Archive pour la catégorie 'Prier avec nous'

Prières pour le mois du très Saint Rosaire :

Vierge du très Saint Rosaire

Pour le mois d’octobre, mois du très Saint Rosaire, nous vous encourageons bien évidemment à sa récitation quotidienne, ou tout au moins du chapelet. Pour vous aider à entrer dans l’esprit de cette dévotion, nous vous proposons aussi ces quelques prières :

Notre-Dame du Très Saint Rosaire, qui êtes Notre-Dame de l’union à tous les mystères du Sauveur,  vous qui les avez vécus si intensément et les avez gardés et médités dans votre Coeur : apprenez-nous à vivre chaque jour des mystères de grâce de votre divin Fils, apprenez-nous les secrets de vie divine contenus dans les mystères du Saint Rosaire, apprenez-nous à nous unir à votre Coeur douloureux et immaculé, afin d’entrer par lui dans le Coeur de Jésus.

Ainsi soit-il.

Et cette très belle prière de l’Ecole Française de spiritualité :

- Ô Jésus, vivant en Marie, venez et vivez en Vos serviteurs
Dans l’esprit de Votre sainteté, dans la plénitude de Votre Force,
Dans la vérité de Vos vertus, dans la perfection de Vos voies,
Dans la communion de Vos mystères !
Dominez sur toute puissance ennemie, en Votre Esprit, à la gloire du Père.
Ainsi soit-il.

- O Jesu vivens in Maria, veni et vive in famulis tuis,
in spiritu sanctitatis tuae,
in plenitudine virtutis tuae,
in veritate virtutum tuarum,
in perfectione viarum tuarum,
in communione mysteriorum tuorum.
Dominare omni adversae potestati,
in Spiritu tuo, ad gloriam Patris.
Amen.

Voici également la prière à Saint Joseph prescrite par le Pape Léon XIII pour être ajoutée chaque jour à la fin du chapelet :

Nous recourons à vous dans notre tribulation, ô bienheureux Joseph ; et, après avoir imploré le secours de votre sainte Épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage. Par l’affection qui vous a uni à la Vierge Immaculée, Mère de Dieu ; par l’amour paternel, dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a conquis au prix de son sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans nos besoins. Protégez, ô très sage gardien de la divine Famille, la race élue de Jésus-Christ. Préservez-nous, ô Père très aimant, de toute souillure d’erreur et de corruption, soyez-nous favorable, ô notre très puissant libérateur. Du haut du ciel, assistez-nous dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres ; et de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la Sainte Église de Dieu des embûches de l’ennemi et de toute adversité. Couvrez chacun de nous de votre perpétuelle protection, afin que, à votre exemple, et soutenus par votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir, et obtenir la béatitude éternelle.

Ainsi soit-il.

* * * * * * *

« Du saint Rosaire redoutable aux démons » bande dessinée > ici

Publié dans:De Maria numquam satis, Prier avec nous |on 1 octobre, 2008 |6 Commentaires »

Neuvaine du 6 au 14 septembre, pour préparer la fête de Notre-Dame des Sept Douleurs.

Prière de compassion et de supplication :

Vierge des Sept Douleurs - A.Dürer

V. Ô Dieu, venez à mon aide!

R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir!

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il!

 1. Ô Mère des douleurs, je compatis à la souffrance qui accabla votre coeur très aimant lors de la prophétie du saint vieillard Siméon en laquelle vous fut révélée toute l’ampleur de vos peines à venir : par votre coeur si éprouvé, obtenez-moi, Vierge très aimable, la grâce d’adhérer toujours plus parfaitement à la sainte volonté de Dieu.

Ave, Maria, gratia plena… etc.

2. Ô Mère des douleurs, je compatis à l’angoisse qui étreignit votre coeur si sensible lors de la fuite en Egypte et du séjour en ce pays étranger où vous viviez, pauvre et méprisée : par votre coeur anxieux, obtenez-moi, Vierge très aimable, la grâce d’un abandon filial et confiant à la divine Providence.

Ave, Maria

3.  Ô Mère des douleurs, je compatis à la peine profonde dont votre coeur soucieux fut saisi lors des trois jours de la perte de votre Enfant à Jérusalem : par votre coeur si inquiet, obtenez-moi, Vierge très aimable, la grâce de craindre par dessus tout d’être séparé de l’amour de mon Dieu.

Ave, Maria

4. Ô Mère des douleurs, je compatis à l’abattement qui s’empara de votre coeur lors de la rencontre avec Jésus portant sa Croix vers le Calvaire : par votre coeur si éprouvé, obtenez-moi, Vierge très aimable, la patience dans les épreuves et la persévérance  dans le bien malgré toutes les contradictions.

Ave, Maria

5. Ô Mère des douleurs, je compatis à la très amère passion que souffrit votre coeur généreux lorsque, debout au pied de la Croix, vous assistiez à l’agonie de Jésus et que vous entendîtes le cri déchirant dans lequel il rendit l’esprit : par votre coeur martyrisé, obtenez-moi, Vierge très aimable, la grâce d’une douce compassion aux peines et souffrances de mes frères.

