Archive pour la catégorie 'Vexilla Regis'

2020-106. 108ème Pèlerinage légitimiste à Sainte-Anne d’Auray

1820 – 2020
Bicentenaire de la naissance
de
Monseigneur le Comte de Chambord

Nous invitons tous nos amis et lecteurs à participer à ce pèlerinage institué dès l’origine à l’anniversaire de la naissance de l’ « enfant du miracle » : Henri d’Artois, « Comte de Chambord », de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Henri V.
En ce deuxième centenaire de sa naissance, il importe plus que jamais de montrer notre fidélité aux principes de la royauté capétienne traditionnelle que ce prince courageux a défendus malgré toutes les oppositions et contradictions, et de manifester notre attachement à son successeur légitime, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX.

Pèlerinage légitimiste 2020 1

Pèlerinage légitimiste 2020 2

Pèlerinage légitimiste 2020 3

Pèlerinage légitimiste 2020 4

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Publié dans:Annonces & Nouvelles, Chronique de Lully, Nos amis les Saints, Prier avec nous, Vexilla Regis |on 24 août, 2020 |Commentaires fermés

2020-105. « Les principes de la monarchie traditionnelle en France que j’incarne de nos jours ».

24 août,
Fête de l’apôtre Saint Barthélémy ;
Anniversaire du rappel à Dieu de SMTC le Roi Henri V, dit « le Comte de Chambord ».

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En ce 24 août, anniversaire du rappel à Dieu de Monseigneur le Comte de Chambord, de jure SMTC le Roi Henri V, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou, de jure SMTC le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux un message qui, s’il ne comporte qu’une unique phrase, n’en est pas moins de la plus grande importance puisque, en rendant hommage à son prédécesseur, notre Souverain légitime se place, encore une fois, sans ambiguïté, dans l’exacte continuité de la pensée politique du Roi Henri V, renvoyant explicitement aux principes de la monarchie traditionnelle, c’est-à-dire sans compromission avec les faux principes issus de la révolution.
L’affirmation catégorique que le Prince incarne les principes de la royauté, que d’aucuns ne manqueront pas de critiquer, loin d’être une forme d’orgueil, est l’expression même de l’humilité du Souverain qui a conscience qu’il n’est que par les principes dont il est le serviteur, en raison des dispositions de la divine Providence qui s’exprime et agit au moyens des Lois fondamentales ; de là la phrase justement fameuse : « Ma personne n’est rien, c’est mon principe qui est tout ».
L’affirmation de ce très court et néanmoins magnifique message de ce jour est dans la parfaite lignée de la pensée du Grand Roi, dont Monseigneur le Prince Louis est aujourd’hui l’aîné des descendants, et des puissants rappels que fit Louis XV dans le splendide « discours de la Flagellation » (3 mars 1766).  

Que Dieu bénisse et garde le Roi Louis XX !

Comte de Chambord - Henri V

Henri d’Artois, « Comte de Chambord »,
de jure SMTC le Roi Henri V

En ce 24 août, anniversaire de sa mort, mes pensées se tournent vers le Comte de Chambord qui a maintenu avec tant de courage et d’abnégation, les principes de la monarchie traditionnelle en France, que j’incarne de nos jours.

Louis,
Duc d’Anjou

Armes de France & Navarre

Dans les pages de ce blogue, vous pouvez lire ou relire :
- Bref exposé des Lois fondamentales du Royaume de France > ici
- Les petites phrases de l’héritier du Grand Roi > ici
- La lettre du Comte de Chambord datée du 15 novembre 1869 > ici
- Actualité du Comte de Chambord > ici
- « Et d’abord, votre Prince, pourquoi n’habite-t-il pas en France ? > ici

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2020-99. Alors que beaucoup de processions du Vœu de Louis XIII ne pourront avoir lieu ce 15 août 2020, ce que nous pouvons et même devons faire pour suppléer :

Jeudi 13 août 2020,
Fête de Sainte Radegonde, Reine des Francs et moniale.

Ingres : le voeu de Louis XIII

Jean-Dominique Ingres : le Vœu de Louis XIII
(tableau de la cathédrale de Montauban)

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Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Dans les circonstances présentes, hélas ! beaucoup de processions célébrées le 15 août pour renouveler le Vœu de Louis XIII ne pourront avoir lieu, soit parce que nos prêtres – même avec la meilleure volonté du monde – n’ont pas la possibilité matérielle ou le temps de les préparer, soit parce que les conditions dans lesquelles se trouvent ces jours-ci nos chapelles ou nos paroisses – et en particulier les contraintes prétendument sanitaires imposées par les diocèses ou les autorités civiles – n’autorisent pas les processions…

Loin de nous une mentalité défaitiste et une passive résignation cependant !
En ce saint jour de l’Assomption de Notre-Dame, il ne nous est pas permis de renoncer purement et simplement au renouvellement de la consécration de la France à Notre-Dame en qualité de souveraine.
Il  nous appartient donc à chacun, individuellement, en famille, ou avec quelques amis, d’y suppléer autant qu’il est en notre pouvoir, et de nous organiser pour placer cette année encore le Royaume des Lys – qui en a plus que jamais besoin – entre les mains de sa céleste souveraine et principale protectrice.

