Archive pour la catégorie 'Textes spirituels'

2026-144. Redécouverte des reliques de Sainte Anne à Apt, en présence de Saint Charlemagne (Pâques 792).

26 juillet,
fête de Sainte Anne, mère de la Bienheureuse Vierge Marie (cf. > ici).

Cathédrale d'Apt - chapelle royale Sainte-Anne reliques

Cathédrale d’Apt : chapelle royale Sainte-Anne
(la grille de l’armoire des reliques est ouverte et le buste reliquaire de Sainte Anne en a été extrait
pour être porté en procession dans les rues de la ville)

Apt - Buste reliquaire de Sainte Anne

       « Le corps de la Bienheureuse Anne, mère de la Vierge Marie, transporté en France par la barque de Provence de la chapelle sépulcrale de Notre-Dame de Josaphat où il reposait près de celui de Saint Joachim, fut remis, d’après une antique tradition, à l’église d’Apta Julia, par une faveur insigne de Dieu. Le très ancien martyrologe d’Apt mentionne cette translation [...].

   Mais le temps des persécutions s’avançant à grands pas, le Bienheureux Auspice, premier évêque d’Apt, le cacha dans une sorte d’armoire pratiquée dans le mur de la crypte la plus basse, qui existe encore aujourd’hui. Il plaça devant les reliques une lampe allumée qui ne s’éteignit qu’en 792, le jour de leur découverte.
Je saint évêque ayant ensuite très diligemment muré la crypte, de manière à la rendre impénétrable, et les confidents du secret, qui avaient connaissance du lieu, étant morts, la crypte resta inconnue aux hommes pendant sept siècles, et les reliques de Sainte Anne furent préservées ainsi, grâce à la prévoyance de Saint Auspice, dans les irruptions des Alains, des Suèves, des Vandales et autres barbares qui ravagèrent la Provence, et les dévastations horribles des Sarrasins, après la défaite totale desquels le glorieux Charlemagne eut le bonheur de les découvrir.

Cathédrale d'Apt - entrée des cryptes

Cathédrale d’Apt : l’entrée des cryptes (état actuel)

   Charlemagne vint séjourner à Apt aux approches de la fête pascale, après avoir pacifié la Provence par la défaite des Sarrasins, dans la plaine qui s’étend entre la montagne de Cordes et la colline de Montmajour. Le souvenir de cette bataille, où la dernière espérance de l’islamisme fut détruite, s’est conservé dans une inscription de l’église de Montmajour-lez-Arles.

   Le premier soin de Charlemagne, après son arrivée à Apt, fut de faire reconsacrer par Turpin l’église cathédrale qui avait été polluée par un culte impie. Tandis qu’un concours extraordinaire de grands seigneurs et de peuple assistait à cette solennité, et pendant que la population répandue à l’entour rendait à Dieu, dans son ravissement, des louanges à l’occasion de son sanctuaire restitué, le Seigneur, enveloppant de son amour les vœux pieux de la cité et la foi ardente de Charlemagne, découvrit, par un miracle éclatant et une faveur inespérée, le trésor inconnu des reliques de Sainte Anne.

   Un jeune homme du nom de Jean, âgé de quatorze ans, aveugle, sourd et muet de naissance, fils du baron de Caseneuve, était présent dans le sanctuaire. Pendant quelque temps, on vit ce jeune homme paraître écouter un certain avertissement céleste. Bientôt il commença, en frappant sur une levée de degrés menant au maître-autel, à faire signe qu’on creusât profondément le sol, afin que, les degrés enlevés, on vit ce qui était peut-être caché dessous. L’office divin était troublé par là, sans qu‘il fut au pouvoir des gardes ni des autres officiers de retenir ce jeune homme. Cependant, tous les assistants étant surpris par la nouveauté du fait, le prince, présageant un miracle, donna ordre de se conformer aux vœux si vivement exprimés par l’adolescent.

Apt - crypte supérieure

Cathédrale d’Apt, crypte supérieure.

   On enlève à l’heure même les marches de la montée indiquée, et on découvre aussitôt une porte fermée de grosses pierres qui fait présager quelque chose de remarquable. Les ouvriers ayant ouvert cette porte à coups de marteau, on vit une entrée et une descente de degrés qui conduisit dans une grotte souterraine artistement travaillée. C’était la crypte où le bienheureux Auspice, apôtres des Aptésiens, avait coutume de nourrir par la parole sainte et les Sacrements le peuple qui lui était confié.

   L’aveugle Jean marchait le premier, indiquant le chemin avec une telle sûreté, que Charlemagne fut obligé de le faire tenir près de lui pour qu’il ne fût pas foulé aux pieds des curieux. Le jeune homme faisait toujours comprendre du geste qu’on creusât plus avant la terre à la partie du mur qu’il signalait. On descendit enfin dans un souterrain long et étroit ; mais là une lumière extraordinaire apparaissant entoura les assistants. La crypte inférieure étant enfin ouverte, tandis que tous, pleins d’admiration, regardent une lampe ardente placée devant une sorte d’armoire murée, le roi lui-même, le clergé et les grands de la cour, accourent tout joyeux vers la mystérieuse clarté, qui s’éteignit aussitôt au contact de l’air.

   Chose admirable ! Voilà que Jean, ayant tout à coup les yeux ouverts, ainsi que les oreilles, et la langue déliée, s’écrie : « Dans cette ouverture est le corps de Sainte Anne, mère de la Très-Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu ».