Ave, Maria

6. Ô Mère des douleurs, je compatis à l’extrême souffrance qui déchira votre coeur maternel lorsque la lance ouvrit le Coeur de Jésus et que son corps pantelant fut déposé sur vos genoux : par votre coeur supplicié , obtenez-moi, Vierge très aimable, de savoir rendre amour pour amour au divin Coeur de votre Fils.

Ave, Maria

7. Ô Mère des douleurs, je compatis à la poignante tristesse qui submergea votre coeur de flots amers lorsque le corps de Jésus fut déposé dans le sépulcre : par votre coeur transpercé de sept glaives, obtenez-moi, Vierge très aimable, la grâce de ne jamais me décourager, quelque importantes que soient les ténèbres et l’adversité.

Ave, Maria

V. Priez pour nous, Vierge très affligée.

R. Afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.

Oraison :

Nous vous en prions, Seigneur Jésus-Christ, qu’intercède pour nous auprès de votre clémence, maintenant et à l’heure de notre mort, la Bienheureuse Vierge Marie votre Mère, dont l’âme très sainte fut transpercée d’un glaive de douleur à l’heure de votre Passion. Ô Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu pour les siècles des siècles.

Ainsi soit-il!

(Prière composée par Frère Maximilien-Marie – reproduction autorisée à condition d’en indiquer la source)

On trouvera > ici la présentation du chapelet des Sept Douleurs de Notre-Dame et > ici le « je vous salue » en l’honneur de la Vierge de Compassion.

Prière au Saint-Esprit extraite des oeuvres de Saint Augustin :

Nous revenons sans cesse et approfondissons toujours davantage les textes de notre glorieux Père Saint Augustin (puisque le Refuge Notre-Dame de Compassion est établi sous la Règle de Saint Augustin).

Nous vous renvoyons bien évidemment aux cinq enseignements donnés par notre Saint-Père le Pape Benoît XVI, lors des audiences générales du mercredi dans les premières semaines de l’année 2008, et dont nous avons retranscrit l’intégralité > [1) ici ; 2) ici & 3-4-5) ici].

Voici aujourd’hui une prière au Saint-Esprit tirée des oeuvres du grand Docteur de l’Eglise d’Occident.

fresque de Saint Augustin (Florence)

Saint Augustin par Sandro Boticelli (fresque vers 1480)

La colombe du Saint-Esprit dans la "gloire du Bernin" (Basilique Saint-Pierre au Vatican)

O divin Amour, ô lien sacré qui unissez le Père et le Fils, Esprit tout puissant, fidèle Consolateur des affligés, pénétrez dans les abîmes profonds de mon cœur et faites-y briller votre éclatante lumière.
Répandez votre douce rosée sur cette terre déserte, afin de faire cesser sa longue aridité.
Envoyez les traits célestes de votre amour jusqu’au sanctuaire de mon âme, afin qu’en y pénétrant ils allument des flammes ardentes qui consument toutes mes faiblesses, mes négligences et mes langueurs.
Venez donc, venez doux Consolateur des âmes désolées, refuge dans les dangers et protecteur dans la détresse. Venez, vous qui lavez les âmes de leurs souillures et qui guérissez leurs plaies. Venez, force du faible, appui de celui qui tombe. Venez, Docteur des humbles et vainqueur des orgueilleux. Venez, Père des orphelins, espérance des pauvres, trésor de ceux qui sont dans l’indigence. Venez, étoile des navigateurs, port assuré de ceux qui ont fait naufrage. Venez, force des vivants et salut de ceux qui vont mourir.Venez, ô Esprit-Saint, venez et ayez pitié de moi. Rendez mon âme simple, docile et fidèle, et condescendez à ma faiblesse, avec tant de bonté que ma petitesse trouve grâce devant votre grandeur infinie, mon impuissance devant votre force, mes offenses devant la multitude de vos miséricordes. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ, mon Sauveur.

Ainsi soit-il.

frise avec lys naturel

On trouvera aussi une homélie de St Augustin
sous forme de prière embrasée à l’Esprit-Saint, ici > www

Publié dans:Nos amis les Saints, Prier avec nous |on 27 août, 2008 |6 Commentaires »

Salve, Regina… (Paraphrase de Saint Bonaventure).

Pour fêter Notre-Dame, exaltée dans la gloire céleste, et peut-être pour vous aider à la mieux prier en contemplant tous les privilèges que Dieu lui a accordés, nous vous proposons ce texte – malheureusement trop peu connu – de Saint Bonaventure, qui paraphrase et commente mot à mot le « Salve, Regina » :

Salve, Regina... (Paraphrase de Saint Bonaventure). dans De Maria numquam satis enguerrand-quarton-couronnement-de-la-vierge

Salve.
Salut! Vierge des vierges, étoile du matin, remède véritable des crimes les plus infâmes, consolatrice des hommes en proie au malheur, ennemie irréconciliable du péché.

Regina.
Reine de ceux qui règnent, Vierge immaculée, Mère unique entre les mères, vous avez mis au monde un Fils, et l’on vous appelle le palais sacré du Seigneur : versez donc sur nous les secours abondants du ciel.

