Archive pour la catégorie 'De liturgia'

Prières de Saint Bruno (v. 1030 – 1101)

Profitons de la date du 6 octobre, qui est celle de la fête de Saint Bruno, pour publier deux belles prières qui lui sont attribuées.

En notre Mesnil-Marie, nous nous sentons en quelque sorte un lien historique avec l’Ordre des Chartreux fondé par Saint Bruno : en effet, nous ne vivons pas seulement à quelques kilomètres des vestiges de la Chartreuse de Bonnefoy mais, selon les précisions de notre amie historienne Elodie Blanc (dans le mémoire très détaillé qu’elle a produit et dans les conversations que nous avons eu avec elle), notre hameau se trouvait à l’intérieur des limites du « désert » de cette Chartreuse. Peut-être même notre Mesnil-Marie a-t-il pu être jadis une ferme monastique…

Chartreuse de Bonnefoy

Vestiges de la Chartreuse de Bonnefoy, à quelques kilomètres du Mesnil-Marie
(photo prise le 13 octobre 2012 )

O Dieu, montrez-nous Votre visage
qui n’est autre que Votre Fils,
puisque c’est par Lui que Vous Vous faites connaître
de même que l’homme tout entier est connu par son seul visage.
Et par ce visage que Vous nous aurez montré,
convertissez-nous ;
convertissez les morts que nous sommes
des ténèbres à la lumière,
convertissez-nous des vices aux vertus,
de l’ignorance à la parfaite connaissance de Vous!

Saint Bruno (vitrail)

Vous êtes mon Seigneur,
Vous dont je préfère les volontés aux miennes propres ;
puisque je ne puis toujours prier avec des paroles,
si quelque jour j’ai prié avec une vraie dévotion,
comprenez mon cri :
prenez en gré cette dévotion
qui Vous prie comme une immense clameur ;
et pour que mes paroles soient de plus en plus dignes d’être exaucées de Vous, donnez intensité et persévérance à la voix de ma prière.
O Dieu, qui êtes puissant et dont je me suis fait le serviteur,
quant à moi je Vous prie
et Vous prierai avec persévérance
afin de mériter et de Vous obtenir ;
ce n’est pas pour obtenir quelque bien terrestre :
je demande ce que je dois demander, Vous seul!

Armoiries de la Chartreuse de Bonnefoy (Vivarais)

Armoiries de la Chartreuse de Bonnefoy :
« d’azur à trois fleurs de lys d’or, un Agneau pascal passant en chef portant une Croix à bannière d’argent »
(d’après l’Armorial du Vivarais de Florentin Benoît d’Entrevaux)   

2011-70. Cappuccino et croissants…

12 septembre,
fête du Saint Nom de Marie.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

La liturgie célèbre en ce jour le Saint Nom de Marie (que j’avais déjà évoqué > ici).
Cette fête, qui appartenait auparavant au propre de certains diocèses ou congrégations religieuses, fut instituée dans l’Eglise universelle par le Bienheureux Innocent XI en action de grâces pour la victoire de Vienne, qui advint le 12 septembre 1683.
Supprimée dans le calendrier de la liturgie réformée de 1969, elle y a été réintroduite par Jean Paul II dans l’édition de l’année 2002 du missel pour la « forme ordinaire du rite romain » (*), alors qu’elle est toujours restée – bien entendu! – dans les fêtes de la messe latine traditionnelle.

L’expansion de l’empire ottoman :

Disons-le sans détour : la « religion » mahométane a toujours été un danger pour la chrétienté et, depuis son origine, l’islam, à des degrés divers, a toujours persécuté les chrétiens.

Prise de Constantinople par le sultan Mehmet II en 1453

La chute de Constantinople le 29 mai 1453.

Après la prise et le saccage de Constantinople, le 29 mai 1453 (dont l’anniversaire devrait être à perpétuité célébré par une journée de deuil européen), les Turcs n’ont jamais cessé de se lancer à la conquête de l’Occident et de vouloir le soumettre à leur cruelle domination.

Trois ans plus tard, ayant soumis la Grèce, l’Albanie et la Serbie, les Ottomans furent stoppés devant Belgrade par l’armée des va-nu-pieds commandée par Jean Hunyadi et animée par le franciscain Saint Jean de Capistran. C’était le 22 juillet 1456.
Le sultan Mahomet II, de sinistre mémoire puisque c’est lui qui s’était emparé de Constantinople et en avait ordonné la mise à sac, fut lui-même blessé dans cette bataille et s’enfuit.
Par la suite, il réussira néanmoins à conquérir la Bosnie et l’Herzégovine.

Saint Jean de Capistran

Saint Jean de Capistran (1386-1456)
acteur spirituel de la victoire de Belgrade par l’invocation du Saint Nom de Jésus.

En apprenant la victoire de Belgrade, le pape Callixte III déclara que cette bataille avait « décidé du sort de la Chrétienté » et, en action de grâces, il institua pour toute l’Eglise la fête de la Transfiguration de Notre-Seigneur, à la date du 6 août.

Il est à noter qu’en cette année 2011, le 4 juillet, le parlement hongrois a adopté à la demande du premier ministre Victor Orban, une motion faisant de l’anniversaire de cette victoire, le 22 juillet donc, une journée de commémoration nationale.
La république française instituera-t-elle un jour une fête nationale à la date du 25 octobre pour commémorer la fameuse victoire de Charles Martel en 732?

Dans la seconde moitié du XVème siècle, toujours par la guerre et le pillage, l’empire ottoman conquit l’Iraq, la Perse et l’Egypte.
Vient ensuite le règne de celui qui est entré dans nos livres d’histoire sous le nom de Soliman le magnifique (1520-1566) : il soumit à nouveau la Serbie en s’emparant de Belgrade en 1521, prit Rhodes en 1522, conquit une partie de la Hongrie en 1526, mit le siège devant Vienne à trois reprises, étendit son empire sur l’Anatolie, l’Azerbaïdjan, le Yémen et toute l’Afrique du Nord… etc.

Le successeur de Soliman, Sélim II, attaqua Malte, sans pouvoir s’en emparer, mais il soumit Chypre.
C’est alors que la célèbre bataille de Lépante, le 7 octobre 1571, mit un terme à l’expansion ottomane vers l’Occident et amorça le déclin de cet empire fanatique.