Apt - crypte

   Tous les spectateurs, remplis d’étonnement, poussent mille acclamations de joie. Cependant le très-pieux roi ordonne d’ouvrir la niche. Aussitôt une odeur semblable à celle d’un baume de répand, et le dépôt sacré, attesté par un si grand miracle, apparaît renfermé dans une caisse de cyprès, enveloppé d’un voile précieux, et certifié par cette inscription : « Ici est le corps de la Bienheureuse Anne, mère de la Vierge Marie ». La caisse ouverte, une odeur suave se répandit dans l’une et l’autre crypte pour la confirmation du miracle. L’archevêque Turpin, ayant pris la caisse, la mit entre les bras de Charlemagne pour la lui faire baiser en signe de joie et de consolation.

   Le pontife rendit grâces à Dieu, auteur de cette miraculeuse invention, qui avait manifesté le corps de l’aïeule du Christ pour être la protection et le secours de la ville d’Apt.

   Charlemagne ordonna de faire consigner dans des écrits le récit de tous les faits, tels qu’ils s’étaient passés, et d’en référer au souverain pontife, de qui ils furent approuvés par un diplôme qu’il délivra. L’empereur, voulant néanmoins en instruire le premier pape Adrien, lui écrivit une lettre que l’on possède encore.

   Pendant la Révolution, les précieuses reliques conservées à Apt ne furent pas profanées. Une partie des dons offerts par les pèlerins échappèrent au bouleversement social et sont aujourd’hui l’ornement de la gloire de cette église.

   C’est de la ville d’Apt que sont sorties toute les reliques de Sainte Anne, que l’on peut voir et vénérer maintenant ailleurs… »

Monseigneur Paul Guérin,
in « Les Petits Bollandistes » tome IX, pp. 39-40.

Apt - procession des reliques de Sainte Anne

Apt : procession avec le chef reliquaire de Sainte Anne le 26 juillet.

2026-143. In memoriam : Louis Célestin Sapinaud de La Verrie (+ 25 juillet 1793).

25 juillet,
Fête de Saint Jacques le Majeur, apôtre (cf. > ici) ;
Mémoire de Saint Christophe, martyr ;
Anniversaire de la clôture du premier concile de Nicée (25 juillet 325 – cf. > ici) ;
Anniversaire de l’abjuration d’Henri IV (25 juillet 1593 – cf. > ici) ;
Anniversaire de la mort de Louis-Célestin Sapinaud de La Verrie (+ 25 juillet 1793) ;
« 25 du mois » qui, dans la Confrérie Royale » est dédié à prier davantage pour Sa Majesté le Roi et à offrir de plus généreux sacrifices à son intention.

       Ce texte constitue la lettre mensuelle adressée aux membres et amis de la Confrérie Royale pour le 25 juillet 2026.

Louis-Célestin Sapinaud de La Verrie - Blogue

Louis Célestin Sapinaud de La Verrie (1739-1793)

       Le général vendéen Louis Célestin Sapinaud de la Verrie n’est pas le plus illustre de tous les chefs de l’insurrection vendéenne. Même l’iconographie semble l’avoir malheureusement oublié car à part la gravure – dont on ne sait pas exactement si elle rapporte, plus ou moins fidèlement, ses traits – reproduite ci-dessus, on ne trouve pas de représentation de sa personne.
On n’est pas davantage chanceux avec les gravures ou photographies des lieux où il s’illustra : du « logis Sapinaud » où il habitait, et qui devint plus tard le presbytère de l’église Saint-Maixent de La Verrie (vaste édifice néo-gothique du XIXème siècle qui a remplacé l’église d’avant la révolution), il ne reste que deux arceaux de granit, quant à la petite ville de La Verrie, elle n’existe même  plus vraiment puisque, en 2019, elle a fusionné avec une bourgade voisine pour former la commune de Chanverrie !

Blason des Sapinaud de La Verrie

Famille Sapinaud de La Verrie :
d’argent à trois merlettes de sable.

   La famille Sapinaud comportait deux lignées : 1) celle de la Rairie (un manoir près de Bazoges-en-Paillers), de laquelle est issu Charles Henri Félicité Sapinaud de La Rairie (1760-1829) – neveu de celui qui nous intéresse aujourd’hui, et qui combattra sous les ordres de cet oncle – ; et 2) celle de Bois-Huguet, dont la terre se situait entre Mortagne et Le Puy-Saint-Bonnet, à laquelle échut aussi La Verrie au XVIIIème siècle.
La Verrie est à peu de chose près équidistante de Mortagne-sur-Sèvre et de La Gaubretière, à moins de deux lieues à l’ouest de Saint-Laurent-sur-Sèvre. 

   Louis-Célestin Sapinaud de La Verrie, comme son nom l’indique donc, appartenait à la seconde branche des barons de Sapinaud. Né le 6 novembre 1739 au domaine familial (paroisse de Saint-Hilaire-de-Mortagne), il était le fils de Charles-François de Bois-Huguet et de Charlotte-Angélique Imbert. Il épousa le 21 novembre 1775, à Thouarcé, en Anjou, Catherine du Verdier de La Sorinière (+ 1788) : cette dernière est la sœur, la belle-sœur et la tante de quatre Bienheureuses Martyres d’Angers et d’Avrillé (voir > ici).

