Archive pour la catégorie 'Prier avec nous'

2021-4. « Que le pardon, donné par le Roi à ses bourreaux et à ses peuples sur l’échafaud, soit accordé à notre pauvre France contemporaine et qu’il lui permette de se convertir… »

Martyre de Louis XVI

Prône du Révérend Père Jean-François Thomas s.j.,
à l’occasion de la

Prière pour le roi Louis XVI

sur la Place Royale (de la Concorde),
à Paris,
ce 21 janvier 2021
à l’heure de la mort du Roi-martyr

Nous sommes très reconnaissants envers le Révérend Père Thomas de nous avoir communiqué et autorisé à reproduire le texte de cette exhortation prononcée sur le lieu même du martyre de SM le Roi Louis XVI.

frise lys deuil

 Au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi-soit-il.

Ce qui se joua en ce sinistre jour du 21 janvier 1793 fut l’acte final d’une destruction programmée depuis l’éruption des dites Lumières. Comme l’a bien vu Honoré de Balzac, « le jour où on a coupé la tête du roi, on a coupé la tête de tous les pères de famille ». Une caricature représenta bientôt le bourreau brandissant la tête du roi martyr avec ces mots sacrilèges singeant la Parole divine : « Ecce Veto » (de l’horrible surnom donné à Louis XVI par les révolutionnaires). Cette exécution fut bien guidée par la haine de Dieu s’en prenant au Lieutenant du Christ dans ce royaume de France. Il faut se souvenir des paroles de saint Cyprien, à l’époque des martyrs : « Comment se fait-il que les Chrétiens soient jugés par des hérétiques, les hommes sains par des malades … les juges par des coupables, les prêtres par des sacrilèges ? »

Le pape Pie VI, lors du Consistoire secret qu’il tint le 11 juin 1793, déclara clairement : « Le principal reproche qu’on ait élevé contre lui (le Roi), portait sur l’inaltérable fermeté avec laquelle il refusa d’approuver et de sanctionner le décret de déportation des prêtres, et la lettre qu’il écrivit à l’Évêque de Clermont pour lui annoncer qu’il était bien résolu de rétablir en France, dès qu’il le pourrait, le culte catholique. Tout cela ne suffit-il pas pour qu’on puisse croire et soutenir, sans témérité, que Louis fut un martyr ? » Dans le même discours, le Souverain Pontife souligna la perversité de la Convention Nationale qui jugea son Roi : « [...] Après avoir aboli la monarchie, le meilleur des gouvernements, elle (la Convention nationale) avait transporté toute la puissance publique au peuple, qui ne se conduit ni par raison, ni par conseil, ne se forme sur aucun point des idées justes, apprécie peu de chose par la vérité et en évalue un grand nombre d’après l’opinion ; qui est toujours inconstant, facile à être trompé, entraîné à tous les excès, ingrat, arrogant, cruel… » Ce jugement pontifical s’applique toujours à notre société et à ses gouvernements successifs qui n’émirent jamais aucun acte de regret et de repentir. Ce Pape, persécuté lui aussi par la Révolution s’écrie, douloureux : « Ah ! France ! Ah ! France ! toi que nos prédécesseurs appelaient le miroir de la chrétienté et l’inébranlable appui de la foi, toi qui, par ton zèle pour la croyance chrétienne et par ta piété filiale envers le siège apostolique, ne marche pas à la suite des autres nations, mais les précède toutes, que tu Nous es contraire aujourd’hui ! De quel esprit d’hostilité tu parais animée contre la véritable religion ! »

En fait, lors de cet assassinat, le vrai peuple demeura terré dans ses foyers car l’âme française n’avait point péri, celle qui tremblait en entendant les furieux appeler sur eux et sur leurs enfants le sang du juste mis à mort. D’ailleurs lors du procès expéditif, une complainte, sur l’air du « Pauvre Jacques », circula, distribuée et chantée par des milliers de Parisiens angoissés et éplorés. En voici quelques extraits, bouleversants :

« O mon peuple ! que vous ai-je donc fait ?
J’aimais la vertu, la justice ;
Votre bonheur fut mon unique objet ;
Et vous me traînez au supplice ! (bis)

Français, Français, n’est-ce pas parmi vous
Que Louis reçut la naissance ?
Le même ciel nous a vu naître tous ;
J’étais enfant dans votre enfance.