Mater misericordiae.
Vous avez mérité d’être nommée la source de la miséricorde et la Mère de la grâce, car vous avez conçu le Roi suprême de gloire, vous lui avez donné la vie, et vous avez offert au monde l’auteur de tout pardon.

Vita.
La vie, la voie, la vérité est sortie de la terre, et votre virginité est demeurée sans tache, car votre humilité vous a rendue digne d’être choisie de Dieu lorsqu’il se revêtit de notre chair.

Dulcedo.
La douceur par excellence, Celui qui est appelé l’Agneau de Dieu, Celui dont le sang, comme un bain salutaire, a lavé les crimes de l’homme abandonné, Celui qui a vaincu le démon, est le fruit béni de votre sein.

Et spes nostra.
Vierge Marie, vous êtes notre espérance inébranlable, vous la tige fleurie de Jessé, vous que le Prophète nous a montrée couverte de la rosée du Ciel, vous qui êtes belle comme la neige la plus pure, tendre Mère de Dieu.

Salve.
Salut! lumière des Fidèles, brillante comme l’aurore, plus ravissante et plus suave que le lis. Eloignez de nous sans retard tout ce qui peut nous être un danger, et implorez pour nous le secours du Seigneur.

Ad te.
Malheureux, plongés dans une infortune profonde, nous élevons nos cris jusqu’à vous ; ouvrez à nos prières les oreilles de votre coeur sacré, afin que, délivrés par vous des gouffres de l’abîme, nous puissions librement suivre la voie montrée par votre Fils.

Clamamus.
Nous poussons vers vous des soupirs pleins de ferveur, et nous vous supplions avec un tendre amour : détruisez tout ce que nos pensées perverses ont pu produire au dehors d’actions criminelles.

Exules.
Nous sommes tous condamnés à un dur exil. En punition du crime de nos pères, nous avons été privés de la gloire et déshérités des félicités du ciel ; mais le don de votre tendresse nous a rendu tous nos droits.

Filii.
Vos enfants ne peuvent qu’exprimer par leurs gémissements les misères dont ils sont assiégés de toutes parts en ce monde. Sans cesse ils se sentent entraînés vers des crimes dignes des châtiments éternels ; mais ils sont affermis par votre miséricorde.

Evæ.
La chute d’Eve nous a causé un tort irréparable ; elle nous a ravi la joie bienheureuse du ciel. Mais après Eve, elle nous a valu, incarné de la Vierge, Celui qui a brisé la mort et détruit le péché.

Ad te.
Vos serviteurs crient sans cesse vers vous et font entendre des soupirs fidèles ; ils implorent humblement le secours de votre puissance. Que votre miséricorde écoute leurs prières.

Suspiramus.
Nous soupirons et nous versons des larmes, nous gémissons sans cesse sur les péchés que nous avons commis. Mais, ô Mère de piété! nous avons mis en vous notre confiance ; vous obtiendrez grâce et miséricorde au pécheur brisé par un vrai repentir.

Gementes.
Nous nous rappelons les fautes de nos jours anciens, les fautes dont notre esprit pervers s’est souillé librement, et nous en gémissons. Mais en même temps, ô Vierge immaculée! nous espérons en vous, et nous vous demandons que nos voeux soient exaucés.

Et flentes.
Nous pleurons et notre âme est en proie à la honte et à la douleur ; versez donc en nous la lumière. Vierge bienfaisante, purifiez avec amour les taches que le péché imprima en nos coeurs ; aimable Marie, veuillez nous réunir aux habitants de la céleste patrie.

In hac valle.
En cette vallée misérable et environnée de ténèbres, je vois des hommes sans nombre dont la vie est détestable et hideuse ; leurs exemples se propagent à raison des crimes qu’ils ont commis et des hontes dont ils sont couverts.

Lacrymarum.
Des larmes abondantes ont coulé vainement de nos yeux : les vieillards, les enfants et le peuple tout entier craignent de perdre ce que l’ambitieux cherche avec ardeur et ce que l’homme du monde poursuit en tous lieux.

Eia ergo.
Relevez donc nos âmes de leurs chutes ; dirigez leur course vers vous. Fortifiez ceux qui tremblent, redressez ceux qui se sont égarés et vous cherchent avec amour ; soyez le guide assuré des malheureux qui se confient en vous.

Advocata.
Vous êtes notre puissante avocate auprès du Sauveur : hâtez-vous donc d’intercéder pour nous, selon votre miséricorde accoutumée. Que votre amour maternel nous fasse sentir sa bénigne influence ; qu’il apaise votre Fils en faveur d’un peuple infortuné.

Nostra.
Toujours la Vierge Mère fut l’espoir des fidèles ; elle l’est encore de nos jours, elle le sera à jamais. Elle est pour nous la cité royale qui nous met à l’abri des coups de nos ennemis ; elle est le remède qui chasse tous les maux loin de nous.

Illos tuos misericordes oculos ad nos converte.
Oui! tournez ces yeux pleins de tendresse et de miséricorde vers des serviteurs si peu unis dans le bien et si unanimes à courir au mal ; détruisez l’aiguillon de noire chair, détruisez tous ses crimes.

