Archive pour la catégorie 'Vexilla Regis'

2020-118. « Le seul barrage efficace contre l’islamisation de notre société, contraire à notre histoire, notre héritage et à nos valeurs profondes ! »

Le jeudi 29 octobre 2020, au tout début de la matinée, un fanatique mahométan a tué trois catholiques dans la basilique Notre-Dame de l’Assomption de Nice.
Dans la journée de ce même jeudi, le Secrétariat de Monseigneur le Duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, publia le communiqué suivant, par lequel, une fois encore, notre Souverain légitime, avec une compatissante humanité et une lucide gravité, énonce les vérités qui conviennent en pareille circonstance.

Nous prenons la liberté de publier en caractères gras les passages les plus importants de ce message, et nous nous permettons ensuite d’y ajouter quelques commentaires… 

frise lys deuil

Nice basilique Notre-Dame de l'Assomption

Nice, basilique Notre-Dame de l’Assomption
dans laquelle un fanatique mahométan a tué trois personnes
le jeudi 29 octobre 2020

frise lys deuil

Un nouvel attentat terroriste vient de se dérouler ce matin dans la cathédrale de Nice, faisant trois victimes supplémentaires, qui viennent s’ajouter à une liste déjà longue. Trois martyrs, dois je plutôt dire, car assassinés lâchement, de manière barbare, parce que Français et Catholiques.

Mes pensées, ma compassion et ma prière sont d’abord pour eux, pour leurs familles et leurs proches, mais aussi pour le clergé, celui de la cathédrale et celui de toute la France, ainsi que pour tous les Français catholiques ainsi menacés.

Au moment où la messe dominicale s’avère plus que jamais indispensable au soutien de leur Foi et de leur moral, et malgré le durcissement des mesures sanitaires, je demande avec force aux autorités responsables de leur garantir la liberté de culte chaque dimanche dans des conditions de sécurité renforcée.

Plus que jamais, la France a besoin de retrouver le fil et la fierté de son identité chrétienne. C’est le seul barrage efficace contre l’islamisation de notre société, insidieuse ou violente, mais dans tous les cas contraire à notre Histoire, notre héritage et à nos valeurs profondes.

Continuons à prier et implorer inlassablement Marie Reine de France, St Michel Archange et tous les Saints et Saintes de France de protéger notre pays et de nous donner toujours plus de courage, de Force et de Foi, dans l’espérance, face aux épreuves qui viennent.

Louis,
Duc d’Anjou

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frise lys deuil

Quelques réflexions et commentaires
au sujet de cette déclaration royale du 29 octobre 2020 :

1 – Monseigneur le Duc d’Anjou va à l’essentiel en mettant en évidence, dès sa deuxième phrase, que les trois personnes tuées dans cet attentat l’ont été en haine de la France et de la religion catholique.
Car même si, dans les faits, la France officielle est apostate et beaucoup de Français sans religion, voire animés de sentiments hostiles envers l’Eglise, dans la mentalité de beaucoup de mahométans il y a malgré tout une identification entre la France et le catholicisme.
En soi, cela n’est pas faux puisque la France est née au baptême de Clovis de la rencontre, de l’union, de l’alliance du peuple Franc et de la foi catholique : la France est par essence catholique et royale.
L’assassin, venu sur notre sol à seule fin de commettre ces crimes abominables, s’est dirigé vers une église, et s’y est attaqué à trois individus « parce que Français et Catholiques ».
Etonnante « profession de foi » de l’enfer peut-on dire (puisque c’est le démon qui inspire de tels actes de haine sanglante), après toutes les grandes et larmoyantes déclarations sur la « laïcité » qui avaient suivi l’exécution de Monsieur Samuel Paty : à travers ces assassinats niçois, il manifeste qu’il sait bien, lui, que l’essence de la France est issue du catholicisme et que c’est justement pour cela qu’il a tant de haine contre elle !

2 – La lucidité de Monseigneur le Duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, lui permet aussitôt de prendre du recul et de l’altitude par rapport à l’émotion superficielle du moment, et, après les familles et les proches de ceux auxquels il n’hésite pas à attribuer le titre de martyrs, de manifester son soutien à tout le clergé de France, à tous les Français catholiques, parce que, comme nous l’avons souligné, la haine qui s’est exprimée dans cet acte terroriste est par essence anticatholique et antifrançaise.
Alors même que, la veille au soir, les annonces de l’occupant de l’Elysée, complétées peu après par celles de son premier ministre, laissaient prévoir de nouvelles restrictions imposées à l’exercice du culte catholique, notre Roi, tout au contraire, affirme de manière péremptoire l’importance de la Sainte Messe dominicale et l’impérieux devoir qui incombe aux responsables de l’ordre public de garantir la liberté et la sécurité du culte catholique.
Les paroles de Sa Majesté sont fortes et sans ambiguïté. Ce n’est pas la « laïcité » qui fera la force et l’unité de la France, mais c’est en renouant le fil de l’histoire sainte de notre pays, rompu par la satanique révolution : « Plus que jamais, la France a besoin de retrouver le fil et la fierté de son identité chrétienne » !

3 – Monseigneur le Prince Louis, à rebours de la langue de bois des politiciens républicains, et à rebours de la langue de buis de certains hommes d’Eglise toujours prompts à se faire des lèche-babouches, dénonce « l’islamisation de notre société ». Il en voit tous les dangers, et tire avec insistance la sonnette d’alarme. Il en va de la survie et de la permanence de la France, puisque l’islam est « contraire à notre Histoire, notre héritage et à nos valeurs profondes ». Contraire, et donc incompatible.

4 – Tous les messages de notre Roi légitime se terminent par une note spirituelle et un appel à prier pour la France, et ce message n’échappe pas à la règle : Louis XX se place résolument dans la lignée des Rois Très Chrétiens ses ancètres et prédécesseurs. Cette fois, outre l’invocation de Notre-Dame et des Saints de France, il nous exhorte à recourir particulièrement à la prière à Saint Michel archange, le grand vainqueur du démon.