O mon peuple, ai-je donc mérité
Tant de tourments et tant de peines !
Quand je vous ai donné la liberté,
Pourquoi me chargez vous de chaînes ? (bis)

Tout jeune, encor, tous les Français en moi
Voyaient leur appui tutélaire ;
Je n’étais pas encore votre Roi,
Et déjà j’étais votre père.
O mon peuple ! Que vous ai-je donc fait.. etc.

Si ma mort peut faire votre bonheur,
Prenez mes jours, je vous les donne.
Votre bon Roi, déplorant votre erreur,
Meurt innocent et vous pardonne.

O mon peuple ! recevez mes adieux ;
Soyez heureux, je meurs sans peine.
Puisse mon sang, en coulant sous vos yeux,
Dans vos cœurs éteindre la haine. (bis) »

Honorons en ce jour la mémoire de notre Roi, prions pour le repos de son âme si, d’aventure, il n’était point déjà dans le sein de Dieu, lui qui s’était consacré avec sa famille au Sacré Cœur de Jésus grâce à son confesseur, le Père Général des Eudistes François-Louis Hébert, béatifié puisque un des prêtres assassinés en septembre 1792 au couvent des Carmes. Le texte en est conservé, dans lequel le Roi promet de rétablir tout ce qui a déjà été entamé ou détruit dans la religion par la Révolution. Il se termine ainsi :
« 
Je ne puis aujourd’hui prononcer qu’en secret cet engagement, mais je le signerais de mon sang s’il le fallait, et le plus beau jour de ma vie sera celui où je pourrai le publier à haute voix dans le temple.
Ô Cœur adorable de mon Sauveur ! Que j’oublie ma main droite et que je m’oublie moi-même, si jamais j’oublie vos bienfaits et mes promesses, et cesse de vous aimer et de mettre en vous ma confiance et toute ma consolation. Ainsi soit-il. » 

Ecoutons ces vers profonds du grand poète catholique oublié, Armand Godoy, dans Ite Missa est :

« Ce n’est pas pour moi que je demande ta miséricorde.
Ce n’est pas pour moi : c’est pour les autres, pour mes pauvres frères.
J’attends à genoux que ta clémence, Agneau de Dieu, m’accorde
La fin de tous leurs désespoirs et de toutes leurs colères.

J’attends à genoux que le souffle infernal de la Discorde
Devienne azuré baiser de violettes printanières
Et que l’Angoisse aux voix multiples et l’Ennui monocorde
Se taisent à jamais sous le chant lumineux des rosaires.

J’attends à genoux que la sinistre et ténébreuse horde
Des crimes soit le clair essaim des caresses tutélaires.
J’attends à genoux que ta clémence, Agneau de Dieu, m’accorde

La fin de tous les tourments, la fin de toutes les misères.
Ce n’est pas pour moi que je demande ta miséricorde.
Ce n’est pas pour moi : c’est pour les autres, pour mes pauvres frères. »

Que le pardon, donné par le Roi à ses bourreaux et à ses peuples sur l’échafaud, soit accordé à notre pauvre France contemporaine et qu’il lui permette de se convertir, de revenir vers son Dieu et vers son Roi. Que la Très Sainte Vierge nous enveloppe tous dans son manteau de miséricorde en compagnie de tous les martyrs et de tous les saints de France au sein desquels Louis XVI veille sur nous.

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi-soit-il.

P. Jean-François Thomas s.j.
Sainte Agnès
21 janvier 2021

frise lys deuil

Nota bene :
On trouvera > ici, le texte de l’allocution consistoriale au cours de laquelle le pape Pie VI a affirmé sans équivoque le martyre de Louis XVI, et > ici le texte complet de la complainte sur le procès du Roi, l’une et l’autre évoquées par le Rd Père Thomas dans ce prône.

2021-3. Message de Sa Majesté le Roi Louis XX publié à l’heure même du martyre de Louis XVI.

