Archive pour la catégorie 'Prier avec nous'

La prose latine « Languentibus » pour les trépassés.

Pieuse supplication à la Vierge de Compassion
à l’intention des âmes des fidèles trépassés

2 novembre,
Commémoraison solennelle des fidèles défunts.

Il y a déjà fort longtemps que nous recherchions un enregistrement de la prose latine « Languentibus » que nous puissions intégrer dans ce blogue. N’en trouvant pas, nous dûmes nous résoudre à en réaliser un nous-mêmes dans l’oratoire du Mesnil-Marie, avec « les moyens du bords » (c’est-à-dire avec une toute petite caméra de poche placée devant la statue de Notre-Dame de Compassion, n’ayant pas la possibilité de supprimer les bruits de fond, avec un unique « chantre » qui est loin d’être parfait…) : vous aurez la bonté de pardonner toutes ces imperfections, s’il vous plaît.

Pourquoi tenions-nous tant à publier cette prose ?
Parce que, malheureusement, elle est aujourd’hui trop peu connue, et – par suite – ne se trouve que rarement interprétée dans les églises et chapelles traditionnelles, alors qu’il s’agit d’une magnifique prière chantée qui sollicite l’intercession de la Vierge de Compassion en faveur de nos frères souffrants du Purgatoire.
Quant aux « modernes », il y a belle lurette qu’ils ont envoyé dans les oubliettes des « vieilles croyances surannées » la doctrine du Purgatoire, et les paroles de ce chant leur hérisse le poil…

Le texte de cette prose a été de manière récurrente attribué à un certain Dom Jean de Langoueznou, abbé de Landévennec au milieu du XIV ème siècle : attribution des plus fantaisistes semble-t-il.
Monsieur H. de La Villemarqué, dans le « Bulletin de la Société Archéologique du Finistère » (Tome XIX, année 1892, pp. 190 et suivantes) a en effet montré qu’il n’existait pas de Jean de Langoueznou dans la liste des abbés de Landévennec, et que le texte de la seconde moitié du XVI ème siècle qui lui attribue la paternité de ce chant empile les erreurs historiques et les incohérences…
Peu importe finalement l’auteur de cette prose latine et la date de sa composition : ce qui compte c’est la qualité du texte et la poignante intensité de sa prière à la Mère de toute Compassion en faveur des âmes des trépassés.

La version ici enregistrée est conforme au texte publié par Monsieur le Chanoine Joseph Besnier, directeur de la Maîtrise de la Cathédrale de Nantes, dans son « Manuel pratique de chants liturgiques » (10 ème édition – 1955). Nous savons toutefois que l’on trouve dans d’autres ouvrages des paroles légèrement différentes, d’autres couplets ou des variantes musicales, nous nous en sommes tenus ici à ce que notre Frère Maximilien-Marie a appris jadis au noviciat.

Languentibus - Oraison à la Vierge de Compassion pour les âmes des trépassés

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Traduction :

1. A ceux qui languissent dans le Purgatoire,
Qui sont purifiées par un feu 
très ardent,
Et subissent les tourments 
d’un lourd supplice,
Que votre 
compassion soit en aide :
O Marie !

2. Vous êtes la Source ouverte qui lave les fautes,
Vous venez en aide à tous et ne repoussez personne :
Etendez votre main vers les défunts
Qui languissent sous des peines continues :
O Marie !

3. Faites que les larmes, que vous regardez avec bonté,
Et que nous répandons aux pieds du Juge,
Eteignent bientôt la force de la flamme vengeresse,
Afin que nos défunts soient associés aux Choeurs angéliques :
O Marie !

4. Et lorsque viendra l’examen rigoureux,
Lors du redoutable jugement de Dieu,
Suppliez votre Fils qui sera notre Juge,
Afin que notre héritage soit avec les Saints :
O Marie !

Le suffrage pour les âmes du Purgatoire

Antoine Guerra, dit « le jeune », rétable de l’église Saint-André de Cattlar (1709) :
La Très Sainte Vierge Marie et Saint André intercédant pour les âmes du Purgatoire.

Voir aussi :
- Prière à la Vierge de Compassion en faveur des âmes du Purgatoire > ici
- Les indulgences applicables aux défunts > ici
- le « Musée du Purgatoire » à Rome > ici

Publié dans:De liturgia, Prier avec nous |on 1 novembre, 2015 |6 Commentaires »

Méditation devant l’image de la Vierge Adolescente « Mater Admirabilis ».

Le 20 octobre 2007 déjà, dans les toutes premières semaines d’existence de mon blogue, j’avais tenu à vous parler de « la sainte image de Mater Admirabilis » (cf. > ici) dont la dévotion s’est répandue dans le monde entier, sous l’impulsion des Dames du Sacré-Coeur, à partir du couvent de la Trinité des Monts, à Rome.
En ce 20 octobre 2015, la découverte de deux belles images anciennes (vous savez que nous les aimons et en avons une petite collection au Mesnil-Marie), me donne l’occasion de vous rappeler cette belle dévotion envers la Mère Admirable, modèle et maîtresse de vie intérieure, et de vous recopier ci-dessous, le texte d’une belle méditation en rapport avec l’image de Mater Admirabilis : texte tiré d’un opuscule publié en 1865 (c’était alors sa troisième édition) par l’abbé Alfred Monnin (qui est aussi l’auteur d’une célèbre biographie du Saint Curé d’Ars) avec l’imprimatur de Son Excellence Monseigneur Pierre-Henri Gérault de Langalerie, évêque de Belley ; texte remarquable parce qu’il est nourrit et comme tissé de références bibliques ; texte remarquable aussi parce qu’il remet bien des choses à l’endroit pour nous qui vivons en un monde qui a oublié le sens véritable de la vie sur terre et de la vocation chrétienne…

Puisse la Mère Admirable vous envelopper tous dans sa propre contemplation pour vous introduire dans la douce intimité du Dieu Trois Fois Saint.

Lully.

Mater admirabilis - image dévotion XIXe siècle

Elévation à la Très Sainte Adolescente dans le Temple :

Vierge bénie entre toutes les vierges, c’est avec bonheur que je vous vois cacher dans le Temple de Jérusalem les grâces inestimables dont Dieu vous a remplie. Le monde n’était pas encore digne de les apercevoir. Je vénère, en vous, ce terrain virginal où Dieu va déposer le fruit divin de son amour.

Le Temple est pour vous le jardin fermé du Cantique. La rosée du Seigneur tombe sur vous, continue et féconde. Le Christ germe de vous comme un lis : sa racine pousse avec force comme celle des plantes du Liban ; ses branches s’étendent en vigoureux rameaux ; sa gloire est celle de l’olivier, son parfum celui de l’encens (cf. Os. XIV). Mère future et très admirable de mon Dieu, laissez-moi vous admirer de plus près. Laissez-moi dire un mot des secrets que vous me révélez ! Avant d’adorer Jésus dans vos bras, et penché sur votre Coeur, c’est votre Coeur que je vénère. Je le proclame après celui de Jésus le chef-d’oeuvre de la création. Tout ce qui avait été vertu avant vous, au ciel et sur la terre, vous le résumez en vous seule ; tout ce qui sera vertu après vous, seule vous l’exprimez déjà en une perfection sublime. Je vénère en vous la femme chrétienne par excellence, et je recueille près de vous tous ces fruits de vertu qui feront plus tard les jeunes filles, les mères, les veuves de la Sainte Eglise. Mais vous m’apparaissez plus belle encore : c’est comme Vierge des vierges que je vous salue dans le Temple, comme le type parfait des âmes consacrées à Dieu par les voeux de la Religion.

La première, vous avez fait entendre le cantique de la pauvreté, de la chasteté, de l’obéissance ; cantique qui permet aux hommes de louer Dieu comme le font les anges ! Près de vous tout ce que l’état religieux offre de charme, de sécurité et de paix se retrouve avec sa grâce primitive : la virginité avec ses isolements, la solitude avec ses silences, le désert sacré avec ses clôtures impénétrables, la modestie avec ses voiles, le recueillement avec ses prières, le travail avec ses saints offices… Tout ce qui assure l’innocence, tout ce qui entretient et calme à la fois ses pudiques alarmes, tout ce qui la fait courir dans les voies de la perfection !…

C’est vous, ô Enfant admirable, qui inaugurez cette nouvelle alliance qui s’appelle du doux nom de paix et qui est toute fondée sur l’amour ! Vous parlez avec Dieu la langue de l’amour, la langue de l’âme réparée, la langue de l’homme innocent, la langue des anges !

Femme incomparable de l’Ecriture, vous avez découvert la perle perdue depuis quatre mille ans ! Vous avez appelé vos voisines, et, dans votre joie, vous leur avez appris cette vie supérieure de la créature, qui croit n’en pouvoir jamais faire assez pour se séparer du créé et se mieux unir  à son Créateur… cette vie du véritable exil, où tout est compliqué, vide, froid et insipide, si ce n’est le souvenir et l’attente de Dieu !

