Archive pour la catégorie 'Prier avec nous'

2008-55. Où Lully vous parle de l’arrivée de l’automne, puis relate un pèlerinage à Saint Michel.

Mercredi soir 8 octobre 2008.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

   Voici presque trois semaines que je ne vous ai pas écrit pour vous donner les nouvelles du Mesnil-Marie (cf. > ici). Ne pensez surtout pas que je vous oublie : mais il y a  d’une part notre Frère Maximilien-Marie sur lequel je dois veiller attentivement et dont il me faut superviser les travaux, et d’autre part la petite Chlôris, à l’éducation de laquelle je préside. Avec cela, je puis vous assurer que j’ai des journées bien chargées *.
Aujourd’hui il pleut, il pleut, il pleut sans interruption depuis quatre heures du matin (je vous raconterai un peu plus loin les événements de la nuit) : nous sommes confinés à l’intérieur, et j’en profite pour jouer avec la souris de l’ordinateur, faute de pouvoir chasser celles qui courent encore à travers champs…

   L’automne est bien installé : si nous avons eu la plupart du temps de très belles journées ensoleillées, nous avons eu en même temps des températures matinales avoisinant le zéro ou même en dessous pendant une bonne dizaine de jours.

   Frère Maximilien-Marie s’extasie sur les couleurs que prennent les arbres, vraiment splendides – c’est un lieu commun de le dire ! – et qui vont du jaune éclatant des érables champêtres au rouge vif des cerisiers sauvages en passant par mille et une nuances d’orange et de brun.
Notre Frère ramasse les noix qui tombent, quand les écureuils ne sont pas plus rapides que lui pour les emporter !

   La petite Chlôris s’est-elle elle-même prise pour un écureuil ? Elle nous en a donné l’impression, il y a quelques jours, quand elle est montée sans la moindre hésitation jusqu’aux plus hautes branches d’un noyer : j’en étais tout ébaubi car je ne suis pas moi-même un grand adepte de l’escalade des arbres… Bref ! la minette en haut du noyer s’est tout de même trouvée un peu confuse et un peu moins adroite quand il s’est agi de redescendre : les lois de l’attraction terrestre l’ont finalement bien aidée car, avant que Frère Maximilien-Marie n’ait eu le temps de faire quoi que ce soit pour la tirer de ce mauvais pas, nous la vîmes dégringoler d’environ 3 mètres et rebondir comme une balle en caoutchouc sur l’herbe qui est heureusement fort épaisse à cet endroit-là. L’audacieuse n’a même pas semblé avoir eu peur !

   Mercredi dernier, nous avons été emmenés chez le vétérinaire :  il s’agissait de me faire un rappel de vaccination, tandis que pour Chlôris c’était sa première piqûre. Pendant une bonne partie du trajet en voiture, tous les deux, nous faisions connaître notre réprobation en alternant des miaulements plaintifs, si bien que Frère Maximilien-Marie a fini par nous demander si nous nous entraînions pour chanter le célèbre « Duetto dei gatti » de Rossini (cf. > ici) !!!

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   Je vous disais plus haut que la pluie aujourd’hui avait commencé à tomber de manière très violente vers 4h du matin : il y a eu des éclairs et du tonnerre. Frère Maximilien-Marie s’est levé et a allumé un cierge bénit (parce que souvent tout disjoncte chez nous au moment des orages, donc,, en sus de la protection du sacramental, le cierge présente l’avantage d’assurer un peu de clarté quand tout est soudain plongé dans l’obscurité) ; puis il s’est mis en devoir de disposer des cuvettes et de grandes poubelles à certains endroits stratégiques pour éviter autant que possible – où du moins pour limiter – les inondations. Mais l’orage était si violent que ce ne fut pas suffisant et qu’il lui fallut très vite recourir aux serpillières pour tenter d’opposer des barrages absorbants aux infiltrations qui se faisaient par dessous les portes. Il dût même se mettre à quatre pattes pour écoper et remplir des seaux en se servant d’une pelle à balayures.

   Chlôris et moi trouvions cela vraiment très amusant d’autant plus que, lorsqu’il a déplacé une malle, Frère Maximilien-Marie nous a retrouvé une balle de ping-pong que nous cherchions depuis plusieurs jours. Aussitôt Chlôris a sauté dessus, l’a faite rebondir et, en voulant la rattraper au vol, s’est retrouvée au beau milieu de la cuvette que Frère Maximilien-Marie était en train de remplir. La minette s’est enfuie sans demander son reste et sans plus se préoccuper de sa balle !
Elle est terriblement espiègle, mais on ne peut lui en tenir rigueur : ce n’est qu’une enfant ! Et lorsqu’elle nous regarde avec ses grands yeux dorés, elle nous fait tous fondre d’attendrissement…

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   En ce qui concerne les travaux de notre Mesnil-Marie, le Frère a reçu la visite du menuisier-couvreur et de l’entrepreneur de maçonnerie : les travaux de révision et d’isolation de la toiture devraient normalement commencer vers le 25 octobre. En prévision de cela, on nous a livré ce matin même 110 paquets de plaques de chanvre isolant. Le camion ne pouvait monter jusqu’à la maison ; il a donc fallu tout décharger – sous une pluie battante – sur un petit terrain en bord de route, puis recouvrir cet énorme tas d’une bâche protectrice en attendant que Frère Maximilien-Marie puisse monter ces gros paquets un à un jusque chez nous (chaque paquet contient 4 plaques de 1,20m x 0,60 : ce n’est pas très lourd mais c’est très encombrant).

   Nous avons aussi reçu il y a quelques jours une livraison de bois de chauffage, et le lendemain des matériaux de construction (sacs de ciment, briques, sable…).
A chaque fois c’est la même chose : les camions ne peuvent arriver jusqu’à la maison et il faut achever le transport à la brouette ou à la seule force des bras.
Avec ces matériaux, certaines transformations ont été réalisées dans l’ancienne étable : un mur de pierre d’un mètre de haut a été édifié, pour délimiter le lieu de passage et l’endroit où seront les sanitaires ; il sera complété plus tard par une cloison plus légère au-dessus. Ensuite les menuisiers sont intervenus et ont mis en place une splendide ancienne poutre de châtaignier, récupérée sur un chantier de démolition : cette poutre, vous le verrez sur la photo ci-dessous, complète le mur de pierre dont je vous parlais et assure le renforcement nécessaire de la poutre maîtresse de l’ancienne étable.

