Archive pour la catégorie 'Textes spirituels'

2020-101. Saint Jean Eudes, apôtre inlassable de la dévotion aux Sacrés Cœurs de Jésus et Marie.

19 août,
Fête de Saint Jean Eudes.

Le mercredi 19 août 2009, sans se livrer à un exposé aussi développé qu’il le faisait au cours des audiences générales publiques comme pendant le reste de l’année, Sa Sainteté le Pape Benoît XVI a dressé un portrait de Saint Jean Eudes et, profitant de l’année sacerdotale qu’il avait promulguée, à contre-courant des divers mouvements progressistes, il a insisté sur l’actualité des exemples qu’il a laissés. 

Saint Jean Eudes - vitrail basilique Sacré-Cœur Marseille

Saint Jean Eudes fait célébrer pour la première fois l’office liturgique du Sacré-Cœur de Jésus
le 20 octobre 1672, à Caen
(vitrail de la basilique du Sacré-Cœur à Marseille)

Sacré-Coeur

Saint Jean Eudes,
apôtre inlassable de la dévotion aux Sacrés Cœurs de Jésus et Marie

Catéchèse de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI
donnée à l’occasion de l’audience générale
du mercredi 19 août 2009

Chers frères et sœurs!

C’est aujourd’hui la mémoire liturgique de saint Jean Eudes, apôtre inlassable de la dévotion aux Sacrés Cœurs de Jésus et Marie, qui vécut en France à la fin du XVIIème siècle, un siècle marqué par des courants religieux opposés et également par de graves problèmes politiques. C’est l’époque de la guerre de Trente ans, qui a non seulement dévasté une grande partie du centre de l’Europe, mais qui a également dévasté les âmes.
Pendant que se diffusait le mépris pour la foi chrétienne de la part de certains courants de pensée alors dominants, l’Esprit-Saint suscitait un renouveau spirituel plein de ferveur, avec des personnalités de grande envergure comme de Bérulle, saint Vincent de Paul, saint Louis-Marie Grignon de Montfort et saint Jean Eudes. Cette grande « école française » de sainteté porta parmi ses fruits également saint Jean-Marie Vianney. Par un mystérieux dessein de la providence, mon vénéré prédécesseur Pie XI proclama saints ensemble, le 31 mai 1925, Jean Eudes et le curé d’Ars, offrant à l’Eglise et au monde entier deux exemples extraordinaires de sainteté sacerdotale.

Dans le contexte de l’Année sacerdotale, j’ai à cœur de m’arrêter pour souligner le zèle apostolique de saint Jean Eudes, particulièrement tourné vers la formation du clergé diocésain.
Les saints sont la véritable interprétation de l’Ecriture Sainte. Les saints ont éprouvé, dans l’expérience de leur vie, la vérité de l’Evangile; ainsi, ils nous introduisent dans la connaissance et la compréhension de l’Evangile.
En 1563, le Concile de Trente avait promulgué des normes pour l’érection des séminaires diocésains et pour la formation des prêtres, dans la mesure où le Concile était tout à fait conscient que toute la crise de la réforme était également conditionnée par une formation insuffisante des prêtres, qui n’étaient pas préparés pour le sacerdoce de manière juste, intellectuellement et spirituellement, dans leur cœur et dans leur âme. Nous étions en 1563 ; mais comme l’application et la réalisation des normes tardaient aussi bien en Allemagne qu’en France, saint Jean Eudes comprit les conséquences de ce retard. Animé par la conscience lucide du grave besoin d’aide spirituelle, dont les âmes étaient victimes également en raison du manque de préparation d’une grande partie du clergé, le saint, qui était un curé, institua une Congrégation consacrée de manière spécifique à la formation des prêtres. Il fonda son premier séminaire dans la ville universitaire de Caen, une expérience extrêmement appréciée, qui se diffusa très vite dans d’autres diocèses. Le chemin de sainteté, qu’il parcourut et qu’il proposa à ses disciples, avait pour fondement une solide confiance dans l’amour que Dieu a révélé à l’humanité dans le Cœur sacerdotal du Christ et dans le Cœur maternel de Marie. A cette époque de cruauté, de perte d’intériorité, il s’adressa au cœur, pour dire au cœur une parole des Psaumes très bien interprétée par saint Augustin. Il voulait attirer à nouveau au cœur les personnes, les hommes et surtout les futurs prêtres, en montrant le cœur sacerdotal du Christ et le cœur maternel de Marie. Chaque prêtre doit être témoin et apôtre de cet amour du cœur du Christ et de Marie. Et nous arrivons ainsi à notre époque.

Aujourd’hui aussi, on ressent le besoin que les prêtres témoignent de l’infinie miséricorde de Dieu à travers une vie entièrement « conquise » par le Christ, et apprennent cela dès les années de leur préparation dans les séminaires. Le Pape Jean-Paul II, après le synode de 1990, a publié l’Exhortation apostolique Pastores dabo vobis dans laquelle il reprend et met à jour les règles du Concile de Trente et souligne en particulier la nécessaire continuité entre le moment initial et celui permanent de la formation ; pour lui, pour nous, cela est un véritable point de départ pour une authentique réforme de la vie et de l’apostolat des prêtres, et c’est également le point central afin que la « nouvelle évangélisation » ne soit pas simplement un slogan attrayant, mais se traduise dans la réalité. Les fondements établis dans la formation au séminaire, constituent l’« humus spirituale » irremplaçable, dans lequel on peut « apprendre le Christ » en se laissant progressivement configurer à Lui, unique prêtre suprême et bon pasteur. Le temps du séminaire doit donc être considéré comme la réalisation du moment où le Seigneur Jésus, après avoir appelé les apôtres et avant de les envoyer prêcher, leur demande de rester avec Lui (cf. Marc III, 14). Lorsque saint Marc raconte la vocation des douze apôtres, il nous dit que Jésus avait un double objectif : le premier était qu’ils soient avec Lui, le second qu’ils soient envoyés pour prêcher. Mais, allant toujours avec Lui, ils annoncent réellement le Christ et apportent la réalité de l’Evangile au monde.

Au cours de cette Année sacerdotale, je vous invite à prier, chers frères et sœurs, pour les prêtres et pour tous ceux qui se préparent à recevoir le don extraordinaire du sacerdoce ministériel. Pour conclure, j’adresse à tous l’exhortation de saint Jean Eudes qui dit ceci aux prêtres : « Donnez-vous à Jésus, pour entrer dans l’immensité de Son grand Cœur, qui contient le Cœur de Sa Sainte Mère et de tous les saints, et pour vous perdre dans cet abîme d’amour, de charité, de miséricorde, d’humilité, de pureté, de patience, de soumission et de sainteté » (Le Cœur admirable, III, 2).

Saint Jean Eudes - église du Sacré-Cœur Nice - détail

Saint Jean Eudes
(détail d’un vitrail de l’église du Sacré-Cœur de Nice)

Textes de Saint Jean Eudes publiés dans les pages de ce blogue :
- Salutations à Saint Joseph > ici
- Le Cœur de Marie rempli d’amour pour Dieu et pour nous > ici
- Texte sur le sacerdoce et ses exigences de sainteté > ici
- La maternité du Cœur de Marie > ici
- Louanges de la Mère admirable > ici

2020-99. Alors que beaucoup de processions du Vœu de Louis XIII ne pourront avoir lieu ce 15 août 2020, ce que nous pouvons et même devons faire pour suppléer :

Jeudi 13 août 2020,
Fête de Sainte Radegonde, Reine des Francs et moniale.

