Archive pour la catégorie 'Textes spirituels'

2012-37. Principaux évènements et activités prévus pour le mois de juin 2012.

2012-37. Principaux évènements et activités prévus pour le mois de juin 2012. dans Annonces & Nouvelles DSC00210-2-Copie-239x300

Pour nous rejoindre (pour ceux qui nous sont géographiquement les plus proches) ou vous associer par l’intention (pour ceux qui sont loin) aux principaux évènements qui vont jalonner ce mois en notre Mesnil-Marie :

1) Les dimanches et jours de fêtes : participation à la Messe paroissiale (paroisse de rite latin traditionnel), à 10h30, en l’église de Ceyssac (43000).

2) Le chapelet récité dans l’oratoire du Mesnil-Marie devant la statue de Notre-Dame de Compassion est l’occasion de recommander au Coeur douloureux et immaculé de Marie les intentions qui nous sont confiées.

3) Les intentions recommandées par notre Saint-Père le Pape pour ce mois de juin 2012 sont les suivantes :
- intention générale : « Pour que les croyants sachent reconnaître dans l’Eucharistie la présence vivante du Ressuscité, qui les accompagne dans la vie quotidienne ».
- intention missionnaire : « Pour que les chrétiens d’Europe redécouvrent leur identité et participent avec plus d’élan à l’annonce de l’Evangile ».

4) Le mois de juin est le « mois du Sacré-Coeur de Jésus ». Pour prier le divin Coeur de Jésus, vous trouverez dans les pages de ce blogue :
- le texte de la « neuvaine de confiance » > www.
- la prière composée par Sainte Madeleine-Sophie Barat > www.
- la prière de confiance en Dieu de Saint Claude de La Colombière > www
- l’acte d’offrande de Saint Claude de la Colombière > www
- le Souvenez-Vous au Sacré-Coeur > www.
- une prière au Coeur eucharistique de Notre-Seigneur > www
- une prière d’union aux dispositions du Coeur de Jésus en forme de litanies > www.
- un texte de consécration au Sacré-Coeur > www.

coeurdejsuscopie activités dans Chronique de Lully

Calendrier prévisionnel du Mesnil-Marie pour ce mois de juin :

- Vendredi 1er juin (premier vendredi du mois) : Vendredi des Quatre-temps d’été (jeûne) ; au Mesnil-Marie, journée de silence et de solitude.

- Samedi 2 juin (premier samedi du mois) : Samedi des Quatre-Temps d’été (jeûne).
Frère Maximilien-Marie, qui est membre du bureau de l’association « la Ronde des Sucs » (cf. > www), est présent tout le jour au point de départ et d’arrivée des marcheurs qui participent aux randonnées organisées ce jours dans le cadre du « Printemps de la randonnée » autour du village de Borée.

- Dimanche 3 juin : Fête de la Très Sainte Trinité.

Nota bene : le mardi 5 juin la circulation sera quasi impossible dans les cantons du Cheylard et de Saint-Martin de Valamas en raison du passage du critérium du Dauphiné Libéré.

- Mercredi 6 juin : début de la neuvaine préparatoire à la fête du Sacré-Coeur de Jésus.

- Jeudi 7 juin : Fête du Très Saint-Sacrement.

- Vendredi 8 juin : 217ème anniversaire de la mort de Sa Majesté le Roi Louis XVII, enfant martyr, dans la prison du Temple à Paris.

- Samedi 9 juin :
Le matin, frère Maximilien-Marie sera à une réunion de préparation du festival « Montagne, ouvre-toi! » (cf. > www).
L’après-midi, aura lieu la première des promenades contées « Sur les pas du Grand Chanéac », voir ici > www.

- Dimanche 10 juin : Deuxième dimanche après la Pentecôte.
En France, on célèbre ce jour la solennité de la Fête-Dieu : à Ceyssac, nous ferons la procession du Très Saint-Sacrement après la Grand’Messe.

- Vendredi 15 juin : fête du Sacré-Coeur de Jésus (une des fêtes patronales de Frère Maximilien-Marie).

- Samedi 16 juin : fête de Saint Jean-François Régis, apôtre du Vivarais et du Velay (cf > www).
Nota bene : en raison de la course cycliste « l’Ardéchoise », la circulation sera quasi impossible sur les routes autour du Mesnil-Marie depuis le 15 juin en fin de matinée et pendant la journée du 16 juin : il ne sera donc pas possible de se rendre en pèlerinage à La Louvesc ou au Puy en Velay.

- Dimanche 17 juin : Troisième dimanche après la Pentecôte.
Solennité du Sacré-Coeur (le Sacré-Coeur de Jésus et la Sainte Croix sont les titulaires de notre église de Ceyssac). 
Nous commémorerons aussi l’anniversaire du martyre de Monsieur l’abbé Jean-Baptiste Abeillon, né à Coucouron, curé d’Arlempdes (paroisse du diocèse de Viviers avant la révolution): il avait refusé le serment schismatique et fut guillotiné au Puy le 17 juin 1794.

- Jeudi 21 juin : fête de Saint Louis de Gonzague.
A l’occasion de la fête de la musique, Frère Maximilien-Marie propose une audition de chant grégorien, au Mesnil-Marie, à 20h30 :
le second concile du Vatican a rappelé que le chant grégorien est le chant propre de l’Eglise latine et cependant on déplore sa disparition du répertoire des paroisses, cette soirée sera donc l’occasion de découvrir ou de redécouvrir la spiritualité de ce chant plus que millénaire à travers des pièces simples couvrant toute l’année liturgique.

