Archive pour la catégorie 'Textes spirituels'

2019-52. De la triple donation de la France.

- mardi 21 juin 1429 -

à Saint-Benoît sur Loire

Est-il besoin de présenter et de commenter longuement ce texte ?
Sa concision même et les paroles presque lapidaires de Sainte Jeanne d’Arc sont plus éloquentes que de longues démonstrations argumentées : la France est à Dieu, et Dieu la confie au Roi légitime en qualité de lieu-tenant.
C’est simple et limpide, et c’est tout le sens de nos engagements qui sont spirituels qui, en toute cohérence, ont nécessairement des conséquences temporelles.

Rencontre-Charles-et-Jeanne

Jeanne devant Charles VII
(enluminure du manuscrit de Martial d’Auvergne « Les Vigiles de Charles VII », vers 1484 – BNF)

Jehanne dit à Charles :

« Sire, me promettez-vous de me donner ce que je vous demanderai ? »

Le Roi hésite, puis consent.

« Sire, donnez-moi votre royaume ».

Le Roi, stupéfait, hésite de nouveau ; mais, tenu par sa promesse et subjugué par l’ascendant surnaturel de la jeune fille :

« Jehanne, je vous donne mon royaume ».

Cela ne suffit pas : la Pucelle exige qu’un acte notarié en soit solennellement dressé et signé par les quatre secrétaires du Roi ; après quoi, voyant celui-ci tout interdit et embarrassé de ce qu’il avait fait :

« Voici le plus pauvre chevalier de France : il n’a plus rien ».

Puis aussitôt après, s’adressant aux secrétaires :

« Écrivez : Jehanne donne le royaume à Jésus-Christ ».

Et bientôt après :

« Jésus rend le royaume à Charles ».

Père Jean Dupuy, o.p., Bibliothèque de l’Ecole des Chartes, 1885, p. 652,
d’après le Breviarium historiale, texte rédigé au cours de l’été 1429.

Sacre de Charles VII - vitrail de l'église de Lunévillenéville - détail

Le sacre de Charles VII
(détail d’une verrière de l’église de Lunéville)

Publié dans:Non classé |on 20 juin, 2019 |2 Commentaires »

2019-51. D’un très touchant pèlerinage auprès des Saintes Hosties de Pézilla-la-Rivière.

Mercredi 19 juin 2019,
Fête de Sainte Julienne Falconiéri, vierge ;
Mémoire des Saints Gervais et Protais, martyrs ;
Vigile de la Fête du Très Saint Sacrement.

Pézilla la Rivière vue aérienne

Vue aérienne de Pézilla-la-Rivière
avec au centre l’église des Saintes Hosties

blason de Pézilla la Rivière

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Dans sa dernière chronique, au début du mois d’avril (cf. > ici), le Maître-Chat Lully vous parlait de mon déplacement en Roussillon à l’invitation du Cercle Légitimiste Hyacinthe Rigaud.
Après le temps des célébrations pascales, à partir du début mai, la maladie de mon très aimé félin puis son trépas ont considérablement perturbé les prévisions qu’il avait établies pour ses publications dans ce blogue : il avait en effet projeté de partager avec vous quelques unes des meilleures photographies que j’ai prises lors des visites et pèlerinages que j’ai accomplis aux alentours de Perpignan et de vous les commenter. Il m’incombe donc, avec du retard, de m’en acquitter maintenant.

* * * * * * *

La fête du Très Saint Sacrement (cf. > ici), me donne donc aujourd’hui l’occasion de vous parler de ma visite à l’église des Saintes Hosties de Pézilla-la-Rivière.
Dans les pages de ce blogue, Lully vous a déjà raconté de manière précise et détaillée l’histoire des Saintes Hosties et du petit sucrier qui fut miraculeusement doré par Notre-Seigneur Lui-même (voir > ici), je n’ai donc pas lieu d’y revenir.

Pour moi, connaissant de manière livresque depuis près de quarante ans l’existence de ce prodige, j’aspirais depuis fort longtemps à me rendre à Pézilla-la-Rivière pour vénérer les Saintes Hosties et le sucrier doré : je suis donc infiniment reconnaissant à nos amis du Cercle Hyacinthe Rigaud de m’y avoir conduit le mercredi 3 avril dernier et de m’y avoir permis de rencontrer Monsieur l’abbé Benoît de Roeck, actuel curé, qui m’a réservé un accueil des plus sympathiques, et auquel je tiens à adresser publiquement ici mes plus chaleureux remerciements.

Pézilla-la-Rivière - église intérieur

Intérieur de l’église des Saintes Hosties à Pézilla-la-Rivière

L’excellente surprise que j’ai eue en entrant dans l’église de Pézilla-la-Rivière a été de constater, au premier coup d’œil, que les Saintes Hosties, qui depuis des décennies étaient assez rarement visibles, conservées à part dans un tabernacle, depuis le 23 avril 2017, ont été replacées dans le ciborium du retable du maître-autel qui avait été édifié pour les recevoir, avec le sucrier miraculeusement doré.