Ce que nous pouvons concrètement faire :

- Au moment qui nous sera le plus opportun dans la journée ou la soirée de ce 15 août, afin de rendre à Notre-Dame de l’Assomption, Reine et céleste protectrice du Royaume de France, l’hommage et la dévotion qui lui sont dus, dans notre maison, dans notre oratoire domestique, voire dans notre jardin si nous en avons un et que nous pouvons y dresser une sorte de petit reposoir avec une statue ou une belle image de la Mère de Dieu, ou bien encore si nous avons la possibilité de nous rendre dans une chapelle dédiée à la Très Sainte Vierge Marie, récitons les prières liturgiques traditionnelles prescrites pour le renouvellement du Vœu de Louis XIII (on peut les trouver > ici) ;

– Nous pouvons aussi, si la disposition des lieux le permet, placer à l’une de nos fenêtres donnant sur la rue une image ou une statue de la Très Sainte Mère de Dieu avec quelques fleurs, un cierge ou une veilleuse ;

– En sus des prières liturgiques traditionnelles, je vous engage à réciter la prière dont vous pouvez trouver le texte > ici.

Puisse notre ferveur et notre dévotion se faire inventives et audacieuses pour suppléer aux impossibilités qui nous sont imposées par ces temps malheureux qui sont aujourd’hui les nôtres…
Plus que jamais, nous avons le grave devoir de prier pour le Royaume des Lys, devenu majoritairement terre d’impiété et d’apostasie ; de prier pour notre Roi légitime, afin qu’il reçoive de Dieu toutes les grâces nécessaires à la charge que la Providence a déposée sur ses épaules, et de prier pour sa famille ; de prier les uns pour les autres, unis par les liens invisibles de la communion des saints, afin de nous soutenir et pour que cette prière fraternelle nous soit une force pour les jours difficiles qui s’approchent…

Très sainte et très fervente fête de l’Assomption, mes bien chers Amis !
Vôtre,
in Corde Jesu & Mariae.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

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PS. Et n’oubliez pas – pour tous ceux qui le peuvent – de vous inscrire sans retard au pèlerinage organisé au Puy à l’occasion de la solennité de Saint Louis, les 29 et 30 août prochains cf. > ici

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2020-94. Solennité de la Saint Louis au Puy-en-Velay avec la Confrérie Royale.

Pèlerinage légitimiste au Puy - message du Prince 4 juin 2016

Communiqué du secrétariat de la Confrérie Royale :

Le cinquième pèlerinage annuel de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay, pour le Roi et la France, a été empêché par les restrictions de déplacement et de rassemblement, imposées par les autorités civiles et ecclésiastiques, conséquentes à l’épidémie du Covid-19.
Les 21, 22 et 23 mai, nous avons néanmoins pu en maintenir l’esprit et la démarche de manière uniquement spirituelle puisque quelques dizaines de membres et sympathisants de la Confrérie Royale se sont pliés, depuis leur lieu de résidence, à des exercices communs de prière et d’approfondissement, en se transportant par le cœur et la prière jusqu’à la ville sainte du Puy (cf. > ici).

Voici toutefois qu’une opportunité nous est donnée d’organiser un petit rassemblement au Puy les 29 et 30 août prochains, afin d’y célébrer la solennité de Saint Louis, saint patron de notre Roi légitime et de Monseigneur le Dauphin.

Nous venons d’obtenir l’accord du Lycée qui nous avait accueillis en 2019 pour y être hébergés cette fois encore : la nuitée est à 18 euros (petit-déjeuner compris) et les repas à 12 euros.

Monsieur le Recteur de l’insigne basilique-cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation nous permet de célébrer la Sainte Messe au maître-autel, au-dessus duquel trône la célèbre Vierge Noire (copie de celle qui avait été offerte par Saint Louis, malheureusement brûlée à la révolution), le samedi 29 août à 9 h.
Nous devrions pouvoir célébrer la Sainte Messe du dimanche 30, solennité de Saint Louis, à la chapelle des Pénitents blancs.

Notre-Dame du Puy - Vierge Noire - 12 mai 2018

Pour ceux qui viennent de loin, il y a donc possibilité d’être accueillis à partir du vendredi 28 en fin d’après-midi : un programme détaillé sera communiqué aux inscrits, avec toutes les indications de lieux et d’horaires.

Il est aussi possible de nous rejoindre seulement pour la Sainte Messe du samedi (9h), ou de ne participer qu’à la journée du samedi.
En sus des Saintes Messes et autres temps de prière, il y aura quelques visites et temps d’enseignement spirituel.

Enfin, si certains souhaitent profiter de ce pèlerinage pour faire leur entrée dans la Confrérie, qu’ils se signalent sans aucun retard.

Si vous désirez prendre part à ce pèlerinage, merci de nous le signifier le plus rapidement possible
1) d’abord par courriel à l’adresse suivante : pelerinage@confrerieroyale.com
2) et en nous renvoyant également le bulletin d’inscription (à télécharger ici > fichier pdf Bulletin d’inscription au pèlerinage de la solennité de Saint Louis août 2020) rempli le plus exactement possible avec votre chèque d’acompte (à l’ordre du Cercle Légitimiste du Vivarais) à l’adresse qui s’y trouve mentionnée.

Statue de Saint Louis - Le Puy

Statue de Saint Louis dans la cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation du Puy-en-Velay

2020-90. « Le roi saint inspire vos travaux. Il est votre modèle au plan divin comme terrestre » (Louis XX).

