Archive pour la catégorie 'Prier avec nous'

2019-5. Voir Dieu en toutes choses et toutes choses en Dieu.

Mercredi 16 janvier 2019,
en la fête du Cœur immaculé de Marie refuge des pécheurs 
(cf. > ici) ;
mémoire de Saint Marcel 1er, pape et martyr.

Notre-Dame des Victoires

« La foi est un rayon du Ciel
qui nous fait voir Dieu en toutes choses
et toutes choses en Dieu »
St François de Sales

 Bien chers Amis et Bienfaiteurs,

Une fois encore, une fois de plus, le passage d’une année civile à une autre me ramène vers vous. Deux semaines se sont déjà largement écoulées depuis que la date si populaire du 1er janvier a entraîné des rafales de messages de « Bonne année ! », que les catholiques les plus consciencieux complètent pieusement d’un autre adjectif : « Bonne et sainte année ! ».

Je remercie très chaleureusement ceux qui m’ont adressé de belles cartes par la poste, ceux qui m’ont envoyé des vœux personnels par internet, ceux qui m’ont téléphoné… Je devrais presque écrire : « qui ont réussi à m’attraper de manière quasi miraculeuse au téléphone » !!!
J’en profite au passage pour vous remercier également de votre patience : l’ensemble des messages que je reçois par tous ces divers moyens occuperait à temps plein au moins un secrétaire, si ce n’est deux ! J’arrive à lire chaque jour à peu près tout ce que l’on m’adresse, mais il m’est habituellement impossible d’y répondre rapidement, sauf urgence absolue. Chaque jour ajoute un nouvel empilement à la strate de la veille : mon bureau et ma boite aux lettres électroniques se peuvent comparer à un espace archéologique… dans lequel les archéologues ne se pressent d’ailleurs pas !

A l’heure où ce tourbillon s’apaise, c’est-à-dire au moment où la plupart des gens ont déjà tourné la page des vœux, c’est à mon tour de vous rejoindre au moyen de ces quelques lignes : les lecteurs de ce Blogue du Maître-Chat Lully ont reçu, dès le jour de l’an (cf. > ici), un bref message de cette extraordinaire majesté féline – si populaire auprès de ceux qui gravitent dans l’orbite du Refuge Notre-Dame de Compassion – exprimant l’essentiel de ce que je vous peux moi-même souhaiter en sus des vœux conventionnels : la grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ, la paix et la lumière célestes, la force et le courage à l’heure de l’épreuve… qui ne nous est jamais épargnée tant que nous cheminons « in hac lacrymarum valle ».

Or justement parce qu’est maintenant passée l’euphorie (souvent très artificielle) des « fêtes », et parce que l’on peut déjà prendre du recul par rapport aux soubresauts de la vie politique et sociale des deux mois qui se sont écoulés, sans me prendre en aucune manière pour Cassandre, je ne vous cèlerai pas que – tout en priant pour qu’il y ait le moins de « dégâts » possible – je n’ai pas une vision très optimiste pour l’avenir.

Entre un clergé dont la plupart des membres n’a qu’un comportement de fonctionnaires gérant de manière très humaine une espèce d’entreprise chargée de « parler de Jésus », mais en ayant semble-t-il oublié les dramatiques réalités du salut des âmes – qui tombent en enfer serrées comme des flocons de neige pendant une tempête hivernale -, et des hommes politiques qui sont, dans leur majorité, d’une part dirigés par le dieu de l’argent (« mammon d’iniquité »), à travers tous les lobbies financiers et économiques mondialistes, et d’autre part téléguidés par les idéologies antichrétiennes (maçonnerie et tous les avatars de l’« esprit des lumières »), les peuples ne perçoivent plus les réalités surnaturelles éternelles et ne vivent que le regard rivé sur un bien-être matériel immédiat (qui n’est certes pas négligeable mais qui n’est en rien leur fin ultime) sans avoir conscience qu’ils sont appelés à la Cité de Dieu.
De fait, au lieu de travailler à se conformer à elle autant qu’il est possible ici-bas, la cité terrestre ne peut que dramatiquement en devenir l’antithèse, faite d’égoïsmes, de haines, de violences, de stupre, de mensonges, d’injustice et de crimes, ainsi que nous le voyons de plus en plus se réaliser sous nos yeux.

Le seul et unique moyen d’enrayer cet entraînement diabolique vers le chaos, est la conversion.
Conversion toujours plus profonde – car jamais achevée – des chrétiens eux-mêmes au véritable esprit évangélique (qui n’a rien à voir avec une pseudo spiritualité de bisounours ou de ravi de la crèche) et à ses exigences de prière, de pénitence, et de sacrifices volontaires et généreux.
Conversion de tous ceux qui ne croient pas – ou plus – à Notre-Seigneur Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, unique Sauveur : conversion des pécheurs, conversion des hérétiques, conversion des juifs, conversion des païens et mahométans, conversion des francs-maçons et autres sectaires grenouillant dans l’ombre, conversion des capitalistes, conversion des marxistes, conversion des hommes politiques, conversion des libertins et débauchés, conversion des matérialistes, conversion des satanistes…
En tous et en chacun : conversion des intelligences, des cœurs… et, par conséquent, des mœurs !

S’il n’y a pas de conversion entière, véritablement amoureuse, à Dieu et à Sa Loi de sainteté dans les faits concrets, dans la vie pratico-pratique de chacun et des sociétés, le monde périra misérablement (cf. Luc XIII, 3).
Il n’y a pas de voie médiane.

En définitive, mes vœux pour chacun d’entre vous se résument en ceci : qu’en chacun de ces jours de l’année 2019, vous viviez toujours plus, toujours mieux, et toujours plus intensément, dans la Vérité et la Charité de Notre-Seigneur pour étendre, à l’intérieur de vous comme autour de vous, le Règne de l’unique Rédempteur !

