Archive pour la catégorie 'Textes spirituels'

2020-1. Vœux pour l’an de grâce 2020 !

Jeudi soir 2 janvier 2020 ;
Fête de Saint Fulgence de Ruspe, évêque et confesseur ;
Commémoraison de l’octave de Saint Etienne, protomartyr.

O Jésus
La joie de mon âme !

Canivet Enfant Jésus

O aimable Dieu Enfant !
Captivez-moi en m’attachant étroitement à vous
par les douces chaînes de votre saint amour.
                                                                     St Alphonse de Liguori

Guirlande de sapin - gif

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Des centaines de noms et de visages défilent dans ma mémoire et dans mon cœur en ce début d’année, en ces jours où l’on échange des vœux amicaux, en ces jours où je reçois des dizaines et des dizaines de messages – par textos ou par courriels, sur mon répondeur téléphonique ou sur « Whatsapp », et par bien d’autres moyens modernes de communication rapide tellement prisés aujourd’hui -, tous témoignant d’une amitié sincère et d’attentions pleines de délicatesse à travers les formules de souhaits propres à cette période, qu’elles restent classiques ou se montrent plus originales…

Soyez en très chaleureusement remerciés !

Ce soir, à travers les quelques lignes que je trace ici, je veux tout simplement vous dire, cette année encore, que bien davantage que des vœux conventionnels, en recevant vos marques de sympathie et de fidélité, ce sont des prières que je formule pour vous, pour chacune de vos personnes et pour toutes vos intentions particulières, pour vos soucis de santé ou de travail, pour vos familles et pour vos vies tout entières, dans toutes leurs composantes concrètes, et je les place dans le Cœur adorable de Jésus, qui, dans Sa Crèche, Se montre à nous sous les dehors tellement touchants et aimables de la petite enfance.

Je Le prie de vous bénir et de ne point vous ménager Ses grâces, aujourd’hui et tout au long des jours, semaines et mois de cette année 2020.

Cette année encore, je n’hésite pas à vous inviter à relire ce que j’écrivais au début de l’année 2015 dans ma « Métaphysique des Vœux » (en sept parties, en commençant > ici) ou dans ce que j’intitulais « Au-delà des vœux conventionnels » (cf. > ici) car à mes yeux ces textes conservent toute leur pertinence et leur actualité, et ils vous rediront combien, en vous souhaitant une « Bonne Année », je me veux situer en dehors de toute superficialité et routine…

Bonne, heureuse, fervente et surtout sainte année 2020 !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Et vous pouvez aussi relire ce que le Maître-Chat Lully vous écrivait en vous présentant ses vœux en 2016 > ici, et en 2018 > ici, en les illustrant avec de belles images anciennes.

couronne de Noël Meilleurs voeux

2019-101. La Crèche du Mesnil-Marie – Noël 2019.

Lundi 30 décembre 2019.

Crèche 2019 2

La Crèche du Mesnil-Marie – vue générale.

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Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

L’octave de la Nativité s’écoule dans la contemplation de l’inépuisable mystère de Noël dans toute sa profondeur de grâce.  Près de la Crèche, nous sommes invités à méditer sur les anéantissements sublimes du Verbe de Dieu fait chair et à nous répandre en ferventes actions de grâces à Dieu qui a « inventé » un tel moyen pour nous racheter : « qui propter nos homines et propter nostram salutem descendit de cœlis«  !

A la fin novembre (cf. > ici), j’avais proposé à ceux qui le désiraient de nous aider à acquérir de nouveaux santons pour la Crèche de notre oratoire. Je veux avec chaleur remercier publiquement ceux qui nous ont généreusement adressé des dons pour cela ; les dons reçus n’ont pas seulement permis de commander les six santons que j’avais présentés, mais d’en ajouter 3 autres : une femme allant remplir ses cruches à la fontaine, ainsi qu’un éléphant et un dromadaire pour le cortège des saints rois mages.  Merci ! Merci !

En particulier pour nos amis qui sont très loin, à défaut de venir physiquement visiter notre Crèche et vous recueillir devant elle, je vous invite à en regarder quelques clichés.

Voici d’abord les soldats romains proclamant l’édit d’Auguste ordonnant le recensement (avec sur la droite la femme aux cruches acquise cette année grâce à vos dons) :

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Et l’arrivée de la Très Sainte Vierge et de Saint Joseph à Bethléem :

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Scènes de la vie villageoise :

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Animaux de nos Boutières :

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L’auberge… qui n’est rien moins que la représentation du Mesnil-Marie (avec son campanile sur le pignon et sa statue de la Mère de Dieu à l’entrée de la terrasse !!!) :

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L’apparition des anges aux bergers qui veillent la nuit :

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L’un de nos nouveaux bergers, en situation :

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Les bergers autour de la Crèche :

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La caravane des saints rois mages s’avançant vers la Crèche à travers le massif du Mézenc :

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Conformément à la prophétie d’Isaïe les chameaux (mais aussi dromadaires, chevaux et éléphants) sont nombreux dans la caravane des saints rois :

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Vue dans l’intérieur de l’étable (en fond de laquelle on aperçoit le Mont Gerbier de Jonc) :

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L’absence du Maître-Chat Lully s’est fait cruellement sentir lors de la préparation de la Crèche : Son Altesse félinissime en effet y prenait toujours une part active ! A défaut de sa présence physique, je maintiens sa représentation toujours tout proche de Notre-Dame et tourné vers le Saint Enfant Jésus…
Comme lui, en ces dernières heures de l’année civile, demeurons indéfectiblement tournés vers Notre-Seigneur qui, dans son humble berceau de fortune, nous ouvre les bras et nous invite à L’aimer toujours davantage :
« Pro nobis egenum et fœno cubantem, piis foveamus amplexibus ; sic nos amantem quis non redamaret ? Venite, adoremus Dominum !  » (*)

« A l’an que vèn » (cf. > ici), mes bien chers Amis ! « A l’an que vèn… » 

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

(*) Traduction : Embrassons pieusement ce Dieu devenu pauvre pour nous et gisant sur la paille : Celui qui nous aime ainsi qui ne L’aimerait pas en retour ? Venez, adorons le Seigneur ! (Hymne « Adeste fideles » - XVIIe siècle). 

