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2013-7. La bénédiction des animaux pour la fête de Saint Antoine le Grand.

17 janvier,
fête de Saint Antoine le Grand.

2013-7. La bénédiction des animaux pour la fête de Saint Antoine le Grand. dans De liturgia saint-antoine-le-grand

Saint Antoine le Grand – appelé encore Saint Antoine d’Egypte, Saint Antoine du désert ou Saint Antoine abbé – est en vénération particulière en notre Mesnil-Marie : sa fête liturgique est célébrée ce 17 janvier et nous honorons en lui « le père de tous les moines », mais aussi l’un des célestes protecteurs des animaux.
On lira, ou relira, avec profit sa biographie écrite par Saint Athanase d’Alexandrie (cf. > ici).

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler de Sainte Gertrude de Nivelles, la céleste protectrice des chats (cf. > ici), et l’on sait qu’on invoque spécialement Saint Ambroise de Milan pour la protection des abeilles, Saint Eloi – et parfois aussi Saint Martin – pour celle des chevaux – , Saint Jean-Baptiste pour les agneaux, Saint Roch pour les chiens… etc.

Je sais bien que certains prêtres de nos jours – dans leur pseudo intellectualisme moderniste – regardent cela comme de la superstition et s’en moquent, mais ce n’est point là l’esprit de notre Mère la Sainte Eglise qui considère que Dieu n’a de mépris pour aucune de ses créatures, et dont le rituel, depuis des siècles, renferme de précieuses bénédictions en faveur des animaux ; elle sait bien, en effet, que Dieu les a créés pour Sa gloire ainsi que pour le service et la consolation des hommes. Par cette bénédiction, elle ouvre des trésors de grâce pour que toute la création soit rendue à son Créateur et soit protégée du mal.
Et puis, il n’y a qu’à voir aussi à quel point les animaux de toutes sortes sont présents dans la vie des saints : je vous renvoie à la belle histoire écrite par Frère Maximilien-Marie et intitulée « Des Saints et des animaux » (cf.> ici et suivants car il y a quatre parties), dans laquelle sont justement évoqués nombre d’épisodes de l’hagiographie relatifs aux animaux.

Bref, le Rituale Romanum contient donc, pour la fête de Saint Antoine le Grand, une bénédiction particulière « pour les chevaux ou pour tous les autres animaux » ; vous en trouverez le texte et sa traduction ci-dessous.

En France, cette bénédiction est – malheureusement! – assez peu pratiquée ; dans le XVe arrondissement de Paris, elle est proposée, d’une manière assez « folklorique », à la chapelle Sainte Rita, mais on sait que ce n’est pas une église catholique romaine.
La plupart des abbayes qui ont des animaux en ont gardé l’usage.

Frère Maximilien-Marie m’a raconté que, pendant les années où il a été si charitablement accueilli au Village d’Enfants de Riaumont et où il a rendu quelques services à cette belle oeuvre d’éducation et de protection de la jeunesse, en attendant de pouvoir fonder le Refuge Notre-Dame de Compassion, cette bénédiction se faisait au cours d’une procession à laquelle participaient, avec les moines, les enfants et adolescents de Riaumont : la procession se rendait jusqu’à la petite ferme, et la bénédiction de Dieu était invoquée sur les volailles de la basse-cour, sur les pigeons, les lapins, les chèvres, les porcs et les chevaux… 
Il se souvient très spécialement d’une scène très touchante : alors que le Révérend Père Argouarc’h, revêtu de la chape, était en train de lire les oraisons de la bénédiction, la jument s’est approchée de lui par derrière et a posé très tendrement sa tête sur l’épaule du prêtre, donnant tout à la fois l’impression de lui montrer sa reconnaissance et de lire avec lui dans le rituel!

En Espagne et en Italie, cette bénédiction est restée très populaire. A Rome même, l’église des Saints Antoine et Eusèbe, près de la basilique de Sainte Marie-Majeure, connaît le 17 janvier (ainsi que le dimanche qui en est le plus proche) une affluence particulière. 
L’agence d’information internationale au service du Saint-Siège, Zenit, en rendait compte en ces termes pour l’année 2006 :
L’église était envahie par la foule des grandes fêtes, toutes générations confondues : les plus âgés et leurs fidèles compagnons à quatre pattes, dans les bras ou au pied, les enfants avec un lapin ou des perruches, les jeunes couples avec poussette fièrement gardée par un tendre molosse, les ados avec un, parfois deux, parfois trois chiens.
Au pied d’une Pietà illuminée, une boule de poils noirs, un chiot de Terre-Neuve plongé dans un sommeil réparateur, qui, inspecté par tous ses congénères qui passaient, n’a pas un instant ouvert l’œil pour autant. 
Qui aurait imaginé pouvoir réunir pendant une heure tant d’animaux sans provoquer quelque salissure ou une bagarre violente, sans que la liturgie n’en souffre et que les fidèles ne se distraient de l’action liturgique?
Pendant l’homélie, le prêtre n’a dû répéter qu’un seul passage, couvert inopinément par un aboiement. Il expliquait que Dieu est « présent partout, parfois même là où nous ne l’attendons pas ». Il ne parlait pas à ce moment-là des animaux : « même dans nos ennemis », disait-il. « Je répète, parce qu’on n’a peut-être pas bien entendu, reprenait le célébrant avec humour, après l’aboiement intempestif, « même dans nos ennemis ». (…) Pour chant final, de tous les cœurs a jailli le Cantique des Créatures de saint François d’Assise. (…) 
A la fin de la messe, une bénédiction générale a eu lieu sur le parvis de l’église, prière publique en présence de membres de la Garde des finances à cheval, des Carabiniers à cheval et de l’unité cynophile de la Protection Civile, rappelant les services rendus à la sécurité de nos villes par des chiens, parfois découverts dans les refuges et choisis pour leurs qualités spéciales. (…)
Puis le diacre a descendu la volée d’escaliers, goupillon en main, passant au milieu de cette foule joyeuse pour donner une bénédiction individuelle : eau bénite sur le museau ou sur le bec. Beaucoup de voisins qui ne se connaissaient que comme « maître de chien » avaient la joie de se reconnaître plus profondément comme chrétiens.
Ainsi, l’Eglise de Rome n’a pas renoncé à cette tradition antique qui est aussi dans l’esprit de saint François d’Assise, patron de l’Italie, un moyen d’évangéliser – car certaines personnes ont cessé d’aller à la messe, mais ne manquent pas cette fête célébrée dès l’enfance – une occasion de rendre grâce pour le don de la Création, et finalement de redonner « à Dieu ce qui est à Dieu ».

L’année dernière encore, Zenit annonçait cette Messe et cette bénédiction, ajoutant en outre que Monsieur le cardinal Angelo Comastri, archiprêtre de la Basilique Vaticane et Vicaire de Sa Sainteté pour la Cité du Vatican, irait lui-même bénir les animaux de ferme rassemblés sur la piazza Pio XII (juste devant la place Saint-Pierre) pour l’exposition organisée par l’Association Italienne des Eleveurs. J’ai alors relevé cette phrase : « La Nouvelle évangélisation passe aussi par la gratitude envers le Créateur pour sa générosité dans toutes les bestioles dont parle la Genèse ».

En lisant ces articles, je ne pouvais m’empêcher de penser que si, en France, la Garde républicaine et les unités cynophyles de la police venaient à l’église pour y faire bénir leurs chevaux et leurs chiens, les sectes qui tiennent aujourd’hui dans leurs griffes les structures et les hommes de l’Etat comme des médias déchaîneraient une fois de plus leur haine anti-chrétienne et y verraient quelque gravissime atteinte à la laïcité, tant leur orgueil les rend … bêtes.
Je trouve d’ailleurs regrettable que, en Français, ce soit un même mot qui, prit substantivement désigne l’animal, lequel est doté d’une intelligence propre « selon son espèce » (cf. Gen. I, 20-25), et qui, employé comme adjectif, désigne un homme dépourvu de bon sens, sans intelligence, obtus et éloigné de la juste compréhension des choses…
Nous autres, animaux, n’avons de « bêtes » que le nom et la Sainte Eglise nous prodigue d’affectueuses bénédictions, tandis que pour nombre de ces « bêtes » à deux pattes qui se croient très intelligentes il serait plus judicieux de les orienter vers le sacrement de pénitence, et même parfois vers le ministère d’un exorciste!

patteschats 17 janvier dans Nos amis les SaintsLully.

benedictio-equorum-etc-001 animaux dans Prier avec nous

Traduction (par nos soins) :

Bénédiction des chevaux ou d’autres animaux :

V./ Notre secours est dans le Nom du Seigneur.
R./ Qui a fait le ciel et la terre.
V./ Le Seigneur soit avec vous.
R./ Et avec votre esprit.