- Samedi 23 juin : vigile de Saint Jean-Baptiste.
Ce soir-là, dans notre hameau, nous allumerons le feu de la Saint Jean

- Dimanche 24 juin : Fête de la nativité de Saint Jean-Baptiste (mémoire du 4ème dimanche après la Pentecôte).

- La semaine du 24 au 30 juin sera marquée par les préparations du festival « Montagne, ouvre-toi! » (cf. > www) et par la présence de plusieurs choeurs des pays de volcans et de sources.

- Mercredi 27 juin : fête de Notre-Dame du Perpétuel Secours.
Frère Maximilien-Marie servira de guide pour la visite de la cathédrale et de la vieille ville du Puy-en-Velay pour la chorale Mater divinae gratiae de Nicolosi (Sicile), qui donnera ce soir-là un concert dans l’église de Saint-Martin de Valamas.

- Vendredi 29 juin : fête des Saints Apôtres Pierre et Paul.

- Samedi 30 juin : fête de Saint Martial.
Festival « Montagne, ouvre-toi! » (cf. > www) et, le soir, concert des Cosaques de Kouban dans l’église Sainte-Marie de Borée.

coeurdejsuscopie calendrier juin 2012 dans De liturgia

2012-34. De Sainte Monique.

En ce 4 mai, jour de sa fête, nous reproduisons ci-dessous le récit des derniers instants de Sainte Monique tel qu’il a été rédigé par son fils, notre glorieux Père Saint Augustin au livre IX des Confessions :

« Seigneur, tu sais que ce jour-là, alors que j’étais avec ma mère, comme nous parlions ainsi et que ce monde pour nous au fil des paroles perdait tout intérêt avec tous ses plaisirs, ma mère dit alors :
« - Mon fils, en ce qui me concerne, plus rien n’a de charme pour moi dans cette vie. Que pourrais-je faire encore ici-bas? Pourquoi y serais-je? Je ne sais pas ; je n’ai plus rien à espérer en ce siècle. Une seule chose me faisait désirer de rester assez longtemps dans cette vie : te voir chrétien catholique avant ma mort. Je suis plus que comblée dans ce que mon Dieu m’a accordé : tu es allé jusqu’à mépriser les félicités de la terre et je te vois son serviteur. Qu’est-ce que je fais ici? »
Que lui ai-je répondu? Je ne m’en souviens pas bien, d’autant que sur ces entrefaites, dans les cinq jours à peine ou ce ne fut guère plus, la fièvre la mit au lit.
Et pendant sa maladie, un jour, elle subit une défaillance et son esprit perdit un instant conscience de ce qui l’entourait. Nous accourûmes, mais elle eut vite repris ses sens ; elle nous vit, mon frère et moi, debout près d’elle, et nous dit avec l’air de quelqu’un qui cherche quelque chose :
– Où étais-je ?
Puis arrêtant ses regards sur nous que la tristesse consternait :
– Vous enterrerez ici votre mère, dit-elle.

Moi, je me taisais et maîtrisais mes larmes ; mais mon frère lui dit quelque chose pour souhaiter, comme un sort plus heureux, qu’elle ne finît pas ses jours sur une terre étrangère, mais dans la patrie. Dès qu’elle entendit cela, son visage devint anxieux, et ses yeux lui lançaient des reproches parce qu’il avait de tels sentiments. Et puis, le regard fixé sur moi :
– Vois ce qu’il dit ! me fit-elle ;
et presque aussitôt, elle ajouta pour tous les deux :
– Enterrez ce corps n’importe où ! Ne vous troublez pour lui d’aucun souci ! Tout ce que je vous demande, c’est de vous souvenir de moi à l’autel du Seigneur, où que vous soyez.
Elle expliqua sa pensée en s’exprimant comme elle pouvait, puis se tut ; la maladie qui s’aggravait la faisait souffrir.

Mais moi, qui songeais à tes dons, ô Dieu invisible, à ce que tu sèmes dans le cœur de tes fidèles et d’où proviennent les moissons admirables, je me réjouissais et te rendais grâce, me rappelant ce que je savais, l’inquiétude si grande qui l’avait toujours agitée au sujet de la sépulture, qu’elle avait prévue et préparée pour elle près du corps de son mari. Oui, parce qu’ils avaient vécu en parfaite concorde, elle voulait encore, tant l’âme humaine a de peine à comprendre les choses divines, ajouter à ce bonheur et faire dire à son sujet par la postérité : il lui fut accordé, après un long voyage outre-mer, qu’une terre conjointe couvrît la terre des deux conjoints.

