Archive pour la catégorie 'Prier avec nous'

2018-68. Des chanoines pour la France.

Lundi 13 août 2018,
Fête de Sainte Radegonde, reine des Francs et veuve ;
Commémoraison des Saints Hippolyte et Cassien, martyrs ;
Commémoraison de Saint Jean Berchmans.

Sainte Radégonde vitrail de l'église Saint-Laon de Thouars - détail

Sainte Radegonde, reine des Francs,
fondatrice de monastères et moniale,
portant le reliquaire de la Sainte Croix
(détail d’un vitrail de l’église Saint-Laon de Thouars)

Fleur de Lys

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

A l’occasion de ma chronique relatant notre séjour en Provence pour la Semaine Sainte, je vous ai raconté notre visite à l’église Sainte-Thérèse du Trayas (cf. > ici). Je vous annonçai alors la prochaine parution d’un entretien avec nos très chers amis Messieurs les Chanoines Frédéric et Sébastien Goupil, accueillis dans son diocèse par Son Excellence Monseigneur l’Evêque de Fréjus et Toulon afin d’y mener à bien la fondation d’un Ordre de chanoines séculiers voués à la prière pour la France : l’Ordre de Saint-Remi.

La fête de Sainte Radegonde me paraît tout indiquée pour porter à votre connaissance l’ « intervioue » que je vous promettais il y a quatre mois :  comme la très grande majorité de nos souveraines, et avant d’entrer elle-même dans la vie monastique, cette sainte Reine a en effet  toujours encouragé les fondations religieuses et soutenu les œuvres vouées à obtenir du Ciel des grâces pour le Royaume.

Il y a toutefois un changement dont je dois vous informer tout de suite : depuis notre visite du 26 mars au Trayas, Monseigneur l’Evêque a un peu rapproché « nos » deux chanoines de Toulon – où l’un et l’autre travaillent à l’évêché quelques jours par semaine – ; au début du mois de juin, ils ont donc laissé le presbytère du Trayas et l’église Sainte-Thérèse que je vous avais présentée, pour résider au presbytère du Val.
Le Val est une petite ville de plus de 4.000 âmes, voisine de Brignoles, à quatre lieues à peine de la basilique royale de Sainte Marie-Magdeleine à Saint-Maximin.

S’ils habitent (pour l’heure, car ce n’est encore qu’une étape) au presbytère du Val, ils ne sont néanmoins pas en charge de la paroisse, qui a son propre curé.
Il est en effet important d’insister sur le fait que Messieurs les Chanoines n’ont pas vocation à prendre en charge un ministère curial (même s’il peut arriver qu’ils rendent service occasionnellement dans des paroisses) : la vocation canoniale est une vocation particulière, différente de l’appel au ministère paroissial. Le code de droit canonique actuellement en vigueur (canon 510) demande d’ailleurs à ce que les paroisses ne soient plus unies à un chapitre de chanoines.

Le texte qui suit a d’abord été publié dans le bulletin mensuel du diocèse de Fréjus-Toulon n°226 (mars 2018) dans une forme plus brève et repris sur plusieurs sites d’information (par exemple > ici).
J’ai expressément souhaité que ce texte court soit un peu plus développé et j’ai demandé à nos amis de le compléter afin de bien préciser certains points : le résultat est ce que vous allez découvrir ci-dessous, que j’ai reçu ces jours-ci, car ce texte mûri a été dûment vérifié par les autorités dont dépendent Messieurs les Chanoines.
Il m’apparaît d’autant plus important de le publier que je sais que diverses erreurs ont circulé au sujet de nos amis Messieurs les Chanoines Goupil. On a entendu dire qu’ils auraient abandonné la célébration de la Sainte Messe latine traditionnelle : c’est faux ! On a prétendu qu’ils seraient devenus « biritualistes » : c’est également faux ! On a raconté qu’ils ne seraient plus chanoines : c’est archi-faux, puisqu’ils le sont même davantage qu’ils ne l’étaient auparavant ! On a même contesté leur droit à une tenue de chœur spécifique : c’est encore une grossière erreur ! …etc. … etc.
Ceux qui colportent de telles rumeurs feraient mieux de se renseigner avant de raconter n’importe quoi, ou bien l’on finira par penser qu’ils se livrent à des calomnies volontaires (faut-il rappeler que la calomnie est un péché contraire au huitième commandement de Dieu, et que ce n’est pas parce qu’on est prêtre que cela donnerait un droit à y contrevenir ?).

Mais je vous laisse découvrir le texte de cet entretien, auquel je vous demande d’accorder une attention profonde.

Lully.

Fleur de Lys

chanoines-frederic-et-sebastien-goupil

Messieurs les Chanoines Frédéric et Sébastien Goupil,
fondateurs de l’Ordre de Saint-Remi

Fleur de Lys

« Des chanoines pour la France »

- Messieurs les Chanoines, pouvez-vous vous présenter ?

Nous sommes les chanoines Frédéric et Sébastien Goupil, deux Normands, frères de sang et de sacerdoce, âgés de 37 et 35 ans, ordonnés par S.Em. le cardinal Burke respectivement en 2009 (Année du Sacerdoce) et 2012 (Année de la Foi).

- Pourquoi dit-on « chanoines » ? Présentez-nous votre fondation de l’Ordre de saint Remi ?

Nous avons été formés et ordonnés dans l’Institut du Christ Roi, dont « les membres vivent à la manière des chanoines » (cf. > ici) selon ses Constitutions approuvées par Rome en 2008. En juin 2017, après deux ans de réflexion sur notre projet de fondation, nos supérieurs ont jugé qu’il ne correspondait pas aux buts et structure de l’Institut, et nous ont autorisés à rencontrer des évêques. Nous avons été accueillis en octobre avec grande bienveillance par Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon, devenu le 1er janvier dernier notre Ordinaire – c’est-à-dire notre supérieur ecclésiastique – pour nous aider à mener à bien la fondation de l’Ordre de saint Remi (cf. > ici), dont le cœur serait un collège de chanoines séculiers. Il nous a confié : « L’objet – la prière pour la France – me paraît très-fondé, et répondre à une heureuse intuition ».

