Archive pour la catégorie 'Prier avec nous'

2026-145. Récapitulatif de nos publications en rapport avec Sainte Anne.

26 juillet,
fête de Sainte Anne, mère de la Bienheureuse Vierge Marie

Sainte Anne et la Vierge Marie - Murillo

Bartolomé Esteban Murillo (1617-1682) : Sainte Anne et la Vierge (vers 1655)
[Musée du Prado, Madrid].

A – Histoire de Sainte Anne et du développement de son culte :

- Origines de Notre-Dame selon la « Légende dorée » > ici.
- La découverte des reliques de Sainte Anne à Apt, à Pâques 792, en présence de Saint Charlemagne > ici.
- La découverte de la statue miraculeuse de Sainte Anne à Auray en 1625 > ici.
- Le relèvement de la Confrérie de Sainte Anne, le 25 juillet 2026, et l’entrée de Sa Majesté le Roi Louis XX dans cette Confrérie > ici.
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B – Prier Sainte Anne :

- Leçons du deuxième nocturne des matines de la fête de Sainte Anne au Bréviaire romain traditionnel > ici.
- Prière très efficace à Sainte Anne > ici.
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C – Lieux de pèlerinage et œuvres d’art :

- La « Sainte Parenté » de l’église Notre-Dame la Grande, à Poitiers > ici.
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gravure Sainte Anne Bonne Presse - blogue

2026-141. 15 août 2026 : fête de l’Assomption au Mesnil-Marie.

Samedi 15 août 2026

Fête de l’Assomption de Notre-Dame

Fête patronale de la France

Champaigne - Vœu de Louis XIII - musée des beaux-arts Caen

       Très chers Amis,

   L’un des prêtres de la Confrérie Royale sera présent au Mesnil-Marie les vendredi 14, samedi 15 et dimanche 16 août prochains, ce qui nous permet d’envisager la célébration ici-même des fêtes de l’Assomption de la Très Sainte Mère de Dieu, de la manière la plus exacte possible en conformité avec la tradition catholique française et légitimiste.

   Les personnes qui sont intéressées voudront bien se mettre en contact avec nous dans les meilleurs délais pour se faire connaître et parler des modalités pratiques de ces journées : il suffit pour cela de nous envoyer un message au moyen de l’espace des « commentaires » ci-dessous (ce ne sera pas publié).
Nous vous en remercions !

Monogramme de Marie couronné - vignette blogue

2026-140. Récapitulatif de toutes les publications de ce blogue concernant Sainte Marie-Magdeleine.

22 juillet,
Fête de Sainte Marie-Magdeleine, pénitente, “apôtre des Apôtres”.

Charles Le Brun - Madeleine renonçant aux vanités du monde

Charles Le Brun (1619-1690) :
Marie-Magdeleine renonçant aux vanités du monde (1654-1657)
[Musée du Louvre, Paris]. 

A – Pour mieux connaître Sainte Marie-Magdeleine :

- Pierre de Bérulle : « Elévations sur Sainte Madeleine » > ici
- La b
elle conférence de Monseigneur Jean-Pierre Ravotti dressant un portrait spirituel très profond de Sainte Marie-Magdeleine > ici
- .

B – Prières :

- Litanies de Sainte Marie-Magdeleine > ici
- Prière du Cardinal de Bérulle pour imiter la pénitence de Marie-Magdeleine > ici
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C – Sainte Marie-Magdeleine chez les Pères :

- Homélie syriaque du VIème siècle sur l’Evangile de l’onction chez Simon le Pharisien > ici
- Commentaires de Saint Augustin sur l’Evangile de l’onction à Béthanie (lundi saint) > ici
- Sermon de Saint Augustin sur l’Evangile de l’apparition à Marie-Magdeleine au matin de Pâques (jeudi de l’octave de Pâques) > ici
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D – Sainte Marie-Magdeleine dans l’art :

- Méditation sur la « Madeleine repentante » de Georges de La Tour > ici
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Extase de Sainte Marie-Magdeleine - Paris église de la Madeleine - blogue

Charles Marochetti (1805-1867) :
Ravissement de Sainte Marie-Magdeleine
[maître-autel de l'église de la Madeleine, à Paris].

