Archive pour la catégorie 'Textes spirituels'

2019-18. Pèlerinage légitimiste annuel au Puy-en-Velay avec la Confrérie Royale.

Affiche pele ascension 2019 - allégée

Parmi les anniversaires et diverses commémorations de cette année 2019, figure le centenaire de la consécration de la basilique du Sacré-Cœur érigée au sommet de la colline de Montmartre, à Paris, aussi appelée basilique du Vœu national.
Initialement prévue pour le 17 octobre 1914, cette cérémonie fut ajournée en raison du déclenchement de la guerre, et finalement célébrée le 16 octobre 1919.

Le Vœu national, prononcé en pleine débandade militaire lors de l’effondrement du second empire, peu après que les « Volontaires de l’Ouest » (anciens Zouaves Pontificaux) eussent hissé la bannière du Sacré-Cœur sur le champ de bataille de Loigny (2 décembre 1870), a profondément marqué les catholiques français de cette fin du XIXe siècle. Ses promoteurs firent le voyage à Frosdhorf afin d’y rencontrer Henri V – le comte de Chambord – en exil, et l’édification de la basilique de Montmartre, votée par l’assemblée nationale et soutenue par l’épiscopat français, voulait réaliser l’une des demandes que Sainte Marguerite-Marie Alacoque avait été chargée par Notre-Seigneur de transmettre au Grand Roi, le « Fils aîné de (Son) Sacré-Cœur ».

Les fondateurs de la Confrérie Royale ont donc choisi, pour ce quatrième pèlerinage annuel au Puy-en-Velay, de rappeler ce centenaire, non pour une évocation historique des événements qui ont suscité le Vœu national et des péripéties qui tissent l’histoire de la basilique de Montmartre, mais en reprenant et approfondissant le message essentiel que cet édifice qui domine Paris proclame à la face de la France, du monde tout entier et de la Sainte Eglise, résumé par ces mots latins que l’on peut lire sur la mosaïque du sanctuaire : « Gallia pœnitens et devota et grata » : la France, pénitente, consacrée et reconnaissante.

Pénitence, consécration et action de grâces : la Confrérie Royale reprend à son compte les grandes leçons spirituelles de l’histoire du Royaume de France et les fait siennes aujourd’hui, parce que ce sont des leçons permanentes dont il faut bien se pénétrer et dont il faut vivre en profondeur pour ne pas désespérer et pour œuvrer efficacement au service de la France et de son Souverain légitime.

Nous vous donnons donc rendez-vous au Puy les 30, 31 mai et 1er juin prochains pour ce quatrième pèlerinage annuel en ce sanctuaire du Puy demandé au 1er siècle de notre ère par la Sainte Mère de Dieu elle-même, en ce sanctuaire où une vingtaine de nos Rois est venue implorer la protection et le secours de Notre-Dame, en ce sanctuaire lié d’une manière suréminente au salut du Royaume ainsi que l’ont tout particulièrement illustré Saint Louis et Sainte Jeanne d’Arc.

Précisons enfin qu’il n’est pas requis d’être membre de la Confrérie Royale pour participer à ce pèlerinage : il est ouvert à toute âme de bonne volonté désireuse de prier pour la France et pour son Souverain légitime.

Pèlerinage légitimiste au Puy - message du Prince 4 juin 2016

Pour consulter les informations pratiques, le programme général et imprimer le bulletin d’inscription de ce pèlerinage, cliquez > fichier pdf Présentation du pèlerinage – informations – bulletin inscription

armoiries confrérie royale

2019-17. Des actes extrêmement graves qui nient les fondements de notre société et de son héritage chrétien.

Samedi 16 février 2019,
Samedi précédant l’entrée dans la Septuagésime (cf. > ici).

Hier, vendredi 15 février 2019, dans la soirée, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX, en digne « Fils de Saint Louis », a publié un communiqué officiel de protestation relatif aux profanations d’églises et sacrilèges qui se sont multipliés depuis quelques semaines.

Puisse sa voix être entendue !
Puissent aussi les catholiques de France, en dignes « fils des croisés », se montrer de dignes défenseurs de l’honneur de Dieu, de Sa Très Sainte Mère et de Ses saints, de zélés gardiens de leurs lieux de culte en face d’une impiété grandissant, et de fervents réparateurs des blasphèmes et sacrilèges perpétrés.

Protestation duc d'Anjou 15 février 2019

Extrait du communiqué de Monseigneur le duc d’Anjou tel qu’il a été publié sur son compte Twitter

Communiqué de Monseigneur le duc d’Anjou
à l’occasion des
nombreuses profanations d’églises en France :

J’ai appris avec une très grande tristesse comme Français et une profonde indignation comme catholique, les profanations d’églises qui se multiplient sur l’ensemble du territoire. Elles font suite aux dégradations de lieux de culte ou de cimetières. 
Je ne peux que condamner ces actes extrêmement graves qui nient les fondements de notre société et notamment de son héritage chrétien.

Je me joins à l’inquiétude et aux protestations des autorités religieuses et civiles qui condamnent publiquement ces actes blasphématoires et je demande aux autorités que des mesures fortes soient prises.

Que Saint Louis protège la France !

Louis,
Duc d’Anjou

Grandes armes de France

2019-14. Longue vie à Henri de Jésus, duc de Touraine !

Vendredi soir 1er février 2019,
Premier vendredi du mois dédié au Sacré-Cœur ;
Fête du Bx Guillaume Repin et de ses compagnons, martyrs d’Angers et d’Avrillé (cf. > ici, > ici et > ici).

Trois lys blancs

Te Deum laudamus !

