Archive pour la catégorie 'Prier avec nous'

Prier Notre-Dame avec Saint François de Sales.

Saint François de Sales aux pieds de la Très Sainte Vierge

Ayez mémoire et souvenance, très douce Vierge, que vous êtes ma Mère et que je suis votre fils ; et que vous êtes puissante et que je suis un pauvre homme, vil et faible.

Je vous supplie, très douce Mère, que vous me gouverniez dans toutes mes voies et actions.

Ne dites pas, gracieuse Vierge, que vous ne pouvez ! Car votre bien-aimé Fils vous a donné tout pouvoir, tant au ciel comme en terre.

Ne dites pas que vous ne devez ; car vous êtes la commune Mère de tous les pauvres humains et particulièrement la mienne.

Si vous ne pouviez, je vous excuserais disant : il est vrai qu’elle est ma Mère et qu’elle me chérit comme son fils, mais la pauvrette manque d’avoir et de pouvoir.

Si vous n’étiez ma Mère, avec raison je patienterais, disant : elle est bien assez riche pour m’assister ; mais, hélas ! n’étant pas ma Mère, elle ne m’aime pas.

Puis donc, très douce Vierge, que vous êtes ma Mère, et que vous êtes puissante, comment vous excuserais-je si vous ne me soulagez et ne me prêtez votre secours et assistance ?

Vous voyez, ma Mère, que vous êtes contrainte d’acquiescer à toutes mes demandes.

Pour l’honneur et la gloire de votre Fils, acceptez-moi comme votre enfant, sans avoir égard à mes misères et à mes péchés.

Délivrez mon âme et mon corps de tout mal et me donnez toutes vertus, surtout l’humilité.

Enfin, faites-moi présent de tous les dons, biens et grâces qui plaisent à la Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit.

Ainsi soit-il.

2007-36. De la Présentation de Marie au Temple.

21 novembre.

La fête de la Présentation de la Vierge Marie au Temple est un jour particulièrement cher à ceux qui se consacrent à Dieu, en particulier dans « l’Ecole Française » de spiritualité : dans le sillage de Saint François de Sales, du Cardinal de Bérulle, de Monsieur Olier, de Saint Jean Eudes, de Saint Louis-Marie Grignon de Montfort et du Vénérable Père Libermann (pour ne citer que quelques un des plus grands noms) beaucoup de sociétés ecclésiastiques ou de congrégations placent en ce jours le renouvellement des voeux de religion ou des promesses cléricales.

Toute la Tradition, en Orient comme en Occident, honore en effet en ce jour – plus qu’un événement extérieur qui pourrait paraître seulement anecdotique – le don plénier que la Vierge très pure fit d’Elle-même, en entrant dans cet espèce de « pensionnat » dans lequel des « jeunes filles de bonnes familles », particulièrement choisies, étaient admises pour – en sus de l’éducation soignée qui leur y était dispensée – œuvrer à l’ornementation du Temple, travailler à la confection et à l’entretien des ornements sacrés, participer plus assidûment aux cérémonies du culte divin.

Les Saints et les mystiques de tous les temps, depuis les premiers siècles, ont développé de magnifiques considérations sur les dispositions intérieures de Notre-Dame en cette circonstance.

Cette fête d’une richesse spirituelle extraordinaire a aussi été illustrée par de nombreux artistes qui ont tenté de traduire dans leurs oeuvres la résolution ferme, la détermination courageuse et la maturité d’âme de cette toute petite fille qui est la véritable Arche d’Alliance.

Je veux retranscrire pour vous ci-dessous la traduction de l’hymne particulier qu’on trouve au propre de l’archidiocèse de Paris et dont Frère Maximilien-Marie a fait la base de sa méditation ce matin.
Nous restons bien évidemment unis par la ferveur et la joie spirituelle en cette belle fête, présentant au cœur très pur de Marie toutes les intentions que nous portons en nos propres cœurs, si souvent chargés de soucis et d’inquiétudes diverses…

Lully.                                       

Nota bene :
vous trouverez aussi dans ce blogue d’autres textes concernant cette fête :
1) la méditation de Jean-Jacques Olier pour la fête de la Présentation de la Vierge > ici.
2) un extrait des « Gloires de Marie » de Saint Alphonse de Liguori, dédié à ce mystère > ici.
3) un extrait d’un sermon de Saint François de Sales > ici.

