Archive pour la catégorie 'Prier avec nous'

« Venez à mon aide par les mérites de votre chaste Purification ! »

Prière
à la

Sainte Mère de Dieu
au
saint jour de sa Purification

(attribuée à Saint Anselme)

église st Joseph de Chambérat (Bourbonnais)

La Purification de Notre-Dame et la présentation de Jésus au Temple
(vitrail de l’église Saint-Joseph, à Chambérat dans le bocage bourbonnais)

frise avec lys naturel

« Venez à mon aide par les mérites de votre chaste Purification ! »

O Vierge très sublime, par les mérites de votre sainte Purification donnez-moi la force contre vos ennemis.

Vous êtes très sainte, ô Vierge, toute pure de corps, toute belle dans votre vie. Votre coeur et votre bouche n’ont jamais été souillés ; vous êtes belle infiniment, pure infiniment, Vierge toute chaste de corps et d’esprit.

Vous qui ne deviez rien à la loi, vous avez pourtant voulu, pour donner un exemple d’humilité, remplir le devoir prescrit à toutes les mères. Vous avez porté au Temple, pour être purifié avec vous, ô chaste Mère, Celui qui connaît nos péchés. Rien n’existe en effet qui ne soit ouvert et nu devant Lui ; c’est Lui qui nous purifie de nos péchés cachés, si nous les confessons et si nous faisons pénitence chaque jour ; c’est Lui qui préserve Ses serviteurs du péché d’orgueil, s’ils se mortifient.
Vous avez porté au Temple, pour être purifié avec vous, Celui dont le Sang répandu sur la Croix de Sa Passion, nous a lavés de la tache originelle et qui nous purifie tous les jours sur l’autel de la Croix, par les saints mystères, des péchés que nous regrettons et que nous avons confessés.
Vous avez porté au Temple, pour être purifié avec vous, Celui qui est devenu pour nous le grand prêtre selon l’ordre de Melchisédech ; qui compatit sans fin à notre faiblesse et ne cesse d’avoir pitié de nous ; qui nous réconcilie, comme un prêtre fidèle, avec Dieu le Père, acquittant les péchés du peuple par l’offrande que Lui, Dieu de Dieu, fait chaque jour à Dieu le Père.
Car si nous nous repentons et si nous confessons nos péchés, Dieu, qui est fidèle, juste et patient, nous accordera l’indulgence et le pardon.

En Son Nom, ô Vierge très pure, je me réfugie vers vous.
En Son Nom très doux et en Son Amour, recevez-moi, clémente Souveraine, et venez à mon aide par les mérites de votre chaste Purification !
Faites que je me sente, ô ma grande joie, tellement purifié pour l’éternité des taches de ma conscience, que nulle souillure ou mauvaise action ne m’attriste plus.

Sainte Mère de Dieu, recevez-moi et intercédez pour le pécheur que je suis auprès de votre doux Enfant Jésus-Christ, le fruit béni de votre sein, et ayez pitié de moi !

Ainsi soit-il !

église st Joseph de Chambérat détail

La tradition de la « Crèche blanche » le jour de la chandeleur > ici
« Des chats et des crêpes » > ici

2018-5. Il nous faut maintenant entrer dans la préparation spirituelle du Grand Carême.

Lambert Jacobsz - les ouvriers de la onzième heure

Lambert Jacobsz [1598-1636] : la parabole des ouvriers de la onzième heure
(musée des Beaux-Arts de Rouen)

Samedi veille de la Septuagésime.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Le saint temps du Carême – institué par les saints Apôtres de Notre-Seigneur – est quelque chose de trop important, de trop grand, lourd de trop de conséquences, pour que nous l’abordions à la légère, et sans véritable et sérieuse préparation.
C’est la raison pour laquelle toutes les liturgies antiques lui ont adjoint un préfixe : cet avant-Carême, qui porte le nom de temps de la Septuagésime dans le rite latin traditionnel, constitue une espèce de vestibule d’entrée dans le temps de notre réforme spirituelle.

« (…) La liturgie nous présente aujourd’hui le programme de ce que nous avons à faire pour opérer en nous une conversion nouvelle et sérieuse, afin de ressusciter ensuite avec le Christ à Pâques. La collecte de la Messe, en nous rappelant que nous sommes pécheurs, nous invite à des sentiments de profonde humilité : « … afin que nous, qui sommes justement affligés à cause de nos péchés, en soyons délivrés par Votre miséricorde ». Le premier pas vers la conversion consiste toujours à reconnaître humblement que nous en avons besoin. Le tiède doit devenir fervent, le fervent, arriver à la perfection, le parfait, atteindre l’héroïsme des vertus. Qui peut se vanter de n’avoir pas à progresser en vertu, en sainteté ? Chaque progrès nouveau réalise une conversion nouvelle à Dieu,  conversio ad Deum. Dans l’Epître, Saint Paul nous stimule à accomplir ce travail spirituel incessant : pour arriver à la sainteté, à la gloire du Ciel, il ne faut pas se fatiguer de courir et de combattre. Ceux qui courent dans le stade, luttent et se fatiguent dans la lice « pour obtenir une couronne corruptible ; mais nous, faisons-le pour une couronne impérissable. Moi donc, - dit l’Apôtreje cours, je frappe, mais non dans le vide, car je châtie mon corps et le réduis en servitude ». Voici le premier point du programme : lutte généreuse pour nous vaincre nous-mêmes, surmonter le mal et conquérir le bien ; renoncement à nous-mêmes par l’humilité ; abnégation du corps par la mortification physique. Seuls ceux qui luttent et se fatiquent remporteront le prix. Courons donc, nous aussi, de manière à obtenir la récompense.

