Archive pour la catégorie 'Prier avec nous'

2026-33. Leçons historiques des matines de la fête de Saint Casimir Jagellon.

4 mars,
Fête de Saint Casimir Jagellon, roi et confesseur ;
Mémoire de la Bienheureuse Mère Saint-Louis (née Marie-Louise-Elisabeth de Lamoignon), fondatrice des Sœurs de la Charité de Saint-Louis ;
Mémoire de Saint Lucius 1er, pape et martyr ;
En Carême, mémoire de la férie.

Herman Collenius - Saint Casimir

Herman Collenius (1650-1723) : Saint Casimir (avant 1723).

frise avec lys naturel

 Leçons du deuxième nocturne des matines

de la fête de

Saint Casimir Jagellon

au Bréviaire romain traditionnel :

Quatrième leçon : 

   Casimir, fils de Casimir, roi de Pologne, et d’Elisabeth d’Autriche, instruit dès son enfance par d’excellents maîtres dans la piété et les belles lettres, domptait ses jeunes membres par un rude cilice et les affaiblissait par des jeûnes assidus. Dédaignant la mollesse d’un lit royal, il couchait sur la dure, et s’en allait secrètement, au milieu de la nuit, implorer la divine miséricorde, prosterné contre terre, devant les portes des églises.
La Passion de Jésus-Christ était l’objet continuel de ses méditations, et lorsqu’il assistait à la Sainte Messe, son esprit était d’ordinaire tellement élevé en Dieu, qu’il semblait ravi hors de lui même.

Saint Casimir - anonyme

Saint Casimir en prière : attribué à Agostino Masucci (1691-1758)
[collections du château royal de Varsovie].

Cinquième leçon : 

   Il s’appliqua avec soin à promouvoir la foi catholique, et à abolir le schisme des Ruthènes [note : ] ; c’est pourquoi il porta le roi Casimir, son père, à défendre par une loi, aux schismatiques, de bâtir de nouvelles églises, et de réparer les anciennes qui tombaient en ruines.
Bienfaisant et miséricordieux envers les pauvres et les malheureux, il s’acquit le nom de père et de protecteur des indigents.
Sur la fin de sa vie, il prouva courageusement son amour pour la virginité, qu’il avait conservée intacte depuis son enfance, quand, dans une grave maladie, il résolut fermement de mourir plutôt que de rien faire contre la chasteté.

Cathédrale de Vilnius - chapelle Saint Casimir

Cathédrale de Vilnius : chapelle Saint-Casimir
[la châsse d’argent dans laquelle se trouve le corps de Saint Casimir
est placée au-dessus du maître-autel].

Sixième leçon : 

   Consumé en peu de temps, plein de vertus et de mérites, après avoir prédit le jour de sa mort, il rendit son âme à Dieu, entouré de prêtres et de religieux, en la vingt-cinquième année de son âge.
Son corps, transporté à Vilnius, devint célèbre par beaucoup de miracles. En effet, non seulement on vit à son tombeau une jeune fille morte revenir à la vie, des aveugles recouvrer la vue, des boiteux être guéris, et de nombreux malades retrouver la santé mais il apparut dans les airs à une armée lithuanienne effrayée de son petit nombre, au moment de l’invasion inopinée d’un ennemi puissant, et il lui fit remporter une victoire insigne.
Déterminé par ces merveilles, Léon X inscrivit Casimir au nombre des Saints.

Châsse de Saint Casimir

Châsse de Saint Casimir (cathédrale de Vilnius).

2026-28. Fête de Saint Joseph au Mesnil-Marie, jeudi 19 mars 2026.

Jeudi 19 mars 2026

Fête de Saint Joseph

au Refuge Notre-Dame de Compassion

Saint Joseph avec l'Enfant Jésus - Blogue

Programme :

- 10 h : Conférence spirituelle sur la dévotion envers Saint Joseph ;
- 11 h 30 : Messe chantée (rite latin traditionnel) ;

- Repas partagé (les personnes qui souhaitent venir doivent impérativement nous le faire savoir dans les meilleurs délais – merci) ;

16 h : Chapelet et bénédiction du Très Saint Sacrement.

