Archive pour la catégorie 'Prier avec nous'

Prière et litanies en l’honneur de Sainte Philomène.

Prière en l’honneur de Sainte Philomène:

Sainte Philomène, glorieuse vierge et invincible martyre, vous qui avez enduré sans faiblir de nombreux et terribles tourments, et qui avez préféré répandre votre sang plutôt que de renier la Foi véritable et l’Amour du Christ notre divin Rédempteur, obtenez à ceux qui vous invoquent avec confiance une Foi plus vive, une Espérance plus ferme et une plus ardente Charité.

Daignez intercéder pour moi et me procurer aide et assistance dans les nécessités de cette vie. Je vous prie en particulier de m’obtenir la grâce de …… , si cette requête est conforme au bien de mon âme et contribue à la gloire de Dieu.

Je vous demande votre secours et l’appui de vos prières pour que, servant Notre-Seigneur Jésus-Christ avec toujours plus de fidélité en cette vie passagère, et soutenu par votre assistance à l’heure de la mort, je puisse, auprès de vous, de Notre-Dame et de tous les Saints, avoir le bonheur de Le contempler, de Le louer et de L’aimer pour toute l’éternité.

Ainsi soit-il.

(prière composée par Frère Maximilien-Marie, reproduction autorisée à condition d’en indiquer la source)

Statue de Sainte Philomène vénérée au Mesnil-Marie

Statue de Sainte Philomène vénérée au Mesnil-Marie.

Litanies de Sainte Philomène :

(pour la récitation privée)

Seigneur, ayez pitié de nous (bis)

Jésus-Christ, ayez pitié de nous (bis)

Seigneur, ayez pitié de nous (bis)

Jésus-Christ, écoutez nous (bis)

Jésus-Christ, exaucez nous (bis)

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Sainte Marie , Reine des Vierges, priez pour nous

Sainte Philomène, vierge sage, priez pour nous

Sainte Philomène, vierge fidèle, priez pour nous

Sainte Philomène, vierge digne de toutes louanges, priez pour nous

Sainte Philomène, lis parmi les épines, priez pour nous

Sainte Philomène, émule des anges, priez pour nous

Sainte Philomène, miroir de véritable piété, priez pour nous

Sainte Philomène, prodige d’innocence et de sainteté, priez pour nous

Sainte Philomène, prodige de patience dans les tourments, priez pour nous

Sainte Philomène, modèle de toutes les vertus, priez pour nous

Sainte Philomène, victorieuse des tyrans, priez pour nous

Sainte Philomène, modèle des vierges, priez pour nous

Sainte Philomène, appui des orphelins, priez pour nous

Sainte Philomène, consolation des cœurs affligés, priez pour nous

Sainte Philomène, que les malades aiment à invoquer, priez pour nous

Sainte Philomène, protectrice de tous ceux qui vous honorent, priez pour nous

Sainte Philomène, gloire de Jésus-Christ votre divin Epoux, priez pour nous


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez nous Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez nous, Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous

V/ Priez pour nous, Vierge sainte et illustre Martyre

R/ Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

Oraison :

Daignez Seigneur Jésus, nous faire trouver, dans la protection de sainte Philomène, les secours que réclame notre indigence, afin que nous recevions par son intercession, les grâces dont vous êtes la source et qui nous sont nécessaires pour arriver à la sainteté. Nous vous en supplions, ô Dieu qui vivez et régnez dans les siècles de siècles.

Ainsi soit-il.

Faire un don en l’honneur de Sainte Philomène pour l’aménagement et l’entretien de la Crypte en son honneur au « Mesnil-Marie » >

Prière et  litanies en l'honneur de Sainte Philomène. dans Nos amis les Saints btn_donateCC_LG

Publié dans:Nos amis les Saints, Prier avec nous |on 15 mai, 2010 |5 Commentaires »

Neuvaine préparatoire à la fête de la Pentecôte

 Prière pour demander les Sept Dons du Saint-Esprit

Les sept dons du Saint-Esprit

Ô Jésus, qui, avant de monter au ciel, avez promis à vos Apôtres de leur envoyer le Saint-Esprit pour les instruire, les consoler et les fortifier, daignez faire descendre en nous aussi ce divin Paraclet.

- Venez en nous, Esprit de la Crainte du Seigneur, faites que nous redoutions par-dessus tout de contrister notre Père Céleste et que nous fuyions les séductions du malin.

- Venez en nous, Esprit de Piété, remplissez nos cœurs de la tendresse la plus filiale pour Dieu et de la mansuétude la plus parfaite à l’égard de nos frères.

- Venez en nous, Esprit de Science, éclairez-nous sur la vanité des choses de ce monde, faites que, voyant en elles des images des perfections divines, nous nous en servions pour élever nos cœurs vers Celui qui les a créés pour notre service.

- Venez en nous, Esprit de Force, donnez-nous le courage de supporter avec patience les souffrances et les épreuves de la vie, et faites-nous surmonter généreusement tous les obstacles qui s’opposeraient à l’accomplissement de nos devoirs.

- Venez en nous, Esprit de Conseil, accordez-nous la grâce de discerner, dans les occasions difficiles, ce que nous devons faire pour accomplir la volonté de Dieu, et ce que nous devons dire pour diriger ceux dont nous sommes les guides.

