Archive pour la catégorie 'Vexilla Regis'

2021-5. « Si chaque baptisé était habité par la foi d’un Louis XVI, la morgue républicaine se serait effacée depuis longtemps.»

Prédication du Révérend Père Jean-François Thomas s.j.
à la Messe solennelle de Requiem
célébrée à la pieuse mémoire de Sa Majesté le Roi Louis XVI

Eglise Saint-Eugène-Sainte-Cécile
Paris

jeudi 21 janvier 2021

frise lys deuil

Nous sommes encore une fois infiniment reconnaissants envers le Révérend Père Thomas qui nous a adressé le texte de la prédication qu’il a donnée en l’église Saint-Eugène & Sainte-Cécile de Paris à l’occasion de la Sainte Messe solennelle de Requiem qui a été célébrée ce jeudi 21 janvier 2021, à l’occasion du 228ème anniversaire du martyre de SMTC le Roi Louis XVI, et qui nous a autorisés à le publier dans les pages de ce blogue.

apothéose de louis XVI

L’apothéose de Louis XVI
(gravure de l’époque de la Restauration)

 Trois lys blancs

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Mes chers Frères,

Le ciel est bas et gris en ce Paris du 21 janvier 1793. La foule est dense tout au long du sinistre cortège amenant le fils de saint Louis à l’échafaud. Elle l’est encore plus autour de cette guillotine dont le couperet tombe avec un bruit sec et sifflant à 10h 10. Louis-Marie Prudhomme, cet imprimeur et éditeur jacobin du journal Les Révolutions de Paris (qui mourra de sa belle mort à Paris sous la Restauration), écrit, lyrique et prophétique : « Un citoyen monta sur la guillotine, et plongeant son bras nu dans le sang de Capet qui s’était amassé en grande abondance, il en prit des caillots plein la main et en aspergea par trois fois la foule des assistants qui se pressaient au pied de l’échafaud pour en recevoir chacun une goutte sur le front. – Frères, disait le citoyen en faisant son aspersion, frères, on nous a menacés que le sang de Louis Capet retomberait sur nos têtes ; eh bien ! qu’il y retombe. » Quelques dix-huit cents ans auparavant, des mots semblables avaient été prononcés, -tant les hommes sont toujours et partout de la même étoffe, sous le ciel de Jérusalem : « Pilate voyant qu’il ne gagnait rien, mais que le tumulte augmentait, prit de l’eau et se lava les mains devant le peuple, disant : Je suis innocent du sang de ce juste : voyez vous-mêmes. Et tout le peuple répondant, dit : Son sang sur nous et sur nos enfants !» (Matthieu, XXVII.24-25). Le sang que les prêtres du Temple répandaient sur les têtes lors des sacrifices était purificateur, comme le sera, éminemment et de façon définitive, le Sang du Maître crucifié par et pour le péché des hommes. Sur la place de la Révolution, ancienne place Louis XV, en ce matin d’hiver, la singerie et la parodie sacrilèges des sans-culottes imitant diaboliquement l’aspersion sainte et trinitaire avec le sang du Lieutenant du Christ vont prendre la France dans l’étau de son propre parjure. Oui, le sang versé est retombé sur nos têtes, et il ne cesse d’y couler, non point pour notre rachat puisque la république n’a jamais fait acte de repentir, – elle qui pourtant a souvent la repentance à la bouche lorsqu’il s’agit de dégrader un peu plus l’honneur flétri de notre pays, mais pour notre terrible destinée d’héritiers dépouillés et errants, vivant dans les guenilles spirituelles d’un faste perdu. « Le sang de Louis Capet est de l’eau bénite » dira un des enragés assistant à l’exécution tandis que la foule bat des mains. La terre de France, celle qui avait reçu l’eau du baptême de Clovis et de ses guerriers, celle qui avait été purifiée par le sang de tant de martyrs, a bu le sang du Roi et des victimes de la Révolution. Ce sang innocent ne crie pas vengeance car telle n’est pas l’attitude du témoin qui donne sa vie pour la foi. La punition est celle que s’inflige notre pays en refusant de courber la tête et de tourner le dos à ses erreurs et à ses crimes. Les révolutionnaires voulurent réduire à néant l’âme millénaire de la France en créant un monde nouveau, libéré de Dieu, mais ils ne réussirent qu’à instaurer des ténèbres qui ne cessent de s’épaissir puisque les « valeurs républicaines » sont le plus souvent des armes contre le droit naturel et la grâce surnaturelle.