Important :

   La chapelle du Mesnil-Marie est un lieu privé, aussi les personnes qui désirent participer à cette fête et être présentes pour le déjeuner voudront-elles bien s’inscrire (au moyen de l’espace des commentaires, ci-dessous – ce ne sera pas publié).
Merci par avance !

Monogramme Saint Joseph vignette

2026-27. De la Bienheureuse Isabelle de France.

25 février,
Fête de la Bienheureuse Isabelle de France, vierge ;
Fête de la Bienheureuse Julie de Certaldo, vierge de l’Ordre de Saint Augustin (cf. > ici) ;
Anniversaire de l’exécution de Jean-Nicolas Stofflet (25 février 1796 – cf. > ici).

Bienheureuse Isabelle de France - blogue

       Isabelle de France, fille de Leurs Majesté le Roi Louis VIII, dit le Lion, et la Reine Blanche de Castille, est née au mois de mars 1225 (on ne connaît pas le jour exact, ni celui de son baptême).

   Sœur puinée de Saint Louis IX (né le 25 avril 1214), Isabelle reçut, comme lui, une éducation chrétienne très forte qui porta d’heureux fruits : ainsi, dès son plus jeune âge, se fit-elle remarquer par sa profonde piété et sa pratique exemplaire des vertus chrétiennes.

   Pour des motifs d’alliances politiques, sa mère, régente du Royaume depuis la mort de Louis VIII (+ 8 novembre 1226) eut le dessein de la marier au comte Hugues de la Marche, lequel toutefois préféra épouser Yolande, fille du comte de Bretagne.

Détail de la statue de la Bienheureuse Isabelle de France au porche de Saint-Germain l'Auxerrois - Paris

Détail de la statue de la Bienheureuse Isabelle de France
au porche de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois (Paris).

  De son côté, le pape Innocent IV (1243-1254) eût souhaité qu’elle épousât Conrad, fils de l’empereur Frédéric II de Hohenstaufen : le prince Conrad portait le titre de roi de Jérusalem, où il n’exerça jamais la réalité du pouvoir, et devait hériter de l’Empire.
Isabelle déclina cette proposition en faisant valoir à sa famille et au Souverain Pontife qu’elle voulait garder la virginité pour Notre-Seigneur Jésus-Christ. Le Pape lui accorda alors, par une bulle particulière datée du 26 mai 1254 l’autorisation de se placer sous la tutelle spirituelle des franciscains pour y accomplir sa vocation.

   L’année suivante, celle de ses trente ans, soutenue par son frère le Roi, Isabelle entreprit la construction d’un monastère, dans la forêt de Rouvray (dont ne subsiste aujourd’hui que le bois de Boulogne), proche de Paris : sur un vaste terrain défriché – Longchamp -, concédé par Saint Louis, et avec les trente mille livres qui eussent constitué sa dot si elle se fût mariée à un prince de rang égal ou supérieur à sa naissance, conseillée par Saint Bonaventure, Isabelle supervisa, pendant quatre années (1255-1259), l’édification d’un monastère qu’elle dédia à l’Humilité de Notre-Dame.

Enluminure représentant la construction de l'abbaye de Longchamps et l'entrée en clôture de la Bienheureuse Isabelle de France

Enluminure représentant la construction de l’abbaye de Longchamp
et l’entrée en clôture de la Bienheureuse Isabelle de France.

   Le 23 juin 1260, des Clarisses essaimant du monastère de Reims en prirent possession.
La Règle qui fut adoptée par le monastère de Longchamp n’était pas celle observée au monastère de Saint-Damien d’Assise, mais celle, un peu adoucie, qui fut définitivement approuvée en 1263 par le pape Urbain IV à l’intention des monastères qui ne suivaient pas dans toute sa rigueur la Règle rédigée par Sainte Claire, et qui, en raison de l’approbation d’Urbain IV, leur valut le nom de Clarisses Urbanistes.