Crèche 2019 1

Nota bene :
1) Pour lire l’article paru dans « L’Hebdo de l’Ardèche » fichier pdf Hebdo de l’Ardèche 26 décembre 2019
2) On peut visiter la Crèche du Mesnil-Marie tous les dimanches de janvier (sauf le 12 janvier) de 15 h à 18 h. Pour une visite en semaine, prendre rendez-vous.

2019-98. Alors que nous allons entrer dans la Nuit Sainte…

Mardi 24 décembre,
Vigile de la Nativité de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Alors que « le soir étend sur la terre son grand manteau de velours », alors que les heures qui viennent vont s’écouler empreinte d’une sobre gravité jusqu’à l’heure où la Mère de Dieu toujours vierge (vierge avant, pendant et après l’enfantement) va mettre au monde le Fils de Dieu fait chair, alors que nous allons entrer dans la nuit sainte qui dévoilera une fois encore, par la foi, aux yeux de notre âme le mystère adorable de l’Incarnation du Verbe, et tandis que le monde s’abrutit de superficialités et de joies artificielles, laissez ces quelques lignes vous approcher pour vous présenter mes modestes mais très fervents vœux de bon et saint Noël.
Et que peut-on souhaiter à ses amis à Noël sinon Celui-là même qui est le Don supersubstantiel que Dieu fait aux hommes de bonne volonté dans le silence de la nuit ?

Église Notre-Dame Magny-en-Vexin Adoration des bergers attribuée à Louis de Boullogne dit le Jeune 1654-1733

Adoration des bergers attribuée à Louis de Boullogne II, dit le jeune (1654-1733)
Eglise Notre-Dame, Magny-en-Vexin

Je vous souhaite Jésus !
Je souhaite que Jésus, notre divin Rédempteur, soit tout entier dans votre esprit, dans votre âme et dans votre corps : Jésus tout entier en vous tout entier, en tout votre être et en toute votre vie.
Qu’Il vive et règne totalement en vous, en toutes vos puissances et en toutes vos facultés, en toutes vos pensées et en tous vos sentiments, dans les petites et les grandes choses de vos vies, dans les événements les plus ordinaires et dans les circonstances extraordinaires.  

Je vous souhaite Jésus !
Et je souhaite qu’à travers vous, Il rayonne et conquière les cœurs, les intelligences et les âmes de ceux qui vous approchent.

Je vous souhaite Jésus !
Et je prie tout spécialement pour chacun de vous, que je déposerai en silence près de la pauvre mangeoire qui sert de berceau au Roi des rois : très spécialement ceux qui sont aux prises avec l’épreuve, avec la maladie, avec la souffrance – physique, morale ou spirituelle -, avec la solitude (et l’on peut être terriblement seul parfois au milieu de ceux que l’on appelle pourtant des proches…).

Je vous souhaite le Tout Compatissant et Tout Puissant caché dans l’infirmité d’un tout nouveau-né, pour qu’Il vivifie votre foi, pour qu’Il comble votre espérance et qu’Il fasse surabonder votre charité !

Je vous souhaite Celui qui, seul, peut remplir dès ici-bas votre cœur d’une consolation et d’une joie que le monde ne connaît pas, et que nul ne vous pourra ravir.

C’est cette joie et cette paix surnaturelles de Noël que je vous souhaite :
Bonne, belle, fervente et sainte fête de la Nativité de notre divin Sauveur !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur

Vous pourrez aussi, avec grand profit, lire la lettre aux membres et amis de la Confrérie Royale pour ce 25 décembre 2019 > ici

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2019-96. Pour aller à Bethléem…

Vendredi des Quatre-Temps d’hiver 20 décembre 2019,
Vigile de Saint Thomas.

Pour aller à Bethléem - détail 2

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Vous vous souvenez, sans aucun doute, de la manière dont feu le Maître-Chat, prenait une part active à la préparation de la grande crèche de notre oratoire (cf. par exemple > ici), mais il attachait toutefois une plus grande importance à la préparation intérieure à la fête de la Nativité de notre divin Rédempteur, Verbe de Dieu incarné, et, dans ses prévisions de publication, il avait mis de côté l’une de mes modestes bandes dessinées – datée du mois de décembre 1991 – qu’il n’avait point encore publiée dans les pages de ce blogue.

En ces jours des Quatre-Temps d’hiver (pour l’explication des Quatre-Temps voir > ici) où la liturgie nous prépare d’une manière plus intense à l’événement de Bethléem et afin de mieux disposer nos âmes à la célébration de la naissance du Sauveur, cette bande dessinée constitue un résumé des dispositions qui nous doivent animer intérieurement jusqu’à l’heure de la Nativité…

Frère Maximilien-Marie.   

Pour aller à Bethléem recto

Pour aller à Bethléem verso

Pour lire ou relire l’historique de la crèche > ici
Et pour alimenter encore votre méditation vous pouvez relire > « Chemin de Bethléem, école d’oraison »

Pour aller à Bethléem - détail 1

Publié dans:Bandes dessinées, De liturgia, Prier avec nous |on 20 décembre, 2019 |1 Commentaire »

2019-93. De Sainte Barbe, la grande martyre de Nicomédie, envers laquelle nous entretenons une grande dévotion.

4 décembre,
Fête de Sainte Barbe, vierge et mégalomartyre.