   Louis-Célestin Sapinaud de Bois-Huguet, ou de La Verrie, avait servi pendant vingt-cinq années dans la Garde du Corps du Roi, mais en 1789 – âgé de 50 ans – il s’est retiré de la carrière militaire.
Comme nombre de nobles au début de la révolution, il avait d’abord placé quelque espoir dans les « nobles idéaux » de la révolution, mais le cours des événements lui avait ouvert les yeux : il avait été douloureusement blessé par le sort réservé à la Famille Royale, scandalisé par l’exécution du Roi, et n’approuvait évidemment pas la persécution contre les « bons prêtres ».
Il était aussi témoin de l’agitation qui sourdait dans le bocage à l’annonce de la conscription.

   Louis Célestin entre véritablement dans l’histoire le 11 mars 1793, lorsque une bande de paysans des environs, révoltés, viennent le chercher en son logis, le priant de se mettre à leur tête pour conduire leur soulèvement.

   Monsieur le Chevalier, ainsi que l’appelaient ses métayers, était un homme prudent : il mesura tout de suite les conséquences de cette révolte, appela les Bocains à la raison et… les pria de rentrer chez eux.
Mais ces valeureux paysans ne s’en tinrent pas là. Ils surveillèrent discrètement le logis durant la nuit, afin d’empêcher que son propriétaire ne se soustraie à ce qu’ils estimaient être son devoir.
Puis, dans la matinée du 12 mars, ils se présentèrent à nouveau à son portail.

Portail du logis Sapinaud à La Verrie

L’unique vestige du « Logis Sapinaud » à La Verrie : le double portail
(la grand arche servait aux voitures et cavaliers, la petite aux piétons) ;
et, ci-dessous, la plaque commémorative qui y a été apposée par
Le Souvenir Vendéen.

Plaque commémorative apposée aux vestiges du Logis Sapinaud

   Cette fois les paysans s’étaient rassemblés en plus grand nombre, au son du tocsin.
Monsieur de Sapinaud tenta de les apaiser, mais les gars de La Verrie l’interpelèrent : Ils refusaient la conscription et réclamaient leurs bons prêtres. Pourquoi aller se battre aux frontières pour les « patriotes » qui n’avaient pour eux, pour leur foi et leurs traditions, que du mépris ?
Louis Célestin les prévint : « C’est le pot de terre contre le pot de fer, nous serons écrasés ! »
Mais cette perspective n’effraya pas les insurgés, bien résolus à partir au combat.

   Monsieur le Chevalier finit par céder, mais à la condition que tous lui jurassent une obéissance aveugle.
« Nous le jurons ! » répondirent-ils. Alors Sapinaud leur commanda de se préparer à marcher vers la paroisse voisine : La Gaubretière. Là, les hommes s’étaient regroupés autour d’un notaire royal : Jacques Forestier.

   Comme à Saint-Florent-le-Vieil ce même jour, comme au Pin-en-Mauges, avec Jacques Cathelineau, et comme en de nombreux villages où sonnait le tocsin, tous les hommes en âge de prendre les armes quittèrent les champs et se cherchèrent des « chefs de paroisse » et des « Messieurs » pour les conduire : la guerre venait de commencer sur ces terres d’Anjou et du bas-Poitou dans lesquelles Saint Louis-Marie Grignon de Montfort, par sa prédication, avait enfoui en profondeur d’authentiques semences de foi et de vaillance…
Ainsi se fit le départ vers une aventure tragique, faite d’héroïsme : le jeune département de « Vendée », à la jonction des anciennes provinces, devint une entité redoutable qui aller faire trembler la république !

Drapeau de l'armée vendéenne

   Au nord de Chantonnay, près du château de l’Hébergement, au Camp de l’Oie, Sapinaud rassemble des troupes qui forment « l’Armée du Centre », qui, grâce aux armes et munitions prises aux Bleus, parvient à empêcher les troupes républicaines de pénétrer par le sud dans le bocage.
Toutefois, le 28 juin, Sapinaud et ses hommes échouent à s’emparer de Luçon, tout comme, dans le même temps, la « Grande Armée catholique et royale » commandée par Jacques Cathelineau échoue à Nantes.

   Après l’élection de Monsieur d’Elbée comme généralissime en remplacement de Cathelineau (+ 14 juillet 1793) le commandement de l’ « Armée du Centre » est donné à Charles Aimé de Royrand de La Roussière, dit Royrand, et non à Sapinaud, qui se plie aux ordres donnés pour faire une nouvelle tentative à Luçon.
Cependant, l
e 25 juillet 1793, les républicains regroupés à Luçon lancent une attaque nocturne vers Chantonnay : l’affrontement a lieu au sud de la ville, au Pont-Charron : le chevalier de la Verrie est tué au cours du combat, et sa sépulture est demeurée inconnue jusqu’à ce jour.

   Il nous est toujours bon et profitable, spirituellement autant que politiquement, de nous replonger dans les exemples que, comme Sapinaud aujourd’hui, nous ont laissés les glorieux combattants du trône et de l’autel !
Il nous est toujours bon et profitable de nous souvenir que la victoire n’est pas nécessairement matérielle et physique, mais que, en dépit des échecs terrestres et humains, il y a une victoire surnaturelle supérieure obtenue par la foi, par le don de soi jusqu’au sacrifice de sa propre vie, par la générosité et la fidélité dans les combats qui nous sont proposés ou ménagés par la divine Providence.
Nous n’y gagnons certainement pas une notoriété mondaine, ni une place aux côtés immédiats d’un souverain terrestre dans sa gloire (comme la demandait à Jésus la mère des « fils de Zébédée », ainsi que nous le lisons dans la péricope évangélique lue en cette fête de Saint Jacques le Majeur – cf. Matth. XX, 20-23), mais nous y trouverons immanquablement une part au Calice de Notre-Seigneur Jésus-Christ, puis une couronne immarcescible et éternelle dans le Royaume des Cieux.