5 – Enfin, sans se départir d’une profonde espérance surnaturelle, il est à noter que Monseigneur le Prince Louis achève cette fois son communiqué par la mention des « épreuves qui viennent ».
Comme toutes les personnes intelligentes et lucides, Sa Majesté voit clairement que nous allons au-devant de grandes difficultés, voire tribulations, et Elle ne nous berce pas d’illusions : nous vivons des temps durs, nous allons en connaître de plus durs encore peut-être. Mais en disant cela, Louis XX nous exhorte paternellement en même temps au courage et à la force, en nous indiquant la source à laquelle nous les puiserons : les vertus théologales. 

Saint Michel gif

2020-117. Seul le retour aux promesses du baptême de la France, seul le retour aux sources de notre identité française et chrétienne, seule la conversion, individuelle d’abord, collective ensuite, peuvent nous rendre le courage, et la Force et la Foi.

Le 16 octobre 2020, en fin d’après-midi, un fanatique mahométan décapitait en pleine rue Monsieur Samuel Paty, professeur dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine. Ces faits sont encore dans la mémoire de tous nos lecteurs…

Les sentiments unanimes d’indignation et d’horreur suscités naturellement par ce drame abominable ont été accompagnés d’un déferlement de propagande laïciste au moins aussi fanatique que l’acte contre lequel elle prétendait protester : les « valeurs de la république » et le prétendu « droit au blasphème » dont les médias ont saturé leurs auditeurs usque ad nauseam semblent une véritable tartufferie à tout homme de bon sens et de réflexion qui sait sur quelle montagne de décapitations en pleine rue et par quel terrorisme la dite république a été imposée à la France contre son gré !

Dans tous les communiqués par lesquels les personnalités politiques et même religieuses se sont exprimées, seul – j’insiste : SEUL ! – celui de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, publié le 18 octobre, a traduit en phrases sobres, simples et justes, la vérité des faits desquels il a ensuite tiré les bonnes leçons et les conclusions conformes à la Foi catholique et à la vocation propre du Royaume de France.

guerriers mahométans

Guerriers mahométans…

frise lys

Une nouvelle fois, la barbarie islamiste a frappé sur le sol de France. L’acte est ignoble, innommable, inhumain. Il constitue une offense terrible au genre humain et à Dieu, son Créateur.

Mes pensées et mes prières vont tout d’abord auprès de la famille de Samuel Paty si profondément choquée et bouleversée. Nous lui disons du fond du cœur toute notre compassion, notre solidarité, notre soutien dans cette terrible épreuve.

Il appartient maintenant aux autorités de l’Etat, au delà des déclarations et des manifestations, de prendre concrètement la mesure des lâchetés et abandons successifs qui sont la cause la plus directe de ces drames qui se succèdent désormais sans fin, menaçant ainsi les fondements de la société française.

Il est temps de nommer le mal par son nom et d’agir courageusement, concrètement, sans faux semblant, par des mesures énergiques contre ce qui est à l’évidence une volonté d’imposer aux Français, insidieusement ou par la terreur, une idéologie étrangère, foncièrement contraire à nos valeurs, notre culture et notre identité.

Aux Français, je voudrais redire cette injonction du saint Pape Jean-Paul II, « n’ayez pas peur » !

La peur est précisément le but du terrorisme, le meilleur moyen d’obtenir notre soumission.

Seul le retour aux promesses du baptême de la France, seul le retour aux sources de notre identité française et chrétienne, seule la conversion, individuelle d’abord, collective ensuite, peuvent nous rendre le courage, et la Force et la Foi.

C’est à ce prix que nous remettrons la France debout.

C’est à ce prix que les Français retrouveront le bonheur et la fierté d’être Français.

C’est à ce prix que la paix, le droit et la civilisation s’imposeront dans notre patrie si malmenée.

J’implore la Sainte Trinité, j’implore le Sacré-Coeur du Christ Sauveur, j’implore tous les Saints de France, en particulier Saint Louis mon aïeul, Sainte Jeanne d’Arc, Sainte Geneviève, Sainte Thérèse de Lisieux, Saint Charles de Foucauld de prendre la France et les Français en pitié, et de nous venir en aide, pour que nous trouvions en nous-mêmes chacun à notre place les ressources d’une véritable renaissance de la Fille Aînée de l’Eglise.

Louis, 
Duc d’Anjou

St Louis partant pour la Croisade

Saint Louis partant pour la croisade…

2020-116. Fidèle aux principes de la royauté française sans tomber dans les excès de toutes les apparentes modernités parées du nom de progrès, là où il n’y a souvent que travestissement de l’ordre naturel.

Au début du mois d’octobre 2020, s’est tenu à Vannes un colloque historique organisé par un cercle légitimiste non-adhérent à l’UCLF, consacré au bicentenaire de la naissance du Comte de Chambord, de jure SMTC le Roi Henri V.
A l’occasion d’une cérémonie d’hommage qui s’est déroulée au monument érigé en l’honneur d’Henri V en face de la basilique de Sainte-Anne d’Auray, a été lu ce message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure SMTC le Roi Louis XX, son successeur légitime.

Dans ce message, comme dans les précédents que Sa Majesté a déjà consacrés cette année à l’évocation de la grande figure de son prédécesseur, Louis XX insiste une fois de plus sur la fidélité aux principes de la monarchie traditionnelle : voilà pourquoi, au-delà du caractère circonstanciel de ce message, il nous faut à notre tour recevoir et transmettre cette insistance, à travers laquelle notre Roi légitime nous montre la voie que doivent suivre les Légitimistes, et la voie du seul redressement possible pour notre France.

Henri V - monument Sainte Anne d'Auray

Le Comte de Chambord, de jure SMTC le Roi Henri V,
représenté en costume de sacre,
Monument élevé à Sainte-Anne d’Auray

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Chers Amis, Chers fidèles du Comte de Chambord et de la Légitimité

Nous commémorons à quelques jours près le 200e anniversaire de sa naissance le 29 septembre 1820 au Palais des Tuileries à Paris.