Mais à quel moment cette vanité, par la plénitude de ta bonté, avait-elle cessé d’occuper son cœur ?
Je l’ignorais et j’étais dans la joie, tout surpris que ma mère me fut apparue ainsi. Déjà cependant, lors de notre entretien à la fenêtre, elle avait dit : « Que fais-je encore ici ? » et rien n’avait laissé voir qu’elle désirait mourir dans sa patrie. De plus, je l’appris plus tard, à peine étions-nous à Ostie que quelques-uns de mes amis, avec qui en toute confiance maternelle elle s’entretenait un jour sur le mépris de cette vie et le bienfait de la mort, en mon absence, furent stupéfaits d’une telle vertu dans une femme – c’est toi qui la lui avais donnée -, et lui demandèrent si elle ne redoutait pas de laisser son corps si loin de son pays.
– Rien n’est loin pour Dieu, répondit-elle, et il n’y a pas à craindre qu’il ne sache point où me retrouver à la fin du monde pour me ressusciter.
Ainsi donc, au neuvième jour de sa maladie, à la cinquante-sixième année de son âge, à la trente-troisième de mon âge, cette âme religieuse et pieuse se détacha du corps. Je lui fermais les yeux et dans mon cœur s’amassaient les flots d’une immense tristesse… »

la mort de Ste Monique - B. Gozzoli

Benozzo Gozzoli : mort de Sainte Monique

Prière de Saint Augustin pour le repos de l’âme de sa mère :

« O mon Dieu, je ne laisse pas de pleurer en votre présence pour celle qui vous a si fidèlement servi, pour celle qui, après m’avoir porté dans son sein pour me faire naître à la lumière passagère de ce monde, me porta depuis dans son coeur, afin de me faire renaître à votre lumière éternelle.

O Dieu de mon coeur, Dieu de miséricorde, quelque sujet que j’aie de me réjouir en vous et de vous rendre grâces de tout le bien que fit ma mère pendant sa vie, je veux laisser à part, quant à présent, toutes ses bonnes oeuvres, et je viens implorer auprès de vous le pardon de ses péchés.

Exaucez-moi, je vous en conjure, par les mérites de celui qui fut attaché pour nous à une croix, et qui, maintenant assis à votre droite, ne cesse d’intercéder pour nous.

Je sais que votre servante a pratiqué les oeuvres de miséricorde, et qu’elle a pardonné du fond de son coeur à ceux qui l’avait offensée : pardonnez-lui donc aussi, mon Dieu, les fautes qu’elle a pu commettre envers vous pendant tout le temps qui s’est passé depuis son baptême jusqu’à sa mort.
Pardonnez-lui, Seigneur, je vous en supplie ; que votre miséricorde l’emporte sur votre justice, parce que vous êtes fidèle dans vos promesses, et que vous avez promis la miséricorde à ceux qui auront été miséricordieux.

Je crois que vous avez déjà fait pour mère ce que je vous demande ; et cependant, Seigneur, puissent les prières que je vous offre être agréables à vos yeux. Elle-même nous recommanda de vous les adresser, et de nous souvenir d’elle à l’autel du Seigneur.

N’oubliez pas, mon Dieu, que celle pour qui je vous prie avait fortement attaché son âme, par les liens d’une foi inébranlable, à cet admirable mystère de notre rédemption. Que rien ne puisse donc l’arracher à la protection de son Dieu ! Que l’ennemi ne réussisse, ni par la ruse, ni par la force, à la séparer de vous ; que son âme repose dans la paix éternelle. Ainsi soit-il!

S. Agostino Roma - Urna di S.Monica

Sarcophage contenant les restes de Sainte Monique dans la basilique Saint Augustin à Rome

2012-33. Reposez en paix, Madame!

Nous venons d’apprendre avec tristesse le rappel à Dieu

ce 2 mai 2012

de 

Madame la duchesse douairière d’Anjou et duchesse de Ségovie 

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* * * * * * *

Née Emmanuelle de Dampierre des ducs de San Lorenzo
le 8 novembre 1913,
Madame vient de s’éteindre, ce 2 mai 2012,
dans sa quatre-vingt-dix-neuvième année,

en sa résidence du Palais Massimo, à Rome. 

Elle était veuve de feu Monseigneur le duc d’Anjou et de Ségovie
(de jure Sa Majesté le Roi Henri VI),

la mère de feu Monseigneur le duc d’Anjou et de Cadix
(de jure Sa Majesté le Roi Alphonse II),

la grand-mère de Monseigneur le duc d’Anjou et de Bourbon
(de jure Sa Majesté le Roi Louis XX)
et l’arrière-grand-mère de Monseigneur le Dauphin Louis, duc de Bourgogne. 

Madame fut pendant plusieurs décades l’âme du Légitimisme.
Nous avions eu le grand honneur de lui être présentés
soit à Paris, à l’occasion des cérémonies organisées autour du 21 janvier,
soit à Rome, à l’occasion des pèlerinages avec l’association des descendants des Zouaves Pontificaux.

Que le Christ-Roi accueille son âme dans Son céleste Royaume ! 

 

fleur-de-lys 3 mai 2012 dans Intentions de priere

2012-31. Principaux évènements prévus en mai 2012.

2012-31. Principaux évènements prévus en mai 2012. dans Annonces & Nouvelles DSC06653-Copie-300x225

Pour nous rejoindre (pour ceux qui nous sont géographiquement les plus proches) ou vous associer par l’intention (pour ceux qui sont loin) aux principaux évènements qui vont jalonner ce mois en notre Mesnil-Marie :

1) Les dimanches et jours de fêtes : participation à la Messe paroissiale (paroisse de rite latin traditionnel), à 10h30, en l’église de Ceyssac (43000).