- Venez en nous, Esprit d’ Intelligence, que votre divine lumière nous fasse pénétrer les vérités, et les mystères de la religion, et qu’elle rende notre foi si vive, qu’elle soit l’inspiratrice de tous nos sentiments et de tous nos actes.

- Venez en nous. Esprit de Sagesse, faites que nous goûtions la suavité des choses divines à tel point que notre cœur les aime uniquement et qu’il puise dans cet amour une paix inaltérable.

Gloire au Père qui nous a créés, au Fils qui nous a rachetés, au Saint-Esprit qui nous a sanctifiés.

* * * * * * *

On peut également utiliser : a) la prière pour demander les Douze fruits du Saint-Esprit > ici ; b) la prière de Saint Augustin au Saint-Esprit > ici ; c) les litanies du Saint-Esprit > ici ; et enfin d) la prière à Notre-Dame du Cénacle > ici.

Publié dans:De liturgia, Prier avec nous |on 14 mai, 2010 |12 Commentaires »

Le chapelet des Sept Douleurs de Notre-Dame.

Le chapelet – ou couronne -  des Sept Douleurs de la Vierge Marie permet de méditer sur la manière dont Notre-Dame fut associée en toute sa vie à l’oeuvre rédemptrice accomplie par son divin Fils.
Cette manière de prier est liée depuis son origine – en 1233, à Florence – à l’Ordre des Servites de Marie, et elle fut particulièrement recommandée aux XIVème et XVème siècles par les mystiques rhénans ; elle permet d’approfondir le mystère de la Compassion de Marie.

Chapelet des Sept Douleurs de Notre-Dame

Ce chapelet se compose non pas de dizaines mais de « septaines », c’est-à-dire de séries de sept « Ave, Maria ». La plupart du temps, ces septaines sont séparées non pas par un gros grain (comme dans les chapelets ordinaires) mais par une médaille : chaque médaille représentant l’une des douleurs de Marie. Sur la médaille on énonce donc la douleur sur laquelle on va méditer et on récite le « Pater noster » puis sur chacun des grains de la septaine on récite un « Ave, Maria » (qu’on peut aussi remplacer par le « Je vous salue » particulier pour honorer la Vierge de Compassion attribué à Saint Bonaventure, dont on trouvera le texte > ici) ; à la fin de la septaine on récite ou on chante la strophe du « Stabat Mater » : « Sancta Mater istud agas Crucifixi fige plagas cordi meo valide : O Mère Sainte imprimez profondément dans mon coeur les plaies de Jésus crucifié ! »

On termine la couronne des Sept Douleurs par trois « Ave, Maria » dans l’intention de consoler Notre-Dame des larmes qu’elle a versées pour nous et pour demander une vraie contrition de nos péchés, enfin on récite un « Pater noster » sur la médaille principale représentant la Vierge Marie au coeur percé de sept glaives.

Notre-Dame des Sept Douleurs

Voici une proposition pour aider à prier le chapelet des Sept Douleurs:

- 1ère douleur de Marie la prophétie du vieillard Siméon :
Ô Mère affligée, je compatis à votre douleur lorsque Siméon vous a prédit qu’un glaive de douleurs vous transpercerait le coeur, et je vous demande la grâce de la force d’âme en toutes les épreuves de cette vie !

- 2ème douleur de Marie la fuite en Egypte :
Ô Mère affligée, je compatis à votre douleur lorsque vous avez dû fuir la colère d’Hérode et subir l’exil, et je vous demande la grâce de savoir supporter avec patience les persécutions et les contrariétés qui viennent de la méchanceté des hommes !

- 3ème douleur de Marie la perte de Jésus pendant trois jours :
Ô Mère affligée, je compatis à votre douleur lorsque, remplie d’angoisse, vous avez cherché Jésus pendant trois jours, et je vous demande la grâce de ne jamais être séparé de Lui par le péché !

- 4ème douleur de Marie la rencontre sur le chemin du Calvaire :
Ô Mère affligée, je compatis à votre douleur lorsque vous avez rencontré Jésus chargé de sa Croix et que vous l’avez vu tomber, hué et insulté sur le chemin du Calvaire, et je vous demande la grâce de ne jamais me décourager en face de l’adversité !

- 5ème douleur de Marie la mort de Jésus sur la Croix :
Ô Mère affligée, je compatis à votre douleur lorsque vous vous êtes tenue debout au pied de la Croix, témoin de son horrible agonie, de sa mort et de l’ouverture de son Coeur, et je vous demande la  très grande grâce de la compassion aux souffrances de Jésus et de mes frères !

- 6ème douleur de Marie la descente de Croix :
Ô Mère affligée, je compatis à votre douleur lorsque vous avez reçu sur vos genoux le corps de Jésus descendu de la Croix, et je vous demande la grâce de savoir comme vous offrir mes peines et les souffrances de cette vie en union avec celles de mon Sauveur pour le salut et la sanctification des âmes !

- 7ème douleur de Marie l’ensevelissement de Notre-Seigneur :
Ô Mère affligée, je compatis à votre douleur lorsque vous avez vu le  corps de votre Jésus enfermé dans le sépulcre, et je vous demande la grâce d’être à mes côtés à l’heure de ma mort et de recevoir mon âme pour la présenter à Dieu quand je rendrai le dernier soupir !