29 septembre 1820 – 3 octobre 2020. Deux siècles que l’on aborde avec une certaine émotion.

Deux siècles, cela peut paraître long et pourtant comme le Comte de Chambord est proche de nous, pour ce qu’il représente, comme héraut de la légitimité monarchique, mais aussi pour ce dont témoignent ses actions et ses écrits.

Deux siècles après sa naissance, Henri, duc de Bordeaux, Comte de Chambord, l’enfant du miracle, demeure un des personnages incontournables de l’histoire de France. Ce monument en témoigne. Souvent, il est qualifié de seul monument élevé à la mémoire du Comte de Chambord. Il me semble qu’il serait plus juste de dire qu’il s’agit du seul monument élevé en France en souvenir d’un roi qui n’a pas régné… pour montrer toute la place qu’il tient dans l’histoire… Sur ce monument c’est bien le roi qui est figuré et non le Prince. Il est représenté en costume de sacre, c’est-à-dire en dépositaire de la royauté légitime qui trouve son pouvoir dans la conjonction de l’hérédité et de l’onction. Quel symbole !

N’est-ce pas ainsi qu’il était considéré par nombre de ses contemporains, qui l’appelaient avec révérence Henri V. Ce Roi sans couronne exerçait un grand pouvoir moral. Rien ne pouvait se faire sur le plan intérieur comme extérieur, sans que les regards se tournent vers lui. « Qu’allait dire ou penser le Comte de Chambord ? ».

Il était présent dans tous les grands débats de son époque : politique religieuse à travers ses rapports avec la Papauté et avec nombre d’Évêques ; politique internationale face aux nationalités naissantes ; réorganisation de l’agriculture confrontée aux nouvelles techniques, aux engrais industriels et au début de la mécanisation ; questions institutionnelles avec le grand débat du moment entre centralisation et décentralisation ; sans oublier la politique coloniale, qui s’ouvrait dans un contexte nouveau sous la pression anglaise et pour laquelle la France devait marquer son originalité, c’est-à-dire ne pas tout sacrifier au commerce et à la finance, mais veiller aussi au respect des hommes.

Son message, sur bien des points, demeure toujours actuel. En effet, né dans un siècle qui a connu beaucoup de changements, il a su rester fidèle aux principes de la royauté française sans tomber dans les excès de toutes les apparentes modernités parées du nom de progrès, là où il n’y a souvent que travestissement de l’ordre naturel. Au contraire, le Comte de Chambord a su faire le tri entre le bon grain et l’ivraie au service de la Vérité et du Bien commun.

Le voici ici entouré de sainte Jeanne d’Arc dont on commémore également cette année le centenaire de la canonisation, de sainte-Geneviève, de Du Guesclin et de Bayard. La Foi et le courage. Il ne pouvait être mieux entouré !

Avant de déposer une gerbe en hommage au Comte de Chambord, je voudrais ajouter une chose : quelques jours avant d’entrer dans l’année du bicentenaire, ce monument a bénéficié de la protection des Monuments Historiques. Comment ne pas y voir le signe que le Comte de Chambord fait bien partie de ce qui constitue l’histoire de France. Ainsi en ce jour je tiens à exprimer tous mes remerciements à ceux qui ont contribué à cette reconnaissance. Ma gratitude va en particulier au baron d’Audiffret, propriétaire des lieux qui les entretient avec grande fidélité.

A tous et à vous ici présents, merci de votre fidélité au Comte de Chambord et à ce qu’il incarne.

Louis, Duc d’Anjou

Monument comte de Chambord

Sainte-Anne d’Auray : Détail du monument du Comte de Chambord
sous les feux du soleil levant :
statues de Du Guesclin, Bayard et Sainte Jeanne d’Arc
(la statue de Sainte Geneviève se trouve à l’arrière)

grandes armes de France

2020-114. Prier Saint Remi pour obtenir par son intercession la conservation du Royaume et le maintien de la foi catholique.

1er octobre,
Fête de Saint Remi de Reims, apôtre des Francs.

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St Remi baptisant Clovis - vitrail église Maisons-Alfort

Saint Remi baptisant le Roi Clovis
(détail d’un vitrail de l’église de Maisons-Alfort)

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Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En recherchant dans les numéros de « L’Ami de la Religion et du Roi » l’article publié hier > ici, j’ai aussi découvert que la naissance de « l’Enfant du miracle », ce 29 septembre 1820, était arrivée alors qu’une neuvaine était en cours à travers tout le Royaume, à l’adresse de Saint Remi de Reims, apôtre des Francs et protecteur de nos Rois.
Je ne résiste donc pas, en cette fête de Saint Remi, à la « tentation » de vous livrer le texte de présentation de cette neuvaine – texte que je trouve des plus pertinents et particulièrement adapté à nos temps -, et je vous encourage même à en reprendre la pratique à partir de ce 1er octobre et pendant tous les jours de l’octave de Saint Remi, en redoublant de ferveur pour implorer de Dieu Sa paternelle protection sur le Trône et l’Autel, contre lesquels l’enfer est déchaîné…

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

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Prière à St Remi - 1Prière à St Remi - 2Prière à St Remi - 3Prière à St Remi - 4Prière à St Remi - 5

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Tombeau de Saint Remi - basilique Saint-Remi à Reims

Tombeau de Saint Remi
(Basilique Saint-Remi – Reims)

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2020-113. Une des marques les plus éclatantes que j’ai reçues de la protection de Dieu…

Mercredi 30 septembre 2020,
Dans l’Eglise universelle, fête de St Jérôme, docteur de l’Eglise (cf. > ici, > ici et > ici) ;
Fête de St Grégoire l’Illuminateur, apôtre de l’Arménie.

