Archive pour la catégorie 'Vexilla Regis'

2018-77. Lettre du Prieur de la Confrérie Royale à l’occasion de la Saint-Louis et du troisième anniversaire de la fondation de ladite Confrérie.

« A fructibus eorum cognoscetis eos »
(Matth. VII, 16)
« Vous les reconnaîtrez à leurs fruits »

Saint Louis - vitrail

Chers Membres et Amis de la Confrérie Royale,

Cette fête de Saint Louis, plus encore que tous les autres « 25 du mois » – pourtant déjà spécialement consacrés à davantage de prière pour notre Souverain légitime, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX -, nous invite à redoubler de ferveur : « Domine, salvum fac Regem nostrum Ludovicum : Seigneur, sauvez notre Roi Louis ! ».
Cette fête de Saint Louis, modèle de tous les Rois chrétiens, nous stimule à être toujours plus dévoués à la prière pour le Roi Très Chrétien.
Cette fête de Saint Louis, céleste patron de notre Prince Louis ainsi que de Monseigneur le Dauphin, et protecteur particulier des Capétiens, exige de nous que nous nous montrions toujours plus généreux et exigeants dans l’accomplissement de ce à quoi nous nous sommes engagés en devenant membres de cette Confrérie.
Nous ne sommes pas entrés dans cette milice spirituelle – car c’en est une – par mondanité, mais pour mener un combat, au service du Roi de la terre lieu-tenant du Roi du Ciel, par les armes de la prière et de la pénitence.

Quitte à passer pour un radoteur et un rabat-joie, mon devoir de Prieur est de vous le rappeler, à temps et à contretemps.
Mon devoir de Prieur m’impose d’insister, aujourd’hui et demain, et jusqu’au bout de mes forces, sur le fait que, pour fléchir le Ciel et en faire descendre d’abondantes grâces sur le Royaume des Lys et son Souverain légitime, il est nécessaire et indispensable, d’ajouter à nos prières des sacrifices et des mortifications volontaires.
Ayez en mémoire que Saint Louis non seulement donnait la première place à Dieu, par la prière, dans ses journées, mais qu’en outre il était assidu et constant dans la pénitence, portant haire et cilice, pratiquant rigoureusement le jeûne et se faisant donner la discipline.

fleur de lys gif2

Chers Amis, en ce 25 août 2018, notre humble Confrérie Royale célèbre le troisième anniversaire de sa fondation : cette journée est donc aussi marquée par une profonde action de grâces.
Action de grâces pour son développement : développement qui s’effectue – lentement mais sûrement – par une croissance continue en effectifs et en audience, mais surtout par la croissance spirituelle de chacun des membres. Nombreux, en effet, sont ceux qui peuvent témoigner que les engagements qu’ils ont pris en entrant dans cette Confrérie sont une force et un puissant stimulant pour leur vie chrétienne tout entière, en même temps qu’ils sont source d’épanouissement et de joie.
Les fondateurs de cette Confrérie Royale sont eux-mêmes émerveillés, même s’il ne s’agit pas de choses spectaculaires, par la manière dont la divine Providence qui s’est servie d’eux comme de pauvres instruments, conduit les choses, bien au-delà de ce qu’ils pouvaient concevoir ou imaginer quand, le 25 août 2015, ils ont annoncé cette fondation.

Mais nous savons et n’oublions jamais que marcher à la suite de Notre-Seigneur Jésus-Christ signifie, immanquablement, d’embrasser Sa Croix et d’avoir part à Ses opprobres. S’il n’en était pas ainsi d’ailleurs, nous pourrions – et même devrions – douter de la vérité surnaturelle de l’œuvre entreprise.
Nous ne pouvons donc pas nous étonner du fait que la Confrérie Royale soit tantôt méprisée, tantôt combattue, tantôt calomniée : cela est déjà une réalité, et, compte-tenu des enjeux pour lesquels elle a été créée, il faut être certain que cela n’ira pas en diminuant.

fleur de lys gif2

Méprisée, combattue, calomniée : la Confrérie Royale doit bien sûr s’y attendre de la part des ennemis de la Royauté traditionnelle et de toutes les valeurs humaines et spirituelles dont elle est la synthèse. Ces dignes héritiers des sans-culottes et des septembriseurs ont au moins le mérite d’être cohérents avec les idées perverses dont ils se sont faits les serviteurs.
Jusqu’à présent, certes, ils ne nous ont pas maltraités physiquement, pas jetés en prison, pas torturés, pas envoyés à la guillotine. Cela viendra peut-être un jour, et nous devons non seulement nous préparer à cela (car la persécution viendra peut-être plus rapidement qu’on ne l’imagine) mais nous devons avoir le désir de rendre le témoignage suprême du sang versé « pour Dieu et pour le Roi ».
Néanmoins, il est déjà arrivé que nous recevions des insultes et faisions l’objet d’agressions verbales, avec toutes les « délicatesses de langage » dont les personnes grossières dans leur mentalité et dans leurs mœurs sont évidemment capables. Mais de cela nous ne nous formalisons pas trop ; il n’y a là rien que de très conforme à la logique des « deux cités » décrites par Saint Augustin : « Deux amours ont donc bâti deux cités, l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu, la cité de la terre ; l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi, la cité de Dieu ».

Méprisée, combattue, calomniée, la Confrérie Royale l’est aussi par de sincères serviteurs de Dieu : fidèles de la Sainte Eglise catholique qui ne sont pourtant pas des apostats, prêtres ou religieux qui ne sont pourtant pas des clercs dévoyés, prélats réputés pour leur soutien aux valeurs traditionnelles, royalistes défendant les principes d’une monarchie chrétienne, voire même légitimistes affichés et « engagés »… etc.
Faut-il s’en étonner ? Certainement pas !
C’est par ceux dont Il a dit qu’ils siégeaient dans la chaire de Moïse et qu’il fallait pratiquer ce qu’ils enseignaient (mais pas imiter leur conduite) que Notre-Seigneur Jésus-Christ a été attaqué de la manière la plus virulente, plus que par les impies et les païens auxquels ils finiront par Le livrer.

Les catholiques – et plus encore les clercs – qui calomnient et colportent des mensonges sur la Confrérie Royale auront à en rendre compte au tribunal de Dieu, parce qu’ils enfreignent gravement le 8ème précepte du décalogue dont ils sont supposés faire une application exemplaire. Quant à nous, nous avons mieux à faire que de nous justifier nous-mêmes (cf. Rom. VIII, 33).

fleur de lys gif2

La seule réponse qu’il est en notre devoir et pouvoir de donner, est celle d’une toujours plus grande fidélité aux exigences auxquelles nous nous sommes librement et volontairement engagés, afin d’obtenir le maximum de grâces au Roi que nous avons l’honneur de servir et, à travers lui, à la France.
Notre-Seigneur a donné un critère de discernement infaillible au moyen duquel toute âme de bonne volonté est capable de se faire une opinion objective et solide : « A fructibus eorum cognoscetis eos : vous les reconnaîtrez à leurs fruits ! » (Matth. VII, 16).

Je terminerai donc par quelques questions auxquelles je n’apporterai pas moi-même de réponse : la Confrérie Royale porte-t-elle ses adhérents à mieux aimer et servir Dieu, oui ou non ? La Confrérie Royale est-elle un « club » mondain et superficiel, oui ou non ? La Confrérie Royale diffuse-t-elle des idées contraires aux desseins de Dieu sur la France, oui ou non ? La Confrérie Royale pose-t-elle des obstacles à une authentique restauration de la monarchie traditionnelle, oui ou non ? Les pèlerinages et manifestations organisés par la Confrérie Royale portent-ils des fruits de grâce et de vie spirituelle, oui ou non ?