Prions :
O Dieu, notre refuge et notre force : montrez-vous favorable aux pieuses prières de votre Eglise, Vous qui êtes Vous-même l’auteur de sa piété, et accordez que ce que nous demandons avec foi, nous l’obtenions avec efficacité. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.

R./ Ainsi soit-il!

Prions :
Dieu tout puissant et éternel, qui avez fait aller sans dommage le glorieux Saint Antoine, éprouvé par des tentations variés, au milieu des troubles de ce monde, accordez à nous qui sommes Vos serviteurs de tirer profit de son illustre exemple et que par ses mérites et son intercession nous soyons libérés des périls de la vie présente. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.

R./ Ainsi soit-il!

Prions :
Que ces animaux reçoivent votre béné+diction, Seigneur : par elle qu’ils reçoivent la santé du corps et qu’ils soient libérés de tout mal par l’intercession du Bienheureux Antoine. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.

R./ Ainsi soit-il!

Et ils sont aspergés avec l’eau bénite.

2013-3. De l’étoile des Mages.

2013-3. De l'étoile des Mages. dans Commentaires d'actualité & humeurs etoile

Les poisons corrupteurs que le rationalisme instille jusqu’à l’intérieur de la Sainte Eglise voudraient porter les intelligences à trouver des explications naturelles aux miracles.
Mais la définition d’un miracle, c’est d’être justement un fait positif, extraordinaire, hors des lois de la nature, produit directement par Dieu en vue de susciter ou de faire croître la foi.

La fameuse « étoile » des Mages n’était pas une comète et n’avait rien à voir avec les inventions de Kepler et de quelques autres astronomes ; elle n’appartient pas au domaine des observations scientifiques et ne peut être comprise d’une manière humaine.
Selon l’enseignement de la Tradition, cette « étoile » était une lumière surnaturelle, provoquée par Dieu et conduite par un ange : elle n’avait rien de naturel, mais elle était véritablement miraculeuse.
D’ailleurs, si elle eût été naturelle, des savants versés dans la connaissance des astres n’y eussent point vu un signe divin marquant l’accomplissement des prophéties!
Ainsi, ceux qui veulent déterminer la date de la naissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ en se basant sur le passage cyclique d’une comète, sur l’observation d’une super nova ou sur un alignement récurrent de planètes sont dans l’erreur la plus grossière.

Voici quelques extraits d’une homélie de Saint Jean Chrysostome dans laquelle il a justement commenté et expliqué le caractère miraculeux de cette « étoile » dont l’observation mit les Saints Mages en route et qui les conduisit jusqu’à l’Enfant Jésus.

enfant-jesus-etoile 6 janvier dans De liturgia

« Cette étoile n’était pas une étoile ordinaire ».

Extraits de la sixième homélie de Saint Jean Chrysostome
sur l’Evangile de Saint Matthieu :

etoile Epiphanie dans Lectures & relectures

« (…) Pour juger que cette étoile n’était pas une étoile ordinaire, ni même une étoile, mais une vertu invisible, qui se cachait sous cette forme extérieure, il ne faut que considérer quel était son cours et son mouvement. Il n’y a pas un astre, pas un seul, qui suive la même direction que celui-ci. Le soleil et la lune et toutes les planètes et les étoiles, vont de l’Orient à l’Occident ; au lieu que cette étoile allait du Septentrion au Midi, selon la situation de la Palestine à l’égard de la Perse.

On peut prouver encore la même chose par le temps où cette étoile paraît. Car elle ne brille pas la nuit comme les autres, mais au milieu du jour et en plein midi, ce que ne peuvent faire les autres étoiles, ni la lune même, qui, bien que plus éclatante que les autres astres, disparaît néanmoins aussitôt que le soleil commence à paraître. Cependant cette étoile avait un éclat qui surpassait celui du soleil, et jetait une clarté plus vive et plus brillante.

La troisième preuve qui fait voir que cette étoile n’était point ordinaire, c’est qu’elle paraît et se cache ensuite. Elle guida les mages tout le long de la route jusqu’en Palestine. Aussitôt qu’ils entrent à Jérusalem elle se cache ; et quand ils ont quitté Hérode après lui avoir fait connaître l’objet de leur voyage, et qu’ils continuent leur chemin, elle se remontre encore, ce qui ne peut être l’effet d’un astre ordinaire, mais seulement d’une vertu vivante et surtout intelligente. Car elle n’avait point comme les autres un mouvement fixe et invariable. Elle allait quand il fallait aller ; elle s’arrêtait quand il fallait s’arrêter, modifiant, suivant les convenances, sa marche et son état, à l’exemple de cette colonne de feu qui paraissait devant les Israëlites, et qui faisait ou marcher ou arrêter l’armée lorsqu’il le fallait.

La même chose se prouve en quatrième, lieu par les indications que donnait cette étoile. Elle n’était point au haut du ciel, lorsqu’elle marqua aux mages le lieu où ils devaient aller, puisqu’elle n’aurait pu le leur faire reconnaître de cette manière ; mais elle descendit pour cela dans la plus basse région de l’air. Car vous jugez bien qu’une étoile n’eût pas pu marquer une cabane étroite, le point précis occupé par le corps d’un enfant. Non, à une si grande hauteur, elle n’aurait pu désigner, indiquer exactement un si petit objet aux regards. Considérez la lune, ses dimensions sont bien autres que celle des étoiles, et cependant tous les habitants de la terre, de quelque point de cette vaste étendue qu’ils la regardent, l’aperçoivent toujours près d’eux. Comment donc, dites-le moi, une simple étoile aurait-elle indiqué des objets aussi petits, que le sont une grotte et une crèche autrement qu’en descendant de ces hauteurs du ciel, pour venir s’arrêter en quelque sorte sur la tête même de l’enfant? C’est ce que l’évangéliste marque un peu après par ces paroles : « L’étoile qu’ils avaient vue en Orient commença d’aller devant eux, jusqu’à ce qu’étant arrivée sur le lieu où était l’enfant, elle s’y arrêta ». Vous voyez donc par combien de preuves l’Evangile montre que cette étoile n’était pas une étoile ordinaire, et que ce n’était point par les règles de l’astrologie qu’elle découvrait cet enfant aux mages.

(…)  Vous me demanderez peut- être pourquoi Dieu se sert de cette étoile pour attirer les mages à lui. Mais de quel autre moyen aurait-il dû se servir? Devait-il leur envoyer des prophètes? Les mages ne les eussent jamais reçus. Leur devait-il parler du Ciel? Ils ne l’eussent point écouté. Leur devait-il envoyer un ange? Ils l’auraient aussi négligé. C’est pourquoi, laissant de côté tous ces moyens extraordinaires, il les appelle par des choses qui leur étaient communes et familières ; et, usant ainsi d’une admirable condescendance pour s’accommoder à leur faiblesse, il fait luire sur eux un grand astre, très différent de tous les autres, afin de les frapper par sa grandeur, par sa beauté et par la nouveauté de son mouvement.

(…) Il use donc de cette condescendance envers les mages, et il les appelle à lui par une étoile, afin de les faire passer ensuite à un état plus parfait et plus élevé. Mais après qu’il les a ainsi conduits comme par la main jusqu’à la crèche, il ne leur parle plus par une étoile, mais par un ange, parce qu’ils sont devenus plus parfaits et plus éclairés (…) »

giovanni-da-modena-lapparition-de-letoile-bologne

Giovanni da Modena : l’apparition de l’étoile aux Mages ; Bologne – église San Pietronio.

