Archive pour la catégorie 'De liturgia'

2012-44. Simples réflexions à propos du 10 août.

Vendredi 10 août 2012.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

     La date du 10 août est particulièrement riche en célébrations et commémorations.
Sans prétendre, ni même vouloir, tout épuiser, je m’autorise à vous rejoindre pour partager avec vous quelques réflexions qui me sont venues aujourd’hui à partir de mes lectures et des échanges que j’ai eus avec mon papa-moine.

A – De la fête de Saint Laurent et de la cohérence des fidèles.

   Au calendrier liturgique, nous fêtons aujourd’hui Saint Laurent, proto-diacre et martyr.
C’est même l’un des plus célèbres martyrs de Rome : il est d’ailleurs devenu l’un des célestes protecteurs de la Ville Eternelle, et la basilique qui a été élevée sur son tombeau est au nombre des « sept basiliques » auxquelles les pèlerins se rendent traditionnellement.

Le martyre de Saint Laurent, Pierre de Cortone - 1626

Le martyre de Saint Laurent (Pierre de Cortone – 1626)

   Je ne peux résister à la tentation de vous recopier quelques phrases d’un sermon que notre glorieux Père Saint Augustin a consacré à Saint Laurent :
   « C’est aujourd’hui, à Rome, un grand jour de fête, que célèbre une grande affluence de peuple. Unissons-nous à ce peuple : absents de corps, soyons néanmoins par l’esprit avec nos frères, en un même corps, et sous un même chef. La mémoire de ses mérites ne se borne point, pour notre martyr, à la terre où est le sépulcre de son corps. Partout on lui doit un saint respect. La chair n’occupe qu’un seul endroit, mais l’âme victorieuse est avec Celui qui est partout.
(…) L’Eglise, a établi ces anniversaires des glorieux martyrs, afin d’amener par la foi à les imiter, ceux qui ne les ont point vus souffrir, de les stimuler par ces solennités (…). A chaque solennité d’un martyr, préparons notre coeur à le fêter, de manière à n’être jamais sans l’imiter.
C’était un homme, et nous sommes des hommes. Celui qui l’a créé nous a créés aussi ; et nous sommes rachetés au même prix qu’il a été racheté. Nul homme chrétien dès lors ne saurait dire : Pourquoi moi? Encore moins, doit-il dire : Pour moi non. Mais bien : Pourquoi pas moi ? (…)
Dès lors, mes frères bien-aimés, puisque jamais nous ne sommes sans persécution, comme nous l’avons dit, et que le diable, ou nous tend des embûches, ou nous fait violence, nous devons être toujours prêts, ayant le coeur fixé en Dieu, et autant qu’il nous est possible, au milieu de ces embarras, de ces tribulations, de ces épreuves, demander la force au Seigneur, puisque de nous-mêmes nous sommes si faibles, nous ne pouvons rien (…) » (Saint Augustin, homélie pour la fête de Saint Laurent)

   En un temps où, très spécialement en France, l’anti-christianisme se fait de plus en plus agressif, la célébration des fêtes des martyrs ne doit-elle pas nous stimuler et nous encourager ?
L’Apôtre Saint Paul ne s’adressait pas qu’aux chrétiens de Rome du premier siècle lorsqu’il leur écrivait : « Nolite conformare huic saeculo : ne vous conformez pas à ce monde, mais réformez-vous par le renouvellement de votre esprit, afin que vous reconnaissiez combien la volonté de Dieu est bonne, agréable et parfaite » (Rom. XII, 2).

   Aujourd’hui, par tous les moyens, de multiples et incessantes pressions sont faites pour que les chrétiens en prennent à leur aise avec la loi divine – qui n’est rien d’autre que la pratique cohérente du véritable amour – , réinterprètent les commandements de Dieu et de Son Eglise, renoncent aux exigences de la sainteté et se calquent sur des modes comportementales qui ne sont rien d’autre que l’immoralité institutionnalisée…

   J’ai alors repensé à ce qu’écrivait Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face :
« …si l’Amour venait à s’éteindre, les Apôtres n’annonceraient plus l’Evangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang… » (manuscrit B).
Et je me suis demandé : parmi tous ceux qui se déclarent chrétiens, aujourd’hui, en France, combien sont prêts à répandre leur sang pour défendre la loi morale, comme le fit Saint Jean-Baptiste ? combien sont prêts à payer de leur vie leur attachement à Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme, comme le fit Saint Etienne ? combien sont prêts à défendre toutes les Vérités révélées par Dieu et transmises infailliblement par Son Eglise, quoi qu’il puisse leur en coûter, comme le fit Saint Laurent ? combien sont prêts à se laisser torturer et mettre en pièces plutôt que d’abandonner un seul point du dogme, comme l’a fait la « foule immense que nul ne pouvait dénombrer » des fidèles mis à mort par les païens, par les hérétiques, par les mahométans, par les huguenots, par les révolutionnaires, par les marxistes et par les socialistes, par les athées et par les satanistes ?
La charité, capable d’aller jusqu’au bout du plus extrême don de soi, et la cohérence la plus rigoureuse de son comportement avec ce que l’on professe des lèvres ne font-elles pas cruellement défaut même dans les rangs des fidèles ? L’Amour, l’Amour vrai dont parlait Sainte Thérèse, n’est-il pas éteint ? L’Amour est-il encore aimé, vraiment aimé, aimé avec cette cohérence qui embrasse chaque détail de la vie ?

  J’ai lu dans « la Croix » – pardonnez-moi de citer un mauvais journal (« Lire ‘la Croix’, quelle croix ! » s’était un jour écrié le génial André Frossard) – le compte-rendu d’un sondage publié hier par « la Vie » (nul n’ignore que cet hebdomadaire n’est plus catholique depuis belle lurette), selon lequel seulement 56% des « catholiques pratiquants » croiraient en une vie après la mort, et seulement deux tiers d’entre eux adhèreraient aux dogmes les plus essentiels du christianisme (dont – excusez du peu – la création du monde par Dieu et la résurrection de N.S.J.C. !).
Sans doute conviendrait-il de définir ce qu’est pour « la Vie » un « catholique pratiquant » : à mon avis ce ne doit pas être quelqu’un qui va à la Messe tous les dimanches et fêtes d’obligation, qui prie quotidiennement, qui observe les commandements de Dieu et de l’Eglise, qui se confesse régulièrement, qui est attentif aux jours de pénitence et de jeûne, qui obéit au Pape… mais, bref, passons là-dessus pour en venir à cette conclusion : comment voulez-vous que ces prétendus catholiques soient capables de résister en face de la plus simple contradiction, des vexations de l’anti-christianisme militant, voire de la persécution – qu’elle soit psychologique ou physique – ?

   Sans doute voyons-nous ici les résultats de plus de cinquante ans de catéchèse et de prédication indigentes, rendues stériles par le modernisme et le relativisme des pasteurs eux-mêmes.
Une fois de plus, je n’hésite pas à l’écrire : il vaudrait certainement bien mieux que ces pseudo-catholiques, fussent-ils prêtres ou même évêques, quittent carrément l’Eglise et – si ça leur chante – fondent leurs petites sectes modernichonnes (et de toute façon sans avenir) plutôt que de continuer à affaiblir et polluer la véritable Eglise du Christ !

