Archive pour la catégorie 'Vexilla Regis'

2020-85. Nous avons lu et nous avons aimé « Les Martyres d’Orange », par Alexis Neviaski.

9 juillet,
Fête des Bienheureuses Martyres d’Orange ;
Au couvent de Picpus, à Paris, la fête de Notre-Dame de Paix.
palmes
Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,
Dans les pages de ce blogue (très précisément > ici), feu le Maître-Chat Lully avait déjà succinctement évoqué les trente-deux religieuses guillotinées à Orange du 6 au 26 juillet 1794 : religieuses appartenant à plusieurs Ordres monastiques, mais pour le plus grand nombre Religieuses du Très Saint-Sacrement (appelées de ce fait « Sacramentines »), et provenant de plusieurs monastères ou couvents du Comtat ou de Provence.
Toutes furent jugées et exécutées à Orange, d’où le nom de « Martyres d’Orange » qui leur est habituellement donné.
Liturgiquement, on parle de la Bienheureuse Madeleine de la Mère de Dieu et de ses trente-et-une compagnes, vierges et martyres.
Cette année 2020 est celle du 95ème anniversaire de leur béatification (qui fut célébrée à Rome le 10 mai 1925), et nous nous réjouissons grandement de ce que, depuis plusieurs mois déjà, leur cause de canonisation a été réactivée par l’archidiocèse d’Avignon.
C’est dans la nouvelle dynamique insufflée à leur culte que les éditons Artège ont publié il y a quelques mois (novembre 2019), un nouvel ouvrage intitulé « Les Martyres d’Orange », que nous avons lu avec le plus grand intérêt et (en particulier parce que d’autres ouvrages plus anciens sont aujourd’hui difficiles à trouver) que nous nous permettons de recommander à nos amis.
Nous émettons seulement une réserve pour la postface, dont la lecture ne présente de toute manière pas grand intérêt, car sa creuse redondance semble vouloir à tout prix et à n’importe quel prix en profiter pour nous refourguer un concile vaticandeux et ses pseudo-prophètes, qui n’ont pas grand’chose à voir avec le très édifiant martyre de ces religieuses qui n’eussent sans aucun doute pas davantage souscrit à « Gaudium et Spes » et à « Dignitatis humanae » qu’elles ne le firent au serment de « liberté-égalité » !
Cela mis à part, le corps de l’ouvrage est un bon résumé de ce que fut la réalité de la révolution et nous fait entrer dans la très belle histoire de ces martyres, racontée dans un style alerte et vivant qui nous les rend extraordinairement proches et attachantes.
Vous trouverez donc ci-dessous, pour achever cette rapide présentation, le texte de la « quatrième de couverture » et une brève notice sur leur auteur que, à plusieurs détails significatifs dans la lecture de cet ouvrage, l’on comprend familier de la pratique de la liturgie latine traditionnelle : la liturgie intensément vécue et aimée des ces moniales exemplaires.
Les Bienheureuses Martyres d'Orange au pied de l'échafaud
Quatrième de couverture :
Le rideau s’ouvre en 1788 : une nouvelle supérieure vient d’être élue au monastère du Saint-Sacrement de Bollène. Madeleine de la Fare, en religion Sœur du Coeur du Marie, est une femme de caractère. Et il en faudra pour mener la communauté à travers la tourmente révolutionnaire qui s’annonce…
Bientôt rattachées à la France, les terres pontificales du Comtat Venaissin sont touchées par les lois qui persécutent l’Église, et somment les religieuses d’apostasier. Mais celles-ci répondent : « La loi humaine ne peut me commander des choses opposées à la loi divine.» En refusant de prêter le serment de « liberté-égalité » devant la commission populaire d’Orange, elles savent leur mort certaine. Cependant, aucune des détenues n’hésite et leur courage édifie jusque sur l’échafaud.
Les 32 martyres d’Orange ont été béatifiées en 1925. Alors que s’ouvre leur procès de canonisation, ces religieuses témoignent de la fécondité de l’attachement au Christ envers et contre tout. Disposant de sources parfois inédites, Alexis Neviaski nous entraîne dans une fresque historique captivante, qui fera référence sur ces héroïnes de la Révolution.

Les martyres d'Orange - Alexis Neviaski

L’auteur :
Conservateur général du patrimoine, Alexis Neviaski est docteur en histoire. Son dernier livre, « Le père Jacques. Carme, éducateur, résistant », est paru chez Tallandier en 2015.

2020-79. La consécration individuelle au Sacré-Cœur de Jésus.

Vendredi après l’octave du Saint-Sacrement :
Fête du Sacré-Cœur de Jésus.

