servait contre les Sarrasins de cette lance toujours victorieuse dont un soldat avait ouvert le côté du Christ.
Dieu favorisa de plusieurs prodiges tant d’efforts pour l’extension de la foi : ainsi les Saxons qui assiégeaient Sigisbourg, frappés de terreur par la main de Dieu, prirent la fuite ; et, dans la première révolte de ce peuple, il sortit de terre un fleuve abondant qui désaltéra l’armée des Francs privée d’eau depuis trois jours.
Un si grand Empereur se montrait vêtu d’un habit qui le distinguait à peine du peuple ; presque habituellement il portait le cilice ; et ce n’était qu’aux principales fêtes de Jésus-Christ et des Saints que l’or paraissait sur lui. Il défrayait les pauvres et les pèlerins, tant dans son propre palais que dans les autres contrées, par les aumônes qu’il, envoyait de toutes parts.
Il bâtit vingt-quatre monastères, et remit à chacun ce qu’on appelait la bulle d’or, du poids de deux cents livres. Il établit deux sièges métropolitains et neuf évêchés. Il construisit vingt-sept églises ; enfin, il fonda deux universités, celle de Pavie et celle de Paris.

Charlemagne et Alcuin

Sixième leçon :

   Comme Charles cultivait les lettres, il employa le docteur Alcuin pour l’éducation de ses enfants dans les sciences libérales, avant de les former aux armes et à la chasse.
Enfin la soixante-huitième année de son âge, après avoir fait couronner et élire roi Louis, son fils, il se donna tout entier à la prière et à l’aumône.
Sa coutume était de se rendre à l’église le matin et le soir, souvent même aux heures de la nuit ; car ses délices étaient d’entendre le chant grégorien, qu’il établit le premier en France et en Germanie, après avoir obtenu des chantres d’Adrien Ier. Il eut soin aussi de faire transcrire en tous lieux les hymnes de l’Eglise. Il écrivît les Evangiles de sa propre main, et les conféra avec les exemplaires grecs et syriaques.
Il fut toujours très sobre dans le boire et dans le manger, ayant coutume de traiter les maladies par le jeûne, qu’il prolongea quelquefois jusqu’à sept jours.
Enfin, après avoir beaucoup souffert de la part des méchants, il tomba malade en la soixante-douzième année de son âge. Ayant reçu la sainte communion des mains de l’évêque Hildebalde, et fait lui-même, sur chacun de ses membres, le signe de la croix, il récita ce verset : « Je remets, Seigneur, mon esprit entre Vos mains », et rendit son âme à Dieu le cinq des calendes de février, plein de nombreux mérites.
Il fut enseveli dans la Basilique d’Aix-la-Chapelle, qu’il avait bâtie et enrichie de reliques des Saints. Il y est honoré par la piété et l’affluence des pèlerins, et par les faveurs que Dieu accorde à son intercession.
Sa fête est célébrée dans la plupart des diocèses d’Allemagne, du consentement de l’Eglise, depuis le pontificat d’Alexandre III, comme celle du principal propagateur de la foi dans le Nord.

Aix-la-Chapelle reliquaire

Basilique-cathédrale d’Aix-la-Chapelle : principal reliquaire de Saint Charlemagne.

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