Et au cours de cette année qui vient de commencer, ne vous attendez à rien d’autre de ma part qu’à encore davantage de « rabâchage » des exigences d’une vie authentiquement chrétienne, de « rabâchage » des vérités spirituelles et historiques aujourd’hui combattues, et de « rabâchage » légitimiste.
Car si les domaines spirituels et temporels sont distincts, ils ne sont en aucune manière séparés, et mes responsabilités, notamment en qualité de Prieur de la Confrérie Royale, exigent de moi que je rappelle à temps et à contre-temps les desseins de Dieu sur ce Royaume de France et la mise en œuvre d’une contre-révolution autant spirituelle que sociale.

Et pour terminer :

  1. Je tiens à remercier TRES chaleureusement tous nos bienfaiteurs qui par leurs oboles, régulières ou ponctuelles, permettent au Refuge Notre-Dame de Compassion d’exister et à moi-même de vivre et d’œuvrer : des travaux nécessaires sont toujours à envisager ici pour l’achèvement des restaurations du Mesnil-Marie et prévoir la construction d’une chapelle ; j’ai aussi dû commander la confection d’une nouvelle soutane (plus exactement, pour l’habit augustin on parle de tunique)…

  2. Rappel : Nos chers amis les chanoines de l’Ordre de Saint-Remi dont la fondation a reçu sa première approbation épiscopale en octobre dernier, organisent un pèlerinage pour la France à Cotignac le samedi 9 février prochain (cf. > ici); j’espère que vous serez nombreux à y prendre part.

En vous renouvelant l’assurance de ma religieuse amitié et de mes prières à toutes vos intentions, je vous reste uni

in Corde Iesu & Mariae.

 Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.     

Pour aider le Refuge Notre-Dame de Compassion  ici

Blason du Refuge Notre-Dame de Compassion

2019-4. Allons prier pour la France à Cotignac !

Mardi 15 janvier 2019,
Fête de Saint Paul, premier ermite ;
Mémoire de Saint Maur, abbé et confesseur ;
Mémoire de Sainte Tarsitie, fille de France et vierge.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Parmi les anniversaires importants de cette année 2019 en laquelle nous venons d’entrer, il y a le cinquième centenaire de l’apparition de la Très Sainte Mère de Dieu à Cotignac, dans le comté de Provence à quelque cinq lieues au nord de Brignoles.

C’est en effet les 10 et 11 août de l’an 1519, que la Bienheureuse Vierge Marie, portant l’Enfant Jésus dans ses bras et accompagnée de l’archange Saint Michel et de Saint Bernard, se manifesta à un pieux bûcheron, Jean de la Baume lui confiant ce message : « Je suis la Vierge Marie. Allez dire au clergé et aux Consuls de Cotignac de me bâtir ici même une église, sous le vocable de Notre-Dame de Grâces et qu’on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre ».

Vous savez très certainement que, en 1637, lorsque la Très Sainte Vierge apparut à Paris au Frère Fiacre de Sainte-Marguerite, moine augustin, pour lui demander trois neuvaines afin d’obtenir la naissance d’un Dauphin qui serait un véritable don de Dieu pour la France, elle désigna ce sanctuaire de Notre-Dame de Grâces en Provence pour l’accomplissement de l’une de ces neuvaines.
Ce pourquoi, le 21 février 1660, Sa Majesté le Roi Louis XIV vint à Cotignac pour rendre grâce de sa naissance, accompagé de la Reine-mère Anne d’Autriche.

« Qu’on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre » : les demandes de Notre-Dame ne sont pas compliquées et ne requièrent pas une exégèse particulière. Elle a choisi ce lieu ; on lui a construit là un sanctuaire conformément à sa requête ; elle veut répandre ses dons en ce lieu de manière spéciale (et depuis cinq siècles elle l’a fait en abondance) : à nous, il incombe de nous y rendre en procession pour les recevoir.
C’est aussi simple que cela !

Nous invitons donc très instamment tous nos amis qui en ont la possibilité à nous rejoindre pour un pèlerinage à Cotignac le samedi 9 février prochain.
Pèlerinage organisé, à la demande explicite de Son Excellence Monseigneur l’Evêque de Fréjus & Toulon, par nos très chers amis Messieurs les Chanoines de l’Ordre de Saint-Remi (cf. > ici et > [au § E] ici).
Pèlerinage accompli spécialement pour la France, en ces jours de crise qui nécessitent plus que jamais nos prières et nos sacrifices.

Pèlerinage à Cotignac 9 février 2019

Vous trouvez sur l’affiche reproduite ci-dessus le programme et les horaires de ce pèlerinage, qui est aussi annoncé sur le site internet du diocèse de Fréjus & Toulon (cf. > ici).
Ajoutons en outre que l’indulgence plénière, aux conditions habituelles, peut-être obtenue à cette 
occasion.

J’en profite aussi d’ailleurs pour vous signaler la récente mise en ligne d’un site internet propre pour l’Ordre de Saint-Remi : voir > ici.

Allons donc prier ensemble à Cotignac ce 9 février prochain : date choisie en lien avec l’Edit de Saint-Germain (10 février 1638) par lequel Sa Majesté le Roi Louis XIII a rendu publique la consécration de sa personne et du Royaume de France à la Très Sainte Vierge Marie.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.   

Cotignac Notre-Dame de Grâce - gravure ancienne

Gravure ancienne représentant le tableau miraculeux de
Notre-Dame de Grâces

2019-2. Vœux de Monseigneur le duc d’Anjou pour la nouvelle année.