Annonce naissance Henri duc de Touraine

Sur son compte Twitter, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a ajouté les précisions suivantes :
« Je suis heureux, avec Marie-Marguerite, de vous annoncer la naissance d’Henri, notre quatrième enfant, aujourd’hui à 13:05 GMT. Il pèse 4,200 kg et mesure 53 cm. La maman et le bébé se portent bien. Nous remercions tous ceux qui s’associent à cette naissance par la prière ».

Nous invitons tous nos amis à se réjouir avec nous de cette naissance et de faire monter vers Dieu de très vives et ferventes actions de grâces, priant le Roi du Ciel de bénir ce nouveau Fils de France, de lui accorder longue vie, et de protéger toute la Famille Royale.

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duc de Touraine

2019-12. Trentième anniversaire !

1989 – 30 janvier – 2019

Mercredi 30 janvier 2019,
Fête de Sainte Bathilde, Reine, veuve et moniale (cf. > ici) ;
Mémoire de Sainte Martine, vierge et martyre ;
30ème anniversaire de la mort de SM le Roi Alphonse II (cf. > ici) ;
30ème anniversaire de l’avènement de SM le Roi Louis XX.

Grandes Armes de France

Le Roi est mort ! Vive le Roi !

« En France, le Roi ne meurt pas », dit l’ancien adage qui résume la Loi fondamentale du Royaume (cf. > ici) selon laquelle la succession à la Couronne est immédiate et instantanée : un Roi est Roi dès que son prédécesseur a rendu le dernier soupir, quel que soit son âge, du moment qu’il est le plus proche parent mâle du Roi défunt et qu’il est catholique.
Un autre adage exprime lui encore cette loi  par ces mots d’un éloquent laconisme : « le mort saisit le vif ».

Ce n’est pas le Sacre qui fait le Roi, mais c’est la force de la coutume successorale. Ce pourquoi l’on dit, selon les termes des légistes royaux, que le Sacre est déclaratif et non constitutif de la Royauté (même si dans une conception populaire encore fréquemment répandue au XVème siècle, et aujourd’hui reprise par quelques royalistes ignorants des Lois fondamentales, le Roi ne serait tel qu’après son Sacre).
Le Sacre, par les onctions et les prières de la Sainte Eglise, rend la Personne du Roi sacrée : cela a pour conséquence qu’attenter à Sa personne, à Sa vie et à Ses droits constitue à proprement parler un sacrilège.

Le rappel de ces principes véritablement « constitutionnels » de la monarchie capétienne traditionnelle explique pourquoi l’anniversaire de la mort d’un Souverain est en même temps celui de l’avènement de Son successeur.
En ce 30 janvier 2019, nous commémorons en même temps l’anniversaire de la mort, dite « accidentelle », de Sa Majesté le Roi Alphonse II, appelé de manière usuelle duc d’Anjou et de Cadix, qui nous plongea dans une douloureuse stupeur ; et le joyeux anniversaire de l’avènement de Son fils sous le nom de Louis XX, appelé de manière usuelle duc d’Anjou : « Le Roi est mort ! Vive le Roi ! ».

Sur son compte Twitter, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure donc Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié hier soir le message suivant d’une pudique sobriété qui dévoile cependant à Ses fidèles sujets quelque chose de la délicatesse de Ses sentiments et de Sa fidélité à la mémoire et aux exemples de Son regretté père :

tweet royal du 29 janvier au soir

Avec toute la Légitimité, dans la perpétuation de nos traditions royales, par laquelle nous manifestons notre indéfectible et ardente fidélité aux desseins de Dieu sur ce Royaume de France, nous commémorons donc avec ferveur ce trentième anniversaire et, avec l’incomparable Jean-Baptiste Lully, nous prions avec ferveur au moyen de cette prière divinement inspirée au roi-prophète David en conclusion du psaume « Exaudiat », et que nous reprenons avec ardeur et amour plusieurs fois par jour « Domine, salvum fac Regem, et exaudi nos in die qua invocaverimus Te » :

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Trois lys blancs

2019-10. La Révolution en France eut bien pour visée la neutralisation de la religion, moins en soi qu’en tant que rectrice de l’ensemble de la société.

Jeudi 24 janvier 2019,
Fête de Saint Timothée, évêque et martyr.

Le Révérend Père Augustin Pic o.p. (cf. > ici et > ici), dont l’amitié et la confiance nous honorent, vient de nous adresser aujourd’hui le texte de l’homélie qu’il a prononcée ce dernier dimanche, 20 janvier 2019, lors de la messe célébrée en présence de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, à la Chapelle Expiatoire, à Paris.
Nous remercions très chaleureusement le Révérend Père Pic de nous avoir autorisés à publier ce texte que l’on lira et approfondira avec le grand profit, en raison de l’analyse plus que pertinente qu’il présente et des perspectives spirituelles qu’il développe.

Bosio statue de Louis XVI à la chapelle expiatoire - détail

Statue de Louis XVI à la Chapelle Expiatoire (par François-Joseph Bosio)

Bien aimé Fils de Saint Louis, mes bien chers Frères,

Roi chrétien, celui pour qui nous venons prier ici chaque année eût apprécié qu’avant d’évoquer sa tragédie, le sermon commençât par Dieu et Son dessein sur l’humanité. C’est donc ce que je tenterai ce matin pour introduire notre traditionnelle méditation sur Louis XVI qui sera brève.

Le Dieu unique n’ayant besoin, pour être l’amour parfait, de rien ni de personne puisque avant de créer quoi que ce soit Il est Père, Fils et Saint-Esprit, décida néanmoins de faire exister les anges dans le ciel puis les hommes sur la terre. Pourquoi ? Pour les associer à Sa vie divine qui est béatitude absolue précisément parce qu’elle est amour parfait du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Au fond, Dieu produit les êtres perfectibles dont Il n’a pas besoin pour leur communiquer cette ineffable perfection et ainsi les rendre heureux tous ensemble en Lui seul. Alors qu’Il pouvait tout laisser au néant sans cesser d’être, Il a voulu cela !

