Archive pour la catégorie 'Textes spirituels'

2008-32. De l’icône miraculeuse de Notre-Dame du Perpétuel Secours.

En ce 27 juin, tous les dévots enfants de Marie ont à coeur de fêter Notre-Dame du Perpétuel Secours.

Histoire de l’icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours :

L’image connue sous le nom de Notre-Dame du Perpétuel Secours est une icône réalisée dans un style byzantin relativement tardif (du XIIIe ou du XIVe siècle), qui s’inspire du modèle dit « Madone de saint Luc » mais plus exactement selon un type iconographique connu en Orient sous le nom de Mère de Dieu de la Passion (il s’agit donc d’une Vierge de Compassion, ce pourquoi nous avons une très grande vénération pour elle en notre Mesnil-Marie, où nous célébrons cette fête sous le rit double de 2ème classe).

2008-32. De l'icône miraculeuse de Notre-Dame du Perpétuel Secours. dans De liturgia eglise-st-alphonse-via-merulana-interieur

Cette icône qui se trouve aujourd’hui à Rome (dans l’église Saint-Alphonse, via Merulana, photo ci-dessus), n’y a pas toujours été : elle était préalablement honorée dans une église de Crète.
Lorsque, au XVe siècle, l’île fut envahie par les Turcs, persécuteurs de chrétiens et destructeurs de nombreuses églises, beaucoup s’enfuirent. L’un d’eux – un marchand, selon la tradition – prit la sainte image, et s’embarqua avec son trésor pour l’Italie. Il fut reçu à Rome par un ami, marchand lui aussi, chez lequel il tomba malade et mourut. Avant de rendre le dernier soupir, il confia l’icône à cet ami en lui demandant de la donner à une église où elle serait convenablement honorée.
Le marchand romain, sous la pression de son épouse (qui souhaitait garder le précieux tableau chez elle), tarda à accomplir la dernière demande de son ami, et il fallut que la Vierge Marie Elle-même se manifestât par des apparitions. Elle fit savoir qu’elle voulait être honorée sous le vocable de « Notre-Dame du Perpétuel Secours », et désigna l’endroit où elle voulait que la sainte icône fût exposée : l’église Saint-Matthieu, sur le Mont Esquilin, toute proche de la Basilique de Sainte Marie Majeure, et desservie par les moines de Saint Augustin.
Elle y fut placée avec de grands honneurs en 1499 et y demeura pendant trois siècles, objet d’une grande vénération.

En 1798, les troupes de la révolution française envahirent et occupèrent Rome, où 45 églises furent détruites. L’église Saint-Matthieu était de ce nombre et la communauté des moines augustins, desservants du sanctuaire, fut chassée.
Les religieux emportèrent le tableau mais les malheurs de ce temps, la persécution, puis l’extinction progressive des religieux qui connaissaient l’histoire du tableau, eurent pour conséquence qu’on en perdit la trace… au point qu’on le crut à jamais disparu.

En 1863, un prêtre rédemptoriste qui, lorsqu’il était enfant, avait servi la messe du dernier moine augustin survivant de la communauté de Saint-Matthieu, réalisa à la suite d’un providentiel concours de circonstances que l’antique image dont on déplorait la perte était celle qu’il avait vue dans son enfance dans le petit oratoire du vieux moine ;  il se souvint que celui-ci lui avait un jour dit qu’elle avait été très vénérée et avait accompli de grands miracles.
Le Bienheureux Pie IX en fut instruit : il la fit rechercher pour qu’elle soit confiée aux religieux rédemptoristes dont l’église, placée sous le vocable de Saint Alphonse de Ligori, avait été édifiée précisément sur l’ancien emplacement de l’église Saint-Matthieu.

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Eglise Saint-Alphonse sur l’Esquilin (via Merulana) édifiée de 1855 à 1859
à l’emplacement de l’église Saint-Matthieu détruite par les révolutionnaires français. 

Lors de la cérémonie d’installation du tableau de Notre-Dame du Perpétuel Secours dans l’église Saint-Alphonse, deux guérisons miraculeuses furent dûment constatées : celle d’un garçon de quatre ans, et celle d’une fillette de huit ans.
Depuis lors le culte de l’icône miraculeuse reprit de l’essor et de nombreuses faveurs spirituelles et temporelles en furent la conséquence.