Ainsi donc : « Si cette entreprise ou cette œuvre est des hommes, elle se dissipera ; mais si elle est de Dieu, vous ne pourrez la détruire, et peut-être que vous vous trouveriez à combattre contre Dieu même ! » (Act. V, 38-39).

Votre très humble et très dévoué,
in Corde Iesu & Mariae.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur,
Prieur.
Blason Frère Maximilien-Marie

2018-76. « Ode sur le rétablissement de la statue de Henri IV » (Victor Hugo).

Samedi 25 août 2018,
Fête de Saint Louis, Roi de France (cf. > ici) ;
2ème centenaire du rétablissement de la statue d’Henri IV au Pont-Neuf.

Le 6 juillet dernier, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc, d’Anjou, aîné des Capétiens et descendant direct de Henri IV, de jure SMTC le Roi Louis XX, est venu à Paris pour une journée commémorative – à laquelle, malheureusement, il semble qu’on n’ait pas voulu donner toute l’importance qu’elle eût normalement mérité -, afin de célébrer le deuxième centenaire du rétablissement de la statue de Henri IV le Grand, sur le Pont-Neuf.
A cette occasion, nous avons rappelé l’histoire de cette statue, très aimée des Parisiens, et publié de larges extraits des deux allocutions prononcées par le Successeur légitime du Bon Roi Henri (cf. > ici).

Ainsi que nous le rappelions, c’est le 25 août 1818 que fut célébrée – dans une extraordinaire liesse populaire – l’inauguration de la statue restaurée du premier Roi Bourbon.
Victor Hugo – loin encore d’être le libre penseur porté aux nues par la 3ème république – était alors un jeune homme de 16 ans et demi, ardent légitimiste. Le poème qui suit traduit, en des formes assez convenues, l’enthousiasme qu’il éprouvait alors sincèrement pour les Bourbons et pour la Restauration de la Royauté légitime : un enthousiasme stimulé par les mouvements d’une foule empressée qui se portait avec une euphorie non simulée à toutes les manifestations publiques de la monarchie rétablie.

Cette « Ode sur le rétablissement de la statue de Henri IV » fut primée par un lis d’or décerné par l’Académie. Victor Hugo la placera ensuite dans le recueil « Odes et Ballades » (1826).
La première partie commence par évoquer les anciens héros et grands personnages de l’Antiquité auxquels on éleva de somptueux monuments aujourd’hui détruits et oubliés. La deuxième partie se lamente sur la destruction de la statue du Pont-Neuf, la violation des sépultures royales à Saint-Denys, et l’ingratitude de la France à l’encontre de l’un de ses plus grands Rois. La troisième partie évoque l’allégresse populaire et les transports de joie des Parisiens au rétablissement de la statue de Henri IV, pour célébrer ensuite la Restauration. Enfin la quatrième partie chante la gloire de Henri IV promise à une pérennité spirituelle plus encore qu’à celle des plus solides monuments.

Trois lys blancs
25 août 1818 rétablissement de la statue d'Henri IV au Pont-Neuf
ODE
SUR LE RÉTABLISSEMENT DE LA STATUE
DE HENRI IV,
Qui a remporté le Prix du Lis d’or proposé par l’Académie ;
Par M. Victor-Marie HUGO.
Accinçunt omnes operi, pedibusque rotarum
Subjiciunt lapsus, et stuppea vincula collo
Intendunt… Pueri innuptæque puellæ
Sacra canunt, funemque manu contingere gaudent.
Virg., Æn., lib. II.

 I.

Je voyais s’élever, dans le lointain des âges,
Ces monuments, espoir de cent rois glorieux ;
Puis je voyais crouler les fragiles images
De ces fragiles demi-dieux.
Alexandre, un pêcheur des rives du Pirée
Foule ta statue ignorée
Sur le pavé du Parthénon ;
Et les premiers rayons de la naissante aurore
En vain dans le désert interrogent encore
Les muets débris de Memnon.

Qu’ont-ils donc prétendu, dans leur esprit superbe,
Qu’un bronze inanimé dût les rendre immortels ?
Demain le temps peut-être aura caché sous l’herbe
Leurs imaginaires autels.
Le proscrit à son tour peut remplacer l’idole ;
Des piédestaux du Capitole
Sylla détrône Marius.
Aux outrages du sort insensé qui s’oppose !
Le sage, de l’affront dont frémit Théodose,
Sourit avec Démétrius.

D’un héros toutefois l’image auguste et chère
Hérite du respect qui payait ses vertus ;
Trajan domine encore les champs que de Tibère
Couvrent les temples abattus (note 1).
Souvent, lorsqu’en l’horreur des discordes civiles,
La terreur planait sur les villes,
Aux cris des peuples révoltés,
Un héros, respirant dans le marbre immobile,
Arrêtait tout à coup par son regard tranquille
Les factieux épouvantés.

II.

Eh quoi ! sont-ils donc loin, ces jours de notre histoire
Où Paris sur son prince osa lever son bras ? (note 2)
Où l’aspect de Henri, ses vertus, sa mémoire,
N’ont pu désarmer des ingrats ?
Que dis-je ? ils ont détruit sa statue adorée.
Hélas ! cette horde égarée
Mutilait l’airain renversé ;
Et cependant, des morts souillant le saint asile,
Leur sacrilège main demandait à l’argile
L’empreinte de son front glacé ! (note 3)

Voulaient-ils donc jouir d’un portrait plus fidèle
Du héros dont leur haine a payé les bienfaits ?
Voulaient-ils, réprouvant leur fureur criminelle,
Le rendre à nos yeux satisfaits ?
Non ; mais c’était trop peu de briser son image ;
Ils venaient encor, dans leur rage,
Briser son cercueil outragé ;
Tel, troublant le désert d’un rugissement sombre,
Le tigre, en se jouant, cherche à dévorer l’ombre
Du cadavre qu’il a rongé (note 4).

Assis près de la Seine, en mes douleurs amères,
Je me disais : « La Seine arrose encore Ivry,
Et les flots sont passés où, du temps de nos pères,
Se peignaient les traits de Henri.
Nous ne verrons jamais l’image vénérée
D’un roi qu’à la France éplorée
Enleva sitôt le trépas ;
Sans saluer Henri nous irons aux batailles,
Et l’étranger viendra chercher dans nos murailles
Un héros qu’il n’y verra pas. »

III.

Où courez-vous ? — Quel bruit naît, s’élève et s’avance ?
Qui porte ces drapeaux, signe heureux de nos rois ?
Dieu ! quelle masse au loin semble, en sa marche immense,
Broyer la terre sous son poids ?
Répondez… Ciel ! c’est lui ! je vois sa noble tête…
Le peuple, fier de sa conquête,
Répète en chœur son nom chéri.
Ô ma lyre ! tais-toi dans la publique ivresse ;
Que seraient tes concerts près des chants d’allégresse
De la France aux pieds de Henri ?

Par mille bras traîné, le lourd colosse roule (note 5).
Ah ! volons, joignons-nous à ces efforts pieux.
Qu’importe si mon bras est perdu dans la foule !
Henri me voit du haut des cieux.
Tout un peuple a voué ce bronze à ta mémoire,
Ô chevalier, rival en gloire
Des Bayard et des Duguesclin !
De l’amour des Français reçois la noble preuve,
Nous devons ta statue au denier de la veuve,
À l’obole de l’orphelin.

