Archive pour la catégorie 'De liturgia'

2021-5. « Si chaque baptisé était habité par la foi d’un Louis XVI, la morgue républicaine se serait effacée depuis longtemps.»

Prédication du Révérend Père Jean-François Thomas s.j.
à la Messe solennelle de Requiem
célébrée à la pieuse mémoire de Sa Majesté le Roi Louis XVI

Eglise Saint-Eugène-Sainte-Cécile
Paris

jeudi 21 janvier 2021

frise lys deuil

Nous sommes encore une fois infiniment reconnaissants envers le Révérend Père Thomas qui nous a adressé le texte de la prédication qu’il a donnée en l’église Saint-Eugène & Sainte-Cécile de Paris à l’occasion de la Sainte Messe solennelle de Requiem qui a été célébrée ce jeudi 21 janvier 2021, à l’occasion du 228ème anniversaire du martyre de SMTC le Roi Louis XVI, et qui nous a autorisés à le publier dans les pages de ce blogue.

apothéose de louis XVI

L’apothéose de Louis XVI
(gravure de l’époque de la Restauration)

 Trois lys blancs

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Mes chers Frères,

Le ciel est bas et gris en ce Paris du 21 janvier 1793. La foule est dense tout au long du sinistre cortège amenant le fils de saint Louis à l’échafaud. Elle l’est encore plus autour de cette guillotine dont le couperet tombe avec un bruit sec et sifflant à 10h 10. Louis-Marie Prudhomme, cet imprimeur et éditeur jacobin du journal Les Révolutions de Paris (qui mourra de sa belle mort à Paris sous la Restauration), écrit, lyrique et prophétique : « Un citoyen monta sur la guillotine, et plongeant son bras nu dans le sang de Capet qui s’était amassé en grande abondance, il en prit des caillots plein la main et en aspergea par trois fois la foule des assistants qui se pressaient au pied de l’échafaud pour en recevoir chacun une goutte sur le front. – Frères, disait le citoyen en faisant son aspersion, frères, on nous a menacés que le sang de Louis Capet retomberait sur nos têtes ; eh bien ! qu’il y retombe. » Quelques dix-huit cents ans auparavant, des mots semblables avaient été prononcés, -tant les hommes sont toujours et partout de la même étoffe, sous le ciel de Jérusalem : « Pilate voyant qu’il ne gagnait rien, mais que le tumulte augmentait, prit de l’eau et se lava les mains devant le peuple, disant : Je suis innocent du sang de ce juste : voyez vous-mêmes. Et tout le peuple répondant, dit : Son sang sur nous et sur nos enfants !» (Matthieu, XXVII.24-25). Le sang que les prêtres du Temple répandaient sur les têtes lors des sacrifices était purificateur, comme le sera, éminemment et de façon définitive, le Sang du Maître crucifié par et pour le péché des hommes. Sur la place de la Révolution, ancienne place Louis XV, en ce matin d’hiver, la singerie et la parodie sacrilèges des sans-culottes imitant diaboliquement l’aspersion sainte et trinitaire avec le sang du Lieutenant du Christ vont prendre la France dans l’étau de son propre parjure. Oui, le sang versé est retombé sur nos têtes, et il ne cesse d’y couler, non point pour notre rachat puisque la république n’a jamais fait acte de repentir, – elle qui pourtant a souvent la repentance à la bouche lorsqu’il s’agit de dégrader un peu plus l’honneur flétri de notre pays, mais pour notre terrible destinée d’héritiers dépouillés et errants, vivant dans les guenilles spirituelles d’un faste perdu. « Le sang de Louis Capet est de l’eau bénite » dira un des enragés assistant à l’exécution tandis que la foule bat des mains. La terre de France, celle qui avait reçu l’eau du baptême de Clovis et de ses guerriers, celle qui avait été purifiée par le sang de tant de martyrs, a bu le sang du Roi et des victimes de la Révolution. Ce sang innocent ne crie pas vengeance car telle n’est pas l’attitude du témoin qui donne sa vie pour la foi. La punition est celle que s’inflige notre pays en refusant de courber la tête et de tourner le dos à ses erreurs et à ses crimes. Les révolutionnaires voulurent réduire à néant l’âme millénaire de la France en créant un monde nouveau, libéré de Dieu, mais ils ne réussirent qu’à instaurer des ténèbres qui ne cessent de s’épaissir puisque les « valeurs républicaines » sont le plus souvent des armes contre le droit naturel et la grâce surnaturelle.