Coeur douloureux et immaculé de Marie

On trouvera > ici une neuvaine en l’honneur de Notre-Dame des Sept Douleurs.

Neuvaine du 10 au 18 mars pour préparer la fête de Saint Joseph.

Saint Joseph

Saint Joseph, père nourricier si fidèle de l’Enfant divin, époux virginal de la Mère de Dieu, puissant protecteur de la sainte Eglise, nous venons vers vous pour nous recommander à votre protection spéciale.

Vous n’avez rien cherché en ce monde sinon la gloire de Dieu et le bien du prochain.
Tout donné au Sauveur, c’était votre joie de prier, de travailler, de vous sacrifier et d’endurer pour Lui les difficultés de la vie.
Vous étiez inconnu en ce monde et cependant connu de Jésus : ses regards reposaient avec complaisance sur votre vie simple et cachée en Lui !

Saint Joseph, vous avez déjà aidé tant d’hommes, nous venons vers vous avec une grande confiance.
Vous voyez dans la lumière de Dieu ce qui nous manque, vous connaissez nos soucis, nos difficultés, nos peines.

Nous recommandons à votre sollicitude paternelle cette (ces) affaire(s) particulière(s)…… (on peut mentionner ici nos intentions particulières, nos soucis de santé, de famille ou de travail).
Nous la (les) mettons entre vos mains qui ont sauvé Jésus Enfant.

Mais avant tout, obtenez-nous la grâce de ne jamais  être séparés de Jésus par le péché, de Le connaître et de L’aimer toujours plus, ainsi que sa Très Sainte Mère.
Accordez-nous de vivre toujours en présence de Dieu, de tout faire pour sa gloire et le bien des âmes, et d’arriver un jour à la vision bienheureuse de Dieu pour le louer éternellement avec vous.

Ainsi soit-il.

(prière composée par Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur)

frise avec lys naturel

On trouvera > ici d’autres prières en l’honneur de Saint Joseph,
et > ici les « Salutations à Saint Joseph » composées par Saint Jean Eudes,
et encore > ici une prière à Saint Joseph de Bon Espoir
et enfin > ici le cantique « Saint Joseph, ô pur modèle ».

Prière pour la sanctification du clergé composée par le vénérable Pie XII.

Le sacerdoce, c'est l'amour du Coeur de Jésus

« Le sacerdoce, c’est l’amour du Coeur de Jésus »

O Jésus, Pontife éternel, Bon Pasteur, Source de vie, qui, par une singulière munificence de votre Coeur très doux, nous avez donné nos prêtres, afin d’accomplir en nous les desseins de sanctification que votre grâce inspire à nos coeurs, nous Vous en prions : venez-leur en aide en votre miséricorde secourable.

Qu’il y ait en eux, ô Jésus, la foi vive dans les oeuvres, l’espérance inébranlable dans les épreuves, la charité ardente dans les résolutions.

Que votre parole, rayon de l’éternelle Sagesse, devienne, par la méditation assidue, l’aliment durable de leur vie intérieure ; que les exemples de votre vie et de votre Passion se retrouvent dans leur conduite et leurs souffrances, pour notre instruction, lumière et réconfort dans nos douleurs.

Faites, ô Seigneur, que nos prêtres, détachés de tout intérêt mondain et uniquement soucieux de votre gloire, persévèrent fidèles au devoir avec une conscience pure jusqu’à leur dernier souffle. Et quand, à la mort du corps, ils remettront en vos mains la consigne bien accomplie, qu’ils trouvent en Vous, Seigneur Jésus, qui fûtes leur Maître sur terre, la récompense de la couronne de justice dans la splendeur des saints.

Ainsi soit-il.

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Publié dans:Intentions de priere, Prier avec nous |on 5 mars, 2010 |1 Commentaire »

2010-11. Alter Christus.

Mercredi 3 mars 2010.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Vous le savez, vous qui êtes en lien de foi et de spiritualité avec nous, notre Saint-Père le Pape Benoît XVI a voulu que l’Eglise catholique vive, depuis le 19 juin 2009 et jusqu’au 19 juin 2010, une « année sacerdotale« : je vous en avais parlé au mois d’avril dernier, peu de temps après que le Souverain Pontife en a fait l’annonce (cf.> www).

Notre bien-aimé Pape a voulu que la célébration du 150ème anniversaire de la mort du Saint Curé d’Ars soit pour tous les fidèles une occasion d’approfondir le mystère du sacerdoce. En effet, la crise qui a ravagé et ravage encore une grande partie du monde catholique, a eu pour effet qu’un très grand nombre de prêtres et de fidèles ont – en partie ou totalement – perdu le sens de la vocation et du ministère des prêtres.

