Archive pour la catégorie 'De Maria numquam satis'

Litanies de Notre-Dame des Victoires.

(pour la récitation privée)

Comme nous avons déjà eu l’occasion de le dire (cf. > ici), en rappelant les origines historiques de ce célèbre sanctuaire parisien, la fête de Notre-Dame des Victoires (qu’il faut distinguer de la fête patronale de l’archiconfrérie du Coeur immaculé de Marie refuge des pécheurs, célébrée le 16 janvier) se célèbre le quatrième samedi d’octobre.
Nous venons de retrouver, sur une ancienne image de dévotion, des litanies de Notre-Dame des Victoires, approuvées pour la dévotion privée (c’est-à-dire qu’elles ne peuvent pas être récitée au cours d’une cérémonie liturgique, contrairement aux litanies de la Sainte Vierge dites de Lorette), et nous en recopions avec plaisir le texte à l’intention de nos amis, dont  un grand nombre sont de fervents dévots de la Très Sainte Vierge honorée sous ce vocable.

Ces litanies ont l’originalité de nous faire méditer, dans leur première partie, sur tous les événements de la vie de Notre-Dame, compris comme des épisodes triomphants de la grâce, lors même qu’ils peuvent apparaître au premier abord comme des moments de contradiction et d’épreuve ; puis dans un second temps de mettre en valeur le caractère universel de la médiation triomphante de notre Sainte Mère céleste, en faisant ressortir sa maternité spirituelle sur tous les élus de Dieu…

Litanies de Notre-Dame des Victoires. dans De Maria numquam satis notre-dame-des-victoires

Seigneur, ayez pitié de nous (bis).
Jésus-Christ, ayez pitié de nous (bis).
Seigneur, ayez pitié de nous (bis).

Jésus-Christ, écoutez-nous (bis).
Jésus-Christ, exaucez-nous (bis).

Père Céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Notre-Dame des Victoires, priez pour nous.
Notre-Dame des Victoires, triomphante Fille du Père, priez pour nous.
Notre-Dame des Victoires, triomphante Mère du Fils, priez…
Notre-Dame des Victoires, triomphante Épouse du Saint Esprit,
Notre-Dame des Victoires, triomphante élue de la Très Sainte Trinité,
Notre-Dame des Victoires, triomphant dans votre conception immaculée,
Notre-Dame des Victoires, triomphant en écrasant la tête du serpent,
Notre-Dame des Victoires, triomphant de l’héritage d’Adam,
Notre-Dame des Victoires, triomphant sur tous nos ennemis,
Notre-Dame des Victoires, triomphant dans l’ambassade de l’Ange Gabriel,
Notre-Dame des Victoires, triomphant dans vos épousailles avec saint Joseph,
Notre-Dame des Victoires, triomphant dans la Crèche de Bethléem,
Notre-Dame des Victoires, triomphant au cours de la fuite en Égypte,
Notre-Dame des Victoires, triomphant dans votre exil,
Notre-Dame des Victoires, triomphant dans Votre humble logement de Nazareth,
Notre-Dame des Victoires, triomphant dans le recouvrement de l’Enfant divin au Temple,
Notre-Dame des Victoires, triomphant dans la vie terrestre de Notre Seigneur,
Notre-Dame des Victoires, triomphant dans Sa Passion et dans Sa Mort,
Notre-Dame des Victoires, triomphant dans Sa victorieuse Résurrection,
Notre-Dame des Victoires, triomphant dans Sa glorieuse Ascension,
Notre-Dame des Victoires, triomphant dans la venue de l’Esprit-Saint Paraclet,
Notre-Dame des Victoires, triomphant dans vos Douleurs,
Notre-Dame des Victoires, triomphant dans vos allégresses,
Notre-Dame des Victoires, triomphant dans votre accession à la céleste Jérusalem,
Notre-Dame des Victoires, triomphant dans la béatitude éternelle,
Notre-Dame des Victoires, triomphant par les anges qui sont restés fidèles,
Notre-Dame des Victoires, triomphant par les grâces données aux justes,
Notre-Dame des Victoires, triomphant par les annonces des Prophètes,
Notre-Dame des Victoires, triomphant par l’espérance sans faille des Patriarches,
Notre-Dame des Victoires, triomphant par le zèle des Apôtres,
Notre-Dame des Victoires, triomphant par la lumière des Evangélistes,
Notre-Dame des Victoires, triomphant par la constance des Martyrs,
Notre-Dame des Victoires, triomphant par la sagesse des Docteurs,
Notre-Dame des Victoires, triomphant par l’héroïsme des Confesseurs,
Notre-Dame des Victoires, triomphant par la pureté des Vierges,
Notre-Dame des Victoires, triomphant dans votre intercession toute-puissante,
Notre-Dame des Victoires, triomphant dans tous vos nombreux vocables,
Notre-Dame des Victoires qui intercédez pour nous maintenant et à l’heure de notre mort,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

V./ : Priez pour nous, ô Notre Dame des Victoires,
R./ : Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Prions :

Dieu Éternel et Tout-Puissant, qui, par la maternité virginale de la Bienheureuse Vierge Marie, avez offert au genre humain les trésors du salut éternel, accordez-nous, nous Vous en supplions, de sentir qu’intervient en notre faveur Celle qui nous permit d’accueillir l’Auteur de la Vie, Jésus-Christ, Votre Fils, qui,avec Vous, vit et règne dans l’unité du Saint Esprit, un seul Dieu pour les siècles et les siècles.

