Archive pour la catégorie 'Vexilla Regis'

Neuvaine du 21 au 29 janvier pour le trentième anniversaire de l’avènement de Louis XX :

Ce 30 janvier 2019 ramène le tragique souvenir de la disparition de Monseigneur le Prince Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou et de Cadix, de jure Sa Majesté le Roi Alphonse II de France, le 30 janvier 1989, et donc, en vertu des Lois fondamentales du Royaume selon laquelle la succession à la Couronne est immédiate et automatique, c’est aussi le trentième anniversaire de l’avènement de Sa Majesté le Roi Louis XX.

Louis XX

Nous invitons donc tous les membres et sympathisants de la Confrérie Royale, tous les Légitimistes, à préparer cet anniversaire par une neuvaine de prièredu 21 au 29 janvier, à l’intention de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, pour Sa personne, pour Sa famille, pour Sa mission au service de la France.

Pour cette neuvaine nous vous proposons de réciter (ou de chanter) l’hymne « Veni Creator » et d’y rajouter trois oraisons : celles du Saint-Esprit, de la procession du Vœu de Louis XIII et celle pour le Roi.

Vous trouverez ces textes (latin et français) ci dessous, mais également sous forme de fichier pdf aisément imprimable> ici 

Texte latin :
     
Veni, creator Spiritus,
Mentes tuorum visita,
Imple superna gratia
Quae tu creasti pectora.
     
Qui diceris Paraclitus,
Altissimi donum Dei,
Fons vivus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.
     
Tu septiformis munere,
Digitus paternae dexterae,
Tu rite promissum Patris,
Sermone ditans guttura.
     
Accende lumen sensibus,
Infunde amorem cordibus,
Infirma nostri corporis
Virtute firmans perpeti.
     
Hostem repellas longius
Pacemque dones protinus;
Ductore sic te praevio
Vitemus omne noxium.
     
Per te sciamus da Patrem,
Noscamus atque Filium;
Teque utriusque Spiritum
Credamus omni tempore.
     
Deo Patri sit gloria,
Et Filio, qui a mortuis
Surrexit, ac Paraclito
In saeculorum saecula.
     
Amen.
     
V. : Emitte Spiritum tuum et creabuntur.
R. : Et renovabis facien terrae.
     
V. : Ora pro nobis, Sancta Regina Galliae.
R. : Ut digni efficiamur promissionibus Christi.
     
V. : Domine, salvum fac Regem.
R. : Et exaudi nos in die qua invocaverimus Te.
   
         
            
Oremus :
       
Deus, qui corda fidelium Sancti Spiritus illustratione docuisti, da nobis in eodem Spiritu recta sapere, et de ejus semper consolatione gaudere. Per Christum Dominum nostrum,
Amen.
       
Deus qui sanctissimam Virginem Mariam, genitricem tuam, super choros angelorum exaltatam fidelibus tuis patronam providisti : oculis misericordiae Francorum respicere digneris imperium : quod tutelae ejusdem Virginis Rex piissimus voto perpetuo commendavit : Qui vivis et regnas per omnia saecula saeculorum.
Amen.
Quaesumus, omnipotens Deus, ut famulus Tuus Ludovicus Rex noster, qui Tua miseratione suscepit regni gubernacula, virtutum etiam omnium percipiat incrementa quibus decenter ornatus, et vitiorum monstra devitare, hostes superare, et ad Te, Qui via, veritas et vita es, gratiosus valeat pervenire. Per Christum Dominum nostrum.
Amen.
Traduction :
     
Venez, Esprit créateur,
Visitez les esprits de ceux qui sont à Vous :
Emplissez de la grâce d’en haut
Les cœurs que Vous avez créés.
     
Vous qui êtes appelé Consolateur,
Don du Dieu très-haut,
Source de vie, feu, amour
Et onction spirituelle,
     
Vous, septiforme par la fonction,
Doigt de la droite du Père,
Vous, à juste titre promesse du Père,
Inspirant nos langues dans leurs discours,
     
Allumez la lumière en nos sens,
Infusez l’amour en nos cœurs,
En la faible force de notre corps
Donnant force pour résister. 
     
Repoussez au loin l’ennemi
Et donnez-nous la paix sans cesse,
Qu’ainsi par Vous, guide conducteur,
Nous évitions toute chose mauvaise.
     
Faites que par Vous nous sachions (qui est) le Père,
Et que nous connaissions le Fils,
Et que nous croyions en tout temps
Que Vous êtes l’Esprit des deux.
     
A Dieu le Père soit la gloire,
Et au Fils, qui des morts
Est ressuscité, et au Consolateur
Dans les siècles des siècles.       
Ainsi soit-il.
     
V. Envoyez Votre Esprit et il se fera une création nouvelle.
R. Et vous renouvellerez la face de la terre.
V. Priez pour nous, Sainte Reine de France.
R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de NSJC.
V. Seigneur, sauvez le Roi.
R. Et exaucez-nous au jour où nous Vous invoquerons.
        
Prions :
      
O Dieu, qui avez instruit les cœurs des fidèles par la lumière du Saint-Esprit, donnez-nous par ce même Esprit, de comprendre et d’aimer ce qui est bien, et de jouir sans cesse de ses divines consolations. Par Jésus-Christ, notre Seigneur.
Ainsi soit-il. 
O Dieu , qui après avoir élevé au-dessus des chœurs des anges la Très Sainte Vierge Marie Votre Mère, l’avez donnée comme patronne à Vos fidèles, daignez jeter des regards de miséricorde sur le Royaume de France, que la piété d’un de ses Rois a mis par un vœu perpétuel sous la protection de cette même Vierge : ô Vous qui vivez et régnez pour les siècles des siècles.
Ainsi soit-il.
Nous Vous prions, ô Dieu tout puissant, pour Votre serviteur notre Roi Louis, qui par Votre miséricorde a reçu le gouvernement de ce Royaume : qu’il reçoive aussi l’accroissement de toutes les vertus par lesquelles, ennobli comme il convient à son état, il évitera la laideur des vices, sera vainqueur des ennemis, et Vous soit assez agréable pour parvenir jusqu’à Vous qui êtes la Voie, la Vérité et la Vie. Nous Vous le demandons par Jésus-Christ Notre-Seigneur.
Ainsi soit-il.

Ceux qui disposent de beaucoup de temps peuvent également réciter, s’ils le souhaitent, ces  Litanies royales >  ici

Lys du Mesnil-Marie

2019-4. Allons prier pour la France à Cotignac !