2010-11. Alter Christus. dans Commentaires d'actualité & humeurs rencontre1

« Tu m’a montré le chemin d’Ars, je te montrerai le chemin du Ciel! »

Parmi les excellentes initiatives de cette « année sacerdotale », il faut faire une mention spéciale du film de 30 minutes qui a été réalisé à la demande de la Congrégation pour le Clergé (c’est-à-dire l’organisme du Saint-Siège qui s’occupe de tout ce qui concerne le clergé catholique). Ce court-métrage est intitulé « Alter Christus ». Ces deux mots latins  qui signifient « autre Christ » sont extraits d’un adage très ancien : « Sacerdos alter Christus. Le prêtre est un autre Christ ». En effet le prêtre n’est pas seulement un « représentant » du Christ à la manière dont un ambassadeur représente le gouvernement d’un pays mais, par la grâce du sacrement de l’Ordre, il est configuré au Christ dans son être profond. C’est le Christ Lui-même qui agit en lui et à travers lui quand le prêtre célèbre les sacrements.

Il est possible de visionner ce film, découpé en trois parties d’une dizaine de minutes, grâce à « You Tube » où il est disponible en italien, en français, en espagnol, en allemand et en anglais. Outre des extraits particulièrement bien ciblés de discours des Papes Jean-Paul II et Benoît XVI, sont présentés les interventions et témoignages de nombreux prêtres, évêques et cardinaux tels que Monsieur le Cardinal Claudio Hummes (préfet de la congrégation pour le clergé), Monsieur le Cardinal Antonio Canizares (préfet de la congrégation pour le culte divin), Monsieur le Cardinal Julian Herranz (président émérite de la commission pour l’interprétation des textes législatifs), Monseigneur Maura Piacenza (archevêque secrétaire de la congrégation pour le clergé), Monseigneur Guido Marini (Maître des cérémonies liturgiques du Souverain Pontife)… etc.

En trente minutes sont rappelées des vérités essentielles et absolument vitales pour l’Eglise, des vérités que les fidèles n’entendent encore malheureusement pas dans un trop grand nombre de paroisses françaises, paroisses sclérosées et mourantes parce qu’elles sont encore aux mains de dangereux intégristes bloqués sur une idéologie qui se croyait d’avant-garde dans les années 1960-1970.

Ainsi donc, le prêtre n’est pas « un homme comme les autres » : son ordination en fait quelqu’un d’à part. Le prêtre doit être clairement reconnu par un habit spécifique. Le prêtre n’est pas un « modérateur » gérant une structure plus ou moins démocratique : il est investi d’une autorité divine et irremplaçable pour oeuvrer au salut et à la sanctification des âmes. Le prêtre est ordonné pour être l’homme des sacrements, et en tout premier lieu pour célébrer la Sainte Messe et administrer le sacrement de pénitence. La Messe est le renouvellement non-sanglant du Saint Sacrifice du Calvaire, sa célébration obéit à des règles strictes auxquelles les prêtres n’ont pas le droit de toucher… etc.

La Sainte Messe

La réalité de l’autel, c’est celle du Calvaire.

Les images qui accompagnent ces témoignages sont pleines de beauté et laissent clairement transparaître le sens du sacré, la beauté et la solennité qui doivent entourer la célébration des sacrements. Les « eucharisties » zim-boum-boum, les autels en contreplaqué sur lesquels on accroche des pantins fabriqués avec des rouleaux de papier toilette, les « ornements » sans tenue que l’on croyait découpés dans les drapeaux de la gay-pride, les « vases sacrés » en poterie, la distribution de la sainte communion faite n’importe comment, les prêtres aux allures de clochards avec leurs pantalons tombant en accordéons sur les chevilles …etc., la Congrégation pour le Clergé nous montre sans détours que tout cela est indigne du mystère de l’Eucharistie et du sacerdoce qui en est indissociable! Il est d’ailleurs tout à fait remarquable que certaines prises de vues sont faites lors de célébration de la Sainte Messe selon la « forme extraordinaire du rite romain ».

Je vous encourage donc à visionner ce film et, plus qu’à en être des spectateurs passifs, à en faire le support d’une véritable méditation et d’une fervente prière.

Rendons grâces à Dieu de nous avoir donné le sacerdoce, rendons grâces à Dieu pour l’exemple du Saint Curé d’Ars, rendons grâces à Dieu pour notre Saint-Père le Pape Benoît XVI qui travaille avec patience, douceur, humilité et courage à la restauration de Son Eglise!

Frère Maximilien-Marie.

Voir le film « Alter Christus »: 1ère partie, ici > www. 2ème partie, ici> www. 3ème partie, ici> www.

2010-9. La prière de la Chananéenne, modèle d’humilité, de confiance et de persévérance.

L’Evangile de la Messe du jeudi de la première semaine de carême (Matth. XV, 21-28) nous rapporte un épisode plein d’enseignements à travers l’histoire de cette Chananéenne (Saint Marc dans le récit synoptique l’appelle Syro-phénicienne) qui « harcèle » Jésus pour obtenir la guérison de sa fille.
Lisons tout simplement ce texte en essayant de le faire vivre devant les yeux de notre âme. Représentons-nous la scène en y mettant toutes les couleurs et toute les caractéristiques de l’Orient méditerranéen :

2010-9. La prière de la Chananéenne, modèle d'humilité, de confiance et de persévérance. dans De liturgia a3631

Jean-Germain Drouais : la Chananéenne aux pieds du Christ (1784)

