Archive pour la catégorie 'Vexilla Regis'

Prière pour renouveler le Vœu de Louis XIII :

Nous avons publié (cf. > ici) les prières liturgiques traditionnellement prescrites pour la procession du 15 août en accomplissement du Vœu de Sa Majesté le Roi Louis XIII.
Lors de la procession du Vœu de ce dernier 15 août, à la chapelle Notre-Dame de la Rose de Montélimar si chère à notre cœur, Monsieur l’Abbé, à la station, a en outre lu un texte de prière qui a retenu toute notre attention – et qui a d’ailleurs été très apprécié de tous les fidèles présents – dont il a publié le texte dans le bulletin paroissial. Il nous a dit qu’il tenait cette prière de l’un de ses confrères, lequel l’avait découvert il y a plusieurs années dans un manuel de dévotion.
Nous pensons que ce texte, d’une grande actualité, complète très heureusement les prières liturgiques de la Procession du Vœu de Louis XIII, et nous remercions vivement Monsieur l’Abbé de nous avoir autorisé à le publier dans ces pages.

Abraham Bosse voeu de Louis XIII

Gravure d’Abraham Bosse (1602-1676)
représentant le Vœu de Louis XIII

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Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.
Ainsi soit-il.

Très douce Vierge Marie, qui avez jadis inspiré au Roi Louis XIII de vous consacrer sa personne, son royaume et ses sujets, daignez continuer d’étendre sur notre personne, notre famille, notre paroisse, notre diocèse et notre Patrie, la France, votre protection maternelle.
Nous aussi, et davantage que le pieux Roi, nous sommes en butte aux épreuves, aux divisions, aux révoltes et aux erreurs. Le démon et le monde mènent contre la Sainte Eglise, contre la Royauté de votre Fils, contre les familles chrétiennes et contre nos âmes fragiles, une guerre sans merci, cherchant à détruire tout ce qui glorifie Dieu et tout ce qui est soumis à Sa Sainte Volonté.
Le monde entier souffre de famine spirituelle, et il n’est presque plus personne pour prêcher la Vérité et répandre la grâce des sacrements. Les erreurs et le péché règnent partout, jusque dans le sanctuaire, et la foi de vos enfants est sans cesse menacée par des pasteurs indignes qui renient par leurs paroles ou par leurs actes l’Evangile de votre Divin Fils.

C’est pourquoi nous nous tournons vers vous avec ferveur et grande confiance, et nous venons à vos pieds nous consacrer à vous.
Conservez en notre intelligence la foi catholique dans son intégrité, et donnez-nous la grâce d’en porter témoignage.
Ranimez en notre cœur l’espérance, afin que nous désirions contempler la Trinité Sainte et vous-même dans le Ciel, et que nous demandions humblement à Dieu la fidélité qui y conduit.
Répandez en notre âme votre charité, pour qu’en toutes choses nous imitions vos vertus et suivions votre exemple.
Rétablissez dans notre patrie et dans ce qui fut la Chrétienté le règne de Jésus-Christ : que les institutions et les mœurs soient animées et réglées par la Sainte Loi de Dieu.
Avec vous et par votre intercession, ô Notre-Dame et notre Souveraine, nous voulons ici-bas travailler à la gloire de Dieu, et en jouir dans l’éternité.

Ainsi soit-il.

Louis XIII offrant sa couronne à Notre-Dame - Nicolas Coustou

SMTC le Roi Louis XIII offrant sa Couronne à la Vierge de Pitié
(maître-autel de la cathédrale Notre-Dame de Paris)

2018-72. 106ème pèlerinage légitimiste à Sainte-Anne d’Auray

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Nous vous invitons – si vous n’êtes pas déjà avertis – à prendre connaissance du programme suivant, et, en particulier si vous habitez dans l’Ouest de la France (mais pas que : il y aura des pèlerins du Sud-Est qui se rendront en Bretagne pour la circonstance !) à ne pas manquer de participer à ce pèlerinage légitimiste : une date importante dans le calendrier annuel des manifestations de la Légitimité !

Pèlerinage légitimiste Sainte-Anne d'Auray 2018

Pèlerinage légitimiste Sainte-Anne d'Auray 2018

Pèlerinage légitimiste Sainte-Anne d'Auray 2018

Pèlerinage légitimiste Sainte-Anne d'Auray 2018

Fleur de lys

2018-71. Echos de l’université d’été légitimiste Saint-Louis.

Vendredi 17 août 2018,
Dans l’Ordre de Saint-Augustin, fête de Sainte Claire de Montefalco, vierge ;
Mémoire de Saint Carloman, confesseur ;
Mémoire de Saint Hyacinthe, confesseur ;

Mémoire de Sainte Jeanne Delanoüe, vierge ;
Mémoire du 3ème jour dans l’octave de l’Assomption ;
5ème anniversaire du rappel à Dieu de M. l’Abbé C.-P. Chanut (cf. > ici).

Logo UCLF

L’Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF) est aujourd’hui l’unique structure à proposer une université d’été authentiquement légitimiste, baptisée « Université Saint-Louis ». Cette institution s’est développée malgré de nombreuses attaques, critiques et basses manœuvres, et perdure lors même que ceux qui ont tenté de la mettre à bas ont jeté l’éponge…
L’édition 2018 a été un réel succès et nous vous invitons à en lire un compte-rendu ici.

