Archive pour la catégorie 'Textes spirituels'

2020-31. « Que l’ampleur de la crise nous ramène vers l’essentiel ! »

Message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon
de jure SMTC le Roi Louis XX

en la fête de Saint Joseph

à l’occasion de l’épidémie qui afflige le monde

St Joseph patron de l'Eglise - église Saint-Joseph de Chambérat 03

« Un péril difficilement maîtrisable et très violent met la maladie et la mort au cœur de l’actualité en surgissant aux portes de nos sociétés. Dans un monde entier touché par le virus, France, Espagne, Italie et à peu près toute l’Europe sont confrontées à une crise sanitaire d’une ampleur majeure et oubliée sur notre continent…
Les victimes sont et seront nombreuses et c’est à elles et à leurs familles que j’exprime d’abord mon soutien et ma sympathie. Je pense aussi aux personnels hospitaliers et médicaux si sollicités comme à toutes les bonnes volontés qui vont se déployer autour des malades et de chacun pour assurer la vie quotidienne, je les en remercie et me joins à la prière des catholiques de France. J’ai aussi une pensée reconnaissante pour tous ceux qui vont avoir à maintenir la sécurité publique dans ces temps difficiles.
Demandons à Dieu que tous les malades puissent bénéficier des soins nécessaires à leur état et que les conséquences de toutes sortes qui vont immanquablement peser sur la société, et sans doute pour un temps assez long, puissent, elles aussi, être contenues.                               

Aujourd’hui il s’agit de faire front avec courage et foi. Un sursaut de la part de tous est nécessaire, il en va du bien commun.
Il n’est plus temps d’incriminer les erreurs du passé, il appartient maintenant d’en tirer les leçons et de rectifier ce qui peut l’être. La nécessité de changements nombreux et fondamentaux s’imposera. L’état providence a trouvé ses limites et n’offre qu’une frontière poreuse au virus ; les visions politiques et économiques à court terme ont démontré leurs faiblesses et leur impuissance. Dans l’immédiat, comme dans tous les moments les plus graves de notre histoire, il va s’agir pour les familles d’assumer leur rôle si fondamental dans notre société. C’est à elles et à leur esprit de responsabilité comme à leur détermination que revient la lourde charge de maintenir.
Pendant que les personnels soignants feront leur devoir, les familles assureront les tâches de soins, de formation spirituelle et intellectuelle. Pères et mères responsables. Les uns et les autres devront s’adapter à de nouvelles formes de travail qu’il faudra en partie improviser sans oublier de développer de nouvelles formes de liens, entre les générations notamment, alors qu’il faut limiter les contacts.
Enfin, pour tous les Français, que l’ampleur de la crise nous ramène vers l’essentiel, le sens des autres et du bien commun, celui de la famille, de la patrie, le sens de Dieu.                            

Je pense profondément que par l’intercession de Saint Joseph, protecteur des foyers, que les catholiques fêtent aujourd’hui, les familles trouveront la force de résister à l’épreuve que nous traversons en maintenant la Foi et l’Espérance.                

Louis de Bourbon,
duc d’Anjou.

Armes de France & Navarre

2020-30. La vie et l’enseignement de Saint Cyrille de Jérusalem présentés par Sa Sainteté le Pape Benoît XVI.

18 mars,
Fête de Saint Cyrille de Jérusalem, évêque, confesseur et docteur de l’Eglise.

Voici la belle présentation de la vie et de l’œuvre de Saint Cyrille de Jérusalem donnée par Sa Sainteté le Pape Benoît XVI au cours de l’audience générale du 27 juin 2007.

Saint Cyrille de Jérusalem

Saint Cyrille de Jérusalem

Chers frères et sœurs!

Notre attention se concentre aujourd’hui sur saint Cyrille de Jérusalem. Sa vie représente le mélange de deux dimensions : d’une part, le soin pastoral et, de l’autre, la participation – malgré lui – aux controverses enflammées qui troublaient alors l’Eglise d’Orient.

Né autour de 315 à Jérusalem, ou dans ses environs, Cyrille reçut une excellente formation littéraire ; ce fut la base de sa culture ecclésiastique, centrée sur l’étude de la Bible. Ordonné prêtre par l’Evêque Maxime, lorsque celui-ci mourut ou fut déposé, en 348, il fut ordonné Evêque par Acacius, archevêque métropolitain influent de Césarée de Palestine, philo-arien, qui était convaincu d’avoir trouvé en lui un allié. Il fut donc soupçonné d’avoir obtenu la nomination épiscopale grâce à des concessions à l’arianisme.
En réalité, Cyrille se heurta très vite à Acacius non seulement sur le terrain doctrinal, mais également sur le terrain juridictionnel, car Cyrille revendiquait l’autonomie de son siège par rapport à l’Eglise métropolitaine de Césarée.
En vingt ans, Cyrille connut trois exils :  le premier en 357, à la suite d’une déposition de la part d’un synode de Jérusalem, suivi en 360 par un deuxième exil voulu par Acacius et, enfin, par un troisième, le plus long – il dura onze ans – en 367, à l’initiative de l’empereur philo-arien Valente. Ce n’est qu’en 378, après la mort de l’empereur, que Cyrille put reprendre définitivement possession de son siège, en rétablissant l’unité et la paix entre les fidèles.
D’autres sources, également anciennes, appuient la thèse de son orthodoxie, mise en doute par plusieurs  sources de  l’époque.  Parmi celles-ci, la lettre synodale de 382, après le deuxième Concile œcuménique de Constantinople (381), auquel Cyrille avait participé en jouant un rôle important, est celle qui fait le plus autorité. Dans cette lettre, envoyée au Pontife romain, les évêques orientaux reconnaissent officiellement l’orthodoxie la plus absolue de Cyrille, la légitimité de son ordination épiscopale et les mérites de son service pastoral, que la mort conclura en 387.