Vous trouverez ci-dessous le texte intégral d’un petit feuillet imprimé à Angers en 1914 avec les approbations de S. Exc. Mgr Joseph-Antoine Fabre qui était alors évêque de Marseille, du vicaire général du diocèse d’Angers, et l’imprimatur de S. Exc. Mgr. Jean-Baptiste Penon, évêque de Moulins.
Plus d’un siècle après sa diffusion, ce texte demeure d’une très pertinente actualité… 

Cathédrale de Convington

Apparition du Sacré-Cœur à Sainte Marguerite-Marie
(vitrail de la cathédrale de Convington – Etats Unis d’Amérique)

Sacré-Coeur

La Consécration est le premier acte demandé par Notre-Seigneur à la Bienheureuse Marguerite-Marie pour les personnes, les familles et les nations.
Pressé de régner sur les cœurs et sur les peuples qu’Il a reçus de Son Père en héritage, Notre-Seigneur a inspiré à Léon XIII la pensée de consacrer le genre humain au Sacré-Cœur (note : la récitation publique et solennelle de cet acte de consécration est désormais prescrite pour la fête du Christ-Roi – cf. > ici). Mais le grand Acte Pontifical n’aura toute sa portée qu’autant qu’il sera ratifié par la Consécration individuelle ou collective à ce Très Divin Cœur. Que les fidèles de toutes les nations se lèvent donc, qu’ils se consacrent et forment nombreux et résolus, l’armée du Sacré-Cœur.

La franc-maçonnerie règne, Satan en est le chef, ses troupes sont disciplinées et pleinement soumises à son autorité, il édicte les lois et entraîne le nombre.

Le Sacré-Cœur est venu opposer l’amour à la haine, la vérité à l’erreur, vaincre Satan et ses suppôts. C’est sur Lui, a dit Léon XIII, que doivent se fonder toutes les espérances, de Lui qu’il faut solliciter et attendre le salut. Pourquoi n’aurait-Il pas Sa milice, Ses troupes, Ses apôtres ? Ne serait-Il pas obéi, ce Chef invincible ? N’a-t-il pas contre la haine victorieuse des réserves d’amour infini ?

Que demande-t-Il ?

Qu’on se donne à Lui !

Par la Consécration personnelle à Son Sacré-Cœur.

Par une adhésion entière et loyale à Son programme de salut et de conquête.

Tout le reste, Il le fera…

Il n’a besoin ni de la force ni du nombre, Il est la toute puissance, ce qu’Il attend, ce dont Il fait l’enjeu de la victoire,

ce sont les cœurs…

qu’ils se donnent sans réserve, il leur sera rendu sans mesure.

Les Consacrés au Sacré-Cœur s’engageront à célébrer la Fête du Sacré-Cœur de Jésus le Vendredi qui suit l’Octave du Très Saint-Sacrement (jour fixé par Notre-Seigneur Lui-même), et emploieront leur influence à en favoriser la solennisation.

Leur devise sera :

Tout pour le Sacré-Cœur !

Leur mot d’ordre :

Adveniat regnum tuum !

Sacré-Coeur

Acte de Consécration :

O Cœur Sacré, je me donne tout à Vous et Vous consacre mon cœur, mon âme, mon entendement, ma mémoire et ma volonté afin que tout ce que je ferai, dirai, penserai et souffrirai soit pour Votre amour et pour Votre gloire.
Cœur Sacré auquel je veux appartenir et pour qui je veux vivre, enflammez-moi, possédez-moi, transformez-moi en Vous. Faites que toutes mes démarches soient pour Vous servir, mes paroles pour Vous louer, mes pensées pour Vous connaître, les battements de mon cœur pour Vous aimer.
Pour mieux affirmer ce don que je Vous fais de tout mon être, je m’engage à solenniser la Fête de Votre Sacré-Cœur.
O Cœur divin je suis à Vous, soyez aussi éternellement à moi. Je me voue entièrement à Votre service, fortifiez-moi dans ma résolution de ne m’accorder aucun repos avant que soit établi Votre règne dans tous les cœurs.
O Roi d’amour, hâtez l’heure de Votre victoire, triomphez, commandez et régnez.

Ainsi soit-il.

Vu et approuvé
Marseille le 1er Mai 1914
+ Joseph Antoine, Ev. de Marseille.
Imprimatur :
Molinis die 16 mai 1914
+ Joannes Baptista Episc. Molinensis.
Permis d’imprimer :
Angers, le 20 mai 1914
J. Baudriller, vic. génér.

Cathédrale de Convington - détail

2020-76. Dixième anniversaire de Monseigneur le Dauphin et de Monseigneur le Duc de Berry.

Jeudi 28 mai 2020,
Octave de l’Ascension.

Ce jeudi 28 mai 2020, à l’occasion du dixième anniversaire de la naissance de Nos Seigneurs les Princes Louis, duc de Bourgogne et Dauphin de France, et Alphonse, duc de Berry (cf. l’annonce de leur naissance que nous avions faite « in illo tempore » > ici), Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux cette photographie de ses deux fils jumeaux avec ce message, court mais rempli d’amour et de fierté paternels.