2026-138. Mardi 11 août 2026 : fête de Sainte Philomène.

Mardi 11 août 2026

Fête de Sainte Philomène

céleste protectrice en second

du

Refuge Notre-Dame de Compassion

Sainte Philomène - anonyme mexicain XIXe

Programme de notre désormais traditionnelle journée de prière
à l’occasion de la fête de Sainte Philomène :

11 h précises : Sainte Messe chantée (rite latin traditionnel).

12 h 30 : Repas tiré du sac (chacun apporte pour lui-même et pour les siens : nous ne pouvons pas organiser un repas partagé pour tous).
Attention ! Pour le pique-nique, apporter sièges pliants et parasols.

16 h : Chapelet & Salut du Très Saint-Sacrement ; vénération de la relique de Sainte Philomène.

relique de Sainte Philomène

Remarque importante :

La chapelle du Mesnil-Marie est une chapelle privée, et afin de prévoir au mieux l’accueil de nos amis et des pèlerins, nous demandons aux personnes qui souhaitent participer à cette journée de bien vouloir s’inscrire, par exemple par un message dans l’espace ci-dessous prévu pour les commentaires (ne sera pas publié), ou bien, au moyen de l’une de nos adresses électroniques.
Merci par avance !

Cordons de Sainte Philomène >>> ici
Neuvaine en l’honneur de Sainte Philomène >>> ici

Gisant de Sainte Philomène au Mesnil-Marie - détail

2026-136. Récapitulatif de toutes les publications de ce blogue au sujet de Saint Vincent de Paul.

19 juillet,
Fête de Saint Vincent de Paul ;
Anniversaire de la première apparition de Notre-Dame à Sainte Catherine Labouré (19 juillet 1830 – cf. > ici).

Châsse de Saint Vincent de Paul

A – En rapport avec la biographie de Saint Vincent de Paul :

- Ouvrages biographiques de Madame Marie-Joëlle Guillaume > ici.
- Monsieur Vincent à la cour d’Henri IV et le mûrissement de sa vocation > ici.
- Monsieur Vincent assistant S.M. le Roi Louis XIII à son lit de mort > ici.
- Histoire des reliques de Saint Vincent de Paul > ici.
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B – Prières à Saint Vincent de Paul :

- Litanies de Saint Vincent de Paul > ici.
- Trois prières en l’honneur de Saint Vincent de Paul > ici.
- Prière à Saint Vincent de Paul pour la Famille Royale et pour la France > ici.
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C – Saint Vincent de Paul et la France :

- Le cœur de Saint Vincent de Paul et la France > ici.
- Saint Vincent de Paul, saint éminemment politique > ici.
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Saint Vincent de Paul - basilique Saint-Pierre Vatican

2026-133. Méditation pour la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel.

16 juillet,
Fête de Notre-Dame du Mont-Carmel (cf. > ici , et > ici ) ;
Anniversaire du rappel à Dieu de Dom Augustin de Lestrange (+ 16 juillet 1827).

Remise du scapulaire à Saint Simon Stock -Ecole flamande XVIIe ou XVIIIe siècle

La Très Sainte Vierge Marie remettant le scapulaire à Saint Simon Stock
dans la nuit du 16 juillet 1251
[école flamande fin XVIIème ou début XVIIIème siècle].

Prière à Notre-Dame du Mont-Carmel > ici
Litanies de Notre-Dame du Mont-Carmel > ici

Présence de Dieu :

Ô Marie, Beauté du Carmel,
rendez-moi digne de votre protection,
revêtez-moi de votre habit,
soyez la Maîtresse de ma vie intérieure !

