Archive pour la catégorie 'Intentions de priere'

2018-68. Des chanoines pour la France.

Lundi 13 août 2018,
Fête de Sainte Radegonde, reine des Francs et veuve ;
Commémoraison des Saints Hippolyte et Cassien, martyrs ;
Commémoraison de Saint Jean Berchmans.

Sainte Radégonde vitrail de l'église Saint-Laon de Thouars - détail

Sainte Radegonde, reine des Francs,
fondatrice de monastères et moniale,
portant le reliquaire de la Sainte Croix
(détail d’un vitrail de l’église Saint-Laon de Thouars)

Fleur de Lys

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

A l’occasion de ma chronique relatant notre séjour en Provence pour la Semaine Sainte, je vous ai raconté notre visite à l’église Sainte-Thérèse du Trayas (cf. > ici). Je vous annonçai alors la prochaine parution d’un entretien avec nos très chers amis Messieurs les Chanoines Frédéric et Sébastien Goupil, accueillis dans son diocèse par Son Excellence Monseigneur l’Evêque de Fréjus et Toulon afin d’y mener à bien la fondation d’un Ordre de chanoines séculiers voués à la prière pour la France : l’Ordre de Saint-Remi.

La fête de Sainte Radegonde me paraît tout indiquée pour porter à votre connaissance l’ « intervioue » que je vous promettais il y a quatre mois :  comme la très grande majorité de nos souveraines, et avant d’entrer elle-même dans la vie monastique, cette sainte Reine a en effet  toujours encouragé les fondations religieuses et soutenu les œuvres vouées à obtenir du Ciel des grâces pour le Royaume.

Il y a toutefois un changement dont je dois vous informer tout de suite : depuis notre visite du 26 mars au Trayas, Monseigneur l’Evêque a un peu rapproché « nos » deux chanoines de Toulon – où l’un et l’autre travaillent à l’évêché quelques jours par semaine – ; au début du mois de juin, ils ont donc laissé le presbytère du Trayas et l’église Sainte-Thérèse que je vous avais présentée, pour résider au presbytère du Val.
Le Val est une petite ville de plus de 4.000 âmes, voisine de Brignoles, à quatre lieues à peine de la basilique royale de Sainte Marie-Magdeleine à Saint-Maximin.

S’ils habitent (pour l’heure, car ce n’est encore qu’une étape) au presbytère du Val, ils ne sont néanmoins pas en charge de la paroisse, qui a son propre curé.
Il est en effet important d’insister sur le fait que Messieurs les Chanoines n’ont pas vocation à prendre en charge un ministère curial (même s’il peut arriver qu’ils rendent service occasionnellement dans des paroisses) : la vocation canoniale est une vocation particulière, différente de l’appel au ministère paroissial. Le code de droit canonique actuellement en vigueur (canon 510) demande d’ailleurs à ce que les paroisses ne soient plus unies à un chapitre de chanoines.

Le texte qui suit a d’abord été publié dans le bulletin mensuel du diocèse de Fréjus-Toulon n°226 (mars 2018) dans une forme plus brève et repris sur plusieurs sites d’information (par exemple > ici).
J’ai expressément souhaité que ce texte court soit un peu plus développé et j’ai demandé à nos amis de le compléter afin de bien préciser certains points : le résultat est ce que vous allez découvrir ci-dessous, que j’ai reçu ces jours-ci, car ce texte mûri a été dûment vérifié par les autorités dont dépendent Messieurs les Chanoines.
Il m’apparaît d’autant plus important de le publier que je sais que diverses erreurs ont circulé au sujet de nos amis Messieurs les Chanoines Goupil. On a entendu dire qu’ils auraient abandonné la célébration de la Sainte Messe latine traditionnelle : c’est faux ! On a prétendu qu’ils seraient devenus « biritualistes » : c’est également faux ! On a raconté qu’ils ne seraient plus chanoines : c’est archi-faux, puisqu’ils le sont même davantage qu’ils ne l’étaient auparavant ! On a même contesté leur droit à une tenue de chœur spécifique : c’est encore une grossière erreur ! …etc. … etc.
Ceux qui colportent de telles rumeurs feraient mieux de se renseigner avant de raconter n’importe quoi, ou bien l’on finira par penser qu’ils se livrent à des calomnies volontaires (faut-il rappeler que la calomnie est un péché contraire au huitième commandement de Dieu, et que ce n’est pas parce qu’on est prêtre que cela donnerait un droit à y contrevenir ?).

Mais je vous laisse découvrir le texte de cet entretien, auquel je vous demande d’accorder une attention profonde.

Lully.

Fleur de Lys

chanoines-frederic-et-sebastien-goupil

Messieurs les Chanoines Frédéric et Sébastien Goupil,
fondateurs de l’Ordre de Saint-Remi

Fleur de Lys

« Des chanoines pour la France »

- Messieurs les Chanoines, pouvez-vous vous présenter ?

Nous sommes les chanoines Frédéric et Sébastien Goupil, deux Normands, frères de sang et de sacerdoce, âgés de 37 et 35 ans, ordonnés par S.Em. le cardinal Burke respectivement en 2009 (Année du Sacerdoce) et 2012 (Année de la Foi).

- Pourquoi dit-on « chanoines » ? Présentez-nous votre fondation de l’Ordre de saint Remi ?

Nous avons été formés et ordonnés dans l’Institut du Christ Roi, dont « les membres vivent à la manière des chanoines » (cf. > ici) selon ses Constitutions approuvées par Rome en 2008. En juin 2017, après deux ans de réflexion sur notre projet de fondation, nos supérieurs ont jugé qu’il ne correspondait pas aux buts et structure de l’Institut, et nous ont autorisés à rencontrer des évêques. Nous avons été accueillis en octobre avec grande bienveillance par Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon, devenu le 1er janvier dernier notre Ordinaire – c’est-à-dire notre supérieur ecclésiastique – pour nous aider à mener à bien la fondation de l’Ordre de saint Remi (cf. > ici), dont le cœur serait un collège de chanoines séculiers. Il nous a confié : « L’objet – la prière pour la France – me paraît très-fondé, et répondre à une heureuse intuition ».

Il existe encore aujourd’hui beaucoup de chanoines réguliers, des religieux qui vivent en communauté, menant une vie et exerçant un apostolat selon la Règle de Saint-Augustin : les Prémontrés en sont les plus célèbres.

Les seuls chanoines séculiers qui subsistent en France sont les chanoines de cathédrale. Avec la raréfaction du clergé, les prêtres honorés d’un canonicat ont souvent par ailleurs une charge pastorale dans une paroisse, et n’habitent plus le quartier des chanoines qui entourait jadis l’église cathédrale. Peu de cathédrales ont donc encore des offices réguliers au chœur, ce qui est pourtant la raison d’être des chapitres cathédraux : porter la prière du diocèse dans la liturgie solennelle quotidienne.

Nos ancêtres connaissaient un autre type de chanoines séculiers : les chanoines attachés aux églises collégiales, celles-ci étant fondées à une intention particulière, comme le salut des fondateurs et de leur famille, mais aussi pour le pays tout entier, les Rois Très-Chrétiens ayant parsemé le sol de France de fondations monastiques ou canoniales dans ce but.