N’en doutez pas, l’aspect de cette image auguste
Rendra nos maux moins grands, notre bonheur plus doux ;
Ô Français ! louez Dieu, vous voyez un roi juste,
Un Français de plus parmi vous.
Désormais, dans ses yeux, en volant à la gloire,
Nous viendrons puiser la victoire ;
Henri recevra notre foi ;
Et quand on parlera de ses vertus si chères,
Nos enfants n’iront pas demander à nos pères
Comment souriait le bon roi !

IV.

Jeunes amis, dansez autour de cette enceinte ;
Mêlez vos pas joyeux, mêlez vos heureux chants ;
Henri, car sa bonté dans ses traits est empreinte,
Bénira vos transports touchants.
Près des vains monuments que des tyrans s’élèvent,
Qu’après de longs siècles achèvent
Les travaux d’un peuple opprimé.
Qu’il est beau, cet airain où d’un roi tutélaire
La France aime à revoir le geste populaire
Et le regard accoutumé !

Que le fier conquérant de la Perse avilie,
Las de léguer ses traits à de frêles métaux,
Menace, dans l’accès de sa vaste folie,
D’imposer sa forme à l’Athos ;
Qu’un Pharaon cruel, superbe en sa démence,
Couvre d’un obélisque immense
Le grand néant de son cercueil ;
Son nom meurt, et bientôt l’ombre des Pyramides
Pour l’étranger, perdu dans ces plaines arides,
Est le seul bienfait de l’orgueil.

Un jour (mais repoussons tout présage funeste !)
Si des ans ou du sort les coups encor vainqueurs
Brisaient de notre amour le monument modeste,
Henri, tu vivrais dans nos cœurs ;
Cependant que du Nil les montagnes altières,
Cachant cent royales poussières,
Du monde inutile fardeau,
Du temps et de la mort attestent le passage,
Et ne sont déjà plus, à l’œil ému du sage,
Que la ruine d’un tombeau.

Février 1819.

Détail de la statue équestre d'Henri IV au Pont-Neuf

Notes :

  1.  La colonne Trajane s’élève près de remplacement où furent le sacrum Tiberinum et la via Caprœensis.
  2. La statue de Henri IV fut renversée à l’époque du 10 août.
  3. On sait que ce fut dans le même temps (en 1792 et 1793), qu’après avoir violé les tombes royales, on posa un masque de plâtre sur le visage de Henri, pour mouler ses traits.
  4. Suivant M. le Monnier, le tigre des déserts de Sahara, non content d’avoir dévoré ses victimes, s’acharne encore sur l’ombre de leurs squelettes. M. de Borda s’exprime, sur le même sujet, de la manière suivante : « j’ai vu des tigres d’Afrique, amenés à Damas, et enfermés dans l’immense arène de Magis-Patar, dévorer avec la plus révoltante férocité les bœufs et les hiènes qu’on leur donnait tous vivans, et, leur premier appétit satisfait, passer des journées entières à guetter l’ombre des carcasses décharnées de ces animaux. Il est probable que le mouvement de l’ombre présentait à ces tigres une apparence de vie dans ce qui n’avait pas même une apparence de corps ».
  5. Personne n’ignore l’enthousiasme avec lequel le peuple, le 13 août 1818, s’empara de la statue de Henri IV, et la traîna à force de bras au lieu où elle devait être élevée.

Trois lys blancs

Publié dans:Lectures & relectures, Memento, Vexilla Regis |on 24 août, 2018 |1 Commentaire »

2018-75. « La monarchie véritable, la monarchie traditionnelle, appuyée sur le droit héréditaire… »

24 août,
Fête de Saint Barthélémy, apôtre.
Anniversaire du rappel à Dieu de SMTC le Roi Henri V (+ 24 août 1883).

Henri, comte de Chambord de jure Henri V

SMTC le Roi Henri V dit le Comte de Chambord

A l’occasion de l’anniversaire de la mort de SMTC le Roi Henri V, communément appelé du titre de Comte de Chambord qu’il porta en exil, il n’est jamais inutile de se replonger dans la lecture de certains de ses écrits ; ils sont toujours d’une pénétrante sagacité et d’une profonde sagesse, parce que sa pensée est toujours restée ferme dans les principes et donc, de ce fait, a toujours gardé le recul nécessaire : le recul que donne une doctrine royale traditionnelle multiséculaire sans compromission avec l’esprit du temps.
Au-delà de quelques éléments très circonstanciés, la lettre suivante, adressée à l’un de ses amis en date du 15 novembre 1869, est riche de lumières et d’enseignements qui restent d’une pertinence et d’une actualité absolues en ce début du XXIème siècle.

Loin du portrait du Prince borné et lointain, déconnecté de la réalité de son pays, que dressent à loisir les ouvrages d’histoire, ainsi que les langues éhontément perfides des royalistes libéraux qui auraient consenti à toutes les prostitutions des principes pour obtenir une « royauté à l’anglaise » ou bien à la « sauce Orléans », on voit bien ici combien Henri V était lucide et nourrissait une pensée claire, nuancée, inspirée par l’authentique tradition vivante de la Couronne des Lys.

Nous mettons donc volontairement en valeur – en caractères gras – certaines phrases ou expressions de cette missive qui nous paraissent particulièrement importantes, et nous nous permettons de la compléter par quelques notes dans le but de lui conférer plus de clarté et d’en faire mieux ressortir toute l’importance prophétique…

Armes de France gif

Henri V
Lettre du 15 novembre 1869

« Vous savez mieux que tout autre, mon cher ami, si la pensée de la France, la passion de son bonheur et de sa gloire, le désir de lui voir reprendre dans le monde la place que la Providence lui a assignée, font l’objet de mes constantes et bien vives préoccupations.
J’ai toujours respecté mon pays dans les essais qu’il a voulu tenter. On a même pu s’étonner de la persistance d’une réserve dont je ne dois compte qu’à Dieu ou à ma conscience. Mais si les amertumes prolongées de l’exil pouvaient avoir un adoucissement, je le trouverais dans la certitude de n’avoir pas manqué à la résolution que j’avais prise envers moi-même de ne pas aggraver les embarras et les périls de la France.
Cependant l’honneur et le devoir me recommandaient de la prémunir contre de funestes entraînements. Je n’hésitais pas, vous vous le rappelez, à protester contre les prétentions d’un pouvoir qui, uniquement basé sur le prestige d’un nom glorieux, croyait au lendemain d’une crise violente, le moment propice pour s’imposer aux destinées du pays (note 1).
Vous voulez la monarchie, disais-je alors aux Français, vous avez reconnu qu’elle seule peut vous rendre, sous un Gouvernement régulier et stable, cette sécurité de tous les droits, cette garantie de tous les intérêts, cet accord permanent d’une autorité forte et d’une sage liberté, qui fondent et assurent le bonheur des nations (note 2), ne vous livrez pas à des illusions qui, tôt ou tard, vous seraient fatales (note 3). Ce nouvel empire qu’on vous propose (note 4) ne saurait être cette monarchie tempérée et durable dont vous attendez tous ces biens…
La monarchie véritable, la monarchie traditionnelle, appuyée sur le droit héréditaire et consacrée par le temps, peut seule vous remettre en possession de ces précieux avantages
Le génie et la gloire de Napoléon n’ont pu suffire à fonder rien de stable ; son nom et son souvenir y suffiraient bien moins encore. Les dix-sept années qui viennent de s’écouler depuis que je faisais entendre ces paroles à mon pays n’ont-elles pas justifié mes prévisions et mes conseils ?
La France et la société tout entière sont menacées de nouvelles commotions : aujourd’hui, comme il y a dix-sept ans, je suis convaincu et j’affirme que la monarchie héréditaire est l’unique port de salut, où, après tant d’orages, la France pourra retrouver enfin le repos et le bonheur (note 5). – Poursuivre en dehors de cette monarchie la réalisation des réformes légitimes que demandent avec raison tant d’esprits éclairés, chercher la stabilité dans les combinaisons de l’arbitraire et du hasard (note 6), bannir le droit chrétien de la société, baser sur des expédients l’alliance féconde de l’autorité et de la liberté (note 7), c’est courir au devant de déceptions certaines.
La France réclame à bon droit les garanties du Gouvernement représentatif (note 8), honnêtement, loyalement pratiqué, avec toutes les libertés et tout le contrôle nécessaires. Elle désire une sage décentralisation administrative (note 9), et une protection efficace contre les abus d’autorité.
Un Gouvernement qui fait de l’honnêteté et de la probité politique la règle invariable de sa conduite (note 10), loin de redouter ces garanties et cette protection, doit, au contraire, les rechercher sans cesse. – Ceux qui envahissent le pouvoir (note 11), sont impuissants à tenir les promesses dont ils leurrent les peuples (note 12), après chaque crise sociale, parce qu’ils sont condamnés à faire appel à leurs passions au lieu de s’appuyer sur leurs vertus (note 13). – Berryer l’a dit admirablement : « Pour eux, gouverner ce n’est plus éclairer et diriger la pensée publique, quelle qu’elle soit ; il suffit de savoir la flatter, ou la mépriser, ou l’éteindre » (note 14).
Pour la monarchie traditionnelle, gouverner, c’est s’appuyer sur les vertus de la France, c’est développer tous ses nobles instincts, c’est travailler sans relâche à lui donner ce qui fait les nations grandes et respectées ; c’est vouloir qu’elle soit la première par la foi, par la puissance et par l’honneur (note 15).
Puisse-t-il venir ce jour si longtemps attendu où je pourrai enfin servir mon pays ! Dieu sait avec quel bonheur je donnerais ma vie pour le sauver (note 16).
Ayons donc confiance, mon cher ami, et ne cessons pas de travailler dans ce noble but. A la justice et au droit appartient toujours la dernière victoire (note 17).
Comptez plus que jamais sur mon affection. » 