Il existe encore aujourd’hui beaucoup de chanoines réguliers, des religieux qui vivent en communauté, menant une vie et exerçant un apostolat selon la Règle de Saint-Augustin : les Prémontrés en sont les plus célèbres.

Les seuls chanoines séculiers qui subsistent en France sont les chanoines de cathédrale. Avec la raréfaction du clergé, les prêtres honorés d’un canonicat ont souvent par ailleurs une charge pastorale dans une paroisse, et n’habitent plus le quartier des chanoines qui entourait jadis l’église cathédrale. Peu de cathédrales ont donc encore des offices réguliers au chœur, ce qui est pourtant la raison d’être des chapitres cathédraux : porter la prière du diocèse dans la liturgie solennelle quotidienne.

Nos ancêtres connaissaient un autre type de chanoines séculiers : les chanoines attachés aux églises collégiales, celles-ci étant fondées à une intention particulière, comme le salut des fondateurs et de leur famille, mais aussi pour le pays tout entier, les Rois Très-Chrétiens ayant parsemé le sol de France de fondations monastiques ou canoniales dans ce but.

Attaché à une église par sa prébende, chaque chanoine habitait sa propre maison et rejoignait ses confrères plusieurs fois au cours de la journée pour chanter l’Office divin et participer aux célébrations solennelles de la Liturgie. Le gouvernement était collégial, d’où le nom de « collège » porté par la société desdits chanoines, au contraire des abbayes et monastères, au gouvernement monarchique (par un abbé ou prieur). Il n’y avait pas normalement de vie communautaire stricte. La formation était soignée : beaucoup de saints ou de grands évêques passèrent par les écoles cathédrales ou collégiales dans leur enfance.

Les collégiales furent bien évidemment saccagées – voire détruites – par les révolutionnaires de 1789. Soulignons d’ailleurs que nombreux furent les chanoines séculiers à donner leur sang pour « Dieu et le Roi » : jusqu’à un tiers (18 sur 64) des martyrs de l’Île-Madame ! Cela n’est pas anodin, et manifeste l’importance non négligeable qu’ils eurent dans l’histoire de la France catholique.

Si les collégiales sont désormais vides ou transformées en églises paroissiales, c’est à Napoléon Bonaparte qu’on le doit malheureusement. Dans son souci de centralisation, ce dernier voulut calquer l’organisation des diocèses sur celle des départements. Aux préfets devaient correspondre les évêques (ainsi surnommés les « préfets violets »…), et aux maires : les curés. Il ne put mettre fin aux chapitres de cathédrale, constituant comme le sénat de l’évêque, mais refusa de laisser se reformer les autres, considérés trop indépendants.

Je n’ai pas connaissance de tentative de restauration des chapitres collégiaux en France depuis 200 ans… C’est le projet que nous portons, à la disposition des successeurs des Apôtres. Sans nous figer pour l’instant sur une église particulière, la structure d’Ordre permettrait de réunir, en une société de chanoines, des prêtres séculiers qui pourraient être attachés aux églises ou chapelles qui lui seraient confiées. Dépassant le collège canonial, nous envisageons d’accepter également d’autres membres :

  • des bénéficiers – ecclésiastiques ou laïcs – engagés au service actif des chanoines ;

  • des ecclésiastiques affiliés, tout en appartenant à une autre communauté ou diocèse ;

  • des membres simples, vivant à distance de notre esprit axé sur l’École française de spiritualité,

épanouis dans la célébration de la Liturgie latine traditionnelle qui nous est consubstantielle, et ancrés dans le désir primordial et « non négociable » de vraie sainteté, grâce à l’émulation et la communion des Saints.

- Comment cette vocation  s’est-elle imposée à vous ?

C’est une bien longue et complexe histoire ! Depuis mon enfance brûle au fond de mon âme le désir de contribuer à la fidélité de la France à sa vocation spéciale de Fille aînée de l’Eglise, héritée de ses Rois (car n’oublions pas que c’est pour notre pays un titre « consort »… je vous renvoie aux nombreuses interventions papales depuis que la Gaule est devenue France). Il faudrait un livre entier pour tout relater (rires), mais pour résumer, je voudrais prendre une image concrète, qui pour moi illustre cette vocation soumise au discernement de l’Église enseignante.

Depuis des siècles, se trouve dans la basilique Saint-Pierre de Rome, au cœur de la Chrétienté, une chapelle (cf. > ici), anciennement appelée « Capella regum Francorum », dédiée à la prière pour la France, et consacrée à sainte Pétronille (fille de saint Pierre et patronne de nos rois) et où j’eus d’ailleurs l’émouvante grâce l’an dernier d’offrir le Saint-Sacrifice ; quelle insigne grâce pour notre Patrie : connaît-on pareil privilège ?! Une Messe y est célébrée chaque 31 mai pour la France, tous les Français de Rome y étant invités. Et le reste de l’année, c’est un autel très demandé par les prêtres de passage. Pour la petite histoire, la Pieta de Michel-Ange avait même été commandée pour cette chapelle…

En 1889, le pape Léon XIII offrit une lampe d’argent, suspendue devant l’autel et dont l’inscription dédicatoire porte : « Elle semblera prier sans cesse pour la France ». Mon âme de jeune Français, et qui plus est de prêtre, fond de tristesse de voir dans cette belle lampe, dans ce lieu – pardonnez le mot – fatidique, « sembler briller »… une ampoule électrique !!! La France (l’ambassade, le clergé, chaque Français) n’a-t-elle pas les moyens d’entretenir une vraie flamme, quand on ne connaît pas d’autre nation honorée d’un tel privilège ?! L’Ordre de saint Remi veut s’offrir comme huile de cette lampe votive, afin de brûler liturgiquement dans le sanctuaire mystique et extraterritorial de la prière pour la France.