Ingres : le voeu de Louis XIII

Jean-Dominique Ingres : le Vœu de Louis XIII
(tableau de la cathédrale de Montauban)

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Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Dans les circonstances présentes, hélas ! beaucoup de processions célébrées le 15 août pour renouveler le Vœu de Louis XIII ne pourront avoir lieu, soit parce que nos prêtres – même avec la meilleure volonté du monde – n’ont pas la possibilité matérielle ou le temps de les préparer, soit parce que les conditions dans lesquelles se trouvent ces jours-ci nos chapelles ou nos paroisses – et en particulier les contraintes prétendument sanitaires imposées par les diocèses ou les autorités civiles – n’autorisent pas les processions…

Loin de nous une mentalité défaitiste et une passive résignation cependant !
En ce saint jour de l’Assomption de Notre-Dame, il ne nous est pas permis de renoncer purement et simplement au renouvellement de la consécration de la France à Notre-Dame en qualité de souveraine.
Il  nous appartient donc à chacun, individuellement, en famille, ou avec quelques amis, d’y suppléer autant qu’il est en notre pouvoir, et de nous organiser pour placer cette année encore le Royaume des Lys – qui en a plus que jamais besoin – entre les mains de sa céleste souveraine et principale protectrice.

Ce que nous pouvons concrètement faire :

- Au moment qui nous sera le plus opportun dans la journée ou la soirée de ce 15 août, afin de rendre à Notre-Dame de l’Assomption, Reine et céleste protectrice du Royaume de France, l’hommage et la dévotion qui lui sont dus, dans notre maison, dans notre oratoire domestique, voire dans notre jardin si nous en avons un et que nous pouvons y dresser une sorte de petit reposoir avec une statue ou une belle image de la Mère de Dieu, ou bien encore si nous avons la possibilité de nous rendre dans une chapelle dédiée à la Très Sainte Vierge Marie, récitons les prières liturgiques traditionnelles prescrites pour le renouvellement du Vœu de Louis XIII (on peut les trouver > ici) ;

– Nous pouvons aussi, si la disposition des lieux le permet, placer à l’une de nos fenêtres donnant sur la rue une image ou une statue de la Très Sainte Mère de Dieu avec quelques fleurs, un cierge ou une veilleuse ;

– En sus des prières liturgiques traditionnelles, je vous engage à réciter la prière dont vous pouvez trouver le texte > ici.

Puisse notre ferveur et notre dévotion se faire inventives et audacieuses pour suppléer aux impossibilités qui nous sont imposées par ces temps malheureux qui sont aujourd’hui les nôtres…
Plus que jamais, nous avons le grave devoir de prier pour le Royaume des Lys, devenu majoritairement terre d’impiété et d’apostasie ; de prier pour notre Roi légitime, afin qu’il reçoive de Dieu toutes les grâces nécessaires à la charge que la Providence a déposée sur ses épaules, et de prier pour sa famille ; de prier les uns pour les autres, unis par les liens invisibles de la communion des saints, afin de nous soutenir et pour que cette prière fraternelle nous soit une force pour les jours difficiles qui s’approchent…

Très sainte et très fervente fête de l’Assomption, mes bien chers Amis !
Vôtre,
in Corde Jesu & Mariae.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

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PS. Et n’oubliez pas – pour tous ceux qui le peuvent – de vous inscrire sans retard au pèlerinage organisé au Puy à l’occasion de la solennité de Saint Louis, les 29 et 30 août prochains cf. > ici

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2020-98. Sainte Claire d’Assise, épouse vierge du Christ humble et pauvre.

12 août,
Fête de Sainte Claire d’Assise.

Isidore Arredondo - Sainte Claire met en fuite les sarrasins - 1693 Musée du Prado Madrid

Sainte Claire mettant en fuite les païens mahométans en brandissant devant eux  la Sainte Eucharistie
(Isidore Arredondo – 1693 – Madrid, musée du Prado)

Sainte Claire d’Assise,
épouse vierge du Christ humble et pauvre

Catéchèse de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI
à l’occasion de l’audience générale
du mercredi 15 septembre 2010

Chers frères et sœurs,

L’une des saintes les plus aimées est sans aucun doute sainte Claire d’Assise, qui vécut au XIIIe siècle, et qui fut contemporaine de saint François. Son témoignage nous montre combien l’Eglise tout entière possède une dette envers des femmes courageuses et riches de foi comme elle, capables d’apporter une impulsion décisive au renouveau de l’Eglise.

Qui était donc Claire d’Assise ?
Pour répondre à cette question, nous possédons des sources sûres : non seulement les anciennes biographies, comme celles de Thomas de Celano, mais également les Actes du procès de canonisation promu par le Pape quelques mois seulement après la mort de Claire et qui contiennent les témoignages de ceux qui vécurent à ses côtés pendant longtemps.

Née en 1193, Claire appartenait à une riche famille aristocratique. Elle renonça à la noblesse et à la richesse pour vivre dans l’humilité et la pauvreté, adoptant la forme de vie que François d’Assise proposait. Même si ses parents, comme cela arrivait alors, projetaient pour elle un mariage avec un personnage important, à 18 ans, Claire, à travers un geste audacieux inspiré par le profond désir de suivre le Christ et par son admiration pour François, quitta la maison paternelle et, en compagnie de son amie, Bona de Guelfuccio, rejoignit en secret les frères mineurs dans la petite église de la Portioncule. C’était le soir du dimanche des Rameaux de l’an 1211. Dans l’émotion générale, fut accompli un geste hautement symbolique : tandis que ses compagnons tenaient entre les mains des flambeaux allumés, François lui coupa les cheveux et Claire se vêtit d’un habit de pénitence en toile rêche. A partir de ce moment, elle devint l’épouse vierge du Christ, humble et pauvre, et se consacra entièrement à Lui. Comme Claire et ses compagnes, d’innombrables femmes au cours de l’histoire ont été fascinées par l’amour pour le Christ qui, dans la beauté de Sa Personne divine, remplit leur cœur. Et l’Eglise tout entière, au moyen de la mystique vocation nuptiale des vierges consacrées, apparaît ce qu’elle sera pour toujours : l’Epouse belle et pure du Christ.

L’une des quatre lettres que Claire envoya à sainte Agnès de Prague, fille du roi de Bohême, qui voulut suivre ses traces, parle du Christ, son bien-aimé Epoux, avec des expressions nuptiales qui peuvent étonner, mais qui sont émouvantes : « Alors que vous Le touchez, vous devenez plus pure, alors que vous Le recevez, vous êtes vierge. Son pouvoir est plus fort, Sa générosité plus grande, Son apparence plus belle, Son amour plus suave et Son charme plus exquis. Il vous serre déjà dans Ses bras, Lui qui a orné votre poitrine de pierres précieuses… Lui qui a mis sur votre tête une couronne d’or arborant le signe de la sainteté » (Première Lettre : FF, 2862).