Il est légitime de s’appliquer à retracer le martyre de Louis XVI, vraiment tué par haine du divin. L’Église, en France, n’a guère combattu, sauf exceptions, pour canoniser le Roi, la Reine, le malheureux Dauphin, Madame Élisabeth et tous ceux assassinés eux aussi comme symboles d’une société, certes pécheresse, mais vivant sous le regard de Dieu. Notre Roi pourtant, sans calcul ni affectation, imita dans son abaissement la Passion de Notre Seigneur. L’abbé Edgeworth, accompagnant le condamné jusqu’au dernier instant, rapporta comment Louis XVI, refusant d’avoir les mains liés, se laissa faire lorsque son ultime confesseur lui dit, dans les larmes et au milieu des roulements de tambours : «  Sire, dans ce nouvel outrage, je ne vois qu’un dernier trait de ressemblance entre Votre Majesté et le Dieu qui va être sa récompense. » Et le Roi de répondre, les yeux vers le ciel : « Assurément, il ne faut rien de moins que son exemple pour que je me soumette à un pareil affront. » Puis, s’adressant aux bourreaux : «  Faites ce que vous voudrez, je boirai le calice jusqu’à la lie. » Une telle attitude de noblesse, de courage et d’abandon à la divine volonté n’est pas une posture, et ses ennemis eux-mêmes ne s’y sont point trompés car les bougres étaient tout entiers pétris de farine chrétienne. Le procureur-syndic de la Commune Pierre Manuel, qui participa aussi aux massacres de juin et de septembre 1792, et qui se repentira par la suite, déclara, pour s’en lamenter, au journal La Révolution de 92 le 18 janvier 1793, trois jours donc avant l’exécution : « Si Louis XVI subit son jugement, comme il n’est plus possible d’en douter, la mort de Louis de Louis XVI sera la mort d’un saint. » Prudhomme, dans Les Révolutions de Paris, écrira de même : « Les prêtres et les dévotes qui déjà cherchent sur le calendrier une place à Louis XVI parmi les martyrs, ont fait un rapprochement de son exécution et de la Passion de leur Christ. » Hébert, dans l’épouvantable publication Le Père Duchesne, partagera une prédiction semblable : « Le pape va en faire un nouveau saint ; déjà les prêtres achètent ses dépouilles et en font des reliques ; déjà les vieilles dévotes racontent des miracles de ce nouveau saint. » Hélas, si les petites gens et le bas clergé ne se trompèrent point sur la conformité étonnante, presque un décalque, entre la mort du Roi et la Passion du Sauveur, la prophétie des révolutionnaires, qui eurent là une conviction unanime, ne trouva aucun écho à Rome, ni alors, ni par la suite, et le haut clergé de la Restauration ne montra guère d’enthousiasme à élever le Roi martyr sur les autels car sa mort soulignait trop les lâchetés, les abandons et les apostasies de cette époque tragique. Le bourreau Sanson semble avoir reçu plus de lumière surnaturelle lorsqu’il envoie une lettre au journal Le Thermidor, publiée le 22 février 1793 : «  Et pour rendre hommage à la vérité, il (le roi) a soutenu tout cela avec un sang-froid et une fermeté qui nous a tous étonnés. Je reste très convaincu qu’il avait puisé cette fermeté dans les principes de la religion dont personne plus que lui ne paraissait pénétré ni persuadé. » La voix des ennemis et des persécuteurs fait plus autorité que les panégyriques faciles pour affirmer et révéler la vérité. Tel fut le cri du centurion et des soldats gardant les condamnés du Golgotha lorsque Notre Seigneur expira : « Vraiment, celui-ci était le fils de Dieu. »

Par sa mort ignominieuse, Louis XVI scelle de façon glorieuse sa vocation de Lieutenant du Christ. Il n’est jamais aussi grand, – lui qui, contrairement à la légende entretenue y compris parmi les nobles de la Cour, ne fut jamais médiocre et petit, que lorsqu’il offre sa vie pour son Dieu et pour ses peuples. Lorsque le 2 septembre 1792, furent massacrés, au couvent des Carmes de la rue de Vaugirard, bien des prêtres et des religieux, dont le père général des Eudistes, Hébert qui était le confesseur de Louis XVI, les révolutionnaires trouvèrent sur tous les corps une image au double Cœur, Celui Sacré de Jésus et Celui Immaculé de Marie, et une prière à la Très Sainte Vierge « que les personnes pieuses sont invitées à réciter tous les jours pour le Roi. » Elle commence par ces mots : « Divine mère de mon Sauveur, qui, dans le temple de Jérusalem avez offert à Dieu le Père, Jésus-Christ son fils et le vôtre, je vous offre à vous-même notre roi bien-aimé Louis XVI. C’est l’héritier de Clovis, de sainte Clothilde, de Charlemagne, le fils de la pieuse Blanche de Castille, de saint Louis, de Louis XIII, de la vertueuse Marie de Pologne et du religieux prince Louis dauphin, que je vous présente. » Voici donc le roi présenté par ses sujets au Maître de tous, ceci dans un acte d’offrande qui ne peut conduire qu’au sacrifice suprême car, comme Jésus dans le temple des holocaustes, tout agneau doit finir égorgé. Sur l’échafaud, Louis XVI connaît le dernier rite de son sacre de Reims. Celui qui fut oint doit verser son sang, non point pour la malédiction des bourreaux mais pour le pardon de ceux qui ne savent ce qu’ils font. La garde révolutionnaire eut ordre de couvrir toute tentative de prise de parole du Roi près de la guillotine. Il parla cependant mais ne fut entendu que de quelques-uns, qui rapportèrent tous les mêmes paroles : « Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute, je pardonne à mes ennemis, et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France. » Puis, plaçant la tête sous le couperet : « Je remets mon âme à Dieu. »