Jeudi 21 janvier 2021.

frise lys deuil

Ce jeudi 21 janvier 2021, 228ème anniversaire du martyre de son prédécesseur le Roi Louis XVI, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, à l’heure même où le couperet tomba pour consommer le sacrifice du Roi-martyr, a publié sur les réseaux sociaux le message suivant :

Merci à tous ceux qui en ce 21 janvier, priant ou pensant au Roi Louis XVI, pensent et prient pour la France dont bien des maux actuels découlent de ce sacrifice.
Puisse la France retrouver les chemins de la tradition et de sa vocation.

Louis XVI

frise lys deuil

2021-1. Ce sont bien là, malgré les apparences, des vœux pour l’année nouvelle.

Mercredi soir13 janvier 2021,
Octave de l’Epiphanie de Notre-Seigneur ;
Anniversaire de la mort de Saint Remi de Reims (13 janvier 533).

Enfant Jésus relique - oratoire du Mesnil-Marie

Statue-relique de l’Enfant Jésus de Prague (cf. > ici)
dans l’oratoire du Mesnil-Marie

Saint Nom de Jésus

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Alors que, certaines années, c’est dès les premiers jours de janvier que je rédigeais ici les traditionnels vœux pour la nouvelle année à l’intention des lecteurs de ce blogue, cette année-ci c’est très intentionnellement que j’ai préféré attendre le jour octave de l’Epiphanie pour vous adresser ces vœux et publier le premier article de l’année 2021 dans ces pages.

Si j’ai tardé à vous écrire, ce n’est évidemment pas parce que je répugnerais à vous présenter mes vœux ; ce n’est pas non plus parce que je n’aurais pas pensé à vous depuis le début de cette année 2021 ; ce n’est pas davantage parce que je serais à cours d’inspiration…
Cela est en revanche lié au contexte particulier dans lequel nous sommes plongés depuis une année avec cette crise mondiale généralisée sous couvert d’épidémie.

Beaucoup de personnes, à l’occasion de leurs vœux, commencent par évoquer avec des mots graves l’ « annus horribilis » 2020 – pour laquelle on semble ne pas avoir de mots assez péjoratifs -, pour ensuite, comme par contraste, souhaiter une année 2021 qui lui soit opposée en tout à fin d’être « bonne et heureuse », selon la formule consacrée.
A rebours de cette tendance, j’ose aujourd’hui vous dire : « Vous avez détesté 2020, en raison des contraintes prétendument sanitaires qui ont porté des atteintes que l’on avait jamais imaginées contre la vie familiale, sociale, associative et religieuse : soyez sans illusion, 2021 sera pire ! Ce qui nous a été imposé en 2020 n’a été qu’un test et une répétition… Le pire est à venir. »

Je n’ai aucun plaisir à écrire ces mots.
Mais il ne s’agit ici ni de me faire plaisir à moi-même 
ni de conter des fables dans le but de faire plaisir à mes lecteurs : il s’agit de vous écrire sans fard ce que je « perçois » de manière intuitivement spirituelle depuis des semaines, en analysant devant Dieu les événements de l’année écoulée, et ce que l’on peut dès à présent deviner des sombres desseins que commencent à mettre en œuvre les ennemis de la loi naturelle et de la loi divine qui régissent aujourd’hui en bonne partie la société civile aussi bien que la société religieuse.

Les contraintes des gouvernements vont se faire de plus en plus pesantes au prétexte des nécessités sanitaires ; les atteintes aux libertés fondamentales des hommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu vont être de plus en plus tyranniques ; les manipulations psychologiques vont devenir de plus en plus insidieuses, et l’emprise luciférienne sur ce monde apparaîtra avec une épouvantable acuité :
« (…) Voilà que cet antique ennemi et homicide s’est dressé avec véhémence. Déguisé en ange de lumière, avec toute la horde des mauvais esprits, il parcourt et envahit la terre profondément, afin d’y effacer le nom de Dieu et de Son Christ, et de voler, tuer et perdre de la mort éternelle les âmes destinées à la couronne de la gloire éternelle.
Le poison de sa malice, comme un fleuve répugnant, le dragon malfaisant le fait couler dans des hommes à l’esprit dépravé et au cœur corrompu ; esprit de mensonge, d’impiété et de blasphème ; et souffle mortel de la luxure et de tous les vices et iniquités.
L’Église, épouse de l’Agneau immaculé, des ennemis très rusés l’ont saturée d’amertume et abreuvée d’absinthe ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu’elle a de plus précieux. Là où a été établi le Siège du bienheureux Pierre et la Chaire de la Vérité pour la lumière des nations, là ils ont posé le trône de l’abomination de leur impiété ; de sorte qu’en frappant le Pasteur, ils puissent aussi disperser le troupeau (…) » (Léon XIII – texte originel non censuré de l’exorcisme contre Satan et les anges apostats)