Présentation de Marie (Le Titien-détail)

Comme elle est belle, la fille du Roi
s’avançant vers le seuil du Temple qu’elle a hâte d’atteindre !
Elle prélude ainsi à l’offrande qu’elle fera bientôt
d’une victime plus parfaite.

Des bras de sa mère, enfant,
d’un pas sûr elle vole vers le Cœur de Dieu.
Vierge qui sera l’autel de Dieu,
elle s’offre aux autels comme victime.

Elle consacre son jeune corps à Dieu qu’elle choisit comme Epoux,
Elle lui dédie l’intime de son cœur de vierge ;
Elle qui est réservée au Verbe, comme mère,
Elle consacre au Verbe ses entrailles.

Pendant que vous vous vouez à Dieu, Vous et tout ce que Vous avez,
ô Vierge qui tenez pour rien les biens de la terre,
avec quels intérêts Dieu qui est l’hôte de votre cœur
Vous rémunère-t-il !

Pourquoi de mauvais plaisirs nous enchaînent-ils ?
Pourquoi n’avons nous pas encore l’énergie pour briser nos liens ?
La Vierge Prêtre nous montre le chemin :
Elle se hâte vers Dieu, suivons-la !

Maintenant donc votre race choisie se consacre à Vous,
Vous demeurez donc notre part d’héritage,
ô Dieu, qui, né de la Vierge,
souvent par nous renaissez.

Gloire suprême soit au Père,
Gloire suprême soit au Fils,
Gloire égale à Vous, ô Saint-Esprit !
Si de votre amour vous enflammez nos cœurs,
d’un cœur pur nous offrirons le saint sacrifice !

Ainsi soit-il !

Prière de Sainte Madeleine-Sophie au Sacré-Coeur de Jésus.

Sacré-Coeur église de Loigny-la-Bataille

(Statue du Sacré-Coeur dans l’église de Loigny-la-Bataille – Photo frère  Maximilien-Marie : reproduction autorisée à condition de mentionner la source)

Coeur Sacré de Jésus,

je cours et je viens à Vous,

parce que Vous êtes mon unique refuge,

ma seule mais certaine espérance:

Vous êtes le remède à tous mes maux,

le soulagement de toutes mes misères,

la réparation de toutes mes fautes,

le supplément à tout ce qui me manque,

la certitude de toutes mes demandes,

la source infaillible et intarissable pour moi de lumière,

de force, de constance, de paix et de bénédiction.

Je suis sûr que Vous ne Vous lasserez pas de moi

et que Vous ne cesserez de m’aimer, de m’aider et de me protéger,

parce que Vous m’aimez d’un amour infini.

Ayez donc pitié de moi, Seigneur, selon Votre grande miséricorde

et faites de moi, en moi et pour moi

tout ce que Vous voudrez,

car je m’abandonne à Vous avec la pleine et entière confiance

que Vous ne m’abandonnerez jamais!

Ainsi soit-il.

* * * * * * * * *

Voir aussi l’acte d’offrande de soi-même au Sacré-Coeur composé par Saint Claude de la Colombière, ici > www, le « Souvenez-vous » au Sacré-Coeur ici> www, et la prière de confiance au Sacré-Coeur de Jésus, ici > www.

Publié dans:Prier avec nous |on 17 novembre, 2007 |8 Commentaires »

Neuvaine à « Marie qui défait les noeuds » du 12 au 20 novembre, pour préparer la fête de la Présentation de Marie au Temple.

Nous vous proposons une neuvaine de prière du 12 au 20 novembre, pour préparer la fête de la Présentation de la Sainte-Vierge au Temple (21 novembre).

Comme il y a de nombreuses intentions douloureuses dans celles qui nous sont confiées (maladies graves, soucis de famille et de travail, décès récents, projets apostoliques ou éducatifs qui rencontrent des obstacles… etc.), nous vous proposons d’adresser cette neuvaine à « Marie qui défait les noeuds », en utilisant la prière suivante :

Prions aux intentions des uns et des autres, prions pour demander la triomphe de la charité en nous, prions aussi aux grandes intentions de l’Eglise et pour notre Pape, prions enfin pour que l’oeuvre du « Refuge Notre-Dame de Compassion » se développe selon la Sainte Volonté de Dieu.

