Archive pour la catégorie 'Prier avec nous'

Litanies du Saint-Esprit :

Litanies du Saint-Esprit : dans De liturgia saintespritgr

Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit, qui procédez du Père et du Fils, ayez pitié de nous.
Esprit du Seigneur, qui, au commencement du monde, planiez sur les eaux et les avez rendues fécondes, ayez pitié de nous.
Esprit, par l’inspiration duquel les saints hommes de Dieu ont parlé, ayez pitié de nous.
Esprit dont l’onction nous apprend toutes choses, ayez pitié de nous.
Esprit, qui rendez témoignage de Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Esprit de Vérité, qui nous instruisez de toutes choses, ayez pitié de nous.
Esprit qui êtes survenu en Marie, ayez pitié de nous.
Esprit du Seigneur qui remplissez toute la terre, ayez pitié de nous.
Esprit de Dieu, qui êtes en nous, ayez pitié de nous.
Esprit de Sagesse et d’Intelligence, ayez pitié de nous.
Esprit de Conseil et de Force, ayez pitié de nous.
Esprit de Science et de Piété, ayez pitié de nous.
Esprit de Crainte du Seigneur, ayez pitié de nous.
Esprit de Grâce et de miséricorde, ayez pitié de nous.
Esprit de Force, de dilection et de sobriété, ayez pitié de nous.
Esprit de Foi, d’Espérance, d’Amour et de Paix, ayez pitié de nous.
Esprit d’humilité et de chasteté, ayez pitié de nous.
Esprit de bonté et de douceur, ayez pitié de nous.
Esprit de toutes sortes de grâces, ayez pitié de nous.
Esprit qui sondez même les secrets de Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit qui priez pour nous par des gémissements ineffables, ayez pitié de nous.
Esprit qui êtes descendu sur Jésus-Christ sous la forme d’une Colombe, ayez pitié de nous.
Esprit par lequel nous prenons une nouvelle naissance, ayez pitié de nous.
Esprit qui remplissez nos cœurs de charité, ayez pitié de nous.
Esprit d’adoption des enfants de Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit qui avez paru sur les disciples sous la figure de langues de feu, ayez pitié de nous.
Esprit dont les apôtres ont été remplis, ayez pitié de nous.
Esprit qui distribuez vos dons à chacun selon votre volonté, ayez pitié de nous.

De tout mal, délivrez-nous, Seigneur.
De tout péché, délivrez-nous, Seigneur.
Des tentations et des embûches du démon, délivrez-nous, Seigneur.
De la résistance à la Vérité connue, délivrez-nous, Seigneur.
De l’obstination et de l’impénitence, délivrez-nous, Seigneur.
De toute souillure de corps et d’esprit, délivrez-nous, Seigneur.
De l’esprit de fornication, délivrez-nous, Seigneur.
De tout mauvais esprit, délivrez-nous, Seigneur.

Par votre éternelle procession du Père et du Fils, délivrez-nous, Seigneur.
Par la conception de Jésus-Christ qui s’est faite par votre opération, délivrez-nous, Seigneur.
Par votre descente sur Jésus-Christ dans le Jourdain, délivrez-nous, Seigneur.
Par votre descente sur les disciples, délivrez-nous, Seigneur.
Dans le grand jour du Jugement, délivrez-nous, Seigneur.

Pauvres pécheur, nous vous prions, écoutez-nous,
Afin que, vivant par l’Esprit, nous agissions aussi par l’Esprit, nous vous prions, écoutez-nous.
Afin que, nous souvenant que nous sommes temple du Saint-Esprit, nous ne le profanions jamais, nous vous prions, écoutez-nous.
Afin que, vivant selon l’esprit, nous n’accomplissions pas les désirs de la chair, nous vous prions, écoutez-nous.
Afin que nous mortifiions les œuvres de la chair, nous vous prions, écoutez-nous.
Afin que nous ne Vous contristions pas, Vous qui êtes le Saint-Esprit de Dieu, nous vous prions, écoutez-nous.
Afin que nous ayons soin de garder l’unité de l’esprit dans le lien de la paix, nous vous prions, écoutez-nous.
Afin que nous ne croyions pas facilement à tout esprit, nous vous prions, écoutez-nous.
Afin que nous éprouvions les esprits, s’ils sont de Dieu, nous vous prions, écoutez-nous.
Afin que Vous renouveliez en nous l’esprit de droiture, nous vous prions, écoutez-nous.
Afin que Vous nous fortifiiez par votre Esprit souverain, nous vous prions, écoutez-nous.

Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

Oraison :

Nous vous supplions, Seigneur, de nous assister sans cesse par la vertu de votre Esprit-Saint, afin que, purifiant par sa miséricorde les taches de nos cœurs, il nous préserve encore de tous les maux. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.

Ainsi soit-il.

Publié dans:De liturgia, Prier avec nous |on 30 mai, 2009 |2 Commentaires »

Neuvaine préparatoire à la fête de la Pentecôte.

La Sainte Écriture, au livre des Actes des Apôtres (I,14), nous montre  que, selon la recommandation du Seigneur Jésus Lui-même, pendant les neuf jours qui ont suivi l’Ascension, les Saints Apôtres, les disciples et les saintes femmes se recueillirent dans le Cénacle autour de la Très Sainte Vierge Marie, dans l’attente de « la Force venue d’en haut » promise par Notre-Seigneur. Ce fut la première retraite spirituelle de l’histoire de l’Eglise, en forme de neuvaine, magnifiquement couronnée par la Pentecôte.

Aussi, chaque année, la Sainte Eglise encourage-t-elle ses enfants à se préparer à la fête de la Pentecôte en se plaçant spirituellement dans le Cénacle, avec Notre-Dame, et en renouvelant cette neuvaine mentionnée par les Actes des Apôtres.

Plusieurs prières sont possibles (cf. par exemple la « Prière à Notre-Dame du Cénacle » qu’on trouve > ici, la « Prière pour demander les douze fruits du Saint-Esprit » publiée > ici, ou encore la « Prière au Saint-Esprit » extraite des oeuvres de Saint Augustin > ici …etc). Je vous propose cependant le formulaire suivant, composé spécialement pour cette année 2009.

Au cours de cette neuvaine, nous présenterons bien sûr à la bénédiction de Dieu – par l’intercession  de Notre-Dame – toutes nos intentions particulières et nous prierons les uns pour les autres ; nous aurons aussi à coeur de prier pour les personnes aux prises avec les épreuves – physiques ou spirituelles – en demandant que le divin Consolateur leur vienne en aide ; nous prierons, bien sûr, pour les successeurs des Apôtres, afin que l’Esprit de Conseil et de Sagesse les assiste dans leur ministère ; mais je vous demande également de prier d’une manière très spéciale pour tous ceux qui portent des projets éducatifs véritablement inspirés par la foi et l’espérance chrétiennes, en sorte que  soient vaincus les obstacles à la réalisation de leurs projets et que le secours divin leur permette de les concrétiser, pour le bien des âmes, pour l’épanouissement des coeurs  dans la charité et des intelligences dans la vérité…

Jean Restout (1692-1768) : la Pentecôte.

Prière de la neuvaine :

O Vierge très sainte, Mère de Dieu, qui au pied de la Croix de votre Fils êtes devenue notre Mère très aimante et toute miséricordieuse, voici que nous nous rassemblons autour de vous comme le firent jadis les Apôtres et les Disciples dans l’attente du Saint-Esprit promis par Jésus.