Triumphal Arch Mosaic

Rome, basilique de Saint-Laurent-hors-les-murs, mosaïque de l’arc triomphal :
Le Christ en gloire entouré des saints Apôtres Pierre et Paul, des saints diacres martyrs Laurent et Etienne, et de Saint Hippolyte .

B – Lacrymosa dies illa : 10 août 1792.

     Mais la joie spirituelle de la fête de l’un des plus glorieux martyrs de la Sainte Eglise est chaque année assombrie par l’anniversaire de la prise du palais des Tuileries, le 10 août 1792.
Cette date marque la chute de la royauté française. Et même si elle n’en est pas vraiment le début (voir par exemple ce que j’ai publié > ici), elle va entraîner un déchaînement de violences inouïes, être suivie par une quantité incroyables d’actes de vandalisme et de barbarie, une débauche de sacrilèges et de profanations, un invraisemblable déferlement de haine et de cruauté que personne n’eût pu imaginer dans un Royaume qui passait pour le plus chrétien d’Europe et le plus raffiné dans sa civilisation !

   J’avais publié l’année dernière le témoignage de Pauline de Tourzel sur la prise des Tuileries (cf. > ici).
Avec Frère Maximilien-Marie, nous avons lu ce matin la relation qui en a été faite par le colonel de Pfyffer d’Altischoffen (voir > ici).

Nous avons pleuré d’émotion et d’indignation à ce récit qui montre le courage et la fidélité sans faille des Gardes Suisses et des derniers défenseurs de la famille royale, mais aussi la bassesse et la félonie de ceux qui prétendaient agir pour la liberté, l’égalité et la fraternité, et qui ne furent en réalité que les instruments de la régression de la France.

10 août 1792 - les corps des Suisses outragés et brûlés

Après la prise du palais, les corps des Suisses sont défenestrés, dénudés, mutilés, brûlés…

   Frère Maximilien-Marie m’a dit (et j’adhère moi-même totalement à ses paroles) :
« Plus que jamais, plus fort que jamais, plus profondément et plus résolument que jamais, je déteste, je hais et j’exècre la révolution !
C’est en raison de l’amour que j’ai pour Dieu et pour Ses saintes lois, en raison de l’amour que je porte à la France telle que Dieu la veut, que je me suis voué et consacré à combattre la révolution : avec la grâce de Dieu, je la combattrai jusqu’à mon dernier souffle sur cette terre, et je la combattrai encore au-delà de ma mort… »

   A ceux qui s’étonneraient de lire que le verbe haïr est dans la bouche d’un religieux, il convient de préciser que si justement un moine est fait pour aimer – aimer selon Dieu s’entend -, cet amour exige nécessairement de repousser avec la dernière énergie tout ce qui est contraire à l’amour divin, de lutter contre tout ce qui s’oppose à cet amour, et de haïr tout ce qui tend à la destruction du règne d’amour du Coeur de Jésus.
Or la révolution n’est rien d’autre qu’une entreprise satanique, une manifestation de l’antéchrist, une tentative de faire échec aux desseins du Sacré-Coeur.

2012-44. Simples réflexions à propos du 10 août. dans Chronique de Lully fragement-drapeau-gardes-suisses-ramassé-aux-Tuileries-par-Cléry-Carnavalet-300x225

Lys d’un drapeau des Gardes Suisses qui fut ramassé par Cléry aux Tuileries
(Paris – musée Carnavalet) 

C - In memoriam : 10 août 1982.

     D’une manière très personnelle, ce 10 août marque cette année le trentième anniversaire du rappel à Dieu de la grand’mère paternelle de Frère Maximilien-Marie.
C’est par elle que notre Frère a des racines dans ce pays des Boutières où notre Mesnil-Marie est implanté.

   Frère Maximilien-Marie m’a raconté que sa grand’mère avait demandé que le vieux cantique populaire « J’irai la voir un jour » fût chanté à ses funérailles.
En ce temps là, Monsieur l’archiprêtre de Saint-Martin de Valamas était l’un de ces bons prêtres qui avait gardé la foi, qui aimait Notre-Dame, dont le coeur cherchait à se modeler sur Celui du Bon Pasteur : il ne s’était, bien évidemment, pas opposé aux dernières volontés de la défunte, qui avait également précisé qu’elle voulait que l’on chantât la Messe des morts, c’est-à-dire les pièces grégoriennes de la liturgie des défunts.

   Trente ans après, la paroisse de Saint-Martin de Valamas a été supprimée (dissoute dans une « paroisse » qui couvre le territoire de deux cantons) et il n’y a évidemment plus d’archiprêtre ; le prieuré – magnifique presbytère du XVIe siècle – est inoccupé ; la plupart des fidèles meurt sans le secours des sacrements ; aux messes d’enterrement – quand il y a encore une messe – on n’offre pas des suffrages pour les défunts (et on ne parle pas du purgatoire bien sûr) , mais on vient faire un geste de solidarité envers une famille en deuil ; enfin il est interdit aux prêtres d’accompagner la dépouille du défunt au cimetière, d’y bénir la tombe et d’y diriger les ultimes recommandations de l’âme !!!

   Frère Maximilien-Marie a prévu d’être inhumé, normalement, dans la concession familiale où sa place est prête, au cimetière de Saint-Martin de Valamas.
Mais il est bien évidemment hors de question d’avoir à ses funérailles autre chose qu’une Sainte Messe de Requiem selon le rite latin traditionnel, et qui soit en outre célébrée par un prêtre vraiment catholique officiant habituellement avec cette liturgie.
Avec de telles exigences, notre Frère n’est pas certain qu’ « on » lui ouvre les portes de l’église de Saint-Martin de Valamas… du moins dans l’état actuel des choses.

   Mais ce n’est pas irréversible car – grâces en soient à Dieu! – Frère Maximilien-Marie se porte plutôt bien et, sauf accident, il bénéficie d’une espérance de vie plus importante que les opposants à la liturgie traditionnelle que seulement quelques années séparent de la retraite : nous le savons bien, une partie de la crise moderniste sera résolue de manière biologique !

   N’allez pas croire que mes pensées de ce soir sont morbides : finalement, la mort n’est un drame que pour ceux qui sont en dehors de la grâce de Notre-Seigneur et qui n’ont point d’espérance.
A quelques jours de la fête de l’Assomption, nous regardons plus que jamais avec ferveur vers le Ciel et vers l’Eternité qui nous est promise, et notre coeur chante avec une tendresse émue : 

J’irai la voir un jour, au Ciel dans ma Patrie :
Oui, j’irai voir Marie, ma joie et mon amour ;
Au Ciel, au Ciel, au Ciel, j’irai la voir un jour ! 

patteschats 10 août dans Commentaires d'actualité & humeursLully.                

Hugo van der Goes - dormition de Notre-Dame

Hugo van der Goes : la dormition de la Vierge

Pour aider le Refuge Notre-Dame de Compassion > ici

Salutations au Sacré-Coeur de Jésus

composées par Sainte Marguerite-Marie

in « Vie et oeuvres », édition du monastère de la Visitation de Paray-le-Monial, 1920
( tome II, p.779) 

Salutations au Sacré-Coeur de Jésus dans De liturgia apparition-Ste-Marguerite-Marie-Alacoque-Copie

Je Vous salue, Coeur de mon Jésus,
sauvez-moi!