Le Roi a pardonné, comme Notre Seigneur a pardonné, mais nous sommes marqués comme Caïn car l’orgueil du régime politique dans lequel nous essayons de survivre n’a jamais voulu fléchir. Depuis plus de deux siècles, malgré quelques éclaircies trop brèves, la révolution philosophique et bourgeoise, a poursuivi ses méfaits, vidant peu à peu de sa substance l’âme de la France en légalisant tous les crimes, toutes les immoralités, en imposant sa marque sur tout être et sur toute chose. La république installée dans les palais royaux croit sans doute que son règne durera mille ans. Elle se trompe, car les colosses ont toujours des pieds d’argile. Elle n’est qu’une pauvresse face à l’héritage des siècles et ses géants sont lilliputiens comparés à nos ancêtres les plus humbles. Il est tentant de la moquer et de la mépriser, en rejetant sur elle toutes les causes de nos maux, mais nous ne devons pas oublier que nous participons de son jeu, ne serait-ce que par notre silence et notre inaction. Dédaigner ne suffit pas. Louis XVI a été roi jusqu’au bout, même dépouillé de ses titres, de son pouvoir, de sa liberté. Il le fut car d’abord chrétien. Georges Bernanos s’adressait ainsi aux Français durant la dernière guerre : « Le grand malheur de ce monde, la grande pitié de ce monde, ce n’est pas qu’il y ait des impies, mais que nous soyons des Chrétiens si médiocres, car je crains de plus en plus que ce soit nous qui perdions le monde, que ce soit nous qui attirions sur lui la foudre. »

Si chaque baptisé était habité par la foi d’un Louis XVI, la morgue républicaine se serait effacée depuis longtemps. Le Roi ne s’est pas contenté de demeurer sur la défensive. Il a vécu et parlé en lieutenant du Christ jusqu’à la fin. Ceux qui approchaient Notre Seigneur lui donnaient le titre de « Fils de David ». Louis XVI fut fils de saint Louis, et plus encore, fils du Christ après avoir été son serviteur et son lieutenant. À l’image de son Souverain, il s’humilia lui-même en se faisant obéissant jusqu’à la mort. Qu’il intercède pour nous, pauvres soldats toujours dans la tourmente et sous la mitraille.

 Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

P.Jean-François Thomas s.j.
Cœur Immaculé de Marie, Refuge des pécheurs, s. Marcel
16 janvier 2021

Pour revoir l’intégralité de la Messe solennelle de Requiem
célébrée ce jeudi 21 janvier 2021
en l’église Saint-Eugène & Sainte-Cécile à Paris,
faire un clic droit sur l’image ci-dessous,
puis « ouvrir dans un nouvel onglet »

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frise lys deuil

2021-4. « Que le pardon, donné par le Roi à ses bourreaux et à ses peuples sur l’échafaud, soit accordé à notre pauvre France contemporaine et qu’il lui permette de se convertir… »

Martyre de Louis XVI

Prône du Révérend Père Jean-François Thomas s.j.,
à l’occasion de la

Prière pour le roi Louis XVI

sur la Place Royale (de la Concorde),
à Paris,
ce 21 janvier 2021
à l’heure de la mort du Roi-martyr

Nous sommes très reconnaissants envers le Révérend Père Thomas de nous avoir communiqué et autorisé à reproduire le texte de cette exhortation prononcée sur le lieu même du martyre de SM le Roi Louis XVI.

frise lys deuil

 Au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi-soit-il.

Ce qui se joua en ce sinistre jour du 21 janvier 1793 fut l’acte final d’une destruction programmée depuis l’éruption des dites Lumières. Comme l’a bien vu Honoré de Balzac, « le jour où on a coupé la tête du roi, on a coupé la tête de tous les pères de famille ». Une caricature représenta bientôt le bourreau brandissant la tête du roi martyr avec ces mots sacrilèges singeant la Parole divine : « Ecce Veto » (de l’horrible surnom donné à Louis XVI par les révolutionnaires). Cette exécution fut bien guidée par la haine de Dieu s’en prenant au Lieutenant du Christ dans ce royaume de France. Il faut se souvenir des paroles de saint Cyprien, à l’époque des martyrs : « Comment se fait-il que les Chrétiens soient jugés par des hérétiques, les hommes sains par des malades … les juges par des coupables, les prêtres par des sacrilèges ? »