1820 – 30 septembre – 2020

Médaille frappée pour la naissance du duc de Bordeaux

L’une des nombreuses médailles frappées à l’occasion de la naissance du duc de Bordeaux
le 29 septembre 1820 :
1 – A l’avers : « Il renaît pour consoler sa patrie »
H.C.F.M. Dieudonné duc de Bordeaux né le 29 sept. 1820
[Note : H.C.F.M. sont les initiales de Henri Charles Ferdinand Marie] ;
2 – Au revers : « De cette tige antique s’il tombe une fleur une autre renaît ».

Trois lys blancs

Dans sa parution du samedi 30 septembre 1820 (N°641), le bulletin catholique et légitimiste « L’Ami de la Religion et du Roi » annonça en ces termes la naissance de « l’Enfant du miracle » qui était survenue la veille (cf. > ici).
Cette courte publication nous permet de lire avec édification les lignes par lesquelles, dans les heures qui suivirent cette heureuse naissance, cause de tant de consolations et de tant d’espérances, SMTC le Roi Louis XVIII annonça la nouvelle à Son Eminence le Cardinal Archevêque de Paris, Monseigneur Alexandre-Angélique de Talleyrand-Périgord.
La lecture de ces lignes ne cesse pas d’être pour nous la source d’une profonde édification.

Ami de la Religion et du Roi 30 septembre 1820 - 1

Ami de la Religion et du Roi 30 septembre 1820 - 2

Ami de la Religion et du Roi 30 septembre 1820 - 3

Médaille pour la naissance du duc de Bordeaux

Une autre des médailles frappées à l’occasion de la naissance du duc de Bordeaux
le 29 septembre 1820 :
« Fata aspera vinces » que l’on peut rendre par : « tu vaincras les rigueurs de la fatalité ».
A l’avers, cette médaille représente les profils superposés du duc et de la duchesse de Berry, sans légende ;
le revers, ici reproduit, montre le jeune duc de Bordeaux, nu, étranglant dans chaque main un serpent ailé.
Cette représentation reprend la figure mythologique d’Hercule, fils de Jupiter, à la naissance duquel Junon jalouse avait envoyé des serpents pour le tuer dans son berceau, allusion évidente à l’acharnement des méchants contre la race bénie des Bourbons qui,
malgré l’assassinat du duc de Berry destiné à ruiner la dynastie, a reçu en cette naissance un providentiel don divin.

Trois lys blancs

2020-112. « Il est né l’enfant du miracle ! »

1820 – 29 septembre – 2020

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Claude-Marie Dubufe - Naissance du duc de Bordeaux

La naissance d’Henri-Dieudonné d’Artois, duc de Bordeaux
Tableau de Claude-Marie Dubufe

Sept mois et demi après l’assassinat de son père, événement dramatique que nous avons évoqué > ici, naquit « l’enfant du miracle » : Henri-Dieudonné d’Artois, titré duc de Bordeaux à sa naissance, plus connu sous le nom de « Comte de Chambord », de jure SMTC le Roi Henri V.
Cette naissance fut célébrée par tout le Royaume avec une liesse que nous pouvons difficilement imaginer aujourd’hui : tous les arts la magnifièrent, les prédicateurs rivalisèrent d’éloquence pour exhorter les fidèles à l’action de grâces et pour stimuler leur ferveur « catholique et royale », les démonstrations de joie populaire se multiplièrent… Vraiment ce 29 septembre 1820 fut la démonstration que la royauté des Bourbons est bien d’essence paternelle, et que sous leur sceptre la France est une famille de familles.
Dans l’abondante production littéraire et poétique que suscita l’enthousiasme joyeux de la naissance du futur  Henri V, j’ai choisi de vous livrer aujourd’hui en premier lieu, cette ode d’Alphonse de Lamartine.

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Ode sur la naissance du duc de Bordeaux

par Alphonse de Lamartine

Versez du sang ! frappez encore !
Plus vous retranchez ses rameaux,
Plus le tronc sacré voit éclore
Ses rejetons toujours nouveaux !
Est-ce un dieu qui trompe le crime ?
Toujours d’une auguste victime
Le sang est fertile en vengeur !
Toujours échappé d’Athalie
Quelque enfant que le fer oublie
Grandit à l’ombre du Seigneur !

Il est né l’enfant du miracle !
Héritier du sang d’un martyr,
Il est né d’un tardif oracle,
Il est né d’un dernier soupir !
Aux accents du bronze qui tonne
La France s’éveille et s’étonne
Du fruit que la mort a porté!
Jeux du sort ! merveilles divines !
Ainsi fleurit sur des ruines
Un lis que l’orage a planté.

Il vient, quand les peuples victimes
Du sommeil de leurs conducteurs,
Errent aux penchants des abîmes
Comme des troupeaux sans pasteurs !
Entre un passé qui s’évapore,
Vers un avenir qu’il ignore,
L’homme nage dans un chaos !
Le doute égare sa boussole,
Le monde attend une parole,
La terre a besoin d’un héros !

Courage ! c’est ainsi qu’ils naissent !
C’est ainsi que dans sa bonté
Un dieu les sème ! Ils apparaissent
Sur des jours de stérilité !
Ainsi, dans une sainte attente,
Quand des pasteurs la troupe errante
Parlait d’un Moïse nouveau,
De la nuit déchirant le voile,
Une mystérieuse étoile
Les conduisit vers un berceau !

Sacré berceau ! frêle espérance
Qu’ une mère tient dans ses bras !
Déjà tu rassures la France,
Les miracles ne trompent pas !
Confiante dans son délire,
A ce berceau déjà ma lyre
Ouvre un avenir triomphant;
Et, comme ces rois de l’Aurore,
Un instinct que mon âme ignore
Me fait adorer un enfant !

Comme l’orphelin de Pergame,
Il verra près de son berceau
Un roi, des princes, une femme,
Pleurer aussi sur un tombeau !
Bercé sur le sein de sa mère,
S’il vient à demander son père,
Il verra se baisser leurs yeux !
Et cette veuve inconsolée,
En lui cachant le mausolée,
Du doigt lui montrera les cieux !