Il est légitime de s’appliquer à retracer le martyre de Louis XVI, vraiment tué par haine du divin. L’Église, en France, n’a guère combattu, sauf exceptions, pour canoniser le Roi, la Reine, le malheureux Dauphin, Madame Élisabeth et tous ceux assassinés eux aussi comme symboles d’une société, certes pécheresse, mais vivant sous le regard de Dieu. Notre Roi pourtant, sans calcul ni affectation, imita dans son abaissement la Passion de Notre Seigneur. L’abbé Edgeworth, accompagnant le condamné jusqu’au dernier instant, rapporta comment Louis XVI, refusant d’avoir les mains liés, se laissa faire lorsque son ultime confesseur lui dit, dans les larmes et au milieu des roulements de tambours : «  Sire, dans ce nouvel outrage, je ne vois qu’un dernier trait de ressemblance entre Votre Majesté et le Dieu qui va être sa récompense. » Et le Roi de répondre, les yeux vers le ciel : « Assurément, il ne faut rien de moins que son exemple pour que je me soumette à un pareil affront. » Puis, s’adressant aux bourreaux : «  Faites ce que vous voudrez, je boirai le calice jusqu’à la lie. » Une telle attitude de noblesse, de courage et d’abandon à la divine volonté n’est pas une posture, et ses ennemis eux-mêmes ne s’y sont point trompés car les bougres étaient tout entiers pétris de farine chrétienne. Le procureur-syndic de la Commune Pierre Manuel, qui participa aussi aux massacres de juin et de septembre 1792, et qui se repentira par la suite, déclara, pour s’en lamenter, au journal La Révolution de 92 le 18 janvier 1793, trois jours donc avant l’exécution : « Si Louis XVI subit son jugement, comme il n’est plus possible d’en douter, la mort de Louis de Louis XVI sera la mort d’un saint. » Prudhomme, dans Les Révolutions de Paris, écrira de même : « Les prêtres et les dévotes qui déjà cherchent sur le calendrier une place à Louis XVI parmi les martyrs, ont fait un rapprochement de son exécution et de la Passion de leur Christ. » Hébert, dans l’épouvantable publication Le Père Duchesne, partagera une prédiction semblable : « Le pape va en faire un nouveau saint ; déjà les prêtres achètent ses dépouilles et en font des reliques ; déjà les vieilles dévotes racontent des miracles de ce nouveau saint. » Hélas, si les petites gens et le bas clergé ne se trompèrent point sur la conformité étonnante, presque un décalque, entre la mort du Roi et la Passion du Sauveur, la prophétie des révolutionnaires, qui eurent là une conviction unanime, ne trouva aucun écho à Rome, ni alors, ni par la suite, et le haut clergé de la Restauration ne montra guère d’enthousiasme à élever le Roi martyr sur les autels car sa mort soulignait trop les lâchetés, les abandons et les apostasies de cette époque tragique. Le bourreau Sanson semble avoir reçu plus de lumière surnaturelle lorsqu’il envoie une lettre au journal Le Thermidor, publiée le 22 février 1793 : «  Et pour rendre hommage à la vérité, il (le roi) a soutenu tout cela avec un sang-froid et une fermeté qui nous a tous étonnés. Je reste très convaincu qu’il avait puisé cette fermeté dans les principes de la religion dont personne plus que lui ne paraissait pénétré ni persuadé. » La voix des ennemis et des persécuteurs fait plus autorité que les panégyriques faciles pour affirmer et révéler la vérité. Tel fut le cri du centurion et des soldats gardant les condamnés du Golgotha lorsque Notre Seigneur expira : « Vraiment, celui-ci était le fils de Dieu. »

Par sa mort ignominieuse, Louis XVI scelle de façon glorieuse sa vocation de Lieutenant du Christ. Il n’est jamais aussi grand, – lui qui, contrairement à la légende entretenue y compris parmi les nobles de la Cour, ne fut jamais médiocre et petit, que lorsqu’il offre sa vie pour son Dieu et pour ses peuples. Lorsque le 2 septembre 1792, furent massacrés, au couvent des Carmes de la rue de Vaugirard, bien des prêtres et des religieux, dont le père général des Eudistes, Hébert qui était le confesseur de Louis XVI, les révolutionnaires trouvèrent sur tous les corps une image au double Cœur, Celui Sacré de Jésus et Celui Immaculé de Marie, et une prière à la Très Sainte Vierge « que les personnes pieuses sont invitées à réciter tous les jours pour le Roi. » Elle commence par ces mots : « Divine mère de mon Sauveur, qui, dans le temple de Jérusalem avez offert à Dieu le Père, Jésus-Christ son fils et le vôtre, je vous offre à vous-même notre roi bien-aimé Louis XVI. C’est l’héritier de Clovis, de sainte Clothilde, de Charlemagne, le fils de la pieuse Blanche de Castille, de saint Louis, de Louis XIII, de la vertueuse Marie de Pologne et du religieux prince Louis dauphin, que je vous présente. » Voici donc le roi présenté par ses sujets au Maître de tous, ceci dans un acte d’offrande qui ne peut conduire qu’au sacrifice suprême car, comme Jésus dans le temple des holocaustes, tout agneau doit finir égorgé. Sur l’échafaud, Louis XVI connaît le dernier rite de son sacre de Reims. Celui qui fut oint doit verser son sang, non point pour la malédiction des bourreaux mais pour le pardon de ceux qui ne savent ce qu’ils font. La garde révolutionnaire eut ordre de couvrir toute tentative de prise de parole du Roi près de la guillotine. Il parla cependant mais ne fut entendu que de quelques-uns, qui rapportèrent tous les mêmes paroles : « Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute, je pardonne à mes ennemis, et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France. » Puis, plaçant la tête sous le couperet : « Je remets mon âme à Dieu. »