St Pie V en prière reçoit la révélation de la victoire de Lépante

Lazzaro Baldi : Saint Pie V en prière reçoit la révélation de la victoire de Lépante.

Je ne m’étendrai pas ici sur les détails de cette bataille. Je rappellerai seulement que, obtenue en particulier par une mobilisation de prière – spécialement la prière du Rosaire -, la fête de Notre-Dame de la Victoire du Très Saint Rosaire, aujourd’hui plus simplement nommée fête de Notre-Dame du Rosaire et célébrée à la date du 7 octobre (mais solennisée le premier dimanche d’octobre), fut alors instituée en action de grâces par le Pape Saint Pie V.

La Victoire de Vienne :

Après leur défaite à Lépante, les Turcs ne se calmèrent toutefois pas tout de suite : à plusieurs reprises au cours du XVIIème siècle, ils tentèrent de nouvelles avancées en Europe centrale.

En 1683, c’est une armée de quelque trois cent mille hommes commandée par le grand vizir Kata Mustapha Pacha – particulièrement cruel : il avait fait exécuter quelque 25.000 otages chrétiens -, et guidée par le comte hongrois Tököly (qui était protestant et dont la haine du catholicisme lui faisait préférer soutenir les mahométans), qui vint mettre le siège devant Vienne à partir du 14 juillet.
L’empereur Léopold et son beau-frère, Charles V de Lorraine, avaient quitté la ville, dans laquelle seulement treize mille hommes restaient sous les ordres du comte Sarhenberg.

Le Bienheureux Innocent XI espérait constituer une nouvelle ligue des princes et souverains catholiques contre les Turcs, mais en définitive il ne put compter que sur le roi de Pologne Jean III Sobieski  (1624-1696).
Jean III était d’abord réticent et voulait imposer des conditions exorbitantes à sa participation : le Bienheureux Marc d’Aviano, un prêtre capucin envoyé par le Pape Innocent XI, vint le trouver alors qu’il se trouvait en pèlerinage à Chestochowa.
Le capucin l’exorta, le poussa à la réflexion et à la prière et… le roi de Pologne se mit en route avec ses troupes le 15 août.

Bienheureux Marc d'Aviano

Bienheureux Marc d’Aviano (1631-1699)
Prêtre capucin et acteur spirituel de la victoire de Vienne.

Le roi Sobieski arriva sur les collines au nord de Vienne le 10 septembre. Le Bienheureux Marc d’Aviano s’employa alors à confesser et à encourager les combattants.

Le dimanche 12 septembre 1683, Jean Sobieski servit la messe célébrée par le Bienheureux Marc d’Aviano : il y communia, arma son fils chevalier et prit le commandement de l’armée catholique où, en plus de ses troupes polonaises, il y avait celles du duc de Lorraine et du prince de Waldeck.
«Aujourd’hui, s’écria-t-il, il y va tout ensemble de la délivrance de Vienne, de la conservation de la Pologne et du salut de la chrétienté entière!»

Le Père Marc bénit les troupes, en leur prophétisant une grande victoire (on rapporte même qu’il remplaça l’ Ite missa est par ces mots : Ioannes vincet! Jean vaincra).
Puis Jean III se mit à la tête des coalisés et chargea en criant : «Non nobis, Domine, non nobis, sed nomini tuo da gloriam! Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, mais à Votre Nom donnez la gloire (
ps. CXIII)».
Les Ottomans furent battus sur le site de Kahlenberg et, dans Vienne délivrée, Jean Sobieski vint se prosterner avec ses généraux devant la statue de Notre-Dame de Lorette, vénérée dans l’église des Augustins où l’on chanta un Te Deum.

Ce jour-là, on avait fait dans Rome une grande procession que, malgré une crise de goutte, le Bienheureux Innocent XI avait tenu à suivre en personne ; le 24 septembre, le cardinal-vicaire prescrivit des sonneries de cloches et des prières d’action de grâces et, le 25 novembre, un décret établissait la fête du Saint Nom de Marie, l’assignant au dimanche dans l’octave de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie. Par la suite, elle fut fixée au jour anniversaire de la bataille : le 12 septembre.

Cappuccino et croissants : 

Alors que – dans l’ignorance crasse des évènements du passé qui semble caractériser notre époque et favoriser de ce fait toute sorte d’imprudences politiques et religieuses – la grande victoire de Vienne paraît oubliée : il n’en demeure pas moins qu’un très grand nombre de nos contemporains la célèbrent sans le savoir, parfois même de manière quotidienne en… savourant un croissant et en buvant un cappuccino!!!

Cappuccino et croissant

Le croissant fut en effet créé par les boulangers de Vienne à la suite de cette victoire : selon la tradition, pendant le siège et avant la délivrance accomplie par Jean III Sobieski, les Ottomans avaient tenté de s’emparer de la ville par surprise en creusant la nuit des galeries passant sous les remparts.
Mais les boulangers, qui travaillaient justement la nuit dans leurs fournils, entendirent le bruit des travaux de sape organisés par les envahisseurs et donnèrent l’alarme, ce qui permit de déjouer leur ruse.
En récompense, l’empereur Léopold leur accorda le privilège d’immortaliser l’évènement par la réalisation d’une pâtisserie dont la forme fut inspirée par le croissant de lune placé par les mahométans sur leurs étendards.
A l’origine, ces viennoiseries étaient réalisées avec une pâte à pain briochée. Elles furent importées en France par la Reine Marie-Antoinette, et c’est seulement en 1920 que les boulangers parisiens commencèrent à les confectionner avec une pâte au beurre feuilletée.

Quand au cappuccino, dont se délectent les amateurs de café, son nom lui vient directement du Bienheureux Marc d’Aviano, qui était, je vous l’ai dit, prêtre capucin (cappuccino en italien) : les armées ottomanes en s’enfuyant avaient laissé des sacs plein de café dont le bon religieux fit faire une boisson réconfortante pour ceux qui avaient victorieusement combattu. La manière dont il le fit apprêter, encore inconnue à Vienne, connut un si vif succès qu’elle lui valut de garder le nom de son ordre religieux!

