Archive pour la catégorie 'Prier avec nous'

Neuvaine du 10 au 18 mars pour préparer la fête de Saint Joseph.

Saint Joseph

Saint Joseph, père nourricier si fidèle de l’Enfant divin, époux virginal de la Mère de Dieu, puissant protecteur de la sainte Eglise, nous venons vers vous pour nous recommander à votre protection spéciale.

Vous n’avez rien cherché en ce monde sinon la gloire de Dieu et le bien du prochain.
Tout donné au Sauveur, c’était votre joie de prier, de travailler, de vous sacrifier et d’endurer pour Lui les difficultés de la vie.
Vous étiez inconnu en ce monde et cependant connu de Jésus : ses regards reposaient avec complaisance sur votre vie simple et cachée en Lui !

Saint Joseph, vous avez déjà aidé tant d’hommes, nous venons vers vous avec une grande confiance.
Vous voyez dans la lumière de Dieu ce qui nous manque, vous connaissez nos soucis, nos difficultés, nos peines.

Nous recommandons à votre sollicitude paternelle cette (ces) affaire(s) particulière(s)…… (on peut mentionner ici nos intentions particulières, nos soucis de santé, de famille ou de travail).
Nous la (les) mettons entre vos mains qui ont sauvé Jésus Enfant.

Mais avant tout, obtenez-nous la grâce de ne jamais  être séparés de Jésus par le péché, de Le connaître et de L’aimer toujours plus, ainsi que sa Très Sainte Mère.
Accordez-nous de vivre toujours en présence de Dieu, de tout faire pour sa gloire et le bien des âmes, et d’arriver un jour à la vision bienheureuse de Dieu pour le louer éternellement avec vous.

Ainsi soit-il.

(prière composée par Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur)

frise avec lys naturel

On trouvera > ici d’autres prières en l’honneur de Saint Joseph,
et > ici les « Salutations à Saint Joseph » composées par Saint Jean Eudes,
et encore > ici une prière à Saint Joseph de Bon Espoir
et enfin > ici le cantique « Saint Joseph, ô pur modèle ».

Prière pour la sanctification du clergé composée par le vénérable Pie XII.

Le sacerdoce, c'est l'amour du Coeur de Jésus

« Le sacerdoce, c’est l’amour du Coeur de Jésus »

O Jésus, Pontife éternel, Bon Pasteur, Source de vie, qui, par une singulière munificence de votre Coeur très doux, nous avez donné nos prêtres, afin d’accomplir en nous les desseins de sanctification que votre grâce inspire à nos coeurs, nous Vous en prions : venez-leur en aide en votre miséricorde secourable.

Qu’il y ait en eux, ô Jésus, la foi vive dans les oeuvres, l’espérance inébranlable dans les épreuves, la charité ardente dans les résolutions.

Que votre parole, rayon de l’éternelle Sagesse, devienne, par la méditation assidue, l’aliment durable de leur vie intérieure ; que les exemples de votre vie et de votre Passion se retrouvent dans leur conduite et leurs souffrances, pour notre instruction, lumière et réconfort dans nos douleurs.

Faites, ô Seigneur, que nos prêtres, détachés de tout intérêt mondain et uniquement soucieux de votre gloire, persévèrent fidèles au devoir avec une conscience pure jusqu’à leur dernier souffle. Et quand, à la mort du corps, ils remettront en vos mains la consigne bien accomplie, qu’ils trouvent en Vous, Seigneur Jésus, qui fûtes leur Maître sur terre, la récompense de la couronne de justice dans la splendeur des saints.

Ainsi soit-il.

coeurdejsus.jpg

Publié dans:Intentions de priere, Prier avec nous |on 5 mars, 2010 |1 Commentaire »

2010-11. Alter Christus.

Mercredi 3 mars 2010.

Chers Amis du « Refuge Notre-Dame de Compassion« ,

Vous le savez, vous qui êtes en lien de foi et de spiritualité avec nous, notre Saint-Père le Pape Benoît XVI a voulu que l’Eglise catholique vive, depuis le 19 juin 2009 et jusqu’au 19 juin 2010, une « année sacerdotale« : je vous en avais parlé au mois d’avril dernier, peu de temps après que le Souverain Pontife en a fait l’annonce (cf.> www).

Notre bien-aimé Pape a voulu que la célébration du 150ème anniversaire de la mort du Saint Curé d’Ars soit pour tous les fidèles une occasion d’approfondir le mystère du sacerdoce. En effet, la crise qui a ravagé et ravage encore une grande partie du monde catholique, a eu pour effet qu’un très grand nombre de prêtres et de fidèles ont – en partie ou totalement – perdu le sens de la vocation et du ministère des prêtres.

2010-11. Alter Christus. dans Commentaires d'actualité & humeurs rencontre1

« Tu m’a montré le chemin d’Ars, je te montrerai le chemin du Ciel! »

Parmi les excellentes initiatives de cette « année sacerdotale », il faut faire une mention spéciale du film de 30 minutes qui a été réalisé à la demande de la Congrégation pour le Clergé (c’est-à-dire l’organisme du Saint-Siège qui s’occupe de tout ce qui concerne le clergé catholique). Ce court-métrage est intitulé « Alter Christus ». Ces deux mots latins  qui signifient « autre Christ » sont extraits d’un adage très ancien : « Sacerdos alter Christus. Le prêtre est un autre Christ ». En effet le prêtre n’est pas seulement un « représentant » du Christ à la manière dont un ambassadeur représente le gouvernement d’un pays mais, par la grâce du sacrement de l’Ordre, il est configuré au Christ dans son être profond. C’est le Christ Lui-même qui agit en lui et à travers lui quand le prêtre célèbre les sacrements.