Description et explication de la Sainte Image :

Le tableau n’a guère que cinquante centimètres de haut et quarante de large. Sur un fond d’or éclatant, est représentée la Vierge Marie, portant sur son bras gauche l’Enfant Jésus. Un voile bleu foncé couvre sa tête et s’avance de manière à ne laisser entrevoir que la partie extrême du bandeau qui entoure son front. Sa tunique est de couleur rouge, avec des ourlets brodés d’or, comme ceux du voile. L’auréole assez large qui enveloppe sa tête, est ornée de dessins finement travaillés. Au-dessous de l’auréole, sur la partie supérieure du voile, apparaît une étoile rayonnante. Les plis et les ombres des vêtements sont indiqués par les filets d’or. Au-dessus de la Madone, on lit ces quatre lettres, MP. ThV., initiales et finales des mots grecs signifiant : Mère de Dieu. La robe pourpre de la Vierge est le symbole de son ardent amour, alors que le manteau sombre qui l’enveloppe est le signe de sa douloureuse union aux souffrances de son Fils.

Le divin Enfant est dans les bras de sa Mère ; mais, au lieu d’arrêter sur elle son regard, il rejette la tête un peu en arrière et tourne les yeux du côté gauche, vers un objet qui, en le préoccupant vivement, répand sur son doux visage un certain sentiment de frayeur. Ses deux petites mains serrent la main droite de sa mère, comme pour implorer sa protection. Il est revêtu d’une robe verte, retenue par une ceinture rouge, et cachée en partie sous un grand manteau d’un jaune presque brun. La couleur verte représente l’éternité et la divinité du Verbe tandis que le manteau symbolise son humanité, qui a en quelque sorte enveloppé et voilé cette divinité aux yeux de ses contemporains.

Sa tête est aussi entourée d’une auréole, un peu moins large et moins ouvragée que celle de la Madone. Au-dessus de son épaule gauche, on lit ces autres lettres grecques Is. Xs., c’est-à-dire Jésus-Christ. La pose de l’Enfant Jésus ainsi que le sentiment d’effroi peint dans tous ses traits, sont motivés par la présence d’un ange placé un peu plus haut, à gauche, et tenant dans les mains une croix surmontée d’un titre, qu’il présente à l’Enfant avec quatre clous. Au-dessus de l’envoyé céleste on trouve aussi les initiales de son nom : O. A. G. Elles signifient : L’Archange Gabriel. A la même hauteur, à droite de la Madone, on voit un autre ange portant dans ses mains un vase, d’où s’élèvent la lance et le roseau surmonté de l’éponge. Au-dessus de sa tête, on lit : O. A. M., c’est-à-dire : L’Archange Michel. Les deux Archanges porteurs des instruments de la Passion sont là pour montrer que le Christ, dès le premier instant de son Incarnation, était résolument orienté vers le mystère de la Rédemption, qu’il accomplirait le Vendredi Saint. Toutefois dans la sensibilité de sa nature humaine, Jésus-Christ était effrayé par les horribles supplices de la Passion et c’est ce qu’exprime son attitude : il a couru – tellement que sa sandale s’est détachée – chercher refuge dans les bras de sa Mère… non pas pour se dérober à sa mission, mais parce qu’il veut aussi pour cette mission recevoir l’aide et la compassion des âmes aimantes.

notre-dame-du-perpetuel-secours église Saint-Alphonse dans Prier avec nous

L’élan de Jésus vers sa Mère, et la tendre pression de leurs mains unies, nous disent que Marie fut pleinement associée par son divin Fils, dès avant le Calvaire, à ses souffrances et à son œuvre de rédemption. Jésus, de son côté, en se réfugiant dans les bras de sa Mère, nous apprend que ce cœur maternel est notre refuge assuré, perpétuellement offert à nos craintes et à nos afflictions. Ses mains abandonnées entre les mains de Marie nous disent que celles-ci disposent de sa toute-puissance. Dans le regard de Marie dirigé vers les assistants, comme dans toute sa physionomie, on sent je ne sais quelle indéfinissable et douce tristesse, mêlée à une tendre compassion. Elle aussi a vu la croix qu’on présente à son Fils ; son cœur souffre, mais avec calme, sérénité, et avec une compréhension pleinement surnaturelle des événements de la vie de son Fils! L’effroi du divin Enfant, en présence des instruments de supplice qu’on lui montre, ont rappelé à Marie ses autres enfants de la terre, qui cheminent péniblement, « dans cette vallée de larmes« , et que leur croix de chaque jour accable si souvent. Pénétrée de compassion, la Vierge semble nous adresser ces consolantes paroles :  » Ayez confiance en moi ! J’ai souffert, et je sais compatir ; je suis forte, et je puis secourir. Vous tous qui suivez, sur la terre, la voie qu’a suivie mon Fils, ayez confiance : je suis la toute compatissante, je suis la Mère du Perpétuel-Secours !  »