Plusieurs (familles, clercs) nous ont déjà encouragés : qu’ils soient ici chaleureusement remerciés. L’amitié dans le Clergé nous tient à cœur, et je suis frappé de constater que les Saints français du Siècle des Saints (le XVIIe…) étaient tous amis, ou du moins se connaissaient tous ou presque !

- Votre arrivée en Provence est-elle une étape pour de futurs développements ?

Mgr l’Évêque a bien saisi qu’il s’agirait d’une « base arrière » : nous avons vocation à servir là où les évêques de France feront appel à nous. Mais un indéfectible lien nous attachera toujours à cette province bénie, berceau de la Chrétienté européenne et racine de la Fille aînée de l’Église, les plus proches disciples de Notre-Seigneur y ayant débarqué miraculeusement, en premier lieu desquels sainte Marie-Madeleine évidemment, saint Lazare et sainte Marthe, sainte Marie de Cléophas et sainte Salomé, etc.

- En quoi consistera votre vie canoniale ?

Nous avons pour charisme la présence chorale qui est le cœur de notre vocation centrée sur la sainte Liturgie, « source et sommet de la vie de l’Église » (Sacrosanctum Concilium, 10). Le reste de la journée doit se passer dans une relative retraite, favorisant une vie nourrie d’étude – nous travaillons chacun une licence ecclésiastique – et de prière personnelle. Nous ne sommes pas faits pour gérer des paroisses, et le Droit de l’Église sépare bien désormais chapitre et paroisse (canon 510 § 1) ; notre ministère est complémentaire de celui des autres prêtres séculiers (diocésains ou de communautés), que nous sommes d’ores et déjà appelés à seconder par des confessions, prédications, directions spirituelles, etc. ainsi que par le service des Curies diocésaines (chancellerie, secrétariat).

Nous avons à cœur également, plusieurs fois par an, d’assurer l’aumônerie de pèlerinages et de retraites spirituelles dans le but de faire prendre conscience à nos contemporains de la si belle vocation et mission qui incombe à notre pays, comme l’ont souligné tant de saints et de papes au cours de l’histoire. Nous espérons que de nombreux autres jeunes clercs auront dans leur pays le même élan : le salut d’un pays et de tous ses habitants est chose trop sérieuse et même cruciale pour ne pas avoir des ecclésiastiques consacrés à cette œuvre… au moins dans chaque capitale ! Mais cela dépasse notre propre mission : à bon entendeur…

Saint Remi nous a portés mystiquement sur les fonts baptismaux de Reims en la personne de Clovis Ier, Fils aîné de l’Église. Il lui revenait de recevoir le patronage de cette petite œuvre consacrée à la prière – principalement liturgique – pour la fidélité de la France aux promesses de son Baptême. Lorsque le pape Jean-Paul II adressa ses mémorables paroles, en juin 1980, j’avais deux semaines. Devenus des hommes, nous voulons répondre à cet appel solennel lancé par le Père commun de la Chrétienté.

- Comment vous aider ?

En priant sérieusement pour nous, saint François de Sales enseignant que toute œuvre inspirée de Dieu connaît la Croix. Et pour que nous soyons bien dociles à la divine grâce.

En nous faisant dire des Messes pour le salut de la France, ce qui est la plus efficace des prières.

Le site du diocèse de Fréjus-Toulon organise aussi une récolte de dons pour les questions plus matérielles, soutien inévitable du spirituel (voir > ici)… « la grâce ne détruisant pas la nature » mais au contraire s’appuyant sur elle « et l’achevant » (S. Thomas d’Aquin : Somme de théologie ; I, q. 1, a. 8, sol. 2) !

Et enfin en nous rejoignant dans cette grande aventure, car c’en est une !

Je tiens cependant à préciser, à souligner, à marteler – comme nous le dîmes à Mgr Rey lors de notre première rencontre – que l’Ordre de saint Remi n’a pas vocation à avoir le monopole de la prière pour la France. Nous sommes prêts à nous associer à toute initiative de bonne volonté et fidèle aux principes chrétiens, à la doctrine sociale de la Sainte Église et au « génie français » évoqué par saint Pie X, loin de tout chauvinisme ou nationalisme. Mais nous avons un charisme propre, qui n’est par définition pas l’apanage ou la vocation de tout un chacun : appartenir à un chapitre séculier de chanoines (ou le servir et seconder), dans une liturgie particulière, selon un esprit particulier, avec une histoire spéciale également. Au nom de l’Église, Mgr Rey a courageusement pris sur lui de nous conduire dans l’étape si spéciale d’une institution qu’est la période de fondation, et qui demande d’en bien soigner les bases afin de fonder sur le roc (cf. Matth. VII, 25). Priez pour nous, mais priez aussi pour lui !

Quelques précisions importantes – à noter :
- En sus des dons, qui leur sont nécessaires pour vivre et pour développer la fondation (voir > ici), il n’est pas inutile de préciser que Messieurs les Chanoines de l’Ordre de Saint-Remi reçoivent volontiers des offrandes de Messes : pour vos intentions particulières et familiales bien sûr, mais il faut aussi souligner qu’il est particulièrement indiqué de s’adresser à eux lorsque l’on souhaite offrir des Saintes Messes pour la France, pour la Famille Royale, à l’occasion des grandes fêtes du Royaume ou pour les anniversaires importants de notre histoire royale… etc.
Pour les contacter : 
courriel : ordredesaintremi@gmail.com
adresse postale : Ordre de Saint Remi
                             Presbytère - Rue du Prieuré
                         
   83413 Le Val
Site de la paroisse du Val : leval.frejustoulon.fr

- En ce qui concerne les dons :
Les dons permettent de recevoir une déduction fiscale (reçu fiscal sur demande) de l’association diocésaine de Fréjus-Toulon (ADFT) dont dépend l’Ordre.
Les chèques de dons sont à libeller au nom de ADFT ORDRE DE SAINT REMI.
L’argent récolté est bien entièrement reversé à l’Ordre.
 