Attaché à une église par sa prébende, chaque chanoine habitait sa propre maison et rejoignait ses confrères plusieurs fois au cours de la journée pour chanter l’Office divin et participer aux célébrations solennelles de la Liturgie. Le gouvernement était collégial, d’où le nom de « collège » porté par la société desdits chanoines, au contraire des abbayes et monastères, au gouvernement monarchique (par un abbé ou prieur). Il n’y avait pas normalement de vie communautaire stricte. La formation était soignée : beaucoup de saints ou de grands évêques passèrent par les écoles cathédrales ou collégiales dans leur enfance.

Les collégiales furent bien évidemment saccagées – voire détruites – par les révolutionnaires de 1789. Soulignons d’ailleurs que nombreux furent les chanoines séculiers à donner leur sang pour « Dieu et le Roi » : jusqu’à un tiers (18 sur 64) des martyrs de l’Île-Madame ! Cela n’est pas anodin, et manifeste l’importance non négligeable qu’ils eurent dans l’histoire de la France catholique.

Si les collégiales sont désormais vides ou transformées en églises paroissiales, c’est à Napoléon Bonaparte qu’on le doit malheureusement. Dans son souci de centralisation, ce dernier voulut calquer l’organisation des diocèses sur celle des départements. Aux préfets devaient correspondre les évêques (ainsi surnommés les « préfets violets »…), et aux maires : les curés. Il ne put mettre fin aux chapitres de cathédrale, constituant comme le sénat de l’évêque, mais refusa de laisser se reformer les autres, considérés trop indépendants.

Je n’ai pas connaissance de tentative de restauration des chapitres collégiaux en France depuis 200 ans… C’est le projet que nous portons, à la disposition des successeurs des Apôtres. Sans nous figer pour l’instant sur une église particulière, la structure d’Ordre permettrait de réunir, en une société de chanoines, des prêtres séculiers qui pourraient être attachés aux églises ou chapelles qui lui seraient confiées. Dépassant le collège canonial, nous envisageons d’accepter également d’autres membres :

  • des bénéficiers – ecclésiastiques ou laïcs – engagés au service actif des chanoines ;

  • des ecclésiastiques affiliés, tout en appartenant à une autre communauté ou diocèse ;

  • des membres simples, vivant à distance de notre esprit axé sur l’École française de spiritualité,

épanouis dans la célébration de la Liturgie latine traditionnelle qui nous est consubstantielle, et ancrés dans le désir primordial et « non négociable » de vraie sainteté, grâce à l’émulation et la communion des Saints.

- Comment cette vocation  s’est-elle imposée à vous ?

C’est une bien longue et complexe histoire ! Depuis mon enfance brûle au fond de mon âme le désir de contribuer à la fidélité de la France à sa vocation spéciale de Fille aînée de l’Eglise, héritée de ses Rois (car n’oublions pas que c’est pour notre pays un titre « consort »… je vous renvoie aux nombreuses interventions papales depuis que la Gaule est devenue France). Il faudrait un livre entier pour tout relater (rires), mais pour résumer, je voudrais prendre une image concrète, qui pour moi illustre cette vocation soumise au discernement de l’Église enseignante.

Depuis des siècles, se trouve dans la basilique Saint-Pierre de Rome, au cœur de la Chrétienté, une chapelle (cf. > ici), anciennement appelée « Capella regum Francorum », dédiée à la prière pour la France, et consacrée à sainte Pétronille (fille de saint Pierre et patronne de nos rois) et où j’eus d’ailleurs l’émouvante grâce l’an dernier d’offrir le Saint-Sacrifice ; quelle insigne grâce pour notre Patrie : connaît-on pareil privilège ?! Une Messe y est célébrée chaque 31 mai pour la France, tous les Français de Rome y étant invités. Et le reste de l’année, c’est un autel très demandé par les prêtres de passage. Pour la petite histoire, la Pieta de Michel-Ange avait même été commandée pour cette chapelle…

En 1889, le pape Léon XIII offrit une lampe d’argent, suspendue devant l’autel et dont l’inscription dédicatoire porte : « Elle semblera prier sans cesse pour la France ». Mon âme de jeune Français, et qui plus est de prêtre, fond de tristesse de voir dans cette belle lampe, dans ce lieu – pardonnez le mot – fatidique, « sembler briller »… une ampoule électrique !!! La France (l’ambassade, le clergé, chaque Français) n’a-t-elle pas les moyens d’entretenir une vraie flamme, quand on ne connaît pas d’autre nation honorée d’un tel privilège ?! L’Ordre de saint Remi veut s’offrir comme huile de cette lampe votive, afin de brûler liturgiquement dans le sanctuaire mystique et extraterritorial de la prière pour la France.

Plusieurs (familles, clercs) nous ont déjà encouragés : qu’ils soient ici chaleureusement remerciés. L’amitié dans le Clergé nous tient à cœur, et je suis frappé de constater que les Saints français du Siècle des Saints (le XVIIe…) étaient tous amis, ou du moins se connaissaient tous ou presque !

- Votre arrivée en Provence est-elle une étape pour de futurs développements ?

Mgr l’Évêque a bien saisi qu’il s’agirait d’une « base arrière » : nous avons vocation à servir là où les évêques de France feront appel à nous. Mais un indéfectible lien nous attachera toujours à cette province bénie, berceau de la Chrétienté européenne et racine de la Fille aînée de l’Église, les plus proches disciples de Notre-Seigneur y ayant débarqué miraculeusement, en premier lieu desquels sainte Marie-Madeleine évidemment, saint Lazare et sainte Marthe, sainte Marie de Cléophas et sainte Salomé, etc.

- En quoi consistera votre vie canoniale ?

Nous avons pour charisme la présence chorale qui est le cœur de notre vocation centrée sur la sainte Liturgie, « source et sommet de la vie de l’Église » (Sacrosanctum Concilium, 10). Le reste de la journée doit se passer dans une relative retraite, favorisant une vie nourrie d’étude – nous travaillons chacun une licence ecclésiastique – et de prière personnelle. Nous ne sommes pas faits pour gérer des paroisses, et le Droit de l’Église sépare bien désormais chapitre et paroisse (canon 510 § 1) ; notre ministère est complémentaire de celui des autres prêtres séculiers (diocésains ou de communautés), que nous sommes d’ores et déjà appelés à seconder par des confessions, prédications, directions spirituelles, etc. ainsi que par le service des Curies diocésaines (chancellerie, secrétariat).

Nous avons à cœur également, plusieurs fois par an, d’assurer l’aumônerie de pèlerinages et de retraites spirituelles dans le but de faire prendre conscience à nos contemporains de la si belle vocation et mission qui incombe à notre pays, comme l’ont souligné tant de saints et de papes au cours de l’histoire. Nous espérons que de nombreux autres jeunes clercs auront dans leur pays le même élan : le salut d’un pays et de tous ses habitants est chose trop sérieuse et même cruciale pour ne pas avoir des ecclésiastiques consacrés à cette œuvre… au moins dans chaque capitale ! Mais cela dépasse notre propre mission : à bon entendeur…

Saint Remi nous a portés mystiquement sur les fonts baptismaux de Reims en la personne de Clovis Ier, Fils aîné de l’Église. Il lui revenait de recevoir le patronage de cette petite œuvre consacrée à la prière – principalement liturgique – pour la fidélité de la France aux promesses de son Baptême. Lorsque le pape Jean-Paul II adressa ses mémorables paroles, en juin 1980, j’avais deux semaines. Devenus des hommes, nous voulons répondre à cet appel solennel lancé par le Père commun de la Chrétienté.

- Comment vous aider ?