   Ainsi que nous l’avons vu plus haut, Isabelle était conseillée par Saint Bonaventure, ministre général des Franciscains, qui prêcha plusieurs fois à Longchamp et rédigea un traité de vie spirituelle dédié à Isabelle : De Perfectione vitae ad sorores (La vie parfaite, pour les sœurs).

   Lorsque, en 1260, les Clarisses s’installèrent à Longchamp, Isabelle vint s’y établir elle aussi, dans une petite maison, édifiée spécialement à son intention à l’intérieur de la clôture du monastère : elle était membre du Tiers-Ordre (ce pourquoi elle est parfois représentée avec la bure ceinte de la cordelière) ; elle partageait la vie et la prière des Clarisses, mais elle ne fut jamais à strictement parler l’une d’entre elles et ne fit point de profession religieuse.
On pense que c’est encore dans un souci d’effacement et pour éviter d’être élue abbesse du monastère qu’elle demeura en cet humble état.

Jean-Dominique Ingres - dessin préparatoire pour un vitrail de la Bienheureuse Isabelle de France

Jean-Dominique Ingres (1780-1867) :
dessin préparatoire pour un vitrail
figurant la Bienheureuse Isabelle de France.

   Isabelle mourut paisiblement, le 22 février 1270, six mois avant son frère le Roi, et fut inhumée dans l’église du monastère de Longchamp.

   Charles d’Anjou, frère de Saint Louis et d’Isabelle, demanda à une intime de la princesse (elle avait été sa dame de compagnie, était entrée au monastère et en devint l’abbesse) d’écrire sa vie, en vue de sa canonisation : Agnès d’Harcourt publia ce récit hagiographique vers 1280.
Toutefois, Isabelle ne fut béatifiée qu’en 1521, par la bulle Piis omnium du Pape Léon X.

   La date du 22 février étant déjà liturgiquement « occupée » par la fête de la Chaire de Saint Pierre à Antioche, avant les réformes intervenues dans le calendrier depuis le milieu du XXème siècle, l’archidiocèse de Paris a placé la fête de la Bienheureuse Isabelle de France à la date du 25 février.

   Que la Bienheureuse Isabelle, donc, nous obtienne très particulièrement cette si nécessaire vertu d’humilité dont elle a puisé les exemples dans la contemplation et l’approfondissement de la vie de la Très Sainte Mère de Dieu, au point de placer son monastère de Longchamp sous le vocable de l’Humilité de Notre-Dame.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur. 

Vitrail de l'église Ste Elisabeth de Hongrie à Versailles - blogue

Vitrail de l’église Sainte-Elisabeth-de-Hongrie, à Versailles.

2026-26. « Procéder à une œuvre de réconciliation nationale avant que le pire n’advienne ».

24 février 2026.

   Le vendredi 20 février au soir (22 heures), Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX de France, a fait paraître dans les « colonnes numériques » de « Valeurs Actuelles », un message empreint de gravité, commentant le contexte de violences partisanes et d’agitation politique qui divise et navre la France. Un extrait en a été ensuite publié sur les réseaux sociaux par Sa Majesté.
Le digne successeur de nos Rois et Chef de la Maison de Bourbon, en rappelant les leçons de l’histoire, se fonde sur l’héritage spirituel de ses prédécesseurs, en particulier Henri IV et Louis XVIII, pour appeler à l’apaisement des divisions, à la transmission des valeurs et à la préservation de la paix civile pour les générations futures.

Source > ici

Louis XX à Paris le 19 janvier 2025

Hier les coups, aujourd’hui la mort.