  1. Jésus est venu avec ses disciples dans la région de Tyr et de Sidon, c’est à dire en pays païen : qu’est-il venu y faire? Quelles sont les causes et les buts de cette « excursion » dans cette contrée? Le texte évangélique ne nous le dit pas. Cependant nous pouvons être certains – d’après la réponse que Jésus fera un peu plus loin – qu’il n’y est pas venu pour enseigner, comme il le fait habituellement en Galilée.
    La région de Tyr et de Sidon, c’est le pays des anciens Phéniciens : on y adore des idoles, aussi les Juifs pieux, les disciples, doivent s’y sentir assez mal à l’aise. Notons toutefois que dans l’Ancien Testament, c’est aussi la région où le prophète Elie, à Sarepta, a sauvé la vie d’une femme païenne et de son enfant (3ème livre des Rois
    XVII, 8-24) et il ne faut pas négliger cet « indice ».

  2. Justement voici une femme païenne : elle a entendu parler des guérisons miraculeuses opérées par Jésus, de son pouvoir sur les mauvais esprits. Bien que païenne, elle pense que ce « prophète » qui fait des prodiges chez les Juifs peut aussi lui venir en aide… Elle vient donc au-devant de lui et elle crie, elle gémit, elle se lamente.
    Jésus semble indifférent. Il ne répond pas. Il continue son chemin sans faire attention à elle. La femme n’en poursuit pas moins Jésus en continuant ses clameurs au point que les disciples en sont agacés.
    Remarquez-le : ce sont les disciples qui obligent Jésus à arrêter sa marche, et à « s’intéresser » à elle. S’intéresser, c’est d’ailleurs beaucoup dire car Jésus ne la regarde même pas. Quant aux disciples, s’ils le supplient d’intervenir, ce n’est pas par compassion mais par amour de leur tranquillité : Cette « bonne femme » nous casse les oreilles! Seigneur, faites quelque chose pour elle et ainsi nous retrouverons un peu de calme!…

  3. Jésus ne répond toujours pas à la femme, la réponse qu’il fait s’adresse aux disciples et elle est une espèce de refus : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël ». Non seulement il semble ignorer la femme, mais en plus il met en évidence qu’elle n’a AUCUN DROIT à bénéficier de ses pouvoirs de thaumaturge. Tout autre aurait pu se décourager et repartir accablé par cette réponse. Ce n’est pas le cas de cette femme. Non seulement elle insiste, mais elle devient encore plus audacieuse : jusqu’ici elle se tenait à une certaine distance, et là – franchissant le cercle des disciples – elle s’approche tout près de Jésus et se prosterne en continuant d’implorer son secours : « Seigneur, faites quelque chose pour moi! »
    Pour la première fois enfin, Jésus lui adresse directement la parole. Mais de quelle manière! Sans doute ne la regarde-t-il même pas en laissant tomber ces mots : « Il ne convient pas de prendre le pain des enfants pour le jeter aux chiens! » Cette phrase tombe comme un couperet. Jésus ne se contente pas de répéter qu’elle n’a aucun droit à bénéficier d’un miracle parce qu’elle est païenne, mais il y ajoute ce qui peut légitimement être pris pour une insulte : les Juifs sont les enfants de la maison mais vous, les païens, vous n’êtes que des chiens!

  4. Et la femme ne se décourage toujours pas. Elle rebondit même sur l’insulte qu’elle vient de prendre en pleine figure par une réponse qui confine au sublime tellement elle est remplie d’humilité et de persévérante confiance : « C’est vrai, Seigneur! » Elle ne proteste pas, elle ne se défend pas, elle n’argumente pas pour défendre sa dignité… Ce « c’est vrai » a quelque chose de prodigieux!
    Et elle poursuit : « Mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leur maître. » Ce qui est une manière de dire : je le reconnais, Seigneur, je ne suis rien pour mériter votre attention et votre sollicitude, je n’ai aucun droit sur vous, aucune de vos bontés ne me sont dues… J’ai néanmoins confiance dans la miséricorde de votre Coeur : ce n’est pas en vertu de mes mérites, de mes qualités ou de ma dignité que j’espère quelque chose de vous. Vous n’avez aucune obligation envers moi, vous ne me devez rien et pourtant je crois fermement que vous pouvez accomplir ce que j’implore de votre douce pitié…

  5. Alors Jésus abandonne son APPARENCE froide, insensible, rebutante, insultante… Nous pouvons imaginer sans peine la tendresse extraordinaire de son regard qui se pose enfin sur elle lorsque il déclare – peut-être même avec une véritable émotion dans la voix – : « Ô femme, ta foi est grande : qu’il te soit fait selon ta volonté! » Et le miracle a lieu : à l’heure même sa fille est guérie.