En priant sérieusement pour nous, saint François de Sales enseignant que toute œuvre inspirée de Dieu connaît la Croix. Et pour que nous soyons bien dociles à la divine grâce.

En nous faisant dire des Messes pour le salut de la France, ce qui est la plus efficace des prières.

Le site du diocèse de Fréjus-Toulon organise aussi une récolte de dons pour les questions plus matérielles, soutien inévitable du spirituel (voir > ici)… « la grâce ne détruisant pas la nature » mais au contraire s’appuyant sur elle « et l’achevant » (S. Thomas d’Aquin : Somme de théologie ; I, q. 1, a. 8, sol. 2) !

Et enfin en nous rejoignant dans cette grande aventure, car c’en est une !

Je tiens cependant à préciser, à souligner, à marteler – comme nous le dîmes à Mgr Rey lors de notre première rencontre – que l’Ordre de saint Remi n’a pas vocation à avoir le monopole de la prière pour la France. Nous sommes prêts à nous associer à toute initiative de bonne volonté et fidèle aux principes chrétiens, à la doctrine sociale de la Sainte Église et au « génie français » évoqué par saint Pie X, loin de tout chauvinisme ou nationalisme. Mais nous avons un charisme propre, qui n’est par définition pas l’apanage ou la vocation de tout un chacun : appartenir à un chapitre séculier de chanoines (ou le servir et seconder), dans une liturgie particulière, selon un esprit particulier, avec une histoire spéciale également. Au nom de l’Église, Mgr Rey a courageusement pris sur lui de nous conduire dans l’étape si spéciale d’une institution qu’est la période de fondation, et qui demande d’en bien soigner les bases afin de fonder sur le roc (cf. Matth. VII, 25). Priez pour nous, mais priez aussi pour lui !

Quelques précisions importantes – à noter :
- En sus des dons, qui leur sont nécessaires pour vivre et pour développer la fondation (voir > ici), il n’est pas inutile de préciser que Messieurs les Chanoines de l’Ordre de Saint-Remi reçoivent volontiers des offrandes de Messes : pour vos intentions particulières et familiales bien sûr, mais il faut aussi souligner qu’il est particulièrement indiqué de s’adresser à eux lorsque l’on souhaite offrir des Saintes Messes pour la France, pour la Famille Royale, à l’occasion des grandes fêtes du Royaume ou pour les anniversaires importants de notre histoire royale… etc.
Pour les contacter : 
courriel : ordredesaintremi@gmail.com
adresse postale : Ordre de Saint Remi
                             Presbytère - Rue du Prieuré
                         
   83413 Le Val
Site de la paroisse du Val : leval.frejustoulon.fr

- En ce qui concerne les dons :
Les dons permettent de recevoir une déduction fiscale (reçu fiscal sur demande) de l’association diocésaine de Fréjus-Toulon (ADFT) dont dépend l’Ordre.
Les chèques de dons sont à libeller au nom de ADFT ORDRE DE SAINT REMI.
L’argent récolté est bien entièrement reversé à l’Ordre.
 
- En ce qui concerne les offrandes de Messes :
En accord avec le diocèse de Fréjus-Toulon, les chèques de Messes sont à libeller au nom du prêtre célébrant (> « M. le chanoine Goupil » peut suffire ») en précisant bien l’intention exacte sur une feuille les accompagnant. 
   > Pour un défunt, merci d’ajouter une croix à son nom ; exemple : Alphonse de Bourbon (+). 
   > Pour un vivant ou un défunt, merci de toujours indiquer au moins le prénom, afin qu’il soit prononcé en latin au Memento.
Si vous libellez ADFT ORDRE DE SAINT REMI, l’offrande sera ensuite reversée à l’un des prêtres de l’Ordre.
Contrairement aux dons, les offrandes de Messes ne peuvent pas donner lieu à une déduction fiscale, étant le règlement contractuel d’un service.
Les offrandes recommandées par la Conférence des évêques de France sont de :
   > 17 euros pour une Messe
   > 55 euros pour un triduum de Messes
   > 170 euros pour une neuvaine de Messes.
Les trentains grégoriens (30 Messes d’affilée pour un défunt) sont également acceptés : merci de contacter l’Ordre.
Les Messes pour la propre sanctification du donateur sont à recommander, même si bien oubliées.

Blason Ordre de Saint-Remi

Blason de l’Ordre de Saint-Remi

2018-60. La famille royale attend une nouvelle naissance.

31 juillet,
Fête de Saint Germain d’Auxerre, évêque et confesseur ;
Commémoraison de Saint Ignace de Loyola, confesseur.

Grandes armes de France

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

En ce dernier jour du mois de juillet, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a annoncé vers 16 h (heure de Paris) par une publication sur les réseaux sociaux, une naissance dans la famille royale pour 2019.
Nous reproduisons ci-dessous la photo et le texte mêmes publiés par notre Souverain légitime, et dès à présent nous allons prier pour cet Enfant de France, et confier très particulièrement à Notre-Dame la grossesse de notre Reine, afin qu’elle se passe sans difficultés et parvienne heureusement à terme.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

annonce naissance royale

Texte publié par Monseigneur le Duc d’Anjou :

« Ma chère femme et moi sommes heureux d’annoncer que nous serons parents pour la quatrième fois. Nous sommes très excités de l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille et nous remercions Dieu de nous avoir offert ce cadeau. »

Trois lys blancs

Neuvaine du 2 au 10 mai 2018 pour préparer le 3ème pèlerinage de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay :

Tous les participants au désormais tout proche 3ème pèlerinage « Pour le Roi et la France » au Puy-en-Velay ces 11 et 12 mai 2018,
et tous les membres et sympathisants de la Confrérie Royale, même s’ils ne peuvent être présents physiquement à ce pèlerinage mais auxquels nous demandons instamment de s’y unir par le coeur et la prière,
ainsi que tous les amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,
auront à coeur de participer à cette neuvaine préparatoire au pèlerinage, du 2 au 10 mai,
pour demander à Notre-Seigneur et à Sa Très Sainte Mère de le bénir
et d’accorder
à toute la Confrérie Royale, en particulier à ceux qui s’engageront dans la Confrérie à cette occasion,
à tout le mouvement légitimiste et à chacun de ses cercles,
à la France,
à notre Roi et à sa famille,
toutes les grâces et forces – spirituelles et temporelles – qui leur sont nécessaires…

chasuble Ascension

Chasuble du Mesnil-Marie
pour le temps pascal et le temps de l’Ascencion

Neuvaine du 2 au 10 mai 2018
pour préparer le pèlerinage de la Confrérie Royale
au Puy-en-Velay

O Dieu qui, pour révéler les grandeurs de Votre Majesté, avez voulu, après Votre Résurrection d’entre les morts, monter au ciel sous les yeux de Vos apôtres et disciples : dans Votre bonté, accordez-nous Votre secours en demeurant, selon Votre promesse, toujours avec nous sur cette terre ; disposez Vous-même nos coeurs à accueillir comme il convient le divin Paraclet que Vous avez promis, pour que nous soyons enrichis de Ses sept dons ; donnez-nous de vivre ici-bas en dignes témoins du Royaume éternel, dont le royaume de la terre doit être la préparation et l’image ; et lorsque prendra fin notre séjour ici-bas, assistez-nous dans nos ultimes combats pour qu’ils soient victorieux des pièges du démon, et ordonnez à Vos saints anges d’élever nos âmes auprès de Vous dans le ciel où Vous régnez.