Prières et litanies en l’honneur de Sainte Geneviève.

Le 3 janvier, nous célébrons avec une piété toute spéciale la fête de Sainte Geneviève, dont la geste est si étroitement associée à la naissance du Royaume des Lys.
Je me permets de vous renvoyer aux réflexions que j’écrivis en 2008 au sujet de la France, née de la rencontre de la royauté franque et du catholicisme au point qu’ils en sont les deux éléments ontologiques (cf. > ici).

Vous trouverez ci-dessous quelques formules de prière en l’honneur et à la gloire de cette sainte exceptionnelle, à laquelle il nous faut plus que jamais recommander notre pays.

Prières et litanies en l'honneur de Sainte Geneviève. dans De liturgia sainte-genevieve-gravure-xviiie-siecle

Très ancienne prière rimée à Sainte Geneviève
(trouvée dans un livre d’heures de 1531 – la graphie a seulement été modernisée) 

Vierge douce, vierge bénigne,
Vierge sainte, vierge très digne,
Vierge franche de France née,
Vierge de grâce enluminée,
Sainte Geneviève, ma Dame,
Par pitié mon corps et mon âme
Veuille de tous péchés défendre
Et en ta sainte garde prendre.

Jésus ton Epoux débonnaire
Me donne par Ta bonne prière
Humble coeur en prospérité,
Patience en adversité,
De mes péchés rémission
Et en bien confirmation:
Que jamais je ne puisse faire
Chose qui Lui puisse déplaire.

Et à mes parents et amis
Donne bonne vie et Paradis,
Les mauvais veuille convertir
Et les bons en paix maintenir,

Ainsi soit-il!

frisenb-300x96 Litanies dans Nos amis les Saints

« Souvenez-vous », en l’honneur de Sainte Geneviève
(prière réécrite par Frère Maximilien-Marie à partir d’un formulaire du XIXe siècle) 

Souvenez-vous, ô très glorieuse Sainte Geneviève, de vos anciennes bontés pour le Royaume des Lys et n’abandonnez pas aujourd’hui votre France : souvenez-vous de votre amitié pour Sainte Clotilde et pour Clovis et de toutes ces grâces que depuis plus de quinze siècles vous n’avez cessé d’obtenir à notre pays et à la capitale dont vous êtes la céleste protectrice ; souvenez-vous de tous les bienfaits, de toutes les guérisons – physiques et spirituelles – , et de toutes les protections que vous avez généreusement accordés à tous ceux qui ont eu recours à votre puissante intercession…

Sainte Geneviève, nous recourrons encore à vous ! Nous vous recommandons notre Eglise, notre pays et nos familles : nous vous prions pour la conservation de la Foi catholique, pour la conversion des pécheurs et pour la persévérance des justes ; nous vous invoquons pour le soulagement de nos malades et la consolation de ceux qui sont affligés ; nous vous supplions pour nous-mêmes et pour notre salut à tous ; nous vous implorons d’une manière toute spéciale pour ceux qui président aujourd’hui aux destinées de la France et nous vous demandons instamment de leur obtenir la grâce de revenir au Christ qui, seul, est Roi des Francs et à Sa Loi de sainteté et d’amour !

Nous remettons avec confiance entre vos mains nos intérêts spirituels et temporels (on peut ici mentionner les grâces particulières que l’on sollicite), vous suppliant de vous faire notre avocate auprès de Dieu, de veiller toujours sur nous dans les maux qui nous menacent, et de nous obtenir tous les biens qui nous sont nécessaires pour vivre ici-bas en conformité avec la sainte volonté de Dieu.

Sainte Geneviève, ne soyez pas insensible à nos prières, mais écoutez les favorablement, daignez les exaucer et nous bénir.

Ainsi soit-il.

frisenb-300x96 prières dans Prier avec nous

Prière pour demander la protection de Sainte Geneviève
sur sa ville de Paris :

Sainte Geneviève, patronne de Paris, gardez de tout danger cette cité qui est vôtre, comme vous l’avez jadis protégée de l’invasion des hordes barbares.
Par vos prières, protégez encore cette ville – et le pays dont elle est la tête – des inondations, des tremblements de terre, de la famine, des épidémies, des attentats et de toute violence.
Eloignez du pays tout entier la guerre, l’invasion et la guerre civile !

Ô sainte Geneviève, céleste protectrice de Paris, priez pour tous ceux qui souffrent dans cette ville ; priez pour les prisonniers et pour tous les malades : les malades du corps, les malades de l’esprit et les malades de l’âme.
Priez pour ceux qui sont sans travail, pour ceux qui sont sans abri, pour ceux qui peinent sous le poids de travaux trop lourds, pour ceux qui sont accablés de soucis et par l’inquiétude pour le lendemain ; priez pour tous ceux qui sont tentés par le désespoir…
Vous qui, par vos prières et par vos jeûnes, avez ramené de nombreux pécheurs dans la voie du salut, priez pour tous ceux qui errent hors des voies du salut, pour pour la conversion de tous les pauvres pécheurs qui, dans cette grande cité, ont fait de l’argent et de toutes sortes de vices les « dieux » auxquels ils sacrifient tout…

Bénissez ceux qui sont dans la joie, ainsi que tous nos bienfaiteurs.
Appelez sur nous tous la bénédiction de Dieu, afin qu’Il protège nos familles, nos enfants, nos malades et nos vieillards ; qu’Il nous accorde de vivre en paix et sans péché, et de le glorifier tous les jours de notre vie!
Ô sainte Geneviève, nous vous le demandons encore, intercédez pour nous tous auprès de Dieu, afin qu’Il ait pitié de nous, qu’Il nous accorde le pardon de nos fautes, et qu’Il accueille nos prières avec bienveillance : g
ardez-nous forts et fidèles dans la Sainte Eglise du Christ, afin de chanter d’une seule voix et d’un seul cœur le Père, le Fils et le Saint-Esprit!

Ainsi soit-il!

sainte-genevieve Sainte Geneviève

Litanies de Sainte Geneviève 
(pour la récitation privée) 

Seigneur, ayez pitié de nous !
Seigneur, ayez pitié de nous !
Jésus-Christ, ayez pitié de nous !
Jésus-Christ, ayez pitié de nous !
Seigneur, ayez pitié de nous !
Seigneur, ayez pitié de nous !

Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, sainte Vierge des Vierges, priez pour nous.

Sainte Geneviève, dès l’enfance comblée par Dieu, priez pour nous.
Sainte Geneviève, consacrée au Christ par saint Germain, priez pour nous.
Sainte Geneviève, docile au Saint-Esprit, priez pour nous.
Sainte Geneviève, au zèle intrépide pour la foi, priez…
Sainte Geneviève, héroïquement dévouée à l’Eglise, ppn.
Sainte Geneviève, modèle de vie vécue pour Dieu,
Sainte Geneviève, discrète auxiliaire du Clergé,
Sainte Geneviève, qui avez souffert pour votre vocation,
Sainte Geneviève, qui avez connu l’hostilité et l’abandon,
Sainte Geneviève, qui passiez des heures à prier,
Sainte Geneviève, dont les jeûnes et la prière sauvaient la Cité,
Sainte Geneviève, qui aviez pour les rois une exigeante amitié,
Sainte Geneviève, dont la sagesse éclairait les païens,
Sainte Geneviève, dont la prudence guidait les chefs,
Sainte Geneviève, dont la pureté triomphait des calomnies,
Sainte Geneviève, dont la force relevait les courages défaillants,
Sainte Geneviève, qui compatissiez aux souffrances des petits,
Sainte Geneviève, qui nourrissiez miraculeusement les miséreux,
Sainte Geneviève, qui réconciliez les pécheurs avec Dieu,
Sainte Geneviève, qui rameniez à l’Eglise les égarés,
Sainte Geneviève, qui lisiez dans les coeurs,
Sainte Geneviève, qui guérissiez les malades,
Sainte Geneviève, qui arrêtiez les inondations,
Sainte Geneviève, qui rétablissiez la paix entre les ennemis,
Sainte Geneviève, qui adoucissiez le sort des prisonniers,
Sainte Geneviève, qui chassiez les démons,
Sainte Geneviève, qui protégez notre patrie,
Sainte Geneviève, qui veillez sur Paris, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

V./ : Priez pour nous, ô Sainte Geneviève,
R./ : Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Prions :

Répandez sur nous, Seigneur, l’esprit de connaissance et de dilection dont vous avez rempli votre servante Geneviève, afin qu’attentifs à suivre son exemple, nous vous servions de tout notre coeur et vous plaisions par notre foi et par nos oeuvres. Nous vous le demandons par Notre-Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui vit et règne avec vous, dans l’unité du Saint-Esprit, un seul Dieu pour les siècles des siècles.