« L’Evangile nous présente la seconde partie du programme de ce temps liturgique : ne pas rester oisifs, mais travailler assidûment dans la vigne du Seigneur. La première vigne à cultiver est notre âme. Dieu vient à notre rencontre par Sa grâce, mais Il ne veut pas nous sanctifier seul ; Il attend notre collaboration. Ce dimanche renouvelle pour chaque âme le grand appel à la sainteté. Dans Son amour, Dieu va en quête de Ses enfants dispersés et oisifs, et les réprimande avec douceur : Pourquoi restez-vous là à ne rien faire ? « Dieu,  dit Sainte Marie-Madeleine de’ Pazzi, appelle à diverses heures, parce que les états des créatures sont différents, et, en cette diversité, on découvre fort bien la grandeur de Dieu et Sa bénignité qui ne manquent jamais – en quelque temps ou situation que nous nous trouvions – de nous appeler par Ses divines inspirations ». Heureux ceux qui, dès leur jeunesse, ont entendu et suivi l’appel divin ! Mais chaque heure est celle de Dieu, et Dieu passe et appelle jusqu’à l’heure suprême. Quel réconfort et, tout à la fois, quel stimulant que de répondre finalement à l’appel du Seigneur ! « Oh ! Si vous vouliez écouter Sa voix, au moins en ce jour ! N’endurcissez pas vos coeurs » (Ps. 94).
Outre la vigne de notre âme, nous devons considérer la vigne de l’Eglise, où tant d’âmes attendent d’être conquises par le Christ. Personne ne peut se croire dispensé de penser au bien d’autrui. Quelque humble que soit notre place dans le Corps mystique du Christ, nous sommes tous ses membres et, dès lors, chacun de nous doit coopérer au bien des autres. Pour tous existe la possibilité d’une action apostolique efficace par l’exemple, la prière et le sacrifice. Si, jusqu’à présent, nous avons fait peu de chose, écoutons aujourd’hui la parole de Jésus : « Allez, vous aussi, dans Ma vigne ». Allons-y, et embrassons avec générosité le travail que le Seigneur nous offre : rien ne doit nous paraître trop pénible, lorsqu’il s’agit de gagner des âmes. »

Rd Père Gabriel de Sainte Marie-Madeleine, ocd
in « Intimité divine – méditations sur la vie intérieure pour tous les jours de l’année » – Dimanche de la Septuagésime.

Oratoire du Mesnil-Marie - Septuagésime

Oratoire du Mesnil-Marie à l’entrée du temps de la Septuagésime.

Autres publications de ce blogue pour entrer dans la préparation au Carême :
- Présentation du temps de la Septuagésime > ici
- Les adieux à l’Alléluia > ici
- BD « Ne brisez pas le miroir » > ici
- BD « Bas les masques » > ici
- Et les quatre BD du « Reportage infernal » à partir d’ > ici (ensuite suivre le lien à la fin de chaque BD)

Publié dans:De liturgia, Prier avec nous |on 27 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

2017-98. Rappel à Dieu de la grand’mère maternelle de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon.

Deuil de Madame la Duchesse de Franco

Vendredi 29 décembre 2017.

Nous avons appris en fin de matinée, ce vendredi 29 décembre 2017, le rappel à Dieu de Madame la Duchesse de Franco, Grande d’Espagne, veuve du marquis de Villaverde, et grand’mère maternelle de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX.

Avec la Confrérie Royale,
avec l’Union des Cercles Légitimistes de France,
avec le Cercle Légitimiste du Vivarais Abbé Claude Allier,
avec tous les fidèles serviteurs de la Royauté capétienne traditionnelle
et tous les Légitimistes de France et de Navarre,

le Refuge Notre-Dame de Compassion
s’associe à la peine de la Famille Royale,
lui adresse ses plus profondes et respectueuses condoléances
et prie pour le repos de l’âme de Madame la Duchesse.

Madame la Duchesse de Franco

Fille unique du Généralissime Francisco Franco, née à Oviedo le 14 septembre 1926, Maria del Carmen Franco y Polo, première duchesse de Franco, Grande d’Espagne, épouse (et veuve) du marquis de Villaverde, est décédée ce vendredi matin 29 décembre 2017 à son domicile madrilène. 

Il y a quelques semaines, avait été annoncé que Madame la Duchesse souffrait d’un cancer en phase terminale.
Elle a reçu les derniers sacrements le jeudi 28 décembre, alors que la Princesse Marie-Marguerite de Bourbon, Duchesse d’Anjou, se trouvait auprès d’elle.