Vierge très sainte du Cénacle, autour de laquelle se sont réunis les apôtres et les disciples du Seigneur, après qu’Il a été élevé dans les Cieux, vous les avez entraînés dans une prière ardente qui a parfaitement disposé leurs cœurs à la réception des grâces célestes : regardez dès à présent avec bienveillance les pèlerins qui vont se retrouver à vos pieds dans la « chambre haute », de ce sanctuaire que vous avez vous-même demandé – l’un des tout-premiers à vous dédié sur le sol de ce qui deviendra le royaume de France -, « la chambre angélique » où vous tenez votre cour au Puy-en-Velay, et réservez-leur vos plus maternelles bénédictions ; recevez dès à présent leurs ardentes supplications pour la France et pour son Souverain légitime, et accordez à ce pays de revenir dans les voies du Roi du Ciel, dans la conversion et la pénitence, dans l’obéissance aux lois divines et dans une fidélité renouvelée.

Coeur Sacré de Jésus, notre Roi, ayez pitié de nous !
Reine de France, priez pour nous !
Notre-Dame du Puy, priez pour nous !
Saint Michel archange, priez pour nous !
Saint Louis, priez pour nous !
Sainte Jeanne d’Arc, priez pour nous !
Tous les saints et saintes de France, intercédez pour nous !

Bannière de la Confrérie Royale auprès de Notre-Dame du Puy

2017-98. Rappel à Dieu de la grand’mère maternelle de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon.

Deuil de Madame la Duchesse de Franco

Vendredi 29 décembre 2017.

Nous avons appris en fin de matinée, ce vendredi 29 décembre 2017, le rappel à Dieu de Madame la Duchesse de Franco, Grande d’Espagne, veuve du marquis de Villaverde, et grand’mère maternelle de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX.

Avec la Confrérie Royale,
avec l’Union des Cercles Légitimistes de France,
avec le Cercle Légitimiste du Vivarais Abbé Claude Allier,
avec tous les fidèles serviteurs de la Royauté capétienne traditionnelle
et tous les Légitimistes de France et de Navarre,

le Refuge Notre-Dame de Compassion
s’associe à la peine de la Famille Royale,
lui adresse ses plus profondes et respectueuses condoléances
et prie pour le repos de l’âme de Madame la Duchesse.

Madame la Duchesse de Franco

Fille unique du Généralissime Francisco Franco, née à Oviedo le 14 septembre 1926, Maria del Carmen Franco y Polo, première duchesse de Franco, Grande d’Espagne, épouse (et veuve) du marquis de Villaverde, est décédée ce vendredi matin 29 décembre 2017 à son domicile madrilène. 

Il y a quelques semaines, avait été annoncé que Madame la Duchesse souffrait d’un cancer en phase terminale.
Elle a reçu les derniers sacrements le jeudi 28 décembre, alors que la Princesse Marie-Marguerite de Bourbon, Duchesse d’Anjou, se trouvait auprès d’elle.

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, son petit-fils, de jure SMTC le Roi Louis XX, qui a vécu chez elle pendant une dizaine d’années et se trouvait affectivement très proche d’elle, a lui-même annoncé son décès en ces termes :

« Dieu a rappelé Man (Note : Man était le surnom affectueux donné à Madame la Duchesse dans l’intimité familiale), Paix à son âme ; mais elle n’est pas partie : elle sera toujours dans mon cœur. Elle est passée discrètement durant 91 ans laissant des souvenirs fabuleux à toutes les personnes l’ayant connue et à moi, un grand vide.
Chère Man, vous serez toujours ma super grand-mère, ma deuxième mère, un de mes piliers et un exemple à suivre.
Vous avez été une grande chrétienne avec beaucoup de valeurs et d’une grande bonté ; vous aimiez voyager et découvrir d’autres lieux, vous étiez une des personnes des plus cultivées que j’ai pu connaître, d’une grande mémoire et toujours informée de tout ce qui se passe. [...] ; m’impressionnait la grande dame que vous avez toujours été, avec votre sang-froid, votre élégance, votre intégrité, votre sérénité, votre joie, votre patience, votre sincérité, votre force et votre ouverture d’esprit.
S’il fallait vous définir vous-même, je répéterais ce que mon cousin a dit : « Man est Man ».
Je vous aime. »

Louis de Bourbon, Duc d’Anjou.

[Texte traduit et diffusé par le Secrétariat de Monseigneur le Duc d'Anjou]

Prince Louis & Enfants de France avec la Duchesse de Franco

Madame la Duchesse de Franco, en compagnie de son petit-fils, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon
et de ses arrière-petits-enfants : (de gauche à droite) Monseigneur le Prince Alphonse, Duc de Berry, Monseigneur le Prince Louis, Dauphin de France et Duc de Bourgogne, et Madame la Princesse Eugénie.

2017-57. Le vandalisme toujours à l’oeuvre !

Vendredi dans l’octave de Pentecôte 9 juin 2017,
Quatre-Temps d’été.

Cathédrale de Viviers - sanctuaire

Cathédrale Saint-Vincent de Viviers, vue générale du sanctuaire
(carte postale vers 1960)

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Ce que je vais écrire risque (une fois de plus) de m’attirer de véritables représailles ecclésiastiques, et c’est la raison pour laquelle j’ai attendu un trimestre entier avant de le faire : j’ai hésité, j’ai réfléchi, j’ai médité, j’ai mis la chose en réserve, jusqu’à ce que, au bout de trois mois donc, je me décide fermement aujourd’hui à sortir de mon silence.

Vous savez que le Refuge Notre-Dame de Compassion est implanté sur le territoire du diocèse de Viviers, dans lequel je suis né moi-même, dans lequel j’ai de très anciennes racines familliales, à l’histoire duquel je suis très attaché, comme en témoignent d’ailleurs nombre de textes publiés dans ce blogue.

J’ai un lien spirituel très fort avec l’histoire spirituelle et ecclésiastique de ce diocèse dont la première évangélisation fut l’oeuvre de Saint Andéol, missionné dans les Gaules par Saint Polycarpe, ce qui rattache directement cette Eglise diocésaine à l’apôtre et évangéliste Saint Jean, l’intime du Sacré-Coeur (cf. > ici et > ici).
Tout au long des dix-huit siècles de son existence, l’Eglise diocésaine de Viviers (d’abord établie à Alba Augusta Helviorum puis transférée à Viviers au début du Ve siècle) a connu des périodes glorieuses et des temps moins reluisants.

Le diocèse de Viviers a été enraciné et fortifié par les labeurs de très remarquables et saints pontifes pendant le haut Moyen-Age, illustré par des évêques véritablement prestigieux depuis l’époque carolingienne jusqu’au XXe siècle ; son chapître cathédral fut puissant et influent ; les lettres et les arts lui doivent des oeuvres magnifiques ; et il faut aussi souligner que – nolens volens – c’est par ses évêques, néanmoins soucieux d’en préserver ses particularismes, que cette petite province du Vivarais a été rattachée au Royaume de France.
Le diocèse de Viviers peut se glorifier d’avoir donné à la Sainte Eglise des saints et de pieux personnages de tout premier ordre ; il fut aussi, pendant l’infâme révolution, une terre de fidélité héroïque à Dieu et au Roi, malgré l’apostasie et la conduite scandaleuse de son évêque (cf. > ici)… etc.

