Archive pour la catégorie 'Vexilla Regis'

2018-44. Après le 3ème pèlerinage de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay : 2ème partie.

Jeudi dans l’octave de la Pentecôte, 24 mai 2018 ;
7ème anniversaire de la première Sainte Messe célébrée au Mesnil-Marie (cf. > ici) ;
Anniversaire du commencement du massacre des religieux otages des communards en 1871 (cf. > ici).

Notre-Dame du Puy - Vierge Noire - 12 mai 2018

Notre-Dame du Puy :
Vierge Noire, copie du XVIIème siècle de la statue offerte par Saint Louis brûlée le 8 juin 1794,
couronnée le 8 juin 1856 au nom du Bienheureux Pie IX

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Dans la première partie de mes quelques considérations consécutives au troisième pèlerinage légitimiste « pour le Roi et la France » organisé par la Confrérie Royale au Puy-en-Velay, je vous faisais part de cinq raisons principales pour lesquelles il convient par-dessus tout que se pèlerinage se perpétue et prenne de l’ampleur précisément en ce lieu (cf. > ici).
Si vous le voulez bien, je vais maintenant développer à votre intention deux autres points de mes réflexions relatives à ce pèlerinage des 11 et 12 mai dernier : cela a trait à sa qualité spirituelle et à l’esprit particulier qui y a présidé.

  • B – Un pèlerinage d’une grande densité spirituelle :

Il importe d’abord de souligner qu’en fixant le pèlerinage annuel de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay aux vendredi et samedi dans l’octave de l’Ascension, ses fondateurs l’ont placé, et cela n’a rien d’un hasard, au commencement de la neuvaine préparatoire à la Pentecôte, c’est-à-dire dans le moment particulièrement intense où la Sainte Eglise, avec les Apôtres et les disciples, se retrouve dans « la chambre haute » – le Cénacle – autour de Notre-Dame, afin d’être entraînée par elle dans la prière, afin de se préparer à l’irruption du divin Paraclet, afin d’être enrichie par une nouvelle plénitude du Don septiforme.
La « Chambre angélique », puisqu’il se faut bien souvenir que tel est le nom propre donné par les âges de foi à l’insigne cathédrale du Puy édifiée sur les hauteurs du Mont Anis, est une bien belle figuration de cette « chambre haute » désignée par le livre des Actes des Apôtres : les grands escaliers ou les ruelles pentues de la vieille ville qu’il faut nécessairement gravir pour entrer dans le sanctuaire vénéré sont bien le signe réel et le symbole expressif de la hauteur surnaturelle de ce lieu choisi et désigné par la Très Sainte Vierge Marie elle-même pour y dispenser les grâces que le Saint-Esprit, son divin Epoux, veut répandre par sa médiation, par son intercession.
Ainsi donc, tant par le lieu que par la période de l’année liturgique où il est établi, ce pèlerinage légitimiste est providentiellement fixé dans une dimension d’une portée symbolique et prophétique dont nous ne cesserons pas, à l’avenir, d’approfondir la richesse.

Ajoutons à cela, malgré certes des imperfections et d’évidentes nécessités d’amélioration dont les organisateurs ont conscience et qu’ils s’efforcent de résoudre chaque année, la rare qualité des célébrations liturgiques et l’excellence des enseignements donnés lors des conférences : il convient au premier chef d’en remercier nos chanoines, nos abbés, les lévites et servants d’autel, qui apportent un si grand soin aux cérémonies ; il convient ensuite d’en savoir gré aux intervenants qui ont approfondi avec une érudite méticulosité les sujets qu’ils ont traités.

A la clef, j’ai pu entendre ou lire les témoignages de plusieurs personnes qui ont signifié à Frère Maximilien-Marie que ces deux jours de pèlerinage légitimiste au Puy avaient porté des fruits de grâce tels qu’il leur semblait avoir accompli une semaine complète de retraite et qu’elles avaient eu bien du mal à « aterrir » lors de leur retour dans le quotidien, et même plusieurs jours après encore…

Qu’à Dieu Notre-Seigneur et à Notre-Dame en soient toute la gloire et notre vive action de grâces !

Encensement de la Vierge Noire

Encensement de la Vierge Noire
dans l’insigne cathédrale-basilique Notre-Dame de l’Annonciation du Puy
le samedi 12 mai 2018

  • C – Une véritable réunion de famille :

Enfin, il est un autre écho qui est parvenu de divers côtés à mes oreilles et qui se trouve excellemment résumé par ces lignes touchantes qu’un pèlerin a adressées à Frère Maximilien-Marie : « Si je devais retenir un mot de ce séjour, c’est celui que vous avez judicieusement prononcé, cher Frère Maximilien, et qui résume parfaitement ces journées, c’est le mot « FAMILLE ». Ceci est tellement vrai que, le moment venu, il était difficile de se séparer, le hall du Grand Séminaire se transformant en quai de gare… »
Ce n’est en effet pas un propos en l’air d’affirmer que l’esprit qui a présidé à ce pèlerinage a été un esprit de famille : celui de la famille légitimiste.
Un autre pèlerin confiait à Frère Maximilien-Marie qu’il avait eu l’évidence spirituelle de se trouver comme à une grande réunion de famille : ces « cousinades » qui sont à la mode et qui permettent de réunir pendant une journée ou deux tout ce qu’il est possible des descendants d’une même lignée, pour re-former ou reserrer des liens que les circonstances de la vie auraient tendance à distendre. Il y a des cousins que l’on connaît plus que d’autres, certains que, en raison simplement parfois de la proximité géographique, l’on côtoie plus fréquemment, et il en est d’autres que l’éloignement ne permet pas de connaître aussi bien qu’on le souhaiterait. Ainsi en est-il de la Légitimité, ainsi en est-il de l’UCLF, ainsi en est-il de la Confrérie Royale et de ses sympathisants.
Ce sentiment était renforcé par la présence de familles ou de plusieurs membres de mêmes familles naturelles, et de la présence de pèlerins de toutes les générations, mais cela a également une autre cause, qui 
a été justement soulignée par Frère Maximilien-Marie dans son intervention du samedi matin 12 mai, comme l’évoquait la citation faite ci-dessus.

Bien sûr, et ce ne sont pas de vains mots, la monarchie capétienne traditionnelle réalise (et ce mot signifie : rend réel, concret, incarné dans les choses) un système politique au sommet duquel se trouve la figure du Père.
Le Roi est père de son peuple, et le Royaume est la famille des familles. Le droit naturel et divin qui régit la royauté monarchique légitime est l’extension dans l’ordre social du droit naturel et divin qui régit les familles.
De fait, lorsque les légitimistes sont réunis, même si le Roi n’est pas physiquement présent, on peut dire qu’il exerce cependant à cet endroit-là une présence spirituelle prépondérante qui est exactement du même ordre que ce qui réunit ontologiquement des frères de sang lorsqu’ils se retrouvent.
Mais il convient d’aller plus loin encore.
Qu’est-ce qui caractérise une famille ?
Ce sont, cela a été dit ci-dessus, les liens du sang.
Or, on peut très légitimement (!) parler de la famille légitimiste, parce que ce sont de véritables liens du sang qui en unissent les membres : premièrement parce que chrétiens et catholiques, sujets du Roi Très Chrétien, ils sont nourris de la Sainte Eucharistie qui fait couler en eux substantiellement le Sang Précieux de l’Agneau rédempteur ; mais encore et aussi, parce que le sang sacré de deux Rois martyrs – Louis XVI et Louis XVII -, d’une Reine et d’une Fille de France guillotinées, et d’innombrables martyrs de la révolution persécutrice coule spirituellement en eux, les fait vivre, anime leurs engagements et leur espérance, eux qui sont les successeurs et les héritiers du combat contre-révolutionnaire.

Icône des martyrs royaux filigranée 421x600

La sainte icône de nos Souverains Martyrs
bénite lors du premier pèlerinage légitimiste au Puy
à l’occasion du Grand Jubilé de l’an de grâce 2016
(voir > ici)

Voilà donc, chers Amis, quelques réflexions que je tenais à partager avec vous, dans l’action de grâces et dans un zèle renouvelé et stimulé à la suite de ce troisième pèlerinage de la Légitimité organisé au Puy-en-Velay par la Confrérie Royale.

Souhaitons maintenant que ce pèlerinage connaisse de nouveaux développements et prions ardemment pour cela.

Lully.

Retenez dès à présent les dates du 4ème pèlerinage de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay, pour le Roi et la France :
il commencera au soir du jeudi de l’Ascension 30 mai 2019, et se poursuivra dans la journée du vendredi 31 mai – fête de Marie Reine – , pour s’achever en début d’après-midi le samedi 1er juin, nous permettant d’inaugurer magnifiquement le mois du Sacré-Coeur de Jésus.
Notez dès à présent ces dates et réservez-les !

Bannière de la Confrérie Royale à la cathédrale du Puy

La bannière de la Confrérie Royale quittant la cathédrale du Puy
pour y revenir en tête de pèlerins toujours plus nombreux…

2018-43. Après le 3ème pèlerinage de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay : 1ère partie.

Mercredi des Quatre-Temps d’été 23 mai 2018.

Sortie de la cathédrale samedi 12 mai 2018

Les pèlerins au sortir de la cathédrale-basilique Notre-Dame de l’Annonciation du Puy-en-Velay
le samedi 12 mai 2018 après la cérémonie de réception dans la Confrérie Royale.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Dix jours après la conclusion du troisième pèlerinage organisé par la Confrérie Royale au Puy-en-Velay, « pour le Roi et la France », et alors que Frère Maximilien-Marie a, dès le soir du 12 mai, publié sur les deux blogues de la Confrérie Royale un billet d’action de grâces (cf. > ici ou > ici), je veux à mon tour revenir sur cet événement, et y ajouter quelques commentaires.
En outre, j’ai eu le temps de recueillir plusieurs échos de participants à ces journées, et cela n’a pas manqué d’alimenter ma réflexion.