Vendredi 24 juillet 2020,
Vigile de Saint Jacques le Majeur, apôtre ;
Mémoire de Sainte Christine, vierge et martyre.

Cahiers de l'université d'été Saint-Louis

« (…) La place que vous donnez à l’étude vous a amené à publier plusieurs Cahiers de l’Université Saint Louis d’un grand intérêt. Chacun de ces Cahiers et le Site « bibliothèque » Vive Le Roy qui les prolonge et multiplie leur audience, forment en effet un corpus. Cette pensée bien étayée et cohérente guide ensuite votre action au sein des différents cercles. Grâce au partage par internet votre influence peut atteindre et inspirer tous ceux qui cherchent les voies d’un renouveau pour notre pauvre pays qui se défait, trahi par les porteurs d’idéologies pernicieuses. L’arbre se juge à ses fruits…Vous faites partie de ceux qui préparent les récoltes futures ».

Louis XX          

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Hier (cf. > ici), dans son très encourageant message à l’occasion de la trentième Université d’été Saint-Louis, dont la citation ci-dessus est extraite, notre Souverain Légitime a souligné la qualité des instruments d’étude et de formation développés par l’UCLF.
En effet, l’Union des Cercles Légitimistes de France propose – si vous ne l’aviez pas encore compris à la lecture de nombreuses publications dans ce modeste blogue, je vous le rappelle une fois de plus – un très important Programme d’études politiques qui est la base nécessaire de cette « pensée bien étayée et cohérente » louée par Sa Majesté.
Les Cahiers de l’Université Saint-Louis publiés chaque année, constituent une synthèse de la pensée royaliste facilement utilisable dans le cadre d’un travail en cellule d’étude.
A l’occasion de chacune de ces Universités d’été, de nouveaux textes illustrant la pensée légitimiste sont publiés.
L’édition de l’Université d’été 2020 est dès à présent disponible et téléchargeable : voir > ici.

Nous ne pouvons qu’encourager nos amis à les télécharger et à les étudier afin de « (faire) partie de ceux qui préparent les récoltes futures » eux aussi.

Couverture cahiers université d'été 2020

2020-89. « Cette fidélité nous permet d’être toujours présents et de témoigner de la France éternelle, afin de maintenir possible la voie de la restauration ».

Jeudi 23 juillet 2020,
Fête de Saint Jean Cassien, abbé et confesseur ;
Mémoire de Saint Apollinaire, évêque et martyr ;
Mémoire de Saint Liboire, évêque et confesseur.

Comme chaque année depuis 30 ans, l’Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF) propose une université d’été qui, cette année, vient de recevoir un long message de félicitations et d’encouragement de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX.
Au delà de l’aspect circonstanciel de ce message, et c’est ce qui explique sa longueur, notre Souverain Légitime reconnaît l’importance et les qualités du travail accompli par l’Union des Cercles Légitimistes de France, en même temps qu’il en profite pour insister encore une fois sur la fidélité sans faille qu’il convient de garder à la pensée politique du Comte de Chambord, en laquelle l’UCLF s’est toujours inscrite.

On s’attachera donc à lire avec la plus grande attention ce nouveau message royal et à en bien comprendre toutes les composantes ainsi que les conséquences logiques… 

affiche de l'université d'été Saint-Louis 2020

Chers Amis de l’Université Saint Louis,

Je suis doublement heureux de vous adresser ce message aujourd’hui. Tout d’abord parce qu’il s’adresse à des jeunes dont le rôle de reconstruction sera si important pour l’avenir de notre pays ; ensuite parce que cette Université d’Été fête aujourd’hui ses trente ans, preuve de sa qualité comme de son utilité, et qu’il m’est agréable ainsi d’en féliciter les organisateurs.

Souvent dans mes interventions je salue la fidélité qui s’écrit en termes d’années. Persévérer au milieu des difficultés, sans se décourager est la preuve d’une vraie fidélité reposant sur des convictions fortes qui font qu’aucune embûche n’arrête ni l’espérance, ni l’engagement. Cette fidélité est celle que vous avez vis-à-vis de la royauté qui a fait la France. Fidélité à la dynastie capétienne dont il me revient, aujourd’hui, d’être le successeur légitime et à la royauté traditionnelle d’où nous tirons notre force. Cette fidélité nous permet, notamment depuis 1883, d’être toujours présents et de témoigner de la France éternelle, afin de maintenir possible la voie de la restauration. Elle nous distingue des autres types de régimes qui, ne reposant pas sur l’onction sacrée, c’est-à-dire sur un principe supérieur aux hommes et à leur égoïsme, ne peuvent ni durer d’où la succession ininterrompue de régimes depuis 1830, ni encore moins, garantir le bien commun et la souveraineté sans lesquels il n’y a pas de société politique. L’un et l’autre furent les fondements de l’œuvre des Capétiens.  Ces fondements gardent au 21ème siècle leur force. Il n’y aura pas de société stable, de progrès, permettant l’épanouissement de tous et en particulier des familles, sans un retour aux fondamentaux. Le Comte de Chambord l’avait compris et c’est pourquoi il a refusé, en son temps, le programme que certains voulaient lui imposer au nom d’une modernité qu’il aurait fallu accepter sans bénéfice d’inventaire. Ce ne fut pas la démarche du Comte de Chambord.  En effet, au dernier quart du dix-neuvième siècle, il en percevait déjà les méfaits. Contrairement à la société ordonnée de l’Ancien Régime, celle issue de la Révolution n’avait plus de limites. Cette société sans ordre et où la transcendance est bannie, est rapidement devenue une société désordonnée où les plus forts dominent. Ce que nous vivons actuellement n’en est que le prolongement que le Comte de Chambord aurait voulu voir éviter à la France : l’homme déshumanisé, la vie comptant pour rien, les familles sacrifiées, le mariage galvaudé, les enfants à l’éducation et à l’instruction négligées voire perverties, les manipulations des esprits comme des corps n’ayant que pour but de briser les lois de la vérité et de la nature.