Notes :
1 – Le Prince rappelle ici les mises en garde qu’il a adressées aux Français lors de l’élection de Louis-Napoléon Buonaparte comme président de la 2ème république puis lors du référendum qui a transformé cette dernière en 2nd en-pire. Le « prestige d’un nom glorieux » renvoie évidemment à l’aura mythologique qui a été placée sur l’épopée du petit général Corse.
2 -  « (…) un Gouvernement régulier et stable, cette sécurité de tous les droits, cette garantie de tous les intérêts, cet accord permanent d’une autorité forte et d’une sage liberté, qui fondent et assurent le bonheur des nations (…) » : Le Prince résume ici excellement ce que sont les qualités objectives de la royauté capétienne traditionnelle.
3 – Illusions fatales : on admire ici la lucidité prémonitoire du Prince, plusieurs mois avant le désastre militaire et politique dans lequel s’effondrera l’en-pire en carton-pâte de Louis-Napoléon.
4 – « Nouvel empire qu’on vous propose » : après une période très autoritaire, Louis-Napoléon avait fait mine de donner un nouveau visage, plus libéral, à son système politique.
5 – Là encore les événements postérieurs ont donné raison à Henri V : depuis l’effondrement du 2nd en-pire, la France, tournant le dos à la royauté traditionnelle, n’a jamais connu de période pérenne de véritable stabilité gouvernementale.
6 – « les combinaisons de l’arbitraire et du hasard » : voici une excellente définition du système électoral et prétendûment démocratique.
7 – « le droit chrétien » que le Prince place au premier rang des nécessités politiques peut seul garantir, unifier et harmoniser ces deux éléments : l’exercice de l’autorité et la préservation des véritables libertés individuelles et sociales (cf. la conférence de Gustave Thibon sur la véritable liberté publiée à partir d’ > ici).
8 – « Gouvernement représentatif » : le système électoral et les chambres, auxquels nous ont « habitués » les républiques successives, ne sont pas la seule – en encore moins la meilleure – manière d’avoir une véritable « représentation ». Les corps intermédiaires conformes à l’ordre naturel et conformes au principe de subsidiarité assurent une authentique forme de « représentation ». Il est en effet bien plus approprié à la nature de l’homme et de sa vie en société d’œuvrer à les restaurer dans leur plénitude, si l’on veut restaurer un état qui soit tout à la fois fort, et rigoureusement respectueux des libertés naturelles.
9 – « décentralisation administrative » : tandis que les républiques successives n’ont cessé de durcir la centralisation, et que lorsqu’elles parlent de « décentralisation », elles n’établissent en réalité qu’une « subsidiarité inversée » !
10 – « Un Gouvernement qui fait de l’honnêteté et de la probité politique la règle invariable de sa conduite » : quel contraste avec « la république des affaires », qui cumule les scandales et la corruption !!!
11 – « Ceux qui envahissent le pouvoir » : le Prince ne donne-t-il pas ici une excellente définition des « z’élus de la république » ?
12 – « les promesses dont ils leurrent les peuples » : c’est bien connu, « les promesses n’engagent que ceux qui y croient » (citation célèbre et révélatrice du « système représentatif » actuel).
13 – « ils sont condamnés à faire appel à leurs passions au lieu de s’appuyer sur leurs vertus » : là encore Henri V dépeint en quelques mots bien frappés la sinistre réalité dont les politiciens mênent les campagnes électorales.
14 – La citation de Berryer n’est-elle pas prophétique ? On croirait lire ici la description de ce qui se passe aujourd’hui, sous la 5ème république, dans le Royaume de France occupé.
15 – Dans la monarchie capétienne traditionnelle, c’est l’Eglise qui est le premier Ordre de l’Etat : la royauté traditionnelle est catholique, et cette catholicité, outre qu’elle permet le développement d’une société vertueuse, permet une large diffusion des grâces de Dieu dans l’ordre temporel autant que dans l’ordre spirituel.
16 – « Je donnerais ma vie pour la sauver » : phrase qui montre la réalité de ce qu’est le Roi de France. Epoux mystique de la France (lors du Sacre il reçoit un anneau qui est tout-à-fait analogue à l’alliance passée au doigt des époux et qui symbolise l’alliance spirituelle et morale entre sa Personne sacrée et le Royaume). Ainsi le Roi donne sa vie pour le Royaume, comme l’époux donne sa vie pour son épouse. A l’inverse la majorité des politiciens républicains semble avoir pour devise : « Je vendrais la France pour sauver mes intérêts personnels » !
17 – « A la justice et au droit appartient toujours la dernière victoire » : cette affirmation pleine d’espérance surnaturelle et de foi est aussi celle qui anime et sous-tend tout l’engagement d’un véritable légitimiste. Elle est du même ordre que la confiance inébranlable dans les paroles de Notre-Seigneur assurant que, malgré toutes les attaques, les périodes de crise et de décadence, les portes de l’enfer ne prévaudront finalement pas contre Son Eglise Sainte.

fleur de lys

Articles connexes :
– Actualité du Comte de Chambord > ici
– Evocation du Comte de Chambord par Louis XX en 2015 > ici
– Bref exposé des lois fondamentales du Royaume de France > ici
– Pèlerinage de Louis XX au couvent de la Castagnavizza > ici
– Pourquoi les Princes de la branche aînée des Bourbons n’habitent-ils pas en France ? > ici

Prière pour renouveler le Vœu de Louis XIII :

Nous avons publié (cf. > ici) les prières liturgiques traditionnellement prescrites pour la procession du 15 août en accomplissement du Vœu de Sa Majesté le Roi Louis XIII.
Lors de la procession du Vœu de ce dernier 15 août, à la chapelle Notre-Dame de la Rose de Montélimar si chère à notre cœur, Monsieur l’Abbé, à la station, a en outre lu un texte de prière qui a retenu toute notre attention – et qui a d’ailleurs été très apprécié de tous les fidèles présents – dont il a publié le texte dans le bulletin paroissial. Il nous a dit qu’il tenait cette prière de l’un de ses confrères, lequel l’avait découvert il y a plusieurs années dans un manuel de dévotion.
Nous pensons que ce texte, d’une grande actualité, complète très heureusement les prières liturgiques de la Procession du Vœu de Louis XIII, et nous remercions vivement Monsieur l’Abbé de nous avoir autorisé à le publier dans ces pages.