Le Roi a pardonné, comme Notre Seigneur a pardonné, mais nous sommes marqués comme Caïn car l’orgueil du régime politique dans lequel nous essayons de survivre n’a jamais voulu fléchir. Depuis plus de deux siècles, malgré quelques éclaircies trop brèves, la révolution philosophique et bourgeoise, a poursuivi ses méfaits, vidant peu à peu de sa substance l’âme de la France en légalisant tous les crimes, toutes les immoralités, en imposant sa marque sur tout être et sur toute chose. La république installée dans les palais royaux croit sans doute que son règne durera mille ans. Elle se trompe, car les colosses ont toujours des pieds d’argile. Elle n’est qu’une pauvresse face à l’héritage des siècles et ses géants sont lilliputiens comparés à nos ancêtres les plus humbles. Il est tentant de la moquer et de la mépriser, en rejetant sur elle toutes les causes de nos maux, mais nous ne devons pas oublier que nous participons de son jeu, ne serait-ce que par notre silence et notre inaction. Dédaigner ne suffit pas. Louis XVI a été roi jusqu’au bout, même dépouillé de ses titres, de son pouvoir, de sa liberté. Il le fut car d’abord chrétien. Georges Bernanos s’adressait ainsi aux Français durant la dernière guerre : « Le grand malheur de ce monde, la grande pitié de ce monde, ce n’est pas qu’il y ait des impies, mais que nous soyons des Chrétiens si médiocres, car je crains de plus en plus que ce soit nous qui perdions le monde, que ce soit nous qui attirions sur lui la foudre. »

Si chaque baptisé était habité par la foi d’un Louis XVI, la morgue républicaine se serait effacée depuis longtemps. Le Roi ne s’est pas contenté de demeurer sur la défensive. Il a vécu et parlé en lieutenant du Christ jusqu’à la fin. Ceux qui approchaient Notre Seigneur lui donnaient le titre de « Fils de David ». Louis XVI fut fils de saint Louis, et plus encore, fils du Christ après avoir été son serviteur et son lieutenant. À l’image de son Souverain, il s’humilia lui-même en se faisant obéissant jusqu’à la mort. Qu’il intercède pour nous, pauvres soldats toujours dans la tourmente et sous la mitraille.

 Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

P.Jean-François Thomas s.j.
Cœur Immaculé de Marie, Refuge des pécheurs, s. Marcel
16 janvier 2021

Pour revoir l’intégralité de la Messe solennelle de Requiem
célébrée ce jeudi 21 janvier 2021
en l’église Saint-Eugène & Sainte-Cécile à Paris,
faire un clic droit sur l’image ci-dessous,
puis « ouvrir dans un nouvel onglet »

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frise lys deuil

2020-129. Message de Sa Majesté le Roi Louis XX au soir du 31 décembre 2020.

31 décembre 2020

Voeux famille royale 31 décembre 2020

Après l’année éprouvante qui s’achève avec son lot d’incertitudes et d’interrogations, la princesse Marie-Marguerite et moi, confiants en l’avenir, nous souhaitons à vous tous, à vos familles et à ceux qui vous sont proches, nos vœux chaleureux de prospérité, de santé et de bonheur pour l’année qui s’ouvre.
Que Notre-Dame et tous les saints veillent sur la France et son salut.

Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

Grandes armes de France

2020-128. Message royal pour la Sainte Nuit de Noël.

Jeudi soir 24 décembre 2020,
en la sainte veillée de la Nuit de la Nativité.

Ce 24 décembre en début de veillée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux ce court message rempli d’affection et de sollicitude pour ses peuples de France, accompagné de cette photographie, manifestant les qualités de son cœur paternel qui, en quelques mots seulement, peut se rendre présent à tous dans un véritable esprit chrétien.

Crèche message Louis XX

Comme tous les Français réunis devant la crèche ou le sapin, avec la princesse Marie Marguerite et nos enfants, nous pensons à tous ceux qui, seuls ou en famille, retrouvent l’espérance dans le mystère de Noël après la terrible année que nous venons de vivre.

Que Notre-Dame protège la France.

Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

grandes armes de France

2020-127. « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

Mercredi 23 décembre 2020,
Mercredi avant la fête de la Nativité,
Commémoraison de Saint Dagobert II, roi d’Austrasie et martyr ;
Anniversaire de la sainte mort de la Vénérable Thérèse de Saint Augustin,carmélite (cf. > ici) ;
Anniversaire du massacre de Savenay (23 décembre 1793).

Vous trouverez ci-dessous, chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, la lettre que, en qualité de Prieur de la Confrérie Royale, il m’est revenu d’adresser ce jour à ses membres et sympathisants. Je me suis autorisé à penser qu’elle pourrait aussi être profitable à plusieurs d’entre vous.

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 1

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

Lanterne de Noël

« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

Lettre mensuelle aux membres et amis
de la
Confrérie Royale

à l’occasion de la
fête de Noël
- 25 décembre 2020 -

Rappel :

Les membres de la Confrérie Royale s’engagent à sanctifier d’une manière particulière le 25 de chaque mois en redoublant de prières l’accoutumée les exercices du devoir d’état, les peines et les joies de méticuleusement à sa sanctification, lorsque cela est possible en assistant à la Saine Messe et en offrant la sainte communion à l’intention du Roi, ou encore en accomplissant quelque petit pèlerinage ou acte de dévotion supplémentaire offert à l’intention de Sa Majesté et du Royaume des Lys.
La lettre mensuelle, envoyée à tous les membres ainsi qu’aux amis qui ont manifesté le désir de la recevoir, à l’occasion de ce 25 de chaque mois, est écrite par les prêtres, religieux ou membres de la Confrérie Royale. Son but est de raviver la ferveur et la détermination des membres, en leur proposant des réflexions et approfondissements toujours nécessaires.