Et Jesum benedictum.
Jésus, votre Fils unique, est le fruit béni de votre sein ; daignez-le montrer à nos yeux : il est glorieux, plein de tendresse et ennemi du mensonge. C’est par lui que le genre humain, après s’être éloigné de Dieu et perdu pour un temps, s’est relevé invincible des liens de la mort.

Ventris tui.
Vos entrailles ont porté Jésus, et vos mamelles bienheureuses ont allaité Celui que plus tard les Juifs couvrirent de blessures cruelles et qu’ils condamnèrent à la mort de la croix après l’avoir ainsi traité.


Nobis post hoc exilium ostende.

Après cet exil montrez-nous plein de miséricorde, donnez-nous Jésus votre Fils. Etendez sur nous votre protection maternelle et puissante ; daignez prendre notre défense en ce moment où nous serons jugés.

O clemens !
O clémence ineffable de la souveraine bonté! fille d’Adonaï, fleur de la virginité, pardon des pécheurs endurcis, mère de tendresse, joie des vierges et manteau de la charité!

O pia!
O pieuse et tendre Reine des cieux! vous êtes la plus digne et la plus riche des créatures sorties des mains de Dieu ; vous êtes la Vierge prudente par excellence, la gloire des confesseurs et l’honneur le plus éclatant des Apôtres.

O dulcis.
O Vierge d’une douceur inaltérable, plus douce que le miel et le rayon le plus suave, colombe très-pure, jamais le fiel le plus léger ne reposa en votre coeur. Mère de bénignité , repoussez loin de nous, nous vous en supplions, tout ce qui peut imprimer une tache à notre innocence.

Virgo Maria.
Bonne Marie, conjurez votre Fils de daigner recevoir en sa gloire quiconque, pour vous honorer, voudra redire avec amour ce que je viens d’écrire à votre louange.

Neuvaine du 6 au 14 août pour préparer la fête de l’Assomption de Notre-Dame.

Pour préparer la fête de l’Assomption de Notre-Dame, nous vous proposons de nous unir dans une neuvaine de prières, simple et fervente, du 6 au 14 août.
Chaque jour, récitons le chapelet (ou au moins une dizaine) et ajoutons y la prière suivante. Ce texte célèbre, tiré des oeuvres de l’abbé Henri Perreyve, correspond bien à l’esprit de supplication qui est le nôtre en ces jours où tant de malades, tant de soucis et de peines sont recommandés à nos prières…
Prions les uns pour les autres
.

la mort de la Très Sainte Vierge.

Vierge Sainte,
au milieu de vos jours glorieux,
n’oubliez pas les tristesses de la terre.

Jetez un regard de bonté sur ceux
qui sont dans la souffrance,
qui luttent contre les difficultés
et qui ne cessent de tremper leurs lèvres aux amertumes de cette vie.

Ayez pitié de ceux qui s’aimaient et qui ont été séparés !
Ayez pitié de l’isolement du coeur !
Ayez pitié de la faiblesse de notre foi !
Ayez pitié des objets de notre tendresse !
Ayez pitié de ceux qui pleurent, de ceux qui prient, de ceux qui tremblent !

Donnez à tous l’espérance et la paix.

Ainsi soit-il.

Publié dans:De Maria numquam satis, Prier avec nous |on 4 août, 2008 |Commentaires fermés

Prière de Sainte Thérèse Couderc à la Sainte Trinité.

Je vous ai parlé du pèlerinage de Frère Maximilien-Marie à La Louvesc (cf. > www) et, à cette occasion, je vous ai présenté rapidement Sainte Thérèse Couderc, fondatrice de la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame du Cénacle (voir aussi > www).
Aujourd’hui, je vous communique une prière en l’honneur de la Sainte Trinité, écrite par Sainte Thérèse Couderc, dans sa version originale et complète, car le texte qui est actuellement diffusé est souvent singulièrement « raccourci »…

Lully.

Icône de la Sainte Trinité

Puissance du Père,

communiquez-vous à ma faiblesse et daignez la relever de sa profonde misère, afin qu’elle puisse faire des oeuvres dignes d’être offertes à votre divine Majesté et de procurer Sa gloire.

Sagesse du Fils,

présidez à toutes mes pensées, paroles et actions, afin qu’elles soient toutes faites selon les règles de cette Sagesse éternelle qui est Vous-même, ô mon Dieu!

Amour de l’Esprit-Saint,

soyez le principe de toutes les opérations de mon âme, afin qu’elles soient toutes conformes au bon plaisir divin!

Ainsi soit-il !

Symbole de la Sainte Trinité

Autres prières en l’honneur de la Sainte Trinité :
- prière attribuée à Saint Augustin > www
- « O mon Dieu, Trinité que j’adore » (Bse Elisabeth de la Trinité) > www
- Symbole de Saint Athanase > www

Publié dans:Prier avec nous |on 30 juillet, 2008 |3 Commentaires »

2008-39. Notre-Dame de Bonne Délivrance, la Vierge Noire de Paris.

- fêtée le 18 juillet -

La statue de Notre-Dame de Bonne Délivrance, qu’on appelle aussi « la Vierge noire de Paris« , est une statue du XIVème siècle représentant une Vierge à l’Enfant, en pierre peinte.