Maria Knotenlöserin

Neuvaine à Marie qui défait les nœuds.

* * * * * * *

 » Très Sainte Vierge Marie, Mère du bel Amour,

Mère qui n’avez jamais abandonné un enfant qui crie au secours,

Mère dont les mains travaillent sans cesse pour vos enfants bien aimés,

car elles sont poussées par l’Amour divin et l’infinie Miséricorde qui déborde de votre cœur, tournez votre regard plein de compassion vers nous.

Voyez le paquet de « nœuds » qui étouffent nos vies…

Vous connaissez nos épreuves et nos difficultés.

Vous savez combien ces nœuds nous paralysent.

Marie, Mère que Dieu a chargée de défaire les « nœuds » de la vie de vos enfants,

nous déposons le ruban de nos intentions dans vos mains.
Personne, pas même le Malin, ne peut le soustraire à votre aide miséricordieuse.
Dans vos mains, il n’y a pas un seul nœud qui ne puisse être défait.

Mère toute puissante, par votre grâce et par votre pouvoir d’intercession auprès de votre Fils Jésus, notre Rédempteur, recevez aujourd’hui ces « nœuds »……

(les nommer, si possible)

Pour la gloire de Dieu, nous vous demandons de les défaire,

et de les défaire pour toujours.

Nous avons confiance en Vous.

Vous êtes la grande Consolatrice que Dieu nous a donnée,

vous êtes la forteresse pour nos forces fragiles, la richesse pour nos misères, la délivrance pour tout ce qui nous entrave dans notre marche ici-bas…
Accueillez nos appels.

Gardez-nous, guidez-nous, protégez-nous.

Marie, Vous qui défaites les nœuds, priez pour nous! « 

Prière à la Vierge de Compassion en faveur des âmes du Purgatoire.

Le suffrage pour les âmes du Purgatoire

Antoine Guerra, dit « le jeune », rétable de l’église Saint-André de Cattlar (1709) :
La Très Sainte Vierge Marie et Saint André intercédant pour les âmes du Purgatoire.

O très glorieuse Vierge Marie, ayez pitié de ces âmes qui sont actuellement retenues loin de Dieu et loin de Vous, dans le lieu des dernières expiations et de la purification.
Mère compatissante et toute miséricordieuse, intercédez pour leur prompte délivrance et abrégez le temps douloureux où elles doivent encore satisfaire à la justice.

En présentant Vous-même au Père des miséricordes le Précieux Sang de Son Fils – qui est aussi le vôtre – , et les mérites infinis de Sa Passion, faites que, déliées des ultimes conséquences de leurs fautes, elles puissent bientôt être introduites dans la Patrie céleste vers laquelle elles tendent avec tant d’espérance et d’amour!

Prenez surtout en pitié, Reine de douce bonté, les âmes les plus délaissées, celles dont personne ne se soucie, pour lesquelles nulle famille ne prie, pour qui nul ami n’intercède : soyez touchée par leurs soupirs et hâtez le moment de leur délivrance.

O très Sainte Vierge Marie, nous confions à votre coeur douloureux et immaculé, nos frères et soeurs du Purgatoire qui aspirent au moment si ardemment désiré de leur complète purification, et nous Vous demandons de leur ouvrir Vous-même les portes du Ciel pour les introduire dans le lieu du repos et de la paix où nous espérons les rejoindre un jour auprès de Vous.

Notre-Dame de Compassion, priez pour les âmes du Purgatoire!

Prière composée par Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur

- Le « musée du Purgatoire » à Rome > ici
- Les indulgences applicables aux défunts > ici
- la prose « Languentibus » > ici

Publié dans:De Maria numquam satis, Prier avec nous |on 9 novembre, 2007 |Commentaires fermés

2007-26. De la commémoraison des trépassés.

2 novembre

Le 2 novembre est le jour de la commémoraison solennelle des fidèles défunts : il ne s’agit pas d’un jour de fête – comme l’était hier la fête de tous les Saints – mais d’une commémoraison, empreinte d’une sobre gravité.
Au Mesnil-Marie, nous ajoutons le jeûne et l’abstinence aux prières particulièrement instantes de ce jour pour le soulagement et la délivrance des âmes du Purgatoire.