* * * * * * *

« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

A quelques heures seulement du moment où la liturgie de notre Mère la Sainte Eglise va nous inviter une fois encore à laisser notre joie spirituelle s’exhaler, en reprenant le chant des anges dans la nuit de Bethléem – « Gloria in excelsis Deo et in terra pas hominibus bonae voluntatis : gloire à Dieu dans les hauteurs et sur la terre paix aux hommes de bonne volonté ! » -, il me revient de vous rejoindre, bien chers Amis, membres et sympathisants de notre chère Confrérie Royale, pour cette étape mensuelle du « 25 du mois ».

Le 25 du mois… en décembre.

Vous le savez, mais je me permets néanmoins de vous le rappeler, notre « rendez-vous spirituel mensuel » a été fixé à cette date par les fondateurs de la Confrérie Royale en référence à la fête de la Nativité de Notre-Seigneur, célébrée le 25 décembre, parce que la fête de Noël est aussi, par les dispositions admirables de la divine Providence, l’anniversaire de la naissance de notre France.

En effet, la France est née dans les fonts baptismaux de Reims en ce 25 décembre de l’an 496 alors que Sa Majesté le Roi Clovis recevait la grâce du Saint Baptême.

Il faut le dire et le redire inlassablement : avant cette Noël 496, il y avait la Gaule romaine, divisée, affaiblie, livrée au pouvoir de nombreux envahisseurs barbares, et hérétiques pour la plupart, mais à compter du baptême de Clovis il y aura désormais le Royaume catholique des Francs, dans lequel les anciens Gallo-romains vont s’intégrer avec joie, Royaume des Francs par lequel la foi catholique, la foi de Nicée, va s’imposer, va triompher, va reconquérir les âmes que les hérétiques ariens lui avaient ravies.

La France est née de la rencontre de la foi catholique et de l’institution royale franque, elle est née de l’alliance qu’elles ont contractée dans la personne de Clovis, lorsque, suivi par l’élite de ses guerriers et dignitaires, il reçut le Saint Baptême des mains de Saint Remi.

Ce « pacte de Reims », ainsi que l’a nommé le Pape Saint Pie X, nous autres, membres de la Confrérie Royale, autant qu’il est en notre pouvoir, par la prière, l’offrande et le sacrifice, nous le réactualisons en quelque manière en nos âmes et en nos corps même, à chaque 25 du mois, portant – vive et forte – l’espérance de sa pleine reviviscence par la restauration du Roi Très Chrétien sur le trône de France, et la restauration de la monarchie traditionnelle.

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 2

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

Malgré les temps mauvais…

Et cependant les temps sont mauvais, bien mauvais…

J’ai reçu, toutes ces dernières semaines, les confidences – presque comme des soupirs – de tant et tant de personnes qui m’ont déclaré être si éprouvées par les circonstances présentes qu’elles n’ont pas l’enthousiasme des autres années pour préparer Noël, pour préparer leurs âmes à la joie de Noël, pour préparer tout l’environnement habituellement si doux et consolant de cette fête qui est par excellence la fête des familles chrétiennes…

Les inquiétudes sont certes légitimes, au vu de ce qui se trame machiavéliquement dans l’ombre et dont nous assistons au dévoilement progressif à travers les apparents incohérences et atermoiements des actuels usurpateurs du pouvoir, en France et dans le monde.

Nul ne peut, à vues humaines, se réjouir lorsqu’il regarde avec discernement et lucidité l’instauration d’une véritable dictature planétaire, tyrannie affublée des oripeaux du souci du bien-être des peuples : un prétendu bien-être tronqué de toute dimension surnaturelle et ordonné au règne de Mammon.

La mascarade, aussi rigoureuse et inflexible qu’elle veuille être, n’aura qu’un temps et ne pourra pas davantage perdurer que la tour de Babel dont elle est une variante moderne, nous devons en avoir la certitude.

Il y aura sans doute beaucoup de souffrances, beaucoup de larmes… beaucoup de sang même !

Mais la persécution n’est-elle pas la grande fête des véritables fidèles de Jésus-Christ, heureux de placer leurs pas dans ceux de leur divin Maître portant Sa Croix rédemptrice ?

Si nous sommes de vrais disciples, nous ne pouvons réellement craindre (malgré les frissons qu’éprouve si spontanément notre nature fragile à cette perspective) de suivre Notre-Seigneur souffrant, mais par cette souffrance-même triomphant de toutes les forces du mal !

Devant la Crèche, dans nos maisons et dans nos églises, contemplons amoureusement Celui qui S’est incarné « pour nous les hommes et pour notre salut » : le bois de la mangeoire qui Lui sert de berceau préfigure celui de Sa Croix ; les langes dont Il est emmailloté (ces langes qui sont les signes auxquels les bergers doivent Le reconnaître) annoncent l’emmaillotement funèbre qui semblera Le tenir prisonnier du tombeau.

L’Enfant-Dieu de la Crèche nous ouvre les bras, nous ouvre Son Cœur et nous dit en silence au cœur de notre cœur : « Ne crains point : Je suis là, et Je serai là… Sois-Moi fidèle chaque jour et Ma grâce ne te fera point défaut… Je serai ta force… Suis-Moi sans crainte avec le maximum de générosité… »

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 3

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

Nous savons, nous en sommes certains, nous le croyons, parce que tout au long des quinze siècles de l’ « histoire sainte » du Royaume de France, depuis le Baptême de Clovis jusqu’à nos jours, les faits sont là, indéniables dans leur vérité tenace, et que les faits sont appuyés par les exemples et les paroles des saints, la France, notre France, a été voulue par Dieu catholique et royale.