Abraham Bosse voeu de Louis XIII

Gravure d’Abraham Bosse (1602-1676)
représentant le Vœu de Louis XIII

lys 2

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.
Ainsi soit-il.

Très douce Vierge Marie, qui avez jadis inspiré au Roi Louis XIII de vous consacrer sa personne, son royaume et ses sujets, daignez continuer d’étendre sur notre personne, notre famille, notre paroisse, notre diocèse et notre Patrie, la France, votre protection maternelle.
Nous aussi, et davantage que le pieux Roi, nous sommes en butte aux épreuves, aux divisions, aux révoltes et aux erreurs. Le démon et le monde mènent contre la Sainte Eglise, contre la Royauté de votre Fils, contre les familles chrétiennes et contre nos âmes fragiles, une guerre sans merci, cherchant à détruire tout ce qui glorifie Dieu et tout ce qui est soumis à Sa Sainte Volonté.
Le monde entier souffre de famine spirituelle, et il n’est presque plus personne pour prêcher la Vérité et répandre la grâce des sacrements. Les erreurs et le péché règnent partout, jusque dans le sanctuaire, et la foi de vos enfants est sans cesse menacée par des pasteurs indignes qui renient par leurs paroles ou par leurs actes l’Evangile de votre Divin Fils.

C’est pourquoi nous nous tournons vers vous avec ferveur et grande confiance, et nous venons à vos pieds nous consacrer à vous.
Conservez en notre intelligence la foi catholique dans son intégrité, et donnez-nous la grâce d’en porter témoignage.
Ranimez en notre cœur l’espérance, afin que nous désirions contempler la Trinité Sainte et vous-même dans le Ciel, et que nous demandions humblement à Dieu la fidélité qui y conduit.
Répandez en notre âme votre charité, pour qu’en toutes choses nous imitions vos vertus et suivions votre exemple.
Rétablissez dans notre patrie et dans ce qui fut la Chrétienté le règne de Jésus-Christ : que les institutions et les mœurs soient animées et réglées par la Sainte Loi de Dieu.
Avec vous et par votre intercession, ô Notre-Dame et notre Souveraine, nous voulons ici-bas travailler à la gloire de Dieu, et en jouir dans l’éternité.

Ainsi soit-il.

Louis XIII offrant sa couronne à Notre-Dame - Nicolas Coustou

SMTC le Roi Louis XIII offrant sa Couronne à la Vierge de Pitié
(maître-autel de la cathédrale Notre-Dame de Paris)

2018-72. 106ème pèlerinage légitimiste à Sainte-Anne d’Auray

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Nous vous invitons – si vous n’êtes pas déjà avertis – à prendre connaissance du programme suivant, et, en particulier si vous habitez dans l’Ouest de la France (mais pas que : il y aura des pèlerins du Sud-Est qui se rendront en Bretagne pour la circonstance !) à ne pas manquer de participer à ce pèlerinage légitimiste : une date importante dans le calendrier annuel des manifestations de la Légitimité !

Pèlerinage légitimiste Sainte-Anne d'Auray 2018

Pèlerinage légitimiste Sainte-Anne d'Auray 2018

Pèlerinage légitimiste Sainte-Anne d'Auray 2018

Pèlerinage légitimiste Sainte-Anne d'Auray 2018

Fleur de lys

2018-71. Echos de l’université d’été légitimiste Saint-Louis.

Vendredi 17 août 2018,
Dans l’Ordre de Saint-Augustin, fête de Sainte Claire de Montefalco, vierge ;
Mémoire de Saint Carloman, confesseur ;
Mémoire de Saint Hyacinthe, confesseur ;

Mémoire de Sainte Jeanne Delanoüe, vierge ;
Mémoire du 3ème jour dans l’octave de l’Assomption ;
5ème anniversaire du rappel à Dieu de M. l’Abbé C.-P. Chanut (cf. > ici).

Logo UCLF

L’Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF) est aujourd’hui l’unique structure à proposer une université d’été authentiquement légitimiste, baptisée « Université Saint-Louis ». Cette institution s’est développée malgré de nombreuses attaques, critiques et basses manœuvres, et perdure lors même que ceux qui ont tenté de la mettre à bas ont jeté l’éponge…
L’édition 2018 a été un réel succès et nous vous invitons à en lire un compte-rendu ici.

Quel est le « secret » de sa réussite ?
La solidité d’un enseignement rigoureusement fidèle aux principes de la royauté capétienne traditionnelle.
Tandis que certains ne voient dans la Légitimité qu’un prétexte à des mondanités et que d’autres voudraient faire le tri dans la doctrine monarchique traditionnelle et composer avec les idées de la révolution, l’UCLF tient fermement et inébranlablement la ligne de la continuité : celle tenue par Monseigneur le comte de Chambord, de jure Sa Majesté le Roi Henri V, et dont Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, avait rappelé la pertinence et l’actualité lors de son déplacement à Sainte-Anne d’Auray en 2015 (cf. > ici)

Les « cahiers » de cette Université Saint-Louis 2018 sont déjà disponibles et téléchargeables gratuitement : il ne faut surtout pas se priver de les enregistrer et de les étudier. C’est > ici.
Excellente occasion aussi pour recommander très instamment l’ « Introduction à la Légitimité » qui peut elle aussi être téléchargée gratuitement > ici.

Ce sont là de véritables trésors qui sont à votre disposition.
Et que l’on ne me dise pas que c’est difficile à lire et à comprendre ! Je comprendrais à la limite que des collégiens de « banlieue défavorisée » émettent semblable objection, mais pas mes lecteurs !
Dans un monde où de moins en moins de personnes font l’effort de lire en s’attachant à comprendre ce qu’ils lisent, c’est certes aller à contre-courant, mais j’espère que mes lecteurs ne manquent ni de caractère ni de volonté tenace pour cela, et c’est cette volonté seule – une vraie volonté pas des sentiments velléitaires – qui est nécessaire à l’intelligence de ces textes, au risque de rester dans la superficialité et de n’avoir aucune véritable racine en Légitimité !

Ainsi que le dit le fameux encouragement faussement attribué à Virgile : « Macte animo, generose puer, sic itur ad astra : Allez, courage, noble enfant, c’est ainsi qu’on s’élève vers les étoiles ! »

lys 2

2018-69. « Réco-royco » à l’occasion de la Saint-Louis (25 août 2018).

Vitrail de Saint Louis avec la Sainte Couronne d'épines

Samedi 25 août 2018 :
Fête de Saint Louis, Roi de France

Saint Patron de notre Roi et de Monseigneur le Dauphin,
Céleste protecteur de tous les Capétiens et de la Royauté française.

fleur de lys gif2

Le Cercle Légitimiste du Vivarais abbé Claude Allier, auquel s’associe le Cercle Légitimiste du Dauphiné Crillon le Brave, vous invite à une journée de récollection et d’approfondissement spirituel au Mesnil-Marie, animée par le Prieur de la Confrérie Royale.
Cette journée marquera la reprise des activités de nos cercles après la (relative) pause estivale : les membres ou sympathisants de la Confrérie Royale qui se trouvent dans les environs géographiques, sont également chaleureusement invités à prendre part à cette « réco-royco ».