En particulier au début de son expérience religieuse, Claire trouva en François d’Assise non seulement un maître dont elle pouvait suivre les enseignements, mais également un ami fraternel. L’amitié entre ces deux saints constitue un très bel et important aspect. En effet, lorsque deux âmes pures et enflammées par le même amour pour le Christ se rencontrent, celles-ci tirent de leur amitié réciproque un encouragement très profond pour parcourir la voie de la perfection. L’amitié est l’un des sentiments humains les plus nobles et élevés que la Grâce divine purifie et transfigure.
Comme saint François et sainte Claire, d’autres saints également ont vécu une profonde amitié sur leur chemin vers la perfection chrétienne, comme saint François de Sales et sainte Jeanne-Françoise de Chantal. Et précisément saint François de Sales écrit : « Il est beau de pouvoir aimer sur terre comme on aime au ciel, et d’apprendre à s’aimer en ce monde comme nous le ferons éternellement dans l’autre. Je ne parle pas ici du simple amour de charité, car nous devons avoir celui-ci pour tous les hommes ; je parle de l’amitié spirituelle, dans le cadre de laquelle, deux, trois ou plusieurs personnes s’échangent les dévotions, les affections spirituelles et deviennent réellement un seul esprit » (Introduction à la vie de dévotion, III, 19).

Après avoir passé une période de quelques mois auprès d’autres communautés monastiques, résistant aux pressions de sa famille qui au début, n’approuvait pas son choix, Claire s’établit avec ses premières compagnes dans l’église Saint-Damien où les frères mineurs avaient préparé un petit couvent pour elles. Elle vécut dans ce monastère pendant plus de quarante ans, jusqu’à sa mort, survenue en 1253.

Une description directe nous est parvenue de la façon dont vivaient ces femmes au cours de ces années, au début du mouvement franciscain. Il s’agit du compte-rendu admiratif d’un évêque flamand en visite en Italie, Jacques de Vitry, qui affirme avoir trouvé un grand nombre d’hommes et de femmes, de toute origine sociale, qui « ayant quitté toute chose pour le Christ, fuyaient le monde. Ils s’appelaient frères mineurs et sœurs mineures et sont tenus en grande estime par Monsieur le Pape et par les cardinaux… Les femmes… demeurent ensemble dans divers hospices non loin des villes. Elle ne reçoivent rien, mais vivent du travail de leurs mains. Et elles sont profondément attristées et troublées, car elles sont honorées plus qu’elles ne le voudraient, par les prêtres et les laïcs » (Lettre d’octobre 1216 : FF, 2205.2207).

Jacques de Vitry avait saisi avec une grande perspicacité un trait caractéristique de la spiritualité franciscaine à laquelle Claire fut très sensible : la radicalité de la pauvreté associée à la confiance totale dans la Providence divine. C’est pour cette raison qu’elle agit avec une grande détermination, en obtenant du Pape Grégoire IX ou, probablement déjà du Pape Innocent III, celui que l’on appela le Privilegium Paupertatis (cf. FF, 3279). Sur la base de celui-ci, Claire et ses compagnes de Saint-Damien ne pouvaient posséder aucune propriété matérielle. Il s’agissait d’une exception véritablement extraordinaire par rapport au droit canonique en vigueur et les autorités ecclésiastiques de cette époque le concédèrent en appréciant les fruits de sainteté évangélique qu’elles reconnaissaient dans le mode de vie de Claire et de ses consœurs. Cela montre que même au cours des siècles du Moyen-Age, le rôle des femmes n’était pas secondaire, mais considérable. A cet égard, il est bon de rappeler que Claire a été la première femme dans l’histoire de l’Eglise à avoir rédigé une Règle écrite, soumise à l’approbation du Pape, pour que le charisme de François d’Assise fût conservé dans toutes les communautés féminines qui étaient fondées de plus en plus nombreuses déjà de son temps et qui désiraient s’inspirer de l’exemple de François et de Claire.

Dans le couvent de Saint-Damien, Claire pratiqua de manière héroïque les vertus qui devraient distinguer chaque chrétien : l’humilité, l’esprit de piété et de pénitence, la charité.
Bien qu’étant la supérieure, elle voulait servir personnellement les sœurs malades, en s’imposant aussi des tâches très humbles : la charité en effet, surmonte toute résistance et celui qui aime accomplit tous les sacrifices avec joie. Sa foi dans la présence réelle de l’Eucharistie était si grande que, par deux fois, un fait prodigieux se réalisa. Par la seule ostension du Très Saint-Sacrement, elle éloigna les soldats mercenaires sarrasins, qui étaient sur le point d’agresser le couvent de Saint-Damien et de dévaster la ville d’Assise.

Ces épisodes aussi, comme d’autres miracles, dont est conservée la mémoire, poussèrent le Pape Alexandre IV à la canoniser deux années seulement après sa mort, en 1255, traçant un éloge dans la Bulle de canonisation, où nous lisons : « Comme est vive la puissance de cette lumière et comme est forte la clarté de cette source lumineuse. Vraiment, cette lumière se tenait cachée dans la retraite de la vie de clôture et dehors rayonnaient des éclats lumineux ; elle se recueillait dans un étroit monastère, et dehors elle se diffusait dans la grandeur du monde. Elle se protégeait à l’intérieur et elle se répandait à l’extérieur. Claire en effet, se cachait: mais sa vie était révélée à tous. Claire se taisait mais sa renommée criait » (FF, 3284).
Et il en est véritablement ainsi, chers amis : ce sont les saints qui changent le monde en mieux, le transforment de manière durable, en insufflant les énergies que seul l’amour inspiré par l’Evangile peut susciter. Les saints sont les grands bienfaiteurs de l’humanité !

La spiritualité de sainte Claire, la synthèse de sa proposition de sainteté est recueillie dans la quatrième lettre à sainte Agnès de Prague.
Sainte Claire a recours à une image très répandue au Moyen âge, d’ascendance patristique, le miroir. Et elle invite son amie de Prague à se refléter dans ce miroir de perfection de toute vertu qu’est le Seigneur Lui-même. Elle écrit : « Heureuse certes celle à qui il est donné de prendre part au festin sacré pour s’attacher jusqu’au fond de son cœur [au Christ], à Celui dont toutes les troupes célestes ne cessent d’admirer la beauté, dont l’amitié émeut, dont la contemplation nourrit, dont la bienveillance comble, dont la douceur rassasie, dont le souvenir pointe en douceur, dont le parfum fera revivre les morts, dont la vue en gloire fera le bonheur des citoyens de la Jérusalem d’en haut. Tout cela puisqu’Il est la splendeur de la gloire éternelle, l’éclat de la lumière éternelle et le miroir sans tache. Ce Miroir, contemple-Le chaque jour, ô Reine, épouse de Jésus Christ, et n’arrête d’y contempler ton apparence afin que… tu puisses, intérieurement et extérieurement, te parer comme il convient… En ce Miroir brillent la bienheureuse pauvreté, la sainte humilité et l’ineffable charité » (Quatrième lettre FF, 2901-2903).

Reconnaissants à Dieu qui nous donne les saints qui parlent à notre cœur et nous offrent un exemple de vie chrétienne à imiter, je voudrais conclure avec les mêmes paroles de bénédiction que sainte Claire composa pour ses consœurs et qu’aujourd’hui encore les Clarisses, qui jouent un précieux rôle dans l’Eglise par leur prière et leur œuvre, conservent avec une grande dévotion. Ce sont des expressions où émerge toute la tendresse de sa maternité spirituelle : « Je vous bénis dans ma vie et après ma mort, comme je peux et plus que je le peux, avec toutes les bénédictions par lesquelles le Père des miséricordes pourrait bénir et bénira au ciel et sur la terre les fils et les filles, et avec lesquelles un père et une mère spirituelle pourraient bénir et béniront leurs fils et leurs filles spirituels. Amen » (FF, 2856).