Les dons de Dieu sont sans repentance et la vocation donnée par Lui à la France subsiste en dépit de l’apostasie officielle et des infidélités accumulées.

Le cri des Francs « Dieu le veult ! » lancé avec enthousiasme en réponse à la prédication du Bienheureux Urbain II, doit aujourd’hui jaillir de nos cœurs avec une conviction renouvelée, avec une ardeur galvanisée et non érodée par les contradictions présentes.

« Dieu le veult ! » : Dieu, qui n’est point inconstant en Ses desseins providentiels et qui a fait la France catholique et royale dans la sainte nuit de Reims à la Noël 496, veut la restauration du Royaume de France, veut la restauration de la monarchie traditionnelle « de droit divin », veut la restauration du Fils aîné de l’Eglise – seul Roi légitime – à la tête du Royaume des Lys !

Ainsi donc, si « Dieu le veult ! », notre foi et notre espérance doivent s’en trouver fortifiées et régénérées, notre zèle et notre ardeur doivent en recevoir un accroissement de vigueur et de pugnacité, notre générosité doit puiser dans le divin Cœur du Petit Roi qui nous tend les bras dans Sa Crèche un dynamisme décuplé au service de Son lieu-tenant sur la terre de France : l’aîné des descendants de Hugues Capet, de Saint Louis, d’Henri IV et de Louis XIV, Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX.

« Dieu le veult ! » : et donc « si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? » (Rom. VIII, 31b).

Cette parole inspirée de Saint Paul doit nous habiter et nous garder dans une inébranlable confiance : quelles que soient les épreuves qui nous attendent, quelles que soient les vexations et les tracasseries multipliées par un pouvoir impie, quelles que soient les souffrances qu’il faudra endurer, « pour Dieu et pour le Roi », comme le firent avant nous Vendéens et Chouans, la grâce du Roi du Ciel ne nous sera pas refusée.

« Si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? » Oui, qui ? Le démon ? La franc-maçonnerie?Le gouvernement de la république ? Les lois liberticides ? Les forces de police ? La prison ? Les brimades ? Les persécutions ?…

En tout cela nous serons vainqueurs, en suivant Jésus de la Crèche au Calvaire !

En tout cela, par Lui, avec Lui et en Lui, nous accomplirons notre vocation de catholiques et de Français fidèles aux dispositions de Dieu sur le Royaume des Lys !

En tout cela nous nous montrerons serviteurs de Dieu et de Son lieu-tenant sur la terre de France, et – quoi qu’il doive nous en coûter – nous serons les grands vainqueurs !

« Si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? »
Dans cette conviction toute surnaturelle,
je vous souhaite, bien chers Amis,
un très beau, très fervent et très saint Noël !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.
Mercredi 23 décembre 2020,
en l’anniversaire de la mort de la vénérable Thérèse de Saint-Augustin,
née Madame Louise de France, fille de SM le Roi Louis XV.

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 4

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

Lanterne de Noël

2020-126. Cartes de vœux du Mesnil-Marie.

Mercredi 2 décembre 2020 ;
Fête du Bienheureux Jean de Ruysbrœck, dit l’Admirable, confesseur de l’Ordre de Saint Augustin ;
Mémoire de Sainte Bibiane, vierge et martyre ;
Mémoire du mercredi de la 1ère semaine de l’Avent ;
150ème anniversaire de la bataille de Loigny (cf. > ici).

Guirlande de sapin - gif

Beaucoup de nos amis nous ont exprimé les difficultés qu’ils ont à trouver des cartes de vœux représentant les mystères de la Nativité de Notre-Seigneur. Voilà pourquoi nous en avons fait réaliser plusieurs modèles que nous vous présentons ci-dessous et qui peuvent nous être commandées, selon les modalités expliquées plus bas.

Cartes de vœux modèles 1-2-3

Modèle 1 :
« Nativité » de Jacob de Backer (1545-1585)
Carte double pliée – format 11,7 cm x 18,2 cm

Modèle 2 :
« Adoration des bergers » d’Agnolo Bronzino (1503-1572)
Carte double pliée – format 11,7 cm x 18,2 cm

Modèle 3 :
« Adoration des mages » de Corrado Giaquinto (1703-1765)
Carte double pliée – format 11,7 cm x 18,2 cm

cartes de vœux modèle 4

Modèle 4 :
« Vierge à l’enfant », détail d’un vitrail des ateliers Hardman (1838-2008)
Carte double pliée – format 14 cm x 14 cm

cartes de vœux modèle 5

Modèle 5 :
« Adoration des mages » de Theodor van Loon (1581-1649)
Carte double pliée – format 18,2 cm x 11,7 cm

Précisions importantes :
- Toutes nos cartes sont accompagnées de leurs enveloppes au format correspondant.
- Toutes nos cartes sont des cartes dites « de luxe », glacées.
- Toutes nos cartes sont au tarif de 2,50 € à l’unité (+ frais de port)
- Pour une commande de 10 cartes et plus, les frais de port sont offerts.

Pour commander :
Il suffit de nous écrire au moyen du formulaire qui se trouve > ici
En nous indiquant très exactement :
1) Les modèles que vous désirez et le nombre de cartes voulues pour chaque modèle ;
2) Votre adresse postale ;
3) Le moyen de règlement choisi (Paypal, chèque…).