En cette fête du Saint Nom de Marie, et avant que des esprits tordus – comme on peut en trouver si souvent parmi ceux qui veulent imposer à l’Occident le renoncement à ses racines et traditions – ne les fassent interdire, rendez donc gloire à Dieu en savourant quelques croissants et un bon cappuccino, tout en vous réjouissant de la musique composée par Jean-Baptiste Lully pour la burlesque cérémonie des Turcs du « Bourgeois gentilhomme »!

Lully.

Voir aussi :
Les réflexions et citations publiées > ici

(faire un clic droit sur l’image ci-dessous, puis « ouvrir le lien dans un nouvel onglet »)

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(*) Je ne suis pas certain que presque 10 ans après sa publication officielle en langue latine cette édition du missel pour la forme ordinaire, qui a pourtant valeur normative, ait été publiée pour les diocèses de France!

2011-68. Décret du Saint-Siège concernant le martyre des victimes des massacres de septembre 1792 à Paris.

La date du 2 septembre ramène le souvenir et la fête liturgique des Bienheureux Martyrs de Septembre 1792.

Si ces Bienheureux ont été massacrés à Paris, si la majorité de ces Martyrs appartient au clergé parisien, il n’en demeure pas moins aussi qu’un certain nombre d’entre eux sont soit membres de congrégations religieuses soit originaires d’autres diocèses de France. Ce pourquoi cette fête est célébrée dans un grand nombre de diocèses.

Deux prêtres du diocèse de Viviers sont au nombre de ces glorieux martyrs, sauvagement assassinés en haine de l’Eglise Catholique Romaine, ce sont :
1) l’abbé Jean-Antoine Hyancinthe Boucharenc de Chaumeils : né en 1738 à Pradelles (cette ville appartenait à l’ancien diocèse de Viviers mais a été rattachée à celui du Puy à la révolution), vicaire général de Viviers, martyrisé aux Carmes le 2 septembre ;
2) l’abbé Jean-Joseph de Lavèze-Bellay : né en 1745 à Gluiras, en Vivarais, il fut prêtre incardiné à l’archidiocèse de Paris où il était confesseur des malades de l’Hôtel-Dieu ; il fut martyrisé au séminaire Saint-Firmin le 3 septembre.

On trouvera ci-dessous le décret du Saint-Siège qui permit la béatification de 191 des victimes mais différa celle de vingt-deux autres ecclésiastiques (surtout en raison du défaut de renseignements certains).
Si ce décret, que nous publions dans son intégralité, présente un aspect « juridique » très marqué en certains de ces passages, nous retiendrons spécialement les paragraphes introductifs dans lesquels fut exprimé par le Saint-Siège un jugement sans ambiguïté sur la révolution, son inspiration, ses acteurs et ses oeuvres ; ce sont ces lignes mêmes qui nous portent aujourd’hui à la reproduction de ce texte dans ce blogue.

Nota Bene:
Voir aussi le texte que nous avions publié le 2 septembre 2008 > ici.

St Joseph des Carmes (Paris) reliques des bienheureux martyrs de septembre 1792

L’une des vitrines des cryptes de l’église Saint-Joseph des Carmes, à Paris,
présentant les restes des prêtres et religieux massacrés les 2 et 3 septembre 1792.

Rome 1er Octobre 1926,
Fête de saint Rémy, évêque de Reims.

On ne pourra jamais assez déplorer ce noir et misérable fléau qui, à la fin du XVIII° siècle, caché sous le nom mensonger de philosophie, avait perverti les esprits et corrompu les mœurs, et rempli avant tout la France de meurtres et de ruines.
L’âme est émue d’horreur au souvenir des inexprimables spectacles de cruauté et de barbarie qu’exhibèrent, pendant la révolution française, des hommes impies et scélérats, à peine dignes de ce nom d’hommes : les temples sacrés dépeuplés, les signes sacrés de la religion catholique violés, des évêques, des prêtres, de pieux laïques immolés arbitrairement, pour avoir refusé de prononcer une formule de serment décrétée par la puissance laïque et ouvertement opposée aux droits de l’Eglise, à la liberté de la conscience, ou pour s’être montrés moins bienveillants envers ces nouvelles institutions politiques.

Parmi tant de prêtres illustres et de chrétiens remarquables, qui durant cette noire tempête furent livrés à la mort, brille certes au premier rang cette insigne légion d’hommes, qui, à Paris, au mois de septembre 1792 furent immolés avec une souveraine injustice et une infâme barbarie.
Deux-cent-treize d’entre eux ont paru digne d’être décorés comme de courageux soldats du Christ de l’honneur que l’Eglise a l’habitude de décerner à ses martyrs, et la cause de leur martyre a été déférée au Siège Apostolique.
Leur mort fut exécutée au lieu même où ils étaient gardés prisonniers, c’est-à-dire au Couvent des Carmes pour cent-dix dont les noms suivent fidèlement transcrits, soixante-dix-sept furent massacrés au Séminaire Saint-Firmin, vingt-trois serviteurs de Dieu parmi les prisonniers écroués à la prison de l’Abbaye Saint-Germain, trois également dans la prison appelée La Force.

Les listes judiciaires établies et examinées devant le tribunal ecclésiastique de Paris par l’Autorité de l’Ordinaire et par celle du Siège Apostolique, sur le martyre et la cause du martyre, et les signes ou miracles, et leur forme légitime approuvée, une Congrégation Antépréparatoire fut tenue dans la demeure du Révérendissime Cardinal Vincent Vannutelli, Ponent de la Cause, le 23 octobre 1923 : il y fut traité du martyre, de la cause du martyre et des signes ou miracles de tous ces serviteurs de Dieu.
L’Assemblée Préparatoire fut convoquée deux années après au Vatican dans la Salle des Congrégations, le 15 novembre.
Cette année courante, le 13 juillet, les Comices Généraux ont été célébrés devant Notre Très Saint-Père le Pape Pie XI : Le Cardinal Vannutelli y proposa à la discussion le doute suivant : “Qu’en est-il du martyre, de la cause du martyre, et des signes ou miracles des susnommés deux-cent-treize Serviteurs de Dieu ? »