   « Ces jours-ci, je partage l’inquiétude de nombreux Français en raison de l’actualité récente qui laisse entrevoir une poussée de la violence de la part de groupes minoritaires au sein des rues, sur fond de clivages politiques. Hier les coups, aujourd’hui la mort. De plus, un rapide passage sur les réseaux sociaux permet de constater une soif de justice qui prend des allures de vengeance d’un côté, et de l’autre un sentiment d’impunité si ce n’est de satisfaction. Avec toutes les précautions que nous devons prendre concernant les propos tenus dans la sphère numérique, cette radicalisation outrancière des positions n’est jamais bonne. Et malheureusement, ce que nous constatons de manière latente sur les réseaux sociaux, apparaît de manière flagrante sur les au sein de la classe politique et dans les médias.

   Tout cela ne date pas d’hier, loin s’en faut. Mais peu à peu, ces scènes se répètent et tendent à se multiplier. Dans un pays fragilisé à plus d’un titre, économiquement, socialement et spirituellement, ces étincelles peuvent provoquer le pire. Avec une société française dans laquelle l’Etat n’arrive plus à susciter un projet collectif et où les identitarismes et les communautarismes sont des refuges pour des individus en mal d’un cadre rassembleur et protecteur, ces violences sont aussi graves que dangereuses. Un clivage profond naît entre différents groupes. La tension qui s’accumule autour de ceux-ci pourrait bien précipiter l’ensemble des Français dans des formes de confrontation endémique.

   J’ai à cœur de cultiver cet esprit de concorde et d’unité entre les Français

   Notre histoire est trop remplie de récits de guerres civiles pour que ces événements ne nous fassent pas réagir. Les guerres de religion, la révolution française, les différentes révolutions du XIXème siècle ainsi que la Seconde Guerre mondiale et les guerres de décolonisation virent des Français se tuer entre eux. N’étant pas meilleurs que ceux qui nous ont précédés, il nous faut tenir compte de ces tristes leçons de notre histoire. Car encore maintenant, la spirale de la violence n’est pas irrémédiable. Les hommes ne sont pas à jamais irréconciliables. A la condition que, tous, nous n’acceptions pas que la situation s’envenime. Et il faut que nos responsables politiques l’entendent, car ce sont eux qui, aujourd’hui, ont le pouvoir d’agir efficacement.

   Il faut donc procéder à une œuvre de réconciliation nationale avant que le pire n’advienne. En tant que Chef de la Maison de Bourbon et successeur des Rois de France, j’ai à cœur de cultiver cet esprit de concorde et d’unité entre les Français. Nos Rois, très souvent, ont voulu apparaître comme étant des figures unificatrices et bienfaisantes. Encore une fois, je veux montrer l’exemple d’Henri IV qui fut, par excellence, une figure paternelle pour tous les Français. Alors que le pays sortait d’une guerre civile meurtrière, notre ancêtre a su trouver les mots, les gestes et les initiatives pour pacifier et apaiser ses peuples. Plus récemment encore, ce fut Louis XVIII qui arriva, par une habile politique, à clore le chapitre révolutionnaire et à remettre de l’unité là où il n’y avait que rancœur et division.

   A l’ombre des Lys, les Français purent retrouver la quiétude qu’ils chérissaient tant. »

Louis de Bourbon,
duc d’Anjou.

images video de l'agression de Quentin Deranque - blogue

Images extraites des enregistrements vidéo de l’agression mortelle de Quentin Deranque.

2026-24. Onzième pèlerinage annuel de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay :

affiche pèlerinage - blogue

Places limitées.
Reneignements et inscriptions : une seule adresse de contact >>> pelerinage.confrerie@gmail.com

Publié dans:Annonces & Nouvelles, Chronique de Lully, De liturgia, Nos amis les Saints, Prier avec nous, Vexilla Regis |on 18 février, 2026 |Commentaires fermés

2026-21. Les saintes haines.

Vendredi après la Sexagésime.