Il faut remercier Son Excellence Monseigneur l’Evêque d’Elne et Perpignan d’avoir nommé expressément Monsieur l’abbé de Roeck à Pézilla-la-Rivière pour y relancer le culte des Saintes Hosties et en refaire un pôle de dévotion eucharistique.

Pézilla-la-Rivière 23 avril 2017

Cérémonie du 23 avril 2017, présidée par Son Excellence Monseigneur l’Evêque d’Elne et Perpignan,
au cours de laquelle les Saintes Hosties et le sucrier miraculeux ont été placés dans le trône d’exposition
du retable du maître-autel de l’église de Pézilla-la-Rivière 

Ce trône d’exposition, bien sécurisé et bien mis en valeur, attire automatiquement le regard dès que l’on entre dans l’église, et, de ce fait attire également l’élan de l’âme fidèle : cette mise en valeur favorise donc de manière évidente la contemplation des Saintes Hosties et du sucrier miraculeux, contribuant à susciter l’intériorisation, la prière, l’adoration…

Pézilla-la-Rivière maître-autel et exposition

Pézilla-la-Rivière ciborium

Cette très intelligente et dévote mise en valeur m’a donc permis de réaliser de nouveaux clichés très précis de l’ostensoir des Saintes Hosties et du sucrier miraculeux que je suis heureux de vous présenter ci-dessous en complément de celles qui avaient été publiées en 2014 avec l’article relatant le miracle (cf. > ici).

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Saintes Hosties

Sucrier miraculeux

Angelorum esca nutrivisti populum tuum,
et Panem de cœlo praestitisti eis, alleluia !
Vous avez nourri votre peuple de la nourriture des anges,
et Vous lui avez donné le Pain du ciel, alléluia !

(2ème antienne de l’office du Très Saint-Sacrement)

frise avec lys naturel

Publié dans:Non classé |on 19 juin, 2019 |3 Commentaires »

2019-50. Simples questions au jour anniversaire de la victoire de Patay.

Mardi 18 juin 2019,
Fête de Saint Ephrem, confesseur et docteur de l’Eglise ;
590ème anniversaire de la victoire de Patay (18 juin 1429).

18 juin 1429 - bataille de Patay

La victoire de Patay (Lionel Royer – basilique du Bois-Chenu, à Domremy)

Imaginez un seul instant que, au lieu de prendre l’épée et d’entraîner les hommes d’armes à la bataille, Jeanne ait voulu susciter un grand défilé pacifiste « Je suis Charlie (VII) »
Imaginez un seul instant que, au lieu de flanquer de bonnes déculottées aux Godons et aux Bourguignons, elle ait organisé des « meetings » pour la paix, au nom de la fraternité universelle (obligatoire et laïque)…
Imaginez un seul instant que, au lieu de proclamer : « Les hommes d’armes combattront et Dieu donnera la victoire », elle ait lancé des débats télévisés sur une chaîne d’information continue avec les représentants du « Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples », de la « Ligue des droits de l’homme », du « Conseil pontifical justice et paix » et de « l’Ordre indépendant du B’nai B’rith »
Imaginez un seul instant qu’au lieu de renvoyer de l’armée les ribaudes et d’inciter les guerriers à la confession, elle ait établi des « marches des fiertés » festives et colorées pour que tous les types de sexualité puissent s’épanouir librement parmi les soldats…
Imaginez un seul instant qu’au lieu d’entendre dévotement la Sainte Messe les deux genoux en terre et d’y communier, elle ait préféré participer à des rencontres œcuméniques où chacun serait venu dire son sentiment avec la certitude que l’Esprit-Saint lui parle directement au cœur…
Imaginez un seul instant qu’au lieu de s’obstiner à vouloir conduire à Reims pour y être sacré un Roi qui doutait de sa propre légitimité, elle ait coordonné un référendum d’initiative populaire où chacun se serait exprimé sur la forme du gouvernement à donner à la France…
Imaginez un seul instant qu’au lieu de rappeler que le Roi légitime est lieu-tenant de Dieu en France, elle ait institué le suffrage universel  (à la proportionnelle) en affirmant que « le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation »
Imaginez qu’au lieu de s’acharner à « bouter l’Anglois hors de France », elle se soit érigée en prophétesse de l’accueil indifférencié de tous les hommes et de toutes les différences…

C’est en se posant de semblables questions, qui pourraient alors donner lieu à la rédaction d’époustoufflantes uchronies que nous pouvons mesurer à quel point Chesterton était un véritable prophète lorsqu’il écrivait en 1908 : « Le monde moderne n’est pas méchant ; sous certains aspects, le monde moderne est beaucoup trop bon. Il est plein de vertus désordonnées et décrépites. Quand un certain ordre religieux est ébranlé (comme le fut le christianisme à la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices que l’ont met en liberté. Les vices, une fois lâchés, errent à l’aventure et ravagent le monde. Mais les vertus, elles aussi, brisent leur chaînes, et le vagabondage des vertus n’est pas moins forcené et les ruines qu’elles causent sont plus terribles. Le monde moderne est plein d’anciennes vertus chrétiennes devenues folles… » (Gilbert Keith Chesterton, « Orthodoxie »).