Quel est le « secret » de sa réussite ?
La solidité d’un enseignement rigoureusement fidèle aux principes de la royauté capétienne traditionnelle.
Tandis que certains ne voient dans la Légitimité qu’un prétexte à des mondanités et que d’autres voudraient faire le tri dans la doctrine monarchique traditionnelle et composer avec les idées de la révolution, l’UCLF tient fermement et inébranlablement la ligne de la continuité : celle tenue par Monseigneur le comte de Chambord, de jure Sa Majesté le Roi Henri V, et dont Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, avait rappelé la pertinence et l’actualité lors de son déplacement à Sainte-Anne d’Auray en 2015 (cf. > ici)

Les « cahiers » de cette Université Saint-Louis 2018 sont déjà disponibles et téléchargeables gratuitement : il ne faut surtout pas se priver de les enregistrer et de les étudier. C’est > ici.
Excellente occasion aussi pour recommander très instamment l’ « Introduction à la Légitimité » qui peut elle aussi être téléchargée gratuitement > ici.

Ce sont là de véritables trésors qui sont à votre disposition.
Et que l’on ne me dise pas que c’est difficile à lire et à comprendre ! Je comprendrais à la limite que des collégiens de « banlieue défavorisée » émettent semblable objection, mais pas mes lecteurs !
Dans un monde où de moins en moins de personnes font l’effort de lire en s’attachant à comprendre ce qu’ils lisent, c’est certes aller à contre-courant, mais j’espère que mes lecteurs ne manquent ni de caractère ni de volonté tenace pour cela, et c’est cette volonté seule – une vraie volonté pas des sentiments velléitaires – qui est nécessaire à l’intelligence de ces textes, au risque de rester dans la superficialité et de n’avoir aucune véritable racine en Légitimité !

Ainsi que le dit le fameux encouragement faussement attribué à Virgile : « Macte animo, generose puer, sic itur ad astra : Allez, courage, noble enfant, c’est ainsi qu’on s’élève vers les étoiles ! »

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2018-69. « Réco-royco » à l’occasion de la Saint-Louis (25 août 2018).

Vitrail de Saint Louis avec la Sainte Couronne d'épines

Samedi 25 août 2018 :
Fête de Saint Louis, Roi de France

Saint Patron de notre Roi et de Monseigneur le Dauphin,
Céleste protecteur de tous les Capétiens et de la Royauté française.

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Le Cercle Légitimiste du Vivarais abbé Claude Allier, auquel s’associe le Cercle Légitimiste du Dauphiné Crillon le Brave, vous invite à une journée de récollection et d’approfondissement spirituel au Mesnil-Marie, animée par le Prieur de la Confrérie Royale.
Cette journée marquera la reprise des activités de nos cercles après la (relative) pause estivale : les membres ou sympathisants de la Confrérie Royale qui se trouvent dans les environs géographiques, sont également chaleureusement invités à prendre part à cette « réco-royco ».

Programme de la journée (susceptible de légères modifications sauf en ce qui concerne l’heure de la Messe) :

10 h : Sainte Messe
– 11 h : 1er enseignement
– 12 h 30 : Repas tiré du sac
– 14 h : 2e enseignement
– 16 h : chapelet et vénération de la relique de Saint Louis

Pour participer :

L’inscription à cette journée est nécessaire (pour des raisons d’organisation pratique). Merci d’y procéder sans retard !
Courriel :  vivarais.legitimiste@gmail.com

Reliquaire de Saint Louis - Le Mesnil-Marie

Reliquaire de Saint Louis dans l’oratoire du Mesnil-Marie.

2018-68. Des chanoines pour la France.

Lundi 13 août 2018,
Fête de Sainte Radegonde, reine des Francs et veuve ;
Commémoraison des Saints Hippolyte et Cassien, martyrs ;
Commémoraison de Saint Jean Berchmans.

Sainte Radégonde vitrail de l'église Saint-Laon de Thouars - détail

Sainte Radegonde, reine des Francs,
fondatrice de monastères et moniale,
portant le reliquaire de la Sainte Croix
(détail d’un vitrail de l’église Saint-Laon de Thouars)

Fleur de Lys

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

A l’occasion de ma chronique relatant notre séjour en Provence pour la Semaine Sainte, je vous ai raconté notre visite à l’église Sainte-Thérèse du Trayas (cf. > ici). Je vous annonçai alors la prochaine parution d’un entretien avec nos très chers amis Messieurs les Chanoines Frédéric et Sébastien Goupil, accueillis dans son diocèse par Son Excellence Monseigneur l’Evêque de Fréjus et Toulon afin d’y mener à bien la fondation d’un Ordre de chanoines séculiers voués à la prière pour la France : l’Ordre de Saint-Remi.

La fête de Sainte Radegonde me paraît tout indiquée pour porter à votre connaissance l’ « intervioue » que je vous promettais il y a quatre mois :  comme la très grande majorité de nos souveraines, et avant d’entrer elle-même dans la vie monastique, cette sainte Reine a en effet  toujours encouragé les fondations religieuses et soutenu les œuvres vouées à obtenir du Ciel des grâces pour le Royaume.

Il y a toutefois un changement dont je dois vous informer tout de suite : depuis notre visite du 26 mars au Trayas, Monseigneur l’Evêque a un peu rapproché « nos » deux chanoines de Toulon – où l’un et l’autre travaillent à l’évêché quelques jours par semaine – ; au début du mois de juin, ils ont donc laissé le presbytère du Trayas et l’église Sainte-Thérèse que je vous avais présentée, pour résider au presbytère du Val.
Le Val est une petite ville de plus de 4.000 âmes, voisine de Brignoles, à quatre lieues à peine de la basilique royale de Sainte Marie-Magdeleine à Saint-Maximin.

S’ils habitent (pour l’heure, car ce n’est encore qu’une étape) au presbytère du Val, ils ne sont néanmoins pas en charge de la paroisse, qui a son propre curé.
Il est en effet important d’insister sur le fait que Messieurs les Chanoines n’ont pas vocation à prendre en charge un ministère curial (même s’il peut arriver qu’ils rendent service occasionnellement dans des paroisses) : la vocation canoniale est une vocation particulière, différente de l’appel au ministère paroissial. Le code de droit canonique actuellement en vigueur (canon 510) demande d’ailleurs à ce que les paroisses ne soient plus unies à un chapitre de chanoines.