Domine, salvum fac Regem,
et exaudi nos in die qua invocaverimus Te !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur,
prieur de la Confrérie Royale.

Blason de la Confrérie Royale

2026-142. Protestation de Sa Majesté au sujet de l’acte de vandalisme perpétré sur le monument du Comte de Chambord.

Jeudi 23 juillet 2026 au soir.

Vandalisme monument du Comte de Chambord - 1

       Dans la nuit du 12 au 13 juillet derniers, le monument élevé en 1891 à Sainte-Anne d’Auray pour célébrer la mémoire de S.M.T.C. le Roi Henri V de France, communément appelé « Comte de Chambord », a été vandalisé.
Des « tags » supposés représenter des cocardes tricolores ont été grossièrement figurés sur le socle et les statues, tandis que le mur d’enceinte a été chargé de cette inscription : « Que demande le peuple ? Qu’on lui coupe la tête ».

   Certains y voient l’œuvre d’ « antifas », d’autres attribuent le fait à quelques « républicains de gauche » locaux. Nous n’avons pas de certitude pour l’instant évidemment.
La nouvelle n’a vraisemblablement pas été très répandue jusqu’à ce jour : les premiers à l’avoir fait – le 20 juillet – sont les responsables du site intitulé « L’Observatoire des Violences Politiques » qui ont également publié une courte vidéo (
malheureusement pleine d’exclamations grossières et vulgaires) que l’on peut retrouver > ici.
Ensuite l’hebdomadaire « Valeurs Actuelles » a publié ce 22 juillet en milieu de journée un article un peu plus circonstancié, que l’on pourra retrouver > ici, qui cite deux phrases – ou bribes de phrases – de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, contacté par le journaliste ou la rédaction de cet organe de presse.
A ce jour, nous ignorons si Sa Majesté envisage de publier un communiqué sur ses propres réseaux sociaux.

   Voici, quoi qu’il en soit, ces deux citations :

   « J’admets avoir été choqué par cet acte de vandalisme aussi inutile qu’irrespectueux. La profanation d’un monument dédié à la mémoire de mon grand-oncle le Comte de Chambord n’atteint pas seulement la pierre : elle blesse notre patrimoine et notre histoire. Les convictions politiques ne sauraient jamais justifier le vandalisme, car une nation qui ne laisse plus le repos aux morts et ne respecte plus son patrimoine s’appauvrit elle-même », déplore Louis de Bourbon, duc d’Anjou,

   « Cessons les actes de division, et respectons la mémoire des lieux, et le débat civilisé », implore Louis de Bourbon.

   Si Sa Majesté a profondément raison sur le fond, nous ne pouvons néanmoins nous empêcher de penser que les responsables de tels actes sont en fait à mille lieues de la capacité d’envisager de se comporter avec des manières respectueuses du patrimoine, de l’histoire, des lieux et des personnes, et que le « débat civilisé » est le dernier de leurs soucis…

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Vandalisme monument du Comte de Chambord - 2

2026-141. 15 août 2026 : fête de l’Assomption au Mesnil-Marie.

Samedi 15 août 2026

Fête de l’Assomption de Notre-Dame

Fête patronale de la France

Champaigne - Vœu de Louis XIII - musée des beaux-arts Caen

       Très chers Amis,

   L’un des prêtres de la Confrérie Royale sera présent au Mesnil-Marie les vendredi 14, samedi 15 et dimanche 16 août prochains, ce qui nous permet d’envisager la célébration ici-même des fêtes de l’Assomption de la Très Sainte Mère de Dieu, de la manière la plus exacte possible en conformité avec la tradition catholique française et légitimiste.

   Les personnes qui sont intéressées voudront bien se mettre en contact avec nous dans les meilleurs délais pour se faire connaître et parler des modalités pratiques de ces journées : il suffit pour cela de nous envoyer un message au moyen de l’espace des « commentaires » ci-dessous (ce ne sera pas publié).
Nous vous en remercions !

Monogramme de Marie couronné - vignette blogue

2026-140. Récapitulatif de toutes les publications de ce blogue concernant Sainte Marie-Magdeleine.

22 juillet,
Fête de Sainte Marie-Magdeleine, pénitente, “apôtre des Apôtres”.

Charles Le Brun - Madeleine renonçant aux vanités du monde

Charles Le Brun (1619-1690) :
Marie-Magdeleine renonçant aux vanités du monde (1654-1657)
[Musée du Louvre, Paris]. 

A – Pour mieux connaître Sainte Marie-Magdeleine :

- Pierre de Bérulle : « Elévations sur Sainte Madeleine » > ici
- La b
elle conférence de Monseigneur Jean-Pierre Ravotti dressant un portrait spirituel très profond de Sainte Marie-Magdeleine > ici
- .