Nous nous unissons de tout cœur à la joie de cet anniversaire et prions avec ferveur pour que Dieu protège notre famille royale et la comble de grâces.

10ème anniversaire des Princes Louis et Alphonse 28 mai 2020

Nos jeunes princes à l’occasion de leur dixième anniversaire :
à droite, Monseigneur le Dauphin Louis, titré duc de Bourgogne,
et à gauche Monseigneur le Prince Alphonse, titré duc de Berry.

C’est avec beaucoup d’émotion que nos fils Louis et Alphonse atteignent aujourd’hui l’âge de Louis XVII.

Avec Marie-Marguerite, nous leur souhaitons un joyeux anniversaire et les incitons à continuer à être sages, responsables, généreux et gais.

Nous vous aimons et vous souhaitons une belle journée d’anniversaire en ces temps difficiles.

 Louis,
Duc d’Anjou

grandes armes de France

2020-72. Vous avez dit : « ouverture au monde » ???

Mardi des Rogations 19 mai 2020,
Fête de Saint Yves Hélory de Kermartin, confesseur ;
Mémoire de Saint Pierre Célestin, pape et confesseur ;
Mémoire de Sainte Pudentienne, vierge ;
Mémoire du Bienheureux Alcuin, abbé et confesseur, conseiller de Saint Charlemagne.

Siège d'une ville au Moyen-Age

Siège d’une ville au Moyen-Age.

Il y a, ce me semble, pour ce qui touche à la Sainte Eglise de Dieu, autant de bon sens, de réalisme et de prudence (humaine et surnaturelle) à parler d’ « ouverture au monde » qu’il y en avait de la part du gouvernement de la république à signer les funestes accords de Munich avec Hitler en septembre 1938.

Alors que la Sainte Ecriture, que toute la Tradition spirituelle de l’Eglise – fondée sur l’enseignements des Saints Apôtres (relire les épîtres de Saint Paul, de Saint Jean et de Saint Jacques par exemple) -, que les exemples des saints et que la doctrine des grands maîtres spirituels, nous enseignent à ne pas nous conformer sur ce monde (cf. Rom. XII, 2a : « Nolite conformari huic saeculo – ne vous conformez point à ce siècle »), est-il seulement envisageable pour un catholique raisonnable, lucide, cohérent avec sa foi, de parler d’« ouverture au monde », de vouloir « s’ouvrir au monde », d’ambitionner (comme s’il s’agissait d’un authentique progrès spirituel) de « s’adapter au monde » ?
Car, concrètement, le solde de ce que l’on nomme « ouverture au monde », ne revient pas à autre chose qu’à accepter des modes de pensée et des comportements qui sont en opposition plus ou moins tranchée avec la Révélation divine, qui est LA Vérité, qui est infaillible, qui est unique, qui est pour tous, et qui s’impose à tous !
C’est ici qu’il convient de rappeler une nouvelle fois cette citation, attribuée (voir note) à notre Bienheureux Père Saint Augustin :

 « A force de tout voir on finit par tout supporter…
A force de tout supporter on finit par tout tolérer…
A force de tout tolérer on finit par tout accepter…
A force de tout accepter on finit par tout approuver ! »

St Augustin écrivant la Cité de Dieu - Bâle 1515

Saint Augustin écrivant « La Cité de Dieu »

L’authentique enseignement de l’Eglise dans sa grande tradition spirituelle a bien été synthétisé par notre Glorieux Père dans le justement fameux passage de « La Cité de Dieu » : « Deux amours ont donc bâti deux cités : l’amour de soi-même jusqu’au mépris de Dieu, celle de la terre, et l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi-même, celle du ciel. L’une se glorifie en soi, et l’autre dans le Seigneur ; l’une brigue la gloire des hommes, et l’autre ne veut pour toute gloire que le témoignage de sa conscience ; l’une marche la tête levée, toute bouffie d’orgueil, et l’autre dit-à Dieu : « Vous êtes ma gloire, et c’est Vous qui me faites marcher la tête levée » (Ps. III, 4) » (Saint Augustin, in « La Cité de Dieu » Livre XIV, citation plus complète > ici).

C’est également ce qu’a résumé Saint Ignace de Loyola dans la célèbre méditation sur les « Deux étendards » dans ses « Exercices spirituels ».

deux amours ont bâti deux cités

« Deux amours ont bâti deux cités… »

L’esprit de l’Evangile et l’esprit du monde sont incompatibles.
La doctrine du Saint Evangile et les doctrines du monde sont incompatibles.
Les modes de pensée qui président à une vie chrétienne véritable et les modes de pensée qui régissent le monde sont incompatibles.
Une vie réussie selon les critères divins de l’Evangile et une vie réussie selon les critères humains de ce monde ne sont pas du tout compatibles : elles ont pu l’être lorsque la société terrestre était la Chrétienté ; elles ne le sont plus aujourd’hui que les principes qui régissent la société et son organisation se revendiquent – sous le prétexte mensonger de la neutralité – affranchis de la loi divine, affranchis de l’idée même de Dieu.