Cette statue se trouvait autrefois très vénérée dans une chapelle célèbre de l’église collégiale Saint-Etienne-des-Grès : cette église – que l’on disait avoir été fondée par saint Denis, premier évêque de Paris - se trouve malheureusement sur la triste liste des quelque 145 églises qui furent détruites à Paris au cours de la grande révolution ; elle était située rue Saint-Jacques, là où se trouve aujourd’hui la bibliothèque de la faculté de droit ; le clocher et la chapelle de Notre-Dame de Bonne-Délivrance, remontaient au XI° siècle et l’on pense que la statue que nous connaissons aujourd’hui avait remplacé une statue plus ancienne.

Le culte de Notre-Dame de Bonne-Délivrance avait connu un grand essor au moment des luttes religieuses du XVIème siècle.
Le 20 avril 1533, fut fondée la
« confrérie de la Charité de Notre-Dame de Bonne-Délivrance » qui deviendra bientôt une confrérie royale.

Forte de douze mille adhérents venus de toutes les couches de la société et enrichie par le Saint-Siège de nombreuses indulgences cette confrérie prend part à toutes les manifestations publiques. Chaque année, le 1er mai et le 24 août, elle organise ses propres processions avec des stations aux paroisses voisines. Les membres de la confrérie s’engagent à une vie chrétienne plus authentique et plus fervente à l’exemple de Notre-Dame et s’engagent à certaines oeuvres de charité envers les nécessiteux. La confrérie travaille particulièrement à la délivrance et au soulagement des prisonniers : les cotisations des associés produisent des sommes importantes qui sont spécialement consacrées au rachat des prisonniers pour dettes.

Les mots de bonne délivrance étaient pris dans un sens très général, il s’agissait d’obtenir de l’intercession de la Vierge Marie la cessation de toutes les misères et calamités imaginables.

Cependant au tournant du XVII° siècle, on insistera sur les misères spirituelles et les tentations, et on invoquera de plus en plus Notre-Dame de Bonne-Délivrance pour être soulagé des peines intérieures et fortifié dans la tentation. C’est ainsi que le jeune François de Sales, étudiant à Paris, qui était accablé par des tentations de désespoir au point qu’il lui semblait évident qu’il serait damné, retrouva la paix intérieure et la confiance aux pieds de Notre-Dame de Bonne-Délivrance en récitant le « Memorare » (« Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie… »).
Les grands spirituels de la première moitié du XVIIème siècle viennent souvent prier devant cette image : Monsieur Olier, fondateur de la « Compagnie de Saint-Sulpice », Saint Vincent de Paul qui la nomme « la Vierge des âmes en peine« , Claude-François Poulart des Places, fondateur de la « Congrégation du Saint-Esprit »...
Le Roy Louis XIII et la Reine Anne d’Autriche se font inscrire le 4 mai 1622 dans les rangs des membres de
la Confrérie royale de la charité de Notre-Dame de Bonne-Délivrance ; ils seront suivis de Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII, puis de Louis XIV et de son frère, Philippe d’Orléans, de son épouse, la reine Marie-Thérèse, du prince et de la princesse de Condé, du prince et de la princesse de Conti… etc.

Le 16 mai 1792, la statue est mise en vente avec le mobilier et les objets du culte de l’église Saint-Etienne-des-Grès, vouée à la démolition.
La Madone est achetée – pour deux cent une livres – par la Comtesse de Carignan-Saint-Maurice qui la garde dans son domicile de la rue Notre-Dame-des-Champs où des prêtres réfractaires célèbrent les saints mystères en cachette.
Mais pendant la grande terreur, la Comtesse de Carignan-Saint-Maurice est dénoncée et jetée en prison. Elle se trouve enfermée avec des religieuses de Saint-Thomas de Villeneuve, détenues avec leur supérieure générale, Madame Walsh de Valois. La pieuse Comtesse parle de la Vierge de Bonne-Délivrance aux Soeurs et, ensemble, elles l’invoquent avec ferveur. La chute de Robespierre entrainera leur libération, le 4 octobre 1794, et elles voient dans cette délivrance de la guillotine qui leur était promise la réponse de Notre-Dame.
Madame de Carignan-Saint-Maurice fit alors don de la précieuse statue à la congrégation des Soeurs de Saint-Thomas de Villeneuve.

Le 1er juillet 1806, la statue de Notre-Dame de Bonne-Délivrance est de nouveau offerte à la vénération des fidèles dans l’oratoire des Soeurs, 27 rue de Sèvres, et son culte est encouragé par toutes les anciennes indulgences, que confirme le Pape Pie VII.
Quelques années plus tard c’est une vaste chapelle qui est bâtie en son honneur au même lieu.

Mais en juillet 1906, Notre-Dame de Bonne Délivrance est contrainte à un nouveau déménagement : en effet les religieuses ont été expropriées et leur couvent va être démoli pour laisser la place au boulevard Raspail ; elles vont s’installer à Neuilly-sur-Seine où elle font édifier une nouvelle chapelle et c’est là que l’on vénère encore aujourd’hui Notre-Dame de Bonne-Délivrance (52 Boulevard d’Argenson).