- En ce qui concerne les offrandes de Messes :
En accord avec le diocèse de Fréjus-Toulon, les chèques de Messes sont à libeller au nom du prêtre célébrant (> « M. le chanoine Goupil » peut suffire ») en précisant bien l’intention exacte sur une feuille les accompagnant. 
   > Pour un défunt, merci d’ajouter une croix à son nom ; exemple : Alphonse de Bourbon (+). 
   > Pour un vivant ou un défunt, merci de toujours indiquer au moins le prénom, afin qu’il soit prononcé en latin au Memento.
Si vous libellez ADFT ORDRE DE SAINT REMI, l’offrande sera ensuite reversée à l’un des prêtres de l’Ordre.
Contrairement aux dons, les offrandes de Messes ne peuvent pas donner lieu à une déduction fiscale, étant le règlement contractuel d’un service.
Les offrandes recommandées par la Conférence des évêques de France sont de :
   > 17 euros pour une Messe
   > 55 euros pour un triduum de Messes
   > 170 euros pour une neuvaine de Messes.
Les trentains grégoriens (30 Messes d’affilée pour un défunt) sont également acceptés : merci de contacter l’Ordre.
Les Messes pour la propre sanctification du donateur sont à recommander, même si bien oubliées.

Blason Ordre de Saint-Remi

Blason de l’Ordre de Saint-Remi

2018-67. Non, il n’y a pas eu de dégâts dans notre Principauté…

Vendredi 10 août 2018,
Fête de Saint Laurent, diacre et martyr ;
Triste anniversaire de la prise des Tuileries…

Chers Amis du Refuge Notre-dame de Compassion,

Quelques uns d’entre vous, entendant parler des dégâts occasionnés par l’épisode cévenol de ce jeudi 9 août dans le département de l’Ardèche, nous ont adressé quelques très gentils messages en nous demandant si nous n’avions pas été sinistrés : qu’ils soient remerciés pour leur sollicitude !
Non ! Il n’y a eu aucun dommage dans notre « Principauté », soyez tout-à-fait rassurés. Les pluies y ont été violentes et abondantes mais n’ont causé aucun dommage, fort heureusement. Ni grêle, ni coupure d’électricité, ni inondation chez nous.
Les zones sinistrées se situent bien plus au sud.

Je profite simplement de ces quelques lignes pour vous adresser trois photographies prises hier en début de soirée par Frère Maximilien-Marie : elles vous suggèreront peut-être quelques impressions au sujet de la magnificence de ces hautes Boutières au cœur desquelles nous sommes établis, et dont la grandeur sauvage et la puissante sublimité sont, en toutes saisons et par tous les temps, bien propres à élever l’âme vers notre divin Créateur.

Après les orages - depuis le col de la Croix de Boutières

Depuis le col de la Croix de Boutières (1505 m d’altitude)
une vue des vallées et des sucs des hautes Boutières

Après les orages - Saint-Martial et son lac

Saint-Martial et son lac (environ 850 m d’altitude)

Après les orages - lac de Saint-Martial

Le lac de Saint-Martial après les orages, lorsque les brumes se dissipent…

Je profite également de cette courte publication pour vous rappeler que, en ce triste anniversaire de la prise des Tuileries et des infamies perpétrées à l’encontre de la famille royale, vous pouvez trouver dans les pages de ce blogue :
- Simples réflexions à propos du 10 août > ici
- Ainsi finit le régiment des Gardes Suisses du Roi de France > ici
- Témoignage de Pauline de Tourzel sur la prise des Tuileries et les événements qui suivirent > ici

Prions de tout notre cœur et de toute notre âme pour que cesse l’ignominie républicaine, fondée sur de telles abominations !

Lully.

Lys d'un drapeau des Gardes Suisses qui fut ramassé aux Tuileries par Cléry (Paris - musée Carnavalet)

Fragment d’un drapeau de la Garde Suisse
ramassé aux Tuileries par Cléry après les massacres et le pillage…

2018-64. « Etre offert pour la victoire » – Abbé Christian-Philippe Chanut.

In memoriam :

1948 – 7 août – 2018
70ème anniversaire de la naissance
de
Monsieur l’abbé Christian-Philippe Chanut
et
5ème anniversaire de son rappel à Dieu
2013 – 17 août – 2018

frise lys deuil

Monsieur l’abbé Christian-Philippe Chanut est né le 7 août 1948, à Talence. Il fut rappelé à Dieu le 17 août 2013.
Même si ces lignes sont beaucoup trop modestes pour saluer comme il convient la pieuse mémoire de ce prêtre dont nous étions honorés de la délicate amitié (ainsi que nous l’avions exprimé > ici), il nous est toutefois impossible de ne pas marquer dans ces pages ce double anniversaire : à quelques jours d’intervalle, le 70ème anniversaire de sa naissance et le 5ème anniversaire de sa mort.

Celui qui tentera un jour d’écrire une biographie véritablement exhaustive et totalement juste de l’abbé Chanut aura fort à faire s’il veut rendre dans toute sa vérité la figure d’un savant rigoureux et nuancé et d’un prêtre à la qualité spirituelle incomparable, sans exclure évidemment le rôle unique qu’il a joué dans le mouvement légitimiste sous les règnes de nos Souverains Alphonse II et Louis XX en sa qualité de Grand Aumônier de France.

Pour nous, aujourd’hui, relisons et méditons les paroles profondes qu’il prononça lors d’une méditation à l’occasion d’un pèlerinage de Paris à Chartres pour la Pentecôte. Ce qu’il enseigna, il le mit lui aussi en pratique dans cette longue maladie qui nous l’a ravi trop tôt.