C’est en se posant de semblables questions que l’on réalise la décadence absolue de notre époque, tant sur le plan intellectuel que spirituel, la décadence de la pensée politique et de la pensée religieuse.

C’est en se posant de semblables questions que l’on perçoit de manière irréfragable que si Jeanne avait agi ainsi elle ne serait pas devenue sainte, la sainte que nous aimons, admirons et vénérons.

C’est en se posant de semblables questions que l’on réalise que s’il en eût été ainsi en 1429, nous ne serions sans doute aujourd’hui ni français ni catholiques, parce qu’il n’y aurait probablement plus depuis belle lurette ni France ni catholicisme !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Blason de Sainte Jeanne d'Arc

Publié dans:Non classé |on 18 juin, 2019 |7 Commentaires »

2019-45. Neuvième anniversaire de Monseigneur le Dauphin Louis et de son frère jumeau Monseigneur le duc de Berry.

Ce mardi 28 mai 2019, en fin de matinée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux un message à l’occasion du neuvième anniversaire de la naissance de ses fils, NN.SS. les Princes Louis et Alphonse de France, respectivement d’une part duc de Bourgogne et Dauphin de France, et d’autre part duc de Berry (cf. > ici).

« Chers Louis et Alphonse,
Vous voir grandir dans la santé et la joie est, depuis votre naissance, ma priorité.
Vous êtes des enfants responsables, appliqués, affectueux, généreux, bien élevés, c’est pourquoi je suis très fier de vous.
Bon anniversaire et continuez à être ainsi.
Votre père qui vous aime. »     

Baptême des Princes Louis et Alphonse de France

Sous le texte de ce message, le Prieur de la Confrérie Royale a envoyé ce commentaire :

« Les membres de la Confrérie Royale prient avec une ferveur particulière en ce jour pour Monseigneur le Dauphin Louis et pour Monseigneur le duc de Berry. 
Longue et heureuse vie à nos chers petits Princes ! »

Trois lys blancs

Publié dans:Non classé |on 28 mai, 2019 |3 Commentaires »

2019-43. « Dominus dedit, Dominus abstulit… Sit Nomen Domini benedictum. »

Le Seigneur me l’avait donné, le Seigneur me l’a repris…
Que le Nom du Seigneur soit béni !
(cf. Job I, 21 b)

Lully chat augustinien

Le Maître-Chat Lully aux pieds de notre Bienheureux Père Saint Augustin

Vendredi 24 mai 2019,
Fête de Marie Auxiliatrice (explication de cette fête > ici) ;
Anniversaire du début du massacre des ecclésiastiques otages de la Commune (cf. > ici).

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Les lecteurs de ma page Facebook l’ont déjà appris en milieu de journée, hier, jeudi 23 mai, et je dois bien me résoudre à vous en faire part dans les pages de ce blogue – son blogue – alors que les heures de la nuit avancent, impitoyablement, sans me permettre de trouver le sommeil : Monseigneur le Maître-Chat Lully a rendu à son divin Créateur sa belle âme de petit félin
Je n’ai aucune honte à écrire ici que mon âme et mon cœur sont dans une incommensurable tristesse, quand bien même pourraient s’en scandaliser ceux qui penseraient que ce n’était « qu’un animal » et qu’il y a ici-bas tant d’autres motifs d’affliction bien « plus sérieux et plus graves »… 

Je n’ai pas le cœur ni la force à écrire beaucoup de choses en ce milieu de nuit, même si les pensées et les souvenirs se bousculent en moi : sans m’égarer en aucune manière dans quelque forme d’antropomorphisme, je me contenterai de dire que Lully, affectueusement surnommé « le Maître-Chat » (en référence à la nouvelle de Charles Perrault intitulée « Le Maître-Chat ou le conte du Chat botté » cf. > ici), était pour moi un compagnon tout-à-fait exceptionnel avec lequel, dès son plus jeune âge, s’était établi une relation très particulière dont bien peu de personnes peuvent soupçonner toute la profondeur et la richesse.
Je pourrais écrire de très nombreuses choses : récits, anecdotes, facéties, leçons de sagesse et de vies apprises à son école. Il était véritablement un don de Dieu à mes côtés, et je ne peux que redire avec le saint homme Job : « Le Seigneur me l’avait donné, le Seigneur me l’a repris : comme il a plu au Seigneur ainsi a-t-il été fait : que le Nom du Seigneur soit béni ! » (cf. Job I, 21 b).