On peut retrouver toute l’histoire du diocèse de Viviers résumée dans sa cathédrale, la cathédrale Saint-Vincent, avec laquelle j’ai une véritable histoire d’amour : si elle porte aussi les stigmates des malheurs des siècles, de la décadence de l’institution ecclésiastique, des trahisons de ses clercs parfois ou de leurs étranges aberrations (cf. > ici), elle n’en demeure pas moins – agrippée à son acropole, derrière les hauts murs de l’antique quartier canonial – le témoignage d’une histoire humaine, artistique et spirituelle à laquelle je me sens viscéralement, amoureusement et indéfectiblement lié.

Et, ce qui me la rend encore plus chère, il me faut spécialement signaler que la cathédrale Saint-Vincent de Viviers fut, jusqu’en 1992, l’une des très rares cathédrales de France (sinon l’unique) où la Sainte Messe latine traditionnelle fut quasi quotidiennement célébrée par feu Monsieur l’abbé Bryan Houghton (cf. > ici), grande figure de la résistance à la décadence doctrinale et liturgique post-concilaire, retiré à Viviers, et auquel le très moderniste évêque d’alors avait accordé cette permission (à la condition que cette Messe demeurât une messe privée).

Cathédrale de Viviers : le maître-autel

Cathédrale Saint-Vincent de Viviers : le remarquable maître-autel du XVIIIe siècle

A propos de ce remarquable maître-autel du XVIIIe siècle, prodigieuse marquetterie de marbre qui constitue l’une des oeuvres d’art majeures de notre cathédrale, j’ai pu constater avec horreur qu’il a été exécré, c’est-à-dire qu’il a perdu sa consécration, parce que le « tombeau » – ainsi nomme-t-on en liturgie la cavitée aménagée dans la table de l’autel où sont renfermées les reliques lors de la consécration d’un autel – a été fracturé et que les reliques en ont été retirées.
S’agit-il d’un acte de malveillance accompli par un profanateur ou d’une action concertée par quelque ecclésiastique dans un but bien précis ? je l’ignore ; je constate simplement le fait. A quelle date cela a-t-il été commis ? Je ne le sais pas davantage, mais je peux affirmer que cela est postérieur au 28 février 2016, puisque ce jour-là j’ai réalisé des clichés du maître-autel qui attestent qu’il était encore intègre.
Quoi qu’il en soit, cela m’amène à conclure qu’il n’y a actuellement pas d’autel consacré à l’intérieur de la cathédrale de Viviers (puisque ce qui tient lieu d’ « autel face au peuple » ne l’est pas et ne peut l’être – cf. > ici), ce qui est contraire à toutes les règles liturgiques traditionnelles et rendrait aujourd’hui impossible toute célébration selon l’usus antiquior dans la cathédrale elle-même  (nota : il existe des chapelles adjacentes à la cathédrale dans lesquelles subsistent les autels consacrés, mais ces chapelles sont en dehors du périmètre de la cathédrale elle-même).

Mais ce n’est pas – ou du moins pas seulement – au sujet de l’exécration du maître-autel de la cathédrale que j’ai repris ici le titre d’un article du bulletin n°39 (mai 2017) du Centre International Construction et Patrimoine (CICP), association dont je dois dire au passage que je suis très heureux d’être membre.
Cet article, intitulé donc « Le vandalisme toujours à l’oeuvre », aborde, entre autres, un fait relativement récent survenu à la cathédrale de Viviers : un fait survenu il y a trois mois exactement. Ces trois mois justement dont je vous parlais en commençant ces lignes.

« Le vandalisme toujours à l’oeuvre ! »

J’en viens donc au fait.
Le vendredi 10 mars dernier, j’étais de passage à Viviers et je me suis tout naturellement proposé de faire une halte à notre chère cathédrale, afin de m’y recueillir quelques instants. 
Quelle ne fut pas ma douloureuse stupeur en entrant dans la cathédrale ! La table de communion, très belle balustre de style XVIIIe siècle en marbre de Carrare, parfaitement accordée au maître-autel, venait d’être enlevée.
Le méfait était tout-à-fait récent, puisque un monsieur (le sacristain ?) était en train d’épousseter les stalles recouvertes par la poussière de marbre produite par les disqueuses des ouvriers mandatés par les vandales.

Le lendemain, samedi 11 mars 2017, je publiais sur Facebook une photo ancienne de la cathédrale sur laquelle cette table de communion est bien visible – celle-là même qui se trouve en-tête de cet article – avec le texte suivant :
« Vous voyez la magnifique table de communion de style balustre et semi-circulaire, en marbre blanc éclatant, parfaitement accordée au maître-autel, de la cathédrale Saint-Vincent de Viviers ?
Eh bien ! regardez-la bien sur cette photo… car vous ne pourrez plus la voir in situ : elle avait résisté aux élucubrations liturgiques post-conciliaires jusqu’à ces jours-ci, mais il a – hélas ! – fallu qu’en mars 2017 les barbares iconoclastes (même pas respectueux des règles officielles du N.O.M.) s’acharnassent sur elle : elle a été sciée et démontée ! Elle a été enlevée !
Et maintenant, « ils » doivent se réjouir d’avoir un « espace ouvert » pour des « célébrations plus conviviales », et toutes les autres sornettes protestantisantes dont « ils » se gargarisent !!!
Lorsque nous nous en sommes rendus compte, hier, vendredi 10 mars, il n’y avait plus que les marques au sol, et la poussière produite par les disqueuses des marbriers que le sacristain s’employait à faire disparaître.
Et nous, nous n’avions plus que nos yeux pour pleurer !!! »

Putti - maître-autel de la cathédrale de Viviers

Putti du maître-autel de la cathédrale de Viviers

On m’objectera que cette table de communion n’était pas ancienne puisque elle ne datait que des années 20 du précédent siècle, où elle en avait remplacé une en fer forgé (je possède des cartes postales anciennes sur lesquelles en effet elle n’existe pas encore) : elle avait alors été en bonne partie offerte par les barons Pavin de Lafarge, grands bienfaiteurs du diocèse de Viviers.
A cette objection de la non-ancienneté de cette table de communion, l’article du bulletin n°39 du CICP répond : « (…) le style des balustres s’adaptait parfaitement à un sanctuaire fermé avec au milieu l’autel du XVIIIe siècle ». Et il ajoute, ce que j’ignorais jusqu’alors et que je souligne : « Ce démontage s’est fait sans l’avis des Bâtiments de France ; l’affaire est entre les mains du préfet. »

Il y a d’autres éléments de réponse, d’ordre liturgique eux (ce qui n’est donc pas du domaine de compétence propre du CICP), que je veux ajouter en complément de ma réaction du 11 mars publiée sur Facebook :

1) Ce démontage n’est même pas conforme aux dispositions de la liturgie réformée de 1969 dans laquelle, nonobstant la mode de la communion dans la main, imposée pour des motifs de pure idéologie, la manière officielle de recevoir la sainte communion demeure toujours à genoux et sur la langue : ce pourquoi il doit toujours être proposé aux fidèles de la recevoir ainsi.
Notre cher pape Benoît XVI, dans la célébration du nouvel ordo, donnait l’exemple de ce qui reste la règle liturgique officielle, en dépit des usages contraires généralisés.
La suppression de la table de communion de la cathédrale de Viviers est un témoignage supplémentaire de ce « du passé faisons table rase » (c’est – hélas ! – bien le cas de le dire) qui anime encore un clergé ignorant des normes liturgiques et de ses devoirs, un clergé attardé qui reste crispé sur des modes pseudo-liturgiques qui ont plus d’un demi-siècle et qui sont aujourd’hui récusées par les jeunes générations de prêtres et de fidèles, un clergé modernichon vieillissant figé dans son opposition systématique à tout ce qui porte le nom de tradition mais qui se cramponne à une fausse tradition tenace : celle des abus de pouvoir et du mépris cléricaliste.