Je ne suis cependant pas pessimiste.
Je suis au contraire rempli d’espérance, ancré dans la seule Foi catholique authentique – c’est-à-dire traditionnelle – : Foi qui seule nous prémunit contre les mirages de la prétendue modernité, née des pseudo « lumières » qui se sont manifesté avec de plus en plus de virulence depuis le XVIIIe siècle.
Je vous souhaite, chers Amis, d’être enracinés solidement dans cette Foi, inébranlables dans une espérance purement surnaturelle, invinciblement cramponnés, par l’amour, au Sacré Cœur de Jésus et Marie.
C’est ainsi, et ainsi seulement, que l’année sera « bonne et heureuse », malgré tous les efforts coalisés de l’enfer et des puissances terrestres qui le servent, lors même que Rome n’apparaît plus comme le rocher solide portant le phare de la rayonnante Vérité et contre lequel viennent se briser les flots déchaînés de l’hérésie.

Alors oui, malgré le ton grave de ces lignes et leur apparence complètement aux antipodes du ton léger et enjoué que l’on adopte souvent à cette occasion, ce sont bien là des vœux pour l’année nouvelle : qu’elle soit pour vous un chemin de fidélité et de sainteté.
Je vous assure de mes (bien pauvres – hélas !) prières à cette intention, qui est l’intention ultime et suprême. 

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Saint Michel gif

 

2020-129. Message de Sa Majesté le Roi Louis XX au soir du 31 décembre 2020.

31 décembre 2020

Voeux famille royale 31 décembre 2020

Après l’année éprouvante qui s’achève avec son lot d’incertitudes et d’interrogations, la princesse Marie-Marguerite et moi, confiants en l’avenir, nous souhaitons à vous tous, à vos familles et à ceux qui vous sont proches, nos vœux chaleureux de prospérité, de santé et de bonheur pour l’année qui s’ouvre.
Que Notre-Dame et tous les saints veillent sur la France et son salut.

Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

Grandes armes de France

2020-128. Message royal pour la Sainte Nuit de Noël.

Jeudi soir 24 décembre 2020,
en la sainte veillée de la Nuit de la Nativité.

Ce 24 décembre en début de veillée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux ce court message rempli d’affection et de sollicitude pour ses peuples de France, accompagné de cette photographie, manifestant les qualités de son cœur paternel qui, en quelques mots seulement, peut se rendre présent à tous dans un véritable esprit chrétien.

Crèche message Louis XX

Comme tous les Français réunis devant la crèche ou le sapin, avec la princesse Marie Marguerite et nos enfants, nous pensons à tous ceux qui, seuls ou en famille, retrouvent l’espérance dans le mystère de Noël après la terrible année que nous venons de vivre.

Que Notre-Dame protège la France.

Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

grandes armes de France

2020-127. « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

Mercredi 23 décembre 2020,
Mercredi avant la fête de la Nativité,
Commémoraison de Saint Dagobert II, roi d’Austrasie et martyr ;
Anniversaire de la sainte mort de la Vénérable Thérèse de Saint Augustin,carmélite (cf. > ici) ;
Anniversaire du massacre de Savenay (23 décembre 1793).

Vous trouverez ci-dessous, chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, la lettre que, en qualité de Prieur de la Confrérie Royale, il m’est revenu d’adresser ce jour à ses membres et sympathisants. Je me suis autorisé à penser qu’elle pourrait aussi être profitable à plusieurs d’entre vous.