Je Vous salue, Coeur de mon Créateur,
perfectionnez-moi!

Je Vous salue, Coeur de mon Sauveur,
délivrez-moi!

Je Vous salue, Coeur de mon Juge,
pardonnez-moi!

Je Vous salue, Coeur de mon Père,
gouvernez-moi!

Je Vous salue, Coeur de mon Maître,
enseignez-moi!

Je Vous salue, Coeur de mon Pasteur,
gardez-moi!

Je Vous salue, Coeur de mon Jésus Enfant,
attirez-moi!

Je Vous salue, Coeur de Jésus mourant en Croix,
payez pour moi!

Je Vous salue, Coeur de mon Frère,
demeurez avec moi!

Je Vous salue, Coeur charitable,
opérez en moi!

Je Vous salue, Coeur miséricordieux,
répondez pour moi!

Je Vous salue, Coeur très humble,
reposez en moi!

Je Vous salue, Coeur très patient,
supportez-moi!

Je Vous salue, Coeur très fidèle,
payez pour moi!

Je Vous salue, Coeur pacifique,
calmez-moi!

Je Vous salue, Coeur de Jésus, consolation des affligés,
consolez-moi!

Je Vous salue, Coeur tout aimant, fournaise ardente,
consumez-moi!

Je vous salue, Coeur de Jésus, modèle de perfection,
éclairez-moi!

Je Vous salue, Coeur divin, origine de tout bonheur,
fortifiez-moi!

coeurdejsuscopie prière dans Prier avec nous

Autres prières au Sacré-Coeur publiées dans ce blogue :
- le texte de la « neuvaine de confiance » > www.
- la prière composée par Sainte Madeleine-Sophie Barat > www.
- la prière de confiance en Dieu de Saint Claude de La Colombière > www
- l’acte d’offrande de Saint Claude de la Colombière > www
- le Souvenez-Vous au Sacré-Coeur > www.
- une prière au Coeur eucharistique de Notre-Seigneur > www
- une prière d’union aux dispositions du Coeur de Jésus en forme de litanies > www.
- un texte de consécration au Sacré-Coeur > www.

et le texte des Promesses du Sacré-Coeur > www.

Publié dans:De liturgia, Prier avec nous |on 1 juin, 2012 |3 Commentaires »

2012-37. Principaux évènements et activités prévus pour le mois de juin 2012.

2012-37. Principaux évènements et activités prévus pour le mois de juin 2012. dans Annonces & Nouvelles DSC00210-2-Copie-239x300

Pour nous rejoindre (pour ceux qui nous sont géographiquement les plus proches) ou vous associer par l’intention (pour ceux qui sont loin) aux principaux évènements qui vont jalonner ce mois en notre Mesnil-Marie :

1) Les dimanches et jours de fêtes : participation à la Messe paroissiale (paroisse de rite latin traditionnel), à 10h30, en l’église de Ceyssac (43000).

2) Le chapelet récité dans l’oratoire du Mesnil-Marie devant la statue de Notre-Dame de Compassion est l’occasion de recommander au Coeur douloureux et immaculé de Marie les intentions qui nous sont confiées.

3) Les intentions recommandées par notre Saint-Père le Pape pour ce mois de juin 2012 sont les suivantes :
- intention générale : « Pour que les croyants sachent reconnaître dans l’Eucharistie la présence vivante du Ressuscité, qui les accompagne dans la vie quotidienne ».
- intention missionnaire : « Pour que les chrétiens d’Europe redécouvrent leur identité et participent avec plus d’élan à l’annonce de l’Evangile ».

4) Le mois de juin est le « mois du Sacré-Coeur de Jésus ». Pour prier le divin Coeur de Jésus, vous trouverez dans les pages de ce blogue :
- le texte de la « neuvaine de confiance » > www.
- la prière composée par Sainte Madeleine-Sophie Barat > www.
- la prière de confiance en Dieu de Saint Claude de La Colombière > www
- l’acte d’offrande de Saint Claude de la Colombière > www
- le Souvenez-Vous au Sacré-Coeur > www.
- une prière au Coeur eucharistique de Notre-Seigneur > www
- une prière d’union aux dispositions du Coeur de Jésus en forme de litanies > www.
- un texte de consécration au Sacré-Coeur > www.

coeurdejsuscopie activités dans Chronique de Lully

Calendrier prévisionnel du Mesnil-Marie pour ce mois de juin :

- Vendredi 1er juin (premier vendredi du mois) : Vendredi des Quatre-temps d’été (jeûne) ; au Mesnil-Marie, journée de silence et de solitude.

- Samedi 2 juin (premier samedi du mois) : Samedi des Quatre-Temps d’été (jeûne).
Frère Maximilien-Marie, qui est membre du bureau de l’association « la Ronde des Sucs » (cf. > www), est présent tout le jour au point de départ et d’arrivée des marcheurs qui participent aux randonnées organisées ce jours dans le cadre du « Printemps de la randonnée » autour du village de Borée.

- Dimanche 3 juin : Fête de la Très Sainte Trinité.

Nota bene : le mardi 5 juin la circulation sera quasi impossible dans les cantons du Cheylard et de Saint-Martin de Valamas en raison du passage du critérium du Dauphiné Libéré.

- Mercredi 6 juin : début de la neuvaine préparatoire à la fête du Sacré-Coeur de Jésus.

- Jeudi 7 juin : Fête du Très Saint-Sacrement.

- Vendredi 8 juin : 217ème anniversaire de la mort de Sa Majesté le Roi Louis XVII, enfant martyr, dans la prison du Temple à Paris.

- Samedi 9 juin :
Le matin, frère Maximilien-Marie sera à une réunion de préparation du festival « Montagne, ouvre-toi! » (cf. > www).
L’après-midi, aura lieu la première des promenades contées « Sur les pas du Grand Chanéac », voir ici > www.

- Dimanche 10 juin : Deuxième dimanche après la Pentecôte.
En France, on célèbre ce jour la solennité de la Fête-Dieu : à Ceyssac, nous ferons la procession du Très Saint-Sacrement après la Grand’Messe.

- Vendredi 15 juin : fête du Sacré-Coeur de Jésus (une des fêtes patronales de Frère Maximilien-Marie).

- Samedi 16 juin : fête de Saint Jean-François Régis, apôtre du Vivarais et du Velay (cf > www).
Nota bene : en raison de la course cycliste « l’Ardéchoise », la circulation sera quasi impossible sur les routes autour du Mesnil-Marie depuis le 15 juin en fin de matinée et pendant la journée du 16 juin : il ne sera donc pas possible de se rendre en pèlerinage à La Louvesc ou au Puy en Velay.

- Dimanche 17 juin : Troisième dimanche après la Pentecôte.
Solennité du Sacré-Coeur (le Sacré-Coeur de Jésus et la Sainte Croix sont les titulaires de notre église de Ceyssac). 
Nous commémorerons aussi l’anniversaire du martyre de Monsieur l’abbé Jean-Baptiste Abeillon, né à Coucouron, curé d’Arlempdes (paroisse du diocèse de Viviers avant la révolution): il avait refusé le serment schismatique et fut guillotiné au Puy le 17 juin 1794.