Le texte qui suit a d’abord été publié dans le bulletin mensuel du diocèse de Fréjus-Toulon n°226 (mars 2018) dans une forme plus brève et repris sur plusieurs sites d’information (par exemple > ici).
J’ai expressément souhaité que ce texte court soit un peu plus développé et j’ai demandé à nos amis de le compléter afin de bien préciser certains points : le résultat est ce que vous allez découvrir ci-dessous, que j’ai reçu ces jours-ci, car ce texte mûri a été dûment vérifié par les autorités dont dépendent Messieurs les Chanoines.
Il m’apparaît d’autant plus important de le publier que je sais que diverses erreurs ont circulé au sujet de nos amis Messieurs les Chanoines Goupil. On a entendu dire qu’ils auraient abandonné la célébration de la Sainte Messe latine traditionnelle : c’est faux ! On a prétendu qu’ils seraient devenus « biritualistes » : c’est également faux ! On a raconté qu’ils ne seraient plus chanoines : c’est archi-faux, puisqu’ils le sont même davantage qu’ils ne l’étaient auparavant ! On a même contesté leur droit à une tenue de chœur spécifique : c’est encore une grossière erreur ! …etc. … etc.
Ceux qui colportent de telles rumeurs feraient mieux de se renseigner avant de raconter n’importe quoi, ou bien l’on finira par penser qu’ils se livrent à des calomnies volontaires (faut-il rappeler que la calomnie est un péché contraire au huitième commandement de Dieu, et que ce n’est pas parce qu’on est prêtre que cela donnerait un droit à y contrevenir ?).

Mais je vous laisse découvrir le texte de cet entretien, auquel je vous demande d’accorder une attention profonde.

Lully.

Fleur de Lys

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Messieurs les Chanoines Frédéric et Sébastien Goupil,
fondateurs de l’Ordre de Saint-Remi

Fleur de Lys

« Des chanoines pour la France »

- Messieurs les Chanoines, pouvez-vous vous présenter ?

Nous sommes les chanoines Frédéric et Sébastien Goupil, deux Normands, frères de sang et de sacerdoce, âgés de 37 et 35 ans, ordonnés par S.Em. le cardinal Burke respectivement en 2009 (Année du Sacerdoce) et 2012 (Année de la Foi).

- Pourquoi dit-on « chanoines » ? Présentez-nous votre fondation de l’Ordre de saint Remi ?

Nous avons été formés et ordonnés dans l’Institut du Christ Roi, dont « les membres vivent à la manière des chanoines » (cf. > ici) selon ses Constitutions approuvées par Rome en 2008. En juin 2017, après deux ans de réflexion sur notre projet de fondation, nos supérieurs ont jugé qu’il ne correspondait pas aux buts et structure de l’Institut, et nous ont autorisés à rencontrer des évêques. Nous avons été accueillis en octobre avec grande bienveillance par Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon, devenu le 1er janvier dernier notre Ordinaire – c’est-à-dire notre supérieur ecclésiastique – pour nous aider à mener à bien la fondation de l’Ordre de saint Remi (cf. > ici), dont le cœur serait un collège de chanoines séculiers. Il nous a confié : « L’objet – la prière pour la France – me paraît très-fondé, et répondre à une heureuse intuition ».

Il existe encore aujourd’hui beaucoup de chanoines réguliers, des religieux qui vivent en communauté, menant une vie et exerçant un apostolat selon la Règle de Saint-Augustin : les Prémontrés en sont les plus célèbres.

Les seuls chanoines séculiers qui subsistent en France sont les chanoines de cathédrale. Avec la raréfaction du clergé, les prêtres honorés d’un canonicat ont souvent par ailleurs une charge pastorale dans une paroisse, et n’habitent plus le quartier des chanoines qui entourait jadis l’église cathédrale. Peu de cathédrales ont donc encore des offices réguliers au chœur, ce qui est pourtant la raison d’être des chapitres cathédraux : porter la prière du diocèse dans la liturgie solennelle quotidienne.

Nos ancêtres connaissaient un autre type de chanoines séculiers : les chanoines attachés aux églises collégiales, celles-ci étant fondées à une intention particulière, comme le salut des fondateurs et de leur famille, mais aussi pour le pays tout entier, les Rois Très-Chrétiens ayant parsemé le sol de France de fondations monastiques ou canoniales dans ce but.

Attaché à une église par sa prébende, chaque chanoine habitait sa propre maison et rejoignait ses confrères plusieurs fois au cours de la journée pour chanter l’Office divin et participer aux célébrations solennelles de la Liturgie. Le gouvernement était collégial, d’où le nom de « collège » porté par la société desdits chanoines, au contraire des abbayes et monastères, au gouvernement monarchique (par un abbé ou prieur). Il n’y avait pas normalement de vie communautaire stricte. La formation était soignée : beaucoup de saints ou de grands évêques passèrent par les écoles cathédrales ou collégiales dans leur enfance.

Les collégiales furent bien évidemment saccagées – voire détruites – par les révolutionnaires de 1789. Soulignons d’ailleurs que nombreux furent les chanoines séculiers à donner leur sang pour « Dieu et le Roi » : jusqu’à un tiers (18 sur 64) des martyrs de l’Île-Madame ! Cela n’est pas anodin, et manifeste l’importance non négligeable qu’ils eurent dans l’histoire de la France catholique.