Notre-Dame du Cénacle, qui avez disposé leurs coeurs faibles et timorés à recevoir la « Force d’En-Haut », préparez encore une fois nos âmes à recevoir les grâces du divin Paraclet et enseignez-nous surtout à y correspondre de toute notre volonté. Puissions-nous ne jamais contrister l’Esprit aux Sept Dons en résistant à Ses lumières, mais apprenez-nous au contraire, selon l’exemple que vous avez donné en toute votre vie, la parfaite obéissance à Ses divines inspirations.

Notre-Dame de Compassion, qui connaissez nos faiblesses et nos misères et n’en êtes point rebutée, nous nous remettons entre vos mains maternelles, nous nous confions à votre Coeur très pur et nous vous demandons d’intercéder pour nous qui cheminons en peinant « dans cette vallée de larmes » : nous vous recommandons tout particulièrement… (ici on peut énumérer nos intentions particulières).

Notre très douce Dame dont les doigts habiles peuvent défaire les noeuds qui paralysent nos vies et nos projets, Mère dont la prière peut surmonter tous les obstacles qui s’accumulent sur nos chemins, Reine dont la puissance peut vaincre tous les assauts de l’enfer déchaîné, nous avons confiance en vous! Soyez encore aujourd’hui le canal par lequel viennent jusqu’à nous toutes les grâces et bénédictions de Dieu et par lequel remontent jusqu’à Lui notre louange et notre action de grâces.

Gloire au Père qui nous a créés! Gloire au Fils qui nous a rachetés! Gloire au Saint-Esprit envoyé pour nous conduire jusqu’à la plénitude de la sainteté dans l’Amour.

Ainsi soit-il.

(prière composée par Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur)

Nota bene : une autre prière de neuvaine préparatoire à la fête de la Pentecôte est disponible > ici.

2009-17. Qu’est-ce que l’ Heure Sainte?

La pratique de l’Heure Sainte a été enseignée à Sainte Marguerite-Marie, au XVIIème siècle, à Paray-le-Monial, par Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même en ces termes :

« Toutes les nuits du jeudi au vendredi, je te ferai participer à cette mortelle tristesse que j’ai bien voulu sentir au jardin des Olives ; laquelle tristesse te réduira, sans que tu la puisses comprendre, à une espèce d’agonie plus rude à supporter que la mort. Et pour m’accompagner dans cette humble prière que je présentai alors à mon Père parmi toutes mes angoisses, tu te lèveras entre onze heures et minuit, pour te prosterner une heure avec moi, la face contre terre, tant pour apaiser la divine colère, en demandant miséricorde pour les pécheurs, que pour adoucir en quelque façon, l’amertume que je sentais à l’abandon de mes apôtres, qui m’obligea à leur reprocher qu’ils n’avaient pu veiller une heure avec moi, et pendant cette heure tu feras ce que je t’enseignerai. »

Les caractères propres de l’Heure Sainte ont donc été parfaitement définis par Jésus Lui-même : il s’agit d’un exercice de dévotion dans lequel,

a) pendant une heure,
b) par l’oraison mentale et par des prières vocales,
c) on s’unit aux tristesses que Jésus ressentit lors de la Sainte Agonie,
d) on implore miséricorde pour les pauvres pécheurs,
e) on cherche à apaiser la justice divine,
f) et on console le Sauveur de l’ingratitude et de l’abandon des siens.

L’Heure Sainte ne doit donc pas être confondue avec l’adoration du Saint-Sacrement :  son objet propre c’est le mystère de Gethsémani, et pas directement la Sainte Eucharistie.
Même si on peut avoir du profit à la pratiquer à l’église, devant le tabernacle ou devant le Saint-Sacrement exposé, cela n’est pas du tout une condition obligatoire : Sainte Marguerite-Marie la faisait dans sa cellule, prosternée à terre devant son Crucifix, et non dans la chapelle du monastère ou dans un oratoire.

L’Heure Sainte se distingue aussi de l’adoration parce qu’elle est un temps de supplications et d’intercessions adressées au Père céleste pour obtenir la conversion et le salut des pécheurs ; et c’est aussi un temps consacré à des prières de réparation adressées à Notre-Seigneur Jésus-Christ pour le dédommager de la solitude amère dans laquelle l’ont laissé ceux qui eussent dû veiller une heure avec lui et s’étaient assoupis au lieu de l’entourer et de le soutenir par la ferveur de leur amour.

Notre-Seigneur demandait à Sainte Marguerite-Marie de la faire toutes les nuits du jeudi au vendredi de onze heures à minuit (mais il exigeait qu’elle ait pour cela la permission de sa supérieure).
Si l’on peut, sans dommage pour sa santé ou pour son devoir d’état, faire l’Heure Sainte de la même manière, c’est évidemment très bien. Cependant la Sainte Église, dans sa prudence et sa sagesse et pour permettre à davantage de fidèles de la pratiquer, a permis qu’on puisse la faire à un moment plus avancé de la soirée.

Les Papes ont encouragé sa pratique et ils ont élevé la « Confrérie de l’Heure Sainte » au rang d’archiconfrérie, qu’ils ont enrichie de précieuses indulgences : les membres de l’archiconfrérie peuvent ainsi obtenir une indulgence plénière chaque fois qu’ils font l’Heure Sainte (selon les conditions habituelles).
Les personnes qui veulent faire partie de « l’Archiconfrérie de l’Heure Sainte » doivent se faire connaître au Monastère de la Visitation de Paray-le-Monial. Les registres où sont inscrits les noms des associés sont conservés dans la cellule de Sainte Marguerite-Marie, convertie en oratoire.

Certaines personnes se sont demandées comment Notre-Seigneur pouvait être consolé dans son agonie par des prières de réparation et d’amour faites par des âmes vivant sur terre plusieurs siècles après l’évènement de Gethsémani. Le Pape Pie XI, dans son encyclique « Miserentissimus Redemptor«  (du 8 Mai 1928, on en trouvera le texte complet ici > www), consacrée au devoir de réparation que l’on doit au Coeur de Jésus, a expliqué :
« Ce sont les péchés et les crimes des hommes commis en n’importe quel temps qui ont causé la mort du Fils de Dieu ; ces mêmes fautes, maintenant encore, sont de nature à causer la mort du Christ, dans les mêmes douleurs et les mêmes afflictions, puisque chacune d’elles est censée renouveler à sa manière la Passion du Seigneur (…). Que si, à cause de nos péchés futurs, mais prévus, l’âme du Christ devint triste jusqu’à la mort, elle a sans nul doute, recueilli quelque consolation, par prévision aussi, de nos actes de réparation alors « qu’un ange venant du ciel lui apparut » (Luc XXII, 43), pour consoler son Cœur accablé de dégoût et d’angoisse. Ainsi donc, ce Cœur Sacré incessamment blessé par les péchés des ingrats, nous pouvons maintenant et même nous devons le consoler d’une manière mystérieuse mais cependant réelle ».