Mardi 15 janvier 2019,
Fête de Saint Paul, premier ermite ;
Mémoire de Saint Maur, abbé et confesseur ;
Mémoire de Sainte Tarsitie, fille de France et vierge.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Parmi les anniversaires importants de cette année 2019 en laquelle nous venons d’entrer, il y a le cinquième centenaire de l’apparition de la Très Sainte Mère de Dieu à Cotignac, dans le comté de Provence à quelque cinq lieues au nord de Brignoles.

C’est en effet les 10 et 11 août de l’an 1519, que la Bienheureuse Vierge Marie, portant l’Enfant Jésus dans ses bras et accompagnée de l’archange Saint Michel et de Saint Bernard, se manifesta à un pieux bûcheron, Jean de la Baume lui confiant ce message : « Je suis la Vierge Marie. Allez dire au clergé et aux Consuls de Cotignac de me bâtir ici même une église, sous le vocable de Notre-Dame de Grâces et qu’on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre ».

Vous savez très certainement que, en 1637, lorsque la Très Sainte Vierge apparut à Paris au Frère Fiacre de Sainte-Marguerite, moine augustin, pour lui demander trois neuvaines afin d’obtenir la naissance d’un Dauphin qui serait un véritable don de Dieu pour la France, elle désigna ce sanctuaire de Notre-Dame de Grâces en Provence pour l’accomplissement de l’une de ces neuvaines.
Ce pourquoi, le 21 février 1660, Sa Majesté le Roi Louis XIV vint à Cotignac pour rendre grâce de sa naissance, accompagé de la Reine-mère Anne d’Autriche.

« Qu’on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre » : les demandes de Notre-Dame ne sont pas compliquées et ne requièrent pas une exégèse particulière. Elle a choisi ce lieu ; on lui a construit là un sanctuaire conformément à sa requête ; elle veut répandre ses dons en ce lieu de manière spéciale (et depuis cinq siècles elle l’a fait en abondance) : à nous, il incombe de nous y rendre en procession pour les recevoir.
C’est aussi simple que cela !

Nous invitons donc très instamment tous nos amis qui en ont la possibilité à nous rejoindre pour un pèlerinage à Cotignac le samedi 9 février prochain.
Pèlerinage organisé, à la demande explicite de Son Excellence Monseigneur l’Evêque de Fréjus & Toulon, par nos très chers amis Messieurs les Chanoines de l’Ordre de Saint-Remi (cf. > ici et > [au § E] ici).
Pèlerinage accompli spécialement pour la France, en ces jours de crise qui nécessitent plus que jamais nos prières et nos sacrifices.

Pèlerinage à Cotignac 9 février 2019

Vous trouvez sur l’affiche reproduite ci-dessus le programme et les horaires de ce pèlerinage, qui est aussi annoncé sur le site internet du diocèse de Fréjus & Toulon (cf. > ici).
Ajoutons en outre que l’indulgence plénière, aux conditions habituelles, peut-être obtenue à cette 
occasion.

J’en profite aussi d’ailleurs pour vous signaler la récente mise en ligne d’un site internet propre pour l’Ordre de Saint-Remi : voir > ici.

Allons donc prier ensemble à Cotignac ce 9 février prochain : date choisie en lien avec l’Edit de Saint-Germain (10 février 1638) par lequel Sa Majesté le Roi Louis XIII a rendu publique la consécration de sa personne et du Royaume de France à la Très Sainte Vierge Marie.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.   

Cotignac Notre-Dame de Grâce - gravure ancienne

Gravure ancienne représentant le tableau miraculeux de
Notre-Dame de Grâces

2019-3. Nos valeurs puisent au plus profond de notre histoire !

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou,

Adresse aux Français
à l’occasion de la Fête des Rois

6 janvier 2019

Lundi 7 janvier 2019,
2ème jour dans l’octave de l’Epiphanie.

Après le bref message que Sa Majesté avait publié au soir du 31 décembre sur Twitter et que nous avions répercuté (cf. > ici), nous savions bien que notre Souverain légitime nous donnerait un texte plus important en ce début d’année, et nous l’attendions avec impatience.
D’une manière très éloquente dont le symbolisme ne peut échapper à personne, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a rendu public  ce message hier, jour de l’Epiphanie, fête des Rois.
Ce texte, qu’il convient de lire avec la plus grande attention, de relire et de méditer, nous est parvenu alors que nous étions justement en train de fêter les Rois ensemble, les deux Cercles Légitimistes du Dauphiné et du Vivarais : nous en avons entendu la lecture avec émotion et nous avons tout aussitôt rendu grâces à Dieu pour la sollicitude de notre Roi et la profondeur de cette adresse aux Français qui est un excellent rappel de l’essentiel…

En Nom Dieu, vive le Roi !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

SMTC le Roi Louis XX

Chers Français,

Votre immense cri de désespoir a marqué la fin de l’année écoulée. Désespoir de n’être plus entendus, ni écoutés comme si vos souffrances avaient moins d’importance que les normes et les règlements. Comme si votre vie quotidienne ne comptait pas ou plus. Comme si des mots pouvaient suffire à nier les réalités.

Ce cri ne doit pas demeurer vain, mais il ne s’agit pas non plus de se tromper d’objectif. Certes, si des rattrapages en de nombreux domaines, et notamment, en matière de niveau de vie sont nécessaires, ils ne doivent pas être une fin en soi cachant l’essentiel. Les mesures ne doivent pas être uniquement conjoncturelles et sectorielles.

Ce qui manque à la France depuis des dizaines d’années, c’est un projet de société partagé par tous. Un projet commun qui soude les uns et les autres et qui respecte sa souveraineté. Un projet qui réunit et entraîne sans privilégier certains aux dépens de tous les autres. L’équilibre social a été progressivement brisé parce que le bien commun a été oublié au profit des intérêts individuels ou des mirages. Prenons garde que ce ne soit pas les intérêts et les passions communautaristes qui les remplacent ! Le mal serait encore plus grand et le cri de la France serait étouffé. L’histoire rappelle que les Français ont toujours accepté les sacrifices lorsqu’ils servaient la cause commune. Ils rejettent au contraire tout ce qui est injuste.