Procession vers la cathédrale

Les pèlerins de la Légitimité en procession vers la cathédrale

  • A – Le Puy-en-Velay, lieu suréminemment idéal pour un pèlerinage légitimiste :

Bien sûr, il y a sur tout le territoire du Royaume de France une très impressionnante quantité de lieux de pèlerinage et de sanctuaires qui sont intimement liés à notre histoire, à notre histoire catholique et royale, aux grâces de prédilection que le Roi du Ciel a accordées à ce Royaume des Lys, par Sa Très Sainte Mère ou par Ses saints.
Bien sûr, il ne s’agit pas ici d’engager une « guerre des Madones » en opposant une basilique à une autre, un vocable à un autre, une représentation de Notre-Dame à une autre…
Néanmoins il faut bien réaliser que le Puy-en-Velay est un lieu suréminemment idéal pour un pèlerinage légitimiste reconduit d’année en année, 1) en raison de son antiquité, 2) en raison de la place particulière qu’il a eu dans la dévotion royale, 3) en raison de la situation et de la grâce unique de cette cité, 4) en raison de la place qu’a tenu ce sanctuaire dans la mystique contre-révolutionnaire, et 5) en raison l’accueil que l’on peut qualifier d’officiel qui y est réservé aux pèlerinages de la Confrérie Royale.

A 1 – En raison de son antiquité :
Selon la Tradition, authentifiée par le Saint-Siège en de nombreuses occasions (par exemple pour les leçons de matines dans les bréviaires du diocèse antérieurs à la révolution liturgique), la Très Sainte Mère de Dieu est apparue ici d’abord en l’an 45 de notre ère, sous le pontificat de Saint Georges, premier évêque du Velay qui avait été envoyé par Saint Pierre, puis une seconde fois en l’an 225. Il s’agit donc de la plus ancienne de toutes les apparitions de la Madone sur le sol de ce qui deviendra la France.
Beaucoup de catholiques et de Français l’ignorent malheureusement aujourd’hui (d’autant plus que, au mépris des traditions les plus solidement établies, la « version officielle » actuellement distillée mentionne cette apparition au conditionnel et la situe au Vème siècle !!!). Dans le combat contre-révolutionnaire qui s’impose aujourd’hui, il importe de réaffirmer non seulement par les paroles et les écrits la tradition authentique, mais en outre il sied de la faire revivre plus intensément par nos pèlerinages qui renouent avec la procession vingt fois séculaire des pèlerins qui ont accouru ici de toutes les provinces du Royaume, et de bien au-delà.

Aux pieds de la Vierge Noire le 12 mai 2018

Les pèlerins de la Légitimité aux pieds de la Vierge Noire
dans la cathédrale-basilique Notre-Dame de l’Annonciation le samedi 12 mai 2018

A 2 – En raison de la place particulière que ce sanctuaire a eu dans la dévotion royale :
L’un de nos bons abbés, présent lors de tous les pèlerinages qu’a organisés la Confrérie Royale au Puy, a pu cette année, dans une communication aussi savante et bien documentée que fervente et pieuse, dérouler sous les yeux de ses auditeurs la frise magnifique des vingt souverains qui, de Dagobert 1er (au milieu de la 1ère moitié du VIIème siècle) jusqu’à Alphonse II (le 25 août 1979) sont venus se prosterner ici devant la Reine du Ciel.
Quel est le sanctuaire qui a vu autant de nos Rois pèlerins ?
Sans omettre de signaler la dévotion très particulière de Saint Charlemagne, de Saint Louis et de Charles VII pour la Madone du Puy, ni les faveurs royales accordées au sanctuaire par des souverains et princes qui, s’ils n’y purent venir, ne manquèrent cependant pas, de loin, d’honorer et de maintenir les privilèges de ce haut-lieu spirituel unique.

A 3 – En raison de la situation et de la grâce unique de cette cité :
Si l’on ne se rend pas aussi aisément au Puy qu’à Paris, surtout lorsque l’on part de provinces éloignées telles que la Lorraine, l’Artois, la Bretagne, la Normandie, la Guyenne ou le Roussillon, la situation géographique de l’antique cité des Vellaves demeure néanmoins assez centrale et ne nécessite jamais plus de 12 h de route. Je sais bien qu’il y en a qui voudraient toujours tout avoir juste à côté de chez eux et sans effort ; toutefois les Légitimistes – du moins osé-je l’espérer ! – n’appartiennent pas à la race des « ramollos » mais à celle des intrépides, des ardents, des preux, des chouans que la difficulté stimule bien plus qu’elle ne les abat…
Et il faut ajouter qu’il règne au Puy-en-Velay une atmosphère unique : tout concourt ici à donner à l’âme de profondes et durables impressions.
Quand je dis « tout », c’est véritablement « tout » : le cadre naturel, prodigieusement façonné par les volcans ; l’architecture particulière et audacieuse de la cité ; le sentiment de croiser les siècles passés, vivants, à chaque coin de rue ; l’imprégnation spirituelle – qui demeure palpable malgré la déchristianisation, la sécularisation et la profanation -, résultat de longs siècles de ferveur religieuse pendant lesquels de pieux fidèles, de ferventes moniales, des religieux héroïques et sacrifiés, de grands prélats, ainsi que de nombreux saints, ont en quelque sorte durablement ensemencé la grâce divine dans une « ville sainte », si bien que lorsqu’une âme bien disposée arrive au Puy, de nos jours encore, elle éprouve tout-à-la-fois le sentiment d’un dépaysement et celui de revenir dans la maison ancestrale et familière qu’elle n’eût jamais dû quitter : la Chrétienté !

Vue générale du Puy-en-Velay

Le Puy-en-Velay : vue générale depuis le parvis du sanctuaire de Saint-Joseph de Bon-Espoir à Espaly-Saint-Marcel

A 4 – En raison de la place qu’a tenu ce sanctuaire dans la mystique contre-révolutionnaire :
Le Puy est une cité éminemment contre-révolutionnaire.
- Contre-révolutionnaire, parce que c’est le premier et le plus antique de tous les lieux connus d’apparition mariale sur le sol de ce qui deviendra la France, le premier et le plus antique de tous les lieux du futur Royaume des Lys où la Très Sainte Mère de Dieu a demandé que l’on mît à part un lieu pour qu’il lui fût dédié, le premier et le plus antique des sanctuaires consacrés par les Anges eux-mêmes. Or Saint Michel et ses anges, dans le combat qui eut lieu dans le ciel aux commencements du monde, et Notre-Dame dans le « Fiat » de sa bienheureuse Annonciation, sont les chefs de file de la lutte victorieuse contre le premier de tous les révolutionnaires : Lucifer, l’ange révolté, l’inspirateur et le soutien de tous les révolutionnaires.
- Contre-révolutionnaire, parce que c’est là que la vierge guerrière de Donremy, au commencement de sa mission manda sa mère et ses frères pour la représenter au Grand Jubilé du Vendredi Saint 1429, afin d’obtenir de la Vierge du Puy toutes les grâces qui permettraient de rendre le Royaume à son Roi légitime, si bien que – en le préservant de la domination des Godons – il serait aussi préservé de l’hérésie au siècle suivant.
- Contre-révolutionnaire, parce que le dernier évêque-comte du Velay, Son Excellence Monseigneur Marie-Joseph de Galard de Terraube (1735-1804), fut l’un des plus lucides et des plus courageux parmi les évêques d’Ancien Régime, et qu’avant d’être contraint à l’exil il organisa admirablement la résistance de son clergé et de ses fidèles contre la révolution et contre la « constitution civile du clergé », de sorte que, malgré la persécution, la spoliation et la profanation de la cathédrale, le Velay fut une terre exemplaire de fidélité catholique et royale pendant la tourmente.
- Contre-révolutionnaire, parce que, dès 1790 puis en 1792, l’abbé Claude Allier, initiateur des Camps de Jalès (cf. > ici) et le comte de Saillans (cf. > ici), soutenus par les Princes en exil, voyaient prophétiquement dans la ville du Puy le point de ralliement, tant au point de vue spirituel qu’au point de vue stratégique, à partir duquel une « grande armée catholique et royale d’Orient » pourrait se former et marcher sur Paris pour rendre au Roi son trône de droit divin, et – ce faisant – rendre à l’Eglise et aux peuples de France leur protecteur naturel et le garant de leurs libertés.

Statue de Sainte Jeanne d'Arc cathédrale du Puy

Cathédrale-basilique Notre-Dame de l’Annonciation du Puy-en-Velay :
détail de la statue de Sainte Jeanne d’Arc.

A 5 – En raison l’accueil que l’on peut qualifier d’officiel qui y est réservé aux pèlerinages de la Confrérie Royale :
Fondée le 25 août 2015, en la fête de Saint Louis et en l’année du troisième centenaire de la mort du Grand Roi, la Confrérie Royale s’est aussitôt employée à organiser un pèlerinage « pour le Roi et la France », conjointement avec l’UCLF, à l’occasion du Grand Jubilé du Puy pour l’an de grâce 2016 (cf. > ici).
L’accueil sympathique et la bénédiction accordés à ce pèlerinage, officiellement légitimiste, par Son Excellence Monseigneur l’Evêque du Puy, le message officiel adressé par Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, message dont la teneur n’est pas simplement circonstantielle mais pérenne (cf. > ici), ainsi que de grandes grâces obtenues lors de ce pèlerinage jubilaire (par exemple > celle-ci), ont convaincu les fondateurs de la Confrérie Royale de reconduire d’année en année ce pèlerinage légitimiste auprès de Notre-Dame du Puy. Ainsi, de la même manière qu’il y a tous les ans un pèlerinage légitimiste à Sainte-Anne d’Auray le dernier dimanche de septembre, il y a désormais tous les ans un pèlerinage légitimiste les vendredi et samedi qui suivent l’Ascension, au Puy-en-Velay. Il faut absolument que tous les légitimistes le considèrent comme une institution et une date majeure de leur calendrier.
Cette décision de reconduire chaque année le pèlerinage au Puy « pour le Roi et la France » a été accueillie avec bienveillance et respect par les autorités diocésaines (cf. > ici), auxquelles nous voulons témoigner de la plus profonde gratitude, et cela aussi constitue un élément important qu’il faut noter et appécier dans toute sa consistance et sa valeur surnaturelle.