L'Agonie de Notre-Seigneur à Gethsémani

Pour terminer cette présentation, citons encore les paroles de Notre-Seigneur à Sa confidente de Paray-le-Monial au sujet de sa Sainte Agonie :

« C’est ici où j’ai plus souffert intérieurement qu’en tout le reste de ma Passion, me voyant dans un délaissement général du Ciel et de la terre, chargé de tous les péchés des hommes. J’ai paru devant la sainteté de Dieu qui, sans égard à mon innocence, m ‘a froissé en sa fureur, me faisant boire le calice qui contenait tout le fiel et l’amertume de sa juste indignation ; comme s’il eût oublié le nom de Père, pour me sacrifier à sa juste colère. Il n’y a point de créature qui puisse comprendre la grandeur des tourments que je souffris alors. C’est cette même douleur que l’âme criminelle ressent, lorsqu’elle paraît devant le tribunal de la Sainteté divine qui s’appesantit sur elle, la froisse et l’opprime et l’abîme en sa juste rigueur. »

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

Méditation du Chemin de la Croix :

Prière préparatoire:

Ô Jésus, Vous êtes mon Sauveur. Je viens aujourd’hui méditer, avec votre aide, les stations de Votre Voie Douloureuse : donnez-moi, je Vous le demande avec toute la ferveur de mon âme, de mieux comprendre cet Amour qui Vous a conduit et soutenu dans la montée du Calvaire.
C’est l’Amour de Votre Cœur qui Vous a porté à un tel excès de douleurs ; c’est l’Amour de Votre Cœur pour les âmes des pauvres pécheurs – dont je suis – qui Vous a conduit à la mort ; c’est l’Amour de Votre Cœur pour mon âme si souvent ingrate et tiède, qui Vous a élevé sur la Croix…
Accordez-moi de puiser dans la contemplation de Votre Sainte Passion un renouveau de ferveur et de générosité à Votre service. Fortifiez, je Vous en prie, ma résolution de m’éloigner de tout ce qui Vous offense et ma volonté de marcher désormais dans les voies d’une plus grande fidélité.
Très Sainte Vierge Marie, qui êtes devenue ma Mère au pied de la Croix, prêtez-moi vos yeux pour regarder Jésus, prêtez-moi surtout votre propre Cœur pour L’aimer et m’attacher à Lui.

* * * * * * *

Avant chaque station:

V/ Nous Vous adorons, ô Christ, et nous Vous bénissons ;
R/ Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

Après chaque station:

V/ Ayez pitié de nous, Seigneur ;
R/Seigneur, ayez pitié de nous.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles trépassés reposent en paix.

le Christ aux outrages.

1ère Station : Jésus est condamné à mort.

Je Vous vois, ô Jésus, Vous que le prophète avait décrit comme « le plus beau des enfants des hommes » (Ps. XLIV), dans l’état où Vous a laissé une cruelle agonie, suivie d’une nuit de mauvais traitements et d’outrages : Vous êtes là, réduit à l’impuissance en face d’une foule haineuse, et Vous Vous taisez.
Votre silence, qui contraste tellement avec les cris et les blasphèmes qui montent contre Vous, impressionne d’ailleurs Pilate et le met mal à l’aise.

Vous aviez dit : « Mettez-vous à mon école, car Je suis doux et humble de cœur« ;  cette douceur et cette humilité sont ici manifestes, en face de la violence des passions déchaînées, en face de l’arrogance et du mépris. Oui, vraiment, Vous êtes l’Agneau doux et humble que l’on conduit à l’abattoir et qui n’ouvre pas la bouche.

Et lorsque tombe la sentence de condamnation, Vous Vous taisez encore. Vous ne protestez pas puisque Vous aviez déjà accepté cette sentence de mort dans le sein de l’adorable Trinité, lorsque le décret éternel décidant de l’Incarnation avait été porté…

Humilité, douceur et silence de mon Dieu, je vous adore!

Je veux recevoir la leçon que Vous me donnez ici : pardonnez-moi, je Vous prie, les fautes que j’ai commises contre la douceur et l’humilité ; apprenez-moi à rester humblement doux, doucement humble, en face des jugements négatifs portés contre moi ; enseignez-moi ce paisible silence de la foi pour accepter les contradictions, les critiques et les malveillances, et pour en faire des sacrifices que j’unirai au Vôtre.

Pater noster.  Ave, Maria. Gloria Patri.

* * * * * * *

2ème station : Jésus est chargé de Sa Croix.

Sans aucun ménagement, les soldats Vous chargent du bois du supplice : une Croix massive, lourde, rugueuse, terrible, écrasante… et Vous savez bien ce qu’elle va Vous apporter de souffrances.
Pourtant, résolument, Vous l’étreignez et Vous appliquez Vos lèvres saintes sur son bois d’infamie qui Vous fera tant saigner. Vous nous montrez ainsi de quelle manière il faut recevoir et accepter les croix de chaque jour : en les embrassant!

Vous nous aviez avertis : on ne peut prétendre être du nombre de Vos disciples, de Vos amis, de Vos intimes, sans avoir part à Votre Croix.

Pourtant, ô mon Jésus, et malgré tous les bons désirs de mon cœur, je dois bien avouer que la souffrance et l’humiliation me répugnent, me font horreur, me donnent envie de fuir… non de les embrasser.
Est-ce donc que je ne Vous aime pas?

Non, mon amour pour Vous est sincère, mais il est encore faible et manque souvent de générosité.

Ô mon divin Sauveur, je Vous en supplie, venez en aide à ma faiblesse et fortifiez mon cœur trop prompt à s’effrayer, trop porté à s’apitoyer sur lui-même! Faites-moi bien comprendre que tant que je me regarderai moi-même je serai prisonnier de ma faiblesse ; mais si je Vous regarde Vous, ce sont Votre propre détermination, Votre courage, Votre force qui peu à peu viendront m’habiter et me transformer. Profondément. Durablement.

Je ne veux plus murmurer contre les mille et une contrariétés de chaque jour ; je ne veux plus regimber contre l’aiguillon de la souffrance ; je veux y voir au contraire la part quotidienne de Votre Croix que Vous m’invitez à porter derrière Vous. Faites-m’en la grâce, ô Jésus!

Pater noster. Ave, Maria. Gloria Patri.

* * * * * * *

3ème station : Jésus tombe une première fois.

Il y a si peu de temps que Vous Vous êtes mis en route sur le chemin du Calvaire – Vous n’avez fait que quelques pas! – et cependant Vous tombez… Déjà!

Je Vous contemple, abattu sous le poids de Votre Croix, fléchissant les genoux, courbé vers la terre… N’êtes-Vous plus Celui qui d’un seul mot, dans la synagogue, a fait se redresser la femme courbée depuis dix-huit ans. Celui aussi qui a relevé la femme adultère aux yeux de ceux qui l’accusaient, et à ses propres yeux?

Il ne m’est pas facile de comprendre le mystère d’un tel abaissement, la leçon contenue en cette apparente et déconcertante faiblesse.

Et pourtant, Vous voulez que je Vous contemple ainsi : Vous êtes toujours le Dieu fort qui tient en Sa main la puissance de l’ouragan et la force des tempêtes;  Vous êtes toujours Celui dont une seule parole a jeté à terre les soldats qui venaient Vous arrêter… Si Vous êtes tombé, c’est pour me relever de ces chutes déplorables, trop souvent répétées, qui affligent Votre divin Cœur.

Vous Vous êtes, pour ainsi dire, mis à mon niveau, afin de mieux me venir en aide, afin d’entendre l’aveu de ces faiblesses qui sont miennes parce que j’ai trop compté sur mes propres forces!

Vous Vous abaissez : l’infinie miséricorde se penche vers la misère pour entendre la voix du repentir et pour relever le pauvre du fumier où il croupissait (Ps.CXII).

Pater noster. Ave, Maria. Gloria Patri.

* * * * * * *

4ème station : Jésus rencontre Sa Très Sainte Mère.

Ô Jésus, Vous paraissez parfois d’une incroyable sévérité avec Votre Mère si douce, si délicate, et dans les affections de laquelle n’entre cependant aucune ombre d’imperfection.