L’histoire, heureusement, comme une bonne fée veillant sur la France, est là pour nous faire souvenir qu’il n’y a pas à désespérer. Les situations les plus catastrophiques trouvent toujours un dénouement — pensons à la Guerre de Cent Ans, aux guerres de Religion, aux revers militaires qui ont pu faire douter du destin de la Fille aînée de l’Église. Le sursaut vient chaque fois d’un retour aux sources, en cherchant à retrouver les fondements de ce qui fait notre cher et vieux pays plus que millénaire.

Le mot « valeurs » a beaucoup été employé ces derniers temps, mais il ne faut pas le contrefaire. Les valeurs ne se trouvent ni dans l’éphémère ni dans le contingent, ni dans ce qui porte atteinte à la nature humaine. Les nôtres puisent au plus profond de notre histoire. Ce sont d’abord les valeurs de l’héritage gréco-romain. Il a apporté la citoyenneté, c’est-à-dire le sens de la vie en commun tempéré par le droit. Cet immense héritage fait accepter les différences des uns et des autres dès lors que tous se retrouvent sur un projet d’avenir partagé. Il a nom : RoyaumeCouronneÉtat. Chaque génération l’a adapté. À la nôtre de le faire en s’appuyant sur les familles.

Le second fondement nous vient de la chrétienté qui a forgé l’âme de l’Europe et de la France. Elle a créé son unité, elle a fondé la grandeur de sa civilisation en faisant de chaque être humain la mesure de toute chose. Elle a libéré les esclaves, tempéré les riches, réconforté les pauvres, les malades et les sans-abris, donné du sens à l’existence.

Le socle est encore là. Il appartient à chacun de le faire vivre. Ainsi la société redonnera espoir à ceux qui souffrent. Tel est ce que je souhaite à tous en ce début d’année et notamment aux familles. Que saint Louis et sainte Jeanne d’Arc veillent sur la France et apportent aux Français l’espérance qu’ils méritent et qu’ils attendent. Ainsi notre pays retrouvera la route de l’avenir.

Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

grandes armes de France

2019-2. Vœux de Monseigneur le duc d’Anjou pour la nouvelle année.

Sur les réseaux sociaux, Monseigneur le duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié dans la nuit du 31 décembre 2018 au 1er janvier 2019 ce message de vœux pour l’année nouvelle :

LouisXX - vœux nouvel an 2019

Chacun remarquera que ces vœux, dont la brièveté rend d’une certaine manière plus percutante la pertinence et la profondeur spirituelle, vont à l’essentiel, et contrastent admirablement avec les discours arrogants en forme de leçons amères de « l’élu de la république », bien plus préoccupé de faire entrer les Français dans le moule des directives économiques européistes et mondialistes que de leur bonheur véritable…

En sa qualité de Prieur de La Confrérie Royale et de sénéchal du Cercle Légitimiste du Vivarais, à son tour, Frère Maximilien-Marie a répondu à Sa Majesté sur Twitter pour La remercier et Lui présenter des vœux fervents et respectueux.

Tous les légitimistes prient avec ardeur et amour pour Sa Personne Royale, pour Sa chère famille, pour l’heureux terme de la grossesse de la Reine Marie-Marguerite, pour les Enfants de France et à toutes les intentions de leur Souverain vénéré. 

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2018-101. Noël, fête royale, ou le lien entre le mystère de l’Incarnation et la Monarchie à travers l’histoire.

Lettre aux membres et amis
de la
Confrérie Royale
pour le saint jour de Noël 2018

Trois lys blancs

Mercredi 26 décembre 2018,
Fête de Saint Etienne, diacre et protomartyr (cf. > ici et > ici).

Voici la plus que très intéressante lettre mensuelle qui a été adressée aux membres et amis de la Confrérie Royale à l’occasion de la fête de Noël : ce texte – à la fois très riche de rappels historiques et très profondément spirituel – ne manquera pas, j’en suis certain, de passionner plus d’un de mes lecteurs…

En ce 25 décembre, comme chacun sait, nous n’accueillons pas le père Noël en chantant du Tino Rossi (pour ceux qui s’en souviennent encore en 2018) ni en arrachant voracement le papier cadeau entourant ces futilités matérielles qui voudraient nous faire oublier la terrible crise économique qui menace notre société… Non ! Au risque de décevoir la majorité de nos contemporains, nous célébrons aujourd’hui le grand mystère de l’Incarnation, ce jour où Dieu a de nouveau rendu visite à l’humanité pour la sauver en se manifestant aux yeux des hommes sous les traits d’un petit enfant. Bref, le plus beau cadeau que Dieu pouvait faire à chacun d’entre nous !

La relation entre le mystère de l’Incarnation et la doctrine monarchique est absolument capitale dans la religion catholique, apostolique et romaine, et spécialement en terre de France, royaume du « fils aîné de l’Église ». N’est-ce pas un 25 décembre 496 (ou 498, mais qu’importe !) que Clovis reçut le baptême dans les fonts de Reims, des mains de saint Rémi ? N’est-ce pas un 25 décembre 800 que le roi franc Charlemagne, le bras armé et vengeur des droits de l’Église et de la liberté de la Chrétienté, se vit offrir la couronne impériale de l’ancien Empire romain d’occident par le pape Léon III ? Ces deux éléments fondateurs de la monarchie chrétienne, en France et en Occident, ne sont pas anodins. Noël est une fête monarchique par excellence, une élément fondamental de la royauté sacrée.

- L’Incarnation : un fondement doctrinal de la monarchie :

Le mystère de l’Incarnation possède évidemment une dimension avant tout spirituelle. En prenant chair, le Verbe de Dieu, Fils unique du Père, vient réconcilier l’humanité déchue avec son Créateur. « Et homo factus est » (Jn I, 14), Dieu s’abaisse jusqu’à nous pour nous élever jusqu’à Lui, Dieu vient nous sauver – le prénom Jésus signifie « Dieu sauve » – et nous placer dans un état de relation avec Dieu beaucoup plus grand, beaucoup plus noble que l’état originel perdu par le péché. Par sa venue et par son œuvre de Rédemption, Jésus-Christ nous a donné un esprit filial, un « esprit d’adoption » (Rom. VIII, 15), il a fait de nous les « héritiers de Dieu et cohéritiers du Christ », mais bien sûr « si toutefois nous souffrons avec lui, pour être glorifiés avec lui. » (Rom. VIII, 17)

Noël vient manifester pleinement ce salut, car la Rédemption ne commence pas au Calvaire, mais dans la grotte de Bethléem. Ce petit enfant blotti auprès de sa sainte Mère, de son père nourricier, avec pour simple compagnie le bœuf et l’âne et pour premiers visiteurs de pauvres pâtres de Judée, est déjà là pour nous sauver. Il est le Fils de Dieu fait homme. S’il attendra le jour de l’Épiphanie pour manifester, pour la première fois, sa divinité aux Mages, il ne se montre pas aux bergers comme s’il était un enfant comme les autres. L’étoile guidée par Dieu a conduit ces bergers jusque dans cette modeste étable : ce n’est pas anodin ! Un enfant, oui, mais pas n’importe quel enfant. Et si les bergers ne lisent pas, au premier instant, en raison de la simplicité de leur condition – bien que la sagesse de Dieu se manifeste d’abord aux pauvres et aux simples – les traits de la divinité dans ce frêle enfant, ils entrevoient néanmoins une réalité que tout sujet peut saisir. Laquelle ? La royauté.