Si les collégiales sont désormais vides ou transformées en églises paroissiales, c’est à Napoléon Bonaparte qu’on le doit malheureusement. Dans son souci de centralisation, ce dernier voulut calquer l’organisation des diocèses sur celle des départements. Aux préfets devaient correspondre les évêques (ainsi surnommés les « préfets violets »…), et aux maires : les curés. Il ne put mettre fin aux chapitres de cathédrale, constituant comme le sénat de l’évêque, mais refusa de laisser se reformer les autres, considérés trop indépendants.

Je n’ai pas connaissance de tentative de restauration des chapitres collégiaux en France depuis 200 ans… C’est le projet que nous portons, à la disposition des successeurs des Apôtres. Sans nous figer pour l’instant sur une église particulière, la structure d’Ordre permettrait de réunir, en une société de chanoines, des prêtres séculiers qui pourraient être attachés aux églises ou chapelles qui lui seraient confiées. Dépassant le collège canonial, nous envisageons d’accepter également d’autres membres :

  • des bénéficiers – ecclésiastiques ou laïcs – engagés au service actif des chanoines ;

  • des ecclésiastiques affiliés, tout en appartenant à une autre communauté ou diocèse ;

  • des membres simples, vivant à distance de notre esprit axé sur l’École française de spiritualité,

épanouis dans la célébration de la Liturgie latine traditionnelle qui nous est consubstantielle, et ancrés dans le désir primordial et « non négociable » de vraie sainteté, grâce à l’émulation et la communion des Saints.

- Comment cette vocation  s’est-elle imposée à vous ?

C’est une bien longue et complexe histoire ! Depuis mon enfance brûle au fond de mon âme le désir de contribuer à la fidélité de la France à sa vocation spéciale de Fille aînée de l’Eglise, héritée de ses Rois (car n’oublions pas que c’est pour notre pays un titre « consort »… je vous renvoie aux nombreuses interventions papales depuis que la Gaule est devenue France). Il faudrait un livre entier pour tout relater (rires), mais pour résumer, je voudrais prendre une image concrète, qui pour moi illustre cette vocation soumise au discernement de l’Église enseignante.

Depuis des siècles, se trouve dans la basilique Saint-Pierre de Rome, au cœur de la Chrétienté, une chapelle (cf. > ici), anciennement appelée « Capella regum Francorum », dédiée à la prière pour la France, et consacrée à sainte Pétronille (fille de saint Pierre et patronne de nos rois) et où j’eus d’ailleurs l’émouvante grâce l’an dernier d’offrir le Saint-Sacrifice ; quelle insigne grâce pour notre Patrie : connaît-on pareil privilège ?! Une Messe y est célébrée chaque 31 mai pour la France, tous les Français de Rome y étant invités. Et le reste de l’année, c’est un autel très demandé par les prêtres de passage. Pour la petite histoire, la Pieta de Michel-Ange avait même été commandée pour cette chapelle…

En 1889, le pape Léon XIII offrit une lampe d’argent, suspendue devant l’autel et dont l’inscription dédicatoire porte : « Elle semblera prier sans cesse pour la France ». Mon âme de jeune Français, et qui plus est de prêtre, fond de tristesse de voir dans cette belle lampe, dans ce lieu – pardonnez le mot – fatidique, « sembler briller »… une ampoule électrique !!! La France (l’ambassade, le clergé, chaque Français) n’a-t-elle pas les moyens d’entretenir une vraie flamme, quand on ne connaît pas d’autre nation honorée d’un tel privilège ?! L’Ordre de saint Remi veut s’offrir comme huile de cette lampe votive, afin de brûler liturgiquement dans le sanctuaire mystique et extraterritorial de la prière pour la France.

Plusieurs (familles, clercs) nous ont déjà encouragés : qu’ils soient ici chaleureusement remerciés. L’amitié dans le Clergé nous tient à cœur, et je suis frappé de constater que les Saints français du Siècle des Saints (le XVIIe…) étaient tous amis, ou du moins se connaissaient tous ou presque !

- Votre arrivée en Provence est-elle une étape pour de futurs développements ?

Mgr l’Évêque a bien saisi qu’il s’agirait d’une « base arrière » : nous avons vocation à servir là où les évêques de France feront appel à nous. Mais un indéfectible lien nous attachera toujours à cette province bénie, berceau de la Chrétienté européenne et racine de la Fille aînée de l’Église, les plus proches disciples de Notre-Seigneur y ayant débarqué miraculeusement, en premier lieu desquels sainte Marie-Madeleine évidemment, saint Lazare et sainte Marthe, sainte Marie de Cléophas et sainte Salomé, etc.

- En quoi consistera votre vie canoniale ?

Nous avons pour charisme la présence chorale qui est le cœur de notre vocation centrée sur la sainte Liturgie, « source et sommet de la vie de l’Église » (Sacrosanctum Concilium, 10). Le reste de la journée doit se passer dans une relative retraite, favorisant une vie nourrie d’étude – nous travaillons chacun une licence ecclésiastique – et de prière personnelle. Nous ne sommes pas faits pour gérer des paroisses, et le Droit de l’Église sépare bien désormais chapitre et paroisse (canon 510 § 1) ; notre ministère est complémentaire de celui des autres prêtres séculiers (diocésains ou de communautés), que nous sommes d’ores et déjà appelés à seconder par des confessions, prédications, directions spirituelles, etc. ainsi que par le service des Curies diocésaines (chancellerie, secrétariat).