Voir aussi le testament de Sainte Claire > ici

Corps de Sainte Claire - Assise

Corps de Sainte Claire (Assise, basilique Sainte-Claire)

2020-97. Charité et humilité.

Méditation sur les textes de la Sainte Ecriture
lus à la Sainte Messe
du
10ème dimanche après la Pentecôte

Simon Vouet la Charité (vers 1640 - Louvre)

Simon Vouet : la Charité (vers 1640)

« 1 – La liturgie nous présente aujourd’hui, comme dans un tableau d’ensemble, à travers les textes de la Messe, les traits fondamentaux de l’âme chrétienne. Avant tout, elle nous montre cette âme vivifiée par l’Esprit-Saint qui répand en elle Ses dons (cf. Saint Paul dans l’épître de ce jour – 1 Cor. XII 2-11).
L’Apôtre nous parle des « charismes », c’est-à-dire de ces grâces spéciales, telles que le don des langues, de la science, des miracles, …etc. accordées par l’Esprit-Saint avec une particulière abondance à l’Eglise primitive. Bien qu’étant très précieux, ces dons sont cependant inférieurs à la grâce et à la charité, car celles-ci peuvent conférer à l’âme la vie surnaturelle, alors que les charismes peuvent être donnés ou non par surcroît, sans en augmenter ni diminuer pour autant l’intensité.
Saint Thomas fait observer que, tandis que la grâce et la charité sanctifient l’âme et l’unissent à Dieu, les charismes, par contre, sont ordonnés à l’utilité du prochain et peuvent subsister même en celui qui ne possède pas la grâce.
Du reste, Saint Paul aussi – et précisément dans la même épître dont nous lisons aujourd’hui un passage à la Messe – après avoir énuméré tous ces dons extraordinaires, conclut par la fameuse affirmation : tout cela n’est rien sans la charité. Celle-ci est toujours la vertu « centrale », la caractéristique fondamentale de l’âme chrétienne, et aussi le plus grand don que l’Esprit-Saint puisse répandre en nous.
Si le divin Paraclet ne vivifiait nos âmes par la charité et la grâce, qui lui est inséparablement unie, personne ne pourrait accomplir le moindre acte ayant valeur surnaturelle, même pas l’homme le plus vertueux : « Personne ne peut dire « Jésus est Seigneur », si ce n’est sous l’action de l’Esprit-Saint » affirme l’Apôtre.
De même que l’arbre privé de sève vitale ne peut donner des fruits, ainsi l’âme non vivifiée par l’Esprit-Saint ne peut poser des actions de valeur surnaturelle. Voilà, encore une fois, le grand prix de la grâce et de la charité, dont le moindre degré vaut plus que tous les dons extraordinaires qui, s’ils peuvent disposer les âmes au bien, n’ont cependant le pouvoir ni d’engendrer, ni d’augmenter en nous la vie divine ».

le pharisien et le publicain - fresque de l'abbaye d'Ottobeuren

Le pharisien et le publicain : fresque de l’abbaye d’Ottobeuren (Bavière)

« 2 – L’Evangile (Luc XVIII, 9-14) nous montre une autre caractéristique fondamentale de l’âme chrétienne : l’humilité. La charité, il est vrai, lui, est supérieure, parce qu’elle nous communique la vie divine ; toutefois, l’humilité a une très grande importance parce qu’elle débarrasse le terrain pour faire place à la grâce et à la charité. C’est l’enseignement que nous donne aujourd’hui Jésus, sous une forme très vive et concrète, dans la parabole du pharisien et du publicain. L’Evangile nous dit expressément que Jésus parlait en vue de quelques gens « persuadés de leur propre justice et pleins de mépris pour les autres » ; le pharisien en est le prototype et les représente à merveille. Le voici, assuré d’être juste et gonflé de ses mérites : je ne suis ni voleur, ni adultère, je jeûne et paie la dîme. Que peut-on prétendre de plus ? Mais cet homme superbe ne voit pas qu’il lui manque ce qu’il y a de meilleur : la charité, puisqu’il se déchaîne contre les autres, les accuse, les condamne : « je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont voleurs, injustes, adultères, ni non plus comme ce publicain ».
N’ayant pas de charité envers le prochain, il ne peut en avoir envers Dieu.
De fait, entré dans le temple pour prier, il a été incapable de formuler le moindre acte d’amour, d’adoration et, au lieu de louer Dieu pour Ses bienfaits, il n’a fait que se louer lui-même.
En réalité cet homme est incapable de prier parce qu’il n’a pas la charité, et il ne peut la posséder, parce qu’il est plein d’orgueil : « Dieu résiste aux superbes, et Il donne Sa grâce aux humbles » (Jac. IV, 6), c’est pourquoi le pharisien retourne chez lui condamné, moins par le Seigneur qui aime toujours user de miséricorde, que par son orgueil, qui empêche en lui l’œuvre de la miséricorde.
Tout autre est l’attitude du publicain : c’est un pauvre homme, il sait qu’il a péché, il est conscient de sa misère morale ; lui non plus ne possède pas la charité, parce que le péché suscite en lui un obstacle ; cependant, il est humble, très humble, et se confie dans la miséricorde de Dieu : « O Dieu, ayez pitié de moi qui suis un pécheur ! » Et Dieu qui aime Se pencher sur les humbles, le justifie à l’instant même : son humilité a attiré sur lui la grâce du Très-Haut.
Saint Augustin n’a-t-il pas dit que « Dieu aime mieux l’humilité dans les choses mal faites, que l’orgueil dans celles qui sont bien faites ! »
Ce ne sont pas nos vertus, nos bonnes actions, qui nous justifieront, mais la grâce et la charité que l’Esprit-Saint répand dans nos cœurs « comme Il veut », oui, mais toujours en proportion de notre humilité ». 

Rd. Père Gabriel de Sainte-Marie-Madeleine,
in « Intimité divine », vol. 2 pp.242-245

frise

2020-96. Où le Maître-Chat Lully revient pour rappeler quelques salutaires leçons sur les dangers du relâchement de ceux dont on devrait au contraire attendre davantage d’édification.

Lettre d’outre-tombe
adressée par

Monseigneur le Maître-Chat Lully
à
celui qui fut ici-bas son humain de compagnie

Lully au crayon

Mon cher Papa-moine,

Ce sera demain le dixième dimanche après la Pentecôte et, avec tous les fidèles de la Sainte Eglise qui pratiquent le rite latin traditionnel, tu entendras le chant de la péricope évangélique dite « parabole du pharisien et du publicain » (Luc XVIII, 9-14).
Depuis le paradis des chats, où je suis établi en un poste d’observation privilégié qui me permet de pénétrer avec plus d’acuité encore que je n’en avais sur terre dans les replis – pas toujours édifiants – de la psychologie des hommes, il m’est permis de t’adresser, de temps en temps, quelques lignes, à fin, du moins l’espèré-je de tout cœur, de t’apporter consolation et force, et pour te stimuler dans tes bonnes dispositions.