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, son petit-fils, de jure SMTC le Roi Louis XX, qui a vécu chez elle pendant une dizaine d’années et se trouvait affectivement très proche d’elle, a lui-même annoncé son décès en ces termes :

« Dieu a rappelé Man (Note : Man était le surnom affectueux donné à Madame la Duchesse dans l’intimité familiale), Paix à son âme ; mais elle n’est pas partie : elle sera toujours dans mon cœur. Elle est passée discrètement durant 91 ans laissant des souvenirs fabuleux à toutes les personnes l’ayant connue et à moi, un grand vide.
Chère Man, vous serez toujours ma super grand-mère, ma deuxième mère, un de mes piliers et un exemple à suivre.
Vous avez été une grande chrétienne avec beaucoup de valeurs et d’une grande bonté ; vous aimiez voyager et découvrir d’autres lieux, vous étiez une des personnes des plus cultivées que j’ai pu connaître, d’une grande mémoire et toujours informée de tout ce qui se passe. [...] ; m’impressionnait la grande dame que vous avez toujours été, avec votre sang-froid, votre élégance, votre intégrité, votre sérénité, votre joie, votre patience, votre sincérité, votre force et votre ouverture d’esprit.
S’il fallait vous définir vous-même, je répéterais ce que mon cousin a dit : « Man est Man ».
Je vous aime. »

Louis de Bourbon, Duc d’Anjou.

[Texte traduit et diffusé par le Secrétariat de Monseigneur le Duc d'Anjou]

Prince Louis & Enfants de France avec la Duchesse de Franco

Madame la Duchesse de Franco, en compagnie de son petit-fils, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon
et de ses arrière-petits-enfants : (de gauche à droite) Monseigneur le Prince Alphonse, Duc de Berry, Monseigneur le Prince Louis, Dauphin de France et Duc de Bourgogne, et Madame la Princesse Eugénie.

2017-96. « Divin Sauveur, Vous voulez être dans les fidèles comme en Votre sainte Mère… »

Mercredi des Quatre-Temps d’hiver
(pour l’explication des Quatre-Temps voir > ici).

Francesco Albani - Annonciation (ermitage St-Petersbourg)

Francesco Albani (1578-1660) : l’Annonciation (Saint-Petersbourg, palais de l’Ermitage)

* * * * * * *

Divin Sauveur, Vous voulez être dans les fidèles comme en Votre sainte Mère…

Extraits d’une méditation de Monsieur Olier
sur l’attente de la Mère de Dieu
et sur l’union avec le Christ par la grâce.

Qui pourrait dire les trésors et les grâces dont Dieu comble la Mère de Son Fils pour en faire l’objet de Ses délices et de Ses joies ?
Pour qu’elle soit digne de Lui, Il forme en elle une image parfaite de Ses perfections divines.
Unique épouse du Père éternel, Mère admirable de Son Fils, mon Sauveur, qu’il se passe, en cette heureuse attente, de mystères et de merveilles en vous ! Le Saint-Esprit, selon la parole de l’ange, descend sur vous, pour être le sanctificateur de Son temple. Le Père vous revêt de tout Lui-même et vous remplit de Sa sainte vertu. Ce qui naît ensuite de vous est saint. C’est le Fils de Dieu et le vôtre. Ce Fils n’est pas de la nature des autres enfants ; Il n’est pas pétri de péché ; Sa production est sainte ; et toute Son application est d’honorer en votre âme la majesté de Son Père et d’y fonder la plénitude de Sa grâce.

Qu’elle est adorable l’âme sainte de Jésus, perdant et abîmant en Soi l’âme de Sa très sainte Mère, et la pénétrant des mouvements amoureux qu’Il éprouvait pour Son Père !
Vous la faites participer à ce que Vous êtes et à ce que Vous faites, soit envers Dieu, soit envers les hommes.

Quand est-ce que je serai totalement vidé de moi, sacrifié pleinement par l’Esprit, et orné des perfections du Père ? Quand est-ce que mon intérieur sera capable de porter en soi le Verbe toujours louant et bénissant, toujours glorifiant et adorant la majesté de Dieu ?

Divin Sauveur, Vous voulez être dans les fidèles comme en Votre sainte Mère pour les rendre de véritables adorateurs du Père en Votre Esprit.
Jésus, venez en nous, animez-nous, et faites de nous un temple parfait de Votre vérité et un saint organe de Votre vie !

Jean-Jacques Olier de Verneuil (1608-1657)
appelé aussi « Monsieur Olier », fondateur de la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice.

Annonciation - Francesco Albani (ermitage St Petersbourg) - détail

Francesco Albani : Annonciation, détail (Saint-Petersbourg, palais de l’Ermitage)

Voir aussi :
« Contemplons Jésus dans le sein de Marie » > ici

Neuvaine préparatoire à la Nativité de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

du 16 au 24 décembre

Etoiles

L’Eglise encourage et de très nombreux saints recommandent de préparer la Nativité de Notre-Seigneur Jésus-Christ par une neuvaine : la neuvaine de Noël.
Il est conseillé de la faire (mais ce n’est pas une obligation absolue) à la tombée du jour, au moment où, traditionnellement, on sonne les cloches pendant le chant des « Grandes Antiennes O ».
La Confrérie Royale - et nous relayons avec ferveur sa proposition – invite ses membres et sympathisants à faire cette neuvaine, non seulement pour que chacun prépare mieux son âme au mystère de la Nativité, mais également comme neuf jours de prière plus intense pour la France, née de l’alliance de la Foi catholique et de la Royauté franque dans les fonts baptismaux de Reims au jour de Noël 496.

Arrivée de St Joseph et de Notre-Dame à Bethléem

L’une des représentations de l’Attente à l’approche immédiate de Noël :
le voyage vers Bethléem de Notre-Dame enceinte et de Saint Joseph.

Pour cette neuvaine, nous proposons :
1) de chanter « Venez, divin Messie » (on trouvera les paroles traditionnelles authentiques ici) ou un autre cantique de l’Avent.
2) de réciter la prière suivante.
3) on peut ajouter la « Grande Antienne O » propre à chaque jour avec le « Magnificat » (dans vos missels ou bien > ici).