Méditation :

       1 – La Sainte Vierge est la Mère qui nous revêt de la grâce, qui prend sous sa protection notre vie surnaturelle, jusqu’à assurer son épanouissement en vie éternelle. Elle, la toute pure, pleine de grâce depuis le premier instant de sa conception, prend nos âmes souillées par le péché, et d’un geste maternel, les lave dans le Sang du Christ, les revêt de la grâce qu’elle nous a méritée, en même temps que Lui.

   Nous pouvons bien affirmer que le vêtement de la grâce a été tissé par les mains bénies de Marie qui, jour après jour, moment par moment, s’est donnée entièrement elle-même, en union avec son Fils, pour notre rédemption.
La tradition parle de la robe sans couture que la Sainte Vierge a tissée pour Jésus ; mais pour nous, elle a réellement fait beaucoup plus : elle a coopéré à nous procurer le vêtement de notre salut éternel, la robe de noces, grâce à laquelle nous serons introduits dans la salle du banquet céleste.
Comme elle voudrait que cette robe fût impérissable !
Dès le moment où nous l’avons reçue, Marie n’a jamais cessé de nous suivre de son regard maternel pour protéger en nous la vie de la grâce.
Chaque fois que nous nous convertissons à Dieu ou nous relevons d’une chute – grande ou petite -, chaque fois que nous réalisons un progrès dans la grâce, cela s’effectue par la médiation de Marie.

   Le scapulaire, le “petit habit” que la Vierge du Carmel nous offre, est le symbole extérieur de son incessante sollicitude maternelle ; symbole, mais également signe, gage du salut éternel.
« Mon fils bien-aimé, disait Marie à Saint Simon Stock, prends ce scapulaire… Tous ceux qui en seront revêtus au moment de la mort n’iront pas au feu éternel ».
La Sainte Vierge donne l’assurance de la grâce suprême de la persévérance finale à tous ceux qui portent dignement son “petit habit”.   

   « Celui qui porte le sacapulaire, a dit Pie XII, fait profession d’appartenir à Notre-Dame » ; précisément en raison de cette appartenance, Marie prend un soin tout spécial de nos âmes. Ce qui lui appartient ne peut se perdre ou être touché par le feu éternel. Sa puissante intercession maternelle lui donne  le droit de répéter pour ses enfants les paroles de Jésus : « Père Saint… j’ai gardé ceux que Vous m’avez donnés, et aucun d’eux ne s’et perdu » (Johan. XVII, 12).

scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel

       2 – La dévotion à Notre-Dame du Mont-Carmel est aussi un puissant rappel à la vie intérieure qui est, d’une manière toute spéciale, la vie de Marie.
La Sainte Vierge veut que nous lui ressemblions, beaucoup plus par le cœur et l’esprit que par le vêtement extérieur. Si nous pénétrons dans l’âme de Marie, nous voyons que la grâce a produit en elle une immense richesse de vie intérieure : vie de recueillement, de prière, de donation incessante à Dieu, de contact continuel, d’union intime avec Lui.
L’âme de Marie est un sanctuaire réservé à Dieu seul, où aucune créature n’a jamais laissé d’empreinte, où règnent l’amour et le zèle pour la gloire de Dieu et le salut des hommes.

   Ceux qui veulent vivre pleinement la dévotion à Notre-Dame du Mont Carmel doivent suivre Marie dans les profondeurs de sa vie intérieure.
Le Carmel est le symbole de la vie contemplative, vie toute consacrée à la recherche de Dieu, toute tendue vers l’intimité divine ; et Marie, “Regina decor Carmeli”, est celle qui réalise le mieux cet idéal très élevé.

   « Dans le désert règnera le droit, et la justice résidera au Carmel. La justice produira pour toujours la paix, le silence et la sécurité. Mon peuple habitera un séjour paisible, dans les tentes de la sécurité » : ces versets, tirés d’Isaïe (cf. XXXII, 16-18) et rapportés dans l’Office propre de Notre-Dame du Mont-Carmel, marquent très bien l’esprit contemplatif et sont, en même temps, une belle image de l’âme de Marie, véritable “jardin” (Carmel en hébreu signifie jardin) de vertus, oasis de silence, de paix, où règnent la justice et l’équité ; oasis de sécurité, toute enveloppée de l’ombre de Dieu, pleine de Dieu.