Je te l’ai toujours dit, dans le temps où j’étais auprès de toi, et tu en avais de toute façon une compréhension plus aiguë qu’un très grand nombre de tes congénères, il faut craindre bien plus que la peste – et infiniment plus que ce coronavirus qui alimente aujourd’hui les peurs de tes contemporains et, surtout, les peu glorieuses manigances des hommes de l’ombre -, la mentalité pervertie d’un très grand nombre de fidèles et de clercs de la Sainte Eglise catholique, notre mère.
Nous savons bien que ce n’est ni la religion en sa réalité intrinsèque, ni la Foi révélée par le Christ, ni la Sainte Eglise par elle-même, qui sont les causes de ce que nous déplorons en ces fidèles et en ces clercs : cela tombe sous le sens pour tout homme intelligent, mais en ces temps de virulence accrue de l’antichristianisme il est toutefois bon de le redire.
C’est ici que se vérifie – une fois de plus, hélas ! – la vérité de l’antique adage latin attribué à Saint Grégoire le Grand : Corruptio optimi pessima - La corruption de ce qu’il y a de meilleur est la pire des choses.
Nous savons bien, nous ne savons que trop, que ce qui est ici en cause ce sont les tendances viciées de l’homme blessé par le péché originel.
Le drame survient lorsque des fidèles ou des clercs, qui devraient trouver dans la vertu de religion, dans la Foi divine reçue de Notre-Seigneur Jésus-Christ, dans tous les trésors de grâce, de purification et de sanctification offerts par la Sainte Eglise, les remèdes à leurs blessures et les forces pour vaincre les tentations, cessent d’avoir une conscience suraiguë de leur fragilité, se relâchent dans le combat spirituel, pactisent avec les subtiles et quasi insensibles séductions de l’esprit du monde, et s’imaginent plus ou moins consciemment qu’à partir du simple moment où ils sont catholiques pratiquants, religieux ou ministres ordonnés, ils se trouveraient établis de manière stable et définitive dans un état d’impeccabilité qui les exempterait de vigilance, d’effort et de lutte, alors qu’il est en tout autrement.
C’est bien parce qu’ils sont catholiques pratiquants, religieux ou clercs, que Dieu leur fait un devoir plus strict et une obligation très grave d’être encore davantage exigeants avec eux-mêmes !

C’est un sujet sur lequel il y aurait beaucoup à dire, beaucoup à écrire.
Et d’ailleurs, durant les quelque vingt siècles de la vie de l’Eglise, les prédicateurs, les moralistes, les saints et les docteurs ont insisté encore et encore sur les mille et un aspects de cette redoutable responsabilité qui est faite à tous les baptisés en général, mais d’une manière plus particulière encore aux consacrés, de ne jamais baisser la garde, et de se montrer toujours plus exigeants avec eux-mêmes et plus inexorablement méticuleux dans leur tendance à la perfection et leur recherche de la sainteté, se souvenant des graves avertissements de Notre-Seigneur Jésus-Christ : « Car à celui à qui on a donné beaucoup, on demandera beaucoup ; et de celui à qui on a confié beaucoup, on exigera davantage » (Luc XII, 48) ; et encore : « Vous êtes le sel de la terre. Que si le sel perd sa vertu, avec quoi le salera-t-on ? Il n’est plus bon qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes » (Matth. V, 13).

Maintenant que je ne suis plus constamment auprès de toi pour te rappeler sans cesse à ces exigences (puisque c’est la vocation spécifique que Dieu donne aux chats auprès de leurs humains de compagnie, et plus encore lorsque ce sont des religieux), j’espère que tu ne te relâches pas et que tu veilles chaque jour à mettre en pratique les exemples que je t’ai donnés quotidiennement pendant nos treize années de vie commune…
Il t’est bien assez donné à toi-même de souffrir de toutes les indélicatesses qui découlent de ces déplorables relâchements de la vigilance dans la très exigeante pratique des vertus que l’on constate avec grande tristesse chez de nombreux fidèles ou ecclésiastiques, pour que tu ne doives pas t’exciter chaque jour à davantage d’efforts et de fermeté dans une intraitable rigueur.

Tu as été avec douleur et affliction le témoin de la chute lamentable d’un certain nombre de religieux et de prêtres.
Déjà, dans ton enfance, dans ces désastreuses années qui ont suivi le concile vaticandeux, tu as vu des prêtres qui défroquaient, préférant l’amour d’une créature charnelle à celui qu’ils avaient exclusivement et solennellement promis à Dieu au pied de Ses autels !
Mais cela ne s’est pas limité à cette période de folie et de « remise en question » qui a accumulé les ruines ; tout au long de tes bientôt quarante années de vie religieuse, tu as appris les défections, les trahisons de tant de consacrés.
Aujourd’hui encore, tu reçois l’annonce de scandales et de chutes pitoyables de prêtres que tu as connus, aux Messes desquels tu as assisté, des mains desquels tu as reçu la sainte communion… En l’apprenant, il t’est donné de ressentir une infime part de la douleur du divin Cœur de Jésus dans Sa Passion, abandonné, délaissé et trahi par ceux auxquels Il avait accordé Ses prédilections.

Ces prêtres, ces consacrés qui défaillent n’avaient-ils pas la vocation ?
Les longues années passées au séminaire ou dans leurs maisons de formation auraient probablement débusqué de fausses vocations. Du moins se prend-on à le croire pour ne pas désespérer complètement du discernement et du bon sens de ceux qui dirigent ces établissements…
Or donc, si la vocation était authentique à l’origine et que cependant ces prêtres ou religieux ont failli, la seule explication à leur chute réside dans leur attiédissement, dans leur manque de ferveur, dans leur relâchement dans le combat spirituel, et dans leur accoutumance coupable à cet état de tiédeur et de médiocrité.
Certes, seul Dieu, qui sonde les reins et les cœurs, peut être leur juste Juge et, à nous Ses créatures, il n’est pas donné de connaître ce qui n’appartient qu’à Dieu.
En revanche, constatant objectivement les faits de l’extérieur, cela doit porter tout fidèle, tout religieux et tout prêtre à davantage de générosité et d’ardeur dans sa vie personnelle, pour que, se sachant lui aussi faillible et pécheur, il se livre avec plus de pugnacité et d’acharnement aux combats qu’il lui appartient de soutenir en propre.

J’aurais encore beaucoup de choses à t’écrire, mon cher Papa-moine, mais il y a déjà là matière à de longues réflexions et méditations. Je te laisse donc t’y livrer avec assiduité et t’adresse avec ces lignes un chat-leureux ronronnement du paradis.

pattes de chatLully.  

mains jointes - prière

2020-95. Réception d’un ancien ornement blanc qui vient d’être restauré.

Vendredi 7 août 2020,
Premier vendredi du mois, dédié à la réparation envers le divin Cœur de Jésus ;
Fête de Saint Gaëtan de Thiène, confesseur ;
Mémoire de Saint Donat, évêque et martyr ;
Huitième jour du carême de la Mère de Dieu (cf. > ici).