Venez, divin Messie !

Par Votre grâce, venez renaître au milieu de nous !

Venez renouveler en chacune de nos âmes les grâces de Votre Nativité et nous en communiquer les fruits mystiques, afin que nous Vous soyons plus parfaitement unis et que nous imitions les vertus dont Vous nous avez donné les plus purs exemples dans Votre sainte Enfance !

Venez pour donner à nos familles la grâce de marcher dans les pas de Votre Sainte Famille, à Bethléem et à Nazareth !

Et nous souvenant que Vous avez voulu que, tout comme Vous-même, la France naisse dans les fonts baptismaux de Reims en une nuit de Noël, nous Vous supplions ardemment pour que, retrouvant son unité et les chemins de l’obéissance à Votre Sainte Volonté, la France revienne à Votre Coeur et redevienne une famille de peuples unis sous l’autorité paternelle de Votre lieu-tenant, son Roi légitime.

O divin Enfant de Bethléem, la France, comme une terre aride et désolée, a plus que jamais besoin de la rosée fécondante et vivifiante de Votre grâce : puisse ce nouveau Noël, anniversaire de Votre naissance en ce monde et anniversaire de la naissance de Clovis, notre premier Souverain, dans l’ordre de la grâce, avec tout son peuple, obtenir aux cœurs de beaucoup de Français de s’ouvrir à Votre miséricorde et à cette paix que le chant de Vos anges a proclamée dans le ciel de Bethléem pour les hommes de bonne volonté.

Nous Vous le demandons par l’intercession de Votre Très Sainte Mère, qui est Reine de France, par l’intercession de Saint Michel, de Saint Louis, de Sainte Jeanne d’Arc, de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, et de tous les Saints de France.

Ainsi soit-il !

Autre proposition de neuvaine de préparation à Noël dans ce blogue > ici

Vierge de l'Attente

Il convient que nous méditions devant le berceau vide,
et que nous creusions en nos âmes un véritable « vide » afin que Marie vienne y déposer Jésus…
Publié dans:De liturgia, Prier avec nous, Vexilla Regis |on 15 décembre, 2017 |1 Commentaire »

Prières à Saint Nicolas de Myre.

Je ne publie pas seulement de belles images anciennes à la gloire de Saint Nicolas (cf. > ici et > ici) mais je vous invite à le prier avec ferveur. Pour vous aider en cela, je vous recopie ci-dessous deux belles prières héritées de la tradition des chrétiens orientaux.

St Nicolas de Myre - vitrail de la cathédrale de Newcastle - détail 1

Saint Nicolas de Myre
(vitrail de la cathédrale Saint-Nicolas de Newcastle – détail)

Prière au grand thaumaturge Saint Nicolas pour toutes les nécessités du peuple fidèle :

Ô Saint Nicolas, hiérarque digne de toute louange et de tout honneur, grand thaumaturge et saint du Christ, homme de Dieu et fidèle serviteur, homme de désir, vase élu, ferme pilier de l’Eglise, flambeau très brillant, étoile qui illumine et éclaire l’univers entier : vous êtes un juste florissant comme le palmier planté dans les parvis de votre Seigneur.
Vivant à Myre, vous avez répandu le parfum de la myrrhe et vous avez déversé la myrrhe jaillissante de la Grâce Divine. Par votre présence, très saint père, la mer fut bénie lorsque vos reliques très miraculeuses furent transférées à la ville de Bari, de l’orient à l’occident, pour louer le Nom du Seigneur.

Ô très gracieux et merveilleux thaumaturge, prompt secours, fervent intercesseur, bon berger qui sauvez votre troupeau spirituel de toutes sortes de maux, nous vous glorifions et vous magnifions comme l’espoir de tous les chrétiens, la source de miracles, le protecteur des fidèles, le très sage docteur, le nourricier des affamés, la joie des affligés, le vêtement de ceux qui sont nus, le guérisseur des malades, le pilote de ceux qui voguent en mer, le libérateur des prisonniers, le nourricier et défenseur des veuves et des orphelins, le gardien de la chasteté, le doux tuteur des enfants, le support des vieillards, le guide de ceux qui jeûnent, le repos de ceux qui peinent, la richesse abondante des pauvres et des nécessiteux.
Ecoutez-nous qui vous prions et qui avons recours à votre protection : intercèdez en notre faveur auprès du Très-Haut et obtenez par vos puissantes prières tout ce qui est utile pour le salut de nos âmes et de nos corps.
Par votre puissant secours, protègez de tout mal cette (selon le cas) [famille - communauté - chapelle - église - paroisse], ainsi que toute ville, tout village et tout pays chrétien et le peuple ici présent. Car nous savons que la prière d’un juste est une grande et puissante force pour le bien. Et après la Toute bénie Vierge Marie, nous vous avons comme juste intercesseur auprès de Dieu très miséricordieux, et nous avons humblement recours à votre fervente intercession et protection, très gracieux Père.
Sous votre houlette, comme un berger attentif et bon, gardez-nous de tous les ennemis, des fléaux, des tremblements de terre, de la grêle, de la famine, de l’inondation, du glaive, de l’invasion étrangère, de la guerre civile et de toutes nos adversités et afflictions.
Tendez-nous une main secourable et ouvrez-nous les portes de la miséricorde divine, car nous sommes indignes de contempler les hauteurs célestes à cause de la multitude de nos iniquités ; nous sommes garrottés par les liens du péché et nous n’avons pas accompli la volonté de notre Créateur, ni gardé Ses commandements. C’est pourquoi dans la pénitence et l’humilité nous fléchissons les genoux de notre coeur devant notre Créateur et nous sollicitons votre intercession paternelle auprès de Lui.
Secourez-nous, Saint de Dieu, afin que nous ne périssions pas dans nos péchés ; délivrez-nous de tout mal et de toute puissance hostile, dirigez notre esprit et affermissez notre cœur dans la vraie foi qu’avec votre médiation et votre intercession, ni les plaies, ni les menaces, ni les fléaux, ni la colère de notre Créateur ne diminueront ; mais accordez-nous de pouvoir mener une vie paisible ici-bas et de contempler les biens dans la terre des vivants, glorifiant le Père, le Fils et le Saint Esprit, un seul Dieu glorifié dans la Trinité, maintenant et toujours et pour les siècles des siècles.