Nous conservons de lui vingt-quatre catéchèses célèbres, qu’il présenta en tant qu’évêque vers 350.
Introduites par une procatéchèse d’accueil, les dix-huit premières sont adressées aux catéchumènes ou illuminands (photizomenoi) ; elles furent tenues dans la Basilique du Saint-Sépulcre. Les premières (1-5) traitent chacune, respectivement, des dispositions préalables au Baptême, de la conversion des coutumes païennes, du sacrement du Baptême, des dix vérités dogmatiques contenues dans le Credo ou Symbole de la foi. Les suivantes (6-18) constituent une « catéchèse continue » sur le Symbole de Jérusalem, dans une optique anti-arienne. Dans les cinq dernières (19-23), appelées « mystagogiques », les deux premières développent un commentaire aux rites du Baptême, les trois dernières portent sur le chrême, sur le Corps et le Sang du Christ et sur la liturgie eucharistique. On y trouve une explication du Notre Père (Oratio dominica) : celle-ci établit un chemin d’initiation à la prière, qui se développe parallèlement à l’initiation aux trois sacrements du Baptême, de la Confirmation et de l’Eucharistie.

La base de l’instruction sur la foi chrétienne se déroulait également dans un but polémique contre les païens, les judéo-chrétiens et les manichéens. L’argumentation était fondée sur la réalisation des promesses de l’Ancien Testament, dans un langage riche d’images. La catéchèse était un moment important, inséré dans le vaste contexte de toute la vie, en particulier liturgique, de la communauté chrétienne, dans le sein maternel de laquelle avait lieu la gestation du futur fidèle, accompagnée par la prière et le témoignage des frères. Dans leur ensemble, les homélies de Cyrille constituent une catéchèse systématique sur la renaissance du chrétien à travers le Baptême. Il dit au catéchumène :  « Tu es tombé dans les filets de l’Eglise (cf. Matth. XIII, 47). Laisse-toi donc prendre vivant ; ne t’enfuis pas, car c’est Jésus qui te prend à son hameçon, non pour te donner la mort mais la résurrection après la mort. Tu dois en effet mourir et ressusciter (cf. Rom. VI, 11-14). Meurs au péché, et vis pour la justice dès aujourd’hui » (Procatéchèse 5).

Du point de vue doctrinal, Cyrille commente le Symbole de Jérusalem en ayant recours à la typologie des Ecritures, dans un rapport « symphonique » entre les deux Testaments, pour arriver au Christ, centre de l’univers. La typologie sera décrite de manière incisive par Augustin d’Hippone : « L’Ancien Testament est le voile du Nouveau Testament, et dans le Nouveau Testament se manifeste l’Ancien » (De catechizandis rudibus, 4, 8). Quant à la catéchèse morale, elle est ancrée de manière profondément unie à la catéchèse doctrinale : l’on fait progressivement descendre le dogme dans les âmes, qui sont ainsi sollicitées à transformer les comportements païens sur la base de la nouvelle vie en Christ, don du Baptême. Enfin, la catéchèse « mystagogique » marquait le sommet de l’instruction que Cyrille dispensait non plus aux catéchumènes, mais aux nouveaux baptisés ou néophytes au cours de la semaine pascale Celle-ci les introduisait à découvrir, sous les rites baptismaux de la Veillée Pascale, les mystères qui y étaient contenus et qui n’étaient pas encore révélés. Illuminés par la lumière d’une foi plus profonde en vertu du Baptême, les néophytes étaient finalement en mesure de mieux les comprendre, ayant désormais célébré leurs rites.

Avec les néophytes d’origine grecque, Cyrille s’appuyait en particulier sur la faculté visuelle qui leur était particulièrement adaptée. C’était le passage du rite au mystère, qui valorisait l’effet psychologique de la surprise et l’expérience vécue au cours de la nuit pascale. Voici un texte qui explique le mystère du Baptême : « A trois reprises vous avez été immergés dans l’eau et à chaque fois vous en êtes ressortis, pour symboliser les trois jours de la sépulture du Christ, c’est-à-dire imitant à travers ce rite notre Sauveur, qui passa trois jours et trois nuits dans le sein de la terre (cf. Matth. XII, 40). Lors de la première émersion de l’eau, vous avez célébré le souvenir du premier jour passé par le Christ dans le sépulcre, de même qu’avec la première immersion vous en avez confessé la première nuit passée dans le sépulcre : vous avez été vous aussi comme celui qui est dans la nuit et qui ne voit pas, et celui qui, en revanche, est au jour et jouit de la lumière. Alors qu’auparavant vous étiez plongés dans la nuit et ne pouviez rien voir, en émergeant, en revanche, vous vous êtes trouvés en plein jour. Mystère de la mort et de la naissance, cette eau du salut a été pour vous une tombe et une mère… Pour vous… le moment pour mourir coïncida avec le moment pour naître : un seul et même moment a réalisé les deux événements » (Deuxième catéchèse mystagogique, 4).