Ainsi soit-il.

frisenb

2012-92. Du temps qui passe et des principales activités des mois de novembre et décembre 2012 en notre Mesnil-Marie.

Lundi 31 décembre 2012,
fête de Saint Sylvestre 1er
et anniversaire de la mort de Saint Jean-François Régis (cf. > www)

2012-92. Du temps qui passe et des principales activités des mois de novembre et décembre 2012 en notre Mesnil-Marie. dans Chronique de Lully tempus-fugit

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

L’année civile s’achève. Dans quelques heures nous serons en 2013. Une nouvelle fois, le monde va s’étourdir dans ce qu’il appelle « la fête » et qui ne consiste bien souvent – hélas! – qu’en un déchaînement de passions et d’instincts pour le moins primaires…
Je comprends de moins en moins l’importance que l’on accorde à ce passage du 31 décembre au 1er janvier : le compte des jours et des années n’est finalement qu’un repère conventionnel, dont le but est uniquement pratique, et l’on sait que – selon les époques – l’année civile a été calculée avec d’autres dates de départ.

Je me suis replongé ce matin dans le Livre XI des Confessions de notre bienheureux Père Saint Augustin, dans lequel il interroge :
« Qu’est-ce donc que le temps? Qui pourra le dire clairement et en peu de mots? Qui pourra le saisir même par la pensée, pour traduire cette conception en paroles? Quoi de plus connu, quoi de plus familièrement présent à nos entretiens, que le temps? Et quand nous en parlons, nous concevons ce que nous disons ; et nous concevons ce qu’on nous dit quand on nous en parle.
Qu’est-ce donc que le temps? Si personne ne m’interroge, je le sais ; si je veux répondre à cette demande, je l’ignore. Et pourtant j’affirme hardiment, que si rien ne passait, il n’y aurait point de temps passé ; que si rien n’advenait, il n’y aurait point de temps à venir, et que si rien n’était, il n’y aurait point de temps présent. Or, ces deux temps, le passé et l’avenir, comment sont-ils, puisque le passé n’est plus, et que l’avenir n’est pas encore? Pour le présent, s’il était toujours présent sans voler au passé, il ne serait plus temps ; il serait l’éternité. Si donc le présent, pour être temps, doit s’en aller en passé, comment pouvons-nous dire qu’une chose soit, qui ne peut être qu’à la condition de n’être plus? Et peut-on dire, en vérité, que le temps soit, sinon parce qu’il tend à n’être pas?… »
(Saint Augustin, in « Confessions », Lib. XI, cap. XIV, § 17).

Je ne vais pas vous citer toute la suite de ce livre XI des Confessions, mais je ne puis que vous encourager à l’aller lire, relire et méditer, car on y trouve nombre d’éléments admirables afin justement de nous élever au-dessus de ce tourbillon dans lequel nous avons trop facilement tendance à nous laisser emporter sans réflexion.
En revanche je vous livrerai encore cette image de Saint Augustin relative à ce sujet :
« Il y a danger à se laisser entraîner par le courant des choses de ce temps ; mais l’on a vu apparaître comme un arbre, sur le bord de ce fleuve rapide : c’est Notre-Seigneur Jésus-Christ. Il a pris un corps, il est mort, ressuscité et monté au ciel, il a voulu se planter en quelque sorte sur les rives du fleuve des choses terrestres. Les eaux de ce fleuve te poussent vers l’abîme? Accroche-toi aux branches de cet arbre. L’amour du monde t’entraîne? Embrasse fortement le Christ ; il est devenu temporel pour toi, afin de te rendre éternel ; car il est devenu temporel, de manière à demeurer lui-même éternel. Il a pris quelque chose du temps, sans rien perdre de son éternité. Pour toi, tu es né dans le temps, le péché t’a rendu temporel ; tu es devenu temporel par l’effet de tes fautes ; et lui s’est fait tel en raison de sa miséricorde, afin de te les pardonner ».
(Saint Augustin, in « Traités sur l’épître de Saint Jean aux Parthes » : 2ème traité, §10).

houx-gif activités dans De liturgia

Comme je ne m’en suis pas acquitté précédemment, je profite de ce dernier jour de l’année civile pour vous résumer les principales activités de notre Mesnil-Marie au cours des mois de novembre et de décembre 2012, sans entrer dans le détail de la « vie ordinaire » qui se partage, vous le savez, en temps de prière et d’étude et qui est également bien occupé par toutes les taches ménagères et l’entretien de la maison et de ses abords.

Novembre :

Commencées par la fête de la Toussaint et la commémoraison solennelle de tous les fidèles trépassés, prolongées dans les jours qui ont suivi par la fête de tous les saints du diocèse de Viviers (je vous en parlerai un jour), puis par celle de tous les saints de la Famille Augustinienne et la mémoire de tous les défunts qui ont vécu sous la Règle de Saint Augustin, les célébrations de novembre 2012 se sont achevées avec la belle journée commémorative du vingtième anniversaire du rappel à Dieu de Monsieur l’abbé Bryan Houghton, dont je vous ai déjà adressé le compte-rendu (cf. > www).
Sur le plan associatif, où il est très engagé, Frère Maximilien-Marie a été pris à plusieurs reprises par des réunions : bilans, préparations, prévisions, projets, assemblées générales…
Notre Frère a par ailleurs été très heureux de pouvoir se libérer un samedi tout entier pour participer à un stage de vannerie, proposé par le foyer rural d’un village voisin, et il est rentré le soir tout content de ses réalisations : un petit panier traditionnel et une mini-cloche à nourriture qui est très exactement adaptée à mon écuelle!

panier-et-cloche-a-nourriture-realises-par-frere-maximilien-300x206 année qui s'achève

(cliquer sur l’image pour la voir en plus grand)

Une autre chose qui a beaucoup réjouit Frère Maximilien-Marie a été l’arrivée, offert par un bienfaiteur du Rouergue, d’un chasublier (c’est-à-dire un meuble spécialement conçu pour le rangement des chasubles).
Des amis nous ont aidé à le monter, à la force des bras, jusqu’au Mesnil-Marie : il est d’abord resté dans la « salle Saint Joseph » (l’ancienne étable) où Frère Maximilien-Marie l’a nettoyé et traité contre les parasites ; puis notre ami Nicolas a réalisé une réparation sur l’un des pieds, en suite de quoi – grâce encore aux bras de nos voisins et amis aussi généreux que costauds – il a été monté au niveau de l’oratoire et Frère Maximilien-Marie, après en avoir très soigneusement tapissé de lin les tiroirs, a pu y ranger toutes les belles chasubles que nous possédons et qui, jusqu’alors, étaient suspendues dans une penderie.
Que soient publiquement et chaleureusement remerciés le donateur, les personnes qui nous ont aidé pour le transport et la réparation de ce meuble si utile!

Le 21 novembre a été marqué, outre la si belle fête de la Présentation de la Très Sainte Vierge au Temple, par la reprise des Veillées Culture & Patrimoine : en ce jour de fête mariale, Frère Maximilien-Marie avait choisi de parler des Vierges Noires du Vivarais. Je crois que son auditoire a été très intéressé.