 Noël Coypel Nativité

Noël Coypel, La Nativité,1665, Musée des Beaux-arts de Rennes.

 Jésus est Dieu et homme ; et, en tant qu’homme, il est le premier homme, l’homme qui va guider le peuple pour le conduire vers le salut, l’homme qui va montrer l’exemple de la sainteté, de la vertu, de la justification à tous les autres hommes. Un guide, un modèle, un roi. Oui, cet Enfant divin est « le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs » (I Tim. VI, 15), il est le « prince de la Paix » annoncé par Isaïe, et « l’empire a été posé sur ses épaules » (Is. IX, 9). La prophétie d’Isaïe, cette grande annonce méditée dans le Bréviaire romain pendant l’Avent, insiste sur la royauté du Messie tant attendu. Il est venu d’abord « pour étendre l’empire et pour donner une paix sans fin au trône de David et à sa royauté, pour l’établir et l’affermir dans le droit et dans la justice, dès maintenant et à toujours. » (Is. IX, 6)

Cette royauté du Christ, proclamée au jour des Rameaux à Jérusalem, glorifiée par la liturgie de la fête du Christ Roi instaurée par Pie XI en 1925, commence donc à Bethléem. Cette royauté humaine, il la tient de son héritage, comme descendant de David. L’ascendance davidique justifie la légitimité du Christ à accéder à cette dignité suprême sur le Peuplé élu de l’antique alliance. D’ailleurs Jésus est le « Christ », l’oint, qui a reçu l’onction du sacre, l’onction royale. Mais attention ! De qui vient cette onction ? Qui confirme la légitimité royale de Jésus ? Qui, en plus de cette royauté locale, hébraïque, va accorder à Jésus une royauté universelle, une domination sur l’humanité entière, cette fois en tant que « primogenitus », le « premier-né d’un grand nombre de frères » (Rom. VIII, 29) ? Eh bien, c’est Dieu. La royauté du Christ dépasse la royauté politique d’un peuple : elle est la royauté Politique au sens premier, la domination légitime et plénière sur la Cité des hommes – la Polis avec un grand p. Et ce n’est pas juste en vertu de son humanité que Jésus est le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs ; ce n’est pas aussi uniquement en tant que choisi par Dieu, comme oint à la manière de David, que Jésus peut imposer son « imperium » sur l’ensemble de la Création : c’est en tant que Fils de Dieu, en tant que Dieu, en tant que Créateur au même titre que le Père et l’Esprit saint. La royauté de Jésus est la royauté suprême de Dieu. Cela, il ne faut pas l’oublier, même au milieu des « gazouillis » de la Crèche !

- Noël, fête royale :

Si la royauté de Jésus dépasse toute royauté humaine en force et en légitimité, cette royauté en est le modèle, l’archétype. En se faisant homme, Jésus rend accessible, à travers sa nature humaine, la pratique de la vertu, le cheminement spirituel vers Dieu. Il rend aussi accessible à tout un chacun, en fonction de sa position sociale et politique, l’accomplissement des vertus associées à une charge, à une responsabilité. Bref, la royauté de Jésus est le modèle de la royauté humaine. Nous n’allons pas ici gloser sur tous les beaux traités médiévaux, ceux de l’époque carolingienne en particulier, qui ont insisté sur cette puissante analogie, en partant même de la royauté davidique, pour donner à la doctrine royale toute sa sacralité, pour rappeler aussi et surtout aux princes quels sont leurs devoirs et prérogatives.

La monarchie sacrée tire ses origines de la monarchie davidique, mais d’une monarchie davidique surélevée par l’Incarnation rédemptrice. Le mystère de Noël est donc un élément fondateur de la sacralité monarchique. Toute la cérémonie du sacre vient magnifier cette doctrine royale qui est au fond pleinement tirée des Écritures. Nous n’entrerons pas ici dans les détails des prières et des rituels de cette grande cérémonie, mais leur enracinement biblique est incontestable. 

Serment du marquis de Dangeau - Copie

Antoine Pezey, Serment du marquis de Dangeau comme grand maître des ordres de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare de Jérusalem le 18 décembre 1695, Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, MV 164. © RMN (château de Versailles) / Gérard Blot

À l’image du Christ, le roi de France est choisi par Dieu : sa légitimité familiale – la primogéniture mâle – est complétée par la légitimité religieuse, par la voix de l’Église. Depuis Pépin le Bref, en 751 et 754, le sacre manifeste en France, dans la lignée du baptême fondateur de Clovis, la prise de possession par Dieu du prince, qui est élevé à une dignité mystique qui le place mutatis mutandis au rang des évêques. Nous ne gloserons pas ici sur le grand débat concernant la valeur ontologique du sacre. Toujours est-il qu’à l’issue de la cérémonie, le prince n’est pas un chef politique ordinaire, garanti par la simple vox populi – modèle dont on voit de plus en plus les limites en notre époque de la démocratie triomphante (sic) – mais il est un élu de Dieu, l’oint du Seigneur, un « christ ». Privilège insigne, mais responsabilité écrasante, car son salut dépendra de sa correspondance à cette lourde mission déposée sur ses épaules. Il est devenu le « très chrétien », le monarque « par la grâce de Dieu », chargé d’assurer avant tout la protection de l’Église, donc son salut temporel. Ainsi le sacre est fondamentalement imprégné de la dimension de Noël.