Sainte Barbe

Sainte Barbe
statue en calcaire polychrome (années 1520-30) dans l’église de Villeloup, en Champagne.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Il y a quelques années, feu Monseigneur le Maître-Chat vous avait entretenu de la belle tradition du « Blé de la Sainte Barbe » que l’on plante en ce 4 décembre (cf. > ici), mais aujourd’hui, je tiens particulièrement à évoquer la figure même de « cette glorieuse Martyre, si célèbre dans tout l’Orient, et dont l’Eglise Romaine a depuis longtemps adopté le culte », selon les termes mêmes de Dom Prosper Guéranger dans « L’Année liturgique ».
Sainte Barbe (ou Barbara, ce qui est la forme grecque et latine de son nom) n’est pas seulement ponctuellement présente dans la vie de notre Mesnil-Marie au jour de sa fête, mais c’est une sainte que nous invoquons fréquemment pour solliciter sa bienveillante protection, tout particulièrement lorsque les orages se déchaînent au-dessus des contreforts du Mont Mézenc : ils peuvent en effet être très violent ici, et la foudre pourrait provoquer de terribles dégâts (d’autant que le Mesnil-Marie se trouve implanté à équidistance de deux sommets volcaniques qui attirent spécialement la foudre).

Nous tenons par ailleurs à conserver à Sainte Barbe son titre de mégalomartyre que lui donne la tradition grecque, comme c’est aussi le cas – entre autres – pour ces saints qui nous ont également très chers : Saint Georges (23 avril), Sainte Marguerite d’Antioche (20 juillet), Sainte Thècle (23 septembre) et Sainte Catherine d’Alexandrie (25 novembre).

Lucas Cranach le vieux - martyre de Sainte Barbe 1510

Martyre de Sainte Barbe
Lucas Cranach le Vieux – 1510 (musée métropolitain d’art de New-York)

Mais voici la vie et le martyre de Sainte Barbe tels que Dom Prosper Guéranger les a résumés dans son « Année liturgique » :

« Barbe, Vierge de Nicomédie, fille à Dioscore, noble personnage, mais attaché aux superstitions païennes, parvint, à l’aide de la grâce divine, à connaître les choses invisibles par la vue de ce monde visible : c’est pourquoi elle ne voulut plus s’occuper que de Dieu seul et des choses divines. Son père. voulant, à cause du grand éclat de sa beauté, la soustraire aux regards des hommes, l’enferma dans une tour, où la pieuse vierge vivait dans la prière et la méditation, ne pensant qu’à plaire à Dieu seul, qu’elle avait choisi pour époux. Dioscore, à diverses reprises, lui offrit de nobles alliances qu’elle dédaigna généreusement. Pensant alors qu’en se séparant de sa fille, il pourrait plus facilement adoucir ses résistances, il fit construire un bain dans la tour qu’elle habitait, afin qu’elle eût toutes les commodités de la vie ; puis il partit pour une contrée lointaine.

Pendant l’absence de son père, Barbe  fit ajouter aux  deux fenêtres de sa tour, une  troisième  en l’honneur de la divine Trinité, et tracer l’image de la très sainte Croix sur le bord de la baignoire.  A son retour, Dioscore, ayant vu ces nouveautés et connu leur motif, s’emporta contre sa fille au point de se jeter sur elle, l’épée nue  à la main ; peu s’en fallut même qu’il ne la tuât dans sa fureur ; mais Dieu vint au secours de la vierge. Dans sa fuite précipitée, un énorme rocher lui ouvrit un passage, par où elle parvint au sommet d’une montagne, et se cacha dans une grotte. Peu après, ce père dénaturé, l’ayant découverte, l’accabla de coups, la foula sous ses pieds, la traîna par les cheveux à travers des sentiers âpres et rocailleux, et la livra lui-même au gouverneur Marcien, pour être châtiée. Celui-ci employa, mais en vain, tous les moyens pour l’ébranler. Il la fit battre nue à coups de nerfs de bœuf, et déchirer ses blessures encore fraîches avec des débris de poterie, enfin jeter dans une prison. Là, le Christ lui apparut, environné d’une grande lumière, et la fortifia merveilleusement pour sa dernière passion. Témoin de ce prodige, une dame, nommée Juliana, se convertit à la foi et partagea la palme de cette vierge.

Barbe eut encore les membres déchirés par les ongles de fer, les flancs brûlés avec des torches, la tête battue à coups de maillets ; et, dans ces tourments, elle consolait sa compagne et l’encourageait à combattre, sans faiblir, jusqu’à la fin. Enfin, toutes les deux eurent les mamelles coupées, furent traînées nues à travers les places publiques et décapitées. Ce fut un père abominable qui eut assez de barbarie pour trancher de ses mains la tête de sa  fille. Mais cette affreuse cruauté ne fut pas longtemps impunie : à l’heure même et au même lieu, la foudre l’étendit mort.

Le  corps  de cette bienheureuse vierge fut transporté d’abord, par les soins de l’Empereur Justin, de Nicomédie à Constantinople ; puis,  plus tard, les Vénitiens l’ayant obtenu des Empereurs Constantin et Basile, l’enlevèrent de Constantinople, et le déposèrent solennellement dans la basilique de Saint-Marc. Enfin, en dernier lieu, sur les instantes prières de l’Evêque de Torcello et de sa sœur qui  était Abbesse, on le transféra,  l’an  de notre salut 1009, dans l’église des religieuses de Saint-Jean l’Evangéliste, au diocèse de Torcello, où il fut honorablement enseveli, c’est présentement encore l’objet d’une constante vénération.