Sur les réseaux sociaux, Monseigneur le duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié dans la nuit du 31 décembre 2018 au 1er janvier 2019 ce message de vœux pour l’année nouvelle :

LouisXX - vœux nouvel an 2019

Chacun remarquera que ces vœux, dont la brièveté rend d’une certaine manière plus percutante la pertinence et la profondeur spirituelle, vont à l’essentiel, et contrastent admirablement avec les discours arrogants en forme de leçons amères de « l’élu de la république », bien plus préoccupé de faire entrer les Français dans le moule des directives économiques européistes et mondialistes que de leur bonheur véritable…

En sa qualité de Prieur de La Confrérie Royale et de sénéchal du Cercle Légitimiste du Vivarais, à son tour, Frère Maximilien-Marie a répondu à Sa Majesté sur Twitter pour La remercier et Lui présenter des vœux fervents et respectueux.

Tous les légitimistes prient avec ardeur et amour pour Sa Personne Royale, pour Sa chère famille, pour l’heureux terme de la grossesse de la Reine Marie-Marguerite, pour les Enfants de France et à toutes les intentions de leur Souverain vénéré. 

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2018-94. « Nox praecessit, dies autem appropinquavit ! »

Lettre du Prieur de la Confrérie Royale
à l’occasion du début de l’année liturgique

armoiries confrérie royale

Confrérie Royale
Le Prieur

 Samedi 1er décembre 2018,
en la fête de Saint Eloi, évêque et confesseur ;
et du Bienheureux Charles de Jésus [de Foucauld], ermite et confesseur.

 « Nox praecessit, dies autem appropinquavit -
La nuit est déjà avancée, et le jour approche… »
Rom. XIII, 12 – épître du 1er dimanche de l’Avent.

Messieurs les Chanoines,
Mes Révérends Pères,
Messieurs les Abbés,
Chers Frères et Soeurs en la Confrérie Royale,
Chers Amis,

« Nox praecessit » : la nuit est avancée, elle tend vers sa fin. Mais c’est encore la nuit ; les ténèbres règnent encore !
« Dies autem appropinquavit » : le jour approche ; sa venue est certaine. Mais il n’est pas encore là ; la lumière ne règne pas encore !
Il est tout aussi certain que le règne des ténèbres prendra fin qu’il est certain que le règne de la lumière va venir. Nous ne pouvons nullement en douter. Mais pour l’heure, c’est encore le règne des ténèbres et nous ne voyons la lumière que par les yeux d’une invincible espérance.

« Nox praecessit, dies autem appropinquavit ! »
Ces quelques mots de l’Apôtre, que nous lisons, approfondissons et méditons au premier dimanche de l’Avent, constituent non seulement le thème spirituel que la Sainte Eglise notre Mère nous donne pour commencer la nouvelle année liturgique et nous stimuler en entrant dans le saint temps de l’Avent, mais c’est aussi l’antienne que nous devons répéter inlassablement – presque à la manière d’un cri de guerre et de ralliement au cœur de la bataille- pour stimuler nos énergies, renforcer notre détermination, rassembler nos forces, décupler notre zèle, aiguillonner notre générosité, éperonner notre combativité, attiser notre ferveur, dynamiser nos engagements, exciter notre flamme, revigorer notre entrain et tonifier notre vaillance dans le grand combat spirituel qui est le nôtre au service de notre Souverain légitime, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX. 

« Nox praecessit, dies autem appropinquavit ! »
Oui, les ténèbres étendent encore leur règne, règne terrible et destructeur, sur le Royaume des Lys ! Oui, les ténèbres règnent encore dans les intelligences, dans les cœurs et dans les âmes de la majorité des Français ! Mais « nox praecessit » : la nuit, nous en avons la certitude, va vers son déclin – inéluctablement ! – et l’aube poindra. Nous ne savons pas encore quand, nous ne savons pas encore combien d’heures nous en séparent : mais elle poindra et sa clarté grandissante chassera peu à peu la noirceur et ses épouvantes mortifères : « dies autem appropinquavit ! » 

« Nox praecessit, dies autem appropinquavit ! »
A l’épaisse nuit diabolique engendrée par le pseudo « siècle des lumières », succédera le jour victorieux de la grâce renaissante qui jaillit de la source vive de Reims, le baptistère dans les eaux duquel se sont unies la royauté franque et la foi de Nicée pour faire naître la France : notre France ! La France telle que voulue par Dieu ! La France catholique et royale !
« Sine paenitentia enim sunt dona et vocatio Dei : en effet les dons et la vocation de Dieu sont sans repentir ! » (Rom. XI, 29). C’est cela qui nous donne notre assurance, une assurance fondée sur les faits que Dieu a suscités et sur les promesses qu’Il a faites, en dépit de tous les éléments de découragement qui pourraient s’imposer à nous en considérant la situation actuelle selon des vues simplement humaines.

Mais notre confiance est en Dieu, qui ne peut « ni se tromper ni nous tromper » (cf. acte de foi), et c’est la raison pour laquelle, au début de cet Avent qui nous prépare à Noël, nous proclamons notre ferme espérance en associant au Noël de Bethléem où le Dieu-fait-chair a paru devant nos yeux et dont ce prochain Noël va liturgiquement renouveler les grâces, le Noël de l’an 496 où par le Baptême du Roi Clovis est né le saint Royaume de France.
Ce n’est pas par hasard que Dieu a disposé toutes choses pour que le jour de la naissance de Son Fils incarné soit aussi le jour de la naissance de la Royauté Très Chrétienne au Royaume des Lys !

Sus donc à toute forme de découragement larvé et de désespérance : « Nox praecessit, dies autem appropinquavit ! » 

Chers membres de notre Confrérie Royale, plus que jamais et avec une ardeur renouvelée, « abjiciamus ergo opera tenebrarum et induamur arma lucis : rejetons donc les œuvres des ténèbres et revêtons les armes de la lumière ! » (Rom. XII, 12 – épître du 1er dimanche de l’Avent).

Vôtre, in Corde Iesu & Mariae.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
Prieur.

Blason Frère Maximilien-Marie

2018-92. De Saint Théofrède de Carméni appelé aussi Saint Chaffre.