Prêt pour la lutte - blogue

       A la lecture du titre de cet article – intentionnellement provocant, je le confesse -, il ne manquera sans doute pas de personnes pour s’interroger : « Saintes haines ? Qu’est-ce donc que cela ? Une haine peut-elle être sainte ? De quoi s’agit-il encore ?… »

   Avant toute autre chose donc, il importe de définir, afin de mieux comprendre.

   La haine est une vive répugnance, une aversion profonde, une forme de dégoût qui pousse au rejet radical, un sentiment violent de détestation qui pousse à vouloir du mal ou parfois à s’emporter ; il n’y a souvent qu’un pas de la haine à la colère, ou vice versa.
La haine est le contraire de l’affection, de l’amitié, de l’amour. De l’adoration aussi.
La haine marche de pair avec la mésentente, la dissension, la guerre ; elle s’éloigne des voies de l’entente, de la commisération et de la miséricorde, de la concorde et de la fraternité.

   Ce qui est saint est conforme à l’ordre divin, aux préceptes divins, à la volonté divine. Ce qui est saint est assorti d’une forme de perfection et de pureté.

   Parler de sainte haine, c’est donc parler de répugnance vive conforme à l’ordre divin, d’aversion profonde accordée aux préceptes divins, de dégoût radical pour ce qui est contraire à la volonté de Dieu, de détestation résolue de ce que Dieu défend, de rejet déterminé et absolu de ce que Dieu interdit, de guerre pratique et concrète contre ce que Dieu nous demande de nous éloigner, de refus d’entente et de paix avec tout ce que Dieu nous ordonne de refuser… etc.

   Par la bouche du psalmiste, le Saint-Esprit nous dit : « Vous qui aimez le Seigneur, haïssez le mal : Qui diligitis Dominum, odite malum«  (Ps. XCVI, 10a) ; et, à la suite du saint roi David, à la suite des prophètes et des apôtres, à la suite de Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même et de Sa Très Sainte Mère, à la suite de tous les saints et justes qui ont repris ces paroles inspirées pendant les vingt siècles de prière et de liturgie de la Sainte Eglise, nous disons nous aussi, poussés par l’Esprit-Saint : « N’ai-je pas haï, Seigneur, ceux qui Vous haïssaient ?… D’une haine parfaite je les haïssais, et ils sont devenus pour moi des ennemis : Nonne qui oderunt te, Domine, oderam ?… Perfecto odio, oderam illos, et inimici facti sunt mihi ?«  (Ps. CXXXVIII, 21a.22).
On appréciera au passage  ce « perfecto odio : d’une haine parfaite » : mots choisis par Dieu pour bien nous faire comprendre que toute haine n’est pas détestable et que toute détestation n’est pas haïssable !
Une haine parfaite, c’est-à-dire une sainte haine, une haine sainte, une haine voulue et finalement ordonnée par Dieu Lui-même, une haine entretenue et nourrie par l’amour de Dieu, une haine tournée vers tout ce qui s’oppose à Dieu, à Ses volontés, à Ses préceptes et à Ses desseins.

   Celui qui aime Dieu DOIT haïr le mal.
Celui qui aime Dieu a l’impérieux devoir de haïr le péché et tout ce qui conduit au péché ; l’impérieux devoir de haïr jusqu’aux occasions du péché.

   Le péché est un mal ; le péché s’oppose à la sainte volonté de Dieu ; le péché contrevient aux lois justes et pures données par Dieu ; le péché éloigne de Dieu et nous peut séparer grièvement de Lui ; le péché peut nous conduire en enfer ; le péché est haïssable ; le péché doit être haï sans compromission ni tergiversation.
On ne peut pas aimer Dieu et ne pas haïr le péché, ne pas haïr les occasions de pécher, ne pas haïr tout ce qui, d’une manière ou d’une autre conduit au péché.