Tel est le récit de la vie et du martyre de la courageuse vierge de Nicomédie. On  l’invoque dans l’Eglise contre la foudre, en mémoire du châtiment que la  justice divine infligea à son détestable père. Sa qualité de protectrice du peuple chrétien contre le feu du ciel a fait donner son nom aux magasins de poudre sur les vaisseaux et l’a fait assigner pour patronne aux artilleurs, aux mineurs, et généralement aux corporations dans lesquelles on emploie la poudre à canon.
On la prie aussi pour être préservé de la mort subite, tant a fait d’impression sur les fidèles la fin terrible de Dioscore ».

Dans son « Guide de l’année liturgique », Dom Pius Parsch, cite cette antique formule populaire de prière adressée à Sainte Barbe :

O sainte Barbe, Ô vierge pure,
Veille sur mon âme et mon corps,
De mon vivant, comme à la mort,
Protège-moi, je t’en conjure ;
Obtiens qu’à mes derniers moments,
Je reçoive les sacrements.

Car – ainsi que le notait Dom Guéranger – on n’invoque pas uniquement Sainte Barbe pour être protégé de la foudre, mais aussi pour ne pas mourir sans préparation, et donc pas sans les derniers sacrements.
Elle est, par ailleurs, la patronne et céleste protectrice des architectes, des géologues, des mathématiciens, des pompiers, des mineurs (et par extension actuellement, des ingénieurs des Mines), des artilleurs, des sapeurs, des canonniers, des artificiers, des chimistes, des ingénieurs de combat, des métallurgistes, des démineurs et autres corporations liées au feu et à la poudre ; sainte protectrice des pétroliers militaires, des foreurs et des personnels de l’industrie des turbines à gaz, des carillonneurs, et des égoutiers.
Sainte Barbe est enfin la sainte patronne de l’École polytechnique, et le vénérable Pie XII l’a déclarée patronne de la marine italienne de combat par un bref du 4 décembre 1951.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur. 

Sainte Barbe - vitrail de l'église Saint-Pierre à Bourg-Bruche (Alsace)

Vitrail de l’église Saint-Pierre, à Bourg-Bruche (Alsace)

2019-92. « Sans service, c’est-à-dire de don pour un bien supérieur à soi, il n’y a pas de société qui puisse s’épanouir et assurer à tous non seulement la paix et la sécurité mais simplement le progrès et l’épanouissement quotidien.»

Message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou,
de jure Sa Majesté le Roi Louis XX
adressé aux Français
à l’occasion de l’hommage national rendu aux treize soldats morts au Mali

frise lys deuil

L’hommage national rendu à nos treize soldats morts en opération est un moment de communion entre le pays tout entier et son Armée. Les Invalides y trouvent une part de leur vocation telle qu’elle avait été voulue par leur fondateur, mon aïeul Louis XIV. La France est reconnaissante à ceux qui la défendent. Ainsi, au-delà de la compassion qui est notre premier réflexe, compassion vis-à-vis des proches de nos morts, mais aussi de leurs régiments et de leurs frères d’armes qui partagent les mêmes dangers jours après jours, nous devons aussi poser les questions de fond. Il est facile de faire des déclarations au lendemain d’un drame, mais si elles réconfortent sans faire oublier la plaie qui ne se refermera jamais pour leurs parents, leurs enfants, leurs épouses, et leurs frères et sœurs, elles demeurent peu de choses par rapport au sacrifice de la vie.

Ces morts ne sont pas des morts ordinaires.
Ils nous rappellent à nos devoirs et au plus grand de ceux-ci, servir.

Dans un monde qui fait tant de place aux individualismes, le mot même de servir parait désuet si ce n’est oublié. Pourtant sans service, c’est-à-dire de don pour un bien supérieur à soi, il n’y a pas de société qui puisse s’épanouir et assurer à tous non seulement la paix et la sécurité mais simplement le progrès et l’épanouissement quotidien.

Le service passe pour la plupart d’entre nous par l’honnêteté du travail bien fait en vue du bien commun ; pour les soldats, il va jusqu’au sacrifice de la vie.
Le rôle des guerriers est reconnu dans toutes les sociétés de l’antiquité à nos jours, comme un des fondements de l’équilibre social. A ce titre il est exalté par les poètes et les écrivains et bénéficie d’une prise en compte spécifique dans la société. Cette place doit être maintenue car il y va de la survie du pays en tant que tel. Nous avons vu ces derniers jours des réactions malsaines apparaître en posant la question de savoir s’il ne faudrait pas se retirer d’un terrain d’opération – si lointain… -, si les centaines de morts que les OPEX déplorent déjà, ne sont pas suffisants. De telles pensées déshonorent ceux qui les professent et vont à l’encontre du service du bien commun qui réunit, justement, tous les Français à leur Armée. Ils savent qu’elle peut se sacrifier pour eux. A eux de mériter ce sacrifice.
Les Français le prouveront en étant sur le parcours de leurs valeureux héros sur le chemin des Invalides. 

Prince Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou

Armes de France pour le deuil

2019-90. Zelus domus Tuae comedit me !

Le zèle de Ta maison me dévore ! (Ps. LXVIII, 10)

Voici le texte de la lettre mensuelle du 25 novembre 2019 qui a été adressée aux membres de la Confrérie Royale : je suis convaincu que les amis du Refuge Notre-Dame de Compassion, même s’ils ne sont pas membres de cette Confrérie, dont j’ai l’honneur d’être le Prieur (honneur qui fait peser sur moi une très grave responsabilité), pourrons en tirer un très grand profit eux aussi, et je remercie très chaleureusement le Révérend Père Clément de Sainte-Thérèse pour ce texte magnifique et profond.

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Le Guerchin Jésus chassant les vendeurs du Temple

Jésus chassant les marchands du temple, Le Guerchin (XVIIème s.) 