Il est possible de visionner ce film, découpé en trois parties d’une dizaine de minutes, grâce à « You Tube » où il est disponible en italien, en français, en espagnol, en allemand et en anglais. Outre des extraits particulièrement bien ciblés de discours des Papes Jean-Paul II et Benoît XVI, sont présentés les interventions et témoignages de nombreux prêtres, évêques et cardinaux tels que Monsieur le Cardinal Claudio Hummes (préfet de la congrégation pour le clergé), Monsieur le Cardinal Antonio Canizares (préfet de la congrégation pour le culte divin), Monsieur le Cardinal Julian Herranz (président émérite de la commission pour l’interprétation des textes législatifs), Monseigneur Maura Piacenza (archevêque secrétaire de la congrégation pour le clergé), Monseigneur Guido Marini (Maître des cérémonies liturgiques du Souverain Pontife)… etc.

En trente minutes sont rappelées des vérités essentielles et absolument vitales pour l’Eglise, des vérités que les fidèles n’entendent encore malheureusement pas dans un trop grand nombre de paroisses françaises, paroisses sclérosées et mourantes parce qu’elles sont encore aux mains de dangereux intégristes bloqués sur une idéologie qui se croyait d’avant-garde dans les années 1960-1970.

Ainsi donc, le prêtre n’est pas « un homme comme les autres » : son ordination en fait quelqu’un d’à part. Le prêtre doit être clairement reconnu par un habit spécifique. Le prêtre n’est pas un « modérateur » gérant une structure plus ou moins démocratique : il est investi d’une autorité divine et irremplaçable pour oeuvrer au salut et à la sanctification des âmes. Le prêtre est ordonné pour être l’homme des sacrements, et en tout premier lieu pour célébrer la Sainte Messe et administrer le sacrement de pénitence. La Messe est le renouvellement non-sanglant du Saint Sacrifice du Calvaire, sa célébration obéit à des règles strictes auxquelles les prêtres n’ont pas le droit de toucher… etc.

La Sainte Messe

La réalité de l’autel, c’est celle du Calvaire.

Les images qui accompagnent ces témoignages sont pleines de beauté et laissent clairement transparaître le sens du sacré, la beauté et la solennité qui doivent entourer la célébration des sacrements. Les « eucharisties » zim-boum-boum, les autels en contreplaqué sur lesquels on accroche des pantins fabriqués avec des rouleaux de papier toilette, les « ornements » sans tenue que l’on croyait découpés dans les drapeaux de la gay-pride, les « vases sacrés » en poterie, la distribution de la sainte communion faite n’importe comment, les prêtres aux allures de clochards avec leurs pantalons tombant en accordéons sur les chevilles …etc., la Congrégation pour le Clergé nous montre sans détours que tout cela est indigne du mystère de l’Eucharistie et du sacerdoce qui en est indissociable! Il est d’ailleurs tout à fait remarquable que certaines prises de vues sont faites lors de célébration de la Sainte Messe selon la « forme extraordinaire du rite romain ».

Je vous encourage donc à visionner ce film et, plus qu’à en être des spectateurs passifs, à en faire le support d’une véritable méditation et d’une fervente prière.

Rendons grâces à Dieu de nous avoir donné le sacerdoce, rendons grâces à Dieu pour l’exemple du Saint Curé d’Ars, rendons grâces à Dieu pour notre Saint-Père le Pape Benoît XVI qui travaille avec patience, douceur, humilité et courage à la restauration de Son Eglise!

Frère Maximilien-Marie.

Voir le film « Alter Christus »: 1ère partie, ici > www. 2ème partie, ici> www. 3ème partie, ici> www.

2010-9. La prière de la Chananéenne, modèle d’humilité, de confiance et de persévérance.

L’Evangile de la Messe du jeudi de la première semaine de carême (Matth. XV, 21-28) nous rapporte un épisode plein d’enseignements à travers l’histoire de cette Chananéenne (Saint Marc dans le récit synoptique l’appelle Syro-phénicienne) qui « harcèle » Jésus pour obtenir la guérison de sa fille.
Lisons tout simplement ce texte en essayant de le faire vivre devant les yeux de notre âme. Représentons-nous la scène en y mettant toutes les couleurs et toute les caractéristiques de l’Orient méditerranéen :

2010-9. La prière de la Chananéenne, modèle d'humilité, de confiance et de persévérance. dans De liturgia a3631

Jean-Germain Drouais : la Chananéenne aux pieds du Christ (1784)

  1. Jésus est venu avec ses disciples dans la région de Tyr et de Sidon, c’est à dire en pays païen : qu’est-il venu y faire? Quelles sont les causes et les buts de cette « excursion » dans cette contrée? Le texte évangélique ne nous le dit pas. Cependant nous pouvons être certains – d’après la réponse que Jésus fera un peu plus loin – qu’il n’y est pas venu pour enseigner, comme il le fait habituellement en Galilée.
    La région de Tyr et de Sidon, c’est le pays des anciens Phéniciens : on y adore des idoles, aussi les Juifs pieux, les disciples, doivent s’y sentir assez mal à l’aise. Notons toutefois que dans l’Ancien Testament, c’est aussi la région où le prophète Elie, à Sarepta, a sauvé la vie d’une femme païenne et de son enfant (3ème livre des Rois
    XVII, 8-24) et il ne faut pas négliger cet « indice ».