Laissez-moi donc m’agenouiller devant votre Coeur virginal, sainte fileuse du Temple ! Laissez-moi admirer en vous ces grâces qui vont devenir le germe de tous les ordres de l’Eglise. De la surabondance de vos mérites, très-sainte Adolescente, l’Eglise constituera un trésor réservé, où toutes les âmes d’élite viendront puiser pour atteindre la plénitude de leur vocation.

Les pasteurs s’approcheront, et, comme les bergers de Bethléem, vous les consolerez et vous les fortifierez durant les longues veilles de la nuit qui semble près de s’étendre sur le monde…
Les religieux s’approcheront et ils trouveront en vous l’esprit d’immolation qui les fera demeurer sur l’autel comme des victimes qu’on égorge.
Les prêtres s’approcheront et vous leur apprendrez à offrir, dans la pureté, l’Agneau de Dieu.
Les hommes de la génération présente s’approcheront, et, dans ces temps laborieux, vous en ferez les ouvriers de la vérité et de la justice, pour mettre un terme  aux grandes iniquités, essuyer les larmes des faibles, et hâter cette moisson divine qui nourrira les âmes d’une plus abondate et plus efficace effusion de la lumière divine.
Les jeunes gens s’approcheront, et vous leur donnerez le courage de la lutte ; vous leur apprendrez l’emploi de la force, et, renonçant à cet avenir matériel de faux biens, de plaisirs décevants, de paresse immorale, d’ennuis et de désenchantements prévus, ils iront, eux aussi, travailler à la vigne du Maître.
Les mères s’approcheront, et elles sauront de vous comment on se rend apte à préparer, par le sublime devoir de l’éducation, les germes de l’avenir ; quelle est la force qui raffermit, bénit et glorifie la famille, et, par la famille, la société tout entière.
Les jeunes filles s’approcheront, et votre modestie, s’insinuant en elles, leur fera connaître ses charmes, mille fois plus aimables que tous les prestiges de la vanité et toutes les séductions du monde.
Les fidèles de tous les âges et de toutes les conditions accourront de toutes parts, et vous leur donnerez, en abondance, ces grâces de pureté, de dévoûment, de patience, de douceur et de force qui les feront passer, à leur tour, dans cette grande et unique oblation des élus que la sainte Epouse de Notre-Seigneur, depuis les jours du Calvaire, ne cesse d’offrir à son divin Epoux.

Mater admirabilis ora pro nobis canivet

Publié dans:De Maria numquam satis, Prier avec nous |on 20 octobre, 2015 |1 Commentaire »

Neuvaine du 20 au 28 septembre pour préparer la fête de l’archange Saint Michel.

Neuvaine en l’honneur de Saint Michel Archange
et
des neuf Choeurs des Anges

Le texte de cette neuvaine est justement célèbre et largement répandu, en raison même des grâces qu’elle obtient à ceux qui la pratiquent avec ferveur et confiance.
Néanmoins, dans la progression des jours de cette neuvaine, il nous a paru plus conforme à l’ordre des choses – contrairement au texte habituellement diffusé – de « remonter » depuis le Choeur des Anges jusqu’au Choeur des Séraphins, Choeur qui est le plus près de Dieu et auquel appartient Saint Michel.

Si chacun a bien sûr à coeur de se placer personnellement sous la protection du Grand Archange et de le prier à ses intentions particulières ; chacun a aussi le devoir de recommander instamment la Sainte Eglise à la protection du Prince des Armées Célestes dans les combats qu’elle doit mener aujourd’hui contre l’esprit des ténèbres, et également d’invoquer l’archange victorieux très spécialement pour la France, que plusieurs de nos Souverains ont placée d’une manière spéciale sous sa protection.

Conformément à l’usage de l’Eglise, nous proposons d’accomplir cette neuvaine préparatoire à la fête de Saint Michel en la faisant débuter le 20 septembre, de sorte qu’elle s’achève le 28 au moment des premières vêpres de la fête.

bandeau fleurs de lys

Archange Saint Michel

Chaque jour de la neuvaine :

  1. Réciter le « Confiteor » ;

  2. Puis réciter cette prière :
    Saint Michel Archange, rempli de la Sagesse de Dieu, fort dans le combat, venez à mon aide, soutenez-moi dans les difficultés, les épreuves, quand je souffre, quand je doute, quand je pleure. Obtenez-moi le courage, la force, la volonté, pour ne pas me laisser abattre. Saint Michel Archange, soyez mon défenseur et mon protecteur contre les forces du Mal. Me confiant en l’intercession du Bienheureux Archange Saint Michel, je Vous supplie, Seigneur, Père, Fils et Saint Esprit, de m’accorder la grâce…

  3. Réciter ensuite la prière attribuée à chaque jour (voir ci-dessous).

  4. Terminer en récitant un « Pater noster », un « Ave, Maria » et un « Gloria Patri », suivis de l’invocation :
    « Saint Michel Archange, priez pour nous, défendez-nous !».

Premier jour : en l’honneur des Anges.

Glorieux Archange Saint Michel, grand zélateur de la gloire de Dieu et protecteur de l’Église universelle, vous à qui le Tout-Puissant a confié la mission de recevoir les âmes à la sortie du corps pour les présenter au très juste Juge ; daignez me secourir dans mon dernier combat. Accompagné de mon bon Ange gardien, venez à mon aide et chassez loin de moi tous les esprits infernaux. Ne permettez pas qu’ils m’épouvantent alors. Fortifiez-moi dans la Foi, l’Espérance et la Charité, afin que mon âme, portée par vous à son juge, soit introduite aussitôt au lieu du repos, pour y régner éternellement avec son Rédempteur, dans la société des Esprits bienheureux.
Ainsi soit-il.

* * *

 Deuxième jour : en l’honneur des Archanges.

Archange Saint Michel, qui avez pour mission de recueillir nos prières, de diriger nos combats et de peser nos âmes, je rends hommage à votre beauté, – si semblable à celle de Dieu, qu’après son Verbe éternel aucun autre esprit céleste ne vous est comparable, – à votre pouvoir sans limites en faveur de ceux qui vous sont dévots; à votre volonté, harmonieusement unie à celle du Cœur Sacré de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie, pour le bien de l’homme. Défendez-moi contre les ennemis de mon âme et de mon corps. rendez-moi sensible au réconfort de votre assistance invisible et les effets de votre vigilante tendresse.
Ainsi soit-il.

 * * *

Troisième jour : en l’honneur des Principautés.

Ô Saint Michel, Prince trois fois saint de la Milice sacrée, chargé par Dieu d’organiser et conduire les phalanges angéliques, très digne de tout culte, de toute louange et de tout éloge : éclairez mes sens intérieurs, fortifiez mon pauvre cœur agité par les tempêtes de cette vie, élevez vers les hauteurs de la céleste sagesse mon esprit incliné vers les choses de la terre ; affermissez mes pas chancelants et ne permettez pas que j’abandonne le sentier qui conduit aux Cieux ; guérissez les plaies de mon âme ; faites disparaître la trace de toutes les souffrances qu’engendrent en moi mes misères et mes malheurs.
Ainsi soit-il.

 * * *

Quatrième jour : en l’honneur des Vertus.

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat, afin que nous ne périssions pas au jour du redoutable jugement. prince très glorieux, souvenez-vous de nous, partout et toujours. Quand vous combattiez le dragon, on entendit dans le ciel la voix de ceux qui disaient : « Salut, honneur et gloire au Dieu Tout-Puissant ! » La mer se souleva, la terre trembla, quand vous descendîtes du Ciel, venez au secours du peuple de Dieu.
Ainsi soit-il.
 

* * *

Cinquième jour : en l’honneur des Puissances.

Saint Michel Archange, vous que la sainte Église vénère comme son gardien et protecteur, à vous le Seigneur a confié la mission d’introduire dans la Céleste Félicité les âmes rachetées. Priez donc le Dieu de paix d’écraser Satan sous nos pieds afin qu’il ne puisse plus retenir les hommes dans ses chaînes et nuire à l’Église. présentez au Très-Haut nos prières, afin que, sans tarder, le Seigneur nous fasse Miséricorde. Vous-même, saisissez le dragon, l’antique serpent, qui est le diable et Satan, et jetez-le enchaîné dans l’abîme, pour qu’il ne séduise plus les nations.
Ainsi soit-il.

 * * *

Sixième jour : en l’honneur des Dominations.