            Chers Membres de la Confrérie royale,

            Le mois des dédicaces qui s’achève doit graver ces mots du Psalmiste sur le frontispice des temples vivants que nous sommes : Zelus domus tuæ comedit me !, « Le zèle de ta maison me dévore ! » (Ps. LXVIII, 10). Nous avons en effet célébré la dédicace – c’est-à-dire l’anniversaire de la consécration – de nos églises paroissiales le 6 novembre dernier, puis trois jours plus tard celle de l’archibasilique du Très-Saint-Sauveur (Saint-Jean-de-Latran), « omnium urbis et orbis ecclesiarum mater et caput : mère et maîtresse de toutes les églises de la Ville [Rome] et du monde » puisqu’il s’agit de la cathédrale du Pape ; enfin celle des basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul à Rome le 18 novembre – celle du Vatican dans le même temps odieusement profanée d’ailleurs par le culte idolâtrique de la Pachamama.

     Au siècle où les églises de culte catholique se réduisent en poussière (20 églises incendiées en France rien qu’en 2018, sans compter la symbolique cathédrale Notre-Dame de Paris le Lundi-Saint dernier), ces cérémonies d’anniversaire prennent une dimension prophétique voire eschatologique. L’évêque de Fréjus-Toulon n’a pas craint de le dire le mois dernier à Rome : « Le dramatique incendie qui a ravagé et consumé il y a quelques mois la toiture de la cathédrale de Paris constitue un signe prémonitoire pour notre temps. Une Église en feu. Un avertissement » [1]. L’église et l’Église, en effet, c’est tout un : « Symbolisée par nos édifices matériels, l’Église est la véritable maison de la prière, le temple où réside la gloire [de Dieu], le siège de l’inaltérable vérité, le sanctuaire de l’éternelle charité », chante la Préface gallicane* de la Messe de la Dédicace.

            Le zèle de la maison de Dieu n’est pas que la défense de sa sainte Église, ni des édifices sacrés faits de pierre et de ciment. Il s’agit par extension de tout lieu où Dieu se plaît à habiter, donc d’une manière particulière de chaque personne humaine consacrée « temple du Saint-Esprit » (I Cor. VI, 19) par le saint baptême, lequel rassemble des « pierres vivantes qui servent à construire le temple spirituel », selon l’image qu’en donne saint Pierre (I Pi II, 5). D’où le noble combat pour le caractère sacré de toute vie humaine ; combat que seule l’Église catholique mène encore courageusement aujourd’hui.

          Mais c’est aussi une terre, un peuple, une nation : une terre sanctifiée par d’innombrables apparitions mariales et ayant enfanté tant de saints ; un peuple rendu grand par la confession d’une même foi dans le Christ ; une nation christianisée dans les eaux du baptême en même temps que son premier roi. Le « royaume de prédilection » de Dieu sur terre, c’est notre douce France : « La France est le Royaume de Dieu, les ennemis de la France sont les ennemis du Christ », écrivait le pape Grégoire IX au roi saint Louis (1239).

     N’avons-nous pas à nous montrer les ardents défenseurs de notre cher pays ? À nous faire ses gardes du corps autant que de son âme ? Le bon Jésus s’excita de colère devant la profanation de la maison de son Père : resterons-nous inactifs face à la profanation biséculaire de notre royaume ? Dieu préfère les Croisés, aux « bras-croisés » ! Alors chassons les « marchands du temple » qui bradent notre pays et occupent illégitimement son parvis ! Notre-Seigneur n’a pas hésité à se montrer violent et implacable pour la défense de ce qui est sacré. La lignée de nos rois, sacralisée à la fois par l’onction sainte et par le « miracle capétien », n’aurait-elle pas droit à un même zèle de notre part, nous poussant à défendre ainsi la maison de nos pères et l’ordre sacré voulu par Dieu en France ?

       Sans doute y a-t-il beaucoup de disciples de Notre-Seigneur, mais il y a peu d’apôtres. Le disciple suit, l’apôtre poursuit : il fait croître dans le temps et l’espace le Royaume de Dieu inauguré par le Christ-Roi. Le disciple agit par amour, l’apôtre par zèle. Qu’est-ce que le zèle ? C’est un amour passionné qui donne tout et se donne tout entier ; le contraire radical de la tiédeur. C’est un engagement complet dans ce que l’on fait, en adéquation parfaite avec ce que l’on croit. Comme il n’y a pas de demi-dieu, il n’y a pas de saint à demi.

     L’on sait par expérience que le mal n’engage pas trop d’effort, tandis que le bien nécessite une tension toujours en éveil, une vigilance de tous les instants. C’est pourquoi l’apôtre le plus zélé insiste lui-même : « Il est bon d’être toujours zélés pour le bien… et pas seulement lorsque je suis présent parmi vous » (Gal. IV, 18), précise-t-il ! Et encore : «  Ayez du zèle et non de la paresse. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur » (Rm XII, 11). Notre héroïne et sainte nationale − dont nous fêterons dans six mois le centenaire de sa canonisation − n’a-t-elle pas admirablement appliqué à la lettre ce triple commandement de S. Paul ?

       C’est d’ailleurs sainte Catherine d’Alexandrie que nous fêtons aujourd’hui qui, avec sainte Marguerite d’Antioche, a été, comme le révèlera saint Michel à sainte Jeanne d’Arc, « choisie par Dieu pour [la] conduire et [la] conseiller en tout ce qu[’elle] a à faire ». Les deux saintes l’assisteront depuis l’âge de 13 ans jusqu’à son procès, l’incitant à passer d’une « bonne chrétienne » à l’« Héroïne de la Patrie » que nous admirons tous, en contribuant de manière décisive à ses victoires militaires. N’étaient-elles pas toutes deux bien placées pour l’encourager à l’héroïsme, elles qui brillaient de l’éclat de la virginité autant que du zèle intrépide du martyre ?