Les suffrages des Révérendissimes Cardinaux et des Pères Consulteurs furent écoutés avec attention par le Très Saint Père ; il différa cependant l’expression de son sentiment ; il fut d’avis qu’il fallait prier Dieu et implorer une plus grande abondance de lumière divine dans une affaire si grave.
Lorsque, tout bien pesé dans un examen mûr et sérieux, il fut décidé d’ouvrir sa pensée, il désigna ce jour présent où l’on célèbre le souvenir solennel de Saint-Rémy, évêque de Reims ; et, après avoir très dévotement offert l’Hostie de la Paix, il commanda d’appeler les Révérendissimes Cardinaux Antoine Vico, Evêque de Porto et de Sainte-Rufine, Préfet de la Sacrée Congrégation des Rites, et Vincent Vannutelli, Evêque d’Ostie et de Préneste, Doyen du Sacré Collège et Ponent de la Cause, avec le R.P. Charles Salotti, Promoteur Général de la Foi, et moi Secrétaire soussigné, et séant sur le trône Pontifical, il édicta par un décret solennel : «Le martyre et la cause du martyre pour cent-quatre-ving-onze des Vénérables Serviteurs de Dieu énumérés ci-dessus, apparaît de manière assez claire pour qu’on puisse procéder aux formalités suivantes dans le cas et à l’effet dont il s’agit ; quant aux vingt-deux autres il apparaît que plus raisonnable que leur cause soit différée et que les preuves soient fortifiées. »
Ce sont (ceux dont la cause a été différée) : François GUILLAUMOT – Jean, Charles LEBRETON – GUESDON prêtre – Pierre Alexandre de LANGLADE – François Louis LAUGER de LAMANON – Michel Joseph LEMERCIER – Jean MASSIN – Jean-Marie MONGE – Louis PELLIER – Augustin PORLIER – Louis François ROSE – Jean César ROSTAING – Joseph Martial TEXIER – Jean Joseph THIERRY – Joseph VOLONDAT – Antoine Claude Auguste BEAUPOIL de Saint AULAIRE – Salvator COSTA – Jacques FANGOUSSE DE SARTRET – Marie Antoine Philippe FAUCONNET – Guillaume VIOLARD – Thomas Pierre Antoine de BOISGELIN – le prêtre MARTIN.

Et il ordonna que le décret soit de droit public et inséré dans les Actes de la Sacrée Congrégation des Rites, le jour des Kalendes d’Octobre de l’année 1926

A. Card. VICO
Portuen et S.Rufine, S.R.C. Prefectus
Angelus Mariani, S.R.C. Secretarius

Eglise Saint Joseph du couvent des Carmes rue de Vaugirard - Paris

Eglise Saint-Joseph du couvent des Carmes, rue de Vaugirard à Paris.

Nota : on trouve sur le site de l’association du Souvenir des Bienheureux Martyrs de Septembre 1792 (> ici) , la liste complète de toutes les victimes, béatifiées ou « différées ».

2011-67. Lettre n°298 de « Paix Liturgique » : les fausses promesses de Mgr. Blondel…

L’association Paix Liturgique publie dans sa lettre n°298, en date du 31 août 2011, la suite de son étude du cas du diocèse de Viviers (nous en avions répercuté la première partie ici > www), l’un des rares diocèses de France désormais dans lequel le motu proprio « Summorum Pontificum » ne reçoit toujours pas d’application en dépit de la demande des fidèles…

la Sainte Trinité avec les Saints.

VIVIERS (2) : LES FAUSSES PROMESSES DE MGR BLONDEL, DISCRET ÉMULE DE MGR ROUET, AU SUJET DE LA CÉLÉBRATION DE LA FORME EXTRAORDINAIRE DANS SON DIOCÈSE

Dans le cadre de notre série d’enquêtes sur les diocèses totalement privés de l’application du Motu Proprio Summorum Pontificum, nous nous sommes penchés dans notre lettre 292 sur le cas du diocèse de Viviers. Nous avons à cette occasion parcouru l’historique de la liturgie traditionnelle en Ardèche et souligné sa complète disparition depuis l’arrivée à la tête du diocèse de l’actuel évêque, Mgr François Blondel.

Nous vous révélons aujourd’hui, document à l’appui, le sort réservé par celui-ci à l’application du Motu Proprio.

I – La demande diocésaine

À l’origine de la demande dans le diocèse de Viviers, il y a plusieurs familles qui, après avoir essuyé des fins de non-recevoir dans leurs paroisses respectives, ont décidé de se concentrer sur une demande unique.

Les représentants de cette demande, MM. Jacques Reboul et Philippe Brun, après avoir rencontré le curé de Largentière, l’abbé Nougier, ont écrit à Mgr Blondel pour lui demander de bénéficier des bienfaits du Motu Proprio Summorum Pontificum. Ce courrier, rédigé en octobre 2010, a reçu, dès novembre de la même année, une réponse de l’évêque. Cette réponse rapide – un point au crédit de Mgr Blondel – , nous vous la faisons découvrir ci-dessous, accompagnée de nos commentaires, tant elle est symbolique de l’état d’esprit de certains de nos prélats pour qui la générosité est non seulement limitée mais aussi rétractable !

II – La réponse de Mgr Blondel

Viviers, le 19 novembre 2010

Messieurs,

Monsieur l’Abbé Henri Meissat, Vicaire Épiscopal, et Monsieur l’Abbé Bernard Nougier, curé de la paroisse St Joseph en Pays de Ligne, m’ont remis de votre part en date du 14 octobre 2010 la demande d’application du Motu Proprio Summorum Pontificum.

Ils m’ont apporté témoignage de l’état d’esprit qui était le vôtre au cours de la réunion qu’i1s avaient eue avec vous et de l’assurance que vous leur aviez donnée d’agir au nom d’un groupe stable.

J’ai donc pris en compte votre demande. Voici ce que je compte organiser pour y répondre.

Le célébrant que je désigne est Monsieur l’Abbé Henri Goin, ancien curé de la Cathédrale, ayant actuellement une responsabilité aux archives diocésaines et qui est un très bon latiniste.

Avec l’accord du curé de la paroisse Charles de Foucauld Le Teil/Viviers, l’église sera l’église Saint-Laurent à Viviers.