En ce jeudi 23 mai où la « Principauté » du Mesnil-Marie était inondée de lumière radieuse, vers la neuvième heure – selon l’usage antique de marquer les moments du jour -, alors que le soleil entamait son lent déclin qui nous conduirait jusqu’à la nuit, dans un endroit où, vivant, Son Altesse Sérénissime Monseigneur le Maître-Chat aimait s’allonger pour contempler et méditer tout en s’offrant voluptueusement aux rayons bienfaisants du soleil, j’ai déposé en terre ce qui n’était déjà plus qu’une enveloppe vide, saisie par la rigor mortis…

Depuis que j’ai commencé à en publier l’annonce sur Facebook, j’ai déjà reçu des dizaines et des dizaines de messages d’amitié, de soutien, de condoléances, de compassion, et de témoignages qui me touchent au plus haut point : je les reçois avec une émotion profonde, avec gratitude, avec action de grâces…
En raison de ce modeste blogue, le Maître-Chat Lully comptait beaucoup dans le cœur de très nombreux amis, jamais rencontrés physiquement, mais avec lesquels ce sont tissés les liens d’une grande et pure authenticité.

A moi-même, nul doute qu’il me faudra du temps, beaucoup de temps, pour réaliser qu’il ne surgira pas à tout moment, silencieux et si affectueusement despotique, pour me rappeler à ma condition d’humble serviteur, pour se pelotonner en ronronnant sur mes genoux pendant mon oraison ou ma lectio divina, pour venir joyeux à ma rencontre lorsque je rentrerai au Mesnil-Marie, pour me piquer ma chaise lorsque je me lèverai et pour me rappeler à l’observance de tous les innombrables rituels qu’il avait instaurés dans notre vie de « vieux couple » heureux !
Aussi, bien que je m’y fusse peu à peu préparé dans les derniers jours de sa maladie et surtout dans les longues heures de cette dernière nuit avant son trépas où, blottis l’un contre l’autre et les yeux dans les yeux nous nous sommes dit tant de choses en silence, accordez-moi, je vous prie, le temps nécessaire des larmes et de l’émotion…

Chers Amis du Maître-Chat Lully, je vous en remercie.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Jean-Féry Rebel : « Tombeau pour Monsieur de Lully »
(faire un clic droit sur l’image ci-dessous, puis « ouvrir dans un nouvel onglet »)

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans:Non classé |on 24 mai, 2019 |40 Commentaires »

2019-42. Vincent Lambert : le soutien de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon et l’engagement de l’Union des Cercles Légitimistes de France.

Ce lundi 20 mai dans l’après-midi, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux et sur son blogue le communiqué suivant :

Communiqué de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon
en soutien à Vincent Lambert :

« Je tiens à exprimer mon soutien le plus ferme aux parents de Vincent Lambert qui se battent pour le maintien en vie de leur fils hospitalisé au CHU de Reims.
Il n’est pas imaginable dans une société civilisée que soit mis un terme à l’hydratation et l’alimentation, c’est à dire tout simplement à la vie d’un être humain qui, quoique fragile et actuellement diminué, n’est cependant aucunement en fin de vie. 
Ceci reviendrait en effet à froidement le condamner à mort. Je souhaite donc vivement que son cas soit traité avec toute l’humanité, la compassion et la sagesse possible. 
S’agissant d’un innocent handicapé, incapable de se défendre, le choix de la vie doit toujours l’emporter sur celui de la mort. 
Ce choix est celui de l’humanité et de l’Espérance. »

Vincent Lambert

Le soutien sans réserve de
l’Union des Cercles Légitimistes de France
à Vincent Lambert et à ses parents

« J’avais soif et vous m’avez donné à boire. »

 Le CHU de Reims l’a annoncé : son personnel « soignant » arrêtera dans la semaine du 20 mai l’hydratation et l’alimentation de Vincent Lambert.

Depuis plusieurs années, les parents de Vincent Lambert et plusieurs membres de sa famille luttent pour que ne soit pas mis fin à la vie de leur fils, de leur frère. Cette affaire revêt aujourd’hui une importance particulière. Elle se place au cœur de la défense pour la vie. Si Vincent est mis à mort, l’un des derniers garde-fous de notre civilisation tombera, parce que ceux qui veulent le tuer entendent par là-même ouvrir la voie à la légalisation et à l’institutionnalisation du meurtre par euthanasie.

L’UCLF invite à prendre part à la bataille qui se déroule à Reims aujourd’hui. Elle invite ses membres à prier et à jeûner pour Vincent et sa famille, pour la France.

Elle invite surtout les légitimistes à continuer sans cesse leur combat pour le retour de l’union du trône et de l’autel, seul véritable remède à cette peste révolutionnaire qui ne cesse depuis plus de deux cents ans de nuire toujours plus à l’homme et d’offenser son Créateur.

Pierre Bodin,
président de l’Union des cercles légitimistes de France

 * * * * * * *

« Les contre-vérités au sujet de Vincent Lambert. Dans cette affaire, répétons-le : AUCUN acharnement thérapeutique ; AUCUNE machine ne retient Vincent en vie de manière artificielle ; nourrir, donner à boire à un homme malade, à un enfant, à un bébé qui ne peut le faire seul n’a jamais été considéré comme un acte d’acharnement thérapeutique… Donner à manger et à boire à un malade est au contraire un soin élémentaire et a toujours été considéré comme tel…

 Comment peut-on ne serait-ce qu’envisager d’arrêter d’hydrater et d’alimenter un malade ? Vincent est gravement handicapé depuis dix ans… Il n’est pas en fin de vie.