19 octobre,
Fête de Saint Théofrède ;
Mémoire de la Bienheureuse Agnès de Jésus (cf. > ici et > ici) ;
Mémoire de Saint Pierre d’Alcantara.

Buste-reliquaire de Saint Théofrède

Buste-reliquaire de Saint Théofrède :
argent et vermeil sur âme de chêne avec cabochons et pierres semi-précieuses
(XIème siècle – trésor de l’abbaye Saint-Chaffre du Monastier)

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Le calendrier liturgique particulier du Mesnil-Marie, comme l’ancien calendrier traditionnel propre du diocèse du Puy, célèbre à la date du 19 octobre la fête de Saint Théofrède de Carméni (note : dans son calendrier réformé, le diocèse du Puy a déplacé la fête de Saint Théofrède au 19 novembre).
J’avais déjà eu l’occasion, il y a plusieurs années, d’évoquer brièvement ce saint lorsque je vous avais parlé des richesses patrimoniales de la petite cité vellave du Monastier-sur-Gazeille (cf. > ici), mais je veux aujourd’hui vous le faire davantage connaître.

Blason du Monastier

Blason de la ville du Monastier :
D’azur à deux clefs affrontées d’argent passées en sautoir, à l’épée haute du même brochante.

Monasterium Calmeliacense, tel fut à l’origine le nom de ce bourg du Velay, à quelque trois lieues du Puy : le nom « Le Monastier » est évidemment dérivé de « monasterium » puisque l’agglomération s’est formée autour d’un monastère, fondé au VIIème siècle sur ses terres de la région des hauts plateaux qui entoure le mont Mézenc, par Calminius - Saint Calmin – , duc d’Aquitaine et comte d’Auvergne.
Ce monastère, d’abord placé sous le vocable de Saint Pierre, est le premier des trois que fonda Saint Calmin.
Son premier abbé se nommait Eudes : il avait été archidiacre de Saint-Paul-Trois-Châteaux avant d’entrer à l’abbaye de Lérins, et il fut envoyé comme supérieur de la petite communauté lors de la fondation de Calmin.

Eudes avait un neveu qui était aussi son filleul : fils de Leuffroi (Leufredus), préfet d’Orange, Théofrède [du germain « Théodefred » ou « Théodfried », latinisé en « Theofredus » qui deviendra Théoffroy au Moyen-Age et Tchaffré en occitan pour devenir finalement Chaffre].
Théofrède avait reçu une excellente éducation et fut attiré très jeune par les choses divines : il dut lutter contre les ambitions humaines que son père nourrissait pour lui, et pour faire accepter sa vocation. C’est alors qu’il entra au monastère de Calmin que dirigeait son oncle et parrain. Sous son abbatiat, Théofrède devint un moine appliqué à la pratique des vertus, auquel furent peu à peu confiées des charges, si bien qu’à la mort d’Eudes il fut élu pour lui succéder.
Abbé exemplaire, Théofrède gouverna son monastère avec sagesse, zèle et prudence : il avait non seulement le souci de la perfection de ses moines et de leur croissance dans la vie spirituelle, mais il œuvra aussi pour l’évangélisation et l’instruction des populations des alentours.

Verrière du martyre de Saint Théofrède

Vitrail de la façade occidentale de l’abbatiale du Monastier racontant  son martyre :
en haut, il ordonne à ses moines de se cacher dans la forêt à l’approche des Sarrasins ;
au milieu, seul, il admoneste les païens mahométans ;
en bas, roué de coups et laissé pour mort, Théofrède rend le dernier soupir au milieu de ses moines saufs.

Lorsque des bandes sarrasines firent des incursions dans le Velay, Théofrède ordonna à ses moines de se cacher dans une forêt voisine, tandis que lui restait seul dans l’abbaye.
Les païens mahométans le trouvèrent prosterné dans son église, se saisirent de lui et le rouèrent de coups, avant de l’abandonner moribond. Le lendemain, alors que les sarrasins s’apprêtaient à accomplir l’un de leurs rites idolâtres, Saint Théofrède trouva encore la force et le courage de les haranguer et de dénoncer leur culte impie. Les mahométans furieux s’acharnèrent encore sur lui, mais une tempête provoqua leur fuite et ils ne purent incendier l’abbaye.
Saint Théofrède rendit son âme à Dieu quelques jours plus tard, entouré de ses moines sortis de leurs cachettes. Selon la tradition, Saint Théofrède était nonagénaire lorsqu’il subit ce martyre, que la troisième leçon du second nocturne – aux matines du bréviaire traditionnel – place le 19 octobre de l’an 732 (c’est-à-dire quelques jours avant la fameuse victoire de Charles Martel à Poitiers, le 25 octobre 732).

La popularité de Saint Théofrède – devenu Saint Chaffre, selon les déformations dues à la prononciation vellave de l’occitan – fit que le monastère abandonna le vocable de Saint-Pierre pour prendre son patronage.
Restaurée par Louis 1er le Pieux, l’abbaye adopta la règle de Saint Benoît en 817. Elle obtint de nombreux privilèges royaux et exemptions, et eut un rayonnement considérable : Saint-Chaffre se trouva au XIIème siècle à la tête d’un réseau comprenant deux abbayes (Le Monastier et Cervere, en Piémont), vingt-cinq prieurés conventuels et deux-cent-septante-quatre églises ou bénéfices dans dix-neuf diocèses de France (Le Puy, Mende, Viviers, Clermont, Die, Rodez, Grenoble, Vienne, Valence, Embrun, Maurienne, Uzès, Nîmes, Montpellier, Orange, Carpentras, Cavaillon, Glandève et Apt), dans celui de Genève (Suisse) dans celui de Turin et dans le Piémont italien.
Après la guerre de Cent Ans et au XVIème siècle, certaines possessions ou bénéfices de l’abbaye furent attribués à d’autres congrégations.
En 1667, l’abbaye fut rattachée à Cluny, puis, en 1786, elle fut officiellement supprimée par la « Commission des Réguliers » alors qu’elle comptait encore une vingtaine de moines.
A la révolution, les biens de l’abbaye furent confisqués et vendus comme biens nationaux et, depuis, l’abbatiale a été affectée au culte paroissial.
Malgré les très louables efforts de la municipalité du Monastier, cette église abbatiale à laquelle – malgré sa splendeur architecturale – le clergé diocésain donne peu de vie, fait aujourd’hui penser à une grande coquille vide…