Jeté sur le déclin des âges,
Il verra l’empire sans fin,
Sorti de glorieux orages,
Frémir encor de son déclin.
Mais son glaive aux champs de victoire
Nous rappellera la mémoire
Des destins promis à Clovis,
Tant que le tronçon d’une épée,
D’un rayon de gloire frappée,
Brillerait aux mains de ses fils !

Sourd aux leçons efféminées
Dont le siècle aime à les nourrir,
Il saura que les destinées
Font roi, pour régner ou mourir ;
Que des vieux héros de sa race
Le premier titre fut l’audace,
Et le premier trône un pavois,
Et qu’en vain l’humanité crie
Le sang versé pour la patrie
Est toujours la pourpre des rois !

Tremblant à la voix de l’histoire,
Ce juge vivant des humains,
Français ! il saura que la gloire
Tient deux flambeaux entre ses mains
L’un, d’une sanglante lumière
Sillonne l’horrible carrière
Des peuples par le crime heureux ;
Semblable aux torches des furies
Que jadis les fameux impies
Sur leurs pas traînaient après eux !

L’autre, du sombre oubli des âges.
Tombeau des peuples et des rois.
Ne sauve que les siècles sages,
Et les légitimes exploits :
Ses clartés immenses et pures,
Traversant les races futures,
Vont s’unir au jour éternel ;
Pareil à ces feux pacifiques,
Ô Vesta ! que des mains pudiques
Entretenaient sur ton autel !

Il saura qu’aux jours où nous sommes,
Pour vieillir au trône des rois,
Il faut montrer aux yeux des hommes
Ses vertus auprès de ses droits ;
Qu’assis à ce degré suprême,
Il faut s’y défendre soi-même,
Comme les dieux sur leurs autels ;
Rappeler en tout leur image,
Et faire adorer le nuage
Qui les sépare des mortels !

Au pied du trône séculaire
Où s’assied un autre Nestor,
De la tempête populaire
Le flot calmé murmure encor !
Ce juste, que le ciel contemple,
Lui montrera par son exemple
Comment, sur les écueils jeté,
On élève sur le rivage,
Avec les débris du naufrage,
Un temple à l’immortalité !

Ainsi s’expliquaient sur ma lyre
Les destins présents à mes yeux ;
Et tout secondait mon délire,
Et sur la terre, et dans les cieux !
Le doux regard de l’espérance
Eclairait le deuil de la France :
Comme, après une longue nuit,
Sortant d’un berceau de ténèbres,
L’aube efface les pas funèbres
De l’ombre obscure qui s’enfuit.

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Médaille commémorative de la naissance du duc de Bordeaux

L’une des nombreuses médailles commémoratives de la naissance du duc de Bordeaux,
futur Henri V, dit le « Comte de Chambord » :
L’avers représente Saint Michel archange, fêté le 29 septembre par la liturgie catholique,
et le revers représente la duchesse de Berry présentant son fils nouveau-né, « l’enfant du miracle »,
avec cette légende :
« Dieu nous l’a donné , nos cœurs et nos bras sont à lui »

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2020-110. Grand Dieu sauvez la France !

Le 13 décembre 1908, furent signés les décrets autorisant la béatification de plusieurs Serviteurs de Dieu, parmi lesquels plusieurs français : Jeanne d’Arc, Jean Eudes, et Théophane Vénard.
A cette occasion, répondant au discours que venait de lui adresser Monseigneur Stanislas Touchet, évêque d’Orléans (et futur cardinal), le Pape Saint Pie X prononça en italien le discours suivant, publié dans les Acta Apostolicis Sedis du 15 janvier 1909.
On trouve fréquemment des extraits ou des citations de ce discours, mais il est plus rare de le trouver dans son intégralité. Le voici donc ci-dessous.

Ce texte, quoique de circonstance, comporte de nombreux éléments d’une valeur pérenne, et – d’une manière véritablement prophétique – le saint pontife nous y rappelle des choses très importantes pour les temps actuels, dans un contexte toujours plus hostile au catholicisme et à la doctrine traditionnelle de l’Eglise. C’est pourquoi nous nous sommes permis de mettre en caractères gras quelques passages particulièrement forts.. 

Paul Sibra - les voix de la France

Paul Sibra (1889 – 1951) : « Les Voix de la France »

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Discours prononcé par Sa Sainteté le Pape Pie X
le 13 décembre 1908
après la lecture des décrets de béatification des Vénérables
Jeanne d’Arc, Jean Eudes,
François de Capillas, Théophane Vénard et ses compagnons.

Armoiries de Saint Pie X

Je suis reconnaissant, Vénérable Frère [note : il s’agit de Monseigneur Stanislas Touchet, évêque d’Orléans], à votre cœur géné­reux qui voudrait me voir travailler clans le champ du Seigneur toujours à la lumière du soleil, sans nuage ni bourrasque. Mais vous et moi, nous devons adorer les dispositions de la divine Providence qui, après avoir établi son Église ici-bas, permet qu’elle rencontre sur son chemin des obstacles de tout genre et des résistances formidables. La raison en est, d’ailleurs évi­dente : l’Église est militante et par conséquent dans une lutte continuelle. Cette lutte fait du monde un vrai champ de bataille et de tout chrétien un soldat valeureux qui combat sous l’éten­dard de la croix. Cette lutte a commencé avec la vie de notre Très Saint Rédempteur et elle ne finira qu’avec la fin même des temps. Ainsi, il faut tous les jours, comme les preux de Juda au retour de la captivité, d’une main repousser l’ennemi, et de l’autre élever les murs du Temple saint, c’est-à-dire travailler à se sanctifier.

Nous sommes confirmés dans cette vérité par la vie même des héros auxquels sont consacrés les décrets qui viennent d’être publiés. Ces héros sont arrivés à la gloire, non seulement à tra­vers de noirs nuages et des bourrasques passagères, mais à tra­vers des contradictions continuelles et de dures épreuves qui sont allées jusqu’à exiger d’eux pour la foi le sang et la vie.

