2026-24. Onzième pèlerinage annuel de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay :
Places limitées.
Reneignements et inscriptions : une seule adresse de contact >>> pelerinage.confrerie@gmail.com
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Vendredi après la Sexagésime.
A la lecture du titre de cet article – intentionnellement provocant, je le confesse -, il ne manquera sans doute pas de personnes pour s’interroger : « Saintes haines ? Qu’est-ce donc que cela ? Une haine peut-elle être sainte ? De quoi s’agit-il encore ?… »
Avant toute autre chose donc, il importe de définir, afin de mieux comprendre.
La haine est une vive répugnance, une aversion profonde, une forme de dégoût qui pousse au rejet radical, un sentiment violent de détestation qui pousse à vouloir du mal ou parfois à s’emporter ; il n’y a souvent qu’un pas de la haine à la colère, ou vice versa.
La haine est le contraire de l’affection, de l’amitié, de l’amour. De l’adoration aussi.
La haine marche de pair avec la mésentente, la dissension, la guerre ; elle s’éloigne des voies de l’entente, de la commisération et de la miséricorde, de la concorde et de la fraternité.
Ce qui est saint est conforme à l’ordre divin, aux préceptes divins, à la volonté divine. Ce qui est saint est assorti d’une forme de perfection et de pureté.
Parler de sainte haine, c’est donc parler de répugnance vive conforme à l’ordre divin, d’aversion profonde accordée aux préceptes divins, de dégoût radical pour ce qui est contraire à la volonté de Dieu, de détestation résolue de ce que Dieu défend, de rejet déterminé et absolu de ce que Dieu interdit, de guerre pratique et concrète contre ce que Dieu nous demande de nous éloigner, de refus d’entente et de paix avec tout ce que Dieu nous ordonne de refuser… etc.
Par la bouche du psalmiste, le Saint-Esprit nous dit : « Vous qui aimez le Seigneur, haïssez le mal : Qui diligitis Dominum, odite malum« (Ps. XCVI, 10a) ; et, à la suite du saint roi David, à la suite des prophètes et des apôtres, à la suite de Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même et de Sa Très Sainte Mère, à la suite de tous les saints et justes qui ont repris ces paroles inspirées pendant les vingt siècles de prière et de liturgie de la Sainte Eglise, nous disons nous aussi, poussés par l’Esprit-Saint : « N’ai-je pas haï, Seigneur, ceux qui Vous haïssaient ?… D’une haine parfaite je les haïssais, et ils sont devenus pour moi des ennemis : Nonne qui oderunt te, Domine, oderam ?… Perfecto odio, oderam illos, et inimici facti sunt mihi ?« (Ps. CXXXVIII, 21a.22).
On appréciera au passage ce « perfecto odio : d’une haine parfaite » : mots choisis par Dieu pour bien nous faire comprendre que toute haine n’est pas détestable et que toute détestation n’est pas haïssable !
Une haine parfaite, c’est-à-dire une sainte haine, une haine sainte, une haine voulue et finalement ordonnée par Dieu Lui-même, une haine entretenue et nourrie par l’amour de Dieu, une haine tournée vers tout ce qui s’oppose à Dieu, à Ses volontés, à Ses préceptes et à Ses desseins.
Celui qui aime Dieu DOIT haïr le mal.
Celui qui aime Dieu a l’impérieux devoir de haïr le péché et tout ce qui conduit au péché ; l’impérieux devoir de haïr jusqu’aux occasions du péché.
Le péché est un mal ; le péché s’oppose à la sainte volonté de Dieu ; le péché contrevient aux lois justes et pures données par Dieu ; le péché éloigne de Dieu et nous peut séparer grièvement de Lui ; le péché peut nous conduire en enfer ; le péché est haïssable ; le péché doit être haï sans compromission ni tergiversation.
On ne peut pas aimer Dieu et ne pas haïr le péché, ne pas haïr les occasions de pécher, ne pas haïr tout ce qui, d’une manière ou d’une autre conduit au péché.
« La crainte du Seigneur hait le mal : Timor Domini odit malum« (Prov. VIII, 13).