Plus que jamais, depuis que notre société prétendument laïque s’est donné des fondements qui sont en une radicale opposition avec les principes de la Révélation et de la Sainte Eglise (c’est-à-dire depuis la blasphématoire proclamation des « droits de l’homme et du citoyen » du 26 août 1789), il est impossible d’établir une conciliation de l’esprit du monde et de l’esprit de l’Evangile.

Il n’existe que deux possibilités :
1) la conversion profonde et radicale du monde, qui est ce que la Tradition de l’Eglise préconise depuis le jour où notre divin Maître, montant aux Cieux, lui a ordonné : « Allez donc, enseignez toutes les nations les baptisant au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ; leur apprenant à garder Mes commandements » (Matth. XXVIII, 19), et : « Allez dans tout l’univers, et prêchez l’Evangile à toute créature. Celui qui croira se sera baptisé sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné » (Marc XVI, 15-16).
2) l’abandon des préceptes énoncés ci-dessus, au nom de l’acceptation de toutes les opinions et de toutes les religions (ou non-religions) mises sur un pied d’égalité : ce qui constitue de fait le refus de travailler à la conversion de tous les hommes et de toutes les sociétés, et constitue donc également une désobéissance à l’ordre explicitement donné par Notre-Seigneur.

Convertir le monde ou apostasier soi-même en pactisant avec le monde et ses doctrines, il n’existe en définitive pas d’autre alternative.

siège d'une cité

Depuis plus d’un demi-siècle, il ne s’est pas manqué d’ecclésiastiques pour déclarer, à grand renfort de slogans aux accents pacifiques et humanistes, qu’il fallait cesser de concevoir l’Eglise comme une forteresse assiégée.
Ils ont bénéficié d’une large audience ; mais il n’étaient rien d’autre que des faux prophètes : l
es faux prophètes de « l’ouverture au monde » ; les faux prophètes d’une « paix universelle » et d’une « fraternité universelle » établies sur un détournement des maximes du Saint Evangile récupérées par les Loges…

Parler « d’ouverture au monde » pour la Sainte Eglise catholique revient exactement à la même chose que si, dans un pays, on prônait le désarmement et la totale ouverture des frontières au moment même où le pays voisin, dirigé par des chefs animés d’intentions expansionnistes belliqueuses, serait en train de sur-entraîner et de sur-armer ses troupes !
Les clercs qui – jusqu’au plus haut de la hiérarchie – ont prêché de telles stupidités devraient être, comme cela doit être fait pour les officiers qui ont manqué à leurs devoirs, qui ont œuvré pour la défaite, qui ont trahi et qui ont travaillé pour l’ennemi, traduits devant une cour martiale et fusillés… et non pas canonisés !!!
Il ne peut en effet y avoir d’indulgence ou de miséricorde pour des traîtres lorsqu’ils sont impénitents.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Prise d'une ville

Note à propos de la citation attribuée à Saint Augustin : cette célèbre citation est toujours donnée comme étant de Saint Augustin sans qu’il soit jamais indiqué d’où elle est tirée. Si quelqu’un de nos lecteurs le savait et nous le pouvait préciser, il nous obligerait grandement.

2020-68. Nous avons écouté et nous avons aimé : les « Te Deum » qui furent interprétés pour célébrer la victoire de Fontenoy.

11 mai,
Fête de Saint Mamert, archevêque de Vienne et confesseur, instituteur des Rogations ;
Anniversaire de la victoire de Fontenoy (11 mai 1745).

frise lys

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En octobre 1740, la mort de l’empereur Charles VI du Saint-Empire sans héritier mâle entraîne la guerre de succession d’Autriche. La France, d’abord simple soutien militaire dans la coalition anti-autrichienne, va bientôt devenir un belligérant à part entière, puis la clef de voûte de cette coalition. Pris dans l’engrenage de la guerre, Louis XV ne désire qu’une seule chose : en sortir ! Mais la paix ne peut être proposée qu’en position de force : il veut donc frapper un grand coup dans les Pays-Bas autrichiens (actuelle Belgique) et décide de s’emparer de Tournai, bastion de la barrière des Flandres. Il confie le commandement des troupes au Maréchal Maurice de Saxe, qui s’est déjà brillamment illustré dans cette guerre, et se rend en personne sur le front, accompagné par le Dauphin (qui paraît pour la première fois sur un champ de bataille).
Le 11 mai 1745, dans la plaine de Fontenoy, les troupes françaises subissent un assaut féroce des troupes anglo-austro-hanovriennes, qui peu après midi, semblent l’emporter ; mais dans un sursaut héroïque, l’armée française transforme une défaite quasi-assurée en une victoire éclatante, provoquant la retraite anglaise : le Royaume des Lys vient de remporter la plus grande bataille du XVIIIème siècle, la dernière grande victoire terrestre de l’Ancien Régime.