Je ne puis nier pourtant que ma joie est, en effet, bien grande en ce moment : car, en glorifiant tant de saints, Dieu manifeste ses miséricordes à une époque de grande incrédulité et d’indif­férence religieuse ; car, au milieu de l’abaissement si général des caractères, voici que s’offrent à l’imitation ces âmes reli­gieuses qui, pour témoigner de leur foi, ont donné leur vie ; car, enfin, ces exemples viennent, en effet, pour la plus grande part, Vénérable Frère, de votre pays, où ceux qui détiennent les pouvoirs publics ont déployé ouvertement le drapeau de la rébellion et ont voulu rompre à tout prix tous les liens avec l’Église.

Oui, nous sommes à une époque où beaucoup rougissent de se dire catholiques, beaucoup d’autres prennent en haine Dieu, la foi, la révélation, le culte et ses ministres, mêlent à tous leurs discours une impiété railleuse, nient tout et tournent tout en dérision et en sarcasmes, ne respectant même pas le sanctuaire de la conscience. Mais il est impossible que devant ces manifestations du surnaturel, quelle que soit leur volonté de fermer les yeux en face du soleil qui les éclaire, un rayon divin ne finisse pas par pénétrer jusqu’à leur conscience, et, serait-ce même par la voie du remords, les ramener à la foi.

Ce qui fait encore ma joie, c’est que la vaillance de ces héros doit ranimer les cœurs alanguis et timides, peureux dans la pratique des doctrines et des croyances chrétiennes, et les rendre forts dans la foi. Le courage, en effet, n’a de raison d’être que s’il a pour base une conviction. La volonté est une puissance aveugle quand elle n’est pas illuminée par l’intelligence, et on ne peut marcher d’un pas sûr au milieu des ténèbres. Si la géné­ration actuelle a toutes les incertitudes et toutes les hésitations de l’homme qui marche à tâtons, c’est le signe évident qu’elle ne tient plus compte de la parole de Dieu, flambeau qui guide nos pas et lumière qui éclaire nos sentiers : Lucerna pedibus meis verbum tuum et lumen semitis meis [Traduction : Votre parole est une lampe pour mes pas et une lumière pour mes sentiers – Psaume CXVIII, 105].

Il y aura du courage quand la foi sera vive dans les cœurs, quand on pratiquera tous les préceptes imposés par la foi ; car la foi est impossible sans les œuvres, comme il est impossible d’imaginer un soleil qui ne donnerait point de lumière et de chaleur. Cette vérité a pour témoins les martyrs que nous venons de célébrer. Car il ne faut pas croire que le martyre soit un acte de simple enthousiasme qui consiste à mettre la tète sous la hache pour aller tout droit en paradis. Le martyre suppose le long et pénible exercice de toutes les vertus. Omnimoda et immaculata munditia [Traduction : une pureté immaculée et de toutes les manières].

Et, pour parler de celle qui vous est connue plus que tous les autres – la Pucelle d’Orléans, – dans son humble pays natal comme parmi la licence des armes, elle se conserve pure comme les anges ; fière comme un lion dans tous les périls de la bataille, elle est remplie de pitié pour les pauvres et pour les malheu­reux. Simple comme un enfant dans la paix des champs et dans le tumulte de la guerre, elle demeure toujours recueillie en Dieu et elle est tout amour pour la Vierge et pour la sainte Eucha­ristie, comme un chérubin, vous l’avez bien dit. Appelée par le Seigneur à défendre sa patrie, elle répond à sa vocation pour une entreprise que tout le monde, et elle tout d’abord, croyait impossible ; mais ce qui est impossible aux hommes est toujours possible avec le secours de Dieu.

Que l’on n’exagère pas par conséquent les difficultés quand il s’agit de pratiquer tout ce que la foi nous impose pour accom­plir nos devoirs, pour exercer le fructueux apostolat de l’exemple que le Seigneur attend de chacun de nous : Unicuique mandavit de proximo suo [Traduction : Dieu a chargé chaque homme du soin de son prochain – Ecclésiastique XVII, 12]. Les difficultés viennent de qui les crée et les exagère, de qui se confie en lui-même et non sur les secours du ciel, de qui cède, lâchement intimidé par les railleries et les dérisions du monde : par où il faut conclure que, de nos jours plus que jamais, la force principale des mauvais c’est la lâcheté et la faiblesse des bons, et tout le nerf du règne de Satan réside dans la mollesse des chrétiens.

Oh ! S’il m’était permis, comme le faisait en esprit le prophète Zacharie, de demander au divin Rédempteur : « Que sont ces plaies au milieu de vos mains ? Quid sont istæ plagæ in medio manuum tuarum ? » la réponse ne serait pas douteuse : « Elles m’ont été infligées dans la maison de ceux qui m’aimaient. His plagatus sum in domo eorum qui diligebant me » : par mes amis qui n’ont rien fait pour me défendre et qui, en toute rencontre, se sont rendus complices de mes adversaires. Et à ce reproche qu’encourent les chrétiens pusillanimes et intimidés de tous les pays ne peuvent se dérober un grand nombre de chrétiens de France.

Cette France fut nommée par mon vénéré prédécesseur, comme vous l’avez rappelé, Vénérable Frère, la très noble nation, mis­sionnaire, généreuse, chevaleresque. A sa gloire, j’ajouterai ce qu’écrivait au roi saint Louis le pape Grégoire IX : « Dieu, auquel obéissent les légions célestes, ayant établi, ici-bas, des royaumes différents suivant la diversité des langues et des cli­mats, a conféré à un grand nombre de gouvernements des mis­sions spéciales pour l’accomplissement de ses desseins. Et comme autrefois il préféra la tribu de Juda à celles des autres fils de Jacob, et comme il la gratifia de bénédictions spéciales, ainsi choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, continue le Pontife, la France est le royaume de Dieu même, les ennemis de la France sent les ennemis du Christ. Pour ce motif, Dieu aime la France parce qu’il aime l’Eglise qui traverse les siècles et recrute les légions pour l’éternité. Dieu aime la France, qu’aucun effort n’a jamais pu détacher entièrement de la cause de Dieu. Dieu aime la France, où en aucun temps la foi n’a perdu de sa vigueur, où les rois et les soldats n’ont jamais hésité à affronter les périls et à donner leur sang pour la conservation de la foi et de la liberté religieuse. » Ainsi s’exprime Grégoire IX.