Avant d’entrer en Carême, et dans ces jours où nous peaufinons nos plans et résolutions (car, bien sûr, vous n’avez pas attendu la dernière minute pour établir votre stratégie de guerre quadragésimale, n’est-ce pas ?) pour ce temps du grand combat spirituel qui nous conduira jusqu’à la Passion et à la Pâque du Seigneur Jésus-Christ, il est bon de revivifier en nous toutes les saintes haines nécessaires à cette lutte sans merci, puisque – j’aime souvent à le rappeler – ou bien tu mets à mort l’iniquité, ou bien c’est l’iniquité qui te tue ! (cf. > ici).
Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur
11 février,
Fête de l’apparition de la Bienheureuse Vierge Marie immaculée, à Lourdes (11 février 1958 – double majeur) ;
Anniversaire de l’encyclique « Vehementer nos » (11 février 1906 – cf. > ici).

A – Prières en l’honneur de Notre-Dame de Lourdes :
- Litanies de Notre-Dame de Lourdes > ici
- Prière du Vénérable Pie XII à Notre-Dame de Lourdes > ici
-
B – Textes pour méditer sur le message de Notre-Dame à Lourdes et sur le sens de son apparition :
- La compassion aimante et souriante de Notre-Dame à Lourdes (homélie de Benoît XVI) > ici
-
C – Sanctuaires et « grottes » érigés en l’honneur de Notre-Dame de Lourdes à travers la Chrétienté :
- La « grotte de Lourdes » des jardins du Vatican > ici
- Le sanctuaire champêtre du Rosaire, à Gravières, dans le diocèse de Viviers > ici
- A l’occasion d’un pèlerinage à la grotte de l’ermite Saint Montan, on parle aussi brièvement de la reproduction de la grotte de Lourdes qu’on peut visiter au village de Saint-Montan > ici
-
D – Et aussi au Mesnil-Marie :
- Une relique de la grotte de Massabielle en notre Mesnil-Marie > ici
- Notre projet de « grotte de Lourdes » au Mesnil-Marie > ici
-
11 février,
Fête de l’apparition de la Bienheureuse Vierge Marie immaculée, à Lourdes (11 février 1958 – double majeur ; cf. > ici) ;
Anniversaire de l’encyclique « Vehementer nos » (11 février 1906 – cf. > ici).
Gravières, dans le sud du département de l’Ardèche, au pied des Cévennes,
appartenait avant la grande révolution au diocèse d’Uzès.
Dans le sud de l’actuel département de l’Ardèche, à l’ouest du gros bourg des Vans, se trouve le très ancien village de Gravières, au pied des contreforts cévenols.
Située sur la rive droite du Chassezac, qui fait, peu ou prou, la limite entre le Vivarais et l’Uzège, c’est historiquement une paroisse du diocèse et du duché-pairie d’Uzès.
En 1874, sous l’impulsion de l’Abbé Maurice Canaud (né en 1821, vicaire puis curé à Gravières de 1846 à sa mort en 1896), prêtre pieux, pasteur zélé et véritable érudit, fut érigé, à moins d’un quart de lieue au sud du centre du village, un original sanctuaire en pierres de quartz (matériau particulièrement résistant mais très difficile à tailler) : il se compose d’une chapelle en forme de tour crénelée, surmontée d’une statue de Notre-Dame de Lourdes, entouré de quinze petits oratoires dédiés à chacun des quinze mystères du Rosaire.
Une petite sacristie en pierres de schiste disposées en arêtes de poisson fut adjointe à cet ensemble.
Entre l’église paroissiale et ce sanctuaire champêtre, le chemin fut jalonné des quatorze stations du chemin de la Croix.
Nous en donnons ci-dessous deux photographies : la première, prise en hiver, présente l’avantage d’avoir une vue dégagée des feuilles et branchages, qui, en été – comme on le voit sur la deuxième – donnent à ce lieu un aspect plus riant et agréable.
L’ensemble du « Rosaire » avec les oratoires des quinze mystères
disposés autour de la tour-chapelle.
Faisant face à la statue de la Vierge immaculée, qui culmine à une quinzaine de mètres de hauteur, a été également placée, sur un piedestal, une statue de Sainte Marie-Bernard Soubirous (Bernadette), à genoux en prière.