Sa présence depuis DIX ANS dans une unité de SOINS PALLIATIFS (dix ans en soins palliatifs !?!)… Encore plus une aberration qu’un paradoxe !

VINCENT EST EN VIE. Ils disent vouloir le « laisser mourir », mais il existe une grande différence entre « laisser mourir » et « tuer ». L’affaire Lambert, c’est l’enjeu d’une vie, c’est aussi un enjeu de civilisation. »

* * * * * * *

On pourra aussi relire le communiqué publié conjointement le 17 avril 2018 par l’Union des Cercles Légitimistes de France et la Confrérie Royale > ici

Publié dans:Non classé |on 20 mai, 2019 |7 Commentaires »

2019-41. Du sermon de Saint Antoine de Padoue aux poissons.

Après avoir évoqué il y a quelques jours Saint Antoine le Grand, appelé aussi Saint Antoine du désert ou Saint Antoine d’Egypte (cf. > ici), je veux aujourd’hui évoquer un autre très grand saint qui porte lui aussi ce prénom d’Antoine et qui figure au nombre des saints les plus populaires et les plus vénérés dans toute la Chrétienté : Saint Antoine de Padoue.
J’ai déjà eu l’occasion de vous parler de la grande dévotion qui est la nôtre envers cet extraordinaire thaumaturge (par exemple > ici). Vous trouverez aussi dans les pages de ce blogue la belle catéchèse du 10 février 2010 dans laquelle le pape Benoît XVI a présenté sa vie et son œuvre (cf. > ici), ainsi que la prière que j’ai composée et qui, selon les témoignages reçus, semble avoir quelque « efficacité » (cf. > ici).
Mais en ce jour, je veux tout simplement retranscrire ici le chapitre XL des « Fioretti » de Saint François d’Assise qui raconte l’un des miracles de Saint Antoine de Padoue : le sermon aux poissons.
Dieu, qui n’a de mépris pour aucune de Ses créatures, se sert parfois de ces animaux que certains « spirituels » considèrent comme négligeables, au prétexte qu’ils ne sont pas dotés, comme l’homme, d’un esprit créé à l’image et à la ressemblance de Dieu et appelé à recevoir la vie divine, pour donner de grandes leçons et confondre ceux qui se prétendent « spirituels » et en raison de cela n’ont point d’égard pour les animaux…

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Saint Antoine de Padoue prêchant aux poissons - vitrail de l'église Saint-Ferdinant à Arcachon

Saint Antoine de Padoue prêchant aux poissons
(vitrail de l’église Saint-Ferdinand à Arcachon)

Gif animé poisson d'avril 3

Du miracle que Dieu fit lorsque Saint Antoine, étant à Rimini, prêcha aux poissons de la mer

Le Christ béni voulant montrer la grande sainteté de son très fidèle serviteur Saint Antoine, et combien dévotement il fallait entendre sa prédication et sa sainte doctrine, se servit une fois entre autres des animaux sans raison, c’est-à-dire des poissons, pour reprendre la sottise des infidèles hérétiques (note : il s’agissait de personnes séduites par les erreurs des cathares), à la manière dont il avait jadis, dans le Vieux Testament repris par la bouche de l’ânesse, l’ignorance de Balaam.

Saint Antoine était donc une fois à Rimini où il y avait une grande multitudes d’hérétiques, et il voulait les ramener à la lumière de la vraie Foi et dans le chemin de la Vérité : pendant plusieurs jours il leur prêcha et disputa avec eux de la Foi du Christ et de la Sainte Ecriture ; mais non seulement ils ne se rendaient point à ses saints discours, mais même, comme endurcis et obstinés, ils ne voulaient pas l’écouter ; aussi, un jour, par divine inspiration, Saint Antoine s’en alla à l’embouchure du fleuve au bord de la mer ; et se tenant sur la rive entre la mer et le fleuve, il commença, comme s’il prêchait, par dire aux poissons de la part de Dieu :
« Ecoutez la parole de Dieu, vous poissons de la mer et du fleuve, puisque les infidèles hérétiques refusent de l’entendre. »

A peine eut-il ainsi parlé qu’il vint aussitôt vers lui, à la rive, une telle multitude de poissons, grands, petits et moyens, que jamais dans cette mer et dans ce fleuve on en avait vu une si grande quantité ; et tous se tenaient la tête hors de l’eau et demeuraient attentifs tournés vers le visage de Saint Antoine, tous en très grande paix, en très grand calme, en très grand ordre ; car au premier rang et le plus près de la rive se tenaient les plus petits poissons, et derrière eux les poissons moyens, et en arrière encore, où l’eau était plus profonde, les plus grands poissons.