2) Tout liturgiste sérieux, qui connaît les plus anciens rites, d’Orient comme d’Occident, sait que c’est un usage général, universel, dont on peut légitimement penser qu’il appartient à la Tradition Apostolique, qu’il DOIT y avoir une séparation entre le sanctuaire, espace sacré dans lequel se tiennent les ministres sacrés, et la partie de l’église où se trouvent les fidèles.
Les élucubrations modernichonnes qui, au prix d’aberrations telles que celle que nous pleurons et dénonçons aujourd’hui, n’ont rien à voir avec un retour à des usages antiques ou à la liturgie de l’Eglise des premiers âges : i
ci encore, il s’agit de pure idéologie.
L’on ne peut donc que déplorer qu’en 2017, alors que justement le peuple fidèle aspire ardemment à retrouver une dimension véritablement sacrée dans les rites qui lui sont proposés, nous devions encore subir les effets dévastateurs de la dictature de clercs ignorants et bornés qui se comportent comme de minables petits chefs.

angelot du maître-autel de la cathédrale de Viviers

Angelot (détail du maître-autel de la cathédrale Saint-Vincent de Viviers)

Ainsi que le fait judicieusement remarquer l’article sus-cité du bulletin n°39 du CICP : « On sait que les trois grands moments du vandalisme du patrimoine religieux ont été les Guerres de religion, la Révolution et… le concile de Vatican II. (…) Depuis longtemps le clergé de Viviers veut la disparition de l’autel du XVIIIe siècle et de la table de communion de la cathédrale. (…) On vient de supprimer la table de communion. (…) L’autel risque de faire les frais de la phase suivante de destruction : on voudrait, paraît-il, lui enlever toute sa superstructure pour en faire une table à utiliser pour le culte actuel. Cela n’a aucun sens. Qui plus est, le dispositif actuel permet de montrer l’évolution de la liturgie au visiteur.
Et puis il n’y aura plus de raison de s’arrêter : pourquoi ne pas supprimer les stalles qui ne servent plus à rien, comme cela s’est fait ailleurs ? Et les tapisseries qui rappellent une époque révolue, avant que l’Eglise ne s’entiche d’une soi-disant simplicité ? Voudrait-on un bâtiment nu, vide de tout élément artistique ? »

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, chers amis de l’art et du patrimoine religieux toujours exposé au vandalisme – un vandalisme d’autant plus scandaleux lorsqu’il émane de ceux qui devraient au contraire s’employer à préserver et à chérir les monuments sacrés hérités du passé – , priez avec moi pour que le dépeçage du maître-autel de la cathédrale Saint-Vincent de Viviers n’ait pas lieu et pour que, s’il est encore possible, le préfet de l’Ardèche, ordonne le rétablissement de la table de communion.
Vous penserez peut-être que je suis insensé d’espérer cela, mais je crois que Dieu peut accomplir des miracles, même quand il lui faut parfois les faire à l’encontre de l’action dévastatrice de Ses ministres…

                                                                                            Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.

Miséricorde de l'une des stalles de la cathédrale de Viviers

Miséricorde de l’une des stalles de la cathédrale Saint-Vincent de Viviers.

2016-59. Vendredi 29 juillet 2016 : journée de prière et de jeûne…

Par la voix du président de la Conférence épiscopale,
Nos Seigneurs les Evêques de France
appellent tous les catholiques à faire du

vendredi 29 juillet 2016

une journée de prière et de jeûne
pour la France
et pour la paix dans le monde.

Prière et jeûne pour la France

« Ce genre de démons ne se chasse que par la prière et le jeûne ».
(Matth. XVII, 20)

Publié dans:Intentions de priere, Prier avec nous |on 27 juillet, 2016 |1 Commentaire »

2015-95. « La France retrouvera sa paix et sa grandeur par l’union autour de ce qui a toujours fait sa force et sa constance, ses valeurs puisées aux sources de son histoire. »

Lundi 16 novembre 2015,
Fête de Sainte Gertrude la Grande (voir > ici et > ici).

Même s’il a déjà été relayé par de très nombreuses publications légitimistes, il est de notre devoir de retranscrire également ici le communiqué publié samedi 14 novembre par le Secrétariat du Prince, après les actes de terrorisme perpétrés à Paris dans la soirée de ce vendredi 13 novembre.
Pour nous, chrétiens, à la suite de Monseigneur le Duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, il ne s’agit pas seulement de « penser » mais aussi de prier .

Prier :
1) pour le salut des âmes de ces victimes décédées (car, il convient de le rappeler, Dieu – qui est hors du temps – , en considération des prières faites après l’événement, peut accorder des grâces, notamment en ce qui touche à la conversion, au repentir et au salut éternel, reçues par ces victimes au moment de leur mort) ;
2) pour les blessés, afin de les soutenir et pour leur obtenir des grâces de guérison (physiques, psychologiques et spirituelles) ;
3) pour leurs proches qui portent le poids du deuil ou qui se resserrent auprès de leurs blessés ;
4) pour la France…

Vous remarquerez très particulièrement la dernière phrase de ce communiqué qui, malgré sa concision, n’en est pas moins lourd d’un message fondamental : « Comme en d’autres temps troublés, la France retrouvera sa paix et sa grandeur par l’union autour de ce qui a toujours fait sa force et sa constance, ses valeurs puisées aux sources de son histoire »,.
C’est bien là, malgré les nécessaires pudeur et sobriété imposées par les circonstances, une manière non équivoque de rappeler a) que la France – de nos jours – a perdu toute grandeur (puisqu’on ne peut retrouver que ce qui a été perdu), et b) que les valeurs qui ont toujours fait la force et la constance de la France ne sont pas les prétendues « valeurs de la république« , mais bien les authentiques principes qui ont présidé à la naissance de la France il y a plus de quinze siècles : l’alliance scellée dans les fonts baptismaux de Reims, aux sources de notre histoire.

Armes de France pour le deuil

Communiqué de Monseigneur le Duc d’Anjou :

Au moment où la lâcheté provoquant l’horreur endeuille Paris et la France tout entière, je fais part de ma profonde émotion.
Mes pensées et mes prières vont aux victimes et à leurs familles. Aux morts et aux blessés innocents. Aux gardiens de la sécurité et de la santé.
Au-delà de la douleur et de l’indignation, face à cet acte de guerre, il appartient à tous d’être responsables et confiants dans l’avenir.
Comme en d’autres temps troublés, la France retrouvera sa paix et sa grandeur par l’union autour de ce qui a toujours fait sa force et sa constance, ses valeurs puisées aux sources de son histoire.

Louis de Bourbon, duc d’Anjou

frise lys deuil

2013-64. Lettre ouverte à un Grand Aumônier de France retourné à Dieu.

Jeudi 22 août 2013,
fête du Coeur immaculé de Marie (cf. > ici).