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   En outre les menuisiers ont pu achever la réfection de la première moitié du plancher (entre l’étable et le grenier) commencée à la fin du mois de juillet (cf. > ici).
Enfin, pour clore le chapitre des travaux en cours, Frère Maximilien-Marie a commencé le décapage de vieilles portes, récupérées sur un chantier**, et aussi à faire, sur le terrain qui entoure immédiatement la maison, un traitement contre les mauvaises herbes : bientôt il lui faudra se lancer dans le bêchage et les plantations de bulbes et d’arbustes.

   Je terminerai ma chronique de ce soir en vous disant que, à l’occasion de la fête de l’Archange Saint Michel, Frère Maximilien s’est rendu en pèlerinage au sanctuaire de Saint Michel d’Aiguilhe, au Puy-en-Velay.  Il s’est confié lui-même à la protection du Prince des armées célestes et il lui a également recommandé toutes les intentions qui lui sont confiées. Ce petit sanctuaire, juché sur son rocher volcanique, est accessible par 268 marches – pour la plupart taillées dans le roc – ce qui représente un effort certain : mais en haut c’est l’éblouissement d’une architecture étonnante et le saisissement par une atmosphère de recueillement et de paix. Le temps de prière qu’il a passé là l’a profondément marqué : il nous en a fait un récit enthousiaste si bien que même nous, les chats nous en avons été enchantés et fortifiés. Il en a ramené ce cliché qui vous donnera peut-être le désir d’y faire un pèlerinage un jour à votre tour !

Lully.

Saint Michel d'Aiguilhe 19

Prière à Saint Michel,
écrite en 1962 par Monseigneur Jean Dozolme, évêque du Puy,
à l’occasion du millénaire de la chapelle de Saint-Michel d’Aiguilhe (962) :

   « Saint Michel qui, avec tous les Anges, habitez l’inaccessible lumière de la gloire divine, depuis un millénaire vous nous donnez, dans le sanctuaire aérien du rocher d’Aiguilhe, le gage d’une présence d’aide et d’amour.
Vous prenez ainsi place auprès de l’Eglise angélique de Notre-Dame du Puy, la Reine céleste que les Anges ont saluée dans son Annonciation et élevée au Ciel dans son Assomption.
Défenseur de l’Eglise, soyez son soutien contre toutes les forces du mal.
Protecteur de la France, à qui vous avez envoyé Sainte Jeanne d’Arc pour la rétablir dans sa liberté, l’unir aux autres nations chrétiennes et la faire mieux servir avec elles au rayonnement de l’Evangile, guidez-la dans son rôle de Fille Aînée de l’Eglise.
Gardien des âmes dans leur labeur terrestre, leur résistance au démon et leur sortie de ce monde, assistez-nous.
Rendez-nous fidèles à la vérité, ennemis du péché, confiants en la Vierge Marie et attachés au Christ qui nous conduit au Père.
Ainsi soit-il.
« 

* * * * * * *

* N’oubliez surtout pas que la journée d’un chat se compose obligatoirement de 15 à 18 h de sommeil.

** Ce sont les portes d’un ancien presbytère, vide de présence sacerdotale depuis des années, et que la municipalité a récupéré pour en faire un centre de remise en forme avec salle de musculation, hammam et sauna!…

Prières pour le mois du très Saint Rosaire :

Vierge du très Saint Rosaire

Pour le mois d’octobre, mois du très Saint Rosaire, nous vous encourageons bien évidemment à sa récitation quotidienne, ou tout au moins du chapelet. Pour vous aider à entrer dans l’esprit de cette dévotion, nous vous proposons aussi ces quelques prières :

   Notre-Dame du Très Saint Rosaire,
qui êtes Notre-Dame de l’union à tous les mystères du Sauveur,
vous qui les avez vécus si intensément et les avez gardés et médités dans votre Cœur :
apprenez-nous à vivre chaque jour des mystères de grâce de votre divin Fils,
apprenez-nous les secrets de vie divine contenus dans les mystères du Saint Rosaire,
apprenez-nous à nous unir à votre Coeur douloureux et immaculé,
afin d’entrer par lui dans le Cœur de Jésus.

Ainsi soit-il.

chapelet

Et cette très belle prière de l’Ecole Française de spiritualité :

- Ô Jésus, vivant en Marie, venez et vivez en Vos serviteurs
Dans l’esprit de Votre sainteté, dans la plénitude de Votre Force,
Dans la vérité de Vos vertus, dans la perfection de Vos voies,
Dans la communion de Vos mystères !
Dominez sur toute puissance ennemie, en Votre Esprit, à la gloire du Père.
Ainsi soit-il.

- O Jesu vivens in Maria, veni et vive in famulis tuis,
in spiritu sanctitatis tuae,
in plenitudine virtutis tuae,
in veritate virtutum tuarum,
in perfectione viarum tuarum,
in communione mysteriorum tuorum.
Dominare omni adversae potestati,
in Spiritu tuo, ad gloriam Patris.
Amen.

Chapelet

Voici également la prière à Saint Joseph prescrite par le Pape Léon XIII pour être ajoutée chaque jour à la fin du chapelet :

   Nous recourons à vous dans notre tribulation, ô bienheureux Joseph ; et, après avoir imploré le secours de votre sainte Épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.
Par l’affection qui vous a uni à la Vierge Immaculée, Mère de Dieu ; par l’amour paternel, dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a conquis au prix de son sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans nos besoins.
Protégez, ô très sage gardien de la divine Famille, la race élue de Jésus-Christ. Préservez-nous, ô Père très aimant, de toute souillure d’erreur et de corruption, soyez-nous favorable, ô notre très puissant libérateur. Du haut du ciel, assistez-nous dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres ; et de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la Sainte Église de Dieu des embûches de l’ennemi et de toute adversité.
Couvrez chacun de nous de votre perpétuelle protection, afin que, à votre exemple, et soutenus par votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir, et obtenir la béatitude éternelle.