Les poissons étant donc ainsi rangés en tel ordre et disposition, Saint Antoine commença à leur prêcher solennellement ; il parla ainsi :
« Mes frères les poissons, vous êtes fort obligés, selon votre pouvoir, de rendre grâce à votre Créateur, qui vous a donné un si noble élément pour votre habitation, en sorte qu’à votre choix vous avez des eaux douces et des eaux salées ; Il vous a donné beaucoup de refuges pour éviter les tempêtes ; Il vous a donné encore un élément clair et transparent et la nourriture qui vous permette de vivre. Dieu votre Créateur courtois et plein de bonté, quand Il vous créa, vous donna l’ordre de croître et de vous multiplier, et vous donna Sa Bénédiction. Puis, au déluge universel, alors que mouraient tous les autres animaux, Dieu vous conserva seuls sans dommage. Ensuite, Il vous a donné des nageoires pour pouvoir aller çà et là partout où il vous plaît. A vous il fut accordé, par le commandement de Dieu, de garder le Prophète Jonas et après trois jours de le rejeter à terre sain et sauf. Vous avez offert le cens à Notre-Seigneur Jésus-Christ qui, comme un petit pauvre, n’avait pas de quoi payer. Par un mystère singulier, vous avez été la nourriture de l’éternel Roi Jésus-Christ avant et après Sa Résurrection. Pour tout cela, vous êtes extrêmement obligés de louer et de bénir Dieu, qui vous a donné tant de bienfaits de plus qu’aux autres créatures. »

A ces paroles et enseignements, et autres semblables de Saint Antoine, les poissons commencèrent à ouvrir la bouche et à incliner la tête, et par ces signes de respect et d’autres encore, ils louaient Dieu comme il leur était possible.
Alors Saint Antoine, voyant un tel repsect des poissons envers leur Créateur, se réjouit en esprit et dit à haute voix : « Béni soit le Dieu éternel, parce que les poissons des eaux L’honorent plus que ne le font les hommes hérétiques, et que les animaux sans raison écoutent mieux Sa Parole que les hommes infidèles ».
Et plus Saint Antoine prêchait, plus croissait la multitude des poissons, et pas un ne quittait la place qu’il avait prise.

A ce miracle, les gens de la ville commencèrent d’accourir et, parmi eux, y vinrent même les susdits hérétiques, qui, voyant le miracle si merveilleux et manifeste, le coeur touché de componction, se jetèrent tous aux pieds de Saint Antoine pour entendre sa prédication.
Alors Saint Antoine commenca de prêcher sur la Foi Catholique et prêcha si noblement sur ce sujet qu’il convertit tous ces hérétiques et les fit retourner à la vraie Foi du Christ ; tous les fidèles en demeurèrent en grande allégresse, réconfortés et fortifiés dans la Foi.
Cela fait, Saint Antoine congédia les poissons avec la bénédiction de Dieu, et tous s’en allèrent donnant de merveilleux signes d’allégresse ; et le peuple fit de même.
Puis Saint Antoine resta à Rimini pendant nombre de jours, prêchant et produisant beaucoup de fruits spirituels dans les âmes.

A la louange du Christ. Amen.

Fioretti de saint François d’Assise, chapître XL.

Gif animé poisson

Publié dans:Non classé |on 16 mai, 2019 |4 Commentaires »

2019-40. De la très admirable abbatiale de Saint-Antoine en Dauphiné.

Samedi 11 mai 2019,
Fête transférée de Marie-Médiatrice de toutes grâces (habituellement célébrée le 8) ;
Commémoraison de Saint Mamert, évêque et confesseur (le 1er des saints de glace) ;
Anniversaire de la translation des reliques de Saint Antoine le Grand en Dauphiné (11 mai 1070).

Saint-Antoine l'Abbaye - gravure

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Dans sa chronique du 18 janvier dernier (cf. > ici), le Maître-Chat Lully, évoquant le pèlerinage que j’avais accompli la veille auprès des reliques de Saint Antoine le Grand (appelé aussi Saint Antoine d’Egypte ou Saint Antoine du désert), vous promettait la publication d’une série de photographies de cette admirable église abbatiale prises ce 17 janvier.
Les jours, les semaines et les mois ont passé… La promesse tient toujours !
Tout vient à point pour qui sait attendre : comme c’est aujourd’hui, 11 mai, l’anniversaire de la translation des reliques du « Père de tous les moines d’Orient et d’Occident », la date me paraît particulièrement indiquée pour tenir la promesse que le Maître-Chat vous avait alors faite.

Le village de Saint-Antoine l’abbaye se trouve à proximité de Saint-Marcellin, dans l’actuel département de l’Isère. Il s’appelait autrefois Saint-Antoine en Dauphiné, nom qui avait supplanté, à partir de l’arrivée des reliques de Saint Antoine déposées dans l’église du prieuré bénédictin qui était établi ici, celui de La Motte aux bois qu’il portait originellement.
Voici aujourd’hui la vue de l’ensemble du bourg, couronné par les bâtiments de l’abbaye, qui se découvre à vos yeux, émergeant des brumes matinales, lorsque vous arrivez par le sud au matin de la fête liturgique de Saint Antoine.