Le pape Pie VI, lors du Consistoire secret qu’il tint le 11 juin 1793, déclara clairement : « Le principal reproche qu’on ait élevé contre lui (le Roi), portait sur l’inaltérable fermeté avec laquelle il refusa d’approuver et de sanctionner le décret de déportation des prêtres, et la lettre qu’il écrivit à l’Évêque de Clermont pour lui annoncer qu’il était bien résolu de rétablir en France, dès qu’il le pourrait, le culte catholique. Tout cela ne suffit-il pas pour qu’on puisse croire et soutenir, sans témérité, que Louis fut un martyr ? » Dans le même discours, le Souverain Pontife souligna la perversité de la Convention Nationale qui jugea son Roi : « [...] Après avoir aboli la monarchie, le meilleur des gouvernements, elle (la Convention nationale) avait transporté toute la puissance publique au peuple, qui ne se conduit ni par raison, ni par conseil, ne se forme sur aucun point des idées justes, apprécie peu de chose par la vérité et en évalue un grand nombre d’après l’opinion ; qui est toujours inconstant, facile à être trompé, entraîné à tous les excès, ingrat, arrogant, cruel… » Ce jugement pontifical s’applique toujours à notre société et à ses gouvernements successifs qui n’émirent jamais aucun acte de regret et de repentir. Ce Pape, persécuté lui aussi par la Révolution s’écrie, douloureux : « Ah ! France ! Ah ! France ! toi que nos prédécesseurs appelaient le miroir de la chrétienté et l’inébranlable appui de la foi, toi qui, par ton zèle pour la croyance chrétienne et par ta piété filiale envers le siège apostolique, ne marche pas à la suite des autres nations, mais les précède toutes, que tu Nous es contraire aujourd’hui ! De quel esprit d’hostilité tu parais animée contre la véritable religion ! »

En fait, lors de cet assassinat, le vrai peuple demeura terré dans ses foyers car l’âme française n’avait point péri, celle qui tremblait en entendant les furieux appeler sur eux et sur leurs enfants le sang du juste mis à mort. D’ailleurs lors du procès expéditif, une complainte, sur l’air du « Pauvre Jacques », circula, distribuée et chantée par des milliers de Parisiens angoissés et éplorés. En voici quelques extraits, bouleversants :

« O mon peuple ! que vous ai-je donc fait ?
J’aimais la vertu, la justice ;
Votre bonheur fut mon unique objet ;
Et vous me traînez au supplice ! (bis)

Français, Français, n’est-ce pas parmi vous
Que Louis reçut la naissance ?
Le même ciel nous a vu naître tous ;
J’étais enfant dans votre enfance.

O mon peuple, ai-je donc mérité
Tant de tourments et tant de peines !
Quand je vous ai donné la liberté,
Pourquoi me chargez vous de chaînes ? (bis)

Tout jeune, encor, tous les Français en moi
Voyaient leur appui tutélaire ;
Je n’étais pas encore votre Roi,
Et déjà j’étais votre père.
O mon peuple ! Que vous ai-je donc fait.. etc.

Si ma mort peut faire votre bonheur,
Prenez mes jours, je vous les donne.
Votre bon Roi, déplorant votre erreur,
Meurt innocent et vous pardonne.

O mon peuple ! recevez mes adieux ;
Soyez heureux, je meurs sans peine.
Puisse mon sang, en coulant sous vos yeux,
Dans vos cœurs éteindre la haine. (bis) »

Honorons en ce jour la mémoire de notre Roi, prions pour le repos de son âme si, d’aventure, il n’était point déjà dans le sein de Dieu, lui qui s’était consacré avec sa famille au Sacré Cœur de Jésus grâce à son confesseur, le Père Général des Eudistes François-Louis Hébert, béatifié puisque un des prêtres assassinés en septembre 1792 au couvent des Carmes. Le texte en est conservé, dans lequel le Roi promet de rétablir tout ce qui a déjà été entamé ou détruit dans la religion par la Révolution. Il se termine ainsi :
« 
Je ne puis aujourd’hui prononcer qu’en secret cet engagement, mais je le signerais de mon sang s’il le fallait, et le plus beau jour de ma vie sera celui où je pourrai le publier à haute voix dans le temple.
Ô Cœur adorable de mon Sauveur ! Que j’oublie ma main droite et que je m’oublie moi-même, si jamais j’oublie vos bienfaits et mes promesses, et cesse de vous aimer et de mettre en vous ma confiance et toute ma consolation. Ainsi soit-il. » 

Ecoutons ces vers profonds du grand poète catholique oublié, Armand Godoy, dans Ite Missa est :

« Ce n’est pas pour moi que je demande ta miséricorde.
Ce n’est pas pour moi : c’est pour les autres, pour mes pauvres frères.
J’attends à genoux que ta clémence, Agneau de Dieu, m’accorde
La fin de tous leurs désespoirs et de toutes leurs colères.

J’attends à genoux que le souffle infernal de la Discorde
Devienne azuré baiser de violettes printanières
Et que l’Angoisse aux voix multiples et l’Ennui monocorde
Se taisent à jamais sous le chant lumineux des rosaires.

J’attends à genoux que la sinistre et ténébreuse horde
Des crimes soit le clair essaim des caresses tutélaires.
J’attends à genoux que ta clémence, Agneau de Dieu, m’accorde

La fin de tous les tourments, la fin de toutes les misères.
Ce n’est pas pour moi que je demande ta miséricorde.
Ce n’est pas pour moi : c’est pour les autres, pour mes pauvres frères. »

Que le pardon, donné par le Roi à ses bourreaux et à ses peuples sur l’échafaud, soit accordé à notre pauvre France contemporaine et qu’il lui permette de se convertir, de revenir vers son Dieu et vers son Roi. Que la Très Sainte Vierge nous enveloppe tous dans son manteau de miséricorde en compagnie de tous les martyrs et de tous les saints de France au sein desquels Louis XVI veille sur nous.