Ainsi soit-il.

Jacques Stella - Ste Famille - circa 1650 musée des Augustins Toulouse

« Du saint Rosaire redoutable aux démons » bande dessinée > ici

Publié dans:De Maria numquam satis, Prier avec nous |on 1 octobre, 2008 |8 Commentaires »

2008-48. In memoriam : Victimes et martyrs des massacres de septembre 1792.

2 septembre,
Fête des Bienheureux Martyrs de Septembre 1792.

Du 2 au 7 septembre 1792, à Paris, mais aussi dans d’autres villes (Versailles, Orléans, Meaux, Reims…) on assista à un déferlement de violences à peine imaginables , qui sont restées dans l’histoire sous le nom de « Massacres de Septembre ».
On peut voir dans cet épisode – pieusement minoré par les chantres de la grande, belle et généreuse révolution – le préambule de la grande terreur.

Le 2 septembre 2007 coïncidait avec un dimanche et Frère Maximilien-Marie, puisque le Mesnil-Marie était encore établi tout proche de Paris, avait pu contribuer à l’organisation d’une célébration en l’honneur non seulement des martyrs mais aussi des autres victimes (non béatifiées) – trop souvent tombées dans l’oubli – de ces massacres.

Cet fut une Sainte Messe latine traditionnelle, célébrée par Monsieur l’Abbé M******, dans la chapelle Saint-Louis de la Pitié-Salpêtrière.
Pourquoi en ce lieu?
Parce que justement l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière fut l’un de ces lieux où quelques centaines de malheureuses victimes périrent de manière horrible.
Les chants de cette très belle célébration avaient été assurés par la Schola Sainte Cécile et vous pourrez aussi vous reporter à ce qui fut p
ublié sur le site de cette excellente formation en cliquant > ici .

Chaque année, au retour de cette date du 2 septembre, il est de notre devoir – par la pensée et la prière – de rejoindre ces glorieux témoins de la Foi et de la fidélité héroïque à la Sainte Eglise Romaine.

Pour moi, je suis allé rechercher dans les archives de Frère Maximilien-Marie le texte par lequel il avait introduit la célébration de ce 2 septembre 2007 car, indépendamment des points de circonstance, il s’y trouve des éléments importants dont il convient de garder le souvenir et d’alimenter notre réflexion…

Lully.

Scène de massacre à la Salpêtrière - septembre 1792

Scène de massacre dans la cour de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière en septembre 1792

Introduction à la Sainte Messe du dimanche 2 septembre 2007
en la chapelle Saint-Louis de la Pitié-Salpêtrière.

* * *   * * *   * * *

« Le lundi saint dernier, à l’issue d’une conférence que je venais de donner, un ami (qui n’est pas né en France et dont l’humilité souffrirait que je dévoile ici son nom) me faisait part de son étonnement en constatant que la commémoration des martyrs de septembre et des victimes de la révolution, en dehors des offices célébrés autour du 21 janvier, du 8 juin ou du 16 octobre passait inaperçue, même dans beaucoup de milieux dits « tradis » ; et il me demandait ce qui empêcherait d’organiser une célébration de plus grande envergure que les messes « ordinaires » célébrées sans grande solennité ni – qu’on me pardonne ce mot – publicité.
Après avoir réfléchi et prié, j’ai pris la décision de relever le défi et de tenter d’organiser « quelque chose ».
Or justement, en cette année 2007, le 2 septembre correspond avec un dimanche, jour où – par principe – davantage de personnes sont disponibles pour participer à un rassemblement… surtout religieux.
Le 2 septembre est en effet le jour de la fête liturgique des Bienheureux Martyrs de Septembre 1792, même si la célébration du dimanche ne permet pas de célébrer la messe propre de la fête. C’est en effet du 2 au 7 septembre 1792, que plusieurs milliers de victimes furent atrocement massacrées dans les prisons de Paris : au Châtelet,  à la Conciergerie, à la Force, dans les maisons religieuses transformées en lieu de détention : l’Abbaye, Saint-Firmin, les Carmes, dans les hôpitaux comme Bicètre, ou ici même, à la Pitié Salpêtrière.

* * * * * * *

En tout premier lieu, nous devons donc adresser de chaleureux remerciements à Monseigneur Gilles Annequin, responsable de l’aumônerie de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière et Vicaire Épiscopal chargé de la Pastorale de la Santé, ainsi qu’à ses collaborateurs : ce sont eux qui nous accueillent ici, dans cette chapelle fondée par Louis XIV.
Au cours de cette Messe nous n’omettrons pas de prier à l’intention de ceux qui aujourd’hui sont aux prises avec la souffrance, du corps ou de l’âme, et nous demanderons à Dieu et à ses saints martyrs, de leur donner des grâce de force, de consolation, et – s’il est possible – de guérison…
Nous aurons également à cœur de prier pour que la mission pastorale de Monsieur l’Aumônier et de son équipe porte des fruits de grâce.
Mes remerciements vont bien sûr à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre vont permettre le bon déroulement de la liturgie : choristes, organiste, servants d’autel… et tout particulièrement aussi à notre célébrant, Monsieur l’abbé M******, auxiliaire de l’institut de droit pontifical du Bon Pasteur, au Centre Saint-Paul.
Des remerciements aussi à tous les journalistes, de la presse écrite ou de la radio, remerciements à tous les responsables d’associations, de mouvements ou de sites internet et remerciements à tous les « blogueurs » qui ont relayé l’information…
Et des remerciements enfin à vous tous pour votre présence…

Je voudrais ensuite ajouter deux avis pratiques :
a) Le premier, au sujet de… la quête !
Elle servira à régler les honoraires du célébrant, le cachet de l’organiste et à laisser une offrande, que je souhaiterais la plus généreuse possible, pour cette chapelle dont l’entretien et la restauration de certains éléments du mobiliers s’avère nécessaire : et j’en profite pour saluer le combat (le mot n’est pas trop fort) que mène Monseigneur Annequin pour conserver à cette chapelle son caractère de lieu de culte, consacré à Dieu, alors que certains voudraient l’utiliser à d’autres fins.
b) Le second pour vous signaler qu’à l’issue de la célébration, vous pourrez si vous le désirer emporter un feuillet récapitulatif des événements de septembre 1792, mais aussi acheter un livret…

Si d’aventure les exemplaires ici disponibles se révélaient insuffisants, vous pourriez nous laisser vos coordonnées et nous procéderions à un nouveau tirage.