   « La crainte du Seigneur hait le mal : Timor Domini odit malum«  (Prov. VIII, 13).
Avant d’entrer en Carême, et dans ces jours où nous peaufinons nos plans et résolutions (car, bien sûr, vous n’avez pas attendu la dernière minute pour établir votre stratégie de guerre quadragésimale, n’est-ce pas ?) pour ce temps du grand combat spirituel qui nous conduira jusqu’à la Passion et à la Pâque du Seigneur Jésus-Christ, il est bon de revivifier en nous toutes les saintes haines nécessaires à cette lutte sans merci, puisque – j’aime souvent à le rappeler – ou bien tu mets à mort l’iniquité, ou bien c’est l’iniquité qui te tue ! (cf. > ici).

 Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Sainte Bible - blogue

2026-20. Récapitulatif de toutes les publications de ce blogue relatives à Notre-Dame de Lourdes.

11 février,
Fête de l’apparition de la Bienheureuse Vierge Marie immaculée, à Lourdes (11 février 1958 – double majeur) ;
Anniversaire de l’encyclique « Vehementer nos » (11 février 1906 – cf. ici).

Image d'Epinal apparition de Lourdes

A – Prières en l’honneur de Notre-Dame de Lourdes :

- Litanies de Notre-Dame de Lourdes > ici
- Prière du Vénérable Pie XII à Notre-Dame de Lourdes > ici

B – Textes pour méditer sur le message de Notre-Dame à Lourdes et sur le sens de son apparition :

- La compassion aimante et souriante de Notre-Dame à Lourdes (homélie de Benoît XVI) > ici
-

C – Sanctuaires et « grottes » érigés en l’honneur de Notre-Dame de Lourdes à travers la Chrétienté :

- La « grotte de Lourdes » des jardins du Vatican > ici
- Le sanctuaire champêtre du Rosaire, à Gravières, dans le diocèse de Viviers > ici
- A l’occasion d’un pèlerinage à la grotte de l’ermite Saint Montan, on parle aussi brièvement de la reproduction de la grotte de Lourdes qu’on peut visiter au village de Saint-Montan > ici

D – Et aussi au Mesnil-Marie :

- Une relique de la grotte de Massabielle en notre Mesnil-Marie > ici
- Notre projet de « grotte de Lourdes » au Mesnil-Marie > ici

Tota pulchra es o Maria - la Vierge immaculée

2026-19. Le très original sanctuaire en l’honneur de Notre-Dame de Lourdes, érigé à Gravières dans le sud de notre diocèse.

11 février,
Fête de l’apparition de la Bienheureuse Vierge Marie immaculée, à Lourdes (11 février 1958 – double majeur ; cf. > ici) ;
Anniversaire de l’encyclique « Vehementer nos » (11 février 1906 – cf. > ici).

Gravières paroisse de l'ancien Uzège

Gravières, dans le sud du département de l’Ardèche, au pied des Cévennes,
appartenait avant la grande révolution au diocèse d’Uzès.

       Dans le sud de l’actuel département de l’Ardèche, à l’ouest du gros bourg des Vans, se trouve le très ancien village de Gravières, au pied des contreforts cévenols.
Située sur la rive droite du Chassezac, qui fait, peu ou prou, la limite entre le Vivarais et l’Uzège, c’est historiquement une paroisse du diocèse et du duché-pairie d’Uzès.

   En 1874, sous l’impulsion de l’Abbé Maurice Canaud (né en 1821, vicaire puis curé à Gravières de 1846 à sa mort en 1896), prêtre pieux, pasteur zélé et véritable érudit, fut érigé, à moins d’un quart de lieue au sud du centre du village, un original sanctuaire en pierres de quartz (matériau particulièrement résistant mais très difficile à tailler) : il se compose d’une chapelle en forme de tour crénelée, surmontée d’une statue de Notre-Dame de Lourdes, entouré de quinze petits oratoires dédiés à chacun des quinze mystères du Rosaire.
Une petite sacristie en pierres de schiste disposées en arêtes de poisson fut adjointe à cet ensemble.
Entre l’église paroissiale et ce sanctuaire champêtre, le chemin fut jalonné des quatorze stations du chemin de la Croix.