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi-soit-il.

P. Jean-François Thomas s.j.
Sainte Agnès
21 janvier 2021

frise lys deuil

Nota bene :
On trouvera > ici, le texte de l’allocution consistoriale au cours de laquelle le pape Pie VI a affirmé sans équivoque le martyre de Louis XVI, et > ici le texte complet de la complainte sur le procès du Roi, l’une et l’autre évoquées par le Rd Père Thomas dans ce prône.

2021-3. Message de Sa Majesté le Roi Louis XX publié à l’heure même du martyre de Louis XVI.

Jeudi 21 janvier 2021.

frise lys deuil

Ce jeudi 21 janvier 2021, 228ème anniversaire du martyre de son prédécesseur le Roi Louis XVI, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, à l’heure même où le couperet tomba pour consommer le sacrifice du Roi-martyr, a publié sur les réseaux sociaux le message suivant :

Merci à tous ceux qui en ce 21 janvier, priant ou pensant au Roi Louis XVI, pensent et prient pour la France dont bien des maux actuels découlent de ce sacrifice.
Puisse la France retrouver les chemins de la tradition et de sa vocation.

Louis XVI

frise lys deuil

2020-129. Message de Sa Majesté le Roi Louis XX au soir du 31 décembre 2020.

31 décembre 2020

Voeux famille royale 31 décembre 2020

Après l’année éprouvante qui s’achève avec son lot d’incertitudes et d’interrogations, la princesse Marie-Marguerite et moi, confiants en l’avenir, nous souhaitons à vous tous, à vos familles et à ceux qui vous sont proches, nos vœux chaleureux de prospérité, de santé et de bonheur pour l’année qui s’ouvre.
Que Notre-Dame et tous les saints veillent sur la France et son salut.

Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

Grandes armes de France

2020-128. Message royal pour la Sainte Nuit de Noël.

Jeudi soir 24 décembre 2020,
en la sainte veillée de la Nuit de la Nativité.

Ce 24 décembre en début de veillée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux ce court message rempli d’affection et de sollicitude pour ses peuples de France, accompagné de cette photographie, manifestant les qualités de son cœur paternel qui, en quelques mots seulement, peut se rendre présent à tous dans un véritable esprit chrétien.

Crèche message Louis XX

Comme tous les Français réunis devant la crèche ou le sapin, avec la princesse Marie Marguerite et nos enfants, nous pensons à tous ceux qui, seuls ou en famille, retrouvent l’espérance dans le mystère de Noël après la terrible année que nous venons de vivre.

Que Notre-Dame protège la France.

Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

grandes armes de France

2020-127. « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

Mercredi 23 décembre 2020,
Mercredi avant la fête de la Nativité,
Commémoraison de Saint Dagobert II, roi d’Austrasie et martyr ;
Anniversaire de la sainte mort de la Vénérable Thérèse de Saint Augustin,carmélite (cf. > ici) ;
Anniversaire du massacre de Savenay (23 décembre 1793).

Vous trouverez ci-dessous, chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, la lettre que, en qualité de Prieur de la Confrérie Royale, il m’est revenu d’adresser ce jour à ses membres et sympathisants. Je me suis autorisé à penser qu’elle pourrait aussi être profitable à plusieurs d’entre vous.

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 1

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

Lanterne de Noël

« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

Lettre mensuelle aux membres et amis
de la
Confrérie Royale

à l’occasion de la
fête de Noël
- 25 décembre 2020 -

Rappel :

Les membres de la Confrérie Royale s’engagent à sanctifier d’une manière particulière le 25 de chaque mois en redoublant de prières l’accoutumée les exercices du devoir d’état, les peines et les joies de méticuleusement à sa sanctification, lorsque cela est possible en assistant à la Saine Messe et en offrant la sainte communion à l’intention du Roi, ou encore en accomplissant quelque petit pèlerinage ou acte de dévotion supplémentaire offert à l’intention de Sa Majesté et du Royaume des Lys.
La lettre mensuelle, envoyée à tous les membres ainsi qu’aux amis qui ont manifesté le désir de la recevoir, à l’occasion de ce 25 de chaque mois, est écrite par les prêtres, religieux ou membres de la Confrérie Royale. Son but est de raviver la ferveur et la détermination des membres, en leur proposant des réflexions et approfondissements toujours nécessaires.

* * * * * * *

« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

A quelques heures seulement du moment où la liturgie de notre Mère la Sainte Eglise va nous inviter une fois encore à laisser notre joie spirituelle s’exhaler, en reprenant le chant des anges dans la nuit de Bethléem – « Gloria in excelsis Deo et in terra pas hominibus bonae voluntatis : gloire à Dieu dans les hauteurs et sur la terre paix aux hommes de bonne volonté ! » -, il me revient de vous rejoindre, bien chers Amis, membres et sympathisants de notre chère Confrérie Royale, pour cette étape mensuelle du « 25 du mois ».