  6. Que de leçons pour nous! Si je me suis permis de décortiquer un peu longuement cet épisode c’est pour mieux mettre en évidence les points suivants:

    - Bien souvent, lorsque nous prions, lorsque nous demandons à Dieu une grâce, n’avons-nous pas, plus ou moins consciemment, une attitude bien différente de celle de cette femme? « Seigneur, après tout, je suis chrétien ; j’ai mes défauts certes, mais qui n’en a pas? je ne suis finalement pas pire que les autres et j’appartiens à votre Eglise… Cela ne me donne-t-il pas le droit que vous interveniez en ma faveur?… »

    - La prière n’est-elle pas pour moi comme ces machines de foire – « à tous les coups on gagne! » – dans la fente desquelles on introduit une pièce et desquelles on obtient immanquablement un gadget ou un lapin en peluche? « Seigneur, j’ai mis ma pièce dans la fente du distributeur automatique de bienfaits… heu, pardon! J’ai dit la bonne prière, j’ai même fait brûler un cierge : donnant donnant, vous me devez cette grâce maintenant! »

    - J’ai égrené un chapelet, et même un rosaire entier… J’ai récité telles litanies, j’ai dit telle prière  réputée « irrésistible », j’ai accompli tel pèlerinage, j’ai fait telle neuvaine… et je n’ai pas obtenu ce que je demandais : à quoi bon en faire tant, puisque le Seigneur ne m’a pas entendu? Doute… découragement…

    - Avant de douter de la bonté de Dieu, avant de douter de l’efficacité de la prière, avant d’écouter la voix insidieuse du découragement, ne faudrait-il pas plutôt remettre en question les dispositions avec lesquelles nous prions, avec lesquelles nous nous adressons à Dieu?
    Si nos prières ne sont pas efficaces, ce n’est pas parce que Dieu ne nous entend pas mais c’est trop souvent parce que nous prions mal, sans humilité, sans confiance, sans persévérance

  7. Revenons à l’attitude de Jésus en face de la Chananéenne : s’il n’avait pas été apparemment insensible, sourd, méprisant, insultant… jamais un tel acte de foi, de confiance, de persévérance et d’humilité ne serait sorti du coeur de cette femme.
    Si les disciples étaient sans compassion, ce n’est évidemment pas le cas du Coeur de Jésus. Mais la compassion du Coeur de Jésus n’est pas du sentimentalisme, et lorsqu’il a pitié de nous il ne nous infantilise pas : au contraire il nous pousse au maximum de vertu jusque auquel nous pouvons nous élever. L’apparente rebuffade est en fait la preuve d’un immense amour puisqu’elle va permettre de s’élever au-delà du sensible et du sentimental jusqu’à produire un acte de foi et de confiance encore plus beau, plus fort, plus authentique et véritablement surnaturel ; jusqu’au sublime.

    Encore une fois, il ne faut jamais se décourager dans la prière. Si Jésus semble ne pas nous répondre c’est qu’il nous pousse à aller plus loin dans l’humilité, dans la confiance et dans la persévérance.

Frère Maximilien-Marie.

Publié dans:De liturgia, Prier avec nous, Textes spirituels |on 25 février, 2010 |1 Commentaire »

2010-6. Saint Claude de La Colombière : sa biographie et sa prière de confiance en Dieu.

Saint Claude de La Colombière (dont le nom se trouve aussi parfois sous les formes suivantes : Colombier ou du Colombier ou La Colombière) est né le 2 février 1641 dans une famille aisée et profondément religieuse. Il est le troisième enfant des sept que comptera le foyer : deux mourront en bas âge, deux de ses frères deviendront prêtres, et sa soeur Marguerite sera religieuse à la Visitation.

On sait peu de chose sur sa première enfance. A l’âge de neuf ans, il part faire ses études au collège des Jésuites de Lyon ; le 25 octobre 1658 il entre au noviciat de la Compagnie ; il prononce ses premiers voeux le 26 octobre 1660. Quelque temps après il est envoyé au collège d’Avignon pour compléter ses études de philosophie. Il y reste comme professeur, jusqu’en 1666.
L’estime qu’on lui porte est telle qu’en cette dernière année de « régence », il est choisi pour représenter le collège et prononcer le panégyrique de François de Sales à l’occasion des célébrations organisées en Avignon lors de sa canonisation.
Il est ensuite envoyé à Paris pour les études de théologie, et devient précepteur des fils du ministre Colbert.

Le 6 avril 1669, il est ordonné prêtre. L’année suivante, il est rappelé à Lyon, où il enseigne la rhétorique au collège de la Trinité. En 1673, il est nommé au poste de prédicateur de la chapelle du collège. Le 2 février 1675, il prononce ses derniers voeux, et quelques jours après, est envoyé à Paray-le-Monial en qualité de recteur du collège de la Compagnie de Jésus. A l’occasion des confessions des Quatre-temps de carême, il est sollicité par les supérieures du monastère de la Visitation.
C’est alors que Sainte Marguerite-Marie, qui le voit pour la première fois, entend Notre-Seigneur lui dire  : «Voilà celui que je t’envoie».

Saint Claude de La Colombière

A cette époque, Sainte Marguerite-Marie, en raison de sa vie mystique, est suspectée à l’intérieur de sa communauté : ses supérieures sont profondément perplexes, craignant qu’elle ne soit l’objet d’illusions diaboliques ou menées par l’orgueil.
Le Père de La Colombière dès qu’il s’est trouvé en présence de la communauté – par une inspiration céleste – a été amené à remarquer la moniale. Il demande à la rencontrer : il authentifie l’origine divine des manifestations mystiques dont elle lui parle, la rassure ainsi que ses supérieures.
C’est alors que se place la manifestation du Sacré-Coeur qu’on appelle « la grande révélation » (celle qui commence par ces mots « Voilà ce Coeur qui a tant aimé les hommes… »), révélation dans laquelle est faite la demande de l’institution de la fête du Sacré-Coeur. Dès le 21 juin, avec Sainte Marguerite-Marie, le Père de la Colombière se consacre au Sacré-Coeur.

