Archive pour la catégorie 'Textes spirituels'

2007-8. Nous sommes en guerre…

Réflexions faites au soir de la fête de St Michel.

Saint Michel gif

Oui, nous sommes en guerre !

Ce n’est pas moi qui l’affirme, c’est Saint Thomas d’Aquin qui l’écrit : « Jusqu’au jour du jugement, nous sommes en guerre ».
Et il ne fait que résumer ce que les Saintes Ecritures ont dit et répété à l’envie :

- Saint Paul à Timothée : « Nul ne sera couronné s’il n’a légitimement combattu » (2 Tim.II, 5).

- Notre-Seigneur Jésus-Christ : « Le Royaume des cieux souffre violence, et ce sont les violents qui s’en emparent » (Matth. XI,12) ; « Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive » (Matth. X,34) ; « Que celui qui n’a point d’épée vende sa tunique pour en acheter une » (Luc. XXII,36)…

– Déjà dans l’Ancien Testament, le Saint homme Job s’était exclamé : « Vraiment, la vie de l’homme sur la terre est un combat » (Job VII,1).

Bien sûr le glaive, l’épée, la violence, le combat, la lutte sans merci dont il est ici question sont essentiellement d’ordre spirituel. La pugnacité qui nous est recommandée n’a rien à voir avec les conséquences peccamineuses de la colère, de l’orgueil, de la jalousie ou de la cupidité… Et la violence nécessaire à ceux qui veulent faire leur salut est une vertu.

Ce mot de vertu a, si souvent en français, perdu son sens originel de force, qu’on en oublie l’origine militaire et que, d’une qualité « quasi musculaire » du caractère éprouvé par la violence des contradictions, on en est arrivé à désigner par lui la mièvrerie d’une inconsistante sainteté de vitrail aux tons pastels !

Mais le christianisme n’est pas une religion à l’eau de rose faite pour des émasculés !
Le Christ, s’Il est le « Prince de la Paix » n’est cependant pas « le doux rêveur de Galilée », préfigurateur des adeptes du « peace and love » : Sa doctrine est forte, virile, militante…
Sa vie terrestre, pourtant remplie de scènes profondément attendrissantes, n’est en rien puérilement fade et affectée, et elle s’achève dans un spectaculaire et sanglant combat. Combat en grec, se dit « agônè ».

L’Eglise, qu’Il a fondée, tant qu’elle est en chemin sur la terre, est militante.
Le sacrement de la Confirmation, qui communique à l’âme la plénitude des dons du Saint-Esprit, fait du chrétien un soldat du Christ. Le Chrême dont le fidèle est marqué rappelle l’huile dont les gladiateurs et les athlètes s’enduisaient pour fortifier leurs muscles et offrir moins de prise à l’adversaire…

Comment a-t-on pu dénaturer la doctrine chrétienne au point d’en faire une sorte d’humanitarisme gélatineux qui ne peut nullement s’identifier à la vertu de charité ?
Comment est-il possible d’avoir trahi le message évangélique au point de le ravaler à une sorte de fraternité universelle post-romantique qui n’a plus rien de surnaturel ?
La charité chrétienne n’est pas la « solidarité » : elle est plus grande, plus large, plus profonde ; elle est surtout d’une autre nature !
Le respect chrétien n’est pas la « tolérance » : il est bien plus en accord avec la véritable dignité de l’homme créé libre, à l’image et à la ressemblance de Dieu, et il n’est en rien une couverture servant à justifier l’indifférentisme et l’absence de ferveur !

« La vie de l’homme sur la terre est un combat : militia est vita hominis super terram » (Job VII,1).
Beaucoup de traductions françaises édulcorent cette affirmation du Saint-Esprit.
Militia : le mot latin est difficile à rendre en français, il ne désigne pas seulement l’engagement sanglant du combat, il signifie aussi le « service militaire », l’entrainement et la vie de caserne dans toute la rigueur de la discipline des armées antiques.

Cette fête du saint Archange Michel est là pour nous le rappeler.
En contemplant la haute et pure figure de l’ange chevalier, nous sommes invités à retremper notre courage et à fortifier notre zèle dans le combat de chaque jour, dans le combat de chaque heure, dans le combat de chaque instant, pour l’établissement du règne de la charité dans nos coeurs, dans nos comportements, dans nos vies, dans nos sociétés… qu’elles soient religieuses ou civiles !
Parce que le règne de la charité n’est pas une chose facile et sans obstacles.