Cette société, vous le refusez et pour cela, vous vous formez tant spirituellement qu’intellectuellement. Votre Université d’été, la trentième, s’inscrit dans cette si nécessaire démarche de réflexion. N’est-il pas symbolique qu’à l’origine votre rencontre se soit intitulée « camp chouan », c’est-à-dire le camp du refus et de la rupture, le camp de ceux qui s’engagent. Depuis 2000, vous parlez d’Université Saint Louis pour bien montrer que vous placez le combat encore plus haut, c’est celui des principes. Le roi saint inspire vos travaux. Il est votre modèle au plan divin comme terrestre.

La place que vous donnez à l’étude vous a amené à publier plusieurs Cahiers de l’Université Saint Louis d’un grand intérêt. Chacun de ces Cahiers et le Site « bibliothèque » Vive Le Roy qui les prolonge et multiplie leur audience, forment en effet un corpus. Cette pensée bien étayée et cohérente guide ensuite votre action au sein des différents cercles. Grâce au partage par internet votre influence peut atteindre et inspirer tous ceux qui cherchent les voies d’un renouveau pour notre pauvre pays qui se défait, trahi par les porteurs d’idéologies pernicieuses. L’arbre se juge à ses fruits…Vous faites partie de ceux qui préparent les récoltes futures.

Je ne peux terminer ce message sans des mots d’encouragement. Les premiers s’adressent aux participants à l’Université Saint-Louis qui prennent de leur temps pour parfaire leur formation. Elle vous permettra de prendre des responsabilités dans la société. C’est la meilleure voie pour faire refleurir les lys.  Nous n’avons pas besoin de nostalgie, mais d’engagements. Cela, je le redis chaque fois qu’il m’est demandé, en tant que chef de Maison et héritier des rois de France, ce qu’il faut faire. Ma réponse est toujours la même, quelle que soit votre vocation, engagez-vous pleinement au service du bien commun, avec conscience, en ayant le sens des responsabilités, sociales, familiales, éducatives, économiques et le souci de remplir votre devoir d’état. C’est de cela que la France a besoin ; avoir des éveilleurs pour la guider et montrer les chemins. La France capétienne s’est constituée ainsi au cours des siècles. Il nous appartient à tous de faire que, notre volonté aidant et avec le secours de Dieu, ce soit de nouveau le vrai combat pour l’avenir.  En retrouvant confiance en elle, la France pourra aussi rayonner et apporter au monde qui en manque tant actuellement, le nécessaire supplément d’âme.

Les seconds encouragements que j’adresse vont à vos responsables, tout d’abord et en général, à ceux de l’Union des Cercles légitimistes pour qu’ils continuent à être une des nombreuses composantes de notre famille de pensée riche d’expériences variées et complémentaires ; et, ensuite, plus spécialement, à ceux qui animent l’Université Saint-Louis. Ils accomplissent un remarquable travail de méthode et de doctrine qu’ils savent confronter aux besoins de notre temps. Le programme de cette année en est une nouvelle preuve puisqu’il porte, notamment, sur les dérives totalitaires, ou des régimes dits « forts », bien éloignés, malgré les formes qu’ils se donnent parfois, de la royauté. Loin des propos superficiels, dont nous sommes tous abreuvés, cette connaissance fine est essentielle. Elle n’est pas aisée car elle va à contre-courant du prêt à penser. Elle demande beaucoup de travail en amont. Elle fait partie de l’acte de transmettre qui est au cœur de la démarche capétienne : que chaque génération transmette non seulement ce qu’elle a reçu et qui ne doit pas être dilapidée, mais, en plus, qu’elle apporte sa pierre à l’édifice. Moi-même, père de famille, voulant  transmettre à mes enfants, je sais combien cette tâche est difficile. Elle demande beaucoup de patience et d’humilité nécessaire pour attendre, avec persévérance et sans se lasser, de voir la graine germer. Ces qualités sont celles dont les organisateurs de l’Université Saint-Louis font preuve. Qu’ils en soient remerciés et que leur exemple donne envie à d’autres de développer et de poursuivre ce modèle. Le trentième anniversaire est l’occasion pour moi de le leur dire.

Que Saint Louis vous inspire et protège la France.

Louis,
Duc d’Anjou

Armes de France & Navarre

2020-88. « Pour nous catholiques, la conversion sincère des cœurs et des âmes demeure la priorité. »

Dimanche soir 19 juillet 2020,
7ème dimanche après la Pentecôte ;
Mémoire de Saint Vincent de Paul (cf. > ici, > ici et > ici).

A la fin de l’après-midi de ce dimanche, au lendemain même de l’incendie qui a ravagé une partie de la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul de Nantes, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux un nouveau message relatif à ce dramatique événement.