Aussi, à votre retour, Vénérable Frère, vous direz à vos com­patriotes que s’ils aiment la France ils doivent aimer Dieu, aimer la foi, aimer l’Église, qui est pour eux tous une mère très tendre comme elle l’a été de vos pères. Vous direz qu’ils fassent trésor des testaments de saint Remi, de Charlemagne et de saint Louis – ces testaments qui se résument dans les mots si sou­vent répétés par l’héroïne d’Orléans : « Vive le Christ qui est Roi des Francs ! »

A ce titre seulement, la France est grande parmi les nations ; à cette clause, Dieu la protégera et la fera libre et glorieuse ; à cette condition, on pourra lui appliquer ce qui, dans les Livres Saints, est dit d’Israël : « Que personne ne s’est rencontré qui insultât à ce peuple, sinon quand il s’est éloigné de Dieu : Et non fuit qui insultaret populo istinisi quando recessit a culto Domini Dei sui. »

Ce n’est donc pas un rêve que vous avez énoncé, Vénérable Frère, mais une réalité ; je n’ai pas seulement l’espérance, j’ai la certitude du plein triomphe.

Il mourait, le Pape martyr de Valence [note : il s’agit du Pape Pie VI, cf. dans ce blogue > ici et > ici], quand la France, après avoir méconnu et anéanti l’autorité, proscrit la religion, abattu les temples et les autels, exilé, poursuivi et décimé les prêtres, était tombée dans la plus détestable abomination. Deux ans ne s’étaient pas écoulés depuis la mort de celui qui devait être le dernier Pape, et la France, coupable de tant de crimes, souillée encore du sang de tant d’innocents, tourne, dans sa détresse, les yeux vers celui qui, élu Pape par une sorte de miracle, loin de Rome, prend à Rome possession de son trône et la France implore avec le pardon l’exercice du divin pouvoir que, dans le Pape, elle avait si souvent contesté ; et la France est sauvée. Ce qui parait impossible aux hommes est possible à Dieu. Je suis affermi dans cette certitude par la protection des martyrs qui ont donné leur sang pour la foi et par l’intercession de Jeanne d’Arc, qui, comme elle vit dans le cœur des Français, répète aussi, sans cesse, au ciel la prière : « Grand Dieu, sauvez la France ! »

Saint Pie X (2)

Autres textes publiés sur ce blogue :
- Prophétie et prière de St Pie X pour la France > ici
- Allocution consistoriale condamnant la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat > ici
- La mort de St Pie X et le discours de Pie XII pour sa canonisation > ici
- Prières de Pie XII à St Pie X > ici 

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2020-108. Sans piété filiale, il ne peut exister de société durable.

A l’occasion des destructions et actes de vandalisme qui se sont produits aux Etats-Unis et un peu partout dans le monde, sous le prétexte du respect dû aux « hommes de couleur », des émeutiers ont voulu s’en prendre à la magnifique statue équestre de Saint Louis qui trône au centre de la ville de Saint-Louis du Missouri. Un prêtre courageux, l’abbé Stephen Schumacher a été l’une des figures majeures des défenseurs – dont un grand nombre de catholiques – qui ont protégé la statue du saint Roi et l’on nettoyée des insanités dont elle avait été souillée.
A l’occasion de la fête de Saint Louis, ce 25 août 2020, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, dont on sait qu’il nourrit une très grande dévotion envers son saint patron et ancêtre, a adressé à ces courageux défenseurs un message de remerciement qui, au-delà des propos simplement circonstanciels, énonce une fois de plus de grandes et belles vérités qui constituent une nouvelle leçon politique universelle

Statue de Saint Louis - Saint-Louis du Missouri

Statue de Saint Louis à Saint-Louis du Missouri

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Sans piété filiale, il ne peut exister de société durable.

Message de Sa Majesté le Roi Louis XX
adressé
aux défenseurs de la statue de Saint Louis
à Saint-Louis du Missouri

25 août 2020

En cette fête de Saint Louis, mon aïeul et mon saint patron, mes pensées et mes prières se tournent avec reconnaissance vers ces Américains courageux qui ont empêché la destruction de la statue du saint roi à Saint-Louis du Missouri. Je pense tout particulièrement à l’abbé Stephen Schumacher, mais aussi à tous les laïcs anonymes qui ont fait bloc autour de lui.

Les violences contre le patrimoine et contre notre histoire participent toujours du même processus révolutionnaire et totalitaire qui coûta la vie à Louis XVI à qui les États-Unis doivent tant, et, depuis, à des dizaines de millions d’êtres humains. Ce processus vise à faire table rase du passé pour créer un « homme nouveau ».
Mais les hommes sont davantage que leur propre nature biologique : ils sont façonnés par l’œuvre des générations précédentes et ils ont une destinée surnaturelle. Nos saints et nos héros nous sont nécessaires pour mener une vie réellement humaine en nous offrant des modèles. Sans eux, nous ne sommes plus que des objets que les puissants du jour peuvent aisément réduire en esclavage.
Ce n’est pas en vain que la piété filiale, le respect de ce que nous ont transmis nos ancêtres, l’amour de la patrie constituent le quatrième commandement du Décalogue : sans piété filiale, il ne peut exister de société durable.

Aussi, je voudrais associer à ma prière reconnaissante tous ceux qui travaillent, dans les familles, les écoles, les universités – et partout ailleurs dans nos sociétés –, à transmettre la culture occidentale qui puise aux sources gréco-romaines et chrétiennes. Seuls des barbares irresponsables pourraient vouloir jeter aux orties ce trésor si riche et si essentiel à l’épanouissement de l’homme. 