Le premier samedi de chaque mois y sera célébrée la messe selon le rituel de 1962. Les lectures de la Parole de Dieu seront celles du missel du rite ordinaire car je tiens à ce que vous soyez ainsi en communion avec toutes les communautés du diocèse. Ces lectures de la Parole de Dieu seront faites en français.

Cette messe, célébrée (à 17h30 ?) sera considérée comme une messe paroissiale. Les annonces qui seront faites seront celles de la paroisse et du diocèse. La quête sera affectée à la paroisse.

Monsieur l’Abbé Meissat organisera une réunion entre Monsieur l’Abbé Goin et vous-mêmes où il sera alors décidé de la date à laquelle aura lieu la première célébration.

Et nous ferons le point dans six mois.

Ayant ainsi répondu, je pense, à la demande qui était la vôtre, Je vous prie de croire, Messieurs, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs et de ma prière.

François BLONDEL
Évêque de Viviers

III – Les réflexions de Paix liturgique

1) Certes, et c’est à mettre au crédit de Mgr Blondel, tout comme le délai relativement court dans lequel il a donné sa réponse aux demandeurs, nous ne pouvons qu’apprécier la forme de sa réponse : écrite et circonstanciée. Cela n’est malheureusement pas si fréquent, tant de curés et d’évêques – quand ils se donnent la peine de répondre ! – se contentant d’un refus sec par oral ou noyant leur réponse sous un fleuve de considérations catéchético-pastorales.

2) Mgr Blondel conclut sa lettre par la formule : « Ayant ainsi répondu, je pense, à la demande qui était la vôtre… ». Soit, mais Mgr Blondel pouvait-il sérieusement et honnêtement penser qu’il répondait à la demande ?
Sur quatre points, sa réponse porte en effet à discussion :
- le lieu : certes, Viviers est le siège épiscopal mais la demande avait été faite à Largentière… à 50 km de là, ce qui, par les routes ardéchoises, représente 50 minutes de trajet ;
- le jour : la messe accordée est une messe du samedi soir ce qui, selon les règles canoniques en vigueur pour la liturgie traditionnelle, n’est pas une messe dominicale puisque le missel de 1962 ne prévoit pas de messe anticipée au samedi ;
- la fréquence : la célébration n’est offerte qu’une fois par mois ce qui ne satisfait que partiellement le désir du groupe stable de fidèles de vivre sa foi au rythme de la forme extraordinaire ;
- le « bricolage » liturgique : en indiquant que les lectures seront celles du lectionnaire ordinaire, Mgr Blondel fixe une condition tellement contraire à l’esprit du Motu Proprio que l’instruction Universæ Ecclesiæ, publiée le 13 mai 2011, spécifie précisément dans son article 24 que “Les livres liturgiques de la forme extraordinaire seront utilisés tels qu’ils sont”, ajoutant à son article 26, si besoin est, que ces lectures sont celles “de la Sainte Messe du Missel de 1962”. On aura noté, au passage, le motif théologique donné par Mgr Blondel : les lectures communes comme signe de communion avec les communautés diocésaines…

3) À la réception de la réponse de l’évêque, les demandeurs n’ont soulevé que les deux points concernant le lieu et le lectionnaire et exprimé le vœu qu’ils soient corrigés. Depuis, l’évêché s’est fait silencieux. Du coup, dix mois après le courrier de Mgr Blondel, la première célébration n’a jamais eu lieu.

4) Si la question du lieu de la célébration ne peut être tranchée que par une nouvelle discussion entre les demandeurs et le diocèse, celle de la célébration “bricolée” – structure de la messe de 1962 avec lectures de 1970 – a en revanche été clairement réglée par l’instruction Universæ Ecclesiæ.

Peut-on donc espérer que le 14 septembre prochain, alors que l’Église universelle fêtera les 4 ans du Motu Proprio, Mgr Blondel fasse aux demandeurs ardéchois la bonne surprise de leur accorder enfin la célébration, même mensuelle, même le samedi après-midi, de la forme extraordinaire du rite romain mais bel et bien de la forme extraordinaire et pas d’une liturgie de son invention ?

Missel romain traditionnel

2011-64. Enseignements de Saint Louis à son fils le Prince Philippe.

Le 25 août, nous fêtons Saint Louis IX. Au Mesnil-Marie, nous avons l’immense grâce de conserver l’une de ses reliques que nous exposons ce jour dans notre oratoire.
Surtout, profitons de cette fête pour méditer les exemples et les enseignements du plus grand et du plus saint de nos Rois.
Nous reproduisons ci-dessous le texte habituellement reçu (en français contemporain) des fameux « Enseignements » que le saint monarque mit par écrit à l’intention de son fils, le Prince Philippe, qui lui succédera comme Philippe III le Hardi.

Simon Vouet - St Louis recevant du Christ la Ste Couronne d'épines

Le Christ remettant à Saint Louis la Sainte Couronne d’Epines
(Simon Vouet – église Saint Paul Saint Louis, au Marais)

Cher fils, je t’enseigne premièrement que tu aimes Dieu de tout ton cœur et de tout ton pouvoir, car sans cela personne ne peut rien valoir.

Tu dois te garder de toutes choses que tu penseras devoir lui déplaire et qui sont en ton pouvoir, et spécialement tu dois avoir cette volonté que tu ne fasses un péché mortel pour nulle chose qui puisse arriver, et qu’avant de faire un péché mortel avec connaissance, que tu souffrirais que l’on te coupât les jambes et les bras et que l’on t’enlevât la vie par le plus cruel martyre.

Si Notre Seigneur t’envoie persécution, maladie ou autre souffrance, tu dois la supporter débonnairement, et tu dois l’en remercier et lui savoir bon gré, car il faut comprendre qu’il l’a fait pour ton bien. De plus, tu dois penser que tu as mérité ceci (et encore plus s’il le voulait) parce que tu l’as peu aimé et peu servi, et parce que tu as fait beaucoup de choses contre sa volonté.

Si Notre Seigneur t’envoie prospérité, santé du corps ou autre chose, tu dois l’en remercier humblement, et puis prendre garde qu’à cause de cela il ne t’arrive pas de malheur causé par orgueil ou par une autre faute, car c’est un très grand péché de guerroyer Notre Seigneur de ses dons.