Dans les derniers jours du mois – comme nous l’avions prévu depuis le début du mois de janvier précédent, en nous basant sur les méthodes ancestrales d’observation de la nature – , nous avons eu les premières chutes de neige. Je ne suis pas fan de cette matière froide et humide, mais je dois bien reconnaître toutefois que cela permet de faire de jolies photos!

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Le Mesnil-Marie sous la première neige
(cliquer sur la photo pour la voir en plus grand)

Décembre :

Le premier dimanche de l’Avent, 2 décembre, en raison de la neige et de la burle (ce vent violent et tournoyant qui forme des congères), Frère Maximilien-Marie n’a pas pu franchir le Mézenc pour se rendre à la Sainte Messe dans notre paroisse d’élection, à côté du Puy. Il est allé à l’église Notre-Dame, au centre ville de Valence, où depuis quelques mois la Messe latine traditionnelle est assurée tous les dimanches par un prêtre de la FSSP, venu de Lyon.
Pour le 8 décembre et pour le deuxième dimanche de l’Avent, en raison du verglas, notre Frère n’a pas du tout pu prendre la route et nous sommes restés reclus sans voir âme qui vive.
Le 8 décembre au soir, nous avons illuminé les fenêtres du Mesnil-Marie avec une centaine de petites flammes : mais malgré les verres colorés qui les abritaient, un vent du diable s’acharnait à les éteindre et Frère Maximilien-Marie ne cessait de courir d’une fenêtre à l’autre avec son rat de cave pour tenter de les rallumer!

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(cliquer sur la photo pour la voir en plus grand)

Après avoir eu moins 12° le matin du 12 décembre, il y a eu aussitôt après un radoucissement spectaculaire et toute la neige a disparu.
Le dimanche de Gaudete, troisième de l’Avent, Frère Maximilien-Marie a pu reprendre sans difficulté la route du Puy-en-Velay pour la Sainte Messe dominicale, et il en a été de même pour la nuit et le jour de Noël.

Nous avons observé fidèlement nos traditions de l’Avent : semé le blé de la Sainte-Barbe (cf. > www) et fêté Saint Nicolas, à l’occasion d’une soirée joyeuse et gourmande, avec nos voisins et des amis.
Cette année, nous avons aussi marqué Sainte Lucie : à l’initiative de l’excellente association amie Art’ Borée Sens, et en s’inspirant des traditions des pays scandinaves, il y a eu une soirée de fabrications de lanternes et de lampions de papier, qui s’est tenue au Mesnil-Marie et qui m’a beaucoup intéressé, ainsi que vous pouvez le constater :

lully-atelier-lanternes décembre 2012

Cette soirée devait se conclure par une petite promenade contée dans le hameau, à la lueur des lanternes, mais la pluie et le vent ne permettaient pas de sortir… alors, tout de même, dans notre Mesnil-Marie privé de toute lumière électrique il y a eu une petite promenade qui a consisté à… me retrouver : je me suis en effet montré très coopératif, pour la plus grande joie des enfants!

Les talents de conteur de Frère Maximilien-Marie ont aussi été sollicités pour « l’arbre de Noël » organisé par l’association des parents d’élèves du village voisin de Borée.
Ce sont encore des contes en lien avec la période de Noël, contes pour la plupart inventés par notre Frère, qui ont fait l’objet de la deuxième Veillée Culture & Patrimoine, du mercredi 19 décembre.

Et puis, bien sûr, il y a eu les préparatifs de la Crèche pour laquelle Frère Maximilien-Marie a réalisé une maquette du Mesnil-Marie à l’échelle de nos santons, ce qui l’a bien occupé pendant plusieurs soirées. Vous avez pu découvrir cette Crèche grâce à une mini vidéo (ici > www) et depuis le Saint Jour de Noël, elle est ouverte à la visite libre, ce qui est l’occasion de nombreux et sympathiques contacts.

Je ne vous présente pas avec de l’avance mes voeux pour l’année 2013 : je le ferai – en fonction de mes disponibilités soit le 1er soit le 2 janvier…
Et en attendant je vous laisse pour accompagner Frère Maximilien-Marie à l’oratoire où nous allons – au terme de cette année 2012 – d’abord chanter le Miserere, pour demander pardon de tout ce qui n’y a pas été conforme à la Sainte Volonté de Dieu, puis – avec le Te Deum – remercier pour toutes les grâces que Dieu nous a accordées. 

Nous vous emportons avec nous dans notre prière…

Lully.

pattes-de-chat-frise-300x81 Mesnil-Marie

Pour aider le Refuge N.D. de Compassion > www

Quelques textes en rapport avec la fin de l’année civile :

Quand l’année s’achève : dialogue d’une âme fatiguée avec son Seigneur (Marie Noël) > www
Te hominen laudamus (Marie Noël) > www
B.D. « la préférée de Dieu » > www

Publié dans:Chronique de Lully, De liturgia, Textes spirituels |on 31 décembre, 2012 |2 Commentaires »

2012-91. Sic nos amantem quis non redamaret?

Sic nos amantem quis non redamaret?

Celui qui nous a aimés ainsi, qui ne l’aimerait pas en retour?

(Hymne « Adeste, fideles », dont les paroles sont traditionnellement attribuées à Saint Bonaventure)

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Chat étoile déco Noël.gif

Prières simples devant la crèche > www
« Le Mystère de Noël », texte de Ste Thérèse-Bénédicte de la Croix > www
Chemin de Bethléem, école d’oraison > www
Histoire de la dévotion à la Crèche > www
« La dernière visiteuse » (conte de Noël) > www
La statue-relique du Saint Enfant Jésus au Mesnil-Marie > www

Publié dans:Bandes dessinées, De liturgia |on 27 décembre, 2012 |3 Commentaires »

2012-90. « Elles sont apparues la bénignité et l’humanité de Dieu, notre Sauveur! »

Mercredi 26 décembre 2012
premier jour dans l’Octave de Noël
et fête de Saint Etienne, protomartyr.

2012-90.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

J’eusse souhaité vous écrire hier, saint Jour de la Nativité de Notre-Seigneur, mais le site qui héberge ce blogue étant en partie paralysé par des problèmes techniques, il me fut impossible de vous adresser mes voeux de Noël ainsi que je l’avais prévu…
Du moins vous ai-je tous rejoints par une prière amicale, chacun m’étant personnellement présent avec ses intentions, ses préoccupations, ses joies et ses soucis

Alors que le monde déchristianisé et superficiel a tendance à anticiper toujours plus et à « fêter Noël » avant Noël avec de moins en moins de place à la religion, pour nous la fête a commencé seulement à minuit, dans la nuit du 24 au 25 décembre, au moment où les cloches ont carillonné pour annoncer l’heure bénie de la naissance de notre Rédempteur et où nous avons entonné le fameux « Minuit! Chrétiens, c’est l’heure solennelle où l’Homme-Dieu descendit jusqu’à nous… »
Alors que le monde déchristianisé et superficiel considère qu’après l’ouverture des cadeaux, et qu’après avoir bien bu et bien mangé, le 26 décembre la fête est finie, pour nous au contraire la fête dure huit jours – c’est l’Octave de Noël – , puis se prolonge jusqu’à l’exultation triomphante de l’Epiphanie.
Alors que, nous dit-on, un nombre toujours croissant de personnes revend dès le 25 décembre les cadeaux reçus, pour nous le céleste et inestimable présent du Verbe de Dieu incarné va alimenter de façon inépuisable notre adoration, notre action de grâces, notre louange, notre prière et nos méditations devant la représentation de la crèche pendant quarante jours…

Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de le faire, je vous engage à lire et à approfondir les textes que nous a donnés notre Saint-Père le Pape à l’occasion de ces célébrations de la Nativité de l’année 2012 :
- tout d’abord le grand discours que le Souverain Pontife a prononcé le 21 décembre à l’occasion des voeux du Sacré Collège, de la Curie et du Gouvernorat de la Cité du Vatican ; ce discours revêt toujours une importance particulière puisqu’il permet au Saint-Père de dresser un bilan de l’année écoulée et d’établir une synthèse de la situation de l’Eglise et du monde (en lire le texte complet > ici).
- il y a ensuite l’homélie de la Messe de la Nuit de Noël, dans laquelle le Pape nous a livrés quelques éléments de méditation et d’approfondissement très riches, tant pour notre vie spirituelle que pour notre relation avec une société dans laquelle l’anti-christianisme se fait souvent plus virulent (texte > ici).
- enfin il y a le message de paix adressé depuis la loggia de la Basilique Vaticane à l’occasion de la bénédiction urbi et orbi du saint Jour de Noël (voir > ici).