La célébration de la fête de Noël donnait lieu à des usages particuliers dans le cadre de la monarchie française. La dimension liturgique occupait une place essentielle, comme en témoigne l’étiquette de Versailles sous Louis XIV, et Noël faisait partie de ces « bons jours » où le monarque communiait et s’adonnait particulièrement à la dévotion 1 :

« Pour la fête de Noël, le roi communiait le 24 décembre au matin : il assistait alors à deux messes basses successives. Il retournait à la chapelle dans l’après-midi pour les premières vêpres, et de nouveau à 10 heures du soir pour assister à l’office des matines de Noël. À minuit, les trois messes basses de Noël (messe de minuit, messe de l’aurore et messe du jour) étaient célébrées successivement, pendant que les effectifs de la Chapelle-Musique exécutaient des motets, puis chantaient l’office des laudes à partir de l’élévation de la deuxième messe. [...] Le roi quittait la chapelle un peu avant 2 heures du matin et y retournait pour assister à la messe chantée en milieu de matinée, ainsi qu’à la prédication, suivie des vêpres du roi en milieu d’après-midi. En deux jours, Louis XIV avait assisté à non moins de six messes ! »2

Bref, une continuité quasi-ininterrompue de la splendeur du culte divin à laquelle le Fils aîné de l’Église se faisait un devoir d’assister. Écoutons Saint-Simon qui, pour une fois, faisait certainement preuve d’objectivité :

« [...] il n’y avoit rien de si magnifique que l’ornement de la chapelle et que la manière dont elle étoit éclairée. Tout y étoit plein [...]. Il n’y avoit donc rien de si surprenant que la beauté du spectacle et les oreilles y étoient charmées. » 3

Parfois, à l’occasion de la grande fête, le roi procédait au toucher des écrouelles, ce pouvoir thaumaturgique communiqué au souverain au jour de son sacre. Ainsi, en 1714, « le roy, après une seconde messe dite par un chapelain, est allé toucher les malades des écrouelles au nombre de près de 400, assemblez par les soins du grand prévost dans la gallerie dite des princes. [...] Le grand aumosnier, en camail et rochet, a distribué l’aumosne aux malades à mesure que le roy les a touchez [...] » 4 Noël n’est-il pas un jour propice à la guérison des corps et des âmes ?

- Le rituel de la bénédiction du Casque et de l’Épée dans la tradition papale :

Pour conclure cette brève analyse, qui mériterait bien sûr des approfondissements que nous n’avons pas le temps de faire ici, il est opportun de mettre en valeur un usage de la Cour papale qui concerne de près la royauté chrétienne. Il s’agit, au jour de Noël, de la bénédiction par le Souverain Pontife de l’épée et du « chapeau ducal 5 ». Cette tradition s’appuie sur le récit des Macchabées 6 et remonte à l’époque d’Urbain VI (1378-1389), après le retour de la Papauté à Rome. Avant le chant des matines de Noël, le pape bénissait, revêtu de l’aube et de l’étole, une épée et un chapeau qui étaient ensuite offerts à un prince ou à un chef militaire chrétien particulièrement méritant en raison de sa piété et d’une aide particulière apportée à la défense de l’Église catholique et de la Chrétienté 7. Il s’agissait

« [d’une] épée garnie d’un pommeau d’or, et enrichie de pierreries disposées en forme de colombe, avec le foureau et le baudrier enrichis de même, et le Chapeau Ducal posé sur la pointe de l’épée. Ce Chapeau est de soie violette, fourré d’hermines et entouré d’un cordon en forme de Couronne chargée de bijoux. Le Pape envoie l’Épée et le Chapeau à quelque Prince qu’il affectionne particulièrement, ou à quelque grand Capitaine qui mérite cette distinction pour s’être signalé contre les Ennemis de la foi Chrétienne. » 8

 épée et chapeau du Roi Sobiesky

L’épée et le chapeau offerts par Innocent XI au roi de Pologne Jean III Sobieski après la victoire de Vienne sur les Turcs en 1683.

  clerc de la chambre apostolique aux matines de Noël

 Un clerc de la Chambre apostolique portant l’épée et le chapeau lors de la procession des Matines de Noël.

Ces deux ornements étaient portés en procession devant le pape, par un clerc de la Chambre, jusqu’à la chapelle où étaient chantées les matines. Lorsque le Souverain Pontife remettait lui-même ces distinctions au dux élu, il lui disait cette formule introduite par Sixte IV :

« c’est par ce glaive que nous vous déclarons le défenseur de cette puissance et de la Souveraineté Pontificale, le Protecteur du S. Siège contre les ennemis de la foi, et le boulevard de l’Église. Que par ce glaive votre bras triomphe des ennemis du S. Siège et du nom de Jésus-Christ, que le S. Esprit descende sur votre tête, et vous protège contre ceux à qui Dieu prépare ses jugemens devant la Sainte Église Romaine et le S. Siège Apostolique [...] » 9

Le rapport de cette cérémonie avec le sacre royal et la mission de défense de l’Église assumé par le monarque de droit divin est évident. On me dira peut-être que le rapport avec Noël, la grande fête de la paix, est moins patent. N’est-il pas contradictoire de bénir des symboles de guerre avant de chanter « paix aux hommes de bonne volonté » ? En l’occurrence, la remise de ces insignes a lieu à la suite d’une victoire – la guerre semble donc être terminée – et à l’occasion d’une guerre juste – contre les ennemis de l’Église, souvent contre les Turcs ottomans à l’époque moderne. La morale de l’Église n’est aucunement remise en question, et la plus grande victoire du prince ou du chef chrétien honoré par ce rituel est d’avoir apporté la paix, d’avoir, en fin de compte, rétabli « Noël » sur le monde chrétien !

monarchie britannique - épée et chapeau

La monarchie britannique a conservé l’usage de faire porter l’épée (sword of state) et le chapeau (cap of maintenance) devant le souverain, notamment lors de l’ouverture solennelle du Parlement.

Noël vient donc ici rappeler les obligations du roi très chrétien. Il est d’abord le protecteur de l’Église et le bras séculier la justice de Dieu dans l’étendue de son royaume. Il ne doit pas se servir de sa puissance militaire et coercitive pour des fins contraires au bien commun voulu par Dieu ou pour son intérêt propre. Les serments du sacre lui ont rappelé avec instance cette impérieuse responsabilité, qu’il se doit de respecter tout au long de son règne. Noël, fête de la paix de Dieu venue sur terre, est la fête des rois qui sont garants de cette paix, cette paix dont notre monde, et la France en particulier, ont tant besoin ; cette paix qui vient de Dieu et non des hommes ; cette paix que seule la Chrétienté traditionnelle peut restaurer.