     « Zèle » rime avec « sel », qui en exprime la même réalité : du piquant, de la saveur, sans colorant mais avec conservateur ! « Vous êtes le sel de la terre » (Mt V, 13) : ne faisons pas mentir le Christ. Si le Chrétien s’affadit, qui rendra sa saveur au monde ? Et si le Français s’accommode de la situation de son pays, pourra-t-il lui rendre sa ferveur ? Les apôtres en firent eux-mêmes l’amère expérience en demeurant impuissants à chasser le démon d’un enfant possédé : « C’est à cause de votre incrédulité », leur répondit Jésus (Mt XVII, 20). Pensez-vous que la France puisse être libérée de ses démons autrement que par l’intensité de notre vie spirituelle ? « Cette sorte de démon ne s’expulse que par la prière et par le jeûne » (v. 21).

     Avons-nous une vie spirituelle affadie, mes amis ? Est-ce la foi seule qui nous sauvera, comme aiment à le croire les Protestants ? « De même que le corps sans âme est cadavre, répondait déjà l’apôtre S. Jacques, la foi sans les œuvres est morte » (Jc II, 26). Mais il suffisait à Luther de proclamer le texte sacré non-inspiré pour croire le contraire… Comme c’est pratique, la religion à la carte ! Non : il ne suffit pas de croire que Dieu existe pour être sauvé. Il faut vivre en conformité avec sa foi, ce que les Papes ont appelé « la radicalité de l’Évangile » − se ferait-on traiter de fondamentaliste ! Imagine-t-on un sportif non-pratiquant ?

     Transposons dans la sphère temporelle : suffit-il d’adhérer au légitimisme pour être un digne sujet de son roi ? La règle est la même : agir en conformité avec nos convictions politiques. Le royaliste n’est pas un idéaliste ; c’est un réaliste qui a des idéaux. Ici saint Paul nous prévient : gare au « zèle sans intelligence » (Rm X, 2). C’est pourquoi il est fondamental de se former : le bien-agir suit le bien-penser. Qu’il nous soit permis ici de remercier tous les Cercles légitimistes de France qui s’évertuent à expliquer, à méditer et à diffuser la doctrine sociale de l’Église selon le génie français qu’a si merveilleusement incarnée sainte Jeanne d’Arc.

     Il nous faut être les apôtres de ce nouveau millénaire. C’est un combat de toute une vie, mais qu’on se rassure, la victoire est au bout de nos efforts : « Les apôtres ne combattent qu’en souffrant et ne triomphent qu’en mourant » disait saint François de Sales. Notre-Seigneur était consumé par sa mission, son message et son heure ultime. Il n’était pas partagé ; Il était consacré et entièrement donné. Il ne craignait pas ce que les gens pouvaient Lui faire, et encore moins dire de Lui. Jusqu’à la mort, Il ne s’est pas détourné de son appel, son seul but étant d’accomplir la volonté de son Père.

            Nous nous apprêtons à célébrer la belle fête de l’Immaculée Conception. Ce jour-là, en 1947, Notre-Dame de la Prière à L’Île-Bouchard demanda aux quatre jeunes voyantes de « beaucoup prier pour la France, en grand danger, et de faire des sacrifices »

              « Prier » et « faire » : voilà ici les deux mots d’ordre sans lesquels une restauration n’est pas possible, balayant ces deux fameuses hérésies qui sont chacune l’exclusion de l’autre : le providentialisme, d’une part, qui s’appuie sur le seul secours de Dieu sans y coopérer ; et l’activisme, d’autre part, qui ne s’appuie que sur ses propres forces, sans recourir à Dieu.

            Combien de royalistes nostalgiques et sûrement aussi neurasthéniques démissionnent (au sens propre de : refuser sa mission, car nous en avons tous une) en attendant passivement que Dieu nous envoie miraculeusement le « grand monarque » désiré ? Mais le Christ n’aura pour autre attitude que celle qu’Il montra au roi Hérode Antipas qui le priait d’exécuter un miracle par curiosité profane… At ipse nihil illi respondebat : « Mais Jésus ne lui répondit rien » (Lc XXIII, 9). Où il n’y a pas d’oreilles pour entendre, Jésus n’a pas de bouche pour parler. Et Dieu nous a laissé à travers les Lois fondamentales du royaume ses desiderata, notamment quant à la règle de succession. Qu’attendent donc les Providentialistes ? Un messie politique ? Le prince charmant descendant du ciel sur un cheval blanc ? Allons, le royaume de France n’est pas un conte de fées !

     Au nom « Royaliste » correspond la définition suivante : « Partisan du roi ». Partisan, donc celui qui prend parti, non celui qui s’accommode d’un syncrétisme (saint-crétinisme) politique. L’apôtre zélé envers Dieu et son Roi leur donne toute sa vie et tout son cœur en sacrifice vivant, et ne retient rien pour lui-même ni ses projets personnels.

            Voudrait-on se convaincre de la nécessité des temps ? La liturgie, comme toujours, arrive à point nommé pour galvaniser les troupes. Nous proclamions hier aux hommes de ce temps l’annonce prophétique de la fin des temps par l’évangile de ce XXIVe et dernier dimanche après la Pentecôte. Si vous ne vous sentiez pas concernés, le premier dimanche de l’Avent fêté dimanche prochain vous le répètera à nouveau ! La pédagogie est affaire de répétition…

     Lorsque l’on observe l’histoire de l’Église, et notamment des persécutions, lorsque l’on s’intéresse aux mystiques récents − Marthe Robin, par exemple −, lorsque l’on médite sur les mises en garde de Notre-Dame lors de ses dernières apparitions, et notamment à Fatima et à Akita au Japon, l’on se dit que nous ne faisons que commencer une période de tribulations.