Dès le recouvrement au Temple, lorsque Vous aviez douze ans, Vous donnez l’impression de la traiter sans ménagement. Une lecture trop superficielle pourrait laisser penser que la réponse que Vous lui faites, lors des noces de Cana, ou encore celle que Vous donnez à ceux qui Vous signalent que Votre Mère Vous cherche, lorsque Vous étiez en train d’enseigner, sont totalement dépourvues des prévenances de la piété filiale… En outre, si plusieurs saints Docteurs ont affirmé que Vous aviez préféré que Saint Joseph mourût avant Votre vie publique et Votre Passion, pour lui éviter des souffrances que son cœur, pourtant revêtu de qualités viriles, auraient difficilement pu supporter, il est bien difficile de comprendre – selon l’ordre naturel – que Vous ayez imposé le spectacle de telles atrocités au cœur combien plus sensible et compatissant de Marie!

Mais il ne faut pas ici raisonner selon les critères habituels de la nature! Le Cœur immaculé de Marie bat à l’unisson du Vôtre. Le « Fiat » entier et splendide qu’elle a donné à l’Incarnation n’a pas été prononcé sans une compréhension de ce que serait la mission de Celui dont elle allait façonner la chair très pure, cette chair que Vous allez offrir en sacrifice sur la Croix, au bout de ce chemin.

C’est parce que Vos deux Cœurs sont parfaitement unis qu’il convenait surnaturellement que Marie souffre auprès de Vous, souffre avec Vous et marche à Vos côtés dans la montée du Calvaire.

Alors je puis ici comprendre que la souffrance que Vous permettez à ceux qui Vous sont plus intimes n’est pas une marque de réprobation, mais bien une marque de plus grande dilection : Vous introduisez de la sorte Vos élus dans la participation à Votre mission de Sauveur.

Pater noster. Ave, Maria. Gloria Patri.

 * * * * * * *

5ème station : Simon le Cyrénéen aide Jésus à porter Sa Croix.

 » Tout ce que vous ferez à l’un de ces petits qui sont Mes frères, c’est à Moi que vous le ferez ».

Il ne m’est pas spontané, il ne m’est pas facile, de Vous reconnaître, ô divin Maître, caché dans ce prochain qui me dérange, qui me sollicite, qui me provoque à un geste de générosité, de compassion ou de service… qui m’invite à franchir les innombrables protections et barrières de sécurité que ma volonté de confort a édifiées pour protéger mon égoïsme plus ou moins conscient!

Qu’est-ce qui pouvait permettre à Simon, réquisitionné, forcé, de voir en Vous le Sauveur, sous ces apparences d’ignominie? Humainement, rien!

Qu’est-ce qui a fait de cet homme ordinaire qui revenait des champs, un modèle et un saint?

Il est très probable que, dans un premier temps, il n’a pas accepté avec joie cette tâche que les soldats lui imposaient, et qui lui paraissait répugnante. Peut-être même a-t-il maugréé?

Cependant un changement s’est produit dans son âme.

Je comprends que celui qui Vous contemple peut se trouver transformé au spectacle de Vos douleurs. Je comprends que celui qui vit en Votre présence, et même si celle-ci n’est pas sensible, même si celle-ci n’est pas conforme aux aspirations de la sensibilité, peut se trouver renouvelé, au plus profond de lui-même aussi bien que dans la manière dont il va regarder toutes choses.

Faites-moi donc la grâce, ô mon Jésus, de vivre en Votre présence, pour mieux Vous reconnaître en Vos frères qui ont besoin de moi.

Pater noster. Ave, Maria. Gloria Patri.

* * * * * * *

6ème station : Sainte Véronique essuie le visage de Jésus.

Votre divin Visage est maculé, meurtri, méconnaissable. Il faut une foi peu commune pour Vous reconnaître sous ces traits d’infamie et de douleur que Vous ont donnés les mauvais traitements de la nuit et les divers supplices de la matinée.

Véronique n’a pas hésité : il y avait en elle quelque chose qui parlait plus haut que ce que lui montraient ses sens. Sous le sang et les crachats, malgré les blessures et la poussière collée qui Vous défigurent, son cœur reconnaît Celui auquel elle a donné sa foi et son amour. Alors elle n’hésite pas. A-t-elle même réfléchi, pesé le pour ou le contre avant de s’élancer?

Sa détermination a quelque chose de calme et de viril qui tranche avec la veulerie, la lâcheté et les reniements de ceux qui Vous entourent ou de ceux qui Vous ont abandonné. Les soldats sont saisis d’un étonnement qui n’est pas exempt de secrète admiration ; ils la laissent s’approcher de Vous.

Geste sans emphase mais plein d’une sobre grandeur : elle a dénoué son voile et Vous en a délicatement essuyé le visage. Elle n’a pas essayé de Vous soulager du poids physique de la Croix, ainsi que le fait Simon ; elle n’a peut-être rien dit, parce que son regard et son geste en disaient plus long que toute parole, mais elle a ouvert la voie à toutes les âmes réparatrices.

La foi et l’amour qui l’animaient ont été la source de son courage et les inspirateurs de son geste si délicat. C’est l’amour qui fait la réparation, et la réparation n’est rien d’autre que de l’amour.

Je Vous demande, ô Jésus, la grâce de m’engager résolument dans les pas de Sainte Véronique, dans les voies de la réparation, pour Vous rendre amour pour amour.

Pater noster. Ave, Maria. Gloria Patri.

* * * * * * *

7ème station : Jésus tombe une deuxième fois.

Vous tombez une nouvelle fois… Pourquoi m’en étonnerai-je?

Ce sont mes péchés qui font le poids de cette Croix qui Vous écrase et qui Vous font tomber à terre ; ce sont mes chutes qui sont la cause des Vôtres. Et ce n’est pas une fois, ni deux fois que je suis tombé dans le péché, mais tant de fois que je ne puis les compter.

Alors il Vous a fallu Vous abaisser, encore et encore, jusqu’à cette boue où je me suis enlisé, tellement enlisé que j’ai semblé faire corps avec elle parfois! Toutefois Votre miséricordieuse patience ne s’est jamais lassée de me pardonner. Si mes chutes sont innombrables, elles ne sont pas infinies : Votre Miséricorde, elle, est infinie! Mes fautes sont abondantes, mais Votre grâce est surabondante : jamais la désolante variété de toutes mes indigences ne pourra épuiser le trésor de Vos pardons, du moins tant que je ne cesserai pas de crier vers Vous et d’implorer Votre pitié avec une vraie confiance : « Ayez pitié de moi, ô Dieu, selon Votre grande miséricorde, et selon la multitude de Vos bontés, effacez mon iniquité. Lavez-moi plus amplement de mon iniquité, et purifiez-moi de mon péché » (Ps. L,3-4).

Plus redoutable que la chute elle-même est le découragement qui vient s’insinuer ensuite et qui sape l’énergie intérieure nécessaire à mon relèvement. L’humilité qui confesse la faute commise est sœur de l’espérance ; elle ouvre dans l’âme toutes les voies du pardon et de la purification.

Alors je ne veux pas tant contempler « Jésus qui tombe » que « Jésus qui se relève » et qui veut ainsi me prémunir contre toute forme de découragement.

Pater noster. Ave, Maria. Gloria Patri.

* * * * * * *

8ème station : Jésus console les filles de Jérusalem qui le suivent.

Il y a chez ces femmes qui Vous suivent, qui pleurent et qui se lamentent, une certaine forme de courage. En effet, au milieu de la foule haineuse qui Vous accable, elles montrent de façon explicite qu’elles n’approuvent pas la condamnation qui Vous frappe et les outrages qu’on Vous fait subir. On pourrait dire que c’est déjà bien et qu’elles prennent des risques en manifestant leurs sentiments à Votre endroit.