Il y a eu une période faste, à la fin du XIXème et dans la première moitié du XXème siècle, où ce sanctuaire fut très fréquenté : le principal pèlerinage avait lieu le 9 juillet, pour la fête des Prodiges de la Bienheureuse Vierge Marie (une fête qui se trouve au propre des Ermites de Saint Augustin – voir > ici – ainsi que dans le propre à certains autres lieux ou congrégations), et les pèlerins avaient à disposition de l’eau de la source miraculeuse de la grotte de Massabielle, à Lourdes, qu’on faisait venir spécialement.
L’historien Albin Mazon – dit Docteur Francus -, incontournable historien vivarois, et en outre ami du curé Canaud, écrit que l’on a vu quelque cinq mille pèlerins à ce pèlerinage.
La Sainte Messe était originellement célébrée toutes les semaines dans la tour-chapelle.
Mais après la première guerre mondiale le pèlerinage amorça un déclin, jusqu’à ce que, après la seconde guerre mondiale, on n’y célébrât plus la Messe que deux fois l’an : une fois en mai, pour le « mois de Marie », et une autre fois en octobre, pour le « mois du Rosaire ».
Les conséquences du concile vaticandeux (perte du sens du sacré, déclin de la dévotion mariale, clergé moderniste hostile aux pèlerinages et au culte de la Très Sainte Vierge, chute drastique des vocations et de la pratique religieuse… etc.) aboutirent à un quasi abandon du lieu qui, au début de ce XXIème siècle, présentait un état de délabrement inquiétant, même si, en 1974, des travaux avaient été réalisés sur la tour et la toiture de la sacristie.
La tour-chapelle du « Rosaire » de Gravières.
La sacristie en pierres de schiste disposées en arêtes de poisson,
mode de construction traditionnel dans les Cévennes.
En 2001, des amoureux du patrimoine ont constitué une association pour la restauration et l’entretien du site : grâce à la générosité de donateurs et aux aides publiques (Conseil général, DRAC, municipalité), les quinze oratoires ont été restaurés, ainsi que la sacristie, en 2003-2004.
Les niches des oratoires ont été décorées de carreaux de faïence blanche créés et peints par l’artiste-peintre local Jean-Marc Fraisse, qui a représenté de façon stylisée, en quelques traits et jets de couleurs bleue, jaune, ocre et verte, les scènes du Nouveau Testament que l’on médite au long des quinze mystères du Rosaire.
Nous nous réjouissons grandement de voir ce sanctuaire champêtre, en l’honneur de Notre-Dame de Lourdes et de la prière du saint Rosaire, sauvé de la ruine ; et nous espérons le jour où la ferveur qui a suscité sa création refleurira, grâce à une nécessaire conversion, et permettra à notre Mère immaculée de répandre à nouveaux laargement ses grâces et d’accomplir de nouveaux prodiges…
Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

9 février,
Fête de Saint Cyrille d’Alexandrie, évêque et confesseur, docteur de l’Eglise (cf. > ici, et > ici) ;
Mémoire de Sainte Apolline d’Alexandrie, vierge et martyre ;
Dans l’Ordre de Saint Augustin, mémoire de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich, vierge de notre Ordre.

Leçons historiques
du deuxième nocturne des Matines
de la fête de
Saint Cyrille d’Alexandrie :
Quatrième Leçon :
Cyrille d’Alexandrie, dont l’éloge n’est pas seulement appuyé sur le témoignage de quelques-uns, mais dont les louanges sont même célébrées dans les actes des Conciles d’Ephèse et de Chalcédoine, naquit de parents illustres ; il était neveu de Théophile, évêque d’Alexandrie.
Dès son adolescence, il donna des marques évidentes de son esprit supérieur. Parfaitement instruit des lettres et des sciences, il se rendit auprès de Jean, évêque de Jérusalem, pour se perfectionner dans la foi chrétienne. Comme il revenait à Alexandrie, Théophile étant mort, il fut élevé à son siège.
Dans l’exercice de cette charge, il eut toujours devant lui le type du pasteur accompli, tracé par l’Apôtre, en sorte qu’il acquit à bon droit la réputation glorieuse d’un très saint prélat.
Cinquième Leçon :
Enflammé de zèle pour le salut des âmes, il mit tous ses soins à maintenir dans la foi et l’intégrité des mœurs, le troupeau qui lui était confié, et à le détourner des pâturages empoisonnés des infidèles et des hérétiques ; il s’efforça d’expulser de la ville les sectateurs de Novat, et de punir conformément aux lois les Juifs qui, dans leur frénésie, avaient conspiré le massacre des chrétiens.