Ce texte est extrait du précieux ouvrage publié par notre ami Jean de Waifhari : « Anthologie in memoriam – Abbé Christian-Philippe Chanut, le premier Grand Aumônier de France du XXIe siècle », aux éditions Exaltare Saint-Louis.
C’est nous qui nous permettons, dans le cours du texte, d’en marquer quelques passages en caractères gras, parce qu’il nous semble plus particulièrement important d’en souligner l’actualité pérenne et l’absolue nécessité en ces temps…

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

anthologie in memoriam -abbé Christian-Philippe Chanut

« Etre offert pour la victoire »

« Chacun de nous, sans doute depuis longtemps déjà, connaît nombre de ces beaux et admirables textes qui nous parlent de la vocation de la France. Nous aimons, à des moments privilégiés, les lire et les entendre, et alors, se produit parfois en nous comme une sorte de bouleversement intérieur qui envahit tout notre être d’un étrange enthousiasme. Mais, après que ces textes si forts et si grands nous ont comme élevés sur une montagne merveilleuse, force nous est de redescendre dans notre ordinaire vallée de larmes où toutes ces belles et formidables pensées nous apparaissent obsolètes, voire déplacées. La meilleure et la plus efficace manœuvre du démon est précisément de nous transporter bien haut avant de nous laisser retomber au plus bas pour nous ronger de toutes les ressources du pessimisme qui, après nous avoir désespérés sur les autres que nous finissons par ne plus vouloir aimer, nous fait désespérer sur Dieu qui nous abandonne aux mains des impies.

Or, le chrétien, configuré au Christ, lucide sur le monde comme le Christ, rejeté, moqué, torturé et tué avec le Christ, n’a pas d’autres armes que celles du Christ : la prière, le jeûne et l’aumône, c’est-à-dire le don de soi pour que nos ennemis deviennent nos frères. Avec la Vierge Marie, notre Mère et notre modèle, près du Christ en croix, unissons-nous à Ses souffrances et à Ses pensées pour être associés à Sa victoire. C’est assurément ce que fit la France, dans les terribles heures de la guerre de Trente Ans, lorsqu’elle se consacra à la Sainte Vierge Victorieuse de l’Assomption, en priant face et devant la statue de Notre-Dame des Douleurs.
Où que nous nous tournions dans l’histoire sainte de notre patrie, nous ne trouverons de résurrection qu’après que de pieuses âmes aient assumé les grandes tribulations dans la prière, la pénitence et la charité : voilà ce qui soutint les Gaules chrétiennes lors des invasions barbares et qui culmine dans l’exemple de Sainte Geneviève contre le péril Hun ; voilà d’où jaillit la France au baptême de Clovis ; voilà les saintes reines des terreurs mérovingiennes ; voilà les saints moines, avec les pèlerins des siècles de fer ; voilà le saint Roy Louis avec sa couronne d’épines ; voilà Sainte Jeanne d’Arc jusqu’au bûcher ; voilà les massacrés des guerres religieuses ; voilà les martyrs de la Révolution…
Comprenons, enfin, que si Dieu nous a déjà donné la victoire, c’est pour autant que, comme Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face, nous saurons nous offrir en holocauste, souffrant en nous, comme dit Saint Paul, ce qui reste à souffrir des souffrances du Christ.
Les voyons-nous, ces saints, au jour de la victoire ?
L’Apocalypse nous les montre autour du trône de l’Agneau immolé, attachés à Lui par la clarté fulgurante de sa parole et par toutes les grâces reçues du sacerdoce, vêtus de la robe blanche et portant à la main leurs palmes : ce sont les palmes du sang versé des martyrs, et ce sont aussi les palme œuvres secrètes des fidèles.

Ô Seigneur, par le ministère de votre Saint Archange Michel, apprenez-nous à combattre avec vos armes, assurez-nous de votre grâce, afin et pour, que nous sachions, au-delà des impressions et des sensations, que nous ne gagnons avec Vous qu’en priant, en nous mortifiant et aimant par amour de Vous ! Ainsi soit-il. »

Jean de Waifhari :
« Anthologie in memoriam – Abbé Christian-Philippe Chanut, le premier Grand Aumônier de France du XXIe siècle »,
Editions Exaltare Saint-Louis – pp. 217-218

frise lys deuil

2018-61. Quelques annonces relatives à la vie du Mesnil-Marie, spécialement en ce qui concerne la préparation spirituelle et matérielle de la fête de Sainte Philomène.

Jeudi 2 août 2018,
Fête de Saint Alphonse-Marie de Ligori, docteur de l’Eglise ;
Commémoraison de Saint Etienne, pape et martyr ;
Dans l’Ordre de Saint François, fête de Notre-Dame des Anges,
avec, dans tout l’univers catholique, la possibilité d’obtenir l’indulgence de la Portioncule (cf. > ici).

Gisant de Sainte Philomène au Mesnil-Marie - détail

Gisant de Sainte Philomène dans l’oratoire du Mesnil-Marie (détail)

frise avec lys naturel

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Certains d’entre vous – en particulier ceux qui s’y étaient abonnés – ont pu constater que le site internet propre du Refuge Notre-Dame de Compassion est actuellement inacessible et qu’il n’y a plus de lettres d’information de cette provenance qui vous soient adressées : Frère Maximilien-Marie est trop pris par ses multiples responsabilités pour s’en occuper à l’heure actuelle et la personne qui l’avait créé s’étant éloignée, nous ne sommes pas en mesure d’en assurer la maintenance et les mises à jour. C’est certainement très regrettable, mais il difficile qu’il en soit autrement dans ces conditions.
En attendant que, peut-être, un jour, ce site soit à nouveau en service, je vais reprendre dans les pages de ce blogue les nouvelles, informations, annonces et compte-rendus d’activités de notre Mesnil-Marie.
Ce soir, en particulier, j’ai cinq informations à vous communiquer :

A – Du 2 au 10 août, neuvaine préparatoire à la fête de Sainte Philomène :

Ce 2 août commence la neuvaine préparatoire à la fête de Sainte Philomène : vous savez à quel point cette jeune martyre et très grand thaumaturge compte dans notre dévotion, et ceux qui sont venus au Mesnil-Marie savent aussi comment elle se plaît à accorder des grâces – parfois de véritables petits miracles – à ceux qui l’invoquent et la vénèrent dans notre modeste oratoire, où sont exposés son gisant et sa relique.