Et comme il l’a souvent été dit : pour bénéficier largement de ce perpétuel secours, il ne faut pas se lasser de le demander par un perpétuel recours.

Prière à Notre-Dame du Perpétuel Secours :

O Très Sainte Vierge Marie,
qui, pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel-Secours, je vous supplie de me secourir en tout temps et en tout lieu : dans mes tentations, après mes chutes, dans mes difficultés, dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de ma mort.
Donnez-moi, ô charitable Mère, la pensée et l’habitude de recourir toujours à vous, car je suis sûr que, si je vous invoque fidèlement, vous serez fidèle à me secourir.
Procurez-moi donc cette grâce des grâces : la grâce de vous prier sans cesse et avec la confiance d’un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, j’obtienne votre Perpétuel Secours
et la persévérance finale.
Bénissez-moi, ô tendre et secourable mère, et priez pour moi, maintenant et à l’heure de ma mort.

Ainsi soit-il !

frise-avec-lys-naturel-300x40 icône miraculeuse

On trouvera aussi les litanies de Notre-Dame du Perpétuel Secours > ici

Prière à Saint Antoine de Padoue.

Le 13 juin, nous fêtons Saint Antoine de Padoue, l’un des saints les plus populaires de la chrétienté, dont la statue se trouve dans presque toutes les églises du monde (vous trouverez > ici, la présentation de sa vie et de son oeuvre par notre Saint-Père le Pape Benoît XVI).
Il est connu pour aider à retrouver les objets perdus, mais en dehors de cet aspect un peu anecdotique de la dévotion à Saint Antoine, il est bien vrai qu’il est un très puissant thaumaturge et que depuis près de huit siècles il ne cesse d’obtenir à ceux qui le prient avec confiance des grâces remarquables. Nous vous recommandons donc de ne pas laisser passer le jour de sa fête sans l’invoquer avec ferveur et aussi de ne jamais oublier de le remercier des faveurs qu’il vous a obtenues…
 

* * * * * * *

Saint Antoine de Padoue

Saint Antoine de Padoue, grand et puissant thaumaturge, j’ai recours à vous dans mes nécessités ; je viens implorer votre secours et votre protection, votre conseil et votre consolation.

Vous vous êtes toujours montré compatissant envers toutes les misères humaines, vous intervenez puissamment en faveur de ceux que l’épreuve fait gémir et vous ne négligez aucun des appels qui sont lancés vers vous.

Je viens donc vers vous avec ma pauvreté et ma faiblesse, mais plus encore avec une inébranlable confiance, certain que vous pourrez m’obtenir de notre Dieu si puissant et miséricordieux la (les) grâce(s) que je sollicite en toute humilité… (Ici l’on désigne la grâce ou les grâces que l’on souhaite obtenir.)

Bon saint Antoine, il est bien vrai que je me suis trop souvent montré tiède et pécheur, mais ce sont justement là les motifs qui me font recourir à votre intercession : je mets ma confiance en vous, sachant que je ne peux me prévaloir de mes propres mérites et que vous êtes toujours montré le bienfaiteur des hommes éprouvés. J’ai le ferme espoir que vous ne me refuserez pas votre aide paternelle et que vous ne cesserez d’intercéder pour moi auprès de Dieu jusqu’au jour où ma demande sera agréée.

Ainsi soit-il.

(prière composée par Frère Maximilien-Marie)

En remerciement des grâces obtenues, vous pouvez faire un don en l’honneur de Saint Antoine de Padoue : les sommes récoltées ici nous aideront dans notre fondation religieuse, ainsi que pour la construction, l’aménagement et l’entretien de nos lieux de culte > 

Prière à Saint Antoine de Padoue. dans Nos amis les Saints btn_donateCC_LG

Vous pouvez aussi laisser ci-dessous, en commentaire, le témoignage des grâces que vous avez obtenues par son intercession.