Le mystère qu’il faut saisir est le dessein du Christ, qui se réalise à travers les actions salvifiques du Christ dans l’Eglise. A son tour, la dimension mystagogique s’accompagne de celle des symboles, qui expriment le vécu spirituel qu’ils font « exploser ». Ainsi, la catéchèse de Cyrille, sur la base des trois composantes décrites – doctrinale, morale et, enfin mystagogique -, apparaît comme une catéchèse globale dans l’Esprit. La dimension mystagogique réalise la synthèse des deux premières, en les orientant vers la célébration sacramentelle, dans laquelle se réalise le salut de tout l’homme.

Il s’agit, en définitive, d’une catéchèse intégrale, qui – concernant le corps, l’âme et l’esprit – reste emblématique également pour la formation catéchétique des chrétiens d’aujourd’hui.

Armoiries de Benoît XVI

Prière par l’intercession de Saint Roch pour les temps d’épidémie.

nika

Prière à Saint Roch en temps d'épidémie

Vous trouverez aussi dans ce blogue les litanies de Saint Roch > ici

nika

2020-27. Le 10 mars, nous fêtons Sainte Marie-Eugénie de Jésus.

10 mars,
Fête de Sainte Marie-Eugénie de Jésus, vierge ;
Commémoraison des Saints Quarante Martyrs de Sébaste.

Sainte Marie-Eugénie de Jésus Milleret de Brou

Sainte Marie-Eugénie de Jésus, jeune religieuse

Sainte Marie-Eugénie de Jésus est l’un des fleurons de la famille augustinienne sur la terre de France ; elle est aussi un magnifique exemple du grand renouveau catholique consécutif aux persécutions de la révolution et de l’empire. 

Anne-Eugénie Milleret de Brou est née à Metz le 25 Août 1817.
Son enfance se passe entre l’hôtel particulier des Milleret de Brou, dans cette ville, et leur vaste propriété de Preisch, aux frontières du Luxembourg, de l’Allemagne et de la France. Enfance insouciante et comblée, d
ans un milieu aisé et déchristianisé : son père, haut-fonctionnaire, est dit voltairien ; sa mère, excellente éducatrice sur le plan humain, ne pratique que par pur formalisme.
Toutefois Anne-Eugénie connaîtra une véritable rencontre mystique avec Notre-Seigneur Jésus Christ le jour de sa première Communion, à Noël 1829.

Après 1830, son père, ruiné, doit vendre la propriété de Preisch, puis l’hôtel particulier de Metz.
Ses parents se séparent et Anne-Eugénie suit sa mère à Paris. Mais en 1832, Madame Milleret de Brou est emportée par l’épidémie de choléra. La jeune fille est alors recueillie par de riches amis, à Châlons.

Elle a 17 ans et connaît alors le désarroi et la solitude dans les mondanités qui l’entourent : « Je passai quelques années à me questionner sur la base et l’effet des croyances que je n’avais pas comprises… Mon ignorance de l’enseignement de l’Église était inconcevable et pourtant j’avais reçu les instructions communes du catéchisme » (lettre au Rd Père Lacordaire, en 1841).

Finalement, son père la fait revenir à Paris.
Durant le  carême de 1836, elle va entendre les prédications du Père Lacordaire à Notre-Dame et c’est ce qui lui permet de retrouver la lumière : « Votre parole me donnait une Foi que rien ne devait plus faire vaciller » (ibid.). Plus tard elle dira : 
« Ma vocation date de Notre-Dame ».
Elle se passionne alors pour le mouvement de renouveau chrétien qui bouillonne autour des Lamenais, Montalembert et leurs amis. Parmi eux, l’abbé Théodore Combalot dont elle suit les prédications à Saint-Sulpice en mars 1837.

Ce prêtre rêvait de fonder une congrégation religieuse dédiée à Notre-Dame de l’Assomption dont le but serait de donner aux jeunes filles des milieux dirigeants, marqués par l’incroyance, une solide éducation humaine et chrétienne.
De son côté, Anne-Eugénie rêvait de réaliser une vocation religieuse : après quelques hésitations légitimes, elle accepte le projet de l’abbé Combalot, qui l’envoie en formation au monastère de la Visitation de la Côte Saint-André, en Dauphiné, à mi-chemin entre Vienne et Voiron. Elle s’y imprègne de manière durable de l’esprit et de la spiritualité de Saint François de Sales. 