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je pourrais reprendre ici aujourd’hui sans en changer un iota ce que je vous écrivais il y a exactement un an et deux jours (le 5 août 2019, cf. > ici) en introduction de la présentation du bel ornement vert qui venait de nous revenir remis à neuf par les soins de Guillaume qui travaille en son « Atelier Corneille » pour réaliser ou restaurer des vêtements et ornements liturgiques.
La même série d’ornements sacrés que nous avions recueillis, il y a plusieurs années, après qu’ils avaient échappé au bûcher iconoclaste ordonné par un curé moderniste, contenait un ornement blanc complet qui, bien qu’il eût subi les outrages du temps, n’en était cependant pas moins magnifique.
De même que l’ornement vert restauré que je vous présentais il y a un an (cf. > ici), il avait subi lui aussi un essai de restauration qui, s’il avait eu le mérite de conserver tant bien que mal cette chasuble blanche et ses accessoires, avait toutefois fort mal vieilli.
Le talent et la patience de Guillaume, pendant de longues semaines de travail minutieux, viennent de lui rendre sa beauté et lui permettront désormais de resservir au culte et à la glorification de Dieu Notre-Seigneur.

De nombreux indices nous donnent à penser que cet ornement pourrait avoir été confectionné sous le règne de Charles X : tous les galons et orfrois (voir la note en bas de page) ont été confectionnés à la main, ils sont, en certains endroits, surchargés de fausses pierres serties.
Le tissu d’origine était une moire blanche qui subsistait en certains endroits, jaunie, mais qui, lors de l’essai de restauration (dans la première moitié du XXe siècle peut-être) évoqué ci-dessus, avait été majoritairement remplacée par une soie unie, laquelle, avec le temps, s’était rétractée et occasionnait de disgracieuses déformations.
Guillaume a donc dû procéder à un démontage complet pour récupérer tous les galons et orfrois, qui sont magnifiques malgré l’usure qu’ils présentent en certains endroits ; il lui a ensuite fallu changer tout ce qui devait l’être, puis retendre une moire blanche et enfin y recoudre les galons et orfrois d’origine.
Je tiens à le remercier vivement, et publiquement, pour ce beau travail de restauration.

Mais je vous laisse maintenant admirer de vos propres yeux la beauté de cet ornement remis à neuf, par l’intermédiaire de douze clichés que j’ai sélectionnés pour vous permettre d’avoir une vue de son ensemble et de ses détails.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Pour nous aider à continuer à entretenir, faire restaurer ou confectionner d’autres ornements sacrés, nous permettre d’acheter ou faire restaurer  du mobilier liturgique ou des parements d’autel, et participer aux frais des luminaires (veilleuses du Saint-Sacrement et cierges)   > ici

Chasuble blanche restaurée 1

Voici donc tout d’abord des vues d’ensemble du dos et du devant de la chasuble…

Chasuble blanche restaurée 2

… et de ses accessoires : bourse, voile de calice, étole et manipule :

Chasuble blanche restaurée 3

Détail de la croix précieuse qui orne le dos de la chasuble :

Chasuble blanche restaurée 4

Quadrilobe central de la Croix, au centre duquel figure le monogramme IHS sur des pampres, feuilles de vigne et raisins :

Chasuble blanche restaurée 5

Motif  répétitif des orfrois :

Chasuble blanche restaurée 6

Extrémité des bras de la Croix :

Chasuble blanche restaurée 7

Orfroi de l’encolure :

Chasuble blanche restaurée 8

Galon du pourtour :

Chasuble blanche restaurée 9

Etole (détail) :

Chasuble blanche restaurée 10

Croix du voile de calice :

Chasuble blanche restaurée 11

L’une des grappes de raisin du quadrilobe central de la Croix :

Chasuble blanche restaurée 12

Note :
« On entend par orfrois les parements, broderies et franges d’or et même, dans certains textes, le tissu d’or. (…) On entend aussi par orfrois, mais dans un sens impropre, les parements, broderies et franges d’argent, ou d’une autre couleur, et le drap d’argent… » [Dom Joannès Roux, article "Orfroi", in "Dictionnaire pratique de liturgie romaine" publié sous la direction du chanoine Robert Lesage - éd. Bonne Presse 1952].

2020-94. Solennité de la Saint Louis au Puy-en-Velay avec la Confrérie Royale.

Pèlerinage légitimiste au Puy - message du Prince 4 juin 2016

Communiqué du secrétariat de la Confrérie Royale :

Le cinquième pèlerinage annuel de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay, pour le Roi et la France, a été empêché par les restrictions de déplacement et de rassemblement, imposées par les autorités civiles et ecclésiastiques, conséquentes à l’épidémie du Covid-19.
Les 21, 22 et 23 mai, nous avons néanmoins pu en maintenir l’esprit et la démarche de manière uniquement spirituelle puisque quelques dizaines de membres et sympathisants de la Confrérie Royale se sont pliés, depuis leur lieu de résidence, à des exercices communs de prière et d’approfondissement, en se transportant par le cœur et la prière jusqu’à la ville sainte du Puy (cf. > ici).

Voici toutefois qu’une opportunité nous est donnée d’organiser un petit rassemblement au Puy les 29 et 30 août prochains, afin d’y célébrer la solennité de Saint Louis, saint patron de notre Roi légitime et de Monseigneur le Dauphin.

Nous venons d’obtenir l’accord du Lycée qui nous avait accueillis en 2019 pour y être hébergés cette fois encore : la nuitée est à 18 euros (petit-déjeuner compris) et les repas à 12 euros.

Monsieur le Recteur de l’insigne basilique-cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation nous permet de célébrer la Sainte Messe au maître-autel, au-dessus duquel trône la célèbre Vierge Noire (copie de celle qui avait été offerte par Saint Louis, malheureusement brûlée à la révolution), le samedi 29 août à 9 h.
Nous devrions pouvoir célébrer la Sainte Messe du dimanche 30, solennité de Saint Louis, à la chapelle des Pénitents blancs.

Notre-Dame du Puy - Vierge Noire - 12 mai 2018

Pour ceux qui viennent de loin, il y a donc possibilité d’être accueillis à partir du vendredi 28 en fin d’après-midi : un programme détaillé sera communiqué aux inscrits, avec toutes les indications de lieux et d’horaires.

Il est aussi possible de nous rejoindre seulement pour la Sainte Messe du samedi (9h), ou de ne participer qu’à la journée du samedi.
En sus des Saintes Messes et autres temps de prière, il y aura quelques visites et temps d’enseignement spirituel.

Enfin, si certains souhaitent profiter de ce pèlerinage pour faire leur entrée dans la Confrérie, qu’ils se signalent sans aucun retard.

Si vous désirez prendre part à ce pèlerinage, merci de nous le signifier le plus rapidement possible
1) d’abord par courriel à l’adresse suivante : pelerinage@confrerieroyale.com
2) et en nous renvoyant également le bulletin d’inscription (à télécharger ici > fichier pdf Bulletin d’inscription au pèlerinage de la solennité de Saint Louis août 2020) rempli le plus exactement possible avec votre chèque d’acompte (à l’ordre du Cercle Légitimiste du Vivarais) à l’adresse qui s’y trouve mentionnée.

Statue de Saint Louis - Le Puy

Statue de Saint Louis dans la cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation du Puy-en-Velay

2020-93. Saint Alphonse a eu une vision à la fois réaliste et optimiste des ressources de bien que le Seigneur donne à chaque homme et il a donné importance aux élans et aux sentiments du cœur, ainsi qu’à ceux de l’esprit, pour pouvoir aimer Dieu et son prochain.

2 août,
Fête de Saint Alphonse-Marie de Liguori, évêque et confesseur ;
Fête de Notre-Dame des Anges et indulgence de la Portioncule (cf. > ici).