Mais en créant, Ce Dieu unique ne peut que Se régler sur ce qu’Il est. Or Il est relation puisque Il est Trinité. Ainsi, Il fera l’homme relation et c’est ainsi qu’Il l’appellera à l’amour, puisqu’il n’est point d’amour sans relation. Amour envers Lui avant tout, c’est le premier commandement, d’où Jeanne d’Arc et son fameux Dieu premier servi, formule qui sauva la France et son roi et nous inspire encore, envers autrui ensuite, dont Il nous charge comme Il Se charge Lui-même de nous, c’est le second commandement égal au premier. Un premier supérieur au second, je le rappelle, et un second égal au premier, contradiction qui, enseignée par Jésus-Christ, n’est point contradiction mais mystère de vie surnaturelle. Et c’est en ces deux commandements que repose toute la Loi et tous les Prophètes, toute l’Ecriture ; et de ces deux que l’histoire humaine entière, collective et individuelle, reçoit sa loi fondamentale ; et sur ces deux qu’après la mort chacun sera jugé, et que tous, à la fin de l’Histoire, auront à répondre devant Dieu et les uns devant les autres. Au soir de cette vie, disait sainte Thérèse de Lisieux qu’un Louis XVI n’eût point manqué de lire et relire au Temple avec recueillement si la chère Carmélite avait pu écrire un siècle plus tôt, au soir de cette vie, disait-elle, je serai jugée sur l’amour

Là est le fond du christianisme en son mystère, qu’à la plénitude des temps vint réaliser Jésus-Christ, deuxième Personne de la Trinité, en vivant, mourant et ressuscitant selon la chair, et en répandant le Saint-Esprit à la prière de Marie vierge et mère, pour que chacun dans l’Eglise ait part aux souffrances et à la gloire de ce rédempteur et sauveur. Mais là est aussi, bien aimé Prince et bien chers Frères, ce que dut vivre à sa mesure celui qui nous rassemble ici.

Car ce fils du XVIIIe siècle et, pour une part, des Lumières, garda, du sacre de 1775 au sacrifice de 1793, la certitude d’avoir été chargé par Dieu même, selon la loi successorale, des destinées de la France. S’il est bien vrai que Dieu nous chargeant les uns des autres comme Il Se charge Lui-même de nous, Il charge certains d’entre nous de tous les autres à titre de supérieur, soit spirituel avec la Hiérarchie de l’Eglise, soit temporel comme c’est le cas pour les rois. De là deux points bien ancrés dans le cœur aimant de Louis et sur lesquels il ne transigea pas :

Que la puissance législative et exécutive est inhérente à la fonction royale qui est de faire le bien, mieux, de procurer le bien commun, au Nom du Seigneur, comme Son lieutenant, doctrine puisée à la fois dans la tradition du droit divin et dans le vœu presque unanime des cahiers de doléance, qu’il fut probablement le seul à respecter (cahiers n’aspirant à aucune démocratie mais à une représentation nationale associée au Roi dans la confection de la loi). Et plus, je le crois, dans le droit divin et le vœu des cahiers que dans les ouvrages ou articles, qu’il put fréquenter, de certains auteurs, publicistes ou autres, favorables à un pouvoir fort, à la prussienne.

Qu’une restauration religieuse s’imposait. Voulue dès le sacre, voulue plus encore, à la fin, dans l’ambition qu’il s’était donnée de nous consacrer tous au Sacré Cœur, comme l’avait fait Louis XIII à Notre Dame de l’Assomption, s’il recouvrait un jour sa puissance (à quoi, dans les derniers mois, son réalisme politique crut de moins en moins). Car les dangers courus par la piété et la morale à l’époque n’avaient rien d’illusoire, nous le savons, et ce qu’il voit aujourd’hui de là où il est ne peut malheureusement que lui donner raison…

Voilà bien les deux dimensions de la fonction royale : procurer le bien temporel et par là contribuer en une mesure certaine au bien spirituel dont est chargée spécialement la puissance ecclésiastique. On aura beau dire tout ce qu’on voudra et parfois non sans justesse sur les hésitations et tergiversations de celui qui présida à nos destinées à l’un des pires moments de notre histoire, ce noyau de convictions inspirées d’en haut et reçues de ses pères lui resta. D’où sa mort qui fut celle d’un saint, car la Révolution en France eut bien pour visée la neutralisation de la religion, moins en soi qu’en tant que rectrice de l’ensemble de la société. Certains dans le personnel révolutionnaire ne furent pas sans esprit religieux, comme Grégoire, d’autres sans spiritualisme, comme Robespierre, pour ne parler que de ceux-là, mais la tendance lourde, et criminelle, fut bien à la subversion.

Je cite un historien, prêtre, qui publia autour de 1800 un Louis XVI détrôné avant d’être roi : « Nous pardonnerait-on de rapprocher en exemple le maître de son ministre, l’homme-Dieu de l’homme-roi ? Le divin héritier du trône de David, la sagesse et la vertu par essence, en se montrant à son peuple à une époque d’endurcissement et de perversité, venait recueillir de ses insignes bienfaits l’ingratitude et la mort. Et c’était néanmoins à ce crime fameux, c’était à ce mystérieux régicide qu’était attaché, dans les décrets éternels, le rétablissement du règne de la vertu sur la terre. Ainsi Louis XVI, en naissant pour le trône, au sein d’une nation dégénérée, au milieu d’un siècle que maîtrisait l’impiété, naissait pour ses malheurs, si toutefois on peut appeler de ce nom les tragiques événements qui ont épuré sa belle âme et couronné ses vertus. Et pourquoi ne nous serait-il pas permis d’augurer que ce même attentat, qui a conduit d’abord un peuple dépravé sous des châtiments mémorables, décidera aussi son retour et celui de l’Europe entière à tous les principes oubliés … ».