Le 25 du mois… en décembre.

Vous le savez, mais je me permets néanmoins de vous le rappeler, notre « rendez-vous spirituel mensuel » a été fixé à cette date par les fondateurs de la Confrérie Royale en référence à la fête de la Nativité de Notre-Seigneur, célébrée le 25 décembre, parce que la fête de Noël est aussi, par les dispositions admirables de la divine Providence, l’anniversaire de la naissance de notre France.

En effet, la France est née dans les fonts baptismaux de Reims en ce 25 décembre de l’an 496 alors que Sa Majesté le Roi Clovis recevait la grâce du Saint Baptême.

Il faut le dire et le redire inlassablement : avant cette Noël 496, il y avait la Gaule romaine, divisée, affaiblie, livrée au pouvoir de nombreux envahisseurs barbares, et hérétiques pour la plupart, mais à compter du baptême de Clovis il y aura désormais le Royaume catholique des Francs, dans lequel les anciens Gallo-romains vont s’intégrer avec joie, Royaume des Francs par lequel la foi catholique, la foi de Nicée, va s’imposer, va triompher, va reconquérir les âmes que les hérétiques ariens lui avaient ravies.

La France est née de la rencontre de la foi catholique et de l’institution royale franque, elle est née de l’alliance qu’elles ont contractée dans la personne de Clovis, lorsque, suivi par l’élite de ses guerriers et dignitaires, il reçut le Saint Baptême des mains de Saint Remi.

Ce « pacte de Reims », ainsi que l’a nommé le Pape Saint Pie X, nous autres, membres de la Confrérie Royale, autant qu’il est en notre pouvoir, par la prière, l’offrande et le sacrifice, nous le réactualisons en quelque manière en nos âmes et en nos corps même, à chaque 25 du mois, portant – vive et forte – l’espérance de sa pleine reviviscence par la restauration du Roi Très Chrétien sur le trône de France, et la restauration de la monarchie traditionnelle.

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 2

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

Malgré les temps mauvais…

Et cependant les temps sont mauvais, bien mauvais…

J’ai reçu, toutes ces dernières semaines, les confidences – presque comme des soupirs – de tant et tant de personnes qui m’ont déclaré être si éprouvées par les circonstances présentes qu’elles n’ont pas l’enthousiasme des autres années pour préparer Noël, pour préparer leurs âmes à la joie de Noël, pour préparer tout l’environnement habituellement si doux et consolant de cette fête qui est par excellence la fête des familles chrétiennes…

Les inquiétudes sont certes légitimes, au vu de ce qui se trame machiavéliquement dans l’ombre et dont nous assistons au dévoilement progressif à travers les apparents incohérences et atermoiements des actuels usurpateurs du pouvoir, en France et dans le monde.

Nul ne peut, à vues humaines, se réjouir lorsqu’il regarde avec discernement et lucidité l’instauration d’une véritable dictature planétaire, tyrannie affublée des oripeaux du souci du bien-être des peuples : un prétendu bien-être tronqué de toute dimension surnaturelle et ordonné au règne de Mammon.

La mascarade, aussi rigoureuse et inflexible qu’elle veuille être, n’aura qu’un temps et ne pourra pas davantage perdurer que la tour de Babel dont elle est une variante moderne, nous devons en avoir la certitude.

Il y aura sans doute beaucoup de souffrances, beaucoup de larmes… beaucoup de sang même !

Mais la persécution n’est-elle pas la grande fête des véritables fidèles de Jésus-Christ, heureux de placer leurs pas dans ceux de leur divin Maître portant Sa Croix rédemptrice ?

Si nous sommes de vrais disciples, nous ne pouvons réellement craindre (malgré les frissons qu’éprouve si spontanément notre nature fragile à cette perspective) de suivre Notre-Seigneur souffrant, mais par cette souffrance-même triomphant de toutes les forces du mal !

Devant la Crèche, dans nos maisons et dans nos églises, contemplons amoureusement Celui qui S’est incarné « pour nous les hommes et pour notre salut » : le bois de la mangeoire qui Lui sert de berceau préfigure celui de Sa Croix ; les langes dont Il est emmailloté (ces langes qui sont les signes auxquels les bergers doivent Le reconnaître) annoncent l’emmaillotement funèbre qui semblera Le tenir prisonnier du tombeau.

L’Enfant-Dieu de la Crèche nous ouvre les bras, nous ouvre Son Cœur et nous dit en silence au cœur de notre cœur : « Ne crains point : Je suis là, et Je serai là… Sois-Moi fidèle chaque jour et Ma grâce ne te fera point défaut… Je serai ta force… Suis-Moi sans crainte avec le maximum de générosité… »

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 3

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

Nous savons, nous en sommes certains, nous le croyons, parce que tout au long des quinze siècles de l’ « histoire sainte » du Royaume de France, depuis le Baptême de Clovis jusqu’à nos jours, les faits sont là, indéniables dans leur vérité tenace, et que les faits sont appuyés par les exemples et les paroles des saints, la France, notre France, a été voulue par Dieu catholique et royale.