B – Prières :

- Litanies de Sainte Marie-Magdeleine > ici
- Prière du Cardinal de Bérulle pour imiter la pénitence de Marie-Magdeleine > ici
- .

C – Sainte Marie-Magdeleine chez les Pères :

- Homélie syriaque du VIème siècle sur l’Evangile de l’onction chez Simon le Pharisien > ici
- Commentaires de Saint Augustin sur l’Evangile de l’onction à Béthanie (lundi saint) > ici
- Sermon de Saint Augustin sur l’Evangile de l’apparition à Marie-Magdeleine au matin de Pâques (jeudi de l’octave de Pâques) > ici
- .

D – Sainte Marie-Magdeleine dans l’art :

- Méditation sur la « Madeleine repentante » de Georges de La Tour > ici
- .

Extase de Sainte Marie-Magdeleine - Paris église de la Madeleine - blogue

Charles Marochetti (1805-1867) :
Ravissement de Sainte Marie-Magdeleine
[maître-autel de l'église de la Madeleine, à Paris].

2026-139. Des Saints Bénigne et Carus, ermites de l’Ordre de Saint Augustin.

21 juillet,
Fête de Saint Laurent de Brindes, docteur de l’Eglise (cf. > ici) ;
Chez les Ermites de Saint Augustin, mémoire des Saints Bénigne et Carus, confesseurs de notre Ordre ;
Mémoire de Sainte Praxède, vierge.

Carte Malcesine - lac de Garde - Mont Baldo - Vérone

Carte permettant de situer les lieux de l’histoire des Saints Bénigne et Carus :
Le Mont Baldo, dominant le lac de Garde, la ville de Malcesine et celle de Vérone.

       Sur le territoire de Malcesine, ville sise au bord du lac de Garde au pied du Mont Baldo, se trouve un ermitage où vécurent, au début du IXème siècle, deux saints : Saint Bénigne et Saint Carus (en italien : Benigno et Caro).

   Originellement, les deux anachorètes vivaient dans une grotte creusée dans la roche, dans une position panoramique à quelque 830 mètres d’altitude. Ils vivaient des produits de leur petit jardin, de fruits et de baies sauvages, ainsi que de la traite de leurs quelques chèvres à partir du lait desquelles ils confectionnaient quelques fromages.
Selon la tradition locale, Bénigne était le plus ancien et Carus l’avait rejoint en qualité de disciple. La sœur de ce dernier, prénomée Oliveta, s’était elle aussi installée à proximité et leur rendait quelques services.

   Comme tous les ermites sérieux, ils menaient une vie de prière contemplative et de pénitence, sur la base de la Règle de Saint Augustin.
Mais il arriva aussi – comme cela s’est vu si souvent dans l’histoire de l’Eglise – que l’ermitage attira des fidèles, de plus en plus nombreux, venant chercher des conseils spirituels et confier leurs intentions.
Le roi Pépin lui-même (il s’agit du deuxième fils de Saint Charlemagne et de Sainte Hildegarde de Vintzgau, dit Pépin d’Italie [777-810]) venait régulièrement consulter Bénigne.

L'ermitage du Mont Baldo

L’ermitage du Mont Baldo, où vécurent les Saints Bénigne et Carus
(dans son état actuel).

   Au lieu où vécurent il y a douze siècles les Saints Bénigne et Carus, existe aujourd’hui une petite église dédiée à Saint Zénon : Saint Zénon, né en Mauritanie aux alentours de l’an 300, fut le huitième évêque de Vérone (de 362 à sa mort qui survint le 12 avril 371).
Cette petite église a été rénovée à maintes reprises au cours des siècles. En 1969, un petit refuge lui a été accolé, car l’ascension du Mont Baldo et la visite de l’ermitage sont très prisées des randonneurs.

   L’intérieur, assez rustique, de l’église, est un hâvre de recueillement et de silence. Le retable, assez complexe, de l’autel, présente les statues des Saints Bénigne et Carus entourant celle de Saint Zénon de Vérone.

intérieur de l'église Saint Zénon de l'ermitage du Mont Baldo

Intérieur de la petite église Saint-Zénon du Mont Baldo (état actuel).

   Le culte des Saints Bénigne et Carus est – on le voit – assez lié à celui de Saint Zénon de Vérone, bien que plus de quatre siècles séparent leur vie sur cette terre. Voici comment cela se fait.

   Saint Zénon, nous l’avons dit, avait rendu son âme à Dieu le 12 avril 371. A l’époque où vivaient les Saints Bénigne et Carus, Vérone avait entrepris de construire une cathédrale plus grande et plus belle et d’y transférer le corps de Saint Zénon.
Cependant, lorsqu’on voulut retirer son corps du tombeau où il avait reposé jusqu’alors, il se montra si lourd qu’il fut impossible de le soulever, bien que les Véronais employassent pour cela les plus forts parmi les chevaliers, et même la traction de robustes chevaux.

   L’évêque de Vérone, Saint Rathold (en italien Ratoldo, né vers 770, et mort vers 840), qui était également chapelain du roi Pépin et avait commandité la reconstruction de la cathédrale, ordonna alors à un prélat et à un diacre de se rendre auprès des deux ermites du Mont Baldo avec mission de les ramener à Vérone : il était certain que la pureté de leur foi et leur vertu seraient en mesure d’accomplir la translation que tout le clergé, le peuple et le roi lui-même attendaient.