Celui qui refuse de combattre est vaincu d’avance.
Celui qui pense être dispensé du combat est souvent un lâche qui se berce d’outrecuidantes illusions sur son propre compte.
Car, selon la percutante parole de notre bienheureux Père Saint Augustin : « Ou bien tu mets à mort l’iniquité, ou bien c’est l’iniquité qui te tue ! »

Il n’y a pas de troisième voie.

Publié dans:Textes spirituels |on 29 septembre, 2007 |1 Commentaire »

Prières pour demander l’assistance de Saint Michel.

* * * * * * * * *

O Marie, Reine des Anges,
daignez envoyer le Saint Archange Michel
pour me secourir et me défendre dans le cours de cette vie
et pour m’assister à ma dernière heure!

Ainsi soit-il.

Combat de St Michel et des anges.

* * * * * * * * *

Puissante Vierge immaculée, Reine du ciel et de la terre,
nous vous en supplions très humblement,
intercédez en notre faveur :
demandez à Saint Michel et à ses saintes légions
de nous assister et de nous soutenir dans les combats de cette vie!
Qu’ils viennent fortifier nos coeurs et nos corps dans la lutte
pour écarter et pour vaincre tous les obstacles
au règne du divin Coeur de votre Fils,
dans nos âmes et dans la société tout entière!

Ainsi soit-il.

* * * * * * * * *

Saint Michel Archange,
défendez-nous dans le combat ;
soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon.
Que Dieu exerce sur lui son empire,
nous vous le demandons en suppliant!
Et vous, Prince de la milice céleste,
repoussez en enfer, par la force divine,
Satan et les autres esprit mauvais
qui rodent dans le monde pour la perte des âmes.

Ainsi soit-il.

 * * * * * * * * *

Prière à Saint Michel composée par Saint Louis de Gonzague :

« Ô prince invincible, gardien fidèle de l’Église de Dieu et des âmes justes, vous qui, animé d’une si grande charité et d’un si grand zèle, avez livré tant de batailles et accompli d’entreprises, non pour vous acquérir à vous-même renommée et réputation, comme le font les capitaines de ce monde, mais pour accroître et défendre la Gloire et l’Honneur que nous devons tous à notre Dieu, en même temps que pour satisfaire au désir que vous aviez du salut des hommes, venez, je vous en prie, au secours de mon âme qui est attaquée continuellement et mise en danger par ses ennemis : la chair, le monde et le démon. Vous avez conduit jadis le peuple d’Israël dans le désert, veuillez aussi être mon guide et mon compagnon dans le désert de ce monde, jusqu’à ce que vous m’ayez conduit hors de tout danger dans la terre des vivants, dans cette bienheureuse patrie d’où nous sommes tous exilés. »

Voir aussi les prières en l’honneur de Saint Michel publiées ici > www.

Publié dans:Prier avec nous |on 29 septembre, 2007 |2 Commentaires »

2007-5. Ce que représente chez nous le 24 septembre.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

La fête de Notre-Dame de la Merci, qui est célébrée le 24 septembre, n’est pas vraiment une fête populaire en France : ce vocable de la Vierge paraît même un peu étrange à beaucoup de fidèles… Mais notre Frère Maximilien-Marie l’aime particulièrement, et il y a deux raisons à cela :

1) Quand il avait quatre ans et quelques semaines, le samedi 24 septembre 1966 (donc jour dont on pourrait écrire qu’il était doublement placé sous la protection de Notre-Dame), il fut protégé d’une manière singulière : percuté par une automobile qui lui fit faire un vol plané avant de lui passer sur le corps, il sortit absolument indemne de cet accident, et – dès ce moment-là – il affirma que c’était la Sainte Vierge qui l’avait sauvé. Il demanda à ses parents un pèlerinage d’action de grâces à la basilique de Notre-Dame de Bon Secours, sanctuaire marial du Bas Vivarais, et à cette occasion il se donna sans retour à cette Mère de Miséricorde.