Acte d’offrande de soi-même au Sacré-Coeur de Jésus, composé par Saint Claude de La Colombière.

Profitons de ce mois du Sacré-Coeur, pour lire, relire et pour apprendre à redire fréquemment cette très belle prière, tirée des oeuvres de Saint Claude de La Colombière :

Sacré-Coeur de Jésus

Sacré Coeur de Jésus, apprenez-moi le parfait oubli de moi-même, puisque c’est la seule voie par où l’on peut entrer en Vous. Enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir à la pureté de votre amour, duquel Vous m’avez inspiré le désir. Je sens en moi une grande volonté de Vous plaire, et une grande impuissance d’en venir à bout sans une lumière et un secours très particuliers que je ne puis attendre que de Vous…

Faites en moi votre volonté, Seigneur! Je m’y oppose, je le sens bien, mais je voudrais bien, ce me semble, ne pas m’y opposer. C’est à Vous à tout faire, divin Coeur de Jésus-Christ ; Vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si je me fais saint : cela me paraît plus clair que le jour ; mais ce sera pour Vous une grande gloire et c’est pour cela seulement que je veux désirer la perfection. 

Ainsi soit-il.

*   *   *   *   *   *   *

* Jésuite, que Notre-Seigneur Lui-même qualifia de « fidèle serviteur et parfait ami » et qu’Il envoya à Paray-le-Monial afin qu’il y devienne le confesseur de Sainte Marguerite-Marie (cf. > ici) et que, par là, soit reconnue la vérité des voies mystiques de la religieuse jusque là soupçonnée d’être le jouet d’illusions diaboliques (voir sa biographie et son acte de confiance en Dieu > ici).

Publié dans:Prier avec nous |on 4 juin, 2008 |7 Commentaires »

Le « Souvenez-vous » au Sacré-Coeur.

Conformément à la demande faite par Notre-Seigneur à Sainte Marguerite-Marie en 1675 , la Fête du Sacré-Coeur de Jésus est célébrée le « vendredi qui suit l’octave de la Fête du Très Saint-Sacrement » (Note : la Fête du Saint-Sacrement a lieu normalement le Jeudi qui suit la fête de la Sainte Trinité, dans les pays – comme la France – où ce jeudi n’est pas chômé, la solennité en est reportée au dimanche. La fête du Sacré Coeur se célèbre donc le 2ème vendredi après la fête de la Sainte Trinité).

La fête du Sacré-Coeur, comme la Fête du Saint-Sacrement, est solennisée le dimanche qui suit. Pour nous préparer spirituellement à ces célébrations nous publions ci-dessous ce « Souvenez-vous » au Sacré-Coeur ; nous vous rappelons aussi la prière de confiance au Sacré-Coeur, la prière de Sainte Madeleine-Sophie Barat, et l’acte d’offrande au Sacré-Coeur de Saint Claude de la Colombière que nous avons également mis en ligne sur ce blogue (cf. www, puis ici www, et enfin ici www).

Sacré-Coeur de Jésus

Souvenez-vous,
ô Sacré Cœur de Jésus
,
de tout ce que vous avez fait pour sauver nos âmes,
et ne les laissez pas périr.
Souvenez-vous de l’éternel
et immense amour que vous avez eu pour elles;
ne repoussez pas ces âmes
qui viennent à vous défaillantes
sous le poids de leurs misères,
oppressées sous celui de tant de douleurs.
Soyez touché de notre faiblesse,
des dangers qui nous environnent de toutes parts,
des maux qui nous font soupirer et gémir.
Remplis de confiance et d’amour,
nous venons à votre Cœur, ô Jésus,
comme au cœur du meilleur des pères,
du plus tendre et du plus compatissant des amis.
Recevez-nous, ô Sacré Cœur,
dans votre infinie tendresse,
faites-nous ressentir les effets
de votre compassion et de votre amour ;
montrez-vous notre appui,
notre médiateur auprès de votre Père.
Au nom de votre Précieux Sang et par vos mérites, accordez-nous la force dans nos faiblesses, la consolation dans nos peines, la grâce de vous aimer dans le temps
et celle de vous posséder dans l’éternité.

Ainsi soit-il.