Notre-Dame de Bonne Délivrance

Prière à Notre-Dame de Bonne Délivrance :
(texte ancien intégral)

Je vous supplie,
ô très sainte et sacrée Vierge Marie,
digne Mère de Dieu !
d’avoir pitié de moi, pauvre, pécheur,
de m’obtenir de votre très cher Fils, notre Sauveur Jésus-Christ
la sainteté et la santé du corps et de l’esprit,
ainsi qu’il sera convenable
pour sa plus grande gloire et pour mon salut ;
car souvent sa divine Majesté,
par une bonté et miséricorde infinie,
permet qu’il nous arrive des infirmités et des maladies,
afin de nous faire rentrer en nous-mêmes,
et de nous exciter à nous corriger et à nous convertir à lui :
Et comme sa divine Providence a ordonné
que nous vous honorions et invoquions sous divers titres,
et principalement sous celui de
Notre-Dame de Bonne-Délivrance ;
cela fait que j’ai recours à vous, pour vous supplier,
avec toute l’humilité et la confiance qu’il m’est possible,
de me secourir en cette extrême nécessité,
et de m’obtenir principalement une véritable douleur,
contrition et rémission de tous mes péchés,
car ils sont la seule cause de mes infirmités ;
et ensuite je serai obligé de publier toute ma vie le crédit et le pouvoir absolu que vous avez dans le Ciel auprès de Dieu.
A combien de pécheurs désespérés de leur salut
avez-vous obtenu la conversion !
A combien de personnes affligées de maladies incurables
avez-vous rendu la santé !
A combien de justes
avez-vous obtenu le don de persévérance en la grâce !
Et enfin, on n’a jamais entendu dire
que vous eussiez rejeté aucun de ceux qui, avec confiance,
vous ont humblement invoquée,
quelque misérable qu’il ait été.
J’espère aussi, ô Vierge !
que vous m’accorderez la grâce que je vous demande,
et que vous m’obtiendrez le remède
de toutes mes misères spirituelles et corporelles,
et que vous m’assisterez durant ma vie,
et principalement à l’heure de ma mort,
qui peut-être arrivera bientôt.
Ainsi soit-il.

Publié dans:De Maria numquam satis, Prier avec nous |on 17 juillet, 2008 |4 Commentaires »

Prière à Notre-Dame du Mont Carmel.

La Vierge remet le scapulaire à St Simon Stock

Sur le Mont Carmel, le saint prophète Élie avait confondu les prêtres de Baal et ramené le peuple d’Israël à adorer le Dieu vivant (3e Livre des Rois, chap. XVIII).
La tradition ajoute que dans le petit nuage annonciateur de la fin de la sécheresse (cf. 3 Reg. XVIII, 44), Saint Elie avait eu une vision mystique de la Vierge qui apporterait au monde le Sauveur, et que depuis lors des fils spirituels d’Elie menaient sur la sainte montagne une vie conjuguant érémitisme et vie communautaire.

Au temps des croisades, ces ermites se constituèrent en véritable ordre religieux, recevant de Saint Albert, Patriarche de Jérusalem, une règle écrite au début du XIIIème siècle : ce sont les Carmes, voués à la vie contemplative sous le patronage de la Sainte Mère de Dieu.
La conquête de la Terre Sainte par les musulmans contraignit les Carmes à trouver refuge en Occident.

D’origine anglaise, Saint Simon Stock (+ 1265) était supérieur général de l’Ordre des Frères de Notre-Dame du Mont Carmel à ce moment où, fuyant la Terre Sainte, les moines vinrent s’implanter en Europe.
Profondément dévot à la Vierge Marie, dans la nuit du 16 juillet 1251, il fut favorisé d’une vision de cette Mère bénie au cours de laquelle elle lui remit le scapulaire en disant : « Voici le privilège que je te donne, à toi et à tous les enfants du Carmel. Quiconque meurt revêtu de cet habit sera sauvé. »

C’est le 16 juillet 1858 que la Vierge Immaculée apparut à Sainte Bernadette pour la dernière fois dans la grotte de Lourdes : elle ne portait pas ce jour-là la robe blanche ceinte de bleue, mais la livrée du Carmel, et Bernadette dira : « Jamais je ne l’avais vue aussi belle!« .
A Fatima également, lors de l’apparition du 13 octobre 1917, au cours du miracle du soleil, Notre-Dame se montra aux trois enfants revêtue de l’habit du Carmel, pour évoquer les mystères glorieux du Saint Rosaire.

Invoquons avec confiance Notre-Dame du Mont-Carmel :

Vierge Immaculée, Marie,
Lumière et Gloire du Mont Carmel,
Jetez sur moi un regard de bonté,
Et gardez-moi sous Votre protection maternelle.
Fortifiez ma faiblesse par Votre puissance,
Et dissipez par Votre lumière
Les ténèbres de mon cœur.
Augmentez en moi la Foi,
L’Espérance et la Charité.
Ornez mon âme de toutes les vertus
Afin qu’elle devienne de plus en plus
Chère à Votre Divin Fils.
Assistez-moi pendant la vie,
Consolez-moi par Votre présence
A l’heure de la mort,
Et présentez-moi à la Sainte Trinité,
Comme Votre enfant,
Afin que je puisse Vous louer,
Et Vous glorifier éternellement
Dans le Ciel.