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 1

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

Lanterne de Noël

« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

Lettre mensuelle aux membres et amis
de la
Confrérie Royale

à l’occasion de la
fête de Noël
- 25 décembre 2020 -

Rappel :

Les membres de la Confrérie Royale s’engagent à sanctifier d’une manière particulière le 25 de chaque mois en redoublant de prières l’accoutumée les exercices du devoir d’état, les peines et les joies de méticuleusement à sa sanctification, lorsque cela est possible en assistant à la Saine Messe et en offrant la sainte communion à l’intention du Roi, ou encore en accomplissant quelque petit pèlerinage ou acte de dévotion supplémentaire offert à l’intention de Sa Majesté et du Royaume des Lys.
La lettre mensuelle, envoyée à tous les membres ainsi qu’aux amis qui ont manifesté le désir de la recevoir, à l’occasion de ce 25 de chaque mois, est écrite par les prêtres, religieux ou membres de la Confrérie Royale. Son but est de raviver la ferveur et la détermination des membres, en leur proposant des réflexions et approfondissements toujours nécessaires.

* * * * * * *

« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

A quelques heures seulement du moment où la liturgie de notre Mère la Sainte Eglise va nous inviter une fois encore à laisser notre joie spirituelle s’exhaler, en reprenant le chant des anges dans la nuit de Bethléem – « Gloria in excelsis Deo et in terra pas hominibus bonae voluntatis : gloire à Dieu dans les hauteurs et sur la terre paix aux hommes de bonne volonté ! » -, il me revient de vous rejoindre, bien chers Amis, membres et sympathisants de notre chère Confrérie Royale, pour cette étape mensuelle du « 25 du mois ».

Le 25 du mois… en décembre.

Vous le savez, mais je me permets néanmoins de vous le rappeler, notre « rendez-vous spirituel mensuel » a été fixé à cette date par les fondateurs de la Confrérie Royale en référence à la fête de la Nativité de Notre-Seigneur, célébrée le 25 décembre, parce que la fête de Noël est aussi, par les dispositions admirables de la divine Providence, l’anniversaire de la naissance de notre France.

En effet, la France est née dans les fonts baptismaux de Reims en ce 25 décembre de l’an 496 alors que Sa Majesté le Roi Clovis recevait la grâce du Saint Baptême.

Il faut le dire et le redire inlassablement : avant cette Noël 496, il y avait la Gaule romaine, divisée, affaiblie, livrée au pouvoir de nombreux envahisseurs barbares, et hérétiques pour la plupart, mais à compter du baptême de Clovis il y aura désormais le Royaume catholique des Francs, dans lequel les anciens Gallo-romains vont s’intégrer avec joie, Royaume des Francs par lequel la foi catholique, la foi de Nicée, va s’imposer, va triompher, va reconquérir les âmes que les hérétiques ariens lui avaient ravies.

La France est née de la rencontre de la foi catholique et de l’institution royale franque, elle est née de l’alliance qu’elles ont contractée dans la personne de Clovis, lorsque, suivi par l’élite de ses guerriers et dignitaires, il reçut le Saint Baptême des mains de Saint Remi.

Ce « pacte de Reims », ainsi que l’a nommé le Pape Saint Pie X, nous autres, membres de la Confrérie Royale, autant qu’il est en notre pouvoir, par la prière, l’offrande et le sacrifice, nous le réactualisons en quelque manière en nos âmes et en nos corps même, à chaque 25 du mois, portant – vive et forte – l’espérance de sa pleine reviviscence par la restauration du Roi Très Chrétien sur le trône de France, et la restauration de la monarchie traditionnelle.

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 2

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

Malgré les temps mauvais…

Et cependant les temps sont mauvais, bien mauvais…

J’ai reçu, toutes ces dernières semaines, les confidences – presque comme des soupirs – de tant et tant de personnes qui m’ont déclaré être si éprouvées par les circonstances présentes qu’elles n’ont pas l’enthousiasme des autres années pour préparer Noël, pour préparer leurs âmes à la joie de Noël, pour préparer tout l’environnement habituellement si doux et consolant de cette fête qui est par excellence la fête des familles chrétiennes…

Les inquiétudes sont certes légitimes, au vu de ce qui se trame machiavéliquement dans l’ombre et dont nous assistons au dévoilement progressif à travers les apparents incohérences et atermoiements des actuels usurpateurs du pouvoir, en France et dans le monde.