- Jeudi 21 juin : fête de Saint Louis de Gonzague.
A l’occasion de la fête de la musique, Frère Maximilien-Marie propose une audition de chant grégorien, au Mesnil-Marie, à 20h30 :
le second concile du Vatican a rappelé que le chant grégorien est le chant propre de l’Eglise latine et cependant on déplore sa disparition du répertoire des paroisses, cette soirée sera donc l’occasion de découvrir ou de redécouvrir la spiritualité de ce chant plus que millénaire à travers des pièces simples couvrant toute l’année liturgique.

- Samedi 23 juin : vigile de Saint Jean-Baptiste.
Ce soir-là, dans notre hameau, nous allumerons le feu de la Saint Jean

- Dimanche 24 juin : Fête de la nativité de Saint Jean-Baptiste (mémoire du 4ème dimanche après la Pentecôte).

- La semaine du 24 au 30 juin sera marquée par les préparations du festival « Montagne, ouvre-toi! » (cf. > www) et par la présence de plusieurs choeurs des pays de volcans et de sources.

- Mercredi 27 juin : fête de Notre-Dame du Perpétuel Secours.
Frère Maximilien-Marie servira de guide pour la visite de la cathédrale et de la vieille ville du Puy-en-Velay pour la chorale Mater divinae gratiae de Nicolosi (Sicile), qui donnera ce soir-là un concert dans l’église de Saint-Martin de Valamas.

- Vendredi 29 juin : fête des Saints Apôtres Pierre et Paul.

- Samedi 30 juin : fête de Saint Martial.
Festival « Montagne, ouvre-toi! » (cf. > www) et, le soir, concert des Cosaques de Kouban dans l’église Sainte-Marie de Borée.

coeurdejsuscopie calendrier juin 2012 dans De liturgia

2012-34. De Sainte Monique.

En ce 4 mai, jour de sa fête, nous reproduisons ci-dessous le récit des derniers instants de Sainte Monique tel qu’il a été rédigé par son fils, notre glorieux Père Saint Augustin au livre IX des Confessions :

« Seigneur, tu sais que ce jour-là, alors que j’étais avec ma mère, comme nous parlions ainsi et que ce monde pour nous au fil des paroles perdait tout intérêt avec tous ses plaisirs, ma mère dit alors :
« - Mon fils, en ce qui me concerne, plus rien n’a de charme pour moi dans cette vie. Que pourrais-je faire encore ici-bas? Pourquoi y serais-je? Je ne sais pas ; je n’ai plus rien à espérer en ce siècle. Une seule chose me faisait désirer de rester assez longtemps dans cette vie : te voir chrétien catholique avant ma mort. Je suis plus que comblée dans ce que mon Dieu m’a accordé : tu es allé jusqu’à mépriser les félicités de la terre et je te vois son serviteur. Qu’est-ce que je fais ici? »
Que lui ai-je répondu? Je ne m’en souviens pas bien, d’autant que sur ces entrefaites, dans les cinq jours à peine ou ce ne fut guère plus, la fièvre la mit au lit.
Et pendant sa maladie, un jour, elle subit une défaillance et son esprit perdit un instant conscience de ce qui l’entourait. Nous accourûmes, mais elle eut vite repris ses sens ; elle nous vit, mon frère et moi, debout près d’elle, et nous dit avec l’air de quelqu’un qui cherche quelque chose :
– Où étais-je ?
Puis arrêtant ses regards sur nous que la tristesse consternait :
– Vous enterrerez ici votre mère, dit-elle.

Moi, je me taisais et maîtrisais mes larmes ; mais mon frère lui dit quelque chose pour souhaiter, comme un sort plus heureux, qu’elle ne finît pas ses jours sur une terre étrangère, mais dans la patrie. Dès qu’elle entendit cela, son visage devint anxieux, et ses yeux lui lançaient des reproches parce qu’il avait de tels sentiments. Et puis, le regard fixé sur moi :
– Vois ce qu’il dit ! me fit-elle ;
et presque aussitôt, elle ajouta pour tous les deux :
– Enterrez ce corps n’importe où ! Ne vous troublez pour lui d’aucun souci ! Tout ce que je vous demande, c’est de vous souvenir de moi à l’autel du Seigneur, où que vous soyez.
Elle expliqua sa pensée en s’exprimant comme elle pouvait, puis se tut ; la maladie qui s’aggravait la faisait souffrir.

Mais moi, qui songeais à tes dons, ô Dieu invisible, à ce que tu sèmes dans le cœur de tes fidèles et d’où proviennent les moissons admirables, je me réjouissais et te rendais grâce, me rappelant ce que je savais, l’inquiétude si grande qui l’avait toujours agitée au sujet de la sépulture, qu’elle avait prévue et préparée pour elle près du corps de son mari. Oui, parce qu’ils avaient vécu en parfaite concorde, elle voulait encore, tant l’âme humaine a de peine à comprendre les choses divines, ajouter à ce bonheur et faire dire à son sujet par la postérité : il lui fut accordé, après un long voyage outre-mer, qu’une terre conjointe couvrît la terre des deux conjoints.

Mais à quel moment cette vanité, par la plénitude de ta bonté, avait-elle cessé d’occuper son cœur ?
Je l’ignorais et j’étais dans la joie, tout surpris que ma mère me fut apparue ainsi. Déjà cependant, lors de notre entretien à la fenêtre, elle avait dit : « Que fais-je encore ici ? » et rien n’avait laissé voir qu’elle désirait mourir dans sa patrie. De plus, je l’appris plus tard, à peine étions-nous à Ostie que quelques-uns de mes amis, avec qui en toute confiance maternelle elle s’entretenait un jour sur le mépris de cette vie et le bienfait de la mort, en mon absence, furent stupéfaits d’une telle vertu dans une femme – c’est toi qui la lui avais donnée -, et lui demandèrent si elle ne redoutait pas de laisser son corps si loin de son pays.
– Rien n’est loin pour Dieu, répondit-elle, et il n’y a pas à craindre qu’il ne sache point où me retrouver à la fin du monde pour me ressusciter.
Ainsi donc, au neuvième jour de sa maladie, à la cinquante-sixième année de son âge, à la trente-troisième de mon âge, cette âme religieuse et pieuse se détacha du corps. Je lui fermais les yeux et dans mon cœur s’amassaient les flots d’une immense tristesse… »

la mort de Ste Monique - B. Gozzoli

Benozzo Gozzoli : mort de Sainte Monique

Prière de Saint Augustin pour le repos de l’âme de sa mère :

« O mon Dieu, je ne laisse pas de pleurer en votre présence pour celle qui vous a si fidèlement servi, pour celle qui, après m’avoir porté dans son sein pour me faire naître à la lumière passagère de ce monde, me porta depuis dans son coeur, afin de me faire renaître à votre lumière éternelle.

O Dieu de mon coeur, Dieu de miséricorde, quelque sujet que j’aie de me réjouir en vous et de vous rendre grâces de tout le bien que fit ma mère pendant sa vie, je veux laisser à part, quant à présent, toutes ses bonnes oeuvres, et je viens implorer auprès de vous le pardon de ses péchés.

Exaucez-moi, je vous en conjure, par les mérites de celui qui fut attaché pour nous à une croix, et qui, maintenant assis à votre droite, ne cesse d’intercéder pour nous.