La Sainte Eglise, en effet, dans une prière suppliante et encore plus ardente qu’à l’accoutumée (car c’est chaque jour qu’elle fait monter vers le Ciel ses prières pour les âmes du Purgatoire), implore le Dieu trois fois saint pour qu’il accorde une prompte délivrance à ses enfants que les conséquences de leurs fautes retiennent encore captifs dans le Purgatoire.

Frère Maximilien-Marie m’a raconté qu’à Rome, dans un local attenant à la sacristie de l’église du Sacré-Cœur du Suffrage, il y a le musée du Purgatoire (voir > ici). Ce terme est un peu grandiloquent puisque, en fait de musée, il s’agit d’une grande vitrine présentant une collection d’objets qui gardent les traces d’apparitions de défunts.
En effet, Dieu a parfois permis que des personnes mortes apparaissent pour demander des prières qui leur permettraient d’achever leur temps de purification ; et pour attester que leurs apparitions étaient bien réelles et non le produit de l’imagination ou de l’illusion, ces défunts ont laissé des preuves tangibles : brûlures sur des meubles, du linge, des livres, comme si ces objets avaient été touchés par des mains de feu…

La constitution de ce petit musée du Purgatoire a été expressément encouragée par le Saint Pape Pie X, pour que les fidèles soient confortés dans la Foi catholique.

Malheureusement, la réforme issue du second concile du Vatican a porté atteinte à la Foi, au point que les textes de la liturgie du 2 novembre dans le Missel de Paul VI ne présentent plus à Dieu des prières pour la délivrance des âmes du Purgatoire, mais demandent seulement de faire « grandir notre foi » (celle des vivants) dans le Christ ressuscité « pour que soit plus vive aussi notre espérance en la résurrection de nos frères défunts » !!!
Ces citations sont extraites de l’oraison de la messe et du bréviaire réformés, et donnent justement le sentiment que ce sont des conceptions protestantes qui ont prévalu ici, à l’encontre de la Foi catholique traditionnelle !

D’ailleurs, cette négation factuelle des purifications nécessaires – parfois longues – avant l’admission dans le Royaume céleste se retrouve dans nombre de célébrations des funérailles.
La plupart du temps, les gens ne viennent plus aux enterrements que pour « rendre hommage »  au défunt ; les pseudo-liturgies d’obsèques ne sont plus d’insistantes prières pour le repos de l’âme du disparu, mais une sorte d’apothéose où les éléments sentimentaux prédominent sur la prière et sur la Foi.
Facilement, on entend dire que le défunt est déjà « ressuscité »  ou bien qu’il a déjà été accueilli par Dieu à bras ouverts, ou encore qu’il est directement « entré dans la maison du Père »… etc.
On fait de ces funérailles des espèces de canonisations au rabais qui ne sont rien moins que mensongères 
!

Messe/Purgatoire

Bref ! Tout cela pour vous dire que, dans notre Mesnil-Marie, nous croyons à la réalité du Purgatoire et que notre prière de ce jour n’est pas un « hommage » aux défunts (ceux qui sont morts en état de grâce et qui se trouvent au Purgatoire, pas ceux qui sont morts en dehors de l’état de grâce pour lesquels on ne peut malheureusement plus rien), mais un « suffrage » pour que leurs âmes soient purifiées des conséquences de leurs fautes et soient rapidement introduites dans la béatitude du Paradis !

Lully.

La prière « Auguste Reine des Cieux ».

Statue de Notre-Dame du Refuge (Anglet)

Statue de Notre-Dame du Refuge
devant laquelle le Bienheureux Louis-Edouard Cestac eut la révélation de la prière « Auguste Reine des Cieux ».