Je me contente de citer ici un court passage de l’homélie de la Nuit de Noël :
« La paix sur la terre entre les hommes est en relation avec la gloire de Dieu au plus haut des cieux. Là où on ne rend pas gloire à Dieu, là où Dieu est oublié ou même renié, il n’y pas non plus de paix. Aujourd’hui, pourtant, des courants de pensée répandus soutiennent le contraire : les religions, en particulier le monothéisme, seraient la cause de la violence et des guerres dans le monde ; il conviendrait avant tout de libérer l’humanité des religions, afin qu’il se crée ensuite la paix ; le monothéisme, la foi dans le Dieu unique, serait tyrannie, cause d’intolérance, car, en fonction de sa nature, il voudrait s’imposer à tous avec la prétention de l’unique vérité. Il est vrai que, dans l’histoire, le monothéisme a servi de prétexte à l’intolérance et à la violence. Il est vrai qu’une religion peut devenir malade et arriver ainsi à s’opposer à sa nature la plus profonde, quand l’homme pense devoir prendre lui-même en main la cause de Dieu, faisant ainsi de Dieu sa propriété privée. Nous devons être vigilants face à ces travestissements du sacré. Si dans l’histoire un certain usage inapproprié de la religion est incontestable, il n’est pourtant pas vrai que le « non » à Dieu rétablirait la paix. Si la lumière de Dieu s’éteint, la dignité divine de l’homme s’éteint aussi. Alors, il n’est plus l’image de Dieu, que nous devons honorer en chacun, dans le faible, dans l’étranger, dans le pauvre. Alors, nous ne sommes plus tous frères et sœurs, enfants de l’unique Père qui, à partir du Père, sont en relation mutuelle. Quels types de violence arrogante apparaissent alors et comment l’homme déprécie et écrase l’homme, nous l’avons vu dans sa toute cruauté au cours du siècle dernier. Seulement si la lumière de Dieu brille sur l’homme et dans l’homme, seulement si chaque être humain est voulu, connu et aimé par Dieu, seulement alors, quelle que soit sa situation de misère, sa dignité est inviolable. Dans la Sainte Nuit, Dieu lui-même s’est fait homme, comme le prophète Isaïe avait annoncé : l’enfant né ici est “Emmanuel”, Dieu avec nous (cf. Is. VII, 14). Et au cours de tous ces siècles, vraiment, il n’y a pas eu seulement des cas d’usage inapproprié de la religion, mais des forces de réconciliation et de bonté sont toujours venues de nouveau de la foi en ce Dieu qui s’est fait homme. Dans l’obscurité du péché et de la violence, cette foi a introduit un rayon lumineux de paix et de bonté qui continue à briller ».

Mais, je vous en prie, ayez cette sainte curiosité – à laquelle le Souverain Pontife a aussi exhorté les fidèles – d’aller tout lire avec attention, afin d’en extraire un suc nourrissant et en faire votre miel spirituel : il y a vraiment matière pour cela!

Je ne prolongerai pas davantage aujourd’hui. Je vous souhaite – malgré tous les facteurs terrestres d’inquiétude et de trouble – toutes les grâces de paix intérieure et de joie spirituelle qui découlent du Coeur très aimant de Jésus, Verbe de Dieu incarné, puisque « elles sont apparues la bénignité et l’humanité de Dieu, notre Sauveur » (épître de la Messe de l’Aurore : Tit. III, 4), et je vous laisse maintenant découvrir, en vidéo, notre crèche, où vous allez retrouver reproduit, comme décor de la Nativité, notre Mesnil-Marie lui-même.

Frère Maximilien-Marie.

[Pour visionner la vidéo > faire un clic droit sur l'image ci-dessous, puis "ouvrir dans un nouvel onglet"]

Image de prévisualisation YouTube

petit-ange-au-gloria crèche du Mesnil-Marie dans De liturgia

Pour aider et soutenir le Refuge N.D. de Compassion > ici.

Publié dans:De liturgia, Textes spirituels |on 26 décembre, 2012 |7 Commentaires »

2012-89. Divinae patientiae mysterium…

- Mystère de la Patience divine -

18 décembre,
fête de l’expectation de l’enfantement de la Bienheureuse Vierge Marie.

2012-89. Divinae patientiae mysterium... dans Chronique de Lully jacques-daret-detail-du-tableau-de-la-visitation

Jacques Daret (1404 – 1470) : détail du tableau de la Visitation.

Mystère de l’attente.
Mystère de la bienheureuse espérance.

Dieu ne met aucune hâte à faire les choses.
Dieu est patient…
Et, comme tout ce qui est divin, Sa patience est infinie,
Son absence de précipitation est infinie,
Son espèce de refus de réagir « à chaud » est infinie.

Dieu ne met aucune hâte à faire les choses.
Dieu est patient…
Sa patience est infinie.
Quand l’homme – Adam – entraîne dans le péché originel toute l’humanité qui naîtra de lui, et qu’Il lui promet un Rédempteur, Il mettra plusieurs millénaires pour accomplir cette promesse.
Et nous, si spontanément, nous Lui aurions conseillé de Se dépêcher de mettre à exécution Son dessein de Salut : « Vous rendez-Vous compte, Seigneur ? Toutes ces âmes qui, en attendant, risquent de Vous échapper parce qu’elles seront extérieures à Votre sainte grâce !!! »

Dieu ne met aucune hâte à faire les choses.
Dieu est patient…
Sa patience est infinie.
Tout au long de l’Ancien Testament, que d’exemples de cette patiente longanimité, que de leçons de patience données aux premiers patriarches, à Noé (il s’écoule 100 ans entre l’annonce du déluge et le moment de son déclenchement, et pendant ce temps-là les impies se moquaient de Sa « menace »), à Abraham, à Jacob, à Joseph, à Moïse (« Je suis le Seigneur, lent à la colère… »), à David, aux saints prophètes et aux rois du peuple d’Israël, ce peuple à la nuque raide, si prompt à se détourner de la voie de sainteté qui lui a pourtant été si bien présentée et expliquée !

Dieu ne met aucune hâte à faire les choses.
Dieu est patient…
Sa patience est infinie.
Quand enfin Il a décidé que la plénitude des temps était venue et qu’Il a envoyé Son Fils dans le monde, Il ne l’a pas fait apparaître à l’âge adulte (de la même manière qu’Il avait créé Adam) pour accomplir une Rédemption prompte et bien tranchée, comme nos héros qui – Deus ex machina – viennent rétablir des fins heureuses à la manière des contes de fées et des films.

Dieu ne met aucune hâte à faire les choses.
Dieu est patient…
Sa patience est infinie.
Neuf mois de gestation dans le sein d’une Vierge silencieuse ; une naissance dans le dénuement, ignorée ou méprisée par la plupart de ceux qui attendaient avec pourtant tant de désirs le Salut promis à Israël ; des années d’exil en terre païenne ; une vie humble et laborieuse dans une obscure bourgade de Galilée jusqu’à l’âge de trente ans ; trois années de prédication en butte à une contradiction et une opposition croissantes, avec en sus l’incompréhension et la lourdeur d’esprit de Ses propres disciples, de Ses propres élus…

Dieu ne met aucune hâte à faire les choses.
Dieu est patient…
Sa patience est infinie.
Quand Il accomplit enfin cette Rédemption qu’avaient espérée patriarches et prophètes, c’est dans l’opprobre, c’est dans l’échec apparent, c’est en donnant aux forces du mal le sentiment de leur victoire…
Et quand Il triomphe de la mort, c’est sans l’imposer de manière évidente et éclatante, c’est dans les voiles mystérieux de la foi : « Bienheureux ceux qui croiront sans avoir vu ! »

Dieu ne met aucune hâte à faire les choses.
Dieu est patient…
Sa patience est infinie.
Il annonce que nous sommes entrés dans « les derniers temps », Il nous enseigne par Ses saints Apôtres que nous devons nous tenir prêts parce qu’Il reviendra bientôt, Il nous assure que « maintenant » le jugement du monde est proche et que le prince de ce monde va être jeté dehors… et cela fait vingt siècles que pourtant tout semble continuer comme avant Sa venue.