Je sais que votre servante a pratiqué les oeuvres de miséricorde, et qu’elle a pardonné du fond de son coeur à ceux qui l’avait offensée : pardonnez-lui donc aussi, mon Dieu, les fautes qu’elle a pu commettre envers vous pendant tout le temps qui s’est passé depuis son baptême jusqu’à sa mort.
Pardonnez-lui, Seigneur, je vous en supplie ; que votre miséricorde l’emporte sur votre justice, parce que vous êtes fidèle dans vos promesses, et que vous avez promis la miséricorde à ceux qui auront été miséricordieux.

Je crois que vous avez déjà fait pour mère ce que je vous demande ; et cependant, Seigneur, puissent les prières que je vous offre être agréables à vos yeux. Elle-même nous recommanda de vous les adresser, et de nous souvenir d’elle à l’autel du Seigneur.

N’oubliez pas, mon Dieu, que celle pour qui je vous prie avait fortement attaché son âme, par les liens d’une foi inébranlable, à cet admirable mystère de notre rédemption. Que rien ne puisse donc l’arracher à la protection de son Dieu ! Que l’ennemi ne réussisse, ni par la ruse, ni par la force, à la séparer de vous ; que son âme repose dans la paix éternelle. Ainsi soit-il!

S. Agostino Roma - Urna di S.Monica

Sarcophage contenant les restes de Sainte Monique dans la basilique Saint Augustin à Rome

2012-31. Principaux évènements prévus en mai 2012.

2012-31. Principaux évènements prévus en mai 2012. dans Annonces & Nouvelles DSC06653-Copie-300x225

Pour nous rejoindre (pour ceux qui nous sont géographiquement les plus proches) ou vous associer par l’intention (pour ceux qui sont loin) aux principaux évènements qui vont jalonner ce mois en notre Mesnil-Marie :

1) Les dimanches et jours de fêtes : participation à la Messe paroissiale (paroisse de rite latin traditionnel), à 10h30, en l’église de Ceyssac (43000).

2) Le chapelet récité dans l’oratoire du Mesnil-Marie devant la statue de Notre-Dame de Compassion est l’occasion de recommander au Coeur douloureux et immaculé de Marie les intentions qui nous sont confiées.

3) Mardi 8 mai : fête de Marie médiatrice de toutes grâces, pèlerinage en l’honneur de Notre-Dame (lieu à préciser, nous contacter > www)

3) Dimanche 13 mai : solennité de Sainte Jeanne d’Arc – fête nationale.

4) Mardi 15 mai : Veillée Culture & Patrimoine, au Mesnil-Marie = « les Contes de Nannette Lévesque », par notre amie Elodie Blanc, historienne et conteuse.

A préciser : l’un des trois jours des Rogations (14, 15 ou 16 mai), Sainte Messe dans l’oratoire du Mesnil-Marie et procession pour implorer la bénédiction et la protection de Dieu sur les travaux et activités des hommes.

5) Du vendredi 18 au samedi 26 mai : neuvaine au Saint-Esprit préparatoire à la fête de la Pentecôte, voir ici > www.

6) Dimanche de la Pentecôte 27 mai : Baptême et première communion de Jean-Baptiste (9 ans et demi, préparé par Frère Maximilien-Marie qui sera son parrain), recommandé aux prières de tous les amis du Refuge Notre-Dame de Compassion.

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Intentions recommandées par notre Saint-Père le Pape Benoît XVI
pour le mois de mai 2012 :

Intention de prière générale : « Pour que soient prises des initiatives qui défendent et renforcent dans la société le rôle de la famille »

Intention missionnaire : « Pour que Marie, Reine du monde et Etoile de l’évangélisation, accompagne tous les missionnaires dans l’annonce de son Fils Jésus ».

2012-28. Sainte Lydwine de Schiedam (fêtée le 14 ou le 15 avril).

La vie de Sainte Lydwine, fêtée le 14 ou le 15 avril (cela dépend des calendriers particuliers : au Mesnil-Marie nous la fêtons le 15, en raison de la fête de Saint Bénézet, cf. > ici) nous conduit à nous approcher – non sans que la nature humaine ne s’en effraie – à l’un des mystères les plus bouleversants de notre vocation chrétienne : la communion aux souffrances du Seigneur Jésus-Christ. Celle-ci, chez certaines âmes d’élite, peut arriver au point qu’elles vont endurer de véritables « supplices » physiques et moraux qui paraissent cruels et épouvantables, mais au travers desquels se réalise la parole de Saint Paul : « Ce qui manque à la Passion du Christ, je l’achève en ma propre chair, pour Son Corps qui est l’Eglise » (Col. I, 24).

2012-28. Sainte Lydwine de Schiedam (fêtée le 14 ou le 15 avril). dans De liturgia 100px-Ordem_Avis.svg_

Lydwine est née le dimanche des Rameaux 18 mars 1380 à Schiedam – petite ville des Pays-Bas -, dans une famille qui était d’origine noble mais tombée dans la pauvreté. Elle était la cinquième, et l’unique fille, de neuf enfants : quatre garçons naquirent avant elle et quatre autres garçons après elle.

Enfant pleine de charme, elle était aussi dès son plus jeune âge attirée par les choses de Dieu au point que vers l’âge de sept ans elle était déjà résolue de se consacrer entièrement au service du Christ.
A partir de son adolescence, sa beauté lui valut des admirateurs et, bien qu’encore très jeune, elle fit l’objet de demandes en mariage. Lydwine les repoussa énergiquement en disant à ses parents : « Je demanderais plutôt à Dieu de me rendre laide pour repousser les regards des hommes. »
Dieu la prit au mot.

Dunselman chute de Lydwine

Chute de Lydwine sur la glace

Elle avait une quinzaine d’années lorsqu’elle fit une chute – en faisant du patin sur un étang gelé – : elle eût une côte brisée.
On la transporta sur son lit et … elle ne le quitta plus jusqu’à sa mort, trente-huit ans plus tard !
Car, malgré tous les soins prodigués, le mal ne fit qu’empirer : d’abord un abcès se forma qui ne lui permettait plus de rester ni couchée, ni assise, ni levée ; perdant l’usage de ses jambes, elle se traînait sur les genoux, sur les coudes, se cramponnant aux meubles.

Ses pleurs, ses cris, ses gémissements effrayaient et éloignaient tout le monde, sauf ses admirables parents, qui ne cessèrent de la soigner avec amour. Mais peu à peu il lui devint même impossible de ramper ainsi.

Trois plaies profondes s’ouvrirent dans son pauvre corps, dont l’une se remplit de vers, qui y grouillaient en telle quantité qu’on en retirait jusqu’à deux cents en vingt-quatre heures. Comme on soulageait les ulcères, une tumeur lui vint à l’épaule, à laquelle s’ajouta bientôt le « mal des ardents » qui dévora ses chairs jusqu’aux os.
Ainsi Lydwine, couchée sur le dos, impuissante à se remuer, n’avait plus que l’usage de la tête et du bras gauche, torturée sans cesse, perdant son sang, dévorée de vers, et pourtant vivant et gardant assez de forces pour ne pas mourir.
À cette nomenclature incomplète de ses maux, il faut ajouter la torture des remèdes inventés par l’ignorante bonne volonté des médecins, qui ne réussirent guère qu’à remplacer une maladie par une autre. 