La  prière

Historique :

Le Bienheureux Louis-Edouard Cestac (1801-1868) est un prêtre du diocèse de Bayonne qui fonda en 1842 la congrégation des Servantes de Marie, puis celle des Solitaires de Saint-Bernard ou Bernardines.
Sa vie toute donnée aux soulagement des misères, matérielles et spirituelles, a été aussi marquée par quelques expériences mystiques importantes. C’est ainsi que le 13 janvier 1864, alors qu’il était en prière aux pieds de la statue de Notre-Dame du Refuge, dans la chapelle de la maison-mère des Servantes de Marie, à Anglet, fut « subitement frappé comme d’un rayon de clarté divine ».
Il vit alors des démons répandus sur la terre, y causant des ravages inexprimables. En même temps, il eut une vision de la Très Sainte Vierge Marie, qui lui dit qu’en effet « les démons étaient déchaînés dans le monde, et que l’heure était venue de la prier comme Reine des Anges, et de lui demander d’envoyer les légions saintes pour combattre et terrasser les puissances de l’enfer”.
«  Ma Mère, dit le Prêtre, vous qui êtes si bonne, ne pourriez-vous pas les envoyer sans qu’on vous le demande ? »
- Non, répondit la Très Sainte Vierge, la prière est une condition posée par Dieu même pour l’obtention des grâces. 
– Eh bien ma Mère, reprit le Prêtre, voudriez-vous m’enseigner vous-même comment il faut prier ?
Et il reçut de la Très Sainte Vierge Marie la prière : « Auguste Reine des cieux ».
« Mon premier devoir, écrivit le Père Cestac, fut de présenter cette prière à Mgr Lacroix, évêque de Bayonne, qui daigna l’approuver. Ce devoir accompli, j’en fit tirer 500 000 exemplaires, j’eus soin de les envoyer partout ».

L’enfer semble s’être ligué pour empêcher l’impression de cette prière : par exemple l’encre ne tenait pas sur le papier, puis les presses se brisèrent à deux reprises.

Beaucoup de personnes qui ont été aux prises avec de violentes tentations ou avec des vexations diaboliques peuvent témoigner de « l’efficacité » de cette prière inspirée.

frise

statue de Notre-Dame du Refuge - Anglet

Texte authentique
de la prière inspirée au Bienheureux Louis-Edouard Cestac
le 13 janvier 1864

Auguste Reine des Cieux,

Souveraine Maîtresse des Anges,

Vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu

le pouvoir et la mission d’écraser la tête de Satan,

nous Vous le demandons humblement :

envoyez vos légions célestes pour que,

sous vos ordres et par votre puissance,

elles poursuivent les démons, les combattent partout,

répriment leur audace et les refoulent dans l’abîme.

 * * * 

« Qui est comme Dieu ? »

O bonne et tendre Mère,

Vous serez toujours notre amour et notre espérance !

O divine Mère,

envoyez les Saints Anges pour me défendre

et repousser loin de moi le cruel ennemi!

Saints Anges et Archanges,

défendez-nous, gardez-nous !

frise avec lys naturel

Publié dans:De Maria numquam satis, Prier avec nous |on 31 octobre, 2007 |3 Commentaires »

2007-21. L’armure de Dieu.

Dans l’épître du XXIème dimanche après la Pentecôte, nous entendons Saint Paul employer à deux reprises l’expression « armure de Dieu« :

- « Induite vos armaturam Dei » : revêtez-vous de l’armure de Dieu (Eph. VI, 11).

- « Accipite armaturam Dei » : prenez l’armure de Dieu (Eph.VI,13).

Il décrit même l’équipement dont cette armure est constituée : le baudrier de la vérité, la cuirasse de la justice, les chaussures (j’oserais presque écrire : les rangers !) du zèle pour l’annonce de l’Evangile, le bouclier de la foi, le casque du salut et le glaive de l’esprit qui est la Parole de Dieu.

Cette insistance de l’Apôtre justifie l’insistance que je mets moi-même à répéter ce que j’écrivais déjà > ici  : Nous sommes engagés dans un combat sans merci « contre les princes et les puissances, contre ceux qui gouvernent ce monde de ténèbres, contre les esprits de malice répandus dans les airs » (Eph.VI, 12).

A tous les lecteurs de ce blogue, je voudrais aujourd’hui recommander d’une manière instante et très spéciale la lecture de l’ouvrage de Monseigneur Tournyol du Clos intitulé : « Le combat avancé de l’Eglise » (publié aux éditions de l’Archistratège : 21, rue des Acacias – 66680 Canohès – France. tél.: (00 33) 06 10 77 63 57).