   Toute âme de vie intérieure, bien qu’elle vive dans le tumulte du monde, doit s’efforcer d’arriver à cette paix, à ce silence intérieur, qui rendent possible le contact continuel avec Dieu.
Les passions et les attachements s’agitent avec fracas au-dedans de nous, troublent la paix de notre esprit, interrompent notre commerce intime avec le Seigneur. Seule l’âme complètement détachée et qui maîtrise entièrement ses passions, pourra, comme Marie, être un “jardin” solitaire, silencieux, où le Seigneur trouvera Ses délices.
Telle est la grâce que nous demanderons aujourd’hui à la Sainte Vierge, en la choisissant comme Patronne et Reine de notre vie intérieure. 

image de dévotion Notre-Dame du Mont-Carmel

Colloque :

       « O Marie, fleur du Carmel, vigne fleurie, splendeur du ciel, vierge et mère unique, mère suave et inviolée, accordez vos faveurs à vos enfants, ô étoile de la mer ! » (Saint Simon Stock).

   « O Vierge bienheureuse ! Est-il quelqu’un qui, après vous avoir invoqué dans ses nécessités, n’ait pas reçu votre secours ?
Nous, vos faibles serviteurs, nous nous réjouissons avec vous de toutes vos autres vertus, mais tout particulièrement de votre miséricorde.
Nous louons votre virginité, admirons votre humilité, mais pour le misérable, la miséricorde a une saveur beaucoup plus douce. Nous aimons la miséricorde avec une plus grande tendresse, nous nous en souvenons plus souvent, nous l’invoquons plus fréquemment.
En effet, c’est votre miséricorde qui a obtenu la rédemption du monde, n’avez-vous pas mérité, par vos prières, le salut de tous les hommes ?
Qui donc, ô Bénie, pourra mesurer votre miséricorde dans sa longueur, sa largeur, sa hauteur et sa profondeur ? N’atteint-elle pas en étendue la fin des temps pour secourir tout ceux qui vous invoquent et n’enveloppe-t-elle pas le monde entier, puisque toute la terre est pleine de votre bonté ?
Votre miséricorde a ouvert jusqu’aux portes de la Cité céleste et a obtenu la rédemption de ceux qui habitent dans les ténèbres et l’ombre de la mort.
Par vous, ô Marie, le ciel se remplit, l’enfer se vide, les égarés sont remis dans la bonne voie. Ainsi votre charité très puissante et très bonne se répand sur nous comme un amour à la fois compatissant et secourable » (Saint Bernard).

Père Gabriel de Sainte-Marie-Magdeleine ocd,
in « Intimité divine », tome 2, pp. 228-231.

Blason du Carmel

2026-130. Il fera tellement plus chaud au Purgatoire !

Dimanche soir 12 juillet 2026.

Tellement pire au Purgatoire

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

       Il y a plus de trente années de cela, Frère Maximilien-Marie se trouvait en apostolat dans une cité épiscopale célèbre pour sa magnifique cathédrale gothique : entre autres tâches, il participait aux catéchismes de plusieurs établissements scolaires.
En début d’année scolaire, dans l’une des aumôneries de collège, il avait été accueilli par une dame qui s’était présentée comme « Josette J…, responsable de l’aumônerie » (sic). Comme cette dame était habillée dans le même style que les mères de famille de la « bonne société » de la ville (jupes plissées bleu marine ou écossaises, ou encore droites fendues, chemisiers à cols claudine et cardigans à cols ronds assez classiques… etc.) et qu’elle arborait toujours une permanente impeccable, il avait fallu plusieurs semaines à notre Frère pour réaliser que la dite Josette était en fait une religieuse en civil.
Ce qui eût dû lui mettre la puce à l’oreille néanmoins, c’est que « Josette » semblait avoir une impossibilité absolue à prononcer le mot « Frère » et ne l’appelait jamais que « Maximilien » en le tutoyant : aucune honnête mère de famille bien éduquée de la cité ne se le fût permis !
Lorsque Frère Maximilien-Marie eût enfin compris qu’il avait affaire à une religieuse, il ne l’appela désormais plus que « Ma Révérende Mère », ce qui suscitait chez elle un sourire des plus pincés.