St Alphonse-Marie de Liguori - vitrail de la cathédrale de Carlow

Saint Alphonse-Marie de Liguori en prière
(détail d’un vitrail de la cathédrale de Carlow – Irlande)

* * * * * * *

Saint Alphonse a eu une vision à la fois réaliste et optimiste des ressources de bien que le Seigneur donne à chaque homme et il a donné importance aux élans et aux sentiments du cœur, ainsi qu’à ceux de l’esprit, pour pouvoir aimer Dieu et son prochain.

Catéchèse de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI
délivrée le mercredi 30 mars 2011
à l’occasion de l’audience pontificale générale.

Chers frères et sœurs,

Je voudrais aujourd’hui vous présenter la figure d’un saint docteur de l’Eglise à qui nous devons beaucoup, car ce fut un éminent théologien moraliste et un maître de vie spirituelle pour tous, en particulier pour les personnes simples. Il est l’auteur des paroles et de la musique de l’un des chants de Noël les plus populaires en Italie et pas seulement : Tu descends des étoiles.

Appartenant à une noble et riche famille napolitaine, Alphonse Marie de Liguori naquit en 1696. Doté de nombreuses qualités intellectuelles, il obtint à seulement 16 ans une maîtrise de droit civil et canonique. Il était l’avocat le plus brillant du barreau de Naples : pendant huit ans il gagna toutes les causes qu’il défendit.
Toutefois, dans son âme assoiffée de Dieu et désireuse de perfection, le Seigneur le conduisait à comprendre que la vocation à laquelle il l’appelait était une autre. En effet, en 1723, indigné par la corruption et l’injustice qui viciaient le milieu juridique, il abandonna sa profession — et avec elle la richesse et le succès — et il décida de devenir prêtre, malgré l’opposition de son père.
Il eut d’excellents maîtres, qui l’initièrent à l’étude de l’Ecriture Sainte, de l’histoire de l’Eglise et de la mystique. Il acquit une vaste culture théologique, qu’il mit à profit quand, quelques années plus tard, il entreprit son œuvre d’écrivain.
Il fut ordonné prêtre en 1726 et il se lia, pour l’exercice de son ministère, à la Congrégation diocésaine des Missions apostoliques. Alphonse commença une action d’évangélisation et de catéchèse dans les couches les plus humbles de la société napolitaine, auxquelles il aimait prêcher, et qu’il instruisait sur les vérités fondamentales de la foi. Un grand nombre de ces personnes, pauvres et modestes, auxquelles il s’adressait, s’adonnaient souvent aux vices et accomplissaient des actes criminels. Il leur enseignait avec patience à prier, les encourageant à améliorer leur façon de vivre. Alphonse obtint d’excellents résultats : dans les quartiers les plus misérables de la ville se multipliaient les groupes de personnes qui, le soir, se réunissaient dans les maisons privées et dans les échoppes, pour prier et pour méditer la Parole de Dieu, sous la direction de plusieurs catéchistes formés par Alphonse et par d’autres prêtres, qui rendaient visite régulièrement à ces groupes de fidèles. Quand, suivant le désir de l’archevêque de Naples, ces réunions furent tenues dans les chapelles de la ville, elles prirent le nom de « chapelles du soir ». Elles furent de véritables sources d’éducation morale, d’assainissement social, d’aide réciproque entre les pauvres : les vols, les duels, la prostitution finirent presque par disparaître.

Même si le contexte social et religieux de l’époque de saint Alphonse étaient bien différent du nôtre, les « chapelles du soir » apparaissent comme un modèle d’action missionnaire auquel nous pouvons nous inspirer également aujourd’hui pour une « nouvelle évangélisation », en particulier des plus pauvres, et pour construire une coexistence humaine plus juste, fraternelle et solidaire. Une tâche de ministère spirituel est confiée aux prêtres, alors que des laïcs bien formés peuvent être des animateurs chrétiens efficaces, un authentique levain évangélique au sein de la société.

Après avoir pensé partir pour évangéliser les peuples païens, Alphonse, à l’âge de 35 ans, entra en contact avec les paysans et les pasteurs des régions intérieures du royaume de Naples et, frappé par leur ignorance religieuse et par l’état d’abandon dans lequel ils se trouvaient, il décida de quitter la capitale et de se consacrer à ces personnes, qui étaient pauvres spirituellement et matériellement.
En 1732, il fonda la Congrégation religieuse du Très Saint Rédempteur, qu’il plaça sous la protection de l’évêque Tommaso Falcoia, et dont par la suite il devint lui-même le successeur.
Ces religieux, guidés par Alphonse, furent d’authentiques missionnaires itinérants, qui atteignaient aussi les villages les plus reculés en exhortant à la conversion et à la persévérance dans la vie chrétienne, en particulier au moyen de la prière. Aujourd’hui encore les Rédemptoristes, présents dans de nombreux pays du monde, avec de nouvelles formes d’apostolat, continuent cette mission d’évangélisation. Je pense à eux avec reconnaissance, en les exhortant à être toujours fidèles à l’exemple de leur saint fondateur.

Estimé pour sa bonté et pour son zèle pastoral, en 1762 Alphonse fut nommé évêque de Sant’Agata dei Goti, un ministère qu’il quitta en 1775 avec l’autorisation du Pape Pie VI, à la suite des maladies dont il était atteint.
Ce même Pape, en 1787, en apprenant la nouvelle de sa mort, qui eut lieu après de grandes souffrances, s’exclama : « C’était un saint ! ». Et il ne se trompait pas : Alphonse fut canonisé en 1839, et en 1871 il fut déclaré Docteur de l’Eglise.
Ce titre lui convient pour de nombreuses raisons. Tout d’abord parce qu’il a proposé un riche enseignement de théologie morale, qui exprime de manière adaptée la doctrine catholique, au point qu’il fut proclamé par le Pape Pie XII « Patron de tous les confesseurs et moralistes ». A son époque, s’était diffusée une interprétation très rigoriste de la vie morale également en raison de la mentalité janséniste qui, au lieu d’alimenter la confiance et l’espérance dans la miséricorde de Dieu, fomentait la peur et présentait un visage de Dieu revêche et sévère, bien éloigné de celui que nous a révélé Jésus. Saint Alphonse, en particulier dans son œuvre principale intitulée Théologie morale, propose une synthèse équilibrée et convaincante entre les exigences de la loi de Dieu, gravée dans nos cœurs, pleinement révélée par le Christ et interprétée de manière faisant autorité par l’Eglise, et les dynamismes de la conscience et de la liberté de l’homme, qui précisément dans l’adhésion à la vérité et au bien permettent la maturation et la réalisation de la personne. Alphonse recommandait aux pasteurs d’âmes et aux confesseurs d’être fidèles à la doctrine morale catholique, en assumant, dans le même temps, une attitude charitable, compréhensive, douce, pour que les pénitents puissent se sentir accompagnés, soutenus, encouragés dans leur chemin de foi et de vie chrétienne. Saint Alphonse ne se lassait jamais de répéter que les prêtres sont un signe visible de la miséricorde infinie de Dieu, qui pardonne et illumine l’esprit et le cœur du pécheur afin qu’il se convertisse et change de vie. A notre époque, où on voit de clairs signes d’égarement de la conscience morale et — il faut le reconnaître — un certain manque d’estime envers le sacrement de la confession, l’enseignement de saint Alphonse est encore de grande actualité.