Ainsi soit-il.

St Nicolas de Myre - vitrail de la cathédrale st Nicolas de Newcastle

Saint Nicolas de Myre
(vitrail de la cathédrale Saint-Nicolas de Newcastle)

Prière pour les enfants et pour tout le peuple chrétien :

Saint Père et Pontife Nicolas, vous nous enseignez la douceur et l’humilité du Christ notre Dieu ; vous Lui présentez nos prières, nos supplications et nos chants de gratitude. Par votre vie, vous nous donnez l’exemple d’un vrai disciple de Jésus Christ, en proclamant la vérité de Dieu et en vous montrant tendre et compatissant avec tous, riches et pauvres. Vous êtes aussi, par votre puissante prière, celui qui protège, qui garde les enfants et les inspire pour tout ce qui est bien, bon et beau.
En ce jour et à cette heure, nous vous prions pour les enfants du monde entier, ceux qui connaissent Dieu et ceux qui ne le connaissent pas encore, en particulier pour… (les nommer).
Nous te prions également pour nos évêques… , pour nos prêtres… , pour nos diacres… , pour notre Roi… , pour nos parents… , pour nos parrains…, et pour tous nos frères dans la vraie foi.
Nous vous prions pour nous-mêmes… (si l’on a quelque intention particulière on la cite ici).
Et nous vous prions enfin pour tous ceux qui se sont endormis dans la foi, en premier lieu pour les membres de notre famille, et pour tous les défunts du monde entier.
Saint Père Nicolas, glorifiez et priez avec nous le Père, le Fils et le Saint-Esprit, unique et seul Dieu, Trinité dans l’Unité, pour les siècles des siècles.

Ainsi soit-il.

St Nicolas de Myre - vitrail de la cathédrale de Newcastle - détail 2

Saint Nicolas de Myre
(vitrail de la cathédrale Saint-Nicolas de Newcastle – détail)

2017-92. Bonne, belle, fervente et sainte nouvelle année liturgique !

couronne de l'avent avec petits animaux

Aux premières vêpres du premier dimanche de l’Avent.

Bonne, belle, fervente et sainte nouvelle année liturgique,
chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion !

C’est en effet au premier dimanche de l’Avent que le cycle de l’année liturgique recommence, et ce cycle est celui de notre croissance dans la grâce et l’union à notre divin Sauveur.
Puisse donc cette nouvelle année liturgique vous apporter de grandes bénédictions du Ciel pour être toujours davantage et toujours plus profondément conduits par Dieu et unis à Lui…

« Mon Dieu, Verbe du Père, qui Vous êtes fait chair pour notre amour, qui avez assumé un corps mortel afin de pouvoir souffrir et Vous immoler pour nous, je voudrais me préparer à Votre venue avec les ardents désirs  des prophètes et des justes qui, dans l’Ancien Testament, ont soupiré après Vous, l’unique Sauveur et Rédempteur. « Oh ! Seigneur, envoyez Celui que Vous devez envoyer… Comme Vous l’avez promis, venez et délivrez-nous ! » (…)
O mon très doux Sauveur, Vous venez à ma rencontre avec un amour infini, avec l’abondance de Votre grâce ; Vous voulez envahir mon âme avec des torrents de miséricorde et de charité, afin de l’attirer à Vous. Venez, ô Seigneur, venez ! Moi aussi je veux courir avec amour à Votre rencontre mais, malheureusement, mon amour est si limité, si faible, si imparfait ; rendez-le fort et généreux, rendez-moi capable de me surmonter moi-même pour me donner totalement à Vous. (…)
Accordez-moi, ô Seigneur un amour fort ! Je le désire ardemment, non seulement pour échapper, un jour, à Votre regard sévère de juge, mais aussi et surtout pour payer de retour, en quelque manière, Votre charité infinie.
O Seigneur, ne permettez pas, je Vous prie, que cet amour excessif, qui Vous a conduit à Vous incarner pour mon salut, m’ait été donné en vain ! Ma pauvre âme a tant besoin de Vous ! Elle soupire après Vous comme après le médecin très compatissant qui, seul, peut guérir ses blessures, la tirer de la langueur et de la tiédeur où elle gît, et lui infuser enfin une vigueur nouvelle, un nouvel élan, une nouvelle vie. Venez, Seigneur, venez !
Je me prépare à accueillir Votre oeuvre d’un coeur humble et docile, prêt à se laisser guérir, purifier, pétrir par Vous. Oui, avec Votre aide, je veux faire n’importe quel sacrifice, je veux renoncer à tout ce qui pourrait retarder en moi Votre oeuvre rédemptrice.
Déployez, Seigneur, Votre puissance et venez ! venez sans plus tarder ! »

Extrait de « Intimité divine – méditations sur la vie intérieure pour tous les jours de l’année »,
par le Rd Père Gabriel de Sainte Marie-Madeleine ocd
au premier dimanche de l’Avent.