Le retour aux principes oubliés ! Combien se fait-il attendre depuis plus de deux siècles. Mais, Chrétiens, il est cette différence entre une espérance purement humaine et celle qui vient de Dieu, qu’en ne se réalisant pas (toute attente mondaine finit par décevoir), la première laisse le cœur vide de vérité et plein de tristesse mais que la seconde, même lorsqu’elle manque ou tarde à se réaliser, donne une plénitude et une joie célestes. De là, on se prépare activement soit à la fin du monde si elle est proche (elle l’est d’ailleurs de plus en plus depuis le temps qu’on l’annonce en chantant le Credo – mais pensons-nous toujours à ce que nous chantons?), soit, si elle reste éloignée, à tous les relèvements, entiers ou partiels et quel qu’en soit le jour ou le siècle, relèvements obtenus par retour aux principes oubliés.

Fils de saint Louis, mes bien chers Frères, gardons deux paroles. Une déjà forte et l’autre qui l’est plus encore. La première est d’un païen mais bon philosophe, la seconde est de Dieu, et c’est tout dire. Sénèque, que Louis parfait latiniste avait lu, écrivait ceci dans l’une de ses admirables lettres à Lucilius :

Aliquid severum est verum gaudium.

Qu’on peut rendre ici, un peu familièrement certes, par

La vraie joie, c’est du sérieux !

 Jésus-Christ dont Louis fut disciple sur le trône et jusque sous le fer du bourreau déclara, Lui :

Ma joie, nul ne vous l’enlèvera.

Qu’à la prière de saint Louis et bientôt peut-être de madame Elisabeth, cette joie de Dieu, l’éternelle jeunesse du monde au fond de nos cœurs, y grandisse et embellisse envers et contre tout. Seront alors, vraiment, Dieu glorifié et le monde édifié.

Fr. Augustin Pic, O.P..

Prédication du Rd Père Pic chapelle expiatoire 20 janvier 2019

Le Révérend Père Augustin Pic o.p., prédicateur de Sa Majesté ce dimanche 20 janvier 2019 à la Chapelle Expiatoire

frise lys

2019-9. De la pompe funèbre à la pieuse mémoire de SMTC le Roi Louis XVI célébrée lors du Congrès de Vienne, et du Requiem de Sigismund von Neukomm qui fut interprêté à cette occasion.

21 janvier,
Anniversaire du martyre de SM le Roi Louis XVI.

« (…) Ces mêmes puissances qui n’avaient rien fait pour sauver l’infortuné Louis XVI, étaient appelées par moi, à rendre un tardif mais solennel hommage à sa mémoire. Cet hommage était encore une manière de relier la chaine des temps, une nouvelle consécration des légitimes droits de la maison de Bourbon. Je dois dire que l’empereur et l’impératrice d’Autriche me secondèrent puissamment pour la pieuse et noble cérémonie célébrée à Vienne, le 21 janvier 1815, à laquelle assistèrent tous les souverains et tous les personnages alors présents dans la capitale de l’empire d’Autriche ». Ainsi s’exprime Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord dans ses mémoires.
Le fameux « diable boiteux » à l’opportunisme légendaire mena au Congrès de Vienne, on le sait, une action diplomatique tout-à-fait remarquable au bénéfice de la France et de son Souverain légitime. Et c’est dans le cadre de ce prestigieux Congrès de refondation de la vieille Europe, qu’il fut le maître d’œuvre de cette pompe funèbre solennelle du 21 janvier 1815 célébrée en la cathédrale Saint-Etienne de Vienne, à laquelle assistèrent tous les empereurs, rois, princes et grands de tous les pays européens présents.

Cette solennité coûta quelque 80.000 francs au Prince de Talleyrand qui commanda à Sigismund Ritter von Neukomm un Requiem que la baronne du Montet dans ses souvenirs décrit en ces termes : « (musique) belle et sombre, comme le sujet le demandait ». Ce Requiem fut interprêté par plus de trois-cents chanteurs divisés en deux chœurs. Neukomm en dirigeait un,  Antonio Salieri – maître de chapelle de l’empereur – dirigeait l’autre.

La cathédrale Saint-Etienne avait été décorée par l’architecte Charles Moreau (un français établi à Vienne depuis 1794) et le peintre Jean-Baptiste Isabey (ce dernier après avoir été miniaturiste de SM la Reine Marie-Antoinette  et portraitiste de la famille royale, participa aux décors du couronnement du Buonaparte puis à ceux du Sacre de SM le Roi Charles X !!!) : un immense catafalque de soixante pieds de hauteur avait été dressé dans la cathédrale ; à ses angles quatre statues représentaient « la France abîmée de douleur », « l’Europe versant des larmes », « la religion tenant le testament de Louis XVI », et enfin « l’Espérance levant les yeux au ciel », selon la relation que publia « Le Moniteur » du 30 janvier 1815.
Un témoin ajoute : « (…) au sommet, la couronne, le sceptre et les insignes de divers ordres, avaient été placés ; et par-dessus le tout, très-haut, une autre couronne était suspendue, d’où retombait une draperie noire, semblable à un canopée, dont l’effet, car il flottait dans l’obscurité de l’arche, était saisissant ».