Horace Vernet - Louis XV à Fontenoy - château de Versailles

Le Maréchal de Saxe présentant à Louis XV et au Dauphin les prisonniers et les drapeaux pris à l’ennemi
à l’issue de la victoire de Fontenoy, le 11 mai 1745
(Horace Vernet – 1828 -  « galerie des batailles », au château de Versailles)

La nouvelle parvint rapidement à Versailles et dès le lendemain, 12 mai, un Te Deum fut chanté à la Chapelle Royale. Mais le grand hymne d’action de grâces à Dieu pour la victoire du Roi fut l’occasion de ce que l’on a appelé « la querelle des Te Deum« .

Le Surintendant le la Musique de la Chambre du Roi était, depuis 1719, François Colin de Blamont (1690-1760) et, se prévalant d’un usage ancien selon lequel en cette occurrence la direction du Te Deum à la Chapelle Royale lui revenait à lui et non aux Sous-Maîtres de la Chapelle, il se rendit en hâte à la chapelle. Mais Esprit Joseph Antoine Blanchard (1696-1770), l’un des Sous-Maîtres de la Chapelle, l’avait devancé, avait déjà distribué aux musiciens et chanteurs les partitions d’un « Cantique d’action de grâces pour les conquêtes de Louis XV » qu’il avait composé l’année précédente, et lança la musique sitôt que la Reine prit place, sans laisser à Colin de Blamont le temps d’intervenir.

L’affaire remonta jusqu’au front, et le duc de Richelieu, au nom du Roi, écrivit à Blanchard pour blâmer sa conduite. Aussi, quelques jours plus tard, ce fut le Te Deum de Colin de Blamont qui fut interprété à la Chapelle Royale pendant la Messe du Roi (qui était donc absent) pour célébrer la victoire de Tournai, tandis qu’à la Messe de la Reine, qui le soutenait, était redonné le Te Deum de Blanchard, lequel, depuis, reste souvent nommé « Te Deum de Fontenoy » !

La Guerre des Te Deum - CD

Dans un concert enregistré à la Chapelle Royale du château de Versailles le 30 juin 2018, l’ensemble Stradivaria, dirigé par Daniel Cuiller, et le Chœur Marguerite Louise ont interprété ces deux Te Deum concurrents pour célébrer la victoire de Fontenoy.
C’est un CD de la collection « Château de Versailles – spectacles » que nous avons fort prisé…
Nous espérons que, dans leur éternité, Blanchard et Colin de Blamont sont aujourd’hui réconciliés (!!!) et nous, ici-bas, sommes heureux d’élever notre âme à Dieu dans la louange et l’action de grâces en écoutant ces deux œuvres qui ne sont pas antagonistes dans notre cœur et notre prière…

Les deux Te Deum peuvent être également écoutés sur un site de vidéos à la demande très connu.
Vous pouvez donc entendre ici le « Cantique d’action de grâces pour les conquêtes de Louis XV » d’Esprit-Antoine Blanchard > ici
Et le Te Deum de François Colin de Blamont > ici

 » Si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique « , a dit Platon.
En glosant sur cette réflexion du philosophe, et pour contrer les images calomnieuses que l’histoire républicaine a colportées et largement répandues, je veux simplement conclure en disant que si l’on veut en vérité connaître nos Rois, il faut écouter la musique sur laquelle ils priaient et faisaient prier le Dieu des Victoires au cœur de leur palais.  

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur 

Maurice Quentin de La Tour - Louis XV en armure

Louis XV en armure (Maurice Quentin de La Tour – 1748)

frise lys

2020-67. Message de Sa Majesté à l’occasion de la fête nationale de Sainte Jeanne d’Arc.

Dimanche 10 mai 2020,
Fête nationale de Jeanne d’Arc ;
Solennité liturgique de Sainte Jeanne d’Arc (cf. > ici) ;
Anniversaire du martyre de Madame Elisabeth de France (cf. > ici).

Ce dimanche 10 mai au matin, deuxième dimanche du mois de mai, à l’occasion de la fête nationale et solennité liturgique de Sainte d’Arc, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux une vidéo sur laquelle il a enregistré un message à l’adresse de tous les Français.
Vous trouverez ci-dessous le texte de ce message et le lien vers cette enregistrement.

Vitrail Sainte Jeanne d'Arc - église Saint-Georges de Néris-les-Bains

Lorsque Jeanne d’Arc élève son étendard au ciel bleu,
la France sait dans quelle direction diriger ses voix et ses prières

Chers Français,

Aujourd’hui, alors que nous commémorons le centenaire de sa canonisation, comme beaucoup de Français, je veux rendre hommage à Jeanne d’Arc. Elle est une des héroïnes les plus authentiques de l’histoire de France, puisqu’elle associe à sa sainteté, l’affirmation de ce qui représente le mieux le devenir d’un peuple, sa volonté de liberté et du bien commun.