2013-64. Lettre ouverte à un Grand Aumônier de France retourné à Dieu. dans Commentaires d'actualité & humeurs abbe-chanut-aux-funerailles-de-mme-la-duchesse-de-segovie-11-mai-2012

Monsieur l’abbé Christian-Philippe Chanut
récitant les prières de l’absoute
aux funérailles de Madame la Duchesse de Ségovie
(Paris, église du Val de Grâce – 11 mai 2012) 

Cher, très cher Monsieur le Grand Aumônier,

Le téléphone du Mesnil-Marie a sonné ce samedi 17 août vers 18h.
Dès que j’eusse reconnu la voix de notre amie commune, et avant même qu’elle n’eût formulé l’annonce de votre décès survenu quelque trois heures auparavant, j’ai su que votre âme avait quitté cette vallée de larmes…

Mon dessein n’est pas de revenir ici sur votre biographie, plusieurs sites l’ont déjà évoquée et il me suffit d’y renvoyer (par ex. « Summorum Pontificum » > ici).
En me décidant à écrire, à vous écrire, aujourd’hui je désire faire oeuvre de justice, dans une note toute personnelle.

Je vous ai rencontré pour la première fois le samedi 4 février 1995 : c’était le jour de la fête de Sainte Jeanne de France. Des relations communes m’avaient introduit auprès de vous, m’avaient fortement encouragé à m’ouvrir à vous et à solliciter vos conseils ; je me trouvais alors dans telle une période de désarroi et d’inquiétudes, environné de pièges et de dangers…
Vous m’avez écouté, avec beaucoup d’attention. Votre regard me scrutait avec une vraie sollicitude sacerdotale qui n’était en rien inquisitoriale ; vos questions, au-delà des explications qu’elles appelaient, avaient-elles finalement un autre but que de me permettre à moi-même de me les poser de la bonne manière, afin de découvrir – adjuvante Deo – les bonnes réponses ?
Jamais auprès de vous, je n’ai éprouvé ce sentiment de malaise qu’ont provoqué en moi tant de prêtres et de religieux qui, dès lors qu’on s’ouvre un peu à eux, donnent l’impression de vouloir en profiter pour s’imposer comme « directeurs spirituels » et « conseillers éclairés » dont le Saint-Esprit ne pourrait en aucune manière se passer !

Nous nous rencontrâmes ensuite de manière irrégulière, au gré du calendrier des pèlerinages et des « cérémonies royales » à l’occasion desquelles j’eus, à plusieurs reprises, l’honneur d’être votre cérémoniaire, à la Chapelle Epiatoire ou à la Basilique nécropole royale de Saint-Denys.
A chacune de ces rencontres, sans beaucoup de mots, j’étais sensible à vos marques d’attention, à vos réflexions judicieuses, à votre sollicitude non feinte, à vos encouragements qu’une note d’humour affranchissait de toute condescendance, à l’exquise délicatesse que vous étiez capable de voiler sous les apparences de votre affable débonnaireté (ceux qui ne vous ont point connu ne peuvent avoir l’idée de ce à quoi je fais allusion).

Nos échanges téléphoniques, sans être très fréquents, avaient toujours quelque chose d’un peu surréaliste : vous qui portiez de nombreuses et lourdes responsabilités, vous qui fréquentiez tant de « grands » – de la société ou de la pensée -, vous qui connaissiez tant de prêtres et de religieux, lors même que nous ne nous étions pas vus ou parlé depuis des mois, vous vous adressiez à ce pauvre petit moine comme si nous nous étions simplement quittés la veille et comme si (mais fallait-il écrire ce « comme si » ?) vous saviez ce que beaucoup de personnes pourtant côtoyées quotidiennement étaient, elles, incapables de percevoir.

Tout le monde s’accordera à célébrer votre intelligence – vive et brillante -, votre science encyclopédique, votre éloquence admirable, la pertinence de vos analyses et la sagacité de vos jugements : je n’en parlerai donc pas.

Lorsque votre décès m’a été annoncé, en revanche, il y a une réflexion du Saint Evangile selon Saint Jean qui m’est aussitôt revenue en mémoire : «Ipse autem Iesus non credebat semetispum eis, eo quod ipse nosset omnes. Et quia opus ei non erat ut quis testimonium perhiberet de homine ; ipse enim sciebat quid esset in homine » (Johan. II, 24-25) : Mais Jésus ne se fiait point à eux, parce qu’il les connaissait tous. Et parce qu’il n’avait pas besoin que personne lui rende témoignage d’aucun homme, car il savait par lui-même ce qu’il y avait dans l’homme.
Comme j’ai envie de vous appliquer à vous-même ces deux versets !

Vous n’aviez point d’illusion sur ce qu’il y a dans l’homme et sur ce que l’on peut attendre des hommes.
Vous avez, par expérience – par tant de douloureuses expériences ! -, su ce dont les hommes sont capables, spécialement lorsque ce sont des « hommes d’Eglise », et vous avez bien connu à quelles mesquineries et méchancetés se peuvent livrer ceux qui, par vocation et par état, sont cependant et malgré tout des représentants de Dieu ici-bas…

Vous avez aussi éprouvé ce que sont capables de faire des supérieurs ecclésiastiques médiocres et sans talent, lorsqu’ils se rendent compte que l’un de leurs subordonnés est plus brillant et davantage capable qu’eux, mais qu’au lieu d’en tirer profit avec humilité, pour la gloire de Dieu, ils laissent libre court à ce que leur inspire ce qu’il y a de plus malheureusement humain en eux ! 
Je ne vous ai jamais trouvé amer en face de ces expériences qui font pourtant si mal. Votre bon sens surnaturel et votre humour – qui n’empêchent point la souffrance – vous aidaient à rebondir, et à grandir encore. 

Monsieur le Grand Aumônier de France – puisque comme nous avions plaisir à vous appeler ainsi avec une respectueuse affection, en raison de la dignité dont vous avait revêtu notre regretté Prince Alphonse – , en d’autres temps (j’avais envie d’écrire : « en des temps normaux », car en définitive ce Grand Siècle que vous affectionniez tant n’était-il pas bien plus « normal » que l’effrayante période en laquelle nous sommes immergés ?), vous eussiez tout naturellement été promu à l’épiscopat : cela me paraît une évidence.
Mais, en sus de l’orthodoxie doctrinale, le talent, l’intelligence et la culture, surtout lorsqu’ils s’allient à l’indépendance d’un jugement sûr et à l’humour le plus fin, ne sont pas les vertus les plus signalées pour être évêque ou cardinal aujourd’hui au Royaume de France !

Au sortir de l’hiver, alors que votre maladie donnait l’impression d’une rémission et peut-être d’un mieux, vous aviez confié à nos amis communs votre projet de passer au Mesnil-Marie au cours de cet été…
Las ! Le crabe ne faisait que semblant de dormir, et, depuis trois mois, nous avons suivi avec douleur, dans la prière, l’implacable évolution du mal qui vous rongeait.

En ce jour radieux où nous célébrons la fête du Coeur immaculé de Marie, la Messe de vos funérailles a été célébrée ce matin par Monseigneur votre évêque dans votre paroisse de Milly-la-Forêt.
Nos prières continuent pour vous : vous le savez, je ne suis pas de ceux qui se font illusion en pensant, même au sujet de personnes très chères et très estimées, qu’elles vont au Ciel tout droit. 