Cher fils, je t’enseigne que tu entendes volontiers le service de la sainte Église, et quand tu seras à l’église, garde-toi de perdre ton temps et de parler vaines paroles. Dis tes oraisons avec recueillement ou par bouche ou de pensée, et spécialement sois plus recueilli et plus attentif à l’oraison pendant que le corps de Notre Seigneur jésus Christ sera présent à la messe, et puis aussi pendant un petit moment avant.

Cher fils, je t’enseigne que tu aies le cour compatissant envers les pauvres et envers tous ceux que tu considéreras comme souffrants ou de cour ou de corps ; et selon ton pouvoir soulage-les volontiers ou de soutien moral ou d’aumônes.

Prends garde que tu sois si bon en toutes choses qu’il soit évident tu reconnaisses les générosités et les honneurs que Notre Seigneur t’a faits de sorte que, s’il plaisait à Notre Seigneur que tu aies l’honneur de gouverner le royaume, tu sois digne de recevoir l’onction avec laquelle les rois de France sont sacrés.

Cher fils, s’il advient que tu deviennes roi, prends soin d’avoir les qualités qui appartiennent aux rois, c’est-à-dire que tu sois si juste que, quoi qu’il arrive, tu ne t’écartes de la justice. Et s’il advient qu’il y ait querelle entre un pauvre et un riche, soutiens de préférence le pauvre contre le riche jusqu’à ce que tu saches la vérité, et quand tu la connaîtras, fais justice.

Sois bien diligent de protéger dans tes domaines toutes sortes de gens, surtout les gens de sainte Église ; défends qu’on ne leur fasse tort ni violence en leurs personnes ou en leurs biens.

Cher fils, je t’enseigne que tu sois toujours dévoué à l’Église de Rome et à notre saint-père le Pape, et lui portes respect et honneur comme tu le dois à ton père spirituel.

Mets grande peine à ce que les péchés soient supprimés en ta terre, c’est-à-dire les vilains serments et toute chose qui se fait ou se dit contre Dieu ou Notre-Dame ou les saints : péchés de corps, jeux de dés, tavernes ou autres péchés. Fais abattre tout ceci en ta terre sagement et en bonne manière.

Cher fils, je te donne toute la bénédiction qu’un père peut et doit donner à son fils, et je prie Notre Seigneur Dieu Jésus-Christ que, par grande miséricorde et par les prières et par les mérites de sa bienheureuse Mère, la Vierge Marie, et des anges et et des archanges, de tous les saints et de toutes les saintes, il te garde et te défende que tu ne fasses chose qui soit contre sa volonté, et qu’il te donne grâce de faire sa volonté afin qu’il soit servi et honoré par toi ; et puisse-t-il accorder à toi et à moi, par sa grande générosité, qu’après cette mortelle vie nous puissions venir à lui pour la vie éternelle afin de le voir, aimer et louer sans fin. Amen.

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Récit de la mort de Saint Louis > ici
Prières et litanies en l’honneur du Roi Saint Louis > ici

Litanies du Saint Coeur de Marie :

La dévotion a inspiré plusieurs formules de litanies en l’honneur du Coeur de Marie : aucunes d’entre elles ne font partie des litanies officielles de l’Eglise (qui peuvent être utilisées lors des cérémonies liturgiques), toutefois celles dont nous reproduisons le texte ci-dessous ont été publiées dans le « Manuel de piété à l’usage des élèves du Sacré-Coeur » qui avait reçu l’approbation de l’évêque du Mans en 1835.

Saint Coeur de Marie

Seigneur, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Coeur de Marie conçue sans péché,priez pour nous!
Coeur de Marie, objet des complaisances du coeur de Dieu, priez pour nous!
Coeur de Marie, uni au Coeur de Jésus, priez pour nous!
Coeur de Marie, organe du Saint-Esprit, priez pour nous!
Coeur de Marie, sanctuaire de l’adorable Trinité, priez pour nous!
Coeur de Marie, tabernacle du Verbe incarné, priez pour nous!
Coeur de Marie, immaculé dès le commencement, priez pour nous!
Coeur de Marie, rempli de grâce, priez pour nous!
Coeur de Marie, béni entre tous les coeurs, priez pour nous!
Coeur de Marie, trône de gloire, priez pour nous!
Coeur de Marie, abîme d’humilité, priez pour nous!
Coeur de Marie, holocauste du divin amour, priez pour nous!
Coeur de Marie, fixé à la croix avec Jésus crucifié, priez pour nous!
Coeur de Marie, consolation des affligés, priez pour nous!
Coeur de Marie, refuge des pécheurs, priez pour nous!
Coeur de Marie, espérance des agonisants, priez pour nous!
Coeur de Marie, siège de la miséricorde, priez pour nous!

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur!
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur!
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous!

V/. Marie immaculée, douce et humble de coeur,
R/. Rendez mon coeur semblable au Coeur de Jésus!

Oraison :

Dieu très clément, qui, pour donner le salut aux pécheurs et un refuge aux miséreux, avez voulu que le Coeur immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie soit semblable par la charité et la miséricorde au divin Coeur de Jésus-Christ votre Fils, accordez à ceux qui honorent ce Coeur très doux et très aimant de parvenir, par l’intercession et les mérites de cette Bienheureuse Vierge, à une parfaite conformité avec le Coeur de Jésus, Lui qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu, pour les siècles des siècles.

Ainsi soit-il.

Sacrés Coeurs de Jésus et Marie

Quelques autres prières que nous avons publiées : « Prière de Saint François de Sales à Notre-Dame » > ici ; « Prière au Coeur immaculé de Marie, refuge des pécheurs » > ici ; « Confiante supplication à Notre-Dame de Compassion » > ici ; « Prière du Rd. Père de Grandmaison » > ici.

Litanies de Saint Roch.