Ô vous, qui êtes le prince et le Porte-Étendard des bons Anges, assistez-moi toujours dans votre bonté et sauvez-moi. Des légions de l’ange des ténèbres préservez-moi, afin que, sous votre conduite, je partage la lumière des bons Anges. Devant le trône du Juge Suprême, soyez mon défenseur, plaidez ma cause et conjurez la colère du Juste Vengeur. Que, par vous, à mes travaux, à mon repos, à mes jours et à mes nuits soit donnée la prospérité ; que ma pensée soit toujours prête pour les œuvres de Dieu.
Ainsi soit-il.

* * *

Septième jour : en l’honneur des Trônes.

Grand défenseur du peuple chrétien, Saint Michel Archange, pour remplir dignement la mission qui vous a été confiée de défendre l’Église, terrassez l’hérésie, exterminez les schismes et confondez l’incrédulité. Multipliez vos victoires sur les monstres infernaux qui veulent détruire notre Foi. Que l’Église de Jésus-Christ accueille de nouveaux fidèles et s’agrège des royaumes entiers afin qu’elle puisse peupler le Ciel d’âmes élues, pour la plus grande Gloire du Divin Rédempteur, à qui vous-même devez vos triomphes, vos mérites et votre éternelle félicité.
Ainsi soit-il.

* * *

Huitième jour : en l’honneur des Chérubins.

Saint Michel, Prince de la Milice des Anges, je vous invoque, exaucez-moi. Je vous supplie de prendre mon âme, au dernier jour, sous votre très sainte garde et de la conduire au lieu de rafraîchissement, de la paix et du repos, où les âmes des saints attendent dans la joie ineffable le jugement à venir et la gloire de la résurrection glorieuse. Que je parle ou me taise, que je veille, que je marche ou me repose, gardez-moi dans l’accomplissement de toutes mes œuvres, dans tous les actes de ma vie. Préservez-moi des tentations des démons et des peines de l’enfer.
Ainsi soit-il.

* * *

Neuvième jour : en l’honneur des Séraphins.

Prince très Glorieux de la Milice Céleste, Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat contre les princes et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants répandus dans l’air. Venez au secours des hommes que Dieu a faits à l’image de Sa propre Nature, et rachetés à grand prix de la tyrannie du démon.
Ainsi soit-il.

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Autres prières à Saint Michel publiées dans ce blogue :
- prières pour demander l’assistance de St Michel > ici
- Collecte de la Messe de l’apparition de St Michel le 16 octobre > ici
-  Litanies de St Michel et prière pour toute nécessité > ici
- Prière à St Michel pour la France > ici
- Prière pour solliciter le secours de l’archistratège St Michel > ici
et aussi
- Invocations aux neuf Choeurs des Anges > ici

Publié dans:Nos amis les Saints, Prier avec nous |on 17 septembre, 2015 |1 Commentaire »

2015-81. D’un pèlerinage accompli en l’honneur de la Mère des Douleurs au jour de l’Exaltation de la Sainte Croix.

Lundi 14 septembre 2015,
Fête de l’Exaltation de la Sainte Croix ;
Cinquième centenaire de la victoire de Marignan.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Ce lundi matin, tout comme un dimanche, Frère Maximilien-Marie est parti pour l’église de Ceyssac – notre église paroissiale – , à côté du Puy-en-Velay, afin d’y assister à la Sainte Messe de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix : une fête qui nous est bien chère.

Après la Messe, il n’est pas rentré directement au Mesnil-Marie - mais comme j’étais prévenu je savais que je ne devais pas m’inquiéter de ne pas le voir revenir à l’heure habituelle -, car notre Frère a profité de ce jour pour accomplir un petit pèlerinage en un lieu dont notre amie Valérie lui avait parlé : un lieu dans lequel se trouvent réunis beaucoup d’éléments accordés à la spiritualité du Refuge Notre-Dame de Compassion, comme vous l’allez voir.
Frère Maximilien-Marie a en effet rapporté des clichés de sa pieuse escapade, afin que je puisse vous en faire un peu profiter…

Le Mézenc vu depuis la montagne de l'étoile

Le Mézenc vu du nord depuis la Montagne de l’étoile

A environ trois lieues au nord/nord-ouest du Mont Mézenc, se trouve le village de Montusclat, blotti dans une petite vallée, à quelque 1065 m d’altitude.

Montusclat vue du sud

Blotti dans sa vallée, aperçu depuis la Montagne de l’étoile, le village de Montusclat vu du sud.

Le village est  absolument remarquable, avec ses vieilles maisons typiques dans lesquelles ont été réutilisés des éléments de l’ancien château, détruit après que l’on en eût délogé les huguenots qui s’y étaient retranchés.
Mais c’est bien sûr vers l’église, dont les parties les plus anciennes datent des XIème et XIIème siècles, que Frère Maximilien-Marie a dirigé ses pas.

Montusclat l'église des XIe et XIIe siècles

Montusclat : l’église Saint-Pierre et Saint-Paul :
édifiée par les moines de l’abbaye Saint-Chaffre du Monastier aux XIème et XIIème siècles,
(toutefois le clocher actuel ne date que de 1704).

Saluons au passage le fait que cette église est ouverte, propre et accueillante.

Parmi les humbles merveilles de la dévotion populaire qu’elle renferme, se trouve une naïve, mais ô combien touchante, représentation de Notre-Dame de La Salette en conversation avec Mélanie et Maximin, probablement sculptée par un imagier local.

Montusclat - statue naïve de ND de La Salette dans l'église

Eglise de Montusclat : statue de Notre-Dame de La Salette.

Mais la piété de notre cher Frère a été particulièrement sensible à cette très émouvante petite Piéta du XVème siècle, que de fervents paroissiens cachèrent pendant la grande révolution afin de la soustraire aux profanations et au vandalisme des impies.

Montusclat - petite Piéta du XVe siècle dans l'église

Eglise de Montusclat : petite Piéta du XVème siècle
(la photo n’était pas facile à réaliser car cette statuette est bien protégée par une vitre épaisse…
mais une vitre occasionne toujours des reflets !)

La dévotion à la Mère des Douleurs a dû être particulièrement implantée dans cette paroisse aux temps de Chrétienté, puisqu’on retrouve sa représentation jusqu’au revers de certaines très anciennes croix de carrefour.

Montusclat - revers d'une croix de carrefour

Montusclat : naïve représentation de la Piéta au revers d’une grande croix de carrefour.

Je pense que vous commencez à comprendre, chers amis, les raisons qui ont attiré Frère Maximilien-Marie à Montusclat en ce jour de l’Exaltation de la Sainte Croix et veille de la fête de Notre-Dame des Douleurs
Mais vous n’avez pas encore tout vu !!!

Quittant le village, notre Frère a gravi la Montagne de l’étoile, qui domine le village au sud.
La journée était douce ; les nuages passant par toutes les nuances de gris et donnant parfois l’impresssion qu’il allait pleuvoir, se déchiraient par moments pour laisser passer les rayons du soleil…
Au terme de son ascension, au bout d’un chemin de terre, à l’orée d’un bois dont les teintes annoncent déjà l’automne, Frère Maximilien-Marie est arrivé à une chapelle : une toute petite chapelle – à peine cinq mètres de longueur et quatre mètres de largeur sans doute – , couverte en lauzes, avec un joli clocheton au-dessus de la porte… et une étoile qui rappelle le nom de la montagne sur laquelle on se trouve.

Montusclat, chapelle Saint-Joseph sur la montagne de l'étoile

Montusclat : chapelle Saint Joseph sur la Montagne de l’Etoile.

Cette chapelle est dédiée à Saint Joseph : la porte est fermée à clef, mais comme elle est vitrée, il est néanmoins possible d’en voir l’intérieur et d’adresser une prière au saint patriarche du Nouveau Testament.

Montusclat, chapelle Saint Joseph - l'intérieur

Intérieur de la chapelle Saint Joseph

Ce qui a spécialement ravi Frère Maximilien-Marie, c’est de voir qu’il y a, avec une autre statue de Saint Joseph sur la façade extérieure de la chapelle, une boite aux lettres pour déposer les messages par lesquels on lui recommande ses intentions.
Et moi je me demande si ceux qui sont loin et ne peuvent pas venir jusque là peuvent envoyer à Saint Joseph des lettres par la poste, que le facteur vient déposer dans cette boite aux lettres : je serais vraiment enchanté s’il en était ainsi…

Montusclat la boite aux lettres de Saint Joseph

La boite aux lettres du bon Saint Joseph

Derrière la chapelle, commence un sentier montant, assez large et bien entretenu, bordé de croix de trachyte.
Ces croix sont au nombre de sept et sur le socle de chacune est inscrite l’une des Sept Douleurs de Notre-Dame : ce sont des stations en l’honneur de Marie désolée.

Montusclat - Sentier des Sept Douleurs

Montusclat - croix des stations de Marie désolée

La distance entre chacune de ces croix est exactement celle qui est nécessaire pour réciter un « Ave, Maria » de la Compassion (cf. > ici) et la strophe « Sancta Mater, istud agas… »

Au terme du sentier, c’est-à-dire sur le sommet de la Montagne de l’étoile, est aménagée une espèce de petite esplanade sur laquelle ont été dressées des croix et des statues.