* * * * * * *

Quel sens faut-il donner au rassemblement de ce jour ?
Notre réunion en ce lieu, pour honorer le souvenir des martyrs et des victimes de la grande révolution, n’est pas une manifestation « politique » (du moins au sens courant de ce mot) et elle n’est pas non plus « partisane ».
A une époque où on nous rebat les oreilles avec le « devoir de mémoire », mais où justement la « mémoire officielle » se fait singulièrement sélective – partielle et partiale – notre identité catholique nous oblige à dire et à répéter, à la suite d’un grand nombre de pontifes et de saints, que l’idéologie des prétendues « lumières » et la révolution de 1789, sous le couvert de fallacieux slogans humanitaires, sont une impasse qui entraînent l’humanité vers une effrayante déshumanisation, ramènent l’homme à un état de brute pire que l’animal, et conduisent le monde à la ruine.

Nous le savons bien, l’essence de la révolution tient dans la révolte contre un ordre temporel qui, parce qu’il est humain, ne peut certes jamais être parfait, mais dont les références étaient prioritairement le Christ et Sa Loi.

Derrière les atrocités de la révolution, notre regard – exercé par la contemplation des réalités surnaturelles – nous montre indubitablement l’action de l’ennemi du plan de Dieu, l’ennemi du salut des hommes, l’ennemi du bonheur de l’homme, lui qui est « menteur et homicide dès le commencement », lui qui, aux origines du monde, a crié « non serviam : je ne servirai pas ! » , lui qui, par le biais de mille séductions, porte l’homme à crier à son tour : nous ne voulons pas que le Christ règne sur nous !
Voilà pourquoi les conséquences de l’idéologie des prétendues « lumières » et de la révolution de 1789 se retrouvent dans tous les systèmes totalitaires qui, depuis près de deux siècles, ont voulu re-former l’homme et la société en dehors de sa nature et en dehors de sa vocation surnaturelle.

Réunis dans le souvenir de ces milliers de nos frères, immolés dans une fureur sanguinaire difficilement concevable, notre présence ici, aujourd’hui, dans ce lieu, est une forme de protestation contre les attentats sacrilèges, répétés et toujours amplifiés, qui portent atteinte aux droits et la royauté de Dieu, et par conséquence logique aussi qui portent atteinte à la dignité de l’homme, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, et appelé au partage de la béatitude divine.

Nous ne sommes pas venus pour assister à un « meeting » politique, mais pour participer de toute la ferveur de notre âme à la Sainte Messe catholique,  c’est à dire au renouvellement mystique de l’acte sublime du Calvaire, par lequel le Christ notre Roi opère le salut de l’humanité et nous obtient toutes les grâces nécessaires pour parvenir à notre fin surnaturelle et éternelle.
Nous assisterons à la Sainte Messe dans le souvenir de ces martyrs glorieux, que l’Eglise a élevés aux honneurs des autels, et dont le sang, généreusement versé à la suite du Christ immolé, a permis un vrai renouvellement de l’Eglise de France : le sang des martyrs est toujours semence de chrétienté !
Mais nous nous souviendrons aussi de ces victimes, connues ou inconnues, qui furent sauvagement assassinées à seule fin d’instaurer une politique de terreur : prisonniers politiques, gardes suisses, prisonniers de droit commun, malades, aliénés, orphelins, handicapés… sacrifiés par l’idéologie révolutionnaire en invoquant une liberté, une l’égalité et une fraternité dont on peut – selon la recommandation du Saint Evangile – juger de la vérité par les fruits.

Lorsqu’ils refusent l’ordre voulu par Dieu, les plus nobles idéaux se pervertissent ; quand il refuse le Sang versé par son Rédempteur, l’homme s’enfonce dans les plus sanguinaires folies ; quand elles refusent la royauté du Sacré-Cœur de Jésus, les sociétés accumulent les ruines !

Nous ne sommes pas ici parce que nous serions des « passéistes », congelés dans un sempiternel regret d’époques révolues ; nous ne sommes pas des « rétrogrades », dont la seule ambition tendrait à une forme de revanche aigrie sur l’histoire… Nous sommes des catholiques qui, avec les critères de l’Evangile diagnostiquons le mal qui ronge et détruit le monde dans lequel la Providence nous a placés, et qui voulons – avec l’humilité des serviteurs de la Vérité – qu’il revienne à la santé et à la vie.
Qui oserait traiter le médecin qui travaille à rendre la santé à son patient de « rétrograde » ?
Quel homme de bon sens pourrait prétendre que lorsqu’un malade recouvre la santé il retourne en arrière et fait du passéisme ?
Notre monde est malade, notre société est malade, la France est malade… et nous en souhaitons la guérison, le retour à la vie. Voilà pourquoi nous nous tournons vers Celui qui affirme « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie », et qui dit encore « Je suis venu pour les malades et les pécheurs ».
Nous nous tournons vers Lui en Le suppliant pour qu’Il guérisse les plaies, cicatrise les blessures, et ressuscite ce qui a été touché par la mort spirituelle : Que le Christ soit victorieux de toutes les forces de mort et de corruption, que le Cœur du Christ touche et guérisse le cœur de notre pauvre humanité, que l’Amour du Cœur du Christ règne dès à présent et pour toujours, voilà notre souhait, notre prière, et l’objet de notre combat.

« Christus vincit !  Christus regnat !  Christus imperat ! »

palmes

On trouvera le décret du Saint-Siège relatif au martyre des victimes de septembre 1792 > ici 

Neuvaine du 6 au 14 septembre, pour préparer la fête de Notre-Dame des Sept Douleurs.

Prière de compassion et de supplication :

Vierge des Sept Douleurs - A.Dürer

V. Ô Dieu, venez à mon aide!

R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir!