Il n’en demeure pas moins que Saint Théofrède est un saint dont le rayonnement transcende les aléas de l’histoire et les périodes de décadence qui affectent la Sainte Eglise, et que le témoignage héroïque qu’il a rendu à la Vérité révélée face aux envahisseurs mahométans lui confère une exemplarité d’une actualité flagrante.

Saint Théofrède, modèle de vie monastique et martyr intrépide, priez pour nous !

Buste reliquaire de saint Théofrède profil

Buste reliquaire de Saint Théofrède de profil
(XIème siècle – trèsor de l’abbatiale Saint-Chaffre du Monastier)

Prière de louange en l’honneur de la Sainte Mère de Dieu

prononcée par
Saint Cyrille d’Alexandrie
au
Concile d’Ephèse

11 octobre,
Fête de la Maternité divine de la Bienheureuse Vierge Marie.

« En l’an 1931, aux applaudissements de tout l’univers catholique, on célébrait le quinzième centenaire du concile d’Éphèse, au cours duquel la bienheureuse Vierge Marie, de qui est né Jésus, fut proclamée, contre l’hérésie de Nestorius, Mère de Dieu par les Pères en union avec le Pape Célestin ; le Souverain Pontife Pie XI voulut que le souvenir de cet heureux événement fut perpétué par un témoignage constant de sa piété. Il existait à Rome un monument glorieux de la proclamation d’Éphèse, l’arc triomphal de la basilique de Sainte-Marie-Majeure, sur l’Esquilin, orné par son prédécesseur Sixte III d’admirables mosaïques, mais détérioré par l’injure du temps ; il le fit heureusement restaurer à ses frais, ainsi que l’aile transversale de la basilique. Il décrivit dans une lettre encyclique la vraie physionomie du concile œcuménique d’Éphèse et exposa abondamment et avec piété le privilège ineffable de la Maternité divine de la bienheureuse Vierge Marie, afin que la connaissance d’un mystère si sublime se gravât plus profondément dans les âmes des fidèles. En même temps il proposa Marie Mère de Dieu, bénie entre toutes les femmes, et la famille de Nazareth, comme un modèle à imiter, illustre entre tous, tant pour la dignité et la sainteté d’un chaste mariage que pour la pieuse éducation de la jeunesse. Enfin, pour que subsistât aussi un monument liturgique, il décréta que la fête de la Maternité divine de la bienheureuse Vierge Marie serait célébrée chaque année le 11 octobre par l’Église universelle, sous le rite double de deuxième classe, avec une Messe et un office propres ».

(sixième leçon des matines de cette fête).

Mosaïque de la cathédrale grecque Sainte Sophie à Washington

Mosaïque de la cathédrale grecque de Washington

Salut, Marie, Mère de Dieu, Vierge et Mère, vous qui portez la Lumière, vase incorruptible.

Salut, Vierge Marie, Mère et servante ; Vierge à cause de Celui qui est né de votre virginité, Mère à cause de Celui que vous avez porté dans vos bras et nourri de votre lait, servante à cause de Celui qui a pris la forme d’un serviteur. Car le Roi est entré dans Sa cité, ou plutôt dans votre sein, et Il en est sorti comme Il l’a voulu, et votre porte est demeurée scellée. Vous L’avez conçu sans la volonté d’un homme et vous L’avez enfanté d’une manière divine.

Salut, Marie, temple où Dieu descend, temple sacré comme le prophète David l’avait proclamé : votre temple est saint, admirable en justice.

Salut, Marie, trésor de tout l’univers ; salut, Marie, colombe sans tache ; salut, Marie, flambeau qui ne peut s’éteindre : c’est de vous qu’est né le Soleil de justice.

Salut, Marie, lieu de Celui qui n’a pas de lieu, vous qui avez tenu enfermé dans votre sein le Fils unique, Dieu le Verbe, vous qui avez produit sans charrue et sans semence l’épi incorruptible.

Salut, Marie : à cause de vous les prophètes chantent et les bergers entonnent avec les anges l’hymne redoutable : « Gloire à Dieu dans les hauteurs, et sur la terre paix aux hommes de bonne volonté ».

Salut, Marie, Mère de Dieu : à cause de vous les anges se réjouissent et les archanges éclatent en chants retentissants.

Salut, Marie, Mère de Dieu : à cause de vous les mages viennent adorer, conduits par une étoile étincellante.

Salut, Marie, Mère de Dieu : à cause de vous les douze Apôtres furent choisis.

Salut, Marie, Mère de Dieu : à cause de vous Jean bondit dans le sein de sa mère et le flambeau adora la Lumière éternelle.

Salut, Marie, Mère de Dieu, par qui est venue la grâce ineffable, dont l’Apôtre disait : « La grâce de Dieu est apparue aux hommes pour leur salut ».

Salut, Marie, Mère de Dieu : c’est de vous qu’est venue la Lumière véritable, Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui dit dans l’Evangile : « Je suis la Lumière du monde ».

Salut, Marie, Mère de Dieu, c’est de vous que S’est levée la Lumière pour ceux qui étaient assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort ; car le peuple qui gisait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Quelle est cette Lumière, sinon Notre-Seigneur Jésus-Christ, la Lumière véritable qui éclaire tout homme venant en ce monde ?