     Il faut bien l’admettre : nous n’avons pas choisi notre époque. Le Bon Dieu, dans sa Sagesse et sa prescience providentielles, a jugé qu’il était bon que nous soyons placés là, hic et nunc, pour témoigner de notre fidélité et accomplir notre rôle. À choisir, vous opteriez sans doute davantage pour une période de paix et de prospérité, plutôt que pour cet affreux début de XXIe siècle. Les apôtres ne préférèrent-ils pas la lumineuse Transfiguration et le glorieux Dimanche des Rameaux au lamentable Vendredi-Saint ? Et pourtant, y eut-il meilleure occasion de manifester sa fidélité et son amour envers Dieu que ce jour-là ?

     Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, ayant pourtant quitté cette terre il y a trois siècles, avait compris que nous étions entrés dans les derniers temps. Dans sa « Prière embrasée », il observe avec désolation : « Votre divine Loi est transgressée, votre Évangile est abandonné, les torrents d’iniquité inondent toute la terre (…). Votre sanctuaire est profané et l’abomination est jusque dans le lieu saint ». Que dirait-il aujourd’hui ? Oui, nous sommes entrés dans un combat eschatologique, dans une lutte surnaturelle sans merci : ne pas le voir, c’est vivre dans le monde des Bisounours ! Et c’est donc passer à côté de notre mission, ce qui est une démission. Au début de la Révolution, certains de nos ancêtres n’avaient pas compris l’enjeu et s’enthousiasmaient de ces réformes…

     Plus Satan semble triompher dans sa rage et sa haine contre Dieu, entraînant de nombreuses âmes avec lui, et plus la victoire divine sera éclatante. Cette « victoire qui viendra par Marie » (Jean-Paul II), nous l’obtiendrons également par l’intermédiaire de saint Michel, en l’honneur duquel notre Prieur nous demande de réciter souvent la prière composée par Léon XIII [2]. Prince de la Milice céleste, l’armée des anges restés fidèles, il est le vainqueur de Lucifer, le chevalier zélé du Deus Sabaoth, le « Dieu des Armées » ; victorieux aussi de toutes les hérésies, de tout ce qui, comme la franc-maçonnerie, entretient une haine mortelle contre l’Église et la royauté de droit divin.

     « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, nous prévient saint Paul, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes » (Éph. VI, 12). À combat spirituel, matériel proportionné : utilisons pour cela « les armes de dévotion massive » que sont les Sacrements, le jeûne et la prière, surtout la récitation du saint Rosaire.

     Dans un monde de ténèbres, il n’est pas difficile de briller… Je ne parle pas des Stars éphémères qui n’éblouissent que des aveugles, je veux parler des héros que nous sommes tous appelés à devenir. Le héros de ce monde n’est pas le jeune bodybuildé aux super-pouvoirs ; les véritables héros, ce sont les saints qui, dans leur faiblesse, font éclater la puissance de Dieu. Le monde et encore moins l’Église n’ont pas besoin de réformateurs mais de transformateurs que sont les saints [3] !

     Puisque, selon le dicton populaire, « À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine », en ce 25e jour du mois où nous redoublons de prières et d’offrandes à l’intention de S.M. Louis XX, enracinons-nous résolument sur le bois de la Croix, le seul qui nous fera porter de grands et beaux fruits. Que le feu sacré de la foi et de l’honneur nous dévore d’un ardent et pur amour comme on l’y trouve dans les cœurs unis de Jésus et de Marie, pour le zèle de l’œuvre de restauration que Dieu attend de nous. Alors, Notre-Seigneur pourra dire de la France comme de la fille de Jaïre : « Elle n’est pas morte, elle dort » (Mt IX, 24) !

R.P. Clément de Sainte-Thérèse 


[1] Sermon de la Messe de clôture du pèlerinage Summorum Pontificum à Rome le 26 octobre 2019 : http://www.paixliturgique.com/aff_lettre.asp?LET_N_ID=2883.

* Au sens liturgique.

[3] Bernanos disait : « On ne réforme l’Église qu’en souffrant pour elle, on ne réforme l’Église visible qu’en souffrant pour l’Église invisible. On ne réforme les vices de l’Église qu’en prodiguant l’exemple de ses vertus les plus héroïques ».

2019-89. Récollection à Paris, dimanche 24 novembre 2019.

Dimanche 24 novembre 2019

Récollection du dernier dimanche de l’année liturgique
avec la Confrérie Royale :

« Souviens-toi de tes fins dernières,
et tu ne pécheras jamais » 
(Eccli. VII, 40)

Tympan du Jugement dernier - Notre-Dame de Paris

Cathédrale Notre-Dame de Paris : tympan du jugement dernier.

La Confrérie Royale invite ses membres et sympathisants de Paris et d’Ile de France à une journée de récollection en accord avec les thèmes que la divine liturgie propose à notre approfondissement et à notre méditation pendant les derniers jours de l’année liturgique : les fins dernières.
Cette récollection aura lieu le dimanche 24 novembre 2019, dans les locaux de la paroisse Saint-Roch, à Paris [296, rue Saint-Honoré, 1er arrondissement. Métro : Pyramides (ligne 7) ou Tuileries (ligne 1) - Bus : 21, 27, 68 ou 95].

Attention : Inscription nécessaire ! (nombre de places limité)

Programme :

- 9 h 30 : Messe solennelle du 24ème et dernier dimanche après la Pentecôte (église Saint-Roch).
- 10 h 45, 14 h et 15 h 30 : conférences (avec des temps de pause !) assurées par Monsieur le Chanoine Frédéric Goupil et Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.
- 12 h : Angélus et repas tiré du sac.
- 17 h 45 : Vêpres grégoriennes.