Programme de la journée (susceptible de légères modifications sauf en ce qui concerne l’heure de la Messe) :

10 h : Sainte Messe
– 11 h : 1er enseignement
– 12 h 30 : Repas tiré du sac
– 14 h : 2e enseignement
– 16 h : chapelet et vénération de la relique de Saint Louis

Pour participer :

L’inscription à cette journée est nécessaire (pour des raisons d’organisation pratique). Merci d’y procéder sans retard !
Courriel :  vivarais.legitimiste@gmail.com

Reliquaire de Saint Louis - Le Mesnil-Marie

Reliquaire de Saint Louis dans l’oratoire du Mesnil-Marie.

2018-68. Des chanoines pour la France.

Lundi 13 août 2018,
Fête de Sainte Radegonde, reine des Francs et veuve ;
Commémoraison des Saints Hippolyte et Cassien, martyrs ;
Commémoraison de Saint Jean Berchmans.

Sainte Radégonde vitrail de l'église Saint-Laon de Thouars - détail

Sainte Radegonde, reine des Francs,
fondatrice de monastères et moniale,
portant le reliquaire de la Sainte Croix
(détail d’un vitrail de l’église Saint-Laon de Thouars)

Fleur de Lys

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

A l’occasion de ma chronique relatant notre séjour en Provence pour la Semaine Sainte, je vous ai raconté notre visite à l’église Sainte-Thérèse du Trayas (cf. > ici). Je vous annonçai alors la prochaine parution d’un entretien avec nos très chers amis Messieurs les Chanoines Frédéric et Sébastien Goupil, accueillis dans son diocèse par Son Excellence Monseigneur l’Evêque de Fréjus et Toulon afin d’y mener à bien la fondation d’un Ordre de chanoines séculiers voués à la prière pour la France : l’Ordre de Saint-Remi.

La fête de Sainte Radegonde me paraît tout indiquée pour porter à votre connaissance l’ « intervioue » que je vous promettais il y a quatre mois :  comme la très grande majorité de nos souveraines, et avant d’entrer elle-même dans la vie monastique, cette sainte Reine a en effet  toujours encouragé les fondations religieuses et soutenu les œuvres vouées à obtenir du Ciel des grâces pour le Royaume.

Il y a toutefois un changement dont je dois vous informer tout de suite : depuis notre visite du 26 mars au Trayas, Monseigneur l’Evêque a un peu rapproché « nos » deux chanoines de Toulon – où l’un et l’autre travaillent à l’évêché quelques jours par semaine – ; au début du mois de juin, ils ont donc laissé le presbytère du Trayas et l’église Sainte-Thérèse que je vous avais présentée, pour résider au presbytère du Val.
Le Val est une petite ville de plus de 4.000 âmes, voisine de Brignoles, à quatre lieues à peine de la basilique royale de Sainte Marie-Magdeleine à Saint-Maximin.

S’ils habitent (pour l’heure, car ce n’est encore qu’une étape) au presbytère du Val, ils ne sont néanmoins pas en charge de la paroisse, qui a son propre curé.
Il est en effet important d’insister sur le fait que Messieurs les Chanoines n’ont pas vocation à prendre en charge un ministère curial (même s’il peut arriver qu’ils rendent service occasionnellement dans des paroisses) : la vocation canoniale est une vocation particulière, différente de l’appel au ministère paroissial. Le code de droit canonique actuellement en vigueur (canon 510) demande d’ailleurs à ce que les paroisses ne soient plus unies à un chapitre de chanoines.

Le texte qui suit a d’abord été publié dans le bulletin mensuel du diocèse de Fréjus-Toulon n°226 (mars 2018) dans une forme plus brève et repris sur plusieurs sites d’information (par exemple > ici).
J’ai expressément souhaité que ce texte court soit un peu plus développé et j’ai demandé à nos amis de le compléter afin de bien préciser certains points : le résultat est ce que vous allez découvrir ci-dessous, que j’ai reçu ces jours-ci, car ce texte mûri a été dûment vérifié par les autorités dont dépendent Messieurs les Chanoines.
Il m’apparaît d’autant plus important de le publier que je sais que diverses erreurs ont circulé au sujet de nos amis Messieurs les Chanoines Goupil. On a entendu dire qu’ils auraient abandonné la célébration de la Sainte Messe latine traditionnelle : c’est faux ! On a prétendu qu’ils seraient devenus « biritualistes » : c’est également faux ! On a raconté qu’ils ne seraient plus chanoines : c’est archi-faux, puisqu’ils le sont même davantage qu’ils ne l’étaient auparavant ! On a même contesté leur droit à une tenue de chœur spécifique : c’est encore une grossière erreur ! …etc. … etc.
Ceux qui colportent de telles rumeurs feraient mieux de se renseigner avant de raconter n’importe quoi, ou bien l’on finira par penser qu’ils se livrent à des calomnies volontaires (faut-il rappeler que la calomnie est un péché contraire au huitième commandement de Dieu, et que ce n’est pas parce qu’on est prêtre que cela donnerait un droit à y contrevenir ?).

Mais je vous laisse découvrir le texte de cet entretien, auquel je vous demande d’accorder une attention profonde.

Lully.

Fleur de Lys

chanoines-frederic-et-sebastien-goupil

Messieurs les Chanoines Frédéric et Sébastien Goupil,
fondateurs de l’Ordre de Saint-Remi

Fleur de Lys

« Des chanoines pour la France »

- Messieurs les Chanoines, pouvez-vous vous présenter ?

Nous sommes les chanoines Frédéric et Sébastien Goupil, deux Normands, frères de sang et de sacerdoce, âgés de 37 et 35 ans, ordonnés par S.Em. le cardinal Burke respectivement en 2009 (Année du Sacerdoce) et 2012 (Année de la Foi).

- Pourquoi dit-on « chanoines » ? Présentez-nous votre fondation de l’Ordre de saint Remi ?

Nous avons été formés et ordonnés dans l’Institut du Christ Roi, dont « les membres vivent à la manière des chanoines » (cf. > ici) selon ses Constitutions approuvées par Rome en 2008. En juin 2017, après deux ans de réflexion sur notre projet de fondation, nos supérieurs ont jugé qu’il ne correspondait pas aux buts et structure de l’Institut, et nous ont autorisés à rencontrer des évêques. Nous avons été accueillis en octobre avec grande bienveillance par Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon, devenu le 1er janvier dernier notre Ordinaire – c’est-à-dire notre supérieur ecclésiastique – pour nous aider à mener à bien la fondation de l’Ordre de saint Remi (cf. > ici), dont le cœur serait un collège de chanoines séculiers. Il nous a confié : « L’objet – la prière pour la France – me paraît très-fondé, et répondre à une heureuse intuition ».

Il existe encore aujourd’hui beaucoup de chanoines réguliers, des religieux qui vivent en communauté, menant une vie et exerçant un apostolat selon la Règle de Saint-Augustin : les Prémontrés en sont les plus célèbres.

Les seuls chanoines séculiers qui subsistent en France sont les chanoines de cathédrale. Avec la raréfaction du clergé, les prêtres honorés d’un canonicat ont souvent par ailleurs une charge pastorale dans une paroisse, et n’habitent plus le quartier des chanoines qui entourait jadis l’église cathédrale. Peu de cathédrales ont donc encore des offices réguliers au chœur, ce qui est pourtant la raison d’être des chapitres cathédraux : porter la prière du diocèse dans la liturgie solennelle quotidienne.