En voici le texte, dans lequel nous nous permettons de mettre en caractères gras quelques passages particulièrement forts :

Incendie de la cathédrale de Nantes - 18 juillet 2020

Passée la première stupeur devant un nouveau lieu de culte détruit par les flammes, le temps de la réflexion arrive avec la publication par le diocèse de Nantes des photos du terrible incendie qui vient de frapper la Cathédrale Saint Pierre et Saint Paul.
C’est une vision comme on ne les voit que dans les pays en guerre, comme chez nos chers et si persécutés frères Chrétiens d’Orient.

Ma première pensée se tourne vers les catholiques atteints en leur cœur.
Au-delà des dégâts matériels qui pourront être réparés, c’est surtout toute la vie sacramentelle du diocèse qui est atteinte, désorganisée.
L’Eglise de France n’a pas besoin d’épreuves de ce genre.
Ce nouveau drame arrive à un bien mauvais moment puisque les chrétiens n’étaient pas encore remis du confinement qui leur avait été imposé pour des raisons sanitaires, limitant grandement la pratique religieuse et l’accès au culte.

Avec cette nouvelle épreuve est-ce le temps d’une remise en cause profonde à opérer pour enfin répondre à la phrase si prophétique de Saint Jean Paul II, « France qu’as-tu fais des promesses de ton baptême ? ».
Pour nous catholiques, la conversion sincère des cœurs et des âmes demeure la priorité.
La France peu à peu n’a-t-elle pas perdu le sens de ses cathédrales, parce que l’histoire a voulu, qu’elles soient les plus belles du monde, en ne les appréciant plus qu’uniquement comme des témoignages culturels ?
En les voyant brûler nous sommes pourtant confrontés à une toute autre réalité. Une cathédrale qui brûle c’est avant tout un chemin vers Dieu, vers l’espérance et vers le salut des hommes qui se brouille.

En cette année johannique cette nouvelle épreuve par le feu est un symbole fort.

Que Saint-Pierre et Saint Paul, fondateurs de l’Eglise, et que Sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France, soutiennent les catholiques éprouvés et ouvrent les yeux aux Français.

intérieur de la cathédrale de Nantes après l'incendie

Que l’on nous permette quelques mots de commentaires :

Notre Roi légitime montre une fois de plus en ce communiqué à quel point il est conscient de la charge et des responsabilités que la Providence, par le moyen des Lois fondamentales du Royaume, a placées sur ses épaules : il est le « Fils aîné de l’Eglise » et s’exprime en cette qualité.

Le Roi est catholique, et il affirme clairement sa foi catholique.
Le Roi est, selon l’expression consacrée par les siècles, l’ « Evêque du dehors » : cela signifie que s’il n’appartient pas à la hiérarchie consacrée par le sacrement de l’Ordre chargée du gouvernement de l’Eglise, sa mission temporelle de Roi Très Chrétien à la tête du Royaume des Lys est néanmoins ordonnée au salut des âmes de ses sujets.
A ce titre, suivant en cela l’exemple de Saint Louis, son ancêtre et son saint patron, Sa Majesté, au-delà de l’expression de son indignation et de sa souffrance en face des graves dégâts matériels causés à la cathédrale de Nantes, manifeste une fois de plus sa capacité à prendre du recul par rapport à l’émotion du moment, pour nous amener à réfléchir sur les causes profondes, les causes morales et spirituelles, qui favorisent la genèse de semblables drames, non seulement préjudiciables au patrimoine architectural et artistique, mais plus encore dommageables au patrimoine spirituel et à la vie cultuelle et sacramentelle des catholiques.

Voilà pourquoi les appels de notre Roi à « une remise en cause profonde », la mention de la « priorité » de « la conversion sincère des cœurs et des âmes », l’invocation des saints Pierre et Paul et de sainte Jeanne d’Arc afin que leurs prières « ouvrent les yeux des Français », sont ce qu’il nous faut non seulement retenir, mais méditer, approfondir, et par dessus tout concrétiser dans chacune de nos existences afin d’œuvrer efficacement à une authentique restauration royale, qui ne peut passer que par les voies d’une fidélité renouvelée à l’alliance scellée dans les fonts baptismaux de Reims, ainsi que l’avait rappelé le pape Jean Paul II lors de son premier voyage apostolique en France en juin 1980. 

Notre Roi a témoigné a plusieurs reprises déjà que la question de Jean Paul II, citée ici encore une fois, – « France, qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » - est fondamentale pour lui.
Dans la continuité de son précédent message publié à l’occasion de la fête de Saint Henri (cf. > ici et > ici), Sa Majesté montre à l’évidence que, comme Henri V l’avait exprimé : « Il faut pour que la France soit sauvée que Dieu y entre en Maître, pour que j’y puisse régner en Roi ».

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Tribune du Grand Orgue de la cathédrale de Nantes après l'incendie

2020-87. En quelques phrases concises, Sa Majesté nous a donné une grande leçon politique dont il convient de bien comprendre toute la portée…

Jeudi 16 juillet 2020,
Fête de Notre-Dame du Mont Carmel (cf. > ici).

Henri V comte de Chambord

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Ainsi que je vous l’écrivais hier (cf. > ici), le communiqué de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, notre Souverain légitime, publié à l’occasion de la fête de Saint Henri est un message d’une portée politique absolument remarquable dont il convient de bien prendre la mesure et de comprendre toute la portée.