Mais le zèle de Cyrille pour l’intégrité de la foi catholique se déploya surtout contre Nestorius, évêque de Constantinople, lequel prétendait que Jésus-Christ, né de la Vierge Marie, était homme seulement et non Dieu, et que la divinité Lui avait été accordée à cause de Ses mérites.
Ayant vainement tenté d’obtenir l’amendement de l’hérésiarque, il le dénonça au saint Pontife Célestin.
Sixième Leçon :
Par délégation de Célestin, Cyrille présida au concile d’Ephèse ; l’hérésie nestorienne y fut entièrement proscrite, et Nestorius condamné et déposé de son siège. Le dogme catholique d’une seule et divine Personne dans le Christ, et de la divine Maternité de la glorieuse Vierge Marie, y furent affirmés aux applaudissements du peuple entier, qui, manifestant une joie indicible, reconduisit les évêques dans leurs demeures en portant des torches allumées.
Ayant eu à subir, à cause de cela des calomnies, des injures et de nombreuses persécutions de la part de Nestorius et de ses partisans, Cyrille les supporta avec sa plus grande patience ; soucieux des seuls intérêts de la foi, il ne comptait pour rien tout ce que les hérétiques disaient et entreprenaient contre lui.
Enfin, ayant accompli les plus grands travaux pour l’Eglise de Dieu, publié plusieurs écrits, soit pour réfuter les païens et les hérétiques, soit pour expliquer les Saintes Ecritures et les dogmes catholiques, il s’endormit dans une sainte paix en l’an quatre cent quarante-quatre, la trente-deuxième année de son épiscopat.
Léon XIII, Pontife, étendit à l’Eglise universelle le grand office et la messe de cet illustre défenseur de la foi catholique et lumière de l’Eglise d’Orient.
Le concile d’Ephèse en 431 (détail d’une fresque du XVIème siècle)
Mardi 17 février 2026
au Mesnil-Marie

Programme :
- 10 h : Instruction de préparation au Carême.
- 11 h 30 : Sainte Messe chantée.
Repas partagé : inscriptions obligatoires (au plus tard le samedi 14 février), au moyen de l’espace des commentaires ci-dessous (ce ne sera pas publié).
- 15 h : Chapelet des Sept-Douleurs & Bénédiction du Très Saint Sacrement.
Merci de nous signaler dans les meilleurs délais (et au plus tard le samedi 14 février) si vous participerez à cette mini récollection.


Voici une sorte de calendrier prévisionnel d’activités qui, au long des prochains mois, vont
- soit se dérouler au Mesnil-Marie même,
- soit auxquelles le Refuge Notre-Dame de Compassion en tant que tel, ou bien le Cercle légitimiste du Vivarais, ou encore la Confrérie Royale participeront à des degrés divers,
et que vous pouvez dès à présent noter dans vos agendas.
Pour toutes ces activités, nos amis sont les bienvenus, bien sûr.
Nous insistons toutefois sur la nécessité de signaler sa venue : d’une part pour que nous préparions l’Oratoire et éventuellement la salle à manger, en conséquence ; et d’autre part pour que, en cas d’imprévu (problèmes de circulation, liés à la météorologie par exemple), nous puissions contacter sans retard les personnes et les en informer.
1) Chaque premier samedi du mois, de mars à novembre (au Mesnil-Marie):
C’est-à dire les samedis 7 mars, 2 mai, 6 juin, 4 juillet, 1er août, 5 septembre, 3 octobre et 7 novembre [nota bene : en avril, le premier samedi du mois coïncidera avec le Samedi-Saint et il ne pourra donc y avoir le programme habituel] : matinée de services au Mesnil-Marie, et, l’après-midi, enseignement spirituel, possibilité de se confesser, chapelet, méditation silencieuse, Sainte-Messe (cf. > ici).

2) Fête réparatrice de la Sainte Face (au Mesnil-Marie) : Le mardi de la Quinquagésime (mardi gras) 17 février : petite récollection de préparation au carême (cf. > ici).
3) Fête de Saint Joseph (au Mesnil-Marie) : Jeudi 19 mars (cf. > ici).
4) Commémoraison solennelle de la Compassion de Notre-Dame [fête patronale du Refuge Notre-Dame de Compassion] : Vendredi 27 mars.