 * * *

Texte des Promesses du Sacré-Coeur
en faveur de ceux qui pratiqueront cette dévotion > ici.

Publié dans:Prier avec nous |on 27 mai, 2008 |3 Commentaires »

2008-26. « Summorum Pontificum cura » : nouvelles déclarations du Cardinal Castrillon Hoyos.

On serait tenté d’écrire : « Le Cardinal Castrillon Hoyos a encore frappé…« 

En effet, le Président de la Commission Pontificale « Ecclesia Dei », après les déclarations faites dans l’ Osservatore Romano du 28 mars dernier que nous avions relayées ici www, a récemment récidivé.

Dans un entretien mis en ligne par Vittoria Prisciandaro (www.sanpaolo.org), puis traduit et diffusé en France par le site « Eucharistie Sacrement de la Miséricorde » (et dont nous donnerons le lien à la fin de ce texte), le Cardinal Castrillon Hoyos laisse entendre un tout autre son de cloche que la plupart de Nos Seigneurs les Evêques de France, dont les manoeuvres pour entraver la mise en application du motu proprio « Summorum Pontificum cura » sont manifestement bien connues, et dont les pseudos arguments sont ici balayés de façon magistrale.

Outre qu’on peut remarquer l’insistance de Son Eminence pour affirmer que le mouvement lefebvriste n’est pas un schisme - ce qui nous stimule à prier et à oeuvrer pour que l’Eglise catholique retrouve une totale unité dans la vérité et la charité -, nous sommes encouragés à rendre à Dieu de très ferventes actions de grâces pour la sollicitude et l’action de notre Saint-Père le Pape Benoît XVI et nous sommes également invités à supplier ardemment le Ciel de nous conserver un tel Pontife. Prions aussi pour que les Evêques, en France particulièrement, cessent de renacler et soient de bons collaborateurs du Saint-Père en se libérant des entraves idéologiques surannées qui les empêchent d’avancer.

Pour lire les déclarations du Cardinal Castrillon Hoyos, cliquer sur ce lien:

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1305081_mgr_hoyos

Prière en l’honneur de la Très Sainte Trinité (*).

la Sainte Trinité avec les Saints. 

« Mon âme vous adore, mon coeur vous bénit, et ma bouche vous loue, ô sainte et indivisible Trinité, Père éternel, Fils unique et bien-aimé du Père, Esprit consolateur qui procédez de leur mutuel amour. Ô Dieu tout-puissant, quoique je ne sois que le dernier de vos serviteurs et le membre le plus imparfait de votre Eglise, je vous loue et je vous glorifie. Hélas! que ne puis-je célébrer vos grandeurs comme les célèbrent les Anges et les Saints! Dans le désert aride de cette vie, appesantis par le poids de notre chair mortelle, éloignés de votre douce présence et distraits par toutes les choses sensibles, nous ne pouvons vous louer dignement. C’est à peine même si nous savons balbutier d’une voix faible quelques paroles d’amour et de reconnaissance.

Je vous invoque, ô Trinité sainte, afin que vous veniez  en moi pour me donner la vie et pour faire de mon pauvre coeur un temple digne de votre gloire et de votre sainteté. Ô Père éternel, je vous en supplie par votre Fils bien-aimé ; ô Jésus, je vous en conjure par votre Père ; ô Saint-Esprit, je vous en conjure au nom de l’amour du Père et du Fils ; augmentez en moi la foi, l’espérance et la charité. Faites que ma foi soit efficace, mon espérance inébranlable, et ma charité féconde. Faites que je me rende digne de la vie éternelle par l’innocence de ma vie et la sainteté de mes moeurs, afin qu’un jour je puisse unir ma voix à celle des Esprits bienheureux pour chanter avec eux durant toute l’éternité : Gloire au Père éternel, qui nous a créés ; gloire à son Fils bien-aimé, qui nous a rachetés par le sacrifice sanglant de la Croix ; gloire au Saint-Esprit, qui nous sanctifie par l’effusion de ses grâces. Honneur et gloire à la sainte et adorable Trinité dans les siècles des siècles. »

Ainsi soit-il !

* Attribuée à Saint Augustin et tirée de l’ouvrage de la Comtesse de Flavigny : « Recueil de prières, de méditations et de lectures » (1864).