Commençons donc, si vous le voulez bien, par relire avec attention ces phrases qui ont trait au Comte de Chambord :
« (…) Peu de princes sont aussi méconnus que ce dernier et voient leur pensée pareillement travestie.
Pourtant, alors que la France se défait un peu plus chaque jour, que les Français sont toujours plus mis à la peine et voient leurs libertés chaque jour plus bafouées, la pensée de ce roi apparaît dans toute sa force et son originalité.
Le Comte de Chambord a refusé avec courage et abnégation de « couronner la Révolution ». Il avait déjà largement perçu les effets néfastes des nouvelles institutions basées sur un droit dévoyé au profit des majorités changeantes et pour lesquelles la souveraineté n’est plus un absolu.
Pour Henri V il était encore temps, par la restauration de la monarchie traditionnelle, de ne pas accepter les fausses valeurs issues d’idéologies qui ne mènent qu’à la mort et à la disparition de la société.
Le drapeau blanc était le signe de cette rupture nécessaire. Sans doute moins perceptible à son époque, cette rupture nécessaire est aujourd’hui d’une profonde actualité.
Pour Henri V, à la suite de tous les rois de France, la fonction royale avait d’abord pour mission de contribuer au bien commun sans lequel il n’y a pas d’avenir possible. Cela est toujours vrai (…). »

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Soyons donc très attentifs aux mots et recevons ce que nous dit Sa Majesté :

1) Le Comte de Chambord est un prince « méconnu » et sa pensée est « travestie » :

« Peu de princes sont aussi méconnus que ce dernier et voient leur pensée pareillement travestie », nous dit notre Roi.
En commençant l’évocation de son prédécesseur, Louis XX ne veut-il pas nous faire comprendre qu’il est temps de cesser une bonne fois pour toutes de rabâcher les poncifs véhiculés au sujet de ce Prince dont l’histoire officielle fait un être borné et rétrograde, et que – c’est bien plus grave, hélas ! – un certain nombre de royalistes rendent responsable de l’échec de la restauration monarchique après l’écroulement du second empire et avant l’installation de la troisième république ?
Pour ces derniers, il eût importé de rétablir institutionnellement la royauté à tout prix, et plus encore à n’importe quel prix, c’est-à-dire en sacrifiant les principes mêmes de la royauté traditionnelle. Mais sacrifier les principes, c’est condamner inéluctablement à mort l’institution monarchique qui repose sur eux !

Bien souvent, ceux qui accablent de reproches le Comte de Chambord en le rendant définitivement coupable de l’échec de la restauration, s’attachent davantage au décorum et aux apparences de la royauté qu’à son essence ; ils seraient prêts à de nombreuses compromissions (en particulier en ce qui concerne le lien intrinsèque et substantiel de la monarchie française avec la Foi catholique et à ce qui en découle, spécialement la morale familiale, économique et sociale) pour sauver les apparences, et s’accommoderaient très facilement d’une forme de gouvernement comparable aux systèmes « couronnés » que l’on trouve aujourd’hui en Belgique, en Hollande, en Espagne… etc.
Ainsi, même s’ils nient de l’être, ces censeurs de l’attitude du Comte de Chambord ne sont en réalité rien moins que des libéraux qui ne font pas grand cas des principes fondamentaux de la royauté traditionnelle.

Par ces quelques mots : « Peu de princes sont aussi méconnus que ce dernier et voient leur pensée pareillement travestie », notre Roi légitime nous invite donc à approfondir notre connaissance du véritable Comte de Chambord et nous encourage, de ce fait, à étudier sa pensée, car il y a bien une pensée construite et raisonnée du Comte de Chambord : une pensée qui « apparaît dans toute sa force et son originalité », une pensée qui n’a rien à voir avec les caricatures simplistes qui en sont faites par des ignorants suffisants et satisfaits de leur crasse inculture.

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2) L’attitude du Comte de Chambord fut toute de « courage et abnégation » :

Sa Majesté se propose en quelques mots de nous éclairer sur l’attitude du Comte de Chambord : « Le Comte de Chambord a refusé avec courage et abnégation de « couronner la Révolution »

- « Couronner la révolution », c’est ce qu’ont fait à leur manière les usurpateurs – les deux Buonaparte et Louis-Philippe d’Orléans – et l’histoire nous montre où cela les a conduits…
« Couronner la révolution », c’est ce que voudraient les insensés – combien de fois n’ai-je pas entendu pareille sornette dans la bouche de certains royalistes ! – qui aujourd’hui réclament que le Prince Louis de Bourbon se présente aux élections républicaines pour recueillir une majorité de suffrages et restaurer ensuite la royauté sur la base d’une pseudo-légitimité qui lui viendrait des urnes, consacrant le faux principe – blasphématoire et étranger à la monarchie traditionnelle – selon lequel l’autorité serait une délégation de la « nation » ou une émanation de la « souveraineté populaire » !!!
« Couronner la révolution », ce serait encore accepter une couronne sous laquelle on ne remettrait pas en question la « déclaration des droits de l’homme et du citoyen » de 1789, ni les lois contraire à la morale catholique (divorce, contraception, avortement, euthanasie, reconnaissance d’unions civiles contraires à la nature rendues équivalentes au mariage…) ni la « séparation de l’Eglise et de l’Etat » …etc.
« Couronner la révolution », c’est ce qu’accepterait sans difficulté le Prince Jean d’Orléans qui, en octobre 2018 dans un entretien accordé à un grand quotidien parisien (cf. note en bas de page), s’affirmait grand admirateur de la constitution de la cinquième république et se verrait bien à la tête de la France avec un type de gouvernement semblable, à la seule différence qu’un roi héréditaire y remplacerait un président élu.
« Couronner la révolution », c’est, cela ressort à l’évidence de la manière dont Sa Majesté énonce les choses, ce que ne veut pas Louis XX.