Nul ne peut, à vues humaines, se réjouir lorsqu’il regarde avec discernement et lucidité l’instauration d’une véritable dictature planétaire, tyrannie affublée des oripeaux du souci du bien-être des peuples : un prétendu bien-être tronqué de toute dimension surnaturelle et ordonné au règne de Mammon.

La mascarade, aussi rigoureuse et inflexible qu’elle veuille être, n’aura qu’un temps et ne pourra pas davantage perdurer que la tour de Babel dont elle est une variante moderne, nous devons en avoir la certitude.

Il y aura sans doute beaucoup de souffrances, beaucoup de larmes… beaucoup de sang même !

Mais la persécution n’est-elle pas la grande fête des véritables fidèles de Jésus-Christ, heureux de placer leurs pas dans ceux de leur divin Maître portant Sa Croix rédemptrice ?

Si nous sommes de vrais disciples, nous ne pouvons réellement craindre (malgré les frissons qu’éprouve si spontanément notre nature fragile à cette perspective) de suivre Notre-Seigneur souffrant, mais par cette souffrance-même triomphant de toutes les forces du mal !

Devant la Crèche, dans nos maisons et dans nos églises, contemplons amoureusement Celui qui S’est incarné « pour nous les hommes et pour notre salut » : le bois de la mangeoire qui Lui sert de berceau préfigure celui de Sa Croix ; les langes dont Il est emmailloté (ces langes qui sont les signes auxquels les bergers doivent Le reconnaître) annoncent l’emmaillotement funèbre qui semblera Le tenir prisonnier du tombeau.

L’Enfant-Dieu de la Crèche nous ouvre les bras, nous ouvre Son Cœur et nous dit en silence au cœur de notre cœur : « Ne crains point : Je suis là, et Je serai là… Sois-Moi fidèle chaque jour et Ma grâce ne te fera point défaut… Je serai ta force… Suis-Moi sans crainte avec le maximum de générosité… »

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 3

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

Nous savons, nous en sommes certains, nous le croyons, parce que tout au long des quinze siècles de l’ « histoire sainte » du Royaume de France, depuis le Baptême de Clovis jusqu’à nos jours, les faits sont là, indéniables dans leur vérité tenace, et que les faits sont appuyés par les exemples et les paroles des saints, la France, notre France, a été voulue par Dieu catholique et royale.

Les dons de Dieu sont sans repentance et la vocation donnée par Lui à la France subsiste en dépit de l’apostasie officielle et des infidélités accumulées.

Le cri des Francs « Dieu le veult ! » lancé avec enthousiasme en réponse à la prédication du Bienheureux Urbain II, doit aujourd’hui jaillir de nos cœurs avec une conviction renouvelée, avec une ardeur galvanisée et non érodée par les contradictions présentes.

« Dieu le veult ! » : Dieu, qui n’est point inconstant en Ses desseins providentiels et qui a fait la France catholique et royale dans la sainte nuit de Reims à la Noël 496, veut la restauration du Royaume de France, veut la restauration de la monarchie traditionnelle « de droit divin », veut la restauration du Fils aîné de l’Eglise – seul Roi légitime – à la tête du Royaume des Lys !

Ainsi donc, si « Dieu le veult ! », notre foi et notre espérance doivent s’en trouver fortifiées et régénérées, notre zèle et notre ardeur doivent en recevoir un accroissement de vigueur et de pugnacité, notre générosité doit puiser dans le divin Cœur du Petit Roi qui nous tend les bras dans Sa Crèche un dynamisme décuplé au service de Son lieu-tenant sur la terre de France : l’aîné des descendants de Hugues Capet, de Saint Louis, d’Henri IV et de Louis XIV, Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX.

« Dieu le veult ! » : et donc « si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? » (Rom. VIII, 31b).

Cette parole inspirée de Saint Paul doit nous habiter et nous garder dans une inébranlable confiance : quelles que soient les épreuves qui nous attendent, quelles que soient les vexations et les tracasseries multipliées par un pouvoir impie, quelles que soient les souffrances qu’il faudra endurer, « pour Dieu et pour le Roi », comme le firent avant nous Vendéens et Chouans, la grâce du Roi du Ciel ne nous sera pas refusée.