Mais ce n’est pas assez, et Vous voulez le leur faire comprendre. La leçon est d’importance, puisque Vous Vous arrêtez dans cette montée du Calvaire afin de la leur donner…

Leurs larmes et leurs gémissements ne procèdent encore que de leur sensibilité. Leurs sentiments n’ont pas de consistance surnaturelle et ne pénètrent pas dans la profondeur du mystère qui s’accomplit sous leurs yeux : elles n’ont pas, pas encore, les yeux et le cœur de Marie ou de Véronique. Il y a en elles un commencement d’amour que Vous voulez conduire à sa perfection surnaturelle, et c’est pour cela que Vous avez ces paroles fortes à leur adresse, et – à travers elles – à l’adresse de chacune de nos âmes : Vous ne demandez pas de nous une compassion sentimentale, mais Vous nous enseignez à pleurer nos péchés qui sont la cause de Vos douleurs ; Vous voulez que notre contrition nous conduise à un véritable amendement et que le regard que nous portons sur Votre Passion nous détermine à marcher résolument dans l’exigeante voie de la sainteté que Vous nous avez tracée.

Toute volonté de compassion ou de réparation qui ne s’enracine pas dans cette résolution énergique est une illusion, aussi vaine que dangereuse.

Pater noster. Ave, Maria. Gloria Patri.

* * * * * * *

9ème station : Jésus tombe une troisième fois.

Vous êtes presque arrivé au lieu du supplice, et Vous tombez encore une fois. Quel secret enseignement m’est encore donné en cette troisième chute?

Je sais bien que Votre détermination n’est en rien entamée et que Vous êtes toujours aussi ferme dans Votre volonté d’offrir à Votre Père le sacrifice parfait de satisfaction, et de dispenser à nos âmes une Rédemption surabondante. Aussi peut-on dire qu’il y a en Vous une certaine impatience d’arriver au bout de cette Passion…

Mais il est des heures où malgré la volonté arrêtée qui est en nous, certaines faiblesses sont plus fortes : nous avons beau affirmer nos résolutions, nous n’en tombons pas moins! C’est peut-être l’amertume de ces fautes de faiblesse, si humiliantes, que Vous avez voulu goûter ici.

Tant de fois, trop souvent, j’ai pensé, j’ai cru – sincèrement peut-être, naïvement sûrement! – que je pourrais par ma seule volonté aller jusqu’au bout de ce que je m’étais fixé.

Vous me montrez ici que si ma détermination volontaire est nécessaire, elle ne doit en aucune manière être un volontarisme. Ce dernier finit toujours par être désastreux pour l’âme car, quand elle est trop sûre d’elle-même, la volonté de l’homme se fait son propre centre et son point d’appui. Insensiblement, par petites touches, elle ne s’appuie plus sur Votre grâce, mais elle se confie en sa propre force. C’est une usurpation.

Ces fautes de faiblesse ou ces déconcertantes impuissances liées à la fragilité de notre nature m’apparaissent donc comme salutaires. En les permettant, Vous exercez finalement une miséricorde plus profitable qu’en nous en préservant. Vous nous maintenez ainsi dans une humilité bénéfique, dans une défiance continue de nos propres qualités et de nos vertus elles-mêmes, afin de n’avoir plus de confiance qu’en Vous, en Vous seul. Et cela est un plus grand bien pour nos âmes.

Ô sublime Pédagogue, puisse-je profiter de cette nouvelle leçon et me défier ainsi toujours plus de moi-même !

Pater noster. Ave, Maria. Gloria Patri.

* * * * * * *

10ème station : Jésus est dépouillé de Ses vêtements.

Les soldats et les bourreaux sont pressés d’en finir. Sans aucun ménagement ils arrachent Vos vêtements, collés aux plaies dont Votre corps est couvert.

Pourquoi avez-Vous donc voulu un tel luxe, une telle abondance de souffrances dans une telle cruauté de détails? La flagellation n’avait-elle pas été suffisante qu’il Vous faille en ressentir à nouveau toutes les atrocités? Fallait-il tant de sang si une seule goutte était suffisante pour effacer tous les péchés du monde (cf. St Thomas d’Aquin in « Adoro Te« )? Fallait-il boire jusqu’à une telle lie le calice de la honte et de la dérision?

Vous n’avez plus ni beauté ni éclat, plus rien pour attirer le regard ; Vous êtes devenu semblable au lépreux dont on se détourne avec horreur ; la compassion cède la place à un irrépressible dégoût.

Déconcertante nudité de Dieu associée à un indescriptible écorchement !

Vous nous avez demandé de porter la Croix à Votre suite : faudra-t-il que nous allions nous aussi jusque là? Notre nature s’effraie et se scandalise en entrevoyant tout ce qu’il pourrait nous en coûter.

Car en entendant Vos paroles qui vouent Vos disciples à la Croix, nous avons en définitive eu tendance à imaginer ces croix promises, annoncées, comme des actions d’éclat où nous brillerions encore à nos propres yeux d’un rayonnement de héros! Mais Vous voulez nous dépouiller ici de ces illusions encore tellement humaines.

L’écorchement de l’amour-propre est encore plus terrible que celui de la chair. Mais tant que nous n’y aurons pas consenti nous ne pourrons rien comprendre à l’Amour!

Pater noster. Ave, Maria. Gloria Patri.

* * * * * * *

11ème station : Jésus est cloué à la Croix.

Vos pieds se sont fatigués à la recherche des brebis égarées, ô divin Pasteur, et Vos mains se sont dépensées inlassablement pour semer des bienfaits de consolation et de guérison… Et les voici maintenant immobilisés et, semble-t-il, inopérants : « Il en a sauvés d’autres, et Il ne peut se sauver Lui-même! »

Mais ceux qui Vous raillaient ainsi ne faisaient que montrer leur aveuglement et l’endurcissement de leurs cœurs, empêtrés dans une vision superficielle des choses et des événements. C’est au moment où Vous paraissez réduit à l’impuissance la plus radicale que Vous devenez le plus « efficace »!

Si Vos pieds ne peuvent marcher, si Vos mains ne peuvent plus toucher (cf. Ps CXIII, 7), ce n’est certes pas à la façon des vaines et impuissantes idoles ; un son, un cri sort de votre bouche : « Mon Père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font! » Et comme Vous l’avez tant de fois montré en Vos trois années de vie publique, Votre parole accomplit ce qu’elle exprime : le pardon divin est ici offert, donné en plénitude.

Les clous qui immobilisent Vos pieds et Vos mains font jaillir le fleuve quadriforme qui arrose et féconde le nouveau Paradis à partir du nouvel Arbre de Vie : « Voici que Je fais toutes choses nouvelles! » (Apoc. XXI, 5). C’est ici le lieu de la nouvelle création plus merveilleuse encore que la première : mirabilius reformasti!

Vos pas ne Vous porteront plus sur les chemins terrestres à la poursuite des misères humaines parce que désormais Vous allez attirer à Vous toutes choses ; Vos mains, désormais percées, seront encore plus remplies de consolations, de bienfaits, de guérisons, de pardons et de grâces. C’est pourquoi j’approche mes lèvres de Vos Plaies sacrées, tout pénétré de reconnaissance et d’adoration.

Pater noster. Ave, Maria. Gloria Patri.

* * * * * * *

12ème station : Jésus meurt sur la Croix.

La Croix est dressée: voici l’Ostensoir où est exposée aux regards de tous les siècles « l’Hostie pure, l’Hostie Sainte, l’Hostie immaculée ».

Père éternel, Père d’infinie sainteté, recevez cette Hostie sans tache qui s’offre à Votre justice comme propitiation pour nos péchés, tous nos péchés, tous les péchés de la pauvre humanité!

La Croix est dressée, et la divine Victime qui est immolée sur elle, est en même temps l’Avocat qui plaide devant Vous en notre faveur, par toutes les plaies de Son Corps. Son Sang, qui parle plus haut que celui d’Abel, n’appelle pas la vengeance, mais Votre indulgence et Votre pardon.