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il!

 1. Ô Mère des douleurs, je compatis à la souffrance qui accabla votre coeur très aimant lors de la prophétie du saint vieillard Siméon en laquelle vous fut révélée toute l’ampleur de vos peines à venir : par votre coeur si éprouvé, obtenez-moi, Vierge très aimable, la grâce d’adhérer toujours plus parfaitement à la sainte volonté de Dieu.

Ave, Maria, gratia plena… etc.

2. Ô Mère des douleurs, je compatis à l’angoisse qui étreignit votre coeur si sensible lors de la fuite en Egypte et du séjour en ce pays étranger où vous viviez, pauvre et méprisée : par votre coeur anxieux, obtenez-moi, Vierge très aimable, la grâce d’un abandon filial et confiant à la divine Providence.

Ave, Maria

3.  Ô Mère des douleurs, je compatis à la peine profonde dont votre coeur soucieux fut saisi lors des trois jours de la perte de votre Enfant à Jérusalem : par votre coeur si inquiet, obtenez-moi, Vierge très aimable, la grâce de craindre par dessus tout d’être séparé de l’amour de mon Dieu.

Ave, Maria

4. Ô Mère des douleurs, je compatis à l’abattement qui s’empara de votre coeur lors de la rencontre avec Jésus portant sa Croix vers le Calvaire : par votre coeur si éprouvé, obtenez-moi, Vierge très aimable, la patience dans les épreuves et la persévérance  dans le bien malgré toutes les contradictions.

Ave, Maria

5. Ô Mère des douleurs, je compatis à la très amère passion que souffrit votre coeur généreux lorsque, debout au pied de la Croix, vous assistiez à l’agonie de Jésus et que vous entendîtes le cri déchirant dans lequel il rendit l’esprit : par votre coeur martyrisé, obtenez-moi, Vierge très aimable, la grâce d’une douce compassion aux peines et souffrances de mes frères.

Ave, Maria

6. Ô Mère des douleurs, je compatis à l’extrême souffrance qui déchira votre coeur maternel lorsque la lance ouvrit le Coeur de Jésus et que son corps pantelant fut déposé sur vos genoux : par votre coeur supplicié , obtenez-moi, Vierge très aimable, de savoir rendre amour pour amour au divin Coeur de votre Fils.

Ave, Maria

7. Ô Mère des douleurs, je compatis à la poignante tristesse qui submergea votre coeur de flots amers lorsque le corps de Jésus fut déposé dans le sépulcre : par votre coeur transpercé de sept glaives, obtenez-moi, Vierge très aimable, la grâce de ne jamais me décourager, quelque importantes que soient les ténèbres et l’adversité.

Ave, Maria

V. Priez pour nous, Vierge très affligée.

R. Afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.

Oraison :

Nous vous en prions, Seigneur Jésus-Christ, qu’intercède pour nous auprès de votre clémence, maintenant et à l’heure de notre mort, la Bienheureuse Vierge Marie votre Mère, dont l’âme très sainte fut transpercée d’un glaive de douleur à l’heure de votre Passion. Ô Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu pour les siècles des siècles.

Ainsi soit-il!

(Prière composée par Frère Maximilien-Marie – reproduction autorisée à condition d’en indiquer la source)

On trouvera > ici la présentation du chapelet des Sept Douleurs de Notre-Dame et > ici le « je vous salue » en l’honneur de la Vierge de Compassion.

Prière au Saint-Esprit extraite des oeuvres de Saint Augustin :

Nous revenons sans cesse et approfondissons toujours davantage les textes de notre glorieux Père Saint Augustin (puisque le Refuge Notre-Dame de Compassion est établi sous la Règle de Saint Augustin).

Nous vous renvoyons bien évidemment aux cinq enseignements donnés par notre Saint-Père le Pape Benoît XVI, lors des audiences générales du mercredi dans les premières semaines de l’année 2008, et dont nous avons retranscrit l’intégralité > [1) ici ; 2) ici & 3-4-5) ici].

Voici aujourd’hui une prière au Saint-Esprit tirée des oeuvres du grand Docteur de l’Eglise d’Occident.

fresque de Saint Augustin (Florence)

Saint Augustin par Sandro Boticelli (fresque vers 1480)

La colombe du Saint-Esprit dans la "gloire du Bernin" (Basilique Saint-Pierre au Vatican)

O divin Amour, ô lien sacré qui unissez le Père et le Fils, Esprit tout puissant, fidèle Consolateur des affligés, pénétrez dans les abîmes profonds de mon cœur et faites-y briller votre éclatante lumière.
Répandez votre douce rosée sur cette terre déserte, afin de faire cesser sa longue aridité.
Envoyez les traits célestes de votre amour jusqu’au sanctuaire de mon âme, afin qu’en y pénétrant ils allument des flammes ardentes qui consument toutes mes faiblesses, mes négligences et mes langueurs.
Venez donc, venez doux Consolateur des âmes désolées, refuge dans les dangers et protecteur dans la détresse. Venez, vous qui lavez les âmes de leurs souillures et qui guérissez leurs plaies. Venez, force du faible, appui de celui qui tombe. Venez, Docteur des humbles et vainqueur des orgueilleux. Venez, Père des orphelins, espérance des pauvres, trésor de ceux qui sont dans l’indigence. Venez, étoile des navigateurs, port assuré de ceux qui ont fait naufrage. Venez, force des vivants et salut de ceux qui vont mourir.Venez, ô Esprit-Saint, venez et ayez pitié de moi. Rendez mon âme simple, docile et fidèle, et condescendez à ma faiblesse, avec tant de bonté que ma petitesse trouve grâce devant votre grandeur infinie, mon impuissance devant votre force, mes offenses devant la multitude de vos miséricordes. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ, mon Sauveur.

Ainsi soit-il.

frise avec lys naturel

On trouvera aussi une homélie de St Augustin
sous forme de prière embrasée à l’Esprit-Saint, ici > www

Publié dans:Nos amis les Saints, Prier avec nous |on 27 août, 2008 |7 Commentaires »

« Salve, Regina » : Paraphrase de Saint Bonaventure.