Nous passer une commande de cartes, c’est aussi un moyen de nous aider : Merci !
Nous nous efforcerons de vous la faire parvenir dans les meilleurs délais.

Guirlande de sapin - gif

Publié dans:Annonces & Nouvelles, Chronique de Lully, De liturgia |on 2 décembre, 2020 |Commentaires fermés

2020-125. Parce que « la pauvreté s’arrête au pied de l’autel »…

Mardi 1er décembre 2020,
Fête du Bienheureux Charles de Jésus, ermite au Sahara (cf. > ici) ;
Mémoire de Saint Eloi, évêque et confesseur ;
Mémoire du mardi de la 1ère semaine de l’Avent.

Calice & Sacré-Coeur

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

« Je veux que ce Très Saint Sacrement soit par-dessus tout honoré, vénéré, et conservé en des endroits précieusement ornés », ainsi s’exprime Saint François d’Assise dans son testament, reprenant une ultime fois l’exhortation qu’il avait déjà prodiguée avec insistance dans presque toutes ses lettres et admonestations. Lui qui a tellement voulu et enseigné la sainte pauvreté, pour ce qui est de la vie des religieux, enseignait aussi que « la pauvreté s’arrête au pied de l’autel » et qu’il faut que l’autel, le saint tabernacle, et le sanctuaire soient « précieusement ornés » afin de manifester la foi dans la Présence Réelle de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans la Sainte Eucharistie, de manifester en quelle vénération et amour nous devons entourer le Saint Sacrifice de la Messe, de manifester notre adoration du Roi Céleste pour Lequel rien n’est jamais trop beau.

Tout au long de l’histoire de l’Eglise, de semblables exemples et exhortations se trouvent chez presque tous les saints : qu’on se souvienne en particulier des « folies » que faisait le très pauvre Curé d’Ars pour acquérir les ornements liturgiques les plus splendides…

Le vent de désacralisation furieuse qui a soufflé sur la Sainte Eglise dans la seconde moitié du XXe siècle, au contraire des âges de profonde dévotion, a dépouillé les sanctuaires et vidé les sacristies, si bien qu’il fut fréquent de trouver aux « puces » et dans les brocantes quantité de chasubles brodées, de chandeliers d’autel, et autres ornements sacrés…
L’association Refuge Notre-Dame de Compassion, statutairement, lorsqu’elle en a l’occasion et les moyens, rachète ces objets qui appartiennent au culte du Très Haut, Roi des rois et Seigneur des seigneurs, afin d’éviter les profanations et pour les rendre à leur destination originelle.
En 19 ans d’existence, nous avons ainsi racheté une assez grande quantité de matériel liturgique, en même temps que nous en avons aussi reçu de communautés qui ont malheureusement dû fermer certains de leurs couvents… etc.

Cela dit, ces chandeliers, croix d’autel, bénitiers, encensoirs, candélabres et autres ornements ne sont pas toujours dans un très bon état : à certains il manque parfois une petit pièce ornementale, d’autres sont un peu tordus, d’autres encore sont très oxydés ou terriblement encrassés.
Tellement oxydés ou encrassés que, malgré de longues séances d’astiquage, avec les meilleurs produits et beaucoup d’huile de coude, il était impossible de les faire resservir à l’ornementation de l’autel, au culte divin et à la gloire de Dieu en l’état.

Grâce à des amis prêtres qui nous ont recommandé le sérieux et la qualité de son travail, nous sommes entrés en contact avec un artisan qui s’est spécialisé dans la restauration de ces objets liturgiques en métal, et, au début septembre, nous lui avons confié une vingtaine de chandeliers et candélabres, plusieurs croix d’autel, des plateaux de communion, une croix de procession, un encensoir avec sa navette et leur support, un bénitier et son goupillon, des rampes d’autel pour l’exposition du Saint-Sacrement… etc.
Le 10 novembre, avec émerveillement, nous avons reçu la livraison de tout ce matériel liturgique splendidement restauré : les pièces ont été nettoyées aux ultrasons et leur éclat est désormais préservé par un vernis professionnel invisible.

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Bénitier, goupillon et plateau de communion revenus de nettoyage

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Ce bénitier et son goupillon, oxydés et ternis,
sont eux aussi appelés à être nettoyés…

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Nous possédons un ensemble de quatre candélabres « bouquets de lys-raisins-épis de blé »
très oxydés qui ne peuvent être utilisés en l’état
ainsi que l’attestent les deux clichés de détail ci-dessous…

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L’un des candélabres « bouquet de lys » revenu de restauration
et, ci-dessous, deux clichés montrant les détails de sa splendeur retrouvée…

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Rampes d’autel pour l’exposition du Saint-Sacrement (achetées aux puces à Angers en 2003)
et chandeliers d’autel XVIIIe (offerts par des religieuses qui fermaient l’un de leur couvent en 2005)
revenus de restauration

Ces travaux de restauration, qui se sont accompagnés pour quelques pièces par la reconstitution de détails manquants, ont eu un coût, vous vous en doutez.
La publication de ce jour a non seulement pour but de sensibiliser nos lecteurs et amis à l’importance du soin à apporter aux ornements de l’autel et au matériel destiné au culte dont l’éclat doit rehausser la splendeur de notre liturgie catholique traditionnelle, mais aussi de les alerter sur le coût d’une telle restauration : en réglant la facture de cette première livraison, qui se montait à presque 1.800 euros, nous avons sérieusement « allégé » le compte de l’association.