Nous avons à cœur également, plusieurs fois par an, d’assurer l’aumônerie de pèlerinages et de retraites spirituelles dans le but de faire prendre conscience à nos contemporains de la si belle vocation et mission qui incombe à notre pays, comme l’ont souligné tant de saints et de papes au cours de l’histoire. Nous espérons que de nombreux autres jeunes clercs auront dans leur pays le même élan : le salut d’un pays et de tous ses habitants est chose trop sérieuse et même cruciale pour ne pas avoir des ecclésiastiques consacrés à cette œuvre… au moins dans chaque capitale ! Mais cela dépasse notre propre mission : à bon entendeur…

Saint Remi nous a portés mystiquement sur les fonts baptismaux de Reims en la personne de Clovis Ier, Fils aîné de l’Église. Il lui revenait de recevoir le patronage de cette petite œuvre consacrée à la prière – principalement liturgique – pour la fidélité de la France aux promesses de son Baptême. Lorsque le pape Jean-Paul II adressa ses mémorables paroles, en juin 1980, j’avais deux semaines. Devenus des hommes, nous voulons répondre à cet appel solennel lancé par le Père commun de la Chrétienté.

- Comment vous aider ?

En priant sérieusement pour nous, saint François de Sales enseignant que toute œuvre inspirée de Dieu connaît la Croix. Et pour que nous soyons bien dociles à la divine grâce.

En nous faisant dire des Messes pour le salut de la France, ce qui est la plus efficace des prières.

Le site du diocèse de Fréjus-Toulon organise aussi une récolte de dons pour les questions plus matérielles, soutien inévitable du spirituel (voir > ici)… « la grâce ne détruisant pas la nature » mais au contraire s’appuyant sur elle « et l’achevant » (S. Thomas d’Aquin : Somme de théologie ; I, q. 1, a. 8, sol. 2) !

Et enfin en nous rejoignant dans cette grande aventure, car c’en est une !

Je tiens cependant à préciser, à souligner, à marteler – comme nous le dîmes à Mgr Rey lors de notre première rencontre – que l’Ordre de saint Remi n’a pas vocation à avoir le monopole de la prière pour la France. Nous sommes prêts à nous associer à toute initiative de bonne volonté et fidèle aux principes chrétiens, à la doctrine sociale de la Sainte Église et au « génie français » évoqué par saint Pie X, loin de tout chauvinisme ou nationalisme. Mais nous avons un charisme propre, qui n’est par définition pas l’apanage ou la vocation de tout un chacun : appartenir à un chapitre séculier de chanoines (ou le servir et seconder), dans une liturgie particulière, selon un esprit particulier, avec une histoire spéciale également. Au nom de l’Église, Mgr Rey a courageusement pris sur lui de nous conduire dans l’étape si spéciale d’une institution qu’est la période de fondation, et qui demande d’en bien soigner les bases afin de fonder sur le roc (cf. Matth. VII, 25). Priez pour nous, mais priez aussi pour lui !

Quelques précisions importantes – à noter :
- En sus des dons, qui leur sont nécessaires pour vivre et pour développer la fondation (voir > ici), il n’est pas inutile de préciser que Messieurs les Chanoines de l’Ordre de Saint-Remi reçoivent volontiers des offrandes de Messes : pour vos intentions particulières et familiales bien sûr, mais il faut aussi souligner qu’il est particulièrement indiqué de s’adresser à eux lorsque l’on souhaite offrir des Saintes Messes pour la France, pour la Famille Royale, à l’occasion des grandes fêtes du Royaume ou pour les anniversaires importants de notre histoire royale… etc.
Pour les contacter : 
courriel : ordredesaintremi@gmail.com
adresse postale : Ordre de Saint Remi
                             Presbytère - Rue du Prieuré
                         
   83413 Le Val
Site de la paroisse du Val : leval.frejustoulon.fr

- En ce qui concerne les dons :
Les dons permettent de recevoir une déduction fiscale (reçu fiscal sur demande) de l’association diocésaine de Fréjus-Toulon (ADFT) dont dépend l’Ordre.
Les chèques de dons sont à libeller au nom de ADFT ORDRE DE SAINT REMI.
L’argent récolté est bien entièrement reversé à l’Ordre.
 
- En ce qui concerne les offrandes de Messes :
En accord avec le diocèse de Fréjus-Toulon, les chèques de Messes sont à libeller au nom du prêtre célébrant (> « M. le chanoine Goupil » peut suffire ») en précisant bien l’intention exacte sur une feuille les accompagnant. 
   > Pour un défunt, merci d’ajouter une croix à son nom ; exemple : Alphonse de Bourbon (+). 
   > Pour un vivant ou un défunt, merci de toujours indiquer au moins le prénom, afin qu’il soit prononcé en latin au Memento.
Si vous libellez ADFT ORDRE DE SAINT REMI, l’offrande sera ensuite reversée à l’un des prêtres de l’Ordre.
Contrairement aux dons, les offrandes de Messes ne peuvent pas donner lieu à une déduction fiscale, étant le règlement contractuel d’un service.
Les offrandes recommandées par la Conférence des évêques de France sont de :
   > 17 euros pour une Messe
   > 55 euros pour un triduum de Messes
   > 170 euros pour une neuvaine de Messes.
Les trentains grégoriens (30 Messes d’affilée pour un défunt) sont également acceptés : merci de contacter l’Ordre.
Les Messes pour la propre sanctification du donateur sont à recommander, même si bien oubliées.

Blason Ordre de Saint-Remi

Blason de l’Ordre de Saint-Remi

2018-67. Non, il n’y a pas eu de dégâts dans notre Principauté…

Vendredi 10 août 2018,
Fête de Saint Laurent, diacre et martyr ;
Triste anniversaire de la prise des Tuileries…

Chers Amis du Refuge Notre-dame de Compassion,

Quelques uns d’entre vous, entendant parler des dégâts occasionnés par l’épisode cévenol de ce jeudi 9 août dans le département de l’Ardèche, nous ont adressé quelques très gentils messages en nous demandant si nous n’avions pas été sinistrés : qu’ils soient remerciés pour leur sollicitude !
Non ! Il n’y a eu aucun dommage dans notre « Principauté », soyez tout-à-fait rassurés. Les pluies y ont été violentes et abondantes mais n’ont causé aucun dommage, fort heureusement. Ni grêle, ni coupure d’électricité, ni inondation chez nous.
Les zones sinistrées se situent bien plus au sud.