2) Le chapelet récité dans l’oratoire du Mesnil-Marie devant la statue de Notre-Dame de Compassion est l’occasion de recommander au Coeur douloureux et immaculé de Marie les intentions qui nous sont confiées.

3) Mardi 8 mai : fête de Marie médiatrice de toutes grâces, pèlerinage en l’honneur de Notre-Dame (lieu à préciser, nous contacter > www)

3) Dimanche 13 mai : solennité de Sainte Jeanne d’Arc – fête nationale.

4) Mardi 15 mai : Veillée Culture & Patrimoine, au Mesnil-Marie = « les Contes de Nannette Lévesque », par notre amie Elodie Blanc, historienne et conteuse.

A préciser : l’un des trois jours des Rogations (14, 15 ou 16 mai), Sainte Messe dans l’oratoire du Mesnil-Marie et procession pour implorer la bénédiction et la protection de Dieu sur les travaux et activités des hommes.

5) Du vendredi 18 au samedi 26 mai : neuvaine au Saint-Esprit préparatoire à la fête de la Pentecôte, voir ici > www.

6) Dimanche de la Pentecôte 27 mai : Baptême et première communion de Jean-Baptiste (9 ans et demi, préparé par Frère Maximilien-Marie qui sera son parrain), recommandé aux prières de tous les amis du Refuge Notre-Dame de Compassion.

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Intentions recommandées par notre Saint-Père le Pape Benoît XVI
pour le mois de mai 2012 :

Intention de prière générale : « Pour que soient prises des initiatives qui défendent et renforcent dans la société le rôle de la famille »

Intention missionnaire : « Pour que Marie, Reine du monde et Etoile de l’évangélisation, accompagne tous les missionnaires dans l’annonce de son Fils Jésus ».

2012-28. Sainte Lydwine de Schiedam (fêtée le 14 ou le 15 avril).

La vie de Sainte Lydwine, fêtée le 14 ou le 15 avril (cela dépend des calendriers particuliers : au Mesnil-Marie nous la fêtons le 15, en raison de la fête de Saint Bénézet, cf. > ici) nous conduit à nous approcher – non sans que la nature humaine ne s’en effraie – à l’un des mystères les plus bouleversants de notre vocation chrétienne : la communion aux souffrances du Seigneur Jésus-Christ. Celle-ci, chez certaines âmes d’élite, peut arriver au point qu’elles vont endurer de véritables « supplices » physiques et moraux qui paraissent cruels et épouvantables, mais au travers desquels se réalise la parole de Saint Paul : « Ce qui manque à la Passion du Christ, je l’achève en ma propre chair, pour Son Corps qui est l’Eglise » (Col. I, 24).

2012-28. Sainte Lydwine de Schiedam (fêtée le 14 ou le 15 avril). dans De liturgia 100px-Ordem_Avis.svg_

Lydwine est née le dimanche des Rameaux 18 mars 1380 à Schiedam – petite ville des Pays-Bas -, dans une famille qui était d’origine noble mais tombée dans la pauvreté. Elle était la cinquième, et l’unique fille, de neuf enfants : quatre garçons naquirent avant elle et quatre autres garçons après elle.

Enfant pleine de charme, elle était aussi dès son plus jeune âge attirée par les choses de Dieu au point que vers l’âge de sept ans elle était déjà résolue de se consacrer entièrement au service du Christ.
A partir de son adolescence, sa beauté lui valut des admirateurs et, bien qu’encore très jeune, elle fit l’objet de demandes en mariage. Lydwine les repoussa énergiquement en disant à ses parents : « Je demanderais plutôt à Dieu de me rendre laide pour repousser les regards des hommes. »
Dieu la prit au mot.

Dunselman chute de Lydwine

Chute de Lydwine sur la glace

Elle avait une quinzaine d’années lorsqu’elle fit une chute – en faisant du patin sur un étang gelé – : elle eût une côte brisée.
On la transporta sur son lit et … elle ne le quitta plus jusqu’à sa mort, trente-huit ans plus tard !
Car, malgré tous les soins prodigués, le mal ne fit qu’empirer : d’abord un abcès se forma qui ne lui permettait plus de rester ni couchée, ni assise, ni levée ; perdant l’usage de ses jambes, elle se traînait sur les genoux, sur les coudes, se cramponnant aux meubles.

Ses pleurs, ses cris, ses gémissements effrayaient et éloignaient tout le monde, sauf ses admirables parents, qui ne cessèrent de la soigner avec amour. Mais peu à peu il lui devint même impossible de ramper ainsi.

Trois plaies profondes s’ouvrirent dans son pauvre corps, dont l’une se remplit de vers, qui y grouillaient en telle quantité qu’on en retirait jusqu’à deux cents en vingt-quatre heures. Comme on soulageait les ulcères, une tumeur lui vint à l’épaule, à laquelle s’ajouta bientôt le « mal des ardents » qui dévora ses chairs jusqu’aux os.
Ainsi Lydwine, couchée sur le dos, impuissante à se remuer, n’avait plus que l’usage de la tête et du bras gauche, torturée sans cesse, perdant son sang, dévorée de vers, et pourtant vivant et gardant assez de forces pour ne pas mourir.
À cette nomenclature incomplète de ses maux, il faut ajouter la torture des remèdes inventés par l’ignorante bonne volonté des médecins, qui ne réussirent guère qu’à remplacer une maladie par une autre. 