En notre diocèse – comme en de nombreux diocèses du sud de la France -, nous célébrons le 16 août la fête de Saint Roch (qui supplante celle de Saint Joachim): la statue de ce grand thaumaturge, originaire de Montpellier, se trouve dans un très grand nombre d’églises car son intercession fut sollicitée contre les épidémies et tout particulièrement celles de la peste.
Pas très loin de notre Mesnil-Marie, existe un pèlerinage séculaire en son honneur que nous aimons beaucoup (cf.
> ici).
Nous publions ci-dessous des litanies de Saint Roch, approuvées pour la récitation privée, et nous vous encourageons à prier avec ferveur ce très grand saint pour qu’il nous préserve tous non seulement de la contagion des maladies corporelles mais plus encore de la peste du péché.
Nous recommandons aussi à Saint Roch tous les malades, tous ceux que nous connaissons, mais aussi ceux que nous ne connaissons pas et qui sont isolés, physiquement et moralement ; nous prions aussi pour tous les visiteurs des malades et les « professionnels de la santé » : médecins, infirmiers, aide-soignants…

Voir aussi la « Prière par l’intercession de Saint Roch pour les temps d’épidémie » > ici.

St Roch intercédant pour la cessation de la peste (David - 1780)

Saint Roch intercédant pour la cessation de la peste (J.L. David – 1780)

Seigneur , ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.
Saint Roch, issu de parents nobles, priez pour nous.
Saint Roch, qui avez méprisé le monde avec tant de générosité, priez pour nous.
Saint Roch, fidèle disciple de Jésus-Christ, priez pour nous.
Saint Roch, imitateur constant de la mortification de Jésus-Christ, priez pour nous.
Saint Roch, qui, pour l’amour de Jésus-Christ, avez chéri les opprobres,
Saint Roch, qui, quoique innocent, avez enduré les mépris et les fers, priez pour nous.
Saint Roch, embrasé des feux de l’amour divin, priez pour nous.
Saint Roch, qui avez distribué vos biens aux pauvres, et qui vous êtes si généreusement sacrifié pour eux, priez pour nous.
Saint Roch, qui avez exposé votre vie au service des malades, priez pour nous.
Saint Roch, qui avez servi les pestiférés avec un zèle si héroïque, priez pour nous.
Saint Roch, rendu miraculeusement à la vie, priez pour nous.
Saint Roch, le salut des plus illustres cités, priez pour nous.
Saint Roch, qui avez guéri les pestiférés par le signe de la Croix, priez pour nous.
Saint Roch, dont le nom a été célébré par les oracles de l’Eglise, priez pour nous.
Saint Roch, notre protecteur, priez pour nous.
Saint Roch, couronné de gloire et d’honneur par Jésus-Christ, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

V/. Priez pour nous, bienheureux saint Roch,
R/. Afin que nous méritions d’être délivrés des maladies de notre âme et de notre corps.

Oraison :

Nous vous supplions, Seigneur, de veillez sur votre peuple avec un amour continuel ; et, par les suffrages et les mérites de saint Roch, préservez-nous des fléaux de l’âme et du corps. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.

Vu et approuvé, Aix, le 14 août 1839.
Jacquemet, vicaire général.

Reliquaire de Saint Roch (le Mesnil-Marie)

Reliquaire de Saint Roch conservé au Mesnil-Marie.

Kyrie eleison.
Christe eleison.
Kyrie eleison.

Christe audi nos.
Christe exaudi nos.

Pater de coelis Deus, miserere nobis.
Fili Redemptor mundi Deus, miserere nobis.
Spiritus Sancte Deus, miserere nobis.
Sancta Trinitas unus Deus, miserere nobis.

Sancta Maria, ora pro nobis.
Sancte Roche, nobili sanguine nate, ora pro nobis.
Sancte Roche, generose mundi contemptor, ora pro nobis.
Sancte Roche, fidelis Christi assecla, ora pro nobis.
Sancte Roche, mortificationem Jesu jugiter portans, ora pro nobis.
Sancte Roche, pro Christo opprobria mendicans, ora pro nobis.
Sancte Roche, vincula et ludibria insons experte, ora pro nobis.
Sancte Roche, charitatis flamma succense, ora pro nobis.
Sancte Roche, pauperibus impendens tua et teipsum super impendens, ora pro nobis.
Sancte Roche, aegris propriam vitam profundens, ora pro nobis.
Sancte Roche, peste laborantibus invicta cura inserviens, ora pro nobis.
Sancte Roche, vitae divinitus reddite, ora pro nobis.
Sancte Roche, insignium urbium salus, ora pro nobis.
Sancte Roche, Crucis signo luem fugans, ora pro nobis.
Sancte Roche, Ecclesiae oraculis celebrate, ora pro nobis.
Sancte Roche, protector noster, ora pro nobis.
Sancte Roche, gloria et honore a Christo coronate, ora pro nobis.

Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, parce nobis Domine.
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, exaudi nos Domine.
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, miserere nobis.

V/. Ora pro nobis, beate Roche.
R/. Ut a malis mentis et corporis liberari mereamur.

Oremus : Populum tum, quaesumus, Domine, continua pietate custodi ; et beati Rochi suffragantibus meritis, ab omni fac animae et corporis contagione securum. Per Dominum… Amen.

2011-61. Du martyre de Saint Maximilien-Marie Kolbe.

Ce 14 août 2011.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Le 14 août est, bien sûr, la Vigile de l’Assomption de Notre-Dame, mais au Mesnil-Marie – vous devinez bien pourquoi – cette vigile n’est qu’une commémoraison puisque nous fêtons un premier lieu Saint Maximilien-Marie Kolbe : en outre, en cette année 2011, nous célébrons aujourd’hui l’exact soixante-dixième anniversaire de son entrée dans la gloire.

Saint Maximilien-Marie Kolbe

Nous sommes à Auschwitz, à la fin du mois de juillet 1941.
Dans le bloc 14, celui du Père Maximilien-Marie, un homme manque à l’appel : il s’est évadé.
Les prisonniers se rappellent avec effroi de la menace du chef de camp : pour un évadé, vingt hommes de son bloc seront condamnés à mourir de faim.
La peur les tenaille tous cruellement, eux qui, dans les tortures les plus raffinées auxquelles ils sont soumis chaque jour, ont pu désirer la mort comme une délivrance…
La mort, oui, mais pas cette mort-là : agoniser pendant des jours, au compte-gouttes ; la faim et la soif qui vous dessèchent les entrailles, vous remplissent les veines de feu et vous conduisent à la folie…
Tous savent quels hurlements terrifiants retentissent du côté du « bloc de la mort ». Les geôliers eux-mêmes ne cachent pas qu’ils en sont terrorisés.