Salut, Marie, Mère de Dieu : c’est par vous qu’est annoncé dans l’Evangile : « Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur ! » ; c’est par vous que les villages, dans les îles, les Eglises des justes sont fondées.

Salut, Marie, Mère de Dieu : par vous est venu le vainqueur de la mort et le destructeur de l’enfer.

Salut, Marie, Mère de Dieu : par vous est venu le Créateur qui a racheté Sa créature de la faute et l’a conduite au Royaume du ciel.

Salut, Marie, Mère de Dieu : par vous a brillé la lumière de la Résurrection.

Salut, Marie, Mère de Dieu : par vous a jailli le baptême redoutable de la sanctification dans le Jourdain.
Salut, Marie, Mère de Dieu : par vous Jean et le Jourdain ont été sanctifiés et le démon a été écrasé.

Salut, Marie, Mère de Dieu : par vous tout esprit qui croit est protégé.

Trois lys blancs

Prière après la Sainte Communion « Restez avec moi, Seigneur », de Saint Pie de Pietrelcina.

1968 – 23 septembre – 2018

50ème anniversaire du rappel à Dieu
de
Saint Pie de Pietrelcina

Saint Pie de Pietrelcina (que la plupart des personnes, même non italiennes ou ne parlant pas l’italien, appellent cependant « Padre Pio »), a rendu sa belle âme à Dieu le 23 septembre 1968, au terme d’une vie admirable de pureté, de ferveur, d’union à Dieu, de charité surnaturelle exceptionnelle et de pratique héroïque des vertus évangéliques.
Quelques jours avant sa mort, les sacrés stigmates qu’il portait depuis 50 ans avaient disparu.
On trouve aisément d’excellentes biographies du célèbre capucin de San-Giovanni-Rotondo et je vous invite à les lire avec attention et d’en méditer les exemples.

Je me contenterai de rappeler ici que, à l’annonce de la réforme liturgique, Saint Pie avait demandé au Saint-Siège, avant même la promulgation des nouveaux rites de la Messe, un indult qui lui permettrait de continuer à célébrer la Sainte Messe latine traditionnelle et que, lorsqu’un prélat vint de Rome pour lui apporter cette autorisation, il déclara : « Arrêtez le concile ! » Cela se passe de tout commentaire.

La prière qui suit, qu’il récitait pendant son action de grâces après la Sainte Messe développe et personnalise la supplication que firent les disciples d’Emmaüs au Christ resuscité au terme du chemin qu’ils avaient parcouru avec Lui sans Le reconnaître : « Mane nobiscum, quoniam advesperascit, et inclinata est iam dies : Demeurez avec nous, car le soir arrive, et le jour est déjà sur son déclin » (Luc XXIV, 29).

Saint Pie de Pietrelcina - consécration

Restez avec moi, Seigneur, car il est nécessaire de Vous avoir présent pour ne pas Vous oublier. Vous savez avec quelle facilité je Vous abandonne.
Restez avec moi, parce que je suis faible et j’ai besoin de Votre force pour ne pas tomber si souvent.
Restez avec moi, Seigneur parce que Vous êtes ma vie, et sans Vous, je suis sans ferveur.
Restez avec moi, parce que Vous êtes ma lumière, et, sans Vous, je suis dans les ténèbres.
Restez avec moi, Seigneur, pour me montrer Votre volonté.
Restez avec moi, Seigneur, pour que j’entende Votre voix et que je Vous suive.
Restez avec moi, Seigneur, parce que je désire Vous aimer beaucoup et être toujours en Votre compagnie.
Restez avec moi, Seigneur, si Vous voulez que je sois fidèle.
Restez avec moi, Seigneur, parce que si pauvre que soit mon âme, elle désire être pour Vous un lieu de consolation, un nid d’amour.
Restez avec moi, Jésus, parce qu’il se fait tard et que le jour décline… c’est-à-dire que la vie passe, la mort, le jugement, l’éternité approchent et il est nécessaire de refaire ses forces pour ne pas m’arrêter en chemin, et, pour cela, j’ai besoin de Vous. Il se fait tard et la mort approche. Je crains les ténèbres, les tentations, les sécheresses, les croix, les peines et combien j’ai besoin de Vous, mon Jésus, dans cette nuit de l’exil.
Restez avec moi, Jésus, parce que dans cette nuit de la vie et des dangers, j’ai besoin de Vous. Faites que je Vous reconnaisse comme Vos disciples à la fraction du pain, c’est à dire que la Communion eucharistique soit la Lumière qui dissipe les ténèbres, la Force qui me soutienne et l’unique Joie de mon cœur.
Restez avec moi, Seigneur, parce qu’à l’heure de ma mort, je veux rester uni à Vous sinon par la Communion, du moins par la Grâce et l’Amour.
Restez avec moi, Jésus, je ne Vous demande pas les consolations divines parce que je ne les mérite pas, mais, le don de Votre présence, oh oui, je Vous le demande.
Restez avec moi, Seigneur, c’est Vous seul que je cherche, Votre Amour, Votre Grâce, Votre Volonté, Votre Cœur, Votre Esprit, parce que je Vous aime et ne demande pas d’autre récompense que de Vous aimer davantage. D’un amour ferme, pratique. Vous aimer, de tout mon cœur, sur la terre, pour continuer à Vous aimer parfaitement pendant toute l’éternité.

Ainsi soit-il. 

Ecce Agnus Dei

Publié dans:De liturgia, Nos amis les Saints, Prier avec nous |on 22 septembre, 2018 |2 Commentaires »

2018-85. Entretiens spirituels donnés lors de la fête de Notre-Dame de Compassion au Mesnil-Marie.

Jeudi 20 septembre 2018,
Fête de Saint Eustache et de ses compagnons, martyrs ;
Vigile de Saint Matthieu, apôtre ;
Mémoire du 6ème jour dans l’octave de Notre-Dame des Douleurs.