Saint-Antoine l'Abbaye, vue générale

Après avoir gravi les ruelles pentues du bourg, vous avez aujourd’hui deux possibilités pour accéder à l’église abbatiale.
La première est cette entrée monumentale de l’ancienne abbaye : elle donne accès à la grande cour en bordure de laquelle sont bâtis les communs, ainsi qu’une partie des bâtiments claustraux.
C’est aujourd’hui l’entrée la plus usitée.

Porte d'entrée de l'abbaye

Voici cette grande cour telle qu’elle apparaît lorsqu’on passe le porche.
Comme elle est plantée d’arbres : il est plus facile d’en apprécier les dimensions et la perspective en hiver, lorsque les branches sont dépouillées de leurs feuilles.

La grande cour de l'abbaye

C’est ainsi en particulier que l’on peut admirer dans son ensemble la façade du pavillon abbatial qui domine cette grande cour…

Pavillon abbatial

… et avoir un recul suffisant pour admirer le clocher, avec sa toiture caractéristique de tuiles vernissées.

clocher de l'abbatiale

A la base de ce clocher se trouve l’entrée latérale de l’église abbatiale, qui donne dans le transept sud.

entrée latérale de l'abbatiale

C’est également depuis cette grande cour que l’on peut admirer l’ensemble du côté sud de l’église, avec les grandes baies gothiques des chapelles latérales édifiées entre les contreforts du bas-côté : chacune de ces baies gothique présente des caractéristiques originales, différentes de celles de sa voisine.

côté sud de l'abbatiale

Le second accès à l’église abbatiale, qui était jadis le principal pour les pèlerins, est constitué par un escalier qui amène à une porte donnant directement sur le parvis de l’église.

Degré de la porte du parvis de l'abbatiale

Porte du parvis

Parvis aperçu par la porte du dégré

Cette vue aérienne ancienne permet de bien voir la disposition de l’église abbatiale, et l’ensemble des bâtiments claustraux, ainsi que les deux portes d’accès : tout à gauche, en avant de l’église, la porte accédant sur le parvis, et tout à droite la porte monumentale de l’abbaye.

vue aérienne de l'ensemble abbatial

En arrivant sur le parvis, on est saisi par la beauté de la façade occidentale (malgré les dommages que lui firent subir les huguenots).

façade principale de l'abbatiale Saint-Antoine

L’étroitesse du parvis ne permettant pas d’avoir un recul suffisant pour la photographier dans son intégralité, j’ai là encore dû recourir à une ancienne carte postale offrant une vue aérienne.

Façade occidentale de l'abbatiale

Entrons maintenant dans l’abbatiale : on est impressionné par l’harmonie des proportions et la luminosité de l’édifice.

Nef principale vue générale

Levons les yeux pour admirer la succession des croisées d’ogives des voûtes de la grand’nef…

voûtes de la grand nef

… ainsi que l’élégance des voûtes de l’abside.

voûtes de l'abside

Le maître-autel, réalisé en 1667, est édifié légèrement en avant du transept.
Son architecture est tout-à-fait originale.

Maître-autel

Ce maître-autel renferme la châsse dans laquelle sont conservées les reliques de Saint Antoine le Grand.
Sur la face antérieure, on remarque une ouverture ovale très ouvragée, fermée par un volet de bois intérieur qui, lorsqu’on l’ouvre, permet d’apercevoir la châssse.

maître-autel : face antérieure

Une autre curiosité consiste dans le fait que les degrés de l’autel sont en nombre pair et non impair.

Maître-autel

Il ne comporte pas de tabernacle, mais il est surmonté d’une espèce d’oculus à l’intérieur duquel est suspendu la colombe symbolisant le Saint-Esprit.
Au sommet, deux anges debout élèvent une couronne fermée au-dessus du « Tau » qui est l’un des insignes de Saint Antoine le Grand et de l’Ordre des Antonins.

Maître-autel, face arrière et voûtes

La face arrière du maître-autel est élevée en bordure du transept.
Ce transept a en effet été conçu pour être un lieu de passage pour les pèlerins : passage qui sépare le sanctuaire et le chœur des religieux.
C’est à cet endroit précis que l’on peut être au plus près de la châsse de Saint Antoine : en effet une ouverture semblable à cette qui se trouve sur la face antérieure est pratiquée dans cette face arrière.
Au dessus de cette ouverture on peut lire : « Faciam te in toto orbe nominari » que l’on peut traduire par : « Je ferai connaître ton nom à tout l’univers », phrase qui fut dite par le Seigneur à Saint Antoine à l’issue de l’un de ses héroïques combats contre le démon.

Maître autel face arrière

C’est donc ici que l’on peut apercevoir la grande châsse d’argent dans laquelle se trouvent les reliques de Saint Antoine.