  2. Justement voici une femme païenne : elle a entendu parler des guérisons miraculeuses opérées par Jésus, de son pouvoir sur les mauvais esprits. Bien que païenne, elle pense que ce « prophète » qui fait des prodiges chez les Juifs peut aussi lui venir en aide… Elle vient donc au-devant de lui et elle crie, elle gémit, elle se lamente.
    Jésus semble indifférent. Il ne répond pas. Il continue son chemin sans faire attention à elle. La femme n’en poursuit pas moins Jésus en continuant ses clameurs au point que les disciples en sont agacés.
    Remarquez-le : ce sont les disciples qui obligent Jésus à arrêter sa marche, et à « s’intéresser » à elle. S’intéresser, c’est d’ailleurs beaucoup dire car Jésus ne la regarde même pas. Quant aux disciples, s’ils le supplient d’intervenir, ce n’est pas par compassion mais par amour de leur tranquillité : Cette « bonne femme » nous casse les oreilles! Seigneur, faites quelque chose pour elle et ainsi nous retrouverons un peu de calme!…

  3. Jésus ne répond toujours pas à la femme, la réponse qu’il fait s’adresse aux disciples et elle est une espèce de refus : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël ». Non seulement il semble ignorer la femme, mais en plus il met en évidence qu’elle n’a AUCUN DROIT à bénéficier de ses pouvoirs de thaumaturge. Tout autre aurait pu se décourager et repartir accablé par cette réponse. Ce n’est pas le cas de cette femme. Non seulement elle insiste, mais elle devient encore plus audacieuse : jusqu’ici elle se tenait à une certaine distance, et là – franchissant le cercle des disciples – elle s’approche tout près de Jésus et se prosterne en continuant d’implorer son secours : « Seigneur, faites quelque chose pour moi! »
    Pour la première fois enfin, Jésus lui adresse directement la parole. Mais de quelle manière! Sans doute ne la regarde-t-il même pas en laissant tomber ces mots : « Il ne convient pas de prendre le pain des enfants pour le jeter aux chiens! » Cette phrase tombe comme un couperet. Jésus ne se contente pas de répéter qu’elle n’a aucun droit à bénéficier d’un miracle parce qu’elle est païenne, mais il y ajoute ce qui peut légitimement être pris pour une insulte : les Juifs sont les enfants de la maison mais vous, les païens, vous n’êtes que des chiens!

  4. Et la femme ne se décourage toujours pas. Elle rebondit même sur l’insulte qu’elle vient de prendre en pleine figure par une réponse qui confine au sublime tellement elle est remplie d’humilité et de persévérante confiance : « C’est vrai, Seigneur! » Elle ne proteste pas, elle ne se défend pas, elle n’argumente pas pour défendre sa dignité… Ce « c’est vrai » a quelque chose de prodigieux!
    Et elle poursuit : « Mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leur maître. » Ce qui est une manière de dire : je le reconnais, Seigneur, je ne suis rien pour mériter votre attention et votre sollicitude, je n’ai aucun droit sur vous, aucune de vos bontés ne me sont dues… J’ai néanmoins confiance dans la miséricorde de votre Coeur : ce n’est pas en vertu de mes mérites, de mes qualités ou de ma dignité que j’espère quelque chose de vous. Vous n’avez aucune obligation envers moi, vous ne me devez rien et pourtant je crois fermement que vous pouvez accomplir ce que j’implore de votre douce pitié…

  5. Alors Jésus abandonne son APPARENCE froide, insensible, rebutante, insultante… Nous pouvons imaginer sans peine la tendresse extraordinaire de son regard qui se pose enfin sur elle lorsque il déclare – peut-être même avec une véritable émotion dans la voix – : « Ô femme, ta foi est grande : qu’il te soit fait selon ta volonté! » Et le miracle a lieu : à l’heure même sa fille est guérie.

  6. Que de leçons pour nous! Si je me suis permis de décortiquer un peu longuement cet épisode c’est pour mieux mettre en évidence les points suivants:

    - Bien souvent, lorsque nous prions, lorsque nous demandons à Dieu une grâce, n’avons-nous pas, plus ou moins consciemment, une attitude bien différente de celle de cette femme? « Seigneur, après tout, je suis chrétien ; j’ai mes défauts certes, mais qui n’en a pas? je ne suis finalement pas pire que les autres et j’appartiens à votre Eglise… Cela ne me donne-t-il pas le droit que vous interveniez en ma faveur?… »

    - La prière n’est-elle pas pour moi comme ces machines de foire – « à tous les coups on gagne! » – dans la fente desquelles on introduit une pièce et desquelles on obtient immanquablement un gadget ou un lapin en peluche? « Seigneur, j’ai mis ma pièce dans la fente du distributeur automatique de bienfaits… heu, pardon! J’ai dit la bonne prière, j’ai même fait brûler un cierge : donnant donnant, vous me devez cette grâce maintenant! »

    - J’ai égrené un chapelet, et même un rosaire entier… J’ai récité telles litanies, j’ai dit telle prière  réputée « irrésistible », j’ai accompli tel pèlerinage, j’ai fait telle neuvaine… et je n’ai pas obtenu ce que je demandais : à quoi bon en faire tant, puisque le Seigneur ne m’a pas entendu? Doute… découragement…

    - Avant de douter de la bonté de Dieu, avant de douter de l’efficacité de la prière, avant d’écouter la voix insidieuse du découragement, ne faudrait-il pas plutôt remettre en question les dispositions avec lesquelles nous prions, avec lesquelles nous nous adressons à Dieu?
    Si nos prières ne sont pas efficaces, ce n’est pas parce que Dieu ne nous entend pas mais c’est trop souvent parce que nous prions mal, sans humilité, sans confiance, sans persévérance

  7. Revenons à l’attitude de Jésus en face de la Chananéenne : s’il n’avait pas été apparemment insensible, sourd, méprisant, insultant… jamais un tel acte de foi, de confiance, de persévérance et d’humilité ne serait sorti du coeur de cette femme.
    Si les disciples étaient sans compassion, ce n’est évidemment pas le cas du Coeur de Jésus. Mais la compassion du Coeur de Jésus n’est pas du sentimentalisme, et lorsqu’il a pitié de nous il ne nous infantilise pas : au contraire il nous pousse au maximum de vertu jusque auquel nous pouvons nous élever. L’apparente rebuffade est en fait la preuve d’un immense amour puisqu’elle va permettre de s’élever au-delà du sensible et du sentimental jusqu’à produire un acte de foi et de confiance encore plus beau, plus fort, plus authentique et véritablement surnaturel ; jusqu’au sublime.