Malgré ces tourments qui semblent inhumains tellement ils font frémir, Lydwine intensifia son union à Dieu et vécut une intense union au Rédempteur. Elle avait compris que ce qui lui arrivait était une disposition particulière de la Providence dans laquelle elle entra totalement, offrant ses souffrances pour les âmes et pour l’Eglise.

Car en fait, les maladies, les plaies et l’espèce de décomposition physique dans laquelle elle vivait sans mourir étaient en quelque sorte la transposition dans sa chair de la décadence dont la Sainte Eglise souffrait en Occident à cette terrible époque. Lydwine portait tout cela avec un esprit surnaturel, victime de substitution, pour obtenir à l’Eglise la grâce du renouveau spirituel et du retour à l’unité autour du Pape légitime (Lydwine est en effet contemporaine du grand schisme d’Occident qui vit la division de l’Eglise autour de deux puis de trois papes!!!). Elle reçut les sacrés stigmates de la Passion du Seigneur. Et à partir de 1414, jusqu’à sa mort, c’est à dire pendant dix-neuf ans, elle ne se nourrit que de la Sainte Eucharistie.

Dunselman l'Enfant Jésus apparait à Lydwine dans la Sainte Hostie

Sainte Lydwine a une apparition de l’Enfant Jésus dans la Sainte Eucharistie

Jusqu’à la fin, ses maux s’aggravèrent ; mais ses plaies, ses vomissements n’exhalaient plus que des odeurs suaves et parfumées. Aussi on venait plus volontiers la voir, entretenir et écouter ses pieuses exhortations. Rien de plus ardent que sa charité, toujours au service des malheureux qu’elle secourait malgré son indigente pauvreté, et des affligés qui trouvaient auprès d’elle consolation.
On doit aussi ajouter d’incroyables grâces mystiques : bilocation, lecture dans les âmes, réception des sacrés stigmates et participation régulière à la Passion de Jésus, visions du Christ et de la Vierge, compagnie familière de son Ange Gardien qui l’emmena – alors que son corps restait sur son lit de souffrance – visiter les lieux saints et lui fit rencontrer de pieux personnages contemporains qui vivaient à des milliers de kilomètres de là… etc.

Dunselman vie mystique de Lydwine

Quelques unes des grâces mystiques de Sainte Lydwine

Ce fut le mardi de Pâques de l’an 1433 – à l’âge de 53 ans – que Lydwine acheva la montée de son Calvaire : sa passion avait duré un peu plus de trente-sept ans.
Aussitôt son pauvre corps exténué, défiguré, reprit ses couleurs, son embonpoint et la beauté de sa jeunesse ; il exhalait un parfum plus suave que jamais.
Ce corps fut conservé intact, miraculeusement, mais au XVIème siècle les protestants le brûlèrent et on ne conserve plus, en guise de reliques, que les os calcinés retrouvés dans le bûcher…
Aujourd’hui, en nos temps où les chrétiens eux-mêmes ont tellement perdu le sens de la communion aux souffrances rédemptrices du Christ, l’exemple de Sainte Lydwine vient nous « secouer » et nous ramener à cette grande leçon : la grâce ne peut être obtenue que par l’union à Jésus crucifié !

Schiedam : basilique de Sainte Lydwine (le sancturaire)

Vue du sanctuaire de la basilique de Sainte Lydwine

Nota :
la vie de Sainte Lydwine a été écrite en détail avec brio par J.K. Huysmans

Huysmans : vie de Sainte Lydwine

2012-26. Voeux de Pâques et petite chronique des Jours Saints.

Soir du Saint Jour de Pâques, dimanche 8 avril 2012.

2012-26. Voeux de Pâques et petite chronique des Jours Saints. dans Chronique de Lully agnusdei-standing-wegast

Bien chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Alléluia!  Le Saint Jour de Pâques s’achève, mais les fêtes pascales ne font que commencer.
Alors au soir de cette solennité des solennités, je viens vous présenter – au nom de Frère Maximilien-Marie autant qu’en mon nom propre – des voeux très amicaux.

Que la Lumière surnaturelle et la grâce de la Résurrection de Notre-Seigneur Jésus-Christ vous soient force et consolation, par un accroissement de foi, d’espérance et de charité ; et que cette paix spirituelle que Jésus a souhaitée à Ses disciples en leur apparaissant, vous soit aussi communiquée de manière durable et profonde : cette paix de l’âme que le monde ne peut donner, et qu’il ne peut non plus ôter quelles que soient les épreuves qu’il oppose à ceux qui ne lui appartiennent pas!

Et puis, au terme des très riches célébrations de ces Jours Saints, je veux aussi vous en faire un petit compte-rendu, à travers une sélection de photographies (je ne peux pas toutes les publier!) prises par notre Frère qui, depuis jeudi, a parcouru tous les jours 110 kilomètres (55km aller et 55km retour) pour aider aux préparations et participer aux cérémonies du Triduum Sacré de notre paroisse…
Ces cérémonies sont longues et parfois un peu compliquées, elles demandent un gros investissement personnel.

Dans notre petite paroisse traditionnelle, il faut en outre faire face à certains manques de moyens, matériels et humains, malgré la bonne volonté et la générosité dont tous font preuve : ainsi, dans le meilleur des cas, n’y a-t-il habituellement que deux jeunes hommes, en plus de Frère Maximilien-Marie, pour aider Monsieur l’Abbé à préparer les cérémonies, l’assister dans le sanctuaire et assurer autant que possible les chants…
Ce n’est vraiment pas de tout repos, et d’ailleurs notre Frère arrive épuisé au terme de la Semaine Sainte.

Jeudi-Saint 5 avril :

Le Triduum Sacré commence à la tombée du jour par la Messe de la Sainte Cène de Notre-Seigneur, au cours de laquelle le célébrant réitère le geste du Sauveur lavant les pieds de Ses apôtres.
La croix de l’autel est voilée de blanc (au dessus du ciborium) et le tabernacle est vide ; un reposoir a été préparé dans la chapelle de la Vierge : le Très Saint Sacrement y sera porté à l’issue de la Messe et adoré en silence, après le dépouillement du Maître-Autel…

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Le Maître-Autel avant la Messe
(cliquer pour agrandir) 

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L’autel du reposoir

Au « Gloria in excelsis Deo », les cloches sonnent puis elles vont se taire jusqu’à la nuit pascale ; dans l’église les sonneries de la clochette sont remplacées par les claquements de la crécelle.
Au Mesnil-Marie aussi, la cloche de la porte d’entrée est condamnée au silence :

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Vendredi-Saint 6 avril :

Avec Frère Maximilien-Marie, nous avons veillé jusqu’à une heure avancée de la nuit, en méditant sur la Sainte Agonie, l’arrestation de Notre-Seigneur et sa comparution nocturne devant les princes des prêtres et le sanhédrin.
Dans la matinée du Vendredi Saint nous sommes unis « en temps réél » à la suite des évènements de la Passion : jugement du sanhédrin au lever du jour, comparution devant Pilate puis devant Hérode et à nouveau devant Pilate, flagellation et outrages dans le prétoire, condamnation à mort, chemin de la croix jusqu’au moment de la crucifixion, vers midi.