Ainsi soit-il!

Publié dans:De Maria numquam satis, Prier avec nous |on 15 juillet, 2008 |5 Commentaires »

2008-32. De l’icône miraculeuse de Notre-Dame du Perpétuel Secours.

En ce 27 juin, tous les dévots enfants de Marie ont à coeur de fêter Notre-Dame du Perpétuel Secours.

Histoire de l’icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours :

L’image connue sous le nom de Notre-Dame du Perpétuel Secours est une icône réalisée dans un style byzantin relativement tardif (du XIIIe ou du XIVe siècle), qui s’inspire du modèle dit « Madone de saint Luc » mais plus exactement selon un type iconographique connu en Orient sous le nom de Mère de Dieu de la Passion (il s’agit donc d’une Vierge de Compassion, ce pourquoi nous avons une très grande vénération pour elle en notre Mesnil-Marie).

2008-32. De l'icône miraculeuse de Notre-Dame du Perpétuel Secours. dans De liturgia eglise-st-alphonse-via-merulana-interieur

Cette icône qui se trouve aujourd’hui à Rome (dans l’église Saint-Alphonse, via Merulana, photo ci-dessus), n’y a pas toujours été : elle était préalablement honorée dans une église de Crète.
Lorsque, au XVe siècle, l’île fut envahie par les Turcs, persécuteurs de chrétiens et destructeurs de nombreuses églises, beaucoup s’enfuirent. L’un d’eux – un marchand, selon la tradition – prit la sainte image, et s’embarqua avec son trésor pour l’Italie. Il fut reçu à Rome par un ami, marchand lui aussi, chez lequel il tomba malade et mourut. Avant de rendre le dernier soupir, il confia l’icône à cet ami en lui demandant de la donner à une église où elle serait convenablement honorée.
Le marchand romain, sous la pression de son épouse (qui souhaitait garder le précieux tableau chez elle), tarda à accomplir la dernière demande de son ami, et il fallut que la Vierge Marie Elle-même se manifestât par des apparitions. Elle fit savoir qu’elle voulait être honorée sous le vocable de « Notre-Dame du Perpétuel Secours », et désigna l’endroit où elle voulait que la sainte icône fût exposée : l’église Saint-Matthieu, sur le Mont Esquilin, toute proche de la Basilique de Sainte Marie Majeure, et desservie par les moines de Saint Augustin.
Elle y fut placée avec de grands honneurs en 1499 et y demeura pendant trois siècles, objet d’une grande vénération.

En 1798, les troupes de la révolution française envahirent et occupèrent Rome, où 45 églises furent détruites. L’église Saint-Matthieu était de ce nombre et la communauté des moines augustins, desservants du sanctuaire, fut chassée.
Les religieux emportèrent le tableau mais les malheurs de ce temps, la persécution, puis l’extinction progressive des religieux qui connaissaient l’histoire du tableau, eurent pour conséquence qu’on en perdit la trace… au point qu’on le crut à jamais disparu.

En 1863, un prêtre rédemptoriste qui, lorsqu’il était enfant, avait servi la messe du dernier moine augustin survivant de la communauté de Saint-Matthieu, réalisa à la suite d’un providentiel concours de circonstances que l’antique image dont on déplorait la perte était celle qu’il avait vue dans son enfance dans le petit oratoire du vieux moine ;  il se souvint que celui-ci lui avait un jour dit qu’elle avait été très vénérée et avait accompli de grands miracles.
Le Bienheureux Pie IX en fut instruit : il la fit rechercher pour qu’elle soit confiée aux religieux rédemptoristes dont l’église, placée sous le vocable de Saint Alphonse de Ligori, avait été édifiée précisément sur l’ancien emplacement de l’église Saint-Matthieu.

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Eglise Saint-Alphonse sur l’Esquilin (via Merulana) édifiée de 1855 à 1859
à l’emplacement de l’église Saint-Matthieu détruite par les révolutionnaires français. 

Lors de la cérémonie d’installation du tableau de Notre-Dame du Perpétuel Secours dans l’église Saint-Alphonse, deux guérisons miraculeuses furent dûment constatées : celle d’un garçon de quatre ans, et celle d’une fillette de huit ans.
Depuis lors le culte de l’icône miraculeuse reprit de l’essor et de nombreuses faveurs spirituelles et temporelles en furent la conséquence.

Description et explication de la Sainte Image :

Le tableau n’a guère que cinquante centimètres de haut et quarante de large. Sur un fond d’or éclatant, est représentée la Vierge Marie, portant sur son bras gauche l’Enfant Jésus. Un voile bleu foncé couvre sa tête et s’avance de manière à ne laisser entrevoir que la partie extrême du bandeau qui entoure son front. Sa tunique est de couleur rouge, avec des ourlets brodés d’or, comme ceux du voile. L’auréole assez large qui enveloppe sa tête, est ornée de dessins finement travaillés. Au-dessous de l’auréole, sur la partie supérieure du voile, apparaît une étoile rayonnante. Les plis et les ombres des vêtements sont indiqués par les filets d’or. Au-dessus de la Madone, on lit ces quatre lettres, MP. ThV., initiales et finales des mots grecs signifiant : Mère de Dieu. La robe pourpre de la Vierge est le symbole de son ardent amour, alors que le manteau sombre qui l’enveloppe est le signe de sa douloureuse union aux souffrances de son Fils.