Ô Père d’éternelle miséricorde, nous Vous offrons ces Plaies saintes et sacrées de Votre Fils, ces Plaies si nombreuses desquelles s’écoule en telle abondance un Sang si précieux, et nous Vous demandons de guérir par elles les blessures que le péché a faites à nos âmes.

Ô Dieu dont le propre est d’avoir toujours pitié et de pardonner, accordez-moi cette grâce d’avoir sans cesse présent aux regards de mon âme cet instant solennel où se concentre d’une manière si poignante la somme de Vos bontés envers moi. C’est au pied de cette Croix où, dans un grand cri et des larmes, Votre Fils Bien-Aimé me rend la vie par Sa mort, que je peux le mieux comprendre le prix que j’ai à Vos yeux et, par conséquent, le sens que je dois donner à ma vie…

Ô Croix, Vous êtes bien mon unique espérance, puisque Vous êtes recouverte du Précieux Sang de mon salut et que je trouverai toujours avec Vous le gage de mon pardon et la douceur de la paix intérieure.

Pater noster. Ave, Maria. Gloria Patri.

* * * * * * *

13ème station : Jésus descendu de la Croix est remis à Sa Très Sainte Mère.

Avec des précautions si délicates qu’elles pouvaient faire penser qu’ils craignaient de le faire encore souffrir, les derniers d’entre les fidèles ont descendu de la Croix le corps exsangue et inerte de votre Jésus. Il repose maintenant sur vos genoux.

Vous avez partagé toutes les intentions de Son sacrifice et tout Son souci du salut de nos âmes au cours de ces trois heures terribles d’agonie où vous êtes restée debout. Vous avez intensément vécu, dans une douloureuse extase, plus redoutable que tous les supplices de tous les martyrs de tous les temps, la communion intime au divin Rédempteur. Et le glaive s’est enfoncé si avant dans votre Cœur immaculé qu’il en semble désormais indissociable : Cœur douloureux et immaculé de Marie!

La consolation de mourir en même temps que Celui qui est toute votre vie ne vous a pas été donnée ; votre souffrance reste quand celle de Jésus a pris fin. Que manque-t-il donc à la Passion du Christ pour qu’il vous faille la compléter en votre vie? Ses souffrances n’ont-elles pas été surabondantes? Les douleurs insondables de Jésus n’ont-elles pas un prix infini, parce qu’il est Dieu? Que peut-on rajouter à l’infini? Quel complément peut-on apporter à la plénitude?

Mais justement celui d’un retour d’amour. Jésus nous a tout donné et Il attend de nous que nous Lui rendions selon la mesure du don que nous avons reçu. Mère du bel amour, vous nous montrez ici la voie, enseignez-nous à y marcher à votre suite.

Pater noster. Ave, Maria. Gloria Patri.

* * * * * * *

14ème station : Jésus est mis au tombeau.

Le corps sans vie, embaumé à la hâte, enveloppé dans le linceul, est déposé sur la froide banquette de pierre. L’un après l’autre, les derniers amis se retirent. On roule la pierre : lourde meule qui prétend emprisonner le grain de blé, déjà broyé, jeté en terre.

Le silence et les ténèbres enveloppent toutes choses ; mais après le tremblement de terre et l’affolement des éléments au moment de la mort de leur Créateur, ce silence et ces ténèbres sont les complices d’un mystère déjà à l’œuvre au cœur de la terre.

Déjà, dans les profondeurs des enfers, Adam se prosterne avec reconnaissance devant le Fils de l’homme qui lui tend la main et le relève. Déjà, les Patriarches exultent en contemplant Celui dont ils avaient entrevu le jour en tressaillant. Déjà, Saint Jean-Baptiste s’est écrié en le désignant à tous les justes de l’Ancien Testament : « Voici l’Agneau de Dieu! Voici l’Agneau immolé et vainqueur, qui ôte les péchés du monde! »

Marie, silencieuse, s’en revient vers Jérusalem, soutenue par Marie-Magdeleine et par Jean. Mais a-t-elle besoin d’être soutenue? Au-delà des douleurs sans nom qui ont déferlé sur elle et l’ont brisée, son âme est habitée par une paix profonde : elle sait, elle est sûre que ce n’est pas là la fin. En ce moment, c’est elle qui soutient, seule, dans le monde, la veilleuse d’une espérance et d’une foi indicibles. Elle porte en son Cœur martyr toute l’espérance de l’Église.

Notre-Dame de la Sainte Espérance, modèle de ma foi, je veux, comme Saint Jean, vous « prendre chez moi » et me mettre à l’école de votre indéfectible et paisible confiance…

Pater noster.  Ave, Maria. Gloria Patri.

* * * * * * *

Le Crucifié adoré par les Anges (Charles Lebrun)

Prières finales :

Ô bon et très doux Jésus! Je me prosterne à genoux en Votre présence, et je Vous prie et conjure, avec toute la ferveur de mon âme, de daigner graver en mon cœur de vifs sentiments de foi, d’espérance et de charité, un vrai repentir de mes péchés et une volonté très ferme de m’en corriger, tandis que je considère et contemple par l’esprit Vos cinq plaies, avec une grande affliction et une grande douleur, me rappelant ces paroles que déjà le prophète David mettait sur Vos lèvres, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds ; ils ont compté tous mes os! »

* * * * * * *

Je vous salue, Marie, pleine de douleurs, Jésus crucifié est avec vous;  vous êtes digne de compassion entre toutes les femmes, et digne de compassion est Jésus, le fruit de vos entrailles.
Sainte Marie, Mère de Jésus crucifié, c’est nous qui avons attaché à la Croix votre divin Fils, obtenez-nous des larmes de repentir et d’amour, maintenant et à l’heure de notre mort. Ainsi soit-il.

Cœur Sacré de Jésus,
j’ai confiance en Vous et je Vous aime !

Notre-Dame de Compassion,
priez pour nous, soyez notre refuge !

 (Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur – Angers, Mai 2004)

Méditation du Chemin de la Croix : dans De liturgia nika

Publié dans:De liturgia, Prier avec nous |on 6 mars, 2009 |Commentaires fermés

Neuvaine à l’intention des malades du 2 au 10 février pour préparer la fête de Notre-Dame de Lourdes.

En nous souvenant que lors de son pèlerinage à Lourdes, au mois de septembre 2008, notre Saint-Père le Pape Benoît XVI nous a donné, dans son homélie prononcée le jour de la fête de Notre-Dame des Douleurs, une très belle méditation sur la compassion aimante et souriante de notre Mère céleste (vous pouvez en retrouver le texte ici > www), nous vous proposons de préparer la fête de Notre-Dame de Lourdes, le 11 février, par une neuvaine du 2 au 10 février, spécialement adressée à la Vierge de Compassion, et dans cette perspective nous vous proposons la prière suivante (à réciter après le chapelet ou tout au moins la récitation d’une dizaine du chapelet) :

La compassion de Notre-Dame (enluminure)

Ô très douce et très pure Vierge Marie,

Notre-Dame de Compassion,

Mère debout au pied de la Croix que Jésus nous a donnée pour Mère : nous vous prions pour nos frères malades… (ici on peut les nommer).

Voyez en eux votre propre Fils
qui nous a enseigné à le reconnaître en tous ceux qui souffrent ;
soyez auprès d’eux comme vous vous êtes tenue auprès de Jésus, silencieuse consolatrice dans les tourments de Sa Passion.

Assistez et fortifiez les malades que nous vous présentons
et, s’il est possible, obtenez-leur la guérison.