« Si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? » Oui, qui ? Le démon ? La franc-maçonnerie?Le gouvernement de la république ? Les lois liberticides ? Les forces de police ? La prison ? Les brimades ? Les persécutions ?…

En tout cela nous serons vainqueurs, en suivant Jésus de la Crèche au Calvaire !

En tout cela, par Lui, avec Lui et en Lui, nous accomplirons notre vocation de catholiques et de Français fidèles aux dispositions de Dieu sur le Royaume des Lys !

En tout cela nous nous montrerons serviteurs de Dieu et de Son lieu-tenant sur la terre de France, et – quoi qu’il doive nous en coûter – nous serons les grands vainqueurs !

« Si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? »
Dans cette conviction toute surnaturelle,
je vous souhaite, bien chers Amis,
un très beau, très fervent et très saint Noël !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.
Mercredi 23 décembre 2020,
en l’anniversaire de la mort de la vénérable Thérèse de Saint-Augustin,
née Madame Louise de France, fille de SM le Roi Louis XV.

Messe Rorate 23 décembre 2020 - 4

Messe « Rorate » célébrée avant le lever du jour à la seule lueur des cierges et chandelles
le mercredi 23 décembre 2020

Lanterne de Noël

2020-124. Rappel à Dieu de Monsieur Daniel Hamiche.

Lundi soir 30 novembre 2020,
fête de Saint André le Protoclite, apôtre et martyr ;
lundi de la 1ère semaine de l’Avent.

Nous avons appris hier, dimanche 29 novembre en milieu d’après-midi, la mort de Monsieur Daniel Hamiche (pour lire une courte notice biographique voir > ici), connu de beaucoup de nos amis qui l’ont entendu sur les ondes ou ont lu ses publications variées.

A titre personnel, et sans vouloir m’étendre sur les détails, j’ai connu Daniel lorsque je vivais à Paris : il m’avait invité dans son émission radiodiffusée à plusieurs reprises, m’accueillait toujours avec une joyeuse cordialité rue Didot, dans le XIVe arrondissement, où se trouvait alors le siège du « Légitimiste », participait de temps en temps aux réunions informelles qui se tenaient dans l’appartement que j’occupais in illo tempore dans le XVe, au cours desquelles ses interventions étaient toujours percutantes et stimulantes…
A l’occasion de son 55ème anniversaire, le 1er octobre 2002, il nous avait invités, le baron Pinoteau, Guillaume de T. et moi-même : c’est ainsi que j’ai rencontré pour la première fois Monsieur le Chancelier de France, récemment rappelé à Dieu lui aussi (cf. > ici).
Nous nous retrouvions aussi, évidemment, lors de cérémonies religieuses ou manifestations, militantes ou culturelles.
Mon départ de Paris avait distendu nos relations, qui sont restées néanmoins amicales jusqu’à la fin.
De loin, informé de son état de santé, j’ai prié pour lui, me suis réjoui de le savoir entouré de la prière de prêtres amis et accompagné par leurs visites, incommensurables sources de bénédictions et de grâces en ces derniers moments si redoutables.
Maintenant qu’il est entré dans son éternité, je continue mon humble prière fraternelle à son intention.

Quelques heures seulement après l’annonce du décès de Daniel, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié le message suivant.

Daniel Hamiche

Daniel Hamiche (1er octobre 1947 – 29 novembre 2020)

frise lys deuil

Quelques jours après la disparition du baron Pinoteau, j’apprends avec beaucoup de tristesse le rappel à Dieu d’une autre grande figure de la Légitimité, Daniel Hamiche, qui, du jour où il rencontra la Foi catholique, devint aussitôt comme par voie de conséquence, un fervent défenseur de la royauté légitime. Cofondateur avec Philippe Montillet en 1984 de la Feuille d’Information Légitimiste puis du Légitimiste, il avait consacré sa vie à la lutte contre la déchristianisation et les persécutions faites aux catholiques et aux chrétiens.

Que son âme repose en paix et qu’il ait à présent le bonheur ineffable de contempler la Face de Dieu pour l’éternité !

frise lys deuil

2020-123. L’Aîné des descendants de Saint Louis soutient et encourage les défenseurs de la liberté du culte catholique.