   Bref ! Par une très très chaude journée de juillet où mon papa-moine était allé faire quelques dévotions dans une chapelle de la « basse ville » qu’il aimait beaucoup, il rencontra « Josette », vêtue d’un ample « ticheurte » et d’une jupe à fleurs légère. Le voyant, elle s’exclama avec une expression de compassion affectée et un accent bourgeois surjoué  : « Oh la la, mon pauvre Maximilien ! Mais tu n’as pas chaud dans cette tenue ? »
Sans que la réponse eût été en quelque manière préméditée, elle fusa cependant tout naturellement, accompagnée d’un grand sourire : « Oh ! Vous savez, ma Révérende Mère, ce sera tellement pire au Purgatoire… »
La religieuse resta comme pétrifiée sur le trottoir, sans pouvoir articuler un son.

délivrance des âmes du Purgatoire

   Quelques jours après, une des religieuses de la même communauté, qui, elle, portait le voile et sa simple robe de toile grise, croisant Frère Maximilien-Marie dans l’un des bas-côtés de la cathédrale, le prit à part pour lui déclarer, avec une expression tout-à-la-fois sérieuse et amusée : « Oh mon Frère ! Si vous saviez l’effet que votre réponse a produit sur Sœur Josette… et sur toute la communauté. En effet, elle en a été tellement perturbée qu’elle nous a raconté l’affaire. Cela a entraîné une grosse discussion au couvent : les unes ont admiré votre réponse et en ont été édifiées, et les autres ont poussé des cris indignés, parce qu’elles ont envoyé promener le Purgatoire depuis longtemps, et l’esprit de pénitence aussi ».

   C’est ainsi qu’une réponse spontanée de mon papa-moine devint « signe de contradiction » dans un paisible couvent de province, où furent « dévoilées les pensées secrètes » (cf. Luc II, 34-35) des religieuses : celles qui avaient gardé la foi et l’habit religieux, et celles, en civil, qui avaient abandonné des pans entiers de la doctrine catholique traditionnelle !!!

   Si je vous ai rapporté cette anecdote, en cette période de fortes chaleurs estivales, c’est pour en venir à ceci :

- Au lieu de nous plaindre de la chaleur, pourquoi ne profiterions-nous pas de la providentielle opportunité qui nous est offerte pour prendre davantage conscience que les températures dites caniculaires de ces jours-ci ne sont rien – absolument rien – en comparaison des peines de l’enfer ou des flammes du Purgatoire ?
- Au lieu donc de maugréer contre l’inconfort – bien réel certes – procuré par les températures élevées, pourquoi, au contraire, n’en profiterions-nous pas pour nous en emparer avec une joie et une générosité remplies d’esprit surnaturel, et l’offrir comme une réelle et fructueuse pénitence

1) pour l’expiation de nos propres fautes (accepter les peines occasionnées par la chaleur ici-bas afin d’éviter ou du moins amoindrir le feu du Purgatoire dans l’autre monde) ;
2) pour le salut des pauvres pécheurs afin de leur éviter la fournaise de l’enfer ;
3) et pour le soulagement des âmes souffrantes du Purgatoire (celles de notre parentèle et celles pour lesquelles personne ne prie) ?

Tolbiac.

Soulagement des âmes du Purgatoire

2026-128. Seigneur, délivrez-nous de ces faux prophètes qui viennent vers nous en vêtements de brebis !

Septième dimanche après la Pentecôte.