Le lendemain, après l’appel, les prisonniers du bloc 14 doivent rester debout, au garde à vous, en plein soleil. De toute la journée, on ne leur donne rien.
Des SS les surveillent et « maintiennent » l’ordre à coups de crosse. Lorsqu’un prisonnier tombe d’épuisement et que les coups ne le ramènent pas de son évanouissement, on le traîne hors des rangs : les corps sont entassés…
Les visages de ceux qui tiennent sont tuméfiés par la chaleur.
Le Père Maximilien-Marie, ce malade vingt fois condamné par les médecins, ne tombe pas, reste lucide…
Comme Marie sous la croix, avec Marie sous la croix, il est debout.

En son for intérieur, il est étrangement paisible : résolu comme jamais, il sait que la grâce qui lui a été prophétisée et à laquelle il a librement consenti lorsqu’il avait dix ans, vient à lui dans le silence.
Elle est toute proche. Elle est là.
Et si son corps est contraint de rester immobile, son âme se précipite pour l’embrasser.

Au soir, le chef de camp revient : « L’évadé n’a pas été retrouvé. Dix d’entre vous mourront à sa place dans le bunker de la faim. La prochaine fois, il y en aura vingt… Toi… Toi… Et encore toi… « 
En savourant la terreur qu’il inspire, l’officier prend son temps pour parcourir les rangs et désigner ceux qu’il envoie à la mort.

- Ooooh… ma pauvre femme… mes enfants! sanglote l’un des désignés.

Et c’est là que, à la stupéfaction de tous – prisonniers et bourreaux -, le Père Maximilien-Marie s’avance.

- Que me veut ce cochon de polonais? hurle le Lagerführer.
- Je voudrais mourir à la place d’un de ces condamnés.

le SS est abasourdi. Il cherche à comprendre.
- Et pourquoi?
- Je suis vieux ; je ne suis plus bon à rien
- Pour qui veux tu mourir?
- Celui-ci : il a une femme et des enfants.
- Qui es-tu?
- Prêtre catholique.

La grâce passe malgré lui dans la tête du SS qui ne comprend rien, qui est dépassé et qui cède à la volonté de ce prêtre, lui lui qui ne revient jamais sur les ordres qu’il a donné : « Soit! va avec eux… »

Les prisonniers sont emmenés. 
Ils doivent se mettre totalement nus et on referme sur eux la porte.
Père Maximilien-Marie peut dire en toute vérité : « O ma Reine, ô ma Mère : Vous avez tenu parole! Et c’est pour cette heure ci que je suis né! »

Dans le bloc de la mort, enfer en miniature qui ne retentissait jusqu’alors que des hurlements de désespoir, des voix s’élèvent : ces hommes épuisés, ces condamnés à mort chantent et prient…
Depuis la cellule où sont enfermés le Père Kolbe et ses neuf compagnons, la prière se répand : de cellule en cellule les prières et les chants gagnent tout le bloc de la mort.
Les gardiens sont médusés : jamais le terme de « chapelle ardente » n’a été si adapté pour désigner un lieu de mort!

Chaque jour, les voix se font plus faibles, moins nombreuses… mais pas moins ferventes.

Chaque jour des prisonniers sont commis pour enlever les cadavres. L’un d’eux témoignera : le Père Maximilien était toujours debout ou à genoux, priant à haute voix, lors même que tous les autres gisaient comme des loques.
Les SS qui président à l’enlèvement des cadavres ne supportent pas le regard que le Père pose sur eux : « Détourne les yeux! Ne nous regarde pas ainsi! »

Les jours passent.
Le 14 août, il n’y a plus que 4 survivants, mais seul Père Maximilien-Marie est conscient : le bon pasteur arrive au terme de la mission que lui a confiée la Vierge Immaculée.
Il a accompagné tout son petit troupeau jusqu’à la porte de l’éternité, jusqu’à l’entrée dans le Coeur de Jésus.
Il est assis, sans force, appuyé au mur.

A ceux qui viennent l’achever par une piqûre de phénol, il tend lui-même son bras décharné.

Un peu plus tard on vient chercher son corps qui sera brûlé le lendemain, 15 août.
Le détenu chargé d’enlever les corps témoignera : les autres cadavres étaient sales, avaient les traits ravagés… Mais lui, on eût dit qu’il répandait de la lumière : ses yeux grands ouverts donnaient l’impression d’une extase.

« A celui qu’il aime, Dieu envoie la croix pour qu’il ait la possibilité de rendre à Dieu l’amour qu’il a eu pour nous…«  avait écrit le Père Maximilien-Marie en 1938.

Bunker de la faim - 14 août 1941

Lui qui aimait tant le vieux cantique français « J’irai la voir un jour » s’en est allé, comme le dit le dernier couplet : « loin de la terre sur le Coeur de sa Mère reposer sans retour », et celà au moment où l’Eglise dans sa liturgie commençait à célébrer le grand triomphe de Marie sur la mort et sur le mal.

(récit établi en bonne partie d’après Maria Winowska)

palmes

De la Procession du Voeu de Louis XIII et de quelle manière il convient qu’elle soit célébrée le 15 août.

le voeu de Louis XIII

Ingres : Le Voeu de Louis XIII.

En 1638, Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XIII, en reconnaissance des grâces qu’il avait reçues par son intercession, consacra sa personne et son Royaume à la Très Sainte Vierge Marie, la choisit comme Patronne de la France sous le vocable de son Assomption, et lui fit l’offrande de son sceptre, de sa couronne et de tous ses sujets.
Le texte auquel on donne ordinairement le nom de
Voeu de Louis XIII n’est pas à proprement parler celui d’un voeu, mais il est plus exactement un édit, daté du 10 février 1638, par lequel le Souverain réglemente le renouvellement annuel de cette consécration qui devra se faire par une procession solennelle, après la célébration des vêpres de l’Assomption, dans toutes les églises et couvents du Royaume, et à laquelle toutes les autorités religieuses et civiles devront prendre part.

Nous publions ci-dessous la manière dont doit être faite cette procession et le texte des oraisons qui doivent y être récitées.

Textes pour la procession du voeu de Louis XIII

Textes pour la procession du voeu de Louis XIII

Voir aussi la prière publiée > ici

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