- Courage : En employant ce mot, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon fait ressortir que c’eût été lâcheté et trahison pour le Comte de Chambord que recevoir la couronne qui lui était due au prix de l’acceptation des faux principes issus de la philosophie du siècle des « lumières », de la révolution et du parlementarisme.

- Abnégation : parce que renonçant à l’exercice du pouvoir plutôt que de trahir les justes principes de ce pouvoir, le Comte de Chambord a en même temps renoncé à être bien vu de ses contemporains, bien vu de l’histoire officielle, et bien vu même d’une partie des légitimistes (ou prétendus tels).
Il a renoncé à une forme de gloire terrestre, et il a renoncé à quantité d’avantages personnels, pour vivre en exil, incompris du plus grand nombre et moqué de beaucoup, plutôt que de trahir sa conscience, plutôt que de trahir la doctrine royale héritée de ses prédécesseurs Hugues Capet, Saint Louis, Henri IV, Louis XIV…  plutôt que de trahir la confiance et l’espérance des authentiques légitimistes, plutôt que de trahir la pureté de l’héritage remis par la divine Providence entre ses mains !

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3) L’attitude du Comte de Chambord est le fait d’une profonde lucidité politique :

« Il avait déjà largement perçu les effets néfastes des nouvelles institutions basées sur un droit dévoyé au profit des majorités changeantes et pour lesquelles la souveraineté n’est plus un absolu.
Pour Henri V il était encore temps, par la restauration de la monarchie traditionnelle, de ne pas accepter les fausses valeurs issues d’idéologies qui ne mènent qu’à la mort et à la disparition de la société » continue Louis XX.
Plusieurs expressions fortes émaillent ces deux phrases magnifiques :
- Parler d’ « un droit dévoyé au profit des majorités changeantes », c’est condamner les lamentables pantomimes électorales avec leurs pitoyables cortèges de flagorneries, de « promesses qui n’engagent que ceux qui y croient », et de mensonges qui tissent les courses aux mandats républicains.
Cette condamnation se fonde sur un droit pérenne, stable, immuable, fondé sur la Vérité.
La juste souveraineté, la juste autorité sont les émanations d’un droit divin, d’un droit objectif, délié (c’est le sens du mot « absolu » : qu’on pense à ce qu’est l’absolution qui délie une âme du joug de ses péchés) des fluctuations humaines qui sont les conséquences des « majorités changeantes », conséquences des troubles des passions, et conséquences du conflit entre les intérêts subjectifs.
- « La restauration de la monarchie traditionnelle » est l’unique moyen d’échapper aux « fausses valeurs issues d’idéologies qui ne mènent qu’à la mort et à la disparition de la société » : constat sans appel, puisque l’histoire même nous démontre par les faits que les idéologies mortifères des XIXe et XXe siècles (capitalisme, marxisme et ses avatars, nazisme, nationalisme, libéralisme… etc.) sont toutes filles de la révolution qui mit à bas la « monarchie traditionnelle ».

Ces paroles de notre Roi sont sans équivoque. En rendant justice à la lucidité du Comte de Chambord, elles nous rappellent qu’il ne faut point faire de concessions ni de compromissions avec la révolution mais que le combat légitimiste n’a qu’un seul but : « la restauration de la monarchie traditionnelle »

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4) L’attitude du Comte de Chambord non seulement n’est pas dépassée mais, avec le temps, elle a gagné en pertinence et en actualité :

« Alors que la France se défait un peu plus chaque jour, que les Français sont toujours plus mis à la peine et voient leurs libertés chaque jour plus bafouées, la pensée de ce roi apparaît dans toute sa force et son originalité ».
Monseigneur le Duc d’Anjou affirme sans ambiguïté qu’il y a une solution forte et originale capable d’enrayer le processus de décadence de notre France et d’enfermement des Français dans les liens d’une dictature qui ne dit pas son nom mais s’exerce de manière de plus en plus coercitive : « la pensée de ce roi », la pensée d’Henri V. « Pour Henri V, à la suite de tous les rois de France, la fonction royale avait d’abord pour mission de contribuer au bien commun sans lequel il n’y a pas d’avenir possible. Cela est toujours vrai. »
Une autorité souveraine indépendante des « majorités changeantes », déliée (absolue) de la tyrannie d’un « droit dévoyé » et des « idéologies qui ne mènent qu’à la mort » peut seule « contribuer au bien commun » sur des principes objectifs découlant de la nature des choses voulue par Dieu.

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5) « L’affaire du drapeau blanc » n’est pas un détail insignifiant lié à une « crispation » engendrée par une excessive étroitesse d’esprit, mais elle est le signe d’une attitude politique éclairée et « nécessaire » que Louis XX justifie pleinement :

« Le drapeau blanc était le signe de cette rupture nécessaire. Sans doute moins perceptible à son époque, cette rupture nécessaire est aujourd’hui d’une profonde actualité », ajoute encore notre Roi.
Cette phrase est tellement limpide et forte qu’elle se passe de tout commentaire : l’acceptation du drapeau tricolore repose sur l’abandon des principes de la monarchie traditionnelle, ce pourquoi le remplacement du drapeau de la république par le drapeau blanc de la Restauration s’impose aujourd’hui avec encore davantage de nécessité qu’en 1873 !