Obtenez-leur du moins la santé de l’âme et le courage,
la patience et la persévérance,
afin qu’unissant leur épreuve aux mystères de Jésus Rédempteur
ils achèvent en leur chair ce qui manque à la Passion du Christ
pour la croissance et la vie de tout le Corps mystique,
la Sainte Eglise notre Mère.

Notre-Dame de Compassion,
soyez leur force et leur refuge :
nous les déposons entre vos bras maternels
et nous avons confiance en votre puissante intercession!

Ainsi soit-il.

(prière composée par frère Maximilien-Marie)

Publié dans:De Maria numquam satis, Prier avec nous |on 28 janvier, 2009 |18 Commentaires »

Prière au Coeur immaculé de Marie refuge des pécheurs.

A l’occasion de la fête du Coeur immaculé de Marie refuge des pécheurs, célébrée dans l’archidiocèse de Paris, et dans plusieurs autres diocèses et congrégations à la date du 16 janvier (qui est le jour de la fête patronale de l’archiconfrérie fondée par l’abbé Dufriche-Desgenettes dans l’église Notre-Dame des Victoires), pensons à prier avec ferveur la Très Sainte Vierge pour le soulagement et la délivrance de nos défunts, pour les pécheurs qui sont à l’agonie, et pour demander à notre Mère pleine de compassion de nous assister au moment de notre propre mort.

Notre-Dame des Victoires

O Marie, Reine toute miséricordieuse, je viens vous offrir mes prières et mes sacrifices aux intentions des âmes qui souffrent dans le purgatoire : Mère toute compatissante, dont le Coeur douloureux et immaculé est le refuge des pécheurs, vous pouvez adoucir leurs souffrances, vous pouvez éteindre les flammes qui les dévorent, vous pouvez réduire le temps de leur purification, et leur ouvrir les portes du Ciel. Usez donc, je vous en supplie, de votre pouvoir en leur faveur, et tout particulièrement en faveur des âmes les plus délaissées.

Vierge qu’on n’invoque jamais en vain, nous vous recommandons aussi tous les pécheurs qui sont en ce moment à l’agonie : obtenez à leurs coeurs ces grâces de conversion et de repentir qui les arracheront pour toujours aux liens du péché et les feront quitter cette terre portés par la divine charité.

Et nous-mêmes, en cet instant où « maintenant » et « l’heure de notre mort » ne seront plus qu’un, nous vous demandons d’être à nos côtés pour nous assister, nous fortifier et nous défendre contre les ultimes assauts de l’ennemi. Soyez là pour recevoir notre âme : qu’elle soit présentée à Jésus par vos mains maternelles, qu’elle entende de Lui des paroles de miséricorde et de paix, et qu’elle soit introduite par vous dans le Royaume de l’Amour éternel.

Ainsi soit-il.

(prière composée par Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur)

NB. L’historique de la fondation de la Basilique Notre-Dame des Victoires se trouve > ici

Publié dans:De Maria numquam satis, Prier avec nous |on 15 janvier, 2009 |3 Commentaires »

2009-3. L’apparition de la Sainte Face sur le Voile de Sainte Véronique, le 6 janvier 1849.

Le samedi 6 janvier 1849, se produisit dans la Basilique Saint-Pierre au Vatican un prodige qui a été relaté par le journal de la Basilique et fut confirmé par le Pape Léon XIII dans un bref daté du 1er octobre 1885.

* * * * * * *

Pour bien comprendre ce qui se passa il importe d’abord de se remettre dans le contexte historique.

A cette date, le Bienheureux Pape Pie IX se trouvait en exil à Gaëte, dans le Royaume de Naples. L’année 1848, en effet, avait vu se succéder des révolutions dans toute l’Europe. Rome – capitale des Etats de l’Eglise – n’avait pas été épargnée par le ferment révolutionnaire et par les troubles : c’est ainsi que le 15 novembre 1848, Pellegrino Rossi  – ministre de  l’intérieur et des finances, qui jouissait de l’entière confiance de Pie IX -,  avait été lâchement assassiné. Le Souverain Pontife voyait les troubles grandir et ne se sentait plus en sûreté. La volonté de poursuivre son ministère spirituel en toute indépendance l’avait finalement contraint à quitter Rome ; il était allé demandé protection et asile auprès des Souverains de Naples. Cet exil dura 17 mois. Pendant ce temps, de manière assez fréquente, le clergé et les fidèles de Rome organisaient dans les diverses églises de la Ville Eternelle des cérémonies ferventes pour demander à Dieu la fin des troubles et le retour du Pape.

La deuxième chose qu’il faut savoir (ceux qui sont allés à Rome et ont eu une visite guidée de la Basilique Saint-Pierre s’en souviennent peut-être), c’est que la Basilique Saint-Pierre ne renferme pas seulement la tombe du Prince des Apôtres, mais qu’au cours des siècles son « trésor » a été enrichi d’importantes et précieuses reliques au nombre desquelles on compte une part importante du Bois de la Sainte Croix (amené de Jérusalem par l’impératrice Sainte Hélène), le fer de la lance avec lequel le centurion a ouvert le côté du Christ mort (découvert grâce à un miracle, en 1099, par Adhémar de Monteil dans une église d’Antioche de Syrie où le reliquaire avait été emmuré par crainte des profanations sarrasines, puis oublié), et le voile de la pieuse femme qui, sur le chemin du Calvaire, avait essuyé le visage ensanglanté du Christ.

Ce voile avait reçu le nom de « veronica« , contraction et latinisation de veron ‘ikon, que l’on peut traduire par « image véritable ».
Malgré les assertions infondées d’un certain nombre d’historiens et de chercheurs qui veulent à tout prix – et au mépris d’une tradition fermement établie – que l’image qui se trouve sur le linceul de Turin soit à l’origine de la « légende » de Sainte Véronique, je persiste à affirmer qu’il s’agit bien de deux images miraculeuses différentes.

La tradition les distingue bien en effet :
1) d’une part, le linceul – actuellement conservé à Turin mais fut vénéré à Constantinople jusqu’au moment de l’odieuse mise à sac de la ville par les croisés (en avril 1204) – sur lequel se trouve une image en trois dimensions, « projetée » sur le linge, et qui reste totalement inexpliquée dans l’état actuel des sciences ;
2) et d’autre part le linge avec lequel cette courageuse hiérosolymite, prise de compassion, essuya la sueur, le sang et les crachats mêlés à la poussière qui souillaient le visage du Sauveur. Sur ce voile, il s’agissait probablement d’une empreinte laissée par  les matières épongées lors du contact direct (et non d’une projection). Il s’agissait de ce fait d’une image « déformée ». Vous obtiendrez quelque chose de semblable si vous vous barbouillez la figure avec de la suie et que vous vous essuyez ensuite avec un linge : en l’appliquant sur toute la surface du visage, vous obtiendrez  ensuite votre propre portrait, mais vos traits  seront déformés par une espèce d’amplification, puisque tous les contours de ce qui est en relief se retrouveront développés à plat.

De très anciennes traditions, dont on ne veut plus tenir compte aujourd’hui, nous rapportent que l’empereur Tibère avait entendu rapporter certaines choses sur ce Jésus qui, même au-delà de la mort, recrutait des disciples et opérait des miracles. Alors qu’il se trouvait très malade et que ses médecins étaient impuissants à lui rendre la santé, il avait appris qu’une image réputée miraculeuse du Christ était en possession d’une femme, parmi ses disciples. Il la fit donc rechercher et venir à son chevet ; il entendit de sa bouche le récit de la Passion du Sauveur et recouvra la santé en contemplant son image, cette veron ‘ikon, dont le nom finit par être donné à la femme qui avait bénéficié du miracle.