5) Semaine Sainte (au Mesnil-Marie) :
Toute la liturgie de la Grande Semaine : à partir du samedi de la Passion 28 mars au lundi de Pâques 6 avril.
6) Fête du Patronage de Saint Joseph (au Mesnil-Marie) : mercredi 22 avril (cf. > ici).
7) Pèlerinage avec la Fédération légitimiste rhodanienne : samedi 25 avril (jour de l’anniversaire de la naissance de Sa Majesté le Roi).
8) Procession des Rogations (au Mesnil-Marie) : mercredi 13 mai.
9) Pèlerinage annuel de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay « Pour la France et le Roi » : du jeudi de l’Ascension 14 mai au samedi 16 mai (cf. > ici).
Notez aussi que la Confrérie Royale aura son chapitre propre lors du Pèlerinage de Pentecôte de Paris à Chartres (23, 24 et 25 mai) : le Chapitre Saint Léonard de Noblat.
10) Fête du Sacré-Cœur de Jésus (au Mesnil-Marie) : Vendredi 12 juin (voir > ici).
11) Journée contrerévolutionnaire organisée par la Fédération légitimiste rhodanienne, le mardi 14 juillet : cf. > ici.
12) Camp chouan de formation légitimiste : du dimanche 26 au vendredi 31 juillet, sous l’égide de l’Union des Cercles légitimistes de France, en Dauphiné (à une centaine de kilomètres au sud de Lyon), dans une belle propriété privée (cf. > ici).

13) Fête de Sainte Philomène (au Mesnil-Marie) : Mardi 11 août – cf. > ici.
14) Fête de l’Assomption de Notre-Dame (au Mesnil-Marie) : Samedi 15 août – cf. > ici.
15) Fête de Saint Louis Roi de France avec la Fédération légitimiste rhodanienne : Mardi 25 août.
16) Fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie (au Mesnil-Marie) : Mardi 8 septembre – cf. > ici.
17) Fête de Notre-Dame des Sept-Douleurs (au Mesnil-Marie – fête patronale du Refuge Notre-Dame de Compassion pour une seconde fois) : Mardi 15 septembre.
Notez également que la Confrérie Royale aura son chapitre propre lors du Pèlerinage traditionnel en Provence « Nosto Fe », de Cotignac à Saint-Maximin (10 & 11 octobre 2026) : le Chapitre Sainte Pétronille.
18) Sainte Messe de Requiem à la pieuse mémoire de Sa Majesté la Reine Marie-Antoinette (au Mesnil-Marie) : Samedi 17 octobre.
19 ) Fête de la Conception immaculée de la Bienheureuse Vierge Marie (au Mesnil-Marie – sous réserve des conditions météorologiques) : Mardi 8 décembre.

28 janvier :
En certains lieux, fête de Saint Charlemagne, roi des Francs et empereur d’Occident, confesseur (cf. > ici).

Basilique-cathédrale d’Aix-la-Chapelle :
buste-reliquaire du Chef de Saint Charlemagne.
Leçons du deuxième nocturne
des matines de la fête de
Saint Charlemagne
(citées par Dom Prosper Guéranger, dans « L’Année liturgique »)
Quatrième leçon :
Le Bienheureux Charles eut pour père Pépin, qui était fils du duc de Brabant, et qui fut dans la suite élu au trône de France, et pour mère Bertrade, fille de l’empereur des Grecs.
Il se montra digne, par ses hauts faits et son zèle pour la Religion chrétienne, d’être surnommé le Grand ; et un Concile de Mayence lui donna le titre de Très Chrétien. Après avoir expulsé les Lombards d’Italie, il fut le premier qui mérita d’être couronné Empereur, par les mains du Pape Léon III.
A la prière d’Adrien, prédécesseur de Léon, il entra en Italie avec une armée et rendit à l’Eglise son patrimoine, et l’Empire à l’Occident. Il vengea le pape Léon des violences des Romains qui l’avaient traité injurieusement, durant la grande Litanie, et chassa de la ville ceux qui s’étaient rendus coupables de ce sacrilège.
Il fit beaucoup de règlements pour la dignité de l’Eglise ; entre autres il renouvela cette loi, ordonnant que les causes civiles seraient remises au jugement de l’Eglise, lorsque l’une des parties le demanderait.