« Attendite a falsis prophetis, qui veniunt ad vos in vestimentis ovium,
intrinsecus autem sunt lupi rapaces »
(Matth. VII, 15).
« Gardez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous sous des vêtements de brebis,
tandis qu’au dedans ce sont des loups rapaces ».

Jésus-Christ protégeant son troupeau d'un loup vêtu d'une peau de brebis - blogue

       Dieu trois fois saint, délivrez-nous de ces faux prophètes qui viennent vers nous en vêtements de brebis !
Délivrez-nous de ceux contre lesquels vous nous avez mis en garde et qui se cachent à l’intérieur même de Votre troupeau ; délivrez-nous de leurs manœuvres de séduction, qui menacent la saine et pure croyance de ceux qui placent en Vous leur confiance ; délivrez-nous de leurs doctrines insidieuses, qui mettent en danger la survie et le salut de Vos candides brebis !

   Père des lumières et Dieu d’éternelle vérité, faites paraître au grand jour l’imposture pernicieuse qui se pare de l’aimable et confortable peau des brebis, pour détourner la douceur et la charité évangéliques et en pervertir la compréhension et la juste mise en application !
O notre Père, délivrez-nous de « l’aggiornamento », de « l’ouverture au monde », de la fausse tolérance, de l’œcuménisme indifférentiste, de la « liberté religieuse » détournée, de « l’esprit d’Assise », de la « déclaration d’Abu Dhabi » et des formes larvées du syncrétisme se présentant sous des oripeaux de paix, de l’imposture synodale et de tous les venins que distille l’hydre du modernisme aux têtes multiples !

   Seigneur Jésus, arrachez Votre Sainte Eglise aux rets de ces relativismes moraux induits par le libéralisme, les maçonneries, les féminismes et le « wokisme », et découvrez à la face du monde le vrai visage de ces faux prophètes en habits de catéchistes, de prêtres, de religieux, d’évêques et de cardinaux qui cultivent l’équivoque, bénissent les déviances morales, et qui, ce faisant, entraînent les âmes par la porte large et la voie spacieuse qui conduisent à la perdition éternelle (cf. Matth. VII, 13) dans l’enfer !

   Esprit-Saint, divin Paraclet, qui avez le pouvoir de convertir les cœurs endurcis et de dessiller les esprits aveuglés, venez vaincre les résistances que Vous opposent les mauvais pasteurs, et transformez-les en vivantes images du Bon Pasteur qui donne Sa vie pour Ses brebis, infatigables et irréductibles combattants de l’unique Vérité révélée, véritablement taraudés du zèle pour le salut des âmes remises à leur sollicitude, gardiens vigilants des remparts de la sainte cité de Jérusalem, ne se taisant ni le jour ni la nuit (cf. Is. LXII, 6) pour mettre en garde contre les séductions du monde et l’esprit d’erreur et de ténèbres.

   Très Sainte Mère de Dieu, divinement associée à la mission rédemptrice de notre Sauveur, notre puissante Médiatrice, « terrible comme une armée rangée en ordre de bataille » (Cant. VI, 3), « pour réaliser ce qui est écrit de Vous : “Elle écrasera la tête du serpent” et encore : “Vous seule vaincrez les hérésies dans le monde entier” » (acte de consécration à l’Immaculée de Saint Maximilien-Marie Kolbe), intercédez aujourd’hui puissamment pour l’Eglise dont vous êtes la figure prophétique, et renouvelez encore une fois les merveilles de vos interventions victorieuses par lesquelles, tant de fois et de multiples manières, vous avez secouru le peuple chrétien menacé, tant par des agressions extérieures que par de perfides attaques intérieures…
Notre-Dame des Victoires, Secours des Chrétiens, Rempart de la Chrétienté, venez à notre secours !

Ainsi soit-il !

(prière composée par Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur)

Vierge Marie immaculée conception

2026-123. Méditation pour la fête du Très Précieux Sang.