Nos ancêtres connaissaient un autre type de chanoines séculiers : les chanoines attachés aux églises collégiales, celles-ci étant fondées à une intention particulière, comme le salut des fondateurs et de leur famille, mais aussi pour le pays tout entier, les Rois Très-Chrétiens ayant parsemé le sol de France de fondations monastiques ou canoniales dans ce but.

Attaché à une église par sa prébende, chaque chanoine habitait sa propre maison et rejoignait ses confrères plusieurs fois au cours de la journée pour chanter l’Office divin et participer aux célébrations solennelles de la Liturgie. Le gouvernement était collégial, d’où le nom de « collège » porté par la société desdits chanoines, au contraire des abbayes et monastères, au gouvernement monarchique (par un abbé ou prieur). Il n’y avait pas normalement de vie communautaire stricte. La formation était soignée : beaucoup de saints ou de grands évêques passèrent par les écoles cathédrales ou collégiales dans leur enfance.

Les collégiales furent bien évidemment saccagées – voire détruites – par les révolutionnaires de 1789. Soulignons d’ailleurs que nombreux furent les chanoines séculiers à donner leur sang pour « Dieu et le Roi » : jusqu’à un tiers (18 sur 64) des martyrs de l’Île-Madame ! Cela n’est pas anodin, et manifeste l’importance non négligeable qu’ils eurent dans l’histoire de la France catholique.

Si les collégiales sont désormais vides ou transformées en églises paroissiales, c’est à Napoléon Bonaparte qu’on le doit malheureusement. Dans son souci de centralisation, ce dernier voulut calquer l’organisation des diocèses sur celle des départements. Aux préfets devaient correspondre les évêques (ainsi surnommés les « préfets violets »…), et aux maires : les curés. Il ne put mettre fin aux chapitres de cathédrale, constituant comme le sénat de l’évêque, mais refusa de laisser se reformer les autres, considérés trop indépendants.

Je n’ai pas connaissance de tentative de restauration des chapitres collégiaux en France depuis 200 ans… C’est le projet que nous portons, à la disposition des successeurs des Apôtres. Sans nous figer pour l’instant sur une église particulière, la structure d’Ordre permettrait de réunir, en une société de chanoines, des prêtres séculiers qui pourraient être attachés aux églises ou chapelles qui lui seraient confiées. Dépassant le collège canonial, nous envisageons d’accepter également d’autres membres :

  • des bénéficiers – ecclésiastiques ou laïcs – engagés au service actif des chanoines ;

  • des ecclésiastiques affiliés, tout en appartenant à une autre communauté ou diocèse ;

  • des membres simples, vivant à distance de notre esprit axé sur l’École française de spiritualité,

épanouis dans la célébration de la Liturgie latine traditionnelle qui nous est consubstantielle, et ancrés dans le désir primordial et « non négociable » de vraie sainteté, grâce à l’émulation et la communion des Saints.

- Comment cette vocation  s’est-elle imposée à vous ?

C’est une bien longue et complexe histoire ! Depuis mon enfance brûle au fond de mon âme le désir de contribuer à la fidélité de la France à sa vocation spéciale de Fille aînée de l’Eglise, héritée de ses Rois (car n’oublions pas que c’est pour notre pays un titre « consort »… je vous renvoie aux nombreuses interventions papales depuis que la Gaule est devenue France). Il faudrait un livre entier pour tout relater (rires), mais pour résumer, je voudrais prendre une image concrète, qui pour moi illustre cette vocation soumise au discernement de l’Église enseignante.

Depuis des siècles, se trouve dans la basilique Saint-Pierre de Rome, au cœur de la Chrétienté, une chapelle (cf. > ici), anciennement appelée « Capella regum Francorum », dédiée à la prière pour la France, et consacrée à sainte Pétronille (fille de saint Pierre et patronne de nos rois) et où j’eus d’ailleurs l’émouvante grâce l’an dernier d’offrir le Saint-Sacrifice ; quelle insigne grâce pour notre Patrie : connaît-on pareil privilège ?! Une Messe y est célébrée chaque 31 mai pour la France, tous les Français de Rome y étant invités. Et le reste de l’année, c’est un autel très demandé par les prêtres de passage. Pour la petite histoire, la Pieta de Michel-Ange avait même été commandée pour cette chapelle…

En 1889, le pape Léon XIII offrit une lampe d’argent, suspendue devant l’autel et dont l’inscription dédicatoire porte : « Elle semblera prier sans cesse pour la France ». Mon âme de jeune Français, et qui plus est de prêtre, fond de tristesse de voir dans cette belle lampe, dans ce lieu – pardonnez le mot – fatidique, « sembler briller »… une ampoule électrique !!! La France (l’ambassade, le clergé, chaque Français) n’a-t-elle pas les moyens d’entretenir une vraie flamme, quand on ne connaît pas d’autre nation honorée d’un tel privilège ?! L’Ordre de saint Remi veut s’offrir comme huile de cette lampe votive, afin de brûler liturgiquement dans le sanctuaire mystique et extraterritorial de la prière pour la France.

Plusieurs (familles, clercs) nous ont déjà encouragés : qu’ils soient ici chaleureusement remerciés. L’amitié dans le Clergé nous tient à cœur, et je suis frappé de constater que les Saints français du Siècle des Saints (le XVIIe…) étaient tous amis, ou du moins se connaissaient tous ou presque !

- Votre arrivée en Provence est-elle une étape pour de futurs développements ?

Mgr l’Évêque a bien saisi qu’il s’agirait d’une « base arrière » : nous avons vocation à servir là où les évêques de France feront appel à nous. Mais un indéfectible lien nous attachera toujours à cette province bénie, berceau de la Chrétienté européenne et racine de la Fille aînée de l’Église, les plus proches disciples de Notre-Seigneur y ayant débarqué miraculeusement, en premier lieu desquels sainte Marie-Madeleine évidemment, saint Lazare et sainte Marthe, sainte Marie de Cléophas et sainte Salomé, etc.

- En quoi consistera votre vie canoniale ?

Nous avons pour charisme la présence chorale qui est le cœur de notre vocation centrée sur la sainte Liturgie, « source et sommet de la vie de l’Église » (Sacrosanctum Concilium, 10). Le reste de la journée doit se passer dans une relative retraite, favorisant une vie nourrie d’étude – nous travaillons chacun une licence ecclésiastique – et de prière personnelle. Nous ne sommes pas faits pour gérer des paroisses, et le Droit de l’Église sépare bien désormais chapitre et paroisse (canon 510 § 1) ; notre ministère est complémentaire de celui des autres prêtres séculiers (diocésains ou de communautés), que nous sommes d’ores et déjà appelés à seconder par des confessions, prédications, directions spirituelles, etc. ainsi que par le service des Curies diocésaines (chancellerie, secrétariat).

Nous avons à cœur également, plusieurs fois par an, d’assurer l’aumônerie de pèlerinages et de retraites spirituelles dans le but de faire prendre conscience à nos contemporains de la si belle vocation et mission qui incombe à notre pays, comme l’ont souligné tant de saints et de papes au cours de l’histoire. Nous espérons que de nombreux autres jeunes clercs auront dans leur pays le même élan : le salut d’un pays et de tous ses habitants est chose trop sérieuse et même cruciale pour ne pas avoir des ecclésiastiques consacrés à cette œuvre… au moins dans chaque capitale ! Mais cela dépasse notre propre mission : à bon entendeur…

Saint Remi nous a portés mystiquement sur les fonts baptismaux de Reims en la personne de Clovis Ier, Fils aîné de l’Église. Il lui revenait de recevoir le patronage de cette petite œuvre consacrée à la prière – principalement liturgique – pour la fidélité de la France aux promesses de son Baptême. Lorsque le pape Jean-Paul II adressa ses mémorables paroles, en juin 1980, j’avais deux semaines. Devenus des hommes, nous voulons répondre à cet appel solennel lancé par le Père commun de la Chrétienté.