Pieta - oratoire du Mesnil-Marie

Piéta dans l’oratoire du Mesnil-Marie
(Note : cette statue est en bois polychrome : elle a fait l’objet d’un très mauvais travail de peinture en 1911,
mais cette peinture écaillée en plusieurs endroits semble révéler une polychromie beaucoup plus ancienne
et nous sommes portés à la dater de la fin du XVIIIème siècle ou du premier quart du XIXème)

frise avec lys naturel

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Lorsque nous annonçâmes la journée de récollection du samedi 15 septembre dernier, en notre Mesnil-Marie, à l’occasion de la fête patronale du Refuge Notre-Dame de Compassion (cf. > ici), quelques uns d’entre vous nous ont exprimé leur regret de ne pouvoir y participer, soit en raison d’obligations diverses déjà contractées, soit en raison de soucis de santé, soit encore tout simplement en raison de l’éloignement géographique.
Une dizaine de personnes avaient pu nous rejoindre, et l’une de nos fidèles amies a enregistré les deux communications que Frère Maximilien-Marie a données ce jour-là, si bien que, disposant désormais de ces enregistrements nous sommes en mesure de les adresser à ceux qui souhaiteraient les écouter.

La première intervention, celle du matin, intitulée « Importance et actualité du culte des Douleurs de la Mère de Dieu », dure presque 1 h et 10 mn. Partant du Saint Evangile – en redressant au passage quelques erreurs modernes – Frère Maximilien-Marie peint à grands traits une fresque du développement continu du culte de la Mère des Douleurs, demandé à plusieurs reprises par la Très Sainte Vierge Marie en plusieurs apparitions authentifiées par l’Eglise, et évoque les principales pratiques de cette dévotion.
La seconde communication, celle de l’après-midi, intitulée « Vie chrétienne et souffrance », dure un peu plus de 50 mn, et notre Frère y rappelle avec la grande Tradition spirituelle combien il ne peut pas y avoir de vie chrétienne authentique sans  l’union à la Croix de Notre-Seigneur, source de grandes souffrances certes mais plus encore source de joie surnaturelle et de fécondité spirituelle.
Dans l’une et l’autre, Frère Maximilien-Marie s’adresse à son auditoire avec beaucoup de simplicité, comme dans des entretiens familiers.

Si vous souhaitez donc avoir accès à ces enregistrements, il suffit de nous écrire > ici, et de nous les demander : nous vous ferons alors parvenir par courriel * (wetransfer) un lien de téléchargement valable quelques jours. Vous pourrez alors télécharger un fichier « zippé », dont il vous faudra ensuite extraire les deux fichiers audio contenant ces deux communications que vous pourrez alors écouter à votre guise…

* Nota bene :
Lorsque vous écrivez votre adresse électronique dans le formulaire de contact, assurez vous de le faire sans faute. Il nous arrive fréquemment de ne pouvoir répondre à des messages qui nous sont adressés parce que des erreurs ont été commises dans la retranscription.

Coeur de Marie aux sept glaives

2018-79. Chronique du Mesnil-Marie pour le mois d’août 2018.

Samedi 1er septembre 2018 ;
Dans l’Ordre de Saint-Augustin la fête de Notre-Dame de Consolation (cf. > ici) ;
Commémoraison de Saint Gilles, abbé et confesseur ;
Commémoraison du 5ème jour dans l’octave de Saint Augustin ;
Anniversaire du rappel à Dieu de SMTC le Roi Louis XIV (cf. > ici).

Lully été 2018

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Ce mois d’août, me semble-t-il, a passé à une vitesse véritablement renversante : j’en ai presque le vertige !
Comme les années précédentes, c’est une période où un certain nombre de nos amis profitent des vacances et des longues journées pour nous rendre visite : je vous ai parlé du petit séjour que Jean-Baptiste, filleul de Frère Maximilien-Marie, a passé chez nous (cf. > ici), et du passage de notre amie « M. aux doigts de fée » qui nous a rapporté la parure bleu ciel restaurée de l’Enfant Jésus de Prague (cf. > ici) ; mais vous êtes plusieurs autres a être passés par notre Mesnil-Marie. Certains le découvrant pour la première fois, et auxquels notre Frère prend alors plaisir de donner un rapide aperçu de nos hautes Boutières en les conduisant en quelques lieux emblématiques des environs ; certains y revenant à l’occasion d’une traversée de la France. Et je ne parle pas de ceux qui viennent pour quelques heures de visite, afin de s’entretenir de spiritualité, d’histoire locale ou de patrimoine, avec notre Frère : toutes choses dont je ne peux bien évidemment pas rendre compte par le détail.

Et puis, bien sûr, il y a la traditionnelle fête de notre chère Sainte Philomène, le 11 août, patronne du Mesnil-Marie en second, et donc célébrée chez nous sous le rit double de 2ème classe.
Pour la circonstance, de fidèle amis nous avaient prêté une tente de réception d’une trentaine de mètres carrés qui avait été dressée sur la terrasse Saint-Charlemagne.
Cela me donne au passage l’occasion de remercier publiquement et très chat-leureusement ceux qui sont venus nous aider pour son montage et son démontage.

Tente de réception sur la terrasse Saint-Charlemagne

Tente de réception sur la terrasse Saint-Charlemagne

Bien sûr, nous lui avions ajouté une petite touche de « déco » très personnelle…

Tente de réception sur la terrasse Saint-Charlemagne

Et pour ce qui me concerne, j’ai beaucoup apprécié cette structure sous laquelle je pouvais me mettre à l’abri des ardeurs du soleil ou des gouttes des orages.