Dès lors, on comprend l’identification de tous les Français, à la patronne extraordinaire de la France. Jeanne d’Arc, la Pucelle, apparaît à un moment crucial pour notre patrie.

Cette époque présente de nombreuses similitudes avec la nôtre : la France et les Français semblaient avoir perdu une grande partie de leur espoir, se sentant dépassés par les forces supérieures et diffuses qui leur inoculent l’incertitude de l’avenir, s’installant le doute puis le renoncement.

Heureusement, la fille aînée de l’Eglise n’est pas seule. La Providence s’est manifestée avec une force inhabituelle au cours de l´histoire de notre nation, depuis le baptême et le couronnement de Clovis, la sainteté de Louis IX, l’onction du sacre, l’ardente volonté de Louis XIII de consacrer la France à Notre-Dame de l’Assomption.

Avec Jeanne d’Arc, le destin élira une personne humble, pour que la France puisse tenir ses promesses de fidélité. Une paysanne, sans expérience militaire ou politique, pour réaliser un double exploit inexplicable : chasser les ennemis du royaume en redonnant à tous les Français la dignité perdue et la foi.

À l’heure dramatique actuelle, certains souhaitent que cet anniversaire passe inaperçu, mais la France, toujours fidèle à ses traditions et, les Français voulant retrouver confiance dans leur avenir, ne peuvent manquer d’exprimer leur attachement à la Sainte. Lorsque Jeanne d’Arc élève son étendard au ciel bleu, la France sait dans quelle direction diriger ses voix et ses prières.

Comme elle disait : « les hommes combattent et Dieu seul, donne la victoire », voilà le plus grand héritage et la référence sans équivoque de notre histoire, nécessaire pour construire l’avenir.

Vive Sainte Jeanne d´Arc, vive les Français, vive la France.

 Louis,
Duc d’Anjou.

Pour visionner l’enregistrement vidéo de ce message :
Faire un « clic » droit sur l’image ci-dessous, puis « ouvrir dans un nouvel onglet »

Image de prévisualisation YouTube

grandes armes de France

2020-63. Pèlerinage annuel de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay (21-23 mai 2020) : par la force des choses, une formule différente !

Nous reproduisons ici à l’intention des amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, qui sont aussi pour beaucoup des amis de la Légitimité et de la Confrérie Royale, le courriel envoyé aujourd’hui par le Prieur de cette dernière pour ce qui concerne le pèlerinage annuel au Puy-en-Velay que les circonstances rendent physiquement impossible à la date prévue, mais qui aura cependant bien lieu d’une manière spirituelle

Nous vous invitons instamment à faire connaître ce « pèlerinage à distance » autour de vous, et vous engageons à être très nombreux à y prendre part.

frise lys

Mercredi 6 mai 2020,

Chers membres et amis de la Confrérie Royale,                      

Ainsi que je vous l’annonçais dans ma lettre du mardi de Pâques (cf. ici), notre pèlerinage annuel au Puy, qui commence habituellement le jeudi de l’Ascension en fin d’après-midi et se déroule sur la journée du vendredi et la matinée du samedi, ne peut avoir lieu, en raison des dispositions imposées aux fidèles par la bêtise d’un gouvernement impie et la lâcheté d’un épiscopat sans virilité (dispositions contraires à la justice, contraires aux droits des fidèles, et – par dessus tout – contraires aux droits de Dieu Notre-Seigneur et à l’honneur qui Lui est dû).
Du moins ne peut-il pas avoir lieu dans les formes souhaitées et prévues, mais nous le maintenons d’une manière spirituelle par le moyen d’internet.

mains jointes - prière

- Concrètement, cela signifie qu’il n’y aura pas de rassemblement « physique » dans la chère cité du Puy-en-Velay (donc pas de frais de voyage, pas de frais d’hébergement et de restauration !!!), et cependant une forme de rassemblement spirituel, aux mêmes dates, à des moments particuliers de la journée, afin de prier ensemble pour le Roi et la France (c’est le but premier de ce pèlerinage), en nous « transportant » par la pensée et la prière, dans ce sanctuaire qui est le lieu de la première apparition mariale connue sur le territoire qui deviendra la France, et qui fut toujours si cher à la piété de nos Rois.

- Concrètement aussi, cela signifie aussi qu’il y a des inscriptions et que les « pèlerins de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay » de ce mois de mai 2020, par le fait même de leur inscription, s’engagent à se rendre disponibles aux moments prévus dans le programme du pèlerinage pour prier en s’unissant aux autres pèlerins inscrits, et qu’ils offrent leurs prières, mais aussi quelques sacrifices ou pénitences volontaires (laissés à la discrétion et générosité de chacun, mais en ayant conscience qu’il ne saurait y avoir de vrai pèlerinage sans pénitence) à l’intention de notre Souverain légitime, ainsi que pour la conversion des cœurs et des intelligences des Français.     