A Dieu, cher Monsieur le Grand Aumônier ! Nous prions pour le repos de votre âme : nous prions pour que Notre-Seigneur Jésus-Christ vous donne la récompense promise aux bons et fidèles serviteurs, nous prions pour que la céleste Reine de France – dans l’octave de l’Assomption de laquelle vous avez quitté cette terre -, pour que Saint Michel et pour que les Saints innombrables qui ont illustré l’Auguste Maison de France, vous introduisent très bientôt dans le Royaume Eternel dont le Royaume de France a pour vocation d’être une image, nous prions pour que vous retrouviez sans tarder notre cher et regretté Prince Alphonse et notre bonne Princesse Emmanuelle, auprès desquels vous avez exercé un si beau et précieux ministère…

Merci ! Merci mille fois, cher Monsieur l’Abbé ! 

Frère Maximilien-Marie.

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2013-57. Des réparations et expiations qu’il convient de faire monter vers le Ciel au jour du 14 juillet.

Mardi soir 9 juillet,
fête des Bienheureuses Martyres d’Orange (cf. > www

2013-57. Des réparations et expiations qu'il convient de faire monter vers le Ciel au jour du 14 juillet. dans Intentions de priere pillage-dune-eglise-pendant-la-grande-revolution

Pillage d’une église pendant la révolution
(tableau conservé au musée Carnavalet)

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Pendant le cours du mois de juin, j’ai insisté sur le caractère essentiellement réparateur du culte du Sacré-Coeur de Jésus, et j’ai rappelé combien les appels de Notre-Seigneur à la réparation étaient la conséquence des outrages et sacrilèges dont Il est accablé dans le Très Saint Sacrement de l’Eucharistie (cf. > www).

Dans quelques jours, le 14 juillet, la république française célébrera ce qu’elle considère comme sa grande « fête nationale » : la loi l’instituant, promulguée le 6 juillet 1880, a été proposée par des parlementaires qui se référaient au 14 juillet 1789 et à la prétendue « prise » de la Bastille, devenue le symbole de la fin de l’Ancien Régime.
A ceux qui protestèrent en disant qu’il ne convenait pas d’élever au rang de fête nationale un jour marqué par des effusions de sang et des exécutions sommaires, il fut répondu que le 14 juillet 1789 avait été suivi d’autres 14 juillet, en particulier celui de l’année 1790, et qu’on pouvait voir en cette dernière date l’accomplissement de « l’unité nationale » (sic).

Je connais quelques personnes qui colportent encore aujourd’hui cette manière de présenter les choses et qui se donnent ce jour-là une sorte de bonne conscience en prétextant qu’elles célèbrent l’anniversaire de la fête de la fédération ; mais lorsqu’on sait que la date de cette fête de la fédération a très précisément été choisie pour marquer le premier anniversaire de la prétendue « prise » de la Bastille, j’ai envie de dire que c’est bonnet phrygien et phrygien bonnet… (*)

Par ailleurs, une étude objective menée en dehors des bobards de l’histoire officielle permet de rétablir la réalité des faits, et elle démontre de manière irréfragable que les événements qui vont depuis l’ouverture des Etats Généraux jusqu’à la fête de la fédération sont un enchaînement rigoureux de félonie, de parjures, de violences, d’atteintes aux droits les plus élémentaires, de crimes, de vols, de spoliations matérielles, psychologiques et institutionnelles… etc.
Qu’on se souvienne – pour ne citer qu’un seul exemple – du massacre des catholiques et des capucins de Nîmes survenu exactement un mois avant la fête de la fédération (cf. > www). 

fete-federation-serment-la-fayette

Fête de la fédération du 14 juillet 1790 : le serment de La Fayette

De toute manière, pour voir dans la fête de la fédération l’accomplissement de « l’unité nationale » il me semble qu’il faut se faire de drôles de noeuds au cerveau après s’être volontairement crevé les yeux.
Une grand’ Messe célébrée par un évêque impie et sacrilège, les conflits et les haines qui couvent dans les coeurs de ceux qui veulent prendre en mains la conduite de la révolution, la poudre mensongère jetée aux yeux du peuple abusé par une phraséologie grandiloquente qui voile les plus grands vices sous les atours de la vertu et des nobles idéaux, le serment imposé à un monarque qui n’est déjà plus libre, et le blasphème érigé en fondement d’une pseudo constitution (article 3 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 – « le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation » – qui prend le contre-pied des enseignements de la Sainte Ecriture : « omnis potestas a Deo : tout pouvoir vient de Dieu »)…
Ah ! la belle « unité nationale » que voilà !

Ecce Homo par Philippe de Champaigne

Philippe de Champaigne : Ecce Homo.

Pour nous, il ne saurait en aucune manière être question de faire la fête le jour du 14 juillet : puisque les ennemis les plus acharnés de la société chrétienne traditionnelle y voient le début de l’avènement de leur monstrueuse idéologie, nous sommes bien obligés d’y voir le début d’une série de blasphèmes, de profanations et de sacrilèges dont il semble incroyable qu’ils aient pu se produire dans un pays qui brillait jusque là dans les premiers rangs des royaumes chrétiens et passait pour celui dans lequel régnait la plus exquise des civilisations…

Qui pourra dire le nombre des sacrilèges qui furent alors perpétrés contre l’adorable Sacrement de l’autel ? Qui dira le nombre des lieux solennellement consacrés à Dieu – cathédrales, églises, chapelles, autels, couvents et abbayes – qui Lui furent volés en étant exécrés, souillés par des bacchanales, démolis ou attribués depuis lors à des usages profanes ? Qui dira le nombre des saintes reliques qui furent profanées et brûlées ? Qui dira le nombre de statues de la Madone et des Saints qui ont été détruites ou odieusement mutilées ? Qui dira le nombre des vases sacrés et ornements du culte, admirables produits de l’art conjugué à la foi, qui ont disparu après avoir servi à des beuveries et des scènes orgiaques ? Qui dira le nombre des prêtres et des religieux que l’on a poussés à rompre leurs engagements sacrés ? Et qui dira le nombre de prêtres, religieux et fidèles que, lorsqu’on ne pouvait les faire apostasier, l’on a martyrisés avec d’infinis raffinements de cruauté ? Qui dira le nombre de jurons et de blasphèmes contre le Saint Nom de Dieu qui furent alors proférés ? Qui dira le nombre des dimanches, jours dus au culte du Vrai Dieu par la plus stricte et la plus absolue des justices, que l’on a intentionnellement profanés ? Qui dira le nombre de péchés et de vices que cette funeste révolution a suscités et enracinés dans des coeurs qui étaient appelés à devenir de vivants sanctuaires de la Très Sainte Trinité ? Qui dira le nombre d’âmes qui ont été pour jamais livrées à l’enfer éternel, comme une sorte de tribut offert à Satan, par les chefs de la révolution ?

hans-memling-la-chute-des-damnes 14 juillet dans Prier avec nous

Hans Memling : la chute des damnés.

Voilà pourquoi nous invitons et encourageons tous nos amis, et tous les amis de nos amis, à faire du 14 juillet une journée particulièrement intense de réparation et d’expiation adressée au divin Coeur de Jésus, par quelques sacrifices volontaires, par des prières de pénitence, et – autant que possible – par l’assistance à la Sainte Messe et l’offrande de la Sainte Communion réparatrice

Coeur de Jésus, broyé par les crimes de la France apostate, ayez pitié de nous !
Coeur de Jésus, broyé par les crimes de la France apostate, faites-nous miséricorde ! 

Lully.  

sacre-coeur blasphème dans Vexilla Regis

(*) Pour lire ce qui s’est réellement passé le 14 juillet 1789 > www.

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