Les dons de Dieu sont sans repentance et la vocation donnée par Lui à la France subsiste en dépit de l’apostasie officielle et des infidélités accumulées.

Le cri des Francs « Dieu le veult ! » lancé avec enthousiasme en réponse à la prédication du Bienheureux Urbain II, doit aujourd’hui jaillir de nos cœurs avec une conviction renouvelée, avec une ardeur galvanisée et non érodée par les contradictions présentes.

« Dieu le veult ! » : Dieu, qui n’est point inconstant en Ses desseins providentiels et qui a fait la France catholique et royale dans la sainte nuit de Reims à la Noël 496, veut la restauration du Royaume de France, veut la restauration de la monarchie traditionnelle « de droit divin », veut la restauration du Fils aîné de l’Eglise – seul Roi légitime – à la tête du Royaume des Lys !

Ainsi donc, si « Dieu le veult ! », notre foi et notre espérance doivent s’en trouver fortifiées et régénérées, notre zèle et notre ardeur doivent en recevoir un accroissement de vigueur et de pugnacité, notre générosité doit puiser dans le divin Cœur du Petit Roi qui nous tend les bras dans Sa Crèche un dynamisme décuplé au service de Son lieu-tenant sur la terre de France : l’aîné des descendants de Hugues Capet, de Saint Louis, d’Henri IV et de Louis XIV, Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX.

« Dieu le veult ! » : et donc « si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? » (Rom. VIII, 31b).

Cette parole inspirée de Saint Paul doit nous habiter et nous garder dans une inébranlable confiance : quelles que soient les épreuves qui nous attendent, quelles que soient les vexations et les tracasseries multipliées par un pouvoir impie, quelles que soient les souffrances qu’il faudra endurer, « pour Dieu et pour le Roi », comme le firent avant nous Vendéens et Chouans, la grâce du Roi du Ciel ne nous sera pas refusée.

« Si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? » Oui, qui ? Le démon ? La franc-maçonnerie?Le gouvernement de la république ? Les lois liberticides ? Les forces de police ? La prison ? Les brimades ? Les persécutions ?…

En tout cela nous serons vainqueurs, en suivant Jésus de la Crèche au Calvaire !

En tout cela, par Lui, avec Lui et en Lui, nous accomplirons notre vocation de catholiques et de Français fidèles aux dispositions de Dieu sur le Royaume des Lys !

En tout cela nous nous montrerons serviteurs de Dieu et de Son lieu-tenant sur la terre de France, et – quoi qu’il doive nous en coûter – nous serons les grands vainqueurs !

« Si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? »
Dans cette conviction toute surnaturelle,
je vous souhaite, bien chers Amis,
un très beau, très fervent et très saint Noël !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.
Mercredi 23 décembre 2020,
en l’anniversaire de la mort de la vénérable Thérèse de Saint-Augustin,
née Madame Louise de France, fille de SM le Roi Louis XV.

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 4

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

Lanterne de Noël

2020-124. Rappel à Dieu de Monsieur Daniel Hamiche.

Lundi soir 30 novembre 2020,
fête de Saint André le Protoclite, apôtre et martyr ;
lundi de la 1ère semaine de l’Avent.

Nous avons appris hier, dimanche 29 novembre en milieu d’après-midi, la mort de Monsieur Daniel Hamiche (pour lire une courte notice biographique voir > ici), connu de beaucoup de nos amis qui l’ont entendu sur les ondes ou ont lu ses publications variées.

A titre personnel, et sans vouloir m’étendre sur les détails, j’ai connu Daniel lorsque je vivais à Paris : il m’avait invité dans son émission radiodiffusée à plusieurs reprises, m’accueillait toujours avec une joyeuse cordialité rue Didot, dans le XIVe arrondissement, où se trouvait alors le siège du « Légitimiste », participait de temps en temps aux réunions informelles qui se tenaient dans l’appartement que j’occupais in illo tempore dans le XVe, au cours desquelles ses interventions étaient toujours percutantes et stimulantes…
A l’occasion de son 55ème anniversaire, le 1er octobre 2002, il nous avait invités, le baron Pinoteau, Guillaume de T. et moi-même : c’est ainsi que j’ai rencontré pour la première fois Monsieur le Chancelier de France, récemment rappelé à Dieu lui aussi (cf. > ici).
Nous nous retrouvions aussi, évidemment, lors de cérémonies religieuses ou manifestations, militantes ou culturelles.
Mon départ de Paris avait distendu nos relations, qui sont restées néanmoins amicales jusqu’à la fin.
De loin, informé de son état de santé, j’ai prié pour lui, me suis réjoui de le savoir entouré de la prière de prêtres amis et accompagné par leurs visites, incommensurables sources de bénédictions et de grâces en ces derniers moments si redoutables.
Maintenant qu’il est entré dans son éternité, je continue mon humble prière fraternelle à son intention.

Quelques heures seulement après l’annonce du décès de Daniel, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié le message suivant.