Etoiles

Textes pour l’Avent déjà publiés dans ce blogue :
- La couronne de l’Avent (explication) > ici
- BD « Tendus vers Son avènement » > ici
- La spiritualité de l’Avent (Benoît XVI) > ici
- Autre texte sur la spiritualité de l’Avent > ici
-  Conseils de St François de Sales pour la nouvelle année liturgique > ici
-  Autres voeux pour le début de l’année liturgique > ici
- Sermon de Saint Augustin sur l’avènement du Seigneur > ici

Enfin, pour écouter l’antienne mariale du temps de l’Avent et de Noël dans son ton solennel,
faire un « clic » droit sur l’image ci-dessous > ouvrir dans un nouvel onglet.

Traduction :
Auguste Mère du Rédempteur, porte du ciel toujours ouverte et étoile de la mer,
secourez un peuple qui tombe mais qui travaille à se relever :
ô vous qui, au grand étonnement de la nature, avez enfanté votre Créateur ;
Vierge avant comme après l’enfantement, recevant le salut de Gabriel, ayez pitié des pécheurs !

Image de prévisualisation YouTube

Guirlande de sapin - gif

2017-91. « Nous n’avons pas d’autre roi que César ! Nous ne voulons pas que le Christ règne sur nous ! »

24 novembre,
Fête de Saint Jean de la Croix (cf. > ici, > ici et > ici).

Saint Ambroise convertissant Théodose -Pierre Subleyras 1745

Saint Ambroise de Milan convertissant l’Empereur Théodose 1er
(Pierre Subleyras – 1745)

ChiRho couronné

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Le 24 novembre n’est pas seulement le jour de la fête de Saint Jean de la Croix, mais il est également l’anniversaire de la publication de l’Edit de Thessalonique par l’Empereur Saint Théodose 1er le Grand.
Décrété le 27 février 380, cet édit ne fut cependant publié que le 24 novembre suivant.

Le 13 juin 313, par l’Edit de Milan (cf. > ici et > ici), l’Empereur Saint Constantin 1er le Grand avait mis fin aux persécutions contre les chrétiens. Soixante-sept ans plus tard, par cet Edit de Thessalonique, l’Empereur Saint Théodose 1er le Grand interdit tous les cultes païens dans l’Empire et fit du christianisme la religion officielle et unique de l’Etat.

Cette date est grande.
Cette date est importante.
Cette date réconforte et réjouit les âmes de tous ceux qui sont profondément attachés à Notre-Seigneur Jésus-Christ, à Sa royauté, à Son triomphe, à Sa gloire, à la ruine des fausses divinités dont le culte est inspiré par satan, et au salut des âmes.

En revanche, cette date est honnie des impies et des modernistes.

Sous le fallacieux prétexte d’ « une Eglise libre dans un Etat libre », et donnant une fausse interprêtation de la parole de Notre-Seigneur Jésus-Christ : « Rendez donc à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » (Matth. XXII, 21), ils oublient – ou feignent d’oublier – que César lui-même a des devoirs envers Dieu et n’est pas dispensé, dans son rôle même de César, de se soumettre à Ses commandements et d’obéir à Ses lois.
De ce fait donc, les pouvoirs publics en tant que tels, se doivent d’adorer et d’aimer Dieu (1er commandement), de respecter son Saint Nom (2ème commandement), de sanctifier et faire sanctifier le jour qui Lui est consacré (3ème commandement) et de promulguer des lois civiles qui interdisent ce que les commandements de Dieu condamnent et qui favorisent leur observance par tous les hommes…

La distinction naturelle des pouvoirs et de leurs domaines de compétence et d’action respectifs, qui a toujours été l’un des soucis majeurs des Rois de France (même quand ils ont dû pour cela donner des leçons aux Souverains Pontifes eux-mêmes et les « remettre dans les clous » parce que, outrepassant l’ordre naturel voulu par Dieu, ils tendaient à l’instauration d’une « théocratie pontificale » – cf. Boniface VIII et Philippe le Bel, voir > ici), n’est en rien leur indépendance ni leur séparation absolues.

Aussi, lorsque nous entendons aujourd’hui des ecclésiastiques, prêtres ou évêques, se féliciter et faire l’apologie de la loi du 9 décembre 1905, dite « de séparation des Eglises et de l’Etat », en tenant des propos et professant des opinions qui ont été explicitement condamnées, entre autres, par le Bienheureux Pie IX et par Saint Pie X, nous bondissons et avons de fortes poussées d’adrénaline !
Et lorsque nous nous souvenons qu’un président de la république, exprimant tout haut ce que la maçonnerie qui les téléguide fait obligation de penser à tous les dignitaires ou représentants de la république : « Il n’y a pas de loi morale au-dessus de la loi civile », alors, par fidélité au Christ-Roi sous les étendards duquel nous mettons notre gloire à combattre [« sub Christi Regis vexillis militare gloriamur » – postcommunion de la fête du Christ-Roi], nous sommes dans l’obligation morale de nous insurger !