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Ainsi, par ce message de la Saint-Henri 2020, à l’occasion de la fête patronale de son prédécesseur Henri V en l’année du bicentenaire de sa naissance, Monseigneur le duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, se place clairement dans la parfaite continuité de la ligne politique du Comte de Chambord.

Ceux donc qui, tout en affirmant la légitimité dynastique de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon et ses droits à la Couronne, critiquent la monarchie capétienne traditionnelle, et voudraient la moderniser, la transformer en royauté constitutionnelle, ou encore conserver le drapeau tricolore – sur lequel par exemple on ajouterait les armes de France au centre -, se trouvent ici totalement désavoués par quelques phrases remarquablement ciselés, puisque leur habile concision est riche d’une portée infinie.

Nous sommes donc dans une profonde gratitude à l’adresse de Sa Majesté pour ce message qui vaut un manifeste politique, qui réjouit les cœurs de tous ceux qui sont investis dans la défense et la promotion de la monarchie traditionnelle et œuvrent à sa pleine restauration, et qui les remplit d’une magnifique espérance, car « la fonction royale (a) pour mission de contribuer au bien commun sans lequel il n’y a pas d’avenir possible ».

Que Dieu bénisse et protège Sa Majesté !

Vive le Roi Louis XX !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Louis de Bourbon 19 janvier 2020

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX
(à la Chapelle expiatoire en janvier 2020)

Note :
« Le Figaro » - 9 octobre 2018 : entretien accordé par le Prince Jean d’Orléans > ici, où l’on peut lire par exemple « Il faut rétablir la Constitution dans la perspective tracée par de Gaulle » ou encore « (…) notre Constitution n’est pas à abolir mais à transformer et à accomplir dans la perspective, inaboutie, que le général de Gaulle avait tracée au cours de son long dialogue avec mon grand-père« .

2020-86. A l’occasion de la fête de Saint Henri, Sa Majesté le Roi Louis XX met en valeur son prédécesseur Henri V et souligne la justesse et l’actualité de son attitude.

15 juillet 2020,
Fête du Saint-Sépulcre de NSJC (cf. > ici),
Commémoraison de Saint Henri, empereur et confesseur ;
Commémoraison de Saint Basile (Vladimir), prince de Kiev, confesseur « égal aux Apôtres ».

St Henri - détail d'un vitrail de l'église Sainte Marie-Madeleine - Gennevilliers

Saint Henri
(détail d’un vitrail de l’église Sainte Marie-Madeleine de Genevilliers)

Lundi 13 juillet, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié, sur les réseaux sociaux, le message suivant, à l’occasion de la fête de Saint Henri (date à laquelle il est fêté dans le calendrier réformé, car dans le calendrier traditionnel sa fête est célébrée au 15 juillet), fête patronale de son troisième fils, Monseigneur le duc de Touraine.
Voici le texte de ce message qui va bien au-delà de simples vœux de fête à un enfant : la Saint-Henri n’est finalement ici qu’un prétexte pour délivrer un message d’une portée politique absolument remarquable, sur laquelle nous reviendrons.
Nous nous permettons de reproduire en caractères gras les passages de ce texte qui nous paraissent particulièrement importants.

Le 13 juillet, l’Eglise catholique honore Saint Henri.
Au-delà de la pensée et des vœux que la Princesse Marie-Marguerite et moi-même adressons à notre troisième fils, cette fête me ramène au souvenir des rois qui ont porté ce prénom ponctuant l’histoire capétienne depuis le XIème siècle.
Je pense notamment au grand Henri IV, le premier monarque de la branche des Bourbons, mais aussi en cette année qui est celle du bicentenaire de sa naissance, au Comte de Chambord qui aurait dû devenir Henri V.

Peu de princes sont aussi méconnus que ce dernier et voient leur pensée pareillement travestie.
Pourtant, alors que la France se défait un peu plus chaque jour, que les Français sont toujours plus mis à la peine et voient leurs libertés chaque jour plus bafouées, la pensée de ce roi apparaît dans toute sa force et son originalité.
Le Comte de Chambord a refusé avec courage et abnégation de « couronner la Révolution ». Il avait déjà largement perçu les effets néfastes des nouvelles institutions basées sur un droit dévoyé au profit des majorités changeantes et pour lesquelles la souveraineté n’est plus un absolu.
Pour Henri V il était encore temps, par la restauration de la monarchie traditionnelle, de ne pas accepter les fausses valeurs issues d’idéologies qui ne mènent qu’à la mort et à la disparition de la société.
Le drapeau blanc était le signe de cette rupture nécessaire. Sans doute moins perceptible à son époque, cette rupture nécessaire est aujourd’hui d’une profonde actualité.
Pour Henri V, à la suite de tous les rois de France, la fonction royale avait d’abord pour mission de contribuer au bien commun sans lequel il n’y a pas d’avenir possible. Cela est toujours vrai.

Bonne fête de Saint Henri à tous.

Henri, comte de Chambord de jure Henri V

Henri V, dit « le Comte de Chambord »

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