Vérone basilique Saint Zénon état actuel

Vérone, basilique Saint-Zénon (état actuel) :
elle a été plusieurs fois reconstruite ou restaurée depuis la translation de 807.

   Parvenus à l’ermitage en fin de journée, les émissaires de Saint Rathold transmirent aux deux anachorètes les ordres de l’évêque et du roi : après un repas frugal et une courte nuit passée à l’ermitage, ils prirent donc la route au petit matin.

   Le démon, qui voulait les empêcher d’aller à Vérone, prit la forme d’un merle qui, battant furieusement des ailes et poussant des cris effrayants, attaqua les pèlerins pour les empêcher d’avancer. Bénigne comprit que le diable possédait l’oiseau et, d’un simple signe de croix, il l’immobilisa dans l’air au-dessus du chemin, lui ordonnant d’y rester jusqu’à leur retour.
La suite de leur voyage se passa sans encombre, et ils arrivèrent au soir à Vérone.

   Le lendemain, qui était le 21 mai 806 (ou 807), une impressionnante procession de clercs, de prélats, de notables, de chevaliers et de barons, ainsi que le roi Pépin, suivis par la foule en prière, conduisit les deux ermites jusqu’au tombeau dont on n’avait pu extraire le corps du saint.
Les deux moines s’agenouillèrent et se mirent en prière, puis, avec autant de facilité que s’il se fût agi d’un fétu de paille (une vieille chronique précise même que ce fut du bout de deux doigts seulement), ils soulevèrent le corps de Saint Zénon et le transportèrent dans le nouveau tombeau qui lui avait été préparé dans la crypte de la nouvelle basilique.

translation de Saint Zénon

Fresque médiévale représentant les Saints Bénigne et Carus
accomplissant la translation de Saint Zénon.

   Dès le lendemain, voulant échapper à l’enthousiasme de la foule, ils reprirent le chemin de leur ermitage, où  ils « retrouvèrent leur humilité » comme l’écrit joliment le chroniqueur.
A l’endroit où le merle possédé était censé les attendre, ils le trouvèrent mort, mais toujours dans la position immobile, dans les airs, au-dessus du chemin, où ils l’avaient laissé. Ils pleurèrent le pauvre animal, victime du diable, et, ayant repris leur vie solitaire, ils jeûnèrent quarante jours.

   Parmi les autres anecdotes qui sont restées célèbres à propos de ces deux saints anachorètes, mentionnons les calomnies que certains mauvais esprits firent circuler, en raison du fait que la sœur de Carus, Oliveta, comme nous l’avons vu ci-dessus, vivait proche d’eux et s’occupait de certaines tâches ancillaires pour leur laisser plus de temps pour la prière. Il n’en fallait pas tant pour que certains criassent au scandale et fissent des insinuations qui alertèrent l’évêque : un diacre vint donc les sommer de se rendre auprès de Sa Grandeur pour qu’ils répondissent à ses questions et se disculpassent.
Ne voulant pas se présenter les mains vides, ils semèrent des navets dans leur jardin avant d’aller se coucher, et, bien que ce ne fût pas la saison, au petit matin avant de se mettre en route ils récoltèrent deux navets de plus de trois livres chacun, qu’ils emportèrent. En chemin, ils furent surpris par une pluie battante si bien qu’ils arrivèrent au palais épiscopal trempés jusqu’aux os.

Eglise Saint-Etienne de Malcesine au-dessus du lac de Garde

Malcesine : au pied du Mont Baldo, l’église Saint-Etienne domine le lac de Garde ;
c’est là que sont conservées depuis 1314 les reliques des Saints Bénigne et Carus.

   Ayant obtenu la permission de se sécher avant de répondre aux accusations, ils suspendirent leurs vêtements, comme s’il se fût agi d’un fil d’étendage, sur un rayon de lumière qui filtrait par une fenêtre. Voyant cela, et entendant aussi de la bouche du diacre l’histoire des navets, l’évêque les innocenta aussitôt. Il les pria de retourner à leur ermitage, et, dorénavant, il se fit leur défenseur contre les calomniateurs. 

   Ils vécurent dès lors paisiblement dans leur thébaïde jusqu’à ce que le divin Sauveur vînt les chercher.
On ignore l’année de leur mort, mais la tradition assure qu’ils s’en allèrent tous les deux le même jour, un 26 juillet.

   Dès qu’il apprit leur bienheureux trépas, l’évêque de Vérone proclama leur sainteté, et, en 1314, l’évêque Teobaldo Favri fit translater leurs précieux restes dans l’église Saint-Etienne de Malcesine, où ils sont toujours vénérés.

   A Malcesine même, leur fête est célébrée le 26 juillet – leur dies natalis – parce qu’elle y prime sur la fête de Sainte Anne ; mais au martyrologe propre des Ermites de Saint Augustin, elle est mentionnée à ce jour, 21 juillet.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur. 

fresque baroque des Saints Bénigne et Carus à la voûte du sanctuaire de l'église de Malcésine

Eglise Saint-Etienne de Malcesine : fresque baroque de la voûte du sanctuaire,
représentant les Saints Bénigne et Carus.

2026-138. Mardi 11 août 2026 : fête de Sainte Philomène.

Mardi 11 août 2026

Fête de Sainte Philomène

céleste protectrice en second

du

Refuge Notre-Dame de Compassion

Sainte Philomène - anonyme mexicain XIXe

Programme de notre désormais traditionnelle journée de prière
à l’occasion de la fête de Sainte Philomène :

11 h précises : Sainte Messe chantée (rite latin traditionnel).