Pompe funèbre Louis XVI - Vienne 21 janvier 1815

Pompe funèbre de Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XVI
dans la cathédrale Saint-Etienne de Vienne
le 21 janvier 1815

Les billets d’invitation étaient ainsi rédigés : « Les ambassadeurs de Sa Majesté Très Chrétienne vous prient d’assister au service qui sera célébré le 21 janvier dans l’église cathédrale de Saint-Étienne ».

Les souverains présents à Vienne – tous en grand uniforme – ainsi que tous les participants au Congrès  et tout ce qui avait quelque distinction à Vienne assistèrent à la cérémonie : aucun n’eut pu se permettre une absence qui eut été synonyme d’esprit révolutionnaire !
Seul l’empereur François 1er ne parut pas en uniforme mais revêtu d’un habit de deuil. Les dames étaient toutes voilées (c’est-à-dire sous des crêpes noirs qui ne leur couvraient pas seulement la tête mais retombaient devant le visage jusqu’à mi-corps), en signe de grand deuil.
Une tribune entièrement drapée de velours noir rehaussée de franges d’argent avait été préparée pour les souverains. La nef et le chœur étaient réservés aux personnes invitées, et les parties latérales au public. 

La Sainte Messe fut célébrée par  le prince-archevêque lui-même, Sigismund Anton von Hohenwart âgé de 83 ans et l’oraison funèbre fut prononcée par l’abbé Georg Joseph Ulrich Zaiguelius, curé de la paroisse française de Vienne : c’était un alsacien qui avait refusé le serment schismatique et émigré à Vienne en 1791. Les témoins disent que sa prédication – en français – fit grande impression, et l’un d’eux le résume ainsi : « Que la terre apprenne à craindre le nom du Seigneur. L’orateur rappela d’abord la puissance et la gloire de cette monarchie française qui datait de quatorze siècles. Il peignit ensuite à grands traits la marche rapide de la révolution qui, en trois ans, avait renversé de fond en comble cet antique édifice. Dans ces désastres inouïs, il montra le doigt de Dieu qui élève et abaisse les trônes. Enfin, après avoir appelé les prières des assistants sur Louis XVI et sur Marie-Antoinette d’Autriche, il termina en citant les principaux passages de ce Testament qu’on a si bien appelé le code le plus héroïque de la charité. Là était pour Louis la plus belle oraison funèbre », et il ajoute : « Quand Monsieur Zaiguelius descendit de la chaire, des larmes coulèrent de tous les yeux ». Beaucoup ont pensé que cette oraison funèbre avait été écrite par Talleyrand lui-même, ou que du moins il avait pris part à sa rédaction…

La cérémonie commencée à 11 h dura jusqu’à 13 h et fut suivie d’une réception au palais Kaunitz.

Sigismund Ritter von Neukomm

Sigismund Ritter von Neukomm (1778-1858)

Le Requiem composé par Sigismund Ritter von Neukomm qui fut interprété lors de cette cérémonie solennelle du 21 janvier 1815 avait en réalité été écrit, pour sa plus grande partie, deux ans auparavant : il y ajouta l’offertoire « Domine, Jesu Christe ».
On sait que le 21 janvier 1815 les trois-cents choristes dirigés par Neukomm lui-même et Salieri, chantèrent a capella, mais Neukom avait précisé ceci sur ses manuscrits : « Cette messe, quoique composée pour les voix seules sans accompagnement d’orchestre, peut être exécutée avec l’accompagnement ci-après… » S’ensuivent en effet quelques précisions techniques pour une exécution avec orchestre, avec des détails sur les instruments que l’on pourra utiliser.

Voici l’un des enregistrements disponibles sur Internet de ce Requiem de Neukomm :

[pour entendre l'enregisrement faire un clic droit sur l'image ci-dessous puis "ouvrir dans un nouvel onglet"]

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Toutefois nous disposons au Mesnil-Marie d’une autre version, enregistrée en janvier 2016 dans la chapelle royale du château de Versailles, interprétée par La Grande Ecurie et la Chambre du Roi sous la direction de Jean-Claude Malgoire, et nous préférons de loin, à celle disponible ci-dessus, cette version véritablement somptueuse, dont la pochette est ornée, en couverture, d’un buste de Louis XVI vu de dos :

Requiem Neukomm - Malgoire

Je ne donnerai pas ici de biographie de Sigismund Ritter von Neukomm, puisqu’on peut aisément la trouver ailleurs, mais je ne résiste cependant pas à rapporter cette anecdote en conclusion.
Neukomm, qui rendit son âme à Dieu à Paris le 3 avril 1858 âgé de 80 ans, resta jusqu’à son dernier souffle un ardent royaliste. Quelque cinq ans avant sa mort (alors donc que la France allait sombrer de l’éphémère deuxième république dans le second en-pire) il composa un « canon républicain » dont les paroles parodiques sont celles-ci :

« Liberté – pour faire le mal -,
égalité – dans la misère -,
fraternité – de Caïn à son frère – :
voilà le cri de la république.
Vive la république ! »

Lully.

Lys de France

Et l’on trouvera le Requiem de Cherubini à la mémoire de Louis XVI > ici

Publié dans:De liturgia, Memento, Prier avec nous, Vexilla Regis |on 21 janvier, 2019 |2 Commentaires »

2019-8. Il convient que les fondamentaux puissent s’épanouir à nouveau…

Discours prononcé par Monseigneur le Prince Louis de Bourbon,
de jure Sa Majesté le Roi Louis XX,
lors de la réception du 20 janvier 2019
suivant la Messe célébrée à la mémoire du Roi Louis XVI
à la Chapelle Expiatoire

Grandes armes de France

 

Chers Amis,

Louis XVI, nous réunit une nouvelle fois et, comme toujours, vous êtes nombreux à être fidèles à son souvenir et à ce que représente son assassinat. A travers la mémoire du roi sacrifié à son devoir, vous honorez la royauté française et ce qu’elle incarne et vous montrez aussi le manque que cette mort a produit.