- Comment vous aider ?

En priant sérieusement pour nous, saint François de Sales enseignant que toute œuvre inspirée de Dieu connaît la Croix. Et pour que nous soyons bien dociles à la divine grâce.

En nous faisant dire des Messes pour le salut de la France, ce qui est la plus efficace des prières.

Le site du diocèse de Fréjus-Toulon organise aussi une récolte de dons pour les questions plus matérielles, soutien inévitable du spirituel (voir > ici)… « la grâce ne détruisant pas la nature » mais au contraire s’appuyant sur elle « et l’achevant » (S. Thomas d’Aquin : Somme de théologie ; I, q. 1, a. 8, sol. 2) !

Et enfin en nous rejoignant dans cette grande aventure, car c’en est une !

Je tiens cependant à préciser, à souligner, à marteler – comme nous le dîmes à Mgr Rey lors de notre première rencontre – que l’Ordre de saint Remi n’a pas vocation à avoir le monopole de la prière pour la France. Nous sommes prêts à nous associer à toute initiative de bonne volonté et fidèle aux principes chrétiens, à la doctrine sociale de la Sainte Église et au « génie français » évoqué par saint Pie X, loin de tout chauvinisme ou nationalisme. Mais nous avons un charisme propre, qui n’est par définition pas l’apanage ou la vocation de tout un chacun : appartenir à un chapitre séculier de chanoines (ou le servir et seconder), dans une liturgie particulière, selon un esprit particulier, avec une histoire spéciale également. Au nom de l’Église, Mgr Rey a courageusement pris sur lui de nous conduire dans l’étape si spéciale d’une institution qu’est la période de fondation, et qui demande d’en bien soigner les bases afin de fonder sur le roc (cf. Matth. VII, 25). Priez pour nous, mais priez aussi pour lui !

Quelques précisions importantes – à noter :
- En sus des dons, qui leur sont nécessaires pour vivre et pour développer la fondation (voir > ici), il n’est pas inutile de préciser que Messieurs les Chanoines de l’Ordre de Saint-Remi reçoivent volontiers des offrandes de Messes : pour vos intentions particulières et familiales bien sûr, mais il faut aussi souligner qu’il est particulièrement indiqué de s’adresser à eux lorsque l’on souhaite offrir des Saintes Messes pour la France, pour la Famille Royale, à l’occasion des grandes fêtes du Royaume ou pour les anniversaires importants de notre histoire royale… etc.
Pour les contacter : 
courriel : ordredesaintremi@gmail.com
adresse postale : Ordre de Saint Remi
                             Presbytère - Rue du Prieuré
                         
   83413 Le Val
Site de la paroisse du Val : leval.frejustoulon.fr

- En ce qui concerne les dons :
Les dons permettent de recevoir une déduction fiscale (reçu fiscal sur demande) de l’association diocésaine de Fréjus-Toulon (ADFT) dont dépend l’Ordre.
Les chèques de dons sont à libeller au nom de ADFT ORDRE DE SAINT REMI.
L’argent récolté est bien entièrement reversé à l’Ordre.
 
- En ce qui concerne les offrandes de Messes :
En accord avec le diocèse de Fréjus-Toulon, les chèques de Messes sont à libeller au nom du prêtre célébrant (> « M. le chanoine Goupil » peut suffire ») en précisant bien l’intention exacte sur une feuille les accompagnant. 
   > Pour un défunt, merci d’ajouter une croix à son nom ; exemple : Alphonse de Bourbon (+). 
   > Pour un vivant ou un défunt, merci de toujours indiquer au moins le prénom, afin qu’il soit prononcé en latin au Memento.
Si vous libellez ADFT ORDRE DE SAINT REMI, l’offrande sera ensuite reversée à l’un des prêtres de l’Ordre.
Contrairement aux dons, les offrandes de Messes ne peuvent pas donner lieu à une déduction fiscale, étant le règlement contractuel d’un service.
Les offrandes recommandées par la Conférence des évêques de France sont de :
   > 17 euros pour une Messe
   > 55 euros pour un triduum de Messes
   > 170 euros pour une neuvaine de Messes.
Les trentains grégoriens (30 Messes d’affilée pour un défunt) sont également acceptés : merci de contacter l’Ordre.
Les Messes pour la propre sanctification du donateur sont à recommander, même si bien oubliées.

Blason Ordre de Saint-Remi

Blason de l’Ordre de Saint-Remi

2018-67. Non, il n’y a pas eu de dégâts dans notre Principauté…

Vendredi 10 août 2018,
Fête de Saint Laurent, diacre et martyr ;
Triste anniversaire de la prise des Tuileries…

Chers Amis du Refuge Notre-dame de Compassion,

Quelques uns d’entre vous, entendant parler des dégâts occasionnés par l’épisode cévenol de ce jeudi 9 août dans le département de l’Ardèche, nous ont adressé quelques très gentils messages en nous demandant si nous n’avions pas été sinistrés : qu’ils soient remerciés pour leur sollicitude !
Non ! Il n’y a eu aucun dommage dans notre « Principauté », soyez tout-à-fait rassurés. Les pluies y ont été violentes et abondantes mais n’ont causé aucun dommage, fort heureusement. Ni grêle, ni coupure d’électricité, ni inondation chez nous.
Les zones sinistrées se situent bien plus au sud.

Je profite simplement de ces quelques lignes pour vous adresser trois photographies prises hier en début de soirée par Frère Maximilien-Marie : elles vous suggèreront peut-être quelques impressions au sujet de la magnificence de ces hautes Boutières au cœur desquelles nous sommes établis, et dont la grandeur sauvage et la puissante sublimité sont, en toutes saisons et par tous les temps, bien propres à élever l’âme vers notre divin Créateur.

Après les orages - depuis le col de la Croix de Boutières

Depuis le col de la Croix de Boutières (1505 m d’altitude)
une vue des vallées et des sucs des hautes Boutières

Après les orages - Saint-Martial et son lac

Saint-Martial et son lac (environ 850 m d’altitude)

Après les orages - lac de Saint-Martial

Le lac de Saint-Martial après les orages, lorsque les brumes se dissipent…

Je profite également de cette courte publication pour vous rappeler que, en ce triste anniversaire de la prise des Tuileries et des infamies perpétrées à l’encontre de la famille royale, vous pouvez trouver dans les pages de ce blogue :
- Simples réflexions à propos du 10 août > ici
- Ainsi finit le régiment des Gardes Suisses du Roi de France > ici
- Témoignage de Pauline de Tourzel sur la prise des Tuileries et les événements qui suivirent > ici

Prions de tout notre cœur et de toute notre âme pour que cesse l’ignominie républicaine, fondée sur de telles abominations !

Lully.

Lys d'un drapeau des Gardes Suisses qui fut ramassé aux Tuileries par Cléry (Paris - musée Carnavalet)

Fragment d’un drapeau de la Garde Suisse
ramassé aux Tuileries par Cléry après les massacres et le pillage…

1...34567...40

A tempo di Blog |
Cehl Meeah |
le monde selon Darwicha |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | mythologie
| jamaa
| iletaitunefoi