Au mois d’octobre 1838, elle fait la connaissance de l’abbé Emmanuel d’Alzon (1810-1880) qui a été ordonné en 1834 et qui est vicaire général du diocèse de Nîmes. C’est la naissance d’une grande amitié spirituelle qui durera 40 ans.
Anne-Eugénie a déjà des idées très précises quant à la pédagogie qu’elle devra mettre en œuvre : elle ne veut pas d’une éducation mondaine sur laquelle la formation spirituelle ne serait qu’un vernis ; elle ne veut pas non plus d’une éducation essentiellement religieuse avec une formation humaine indigente. Elle entend donner aux jeunes filles une formation de tout l’être à la lumière du Christ.

Avril 1839 : elles sont deux jeunes filles à se réunir dans ce but, dans un petit appartement de la rue Férou, juste à côté de l’église Saint-Sulpice à Paris ; en octobre, elles sont quatre dans une maison de la rue de Vaugirard, étudiant la théologie, l’Écriture Sainte et les sciences profanes. Il y a là en particulier Kate O’Neill, une irlandaise qui prendra le nom de Sœur Thérèse-Emmanuel ; sa forte personnalité accompagnera celle qui devient Mère Marie-Eugénie de Jésus de son amitié et de son aide durant toute sa vie.
Mère Marie-Eugénie rédige les constitutions de la congrégation, destinées à compléter la Règle de Saint-Augustin sous laquelle elles sont réunies. Ces constitutions sont approuvées par l’archevêque de Paris en 1840.

En mai 1841, le sœurs se séparent définitivement de l’abbé Combalot dont la direction fantasque et le manque de discernement mettent en danger la jeune communauté. Marie-Eugénie se place sous la direction de l’abbé d’Alzon et Monseigneur Denis Affre, archevêque de Paris, leur offre l’appui de son vicaire général, Monseigneur Gros : c’est une véritable libération.
Les sœurs reprennent leurs études et, le 14 août 1841, elles font leur profession religieuse. Mère Marie-Eugénie a 24 ans.

Les débuts sont difficiles : elles sont dans une très grande pauvreté et les vocations peinent à venir.
Une première école est ouverte au printemps 1842, impasse des Vignes (aujourd’hui rue Rataud) dans le quartier du Val de Grâce.
Quelques années plus tard, la congrégation pourra acquérir le château de la Tuilerie, à Auteuil, où sera construit leur monastère et le pensionnat de jeunes filles. En 1849 les religieuses fondent en Afrique du Sud, en 1850 en Angleterre, puis ce sera l’Espagne, la Nouvelle Calédonie, l’Italie, le Nicaragua, les Philippines, le Salvador… etc. 
Rome approuve la congrégation des Religieuses de l’Assomption en 1867 ; les constitutions sont définitivement approuvées en avril 1888.

La collaboration avec l’abbé d’Alzon se traduit aussi par la fondation par ce dernier, en 1845, des Augustins de l’Assomption puis, en 1865, des Oblates de l’Assomption. Cette même année 1865, le Rd Père Pernet, assomptionniste, fonde encore les Petites Sœurs de l’Assomption. Enfin en 1896, un autre assomptionniste, le Rd Père Picard, fondera les Orantes de l’Assomption. Toutes ces congrégations constituent la famille spirituelle de l’Assomption

La mort du Rd Père Emmanuel d’Alzon, le 21 novembre 1880, sonne l’annonce du dépouillement qu’elle avait reconnu nécessaire en 1854 : « Dieu veut que tout tombe autour de moi ». Sœur Thérèse-Emmanuel disparaît à son tour le 3 mai 1888, et sa solitude se creuse davantage. La croissance de la congrégation est une lourde charge pour elle qui a dû enchaîner voyages, constructions, consultations, décisions… En 1894, elle doit déposer sa charge.

Quand elle découvre l’impuissance de la vieillesse, « un état où ne reste plus que l’Amour », elle s’efface peu à peu : « Je n’ai plus qu’à être bonne ». Sa santé s’altère. Vaincue par la paralysie en 1897, elle n’aura plus que son regard pour le dire.

Elle rend son âme à Dieu le 10 Mars 1898.
Béatifiée le 9 février 1975, elle a été canonisée par Sa Sainteté le Pape Benoît XVI le dimanche de la Sainte Trinité 3 juin 2007.
Son corps repose dans la chapelle de la maison-mère, rue de l’Assomption, à Paris.

* * * * * * *

On trouvera aussi dans ce blogue une instruction de Sainte Marie-Eugénie de Jésus
pour aider à la méditation des sept paroles de Jésus en Croix (extraits) > ici

Sainte Marie-Eugénie de Jésus âgée

Photo de Sainte Marie-Eugénie de Jésus vers la fin de sa vie

2020-26. « Votre foi est notre victoire ! »

13 février,
Au diocèse de Viviers, fête de Saint Avit de Vienne.