Louis XVI, par sa vie et son action, a révélé combien il était soucieux de ce qu’il devait à la France. Jusqu’à la mort il a pensé à Elle et aux Français. Son Testament en témoigne, une ultime et tragique dernière fois.

Je remercie le Père Pic qui, par son homélie, nous a montré la double nature du roi, à la fois homme avec toutes ses failles et chrétien avec ses certitudes. N’est-ce pas là l’ambiguïté du pouvoir que le règne du Roi Louis XVI traduit ?

Cette convergence entre la société humaine avec ses égoïsmes et la nécessité de garder le cap du Bien commun, est au cœur de la notion de pouvoir politique. Il doit toujours être un service, une fonction pour la collectivité. La royauté française avait réussi cette synthèse, parce qu’elle était à la fois sacrée et profondément pragmatique, assise sur ses lois fondamentales qui lui donnaient une constitution avant même que le mot n’existe. Ainsi la France fut longtemps le modèle des nations.

Au moment où la tête du Roi est tombée, il y eut une rupture dans la vie sociale. Elle a perdu une de ses assises. Elle a perdu la nécessaire transcendance. 

Désormais il n’y avait plus de limites au pouvoir et tout devenait permis du moment qu’une loi ou un décret l’autorisait. Nous connaissons le ravage d’une telle approche. Elle est mère de tous les totalitarismes ;  elle cautionne les lois contre-nature qui minent la France et nombre d’autres états. Plus profondément, elle entraîne une crise morale tant le fossé se creuse entre la société légale et le pays. Il devient bien difficile de vivre, d’entreprendre, d’éduquer ses enfants, de protéger ses handicapés et ceux qu’au nom de principes abstraits pour lesquels l’homme n’a plus sa place, il faudrait laisser de côté, voire tuer.

Pourtant une société ne peut vivre longtemps, mue par les seules idéologies sans risquer de disparaître livrée notamment aux dangers extérieurs d’ennemis prêts à fondre sur elle dès lors qu’elle n’affirme plus clairement sa souveraineté ; disparaître aussi en ayant perdu conscience de l’avenir ce qui l’entraîne à des mesures mortifères.

Mais une société peut aussi retrouver les voies de son destin. Depuis plusieurs années, nous voyons en France, un désir ardent de renouer avec les traditions et le concret. Les jeunes notamment sont les acteurs de ce renouveau et cela dans tous les secteurs, privés ou publics, d’entrepreneurs, d’artisans comme de ruraux. Cela repose sur un sens du bien commun retrouvé et sur la nécessité de remettre l’homme comme échelle de toute chose. Héritage de l’antiquité gréco-romaine d’une part, héritage chrétien d’autre part.

Les fondamentaux existent donc toujours comme au temps de Louis XVI. Il convient désormais qu’ils puissent s’épanouir. Cela ne se fera que si chacun d’entre nous, dans nos familles, dans nos activités, dans nos pensées, dans nos façons de faire, nous prenons la société à bras le corps. Il n’y a pas de fatalisme dès lors qu’une espérance guide les hommes.

Il ne faut pas désespérer. Bien au contraire. La Fille aînée de l’Eglise, la patrie de Saint Louis, de Sainte Jeanne d’Arc et de tant et tant de saints et saintes, doit continuer à montrer l’exemple. Cela est nécessaire pour elle-même comme pour l’Europe qui doit, elle aussi, retrouver ses racines si elle veut tenir son rang face à la mondialisation. Ce n’est pas en abdiquant sa souveraineté que l’on peut se faire respecter des autres, mais, au contraire en affirmant, ce que l’on est.

Tel est le message de la royauté française. Vrai hier au temps de Louis XVI. Toujours vrai aujourd’hui.

Merci de m’avoir donné l’occasion de le rappeler. Ce retour sur l’essentiel est ce que je souhaite à vous tous, à vos familles et à la France pour la nouvelle année.

 Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

arrivée du Roi 20 janvier 2019

L’arrivée du Roi à la Chapelle Expiatoire ce dimanche 20 janvier 2019,
accompagné du Rév. Père Augustin Pic op,
pour la Messe célébrée par Monsieur l’Abbé Thierry Laurent, curé de Saint-Roch.

frise lys

Neuvaine du 21 au 29 janvier pour le trentième anniversaire de l’avènement de Louis XX :

Ce 30 janvier 2019 ramène le tragique souvenir de la disparition de Monseigneur le Prince Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou et de Cadix, de jure Sa Majesté le Roi Alphonse II de France, le 30 janvier 1989, et donc, en vertu des Lois fondamentales du Royaume selon laquelle la succession à la Couronne est immédiate et automatique, c’est aussi le trentième anniversaire de l’avènement de Sa Majesté le Roi Louis XX.

Louis XX

Nous invitons donc tous les membres et sympathisants de la Confrérie Royale, tous les Légitimistes, à préparer cet anniversaire par une neuvaine de prièredu 21 au 29 janvier, à l’intention de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, pour Sa personne, pour Sa famille, pour Sa mission au service de la France.

Pour cette neuvaine nous vous proposons de réciter (ou de chanter) l’hymne « Veni Creator » et d’y rajouter trois oraisons : celles du Saint-Esprit, de la procession du Vœu de Louis XIII et celle pour le Roi.