Lully sous la tente de réception

Cette grande tente a permis d’avoir un bel espace – très « convivial » pour reprendre un mot devenu très à la mode et repris à toutes les sauces – pour les déjeuners de la fête de Sainte Philomène, le 11 août, ainsi que pour celui de la fête de Saint Louis, le 25 août.
En effet, même si nous n’avions pas de très grandes foules lors de ces deux journées, il n’eût pas été possible de faire tenir tout le monde sur la terrasse Saint-Louis qui se trouve juste devant la maison.

Pour ces deux journées, riches de ferveur et d’amitié, je puis assurer que ceux qui sont venus jusqu’ici, en sont repartis avec des forces spirituelles renouvelées.
Nous ne pouvons pas douter – car nous en recevons régulièrement des témoignages – que Sainte Philomène se plaît à accorder des grâces à ceux qui viennent la prier et lui confier leurs intentions dans notre oratoire ; et nous voyons aussi de plus en plus que notre humble Mesnil-Marie fait figure de lieu de « port spirituel » pour de nombreuses âmes…
C’est la raison pour laquelle après le « mini-pèlerinage » de Sainte Philomène et après cette « réco-royco » de la fête de Saint Louis (cf. > ici) notre Frère Maximilien-Marie n’a pas hésité a programmer une nouvelle journée de prière et de spiritualité à la mi-septembre pour la fête de Notre-Dame de Compassion (cf. > ici), notre principale fête patronale.

Sainte Messe pour la fête de Sainte Philomène

Sainte Messe de la fête de Sainte Philomène, le 11 août 2018

Mais le sommet liturgique du mois d’août est bien évidemment la fête de l’Assomption de Notre-Dame, glorification suprême de la Sainte Mère de Dieu et fête patronale du Royaume de France.
Le 14 août au soir, Frère Maximilien-Marie se trouvait à la procession aux flambeaux au Puy. Cette montée vers la « chambre angélique » à la tombée de la nuit est toujours empreinte d’une grande ferveur…

Procession aux flambeaux - Le Puy-en-Velay 14 août 2018

… et l’entrée dans la cathédrale où l’on arrive juste aux pieds de la Vierge Noire, descendue du ciborium du maître-autel où elle se trouve habituellement, est un moment d’une grande intensité.

Vierge Noire, cathédrale du Puy - 14 août 2018

Le mercredi 15 août, en revanche, notre Frère s’est rendu à la Sainte Messe à la tellement aimée chapelle Notre-Dame de la Rose, à Montélimar.
A l’issue de la Messe, fut célébrée la procession du Vœu de Louis XIII, pour laquelle Frère Maximilien-Marie avait apporté la relique du Saint Voile de Notre-Dame que nous avons le bonheur de posséder au Mesnil-Marie.
La relique fut portée dans la procession avec la statue de la Madone, et beaucoup de fidèles qui ont ensuite vénéré la sainte relique en ont exprimé leur grande joie et leur émotion spirituelles.

Reliquaire du Voile de la Vierge - 15 août 2018

Je n’entrerai pas dans le détail des divers vernissages et conférences auxquels Frère Maximilien-Marie a aussi assisté, tant en raison de ses « obligations » liées à ses investissements associatifs ou journalistiques, que par intérêt pour les sujets traités ou les œuvres présentées.
Je ne vous montrerai pas non plus la photographie qui a été prise de lui, posant en compagnie de « Miss Ardèche », à l’occasion de la fête du village !!!

Je mentionnerai en revanche le passage de nos chers amis Messieurs les Chanoines de l’Ordre de Saint-Remi (cf. > ici) qui nous ont fait l’honneur et l’immense joie de célébrer chez nous la fête de notre Bienheureux Père Saint Augustin.
C’est la première fois que nous avions la joie d’avoir ici-même une Sainte Messe le 28 août, et nous l’avons chantée du mieux que nous l’avons pu.

Statue de Saint Augustin - oratoire du Mesnil-Marie

Statue de notre Bienheureux Père Saint Augustin
dans l’oratoire du Mesnil-Marie

La veille au soir, à leur arrivée, l’un des chanoines avait célébré, à notre demande, une Sainte Messe de Requiem, à l’intention de tous nos parents, amis et bienfaiteurs défunts.

Nous ignorions encore à ce moment-là (nous ne l’apprîmes que le 30) que l’une de nos amies et bienfaitrices, la Révérende Mère Benjamine, de la Congrégation des Sœurs de Sainte-Marie de l’Assomption, avait rendu la veille sa belle âme à Dieu, alors qu’elle avait fêté à la fin du mois de juillet ses 98 ans et qu’elle était dans la 79ème année de sa profession religieuse.
Elle a été inhumée le 29 août, au lendemain de la fête de Saint Augustin sous la Règle duquel elle a vécu.

C’est Mère Benjamine qui nous a donné la grande Piéta, de grandeur naturelle, qui se trouve au Mesnil-Marie, et pour laquelle nous souhaitons construire une chapelle, ainsi que la Piéta de taille plus petite mais en bois massif qui est placée du côté de l’Evangile dans notre oratoire. Nous devons également à Mère Benjamine le don de la statue de Sainte Philomène, de plusieurs très beaux ornements et de divers objets liturgiques.
Nous la confions à vos bonnes prières, afin que Notre-Seigneur accueille au plus tôt dans Sa gloire celle qui L’a servi avec une très grande générosité et piété pendant plus de huit décennies.

Lully au pied de la Croix - 29 août 2018

J’achèverai cette chronique en vous signalant que, pour la première fois, le total des visites mensuelles sur ce modeste blogue a atteint la somme de 45.000 lors de ce mois d’août !

Et je vous encourage à vous unir à nous pour la neuvaine du 6 au 14 septembre pour préparer la fête de Notre-Dame de Compassion : voir > ici

Lully.

Et n’oubliez pas :
- Récollection du samedi 15 septembre, voir > ici
- Pour aider le Refuge Notre-Dame de Compassion  > ici

Coeur de Marie aux sept glaives

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