    Encore une fois, il ne faut jamais se décourager dans la prière. Si Jésus semble ne pas nous répondre c’est qu’il nous pousse à aller plus loin dans l’humilité, dans la confiance et dans la persévérance.

Frère Maximilien-Marie.

Publié dans:De liturgia, Prier avec nous, Textes spirituels |on 25 février, 2010 |1 Commentaire »

2010-6. Saint Claude de La Colombière : sa biographie et sa prière de confiance en Dieu.

Saint Claude de La Colombière (dont le nom se trouve aussi parfois sous les formes suivantes : Colombier ou du Colombier ou La Colombière) est né le 2 février 1641 dans une famille aisée et profondément religieuse. Il est le troisième enfant des sept que comptera le foyer : deux mourront en bas âge, deux de ses frères deviendront prêtres, et sa soeur Marguerite sera religieuse à la Visitation.

On sait peu de chose sur sa première enfance. A l’âge de neuf ans, il part faire ses études au collège des Jésuites de Lyon ; le 25 octobre 1658 il entre au noviciat de la Compagnie ; il prononce ses premiers voeux le 26 octobre 1660. Quelque temps après il est envoyé au collège d’Avignon pour compléter ses études de philosophie. Il y reste comme professeur, jusqu’en 1666.
L’estime qu’on lui porte est telle qu’en cette dernière année de « régence », il est choisi pour représenter le collège et prononcer le panégyrique de François de Sales à l’occasion des célébrations organisées en Avignon lors de sa canonisation.
Il est ensuite envoyé à Paris pour les études de théologie, et devient précepteur des fils du ministre Colbert.

Le 6 avril 1669, il est ordonné prêtre. L’année suivante, il est rappelé à Lyon, où il enseigne la rhétorique au collège de la Trinité. En 1673, il est nommé au poste de prédicateur de la chapelle du collège. Le 2 février 1675, il prononce ses derniers voeux, et quelques jours après, est envoyé à Paray-le-Monial en qualité de recteur du collège de la Compagnie de Jésus. A l’occasion des confessions des Quatre-temps de carême, il est sollicité par les supérieures du monastère de la Visitation.
C’est alors que Sainte Marguerite-Marie, qui le voit pour la première fois, entend Notre-Seigneur lui dire  : «Voilà celui que je t’envoie».

Saint Claude de La Colombière

A cette époque, Sainte Marguerite-Marie, en raison de sa vie mystique, est suspectée à l’intérieur de sa communauté : ses supérieures sont profondément perplexes, craignant qu’elle ne soit l’objet d’illusions diaboliques ou menées par l’orgueil.
Le Père de La Colombière dès qu’il s’est trouvé en présence de la communauté – par une inspiration céleste – a été amené à remarquer la moniale. Il demande à la rencontrer : il authentifie l’origine divine des manifestations mystiques dont elle lui parle, la rassure ainsi que ses supérieures.
C’est alors que se place la manifestation du Sacré-Coeur qu’on appelle « la grande révélation » (celle qui commence par ces mots « Voilà ce Coeur qui a tant aimé les hommes… »), révélation dans laquelle est faite la demande de l’institution de la fête du Sacré-Coeur. Dès le 21 juin, avec Sainte Marguerite-Marie, le Père de la Colombière se consacre au Sacré-Coeur.

Mais le Père Claude de La Colombière ne reste pas longtemps à Paray-le-Monial : au mois d’octobre 1676, il est désigné pour une mission de confiance fort délicate : il est envoyé à Londres, où il doit assumer les fonctions d’aumônier et de prédicateur de Marie-Béatrix d’Este, duchesse d’York, future reine d’Angleterre parce qu’elle a épousé le futur Jacques II.
L’Angleterre est à cette époque profondément antipapiste : le Père de La Colombière est doublement surveillé, en sa qualité de français tout autant qu’en tant que membre de la Compagnie de Jésus, réputée pour sa fidélité à la papauté. Il poursuit par courrier la direction spirituelle de Sainte Marguerite-Marie, et travaille à la diffusion discrète mais efficace de la dévotion au Sacré-Coeur auprès de la population catholique de Londres. Mais il commence à cracher du sang, et il ne reste à Londres que sur l’ordre des médecins, qui le dissuadent de partir dans cet état.

En août 1678 éclate ce qu’un biographe de Charles II appellera la « terreur papiste », où conspirations et calomnies entraînent, rien que dans les rangs des Jésuites, vingt-trois prêtres au supplice et cent quarante-sept autres à la mort en prison. Le Père Claude reste quelque temps à l’écart de la tourmente, mais trahi par un jeune homme qu’il croyait avoir converti, il est arrêté le 14 novembre, et transféré le 17 à la prison de King’s Bech. Il y restera trois semaines. L’état des geôles empire son état physique, et il subit une violente crise de phtisie.
Banni du royaume par Charles II, il lui est accordé dix jours pour retrouver les forces nécessaires au voyage. Il quitte Londres le 28 décembre 1678,  dans un état de faiblesse extrême. Il reste quelques jours à Paris au début de janvier 1679, avant de repartir pour Lyon. En chemin, il s’arrête à Paray-le-Monial, où il séjourne une dizaine de jours : il s’entretient longuement avec Sainte Marguerite-Marie et avec la Mère Greyfié, sa Supérieure. Il arrive enfin à Lyon le 11 mars.