Vous trouverez ces textes (latin et français) ci dessous, mais également sous forme de fichier pdf aisément imprimable> ici 

Texte latin :
     
Veni, creator Spiritus,
Mentes tuorum visita,
Imple superna gratia
Quae tu creasti pectora.
     
Qui diceris Paraclitus,
Altissimi donum Dei,
Fons vivus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.
     
Tu septiformis munere,
Digitus paternae dexterae,
Tu rite promissum Patris,
Sermone ditans guttura.
     
Accende lumen sensibus,
Infunde amorem cordibus,
Infirma nostri corporis
Virtute firmans perpeti.
     
Hostem repellas longius
Pacemque dones protinus;
Ductore sic te praevio
Vitemus omne noxium.
     
Per te sciamus da Patrem,
Noscamus atque Filium;
Teque utriusque Spiritum
Credamus omni tempore.
     
Deo Patri sit gloria,
Et Filio, qui a mortuis
Surrexit, ac Paraclito
In saeculorum saecula.
     
Amen.
     
V. : Emitte Spiritum tuum et creabuntur.
R. : Et renovabis facien terrae.
     
V. : Ora pro nobis, Sancta Regina Galliae.
R. : Ut digni efficiamur promissionibus Christi.
     
V. : Domine, salvum fac Regem.
R. : Et exaudi nos in die qua invocaverimus Te.
   
         
            
Oremus :
       
Deus, qui corda fidelium Sancti Spiritus illustratione docuisti, da nobis in eodem Spiritu recta sapere, et de ejus semper consolatione gaudere. Per Christum Dominum nostrum,
Amen.
       
Deus qui sanctissimam Virginem Mariam, genitricem tuam, super choros angelorum exaltatam fidelibus tuis patronam providisti : oculis misericordiae Francorum respicere digneris imperium : quod tutelae ejusdem Virginis Rex piissimus voto perpetuo commendavit : Qui vivis et regnas per omnia saecula saeculorum.
Amen.
Quaesumus, omnipotens Deus, ut famulus Tuus Ludovicus Rex noster, qui Tua miseratione suscepit regni gubernacula, virtutum etiam omnium percipiat incrementa quibus decenter ornatus, et vitiorum monstra devitare, hostes superare, et ad Te, Qui via, veritas et vita es, gratiosus valeat pervenire. Per Christum Dominum nostrum.
Amen.
Traduction :
     
Venez, Esprit créateur,
Visitez les esprits de ceux qui sont à Vous :
Emplissez de la grâce d’en haut
Les cœurs que Vous avez créés.
     
Vous qui êtes appelé Consolateur,
Don du Dieu très-haut,
Source de vie, feu, amour
Et onction spirituelle,
     
Vous, septiforme par la fonction,
Doigt de la droite du Père,
Vous, à juste titre promesse du Père,
Inspirant nos langues dans leurs discours,
     
Allumez la lumière en nos sens,
Infusez l’amour en nos cœurs,
En la faible force de notre corps
Donnant force pour résister. 
     
Repoussez au loin l’ennemi
Et donnez-nous la paix sans cesse,
Qu’ainsi par Vous, guide conducteur,
Nous évitions toute chose mauvaise.
     
Faites que par Vous nous sachions (qui est) le Père,
Et que nous connaissions le Fils,
Et que nous croyions en tout temps
Que Vous êtes l’Esprit des deux.
     
A Dieu le Père soit la gloire,
Et au Fils, qui des morts
Est ressuscité, et au Consolateur
Dans les siècles des siècles.       
Ainsi soit-il.
     
V. Envoyez Votre Esprit et il se fera une création nouvelle.
R. Et vous renouvellerez la face de la terre.
V. Priez pour nous, Sainte Reine de France.
R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de NSJC.
V. Seigneur, sauvez le Roi.
R. Et exaucez-nous au jour où nous Vous invoquerons.
        
Prions :
      
O Dieu, qui avez instruit les cœurs des fidèles par la lumière du Saint-Esprit, donnez-nous par ce même Esprit, de comprendre et d’aimer ce qui est bien, et de jouir sans cesse de ses divines consolations. Par Jésus-Christ, notre Seigneur.
Ainsi soit-il. 
O Dieu , qui après avoir élevé au-dessus des chœurs des anges la Très Sainte Vierge Marie Votre Mère, l’avez donnée comme patronne à Vos fidèles, daignez jeter des regards de miséricorde sur le Royaume de France, que la piété d’un de ses Rois a mis par un vœu perpétuel sous la protection de cette même Vierge : ô Vous qui vivez et régnez pour les siècles des siècles.
Ainsi soit-il.
Nous Vous prions, ô Dieu tout puissant, pour Votre serviteur notre Roi Louis, qui par Votre miséricorde a reçu le gouvernement de ce Royaume : qu’il reçoive aussi l’accroissement de toutes les vertus par lesquelles, ennobli comme il convient à son état, il évitera la laideur des vices, sera vainqueur des ennemis, et Vous soit assez agréable pour parvenir jusqu’à Vous qui êtes la Voie, la Vérité et la Vie. Nous Vous le demandons par Jésus-Christ Notre-Seigneur.
Ainsi soit-il.

Ceux qui disposent de beaucoup de temps peuvent également réciter, s’ils le souhaitent, ces  Litanies royales >  ici

Lys du Mesnil-Marie

2019-6. Où, à la suite de la fête de Saint Antoine le Grand, le Maître-Chat vous fait part de quelques réflexions sur la place des animaux dans le mystère de la Rédemption.

Vendredi 18 janvier 2019,
Fête de la Chaire de Saint Pierre à Rome (cf. > ici).