Malgré ces tourments qui semblent inhumains tellement ils font frémir, Lydwine intensifia son union à Dieu et vécut une intense union au Rédempteur. Elle avait compris que ce qui lui arrivait était une disposition particulière de la Providence dans laquelle elle entra totalement, offrant ses souffrances pour les âmes et pour l’Eglise.

Car en fait, les maladies, les plaies et l’espèce de décomposition physique dans laquelle elle vivait sans mourir étaient en quelque sorte la transposition dans sa chair de la décadence dont la Sainte Eglise souffrait en Occident à cette terrible époque. Lydwine portait tout cela avec un esprit surnaturel, victime de substitution, pour obtenir à l’Eglise la grâce du renouveau spirituel et du retour à l’unité autour du Pape légitime (Lydwine est en effet contemporaine du grand schisme d’Occident qui vit la division de l’Eglise autour de deux puis de trois papes!!!). Elle reçut les sacrés stigmates de la Passion du Seigneur. Et à partir de 1414, jusqu’à sa mort, c’est à dire pendant dix-neuf ans, elle ne se nourrit que de la Sainte Eucharistie.

Dunselman l'Enfant Jésus apparait à Lydwine dans la Sainte Hostie

Sainte Lydwine a une apparition de l’Enfant Jésus dans la Sainte Eucharistie

Jusqu’à la fin, ses maux s’aggravèrent ; mais ses plaies, ses vomissements n’exhalaient plus que des odeurs suaves et parfumées. Aussi on venait plus volontiers la voir, entretenir et écouter ses pieuses exhortations. Rien de plus ardent que sa charité, toujours au service des malheureux qu’elle secourait malgré son indigente pauvreté, et des affligés qui trouvaient auprès d’elle consolation.
On doit aussi ajouter d’incroyables grâces mystiques : bilocation, lecture dans les âmes, réception des sacrés stigmates et participation régulière à la Passion de Jésus, visions du Christ et de la Vierge, compagnie familière de son Ange Gardien qui l’emmena – alors que son corps restait sur son lit de souffrance – visiter les lieux saints et lui fit rencontrer de pieux personnages contemporains qui vivaient à des milliers de kilomètres de là… etc.

Dunselman vie mystique de Lydwine

Quelques unes des grâces mystiques de Sainte Lydwine

Ce fut le mardi de Pâques de l’an 1433 – à l’âge de 53 ans – que Lydwine acheva la montée de son Calvaire : sa passion avait duré un peu plus de trente-sept ans.
Aussitôt son pauvre corps exténué, défiguré, reprit ses couleurs, son embonpoint et la beauté de sa jeunesse ; il exhalait un parfum plus suave que jamais.
Ce corps fut conservé intact, miraculeusement, mais au XVIème siècle les protestants le brûlèrent et on ne conserve plus, en guise de reliques, que les os calcinés retrouvés dans le bûcher…
Aujourd’hui, en nos temps où les chrétiens eux-mêmes ont tellement perdu le sens de la communion aux souffrances rédemptrices du Christ, l’exemple de Sainte Lydwine vient nous « secouer » et nous ramener à cette grande leçon : la grâce ne peut être obtenue que par l’union à Jésus crucifié !

Schiedam : basilique de Sainte Lydwine (le sancturaire)

Vue du sanctuaire de la basilique de Sainte Lydwine

Nota :
la vie de Sainte Lydwine a été écrite en détail avec brio par J.K. Huysmans

Huysmans : vie de Sainte Lydwine

2012-27. Non, ce n’est pas le même Dieu!

Souvent, de plus en plus souvent, on entend dire – et parfois par des prêtres (voire des évêques!) – que chrétiens et musulmans ont « le même Dieu ».
En réalité, le fait que deux religions affirment l’une et l’autre l’existence d’un Dieu unique ne signifie absolument pas que ce soit le même Dieu qui soit adoré par l’une et par l’autre. De même que le fait qu’une religion née sept siècles après l’autre fasse des emprunts aux références de la première, ne signifie pas non plus que cette seconde religion participe à la révélation dont a bénéficié la première!
L’esprit de relativisme qui règne en nos temps, les graves défauts de formation intellectuelle et dogmatique que l’on déplore en Occident, conjugués avec l’action subversive des médias et des hérésiarques de tout poil qui entretiennent la confusion, tendent à endormir la méfiance des chrétiens et leur faire accepter l’inacceptable.
Nous avons demandé à notre amie Marie-Magdeleine, convertie de l’islam, de nous exprimer par écrit ses réactions quand elle entend dire que chrétiens et musulmans ont le même Dieu : qu’elle soit remerciée très chaleureusement de l’avoir fait.

Lully.                        

2012-27. Non, ce n'est pas le même Dieu! dans Commentaires d'actualité & humeurs 01_nolim-300x271

« J’ai cherché celui que mon coeur aime. Je l’ai saisi, je ne le lâcherai pas. » ( Cant III, 1.4)

« Quand j’étais musulmane, je croyais que musulmans et chrétiens avaient le même Dieu parce que Dieu est unique.
En lisant la Sainte Bible et en assistant à la messe (par curiosité), le doute s’est vite installé : Dieu = Allah ?