Sur les conseils des médecins, il retourne à Saint-Symphorien d’Ozon,  son pays natal : il y reste près de deux mois, rentre brièvement à Lyon, puis est de nouveau envoyé à Saint-Symphorien au mois d’août, où il demeure encore un mois. Sa santé s’améliore alors suffisamment pour qu’à son retour au collège de la Trinité de Lyon, il soit nommé Père spirituel des jeunes étudiants de la Compagnie de Jésus. C’est à ce moment qu’il a comme disciple le Père Joseph de Gallifet, dont il va faire un ardent apôtre de la dévotion au Sacré-Coeur.

Au cours de l’été 1680, il écrit à Marguerite-Marie : « Remerciez Dieu, s’il vous plaît, de l’état où il m’a mis. La maladie était pour moi absolument nécessaire ; sans cela je ne sais pas ce que je serais devenu ; je suis persuadé que c’est une des plus grandes miséricordes que Dieu ait exercées sur moi« .
A l’automne 1680, puis au printemps 1681, de nouvelles rechutes l’obligent à ralentir ses travaux, et sur les conseils des médecins le Père provincial l’envoie au mois d’août en résidence à Paray. Au terme de souffrances renouvelées et d’une agonie d’une semaine, il y meurt le 15 février 1682.

La publication posthume de ses sermons et de ses notes spirituelles, dans lesquelles il a noté la « grande révélation » de 1675, entraineront la fin des suspicions que Sainte Marguerite-Marie subissait encore dans sa communauté.

Le Père Claude de La Colombière a été béatifié le 16 juin 1929 et canonisé le 31 mai 1992.

Gisant du reliquaire de Saint Claude de La Colombière à Paray le Monial

La texte de la prière qui suit, appelée « Acte de confiance en Dieu » est extraite d’un sermon dont le thème est la confiance envers la divine Providence (sermon n°68:

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« Mon Dieu, je suis si persuadé que Vous veillez sur ceux qui espèrent en Vous, et qu’on ne peut manquer de rien quand on attend de Vous toutes choses, que j’ai résolu de vivre à l’avenir sans aucun souci, et de me décharger sur Vous de toutes mes inquiétudes : in pace in idipsum dormiam et requiescam, quoniam Tu, Domine, singulariter in spe constituisti me (Ps. IV, 9).
Les hommes peuvent me dépouiller et des biens et de l’honneur, les maladies peuvent m’ôter les forces et les moyens de Vous servir, je puis même perdre Votre grâce par le péché ; mais jamais je ne perdrai mon espérance, je la conserverai jusqu’au dernier moment de ma vie, et tous les démons de l’enfer feront à ce moment de vains efforts pour me l’arracher : in pace in idipsum dormiam et requiescam.
D’aucuns peuvent attendre leur bonheur de leurs richesses ou de leurs talents, d’autres s’appuyer sur l’innocence de leur vie, ou sur la rigueur de leur pénitence, ou sur le nombre de leurs aumônes, ou sur la ferveur de leurs prières ; Tu, Domine, singulariter in spe constituisti me : pour moi, Seigneur, toute ma confiance, c’est ma confiance même ; cette confiance ne trompa jamais personne : nullus, nullus speravit ira Domino et confusus est (
Eccl. II, 11). Je suis donc assuré que je serai éternellement heureux, parce que j’espère fermement de l’être, et que c’est de Vous, ô mon Dieu que je l’espère : in Te, Domine, speravi, non confùndar in aeternum (Ps. XXX, 2).
Je connais, hélas ! je ne connais que trop que je suis fragile et changeant, je sais ce que peuvent les tentations contre les vertus les mieux affermies, j’ai vu tomber les astres du ciel et les colonnes du firmament, mais tout cela ne peut m’effrayer : tant que j’espérerai je me tiens à couvert de tous les malheurs, et je suis assuré d’espérer toujours parce que j’espère encore cette invariable espérance.
Enfin, je suis sûr que je ne puis trop espérer en Vous, et que je ne puis avoir moins que ce que j’aurai espéré de Vous. Ainsi, j’espère que Vous me tiendrez dans les penchants les plus rapides, que Vous me soutiendrez contre les plus furieux assauts, et que Vous ferez triompher ma faiblesse de mes plus redoutables ennemis ; j’espère que Vous m’aimerez toujours, et que je Vous aimerai aussi sans relâche ; et, pour porter tout d’un coup mon espérance aussi loin qu’elle peut aller, je Vous espère Vous-même de Vous-même, ô mon Créateur, et pour le temps et pour l’éternité. »

Ainsi soit-il !

Voir aussi l’acte d’offrande de soi-même au Sacré-Coeur de Jésus composé par Saint Claude de La Colombière, en cliquant > ici.

Prières pendant la grossesse de la Reine :

Le 25 novembre 2009, le Secrétariat en France de Monseigneur le Duc d’Anjou a confirmé par un communiqué officiel la rumeur selon laquelle la Princesse Marie-Marguerite est en attente d’un heureux évènement. L’accouchement de jumeaux est annoncé pour la fin du printemps 2010. Dans l’attente de cette naissance, nous publions un texte de prière pour obtenir à la Princesse Marie-Marguerite une grossesse sans problème et, s’il plait à Dieu, la naissance d’un Dauphin.