Puisse Saint Louis, saint patron des chefs d’État, veiller sur leur mission et bénir une nouvelle floraison de la culture chrétienne pour le XXIème siècle ! 

Louis,
Duc d’Anjou

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Défenseurs de la statue de Saint Louis à Saint-Louis du Missouri

Les défenseurs de la statue de Saint Louis fermes et paisible en face de la fureur des émeutiers

Abbé Stephen Shumacher et fidèles

Avec d’autres prêtres et de nombreux fidèles, chapelets en mains,
le jeune et courageux abbé Stephen Schumacher a défendu la statue de Saint Louis
contre la violence destructrice des émeutiers

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2020-107. Message de Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX à l’occasion de la Saint-Louis.

Message pour la Saint-Louis 2020

Chers Amis, chers compatriotes,

Quelle tristesse de constater que d’année en année, la situation de la France se dégrade.
Fort de la responsabilité que m’imposent les huit siècles de royauté capétienne dont je suis l’héritier, la gravité actuelle de l’état de la France, m’amène à m’exprimer, en ce jour où l’Eglise fête Saint Louis, le modèle des gouvernants.

Force m’est de constater que notre pays s’enfonce vers des jours de plus en plus graves, alors que j’aimerais que mes déclarations puissent saluer le renouveau que tous les Français fidèles et qui croient en la destinée de leur pays, espèrent de tout leur cœur.

Atteinte depuis plusieurs années par une crise morale qui la fait douter d’elle-même, de sa mission, de son identité, la France doit aussi subir de nombreuses attaques venues de l’extérieur, tellement diffuses et perverses, qu’il est difficile de toujours bien les cerner, et de trouver les bonnes ripostes.

La difficulté est d’autant plus grande que la vérité n’est plus regardée en face et que les mots sont travestis par l’idéologie au point de perdre leur sens.

Ceux qui résistent vaillamment sans perdre confiance, souvent animés d’une foi profonde, ne suffisent pas à redresser la situation. Pareillement, nos militaires engagés sur de nombreux terrains au-delà de nos frontières, constatent que leur sacrifice et leur abnégation ne suffisent pas isolément à recréer une dynamique de vainqueur.
Les combats se gagnent certes sur le terrain, mais c’est d’abord dans les cœurs et les esprits que se forgent les conditions de la victoire qui doit trouver son expression politique.

Or, bien souvent, la France donne l’impression que cette volonté n’est plus là.

Pourtant il faudrait peu de choses : lui redonner le goût et le sens de la victoire qu’avait la France sûre d’elle-même et de sa mission ; et lui rappeler les grands moments de son passé qui demeurent des exemples pour demain.

Cet état d’esprit qui pourrait surgir à nouveau si les Français le veulent, semble oublié, annihilé.
Les « élites » depuis la Révolution n’ont agi que par intérêt. Quand reviendra-t-on au Bien Commun, à la justice, à la protection des plus faibles ? Quand acceptera-t-on de redonner aux mots leur sens et d’oublier qu’il n’y a ni incivilité, ni jeunes sauvageons mais violences gratuites et nouveaux barbares sans foi ni loi qu’il s’agit de combattre et de punir. En effet, chacun de leurs crimes ruine la vie sociale.

Or elle est déjà bien difficile pour de nombreux Français déjà confrontés à une situation économique et sociale souvent critique. Pourtant, la dernière crise sanitaire a montré combien nos compatriotes étaient capables de sursauts et d’initiatives quand l’Etat ne les oppresse pas ; quand il ne les accable pas d’une fiscalité de plus en plus lourde et injuste puisqu’elle n’assure plus les services publics même les plus essentiels ; quand l’Etat ne s’attaque pas aux libertés.

Les Français, en nombre toujours plus grand, se rendent compte que les institutions ne répondent plus à leurs attentes légitimes.

Combien de crises faudra-t-il encore ? combien de sacrifiés pour que les yeux s’ouvrent ? 

Il y a quelques mois, crise sanitaire aidant, des esprits lucides avaient posé la question de savoir si ces événements, dus largement au moins dans leurs conséquences, aux erreurs accumulées qui se traduisent par des centaines de milliers de mort, en France, en Europe et dans le monde entier, n’étaient pas l’occasion de réfléchir aux désordres des dernières décennies. Le beau symbole du « jour d’après » semblait porteur d’avenir.

En réalité quelques mois après, les mauvaises habitudes ont largement triomphé des bonnes résolutions et les jours d’après semblent encore plus catastrophiques que ceux d’avant. Le vote, devant une assemblée quasi déserte de la loi dite bio-éthique en est la plus éclatante manifestation… Elle est à la fois contraire à l’ordre naturel et à l’éthique. Elle cumule le déni du système représentatif actuel par la manière dont elle a été élaborée et la rupture avec les fondements de l’humanité. Les manipulations contre nature sont en train de franchir une nouvelle étape vers une société de chimère ou plus aucune limite ne semble retenir les hommes.
La société de la peur et des contraintes est aussi, désormais, celle de la mort planifiée.

Quel monde avons-nous devant nous ? Quel monde laisserons-nous à nos enfants ?

Je parle ici comme héritier et successeur des Rois de France mais aussi comme père et époux. Je sais combien de jeunes couples sont inquiets pour l’avenir de la société ; l’avenir de leurs enfants ; de nos enfants.

Heureusement les siècles d’histoire nous apprennent que les situations les plus terribles ne sont pas irréversibles. La France s’est sortie d’autres périls et cela même quand elle a failli perdre sa souveraineté comme au temps de Charles VII. La mission de Jeanne d’Arc l’a sauvé d’un péril d’autant plus éminent que l’ennemi était déjà installé sur notre sol. Celle qui est devenue en 1920 la patronne du Patriotisme a sauvé le pays et a restauré la monarchie légitime.

De tels exemples doivent nous redonner espoir et susciter de nouvelles initiatives pour reconstruire la France.

Puisse Saint Louis, modèle des souverains et des gouvernants, protéger la France et l’aider à retrouver le sens de sa mission.

Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.
Grandes armes de France
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