Quoiqu’il fût de mœurs très douces, il réprimait cependant les vices avec une grande sévérité, surtout l’adultère et l’idolâtrie, et établit des tribunaux particuliers revêtus d’un pouvoir étendu, qui, jusqu’à ce jour, existent encore dans la Basse-Saxe.

Cinquième leçon :
Après avoir combattu trente-trois ans contre les Saxons, il les soumit enfin, et ne leur imposa d’autre loi que de se faire chrétiens.
Il obligea à perpétuité les possesseurs de terres à élever des croix de bois dans leurs champs, afin de confesser ouvertement leur foi au Christ.
Il purgea la Gascogne, l’Espagne et la Galice des idolâtres qui s’y trouvaient, et il remit en honneur le tombeau de Saint Jacques, comme il l’est aujourd’hui.
Dans la Hongrie, pendant huit ans entiers, il soutint le Christianisme par ses armes ; et il se servait contre les Sarrasins de cette lance toujours victorieuse dont un soldat avait ouvert le côté du Christ.
Dieu favorisa de plusieurs prodiges tant d’efforts pour l’extension de la foi : ainsi les Saxons qui assiégeaient Sigisbourg, frappés de terreur par la main de Dieu, prirent la fuite ; et, dans la première révolte de ce peuple, il sortit de terre un fleuve abondant qui désaltéra l’armée des Francs privée d’eau depuis trois jours.
Un si grand Empereur se montrait vêtu d’un habit qui le distinguait à peine du peuple ; presque habituellement il portait le cilice ; et ce n’était qu’aux principales fêtes de Jésus-Christ et des Saints que l’or paraissait sur lui. Il défrayait les pauvres et les pèlerins, tant dans son propre palais que dans les autres contrées, par les aumônes qu’il, envoyait de toutes parts.
Il bâtit vingt-quatre monastères, et remit à chacun ce qu’on appelait la bulle d’or, du poids de deux cents livres. Il établit deux sièges métropolitains et neuf évêchés. Il construisit vingt-sept églises ; enfin, il fonda deux universités, celle de Pavie et celle de Paris.

Sixième leçon :
Comme Charles cultivait les lettres, il employa le docteur Alcuin pour l’éducation de ses enfants dans les sciences libérales, avant de les former aux armes et à la chasse.
Enfin la soixante-huitième année de son âge, après avoir fait couronner et élire roi Louis, son fils, il se donna tout entier à la prière et à l’aumône.
Sa coutume était de se rendre à l’église le matin et le soir, souvent même aux heures de la nuit ; car ses délices étaient d’entendre le chant grégorien, qu’il établit le premier en France et en Germanie, après avoir obtenu des chantres d’Adrien Ier. Il eut soin aussi de faire transcrire en tous lieux les hymnes de l’Eglise. Il écrivît les Evangiles de sa propre main, et les conféra avec les exemplaires grecs et syriaques.
Il fut toujours très sobre dans le boire et dans le manger, ayant coutume de traiter les maladies par le jeûne, qu’il prolongea quelquefois jusqu’à sept jours.
Enfin, après avoir beaucoup souffert de la part des méchants, il tomba malade en la soixante-douzième année de son âge. Ayant reçu la sainte communion des mains de l’évêque Hildebalde, et fait lui-même, sur chacun de ses membres, le signe de la croix, il récita ce verset : « Je remets, Seigneur, mon esprit entre Vos mains », et rendit son âme à Dieu le cinq des calendes de février, plein de nombreux mérites.
Il fut enseveli dans la Basilique d’Aix-la-Chapelle, qu’il avait bâtie et enrichie de reliques des Saints. Il y est honoré par la piété et l’affluence des pèlerins, et par les faveurs que Dieu accorde à son intercession.
Sa fête est célébrée dans la plupart des diocèses d’Allemagne, du consentement de l’Eglise, depuis le pontificat d’Alexandre III, comme celle du principal propagateur de la foi dans le Nord.
Basilique-cathédrale d’Aix-la-Chapelle : principal reliquaire de Saint Charlemagne.
27 janvier,
Fête de Saint Jean Chrysostôme, évêque de Constantinople, confesseur et docteur de l’Eglise (cf. > ici et > ici) ;
Anniversaire de l’exécution d’Antoine-Philippe de La Trémoïlle, Prince de Talmont (27 janvier 1794 – cf. > ici).