J’aurais encore plusieurs choses à vous livrer au sujet de ce pèlerinage, mais ce sera pour plus tard, car déjà ce soir je vous laisse ample matière à réflexion…

Lully. 

A suivre > ici

Le plus jeune pèlerin 6 ans

Le plus jeune des pèlerins de ce 3ème pèlerinage annuel de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay,
âgé de 6 ans, très fier de porter une reproduction de la bannière de Sainte Jeanne d’Arc lors de la procession à la cathédrale.

2018-42. Les leçons à tirer de l’assassinat légal du petit Alfie Evans.

Communiqué commun de
l’Union des Cercles Légitimistes de France
et de la Confrérie Royale

- 15 mai 2018 -

Beaucoup de médias ont évoqué, avec plus ou moins d’objectivité, la fin de vie du petit Alfie Evans et le combat ô combien courageux de ses parents.
À notre connaissance, peu de journalistes ont osé dénoncer publiquement les dessous angoissants de cette mise à mort, légale.
Force est de constater que, de plus en plus, la culture de mort l’emporte sur le respect de la vie. Il nous appartient, à nous légitimistes, de réfléchir sur cette dernière bataille et d’en tirer les leçons.

Alfie Evans

 La courte vie d’Alfie

Un petit enfant malade

  • Alfie est né le 9 mai 2016.
  • Quelques mois après sa naissance, l’enfant présente des troubles cérébraux. Il est atteint d’une maladie neuro-dégénérative jusqu’ici inconnue et pour laquelle il n’existerait pas de traitement. Il est conduit à l’hôpital pour enfants Alder Hey, à Liverpool (Angleterre). Moins d’un mois après, l’équipe médicale, le jugeant incurable, décide qu’il faut arrêter les soins.
  • Le 11 décembre, l’hôpital saisit la Haute Cour pour arrêter l’assistance respiratoire d’Alfie. Les médecins ont déclaré qu’il était inhumain de le garder en vie dans ces conditions. Les jeunes parents de l’enfant s’opposent fermement à cette décision et entament une bataille judiciaire.
  • Le 20 février 2018, la Haute Cour de Manchester juge inutile la poursuite des soins et donne raison aux médecins. Les parents font appel, mais la Cour d’appel rejette leur requête le 6 mars.
  • Le 28 mars, la Cour européenne des droits de l’Homme fait de même et refuse d’intervenir.
  • Le 18 avril, le père d’Alfie, Tom Evans, est reçu par le pape François, lequel demande à l’hôpital pédiatrique Bambino Gesù, propriété du Saint-Siège, de faire « le possible et l’impossible » pour accueillir l’enfant. Il encourage Tom et le félicite de tout faire pour défendre la vie de son fils.
  • Le 20 avril, à son tour, la Cour suprême du Royaume-Uni déclare inadmissible le recours présenté par les parents.
  • Le 22 avril, quarante-neuf mamans d’enfants hospitalisés à l’hôpital Bambino Gesù adressent une lettre au directeur de l’hôpital de Liverpool pour exprimer leur soutien au petit Alfie Evans et à ses parents. Elles rappellent que soigner ne signifie pas seulement guérir, car

    chaque instant de vie passé ensemble a une valeur inestimable pour nous parents 1.

  • Après la confirmation des deux premières sentences, Alfie doit être « débranché ». C’est donc

    la thèse que le « meilleur intérêt » d’Alfie est de ne pas vivre qui prévaut, regrette Vatican News, malgré le fait que les parents demandent de l’assister jusqu’à sa mort naturelle et que l’hôpital Bambino Gesù soit prêt à l’accueillir à ses frais 2.

  • Mariella Enoc, présidente de cet établissement, se rend à Liverpool pour rencontrer les parents et les autorités de l’hôpital Alder Hey afin de trouver une solution commune.

    J’espérais pouvoir parler avec quelqu’un mais cela n’a pas été possible. L’hôpital sait que je suis là mais ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient pas me recevoir […] C’est une situation vraiment difficile. Je vis dans une réalité où les cas comme Alfie sont nombreux et les mamans de l’hôpital m’ont demandé de faire quelque chose. Elles m’ont dit « vous ici, vous laissez vivre nos enfants ». Personne ne veut faire d’acharnement thérapeutique mais un accompagnement plus serein pourrait être fait.[…] Je ressens toute mon impuissance… 3

  • Tom lance un pressant appel pour essayer de sauver la vie de son enfant : « Ils vont tuer mon fils », dénonce-t-il dans un entretien à l’hebdomadaire italien Famiglia Cristiana, « les médecins de Liverpool, déplore-t-il, refusent de le laisser partir 4 ».

Lundi 23 avril : le jour de l’échéance, le petit garçon reçoit la nationalité italienne

  • La procédure létale, prévue le 23 avril à 14 heures, a pu être retardée Dans l’après-midi, Tom Evans annonce que l’ambassadeur d’Italie en Grande-Bretagne doit être reçu par le juge Anthony Hayden dans la soirée.
    Dans le même temps, le pape François intervient à nouveau publiquement par un message sur le réseau Twitter :

    Ému par les prières et la grande solidarité en faveur du petit Alfie Evans, je renouvelle mon appel afin que la souffrance de ses parents soit entendue et que leur souhait d’accéder à de nouvelles possibilités de traitement soit exaucé 5.

  • C’est alors que les médias du Vatican rapportent que l’Italie a concédé la nationalité italienne au petit Alfie. De cette façon, le gouvernement italien souhaite que la nouvelle nationalité de l’enfant permette son transfert immédiat en Italie.
  • À la suite d’une entrevue avec l’ambassadeur d’Italie au Royaume-Uni, le juge Hayden, considérant que l’enfant est un citoyen britannique, estime qu’il est soumis aux décisions de la justice de ce pays. Il donne encore le feu vert aux médecins pour mettre fin aux soins apportés au petit Alfie. La nouvelle arrive alors que les manifestations se poursuivent devant l’hôpital de Liverpool.
  • À 22 h 17, l’assistance respiratoire est retirée à Alfie. L’équipe médicale d’Alder Hey a pronostiqué une mort très rapide. Mais contre toute attente, l’enfant continue à vivre, ce qui prouve, selon son père, qu’il peut respirer seul et que son état de santé est « significativement meilleur » qu’évalué.

Des soutiens internationaux pour Alfie

Les parents reçoivent plusieurs soutiens de poids.

  • Le sénateur américain Ted Cruz, ancien rival de Donald Trump lors de la primaire républicaine.
  • Le président polonais Andrzej Duda.
  • le président du Parlement européen, Antonio Tajani.

D’autres encore se prononcent en faveur de l’enfant et de ses parents :

  • Malgré l’opposition, scandaleuse, de nombreux évêques d’Angleterre, l’appui du pape François est total.
  • Le gouvernement italien se joint au souverain pontife et offre une alternative à la mort d’Alfie, un avion sanitaire de l’armée italienne est à Liverpool, prêt à décoller pour emmener l’enfant à Rome.

L’affaire cristallise une telle émotion au Royaume-Uni que de nombreuses manifestations sont organisées et le groupe « Alfie’s Army» (« L’armée d’Alfie »), rassemble jusqu’à 800 000 membres sur Facebook.

Mardi 24 avril : Alfie survit au débranchement

  • Alfie a survécu, déjouant les pronostics : « Ils l’ont laissé pendant neuf heures sans nourriture, ni eau, ni oxygène 6», explique Tom Evans. Les parents demandent à la justice de revoir sa position : une requête de nouveau rejetée le lendemain par la Haute Cour de Manchester. Cette juridiction estime que le dossier d’Alfie a atteint son « chapitre final ».
  • Une nouvelle audience « décisive » est obtenue à 15 h 30 ce 24 avril.
    Le juge Hayden, qui a signé la sentence ordonnant le débranchement d’Alfie, s’entretient une nouvelle fois avec les représentants légaux de la famille.
  • Pendant ce temps, un groupe de médecins britanniques a vivement condamné la manière dont on traite le petit garçon et s’étonne qu’on empêche ses parents de l’emmener en Italie.
  • Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a fait une déclaration publique réclamant qu’on donne une nouvelle chance à Alfie et qu’on le laisse aller en Italie où on tentera de le sauver.
  • Alfie a déjà survécu plus de 18 heures sans être ventilé. Son père a dû parlementer avec les médecins de l’hôpital pour obtenir qu’on lui administre enfin de l’eau et de l’oxygène.
  • Le juge Hayden confirme qu’il ne sera pas transféré en Italie. La nouvelle fait la une des journaux télévisés britanniques.
  • Mais un nouveau rebondissement a lieu le soir même : l’avocat de la famille Evans obtient pour le lendemain un examen en urgence de son recours devant la Cour d’appel. Dans l’attente, la famille Evans communique sur les réseaux sociaux :

    On nous avait dit que notre enfant ne tiendrait pas 5 minutes sans ventilation artificielle ; or cela fait 36 heures maintenant 7.

Les pronostics pour le moins pessimistes des médecins de l’hôpital se révélaient erronés.