Je profite simplement de ces quelques lignes pour vous adresser trois photographies prises hier en début de soirée par Frère Maximilien-Marie : elles vous suggèreront peut-être quelques impressions au sujet de la magnificence de ces hautes Boutières au cœur desquelles nous sommes établis, et dont la grandeur sauvage et la puissante sublimité sont, en toutes saisons et par tous les temps, bien propres à élever l’âme vers notre divin Créateur.

Après les orages - depuis le col de la Croix de Boutières

Depuis le col de la Croix de Boutières (1505 m d’altitude)
une vue des vallées et des sucs des hautes Boutières

Après les orages - Saint-Martial et son lac

Saint-Martial et son lac (environ 850 m d’altitude)

Après les orages - lac de Saint-Martial

Le lac de Saint-Martial après les orages, lorsque les brumes se dissipent…

Je profite également de cette courte publication pour vous rappeler que, en ce triste anniversaire de la prise des Tuileries et des infamies perpétrées à l’encontre de la famille royale, vous pouvez trouver dans les pages de ce blogue :
- Simples réflexions à propos du 10 août > ici
- Ainsi finit le régiment des Gardes Suisses du Roi de France > ici
- Témoignage de Pauline de Tourzel sur la prise des Tuileries et les événements qui suivirent > ici

Prions de tout notre cœur et de toute notre âme pour que cesse l’ignominie républicaine, fondée sur de telles abominations !

Lully.

Lys d'un drapeau des Gardes Suisses qui fut ramassé aux Tuileries par Cléry (Paris - musée Carnavalet)

Fragment d’un drapeau de la Garde Suisse
ramassé aux Tuileries par Cléry après les massacres et le pillage…

2018-66. « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! »

9 août,
Fête de Saint Jean-Marie Vianney, confesseur (cf. > ici) ;
Mémoire de Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, vierge et martyre (cf. > ici) ;
Mémoire de Saint Romain, martyr ;
Mémoire de la vigile de Saint Laurent ;
225ème anniversaire du commencement du siège de Lyon par les troupes de la Convention (9 août 1793).

Siège de Lyon août-octobre 1793

Le siège de Lyon par les troupes envoyées par la Convention
9 août – 9 octobre 1793

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

A partir du 9 août 1793, la ville de Lyon, en révolte ouverte contre la Convention depuis la fin du mois de mai, fut assiégée par une armée de quelque 65.000 hommes. Les défenseurs de la ville, eux, sont estimés à moins de 10.000 combattants.
Le siège lui-même, qui allait durer exactement deux mois, puisque la reddition eut lieu le 9 octobre 1793, fit un nombre inconnu de victimes (tuées au combat ou victimes de la faim et de la misère).
La répression impitoyable qui suivit, elle, dirigée principalement par Collot-d’Herbois et Fouché, fut l’occasion du massacre de presque 2.000 personnes : quelques unes furent guillotinées (mais cela était jugé trop long et trop coûteux), une centaine d’entre elles fut fusillée (mais cela aussi n’allait pas assez vite) et la très grande majorité fut l’objet de mitraillades collectives dans la plaine des Brotteaux.

On connaît le fameux décret de la Convention en date du 12 octobre 1793, voté à l’instigation de Barère : « Lyon perdra son nom, elle sera appelée Ville-Affranchie. Elle sera détruite. Tout ce qui fut habité par le riche sera démoli, il ne restera que la maison du pauvre, les habitations des patriotes égarés ou proscrits, les édifices spécialement employés à l’industrie et les monuments consacrés à l’humanité et à l’instruction publique. Il sera élevé sur les ruines de Lyon une colonne qui attestera à la postérité les crimes et la punition des royalistes de cette ville avec cette inscription : « Lyon fit la guerre à la liberté ; Lyon n’est plus. » »
C’est en effet une chose bien connue : « La pitié n’est pas révolutionnaire » (Westermann) !

Crypte de la chapelle expiatoire des Brotteaux

Crypte de la chapelle expiatoire des Brotteaux (Lyon)
dans laquelle sont conservés une partie des ossements des victimes de la répression du soulèvement de la ville contre la Convention

Mais je ne veux pas aujourd’hui m’étendre davantage sur cet épisode – qui nécessiterait à lui seul des pages et des pages d’études – : ce rappel n’est pour moi que l’occasion, le tremplin, pour quelques réflexions plus générales, et toujours très actuelles.

Au temps de la grande révolution, c’est au nom de la liberté, de l’égalité et de la fraternité que l’on a commis des milliers et des milliers d’assassinats et que l’on a justifié des actes d’une barbarie qui dépasse tout ce que l’on peut imaginer. Et cela a continué bien au-delà des limites officielles de ladite révolution, puisque – c’est une évidence pour qui veut bien y réfléchir (voir par exemple > ici) – la révolution a continué bien au-delà, s’est étendue, s’est diversifiée, a opéré des changements d’apparence (mais non de substance)…
La révolution se perpétue et dure encore.

La révolution poursuit ses incommensurables ravages, dans l’ordre temporel… et dans la Sainte Eglise elle-même.
Oh ! Bien sûr, à l’intérieur de l’Eglise, il n’existe pas – au sens physique et matériel – de guillotine, de fusillades, de mitraillades, d’exécutions sommaires, de tribunaux d’exception, de comités de salut public, de loi des suspects, d’obligation de prêter les serments révolutionnaires, de déportations ou de camps de concentration…
Mais ils existent au sens psychologique et spirituel, et ce terrorisme-là n’est pas moins criminel et n’est pas moins dévastateur.