Nous vous invitons à vous unir à nous dans cette neuvaine du 2 au 10 août, et nous vous demandons de prier en particulier à l’intention de l’un de nos amis, prénommé Emmanuel, père de famille hospitalisé depuis le début juin et dont la santé nous cause d’assez vives inquiétudes.

Pour cette neuvaine, nous proposons les prières publiées > ici ; mais, cela n’a rien de contraignant : si certains préfèrent d’autres prières plus à leur goût, qu’ils les utilisent. Ce qui importe ce n’est pas la formule utilisée, mais la ferveur et la confiance avec lesquelles on recourt à sa puissante intercession.

B – Samedi 11 août, fête de Sainte Philomène :

Comme tous les ans, nous célèbrerons le 11 août au Mesnil-Marie la fête de Sainte Philomène. Cette année, c’est un samedi.

La Sainte Messe sera célébrée dans notre oratoire à 10 h précises.
Tous nos amis et tous ceux qui souhaitent honorer cette très grande sainte sont évidemment les bienvenus.

Après la Sainte Messe, aura lieu le repas – tiré du sac – et nous prévoyons un espace pique-nique à l’ombre d’un grand barnum qui nous a été prêté : les personnes qui possèdent tables et chaises pliantes et qui prévoient de rester pour le pique-nique, sont invitées à les apporter. Merci !
L’après-midi, un temps de prière aura encore lieu à l’oratoire et la relique de Sainte Philomène pourra être vénérée.

Pour information (1) : comme l’année dernière l’oratoire était archi-plein, nous avons respectueusement demandé à Monsieur l’Archiprêtre – selon les dispositions prévues par le motu proprio « Summorum Pontificum » (qu’il semblait ignorer) s’il accepterait de nous accorder l’usage de l’église d’un village voisin pour la célébration de la Sainte Messe.
Cette démarche a suscité quelques « complications » – je vous passe les détails – et s’est en définitive soldée par un refus. Plus exactement « on » nous a fait répondre que cette église nous serait volontiers prêtée à la condition que le prêtre célébrât cette Messe selon le missel de 1969, ce qui est évidemment et absolument inenvisageable pour ce qui nous concerne…
Vous le voyez, les attitudes sectaires à l’encontre des fidèles attachés à la Sainte Messe latine traditionnelle sont loin d’appartenir au passé.
Nous avons donc travaillé avec des amis pour augmenter au maximum le nombre de places dans notre oratoire… mais nous ne pouvons pas pousser les murs.

Pour information (2) : Pour préparer matériellement cette journée de prière et d’amitié, ce samedi 4 août est organisée une journée de travaux au Mesnil-Marie… Toutes les bonnes volontés – et tous les bras – sont les bienvenus !
Merci de nous contacter pour connaître les modalités pratiques de cette journée absolument nécessaire… 

Reliquaire de Sainte Philomène au Mesnil-Marie

Reliquaire de Sainte Philomène dans l’oratoire du Mesnil-Marie

frise avec lys naturel

C - Aide pour les travaux du Mesnil-Marie :

Nous avons dû faire remplacer une fenêtre qui avait été gravement endommagée lors d’un épisode de tempête hivernale, au mois de décembre 2016, et qui depuis n’assurait plus correctement son rôle d’isolation.
Profitant de la venue du menuisier pour son remplacement, nous lui avons également demandé quelques autres petites interventions telles que la consolidation d’une poutre et la pose d’une planche de châtaignier – soutenant un rembourrage de laine de chanvre – au-dessus de la porte-fenêtre de l’oratoire, afin d’obstruer une longue et profonde cavité qui datait de l’époque où ce qui est maintenant notre oratoire était une grange à foin et où à la place de cette porte-fenêtre se trouvait un antique portail.
Ces travaux ont un coût… et nous tendons une fois de plus la main afin de pouvoir honorer la facture du menuisier. Si vous souhaitez participer au règlement de ces travaux, vous pouvez le faire en cliquant > ici.

Dès à présent, nous remercions nos amis et bienfaiteurs pour leur généreux soutien, et nous les assurons de notre prière reconnaissante à toutes leurs intentions.

Chat noir et blanc merci

2018-60. La famille royale attend une nouvelle naissance.

31 juillet,
Fête de Saint Germain d’Auxerre, évêque et confesseur ;
Commémoraison de Saint Ignace de Loyola, confesseur.

Grandes armes de France

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En ce dernier jour du mois de juillet, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a annoncé vers 16 h (heure de Paris) par une publication sur les réseaux sociaux, une naissance dans la famille royale pour 2019.
Nous reproduisons ci-dessous la photo et le texte mêmes publiés par notre Souverain légitime, et dès à présent nous allons prier pour cet Enfant de France, et confier très particulièrement à Notre-Dame la grossesse de notre Reine, afin qu’elle se passe sans difficultés et parvienne heureusement à terme.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

annonce naissance royale

Texte publié par Monseigneur le Duc d’Anjou :

« Ma chère femme et moi sommes heureux d’annoncer que nous serons parents pour la quatrième fois. Nous sommes très excités de l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille et nous remercions Dieu de nous avoir offert ce cadeau. »

Trois lys blancs

2018-49. Mon Dieu, donnez-nous d’authentiques et saints prêtres catholiques !