Le voile miraculeux resta donc à Rome où il est réputé demeurer aujourd’hui encore. Il n’est plus guère exposé à la vénération des foules de nos jours, mais j’ai eu l’occasion de rencontrer un vieux cordelier qui l’avait vu de près sous le règne de Pie XII et m’a expliqué que l’image figurant sur le voile était tellement estompée qu’elle était devenue presque imperceptible à l’oeil.

* * * * * * *

Le samedi 6 janvier 1849 donc, les chanoines de la Basilique Vaticane, ainsi qu’une foule de fidèles, étaient à genoux en présence des Reliques Majeures solennellement exposées. Tous purent soudain observer que sur la « véronique », l’image estompée devenait de plus en plus nette et reformait le visage vivant de Notre-Seigneur Jésus-Christ : les déformations en avaient disparu, parce que les amplifications dues à l’applatissement des traits avaient retrouvé leur relief ! C’était bien le visage de l’Homme des douleurs décrit par Isaïe, non pas dans l’apaisement de la mort comme il apparaît sur le linceul, mais saisi comme par un instantané dans le cours du chemin de la Croix.

En 1849, les pèlerins présents dans la Basilique Saint-Pierre n’avaient bien évidemment pas avec eux d’appareils photographiques pour  immortaliser cette manifestation miraculeuse (j’emploie à dessein ce mot de manifestation, puisque le 6 janvier est la fête de l’Epiphanie, mot dérivé du grec et qui signifie justement  manifestation – au sens d’apparition -, et que nos frères chrétiens d’Orient nomment encore plus explicitement ce jour « Théophanie », c’est à dire manifestation de Dieu). Le seul moyen dont on disposait pour garder le souvenir et propager l’image de ce miracle fut donc la gravure : selon les déclarations des témoins, un graveur tenta de rendre les traits de l’apparition et l’on procéda à des impressions (non seulement sur papier mais aussi sur tissu) de l’image ainsi obtenue. Ces reproductions furent données par les chanoines de la Basilique Vaticane avec un certificat d’authenticité portant le sceau de cire rouge du Chapitre.

La gravure de la Sainte Face diffusée après le miracle et vénérée par Monsieur Dupont

En France, Monsieur Léon Papin-Dupont, surnommé le saint homme de Tours, reçut une de ces reproductions et l’installa à la place d’honneur dans son salon, bientôt converti en oratoire (cf. > ici). En effet les grâces, physiques et spirituelles, obtenues en priant devant cette image et en invoquant la Sainte Face de Notre-Seigneur Jésus-Christ, se multiplièrent rapidement, conformément aux révélations qu’avaient reçues, quelques années auparavant, dans cette même ville de Tours, une carmélite du nom de Soeur Marie de Saint-Pierre. Une confrérie de prière fut établie dans l’oratoire de Monsieur Dupont et il est intéressant de noter que la famille Martin se fit inscrire sur les registres de cette confrérie. La petite dernière, Thérèse, fut profondément marquée par cette dévotion, très implantée au Carmel de Lisieux, et choisit en conséquence de porter en religion le nom de Soeur Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face…

Nous terminerons donc l’évocation de ce miracle en publiant l’une des prières à la Sainte Face écrite par celle qu’un Pape a désignée comme « la plus grande sainte des temps modernes » :

Ô Jésus, qui dans votre cruelle Passion êtes devenu
’’l’opprobre des hommes et l’homme de douleurs’’,
je vénère votre divin visage,
sur lequel brillaient la beauté et la douceur de la divinité,
maintenant devenu pour moi
comme le visage d’un ’’lépreux’’ !

Mais sous ses traits défigurés,
je reconnais votre amour infini
et je me consume du désir de vous aimer
et de vous faire aimer de tous les hommes.
Les larmes qui coulèrent si abondamment de vos yeux
m’apparaissent comme des perles précieuses
que j’aime à recueillir,
afin d’acheter avec leur valeur infinie
les âmes des pauvres pêcheurs.

Ô Jésus, dont le visage est la seule beauté
qui ravit mon coeur,
j’accepte de ne pas voir ici-bas,
la douceur de votre regard,
de ne pas sentir l’inexprimable baiser
de votre bouche sainte ;
mais je vous supplie d’imprimer en moi
votre divine resemblance,
de m’embraser de votre amour,
afin qu’il me consume rapidement
et que j’arrive bientôt à voir
votre glorieux visage dans le Ciel.
Ainsi soit-il.

Voir aussi la publication sur la dévotion à la Sainte Face > ici

Publié dans:Memento, Prier avec nous |on 5 janvier, 2009 |3 Commentaires »

Une prière de Marthe Robin à l’Enfant Jésus.

Enfant Jésus vainqueur du mal

Divin Enfant Jésus,
ayez pitié des gens tout seuls, ayez pitié des âmes solitaires.

Recueillez-les tous,
prenez-les toutes avec Vous en ce soir de fête,
en cette nuit d’Amour, en cette aurore de paix et d’espérance,
afin que leur coeur endolori, leur âme en détresse
trouvent un refuge près du plus aimant, du plus doux, du plus tendre,
du seul tout-puissant et vrai Ami.

Si je les sais,
si je les sens blottis près de Vous,
ô mon Roi !
toutes mes souffrances seront fondues, oubliées dans l’amour.

Saint Enfant de la crèche,
qui apportez la bénédiction sur la terre,
venez dans les âmes qui Vous attendent, Vous appellent,
faites briller en elles votre Ciel,
votre demeure aimée, votre maison de repos, votre crèche bénie…

Voir aussi « Prières simples devant la crèche », ici > www.

Publié dans:Prier avec nous |on 29 décembre, 2008 |2 Commentaires »

Du 29 novembre au 7 décembre 2008 : Neuvaine de l’Immaculée Conception.

Bénie et encouragée par notre Saint Père le Pape Benoît XVI

Chaque jour une dizaine de chapelet, suivie de trois fois l’invocation : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous. »

La Sainte Communion, le jour du 8 décembre ou entre le 29 nov. et le 8 déc. Sacrement de pénitence  recommandé (dans la mesure du possible).

Le Saint Père Benoît XVI à Lourdes le 13 septembre 2008

O Marie, Reine du Ciel et de la terre, à Lourdes vous êtes apparue à Sainte Bernadette pour manifester votre sollicitude pour les pécheurs que nous sommes tous, pour les malades, les pauvres et les petits : tous ceux que le monde méprise.

Au terme de cette année Jubilaire qui a vu le Souverain Pontife en pèlerin à vos pieds, exaucez les prières que nous vous adressons, unis à tous ceux qui vous aiment dans le monde entier : nous voici devant vous pour vous louer et implorer vos grâces.

Nous voulons, selon votre exemple, accueillir Jésus en nos vies et mieux vivre des enseignements de l’Evangile, que vous êtes venue nous rappeler à Lourdes :

  • par les chemins de la prière et de la pénitence, pour la conversion des pécheurs.
  • par la fidélité à l’esprit des Béatitudes : esprit de pauvreté, de douceur, de miséricorde, d’humilité et de patience dans les épreuves…
  • par la charité et le service des plus nécessiteux, spécialement les infirmes et les malades.

Daignez, ô Vierge Immaculée, recevoir et garder dans votre Coeur maternel nos cœurs qui , plein d’espérance, se tournent vers vous ; daignez entendre et – s’il plaît à Dieu – exaucer toutes les intentions que nous confions à votre intercession bénie!

Ainsi soit-il.

Publié dans:De liturgia, De Maria numquam satis, Prier avec nous |on 28 novembre, 2008 |Commentaires fermés
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