Dieu ne met aucune hâte à faire les choses.
Dieu est patient…
Sa patience est infinie.
Il établit Son Eglise – une, sainte, universelle – , Son Royaume ici-bas, en lui faisant endurer à travers la longue suite des siècles, de sanglantes persécutions, de fratricides divisions, de perverses hérésies, de cruelles apostasies…
Bien pis : en permettant que Ses élus, Ses baptisés, Ses consacrés, Ses prêtres, Ses pontifes, pactisent avec le péché, s’accommodent de la tiédeur, vivent dans la schizophrénie spirituelle de ceux qui prêchent la bonne parole et se complaisent dans des mœurs scandaleuses, pervertissent Sa doctrine, laissent l’affadissement corrompre le sel, Le renient, Lui crachent au Visage, profanent le sceau sacré imprimé dans leur âme, se damnent…

Dieu ne met aucune hâte à faire les choses.
Dieu est patient…
Sa patience est infinie.
Il a voulu que l’Empire – avec les Saints Constantin et Théodose – abandonne le culte des idoles et devienne chrétien, mais Il a aussi permis que ce même Empire tombe sous les coups des barbares ariens ou païens.
Il a œuvré magnifiquement, par Ses saints, pour la conversion de ces barbares et l’édification de royautés chrétiennes, mais Il a aussi permis que ces mêmes royautés se divisent, s’effritent et s’effondrent du fait des hérésies et des schismes, du fait des pseudo « lumières », du fait de la Maçonnerie, du fait de l’athéisme et du laïcisme militants…

Dieu ne met aucune hâte à faire les choses.
Dieu est patient…
Sa patience est infinie.
Il me donne, chaque jour et tous les jours, toutes les grâces nécessaires à mon salut et à ma sanctification, mais Il tolère toutefois que je Lui sois infidèle et que je reprenne ma parole quand je Lui ai tant de fois promis fidélité, Il supporte que je grignote en pratique – petit bout par petit bout – les dons que je Lui avais fait, Il endure que je tombe et retombe dans mes lamentables fautes parce que je me laisse entraîner par mes lâchetés, Il patiente tandis que je trahis par manque de ferveur et d’amour…

Dieu est patient.
Sa patience est infinie !

Patience de mon Dieu,
Sainte Patience de mon Dieu,
Sainte et infinie Patience de mon Sauveur,
Sainte et souveraine Patience du Roi des rois qui tenez en Votre main la destinée de toutes choses,
Sainte et incompréhensible Patience du Juge éternel qui avez versé jusqu’à la dernière goutte de Votre Sang Précieux pour m’obtenir le pardon,
ô divine et Sainte Patience,
je vous adore !

Patience de mon Dieu,
Patience de mon Sauveur,
Patience de mon Roi,
Patience de mon Juge,
apprenez-moi à voir les choses d’ici-bas avec vos propres yeux,
enseignez-moi à être patient avec les autres, et avec moi-même, selon cette même mesure qu’Il exerce envers moi !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

nika attente dans De liturgia

En préparation de la Nativité, lire ou relire l’histoire de la dévotion à la Crèche > ici.

2012-86. Tendus vers Son Avènement…

Premier dimanche de l’Avent.
Et pendant la neuvaine préparatoire
à la fête de l’Immaculée Conception
(cf. > ici).

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Avec les premières vêpres du premier dimanche de l’Avent, nous commençons une nouvelle année liturgique
Le premier dimanche de l’Avent est le premier jour de l’an pour les fidèles, plus que le premier janvier qui n’a qu’une valeur civile, administrative…
Je vous souhaite donc une très bonne, très belle et surtout très fervente nouvelle année : année de croissance spirituelle et de sanctification, en vivant toujours plus intensément des mystères que la Sainte Eglise nous donne de célébrer dans sa liturgie, en grandissant en sagesse et en grâce autant qu’en âge, en étant – toujours davantage et avec une plénitude toujours plus grande – configurés à Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Et pour cela, commençons tous par vivre un saint Avent!

Avent, en latin « Adventus », signifie avènement.
Le temps de l’Avent est le temps de la préparation à la célébration de la Nativité du Sauveur et à son second avènement : « et iterum venturus est cum gloria : et à nouveau Il reviendra avec gloire », ainsi que nous le chantons dans le Credo.

L’attente du second avènement prédomine dans la liturgie de l’Avent jusqu’au mercredi des Quatre-Temps d’hiver, beaucoup trop de fidèles l’oublient (la plupart du temps absorbés qu’ils sont par la préparation de Noël – vu de manière très réductrice comme l’anniversaire de la naissance de Jésus – et principalement préoccupés par leurs cadeaux et leurs menus!).

En fait, l’attente du second avènement est plus importante pour notre vie chrétienne, pour notre vie spirituelle : la célébration du premier avènement n’est en quelque sorte que le fondement, l’appui, le levier, le tremplin de notre espérance. 
Le premier avènement n’est pas à recommencer, le premier avènement n’est plus à attendre : le chrétien est tendu vers le second avènement de Celui qui, né jadis dans l’humilité à Bethléem, crucifié dans l’opprobre sous Ponce Pilate, a accompli le Salut et reviendra triomphalement dans la plénitude de Sa gloire.
Nous ne sommes pas tournés vers le passé, nous ne ressassons pas indéfiniment des évènements révolus, mais nous les célébrons. Et leur célébration est une actualisation qui nous donne la force pour marcher d’un pas assuré et confiant vers la fin des temps : la fin des temps n’est pas pour les vrais fidèles une période à redouter, elle est le point dans lequel se concentre toute leur espérance!

Bonne et sainte année, chers Amis!
Bon et saint Avent!

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2012-86. Tendus vers Son Avènement... dans Bandes dessinées tendus-vers-son-avenement-bd-copie

couronnechat avènement dans De liturgia

La couronne de l’Avent > ici
La spiritualité de l’Avent > ici
Sept conseils de St François de Sales
pour bien commencer la nouvelle année liturgique > ici

2012-85. Le 8 décembre, illuminons nos fenêtres en l’honneur de Notre-Dame!

2012-85. Le 8 décembre, illuminons nos fenêtres en l'honneur de Notre-Dame! dans De liturgia dsc07381copie.vignette

Je voudrais aujourd’hui lancer un appel, et je souhaite ardemment qu’il soit relayé le plus possible auprès de tous ceux qui aiment Notre-Dame, de tous ceux qui entretiennent pour elle une tendre dévotion filiale : vous qui me lisez, si vous êtes sensibles à ce que je vais écrire, ne vous contentez pas de me lire mais – dans la mesure de vos possibilités – faites-le suivre d’une mise en pratique, et invitez très largement vos parents, vos amis, vos connaissances, à faire de même…

De quoi donc s’agit-il?

Depuis l’année 1852, la ville de Lyon - fière de l’antiquité de sa dévotion envers la Très Sainte Mère de Dieu, dont elle fêtait déjà la conception immaculée au XIIe siècle – , s’illumine tous les 8 décembre à la tombée de la nuit pour magnifier Marie.
Dans leurs petits verres de diverses couleurs disposés sur les appuis de fenêtres, les flammes tremblantes d’une multitude de lumignons et de bougies, chantent une silencieuse hymne d’action de grâces et d’amour pour celle qui – pleine de grâce, κεχαριτωμένη - a été choisie pour faire entrer dans le monde la Lumière du Salut.

dsc07381copie.vignette 8 décembre dans De Maria numquam satis

La tradition lyonnaise ne s’est pas cantonnée à la seule ville de Lyon, elle s’est progressivement étendue aux villes et villages du diocèse, a débordé sur certaines provinces avoisinantes, a été adoptée dans un certain nombre de paroisses ou d’établissements religieux à travers toute la France.
On ne peut que s’en réjouir !