- Concrètement encore, il n’y aura pas de diffusion de cérémonie ou de conférence par internet, nous n’avons pas les moyens ni les capacités pour mettre cela en place, en revanche rien n’empêche que certains participants à ce pèlerinage spirituel, qui se trouvent géographiquement proches, se rassemblent pour l’un ou plusieurs de ces moments de prière en commun programmés.    

- A tous ceux qui seront inscrits, sera envoyé – le mercredi 20 mai – par internet un dossier comprenant le programme détaillé des temps de prière, mais aussi quelques photos du Puy facilitant le « déplacement virtuel » aux pieds de la Vierge Noire devant laquelle se sont agenouillés papes, rois et saints, ainsi que des textes à lire et approfondir, tenant lieu des conférences qui eussent dû avoir lieu au Puy.

Notre-Dame du Puy - Vierge Noire - 12 mai 2018

- Voici un premier aperçu du programme de ce pèlerinage un peu particulier :                

1) Jeudi soir 21 mai - Fête de l’Ascension de Notre-Seigneur :

- à 20 h 30 : « Veni Creator » avec son oraison ; lecture du texte d’introduction au pèlerinage et récitation d’une dizaine de chapelet.

Ad libitum : ceux qui le peuvent, sont invités à faire ce soir-là une heure sainte pour la France, chez eux (devant une belle image ou une statue du Sacré-Cœur s’ils en ont une) ou – si cela est possible – dans une église ou une chapelle devant le Saint Tabernacle.                 

2) Vendredi 22 mai :

- Après la prière du matin : lecture du texte de la première conférence.

- A 11 h, en union avec la Sainte Messe à laquelle se trouveront les fondateurs de la Confrérie Royale : récitation du chapelet.

- A 15 h : Chemin de Croix pour la France (si possible dans une église ou une chapelle, sinon chez soi).

- A 18 h : lecture du texte de la deuxième conférence.

- A 20 h 30 : lecture de la 3ème conférence ; litanies de la Sainte Vierge.

3) Samedi 23 mai :

- Après la prière du matin : lecture de la quatrième conférence.

- A 11 h, en union avec la Sainte Messe à laquelle se trouveront les fondateurs de la Confrérie Royale : récitation du chapelet.

- Selon les possibilités de chacun, nous vous encourageons, dans l’après-midi de ce samedi, à accomplir un petit pèlerinage en vous rendant dans un sanctuaire proche de chez vous (lieu de pèlerinage régional, ou simplement à défaut église ou chapelle de votre village ou de votre quartier si elle est ouverte), pour y prier pour le Roi et la France, en faisant le déplacement à pied, même si ce n’est que sur quelques centaines de mètres.
Aux membres de la Confrérie Royale, je demande qu’à ce moment-là ils renouvellent chacun avec ferveur leur engagement ou leur vœu de consécration à la Couronne de France.

prière à Notre-Dame

Inscriptions (elles sont ouvertes dès maintenant et jusqu’au 19 mai, date butoir) ou demandes de renseignements complémentaires : pelerinage.confrerie@gmail.com              

Enfin, il faut préciser que ce pèlerinage n’est pas réservé aux seuls membres de la Confrérie, mais qu’il est ouvert à toutes les âmes de bonne volonté, qui veulent prier pour le Roi et la France.

Soyons plus que jamais unis et généreux,
pour Dieu et pour le Roi !  

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.

Armoiries Frère Maximilien Marie

Affiche Pèlerinage Puy-en-Velay 2020

2020-57. Nous fêtons le 30 avril Sainte Hildegarde de Vintzgau, épouse de Saint Charlemagne et Reine des Francs.

30 avril,
fête de Sainte Hildegarde de Vintzgau, Reine des Francs ;
Commémoraison de Sainte Catherine de Sienne, vierge.

St Charlemagne et Ste Hildegarde - fresque de la Résidence des Princes-Abbés à Kempten

Saint Charlemagne et son épouse Sainte Hildegarde de Vintzgau
(détail d’une fresque baroque des salles d’apparat de la Résidence des Princes-Abbés de Kempten [en français Campidoine] en Souabe)

Armoiries de Charlemagne

Avec Sainte Jeanne de France (cf. > ici), Sainte Bathilde (cf. > ici), Sainte Radegonde et, bien sûr, Sainte Clotilde, Sainte Hildegarde de Vintzgau  est la cinquième Reine des Francs ou Reine de France à avoir été élevée sur les autels et à être honorée d’un culte public par la Sainte Eglise. Elle n’est toutefois pas la plus connue des cinq, il faut bien le reconnaître !