Mercredi 25 avril : La Cour d’appel décide la mort

Dans la soirée du 25 avril, la Cour d’appel annonce que les ultimes recours sont rejetés. Dans un communiqué, la direction de l’hôpital Alder Hey ose dénoncer les pressions dont les professionnels de santé ont fait l’objet.
Dans sa chambre d’hôpital, auprès des parents, Alfie est assisté par un prêtre italien, don Gabriele Brusco, qui témoigne que l’enfant « a envie de vivre ». Tom obtient que son fils soit nourri, cela fait 36 heures qu’il a été extubé, un délai interminable pour cet enfant qui avait déjà subi le choc de l’arrêt violent de sa ventilation.

Jeudi 26 et vendredi 27 avril : Le petit Alfie s’éteint

Tom essaie de calmer les médias dans l’espoir sans doute de voir l’hôpital Alder Hey accepter le transfert en Italie, mais il déclare encore à TV 2000 que son fils est otage de l’hôpital.

Alfie Evans est mort à 2 h 30 le matin du 28 avril 2018, entouré de ses parents.
Réinformation TV rapporte les révélations de La Nuova Bussola Quotidiana et de LifeSite. Deux heures avant de mourir, peu après minuit le samedi matin du 28 avril, le petit Alfie Evans a reçu quatre médicaments. Sa situation s’est rapidement dégradée, de telle sorte que la journaliste Benedetta Frigerio le certifie :

il n’est plus possible aujourd’hui d’affirmer avec certitude, comme on avait pu le penser, qu’Alfie est mort de mort naturelle. Si on l’a effectivement poussé à mourir, l’hôpital Alder Hey a appliqué une forme d’euthanasie doublée d’une torture aussi cruelle pour l’enfant que pour ses parents 8.

Je suis profondément touché par la mort du petit Alfie, écrit le pape François ce samedi 28 avril, alors que ce bébé de 23 mois est mort cette nuit, à 2 h 30, à l’hôpital de Liverpool où il était hospitalisé depuis décembre 2016 9.

Vatican News en français fait observer que :

ce drame cristallise les inquiétudes de ceux qui voient dans ces décisions de la justice britannique et européenne une légalisation de fait de l’euthanasie des mineurs, non pas par la voie parlementaire, mais par celle d’une jurisprudence susceptible d’inspirer les autres États européens 10.

Les dessous angoissants d’une mise à mort

Des journalistes ne se sont pas contentés de reproduire les communiqués de l’AFP. Par leurs investigations, ils ont voulu nous dévoiler les dessous de la condamnation du petit Alfie :

Bastien Lejeune, dans Valeurs actuelles, voit, dans la décision des médecins et de la justice britannique de faire mourir le petit Alfie Evans contre la volonté de ses parents, une obstination euthanasique qui relève du totalitarisme le plus inquiétant. Les parents sont spoliés de leur droit le plus absolu de décider du sort de leur enfant 11, obligés d’accepter la sentence de la Cour européenne des droits de l’homme qui affirme « qu’aucune violation des droits de l’Homme n’a été constatée 12» .

Sur le site Boulevard Voltaire, Anne Merlin-Chazelas, après avoir évoqué la situation de Vincent Lambert, écrit :

Ce qui est scandaleux et doit être combattu, c’est la prétention de certains médecins (en France comme en Grande-Bretagne) d’avoir le droit de décider pour des personnes qui ne sont ni mourantes ni malades que leur vie ne vaut pas la peine d’être vécue et qu’il faut donc y mettre fin par une euthanasie, et même d’être les seuls – excluant les proches – à avoir ce droit 13.

Jeanne Smits révèle sur le site Réinformation TV que :

Le juge Anthony Paul Hayden qui a rendu plusieurs décisions de mort dans l’affaire Alfie Evans fait partie d’une association judiciaire pro-LGBT, et il est également le coauteur d’un manuel juridique sur les enfants des couples de même sexe. L’histoire ne dit pas s’il est également franc-maçon, mais il est à l’évidence l’homme de la situation, le magistrat qu’il fallait pour aider la culture de mort à faire sa mue en dictature de la culture de mort.
[…] En tant que membre du BLAGG (Bar Lesbian and Gay Group : groupe lesbien et gay du barreau), Anthony Paul Hayden fait partie de ces juristes qui soutiennent les « lesbiennes, hommes gays, bisexuels et personnes transgenres à tous les niveaux» des professions judiciaires. BLAGG s’est ainsi réjoui de sa nomination en tant que juge de la Haute Cour de Manchester en 2013, avec une spécialisation dans les affaires familiales 14.

Le même site reproduit le communiqué de presse, traduit en français, des médecins britanniques de la Medical Ethics Alliance.
Extraits :

Nous sommes profondément préoccupés et outrés par le traitement et les soins offerts à Alfie Evans. […] La tyrannie médicale doit prendre fin. Le pauvre Alfie ne doit pas être tué de cette manière. Nous demandons que les autorités permettent à Alfie de rejoindre Rome en toute sécurité 15. »

Réinformation TV commente également une vidéo où Tom Evans montre que les forces de l’ordre, y compris des policiers en uniforme, mais aussi des représentants du personnel, étaient omniprésentes et pistaient ses moindres déplacements dans les couloirs de l’hôpital. Il a aussi raconté comment lui et sa femme ont dû dormir par terre pour passer ce qui s’annonçait comme leur dernière nuit auprès de leur fils, l’hôpital ayant refusé de leur procurer des lits. Et Jeanne Smits d’ajouter :

Cette poussée en direction d’une étatisation de l’euthanasie se perçoit aux quatre coins du monde. Derrière son ricanement, elle porte toujours la marque de la cruauté, du mensonge, du refus de la vie et du mépris de la famille 16.

Dans son édition du 19 avril, le même site avait évoqué le cas du docteur Asperger, ce médecin autrichien soupçonné d’avoir organisé la mort de dizaines de jeunes patients.

« L’Allemagne nazie éliminait les plus vulnérables – comme Vincent Lambert ? Le programme d’euthanasie Aktion T4 autorisé par Hitler s’est étendu à l’ensemble de l’Allemagne, de l’Autriche, la Pologne et de la République tchèque – le chiffre de 300 000 victimes est aujourd’hui admis, adultes et enfants confondus. Les médias n’ont pas de mots assez durs pour cette manière de s’en prendre aux plus vulnérables. Des mots qu’ils ne trouvent pas pour l’affaire Vincent Lambert… 17

Trop rares sont les voix d’évêques qui s’insurgent à l’instar de Monseigneur Negri :

Aujourd’hui, le petit Alfie recueille toute la grandeur idéale de nos peuples et juge toute la mesquinerie et la dépravation de beaucoup, de trop d’institutions, trop de structures scientifiques. Et ici, je pense aussi au triste spectacle de l’Église anglaise que nous n’aurions jamais pensé voir: le silence et le soutien ouvert au comportement des médecins de l’Alder Hey Hospital. Je ne peux pas ne pas y voir une grave trahison contre la vérité et la liberté du peuple 18

Laissons au site benoit-et-moi.fr  une dernière analyse de ce drame :

Ceux qui entendent sacrifier la vie d’Alfie à leur conception malade de l’eugénisme assument une terrible responsabilité. Et dans l’horizon de nos consciences apparaissent des images dont nous pensions qu’elles ne se présenteraient plus. Ces horribles expérimentateurs sur la chair vivante du peuple allemand et au-delà, à Auschwitz et dans d’autres camps de concentration. Dans ce cas, cependant, nous sommes confrontés à un crime immense, compte tenu de l’acharnement impressionnant et coordonné des institutions britanniques dans leur désir de supprimer un petit innocent. Ici, il doit s’agir de quelque chose de tellement inavouable qu’il justifie le risque d’une crise diplomatique avec le gouvernement italien qui, pour pouvoir l’arracher aux griffes de ces possédés a été jusqu’à accorder la citoyenneté à Alfie Evans L’enfant doit avoir secrètement fait l’objet d’une expérimentation ratée de nouveaux vaccins ou d’un prélèvement d’organes, dont le commerce illégal est estimé à quelque 13 milliards de livres sterling par an rien qu’en Grande-Bretagne. Le refus aussi inébranlable qu’irrationnel de le laisser aller dans un autre hôpital disposé à le recevoir ne s’explique pas autrement. Le personnel du Bambino Gesù à Rome est sur place, prêt à le déplacer ; mais, évidemment, les examens effectués dans une autre structure sanitaire révéleraient immédiatement ce qu’en Angleterre, ils veulent qu’on ne sache jamais 19.

Les leçons de cette bataille

Après chaque crise, nous entendons les braves gens qui se sont battus généreusement, à leur façon, se lamenter « Nous avons touché le fond. » Et de s’en aller, vaincus, vaquer à leur quotidien.
C’est bien mal connaître notre adversaire. L’oligarchie mondialiste a encore bien des « progrès » à imposer pour réaliser son rêve révolutionnaire : régénérer l’humanité… pour en faire une masse d’esclaves dociles. Si cette « marche en avant » a subi quelques revers, bien vite ceux-ci ont été effacés et l’hédonisme ambiant rend très difficile un retour à la loi naturelle.

Comme on le voit à travers les condamnations d’Alfie Evans, de Vincent Lambert et de beaucoup d’autres, l’euthanasie ciblée et l’eugénisme seront proposés puis imposés dans un proche avenir. Pour légiférer à propos du « Mariage pour tous », le gouvernement avait juré que jamais gestation pour autrui (GPA) et procréation médicalement assistée (PMA) sans père ne seraient acceptées. Ces deux mesures sont de plus en plus contournées. Un jour pas si lointain, au nom de l’égalité, la GPA sera légalisée aussi en France, puis encouragée, avec une contrepartie obligatoire : les couples hors normes révolutionnaires auront l’interdiction d’avoir des enfants. Déjà, dans les pays nordiques, on relève plusieurs cas d’enfants retirés à leurs familles trop chrétiennes.