* * * * * * *

La Vierge Noire du Puy

Antiphona B.M.V. de Podio (1) :

Salve, Regina, Mater misericordiae. Vita, dulcedo et spes nostra, salve.
Ad te clamamus, exsules filii Evae.
Ad te suspiramus, gementes et flentes in hac lacrimarum valle.
Eia ergo, advocata nostra, illos tuos misericordes oculos ad nos converte.
Et Jesum, benedictum fructum ventris tui, nobis post hoc exilium ostende.
O clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria!
V. Regina Aniciencis.
R. Ora pro nobis.
V. Domine, salvum fac Regem.
R. Et exaudi nos in die qua invocaverimus Te.
V. Deus, judicium tuum Regi da.
R. Et justitiam tuam filio Regis.
Oratio pro impetrando Delphino (2) :

Oremus : Deus, regnorum omnium regumque moderator, precibus nostris propitiatus intende, et da Christianissimo Regi nostro Ludovico filium secundum Cor tuum, ad Regni Francorum perenitatem et pacem. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

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Antienne de N.D. du Puy (1):

Salut, ô Reine, Mère de Miséricorde, notre vie, notre douceur et notre espérance, salut.
Vers vous, enfants d’Eve exilés, nous faisons monter nos cris.
Vers vous nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.
De grâce donc, ô notre Avocate, tournez vers nous vos regards miséricordieux.
Et, après cet exil, montrez-nous Jésus, le fruit béni de vos entrailles.
Ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie.
V. Reine du Puy.
R. Priez pour nous.
V. Seigneur, accordez le salut à notre Roi.
R. Et exaucez-nous au jour où nous vous invoquerons.
V. Ô Dieu, donnez votre jugement au Roi.
R. Et votre justice au fils du Roi.
Oraison pour obtenir un Dauphin (2)

Prions : Ô Dieu qui êtes le gouverneur de tous les royaumes et de tous les rois, écoutez favorablement nos prières, et donnez à Louis, notre Roi Très-Chrétien, un fils selon votre Coeur, pour la pérennité et la paix du Royaume de France. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il!

* * * * * * *

(1) L’insigne basilique-cathédrale du Puy est l’un des plus antiques et des plus célèbres sanctuaire du royaume en l’honneur de la Vierge Marie, il est associé à toutes les supplications qui furent faites pour la paix et la prospérité de la France et aux pieds de la Vierge Noire, Notre-Dame du Puy, une vingtaine de nos Souverains vinrent jadis en pèlerins.

(2) Oraison tirée du propre du diocèse de Paris.

Lys de France

Publié dans:Prier avec nous, Vexilla Regis |on 25 novembre, 2009 |Commentaires fermés

Neuvaine de l’Immaculée Conception, du dimanche 29 novembre au lundi 7 décembre 2009:

Conformément à ce qui se pratique à Rome et dans la plus grande partie de l’univers catholique, nous vous encourageons à participer à la neuvaine préparatoire à la grande et belle fête du 8 décembre, qui commence le 29 novembre.

Pratique de la neuvaine :

1) chaque jour au moins une dizaine de chapelet suivie de l’invocation « Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous! » (3 fois).

2) récitation quotidienne de la prière publiée ci-dessous.

3) confession sacramentelle pour se préparer à la sainte communion le jour de la fête.

Notre-Dame du Sacerdoce, mère et reine des prêtres

Prière de la neuvaine:

Ô Vierge Immaculée, toute puissante sur le Coeur de Dieu, en cette « Année sacerdotale » voulue par notre Saint-Père le Pape Benoît XVI, nous vous supplions avec ferveur de demander à votre divin Fils les prêtres dont Son Eglise a besoin : des prêtres généreux dans la réponse aux exigences de leur vocation, des prêtres fidèles aux grâces de leur sacerdoce, des prêtres qui marchent avec courage et détermination sur le chemin de la sainteté…

Qu’à l’exemple de leur céleste modèle et patron, Saint Jean-Marie Vianney, le Saint Curé d’Ars, ils soient des hommes de prière et de pénitence, de véritables apôtres de la charité évangélique, d’infatigables missionnaires de la vérité révélée, de zélés serviteurs du sacrement du pardon, et par dessus tout qu’ils soient chaque jour plus intensément les dignes et fervents ministres du Très Saint Sacrement de l’Eucharistie !

Mère et Reine du Clergé, obtenez-nous de nombreuses et surtout solides vocations sacerdotales : puissent les jeunes gens appelés à devenir prêtres répondre avec générosité et ferveur aux appels du Coeur de Jésus, et puissent-ils être soutenus par des formateurs remplis de vraies prudence et sagesse sur le chemin qui monte vers l’Autel, où ils devront s’offrir eux-mêmes pleinement, en union avec la céleste Victime dont ils renouvelleront le Saint Sacrifice, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes!

Ainsi soit-il!

(prière composée par frère Maximilien-Marie, reproduction autorisée à condition d’en mentionner la source)

 

Publié dans:De liturgia, De Maria numquam satis, Prier avec nous |on 25 novembre, 2009 |Commentaires fermés

Invocations aux neuf Choeurs des Anges :

Anges

Séraphins très ardents,
obtenez-moi de brûler d’amour pour le Dieu trois fois Saint !

Chérubins resplendissants,
obtenez-moi l’intelligence des choses d’en-haut !

Trônes admirables,
obtenez-moi la paix et la tranquillité de l’âme !

Dominations souveraines,
obtenez-moi la victoire sur tout mauvais penchant !