Sextus Alcimus Ecditius Avitus, en français Avit, né à Vienne vers 450, est issu d’une lignée de haute noblesse gallo-romaine d’origine arverne : il est le fils du sénateur Esychius (qui, vers 475, fut élu archevêque de Vienne à la mort de Saint Mamert), et le petit neveu de l’empereur Aparchus Avitus (455-456).
Avit fut d’abord marié et père de famille mais, veuf à 40 ans, il distribue ses biens aux pauvres et entre au monastère : on ne l’y laissera pas longtemps car en 490 il est élu pour succéder à son père à la tête de l’archidiocèse de Vienne où il demeurera une trentaine d’années environ. Théologien, lettré et poète, Avit fut un pasteur exemplaire. C’est lui qui présida en 517 le concile d’Epaone qui restaura la discipline ecclésiastique. Saint Avit est le frère de Saint Apollinaire, évêque de Valence (qu’il ne faut pas confondre avec Saint Sidoine Apollinaire évêque de Clermont, avec lequel il a aussi des liens de parenté).
Il eut à cœur de lutter contre l’arianisme alors triomphant dans le royaume burgonde auquel appartenait la province ecclésiastique de Vienne : s’il ne parvint pas à convertir le roi Gondebaud, il eut une influence décisive sur le fils de celui-ci, Sigismond, qu’il convertit à la foi de Nicée, et sur sa nièce, Clotilde, future reine des Francs.

Saint Avit mourut un 5 février (peut-être en l’an 518). C’est à ce jour qu’il figure au martyrologe romain.
Toutefois, dans le diocèse de Viviers, jadis suffragant de l’archevêché de Vienne et qui, lors de la suppression de ce siège épiscopal, a hérité de ses paroisses situées sur la rive droite du Rhône, le calendrier traditionnel le fête à la date du 13 février.

Saint Avit - Jörg Breu

Saint Avit de Vienne (œuvre de Jörg Breu).

On cite souvent la formule « votre foi est notre victoire » extraite de la lettre que Saint Avit écrivit au Roi Clovis, empêché qu’il fut alors de se rendre à Reims pour son baptême. Mais qui connaît l’intégralité de cette lettre ? Nous avons donc résolu de vous en donner le texte intégral ci-dessous.

« Les sectateurs de tous schismes se sont efforcés d’envelopper la finesse de votre discernement de l’ombre de leurs discours aux idées changeantes, divergents dans leur multitude, vides de la vérité du christianisme (note 1).Tandis que nous renvoyons ces disputes à l’éternité, tandis que nous réservons au jugement dernier de connaître le bien fondé de chaque opinion, dès à présent a jailli le trait de lumière de la vérité. Car c’est de nos jours que la divine Providence a trouvé un arbitre. En faisant votre choix, c’est pour tous que vous prononcez le jugement ; votre foi est notre victoire (note 2). Dans ces cas-là, d’ordinaire, la plupart des hommes objectent les coutumes nationales et l’observance religieuse de leurs pères, si par hasard ils sont poussés à rechercher la saine croyance par les encouragements des prêtres ou les suggestions de quelque compagnon. Ainsi préfèrent-ils coupablement le respect humain au salut, et, en observant, dans les chaînes de l’incrédulité, un vain respect de leurs ancêtres, avouent-ils en quelque sorte ne savoir quoi choisir ; que leur coupable retenue renonce donc à cette échappatoire après un tel miracle. Vous, ne gardant de toute une lignée d’antique origine que la seule noblesse, vous avez voulu extraire de vous-même, pour votre race, tout ce qui peut rehausser le rang d’une haute naissance. Vous avez des modèles du bien, vous avez voulu être celui du mieux (note 3). 

Vous êtes digne de vos ancêtres puisque vous régnez en ce monde ; vous avez fondé pour vos descendants afin de régner au ciel. Que la Grèce, évidemment, se réjouisse d’un prince de notre loi, mais non plus de ce qu’elle mérite seule la faveur d’un tel don. L’éclat en illumine aussi votre pays, et, du côté de l’occident, resplendit sur le roi la lumière de l’antique étoile du matin (note 4). Elle commença de luire à la bienvenue naissance de notre Sauveur. Que l’onde de la régénération vous dispose donc au salut en ce jour où le monde a reçu le maître du ciel né pour sa rédemption. Que ce jour soit votre anniversaire comme il est celui du Seigneur, le jour où vous êtes né au Christ, le jour où le Christ est né au monde, le jour où vous avez consacré votre âme à Dieu, votre vie aux hommes d’aujourd’hui, votre gloire à la postérité. Que dire donc de cette très glorieuse solennité de votre régénération ? Si, je ne me suis pas rendu personnellement à ses offices, je n’ai pourtant pas manqué de communier à ses joies, dès le moment où la bonté divine a envoyé cette grâce à vos pays et que, avant votre baptême, nous est parvenue la nouvelle de la très-sublime humilité avec laquelle vous faisiez profession de catéchumène ; en suite de quoi, après cette attente, la nuit sainte nous a trouvé sans inquiétude à votre sujet. Car nous parlions et nous discutions entre nous de l’événement, tandis qu’une troupe nombreuse d’évêques assemblés, ranimait les membres royaux avec les eaux de vie, dans la pompe du service divin, tandis que se courbait devant les serviteurs de Dieu cette tête terrible aux nations, tandis que, grandi sous un casque de cheveux, vous assumiez le casque du salut, l’onction sacrée, tandis que, ayant un instant déposé la protection des cuirasses, vos membres immaculés resplendissaient de la blancheur immaculée des vêtements (note 5). Elle fera, comme vous le croyez, ô le plus heureux des rois, elle fera dis-je, cette faiblesse de vos vêtements, que dorénavant s’accroisse la force de vos armes ; et tout ce qui avait fait jusqu’à présent la chance, c’est à la sainteté que vous le devez désormais. Je voudrais bien attacher à vos louanges quelque exhortation, si quelque chose échappait à votre science ou à votre attention (note 6). Mais faut-il que nous prêchions dans ses détails la foi, que vous avez aperçue sans prédicateur et sans exposé complet ? Ou peut-être l’humilité, que vous nous avez déjà manifestée par attachement et que vous nous devez désormais par votre profession de foi ? Ou bien la miséricorde qu’un peuple encore récemment captif, délivré par vous, manifeste au monde par sa joie, à Dieu par ses larmes ? (note 7) Il n’y a qu’une chose que nous désirions voir s’accroître, puisque, par vous, Dieu va faire votre nation toute sienne, répandez aussi, du trésor de votre cœur, des semences de foi vers les peuples d’au-delà, encore fixés dans l’ignorance naturelle et que n’ont pas corrompus les germes des fausses doctrines. N’ayez ni honte ni regret, même en envoyant des ambassades à ce sujet, de construire l’édifice du Dieu qui a tant élevé le vôtre » (note 8).  