Qui peut nous certifier que des laboratoires ne travaillent pas sur le clonage humain ?
Peut-on baisser les bras ? Bien sûr que non. Quelle que soit la force de l’oligarchie, notre devoir de chrétien est de combattre. Mais il nous faut combattre intelligemment, c’est-à-dire, entre autres, ne pas renouveler les erreurs qui nous ont valu tant de défaites depuis 230 ans.

Chrétiens, réveillez-vous. À la fin du XIXe siècle, les nôtres, majoritaires dans la population, ont échoué lamentablement. Aujourd’hui, ultra minoritaires, certains recherchent encore des alliances pour faire nombre. Depuis la chute de la monarchie légitime, ils se rallient générations après générations aux moins mauvais des démocrates avec l’espoir de renverser le cours des choses, mais en politique le nombre n’a jamais fait gagner. Les anciens devraient se souvenir des millions de manifestants qui ont défilé à Paris en 1984 pour défendre, en vain, l’école libre. Plus près de nous, la « Manif pour tous » a tout juste retardé l’application des lois contre la famille. Alfie’s Army (« L’armée d’Alfie »), avec ses 800 000 membres, n’a pas été écoutée.
L’oligarchie dispose des forces de police et surtout des principaux médias, elle se moque du nombre. Mieux, parfois elle suscite elle-même les réactions pour compter ses adversaires, les canaliser et les annihiler.

En ces temps d’ignorance, une bonne formation politique

évitera aux esprits facilement malléables de se fourvoyer dans des impasses politiques, à l’instar d’un Léon Degrelle dont certains épigones ratés voudraient faire un modèle de chef catholique (sic). S’il put être un meneur d’hommes et montrer de la bravoure sur le front de l’Est, il fut surtout un mégalomane sans doctrine, un bateleur égaré dans le national-socialisme, traître à son pays et hitléromane impénitent. 20

Royalistes craintifs et courtisans, cessez de rêver à une étape intermédiaire, à une royauté à l’espagnole ou à l’anglaise. La reine Élisabeth a-t-elle pu empêcher le drame de Liverpool ? La Norvège, la Suède et le Danemark sont des royautés. N’oublions pas que nos lois fondamentales précisent que le roi de France doit être catholique. Et ce roi légitime n’est que le lieu-tenant de Dieu auquel il devra rendre compte de son gouvernement du royaume qui lui a été confié.

N’attendez pas que les autres travaillent pour vous, pour vos enfants, pour les générations à venir. Vous ne pouvez pas prendre prétexte que vous avez trop peu de temps disponible ou que vous n’avez pas la compétence voulue pour aider au retour de la monarchie. Les cercles légitimistes veulent mobiliser toutes les bonnes volontés au service de la France.

Saint Michel archange, ange gardien de la France, priez pour nous.

 Louis-XX

Monseigneur le duc d’Anjou, Louis de Bourbon, aîné des Capétiens, seul lieu-tenant de Dieu pour le royaume de France.

Références :

1, 4. « Alfie Evans : lettre des mères d’enfants malades du Bambino Gesù », Zenit.org
2. « Royaume-Uni : les parents d’Alfie Evans déboutés », Zenit.org.
3. « Alfie Evans : sur place, Mariella Enoc apporte le soutien du Bambino Gesù », Zenit.org.
5. « Alfie Evans : le pape plaide pour « de nouvelles possibilités de traitement » », Zenit.org.
6. « Alfie Evans’ dad claims ‘son’s life support has been withdrawn’ », Miror.co.uk
7. « Alfie Evans est mort à l’hôpital de Liverpool », FSSPX.
8. « Ecco come hanno fatto morire Alfie », La Nuova Boussola.
9. « « Je suis profondément touché par la mort du petit Alfie », écrit le pape François « , Zenit.org.
10. « Le décès d’Alfie Evans cristallise les inquiétudes sur la fin de vie », Vatican News.
11. L’autorité parentale, comme l’autorité royale, est de droit divin : voir « Le droit divin selon Monseigneur de Ségur »
12. Valeurs actuelles, Vendredi 27 avril 2018 à 16:25.
13. Anne Merlin-Chazelas, « Vincent Lambert, Alphie Evans : des vies qui ne valent pas la peine d’être vécues »Boulevard Voltaire.
14. Jeanne Smits, « De l’affaire Alfie Evans au lobby LGBT : le juge Anthony Hayden qui refuse son transfert est un activiste pro-gay« , Réinformation TV.
15. Communiqué de la Medical Ethics Alliance repris par Réinformation TV.
16. Jeanne Smits, « Un sursis pour Alfie Evans dont l’exécution devait avoir lieu lundi – et il est désormais citoyen de l’Italie« , Réinformation TV.
17. Jeanne Smits, « Hans Asperger a participé au programme d’euthanasie des handicapés de l’Allemagne nazie », Réinformation TV.
18, 19. Mgr Negri, « Alfie, un conflit entre deux anthropologies« , Benoît et moi.
20. « Recension : l’idéologie du progressisme mise à nu », Vu de Haut n°23, hiver 2017.

armoiries confrérie royale

« Domine, salvum fac Regem ! »

25 avril,
Fête de Saint Marc, évangéliste et martyr ;
en France, les litanies mineures ;
anniversaire de la naissance de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon (25 avril 1974),
de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX.

grandes armes de France

Si nous avons à coeur de prier quotidiennement, avec ferveur et plusieurs fois dans la journée, pour Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, le jour anniversaire de sa naissance, le 25 avril, est l’un des moments de l’année où nous manifestons avec encore davantage d’ardeur et de piété filiale notre amour pour notre Souverain légitime.

V./ Domine, salvum fac Regem ! 
R./ Et exaudi nos in die qua invocaverimus Te !
Seigneur, sauvez notre Roi.
Et exaucez-nous au jour où nous Vous invoquerons.

Dans l’épître lue au troisième dimanche après Pâques (1 Petr. II, 11-19), le Prince des Apôtres nous rappelle à deux reprises les devoirs de respect, d’amour et d’obéissance que doit avoir tout chrétien envers son Roi légitime : cela découle de la vertu de religion et de l’honneur dû à Dieu, parce que Celui-ci a placé en lui Sa propre autorité et l’a élevé au-dessus des autres hommes.
C’est donc un devoir religieux impératif que de faire monter vers le Ciel de fréquentes supplications, aussi instantes qu’aimantes, pour celui que les Lois fondamentales (cf. > ici) désignent indubitablement comme Roi légitime, parce qu’il est l’aîné de tous les Capétiens ; l’aîné des descendants de Hugues Capet, de Saint Louis, d’Henri IV et de Louis XIV ; le successeur de Charles X, de Louis XIX, d’Henri V, de Jean III, de Charles XI, de Jacques 1er, de Charles XII, d’Alphonse 1er, d’Henri VI et d’Alphonse II : très haut, très puissant et très excellent Prince Louis XX, Roi de France et de Navarre.

Il est plus que jamais important de prier pour notre Prince, pour sa personne et pour la mission qui lui incombe.
Prier pour que celui en lequel -  du fait des dispositions de la divine Providence - s’incarne les principes de la royauté capétienne traditionnelle ait toutes les grâces de lumière, de prudence, de tempérance, de force, de justice, de foi, d’espérance, de charité, de crainte du Seigneur, de piété, de science, de force, de conseil, d’intelligence et de sagesse, qui lui sont nécessaires, afin de transmettre intacts les valeurs et les principes de la monarchie de droit divin, et pour oeuvrer à sa digne restauration.

En ce 25 avril, je me permets de vous inviter à prier à l’aide d’un « Domine, salvum fac Regem » qui constitue la conclusion du « Te Deum pour les victoires de Louis XV » composé en 1744 par Henri Madin (1698-1748), sous-maître de la Musique de la Chapelle du Roi.
Aujourd’hui plus que jamais, et tous les jours, que nos coeurs redisent avec dévotion et chantent avec ardeur :

V./ Domine, salvum fac Regem ! 
R./ Et exaudi nos in die qua invocaverimus Te !
Seigneur, sauvez notre Roi.
Et exaucez-nous au jour où nous Vous invoquerons.

Mini vidéo enregistrée ce 25 avril 2018 dans l’oratoire du Mesnil-Marie :

Trois lys blancs

Publié dans:De liturgia, Prier avec nous, Vexilla Regis |on 26 avril, 2018 |2 Commentaires »

2018-30. Condamné à mort…

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Communiqué

de l’Union des Cercles Légitimistes de France et de la Confrérie Royale

17 avril 2018

« Mon fils a été condamné à mort »

« Mon fils a été condamné à mort. Il s’appelle Vincent Lambert, il est père d’une petite fille, il vit, et n’a commis aucun crime. Et pourtant, ce lundi 9 avril 2018, en France, un médecin m’a annoncé que dans dix jours commencerait la lente et longue agonie de mon enfant, qui va mourir de faim et de soif. »

« Mon fils n’a pas mérité d’être affamé et déshydraté. Qui oserait, à cet égard, parler de « mourir dans la dignité » ? »

Madame Viviane Lambert s’oppose à l’arrêt de la nutrition et de l’hydratation de son fils handicapé, décidé par le CHU de Reims. Dans une tribune au Figaro, elle en a appelé directement à Emmanuel Macron.
Comme le lui permet la loi de la république, le CHU de Reims, pour la quatrième fois, s’est prononcé pour un arrêt des traitements de Vincent Lambert, à savoir l’arrêt de son alimentation et de son hydratation. Dans trois jours, le malade ne sera plus alimenté et donc condamné à mort.
Vincent est devenu l’otage malgré lui d’un combat pour la vie. Il est devenu l’emblème d’un enjeu de société.