Ossuaire de la crypte de la chapelle expiatoire des Brotteaux - détail

Ossuaire de la crypte de la chapelle expiatoire des Brotteaux – détail.

Si, officiellement, un certain nombre de dispositions et de lois émanant du Saint-Siège Apostolique – notamment les mesures en faveur de la célébration de la Sainte Messe latine traditionnelle – garantissent les droits des fidèles ; si des évêques, encore trop rares, se démarquent de la « ligne du parti » (pardon, de l’inertie d’un consensus épiscopal figé par les toujours très prégnantes idéologies ecclésiastiques qui se sont imposées à l’occasion du concile vaticandeux) ; il n’en demeure pas moins toutefois que, mis à part en quelques oasis où l’on respire un air plus catholique, le terrorisme révolutionnaire ecclésiastique persiste, subsiste, se maintient, et prolonge son action mortifère.

A l’intérieur de la Sainte Eglise comme en politique, les libéraux ne l’ont jamais été que de nom et, en vérité je vous le dis, ils sont de très proches parents de Saint-Just (quelle sinistre ironie qu’un tel patronyme pour un tel personnage !) lorsqu’il  martelait : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! ».

Malheureusement, les exemples actuels ne manquent pas pour illustrer mon propos.
Ils sont encore très nombreux, au Royaume de France, les prêtres et les fidèles qui, tout simplement parce qu’ils tentent de restaurer, parce qu’ils demandent, ou seulement parce qu’ils désirent l’enseignement d’une doctrine authentiquement catholique, la célébration des sacrements de manière authentiquement catholique, la transmission d’une spiritualité authentiquement catholique, sont méprisés, brimés, marginalisés, critiqués, suspectés, ignorés, rejetés, persécutés, exécutés dans leur réputation, guillotinés dans leurs moyens d’action, fusillés dans leurs initiatives, mitraillés dans leur aspirations et achevés sans ménagement à coups de crosse (car lorsque ce n’est plus celle des fusils de la liberté, il reste toujours celle des évêques).
Quant aux qualificatifs de « fanatiques », « aristocrates », « liberticides » ou « brigands » qui fleurissaient dans la bouche ou sous la plume des terroristes de 1793, ils existent toujours remis au goût du jour avec toutes les déclinaisons d’acception que l’on peut trouver pour « rétrogrades » et « intégristes », sans oublier, sous l’actuel pontificat, le terme « pharisien » par lequel il faut entendre le reproche d’être tout simplement et véritablement catholique dans sa doctrine et dans ses mœurs !

11 février 2013 - foudre sur la basilique Saint-Pierre

La spectaculaire photographie prise sur la place Saint-Pierre au Vatican le 11 février 2013

La révolution continue dans la Sainte Eglise, et malgré certaines tentatives pour en limiter la progression et les dégats, menées par exemple par Sa Sainteté le pape Benoît XVI et par quelques autres prélats qui ont vraiment pris la mesure de la gravité et des enjeux des combats présents, elle étend son œuvre de dévastation et de mort, orchestrée par ces modernes Saint-Just ecclésiastiques qui grenouillent à la Curie, dans les diocèses, dans les séminaires et dans les paroisses, et qui s’acharnent toujours, parfois sous des apparences conservatrices, à pratiquer et enseigner une exégèse, une liturgie, une doctrine et une morale polluées par tout ce que Grégoire XVI, le Bienheureux Pie IX et Saint Pie X ont fermement condamné.
Oui, ces Saint-Just-là sont toujours en place, et ils veulent substituer la fausse « liberté » révolutionnaire à la véritable liberté des enfants de Dieu, pleinement accordée à la Révélation divine (cf. conférence de Gustave Thibon publiée à partir d’ > ici).

Mais contre ceux qui s’opposent à la liberté surnaturelle des authentiques et fidèles croyants, la liberté surnaturelle de ceux auxquels il a été donné le pouvoir d’être faits enfants de Dieu, qui ne sont point nés du sang ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu (cf. Johan. I 12-13), il y aura toujours des Vendées immatérielles et des chouanneries spirituelles, héroïques dans leurs combats malgré tous les moyens colossaux et acharnés mis en œuvre afin de les détruire, pour faire triompher dans l’invisible le Sacré-Coeur et la glorieuse Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ !

pattes de chatLully.

Scapulaire Sacré-Coeur

2018-64. « Etre offert pour la victoire » – Abbé Christian-Philippe Chanut.

In memoriam :

1948 – 7 août – 2018
70ème anniversaire de la naissance
de
Monsieur l’abbé Christian-Philippe Chanut
et
5ème anniversaire de son rappel à Dieu
2013 – 17 août – 2018

frise lys deuil

Monsieur l’abbé Christian-Philippe Chanut est né le 7 août 1948, à Talence. Il fut rappelé à Dieu le 17 août 2013.
Même si ces lignes sont beaucoup trop modestes pour saluer comme il convient la pieuse mémoire de ce prêtre dont nous étions honorés de la délicate amitié (ainsi que nous l’avions exprimé > ici), il nous est toutefois impossible de ne pas marquer dans ces pages ce double anniversaire : à quelques jours d’intervalle, le 70ème anniversaire de sa naissance et le 5ème anniversaire de sa mort.

Celui qui tentera un jour d’écrire une biographie véritablement exhaustive et totalement juste de l’abbé Chanut aura fort à faire s’il veut rendre dans toute sa vérité la figure d’un savant rigoureux et nuancé et d’un prêtre à la qualité spirituelle incomparable, sans exclure évidemment le rôle unique qu’il a joué dans le mouvement légitimiste sous les règnes de nos Souverains Alphonse II et Louis XX en sa qualité de Grand Aumônier de France.