Baptême de Clovis

Saint Avit, archevêque d’une métropole située à l’intérieur du royaume burgonde dont le roi arien Gondebaud était ennemi de Clovis, ne put se rendre au baptême de ce dernier, comme le firent de nombreux évêques gallo-romains, et c’est pourquoi il lui adressa cette lettre demeurée fameuse.

Notes : 

[1] « Les sectateurs de tous schismes se sont efforcés d’envelopper la finesse de votre discernement de l’ombre… » : Saint Avit fait allusion à toutes les manœuvres par lesquelles les hérétiques ariens ont essayé d’empêcher la conversion de Clovis à la foi de Nicée.

[2] « En faisant votre choix, c’est pour tous que vous prononcez le jugement ; votre foi est notre victoire » : Saint Avit note ici l’importance de la conversion de Clovis, dont la situation de roi et de fils de l’Eglise romaine fait désormais un arbitre dans les Gaules : c’est lui qui tranchera en cas de litige entre les diverses communautés, et il tranchera selon sa foi, la foi catholique. Ainsi la conversion de Clovis à la foi nicéenne est-elle la victoire de l’épiscopat catholique.

[3] Se réfugiant dans le respect des coutumes ancestrales, le roi burgonde Gondebaud ainsi que les autres rois ariens rejetaient toute idée de conversion. Le miracle de la conversion du roi païen des Francs saliens balaie les croyances païennes ou hérétiques et fait des autres souverains qui se partagent alors les terres de l’Empire d’Occident des coupables, puisqu’ils résistent à la grâce.

[4] Il est le premier roi germanique converti au catholicisme. Digne de ses ancêtres, car il règne, il offre par sa conversion le royaume de Dieu à ses descendants.

[5] Avit fait allusion à la cérémonie même du baptême qui eut lieu le jour de Noël. Toute la cérémonie est évoquée : le roi comme catéchumène (candidat au baptême), les eaux de la vie (le baptême d’eau), l’onction sainte (l’onction du saint Chrême, qui n’a rien à voir avec le sacre royal), la blancheur des vêtements (les vêtements blancs dont sont revêtus les nouveaux baptisés).

[6]  Le royaume, dirigé jusqu’alors sans ligne directrice, sans autre objectif que l’intérêt immédiat du roi, trouve à travers le baptême de celui-ci le chemin qui conduira son peuple au salut. Un lien est créé avec le Dieu chrétien, par la foi.

 [7] Avit fait probablement allusion à la libération des prisonniers de guerre gallo-romains auxquels Clovis a rendu la liberté. Mais cela peut aussi s’entendre plus largement du sentiment de libération éprouvé par tous les gallo-romains, catholiques, qui, se trouvant sous la domination de rois ariens ou païens, saluent la conversion du Roi des Francs (et ses victoires sur les rois ariens) comme une libération.

[8] Saint Avit invite Clovis à un véritable travail missionnaire : il lui suggère d’œuvrer à la conversion des peuples païens « les peuples d’au-delà, » en dehors de ceux qui sont corrompus par les fausses doctrines (arianisme). C’est une vue prophétique de l’œuvre missionnaire des Rois Francs.

Saint Avit entre Saint Mamert et Saint Apollinaire

Saint Avit de Vienne, représenté entre Saint Mamert et Saint Sidoine Apollinaire

2020-24. « Que la Très Sainte Vierge continue à veiller sur nous et la France.»

Ce 10 février 2020 en fin d’après-midi, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, a publié sur les réseaux sociaux le message suivant, pour commémorer l’anniversaire de l’Edit de Saint-Germain (10 février 1638) cf. ici, dans lequel son ancêtre SM le Roi Louis XIII rendait publique la consécration qu’il avait faite de la France à Notre-Dame.
Notre Souverain légitime a accompagné son message de l’illustration suivante.