Pour mieux contempler Notre-Dame, exaltée dans la gloire céleste, et peut-être pour aider à la mieux prier en contemplant tous les privilèges que Dieu lui a accordés, nous vous proposons ce texte – malheureusement trop peu connu – de Saint Bonaventure, qui paraphrase et commente mot à mot le « Salve, Regina » :

Salve.
Salut ! Vierge des vierges, étoile du matin, remède véritable des crimes les plus infâmes, consolatrice des hommes en proie au malheur, ennemie irréconciliable du péché.

Regina.
Reine de ceux qui règnent, Vierge immaculée, Mère unique entre les mères, vous avez mis au monde un Fils, et l’on vous appelle le palais sacré du Seigneur : versez donc sur nous les secours abondants du ciel.

Mater misericordiae.
Vous avez mérité d’être nommée la source de la miséricorde et la Mère de la grâce, car vous avez conçu le Roi suprême de gloire, vous lui avez donné la vie, et vous avez offert au monde l’auteur de tout pardon.

Vita.
La vie, la voie, la vérité est sortie de la terre, et votre virginité est demeurée sans tache, car votre humilité vous a rendue digne d’être choisie de Dieu lorsqu’il se revêtit de notre chair.

Dulcedo.
La douceur par excellence, Celui qui est appelé l’Agneau de Dieu, Celui dont le sang, comme un bain salutaire, a lavé les crimes de l’homme abandonné, Celui qui a vaincu le démon, est le fruit béni de votre sein.

Et spes nostra.
Vierge Marie, vous êtes notre espérance inébranlable, vous la tige fleurie de Jessé, vous que le Prophète nous a montrée couverte de la rosée du Ciel, vous qui êtes belle comme la neige la plus pure, tendre Mère de Dieu.

Salve.
Salut! lumière des Fidèles, brillante comme l’aurore, plus ravissante et plus suave que le lis. Eloignez de nous sans retard tout ce qui peut nous être un danger, et implorez pour nous le secours du Seigneur.

Ad te.
Malheureux, plongés dans une infortune profonde, nous élevons nos cris jusqu’à vous ; ouvrez à nos prières les oreilles de votre coeur sacré, afin que, délivrés par vous des gouffres de l’abîme, nous puissions librement suivre la voie montrée par votre Fils.

Clamamus.
Nous poussons vers vous des soupirs pleins de ferveur, et nous vous supplions avec un tendre amour : détruisez tout ce que nos pensées perverses ont pu produire au dehors d’actions criminelles.

Exules.
Nous sommes tous condamnés à un dur exil. En punition du crime de nos pères, nous avons été privés de la gloire et déshérités des félicités du ciel ; mais le don de votre tendresse nous a rendu tous nos droits.

Filii.
Vos enfants ne peuvent qu’exprimer par leurs gémissements les misères dont ils sont assiégés de toutes parts en ce monde. Sans cesse ils se sentent entraînés vers des crimes dignes des châtiments éternels ; mais ils sont affermis par votre miséricorde.

Evæ.
La chute d’Eve nous a causé un tort irréparable ; elle nous a ravi la joie bienheureuse du ciel. Mais après Eve, elle nous a valu, incarné de la Vierge, Celui qui a brisé la mort et détruit le péché.

Ad te.
Vos serviteurs crient sans cesse vers vous et font entendre des soupirs fidèles ; ils implorent humblement le secours de votre puissance. Que votre miséricorde écoute leurs prières.

Suspiramus.
Nous soupirons et nous versons des larmes, nous gémissons sans cesse sur les péchés que nous avons commis. Mais, ô Mère de piété! nous avons mis en vous notre confiance ; vous obtiendrez grâce et miséricorde au pécheur brisé par un vrai repentir.

Gementes.
Nous nous rappelons les fautes de nos jours anciens, les fautes dont notre esprit pervers s’est souillé librement, et nous en gémissons. Mais en même temps, ô Vierge immaculée! nous espérons en vous, et nous vous demandons que nos voeux soient exaucés.

Et flentes.
Nous pleurons et notre âme est en proie à la honte et à la douleur ; versez donc en nous la lumière. Vierge bienfaisante, purifiez avec amour les taches que le péché imprima en nos coeurs ; aimable Marie, veuillez nous réunir aux habitants de la céleste patrie.

In hac valle.
En cette vallée misérable et environnée de ténèbres, je vois des hommes sans nombre dont la vie est détestable et hideuse ; leurs exemples se propagent à raison des crimes qu’ils ont commis et des hontes dont ils sont couverts.

Lacrymarum.
Des larmes abondantes ont coulé vainement de nos yeux : les vieillards, les enfants et le peuple tout entier craignent de perdre ce que l’ambitieux cherche avec ardeur et ce que l’homme du monde poursuit en tous lieux.

Eia ergo.
Relevez donc nos âmes de leurs chutes ; dirigez leur course vers vous. Fortifiez ceux qui tremblent, redressez ceux qui se sont égarés et vous cherchent avec amour ; soyez le guide assuré des malheureux qui se confient en vous.

Advocata.
Vous êtes notre puissante avocate auprès du Sauveur : hâtez-vous donc d’intercéder pour nous, selon votre miséricorde accoutumée. Que votre amour maternel nous fasse sentir sa bénigne influence ; qu’il apaise votre Fils en faveur d’un peuple infortuné.

Nostra.
Toujours la Vierge Mère fut l’espoir des fidèles ; elle l’est encore de nos jours, elle le sera à jamais. Elle est pour nous la cité royale qui nous met à l’abri des coups de nos ennemis ; elle est le remède qui chasse tous les maux loin de nous.

Illos tuos misericordes oculos ad nos converte.
Oui! tournez ces yeux pleins de tendresse et de miséricorde vers des serviteurs si peu unis dans le bien et si unanimes à courir au mal ; détruisez l’aiguillon de noire chair, détruisez tous ses crimes.

Et Jesum benedictum.
Jésus, votre Fils unique, est le fruit béni de votre sein ; daignez-le montrer à nos yeux : il est glorieux, plein de tendresse et ennemi du mensonge. C’est par lui que le genre humain, après s’être éloigné de Dieu et perdu pour un temps, s’est relevé invincible des liens de la mort.