1er juillet,
Fête du Très Précieux Sang de Notre-Seigneur.

crucifixion école lorraine XVIIe - blogue

Ecole lorraine, premiers tiers du XVIIème siècle
[attribuable à Jean Le Clerc (1586-1633)]
d’après le grand panneau peint par Antoon Van Dyck en 1620
aujourd’hui conservé au Musée royal des Beaux-Arts d’Anvers.

Présence de Dieu :

O Jésus, qui m’avez racheté par Votre Sang,
faites que ce Sang produise en moi tout son fruit !

Méditation :

   1 – La liturgie de ce jour fait ressortir majestueusement la figure de Jésus, comme celle d’un roi qui se présente à son peuple dans la splendeur de son manteau royal.
L’office chante : « Quel est celui qui vient… avec des vêtements teints ? Il est beau dans sa robe » (1ère antienne des vêpres). Ce n’est ni la bysse, ni la pourpre qui font resplendir le manteau que le Christ revêt, mais le sang, Son Sang, répandu pour nos péchés : « Il était vêtu d’une robe teinte de sang, et le nom dont on l’appelle est ‘Verbe de Dieu’ » (ibid.).
Ce Sang que le Verbe, en S’incarnant, prit de notre nature humaine, Il nous l’a rendu comme prix de notre rachat, non par contrainte, mais librement, parce qu’Il l’a voulu, qu’Il nous a aimés : « Le Christ nous a aimés, dit Saint Jean, Il nous a lavés de nos péchés par Son Sang » (Apoc. I, 5). Tous les mystères de notre rédemption sont des mystères d’amour, c’est pourquoi ils nous poussent tous à l’amour. Celui que nous méditons aujourd’hui a une notre particulièrement émouvante, puisqu’il nous porte à considérer la Redémption sous son aspect le plus sanglant : l’effusion du Sang de Jésus, qui descend du Calvaire pour empourprer le monde entier, asperger toutes les âmes.
« Le Christ nous a rachetés non avec le sang des boucs et des taureaux, mais avec Son propre Sang », s’exclame Saint Paul dans l’épître. Réalité merveilleuse qui, si nous comprenions vraiment, serait plus que suffisante à faire de nous des saints authentiques.
Il nous fait avoir le « sens » du Sang du Christ, de ce Sang qu’Il a versé pour nous jusqu’à la dernière goutte et qui, par les Sacrements, particulièrement la confession, vient continuellement inonder nos âmes, les laver, les purifier, les enrichir des mérites infinis du Rédempteur. « Baignez-vous dans le Sang, noyez-vous dans le Sang, revêtez-vous du Sang du Christ », tel était le cri incessant de Catherine de Sienne.

frise calice Précieux Sang - vignette blogue

   2 – Dans l’office du jour, Saint paul nous invite chaleureusement à correspondre au don du Christ : « Jésus, pour sanctifier le peuple par Son Sang, a souffert en dehors des portes de Jérusalem. Sortons donc avec Lui… portant Son opprobre ».
Si nous voulons que le Sang du Christ porte en nous tous ses fruits, nous devons y joindre le nôtre.
Le Sien seul est préciux, si précieux qu’une seule goutte suffit à sauver le monde ; toutefois, Jésus veut, comme toujours, que nous y ajoutions notre petite part, notre contribution de souffrance, de sacrifice, « portant Son opprobre ».
Si nous sommes sincères, nous devrons bien reconnaître que nous fuyons de toutes nos forces les opprobres du Christ. Un manque d’égard, un léger tort, un petit mot blessant suffisent quelquefois pour nous faire frémir. Comment pouvons-nous dire que nous savons participer aux humiliations de Jésus ?
Voici que le divin Maître est traité comme un malfaiteur, traîné par la soldatesque, avec des railleries grossières, hors de la porte de Jérusalem et crucifié entre deux larrons.
Et nous ?
Quelle part prenons-nous à Sa Passion, comment partageons-nous Ses opprobres ?