En début d’après-midi, Frère Maximilien-Marie reprend la route : Monsieur l’Abbé lui avait demandé d’assurer la méditation du chemin de croix (il s’est servi du texte qu’il avait rédigé en 2004 et qui est publié ici > www), au milieu de l’après-midi. Comme je vous l’avais écrit dans ma précédente chronique (ici > www), notre petite église a retrouvé les stations de son chemin de croix qui, après avoir été entreposées une quarantaine d’années dans un garage, ont été remises en place il y a quelques jours et ont donc retrouvé ce Vendredi Saint leur usage normal.
Puis, bien sûr, il y a eu ensuite la célébration liturgique si particulière du Vendredi saint, qui comprend le chant de la Passion selon Saint Jean, les oraisons solennelles, l’adoration de la Croix et la « messe des présanctifiés ».
Au retour de Frère Maximilien-Marie, je l’ai accompagné pour dévoiler les croix dans notre oratoire.

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Les 12ème et 13ème stations du chemin de croix rétabli dans notre église.
(cliquer pour agrandir) 

Samedi Saint 7 avril :

La matinée du Samedi Saint a été particulièrement chargée. D’abord il a fallu préparer les oeufs de Pâques : je ne parle pas d’oeufs en chocolat, mais bien de vrais oeufs que l’on a fait cuire puis que l’on a décorés. Ils ont été bénits ensuite à l’offertoire de la Grand’Messe du Saint Jour de Pâques (le rituel contient une bénédiction spéciale pour eux).
Comme vous le voyez, et conformément à mes habitudes, je me suis assuré que tout était fait avec soin (cliquer sur les photos pour les agrandir)…

DSC09932-Copie-300x156 oeufs de Pâques

DSC09936-Copie-300x225 Triduum pascal

Puis il a fallu se mettre à la pâtisserie : car il existe aussi une bénédiction particulière des aliments (pain, gâteaux) pour les jours de très grandes fêtes.
Ce samedi matin, Frère Maximilien-Marie a confectionné des lamalas (cf. > www) mais aussi un gâteau en forme de cloche. Ils ont été bénits, eux, à l’issue de la Messe  de la Vigile Pascale : la cloche, prestement découpée, a ensuite été allègrement dévorée par les fidèles à la sortie de l’église! Les lamalas, eux, sont revenus au Mesnil-Marie.

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Pâtisseries de Pâques présentées à l’église pour être bénites.
(cliquer pour agrandir) 

Mais le Samedi Saint, c’est par dessus tout la célébration de la Vigile Pascale.
Frère Maximilien-Marie est donc reparti pour être à l’église en fin d’après-midi : il fallait tout préparer pour la veillée et la Messe de la nuit pascale.

Voici deux clichés pris au cours de la cérémonie : 1) pendant le chant de l’Exultet  

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2) et au moment de la bénédiction de l’eau

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Pour le retour, Frère Maximilien-Marie s’est trouvé pris dans une véritable tempête de neige pendant tout le temps de la traversée du Mézenc : le vent soufflait violemment, le brouillard était épais, les flocons tombaient en abondance et tournoyaient… Ce fut un trajet vraiment difficile pour lui et il était presque deux heures du matin quand il est arrivé au Mesnil-Marie.

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Sur la route du retour après la Vigile Pascale.

Toutefois, Frère Maximilien-Marie m’a assuré que dans la descente des pentes du Mézenc il avait rencontré le lièvre de Pâques qui a couru pendant plusieurs dizaines de mètres dans le faisceau des phares de la voiture. Je suis bien obligé de croire que cela est vrai puisque notre Frère a rapporté quelques oeufs en chocolat : il en a croqué un après que nous eûmes dévoilé les statues et tableaux de l’oratoire. Il l’avait bien mérité!
(nota : moi, je ne mange pas de chocolat, cela m’est rigoureusement interdit par Madame la Doctoresse des chats).

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Le Saint Jour de Pâques, dimanche 8 avril :

La neige tombée pendant la nuit, même si elle n’a pas formé une couche très épaisse, a néanmoins redonné aux sommets un aspect hivernal, et aux routes d’altitude une fâcheuse tendance à se prendre pour des patinoires… d’autant que bien évidemment les services de l’équipement ne sont pas passés pour les saler et les sabler. 
Prévoyant qu’il devrait rouler à une allure prudentissime pour franchir le Mézenc, Frère Maximilien-Marie est parti de très bonne heure. Bien lui en a pris!
Voici tout d’abord l’état de la route dans les derniers kilomètres avant d’arriver au col de la Croix de Boutières (1505 m d’altitude) :

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Et voici le paysage qui se découvrit à ses yeux quand il fut parvenu au sommet du col :

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Enfin voici la très belle chaumière du hameau des Infruits sur les pentes vellaves du massif :

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Malgré la grisaille et le froid qui enveloppaient le bassin du Puy en ce matin de Pâques, notre petite église – après l’austérité de ces derniers jours du temps de la Passion – semblait avoir retrouvé une nouvelle jeunesse : je vous ai expliqué, en effet (cf. > www) qu’au cours du mois de mars, Monsieur l’Abbé et les paroissiens ont travaillé à rétablir des choses qui avaient été saccagées selon les modes misérabilistes des années de l’ « après concile ».
Ainsi la Vierge Noire, copie de celle de la cathédrale, a-t-elle retrouvé sa place dans le ciborium qui avait été fait pour elle au dessus du Maître-Autel qui, du coup, retrouve son aspect originel.
Comme elle y avait été rétablie la veille du premier dimanche de la Passion, la statue avait été quasi aussitôt recouverte d’un voile violet ; aussi, est-ce seulement avec ce dimanche de Pâques que le changement a-t-il pu véritablement être apprécié :

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(cliquer pour agrandir)

Le Cierge Pascal, bien mis en valeur dans le sanctuaire, a été peint par notre Frère. Cette année, outre la représentation du Sacré-Coeur du Christ-Roi, il y a fait figurer les armoiries de Sainte Jeanne d’Arc, puisque nous sommes dans l’année du sixième centenaire de sa naissance :

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(cliquer pour agrandir)

La route du retour, ce dimanche en milieu de journée, avait presque entièrement retrouvé son aspect normal (mais il restait quelques passages verglacés où il fallait rouler très prudemment). 
La Croix de Boutières, gardait les stigmates glacés de la tourmente de la nuit :  

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la Croix de Boutières le Jour de Pâques en milieu de journée
(cliquer pour agrandir) 

Et soudain, dans la descente, les nuages se sont entrouverts et un timide rayon de soleil a éclairé les roches de Cuzet :

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(cliquer pour agrandir)

Voilà,  j’espère ne pas avoir été un trop mauvais rapporteur de tout ce que Frère Maximilien-Marie m’a raconté, et maintenant je vais exiger de lui qu’il se repose comme il faut au cours de cette semaine pascale…
Je vous renouvelle l’expression de nos voeux : que la lumière, la paix et la joie du Christ ressuscité soient toujours avec vous!

Lully.

Pour lire le message pascal de notre Saint-Père le Pape Benoît XVI
à l’occasion de la Bénédiction solennelle Urbi et orbi, cliquer ici > www.