Publié dans:Prier avec nous |on 17 mai, 2008 |3 Commentaires »

Prière pour demander les 12 fruits du Saint-Esprit (*).

Ordre du Saint-Esprit

O Esprit-Saint, Amour éternel du Père et du Fils, daignez m’accorder

le fruit de Charité, qui m’unisse à Vous par l’amour;

le fruit de Joie, qui me remplisse d’une sainte consolation;

le fruit de Paix, qui produise en moi la tranquillité de l’âme;

le fruit de Patience, qui me fasse supporter humblement tout ce qui peut contrarier mes goûts particuliers;

le fruit de Bénignité, qui me porte à soulager les nécessités de mon prochain;

le fruit de Bonté, qui me rende bienfaisant envers tous;

le fruit de Longanimité, qui empêche que je me rebute d’aucun délai;

le fruit de Douceur, qui calme en moi tout mouvement de colère, arrête tout murmure, réprime toute susceptibilité dans mes rapports avec le prochain;

le fruit de Foi, qui m’engage à croire, avec une ferme assurance, la sainte Parole de Dieu;

le fruit de Modestie, qui règle mon extérieur;

les fruits de Continence et de Chasteté, qui conservent mon corps dans la sainteté qui convient à votre temple, en sorte qu’après avoir, avec votre assistance gardé mon coeur pur sur la terre, je mérite en Jésus-Christ, selon les paroles de l’Évangile, de voir à jamais mon Dieu dans le séjour de la gloire.

Ainsi soit-il !

(*) inspirée par l’épître de Saint Paul aux Galates (V, 22-23).

Voir aussi la prière au Saint-Esprit tirée des oeuvres de Saint Augustin, ici > www.

Publié dans:Prier avec nous |on 7 mai, 2008 |4 Commentaires »

Neuvaine à Notre-Dame du Cénacle pour préparer la fête de la Pentecôte.

Nous souvenant que, durant les neuf jours qui s’écoulèrent entre l’Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ et la Pentecôte, les Apôtres et les Disciples furent réunis dans la prière autour de la Vierge Marie dans le Cénacle, et que c’est en quelque manière Notre-Dame qui les entraîna et les guida dans cette espèce de « retraite spirituelle » qui les préparait à la venue du Saint-Esprit, nous vous proposons de suivre cet exemple et de réciter quotidiennement, à partir du vendredi qui suit la fête de l’Ascension et  jusqu’au samedi vigile de la Pentecôte, la prière suivante.

La Pentecôte (El Greco)

Prière à NOTRE-DAME du CÉNACLE.

O Vierge très sainte du Cénacle, Marie Immaculée, notre Mère, nous vous en supplions humblement, obtenez-nous les dons du Saint-Esprit, afin qu’unis dans la charité, et persévérant tous ensemble dans la prière, nous puissions, sous votre garde et votre conduite, travailler, par nos soins et nos exemples, au salut des âmes, et mériter ainsi la vie éternelle.
Soyez-nous propice, ô Notre-Dame du Cénacle, dans la nécessité présente ; venez à notre secours et, par vos prières, obtenez-nous cette grâce que nous sollicitons avec ardeur de la toute-puissance et de la miséricorde divines.
Ainsi soit-il.

Notre-Dame du Cénacle, priez pour nous!

Voir également :

« Prière au Saint-Esprit » tirée des oeuvres de Saint Augustin, ici > www

« Prière pour demander les Douze fruits du Saint-Esprit« , ici > www.

2008-23. De l’image miraculeuse de Notre-Dame du Bon Conseil.

Genazzano, est une petite ville du Latium, à près de quarante kilomètres de Rome, où la Très Sainte Vierge est honorée sous le vocable de Notre-Dame du Bon Conseil.

On est certain qu’une petite église dédiée à la Madone existait déjà en ce lieu au Xème siècle. Mais c’est en 1356, par un acte notarié qui attribue cette église aux religieux augustiniens, que nous apprenons que l’église est paroissiale et qu’apparaît aussi pour la première fois le vocable de Notre-Dame du Bon Conseil.