En confiant à l’artisan un second lot d’objets à restaurer (dans lequel se trouvent entre autres un pupitre d’autel pouvant servir de thabor et un lustre de sanctuaire, dont vous pouvez voir la photo ci-dessous dans son état avant restauration), nous avons fait un « pari » sur la divine Providence.
Or la divine Providence se sert d’instruments humains…
Vous avez sans nul doute compris où je veux en venir, n’est-ce pas ?

10

Lustre de sanctuaire, oxydé, tordu et maculé de fientes d’oiseaux
que nous avons confié au restaurateur…

Si donc, bien chers Amis, vous voulez participer – même par un don minime – au règlement des travaux de restauration déjà réalisés (et à ceux qui doivent suivre), afin que votre générosité se fasse l’instrument de la beauté du sanctuaire et de l’éclat de la liturgie destinés à glorifier le Roi du Ciel, présent dans le Saint-Sacrement de l’Eucharistie, nous vous en serons profondément reconnaissants !

Pour un don via Paypal > ici
Pour un virement ou une offrande par chèque, nous contacter > ici

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Sainte Eucharistie

Publié dans:Chronique de Lully, De liturgia |on 1 décembre, 2020 |Pas de commentaires »

2020-119. « Dans les temps durs, l’exercice de la religion ne peut ni ne doit pas être limité.»

A l’occasion de la fête de la Toussaint, ce dimanche 1er novembre 2020, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, s’est encore une fois adressé aux Français avec la sollicitude d’un authentique souverain catholique soucieux du bien de ses sujets : non seulement le bien temporel, mais aussi le bien spirituel, puisque être un roi catholique, c’est avoir charge d’âmes.

Le Christ en sa gloire entouré des saints

Le Christ glorieux entouré de saints

Armes de France gif

Message de Monseigneur le Duc d’Anjou,
de jure SMTC le Roi Louis XX
à l’occasion de la Toussaint

Alors que la France est troublée par la crise sanitaire et celle des attentats islamistes, la fête de la Toussaint nous apporte le réconfort dont nos familles ont besoin.

Chacun peut prier les saints et saintes comme, demain, chacun pourra aussi honorer ses morts dans les cimetières.

Mais il faut aussi voir plus loin.

Ainsi je salue et je félicite les jeunes catholiques et les communautés qui demandent à ce que soit maintenu l’accès à la Sainte messe et aux célébrations. Dans les temps durs, l’exercice de la religion ne peut ni ne doit pas être limité.
Je me réjouis d’entendre plusieurs de nos évêques, successeurs des apôtres, prendre la défense de la Foi et de leur pays et s’opposer à des mesures sanitaires restrictives.

Puisse la France, née au baptême de Clovis, compter sur tous les Saints qu’elle a vu naître, à commencer par Saint Louis, mon ancêtre, le modèle des gouvernants.

Louis,
Duc d’Anjou

Vitrail de Saint Louis avec la Sainte Couronne d'épines

Quelques réflexions :

Chacun s’en souvient, le deuxième confinement décidé par le gouvernement républicain a prohibé la célébration publique de la Sainte Messe, tolérant seulement les cérémonies des 1er et 2 novembre, fête de la Toussaint et Commémoraison solennelle des Trépassés.

Alors que lors du premier confinement l’ensemble des évêques de France s’est lamentablement aplati devant l’ordre inique et injuste des autorités de la république (certains d’entre eux devançant même les ordres et les outrepassant), nous avons cette fois-ci eu l’agréable surprise de voir quelques évêques, puis le président de la Conférence épiscopale de France, entreprendre des démarches pour tenter d’obtenir le maintien de la célébration des Messes en présence des fidèles : ils avaient été devancés par un nombre assez important de responsables d’instituts ou associations traditionnels.
Nous avons vu de quelle manière ils ont été déboutés et comment, alors que ceux qui devraient être des pasteurs à l’image du Bon Pasteur semblaient se résigner, les prêtres les plus zélés et les fidèles les plus fervents se sont noblement et généreusement mobilisés pour manifester leur droit le plus strict à des célébrations publiques de la Sainte Messe.

Devançant les manifestations de plus en plus nombreuses organisées dans les rues, malgré les tracasseries mesquines et, parfois, la réprobation de certains prêtres et évêques remarquables autant par leur traîtrise que par leur lâcheté, il est extrêmement consolant et fortifiant de lire, dans ce message de Toussaint, les encouragements et les félicitations de notre Souverain légitime, qui, cette fois encore, s’inscrit sans ambiguïté dans la ligne des Rois Très Chrétiens ses ancêtres et prédécesseurs.  

frise lys

2020-115. Nous devons désormais nous préparer à des choses graves et douloureuses

Mardi soir 17 novembre 2020,
Fête de Saint Grégoire de Tours, premier historien de la France chrétienne ;
Mémoire de Saint Grégoire le Thaumaturge ;
Mémoire de Saint Aignan d’Orléans ;
265ème anniversaire de la naissance de SMTC le Roi Louis XVIII (17 novembre 1755) ;
Anniversaire de la mort héroïque de Dominique Allier (cf. > ici) ;
20ème anniversaire de la sainte mort du Rd. Père Michel André (cf. > ici).