Le-combat-avancé-de-l-Eglise - Tournyol du Clos

Voici ce qu’on peut lire en quatrième de couverture :
« L’exorcisme est perçu aujourd’hui comme une pratique marginale, spéciale et négligeable que l’on voudrait cacher ou faire oublier. En fait, il est une participation de l’Église au combat que le Christ eut à mener au seuil de sa mission, contre la triple séduction. Il fait partie de cet achèvement dans la chair des souffrances du Christ pour son Corps qui est l’Église.  
Prière spécifique, l’exorcisme ne conduit pas à l’obsession du mal, au soupçon paranoïaque, à la tristesse ou à la méfiance. Il est un acte surnaturel de participation à l’œuvre de la rédemption, à l’établissement du royaume de Dieu dans les âmes. Il est fondamentalement un hommage rendu à la puissance de Dieu et, par là, un singulier moyen de sanctification au sein de l’Église.
Lorsqu’il est prié ici ou là par un baptisé, le Corps entier en bénéficie, et le soulagement que l’on tente d’apporter à l’un de ses membres peut libérer de l’emprise maligne d’autres personnes, donner plus d’aise à la hiérarchie de l’Église elle-même pour l’accomplissement de sa mission. La communion des saints se vérifie ici et nous engage dans un élan de piété et de charité à recourir à lui.
La présentation du combat exorciste ainsi que le témoignage de l’auteur, fondé sur son expérience, invitent les prêtres et les âmes de bonne volonté à entrer dans cette voie: à la suite du Christ, rejoindre la perspective grandiose de l’histoire du salut qui se réfère à ces temps de la fin, tels que les évoque le livre de l’Apocalypse.
Un ensemble rare, minutieusement collecté, de prières d’origine éprouvée telles que nous les offrent l’Écriture, les Pères, les saints ou encore les traditions de l’Orient et de l’Occident chrétiens est heureusement réuni dans cet ouvrage »
.

Et il ne s’agit pas seulement de lire cet ouvrage, mais ensuite de le mettre en application.
Dans la préface, Monseigneur Michel Kassarji, évêque catholique Chaldéen de Beyrouth, rappelle fort opportunément :

« Le chrétien doit savoir sans l’ombre d’un doute que le Diable est une créature réelle, qu’il est le Prince de ce monde. C’est lui qui sème le mal dans l’univers. Il est à l’origine du péché, de la maladie, de la souffrance et de la mort. La doctrine chrétienne est claire : le Christ est venu en ce monde pour sauver l’homme du péché de sa rébellion et lui rendre sa relation privilégiée avec Dieu. Son oeuvre sur terre a consisté en une lutte permanente contre le démon. Or cette lutte, qui se poursuit dans le temps, a changé de pôle : elle s’est transformée en un affrontement permanent entre l’homme et le diable (…).

Il est temps pour nous, pasteurs et fidèles, de considérer sérieusement et d’être convaincus de ce que nous devons faire. Le démon existe et nous avons l’obligation de lutter contre lui de toutes nos forces. Il est aussi de notre devoir de connaître notre adversaire ainsi que les moyens efficaces de le combattre… »

2007-21. L'armure de Dieu. dans Chronique de Lully stgeorgesbrviairedemartindaragon

L’ouvrage de Monseigneur Tournyol du Clos constitue un excellent résumé de la doctrine catholique et de la pratique séculaire de l’Eglise ; il s’alimente aux meilleures sources spirituelles d’Orient et d’Occident pour mettre entre nos mains des armes efficaces et éprouvées ; il nous aide à revêtir cette armure de Dieu sans laquelle nous serons gravement blessés et risquons d’être vaincus.
Aux chapitres « théoriques » de cette petite somme de théologie doctrinale et spirituelle sont adjoints des textes de prière qui seront des plus utiles à tous, prêtres et fidèles, surtout dans le contexte actuel…

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

2007-19. De la sainte image de « Mater Admirabilis ».

20 Octobre.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Nous sommes dans le mois du Saint Rosaire , c’est donc déjà un peu une fête de Notre-Dame chaque jour…
Mais il y a un fête particulière à ce vingtième jour d’octobre que nous ne manquons jamais de célébrer au Mesnil-Marie, et c’est d’elle que je veux vous entretenir.

Le 20 octobre, en effet, depuis l’année 1846, est le jour de la fête d’une représentation de la Vierge Marie vénérée à Rome sous le vocable de « Mater Admirabilis ».