« Vincent n’est pas en fin de vie. Il n’est pas malade. Il ne souffre pas. […] n’est pas dans le coma, il n’est pas branché. Ce n’est pas une machine qui maintient mon fils en vie. Il respire sans assistance. Il se réveille le matin, et s’endort le soir.[…] Alors qu’il avait perdu le réflexe de déglutition, il l’a retrouvé.
[…] Lors de la procédure collégiale, vingt-quatre spécialistes ont adressé un courrier à l’hôpital de Reims pour indiquer que Vincent Lambert n’est pas en situation d’obstination déraisonnable. S’il faut qu’il meure, ce n’est pas pour sa dignité : c’est par volonté euthanasique. Vincent va être sacrifié pour faire un exemple. Mon fils doit être un cas d’école.
Comme les 1700 personnes porteuses du même handicap que lui, Vincent aurait donc dû être placé dans un service spécialisé pour personnes cérébrolésées. […] Plusieurs établissements qui accueillent des personnes victimes de graves accidents de la route sont prêts à l’accueillir. »

Tuer l’innocent est très grave. Le cinquième commandement de Dieu est formel : « Tu ne tueras point ». L’euthanasie directe est un crime.

Certes l’individu est une partie qui doit coopérer au bien du tout, mais d’un autre côté, il transcende ce tout par sa dignité de personne et sa destinée éternelle ! Dès lors la société ne peut « se débarrasser des inutiles » sans sombrer dans le totalitarisme qui fait du « tout » le seul absolu.

« C’est pourquoi le médecin méprisera toute suggestion qui lui sera faite de détruire la vie, si frêle et si humainement inutile que cette vie puisse paraître » (déclaration de Pie XII aux médecins chirurgiens, le 13 février 1945).

Nous ne pouvons rester passifs devant une telle décision létale qui, si elle est exécutée, sera suivie, demain, de l’euthanasie de milliers d’autres Vincent Lambert.

Redoublons d’efforts pour rendre à la France le régime qui a fait sa dignité et sa grandeur car il est le seul qui prenne totalement en compte l’ordre naturel voulu par le Créateur et l’ordre  surnaturel établi depuis l’accomplissement du mystère de la Rédemption et qui, de ce fait, puisse assurer la dignité et la grandeur de toute personne humaine.

« Pour la monarchie traditionnelle, gouverner, c’est s’appuyer sur les vertus de la France, c’est développer tous ses nobles instincts, c’est travailler sans relâche à lui donner ce qui fait les nations grandes et respectées, c’est vouloir qu’elle soit la première par la foi, par la puissance et par l’honneur » - Henri V, Comte de Chambord (1820/1883).

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2018-29. Visite à l’église Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face, au Trayas.

5ème partie du récit du Maître-Chat Lully
relatant
la Semaine Sainte à La Garde-Freinet :

Visite chez nos amis les chanoines séculiers de Saint-Remi :

L’église Sainte Thérèse du Trayas

Dimanche de Quasimodo 8 avril 2018.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Après vous avoir donné un aperçu de la liturgie dont notre petit groupe d’amis a pu bénéficier à La Garde-Freinet le dimanche des Rameaux (cf. > ici) et les premiers jours de la Semaine Sainte (cf. > ici), je veux aujourd’hui vous parler d’une « escapade » que nos pèlerins ont entreprise l’après-midi du lundi saint 26 mars.
Une très pieuse « escapade » à la vérité, comme vous allez vous en rendre compte par vous-mêmes.
Dans le premier épisode de ce « feuilleton » que je rédige ici à votre intention (cf. > ici), je vous écrivais que nous avions auprès de nous à La Garde-Freinet, « nos amis les chanoines fondateurs du chapitre séculier de Saint-Remi, voué à la prière pour la France ». Ce lundi saint 26 mars fut donc consacré à une découverte des lieux dans lesquels, depuis un peu plus de quatre mois, Son Excellence Monseigneur l’Evêque de Fréjus-Toulon les a accueillis et leur permet de commencer leur fondation : l’église Sainte-Thérèse et le presbytère du Trayas.

Le Trayas est un quartier littoral de Saint-Raphaël situé à l’extrémité est de la corniche de l’Estérel, du diocèse de Fréjus-Toulon et du département du Var ; tout de suite après commencent le département des Alpes-maritimes et le diocèse de Nice, avec la commune de Théoule-sur-mer.
Grâce à un célèbre moteur de recherche sur internet, j’ai pu réaliser un saisie d’écran montrant depuis la mer, à l’aide d’une petite croix jaune, la position de l’église Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus, au Trayas. Sur cette vue, vous avez à votre gauche la corniche de l’Estérel. L’espèce de presqu’île qui s’avance dans la Méditerranée, en bas à droite, est la « pointe Notre-Dame » sur laquelle se fait la limite entre les départements du Var et des Alpes-maritimes, et entre les diocèses de Fréjus-Toulon et de Nice.

1 Position église Trayas

L’église Sainte-Thérèse du Trayas fut édifiée en 1912 grâce aux libéralités de Monsieur et Madame Guichard, propriétaires de « l’Estérel Hôtel » tout proche.
Elle ne avait à cette époque une superficie de 60 m² seulement, et avait été dédiée à Saint Caprais (Saint Caprais, compagnon de Saint Honorat qui fonda l’abbaye de Lérins au début du Vème siècle, en fut le deuxième abbé lorsque Honorat fut élu archevêque d’Arles).

Quinze ans plus tard, la chapelle fut agrandie – passant à 90 m² – , fut augmentée d’une sacristie et surmontée d’un campanile.
C’est alors que, lors de sa bénédiction solennelle, accomplie par Son Excellence Monseigneur Auguste Siméone assisté du Révérendissime Père Abbé de Lérins, le 15 mars 1928, elle fut placée sous le vocable de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face qui avait été canonisée à peine trois ans plus tôt.
La cloche de l’église fut également baptisée ce jour-là et elle reçut le prénom d’Yvonne, qui était celui de Madame Guichard, sa marraine.

D’abord simple chapelle, elle fut par la suite érigée en paroisse et porte bien le titre d’église, même si, dans l’usage, le terme de chapelle reste souvent employé.

église Sainte-Thérèse Le Trayas carte postale ancienne

Carte postale ancienne montrant l’intérieur de l’église Sainte-Thérèse du Trayas

L’église Sainte-Thérèse du Trayas se trouve à une cinquantaine de mètres au-dessus du niveau de la mer.
Elle se trouve dans un jardin, en contrebas du boulevard Théodore Guichard au bord duquel elle est signalée par un panneau apposé à l’un des piliers de pierre du portail.
Depuis ce portail, on descend vers l’église par des escaliers en pente douce que borde une exubérante végétation méditerranéenne.

2 - descente vers la chapelle

Dans ce petit oasis consacré à Dieu au milieu de très belles résidences et villas, l’église Sainte-Thérèse se découvre progressivement à nos regards au milieu des palmiers, aloès, cyprès, arums et succulentes diverses…

3 - la chapelle

Elle est construite en pierre locale, dite « pierre rouge de l’Estérel » (une rhyolithe).
Quatre grandes fenêtres latérales donnent à l’intérieur une belle luminosité. Sa façade est dirigée vers la mer.

4 - la chapelle

A notre arrivée, les chanoines firent sonner la cloche :

Nos amis les chanoines séculiers de Saint-Remi sont ici depuis le 1er décembre 2017, et ils ont déjà considérablement travaillé pour nettoyer et embellir cette petite église. Monsieur le Curé leur laisse toute latitude pour cela, et il ne s’est nullement opposé à ce qu’ils rétablissent l’autel dans « le bon sens ».
Ainsi le vitrail du sanctuaire (réalisé par un maître-verrier local dans les dernières années du XXème siècle), représentant Notre-Seigneur en croix, prend-il tout son sens : l’autel n’est-il pas le lieu où, de manière sacramentelle non sanglante, est actualisé et offert le Saint-Sacrifice du Calvaire ?

5 - intérieur chapelle

Deux vues de l’intérieur de l’église Sainte-Thérèse du Trayas
prises le lundi saint 26 mars 2018

6 - intérieur chapelle

Dans cette chapelle dédiée à l’une des célestes protectrices de la France, les deux chanoines font monter chaque jour vers le Ciel de ferventes prières pour le Royaume et son retour dans les voies de la fidélité à sa vocation.
Là, avec de vifs sentiments d’action de grâces pour cette fondation, nous assistâmes à une fervente Sainte Messe (pour certains la deuxième de la journée).

8 - messe chapelle

Messieurs les chanoines nous firent aussi les honneurs de leur presbytère : une maison à l’architecture très originale (elle est triangulaire !), que l’on voit ici telle qu’elle se découvre aux regards depuis le jardin de la chapelle :

10 - villa Ste Thérèse depuis la chapelle

Depuis leur balcon, par dessus le toit de l’église, on jouit d’une vue magnifique sur le littoral, et l’on aperçoit, posées sur l’horizon, les îles de Lérins avec le monastère fortifié de Saint-Honorat en figure de proue.

11 - vue depuis le balcon du presbytère

Cette visite est donc l’occasion tout-à-fait opportune pour vous faire connaître qui sont nos amis les chanoines du chapitre séculier de Saint-Remi, et découvrir plus précisément en quoi consiste la fondation qu’ils ont entreprise avec les encouragements et la bénédiction de Monseigneur l’Evêque de Fréjus-Toulon.

Prochainement > « Des chanoines pour la France » :
entretien avec Messieurs les chanoines Frédéric et Sébastien Goupil,
fondateurs du chapître séculier de Saint-Remi > ici

Suite du récit de la Semaine Sainte :
Pèlerinage à Sainte Roseline de Villeneuve > ici

15 - campanile à la colombe

2018-22. Deux avis importants et urgents…

 

- Pèlerinage du Puy : plus qu’une semaine pour vous inscrire !

Attention ! A ce jour, 16 mars, il reste moins de 10 jours pour adresser vos inscriptions pour le pèlerinage légitimiste auprès de Notre-Dame du Puy des 11 & 12 mai (voir ou revoir le programme > ici) au Secrétariat de la Confrérie Royale.