Le divin Enfant est dans les bras de sa Mère ; mais, au lieu d’arrêter sur elle son regard, il rejette la tête un peu en arrière et tourne les yeux du côté gauche, vers un objet qui, en le préoccupant vivement, répand sur son doux visage un certain sentiment de frayeur. Ses deux petites mains serrent la main droite de sa mère, comme pour implorer sa protection. Il est revêtu d’une robe verte, retenue par une ceinture rouge, et cachée en partie sous un grand manteau d’un jaune presque brun. La couleur verte représente l’éternité et la divinité du Verbe tandis que le manteau symbolise son humanité, qui a en quelque sorte enveloppé et voilé cette divinité aux yeux de ses contemporains.

Sa tête est aussi entourée d’une auréole, un peu moins large et moins ouvragée que celle de la Madone. Au-dessus de son épaule gauche, on lit ces autres lettres grecques Is. Xs., c’est-à-dire Jésus-Christ. La pose de l’Enfant Jésus ainsi que le sentiment d’effroi peint dans tous ses traits, sont motivés par la présence d’un ange placé un peu plus haut, à gauche, et tenant dans les mains une croix surmontée d’un titre, qu’il présente à l’Enfant avec quatre clous. Au-dessus de l’envoyé céleste on trouve aussi les initiales de son nom : O. A. G. Elles signifient : L’Archange Gabriel. A la même hauteur, à droite de la Madone, on voit un autre ange portant dans ses mains un vase, d’où s’élèvent la lance et le roseau surmonté de l’éponge. Au-dessus de sa tête, on lit : O. A. M., c’est-à-dire : L’Archange Michel. Les deux Archanges porteurs des instruments de la Passion sont là pour montrer que le Christ, dès le premier instant de son Incarnation, était résolument orienté vers le mystère de la Rédemption, qu’il accomplirait le Vendredi Saint. Toutefois dans la sensibilité de sa nature humaine, Jésus-Christ était effrayé par les horribles supplices de la Passion et c’est ce qu’exprime son attitude : il a couru – tellement que sa sandale s’est détachée – chercher refuge dans les bras de sa Mère… non pas pour se dérober à sa mission, mais parce qu’il veut aussi pour cette mission recevoir l’aide et la compassion des âmes aimantes.

notre-dame-du-perpetuel-secours église Saint-Alphonse dans Prier avec nous

L’élan de Jésus vers sa Mère, et la tendre pression de leurs mains unies, nous disent que Marie fut pleinement associée par son divin Fils, dès avant le Calvaire, à ses souffrances et à son œuvre de rédemption. Jésus, de son côté, en se réfugiant dans les bras de sa Mère, nous apprend que ce cœur maternel est notre refuge assuré, perpétuellement offert à nos craintes et à nos afflictions. Ses mains abandonnées entre les mains de Marie nous disent que celles-ci disposent de sa toute-puissance. Dans le regard de Marie dirigé vers les assistants, comme dans toute sa physionomie, on sent je ne sais quelle indéfinissable et douce tristesse, mêlée à une tendre compassion. Elle aussi a vu la croix qu’on présente à son Fils ; son cœur souffre, mais avec calme, sérénité, et avec une compréhension pleinement surnaturelle des événements de la vie de son Fils! L’effroi du divin Enfant, en présence des instruments de supplice qu’on lui montre, ont rappelé à Marie ses autres enfants de la terre, qui cheminent péniblement, « dans cette vallée de larmes« , et que leur croix de chaque jour accable si souvent. Pénétrée de compassion, la Vierge semble nous adresser ces consolantes paroles :  » Ayez confiance en moi ! J’ai souffert, et je sais compatir ; je suis forte, et je puis secourir. Vous tous qui suivez, sur la terre, la voie qu’a suivie mon Fils, ayez confiance : je suis la toute compatissante, je suis la Mère du Perpétuel-Secours !  »

Et comme il l’a souvent été dit : pour bénéficier largement de ce perpétuel secours, il ne faut pas se lasser de le demander par un perpétuel recours.

Prière à Notre-Dame du Perpétuel Secours :

O Très Sainte Vierge Marie, qui, pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel-Secours, je vous supplie de me secourir en tout temps et en tout lieu : dans mes tentations, après mes chutes, dans mes difficultés, dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de ma mort.
Donnez-moi, ô charitable Mère, la pensée et l’habitude de recourir toujours à vous, car je suis sûr que, si je vous invoque fidèlement, vous serez fidèle à me secourir.
Procurez-moi donc cette grâce des grâces : la grâce de vous prier sans cesse et avec la confiance d’un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, j’obtienne votre Perpétuel Secours
et la persévérance finale.
Bénissez-moi, ô tendre et secourable mère, et priez pour moi, maintenant et à l’heure de ma mort.

Ainsi soit-il !

frise-avec-lys-naturel-300x40 icône miraculeuse

On trouvera aussi les litanies de Notre-Dame du Perpétuel Secours > ici

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