Lully et Saint Antoine le Grand

Le Maître-Chat Lully avec la statuette de Saint Antoine le Grand

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Nous fêtions hier Saint Antoine le Grand, abbé, pour lequel – ainsi que j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire – nous avons une grande dévotion au Mesnil-Marie.

J’ai instamment encouragé Frère Maximilien-Marie à marquer une pause dans ses innombrables activités, et à se rendre en pèlerinage auprès des précieuses reliques du « Père de tous les moines d’Orient et d’Occident », à l’abbaye de Saint-Antoine en Dauphiné.
C’est une sainte escapade qu’il accomplit habituellement une fois par an, parce qu’il y a toujours de très nombreuses intentions à recommander au pouvoir thaumaturgique particulier de Saint Antoine, et parce qu’il puise toujours pour lui-même de grandes grâces et forces spirituelles dans ce sanctuaire où le corps du saint anachorète a été ramené il y a presque mille ans.

Ce 17 janvier 2019 donc, les chaussées étant praticables – ce qui n’est pas toujours le cas en cette saison en nos contrées -, notre Frère a pris la route un peu après 6 h du matin, de manière à bénéficier de la Sainte Messe de la fête du saint à l’église Notre-Dame de Valence, où Monsieur l’abbé Dufour la célébrait à 8 h 30.

Je n’ai pas pris part moi-même à ce pèlerinage : j’ai vénéré affectueusement la petite statue du grand Saint Antoine que nous gardons au Mesnil-Marie, puis je me suis consciencieusement adonné à un véritable repos pendant l’absence de Frère Maximilien-Marie : je l’avais confié à la garde des saints anges, et ils ont bien fait « leur boulot ».
En son absence, je pouvais bénéficier d’un peu de quiétude bien méritée car je dois vous dire que, en effet, lorsqu’il est ici, je ne puis jamais être vraiment en repos avec mon papa-moine ; je ne peux jamais dormir que d’un œil… Je vous l’assure en toute connaissance de cause : ce n’est pas exactement une sinécure que de vivre avec un moine aux multiples responsabilités. S’il n’était pas aussi un authentique contemplatif, je serais parfois tenté de dire qu’il est un hyperactif !!!

Bref ! J’ajoute que toutefois, ainsi que je vous l’avais raconté in illo tempore (cf. ici), j’ai déjà eu moi-même l’occasion de me rendre dans l’abbatiale de Saint-Antoine en Dauphiné, en octobre 2016 au retour d’un petit séjour à La Salette, et de m’approcher au plus près des reliques de Saint Antoine du désert, saint auquel dans Son immense sollicitude pour Ses créatures le Bon Dieu a confié le ministère d’une particulière protection de nous autres animaux, protection sanctionnée par une bénédiction de notre Mère la Sainte Eglise (cf. > ici).

Et ce n’est que justice !
Laissez-moi, je vous prie, vous faire part aujourd’hui de quelques réflexions que j’ai mûries hier à propos de la place des animaux dans le mystère de la Rédemption.

En effet, nous autres animaux, ainsi que le rappelle Saint Paul de manière non équivoque, sans que nous en fussions en quelque manière responsables, mais par la seule faute de l’homme, nous avons été entraînés dans les conséquences de sa chute et nous en subissons les contrecoups, répercussions, résultats, fruits, prolongements et autres catastrophiques enchaînements alors que nous ne l’avons pas mérité :
« Aussi la créature attend d’une vive attente la manifestation des enfants de Dieu, car elle est assujettie à la vanité, non point volontairement, mais à cause de celui qui l’y a assujettie, dans l’espérance qu’elle-même, créature, sera aussi affranchie de la servitude de la corruption pour passer à la liberté de la gloire des enfants de Dieu, car nous savons que toutes les créatures gémissent et sont dans le travail de l’enfantement jusqu’à cette heure. Et non seulement elles, mais aussi nous-mêmes qui avons les prémices de l’Esprit. Oui, nous-mêmes nous gémissons au-dedans de nous, attendant l’adoption des enfants de Dieu, la rédemption de notre corps ! » (Rom. VIII, 19-23).

Je sais bien que Saint Paul n’est pas toujours facile à comprendre (Saint Pierre lui-même en faisait la réflexion aux destinataires de sa seconde épître – cf. 2 Petr. III, 16), mais il ne faut tout de même pas être sorti de Saint-Cyr pour voir que dans la citation de l’épître aux Romains reproduite ci-dessus l’Apôtre, lorsqu’il emploie le terme « créature » (au singulier ou au pluriel) veut désigner ce qui n’est pas humain, ce qui n’est pas appelé à l’adoption divine, à l’inhabitation du Saint-Esprit et à la vie surnaturelle, mais qui est néanmoins appelé – c’est écrit en toutes lettres – à participer selon son ordre propre au mystère du relèvement et à être un jour « affranchi de la corruption » dans le sillage de la rédemption des hommes.
Car – j’insiste – nous autres, pauvres animaux, nous subissons les suites de la faute de l’homme alors que nous n’avons pris aucune part à sa révolte, puisque nous ne sommes pas en mesure de commettre des péchés, comme vous autres hommes en accomplissez et nous en faites subir les conséquences…

Notre divin Créateur est juste et Il n’a de mépris pour aucune de Ses créatures : il est donc parfaitement conforme à Sa justice miséricordieuse que nous ayons nous aussi quelque part au mystère de la Restauration de toutes choses dans le Christ, vers lequel nous gémissons avec vous dans le travail de l’enfantement !

pattes de chat Lully.

PS : Je publierai d’ici peu quelques nouvelles photos de l’abbaye de Saint-Antoine en Dauphiné en sus de celles que j’avais déjà mises en ligne > ici.

Saint Antoine le Grand

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