Prière de Dom Guéranger
en l’honneur de Saint Jean Chrysostôme :
Que de couronnes ornent votre front, ô Chrysostôme !
Que votre nom est glorieux dans l’Eglise de la terre et dans l’Eglise du ciel !
Vous avez enseigné avec vérité, vous avez combattu avec constance, vous avez souffert pour la justice, vous êtes mort pour la liberté de la Parole de Dieu.
Les applaudissements des hommes ne vous ont point séduit ; le don de l’éloquence évangélique, dont l’Esprit-Saint vous avait enrichi, n’était qu’une faible image de la splendeur et de la force des feux dont le Verbe divin remplissait votre cœur.
Vous l’avez aimé, ce Verbe, ce Jésus, plus que votre gloire, plus que votre repos, plus que votre vie.
Votre mémoire a été poursuivie par les hommes, des mains perfides ont effacé votre nom des tables de l’autel ; d’indignes passions ont dicté une sentence dans laquelle, comme votre Maître, vous étiez mis au rang des criminels, et vous avez été précipité des degrés de la chaire sacrée.
Mais il n’est pas au pouvoir des hommes d’éteindre le soleil, ni d’effacer la mémoire de Chrysostôme. Rome vous a été fidèle ; elle a gardé avec bonheur votre nom, comme aujourd’hui encore elle garde votre corps sacré, près de celui du Prince des Apôtres. Le monde chrétien tout entier vous proclame comme un des plus fidèles dispensateurs de la Vérité divine.
En retour de nos hommages, ô Chrysostôme, regardez-nous du haut du ciel comme vos brebis ; instruisez-nous, réformez-nous, rendez-nous chrétiens.
Comme votre sublime maître Paul, vous ne saviez que Jésus-Christ ; mais c’est en Jésus-Christ que tous les trésors de la science et de la sagesse sont cachés. Révélez-nous ce Sauveur qui est venu à nous, avec tant de charmes et de douceur ; faites-nous connaître Son Esprit ; enseignez-nous la manière de Lui plaire, les moyens de L’imiter ; faites-Lui agréer notre amour.
Comme vous, nous sommes exilés ; mais nous aimons trop le lieu de notre exil ; nous sommes souvent tentés de le prendre pour une patrie. Détachez-nous de ce séjour terrestre, et de ses illusions. Que nous ayons hâte d’être réunis à vous, comme vous fûtes réuni à Basilisque, afin d’être avec Jésus-Christ, en qui nous vous retrouverons pour jamais.
Pasteur fidèle, priez pour nos Pasteurs ; obtenez-leur votre esprit, et rendez leurs troupeaux dociles.
Bénissez les prédicateurs de la Parole Sainte, afin qu’ils ne se prêchent pas eux-mêmes, mais Jésus-Christ.
Rendez-nous l’éloquence chrétienne qui s’inspire des Livres saints et de la prière, afin que les peuples, séduits par un langage du ciel, se convertissent, et rendent gloire à Dieu.
Protégez le Pontife Romain dont le prédécesseur osa seul vous défendre ; que son cœur soit toujours l’asile des évêques persécutés pour la justice.
Rendez la vie à votre Eglise de Constantinople, qui a oublié vos exemples et votre foi. Relevez-la de l’avilissement où elle languit depuis trop longtemps.
Touché enfin par vos prières, que le Christ, Sagesse éternelle, se souvienne de Son Eglise de Sainte-Sophie, et qu’Il daigne la purifier, et y rétablir l’autel sur lequel Il S’immole durant tant de siècles.
Aimez toujours les Eglises de l’Occident, auxquelles votre gloire a constamment été chère.
Hâtez la chute des hérésies qui ont désolé plusieurs de nos chrétientés, dissipez les ténèbres de l’incrédulité, ranimez la foi parmi nous et faites fleurir les vertus !
Ainsi soit-il !
Dom Prosper Guéranger osb
in « L’Année liturgique ».

Basilique vaticane, chapelle de l’Immaculée Conception,
dite aussi chapelle du Chœur (c’est-à-dire des chanoines) :
l’autel est constitué par une urne de marbre vert antique
à l’intérieur de laquelle se trouve le corps de Saint Jean Chrysostome.