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Publié dans:Chronique de Lully, De liturgia |on 9 avril, 2012 |4 Commentaires »

2012-25. « Le temps de la souffrance et de l’épreuve, s’il est vécu avec le Christ, avec foi en Lui, renferme déjà la lumière de la Résurrection… »

Paroles prononcées par notre Saint-Père le Pape Benoît XVI
à l’issue du Chemin de Croix au Colisée
ce Vendredi Saint 6 avril 2012. 

Crucifix chapelle Rome

Chers frères et sœurs,

Nous avons rappelé, dans la méditation, dans la prière et dans le chant, le parcours de Jésus sur le chemin de la Croix : un chemin qui semblait sans issue et qui au contraire a changé la vie et l’histoire de l’homme, a ouvert le passage vers les « cieux nouveaux et la terre nouvelle » (cf. Apoc. XXI, 1). Spécialement en ce jour du Vendredi Saint, l’Église célèbre, avec une intime adhésion spirituelle, la mémoire de la mort en croix du Fils de Dieu, et dans sa Croix elle voit l’arbre de la vie, fécond d’une nouvelle espérance.

L’expérience de la souffrance marque l’humanité, marque aussi la famille ; combien de fois le chemin se fait éprouvant et difficile ! Incompréhensions, divisions, préoccupation pour l’avenir des enfants, maladies, difficultés de toutes sortes. En notre temps, ensuite, la situation de nombreuses familles est aggravée par la précarité du travail et par les autres conséquences négatives provoquées par la crise économique. Le chemin de la Via Crucis, que nous avons spirituellement parcouru à nouveau ce soir, est une invitation pour nous tous, et spécialement pour les familles, à contempler le Christ crucifié pour avoir la force d’aller au-delà des difficultés. La Croix de Jésus est le signe suprême de l’amour de Dieu pour chaque homme, c’est la réponse surabondante au besoin qu’a chaque personne d’être aimée. Quand nous sommes dans l’épreuve, quand nos familles doivent affronter la souffrance, la détresse, regardons vers la Croix du Christ : là nous trouvons le courage pour continuer à marcher ; là nous pouvons répéter, avec une ferme espérance, les paroles de saint Paul : « Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ? la détresse? l’angoisse? la persécution? la faim? le dénuement? le danger? le supplice?…Oui, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés » (Rom. VIII, 35.37).

Dans les malheurs et dans les difficultés nous ne sommes pas seuls ; la famille n’est pas seule : Jésus est présent avec son amour, il la soutient de sa grâce et lui donne l’énergie pour aller de l’avant, pour affronter les sacrifices et pour surmonter les obstacles. Et c’est à cet amour du Christ que nous devons nous adresser quand les déviations humaines et les difficultés risquent de blesser l’unité de notre vie et de la famille. Le mystère de la passion, mort et résurrection du Christ encourage à aller de l’avant avec espérance : le temps de la souffrance et de l’épreuve, s’il est vécu avec le Christ, avec foi en lui, renferme déjà la lumière de la résurrection, la vie nouvelle du monde ressuscité, la pâque de chaque homme qui croit à sa Parole.

Dans cet Homme crucifié, qui est le Fils de Dieu, la mort elle-même aussi acquiert un nouveau sens et une nouvelle orientation, elle est rachetée et vaincue, elle est un passage vers la nouvelle vie : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit » (Jn 12, 24). Confions-nous à la Mère du Christ. Elle qui a accompagné son Fils sur le chemin douloureux, elle qui était au pied de la Croix à l’heure de sa mort, elle qui a encouragé l’Église à sa naissance pour qu’elle vive en présence du Seigneur, qu’elle conduise nos cœurs, les cœurs de toutes les familles à travers le vaste mysterium passionis vers le mysterium paschale, vers cette lumière qui déborde de la Résurrection du Christ et montre la victoire définitive de l’amour, de la joie, de la vie, sur le mal, sur la souffrance, sur la mort. Amen.

2012-25.

Litanies de la Passion.

Nota : ces litanies n’appartiennent pas au Rituel Romain et il n’est pas permis de les réciter dans un acte du culte public de la Sainte Eglise. Le texte de ces litanies est traduit des livres d’office propres aux moniales de la Visitation auxquelles le saint Pape Pie X avait accordé, par un décret du 21 mai 1906, de les réciter privément mais en commun au choeur, ce qu’elles accomplissaient depuis le premier vendredi du carême jusqu’au Mercredi Saint inclusivement.

Litanies de la Passion. dans De liturgia Philippe-de-Champaigne-Sainte-Face

Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, qui pour notre rédemption êtes descendu du Ciel, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, qui avez daigné naître de la glorieuse Vierge Marie, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, qui pour nous avez voulu être circoncis, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, qui avez été adoré par les Mages, ayez…
Jésus-Christ, qui, pauvre et exilé, avez dû fuir en Egypte,
Jésus-Christ, qui avez voulu être baptisé par Jean dans le Jourdain,
Jésus-Christ, qui avez célébré la Cène avec vos disciples,
Jésus-Christ, qui avez institué le Sacrement de votre précieux Corps,
Jésus-Christ, qui avez prié pour nous jusqu’à suer du sang en abondance,
Jésus-Christ, qui avez été trahi par un baiser de Judas,
Jésus-Christ, qui n’avez pas refusé d’être lié à une colonne,
Jésus-Christ, qui pour nous avez été frappé jusqu’au sang,
Jésus-Christ, qui avez été couronné de très dures épines,
Jésus-Christ, qui avez été condamné par Pilate,
Jésus-Christ, qui, chargé du bois très lourd de la Croix, avez gravi le mont du Calvaire, 
Jésus-Christ, qui avez été élevé sur la Croix,
Jésus-Christ, qui avez prié votre Père pour ceux qui Vous crucifiaient,
Jésus-Christ, qui avez été abreuvé de fiel et de vinaigre,
Jésus-Christ, qui en mourant sur la Croix avez incliné votre très doux visage,
Jésus-Christ, qui avez été transpercé par la lance et avez racheté le monde par votre propre Sang,
Jésus-Christ, qui avez été enseveli dans le sépulcre,
Jésus-Christ, qui, le troisième jour, êtes ressuscité par votre propre puissance,
Jésus-Christ, qui êtes monté au Ciel le quarantième jour,
Jésus-Christ, qui avez envoyé l’Esprit Paraclet sur vos disciples,
Jésus-Christ, qui siégez à la droite de Dieu le Père,
Jésus-Christ, qui viendrez pour juger les vivants et les morts, ayez pitié de nous.

Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

V/. Ô Vous qui avez souffert pour nous,
R/. Seigneur, ayez pitié de nous.

Prions.

Seigneur Jésus-Christ, qui pour le salut du genre humain avez voulu souffrir par vos cinq Plaies : accordez-nous, nous Vous en supplions, que, en raison du culte que nous rendons à vos blessures sacrées, nous méritions d’être absous de tous nos péchés ; accordez-nous aussi d’achever la vie présente par une bonne fin et que nous ne soyons jamais séparés de la contemplation de votre très douce vision, ô Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles.

Ainsi soit-il!

P. de Champaigne  - le Christ mort

Publié dans:De liturgia, Prier avec nous |on 23 mars, 2012 |3 Commentaires »
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