En effet, nous devons impérativement transmettre aux services d’intendance du grand séminaire du Puy-en-Velay les réservations des chambres au début du mois d’avril.
En outre, à partir du samedi 24 mars au petit matin et jusqu’au mardi 3 avril, il n’y aura personne dans les locaux du secrétariat (Semaine Sainte oblige) : débrouillez-vous donc pour que vos courriers d’inscription nous parviennent au plus tard le vendredi 23 mars.

La célèbre citation de Nicolas Boileau « Hâtez-vous lentement » n’a donc pas de place ici !!!

 Pèlerinage Légitimiste le Puy-en-Velay 4 juin 2016

 Photo du premier pèlerinage légitimiste à la sortie de la cathédrale du Puy,
lors du grand jubilé de 2016

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- Semaine Sainte : il reste deux ou trois places !

De quoi s’agit-il ?
De vivre la totalité de la Semaine Sainte [c'est-à-dire depuis le samedi 24 mars, jusqu'au lundi de Pâques 2 avril], en Provence, dans un lieu idyllique, rustique et très au calme, à 20 km de la mer envion, et surtout auprès d’un monastère où sera pratiquée la liturgie latine selon les rites antérieurs à la réforme de 1955, c’est-à-dire selon les rites qui ont eu cours pendant plus de mille ans en Occident (puisque les rites de la Semaine Sainte ont été retouchés sous le pontificat de Pie XII et que la cheville ouvrière de cette réforme fut déjà le Père Bugnini qui oeuvrera ensuite pour l’élaboration de la « nouvelle messe » après le concile V2).

L’hébergement se fait dans un petit mas, en compagnie de Frère Maximilien-Marie et du Maître-Chat Lully (oui, vous avez bien lu : le Maître-Chat sera présent !), avec des laïcs de confiance, dans une ambiance de simplicité et d’amitié. Deux prêtres éminents de la Confrérie Royale seront aussi présents à proximité.
Le coût de l’hébergement (9 nuits) reste modique. Les frais de nourriture seront à partager.
Au moment où ces lignes sont publiées, il reste deux places disponibles, éventuellement trois.

Les amis du Refuge Notre-Dame de Compassion qui souhaiteraient participer et disposer de plus amples renseignements sont invités à se manifester dans les plus brefs délais  > contact.

Semaine Sainte église

L’église du monastère dans laquelle seront célébrés les offices de la Semaine Sainte

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2018-17. Entretien avec le Prieur de la Confrérie Royale.

Le site « Vexilla Galliae », en plein renouvellement après un changement de directeur de la publication, de contributeurs et d’esprit profond, a sollicité Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur en sa qualité de Prieur de la Confrérie Royale, pour un entretien, à l’occasion du prochain pèlerinage légitimiste  qu’elle organise auprès de Notre-Dame du Puy (cf. > ici).
Nous remercions Monsieur Loïc Baverel de nous avoir aimablement autorisés à reproduire cette « intervioue » sur les divers blogues de la Confrérie Royale et dans ces pages-ci, qui leur sont étroitement liées…

Bannière de la Confrérie Royale auprès de Notre-Dame du Puy

La bannière de la Confrérie Royale auprès de la Vierge Noire du Puy
lors du pèlerinage légitimiste à l’occasion du grand jubilé, en 2016.

Fleur de Lys

Entretien avec le Prieur de la Confrérie Royale


Source > Vexilla Galliae « Entretien avec le Prieur de la Confrérie Royale »

Pour la troisième année consécutive la Confrérie Royale organise un pèlerinage légitimiste au Puy-en-Velay. L’occasion pour nous de découvrir, ou de redécouvrir, la Confrérie Royale.
Entretien avec son Prieur, Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

VG – Bonjour Mon Frère, vous êtes le Prieur de la Confrérie Royale. En quelques mots, quel est son objet, son charisme propre ?


Fr.Mx.M.
La Confrérie Royale est née de la rencontre providentielle de prêtres et de religieux dont la vocation propre (je parle bien de vocation, c’est-à-dire d’appel divin authentifié par leurs conseillers spirituels respectifs) comporte une mission très spéciale de prière et de service spirituel de la France, en totale conformité avec les desseins particuliers de Dieu sur ce Royaume, et donc – en toute logique – de prière et de service spirituel de son Roi légitime, dans lequel s’incarnent les principes de la royauté capétienne traditionnelle.
Cette royauté traditionnelle, qui est parvenue à un degré d’équilibre et de perfection inégalé sous le règne du Grand Roi, nous en souhaitons ardemment la pleine restauration, car elle seule peut assurer l’avenir et la prospérité de la France, ainsi que le bonheur de ses peuples.
Or cette restauration ne se pourra faire qu’à la suite d’une conversion profonde et générale : en renvoyant à la célèbre formule de Sainte Jeanne d’Arc, je dirais que s’il convient que les hommes d’armes bataillent, il ne faut jamais oublier que c’est Dieu qui donne la victoire. Il est vain d’attendre de Dieu la victoire – et la conversion qui la précédera – si l’engagement militant en faveur de la royauté traditionnelle et les efforts de reconquête des intelligences, des cœurs et des âmes, ne sont pas soutenus par un vrai, profond et solide mouvement spirituel, qui attire sur le Royaume et sur son Souverain légitime toutes les grâces nécessaires à cette restauration.
Conscients que des fidèles laïcs peuvent eux aussi éprouver cet attrait surnaturel à prier spécialement pour le bien spirituel du Royaume et, au premier chef, pour l’Aîné des Capétiens, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, les fondateurs de la Confrérie Royale, laquelle s’adresse en priorité au clergé de France, ont également prévu que des fidèles puissent y être associés.
En résumé donc, l’objet propre de la Confrérie Royale est la prière pour la France et donc très spécialement pour le Prince, son Souverain légitime, dans lequel s’incarnent les principes de la royauté capétienne traditionnelle.


VG  - Quelle est la situation de la Confrérie vis-à-vis de l’Eglise ? Quel statut avez-vous ?


Fr.Mx.M.
Composée de prêtres, de religieux et de fidèles de la Sainte Eglise catholique romaine, la Confrérie Royale professe la foi catholique traditionnelle, et dans le cadre de ses activités et pèlerinages célèbre la liturgie latine traditionnelle. De ce fait, la Confrérie Royale est pleinement catholique.
Elle est pleinement catholique même si, pour l’heure, elle ne bénéficie pas d’une reconnaissance canonique particulière, qui n’est ni indispensable ni nécessaire pour exister et pour être catholique. En l’état actuel des choses, ce n’est pas le « label » qui fait la catholicité : on connaît des œuvres ou des mouvements qui bénéficient d’une reconnaissance officielle alors qu’ils sont des instruments de l’apostasie !
La Confrérie Royale est catholique parce qu’elle professe la foi catholique en communion avec tous les pasteurs légitimes de l’Eglise catholique. Le code de droit canonique promulgué en 1983 affirme : « Les fidèles ont la liberté de fonder et de diriger librement des associations ayant pour but la charité ou la piété, ou encore destinées à promouvoir la vocation chrétienne dans le monde, ainsi que de se réunir afin de poursuivre ensemble ces mêmes fins » (canon 215). Cela suffit pour le moment.
Vous savez, il ne faut pas de crispation juridique. Un canoniste qui travaillait au Vatican sous le pontificat de Benoît XVI, m’a dit un jour en substance : « En France, beaucoup de catholiques marchent sur la tête parce qu’ils veulent toujours avoir des autorisations avant de faire exister les choses. Mais ce n’est pas ainsi que le Saint-Esprit a agi dans l’Eglise : le Saint-Esprit suscite des fondateurs et des œuvres. C’est lorsqu’elles se développent que l’Eglise les observe, exerce son discernement et les authentifie, mais pas avant. Imaginez ce qui ce serait passé si Saint Benoît et Saint François, par exemple, avaient commencé par demander des autorisations : nous n’aurions jamais eu ni bénédictins ni franciscains ! Non ce n’est pas ainsi que le Saint-Esprit agit dans les fondations. Il faut d’abord vivre… »
Voilà pourquoi, pour l’heure, alors que la Confrérie Royale n’a que deux ans et demi d’existence, il ne faut pas – selon une expression de Saint Vincent de Paul – « enjamber sur les marches de la Providence ». La Confrérie Royale croît doucement, « en sagesse, en stature et en grâce, devant Dieu et devant les hommes » (cf. Luc II, 52) et c’est d’abord cela qui importe.


VG - La Confrérie Royale organise à l’Ascension son 3ème pèlerinage légitimiste au Puy-en-Velay. Comment cela est-il accueilli par les autorités diocésaines ?


Fr.Mx.M.
A l’occasion du grand jubilé de Notre-Dame du Puy, la Confrérie Royale – qui avait tout juste neuf mois – a en effet organisé, conjointement avec l’Union des Cercles Légitimistes de France, un pèlerinage au Puy-en-Velay, les 4 et 5 juin 2016. Ce pèlerinage, auquel Monseigneur le Prince Louis de Bourbon a alors adressé un message particulièrement chaleureux, a été l’occasion de très grandes grâces.
Ce pèlerinage officiellement légitimiste de 2016 a été accueilli avec bienveillance par les autorités diocésaines, Son Excellence Monseigneur Luc Crépy lui ayant accordé sa bénédiction.
Nous n’avions alors pas particulièrement envisagé une reconduction systématique de ce pèlerinage. Toutefois, en considération d’une part des liens historiques très spéciaux qui unissent le sanctuaire de Notre-Dame du Puy avec la royauté française, et d’autre part des fruits de grâce reçus au Puy-en-Velay, nous avons commencé à penser qu’il serait peut-être bon d’annualiser ce pèlerinage pour le Roi et la France.
Nous en avons donc entretenu le Recteur de la basilique-cathédrale du Puy, qui en a bien évidemment conféré avec Monseigneur l’Evêque, et nous en avons reçu une réponse très favorable. C’est donc en plein accord avec les autorités diocésaines que désormais tous les ans, les vendredi et samedi qui suivent la fête de l’Ascension, a lieu et aura lieu ce pèlerinage auprès de Notre-Dame du Puy, pour le Roi et la France.