Pour nous, aujourd’hui, relisons et méditons les paroles profondes qu’il prononça lors d’une méditation à l’occasion d’un pèlerinage de Paris à Chartres pour la Pentecôte. Ce qu’il enseigna, il le mit lui aussi en pratique dans cette longue maladie qui nous l’a ravi trop tôt.

Ce texte est extrait du précieux ouvrage publié par notre ami Jean de Waifhari : « Anthologie in memoriam – Abbé Christian-Philippe Chanut, le premier Grand Aumônier de France du XXIe siècle », aux éditions Exaltare Saint-Louis.
C’est nous qui nous permettons, dans le cours du texte, d’en marquer quelques passages en caractères gras, parce qu’il nous semble plus particulièrement important d’en souligner l’actualité pérenne et l’absolue nécessité en ces temps…

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

anthologie in memoriam -abbé Christian-Philippe Chanut

« Etre offert pour la victoire »

« Chacun de nous, sans doute depuis longtemps déjà, connaît nombre de ces beaux et admirables textes qui nous parlent de la vocation de la France. Nous aimons, à des moments privilégiés, les lire et les entendre, et alors, se produit parfois en nous comme une sorte de bouleversement intérieur qui envahit tout notre être d’un étrange enthousiasme. Mais, après que ces textes si forts et si grands nous ont comme élevés sur une montagne merveilleuse, force nous est de redescendre dans notre ordinaire vallée de larmes où toutes ces belles et formidables pensées nous apparaissent obsolètes, voire déplacées. La meilleure et la plus efficace manœuvre du démon est précisément de nous transporter bien haut avant de nous laisser retomber au plus bas pour nous ronger de toutes les ressources du pessimisme qui, après nous avoir désespérés sur les autres que nous finissons par ne plus vouloir aimer, nous fait désespérer sur Dieu qui nous abandonne aux mains des impies.

Or, le chrétien, configuré au Christ, lucide sur le monde comme le Christ, rejeté, moqué, torturé et tué avec le Christ, n’a pas d’autres armes que celles du Christ : la prière, le jeûne et l’aumône, c’est-à-dire le don de soi pour que nos ennemis deviennent nos frères. Avec la Vierge Marie, notre Mère et notre modèle, près du Christ en croix, unissons-nous à Ses souffrances et à Ses pensées pour être associés à Sa victoire. C’est assurément ce que fit la France, dans les terribles heures de la guerre de Trente Ans, lorsqu’elle se consacra à la Sainte Vierge Victorieuse de l’Assomption, en priant face et devant la statue de Notre-Dame des Douleurs.
Où que nous nous tournions dans l’histoire sainte de notre patrie, nous ne trouverons de résurrection qu’après que de pieuses âmes aient assumé les grandes tribulations dans la prière, la pénitence et la charité : voilà ce qui soutint les Gaules chrétiennes lors des invasions barbares et qui culmine dans l’exemple de Sainte Geneviève contre le péril Hun ; voilà d’où jaillit la France au baptême de Clovis ; voilà les saintes reines des terreurs mérovingiennes ; voilà les saints moines, avec les pèlerins des siècles de fer ; voilà le saint Roy Louis avec sa couronne d’épines ; voilà Sainte Jeanne d’Arc jusqu’au bûcher ; voilà les massacrés des guerres religieuses ; voilà les martyrs de la Révolution…
Comprenons, enfin, que si Dieu nous a déjà donné la victoire, c’est pour autant que, comme Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face, nous saurons nous offrir en holocauste, souffrant en nous, comme dit Saint Paul, ce qui reste à souffrir des souffrances du Christ.
Les voyons-nous, ces saints, au jour de la victoire ?
L’Apocalypse nous les montre autour du trône de l’Agneau immolé, attachés à Lui par la clarté fulgurante de sa parole et par toutes les grâces reçues du sacerdoce, vêtus de la robe blanche et portant à la main leurs palmes : ce sont les palmes du sang versé des martyrs, et ce sont aussi les palme œuvres secrètes des fidèles.

Ô Seigneur, par le ministère de votre Saint Archange Michel, apprenez-nous à combattre avec vos armes, assurez-nous de votre grâce, afin et pour, que nous sachions, au-delà des impressions et des sensations, que nous ne gagnons avec Vous qu’en priant, en nous mortifiant et aimant par amour de Vous ! Ainsi soit-il. »

Jean de Waifhari :
« Anthologie in memoriam – Abbé Christian-Philippe Chanut, le premier Grand Aumônier de France du XXIe siècle »,
Editions Exaltare Saint-Louis – pp. 217-218

frise lys deuil

2018-60. La famille royale attend une nouvelle naissance.

31 juillet,
Fête de Saint Germain d’Auxerre, évêque et confesseur ;
Commémoraison de Saint Ignace de Loyola, confesseur.

Grandes armes de France

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En ce dernier jour du mois de juillet, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a annoncé vers 16 h (heure de Paris) par une publication sur les réseaux sociaux, une naissance dans la famille royale pour 2019.
Nous reproduisons ci-dessous la photo et le texte mêmes publiés par notre Souverain légitime, et dès à présent nous allons prier pour cet Enfant de France, et confier très particulièrement à Notre-Dame la grossesse de notre Reine, afin qu’elle se passe sans difficultés et parvienne heureusement à terme.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

annonce naissance royale

Texte publié par Monseigneur le Duc d’Anjou :

« Ma chère femme et moi sommes heureux d’annoncer que nous serons parents pour la quatrième fois. Nous sommes très excités de l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille et nous remercions Dieu de nous avoir offert ce cadeau. »

Trois lys blancs

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