Vœu de Louis XIII à Notre-Dame de Paris

Monument du Vœu de Louis XIII à Notre-Dame de Paris

« En ce jour anniversaire de la consécration solennelle de la France à Marie par mon aïeul Louis XIII, je formule à nouveau ma confiance en l’avenir de la France.
L’avenir repose dans les mains des couples qui mettent leur espoir dans leurs enfants et dans la chaîne de la vie ; l’avenir repose dans les entrepreneurs animés par le souci du bien commun, l’avenir repose sur tous ceux qui défendent le pays à ses frontières plus ou moins lointaines ; tout repose sur ceux qui préfèrent leurs devoirs aux seuls droits ; tout repose sur ceux qui croient en l’homme, enfant de Dieu et dans le bien commun.
Que la Très Sainte Vierge continue à veiller sur nous et la France. »

Armes de France & Navarre

2020-22. Allumez le feu !

Non, non ! Soyez rassurés : il n’y a pas de « johnnymania » au Mesnil-Marie !

D’ailleurs la phrase que j’ai placée en guise de titre n’est pas l’exclusivité de la chanson dont les notes ont peut-être résonné dans votre mémoire en lisant ces mots : la prière au Saint-Esprit « Veni, Sancte Spiritus » ne nous Lui fait-elle pas demander : « Venez, Esprit-Saint, remplissez les cœurs de Vos fidèles et allumez en eux le feu de Votre amour – et Tui amoris in eis ignem ascende » ?

C’est bien de ce feu-là qu’il est ici question car « pour combattre et détruire autant qu’il est possible le mal qui est en nous, le moyen le plus sûr et le plus efficace est de s’embraser du feu de l’Amour divin »

BD propos d'un chat - recto

BD propos d'un chat - verso

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Publié dans:Bandes dessinées, Textes spirituels |on 4 février, 2020 |2 Commentaires »

2020-21. « O Jésus, avec les mains de Marie, je veux m’offrir aujourd’hui avec Vous au Père éternel. »

2 février,
Fête de la Purification de Notre-Dame.

Chandeleur - Purification - Présentation au temple

Elévation :
« O Seigneur, je viens à Vous et Vous supplie, par l’intercession de la Sainte Vierge Marie, de purifier mon âme… »

Méditation :

1er point :

La solennité de ce jour, qui clôt le temps de Noël, est une fête de Jésus aussi bien que de Marie : Jésus est présenté au temple par Sa Mère quarante jours après Sa naissance, selon la prescription de la loi ; Marie se soumet au rite de la purification.

La liturgie célèbre, avant tout, la première entrée de Jésus-Enfant dans le temple : « Voici que le Seigneur Dominateur vient dans Son saint temple : Réjouis-toi et sois dans l’allégresse, Sion, en accourant au-devant de ton Dieu » (bréviaire). Allons à Sa rencontre nous aussi ; que nos sentiments rivalisent avec ceux du vieillard Siméon qui « mû par l’Esprit-Saint, alla au temple » et, plein de joie, reçut l’Enfant Jésus dans ses bras.

Aujourd’hui, pour mieux célébrer cette rencontre, l’Eglise bénit les cierges et nous les remet ; en procession, cierges allumés, nous entrons dans le temple. Le cierge allumé est le symbole de la vie chrétienne, de la foi et de la grâce qui doivent resplendir dans notre âme. Mais il est aussi l’image du Christ, lumière du monde, « lumière qui doit éclairer les nations », tel que L’a salué Siméon. Le cierge allumé nous rappelle que nous devons toujours porter avec nous le Christ, source de notre vie, auteur de la foi et de la grâce. Jésus Lui-même, par Sa grâce, nous dispose à aller à Sa rencontre avec une foi plus vive et un plus grand amour. Puisse, en ce jour, notre rencontre avec Lui être particulièrement intime et sanctifiante !

Jésus est présenté au temple pour être offert au Père. Le rachat n’a pas d’effet sur Lui comme sur les autres premiers-nés des Hébreux. Il est la Victime qui devra être immolée pour le salut du monde. Sa présentation au temple est, pour ainsi dire, l’offertoire de Sa vie, le sacrifice s’accomplira plus tard sur le Calvaire. Offrons-nous en même temps que Jésus.

Chandeleur - Vieillard Siméon

2ème point :

Jésus est présenté au temple par Sa Mère : contemplons donc aujourd’hui Marie dans sa fonction de Co-Rédemptrice.
La Vierge n’ignorait pas que Jésus était le Sauveur du monde et, à travers le voile de la prophétie, elle sentait que Sa mission s’accomplirait dans une mystère de douleur auquel elle aurait à participer, en sa qualité de Mère. La prophétie de Siméon : « Quant à toi, un glaive de douleur transpercera ton âme » (Luc II, 35), confirma son intuition. Dans le secret de son cœur, Marie dut répéter en cet instant son fiat : « Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole » (Luc I, 38). En offrant son Fils, elle s’offre elle-même, toujours intimement unie à Son sort à Lui.