les plaies de la France pansées par Marie

Les plaies de la France pansée par Marie, voir > ici

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Voici un peu plus d’un mois et demi que je n’ai pas ajouté de nouvelle publication à ce blogue : la dernière en date, en effet, remonte au premier octobre et, reprenant un texte doublement centenaire, invitait à prier ardemment pour notre chère France et pour la conservation de la foi catholique en elle (cf. > ici).
Quoique pressentant que nous étions à la veille de temps difficiles, je n’imaginais cependant pas à quel point cet appel à la prière allait rapidement revêtir un caractère d’urgente actualité… 

De très nombreux déplacements, travaux, études et lectures (à l’heure actuelle je n’arrive plus à lire tout ce qui m’est adressé quotidiennement et tous les textes pourtant très importants qu’il conviendrait que j’étudie chaque jour), auxquels il faut ajouter encore les contacts personnels qui me prennent aussi beaucoup de temps, sont la cause principale de cette absence de nouvelles publications sur ce blogue, nonobstant le fait que l’actualité m’inspire des réflexions et des approfondissements que je serais heureux de partager avec vous.
Il y aurait en effet beaucoup, vraiment beaucoup, à dire au sujet des événements qui se déroulent sous nos yeux, dans une espèce d’accélaration que nous n’eussions jamais pu imaginer il y a seulement un an, au moment où l’on commença à parler de ce nouveau virus qui commençait à faire des victimes en Chine.

Je ne veux point, ce soir, m’étendre sur cette actualité, sur ce nouveau confinement que nous subissons, et sur le caractère de plus en plus évident de l’anticatholicisme de ce gouvernement impie et immoral qui navre la France autant qu’il offense la loi naturelle et, surtout, la Loi divine.

Il est très probable que nous devons désormais nous préparer à des choses graves et douloureuses, dont les actuelles restrictions des libertés individuelles et sociales, sous prétexte de pandémie, ne sont que les prémices de vexations qui vont aller crescendo jusqu’à aboutir à une véritable persécution.

Dans ces circonstances les messages récents de notre Roi légitime (nous sommes en retard pour les publier alors qu’il y en a eu plusieurs depuis le début octobre) sont la source d’une grande consolation, et bien propres à stimuler nos forces morales et spirituelles.

Dans quelques jours seulement, nous allons entrer dans une nouvelle année liturgique et le temps de l’Avent, habituellement si doux et baigné d’espérance, apparaît dès à présent enveloppé d’ombres menaçantes et d’inquiétudes.

Ne cessons toutefois jamais d’espérer, de nous confier en la divine Providence, et de prier avec davantage de ferveur.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Ave Maria et lys

Prière à Notre-Dame pour la France :

Mère céleste, Notre-Dame, vous qui avez donné à cette nation tant de gages insignes de votre prédilection, implorez pour elle votre divin Fils ;
Amenez-la au berceau spirituel de son antique grandeur. Aidez-la à recouvrer, sous la lumineuse et douce étoile de la Foi et de la vie chrétienne, sa félicité passée.
Regina pacis ! Oh ! Oui ! Soyez vraiment au milieu de ce peuple qui est vôtre la Reine de la paix, écrasez de votre pied virginal le démon de la haine et de la discorde.
Faites comprendre au monde, où tant d’âmes droites s’évertuent à édifier le temple de la paix, le secret qui seul assurera le succès de leurs efforts :
Établir au centre de ce temple le trône royal de votre divin Fils et rendre hommage à sa loi sainte, en laquelle la justice et l’amour s’unissent en un chaste baiser.
Et que par Vous la France, fidèle à sa vocation, soutenue dans son action par la puissance de la prière, par la concorde dans la charité, par une ferme et indéfectible vigilance,
Exalte dans le monde le triomphe et le Règne du Christ, Prince de la Paix, Roi des rois et Seigneur des seigneurs.

Amen.

Prière conclusive du discours sur la vocation de la France
prononcé par Son Eminence le Cardinal Pacelli, futur Pie XII,
le 13 juillet 1937 dans la chaire de Notre-Dame de Paris
(voir le texte complet de > ici).

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2020-114. Prier Saint Remi pour obtenir par son intercession la conservation du Royaume et le maintien de la foi catholique.

1er octobre,
Fête de Saint Remi de Reims, apôtre des Francs.

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St Remi baptisant Clovis - vitrail église Maisons-Alfort

Saint Remi baptisant le Roi Clovis
(détail d’un vitrail de l’église de Maisons-Alfort)

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Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En recherchant dans les numéros de « L’Ami de la Religion et du Roi » l’article publié hier > ici, j’ai aussi découvert que la naissance de « l’Enfant du miracle », ce 29 septembre 1820, était arrivée alors qu’une neuvaine était en cours à travers tout le Royaume, à l’adresse de Saint Remi de Reims, apôtre des Francs et protecteur de nos Rois.
Je ne résiste donc pas, en cette fête de Saint Remi, à la « tentation » de vous livrer le texte de présentation de cette neuvaine – texte que je trouve des plus pertinents et particulièrement adapté à nos temps -, et je vous encourage même à en reprendre la pratique à partir de ce 1er octobre et pendant tous les jours de l’octave de Saint Remi, en redoublant de ferveur pour implorer de Dieu Sa paternelle protection sur le Trône et l’Autel, contre lesquels l’enfer est déchaîné…

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

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Prière à St Remi - 1Prière à St Remi - 2Prière à St Remi - 3Prière à St Remi - 4Prière à St Remi - 5

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Tombeau de Saint Remi - basilique Saint-Remi à Reims

Tombeau de Saint Remi
(Basilique Saint-Remi – Reims)

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