Voici la statue du XVIIème siècle, sculptée en bois de noyer par un imagier local, aux pieds de laquelle il fit cette offrande de lui-même dans laquelle il reconnaît l’origine de sa vocation :

la statue de la Vierge telle qu'elle était présentée avant les saccages modernistes

Lablachère (Vivarais) : statue de Notre-Dame de Bon Secours  dans la basilique du même nom
telle qu’elle était présentée  avant le vandalisme postconcilaire.

2) C’est encore un 24 septembre – en 1989 – qu’il prononça ses voeux perpétuels. Frère Maximilien-Marie en célèbre l’anniversaire avec une grande ferveur intérieure chaque année.

Contrairement à ce que certains se sont plu à raconter, il n’a jamais été relevé de ses voeux mais, lorsque sa communauté d’origine changea de statuts et modifia ses constitutions, s’engageant dans des orientations qui ne correspondaient plus exactement aux textes sur lesquels il avait prononcé ses voeux ni aux aspirations qui l’avaient amené à entrer dans cette communauté, l’Eglise – par l’intervention de l’Evêque du lieu – prit la chose en considération et octroya à Frère Maximilien-Marie un « indult d’exclaustration » tout à fait régulier.
Ainsi il lui était permis en conservant ses voeux et le droit de porter l’habit religieux, de vivre en dehors de son institut de profession. C’est un devoir de vérité de le rappeler parce que, bien évidemment, on a fait circuler des versions bien différentes de ces événements.

Je vous souhaite à tous une bonne journée sous la protection de Notre-Dame de la Merci, la Vierge compatissante qui brise les chaînes des esclavages, qu’ils soient physiques ou spirituels, psychologiques ou affectifs…

Lully.

Voir aussi :
- Origines du Refuge ND de Compassion > ici
- Comment le Refuge ND de Compassion est arrivé en Vivarais > ici
- Jubilé des 25 ans de profession perpétuelle > ici

Publié dans:Chronique de Lully, De Maria numquam satis |on 24 septembre, 2007 |11 Commentaires »

2007-4. De Notre-Dame de La Salette.

Encore ce mercredi 19 septembre 2007.

N’ayant pas obtenu de Frère Maximilien-Marie qu’il m’autorise à sortir de la maison, j’ai bien été contraint de faire contre mauvaise fortune bon coeur et d’employer mon temps à d’autres activités que la chasse aux mulots, musaraignes, rats des moissons, et autres campagnols.

Ainsi donc, comme Frère Maximilien-Marie avait dit que nous fêtions ce 19 septembre le 161ème anniversaire de l’apparition de la Très Sainte Vierge Marie à La Salette, j’en ai profité pour faire quelques recherches qui m’ont beaucoup intéressé.

Je vous recommande donc de lire ou de relire le récit de l’apparition de Notre-Dame, mais plus encore le texte du secret confié à la petite Mélanie, puisque d’assez récentes recherches dans les archives du Saint-Siège ont démontré de manière péremptoire que ce qui avait été publié en 1879 par la voyante était bien conforme à ce qu’elle avait rédigé à l’intention du Bienheureux Pie IX en 1846, donnant un démenti irréfragable aux négations d’une partie importante du clergé français dès 1879 et jusqu’à nos jours puisque au sanctuaire même de La Salette les prêtres le tiennent encore aujourd’hui le silence là-dessus (vous trouverez ces textes ici > www).

Vierge en pleurs

La Vierge Marie annonçait le relâchement des prêtres et des consacrés, jusqu’au reniement ; elle prophétisait l’apostasie des nations chrétiennes, gouvernées par des chefs ayant perdu le sens du bien ; elle prédisait la crise de l’Eglise, la perte de la Foi, la raréfaction des vocations religieuses ; elle décrivait à l’avance les vices et les crimes d’une société qui a renié les valeurs morales et spirituelles, ainsi que les malheurs conséquents par lesquels elle se châtiera elle-même…

Comment rester insensible aux larmes de cette Vierge de Compassion et de Pitié venue avertir les hommes et leur rappeler la voie du Salut?

Comment aussi ne pas penser que ce que Notre-Dame de La Salette annonçait a trouvé une réalisation certaine depuis le milieu du XXème siècle? Paul VI lui-même n’avait-il pas fini par reconnaître que « les fumées de satan » s’étaient introduites dans le sanctuaire?