A Lyon même, l’archevêché et les paroisses, les différents mouvements et communautés religieuses, sont largement mobilisés pour faire du 8 décembre une journée particulière de ferveur et d’hommage clairement affirmé envers la Protectrice séculaire de la cité, Notre-Dame de Fourvière.
C’est aussi, pour les autorités religieuses, une occasion particulièrement propice à un témoignage de foi : de là une dynamique missionnaire et des initiatives « pour que ce bonheur de la foi que vous avez vous aussi reçu soit partagé avec tous ceux qui viendront nous rencontrer! » (Mgr Jean-Pierre Batut, ancien curé de la paroisse Saint-Eugène & Sainte-Cécile à Paris, puis évêque auxiliaire de Lyon et aujourd’hui évêque de Blois – lire l’intégralité de son message > ici).
De cela aussi on ne peut que se réjouir.

dsc07381copie.vignette fête des lumières dans Prier avec nous

Le site officiel de l’archidiocèse de Lyon donne un assez bon résumé des querelles et des luttes – luttes physiques parfois – auxquelles la fête du 8 décembre donna lieu dans les agitations des années 1879 à 1914, marquées par la montée de l’anticléricalisme et d’un laïcisme volontiers hargneux (lire > ici).
On trouve dans ce même aperçu historique la mention de l’ « affadissement de la fête du 8 décembre dans le contexte de crise qui suivit le concile Vatican II, marqué par une certaine contestation de la part d’une partie du clergé, et le refus de pratiques jugées archaïques » (sic). 

Le site diocésain continue :
« Le vrai changement se produisit dans les années 1990 : la Ville s’appropria la fête en l’intégrant au Plan Lumière et à la volonté de développer le tourisme à Lyon. L’aspect commercial prit alors le dessus. L’Église parut à l’écart de ce mouvement, au point qu’il n’y avait guère de concertation entre le diocèse et les services de la municipalité pour le choix des illuminations des façades des églises. En 2002, le spectacle lumineux montrait un défilé de délicieux petits canards sur la façade de la cathédrale, c’était charmant mais peu respectueux du caractère sacré du lieu. Pourtant, peu à peu, à partir de 2000 surtout, on put assister à une revitalisation de la fête religieuse sous l’impulsion de la fête profane, en prenant appui sur l’afflux des Lyonnais et des touristes : l’opportunité missionnaire était évidente (…). Une collaboration se mit en place entre l’Archevêché et la Ville pour mieux adapter les spectacles lumineux au caractère particulier des édifices de culte (…). Des affiches rappelant l’importance de la dimension religieuse de la fête sont visibles en ville, et des dépliants sont largement distribués, avec une forte mobilisation notamment des services de la Pastorale du Tourisme et de la Pastorale des Jeunes. »

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Au sommet du clocher de Fourvière, la Vierge dorée tournée vers la ville
 son inauguration est à l’origine des illuminations du 8 décembre

Ceci en effet ne peut nous laisser ignorer les tentatives récurrentes pour laïciser la fête du 8 décembre et pour ensevelir la tradition religieuse et la ferveur catholique sous une accumulation d’aspects profanes…
Si l’on n’assiste plus aux affrontements verbaux et physiques de la fin du XIXe siècle, on peut toutefois entendre régulièrement des interventions provenant des sphères de la « libre pensée » s’indigner et critiquer avec virulence les manifestations publiques de foi et de piété mariale dont le 8 décembre est l’occasion.
Le Grand Orient de France promeut la « Journée de la laïcité » à la date du 9 décembre (cf. > ici) parce que le 9 décembre est le jour anniversaire de l’adoption de la loi dite de séparation des Eglises et de l’Etat, en 1905. 

Dans la terminologie utilisée, les illuminations du 8 décembre sont devenues d’abord « la fête de la lumière », puis aujourd’hui « la fête des lumières », cette dernière étant célébrée du 6 au 9 décembre… le 9 décembre justement !!!
De quelles « lumières » s’agit-il alors? Celles de la « philosophie des lumières », celles du « siècle des lumières » ? Ces « lumières » qui provoquèrent l’une des plus violentes persécutions religieuses que la France a jamais connue, ces « lumières » qui déclenchèrent un tel déferlement de vandalisme et de sacrilèges ?…

dsc07381copie.vignette Immaculée Conception

Selon un aphorisme attribué à Lao-Tseu que feu Monsieur Yves Gire (de l’association Una Voce > ici) aimait souvent citer, je suis convaincu qu’ « il vaut mieux allumer une bougie plutôt que maudire les ténèbres ».
Voilà pourquoi, ainsi que je le disais en commençant, je voudrais lancer un appel : appel à tous ceux qui aiment Notre-Dame et qui souhaitent le triomphe de son coeur douloureux et immaculé sur toutes les forces du mal, pour que, partout où ils se trouvent, le 8 décembre à la tombée de la nuit, ils allument eux aussi au moins une bougie à leur fenêtre, ou mieux – s’ils le peuvent – qu’ils suivent l’exemple des catholiques lyonnais et illuminent leurs appuis de fenêtres avec des lumignons symboles de leur foi, de leur espérance et de leur charité…

Nous sommes à une heure de l’humanité où la nuit s’épaissit, où les forces des ténèbres cherchent à étendre leur empire : « il vaut mieux allumer une bougie plutôt que de maudire les ténèbres ! »
Nous sommes à un tournant de société et de civilisation qui peut laisser l’impression que la noirceur du mal va l’emporter sur la Lumière : « il vaut mieux allumer une bougie plutôt que de maudire les ténèbres ! »
Que ces petites flammes soient les témoins de la vitalité et de la ferveur de notre attachement à Jésus par Marie ; que ces petites flammes soient les signes de notre engagement spirituel contre les forces du mal ; que ces petites flammes soient la protestation de notre amour contre les atteintes aux droits de Dieu sur la cité des hommes ; qu’à chacune de ces petites flammes surtout corresponde en réalité dans nos coeurs une prière : « Mon Dieu, que votre Nom soit glorifié sur la terre comme il est glorifié dans le Ciel, que votre Règne arrive sur la terre comme il est établi dans le Ciel, que votre Volonté soit faite sur la terre comme elle est accomplie dans le Ciel ! » 

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« O toi qui te sens, loin de la terre ferme, emporté sur les flots de ce monde au milieu des orages et des tempêtes, ne quitte pas des yeux la lumière de cet astre si tu ne veux pas sombrer.
Si les vents des tentations s’élèvent, si tu viens heurter les rochers des tribulations, regarde l’étoile, invoque Marie.
Si tu es ballotté par les flots de l’orgueil, de l’ambition, de la trahison, de la jalousie, regarde l’étoile, invoque Marie.
Si la colère ou l’avarie ou les désirs impurs secouent la petite barque de ton âme, regarde Marie.
Si, troublé par l’énormité de tes crimes, confondu par la malpropreté de ta conscience, glacé d’effroi à la pensée du jugement, tu commences à être englouti par le gouffre de la tristesse, par l’abîme du désespoir, pense à Marie.
Dans les périls, dans les angoisses, dans le doute, pense à Marie, invoque Marie.
Qu’elle ne s’éloigne pas de ta bouche, qu’elle ne s’éloigne pas de ton cœur et, pour obtenir le secours de sa prière, ne néglige pas l’exemple de sa vie… » 

Nous repenserons à ces célèbres paroles de Saint Bernard en allumant sur le rebord de nos fenêtres de minuscules étoiles qui feront écho aux étoiles du ciel : Ave, maris Stella !

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Neuvaine préparatoire à la fête de l’Immaculée Conception > ici

Un aperçu des illuminations du Mesnil-Marie
lors de précédentes fêtes du 8 décembre :

voir > ici, ou > ici, et > ici et encore > ici

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