Mais le Père Claude de La Colombière ne reste pas longtemps à Paray-le-Monial : au mois d’octobre 1676, il est désigné pour une mission de confiance fort délicate : il est envoyé à Londres, où il doit assumer les fonctions d’aumônier et de prédicateur de Marie-Béatrix d’Este, duchesse d’York, future reine d’Angleterre parce qu’elle a épousé le futur Jacques II.
L’Angleterre est à cette époque profondément antipapiste : le Père de La Colombière est doublement surveillé, en sa qualité de français tout autant qu’en tant que membre de la Compagnie de Jésus, réputée pour sa fidélité à la papauté. Il poursuit par courrier la direction spirituelle de Sainte Marguerite-Marie, et travaille à la diffusion discrète mais efficace de la dévotion au Sacré-Coeur auprès de la population catholique de Londres. Mais il commence à cracher du sang, et il ne reste à Londres que sur l’ordre des médecins, qui le dissuadent de partir dans cet état.

En août 1678 éclate ce qu’un biographe de Charles II appellera la « terreur papiste », où conspirations et calomnies entraînent, rien que dans les rangs des Jésuites, vingt-trois prêtres au supplice et cent quarante-sept autres à la mort en prison. Le Père Claude reste quelque temps à l’écart de la tourmente, mais trahi par un jeune homme qu’il croyait avoir converti, il est arrêté le 14 novembre, et transféré le 17 à la prison de King’s Bech. Il y restera trois semaines. L’état des geôles empire son état physique, et il subit une violente crise de phtisie.
Banni du royaume par Charles II, il lui est accordé dix jours pour retrouver les forces nécessaires au voyage. Il quitte Londres le 28 décembre 1678,  dans un état de faiblesse extrême. Il reste quelques jours à Paris au début de janvier 1679, avant de repartir pour Lyon. En chemin, il s’arrête à Paray-le-Monial, où il séjourne une dizaine de jours : il s’entretient longuement avec Sainte Marguerite-Marie et avec la Mère Greyfié, sa Supérieure. Il arrive enfin à Lyon le 11 mars.

Sur les conseils des médecins, il retourne à Saint-Symphorien d’Ozon,  son pays natal : il y reste près de deux mois, rentre brièvement à Lyon, puis est de nouveau envoyé à Saint-Symphorien au mois d’août, où il demeure encore un mois. Sa santé s’améliore alors suffisamment pour qu’à son retour au collège de la Trinité de Lyon, il soit nommé Père spirituel des jeunes étudiants de la Compagnie de Jésus. C’est à ce moment qu’il a comme disciple le Père Joseph de Gallifet, dont il va faire un ardent apôtre de la dévotion au Sacré-Coeur.

Au cours de l’été 1680, il écrit à Marguerite-Marie : « Remerciez Dieu, s’il vous plaît, de l’état où il m’a mis. La maladie était pour moi absolument nécessaire ; sans cela je ne sais pas ce que je serais devenu ; je suis persuadé que c’est une des plus grandes miséricordes que Dieu ait exercées sur moi« .
A l’automne 1680, puis au printemps 1681, de nouvelles rechutes l’obligent à ralentir ses travaux, et sur les conseils des médecins le Père provincial l’envoie au mois d’août en résidence à Paray. Au terme de souffrances renouvelées et d’une agonie d’une semaine, il y meurt le 15 février 1682.

La publication posthume de ses sermons et de ses notes spirituelles, dans lesquelles il a noté la « grande révélation » de 1675, entraineront la fin des suspicions que Sainte Marguerite-Marie subissait encore dans sa communauté.

Le Père Claude de La Colombière a été béatifié le 16 juin 1929 et canonisé le 31 mai 1992.

Gisant du reliquaire de Saint Claude de La Colombière à Paray le Monial

La texte de la prière qui suit, appelée « Acte de confiance en Dieu » est extraite d’un sermon dont le thème est la confiance envers la divine Providence (sermon n°68:

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« Mon Dieu, je suis si persuadé que Vous veillez sur ceux qui espèrent en Vous, et qu’on ne peut manquer de rien quand on attend de Vous toutes choses, que j’ai résolu de vivre à l’avenir sans aucun souci, et de me décharger sur Vous de toutes mes inquiétudes : in pace in idipsum dormiam et requiescam, quoniam Tu, Domine, singulariter in spe constituisti me (Ps. IV, 9).
Les hommes peuvent me dépouiller et des biens et de l’honneur, les maladies peuvent m’ôter les forces et les moyens de Vous servir, je puis même perdre Votre grâce par le péché ; mais jamais je ne perdrai mon espérance, je la conserverai jusqu’au dernier moment de ma vie, et tous les démons de l’enfer feront à ce moment de vains efforts pour me l’arracher : in pace in idipsum dormiam et requiescam.
D’aucuns peuvent attendre leur bonheur de leurs richesses ou de leurs talents, d’autres s’appuyer sur l’innocence de leur vie, ou sur la rigueur de leur pénitence, ou sur le nombre de leurs aumônes, ou sur la ferveur de leurs prières ; Tu, Domine, singulariter in spe constituisti me : pour moi, Seigneur, toute ma confiance, c’est ma confiance même ; cette confiance ne trompa jamais personne : nullus, nullus speravit ira Domino et confusus est (
Eccl. II, 11). Je suis donc assuré que je serai éternellement heureux, parce que j’espère fermement de l’être, et que c’est de Vous, ô mon Dieu que je l’espère : in Te, Domine, speravi, non confùndar in aeternum (Ps. XXX, 2).
Je connais, hélas ! je ne connais que trop que je suis fragile et changeant, je sais ce que peuvent les tentations contre les vertus les mieux affermies, j’ai vu tomber les astres du ciel et les colonnes du firmament, mais tout cela ne peut m’effrayer : tant que j’espérerai je me tiens à couvert de tous les malheurs, et je suis assuré d’espérer toujours parce que j’espère encore cette invariable espérance.
Enfin, je suis sûr que je ne puis trop espérer en Vous, et que je ne puis avoir moins que ce que j’aurai espéré de Vous. Ainsi, j’espère que Vous me tiendrez dans les penchants les plus rapides, que Vous me soutiendrez contre les plus furieux assauts, et que Vous ferez triompher ma faiblesse de mes plus redoutables ennemis ; j’espère que Vous m’aimerez toujours, et que je Vous aimerai aussi sans relâche ; et, pour porter tout d’un coup mon espérance aussi loin qu’elle peut aller, je Vous espère Vous-même de Vous-même, ô mon Créateur, et pour le temps et pour l’éternité. »

Ainsi soit-il !

Voir aussi l’acte d’offrande de soi-même au Sacré-Coeur de Jésus composé par Saint Claude de La Colombière, en cliquant > ici.

Prières pendant la grossesse de la Reine :

Le 25 novembre 2009, le Secrétariat en France de Monseigneur le Duc d’Anjou a confirmé par un communiqué officiel la rumeur selon laquelle la Princesse Marie-Marguerite est en attente d’un heureux évènement. L’accouchement de jumeaux est annoncé pour la fin du printemps 2010. Dans l’attente de cette naissance, nous publions un texte de prière pour obtenir à la Princesse Marie-Marguerite une grossesse sans problème et, s’il plait à Dieu, la naissance d’un Dauphin.

* * * * * * *

La Vierge Noire du Puy

Antiphona B.M.V. de Podio (1) :

Salve, Regina, Mater misericordiae. Vita, dulcedo et spes nostra, salve.
Ad te clamamus, exsules filii Evae.
Ad te suspiramus, gementes et flentes in hac lacrimarum valle.
Eia ergo, advocata nostra, illos tuos misericordes oculos ad nos converte.
Et Jesum, benedictum fructum ventris tui, nobis post hoc exilium ostende.
O clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria!
V. Regina Aniciencis.
R. Ora pro nobis.
V. Domine, salvum fac Regem.
R. Et exaudi nos in die qua invocaverimus Te.
V. Deus, judicium tuum Regi da.
R. Et justitiam tuam filio Regis.
Oratio pro impetrando Delphino (2) :

Oremus : Deus, regnorum omnium regumque moderator, precibus nostris propitiatus intende, et da Christianissimo Regi nostro Ludovico filium secundum Cor tuum, ad Regni Francorum perenitatem et pacem. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

* * * * * * *

Antienne de N.D. du Puy (1):

Salut, ô Reine, Mère de Miséricorde, notre vie, notre douceur et notre espérance, salut.
Vers vous, enfants d’Eve exilés, nous faisons monter nos cris.
Vers vous nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.
De grâce donc, ô notre Avocate, tournez vers nous vos regards miséricordieux.
Et, après cet exil, montrez-nous Jésus, le fruit béni de vos entrailles.
Ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie.
V. Reine du Puy.
R. Priez pour nous.
V. Seigneur, accordez le salut à notre Roi.
R. Et exaucez-nous au jour où nous vous invoquerons.
V. Ô Dieu, donnez votre jugement au Roi.
R. Et votre justice au fils du Roi.
Oraison pour obtenir un Dauphin (2)

Prions : Ô Dieu qui êtes le gouverneur de tous les royaumes et de tous les rois, écoutez favorablement nos prières, et donnez à Louis, notre Roi Très-Chrétien, un fils selon votre Coeur, pour la pérennité et la paix du Royaume de France. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il!

* * * * * * *

(1) L’insigne basilique-cathédrale du Puy est l’un des plus antiques et des plus célèbres sanctuaire du royaume en l’honneur de la Vierge Marie, il est associé à toutes les supplications qui furent faites pour la paix et la prospérité de la France et aux pieds de la Vierge Noire, Notre-Dame du Puy, une vingtaine de nos Souverains vinrent jadis en pèlerins.

(2) Oraison tirée du propre du diocèse de Paris.

Lys de France

Publié dans:Prier avec nous, Vexilla Regis |on 25 novembre, 2009 |Commentaires fermés
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