Ventris tui.
Vos entrailles ont porté Jésus, et vos mamelles bienheureuses ont allaité Celui que plus tard les Juifs couvrirent de blessures cruelles et qu’ils condamnèrent à la mort de la croix après l’avoir ainsi traité.


Nobis post hoc exilium ostende.

Après cet exil montrez-nous plein de miséricorde, donnez-nous Jésus votre Fils. Etendez sur nous votre protection maternelle et puissante ; daignez prendre notre défense en ce moment où nous serons jugés.

O clemens !
O clémence ineffable de la souveraine bonté! fille d’Adonaï, fleur de la virginité, pardon des pécheurs endurcis, mère de tendresse, joie des vierges et manteau de la charité!

O pia !
O pieuse et tendre Reine des cieux! vous êtes la plus digne et la plus riche des créatures sorties des mains de Dieu ; vous êtes la Vierge prudente par excellence, la gloire des confesseurs et l’honneur le plus éclatant des Apôtres.

O dulcis !
O Vierge d’une douceur inaltérable, plus douce que le miel et le rayon le plus suave, colombe très-pure, jamais le fiel le plus léger ne reposa en votre coeur. Mère de bénignité , repoussez loin de nous, nous vous en supplions, tout ce qui peut imprimer une tache à notre innocence.

Virgo Maria.
Bonne Marie, conjurez votre Fils de daigner recevoir en sa gloire quiconque, pour vous honorer, voudra redire avec amour ce que je viens d’écrire à votre louange.

Neuvaine du 6 au 14 août pour préparer la fête de l’Assomption de Notre-Dame.

Pour préparer la fête de l’Assomption de Notre-Dame, nous vous proposons de nous unir dans une neuvaine de prières, simple et fervente, du 6 au 14 août.
Chaque jour, récitons le chapelet (ou au moins une dizaine) et ajoutons y la prière suivante. Ce texte célèbre, tiré des oeuvres de l’abbé Henri Perreyve, correspond bien à l’esprit de supplication qui est le nôtre en ces jours où tant de malades, tant de soucis et de peines sont recommandés à nos prières…
Prions les uns pour les autres
.

la mort de la Très Sainte Vierge.

Vierge Sainte,
au milieu de vos jours glorieux,
n’oubliez pas les tristesses de la terre.

Jetez un regard de bonté sur ceux
qui sont dans la souffrance,
qui luttent contre les difficultés
et qui ne cessent de tremper leurs lèvres aux amertumes de cette vie.

Ayez pitié de ceux qui s’aimaient et qui ont été séparés !
Ayez pitié de l’isolement du coeur !
Ayez pitié de la faiblesse de notre foi !
Ayez pitié des objets de notre tendresse !
Ayez pitié de ceux qui pleurent, de ceux qui prient, de ceux qui tremblent !

Donnez à tous l’espérance et la paix.

Ainsi soit-il.

Publié dans:De Maria numquam satis, Prier avec nous |on 4 août, 2008 |Commentaires fermés

Prière de Sainte Thérèse Couderc à la Sainte Trinité.

Je vous ai parlé du pèlerinage de Frère Maximilien-Marie à La Louvesc (cf. > ici) et, à cette occasion, je vous ai présenté rapidement Sainte Thérèse Couderc, fondatrice de la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame du Cénacle (voir aussi > ici).
Aujourd’hui, je vous communique une prière en l’honneur de la Sainte Trinité, écrite par Sainte Thérèse Couderc, dans sa version originale et complète, car le texte qui est actuellement diffusé est souvent singulièrement « raccourci »…

Lully.

Icône de la Sainte Trinité

Puissance du Père,

communiquez-vous à ma faiblesse et daignez la relever de sa profonde misère, afin qu’elle puisse faire des oeuvres dignes d’être offertes à votre divine Majesté et de procurer Sa gloire.

Sagesse du Fils,

présidez à toutes mes pensées, paroles et actions, afin qu’elles soient toutes faites selon les règles de cette Sagesse éternelle qui est Vous-même, ô mon Dieu!

Amour de l’Esprit-Saint,

soyez le principe de toutes les opérations de mon âme, afin qu’elles soient toutes conformes au bon plaisir divin!

Ainsi soit-il !

Symbole de la Sainte Trinité

Autres prières en l’honneur de la Sainte Trinité :
- prière attribuée à Saint Augustin > ici
- « O mon Dieu, Trinité que j’adore » (Bse Elisabeth de la Trinité) > ici
- Symbole de Saint Athanase > ici

Publié dans:Prier avec nous |on 30 juillet, 2008 |4 Commentaires »

2008-39. Notre-Dame de Bonne Délivrance, la Vierge Noire de Paris.

- fêtée le 18 juillet -

La statue de Notre-Dame de Bonne Délivrance, qu’on appelle aussi « la Vierge noire de Paris« , est une statue du XIVème siècle représentant une Vierge à l’Enfant, en pierre peinte.

Cette statue se trouvait autrefois très vénérée dans une chapelle célèbre de l’église collégiale Saint-Etienne-des-Grès : cette église – que l’on disait avoir été fondée par saint Denis, premier évêque de Paris - se trouve malheureusement sur la triste liste des quelque 145 églises qui furent détruites à Paris au cours de la grande révolution ; elle était située rue Saint-Jacques, là où se trouve aujourd’hui la bibliothèque de la faculté de droit ; le clocher et la chapelle de Notre-Dame de Bonne-Délivrance, remontaient au XI° siècle et l’on pense que la statue que nous connaissons aujourd’hui avait remplacé une statue plus ancienne.

Le culte de Notre-Dame de Bonne-Délivrance avait connu un grand essor au moment des luttes religieuses du XVIème siècle.
Le 20 avril 1533, fut fondée la
« confrérie de la Charité de Notre-Dame de Bonne-Délivrance » qui deviendra bientôt une confrérie royale.