Vitrail du Christ Roi

Je me suis autorisé à résumer toute l’histoire de l’humanité, depuis ses origines jusqu’en nos temps actuels, sous la forme de sept courtes séquences qui sont autant de paliers ascendants dans la révolte contre le Règne du Christ Jésus Notre-Seigneur en ce monde, et de paliers descendants dans l’ordre de la décadence.
Je vous laisse les lire et les méditer.

1 – Dans le Ciel, aux origines.
Le plus beau et le plus élevé des anges, Lucifer : « Non serviam : je ne servirai pas ! Je ne veux pas qu’un Fils de l’homme - fut-il le Verbe de Dieu incarné et fut-il Roi par droit de naissance et par droit de conquête - soit élevé au-dessus de nous et règne sur nous… »

2 – Au commencement de l’humanité, dans le jardin d’Eden (5199 avant notre ère).
Adam et Eve : « Oui, comme nous l’a suggéré le serpent, nous serons comme des dieux ! Oui, nous serons à nous-mêmes la norme du bien et du mal. Nous ne voulons pas que Dieu règne dans nos consciences, nous ne voulons pas qu’Il règne sur nous… »

3 – Pâques de l’an 33, à Jérusalem.
Les Princes des prêtres et les pharisiens : « Nous n’avons pas d’autre roi que César ! Nous ne voulons pas que le Nazaréen, ce Jésus qu’on appelle Christ, soit notre roi ! Nous préférons être soumis au César païen qui prétend à se faire honorer comme un dieu, plutôt que de nous soumettre au Christ Rédempteur ! »

4 – Le 26 août 1789, à Versailles.
L’assemblée auto-proclamée constituante : « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément (déclaration des droits de l’homme et du citoyen). Nous ne voulons plus de la loi salique et de son préambule : « Vive le Christ qui aime les Francs ! » Nous ne voulons pas qu’Il règne sur nous à travers Son lieu-tenant, le Roi sacré de droit divin nous n’acceptons plus de reconnaître que tout pouvoir procède de Dieu… »

5 – France, 9 décembre 1905.
« La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte : derrière ces dispositions, nous travaillons à l’extinction du catholicisme en France. Nous l’avons spolié de ses biens et de son statut de premier ordre de l’Etat lors de la révolution : désormais nous lui refusons les rétributions compensatoires qu’il était juste de lui attribuer ; nous avons déclaré illégales les congrégations religieuses, et maintenant nous confisquons les édifices du culte et tous les bâtiments qui sont nécessaires à l’Eglise, afin de l’obliger à se soumettre à la tutelle de l’Etat. En effet, nous ne pouvons tolérer que les catholiques placent leur religion au-dessus de la république maçonnique, nouveau César auquel doivent être soumis les intelligences, les consciences et les coeurs ! Le seul « temple » auquel se soumet la république est celui de la rue Cadet et c’est uniquement de là que nous recevons nos dogmes et nos règles de conduite ! »

6 – France, 4 octobre 1958 : constitution de la 5e république.
« La France est une république laïque (article 1er) : nous ne voulons même plus de référence à Dieu ni même à « l’Etre Suprême », ni à de quelconques valeurs spirituelles en France ! Après l’URSS, la France sera le deuxième pays au monde à avoir une constitution politique totalement athée, et le laïcisme dans toute sa rigueur va devenir la norme absolue dans ce pays : il régira la vie publique, les moyens de communication, l’éducation, et finira par devenir la norme de la vie privée elle-même ! »  

7 – A Rome et à l’intérieur de l’Eglise catholique, depuis 1962.
Conséquences pratiques du second concile du Vatican : « Chacun est libre de demeurer dans la religion de son choix : nous ne voulons plus de catholicisme religion d’Etat ou religion officielle : foin de l’Edit de Thessalonique ! Il importe bien plus de nous mettre à égalité avec « ceux qui ne partagent pas notre foi » pour un dialogue sans prosélytisme que de chercher à les convertir…  Aux Etats qui ont des concordats faisant du catholicisme la religion officielle ou qui le favorisent par trop, nous demandons de les corriger dans un sens plus libéral et de ne plus privilégier l’Eglise catholique : au nom de l’oecuménisme et de la liberté religieuse nous ne pouvons plus revendiquer que le Christ règne sur tous les hommes et sur toutes les sociétés humaines… »

Et cependant, nous-mêmes, nous ne cessons de nous réjouir avec une immense fierté des événements de notre histoire, tels l’Edit de Milan ou l’Edit de Thessalonique au temps de l’Empire romain d’Occident sur son déclin, ou encore – plus proche de nous – l’Edit de Fontainebleau promulgué par le Grand Roi (cf. > ici ou > ici), et avec la liturgie latine traditionnelle, nous chantons l’hymne « Te saeculorum Principem » aux vêpres de la fête du Christ-Roi (hymne qui a disparu de la liturgie issue du concile vaticandeux) :

1. Te sæculórum Príncipem, te, Christe, Regem géntium,
te méntium, te córdium unum fatémur árbitrum.
C’est Vous, ô Prince des siècles, c’est Vous, ô Christ, Roi des Nations, c’est Vous que nous reconnaissons pour l’unique arbitre des esprits et des cœurs.