Daniel Hamiche

Daniel Hamiche (1er octobre 1947 – 29 novembre 2020)

frise lys deuil

Quelques jours après la disparition du baron Pinoteau, j’apprends avec beaucoup de tristesse le rappel à Dieu d’une autre grande figure de la Légitimité, Daniel Hamiche, qui, du jour où il rencontra la Foi catholique, devint aussitôt comme par voie de conséquence, un fervent défenseur de la royauté légitime. Cofondateur avec Philippe Montillet en 1984 de la Feuille d’Information Légitimiste puis du Légitimiste, il avait consacré sa vie à la lutte contre la déchristianisation et les persécutions faites aux catholiques et aux chrétiens.

Que son âme repose en paix et qu’il ait à présent le bonheur ineffable de contempler la Face de Dieu pour l’éternité !

frise lys deuil

2020-123. L’Aîné des descendants de Saint Louis soutient et encourage les défenseurs de la liberté du culte catholique.

Samedi soir 28 novembre 2020,
après les premières vêpres du premier dimanche de l’Avent.

Ce samedi soir, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux, ce message de protestation et d’avertissement à l’intention du gouvernement de la république, et d’encouragement et de soutien à l’adresse des catholiques qui se mobilisent contre les mesures discriminatoires prises à l’encontre de la participation à la Sainte Messe.

Que Dieu bénisse et accorde longue vie à notre Roi légitime, et qu’Il nous accorde de le voir monter sur le trône qui est le sien à la suite des Rois Très Chrétiens ses ancêtres ! 

Louis XX - chevalier de Malte

Sa Majesté en tenue de Chevalier de Malte (photo de 2011)

Comme catholique, je me joins aux protestations des Evêques comme des fidèles après l’incompréhensible décision de maintenir la limitation de la reprise du culte quelle que soit la taille de l’édifice.

En reconnaissant la nécessité des mesures de protection comme celle de garantir la santé publique, les pouvoirs publics sont dans leur rôle, mais en agissant contre la liberté de culte et de conscience, ils ne le sont plus.

Alors que de nombreux dangers guettent notre pays, alors que des milliers de personnes perdent leur emploi ou leur outil de travail, alors que la pression est forte sur ceux qui ont pour mission la santé et la sécurité de tous, il apparaîtrait plus judicieux que les autorités sachent trouver en l’Eglise le bras secourable qu’elle a toujours été en temps de crise.
L’Histoire montre combien les situations les plus périlleuses ont été surmontées lorsque le spirituel et le temporel savent agir ensemble. C’est sur cette union que la France a su se construire et trouver les solutions aux pires moments. Puisse cette sagesse être retrouvée !

Que Notre-Dame, Saint Louis mon aïeul et tous les Saints de notre pays protègent la France.

grandes armes de France

2020-122. « Je prie Dieu de nous offrir une longue vie pour continuer ce bonheur.»

Vendredi 27 novembre 2020,
Fête de la manifestation de la Médaille miraculeuse (cf. > ici) ;
Anniversaire de la mort du Roi Clovis 1er le Grand (cf. > ici et > ici).

Achevons ce soir la publication des messages que Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publiés au cours des mois d’octobre et novembre 2020.
Les deux, assez courts, qui suivent, ont été rendus publics sur les réseaux sociaux le 21 octobre, pour l’anniversaire de la naissance de la Princesse Marie-Marguerite, et le 6 novembre, pour le seizième anniversaire du mariage de nos Souverains légitimes.

Dans l’un comme dans l’autre, Monseigneur le Duc d’Anjou témoigne publiquement de son amour pour son épouse et pour sa famille : de fait, ces deux messages n’ont rien d’anecdotique puisque, dans la famille royale, les Légitimistes reconnaissent spirituellement leur propre famille, ainsi qu’un modèle pour leurs propres familles et pour toutes les familles du Royaume.
C’est d’ailleurs une grande consolation, dans une société où l’institution familiale et particulièrement mise à mal et dénaturée, de voir que nos Souverains donnent l’exemple d’une famille unie, rayonnante d’amour.

Nous sommes donc heureux du bonheur familial de Leurs Majestés et nous nous unissons avec ferveur à leur prière d’action de grâces à Dieu, Le priant de les combler d’une surabondance de bénédictions afin que, comme le dit notre Roi, Dieu leur accorde « une longue vie pour continuer ce bonheur ».

couple royal - anniversaire de mariage

Message du 21 octobre, jour anniversaire de la naissance de la Princesse Marie-Marguerite : 

Toutes mes félicitations à ma chère épouse, avec qui je me suis uni il y a bientôt 16 ans, qui m’a offert quatre enfants merveilleux, et avec qui j’espère célébrer toujours plus unis beaucoup d’anniversaires.

Message du 6 novembre, jour anniversaire du mariage de Leurs Majestés :

Chère Marguerite,
Merci beaucoup pour ces 16 années à tes côtés, pour ton support inconditionnel, ta compréhension, ta complicité, ton amour et nos quatre enfants qui complètent notre belle Famille.
Je remercie et prie Dieu de nous offrir une longue vie pour continuer ce bonheur.

Trois lys blancs

 

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