Vendredi 29 juin 2018,
Fête des Saints Apôtres Pierre et Paul (cf. > ici).

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En beaucoup de diocèses, surtout depuis le XIXème siècle, la fête des Saints Apôtres Pierre et Paul a été et demeure parfois encore la date des ordinations sacerdotales.
Ce 29 juin me donne donc l’occasion  de publier ci-dessous quelques chiffres que j’ai trouvés relatifs au clergé en France sur les trois derniers siècles. Je crois que ces chiffres se suffisent à eux-mêmes. 

ordinations sacerdotales Arras 1955

Ordinations sacerdotales en la cathédrale Saint-Vaast d’Arras en 1955

Statistiques du clergé catholique en France :

Nota : les quatre premiers chiffres sont donnés par le « Quid98″. Le dernier est celui qui a été donné par la Conférence des Evêques de France.

1) A la mort du Grand Roi – 1715 :

22 millions d’habitants
200.000 prêtres
90.000 religieux et religieuses

2) En 1836 :

33 millions d’habitants
43.000 prêtres

3) En 1877 :

38 millions d’habitants (l’Alsace et la Lorraine sont annexées à l’empire prussien)
55.000 prêtres
30.680 religieux
127.000 religieuses

4) En 1967-70 :

50 millions d’habitants
33.775 prêtres
23.000 religieux
115.500 religieuses

5) En 2015 :

66,62 millions d’habitants
11.908 prêtres diocésains

MAIS sur ces 11.908 prêtres, il en est 5.800 environ seulement qui sont encore en activité : les autres sont à la retraite.
(je n’ai pas le nombre de religieux et de religieuses).

Les ordinations sacerdotales pour les diocèses sont toujours en chute libre et elles ne compensent bien évidemment pas le nombre de départs à la retraite et de décès.
Trois ans plus tard, en ce 29 juin 2018, les chiffres ont bien sûr encore baissé.

Ainsi, en trois siècles, alors que la population du Royaume a été multipliée par 3, le nombre des prêtres a été divisé par 17.

Et je pose cette question : Sur ces quelque 5.000 prêtres en activité combien professent véritablement la foi catholique dans son intégrité et son intégralité ?

Mon Dieu, donnez-nous des prêtres !
Mon Dieu, donnez-nous d’authentiques et saints prêtres catholiques !
Mon Dieu, donnez-nous beaucoup d’authentiques et saints prêtres catholiques !
Mon Dieu, préservez-nous des prêtres qui ne sont pas véritablement catholiques !

 Lully.
sacerdos alter Christus

2018-47. Deo gratias !

Grâce de renouveau de vie spirituelle et de ferveur
reçue lors du pèlerinage de la Légitimité
au Puy-en-Velay :

Le Puy-en-Velay

Nous avons reçu ces jours-ci le témoignage suivant, qui tient en peu de mots mais qui illustre cependant de manière éloquente les grandes grâces dont le pèlerinage annuel de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay peut être l’occasion. S’il y a – et nous en avons publié les récits – des grâces de guérison physique, les grâces de guérison intérieure, moins spectaculaire, ne sont toutefois pas les moindres.
Merci à T. qui a tenu à témoigner de la grâce reçue, et – par dessus-tout – merci à Notre-Seigneur et à Notre-Dame pour leurs bienfaits et leur sollicitude !

« Je vous fais parvenir la grâce que j’ai reçue lors du pèlerinage du Puy.
Jusqu’au pèlerinage au Puy en 2018 et ce, depuis presque une année, je m’étais fortement éloigné de la religion, ayant décidé de vivre ma vie. Je ne priais que très peu. Durant ce dernier pèlerinage, au cours de l’adoration guidée par vous-même, vos paroles ont suscité en moi un grand réveil de foi de façon instantanée. A partir de ce moment là, je me suis remis à prier de toute la ferveur de mon âme, priant par exemple un rosaire par jour (chose que je ne faisais pas avant). J’ai l’intime conviction d’avoir reçu du Ciel une immense grâce pour ce retour à la Foi. T. »

Sacrés Coeurs de Jésus et Marie

L’hymne « Salve, virilis pectoris Virgo ! » des vêpres de Sainte Jeanne d’Arc.

30 mai,
fête de Sainte Jeanne d’Arc, vierge,
céleste protectrice de la France avec Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, après Notre-Dame de l’Assomption
(en France, fête double de 2ème classe).

Pour nos amis qui ne seraient pas toujours très à l’aise avec la langue latine mais qui souhaiteraient néanmoins s’associer à la prière officielle de la Sainte Eglise au moyen des hymnes propres par lesquels le bréviaire chante la gloire de Sainte Jeanne d’Arc, voici le texte et une traduction de l’hymne « Salve, virilis pectoris Virgo » que l’on trouve aux premières et secondes vêpres de sa fête.

Vitrail Sainte Jeanne d'Arc - église Saint-Georges de Néris-les-Bains

Vitrail de Sainte Jeanne d’Arc
église Saint-Georges de Néris-les-Bains

fleur de lys gif2

Salve, virílis pectóris
Virgo, Patróna Gálliæ !
Torménta dira sústinens,
Christi refers imáginem.

Salut, ô Vierge au cœur viril,
Patronne de la France !
En supportant de cruels tourments,
Tu reproduis l’image du Christ.

Voces supérnas áudiens,
Iesu repléta lúmine,
Dum fata pandis pátriæ,
Silent pavéntque iúdices.

Lorsque, entendant les voix célestes,
Remplie de la lumière de Jésus,
Tu dévoiles les destins du pays,
Les juges se taisent et sont saisis de crainte.

Oppréssa flammis, clámitas
Iesum, crucémque fórtiter
Ampléxa, ad Ipsum, símplicis
Instar colúmbæ, pérvolas.