Sainte fête de Noël !

Mathias Balticensis

1 Voir Alexandre Maral, La Chapelle royale de Versailles sous Louis XIV, Wavre, Mardaga, 2010, p. 260, note 40.
2 Alexandre Maral, Le Roi-Soleil et Dieu, Paris, Perrin, 2012, p. 65.
3Ibid.
4 Maral, La Chapelle royaleop. cit., p. 379.
5 Ducal, de dux, chef.
6 Lorsque Judas Macchabée alla combattre l’armée d’Antiochus, il vit en songe le prophète Jérémie qui lui présenta une épée en lui disant : « Prends cette sainte épée, c’est un don de Dieu ; avec elle tu briseras tes ennemis. » (II Macc. XV, 16).
7 Voir Gaetano Moroni, Histoire des chapelles papales, trad. A. Manavit, Paris, Sagnier et Bray, 1846, p. 385-386.
8 Jean-Baptiste Lucotte Du Tillot, Cérémonies et coutumes religieuses de tous les peuples du monde, Amsterdam, J. F. Bernard, 1739, t. II, p. 87.
9Ibid.

Trois lys blancs

2018-100. « Tweets » royaux pour Noël.

Mardi soir 25 décembre 2018,
Nativité de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Enfant Jésus Etoile

Chers Amis du  Refuge Notre-Dame de Compassion,

Nous voici au soir de la fête de la Nativité de notre divin Rédempteur, Verbe de Dieu fait chair.
C’est une fête qui dure huit jours, aussi – à rebours de la plupart des personnes qui vous souhaitent un « joyeux Noël » bien avant Noël et qui le soir même de ce 25 décembre passent déjà à autre chose – est-ce maintenant, seulement après les célébrations religieuses (messes et office divin) qui ont eu encore bien davantage d’importance qu’aux autres grandes fêtes et parce que « Messire Dieu [est] premier servi ! », que je viens vers vous pour vous souhaiter de belles, ferventes et saintes fêtes de la Nativité, riches en grâces et bénédictions célestes.

Mais, parce qu’après « Messire Dieu », c’est Son lieu-tenant en terre pour ce Royaume de France devant lequel s’efface toute autre priorité,  ce soir ai-je résolu de vous transmettre les messages que notre Souverain légitime, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX a publiés sur son compte « Twitter » francophone à l’occasion de ces 24 et 25 décembre.

Même courts (c’est le principe même de ce réseau social que de ne permettre que de très courtes publications), ces messages nous amènent vers l’essentiel et nous donnent déjà amplement de quoi méditer, pour qu’eux qu’on ne se contente pas d’une lecture superficielle.
Voici donc ces quatre publications que notre Roi nous a adressées, montrant bien par là de quelle manière un Prince chrétien est comme un père pour ses sujets, de quelle façon, commis par la Providence pour les conduire ici bas il ne borne pas ses préoccupations aux horizons terrestres mais a un véritable souci de leur progrès spirituel.

Tweet du 24 décembre en milieu de journée :

Twitts Louis XX Noël 1 - Copie

Tweet publié au milieu de la Sainte Nuit de la Nativité :

Twitts Louis XX Noël 2 - Copie

Tweet envoyé aussi en milieu de nuit, quelques instants plus tard :

Twitts Louis XX Noël 3 - Copie

Enfin, ce 25 décembre en début d’après-midi, notre Roi nous a rappelé ceci :

Twitts Louis XX Noël 4 - Copie

Noël ! Noël !
Vive le Roi Louis XX !
Longue vie à notre Roi !
Que la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph bénisse la Famille Royale !

lys.gif

2018-98. Quelques nouvelles de la Légitimité.

Jeudi 13 décembre 2018 au soir,
Fête de Sainte Lucie ;
6ème jour dans l’octave de l’Immaculée Conception ;
465ème anniversaire de la naissance de SM le Roi Henri IV (13 décembre 1553).

Carapace berceau de Henri IV au château de Pau

Château de Pau : carapace de tortue qui fut le berceau du Roi Henri IV à sa naissance.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je veux profiter de ce jour particulier pour vous donner quelques nouvelles de la Légitimité.
Certains me demanderont peut-être : Pourquoi dites-vous que ce 13 décembre est un « jour particulier » ?
Mais c’est que c’est aujourd’hui le quatre-cent-soixante-cinquième anniversaire de la naissance à Pau de celui qui deviendra le premier Roi Bourbon : Henri IV le Grand.
Je vous ai déjà expliqué (cf. > ici et > ici) qu’en ce jour, à Rome, dans la cathédrale du pape – l’archibasilique du Très Saint Sauveur au Latran – chaque 13 décembre, en souvenir des bienfaits de Henri IV pour le chapitre cathédral de la Ville éternelle, est célébrée une Messe « pro felici ac prospero statu Galliae » : pour le bonheur et la prospérité de la France.
La tradition ne manque pas d’être observée cette année encore, ainsi qu’en fait foi cette annonce sur le site internet de l’ambassade de France près le Saint-Siège > ici.

En ce jour, en notre Mesnil-Marie, cela n’étonnera personne, nous ne boudons pas notre plaisir en reprenant à tue-tête avec ferveur le fameux et si populaire « Vive Henri IV ! » et en écoutant la sublime orchestration que Tchaikovsky en a faite (faire un clic droit sur l’image ci-dessous puis « ouvrir dans un nouvel onglet ») :

Image de prévisualisation YouTube

A – Un texte d’une importance capitale :

Il y a en premier lieu un texte d’une importance capitale sur lequel je veux attirer toute votre attention : il ne mérite pas seulement d’être lu, mais il est absolument indispensable de l’approfondir et de l’étudier avec le plus grand sérieux.
Ce texte a d’abord été publié en trois parties dans « Vexilla Galliae » et se trouve, depuis la fin du mois d’octobre, dans son intégralité sur l’excellent site « Vive le Roy » > ici.
Il montre d’une manière puissante la cohérence de la pensée et de l’action de notre Roi légitime dans ses interventions et prises de parole lors de cet été 2018. C’est pour cela qu’il s’intitule avec raison : « Eté 2018 : les combats de Louis XX pour l’unité nationale et la famille ».