Vertus invincibles,
obtenez-moi la force contre les mauvais esprits !

Principautés sérénissimes,
obtenez-moi de savoir maîtriser mes passions !

Puissances célestes,
obtenez-moi la conformité à la Sainte Volonté de Dieu !

Archanges victorieux,
obtenez-moi de marcher avec confiance dans les voies du Seigneur !

Anges bienheureux,
obtenez-moi une fidélité sans faille et une humilité profonde !

O vous, saints Choeurs des armées célestes,
obtenez-moi de chanter avec vous
par la bouche, par le coeur et par toute ma vie,
dès ici-bas et dans toute l’éternité :
« Saint! Saint! Saint est le Seigneur, Dieu des armées !
Le Ciel et la terre sont remplis de la majesté de votre gloire ! »

Ainsi soit-il !

(prière composée par Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur)

Voir aussi les prières à Saint Michel publiées dans ce blogue :
- prières pour demander l’assistance de St Michel > ici
- Collecte de la Messe de l’apparition de St Michel le 16 octobre ici
-  Litanies de St Michel et prière pour toute nécessité ici
- Prière à St Michel pour la France ici
- Prière pour solliciter le secours de l’archistratège St Michel ici

Publié dans:Nos amis les Saints, Prier avec nous |on 2 octobre, 2009 |7 Commentaires »

2009-30. Nous fêtons le 18 septembre Saint Joseph de Cupertino, céleste protecteur de ceux qui passent des examens.

La vie de Saint Joseph de Cupertino est assurément l’une des plus extraordinaires et des plus déroutantes de l’hagiographie, mais le fait que son procès de canonisation se soit déroulé en plein « siècle des lumières », sous les yeux – peut-on dire – des hyper-critiques qui cherchaient à discréditer le catholicisme par tous les moyens, est déjà une garantie : l’Eglise en face de tant de contradicteurs s’est posée toutes les questions qu’on était en droit d’attendre en pareil cas et a fait preuve de circonspection, accumulant les plus certains des témoignages sur ce « phénomène » vraiment déconcertant pour les esprits rationalistes.

* * * * * * *

Joseph Désa naquit dans une famille pauvre de biens matériels, mais riche de foi et de vertus chrétiennes, le 17 juin 1603. C’était à Cupertino, dans le diocèse de Nardo, au Royaume de Naples.

Joseph passa toute son enfance dans cette petite ville, auprès de son père, menuisier, et  de sa mère, Françoise Zanara, femme laborieuse et énergique.
La famille était profondément chrétienne et on raconte que dès l’âge de cinq ans le petit Joseph donna des signes de grande piété et vertu.

Néanmoins, s’il était précoce en vertu, il était naturellement maladroit – c’est un euphémisme ! – d’une maladresse aussi bien manuelle qu’intellectuelle, au point qu’on le considéra bien vite comme le « simplet » du village.
Atteint d’une étrange maladie, dont il fut guéri en recourant avec ferveur à la Très Sainte Vierge, il résolut de consacrer sa vie à Dieu et s’imposa dès lors de grandes mortifications, comme on en pratique dans les ordres religieux les plus austères.

A dix-sept ans, comme deux de ses oncles étaient franciscains conventuels, il se présenta dans leur Ordre où il fut refusé pour insuffisance intellectuelle.
Les Capucins l’acceptèrent comme frère convers mais, comme il était en extase continuelle, il se montra si malhabile dans les travaux qu’ils le congédièrent pour manque d’esprit, d’aptitude et de santé.

Sa mère qui était fort humiliée et ne voulait plus s’occuper de lui, réussit à fléchir son frère, Jean Donato, qui était franciscain conventuel, et l’on reçut finalement Joseph, sous l’habit du Tiers-Ordre, au couvent de Grottella où il fut chargé de s’occuper de la mule.
Or, Joseph, toujours joyeux, fit preuve de tant d’obéissance et d’humilité, de tant de piété et de pénitence, que ses supérieurs décidèrent de le recevoir comme religieux clerc.

Au mois de juin 1625, à Altamura, il reçut l’habit de l’Ordre.
Il arriva très péniblement à lire et à (mal) écrire, et il eut toujours les plus grandes difficultés à apprendre.

Le 3 janvier 1627, l’évêque de Narto, Jérôme de Franchis, qui lui faisait passer l’examen d’admission aux ordres, ouvrit la Bible au hasard et lui fit expliquer le passage « Beatus venter qui te portavit : bienheureux le sein qui Vous a porté ». A la surprise générale, Joseph fit un superbe commentaire de ce verset en exaltant les gloires de la Sainte Vierge qu’il aimait tant ; si bien que l’évêque, le jour même, lui conféra les ordres mineurs puis le sous-diaconat (27 février) et le diaconat (20 mars).

L’année suivante, l’examen pour le sacerdoce, fait par le sévère évêque de Castro, Jean-Baptiste Deti, se passa à Bogiardo.
Joseph était accompagné de jeunes moines savants dont les premiers firent si vive impression sur l’exigeant prélat qu’il fut convaincu que tous les candidats présentés par le couvent étaient tout aussi brillants et qu’il jugea inutile de poursuivre l’examen ; le Frère Joseph fut donc admis au sacerdoce sans avoir été interrogé… et c’est la raison pour laquelle il est invoqué comme saint patron des candidats aux examens.

Il fut donc ordonné prêtre le 4 mars 1628.