Étouffée par les flammes,
Tu appelles Jésus, et embrassant
Etroitement la croix, c’est vers Lui que,
Semblable à la candide colombe, tu t’envoles.

Choris beátis Vírginum
Adscrípta, cives ádiuva :
Te deprecánte, síngulis
Detur coróna glóriæ.

Admise parmi les chœurs bienheureux des Vierges,
Viens en aide à tes concitoyens ;
Que par ta prière, à chacun
soit donnée la couronne de gloire.

Sit laus Patri, sit Fílio :
Sancto decus Paráclito,
Qui corda amóre sáuciat,
Vires et auget lánguidis.

Louange soit au Père et au Fils,
Honneur au Saint Paraclet,
Qui blesse d’amour les cœurs
Et augmente la force des languissants.

Amen.

Blason de Sainte Jeanne d'Arc

Autres publications consacrées à Sainte Jeanne d’Arc dans les pages de ce blogue :

- A Sainte Jeanne d’Arc : prière pour la France et cantique du Père Doncœur > ici
– Extrait du panégyrique de Jeanne d’Arc par Monseigneur Pie > ici
– Sainte Jeanne d’Arc et la légitimité > ici
« Le cœur de Jeanne était resté intact et plein de sang » > ici
- Témoignage des dominicains qui assistèrent Jeanne d’Arc en son supplice > ici

– Témoignage du Frère Jean Pasquerel aumônier et confesseur de Jeanne > ici

2018-45. « Je n’avais plus ce mal dans la jambe ; je n’en revenais pas ! »

Vendredi des Quatre-Temps d’été, 25 mai 2018.

En corollaire à mes deux publications précédentes (cf. > ici et > ici) relatives au pèlerinage légitimiste auprès de Notre-Dame du Puy, je voudrais  publier, afin que vous en rendiez grâce avec nous, le témoignage d’une personne – qui ne sera désignée ici que par l’initiale de son prénom – qui, à l’occasion du pèlerinage organisé par la Confrérie Royale en mai 2017, a éprouvé une sensible amélioration de sa santé. Elle a bien voulu en faire un compte-rendu écrit, que nous avons remis à Monsieur le Recteur de la cathédrale-basilique Notre-Dame de l’Annonciation, car même s’il n’y a pas au Puy-en-Velay un « bureau des constations » comme il en existe un à Lourdes, ni de commission médicale pour étudier les guérisons, les autorités diocésaines du Puy et le rectorat de la cathédrale tiennent à réunir les témoignages des grâces, tant spirituelles que physiques, reçues dans le sanctuaire.
Lors du premier pèlerinage légitimiste au Puy, à l’occasion du Grand Jubilé, en juin 2016, un pèlerin avait bénéficié d’une guérison remarquable d’un glaucome (voir > ici) ; lors du deuxième pèlerinage, en mai 2017, il y a eu la grâce physique dont vous allez lire le récit ; si d’aventure quelque participant à ce troisième pèlerinage avait éprouvé quelque bienfait signalé obtenu par l’intercession de Notre-Dame du Puy, qu’il n’hésite pas à nous en faire part.
Pour nous, nous ne pouvons pas ne pas y voir le signe que le Roi du Ciel et Sa Très Sainte Mère ont pour agréables les pèlerinages de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay et qu’ils le manifestent !

Pierre des fièvres - Cathédrale du Puy

La « pierre des fièvres » dans la cathédrale-basilique Notre-Dame de l’Annonciation au Puy-en-Velay :
lors de ses deux apparitions en l’an 45 et en l’an 225,
la Sainte Mère de Dieu a demandé aux deux femmes auxquelles elle s’est manifestées et qu’elle a guéries
de se coucher sur cette grande dalle de basalte.

  • - Petit résumé de ma guérison :

« Je me suis rendue en mai 2017 au pèlerinage organisé par la « Confrérie Royale » au Puy-en-Velay.
Cela faisait presque 10 mois que j’avais mal à une jambe.

En effet, le 26 juillet 2016 dans la soirée j’ai eu subitement une sorte de mal dans la jambe, un peu comme une sciatique. C’était très douloureux pour macher car je n’arrivais pas à plier le genou, cela me faisait comme une barre et, à chaque sortie, je m’arrêtais très souvent pour m’asseoir sur un banc. Aussi lorsque j’allais faire des courses cela était assez pénible de rester debout devant les rayons. Cependant je ne suis jamais allée consulter un docteur.

Arrivée à la cathédrale du Puy, je me suis allongée sur la Pierre aux fièvres en pensant surtout à la guérison d’un petit garçon handicapé et j’ai beaucoup demandé pour lui. J’ai un peu demandé pour moi, mais je pensais que pour lui c’était pire et, à chaque fois que j’ai eu l’occasion de m’allonger dessus, jusqu’au dernier jour, le dimanche matin, j’ai demandé de tout mon coeur à la Sainte Vierge et à Jésus de guérir cet enfant.

Dans le milieu de la semaine qui a suivi mon retour du pèlerinage, quelqu’un au bureau s’est rendu compte que je marchais mieux. Effectivement, je n’avais plus ce mal dans la jambe ; je n’en revenais pas ! Ayant porté cette souffrance pendant 10 mois environ, j’étais soulagée et agréablement surprise.

A l’heure actuelle, j’ai toujours parfois mal aux genoux mais c’est à cause du poids et cela n’a plus rien à voir avec ce mal dans la jambe qui me faisait souvent boiter.

J’ai pensé d’abord que peut-être une personne aurait pu prier pour moi car cela m’arrive aussi de le faire sans en parler spécialement, mais j’ai bien sûr pensé également à la Pierre aux fièvres.

J’ai remercié notre chère Mère du Ciel ainsi que son Fils tout-puissant, Notre-Seigneur Jésus-Christ, pour m’avoir guérie.

Alléluia !

A. »

Statue de la Vierge Noire

Notre-Dame du Puy, priez pour nous !

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