Montusclat - la croix de l'étoile

Au sommet de la Montagne de l’étoile, le lieu-dit « la croix de l’étoile » aménagé pour les pélerinages.

Il faut remonter près de trois siècles en arrière pour bien comprendre la raison de cette espèce de sanctuaire à ciel ouvert.

En mai 1721, une épidémie terriblement contagieuse ravageait la contrée. Les paroissiens de Montusclat prononcèrent alors un voeu : celui de se rendre chaque année en pèlerinage auprès de Notre-Dame  de Tout Pouvoir, à Araules (à trois lieues et demi au nord de Montusclat), si le village était préservé de cette peste.
Il semble bien qu’il le fut puisque l’étude des registres paroissiaux montre que le nombre des décès à Montusclat cette année-là ne dépasse pas le nombre des morts des années ordinaires !
Toutefois, au bout de quelques années, ce pèlerinage annuel à Notre-Dame de Tout Pouvoir, à pied par des sentiers de chèvres avec les gros sabots de l’époque, se révéla difficile à maintenir : Monseigneur l’Evêque du Puy, en vertu de son autorité spirituelle, commua donc le voeu de la paroisse de Montusclat en une procession solennelle qui serait célébrée chaque année au premier dimanche de juillet et qui devrait se rendre à la croix érigée au sommet de la Montagne de l’étoile qui domine le village.
Ainsi fut fait, et la procession du premier dimanche de juillet jusqu’à la Croix de l’étoile fut fidèlement accomplie d’année en année.

En 1882, la Croix de l’étoile allait connaître des changements : cette année-là, l’abbé Charre, prêtre particulièrement fervent et zélé, arriva comme curé à Montusclat. Il fut surpris de ne trouver qu’une simple croix sur le lieu du terme de la procession annuelle du voeu, et suggéra qu’on y érige quelque chose qui rappelerait de manière plus significative que c’était grâce à l’intercession de la Sainte-Vierge que Montusclat avait été préservé de l’épidémie.

Dans ce pays de montagne, peuplé de gens simples à la foi profonde, qui souvent récitaient leur chapelet en gardant leurs troupeaux, le récit de l’apparition de la Très Sainte Mère de Dieu sur la sainte montagne de La Salette revêtait un sens peut-être plus fort qu’ailleurs…
Alors, pourquoi ne pas ériger à la Croix de l’étoile une belle statue de Notre-Dame de La Salette, dont les graves avertissements et les sages conseils ne pouvaient qu’être profitables aux paroissiens de Montusclat ?

Montusclat - Croix de l'étoile, Vierge en pleurs

Montusclat : la Croix de l’étoile
statue de la Vierge en pleurs de La Salette

Mais une statue de Notre-Dame de La Salette convenable par la taille et pour une implantation extérieure, cela coûte cher.

Le fervent abbé Charre n’avait pas le premier sou pour réaliser un tel projet ; les caisses de la paroisse avaient été vidées par les dernières réparations opérées à l’église.
Mais si la Sainte Vierge le veut, après tout…
Le bon curé monta à la Croix de l’étoile et y déposa une petite statue de plâtre rapportée de La Salette : « Et maintenant, si vous voulez que je vous élève ici une statue convenable, débrouillez-vous pour me trouver l’argent nécessaire ! »

Or la Sainte Vierge devait bien le vouloir si on en juge par la suite des événements ; et puisqu’elle avait été priée de se débrouiller… elle se débrouilla !

Le lendemain même du jour où l’abbé Charre l’avait ainsi priée, il fut appelé auprès d’une femme malade qui voulait lui remettre de l’argent « pour ses bonnes oeuvres ».
S’étant rendu auprès d’elle, le zélé curé l’entretint donc de son projet pour la Croix de l’étoile, et reçut une somme qui lui permettrait de payer une statue en fonte d’une centaine de kilos !

Montusclat - la Croix de l'étoile, statue de la Vierge parlant aux enfants

Montusclat : la Croix de l’étoile
La conversation de Notre-Dame avec les petits bergers de La Salette

Ce premier don en suscita d’autres.
L’abbé Charre décida alors d’ériger à proximité de la statue de la Vierge en pleurs quatorze croix de trachyte qui formeraient un chemin de croix.
Et puisqu’il y avait une statue de la Vierge en pleurs, une famille offrit la statue représentant la conversation de la Mère des Douleurs avec les petits bergers ; puis les dons permirent aussi d’acquérir une statue de la Vierge qui s’élève vers les cieux à la fin de l’apparition.

Les quatorze croix figurant les stations du chemin de croix furent donc disposées de telle sorte qu’elles permettent en même temps de parcourir la représentation des trois phases de l’apparition.

Le dimanche 5 septembre 1886 eut lieu la bénédiction solennelle du chemin de croix et des statues de Notre-Dame de La Salette :  les chroniques de l’époque rapportent qu’il vint pour l’occasion plus de deux mille personnes, accourues de toutes les paroisses alentour.
L’année suivante (29 mai 1887) furent bénites les sept croix représentant les stations à Marie désolée qui jalonnent le sentier d’accès à la Croix de l’étoile.
La chapelle de Saint Joseph que l’on trouve en arrivant fut construite en dernier.

Montusclat - la Croix de l'étoile, groupe de la conversation détail

Montusclat : la Croix de l’étoile
détail du groupe de la conversation

N’était-ce donc pas un lieu magnifique pour accomplir un pèlerinage aujourd’hui, jour de la Sainte-Croix, et pour se préparer à la fête de Notre-Dame des Sept-Douleurs, fête patronale du Refuge Notre-Dame de Compassion ?

Vous savez que notre Frère vous a tous « emportés dans son sac à prières » (pour reprendre la belle expression de notre amie Béatrice) jusqu’au sommet de la Montagne de l’étoile, et qu’il a déposé toutes vos intentions dans le Coeur maternel de Notre-Dame, avec aussi tous les malades qui nous sont recommandés, toutes les situations de détresse spirituelle et morale qui constituent la croix portée par tant de personnes, sans oublier notre pauvre et chère France aux abois et son Roi légitime en qui nous plaçons de grandes et vives espérances surnaturelles… (cf. > ici)

Patte de chatLully. 

Montusclat - la Croix de l'étoile, Vierge remontant aux cieux

Montusclat : la Croix de l’étoile
statue de la Vierge remontant aux cieux à la fin de l’apparition

Deux prières à Saint Pie X composées par le Vénérable Pie XII.

A l’occasion de la fête de >Saint Pie X, ce 3 septembre, invoquons-le avec le texte de deux prières qui furent composées par le Vénérable Pie XII.
La première est la péroraison du discours prononcé par le Pape Pacelli à l’occasion de la béatification de son prédécesseur (3 juin 1951) et la seconde la péroraison du discours de la canonisation (29 mai 1954).
On remarquera à quel point les termes de ces prières s’accordent aux besoins urgents de l’Eglise en ce début du XXIème siècle.

Saint Pie X

Saint Pie X

O bienheureux Pontife, fidèle serviteur de ton Seigneur, humble et sûr disciple du divin Maître, dans la douleur et dans la joie, dans les fatigues et dans les sollicitudes, Pasteur expérimenté du troupeau du Christ, tourne ton regard vers nous (…).
Ardus sont les temps où nous vivons, durs les efforts qu’ils exigent de nous. L’Epouse du Christ, autrefois confiée à tes soins, se trouve de nouveau dans de graves angoisses. Ses fils sont menacés d’innombrables périls dans leur âme et dans leur corps. L’esprit du monde, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. Beaucoup deviennent ses victimes. Ils ont des yeux et ne voient pas, des oreilles et n’entendent pas. Ils ferment leurs regards à la lumière de l’éternelle vérité, ils écoutent les voix des sirènes qui murmurent des messages trompeurs.
Toi qui fus ici-bas grand inspirateur et guide du peuple de Dieu, sois notre aide et notre intercesseur, et celui de tous ceux qui se proclament disciples du Christ.
Toi dont le coeur se brisa quand tu vis le monde se précipiter en une lutte sanglante, secours l’humanité, secours la chrétienté, actuellement exposée à de semblables épreuves : obtiens de la miséricorde divine le don d’une paix durable et, comme prémices de celle-ci, le retour des esprits à ce sentiment de véritable fraternité, qui seul peut ramener parmi les hommes et les nations la justice et la concorde voulues par Dieu.

Ainsi soit-il.