Ses extases étaient nombreuses et s’accompagnaient de lévitations spectaculaires : il suffisait de prononcer devant lui le saint Nom de Jésus ou celui de Notre-Dame pour susciter dans son coeur de tels élans d’amour et de ferveur qu’il était aussitôt ravi… et qu’il s’élevait de terre en poussant un cri.
Le chant d’un oiseau dans le jardin du couvent l’amenait immédiatement à s’émerveiller sur les splendeurs de la création et à rendre grâces pour tant de bonté et d’amour répandus dans les oeuvres divines ; alors – en moins de temps qu’il ne faut pour le dire – Père Joseph se retrouvait en extase à la cime de la plus haute branche de l’arbre en compagnie de l’oiseau !
Un hagiographe a pu ainsi écrire que Saint Joseph de Cupertino avait « passé la plus grande partie de sa vie en l’air » !!!
Ses supérieurs seuls, en lui ordonnant mentalement de « redescendre », pouvaient mettre fin à ses extases.

Lors d’un voyage qu’il fit sur l’ordre de ses supérieurs pour visiter les couvents du royaume de Naples, il fut remarqué par un vicaire général qui le dénonça à l’inquisition napolitaine.
Les inquisiteurs l’envoyèrent à Rome, près du Général de son Ordre qui, après avoir montré beaucoup de méfiance, fut si persuadé de sa sainteté qu’il voulut le présenter au Pape Urbain VIII.
Lorsque Père Joseph se prosterna pour baiser la fameuse mule du Pape, considérant qu’il était devant l’auguste vicaire de Jésus-Christ, il entra en extase et fut transporté jusqu’au plafond de la salle d’audience ; Urbain VIII se tourna vers le Père Général et lui dit : « Si frère Joseph mourait sous notre pontificat, nous voulons servir de témoin à son procès de canonisation pour déposer du prodige dont nous venons d’être témoin. »

Joseph eût souhaité qu’on le renvoyât dans son couvent de Grottella, mais on l’envoya au couvent d’Assise où il eut fort à souffrir du dédain du Père Gardien (c’est ainsi qu’on nomme le supérieur des couvents franciscains).
Il perdit alors toutes les consolations divines qu’il connaissait depuis l’enfance et fut assailli de terribles tentations.
Averti, le Père Général de l’Ordre le fit revenir à Rome où il retrouva plus abondamment les consolations divines.

Pour avoir assisté à une extase du Père Joseph, Jean-Frédéric, duc de Brunswick et de Hanovre, abjura le protestantisme.
Au prince Casimir de Pologne, second fils de Sigismond III, qu’Innocent X avait fait cardinal et qui lui demandait s’il devait recevoir les ordres, Joseph répondit : « Ne le faites pas, vous seriez obligé de rentrer dans le monde ; Dieu ne tardera pas à vous faire connaître sa volonté ». En effet, le frère aîné du prince mourut et Casimir fut élu roi de Pologne.

De retour au couvent d’Assise où les esprits avaient changé, il fut reçu triomphalement par les religieux et les notables de la ville ; lorsqu’il entra dans l’église, voyant une image de la Vierge de Grottella, il s’écria : « O ma Mère, vous m’avez accompagné jusqu’ici ! » puis ravi en extase il s’éleva – sous les yeux émerveillés de la foule – jusqu’à la hauteur du tableau qu’il embrassa.

En 1653, on parvint à prévenir contre Joseph le Pape Innocent X, qui chargea l’inquisiteur de Pérouse, Vincent-Marie Pellegrini, de le tenir enfermé au couvent des capucins de Petra-Rubea, puis dans celui de Fossombre.
Au matin du 7 janvier 1655, alors que les sacristains cherchaient les ornements sacerdotaux pour qu’il célébrât sa messe, il leur commanda de prendre les ornements noirs car le Pape venait de mourir, nouvelle qui fut confirmée peu de temps après mais qu’il n’avait pu connaître que par une révélation surnaturelle.

Le nouveau Pape, Alexandre VII Chigi, le fit libérer et conduire au couvent d’Osimo, dans la Marche d’Ancône, où il mourut, un peu avant minuit, le mardi 18 septembre 1663.
Il fut béatifié par Benoît XIV, en 1753, et canonisé par Clément XIII, le 16 juillet 1767.

Saint Joseph de Cupertino

Prière à Saint Joseph de Cupertino pour les examens :

O bienheureux Joseph de Cupertino, qui aimez à vous montrer favorable envers ceux qui recourent à votre bienveillante intercession, je viens implorer votre aide pour cet examen que je dois subir. Malgré mon travail et ma bonne volonté, je crains de me laisser troubler et de ne pouvoir répondre convenablement.

Rappelez-vous que vous vous êtes trouvé dans la même difficulté et que grâce à la puissante protection de la Très Sainte Vierge Marie, notre Mère compatissante, vous en êtes sorti heureusement.

Faites, s’il vous plaît, qu’il en soit de même pour moi !
Accordez-moi l’assurance dans mes réponses, donnez à mon intelligence la promptitude et la vivacité.
Je vous le demande pour l’amour de Jésus, de Marie et de saint François dont vous fûtes l’enfant et le serviteur fidèle. En vous je me confie, céleste protecteur de ceux qui passent des examens, et je suis convaincu que mon espoir ne sera pas trompé.

Oraison :

O Dieu, qui avez voulu attirer toute chose à Votre Fils unique, Jésus-Christ, faites que, par les mérites et à l’exemple de Votre séraphique confesseur Joseph de Cupertino, nous élevant au-dessus de toutes les cupidités terrestres, nous méritions d’arriver à celui qui, avec Vous et le Saint-Esprit, vit et règne dans les siècles des siècles.

Ainsi soit-il.

Publié dans:De liturgia, Nos amis les Saints, Prier avec nous |on 17 septembre, 2009 |2 Commentaires »
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