Renseignements et inscriptions : confrerie.royale@yahoo.fr

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2019-88. Dix-sept préceptes infaillibles pour établir le Règne du Christ dans nos cœurs, dans nos familles, dans la société et dans le monde entier…

Mercredi 30 octobre 2019,
Fête de Sainte Hélène d’Anjou, issue du sang de France, reine de Serbie puis moniale.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Je suppose que, comme tous les bons catholiques – du moins lorsqu’ils sont authentiquement catholiques – vous aspirez à voir s’établir sur cette terre le triomphe de l’Amour de Dieu et Sa paix. Ainsi que le chante l’admirable préface de la fête du Christ-Roi : un règne de vérité et de vie, un règne de sainteté et de grâce, un règne de justice, d’amour et de paix – « Regnum veritatis et vitae, regnum sanctitatis et gratiae, regnum justitiae, amoris et pacis » !

Eh bien, figurez-vous qu’il suffirait qu’une majorité d’hommes sur la terre le veuillent vraiment, et que, le voulant avec une détermination ferme et suivie d’effets concrets, ils mettent alors en application les dix-sept préceptes suivants de manière rigoureuse dans leurs vies, pour que les choses changent et que nous commencions à voir l’instauration de ce règne de paix et d’amour.
Oui, vous m’avez bien lu : il ne faut pas pour cela une multitude de lois, d’édits, de décrets, de règles, d’ordonnances, d’ukases, ni des multitudes de sessions parlementaires et des volumes de « codes civils »; il suffit de bien mettre en œuvre dix-sept préceptes. Juste dix-sept.
Dix-sept préceptes simplement et rigoureusement appliqués, avec une vraie rectitude de cœur et une attention exacte à rester en pleine cohérence avec ce qu’ils enseignent.

Avez-vous deviné ce que sont ces dix-sept préceptes ?
Allez ! pour la bonne et simple raison qu’ils sont souvent « oubliés » non seulement dans la vie publique et sociale, dans la vie courante de tout un chacun, mais aussi dans une certaine catéchèse et dans une certaine prédication, je vais vous les recopier ci-dessous dans une formulation assez traditionnelle qui a été très habilement mise au point pour faciliter leur mémorisation.
Si vous ne les connaissez pas par cœur, apprenez-les et répétez-les au moins une fois par jour : vous verrez, c’est très facile.

Christ Roi entouré de saints

Le Christ-Roi entouré de saints :
« Regnum veritatis et vitae, regnum sanctitatis et gratiae, regnum justitiae, amoris et pacis » !

Les 10 commandements de Dieu :
(Note : nous savons qu’il existe quelques variantes – minimes – de formulation ; nous avons choisi cette version extraite du « Missel vespéral quotidien » du Rd. Père Morin, de l’Oratoire de France – 1948)

1. Un seul Dieu tu adoreras
Et aimeras parfaitement.

2. Le Nom de Dieu ne jureras,
Ni sans raison ni faussement.

3. Les dimanches sanctifieras,
En servant Dieu dévotement.

4. Tes père et mère honoreras
Les assistant fidèlement.

5. Homicide point ne seras,
Sans droit ni volontairement.

6. L’impureté ne commettras,
De corps ni de consentement.

7. Le bien d’autrui tu ne prendras,
Ni retiendras injustement.

8. Faux témoignage ne diras,
Ni mentiras aucunement.

9. Désirs mauvais repousseras,
pour garder ton coeur chastement.

10. Bien d’autrui ne convoiteras
Pour l’avoir malhonnêtement.

A cette première liste de dix préceptes, dans sa sagesse multiséculaire, la Sainte Eglise notre Mère en a ajouté sept, qui précisent et explicitent ces dix premiers.
Je dis bien sept que je vous copie ici dans la version que l’on trouvait habituellement dans les catéchismes diocésains au Royaume de France avant la grande révolution. Au XXe siècle, la plupart des catéchismes n’en mentionneront plus que six : le précepte de la dîme sera escamoté… et pourtant l’obligation pour les fidèles de contribuer à l’entretien de leurs lieux de culte, aux œuvres de bienfaisance assurées par le clergé, et à la vie matérielle du clergé se trouve dans les épîtres de Saint Paul !
Quant à l’obligation du jeûne pendant tout le grand Carême, aux Vigiles et aux Quatre-Temps, l’actuelle discipline ecclésiastique l’a tellement édulcorée qu’il n’en reste quasi plus rien ; tandis que l’abstinence des vendredis a été réduite à peau de chagrin et celle des samedis semble avoir totalement disparu : ce fut pourtant la loi multiséculaire héritée des Apôtres et des saints !

Les 7 commandements de l’Eglise :

1. Les fêtes tu sanctifieras,
En servant Dieu dévotement.

2 . Les dimanches messe ouïras.
Et les fêtes pareillement.

3. Tous tes péchés confesseras,
À tout le moins une fois l’an.

4. Ton Créateur tu recevras,
au moins à Pâques humblement.

5. Quatre temps, vigiles jeûneras,
Et le carême entièrement.

6. Vendredi chair ne mangeras,
Ni le samedi mêmement.

7. Les droits de dîme tu paieras,
À l’Église fidèlement.

Tout ceci est bien moins compliqué et touffu que la multitude des lois de la république auxquels chacun se soumet pourtant de gré ou de force, et Dieu sait si la république sait s’y prendre pour contraindre et exercer des pressions (notamment sous forme d’amendes et de pénalités pécunaires).

Ici, vous n’avez que dix-sept règles simples qui ne peuvent que contribuer à votre bonheur, dès ici-bas et plus encore pour l’éternité, en propageant le règne de Notre-Seigneur Jésus-Christ et en aidant puissamment à votre sanctification.
N’hésitez donc pas : apprenez-les, faites-les apprendre (et surtout pratiquer) dans votre entourage, et vous verrez que votre vie, vos familles, votre milieu professionnel, la société civile et la Sainte Eglise tout entière ne s’en porteront que mieux !

Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.

Moïse - Nice église de la Sainte Trinité

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