Il ne s’agit pas de ce que l’on appelle habituellement, avec une certaine emphase, une image miraculeuse, ce n’est pas l’une de ces icônes que la tradition attribue à Saint Luc, ni une Vierge noire aux origines mystérieuses ; ce n’est pas non plus un tableau achéropoïté (c’est-à-dire non fait de main d’homme) et on ne parle pas beaucoup de prodiges retentissants survenus devant elle (et pourtant il y a bien eu de véritables guérisons et de soudaines conversions…).
Mais alors, me direz-vous, de quoi s’agit il donc?

Si vous êtes allés à Rome, vous connaissez bien évidemment l’église de la Trinité des Monts, l’une des églises françaises de Rome.
Fondés par Saint François de Paule, au XV ème siècle, grâce au Roi de France (et de fait les portraits de tous nos Souverains, depuis Pharamond jusqu’à Charles X, sont peints dans le cloître attenant à l’église), le couvent et son sanctuaire furent, en 1828, confiés aux Dames du Sacré-Coeur, de Sainte Madeleine-Sophie Barat, pour qu’elles y ouvrent l’une de leurs maisons d’éducation.

En 1844, Pauline Perdreau était l’une des pensionnaires confiées aux religieuses (elle entrera plus tard dans cet Institut).
Cette jeune fille avait quelques aptitudes pour la peinture et elle proposa, selon son expression, « de faire venir la Sainte Vierge » dans l’une des galeries du couvent en y peignant son image.

Mater Admirabilis - Trinité des Monts Rome

Rome, couvent de la Trinité des Monts : oratoire de « Mater admirabilis »

Elle représenta la jeune Vierge Marie, avant l’Annonciation, dans les derniers temps de sa vie au Temple, assise dans une attitude de profond recueillement contemplatif, les yeux baissés, le visage paisible, comme rayonnant discrètement d’une plénitude intérieure. A ses côtés, le lys de la pureté, la quenouille qu’elle a laissée en repos et le livre ouvert (celui des Saintes Ecritures peut-être) dans lequel elle a puisé l’aliment spirituel de sa contemplation.

Loin de l’académisme et du néo-classicisme qui triomphaient alors, l’oeuvre de la jeune Pauline plut aux religieuses et à leurs élèves qui prirent l’habitude d’aller prier devant cette image, et reçurent auprès d’elle des grâces d’intensification de leur vie intérieure.

On l’appelait simplement la « Madone du lys »…

Jusqu’au jour où le jeune Pape Pie IX (il était élu depuis moins de 5 mois) vint en visite au couvent de la Trinité des Monts.
C’était le 20 octobre 1846.
On conduisit le Pontife dans la galerie jusque devant l’image vénérée. En la voyant, il s’exclama : « 
Elle est vraiment Mater Admirabilis ! » Nom qu’elle garda…
Des indulgences furent accordées à ceux qui priaient devant cette image ; des personnes de l’extérieur vinrent prier devant le tableau, et leurs prières furent exaucées ; comme je le signalais plus haut, on compta des conversions et des guérisons…
Si bien que le Bienheureux Pie IX accorda que l’on érige un autel dans cette galerie et qu’on la transforma en oratoire, dont les murs se couvrirent rapidement d’ex-voto.

Reproduite dans toutes les maisons d’éducation tenues par les Dames du Sacré-Coeur à travers le monde, « Mater admirabilis » en devint la protectrice et multiplia ses grâces.
Sa fête fut tout naturellement fixée au jour où elle avait reçu son nom de la bouche même du Bienheureux Pie IX : le 20 octobre.

Puisse donc la Mère Admirable intercéder  à toutes les intentions que nous portons et obtenir de son Divin Fils les grâces qui sont nécessaires à chacun…

Lully.

2007-19. De la sainte image de

« Mère Admirable, Trésor de calme et de sérénité,
nous vous supplions:
aides-nous à nous détacher de ce qui se voit,
et conduisez-nous, fixez-nous sur l’invisible…
L’invisible Présence,
l’invisible Amour que vos yeux contemplent!
A travers l’accessoire qui nous sollicite sans cesse
et qui nous séduit si souvent,
donnez-nous le sens et la faim de l’Essentiel… »

Voir aussi la méditation proposée > ici.

frise avec lys naturel

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