Aperçu de la châsse de Saint Antoine

En nous retournant vers l’est, ayant donc la face arrière du maître-autel dans notre dos, nous nous trouvons devant le chœur des religieux, autrefois fermé par une grille (fondue à la révolution) et pourvu de 97 belles stalles du XVIIe siècle.
Les trois fenêtres ogivales de l’abside sont illustrées par trois grands vitraux figuratifs du XIXe siècle.

Verrières du chœur

Celui du centre représente bien évidemment Saint Antoine le Grand auquel cette abbatiale est dédiée.

Vitrail de Saint Antoine

Le vitrail de droite représente le baron Josselin de Châteauneuf de l’Albe, qui rapporta les reliques de Saint Antoine de Constantinople, et les plaça ici le 11 mai 1070, fondant de ce fait le pèlerinage…

Josselin de Châteauneuf

… ce que rappelle aussi une inscription peinte à l’entrée du chœur :

inscription rappelant la translation des reliques

Et le vitrail de gauche représente le pape Calixte II (1050 – 1124), né Gui de Bourgogne, archevêque de Vienne en Dauphiné, élu au Souverain Pontificat à Cluny le 2 février 1119, qui procéda en personne à la dédicace de cette abbatiale le 20 mars 1119, onze jours après son couronnement dans la primatiale de Vienne.

Calixte II

Cela est également rappelé par une inscription peinte à l’entrée du chœur :

Inscription souvenir de la dédicace

Dans le transept sud se trouve une chapelle où se trouve un splendide retable du XVIIe siècle, dont le tableau représente la rencontre de Saint Antoine le Grand avec Saint Paul, premier ermite.

autel de la rencontre de Saint Paul et Saint Antoine

tableau de la rencontre de Saint Paul et Saint Antoine

Sur le côté de cette chapelle se trouve aussi une statue de Saint Antoine que j’aime très particulièrement :

Statue de Saint Antoine

C’est souvent devant elle que je place le cierge que je ne manque jamais d’allumer en l’honneur de ce très grand saint.
J’en aime l’expression naïve, presque rustique, mais rayonnante de bonhomie…

statue de saint Antoine détail

… et j’ai beaucoup d’affection pour le petit cochon qui, à ses pieds, semble émerger de sa grande cape d’ermite !

statue de saint Antoine détail

Avant de quitter l’abbatiale, admirons le splendide grand orgue des XVIIe et XVIIIe siècles !

Grand orgue

L’abbatiale de Saint Antoine renferme encore de très nombreuses merveilles d’art sacré en sus des reliques du « Père de tous les moines », je vous en montrerai peut-être un autre jour d’autres exemples.
C’est l’un de mes lieux de pèlerinage favori auquel j’aime à me rendre au moins une fois par an, pour demander à Saint Antoine le Grand les grâces et bénédictions dont j’ai besoin dans ma vie monastique.

Le Maître-Chat Lully lui-même y a été emmené et placé sous la protection de ce très grand saint à l’automne 2016 (cf. > ici), puisque il ne faut pas oublier que Saint Antoine du désert est l’un des saints protecteurs des animaux (cf. > ici).

En cet anniversaire de l’arrivée de ses précieuses reliques en ce lieu béni, que Saint Antoine nous bénisse, nous, et tous nos charmants compagnons à quatre pattes !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Clocher de l'abbatiale Saint-Antoine

Publié dans:Non classé |on 11 mai, 2019 |5 Commentaires »

Une autre belle prière de Madame Elisabeth de France (1764 – 1794)

10 mai,
Fête de Saint Jean d’Avila, confesseur et docteur de l’Eglise ;
Anniversaire du martyre de Madame Elisabeth de France (10 mai 1794).

Médaillon de marbre de Madame Elisabeth

Ce 10 mai 2019 est l’exact deux-cent-vingt-cinquième anniversaire du martyre de Son Altesse Royale Elisabeth Philippine Marie Hélène de France, communément appelée Madame Elisabeth (+ 10 mai 1794).
Nous ne pouvons que recommander la lecture des excellentes biographies – il en existe plusieurs – de cette héroïque Princesse dont NN.SS. les Evêques de France ont décidé de relancer la cause de béatfication.
Nous avons déjà publié dans les pages de ce blogue (cf. > ici) une prière pour demander des grâces par son intercession, ainsi que la très célèbre prière d’abandon confiant dite « de Madame Elisabeth », qui est en réalité une prière qu’elle récitait fréquemment et qu’elle recommandait à ses proches mais qui n’est pas de sa composition (cf. > ici).
En revanche, le texte publié ci-dessous, sur cette ancienne image de dévotion, est bien de sa plume, et nous pouvons à notre tour nous l’approprier : elle n’est pas très longue, elle peut se mémoriser aisément, et il sera alors facile de la réciter dans le cours de nos journées.

Trois lys blancs

Prière de Madame Elisabeth

Trois lys blancs

Publié dans:Non classé |on 10 mai, 2019 |7 Commentaires »
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