A côté des œuvres de théologie, saint Alphonse rédigea de très nombreux écrits, destinés à la formation religieuse du peuple. Le style est simple et plaisant. Lues et traduites dans un grand nombre de langues, les œuvres de saint Alphonse ont contribué à façonner la spiritualité populaire des deux derniers siècles. Certaines d’entre elles sont des textes à lire avec un grand intérêt encore aujourd’hui, comme Les Maximes éternellesLes gloires de MarieLa pratique d’amour envers Jésus Christ, une œuvre — cette dernière — qui représente la synthèse de sa pensée et son chef-d’œuvre. Il insiste beaucoup sur la nécessité de la prière, qui permet de s’ouvrir à la Grâce divine pour accomplir quotidiennement la volonté de Dieu et poursuivre la sanctification personnelle.
Au sujet de la prière, il écrit : « Dieu ne refuse à personne la grâce de la prière, par laquelle on obtient l’aide pour vaincre les concupiscences et les tentations. Et je dis, et je réponds et je répondrai toujours, tant que j’aurai vie, que tout notre salut réside dans la prière ». De là vient son célèbre axiome : « Qui prie se sauve » (Grand moyen de la prière et opuscules semblables. Œuvres ascétiques II, Rome 1962, p. 171). Il me revient à l’esprit, à cet égard, l’exhortation de mon prédécesseur, le vénérable serviteur de Dieu Jean-Paul II : « Nos communautés chrétiennes doivent devenir d’authentiques “écoles” de prière… Il faut alors que l’éducation à la prière devienne en quelque sorte un point déterminant de tout programme pastoral » (Lett. ap. Novo Millennio ineunte, nn. 33.34).

Parmi les formes de prière conseillées avec ferveur par saint Alphonse se détache la visite au Très Saint Sacrement ou, comme nous l’appellerions aujourd’hui, l’adoration, brève ou prolongée, personnelle ou communautaire, devant l’Eucharistie. « Assurément — écrit Alphonse — parmi toutes les dévotions celle d’adorer Jésus sacrement est la première après les sacrements, la plus chère à Dieu, et celle qui nous est la plus utile… Oh, quel délice d’être devant un autel plein de foi… et lui présenter nos nécessités, comme fait un ami avec un autre ami intime !» (Visites au Saint Sacrement et à la Sainte Vierge pour chaque jour du mois. Introduction).
La spiritualité alphonsienne est en effet éminemment christologique, centrée sur le Christ et son Evangile. La méditation du mystère de l’Incarnation et de la Passion du Seigneur sont fréquemment l’objet de sa prédication. Dans ces événements en effet la Rédemption est offerte « copieusement » à tous les hommes.
Et précisement parce qu’elle est christologique, la piété alphonsienne est aussi absolument mariale. D’une grande dévotion pour Marie, il en illustre le rôle dans l’histoire du salut : associée à la Rédemption et Médiatrice de grâce, Mère, Avocate et Reine. En outre, saint Alphonse affirme que la dévotion à Marie nous sera d’un grand réconfort au moment de notre mort. Il était convaincu que la méditation sur notre destin éternel, sur notre appel à participer pour toujours à la béatitude de Dieu, tout comme sur la tragique possibilité de la damnation, contribue à vivre avec sérénité et engagement, et à affronter la réalité de la mort en conservant toujours toute sa confiance dans la bonté de Dieu.

Saint Alphonse de Liguori est un exemple de pasteur zélé, qui a conquis les âmes en prêchant l’Evangile et en administrant les sacrements, s’unissant à une façon d’agir marquée par une bonté sereine et douce, qui naissait de l’intense rapport avec Dieu, qui est la Bonté infinie. Il a eu une vision à la fois réaliste et optimiste des ressources de bien que le Seigneur donne à chaque homme et il a donné importance aux élans et aux sentiments du cœur, ainsi qu’à ceux de l’esprit, pour pouvoir aimer Dieu et son prochain.

En conclusion, je voudrais rappeler que notre saint, de manière analogue à saint François de Sales — dont j’ai parlé il y a quelques semaines — insiste pour nous dire que la sainteté est accessible à chaque chrétien : « Le religieux comme religieux, le séculier comme séculier, le prêtre comme prêtre, le mari comme mari, le marchand comme marchand, le soldat comme soldat, et ainsi de suite pour tout autre statut » (La pratique de l’amour envers Jésus Christ. Œuvres ascétiques I, Rome 1933, p. 79).
Rendons grâce au Seigneur qui, avec sa Providence, suscite des saints et des docteurs en des lieux et en des temps différents, qui parlent le même langage pour nous inviter à croître dans la foi et à vivre avec amour et avec joie notre être chrétiens dans les actions simples de chaque jour, pour avancer sur le chemin de la sainteté, sur la route vers Dieu et vers la joie véritable. Merci.

châsse de Saint Alphonse-Marie de Ligori

Châsse de Saint Alphonse-Marie de Liguori
(Pagani – Campanie)

2020-92. Mardi 11 août 2020 : fête de Sainte Philomène au Mesnil-Marie.

palmes

Nous faisons chaque jour l’expérience de la puissance protection et de la très efficace intercession de Sainte Philomène, céleste protectrice du Refuge Notre-Dame de Compassion en second, après la Très Sainte Mère des Douleurs.
Nous constatons aussi avec émerveillement et action de grâces combien elle se plaît à exaucer les prières de ceux qui viennent la prier au Mesnil-Marie.
Voilà pourquoi, cette année encore, nous vous invitons à célébrer sa fête avec nous.

Gisant de Sainte Philomène au Mesnil-Marie - détail

Mardi 11 août 2020

Fête de Sainte Philomène

Programme :

- 10 h – 11 h : possibilité de confessions
- 11 h précises : Sainte Messe de la fête de Sainte Philomène
(célébrée évidemment dans le rite latin traditionnel)

- Repas tiré du sac (apporter autant que possibles vos sièges pliants – merci !)
- 15 h  : chapelet et vénération de la relique de Sainte Philomène

Attention ! Remarques importantes :
- En raison du contexte particulier lié à la crise sanitaire et à aux contraintes imposées par le pouvoir politique – et même si le Mesnil-Marie est une propriété privée et non un « lieu public » -, la Sainte Messe sera célébrée sous une grande tente (nous avons pu remplacer le barnum qui a été grandement endommagé par la tempête à la mi-juin, cf. > ici), apprêtée dignement pour cette célébration.
- Afin de prévoir un aménagement conforme aux recommandations de distanciation, nous invitons avec une certaine insistance les personnes qui souhaitent venir à la Messe à nous prévenir (en utilisant le formulaire de contact > ici, ou bien par téléphone).
- Des bancs seront disposés sous cette tente, mais nous recommandons en outre à ceux qui ne souhaitent pas s’agenouiller directement sur l’herbe d’apporter un coussin ou un linge qu’ils pourront poser au sol devant eux.

Préparation spirituelle à la fête de Sainte Philomène :
Que vous puissiez être présents physiquement ou que vous ne le puissiez pas, nous vous invitons quoi qu’il en soit à préparer la fête de Sainte Philomène par une neuvaine, du dimanche 2 au lundi 10 août.
Pour cette neuvaine, nous vous proposons les prières publiées > ici.

Reliquaire de Sainte Philomène au Mesnil-Marie

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