Armoiries de Saint Pie X

O Saint Pie X, gloire du sacerdoce, splendeur et honneur du peuple chrétien ; toi en qui parut l’humanité fraternisant avec la grandeur, l’austérité avec la mansuétude, la piété simple avec la profonde doctrine ; toi, le Pontife de l’Eucharistie et du catéchisme, de la foi intègre et de la fermeté impavide, tourne ton regard vers la Sainte Eglise que tu as tant aimée et à laquelle tu as donné le meilleur des trésors que la divine Bonté, d’une main prodigue, avait déposés en ton âme.
Obtiens-lui la sécurité et la constance au milieu des difficultés et des persécutions de notre temps, soulève cette pauvre humanité, dont les douleurs t’affligèrent tellement qu’elles finirent par arrêter les battements de ton grand coeur.
Fais qu’en ce monde agité triomphe cette paix qui doit être harmonie entre les nations, accord fraternel et collaboration sincère entre les classes sociales, amour et charité entre les hommes, de telles sorte que les angoisses qui consumèrent ta vie apostolique se transforment, grâce à ton intercession, en une réalité de bonheur, à la gloire de Notre-seigneur Jésus-Christ qui, avec le Père et le Saint-Esprit, vit et règne dans les siècles des siècles.

Ainsi soit-il.

Exposition de la chasse de St Pie X devant le maître autel de St Pierre après la canonisation

Exposition de la chasse de Saint Pie X devant le maître-autel de la basilique de Saint-Pierre au Vatican après la canonisation (29 mai 1954)

Voir ou revoir aussi :
- Prophétie et prière de Saint Pie X pour la France > ici.
- Centenaire de la mort de Saint Pie X et soixantième anniversaire de sa canonisation > ici.

2015-80. Où le Maître-Chat raconte comment au Mesnil-Marie nous avons pieusement commémoré le troisième centenaire de la mort du Grand Roi.

1715 – 1er septembre – 2015

frise lys deuil

Célébration au Mesnil-Marie
du
troisième centenaire du rappel à Dieu
de
Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XIV

Mardi 2 septembre 2015,
Fête des Bienheureux Martyrs de Septembre 1792 (cf. > ici).

La gloire de Louis XIV triomphe du temps (détail) - Baldassare Franceschini

Baldassare Franceschini, dit « il Volterrano » : la gloire de Louis XIV triomphe du temps (détail)
Palais de Versailles

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Il s’agissait pour nous d’un véritable devoir de piété filiale que de marquer aussi bien que nous le pouvions en notre Mesnil-Marie, le troisième centenaire du rappel à Dieu de Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XIV (cf. > ici) ; car si, en plusieurs endroits, cet anniversaire est commémoré par des manifestations culturelles et patrimoniales (concerts, émissions, conférences, expositions …etc.), nous tenions pour notre part à lui donner sa dimension chrétienne et pleinement spirituelle, celle qui est exprimée par exemple dans cet extrait de la fameuse « Oraison funèbre de Louis le Grand, Roi de France, prononcée dans la Sainte Chapelle de Paris », par le Père Jean-Baptiste Massillon :
« Retournez donc dans le sein de Dieu d’où vous étiez sortie, âme héroïque et chrétienne ! Votre cœur est déjà là où est votre trésor. Brisez ces faibles liens de votre mortalité, qui prolongent vos désirs et qui retardent votre espérance. Le jour de notre deuil est le jour de votre gloire et de vos triomphes. Que les Anges tutélaires de la France viennent au-devant de vous pour vous conduire avec pompe sur le trône qui vous est destiné dans le Ciel, à côté des saints rois vos ancêtres, de Charlemagne et de Saint Louis ».

On peut dire que la divine Providence s’était vraiment investie Elle-même dans cette entreprise puisqu’Elle avait tout disposé et facilité à cet effet : un prêtre ami disponible, heureux de  venir célébrer une Sainte Messe de requiem à cette intention ; des amis proches – ou moins proches – qui entraient dans les mêmes dispositions que nous ; le matériel et les ornements liturgiques que Frère Maximilien-Marie a patiemment récupérés, nettoyés, cousus, voire faits restaurer parfois, et qui – quoique modestement – permettaient d’assurer un véritable office funèbre selon les règles traditionnelles…

Lully veille à l'exacte préparation de la cérémonie

Lorsqu’on se nomme Lully, on se doit d’inspecter avec une scrupuleuse exactitude que tout soit parfaitement bien préparé avant la cérémonie célébrée à la pieuse mémoire du Grand Roi
(car si j’ai été appelé Lully c’est, de manière sous-jacente en hommage à l’action culturelle du Roi Soleil).

Ce mardi 1er septembre 2015, ce furent donc une bonne vingtaine de personnes qui remplissaient notre oratoire, autour du catafalque dressé pour la circonstance : de nombreux amis, tenus éloignés par leurs obligations, leur santé ou la distance nous étaient aussi unis par l’amitié et la prière.

« (…) Le Roi est mort ce matin, à huit heures un quart et demi, et il a rendu l’âme sans aucun effort, comme une chandelle qui s’éteint… », a écrit Philippe de Courcillon, marquis de Dangeau, dans son « Mémoire sur ce qui s’est passé dans la chambre du Roi pendant sa maladie ».
« Huit heures un quart et demi », c’est huit heures vingt-trois, selon – bien évidemment – l’heure solaire de Versailles.
Compte-tenu du décalage avec le cycle naturel établi par l’heure officielle actuellement en vigueur, en commençant la Sainte Messe à dix heures trente, nous étions à peu de choses près, à trois siècles de distance, à l’heure où, le dernier soupir du Souverain ayant été constaté, les ecclésiastiques présents dans sa chambre ont entonné l’antienne : « Subvenite, sancti Dei, occurrite, angeli Domini : Venez à son aide, ô saints de Dieu ; venez à sa rencontre, ô anges du Seigneur : recevez son âme et portez-la en présence du Très-Haut ! Que le Christ qui vous a appelé vous reçoive, et que les anges vous conduisent dans le sein d’Abraham… Donnez-lui, ô Seigneur, le repos éternel, et que la lumière sans déclin brille pour lui… » 

L’heure aussi où, à trois siècles de distance, le duc de Bouillon, grand chambellan, a crié depuis le balcon de la chambre du Roi : « Le Roi Louis XIV est mort » puis, par trois fois, « Vive le Roi Louis XV ! »

2-la Messe de Requiem va commencer

La Sainte Messe va commencer…

La Messe fut très fervente et recueillie. L’arrivée, vraiment providentielle, d’un jeune homme habitué à servir la Messe a dégagé Frère Maximilien-Marie d’avoir à assurer le service de l’autel en même temps que le chant.

3-Pendant la Sainte Messe

Avant la collecte.

La tout-à-la-fois sobre et somptueuse liturgie traditionnelle des défunts nous a portés pendant près d’une heure et demi dans un univers intemporel : celui de la communion avec Dieu et, par conséquence aussi, de la communion avec tous ceux qui, vivants de Sa grâce, sont entrés dans Sa lumière et Son repos

Prie-Dieu pour la Sainte Communion

Le prie-Dieu servant pour la Sainte Communion, drapé d’un tissu noir damassé de fils d’argent
et recouvert d’un napperon fleurdelysé.

4-à la Sainte Communion

Puis ce fut l’absoute : « Délivrez, nous Vous en supplions, Seigneur, l’âme de Votre serviteur le Roi Louis de tous les liens de ses péchés, afin que dans la gloire de sa résurrection, elle jouisse de la vie, ressuscitée parmi Vos saints et Vos élus… »

5-à l'absoute

Encensement du catafalque après l’aspersion d’eau bénite :

6-encensement du catafalque à l'absoute

Après la Sainte Messe, Monsieur l’Abbé a procédé à la bénédiction d’un vitrail réalisé par notre Frère Maximilien-Marie à l’occasion de ce troisième centenaire (c’est son premier : il n’est pas parfait mais il est néanmoins d’un bel effet à la petite fenêtre du pignon Est du Mesnil-Marie, juste au-dessous du campanile) :

Vitrail du 3e centenaire réalisé par Frère Maximilien-Marie

Une petite inscription lui sera ajoutée pour en exprimer tout le sens : « Ad maximan Regi regum gloriam, ad Galliae Liliorum exaltationem, ad piam Ludovici Magni memoriam : pour la très grande gloire du Roi des rois, pour l’exaltation des Lys de France, pour la pieuse mémoire de Louis le Grand »

Si quelques uns de nos amis ont dû repartir après la Messe, ils furent aussi une quinzaine à rester au Mesnil-Marie pour un pique-nique – le temps, souvent menaçant pourtant, n’en a pas empêché le bon déroulement – où ont abondé les échanges confiants et joyeux.

A travers une cérémonie telle que celle que nous avons vécue ici hier, cérémonie qui n’est en rien une manifestation folklorique nostalgique stérile, mais dans laquelle s’exprime toute une vivante et forte espérance, c’est, enracinés dans le terreau fécond de la Tradition monarchique chrétienne, un regard confiant et fort que nous portons vers l’avenir, quels que sombres qu’apparaissent les nuages qui s’amoncellent à l’horizon de l’humanité, de la France et de l’Eglise.