En corollaire à cette étude, il est bon aussi de lire les interventions énergiques de notre Souverain sur les réseaux sociaux à propos des agissements ignobles du gouvernement espagnol dans l’affaire de l’exhumation de son bisaïeul maternel, le généralissime Francisco Franco.
On trouvera donc le communiqué du 20 octobre > ici et le mot d’humeur du 3 novembre > ici

Nous ne pouvons que nous réjouir profondément de la stature spirituelle et psychologique qui se révèle chaque jour davantage dans la personne de notre Roi !

B – La « grande presse » française a relayé l’intervention du Roi au sujet des « gilets jaunes » :

Ce message publié dans la journée du 8 décembre dernier et que nous avons nous-mêmes relayé le soir-même > ici, a été retenu et commenté par plusieurs médias : « Ouest-France », « Le Figaro », « Valeurs actuelles », « France info », « Les dernières nouvelles d’Alsace », « L’Est républicain », « Atlantico », « Le Parisien »
Bien sûr, on ne peut pas demander à ces organes de presse de comprendre du premier coup toutes choses de la personne du Roi et du sens de ses paroles, mais il est néanmoins remarquable que la parole royale trouve chez eux un écho, qui est en définitive plutôt sympathique.
On trouvera le compendium de ces articles de presse > ici

Intéressant aussi le fait que, à la suite de cela, en date de ce 11 décembre, « Le Figaro – Madame » présente un portrait du Prince qui malgré le côté « pipole » et plutôt superficiel de l’article, a l’effet d’une bénéfique « piqûre de rappel » > ici 

C – Le Prince Louis vient d’ouvrir un compte Twitter en français :

Il y a donc maintenant, et ce depuis ce lundi 10 décembre 2018, un moyen de recevoir directement de courts messages de notre Souverain légitime.
Le compte Twitter de Monseigneur se trouve > ici

Le lendemain de l’ouverture de son compte Twitter, Monseigneur le duc d’Anjou a réagi à l’annonce des crimes odieux commis à Strasbourg en publiant tout d’abord ce texte : « La violence islamiste a encore frappé ce soir des Français innocents à Strasbourg, faisant 2 morts et 7 blessés graves. Toute ma compassion aux victimes et à leurs familles ».
Puis Sa Majesté a ajouté ces lignes : « Il est temps de mettre en pratique une véritable politique volontariste sur l’immigration et l’Islam. Quelle responsabilité pour ceux qui viennent d’approuver le Pacte de Marrakech ! »
Et enfin : « Prions pour les victimes de l’attentat de Strasbourg. Il est évident qu’une fois de plus, les Français ont été attaqués par l’islamisme impérialiste. Combien de morts faudra-t-il pour que les responsables politiques comprennent que c’est l’identité de France, fille aînée de l’Église, qui est visée ? »

Nous sommes très reconnaissants envers notre Roi pour la sollicitude qui s’exprime à travers ces mots justes et forts !

Louis XX

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou,
aîné de tous les descendants de Hugues Capet, Saint Louis, Henri IV et Louis XIV,
de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX

D – La réunion annuelle des présidents de Cercles et représentants de l’UCLF :

Frère Maximilien-Marie s’est rendu à Paris le 17 novembre dernier pour prendre part à la réunion annuelle où se retrouvent les présidents ou représentants des Cercles de l’Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF). Il y participait d’une part comme président – ou plus exactement « sénéchal » – du Cercle Légitimiste du Vivarais Abbé Claude Allier, et d’autre part en tant que Prieur de la Confrérie Royale.

Il ne m’appartient pas de rapporter ici ce que furent les échanges et communications de cette excellente journée, mais en revanche je vous invite à découvrir le nouveau tract de présentation de l’UCLF qui a été dévoilé à cette occasion. Voir > ici 

La grande et bonne nouvelle que je peux vous révéler toutefois, c’est que le Cercle Légitimiste du Vivarais a été officiellement reçu comme membre approuvé de l’Union des Cercles Légitimistes de France.

agrégation cercle du Vivarais à l'UCLF

E – Approbation et érection canonique des Chanoines de Saint-Remi :

Vous savez enfin quels liens d’amitié nous lient avec Messieurs les Chanoines Frédéric et Sébastien Goupil : nous vous avons déjà parlé d’eux et de leur fondation d’un ordre de chanoines séculiers voués à la prière pour la France (voir > ici, > ici, et > ici).
Pour conclure ces quelques nouvelles de la Légitimité, nous pouvons vous annoncer avec une immense joie et fervente action de grâces à Dieu Notre-Seigneur, qu’en date du 8 octobre dernier, au jour octave de la fête de Saint Remi, Son Excellence Révérendissime Monseigneur l’Evêque de Fréjus et Toulon a signé le décret d’érection canonique du Chapitre de Saint-Remi et a également érigé en collégiale l’église Notre-Dame de l’Assomption du Val où ils célèbrent les offices.
On peut trouver ces deux décrets, aux numéros 15 et 16 sur la page internet de la Chancellerie du diocèse de Fréjus et Toulon > ici.

Ce faisant, Monseigneur l’Evêque de Fréjus et Toulon a mis un terme à une injustice qui perdurait depuis l’inique « constitution civile du clergé » adoptée par l’assemblée constituante le 12 juillet 1790 et imposée au Roi et au Royaume avec les méthodes que l’on sait.
En effet ce texte avait alors supprimé, en même temps qu’il mettait fin à beaucoup d’autres choses saintes et vénérables, les chapitres de chanoines. Lors  du concordat de 1801, le rétablissement des chapitres cathédraux avait été permis de manière très parcimonieuse, mais les innombrables églises collégiales qui constellaient le paysage ecclésiastique du Royaume n’avaient pu retrouver leurs chapitres de chanoines dont la fondation, pour un très grand nombre, était due à la piété et aux libéralités de nos Princes…
La présente érection canonique referme donc une très triste parenthèse et nous espérons qu’elle marque l’aurore d’une véritable restauration.

Lully.

Chanoines Frédéric et Sébastien Goupil

Messieurs les Chanoines Frédéric et Sébastien Goupil,
fondateurs de l’Ordre canonial séculier de Saint-Remi

frise lys

2018-97. Ce 8 décembre 2018 au Mesnil-Marie.

Mercredi 12 décembre 2018,
Fête de Notre-Dame de Guadalupe (cf. > ici).

Blason du Refuge Notre-Dame de Compassion

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Voici, au moyen de quelques photographies, un petit compte-rendu de la très belle fête de la Conception immaculée de Notre-Dame au Mesnil-Marie, le samedi 8 décembre dernier.
C’était le jour de la réunion mensuelle du Cercle Légitimiste du Vivarais Abbé Claude Allier, et, par bonheur et par grâce, nous avions un prêtre ami de passage, ce qui a permis de bénéficier de la Sainte Messe, qui a été chantée.