Ce « pressant appel » – selon les termes mêmes employés par Notre-Dame – lancé à la terre le 19 septembre 1846 est toujours d’une brûlante actualité… Y a-t-il parmi ceux qui liront les lignes que je trace ce soir des « enfants chéris » de Marie et des « combattants de la lumière » qui aideront à mettre un terme à l’éclipse que subit la Sainte Eglise et se donneront généreusement pour que « tout soit renouvelé et que Dieu soit servi et glorifié » en vérité?

Lully.

Prière : « Ave Maria » en l’honneur de la Vierge de Compassion:

Je vous salue, Marie, pleine de douleurs;
Jésus crucifié est avec vous;
Vous êtes digne de compassion entre toutes les femmes
et digne de compassion est Jésus, le fruit de vos entrailles.

Sainte Marie, Mère de Jésus crucifié,
c’est nous qui avons attaché à la Croix votre divin Fils :
Obtenez-nous des larmes de repentir et d’amour,
maintenant et à l’heure de notre mort.

Ainsi soit-il.

 Prière :

 On trouvera ici > www des explications sur le chapelet des Sept Douleurs de Notre-Dame et ici > www une neuvaine en l’honneur de Notre-Dame des Douleurs.

Publié dans:De Maria numquam satis, Prier avec nous |on 15 septembre, 2007 |1 Commentaire »

2007-2. « Et Nomen Virginis Maria ».

«  Et le Nom de la Vierge était Marie. » (Luc I, 27).

2007-2.

Comme j’aime bien me pelotonner sur les genoux de Frère Maximilien-Marie quand il est à l’oratoire, le matin au moment de l’oraison : tout en faisant mine de rien, je profite de ses réflexions et j’en alimente les miennes. Vous le savez bien, nous, les chats, nous sommes très intuitifs et nous n’avons pas besoin des paroles pour pénétrer la pensée de quelqu’un!

Ainsi donc, ce matin, tout naturellement, il a fait porter ses réflexions sur la fête de ce 12 septembre, la fête du Saint Nom de Marie. Quand on vit dans une maison qui a justement pour nom « Le Mesnil-Marie = la maison de Marie », on est particulièrement attentif à marquer les fêtes de Notre-Dame.

Donc « le nom de la Vierge était Marie » : la liturgie insiste et se fait répétitive pour attirer l’attention des fidèles sur les trésors de grâce contenus dans le nom de la Mère du Sauveur à laquelle s’applique de manière suréminente ces vers du poète :

 » Marie, si l’on voulait votre nom retourner
L’on trouverait : aimer!…« 

Charmante anagramme de notre bon vieux Ronsard (oui, oui! j’ai étudié aussi la poésie avec mon papa-moine)!

* * * * * * *

Le « Mesnil-Marie » appartient à Notre-Dame, elle en est la Souveraine, selon l’étymologie que les Pères de l’Eglise attribuent à ce nom (j’ai vérifié, c’est écrit dans le livre que Frère Maximilien-Marie utilisait ce matin pour sa prière).

Voulez-vous la preuve cette oeuvre est bien placée dans l’obédience de la Très Sainte Vierge Marie?
La voici : j’ai retrouvé une photo qui montre mon papa-moine en train de lire l’acte de consécration au Coeur de Jésus et Marie de cette maison  et de l’oeuvre qu’elle abrite ; c’était le 15 août 2006.

11lectureconscration consécration au Coeur de Jésus et Marie dans De liturgia

15 août 2006 : consécration du Mesnil-Marie au Coeur de Jésus et Marie

Mais nous le savons bien aussi, comme « Elle est plus Mère que Reine » (Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face), la maison sur laquelle s’exerce la souveraineté de Notre-Dame est la maison où l’on vit dans l’amour de Marie : on y aime Marie et on y est aimé de Marie.

Par Marie, on est conduit à plus et à mieux aimer Jésus. Par elle, on est introduit dans l’intimité du Coeur de Jésus. Par elle encore, on est porté à « faire tout ce qu’il nous dira » (Joan. II,5), pour que l’eau (inodore, incolore et sans saveur) de notre médiocrité soit transformée en vin savoureux.

Lully.

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