En évoquant la figure du Monarque inégalé que Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même, dans les messages confiés à Sainte Marguerite-Marie en 1689, n’a pas hésité à appeler « le fils ainé de Mon Sacré-Coeur » (cf. > ici), et non pas seulement « le fils aîné de la Sainte Eglise » selon son titre traditionnel, (cf. > ici), nous proclamons avec assurance notre confiance dans les promesses divines accordées à la France et à sa Royauté fondée sur le pacte de Reims, transmises avec tant de force par tant de saints tout au long des siècles (cf. par exemple, la prophétie de Saint Pie X > ici), et c’est le coeur gonflé d’espérance surnaturelle que nous crions à notre tour avec une immense ferveur : « Le Roi est mort. Vive le Roi ! ».

Lully.

Le Roi est mort. Vive le Roi !

Le Roi est mort. Vive le Roi !

frise lys deuil

2015-78. L’hymne « Magne Pater Augustine » pour la fête de Saint Augustin.

28 août,
la fête de notre Bienheureux Père Saint Augustin.

Sacré-Coeur gif

En cette fête de notre glorieux Père Saint Augustin, je veux livrer à votre méditation et à votre louange l’hymne latine traditionnelle propre à tous les religieux vivant sous la Règle de Saint Augustin : dont je vous ai aussi préparé une traduction en langue française.

Saint Augustin avec la Vierge et l'Enfant Jésus lui transverbérant le coeur - musée des beaux arts Séville

Le Saint Enfant Jésus, tenu par la Très Sainte Vierge Marie,
transverbérant le coeur de Saint Augustin
(musée des Beaux-Arts, Séville)

Magne Pater Augustine,
preces nostras suscipe.
et per eas Conditori
nos unire sátage,
atque rege gregem tuum
summum decus Proesulum.

Amatorem paupertatis
te collaudant páuperes :
assertorem veritatis
amant veri judices :
frangis nobis favos mellis,
de scripturis disserens.

Quae obscura prius erant,
nobis plana faciens ;
tu de verbis Salvatoris
dulcem panem cónficis,
et propinas potum vitae
de psalmorum néctare.

Tu de vita monachorum
sanctam scribis regulam,
quam qui amant, et sequuntur,
viam tenent regiam,
atque tuo sancto ductu
redeunt ad patriam.

Regi regum salus, vita,
Decus et imperium,
Trinitati laus et honor
sit per omne saeculum,
quae concives nos adscribat
supernorum civium.

Amen.

 


O notre illustre Père Augustin,
accueillez nos prières.
Par elles, à notre Créateur
employez-vous à nous unir,
et dirigez votre troupeau,
ô vous la gloire de l’épiscopat.      

C’est l’amant de la pauvreté
qu’en vous fêtent les pauvres :
c’est le défenseur de la vérité
que chérissent les juges véritables :
Vous rompez pour nous des rayons de miel
en commentant les Ecritures.

Les passages auparavant obscurs,
vous les aplanissez pour nous ;
Vous, avec les paroles du Sauveur,
vous pétrissez un pain savoureux,
et vous composez un breuvage de vie
avec le nectar des psaumes.

Pour la conduite de vos moines,
vous rédigez une règle sainte,
par laquelle ceux qui l’aiment et la suivent
tiennent une voie royale,
et, sous votre sainte direction,
ils regagnent la Patrie.

Au Roi des rois, salut, vie,
gloire et empire ;
Qu’à la Trinité louange et honneur
soit pour tous les siècles,
qu’Elle daigne nous inscrire au nombre
des citoyens de la Cité d’en-haut.

Ainsi soit-il !

 

St Augustin avec la Vierge et l'Enfant Jésus - Séville (détail)

Sacré-Coeur gif

A lire, à relire et à méditer :
- Les cinq catéchèses du Saint-Père Benoît XVI consacrées à Saint Augustin en  2008, à partir d’ici > www
– La catéchèse du Saint Père Benoît XVI du 25 août 2010 sur Saint Augustin > www
– L’homélie consacrée aux « trois conversions de Saint Augustin » prononcée par le Saint-Père Benoît XVI lors de son pélerinage à Pavie en avril 2012 > www
– L’importance de la part monastique dans la vie de Saint Augustin > www
– Prière pour la conversion de ses moeurs, attribuée à Saint Augustin > www
– Le génie, les mérites et la gloire de Saint Augustin (Poujoulat) > www
- La Règle de notre Bienheureux Père Saint Augustin > www

2015-77. D’un important communiqué que nous répercutons à l’occasion de cette fête de Saint Louis de l’an de grâce 2015.

Mardi 25 août 2015,
Fête de Saint Louis, Roi de France.

Bien chers Amis,

Nous attribuons la plus haute importance à ce qui suit – les publications des deux jours précédents en constituaient une forme de préparation (cf. > ici et > ici) – et nous vous demandons de lui accorder la plus grande attention.
Après l’avoir lu très lentement devant Dieu, après avoir prié et réfléchi
1) d’une part vous y donnerez la réponse que vous dictera votre coeur,
2) et d’autre part, si vous en comprenez l’importance et communiez à l’esprit qui l’anime, vous aurez à coeur de le faire suivre, avec la prudence et le discernement qui conviennent, à toutes les personnes qui vous sembleront pouvoir partager et vivre les mêmes aspirations.

A – La divine Providence a permis que se rencontrent plusieurs ecclésiastiques – prêtres et religieux – qui se sont fraternellement ouverts les uns aux autres des inspirations constantes, véritablement constitutives de leur consécration au service du Christ et de l’Eglise, à se dévouer d’une manière particulière à la France et à son souverain légitime : Monseigneur Louis de Bourbon, duc d’Anjou, aîné des Capétiens, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX.
Ces quelques ecclésiastiques ont l’intime conviction qu’ils ne sont pas les seuls : ils se proposent donc de réunir les prêtres, séminaristes et religieux qui ont au coeur le même idéal en un mouvement spirituel, un peu comme les confréries de jadis ou comme une sorte de « chapitre », spécialement dédié à la prière pour le Prince, pour sa personne et pour la mission qui lui incombe.
A cet effet, ces prêtres et religieux pourront trouver dans le texte publié ci-dessous la réunion de précieux éléments spirituels et liturgiques suggérant de quelle manière concrète, dès à présent, ils peuvent s’associer à ce mouvement de prière et agir de la plus haute et de la plus « efficace » manière qui soit possible ici-bas pour le service de cette cause.
Par ailleurs, si ces prêtres, séminaristes et religieux, ne souhaitent pas seulement un mouvement spirituel informel, mais bien la constitution d’une espèce de « confrérie » ou de « chapitre » qui leur permette de se soutenir et de s’encourager mutuellement dans ce zèle et cette ferveur, qu’ils n’hésitent pas à se mettre en relation avec nous.
Une adresse électronique est active pour tout contact (demandes de renseignements, demandes d’adhésion, … etc.) > ici

B – Nous avons également conscience que les fidèles laïcs peuvent eux aussi vivre profondément de cet esprit.
Tous les légitimistes conscients que l’engagement militant pour la royauté traditionnelle et les efforts divers auxquels ils participent ne pourront porter du fruit que s’ils sont portés par un vrai et profond courant spirituel, peuvent donc être « associés » ou « affiliés », selon des modalités particulières, à cette « confrérie ».
Que les fidèles qui désirent cet engagement se fassent eux aussi connaître (ibid. > ici).

Les idées qui président à ce mouvement sont simples et claires, même si – dans l’état actuel des choses – les configurations pratiques d’organisation ne sont pas toutes précisées ; néanmoins, en cette fête de la Saint Louis et en l’année du troisième centenaire de la mort du Grand Roi, il nous a semblé important d’en publier l’annonce et de faire de ce 25 août 2015 le jour, à la portée hautement symbolique, de sa création.

Je vous laisse maintenant prendre connaissance de l’excellent texte préparé par notre ami, Monsieur l’abbé Louis de Saint-Taurin. 

Puisse le Ciel nous être en aide !

Lully.

Simon Vouet - St Louis recevant du Christ la Ste Couronne d'épines

Simon Vouet : Saint Louis recevant du Christ la Sainte Couronne d’épines.

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En cette heure tragique de l’histoire humaine…

« En cette heure tragique de l’histoire humaine » (Pie XII), le premier Ordre du Royaume se doit de montrer l’exemple, éclairant et confortant le peuple chrétien. En effet, infidèle à sa mission et à l’ordre voulu par Dieu, la France s’enfonce toujours davantage dans la décadence, la crise et l’enfer d’une vie sans Dieu.