Issue de la famille des Agilolfinges, vieille famille franque proche des Mérovingiens, à laquelle le Roi Clotaire 1er donna le duché de Bavière aux alentours de l’an 555, Hildegarde est née en 758.

A l’âge de 13 ans, en 771, elle épouse le Roi des Francs Charles 1er le GrandSaint Charlemagne – qui a dix ou 15 ans de plus qu’elle (on ne sait pas exactement s’il naquit en 742 ou en 747). Elle lui donnera neuf enfants (dont Louis 1er dit le Pieux).
On ne possède pas aujourd’hui une abondance de détails sur sa vie, si ce n’est que, épouse très aimée et très aimante, elle accompagnait Charlemagne dans ses campagnes militaires. Vers la fin du carême de 774, elle était aussi à ses côtés à Rome, où le Roi des Francs avait été appelé au secours par le pape Adrien 1er lorsque Didier, roi des Lombards, envahissait le Patrimoine de Saint Pierre constitué par Pépin le Bref. Les chroniques de l’époque ont retenu que, à cette occasion, elle offrit au Souverain Pontifie une riche parure pour l’autel de la basilique vaticane.

Profondément chrétienne, on sait qu’elle était liée d’amitié avec Sainte Lioba de Tauberbischofsheim (+ 782) qui demeura quelque temps auprès d’elle à la cour et la conseillait ; qu’elle exerçait de nombreuses charités et qu’elle dotait généreusement les monastères : elle fut la bienfaitrice tout particulièrement des abbayes de Saint-Martin de Tours et de Saint-Denys de ce côté-ci du Rhin, ainsi que de celles de Reichenau en Bade-Wurtemberg et de Kempten en Souabe. Pour cette dernière, elle rapporta, en 774, les reliques des saints Gordien et Épimaque  qu’elle avait obtenues en Italie.

Le 30 avril 783, elle mourut des suites de ses neuvièmes couches, à l’âge de vingt-cinq ans seulement, dans la résidence impériale de Thionville.
Elle fut inhumée le lendemain, 1er mai, à l’ abbaye Saint-Arnould de Metz, et Charlemagne ordonna que des cierges et des lampes fussent allumés sur sa tombe chaque jour ; son épitaphe, magnifiant une épouse très aimée, incarnation de la sagesse et de la vertu, fut composée par le célèbre poète Paul Diacre, auquel nous devons les hymnes liturgiques « Ave, maris Stella » (vêpres de la Sainte Vierge) et « Ut queant laxis » (vêpres de Saint Jean-Baptiste).
Le pape Adrien 1er écrivit au saint Roi franc une lettre de condoléances exprimant ses vifs regrets pour la mort prématurée de cette épouse tendrement chérie.

Charlemagne fit alors de Saint-Arnould de Metz la nécropole d’une partie de sa famille : les sœurs du Roi, certains de ses enfants – dont l’évêque Drogon – et plus tard son successeur Louis le Pieux y furent inhumés.
Malheureusement cette abbaye fut pillée, détruite, incendiée à plusieurs reprises, et ce qui subsistait des tombeaux impériaux fut transféré dans l’église (XIIIe siècle) du couvent des dominicains, elle-même reconstruite au XVIIe siècle puis saccagée à la révolution : autant dire qu’il ne reste – hélas ! – quasi rien du tombeau et des reliques de Sainte Hildegarde de Vintzgau !

Karl Baumeister - Saint Charlemagne et Sainte Hildegarde

Saint Charlemagne et Sainte Hildegarde
(panneaux peints en 1895 par Karl Baumeister pour l’église Saint-Jean-Baptiste « auf dem Bussen » en Haute-Souabe)

Armoiries de Charlemagne

2020-54. Remerciements du Roi pour les vœux qui Lui ont été adressés à l’occasion de Son 46ème anniversaire.

Dimanche 26 avril 2020,
2ème dimanche après Pâques ;
Fête de la manifestation miraculeuse de l’image de ND du Bon Conseil (cf. > ici).

46ème-anniversaire-Louis-XX

Source > ici

J’adresse des remerciements collectifs à tous ceux qui, via les réseaux sociaux, m’ont souhaité un bon anniversaire.

J’ai été très sensible à ces marques d’attention mais je sais aussi combien, au-delà de ma personne, elles s’adressent à la tradition que j’incarne.

J’ai été frappé de voir dans de nombreux messages, la gravité qui s’y exprimait.
La situation actuelle de nos sociétés fragilisées par des maux physiques autant que moraux, inquiète.
Pourtant, avec le secours que Dieu a toujours accordé à la fille aînée de l’Église nous saurons reconstruire des lendemains meilleurs et plus justes.

 Encore merci et que Saint-Louis veille sur la France.

Armes de France & Navarre

Publié dans:Chronique de Lully, Vexilla Regis |on 26 avril, 2020 |1 Commentaire »
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