Forte de douze mille adhérents venus de toutes les couches de la société et enrichie par le Saint-Siège de nombreuses indulgences cette confrérie prend part à toutes les manifestations publiques. Chaque année, le 1er mai et le 24 août, elle organise ses propres processions avec des stations aux paroisses voisines. Les membres de la confrérie s’engagent à une vie chrétienne plus authentique et plus fervente à l’exemple de Notre-Dame et s’engagent à certaines oeuvres de charité envers les nécessiteux. La confrérie travaille particulièrement à la délivrance et au soulagement des prisonniers : les cotisations des associés produisent des sommes importantes qui sont spécialement consacrées au rachat des prisonniers pour dettes.

Les mots de bonne délivrance étaient pris dans un sens très général, il s’agissait d’obtenir de l’intercession de la Vierge Marie la cessation de toutes les misères et calamités imaginables.

Cependant au tournant du XVII° siècle, on insistera sur les misères spirituelles et les tentations, et on invoquera de plus en plus Notre-Dame de Bonne-Délivrance pour être soulagé des peines intérieures et fortifié dans la tentation. C’est ainsi que le jeune François de Sales, étudiant à Paris, qui était accablé par des tentations de désespoir au point qu’il lui semblait évident qu’il serait damné, retrouva la paix intérieure et la confiance aux pieds de Notre-Dame de Bonne-Délivrance en récitant le « Memorare » (« Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie… »).
Les grands spirituels de la première moitié du XVIIème siècle viennent souvent prier devant cette image : Monsieur Olier, fondateur de la « Compagnie de Saint-Sulpice », Saint Vincent de Paul qui la nomme « la Vierge des âmes en peine« , Claude-François Poulart des Places, fondateur de la « Congrégation du Saint-Esprit »...
Le Roy Louis XIII et la Reine Anne d’Autriche se font inscrire le 4 mai 1622 dans les rangs des membres de
la Confrérie royale de la charité de Notre-Dame de Bonne-Délivrance ; ils seront suivis de Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII, puis de Louis XIV et de son frère, Philippe d’Orléans, de son épouse, la reine Marie-Thérèse, du prince et de la princesse de Condé, du prince et de la princesse de Conti… etc.

Le 16 mai 1792, la statue est mise en vente avec le mobilier et les objets du culte de l’église Saint-Etienne-des-Grès, vouée à la démolition.
La Madone est achetée – pour deux cent une livres – par la Comtesse de Carignan-Saint-Maurice qui la garde dans son domicile de la rue Notre-Dame-des-Champs où des prêtres réfractaires célèbrent les saints mystères en cachette.
Mais pendant la grande terreur, la Comtesse de Carignan-Saint-Maurice est dénoncée et jetée en prison. Elle se trouve enfermée avec des religieuses de Saint-Thomas de Villeneuve, détenues avec leur supérieure générale, Madame Walsh de Valois. La pieuse Comtesse parle de la Vierge de Bonne-Délivrance aux Soeurs et, ensemble, elles l’invoquent avec ferveur. La chute de Robespierre entrainera leur libération, le 4 octobre 1794, et elles voient dans cette délivrance de la guillotine qui leur était promise la réponse de Notre-Dame.
Madame de Carignan-Saint-Maurice fit alors don de la précieuse statue à la congrégation des Soeurs de Saint-Thomas de Villeneuve.

Le 1er juillet 1806, la statue de Notre-Dame de Bonne-Délivrance est de nouveau offerte à la vénération des fidèles dans l’oratoire des Soeurs, 27 rue de Sèvres, et son culte est encouragé par toutes les anciennes indulgences, que confirme le Pape Pie VII.
Quelques années plus tard c’est une vaste chapelle qui est bâtie en son honneur au même lieu.

Mais en juillet 1906, Notre-Dame de Bonne Délivrance est contrainte à un nouveau déménagement : en effet les religieuses ont été expropriées et leur couvent va être démoli pour laisser la place au boulevard Raspail ; elles vont s’installer à Neuilly-sur-Seine où elle font édifier une nouvelle chapelle et c’est là que l’on vénère encore aujourd’hui Notre-Dame de Bonne-Délivrance (52 Boulevard d’Argenson).

Notre-Dame de Bonne Délivrance

Prière à Notre-Dame de Bonne Délivrance :
(texte ancien intégral)

Je vous supplie,
ô très sainte et sacrée Vierge Marie,
digne Mère de Dieu !
d’avoir pitié de moi, pauvre, pécheur,
de m’obtenir de votre très cher Fils, notre Sauveur Jésus-Christ
la sainteté et la santé du corps et de l’esprit,
ainsi qu’il sera convenable
pour sa plus grande gloire et pour mon salut ;
car souvent sa divine Majesté,
par une bonté et miséricorde infinie,
permet qu’il nous arrive des infirmités et des maladies,
afin de nous faire rentrer en nous-mêmes,
et de nous exciter à nous corriger et à nous convertir à lui :
Et comme sa divine Providence a ordonné
que nous vous honorions et invoquions sous divers titres,
et principalement sous celui de
Notre-Dame de Bonne-Délivrance ;
cela fait que j’ai recours à vous, pour vous supplier,
avec toute l’humilité et la confiance qu’il m’est possible,
de me secourir en cette extrême nécessité,
et de m’obtenir principalement une véritable douleur,
contrition et rémission de tous mes péchés,
car ils sont la seule cause de mes infirmités ;
et ensuite je serai obligé de publier toute ma vie le crédit et le pouvoir absolu que vous avez dans le Ciel auprès de Dieu.
A combien de pécheurs désespérés de leur salut
avez-vous obtenu la conversion !
A combien de personnes affligées de maladies incurables
avez-vous rendu la santé !
A combien de justes
avez-vous obtenu le don de persévérance en la grâce !
Et enfin, on n’a jamais entendu dire
que vous eussiez rejeté aucun de ceux qui, avec confiance,
vous ont humblement invoquée,
quelque misérable qu’il ait été.
J’espère aussi, ô Vierge !
que vous m’accorderez la grâce que je vous demande,
et que vous m’obtiendrez le remède
de toutes mes misères spirituelles et corporelles,
et que vous m’assisterez durant ma vie,
et principalement à l’heure de ma mort,
qui peut-être arrivera bientôt.
Ainsi soit-il.

Publié dans:De Maria numquam satis, Prier avec nous |on 17 juillet, 2008 |5 Commentaires »
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