Suite à plusieurs évènements survenus dans ma vie, j’ai demandé le baptême. Au catéchuménat, en écoutant les explications de l’abbé sur la Sainte Trinité et la divinité de Jésus, je me suis rendue compte que musulmans et chrétiens n’ont pas du tout le même Dieu et qu’Allah ne peut être Dieu.

Des chrétiens aussi croient que c’est le même Dieu : c’est une hérésie ! Ce n’est pourtant pas difficile à comprendre quand on croit à la Sainte Trinité ! Est-ce parce qu’ils n’ont aucune connaissance de l’islam ? Ou pour avoir la paix ? Si un chrétien croit que musulmans et chrétiens ont le même Dieu – et il y a même des prêtres qui le disent, ce qui me choque profondément - c’est grave, car alors ils ignorent la divinité de Jésus !!!

Les musulmans ne reconnaissent pas la Sainte Trinité, ni la divinité de Jésus, ils refusent d’admettre que Jésus est Fils de Dieu. Allah « ni il n’engendre, ni il est engendré ».
La foi de tous les chrétiens repose sur la Trinité. Le mystère de la Très Sainte Trinité est le mystère central de la foi et de la vie chrétienne. Dieu seul peut nous en donner la connaissance en se révélant comme Père, Fils et Saint-Esprit. L’Incarnation du Fils de Dieu révèle que Dieu est le Père éternel, et que le Fils est consubstantiel au Père, Il est en Lui et avec Lui le même Dieu unique.
« La foi catholique consiste en ceci : vénérer un seul Dieu dans la Trinité, et la Trinité dans l’unité, sans confondre les Personnes ni les séparer » (cf. Symbole de Saint Athanase > www).

La foi des musulmans : un Dieu unique et son messager, le « prophète » Mohammed (un « prophète » qui n’a en aucune manière mené une vie sainte !).
Les musulmans ne croient pas à l’Incarnation, ni au don du Saint-Esprit.

« Le Verbe de Dieu fait homme », cette phrase m’a bouleversée.
La foi en l’Incarnation véritable du Fils de Dieu est le signe distinctif de la foi chrétienne. Sans perdre la nature divine, Il a assumé la nature humaine (ce qui est blasphème pour les musulmans).
Jésus-Christ est vrai Dieu et vrai homme. Il est l’unique médiateur entre Dieu et les hommes. Le Fils de Dieu a travaillé avec des mains d’homme, Il a pensé avec une intelligence d’homme, Il a agi avec une volonté d’homme, Il a aimé avec un coeur d’homme. Né de la Vierge Marie, Il est vraiment devenu l’un de nous, en tout semblable à nous, hormis le péché.
Mais le Dieu des musulmans, « Allah », est inconnaissable !

« Issa » (Jésus) dans le coran, est-il Jésus de la Bible ?
Marie du coran est-elle Marie de la Bible ? Je renvoie aux études et publications du Père Edouard-Marie Gallez (et par exemple ici > www).
Si c’est la même Marie, pourquoi ne la reconnaissent-ils pas Mère de Dieu (alors qu’ils reconnaissent qu’elle a enfanté en demeurant vierge) ? Pour les musulmans, Marie n’est pas « la servante du Seigneur », alors je me demande pourquoi la Sainte Vierge a accepté d’enfanter cet enfant ? Pourquoi Il a été « conçu du Saint-Esprit et est né de la Vierge Marie, si ce n’est pas Dieu qui vient à nous » ? La Vierge Marie, « le fruit le plus excellent de la rédemption », a « coopéré au salut des hommes avec sa foi et son obéissance libre », elle a prononcé son oui « au nom de toute la nature humaine ».
Si Marie du coran n’est pas Mère de Dieu, nous ne pouvons avoir le même Dieu !

Dieu peut-Il envoyer Son Fils et puis Mohammed ?
Dieu peut-Il avoir deux paroles, comme les pécheurs ?
Dieu ne serait-Il pas sûr ? Dieu peut-Il se tromper ? Changer d’avis ? Non !
Et si Mohammed a été envoyé après jésus, alors à quoi a servi la mort et la rédemption de Jésus ?

Dans le christianisme, un Dieu d’amour qui pardonne, et en islam Allah, un « dieu » de haine qui punit, châtie et a déjà destiné des hommes pour l’enfer… Notre Dieu n’a créé personne pour aller en enfer.

Allah, un « dieu » qui permet à l’homme quatre femmes (et pourquoi pas une demi douzaines?) ! Heureusement que nous sommes différents des animaux! Merci, Seigneur, pour le sacrement de mariage!

Notre Dieu n’a pas créé le mal, le « dieu » des musulmans a créé le mal.

Il faut voir la vidéo de l’abbé Pagès « appel aux musulmans modérés » (cf. > www).

« Nul ne peut aller au père que par Moi », par ce verset, je comprends aussi que musulmans et chrétiens n’ont pas le même Dieu. Pour aller au Père, il faut passer par Jésus, et les musulmans ne passent pas par Jésus, ne reconnaissent pas sa divinité.

Je partage avec vous ce passage que j’ai trouvé dans le « Dictionnaire de la réplique » (publié par le Centre Henri et André Charlier aux éditions Godefroy de Bouillon), sous la signature A.D.V. : « Le coran est le « Verbe fait livre », la vérité, non pas incarnée, à la différence du christianisme, mais imprimée de sorte que ce n’est pas Mohammed qui est l’équivalent de Jésus, mais – toute proportion gardée – le coran lui-même. »

                        Marie-Magdeleine.