8 décembre 2018

Voici donc une photo de notre oratoire apprêté pour la Sainte Messe :

Oratoire du Mesnil-Marie 8 décembre 2018

Et voici l’autel plus en détail :

autel 8 décembre 2018

Du côté de l’épître se trouvaient un reliquaire contenant une parcelle du Saint Voile de Notre-Dame (le plus à droite) et un autre contenant une parcelle de bure de Saint Maximilien-Marie Kolbe, le « chevalier de l’Immaculée » :

autel 8 décembre 2018 - reliquaires côté épître

Tandis que du côté de l’Evangile, Frère Maximilien-Marie avait placé un reliquaire contenant des reliques du Bienheureux Pie IX, le pape de l’Immaculée Conception :

autel 8 décembre 2018 - reliquaire côté Evangile

Et voici la splendide chasuble de moire blanche brodée d’or que Monsieur l’Abbé a revêtue :

chasuble de Notre-dame

Après un délicieux déjeuner (les austérités de l’Avent étant suspendues en ce grand jour de fête), ainsi que je l’ai évoqué hier (cf. > ici), notre Frère a donné un enseignement sur « la Vierge Marie dans l’histoire de France ».
Puis, nos amis du Cercle Légitimiste ont repris la route et, le soir arrivant, nous nous sommes activés à allumer la centaine de lumignons déjà préparés et disposés sur les rebords des fenêtres du Mesnil-Marie :

8 décembre 2018

8 décembre 2018

Car nous sommes très attachés à la tradition initiée à Lyon le 8 décembre 1852 (cf. > ici).

8 décembre 2018

Or, cette année, profitant d’un anniversaire local dont je vous parlerai un peu plus loin, nous avions invité la population de Saint-Martial à suivre aussi cette belle tradition.
Un tract et des affichettes avaient été déposés chez les commerçants du village qui les avaient tous acceptés très volontiers. Afin que les non-catholiques ou les non-pratiquants eux-mêmes se sentent concernés et ne rechignent pas à placer des lumignons sur leurs fenêtres, ce tract avait été rédigé ainsi :

tract pour le 8 décembre 2018

Voici l’article que Frère Maximilien-Marie avait publié dans l’Hebdo de l’Ardèche après avoir interrogé les anciennes du village et qui vous renseignera sur l’histoire de cette statue dont ce 8 décembre a marqué le 80ème anniversaire de la bénédiction :

Hebdo de l'Ardèche - 29 novembre 2018

Mais les aînés du village avaient aussi demandé à Frère Maximilien-Marie d’acheter une guirlande électrique fonctionnant avec un petit capteur solaire et de l’installer, ce qu’il fit quelques jours avant la fête aidé par deux messieurs du village, et avec l’accord de Madame le Maire.
Sur cette photo on ne distingue pas très bien cette guirlande, à cause du flash qui s’est déclenché lors de la pris de vue, mais je vous assure qu’elle fait son petit effet et qu’elle met bien en valeur cette Madone octogénaire !

Statue de Notre-Dame de Rouveiller le 8 décembre 2018

Notre Frère a pris le volant et il est monté jusqu’au village, parcourant la rue principale, pour voir si l’invitation à mettre des lumignons sur les fenêtres avait été suivie.

Il faut savoir que la population de Saint-Martial est d’environ 250 habitants, mais loin s’en faut qu’il y ait 250 personnes au village : d’abord parce qu’il y a de nombreux hameaux éloignés et ensuite parce que certaines personnes officiellement domiciliées à Saint-Martial n’y habitent pas tout le temps. C’est ainsi que l’on voit au village de nombreuses maisons fermées qui ne sont occupées que l’été…

Eh bien, malgré cela, Frère Maximilien-Marie a été très heureux de constater qu’effectivement beaucoup de villageois présents ce 8 décembre avaient allumé de petites lumières sur au moins une ou sur plusieurs sde leurs fenêtres.
C’était aussi le cas pour les deux bars du village !!!…

fenêtres de Saint-Martial 8 décembre 2018

fenêtres de Saint-Martial 8 décembre 2018

fenêtres de Saint-Martial 8 décembre 2018

fenêtres de Saint-Martial 8 décembre 2018

J’espère que Notre-Dame a été touchée par ce modeste hommage et protègera maternellement notre village et ses habitants.

pattes de chatLully.

Trois lys blancs

2018-96. Où le Maître-Chat propose à nos amis éloignés la possibilité d’entendre la communication de Frère Maximilien-Marie sur la Vierge Marie dans l’histoire de France.

Regnum Galliae Regnum Mariae

« La Vierge Marie dans l’histoire de France » : ce titre est celui d’un ouvrage relativement célèbre dans les milieux catholiques traditionnels publié par le pseudo « marquis de La Franquerie ».
Propre à stimuler la dévotion à Notre-Dame, Reine et patronne principale du Royaume de France, ce livre, dans lequel on trouve de nombreuses vérités, n’est cependant pas exempt d’approximations, d’affirmations parfois un peu hasardeuses, ou d’interprétations très personnelles d’un auteur qui ne brille pas toujours par son jugement…

Le Cercle Légitimiste du Vivarais Abbé Claude Allier avait l’une de ses réunions mensuelles ce samedi 8 décembre 2018 et – profitant de cette date si chère à la piété catholique et à la ferveur mariale – Frère Maximilien-Marie a très intentionnellement repris le même titre que l’ouvrage sus-cité pour l’enseignement qu’il a donné aux membres du Cercle présents ce jour-là au Mesnil-Marie.

Cette communication a été enregistrée.
Je vous préviens tout de suite : il ne s’agit ni d’un exposé exhaustif ayant la prétention d’épuiser son sujet, ni d’une conférence magistrale, mais cet enseignement se présente davantage comme un entretien amical, vivant et familier.
Nous avons toutefois pensé qu’il pouvait intéresser plusieurs de nos amis pour lesquels l’éloignement géographique et certaines difficultés de circulation ne permettaient pas d’être présents au Mesnil-Marie ce 8 décembre.

Les personnes qui souhaiteraient posséder cet enregistrement peuvent donc nous écrire pour nous le demander – > ici – et nous leur ferons alors bien volontiers parvenir un lien de téléchargement du fichier audio de cette conférence.

Lully.

Trois lys blancs

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