   Nous en donnons ci-dessous deux photographies : la première, prise en hiver, présente l’avantage d’avoir une vue dégagée des feuilles et branchages, qui, en été – comme on le voit sur la deuxième – donnent à ce lieu un aspect plus riant et agréable.

Gravières - Le Rosaire vue d'ensemble - blogue

L’ensemble du « Rosaire » avec les oratoires des quinze mystères
disposés autour de la tour-chapelle.

Gravières - Le Rosaire vue d'ensemble en été - blogue

   Faisant face à la statue de la Vierge immaculée, qui culmine à une quinzaine de mètres de hauteur, a été également placée, sur un piedestal, une statue de Sainte Marie-Bernard Soubirous (Bernadette), à genoux en prière.

   Il y a eu une période faste, à la fin du XIXème et dans la première moitié du XXème siècle, où ce sanctuaire fut très fréquenté : le principal pèlerinage avait lieu le 9 juillet, pour la fête des Prodiges de la Bienheureuse Vierge Marie (une fête qui se trouve au propre des Ermites de Saint Augustin – voir > ici – ainsi que dans le propre à certains autres lieux ou congrégations), et les pèlerins avaient à disposition de l’eau de la source miraculeuse de la grotte de Massabielle, à Lourdes, qu’on faisait venir spécialement.
L’historien Albin Mazon – dit Docteur Francus -, incontournable historien vivarois, et en outre ami du curé Canaud, écrit que l’on a vu quelque cinq mille pèlerins à ce pèlerinage.

   La Sainte Messe était originellement célébrée toutes les semaines dans la tour-chapelle.
Mais après la première guerre mondiale le pèlerinage amorça un déclin, jusqu’à ce que, après la seconde guerre mondiale, on n’y célébrât plus la Messe que deux fois l’an : une fois en mai, pour le « mois de Marie », et une autre fois en octobre, pour le « mois du Rosaire ».

   Les conséquences du concile vaticandeux (perte du sens du sacré, déclin de la dévotion mariale, clergé moderniste hostile aux pèlerinages et au culte de la Très Sainte Vierge, chute drastique des vocations et de la pratique religieuse… etc.) aboutirent à un quasi abandon du lieu qui, au début de ce XXIème siècle, présentait un état de délabrement inquiétant, même si, en 1974, des travaux avaient été réalisés sur la tour et la toiture de la sacristie.

La tour-chapelle du Rosaire à Gravières

La tour-chapelle du « Rosaire » de Gravières.

Sacristie du Rosaire à Gravières

La sacristie en pierres de schiste disposées en arêtes de poisson,
mode de construction traditionnel dans les Cévennes.

   En 2001, des amoureux du patrimoine ont constitué une association pour la restauration et l’entretien du site : grâce à la générosité de donateurs et aux aides publiques (Conseil général, DRAC, municipalité), les quinze oratoires ont été restaurés, ainsi que la sacristie, en 2003-2004.

  Les niches des oratoires ont été décorées de carreaux de faïence blanche créés et peints par l’artiste-peintre local Jean-Marc Fraisse, qui a représenté de façon stylisée, en quelques traits et jets de couleurs bleue, jaune, ocre et verte, les scènes du Nouveau Testament que l’on médite au long des quinze mystères du Rosaire.

   Nous nous réjouissons grandement de voir ce sanctuaire champêtre, en l’honneur de Notre-Dame de Lourdes et de la prière du saint Rosaire, sauvé de la ruine ; et nous espérons le jour où la ferveur qui a suscité sa création refleurira, grâce à une nécessaire conversion, et permettra à notre Mère immaculée de répandre à nouveaux laargement ses grâces et d’accomplir de nouveaux prodiges…

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

L'oratoire de la Visitation au Rosaire de Gravières

2026-18. Leçons historiques des matines de la fête de Saint Cyrille d’Alexandrie.