   Pour notre rédemption, « Jésus a souffert le supplice de la croix, méprisant l’ignominie de ce supplice… Et vous, nous reproche Saint Paul, vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang dans votre lutte contre le péché » (Hebr. XII 2 et 4).
Pouvons-nous affirmer que nous lutterons « jusqu’au sang » pour vaincre nos défauts, notre orgueil, notre amour-propre ?
Oh ! comme nous sommes paresseux et lâches dans la lutte, indulgents et pleins de pitié pour nous-mêmes, surtout pour notre orgueil !

   Jésus, l’innocence même, a expié nos péchés jusqu’à la mort sanglante et ignominieuse. Nous, qui sommes coupables, loin d’expier nos fautes jusqu’au sang, nous ne savons même pas nous imposer le sacrifice de notre amour-propre.
Le sang qui jaillit du renoncement total et sincère de notre moi, de l’acceptation humble et généreuse de tout ce qui mortifie notre orgueil, le brise, le détruit, tel est le sang que Jésus nous demande pour l’unir au Sien.

   Le Sang très précieux de Jésus nous en donnera la force, « car l’âme qui s’enivre et se noie dans le Sang du Christ, se revêt de vertus réelles » (Catherine de Sienne). 

frise calice Précieux Sang - vignette blogue

Colloque :

   « O très-doux Jésus-amour, pour fortifier davantage mon âme et la tirer de la faiblesse dans laquelle elle était tombée, Vous l’avez environnée d’un mur, dont Vous avez pêtri le mortier avec Votre Sang, ce sang qui raffermit l’âme et l’unit à la douce volonté divine et à la charité de Dieu !
Et de même que le mortier, gâché avec l’eau, unit les pierres entre elles, ainsi, ô Dieu, Vous avez mis, entre Vous et la créature, le Sang de Votre Fils Unique, pétri avec la chaux vive du feu d’une très ardente charité, de manière qu’il n’y  ait pas de Sang sans feu, ni de feu sans Sang. Votre Sang fut répandu, ô Christ, par le feu de l’amour ! » (Catherine de Sienne).

   « Je Vous adore, ô Sang très précieux de jésus, fleur de la création, fruit de la virginité, instrument ineffable du Saint-Esprit ; et j’exulte à la pensée   qu’en provenant des gouttes du Sang virginal auquel Vous avez imprimé le mouvement de l’éternel amour, Vous avez été assumé par le Verbe et déifié en Sa Personne.
Je suis ému de tendresse intime en songeant que Vous êtes passé du Cœur de la Vierge dans le Cœur du Verbe et, animé du souffle de la Divinité, êtes devenu adorable parce que Sang d’un Dieu.
Je Vous adore, enfermé dans les veines de jésus, conservé dans Son Humanité comme la manne dans l’urne d’or, mémorial de la rédemption éternelle qu’Il a opérée aux jours de Sa vie mortelle.
Je Vous adore, Sang de l’éternel et nouveau Testament, coulant dans les veines de Jéus à Gethsémani, de Ses chairs flagellées au prétoire, des pieds et des mains transpercés, du côté ouvert au Golotha.
Je Vous adore dans les Sacrements, dans l’Eucharistie, où je sais que Vous êtres présent substantiellement…
Je mets e Vous ma confiance, ô Sang adorable, notre rachat, notre régénération. Tombez goutte à goute dans les cœurs dévoyés et ramollissez-en la dureté.
O Sang adorable de Jésus, lavez nos souillures, sauvez-nous de la colère de l’ange exterminateur. Fécondez l’Eglise, donnez-lui des thaumaturges et des apôtres, enrichissez-la d’âmes saintes, pures et radieuses de divine beauté » (Saint Albert le Grand).

Rd. Père Gabriel de Sainte Marie-Madeleine ocd, 
in « Intimité divine », vol. 2 pp.220-223.

crucifixion école lorraine XVIIe détail - blogue

Crucifixion de l’Ecole lorraine XVIIème siècle – détail.

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