Le Clergé catholique, de par le Sacrement de l’Ordre qu’il a reçu malgré son indignité, a un rôle essentiel à mener dans le plan de restauration de l’ordre divin, de réévangélisation de la France et de l’Occident, en remplissant pleinement son rôle d’intermédiaire, de médiateur entre Dieu et la France, confiée au Fils aîné de Son Église.

Depuis quelques décennies foisonnent en notre Patrie de belles initiatives en faveur de la France catholique : des neuvaines de prières ou Messes, au tout récent carillonnement des cloches (à la valeur exorciste) en faveur des Chrétiens d’Orient persécutés.

Mais puisque la mission sacrée de la France passe par la restauration de son roi légitime, « fils aîné [du] Sacré-Cœur », ses ministres sacrés se doivent de renouveler et appliquer les protestations de fidélité de leurs ancêtres à leurs souverains, régulièrement affirmées lors des Assemblées du Clergé d’Ancien Régime et au serment de fidélité prêté à chaque investiture de bénéfice ecclésiastique.

La première mission des ministres du Très-Haut étant d’assurer le Culte divin, prière publique de l’Épouse du Christ, c’est en la prière liturgique qu’évêques, prêtres, diacres, sous-diacres, séminaristes et religieux doivent concentrer le meilleur de leurs efforts.

Pendant près de mille cinq cents ans, le Clergé de France a offert le Très-Saint-Sacrifice de la Messe pour le salut de ses souverains, la prospérité de la France et la fidélité de celle-ci à Dieu et à l’Église.
La célébration de la Messe pro Rege et Francia (individuelle, en triduum ou neuvaine) est donc le plus grand service que peuvent rendre les prêtres ; une tradition remontant à Anne d’Autriche et Monsieur Olier y consacre d’ailleurs le premier mardi de chaque mois par la célébration de la Messe votive de saint Michel.

L’offrande de l’Office divin à l’intention de la France et du lieutenant du Christ, lors de la récitation du bréviaire ou lors du chant des Heures, est le second service du Clergé ; diacres et sous-diacres, religieux et religieuses s’y associent aux prêtres.

La sainte Liturgie regorge de richesses que le Clergé se doit de connaître voire redécouvrir, et surtout répandre et dispenser, à travers les :

invocations : acclamations carolingiennes, strophe pour la France à l’O Salutaris Hostia après la double élévation, prière pour le Roi après le dernier évangile de toutes les Messes et surtout de la grand’Messe dominicale (cf. Belgique et Royaume-Uni), prières fériales intercédant pour le Roi dans la « forme extraordinaire du rite romain », prière pour le Roi au Canon de la Messe après la mention de l’évêque diocésain, au Præconium paschale le Samedi Saint, aux Litanies des Saints et comme oraison votive (note 1) (collecte/secrète/postcommunion) comme le prévoit le Missel romain (Orationes diversæ), ainsi qu’aux Saluts du Très-Saint-Sacrement devant le trône du Roi des rois, ou comme prière spéciale, peut-être juste après l’angélus : verset Domine salvum fac Regem (Ps. XIX, 10) chanté trois fois, puis Gloria Patri et verset et oraison pour le Roi (note 1).

bénédictions : drapeaux et objets de dévotion fleurdelysés, bannière de sainte Jeanne d’Arc, vœux privés de prière voire de consécration à la France.

processions d’action de grâces (comme celle du Vœu de Charles VII le 12 août pour le Recouvrement de la Normandie), de consécration (comme celle du Vœu de Louis XIII le 15 août), ainsi que de pénitence.

solennisation des fêtes des saints rois et reines de France, en premier lieu desquelles la Saint-Louis le 25 août ; de leurs anniversaires (800e anniversaire de la naissance de S. Louis et 12e centenaire de la mort de S. Charlemagne en 2014, tricentenaire de la mort de Louis XIV en 2015, etc.)

pèlerinages auprès de nos protecteurs (S. Michel,  Ste Thérèse, S. Curé d’Ars), aux tombeaux de nos rois (Saint-Denis) ou des Apôtres de la France (S. Remi, S. Martin).

fidélité aux demandes du Seigneur, comme la prière pour la France révélée au Rédemptoriste Marcel Vân (1928-1959), dont la cause de béatification est en cours, afin que chaque Français la récite quotidiennement : « Seigneur Jésus, ayez pitié de la France, daignez l’étreindre dans Votre amour et lui en montrer toute Votre tendresse. Faites que, remplie d’amour pour Vous, elle contribue à Vous faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de Vous rester à jamais fidèles et de travailler d’un cœur ardent à répandre Votre règne dans tout l’univers. Ainsi soit-il ».

association de prières (confréries cléricales, etc.) selon le commandement du Seigneur : « Si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par Mon Père Qui est dans les Cieux. Car là où deux ou trois sont réunis en Mon Nom, Je Suis au milieu d’eux » (Matth. XVIII, 19-20), et « Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira ; car quiconque demande, reçoit ; celui qui cherche, trouve ; et l’on ouvre à celui qui frappe » ((Matth. VII, 7-8).

Que tout clerc soit bien convaincu que ces prières liturgiques sont toutes-puissantes sur le Cœur de Dieu, d’un Dieu Qui a toujours montré en France Son soutien à la légitimité, comme le manifeste plus que tout l’épopée de sainte Jeanne d’Arc, envoyée restaurer Charles VII (malgré sa pusillanimité puis ses infidélités postérieures) face à un roi anglais pourtant catholique… Et n’oublions pas que contrairement aux autres pays, la fidélité des régnicoles en France n’est pas nostalgique, puisqu’à la mort d’un roi, un autre lui succède automatiquement : merveille des Lois Fondamentales !

Que le Clergé se souvienne bien que ce sont ses évêques qui, « en nom Dieu », ont confirmé et affermi les trois dynasties ayant régné sur la France. Les gouvernements passent, nous ne le savons que trop. Si Dieu nous exauce demain, il faudra que Son Clergé soit apte à encourager et soutenir le grand mouvement de régénération et rechristianisation de la société et de ses institutions. Aussi le Christ doit-Il nous trouver en état de veille…

Le Clergé doit faire de la mission de la France et de la restauration du Prince promis et espéré, le sujet de ses panégyriques, de ses sermons, de ses conférences, de ses exhortations, de ses discussions, rallumant le feu de la fidélité chez le peuple français, qui attend de vrais et courageux pasteurs. Que les prêtres incitent tout particulièrement les familles et surtout les enfants à prier quotidiennement pour le Roi, multipliant invocations, neuvaines et sacrifices. Père des familles, le roi est en effet le principal garant de la protection de l’institution sacrée de la famille.

Qu’ecclésiastiques, religieux et laïques multiplient et approfondissent l’enseignement de la Chrétienté et de l’Histoire de la France catholique. Qu’ils fassent eux-mêmes de la prière pro Rege et Francia le refrain de leurs oraisons jaculatoires, méditant sans cesse sur l’épanouissement admirable et la contribution au salut de nos ancêtres de la Royauté très-chrétienne en France.

« Demandez et vous recevrez » : la culpabilité des « orants » sera grande lorsque viendra l’Époux, s’Il ne les trouve pas vigilants. Qu’Il n’ait pas à reprocher à Son Clergé de ne Lui avoir pas demandé de toutes ses forces, naturelles comme surnaturelles, la restauration de la Chrétienté : « La civilisation n’est plus à inventer, ni la cité nouvelle à bâtir dans les nuées. Elle a été, elle est ; c’est la Civilisation chrétienne, c’est la Cité catholique. Il ne s’agit que de l’instaurer et la restaurer sans cesse sur ses fondements naturels et divins contre les attaques toujours renaissantes de l’utopie malsaine, de la révolte et de l’impiété : omnia instaurare in Christo » (S. Pie X : Lettre Notre charge apostolique aux évêques de France sur le Sillon, du 25 août 1910).

Et puisque la valeur de nos actes repose sur la vertu de charité, c’est avec une grande amitié surnaturelle que les ecclésiastiques et religieux se doivent unir pour cette sublime mission, avec humilité et magnanimité, avec une âme d’enfants de Dieu, une espérance et confiance à déplacer les montagnes, en bannissant tout esprit de supériorité, de jalousie et d’acédie, et bénissant avec bienveillance et reconnaissance toute initiative en faveur du Beau, du Bien et du Vrai, en faveur de la Légitimité, pour une France catholique revigorée.