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Triduum de prières à l’intention de notre Saint-Père le Pape Benoît XVI

Triduum de prières à l'intention de notre Saint-Père le Pape Benoît XVI dans Intentions de priere B-XVI

En cette année 2012
Notre Saint-Père le Pape Benoît XVI
va célébrer

1) le 16 avril, le 85ème anniversaire de sa naissance et de son baptême
et 2) le 19 avril, le 7ème anniversaire de son élévation au Souverain Pontificat.

Il est d’usage d’offrir des cadeaux à ceux que l’on aime à l’occasion de leurs anniversaires, n’est-ce pas?
Alors offrons à notre bon Pape un beau cadeau spirituel : celui d’un triduum de prières ferventes à l’intention de son auguste personne et pour son ministère en butte à tant d’oppositions et de critiques.

Les 16, 17 et 18 avril,  j’offre à Dieu, par les mains de Marie, Mère de l’Eglise, ma journée, et tout au long de chacune de ces journées j’offre des prières et des sacrifices,
puis le jeudi 19 avril, autant que possible, j’assiste à la Messe et j’offre la Sainte Communion à l’intention de notre bien-aimé Pontife. (*)

arms-Copie anniversaire dans Prier avec nous

Prières pour le Souverain Pontife :

V./ Prions pour notre Pape Benoît.
R./ Que le Seigneur le protège, qu’il le garde en vie, qu’il le rende heureux sur la terre et ne l’abandonne pas à la merci de ses ennemis.

Oraisons :

O Dieu qui êtes le Pasteur et le Guide de tous les fidèles, regardez avec bienveillance Votre serviteur Benoît que Vous avez voulu placer comme pasteur à la tête de Votre Eglise : accordez-lui de pouvoir, par la parole et par l’exemple, assurer les progrès des siens, afin qu’il parvienne à la vie éternelle avec le troupeau qui lui a été confié. Nous Vous le demandons par Jésus-Christ Notre-Seigneur.

Ainsi soit-il! 

Dieu tout puissant et éternel, ayez pitié de Votre serviteur notre Pape Benoît, et, dans votre bonté, dirigez-le sur le chemin du salut éternel ; afin qu’avec Votre aide il désire ce qui Vous plaît et l’accomplisse de toutes ses forces. Nous Vous le demandons par Jésus-Christ Notre-Seigneur.

Ainsi soit-il!

Ô Marie, Mère de l’Eglise, priez pour lui!
Saint Joseph, priez pour lui!
Saint Pierre et Saint Paul, priez pour lui!
Saint Benoît, priez pour lui! 

Anneau-du-pêcheur-du-Saint-Père-Benoît-XVI-Copie-261x300 Benoît XVI

L’anneau du Pêcheur de notre Saint-Père le Pape Benoît XVI
(cliquer sur l’image pour la voir en plus grand format)

 (*) Les prêtres qui célèbrent la Sainte Messe avec le Missel Romain traditionnel, ne doivent pas oublier qu’il existe dans les « Missae votivae ad diversa », un formulaire « in die coronationis Papae et in eius anniversario ».

Publié dans:Intentions de priere, Prier avec nous |on 11 avril, 2012 |2 Commentaires »

2012-25. « Le temps de la souffrance et de l’épreuve, s’il est vécu avec le Christ, avec foi en Lui, renferme déjà la lumière de la Résurrection… »

Paroles prononcées par notre Saint-Père le Pape Benoît XVI
à l’issue du Chemin de Croix au Colisée
ce Vendredi Saint 6 avril 2012. 

Crucifix chapelle Rome

Chers frères et sœurs,

Nous avons rappelé, dans la méditation, dans la prière et dans le chant, le parcours de Jésus sur le chemin de la Croix : un chemin qui semblait sans issue et qui au contraire a changé la vie et l’histoire de l’homme, a ouvert le passage vers les « cieux nouveaux et la terre nouvelle » (cf. Apoc. XXI, 1). Spécialement en ce jour du Vendredi Saint, l’Église célèbre, avec une intime adhésion spirituelle, la mémoire de la mort en croix du Fils de Dieu, et dans sa Croix elle voit l’arbre de la vie, fécond d’une nouvelle espérance.

L’expérience de la souffrance marque l’humanité, marque aussi la famille ; combien de fois le chemin se fait éprouvant et difficile ! Incompréhensions, divisions, préoccupation pour l’avenir des enfants, maladies, difficultés de toutes sortes. En notre temps, ensuite, la situation de nombreuses familles est aggravée par la précarité du travail et par les autres conséquences négatives provoquées par la crise économique. Le chemin de la Via Crucis, que nous avons spirituellement parcouru à nouveau ce soir, est une invitation pour nous tous, et spécialement pour les familles, à contempler le Christ crucifié pour avoir la force d’aller au-delà des difficultés. La Croix de Jésus est le signe suprême de l’amour de Dieu pour chaque homme, c’est la réponse surabondante au besoin qu’a chaque personne d’être aimée. Quand nous sommes dans l’épreuve, quand nos familles doivent affronter la souffrance, la détresse, regardons vers la Croix du Christ : là nous trouvons le courage pour continuer à marcher ; là nous pouvons répéter, avec une ferme espérance, les paroles de saint Paul : « Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ? la détresse? l’angoisse? la persécution? la faim? le dénuement? le danger? le supplice?…Oui, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés » (Rom. VIII, 35.37).