Dans la seconde moitié du XVème siècle, une pieuse veuve du nom de Petruccia – tertiaire augustinienne – donna tous ses biens pour que l’église, qui était en fort mauvais état, puisse être agrandie, restaurée et embellie.
Mais sa fortune fut rapidement engloutie par les travaux sans qu’on puisse les achever. Le chantier fut interrompu et Petruccia fut en butte à quelques sarcasmes de la part de la population qui lui reprochait d’avoir vu trop grand.
La vieille femme (elle était déjà octogénaire) répondit simplement, sans perdre sa sérénité : « Mes enfants, ne soyez pas inquiets car avant que je meure la Vierge Très Sainte et Saint Augustin oeuvreront pour terminer l’église… »

Le 25 avril 1467, à l’heure des vêpres, une nuée lumineuse se manifesta dans l’église tandis que toutes les cloches de la ville se mettaient à sonner sans que personne ne les eût mises en branle : lorsque la nuée se dissipa, elle laissa place, sur l’un des murs de l’église, à une image de la Vierge à l’Enfant.

arrivée de la sainte image à Genazzano

Arrivée de la sainte image à Genazzano le 25 avril 1467

L’émoi fut grand dans la population, et encore plus quand, en examinant l’image de la Madonne, on se rendit compte que – peinte a fresca sur un enduit – elle était comme « suspendue », sans appui ni support naturel, en avant du mur.
Le fait fut dûment constaté et il fut consigné de façon très officielle dans un document, ainsi que les miracles qui ne tardèrent pas à se produire (du 27 avril au 14 août 1467 un notaire local en a répertorié 161, et l’on ne peut dénombrer les grâces spirituelles qui se produisirent dès lors).

Le Pape Paul II envoya deux évêques se rendre compte de ces faits dont la notoriété s’était répandue très rapidement, et ils en attestèrent la réalité.
Ainsi, comme Petruccia l’avait annoncé, en raison de la renommée de ce miracle et de l’afflux des pèlerins, de nombreuses offrandes permirent bientôt l’achèvement des travaux du sanctuaire.

Ajoutons dès à présent qu’il a été constaté encore très récemment et de manière très rigoureuse, que la Sainte Image (qui mesure environ 39,5 cm x 44,4 cm) se trouve toujours en avant de la paroi sur laquelle elle semble peinte : les hommes de science chargés de l’examiner ont pu attester qu’ils ont fait passer depuis le haut jusqu’en bas, entre le mur et la fresque, un fil très fin tendu et tenu de chaque côté de l’image, sans que celui-ci ne rencontre aucun obstacle à sa libre circulation !

Mais d’où provenait cette image de la Madonne ?
Des pèlerins qui avaient connu un sanctuaire de la Vierge situé à Scutari, en Albanie, reconnurent la fresque et racontèrent qu’elle avait disparu de l’église où elle était vénérée, ce qui fut effectivement constaté un peu plus tard.
On a pensé que la divine Providence avait voulut soustraire cette image vénérée aux profanations et destructions que les Turcs, alors maîtres de l’Albanie, multipliaient à cette époque.

Les Souverains Pontifes ont montré en tous temps une singulière vénération pour cette image miraculeuse :
- Urbain VIII, le Bienheureux Pie IX, Jean XXIII et Jean-Paul II sont venus en pèlerinage à ses pieds.
- Innocent XI et le chapitre de la Basilique Vaticane firent couronner solennellement la Sainte Image.
- Benoît XIV approuva l’institution de la Confrérie de Notre-Dame du Bon Conseil dans laquelle il se fit inscrire.
- Paul IV approuva l’office propre de la fête de Notre-Dame du Bon Conseil.
- Enfin Léon XIII érigea le sanctuaire au rang de basilique et ajouta l’invocation « Mater Boni Consilii » aux litanies de la Sainte Vierge.

 

sainte image de Notre-Dame du Bon Conseil

Prière à Notre-Dame du Bon Conseil :

O très glorieuse Vierge Marie, choisie par le Conseil éternel pour être la Mère du Verbe Incarné, la Trésorière des grâces divines et l’Avocate des pécheurs, moi, le plus indigne de vos serviteurs, je recours à Vous, afin que Vous daigniez être mon guide et mon conseil dans cette vallée de larmes. Obtenez-moi par le très précieux Sang de votre divin Fils le pardon de mes péchés, le salut de mon âme et les moyens nécessaires pour l’acquérir. Obtenez à la sainte Eglise le triomphe sur ses ennemis et la propagation du règne de Jésus-Christ sur la terre.

Ainsi soit-il.

frise avec lys naturel

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