Afin d’approfondir et développer ces quelques lignes, nous recommandons à MM. les ecclésiastiques la lecture des très riches ouvrages de M. Alexandre Maral parus ces dernières années, en particulier La Chapelle royale de Versailles sous Louis XIV, cérémonial, liturgie et musique (Wavre, Mardaga, 2002).
A la demande de saint Pie X, qu’ils fassent leurs les testaments de S. Remi, Charlemagne et S. Louis, et les œuvres du grand cardinal Pie. Qu’ils récitent et méditent enfin cette prière des Francs :
« Dieu Tout-puissant et Éternel, Qui pour servir d’instrument à Votre divine volonté dans le monde, et pour le triomphe et la défense de Votre Sainte Église, avez établi l’empire des Francs, éclairez toujours et partout leurs fils de Vos divines lumières, afin qu’ils voient ce qu’ils doivent faire pour établir Votre règne dans le monde et que, persévérant dans la charité et dans la force, ils réalisent ce qu’ils auront vu devoir faire. Ainsi soit-il ».

Abbé Louis de Saint-Taurin.               

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Note 1 : Prière pour le Roi à la Messe :
En France, la prière pour le Roi était, avant la Révolution, prévue à la Messe comme suit :

« V/ Domine salvum fac Regem. R/ Et exaudi nos in die qua invocaverimus Te » juste après l’antienne de communion, puis oraison pour le Roi après la dernière postcommunion sous la même conclusion :
« Quaesumus, omnipotens Deus, ut famulus Tuus N. Rex noster, qui Tua misericordia suscepit regni gubernacula, virtutum etiam omnium percipiat incrementa quibus decenter ornatus est, et vitiorum monstra devitare, hostes superare (note 2) et ad Te, Qui via, veritas et vita es, gratiosus valeat pervenire. Per Dominum nostrum… »
Sous le bienheureux pape Pie IX, la S. C. des Rites confirma cet ordre liturgique, mais pour Napoléon III.

Note 2 : Ces mots Hostes superare n’apparaissent pas dans la prière pour les rois (pro Rege) du Missel romain, mais appartiennent bien à la prière pour le Roi de France et sont nécessaires !

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Publié dans:De liturgia, Prier avec nous, Vexilla Regis |on 25 août, 2015 |10 Commentaires »

Prière à Notre-Dame des Neiges :

miracle de la neige 5 août

Leçons du bréviaire
pour le deuxième nocturne des matines
de la fête du 5 août :

Quatrième leçon : 
Sous le pontificat de Libère (1), le patricien romain Jean et sa noble épouse, n’ayant point d’enfants pour hériter de leurs biens, vouèrent leurs possessions à la très sainte Vierge Mère de Dieu, et ils lui demandèrent instamment, par des prières multipliées, de leur faire connaître, d’une manière ou d’une autre, à quelle œuvre pie elle voulait que ces richesses fussent employées. La bienheureuse Vierge Marie écouta favorablement des supplications et des vœux si sincères et y répondit par un miracle.

Cinquième leçon :
Aux nones d’août, époque où les chaleurs sont très grandes à Rome, une partie du mont Esquilin fut couverte de neige pendant la nuit. Cette nuit même, tandis que Jean et son épouse dormaient, la Mère de Dieu les avertit séparément d’élever une église à l’endroit qu’ils verraient couvert de neige, et de dédier cette église sous le nom de la Vierge Marie ; c’est ainsi qu’elle voulait être instituée leur héritière. Jean rapporta la chose au Pontife Libère, qui affirma avoir eu la même vision pendant son sommeil.

Sixième leçon :
En conséquence, Libère, accompagné de son clergé et de son peuple, vint, au chant des litanies, à la colline couverte de neige, et il y marqua l’emplacement de l’église, qui fut construite aux frais de Jean et de son épouse.
Sixte III restaura plus tard cette église (2). On la désigna d’abord sous divers noms : basilique de Libère, Sainte-Marie-de-la Crèche (3). Mais comme il existait déjà à Rome beaucoup d’églises consacrées à la sainte Vierge, on finit par l’appeler église de Sainte-Marie-Majeure, pour que, venant s’ajouter à la nouveauté du miracle et à l’importance de la basilique, cette qualification même de majeure la mît au-dessus de toutes les autres ayant le même vocable. L’anniversaire de la dédicace de cette église, rappelant la neige qui tomba miraculeusement en ce jour, est célébré solennellement chaque année.

ange du miracle de la neige

Notes :
(1) - Libère, pape de 352 à 366. La date communément admise aujourd’hui pour le miracle de la neige célébré en ce jour est celle du 5 août 358.
(2) - Saint Sixte III, pape de 432 à 440 (il est mentionné au martyrologe à la date du 19 août). La restauration et les embellissements qu’il fait entreprendre sur la basilique libérienne dédiée à la Sainte Mère de Dieu s’inscrivent dans la continuité du concile d’Ephèse (431). Les extraordinaires mosaïques que l’on admire aujourd’hui encore à l’arc triomphal de la basilique datent de son pontificat. 
(3) - On n’a pas de certitude sur la date exacte à laquelle les reliques de la Crèche de Notre-Seigneur furent apportées à Rome et déposées dans l’oratoire de la crèche édifié à côté de la basilique. Pour de plus amples informations historiques, se reporter à l’article publié ici dans ce blogue > Histoire de la dévotion à la Crèche.

Niccolò Soggi - Miracle de la neige 1520-24 -Musée diocésain d'Arezzo

Niccolo Soggi  (1479-1551) : le miracle de la neige
(musée diocésain d’Arezzo)

Prière à Notre-Dame des Neiges :

I. Par la très sainte résolution que vous avez vous-même inspirée dans les âmes du patricien romain Jean et de sa digne épouse, afin de leur faire consacrer à votre honneur tous leurs biens, puisque privés d’héritier par une stérilité invétérée, obtenez-nous, ô très Sainte Mère de Dieu, de savoir toujours tirer profit des contraditions et oppositions qui nous assaillent sur cette terre pour travailler plus ardemment à l’acquisition des biens éternels du Ciel, spécialement en soutenant les œuvres qui concourrent à votre gloire.

Je vous salue, Marie…

II. Vous avez révélé au même moment, tant au saint patricien Jean, à son épouse stérile et et au pape Libère, votre souhait de voir une église érigée en votre honneur, là où l’on trouverait le sol couvert de la neige miraculeusement envoyée par vous au plus fort de la chaleur estivale : par cette illustre révélation, obtenez-nous, ô très illustre Vierge, de toujours reconnaître clairement vos très saintes volontés pour que nous nous y conformions avec exactitude dans toute notre conduite.

Je vous salue, Marie…

III. Sous les yeux de Rome toute entière, vous avez recouvert d’une neige miraculeuse le sommet du Mont Esquilin, et vous l’avez conservée intacte sous l’ardent soleil d’août, afin d’indiquer le lieu et les dispositions du sanctuaire que vous demandiez en votre honneur : par ce miracle inédit, obtenez-nous, ô puissante Reine céleste, de ne jamais douter de l’ampleur de votre pouvoir, aussi bien dans l’ordre de la nature que dans celui de la grâce, et de nous confier toujours en votre toute puissance.

Je vous salue, Marie…

IV. Par cette leçon mystérieuse que vous avez donnée au monde entier en envoyant de la neige au mois d’août sur une des collines de Rome, vous avez symboliquement manifesté le devoir qui nous incombe de garder nos âmes pures, afin de bénéficier de votre sainte protection : obtenez-nous donc, ô Sainte Vierge des vierges, de nous préserver toujours des souillures de l’âme et de garder intacte la chasteté de notre état, afin d’avoir par aux bénédictions célestes que Dieu se plaît à répandre par vos mains.

Je vous salue, Marie…

V. L’église qui vous fut ainsi dédiée sous le vocable de Sainte-Marie aux Neiges, rendue encore plus illustre par les saintes reliques de la Crèche de Notre-Seigneur rapportées de Bethléem et pour le titre de Sainte-Marie-Majeure qu’elle reçut enfin, fut de tout temps l’objet d’une sollicitude particulière des pontifes romains et de la dévotion de nombreux saints : par la gloire particulière que vous avez procurée à cette basilique, obtenez-nous, ô notre Mère et notre Souveraine, de toujours travailler à votre gloire, de nous dédier, autant qu’il est en notre pouvoir, à l’entretien et à l’ornementation de vos sanctuaires et de vos autels, afin que nous puissions, au terme de cette vie, être introduits auprès de vous dans le Temple du Ciel, pour y chanter avec vous un « Magnificat » éternel.

Je vous salue, Marie…

Oraison :
Accordez à Vos serviteurs, nous Vous en prions, Seigneur notre Dieu, de jouir toujours de la santé de l’âme et du corps : et par la glorieuse intercession de la Bienheureuse Marie toujours Vierge, d’être délivrés des tristesses du temps présent et d’avoir part aux joies de l’éternité.
Nous Vous le demandons par Jésus-Christ Notre-Seigneur.

Ainsi soit-il.

Icône Salus populi romani Sainte Marie aux Neiges à Rome

Icône miraculeuse « Salus populi romani », attribuée à Saint Luc
(chapelle Borghese de la basilique Sainte-Marie-aux-Neiges, Rome)

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