Dans les malheurs et dans les difficultés nous ne sommes pas seuls ; la famille n’est pas seule : Jésus est présent avec son amour, il la soutient de sa grâce et lui donne l’énergie pour aller de l’avant, pour affronter les sacrifices et pour surmonter les obstacles. Et c’est à cet amour du Christ que nous devons nous adresser quand les déviations humaines et les difficultés risquent de blesser l’unité de notre vie et de la famille. Le mystère de la passion, mort et résurrection du Christ encourage à aller de l’avant avec espérance : le temps de la souffrance et de l’épreuve, s’il est vécu avec le Christ, avec foi en lui, renferme déjà la lumière de la résurrection, la vie nouvelle du monde ressuscité, la pâque de chaque homme qui croit à sa Parole.

Dans cet Homme crucifié, qui est le Fils de Dieu, la mort elle-même aussi acquiert un nouveau sens et une nouvelle orientation, elle est rachetée et vaincue, elle est un passage vers la nouvelle vie : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit » (Jn 12, 24). Confions-nous à la Mère du Christ. Elle qui a accompagné son Fils sur le chemin douloureux, elle qui était au pied de la Croix à l’heure de sa mort, elle qui a encouragé l’Église à sa naissance pour qu’elle vive en présence du Seigneur, qu’elle conduise nos cœurs, les cœurs de toutes les familles à travers le vaste mysterium passionis vers le mysterium paschale, vers cette lumière qui déborde de la Résurrection du Christ et montre la victoire définitive de l’amour, de la joie, de la vie, sur le mal, sur la souffrance, sur la mort. Amen.

2012-25.

Litanies de la Passion.

Nota : ces litanies n’appartiennent pas au Rituel Romain et il n’est pas permis de les réciter dans un acte du culte public de la Sainte Eglise. Le texte de ces litanies est traduit des livres d’office propres aux moniales de la Visitation auxquelles le saint Pape Pie X avait accordé, par un décret du 21 mai 1906, de les réciter privément mais en commun au choeur, ce qu’elles accomplissaient depuis le premier vendredi du carême jusqu’au Mercredi Saint inclusivement.

Litanies de la Passion. dans De liturgia Philippe-de-Champaigne-Sainte-Face

Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, qui pour notre rédemption êtes descendu du Ciel, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, qui avez daigné naître de la glorieuse Vierge Marie, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, qui pour nous avez voulu être circoncis, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, qui avez été adoré par les Mages, ayez…
Jésus-Christ, qui, pauvre et exilé, avez dû fuir en Egypte,
Jésus-Christ, qui avez voulu être baptisé par Jean dans le Jourdain,
Jésus-Christ, qui avez célébré la Cène avec vos disciples,
Jésus-Christ, qui avez institué le Sacrement de votre précieux Corps,
Jésus-Christ, qui avez prié pour nous jusqu’à suer du sang en abondance,
Jésus-Christ, qui avez été trahi par un baiser de Judas,
Jésus-Christ, qui n’avez pas refusé d’être lié à une colonne,
Jésus-Christ, qui pour nous avez été frappé jusqu’au sang,
Jésus-Christ, qui avez été couronné de très dures épines,
Jésus-Christ, qui avez été condamné par Pilate,
Jésus-Christ, qui, chargé du bois très lourd de la Croix, avez gravi le mont du Calvaire, 
Jésus-Christ, qui avez été élevé sur la Croix,
Jésus-Christ, qui avez prié votre Père pour ceux qui Vous crucifiaient,
Jésus-Christ, qui avez été abreuvé de fiel et de vinaigre,
Jésus-Christ, qui en mourant sur la Croix avez incliné votre très doux visage,
Jésus-Christ, qui avez été transpercé par la lance et avez racheté le monde par votre propre Sang,
Jésus-Christ, qui avez été enseveli dans le sépulcre,
Jésus-Christ, qui, le troisième jour, êtes ressuscité par votre propre puissance,
Jésus-Christ, qui êtes monté au Ciel le quarantième jour,
Jésus-Christ, qui avez envoyé l’Esprit Paraclet sur vos disciples,
Jésus-Christ, qui siégez à la droite de Dieu le Père,
Jésus-Christ, qui viendrez pour juger les vivants et les morts, ayez pitié de nous.

Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

V/. Ô Vous qui avez souffert pour nous,
R/. Seigneur, ayez pitié de nous.

Prions.

Seigneur Jésus-Christ, qui pour le salut du genre humain avez voulu souffrir par vos cinq Plaies : accordez-nous, nous Vous en supplions, que, en raison du culte que nous rendons à vos blessures sacrées, nous méritions d’être absous de tous nos péchés ; accordez-nous aussi d’achever la vie présente par une bonne fin et que nous ne soyons jamais séparés de la contemplation de votre très douce vision, ô Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles.

Ainsi soit-il!

P. de Champaigne  - le Christ mort

Publié dans:De liturgia, Prier avec nous |on 23 mars, 2012 |3 Commentaires »
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