VG - Comment un pèlerinage peut-il être légitimiste ? Que répondez-vous à ceux qui disent que c’est confondre la Foi et le politique ?


Fr.Mx.M.
Ah ! Cette pernicieuse accusation de confondre la Foi et le politique !!!
La Confrérie Royale est, je me répète, pleinement catholique, et en tant que telle elle adhère totalement aux condamnations de la « séparation de l’Eglise et de l’Etat » formulées et argumentées par le pape Saint Pie X. Nous n’adhérons en aucune manière au divorce (même « par consentement mutuel » !) entre l’Eglise et l’Etat : dans la saine compréhension des rapports entre ces deux domaines de compétence, il y a une distinction, non une séparation.
C’est ainsi qu’ont pensé et agi nos Souverains légitimes, depuis Clovis, en passant par Saint Charlemagne, Saint Louis, Philippe le Bel, Louis XIII et Louis XIV ; c’est aussi ainsi qu’ont pensé et agi les grands serviteurs de la Couronne et de la France tels le cardinal de Richelieu ; c’est enfin ainsi qu’ont aussi pensé et agi les saints de France, depuis Sainte Geneviève et Saint Remi, et, après eux, une longue litanie de saints dont il n’est pas possible d’énumérer ici tous les noms, mais dont émerge très spécialement Sainte Jeanne d’Arc et les glorieux martyrs de la grande révolution…
L’accusation de confusion entre la Foi et le politique n’émane que d’esprits viciés par les pseudo « lumières » et par le modernisme.
Alors, oui, un pèlerinage peut être légitimiste ! Parce que ce qui est légitimiste est ce qui est conforme à la loi : la sainte loi de Dieu d’abord, et ensuite les desseins providentiels de Dieu sur la France dont, en définitive, les lois fondamentales du Royaume terrestre ont été indubitablement suscitées par la divine Providence.
C’est aussi simple que cela ! Et nous n’allons pas renier ce que Dieu a fait en France depuis Clovis à travers treize siècles de royauté catholique, par complaisance envers la secte impie qui poursuit d’une même haine le trône et l’autel.


VG - Y a-t-il d’autres projets dans la besace de la Confrérie Royale ?


Fr.Mx.M.
Le but de la Confrérie Royale, je le redis, c’est la prière pour le Roi légitime et pour le Royaume de France. En conséquence, tous les projets de la Confrérie Royale consistent à obtenir du Roi du Ciel, toutes les grâces dont le Roi de la terre a besoin : grâces de lumière et de discernement, grâces de force et de prudence, grâces pour accomplir la mission qui lui est dévolue par sa naissance.
Les projets de la Confrérie Royale, ce sont aussi la croissance en ferveur et en vertu – et donc la sanctification – de ses membres : sanctification qui rejaillit immanquablement en fruits de grâce pour Monseigneur le Prince Louis, pour sa famille et pour la famille de ses peuples dans tout le Royaume.
A partir de là, la Confrérie Royale, en fonction des opportunités, des anniversaires historiques, des invitations qui lui sont adressées par les légitimistes de telle ou telle province pour telle ou telle occasion particulière, peut être présente, s’associer ou organiser des pèlerinages ou récollections.
Ces événements sont alors annoncés, en temps opportun, sur les deux blogues de la Confrérie Royale : « l’Ami de la Religion et du Roi » et « Confrérie Royale », ainsi que sur sa page Facebook. 


VG - Qui peut rejoindre la Confrérie Royale et à quoi s’engage-t-on lorsqu’on la rejoint ?


Fr.Mx.M.
Tout homme de bonne volonté professant la foi catholique et convaincu de la nécessité de la restauration de la monarchie traditionnelle peut devenir membre de la Confrérie Royale (des non-catholiques peuvent également y être associés nous le dirons plus loin).
Tous les membres de la Confrérie Royale s’engagent
1) à la triple récitation de l’angélus (matin, midi et soir) en conclusion duquel ils ajoutent l’oraison pour le Roi,
2) à sanctifier plus spécialement le 25 de chaque mois,
3) à être dans une communion de prière et de charité avec les autres membres de la Confrérie,
4) à prier pour la béatification des membres de la Famille Royale martyrisés par la révolution,
5) à restaurer, maintenir et promouvoir autant qu’il est en leur pouvoir les fêtes et traditions du Royaume…


Il existe diverses catégories de membres :
1) les membres pléniers, qui prononcent un vœu de consécration à la Couronne de France et dont de ce fait toutes les prières et la valeur de leurs bonnes actions sont offertes pour le Roi et la France ;
2) les membres simples, qui s’engagent à l’observance des pratiques propres de la Confrérie ;
3) les membres associés, qui n’appartiennent pas à l’Eglise catholique mais veulent toutefois s’unir en leur for intérieur à la Confrérie par la prière pour le Roi et la France.
Enfin il y a les sympathisants, qui sont proches de l’esprit de la Confrérie Royale et qui s’associent plus ou moins, selon leurs possibilités, à ses prières ou à ses manifestations.

Pour rejoindre la Confrérie Royale, il convient de nous contacter via l’un des deux blogues.

 Propos recueillis par Loïc Baverel

Rappel : pour les renseignements et les inscriptions au pèlerinage > ici

armoiries confrérie royale

Fleur de Lys

2018-14. Troisième pèlerinage de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay, les 11 et 12 mai 2018.

affiche pèlerinage Confrérie Royale le Puy 11 & 12 mai 2018

Fleur de Lys

Avis très importants :
Merci de les lire avec la plus grande attention

(cela évite ensuite de poser des questions inutiles !!!)

Le troisième pélerinage annuel de la Confrérie Royale au sanctuaire presque bimillénaire du Puy-en-Velaypour le Roi et la France, a lieu chaque année – ainsi que cela a été annoncé depuis plus d’une année (et il en sera ainsi tous les ans) - les vendredi et samedi qui suivent la fête de l’Ascension soit, en 2018, les vendredi 11 et samedi 12 mai.

A partir de ce jour, les inscriptions sont ouvertes :
Notez bien qu’elles seront closes le samedi 24 mars !

Avant de vous inscrire, vous êtes instamment priés de prendre connaissance des éléments suivants :

1) Le pèlerinage commence par la Messe d’ouverture, célébrée le vendredi 11 mai à 11 hdans la chapelle du grand séminaire, et il se clôt après le déjeuner du samedi 12 mai ;

2) Cela signifie qu’il est souhaitable, d’être arrivé et d’avoir procédé à son installation avant cela ;

3) Pour les personnes qui souhaitent loger au grand séminaire : à la demande de l’intendance du séminaire, c’est le secrétariat de la Confrérie Royale qui centralise toutes les inscriptions pour les chambres, ce qui représente pour nous un très gros travail en raison des points suivants :

  • - 3 a) Les personnes qui viennent de très loin peuvent voyager dans la journée du jeudi de l’Ascension 10 mai : elles sont assurées d’avoir la Sainte Messe de la fête de l’Ascension (célébrée selon le rite latin traditionnel évidemment) en fin d’après-midi.
  • - 3 b) Cela signifie donc qu’il est possible de loger au grand séminaire dès le jeudi soir 10 mai : en ce cas, bien le noter sur votre bulletin d’inscription pour que nous réservions la chambre qui vous sera destinée, et pour que, si vous le souhaitez, nous vous inscrivions aussi pour le repas du soir au séminaire ;
  • - 3 c) De la même manière, les personnes qui souhaitent repartir seulement le dimanche 13 mai, peuvent également demander que nous leur réservions la chambre pour la nuit du samedi 12 au dimanche 13 mai, ainsi que, si elles le souhaitent, le dîner du samedi 12 au soir : là encore, il faut bien lire le bulletin d’inscription et nous le signaler ;
  • - 3 d) Lors de votre inscription, merci de nous bien préciser le type de chambre choisie : chambre à un lit, à deux lits ou trois lits (et pour ces deux derniers cas préciser vos compagnons de chambre), avec WC et douche dans la chambre (ou pas), ainsi que si vous prenez la location de draps et de linge de toilette - pour connaître les catégories de chambre et leurs tarifs voir ici > tarifs 2018 ;
  • - 3 e) En fonction de tous ces critères, calculez vous-même s’il vous plaît le montant total de votre dû qui doit comprendre : le prix des trois repas du vendredi midi et soir, et du samedi midi (soit 36 euros), auquel vous ajouterez le prix des repas supplémentaires s’il y a lieu (12 € par repas), le prix de la chambre en fonction de la catégorie choisie, sans omettre les 0,40 € de taxe de séjour par personne et par nuit, multiplié par le nombre de nuitées : cela est un peu fastidieux, nous en avons conscience, mais cela nous facilitera grandement la tâche et nous vous en remercions!

4) Les pèlerins sont également invités – s’ils le peuvent – à prendre en charge les frais des ecclésiastiques qui participent au pèlerinage (repas et hébergement), ainsi qu’auxfrais d’organisation (en particulier pour l’utilisation de la chapelle et la location de la salle de conférence, en faisant un don, même minime, à cette intention (voir sur le bulletin).

5) De la même manière, les amis et sympathisants de la Confrérie Royale qui, pour des raisons diverses, ne peuvent être présents physiquement au pèlerinage, peuvent néanmoins aider à son organisation en effectuant un don : ils sont assurés d’avoir part aux fruits de la prière des pélerins présents auprès de Notre-Dame du Puy .

Tout ceci étant bien lu et assimilé, vous avez maintenant jusqu’au 24 mars, dernier délai, pour vous inscrire, ici Bulletin d’inscription

armoiries confrérie royale

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