9 février,
Fête de Saint Cyrille d’Alexandrie, évêque et confesseur, docteur de l’Eglise (cf. ici, et ici) ;
Mémoire de Sainte Apolline d’Alexandrie, vierge et martyre ;
Dans l’Ordre de Saint Augustin, mémoire de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich, vierge de notre Ordre.

St Cyrille d'Alexandrie - blogue

Leçons historiques

du deuxième nocturne des Matines

de la fête de

Saint Cyrille d’Alexandrie :

Quatrième Leçon : 

   Cyrille d’Alexandrie, dont l’éloge n’est pas seulement appuyé sur le témoignage de quelques-uns, mais dont les louanges sont même célébrées dans les actes des Conciles d’Ephèse et de Chalcédoine, naquit de parents illustres ; il était neveu de Théophile, évêque d’Alexandrie.
Dès son adolescence, il donna des marques évidentes de son esprit supérieur. Parfaitement instruit des lettres et des sciences, il se rendit auprès de Jean, évêque de Jérusalem, pour se perfectionner dans la foi chrétienne. Comme il revenait à Alexandrie, Théophile étant mort, il fut élevé à son siège.
Dans l’exercice de cette charge, il eut toujours devant lui le type du pasteur accompli, tracé par l’Apôtre, en sorte qu’il acquit à bon droit la réputation glorieuse d’un très saint prélat.

Vignette typographique saint évêque

Cinquième Leçon : 

   Enflammé de zèle pour le salut des âmes, il mit tous ses soins à maintenir dans la foi et l’intégrité des mœurs, le troupeau qui lui était confié, et à le détourner des pâturages empoisonnés des infidèles et des hérétiques ; il s’efforça d’expulser de la ville les sectateurs de Novat, et de punir conformément aux lois les Juifs qui, dans leur frénésie, avaient conspiré le massacre des chrétiens.
Mais le zèle de Cyrille pour l’intégrité de la foi catholique se déploya surtout contre Nestorius, évêque de Constantinople, lequel prétendait que Jésus-Christ, né de la Vierge Marie, était homme seulement et non Dieu, et que la divinité Lui avait été accordée à cause de Ses mérites.
Ayant vainement tenté d’obtenir l’amendement de l’hérésiarque, il le dénonça au saint Pontife Célestin.

Vignette typographique saint évêque

Sixième Leçon : 

   Par délégation de Célestin, Cyrille présida au concile d’Ephèse ; l’hérésie nestorienne y fut entièrement proscrite, et Nestorius condamné et déposé de son siège. Le dogme catholique d’une seule et divine Personne dans le Christ, et de la divine Maternité de la glorieuse Vierge Marie, y furent affirmés aux applaudissements du peuple entier, qui, manifestant une joie indicible, reconduisit les évêques dans leurs demeures en portant des torches allumées.
Ayant eu à subir, à cause de cela des calomnies, des injures et de nombreuses persécutions de la part de Nestorius et de ses partisans, Cyrille les supporta avec sa plus grande patience ; soucieux des seuls intérêts de la foi, il ne comptait pour rien tout ce que les hérétiques disaient et entreprenaient contre lui.
Enfin, ayant accompli les plus grands travaux pour l’Eglise de Dieu, publié plusieurs écrits, soit pour réfuter les païens et les hérétiques, soit pour expliquer les Saintes Ecritures et les dogmes catholiques, il s’endormit dans une sainte paix en l’an quatre cent quarante-quatre, la trente-deuxième année de son épiscopat.
Léon XIII, Pontife, étendit à l’Eglise universelle le grand office et la messe de cet illustre défenseur de la foi catholique et lumière de l’Eglise d’Orient.

concile d'Ephèse fresque XVIe s - blogue

Le concile d’Ephèse en 431 (détail d’une fresque du XVIème siècle)

1...34567...117

A tempo di Blog |
Cehl Meeah |
le monde selon Darwicha |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | mythologie
| jamaa
| iletaitunefoi