12 h 30 : Repas tiré du sac (chacun apporte pour lui-même et pour les siens : nous ne pouvons pas organiser un repas partagé pour tous).
Attention ! Pour le pique-nique, apporter sièges pliants et parasols.

16 h : Chapelet & Salut du Très Saint-Sacrement ; vénération de la relique de Sainte Philomène.

relique de Sainte Philomène

Remarque importante :

La chapelle du Mesnil-Marie est une chapelle privée, et afin de prévoir au mieux l’accueil de nos amis et des pèlerins, nous demandons aux personnes qui souhaitent participer à cette journée de bien vouloir s’inscrire, par exemple par un message dans l’espace ci-dessous prévu pour les commentaires (ne sera pas publié), ou bien, au moyen de l’une de nos adresses électroniques.
Merci par avance !

Cordons de Sainte Philomène >>> ici
Neuvaine en l’honneur de Sainte Philomène >>> ici

Gisant de Sainte Philomène au Mesnil-Marie - détail

2026-137. De Sainte Marguerite d’Antioche, vierge et mégalomartyre, membre du « conseil » de Sainte Jeanne d’Arc.

20 juillet,
Fête de Saint Elie, prophète (cf. > ici et > ici) ;
Mémoire de Sainte Marguerite d’Antioche, vierge et martyre ;
Mémoire de Saint Jérôme Emilien, confesseur.

Situation d'Antioche de Pisidie

       Sainte Marguerite (Marina, en grec) est née à Antioche de Pisidie, qui était alors l’une des villes les plus prospères d’Asie Mineure (aujourd’hui, le village turc de Yalvac, dans le district d’Iconium). Saint Paul y avait fait halte, avec Saint Barnabé, lors de son premier voyage apostolique, il y avait fait des conversions.
Sa naissance a eu lieu au cours du dernier quart du troisième siècle : on ne peut pas vraiment donner une date certaine : certains auteurs ont avancé la date de 275 et d’autres celle de 290 ; pour nous, nous dirons que ce sont les dates extrêmes entre lesquelles on peut placer cette naissance.

   Son père, Ædésius, était un prêtre païen, et sa mère, dont on ne sait pratiquement rien mourut peu de temps après sa naissance. Son père la confia à une nourrice vivant dans la campagne environnante.
Cette dernière, secrètement chrétienne, éleva Marguerite dans la foi et, lorsqu’elle la jugea prête, la présenta au baptême. Cela se fit, bien sûr, à l
‘insu de son père.

   Arriva l’année 297, et avec elle les prémices de la persécution de Dioclétien. La jeune Marguerite entendait les récits rapportant la résistance héroïque de ses frères dans la foi, qui refusaient de sacrifier aux idoles et d’apostasier ; elle puisait dans le Saint Evangile l’amour et la force qui allaient alimenter son courage, et, dans ses prières, elle demandait à Notre-Seigneur Jésus-Christ – auquel elle avait voué sa virginité – d’être digne de Lui être trouvée fidèle quoi qu’il dût lui en coûter.

Sainte Marguerite d'Antioche - anonyme italien début XIXe

Sainte Marguerite d’Antioche, anonyme italien du début du XIXème siècle.

   Son père, qui ignorait donc tout cela, décida de ramener à Antioche sa fille, alors âgée d’une quinzaine d’années. Marguerite se sentit immédiatement mal à l’aise, tant à cause de la séparation d’avec sa nourrice que du train de vie luxueux qui était celui de la maison paternelle, mais plus encore en raison des idoles qui y étaient vénérées.
Ædésius, estimant que Marguerite n’avait pas reçu l’éducation religieuse liée au statut social de sa famille, la confia à un précepteur – païen évidemment -, qui ne fit qu’augmenter l’horreur de Marguerite pour le paganisme : la jeune fille finit par s’en ouvrir à son père en lui révélant sa foi chrétienne.
Indigné et furieux, il la chassa, et Marguerite retourna chez sa nourrice. 

   A la campagne, Marguerite se rendit utile en gardant le troupeau et en répondant aux besoins qui se présentaient ; elle consacrait beaucoup de temps à la prière, notamment à l’intention de son père, dont elle souhaitait la conversion, et à celle de ses frères chrétiens, de plus en plus persécutés.

   Un jour qu’elle menait les moutons au pâturage, elle fut remarquée par Olybrius, le nouveau gouverneur de la province : dès qu’il la vit, il fut frappé par sa beauté, et il ordonna qu’on la lui amenât.
Après une longue conversation, le gouverneur ne parvint pas à convaincre Marguerite de l’épouser. Avec fermeté, elle se déclara chrétienne et resta inébranlable dans sa profession de foi. Au terme d’un long interrogatoire, le gouverneur, exaspéré par les réponses de Marguerite, la fit flageller et emprisonner.

Sainte Marguerite d'Antioche - anonyme italien du XVIIe

Sainte Marguerite et le dragon (anonyme italien du XVIIème siècle).

   Selon la tradition, en prison, le diable apparut à Marguerite sous la forme d’un terrible dragon qui l’avala ; mais, armée d’une croix, elle déchira le ventre du monstre et le vainquit. De cet épisode extraordinaire est née la dévotion populaire selon laquelle Sainte Marguerite posséderait le pouvoir d’obtenir une délivrance facile aux parturiantes qui l’invoqueraient avant le début du travail.