2. Scelésta turba clámitat : regnáre Christum nólumus ;
te nos ovántes ómnium Regem suprémum dícimus.
Une foule criminelle crie : Nous ne voulons pas que le Christ règne ;
c’est Vous que nous, avec transport, nous proclamons Roi suprême de tous.

3. O Christe, Princeps pacifer, Mentes rebelles subjice :
Tuoque amore devios, ovile in unum congrega ! [...]
O Christ, Roi pacificateur, soumettez les esprits rebelles :
Réunissez dans l’unique bercail ceux qui s’éloignent de Votre amour ! [...]

6. Te natiónum prǽsides honóre tollant público,
colant magístri, iúdices, leges et artes éxprimant.
A Vous, que les chefs des nations rendent les honneurs publics ;
que Vous confessent les maîtres et les juges, que les lois et les arts portent Votre empreinte.

7. Submíssa regum fúlgeant tibi dicáta insígnia :
mitíque sceptro pátriam domósque subde cívium.
Que, soumis, les insignes des rois brillent, à Vous consacrés;
à Votre doux sceptre soumettez la patrie et les demeures des citoyens !

Ainsi soit-il !

Mosaïque Christ Roi de France abside sud Donremy

Mosaïque du Christ, Roi de France, à la basilique de Domremy.

2017-87. O felix Caecilia !

22 novembre,
fête de Sainte Cécile.

Ste Cécile - Vitrail de la chapelle des Marins à Cayeux-sur-Mer

Sainte Cécile touchant l’orgue
accompagnée par des anges musiciens et chanteurs
(chapelle des marins, à Cayeux-sur-Mer – Picardie)

notes de musiques animées

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

J’avais déjà eu l’occasion de vous parler de cette hymne du XVème siècle en l’honneur de Sainte Cécile (cf. > ici) et je me permets d’y revenir aujourd’hui encore : vous savez que nous avons une grande dévotion pour cette vaillante martyre en notre Mesnil-Marie, et que nous ne pouvons qu’exhorter nos amis à l’aimer, à la vénérer et à se confier en son intercession.

Sainte Cécile a failli être « dégagée » du calendrier liturgique du missel réformé de 1969 et n’a dû qu’au fait de la dévotion populaire à son endroit d’y subsister, comme « mémoire facultative » et en se voyant privée de la mention de sa virginité dans sa collecte !!!.
En effet, les rationalistes et iconoclastes promotteurs de cette sinistre réforme ne croyaient pas aux traditions concernant Sainte Cécile, et ils eussent volontiers remisés aux oubliettes la sainte et son culte. Mais, comme je l’écrivais ci-dessus, il y avait la dévotion populaire et l’attachement des musiciens à leur céleste protectrice, ainsi que toutes les manifestations artistiques organisées autour de sa fête : une fête qui est la véritable « fête de la musique », plutôt que ce 21 juin où de trop nombreux braillards et cogneurs de casseroles font tant souffrir nos oreilles !
Dans le missel et le bréviaire traditionnels, évidemment, rien n’a changé et la liturgie de Sainte Cécile nourrit notre âme et notre ferveur de merveilleux textes que nous avons une joie incommensurable à retrouver chaque année.

Si je reviens aujourd’hui sur l’hymne du XVème siècle « Tubas cum cytharis » que j’avais déjà publié il y a quatre ans, c’est parce qu’en sus de la partition et de la traduction que je vous en avais déjà donné, j’en ai découvert un enregistrement.
Je vous livre donc à nouveau tout ceci ci-dessous avec en sus le dit enregistrement (en cliquant sur la fenêtre où vous voyez la partition encadrée de noir) :

Tuba cum cytharis - Sancta Caecilia

notes de musiques animées

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1. Tubas cum cytharis jam nunc assumite, Emparez-vous maintenant de trompettes et de cithares :
2. Triumphum Mártyris jam nunc celebráte, Célébrez maintenant le triomphe d’une martyre,
3. Angelórum et Vírginum ágmina, O choeurs des anges et des vierges,
4. Et cum voce lætítiæ dícite : Et dites avec la voix de l’allégresse :
O felix Cæcília ! O felix Cæcília ! O heureuse Cécile !
5. Præclára sítiens illa victóriæ, Cette (vierge) glorieuse étant assoiffée de la victoire,
6. In corpus sæviens virtúte grátiæ En son corps souffrant par la force de la grâce,
7. Tradit furéntibus A livré
8. Membra mucrónibus. Ses membres aux impitoyables instruments de supplice.
O felix Cæcília ! O felix Cæcília ! O heureuse Cécile !
9. Et nos qui gémimus favens nos respíce ; Et nous qui gémissons, regardez-nous favorablement ;
10. Sæpe quem læsimus sta coram Júdice. Tenez-vous devant le Juge que nous avons souvent offensé !
11. Líberis det méntibus ad cælum téndere. Qu’Il donne à nos âmes, lorsqu’elles seront détachées de leurs corps, d’aller vers le ciel.
12. Purgatósque sórdibus fac tecum vívere. Purifiés de leurs souillures, faites qu’elles vivent en votre compagnie.
O felix Cæcília ! O felix Cæcília ! O heureuse Cécile !

notes de musiques animées

Eh bien voilà, vous avez maintenant tout ce qu’il faut pour célébrer dignement la céleste patronne des chanteurs et des musiciens, en chantant avec moi à pleine voix…

pattes de chatLully.

IMG_3686

notes de musiques animées

Voir aussi :
- L’extase de Sainte Cécile, peinte par Raphaël > ici

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