Samedi soir 28 novembre 2020,
après les premières vêpres du premier dimanche de l’Avent.

Ce samedi soir, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux, ce message de protestation et d’avertissement à l’intention du gouvernement de la république, et d’encouragement et de soutien à l’adresse des catholiques qui se mobilisent contre les mesures discriminatoires prises à l’encontre de la participation à la Sainte Messe.

Que Dieu bénisse et accorde longue vie à notre Roi légitime, et qu’Il nous accorde de le voir monter sur le trône qui est le sien à la suite des Rois Très Chrétiens ses ancêtres ! 

Louis XX - chevalier de Malte

Sa Majesté en tenue de Chevalier de Malte (photo de 2011)

Comme catholique, je me joins aux protestations des Evêques comme des fidèles après l’incompréhensible décision de maintenir la limitation de la reprise du culte quelle que soit la taille de l’édifice.

En reconnaissant la nécessité des mesures de protection comme celle de garantir la santé publique, les pouvoirs publics sont dans leur rôle, mais en agissant contre la liberté de culte et de conscience, ils ne le sont plus.

Alors que de nombreux dangers guettent notre pays, alors que des milliers de personnes perdent leur emploi ou leur outil de travail, alors que la pression est forte sur ceux qui ont pour mission la santé et la sécurité de tous, il apparaîtrait plus judicieux que les autorités sachent trouver en l’Eglise le bras secourable qu’elle a toujours été en temps de crise.
L’Histoire montre combien les situations les plus périlleuses ont été surmontées lorsque le spirituel et le temporel savent agir ensemble. C’est sur cette union que la France a su se construire et trouver les solutions aux pires moments. Puisse cette sagesse être retrouvée !

Que Notre-Dame, Saint Louis mon aïeul et tous les Saints de notre pays protègent la France.

grandes armes de France

2020-122. « Je prie Dieu de nous offrir une longue vie pour continuer ce bonheur.»

Vendredi 27 novembre 2020,
Fête de la manifestation de la Médaille miraculeuse (cf. > ici) ;
Anniversaire de la mort du Roi Clovis 1er le Grand (cf. > ici et > ici).

Achevons ce soir la publication des messages que Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publiés au cours des mois d’octobre et novembre 2020.
Les deux, assez courts, qui suivent, ont été rendus publics sur les réseaux sociaux le 21 octobre, pour l’anniversaire de la naissance de la Princesse Marie-Marguerite, et le 6 novembre, pour le seizième anniversaire du mariage de nos Souverains légitimes.

Dans l’un comme dans l’autre, Monseigneur le Duc d’Anjou témoigne publiquement de son amour pour son épouse et pour sa famille : de fait, ces deux messages n’ont rien d’anecdotique puisque, dans la famille royale, les Légitimistes reconnaissent spirituellement leur propre famille, ainsi qu’un modèle pour leurs propres familles et pour toutes les familles du Royaume.
C’est d’ailleurs une grande consolation, dans une société où l’institution familiale et particulièrement mise à mal et dénaturée, de voir que nos Souverains donnent l’exemple d’une famille unie, rayonnante d’amour.

Nous sommes donc heureux du bonheur familial de Leurs Majestés et nous nous unissons avec ferveur à leur prière d’action de grâces à Dieu, Le priant de les combler d’une surabondance de bénédictions afin que, comme le dit notre Roi, Dieu leur accorde « une longue vie pour continuer ce bonheur ».

couple royal - anniversaire de mariage

Message du 21 octobre, jour anniversaire de la naissance de la Princesse Marie-Marguerite : 

Toutes mes félicitations à ma chère épouse, avec qui je me suis uni il y a bientôt 16 ans, qui m’a offert quatre enfants merveilleux, et avec qui j’espère célébrer toujours plus unis beaucoup d’anniversaires.

Message du 6 novembre, jour anniversaire du mariage de Leurs Majestés :

Chère Marguerite,
Merci beaucoup pour ces 16 années à tes côtés, pour ton support inconditionnel, ta compréhension, ta complicité, ton amour et nos quatre enfants qui complètent notre belle Famille.
Je remercie et prie Dieu de nous offrir une longue vie pour continuer ce bonheur.

Trois lys blancs

 

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