   Se succédèrent alors des journées d’interrogatoires et de supplices, pendant lesquelles Marguerite resta inflexible, proclamant sa foi et affirmant sans crainte son engagement dans la virginité consacrée, persistant malgré la cruauté des tortures auxquelles elle fut soumise : flagellations sanglantes, lacération avec des ongles de fer, écartèlement, application de torches ardentes, plongée dans une chaudière d’eau bouillante.
A plusieurs reprises, pendant ses incarcérations nocturnes, elle fut guérie de ses blessures et consolée et fortifiée par des apparitions célestes.

   Plusieurs de ceux qui assistèrent à ces journées d’interrogatoires et de supplices furent gagnés au Christ par l’intrépidité et l’héroïsme de la jeune vierge et demandèrent le baptême par la suite ; et certains d’entre eux furent eux aussi mis à mort en haine de l’unique Sauveur. 

   Finalement, voyant qu’il ne parviendrait pas à la faire apostasier, Olybrius ordonna que l’on décapitât Marguerite. C’était un 20 juillet, en 304 ou 305.
Son corps fut recueilli et mis en lieu sûr par les fidèles, qui, après que la paix a été donnée à l’Eglise, édifièrent un sanctuaire sur sa sépulture, qui devint l’objet d’une grande vénération.

Sainte Marguerite - alzbourg vers 1470

Sainte Marguerite – Salzburg, vers 1470.

   Le culte de Sainte Marguerite se répandit en Occident à partir de la fin du Xème siècle et y devint extrêmement populaire : la translation de plusieurs parcelles de ses ossements en Europe favorisa son extension.
De nombreuses églises et chapelles lui furent dédiées en Angleterre, dans les Etats du Saint Empire romain, en France, en Italie et dans la péninsule ibérique. Celle à laquelle les Chrétiens d’Orient décernent le titre de « grande martyre – mégalomartyre », fut placée au nombre des « Quatorze Saints Auxiliaires (ou Auxiliateurs) », et son prénom fut donné au baptême à d’innombrables jeunes filles.

   En France, on se souvient très particulièrement du fait qu’elle a été choisie par la divine Providence pour instruire et former une jeune pucelle des Marches de Lorraine qui, comme elle l’avait fait elle-même, gardait son troupeau en priant : avec l’archistratège Saint Michel et Sainte Catherine d’Alexandrie, Sainte Marguerite d’Antioche est la troisième « voix » du « conseil » de Sainte Jeanne d’Arc.
Aussi, ne devons-nous pas omettre de la prier, elle aussi, pour la conversion et le salut de la France.

   Nous le ferons avec d’autant plus de ferveur et de détermination que les impies et rationalistes qui ont œuvré à la prétendue réforme liturgique consécutive au concile vaticandeux l’ont placée dans la catégorie des « Saints qui présentent de graves difficultés historiques - Sancti qui graves historicas difficultates praebent » (Calendarium Romanum ex decreto sacrosancti œcumenici Concilii Vaticani II instauratum auctoritate Pauli P.P. promulgatum, Typis Polyglottis Vaticanis, 1969, p. 68.), et ont banni son culte, ce qui – n’omettons pas de le relever au passage – est en pleine et réelle contradiction avec les volontés œcuméniques officiellement affichées à la suite du dit concile, puisque le culte de Sainte Marguerite d’Antioche demeure extrèmement fort et populaire et absolument incontesté dans les Eglises du Proche et Moyen Orient et de Russie.
Mais toute personne capable de réflexion et d’intelligence sait bien que, dans « l’Eglise conciliaire », l’œcuménisme n’est qu’un prétexte pour flirter avec les hérésies issues de la pseudo réforme, et non la recherche d’un plus grand enracinement dans la Tradition spirituelle et liturgique des Pères !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur. 

Le conseil de Sainte Jeanne d'Arc

Sainte Marguerite d’Antioche, Sainte Catherine d’Alexandrie et l’archange Saint Michel :
le conseil de Sainte Jeanne d’Arc.

2026-136. Récapitulatif de toutes les publications de ce blogue au sujet de Saint Vincent de Paul.

19 juillet,
Fête de Saint Vincent de Paul ;
Anniversaire de la première apparition de Notre-Dame à Sainte Catherine Labouré (19 juillet 1830 – cf. > ici).

Châsse de Saint Vincent de Paul

A – En rapport avec la biographie de Saint Vincent de Paul :

- Ouvrages biographiques de Madame Marie-Joëlle Guillaume > ici.
- Monsieur Vincent à la cour d’Henri IV et le mûrissement de sa vocation > ici.
- Monsieur Vincent assistant S.M. le Roi Louis XIII à son lit de mort > ici.
- Histoire des reliques de Saint Vincent de Paul > ici.
- .

B – Prières à Saint Vincent de Paul :

- Litanies de Saint Vincent de Paul > ici.
- Trois prières en l’honneur de Saint Vincent de Paul > ici.
- Prière à Saint Vincent de Paul pour la Famille Royale et pour la France > ici.
- .

C – Saint Vincent de Paul et la France :

- Le cœur de Saint Vincent de Paul et la France > ici.
- Saint Vincent de Paul, saint éminemment politique > ici.
- .

Saint Vincent de Paul - basilique Saint-Pierre Vatican

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