Mais avant d’entrer dans le temple pour y présenter Jésus, Marie veut se soumettre à la loi de la purification légale. Bien qu’elle soit consciente de sa virginité, elle se met au rang de toutes les autres mères juives et, confondue avec elles, elle attend humblement son tour, portant « une paire de tourterelles », l’offrande des pauvres. Nous voyons Jésus et Marie se soumettre à des lois auxquelles ils n’étaient pas tenus : Jésus ne devait pas être racheté, Marie ne devait pas être purifiée. Leçon d’humilité et de respect envers la loi de Dieu.

Il y a des lois auxquelles nous sommes tenus et auxquelles notre amour-propre nous soustrait sous de faux prétextes : ce sont des dispenses abusives réclamées au nom de droits en réalité inexistants. Humilions-nous et, alors que Marie n’avait nullement besoin d’être purifiée, reconnaissons notre extrême besoin de purification intérieure.

Chandeleur - Purification - Présentation au temple

Colloque :

« O Jésus, Vous êtes allé Vous offrir au temple. Qui Vous a offert ? La Vierge Marie qui n’a jamais eu d’égale, et n’en aura jamais. Marie Vous a offert, elle qui, par la bouche de la sagesse, fut appelée par Votre Père la « toute belle »…
A qui Vous a-t-elle offert ? A Dieu, essence infinie, sublime dans Sa création, fécond dans Son héritage, insondable dans Ses desseins, gracieux et suave dans l’amour.
Et qu’a-t-elle offert ? Vous, Verbe éternel, substance de l’Essence divine, Fils du Très-Haut, Législateur de l’univers, Vous, qui avez reçu tant de noms illustres et choisis : ô Clef de David, ô Roi des nations, ô Emmanuel !

« Que m’enseignez-Vous, ô Seigneur, en Vous offrant au temple ? Vous me montrez Votre respect pour la loi en voulant l’observer ; Vous m’enseignez l’adoration, car Vous Vous êtes offert au Père, non comme Son égal, quoique Vous le fussiez vraiment, mais comme homme. Vous m’avez donné ici le modèle du respect que je dois à Votre loi, car je n’ai pas seulement pour loi les dix commandements, mais aussi la Règle et les Constitutions. Cette loi m’est toute douceur et suavité, mais je me la rends amère quand je ne renonce pas à moi-même, car alors, au lieu de la porter suavement, la loi est obligée de me porter » (Sainte Marie-Madeleine de Pazzi).

O Jésus, avec les mains de Marie, je veux m’offrir aujourd’hui avec Vous au Père éternel. Mais Vous êtes l’Hostie pure, sainte, immaculée, tandis que je suis plein de souillures, de misères, de péchés.
O Marie, ma Mère, vous qui avez voulu être purifiée, bien qu’exempte de la moindre ombre d’imperfection, purifiez, je vous prie, ma pauvre âme, afin qu’elle soit moins indigne d’être offerte au Père en même temps que Son Jésus qui est aussi le vôtre.
O Vierge très pure, acheminez-moi vers une purification intérieure et profonde et puis, accompagnez-moi vous-même afin que ma pusillanimité ne me fasse pas défaillir devant l’âpreté du chemin.

Père Gabriel de Sainte Marie-Madeleine, ocd,
in « Intimité divine – méditations sur la vie intérieure pour tous les jours de l’année » (1957).

Coeur douloureux et immaculé de Marie

Autres publications relatives à la fête de la Chandeleur :
- Des adieux à la Crèche et de la Crèche blanche > ici
- « Des chats et des crêpes » > ici

2020-20. Préparation spirituelle à Pâques en union avec le Refuge Notre-Dame de Compassion.

Comme les années précédentes, nous vous proposons de

vivre le grand et saint Carême de préparation à Pâques
en union avec le Refuge Notre-Dame de Compassion

et pour cela de vous adresser chaque jour,

à partir du mardi-gras 25 février
jusqu’au samedi de la Passion 4 avril
(samedi avant les Rameaux)

un courrier électronique contenant un message pour nourrir votre réflexion, votre méditation, votre prière…

Ecce Homo du Mesnil-Marie

« Ecce Homo » du Mesnil-Marie (détail)

Le thème retenu pour ce Carême 2020 est

Approfondissons notre connaissance
des souffrances de Notre-Seigneur Jésus-Christ

Oui, vous m’avez bien lu : chaque jour – pendant 40 jours – sera dédié à contempler l’un des aspects des souffrances de la douloureuse Passion de notre divin Rédempteur, à partir du Jeudi-Saint jusqu’au moment de Sa mort sur la Croix.
Quarante jours pour connaître un peu mieux les vingt dernières heures de la vie terrestre du divin Roi d’Amour, en ayant bien conscience que tout ne pourra pas être dit ni abordé, car ce mystère est infini…

Si vous désirez vous inscrire à notre liste de diffusion de ces messages quotidiens de carême, merci de nous le signifier au moyen du formulaire de contact > ici

Statue de N.D. de Compassion du Mesnil-Marie

Publié dans:Annonces & Nouvelles, De liturgia, Prier avec nous |on 31 janvier, 2020 |Commentaires fermés
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