Ainsi soit-il !

PICT0007-Copie-300x153 Litanies dans Prier avec nous

Louange de Saint François de Sales à la Très Sainte Vierge Marie.

Ce 12 septembre, à l’occasion de la fête du Saint Nom de Marie (cf. > www) faisons monter vers le Ciel la louange du nom béni de la Vierge Très Sainte, dont l’invocation met en fuite les ennemis de Dieu et de notre salut.

Louange de Saint François de Sales à la Très Sainte Vierge Marie. dans De liturgia st-francois-de-sales-aux-pieds-de-la-vierge-visitation-de-bourg-en-bresse

Saint François de Sales aux pieds de la Vierge Marie
(tableau du monastère de la Visitation de Bourg-en-Bresse)

* * *

Très Sainte Mère de Dieu,
Vaisseau d’incomparable élection,
Reine de la souveraine dilection,
Vous êtes la plus aimable, la plus aimante et la plus aimée
de toutes les créatures !

L’amour du Père céleste prit son bon plaisir en Vous de toute éternité,
destinant votre chaste Coeur à la perfection du saint amour,
afin qu’un jour,
Vous aimiez Son Fils unique de l’unique amour maternel,
comme Il l’aimait éternellement de l’unique amour paternel.

O Jésus, mon Sauveur,
à qui puis-je mieux dédier les paroles de votre amour
qu’au coeur très aimable de la Bien-Aimée de votre âme ?

armoiriesstfrdes louange mariale dans De Maria numquam satis

2013-63. Regnum Galliae, Regnum Mariae !

Le Royaume de France est le Royaume de Marie !

2013-63. Regnum Galliae, Regnum Mariae ! dans De liturgia lys-2

En cette fête de l’Assomption, il y a encore de nombreuses églises ou chapelles – Dieu merci ! – dans lesquelles on redonne lecture de l’édit de Louis XIII promulgué le 10 février 1638 (on peut en retrouver le texte intégral ici > www).
Ce que beaucoup trop de fidèles ignorent toutefois, c’est que la Suprême Autorité de l’Eglise Catholique a sanctionné – presque trois siècles plus tard, puisqu’il s’agit d’une lettre apostolique de Sa Sainteté le Pape Pie XI publiée le 2 mars 1922 – , au moyen d’un autre texte solennel, cette protection officielle de Notre-Dame de l’Assomption sur la France. 
Dans ce même décret pontifical, non seulement Notre-Dame de l’Assomption était déclarée par l’Eglise patronne principale de la France, mais en outre Sainte Jeanne d’Arc en était promue la patronne en second (et non « secondaire » comme on le traduit de manière très maladroite la plupart du temps).
Nous nous faisons donc un immense plaisir en publiant ci-dessous ce texte du Pape Pie XI

regnum-galliae-regnum-mariae 15 août dans De Maria numquam satis

Lettre Apostolique de Sa sainteté le Pape Pie XI

« Galliam, Ecclesiæ filiam primogenitam »

Pour perpétuelle mémoire

Les Pontifes Romains Nos prédécesseurs ont toujours, au cours des siècles, comblé des marques particulières de leur paternelle affection la France, justement appelée Fille aînée de l’Eglise (*). Notre prédécesseur de sainte mémoire, le pape Benoît XV, qui eut profondément à coeur le bien spirituel de la France, a pensé à donner à cette nation, noble entre toutes, un gage spécial de sa bienveillance.

En effet, lorsque, récemment, Nos Vénérables Frères les cardinaux, archevêques et évêques de France, d’un consentement unanime, lui eurent transmis par Notre Vénérable Frère Stanislas Touchet, évêque d’Orléans, des supplications ardentes et ferventes pour qu’il daignât proclamer patronne principale de la nation française la bienheureuse Vierge Marie reçue au ciel, et seconde patronne céleste sainte Jeanne, Pucelle d’Orléans, Notre prédécesseur fut d’avis de répondre avec bienveillance à ces pieuses requêtes. Empêché par la mort, il ne put réaliser le dessein qu’il avait conçu. Mais à Nous, qui venons d’être élevé par la grâce divine sur la Chaire sublime du Prince des Apôtres, il Nous est doux et agréable de remplir le voeu de notre très regretté prédécesseur et, par Notre autorité suprême, de décréter ce qui pourra devenir pour la France une cause de bien, de prospérité et de bonheur.

Il est certain, selon un ancien adage, que le Royaume de France a été appelé le Royaume de Marie, et cela à juste titre. Car, depuis les premiers siècles de l’Eglise jusqu’à notre temps, Irénée et Eucher de Lyon, Hilaire de Poitiers, Anselme, qui, de France, passa en Angleterre comme archevêque, Bernard de Clairvaux, François de Sales, et nombre d’autres saints docteurs, ont célébré Marie et contribué à promouvoir et amplifier à travers la France le culte de la Vierge Mère de Dieu. A Paris, dans la très célèbre Université de Sorbonne, il est historiquement prouvé que dès le XIII° siècle la Vierge a été proclamée conçue sans péché.

Même les monuments sacrés attestent d’éclatante manière l’antique dévotion du peuple à l’égard de la Vierge : trente-quatre églises cathédrales jouissent du titre de la Vierge Mère de Dieu, parmi lesquelles on aime à rappeler comme les plus célèbres, celles qui s’élèvent à Reims, à Paris, à Amiens, à Chartres, à Coutances et à Rouen. L’immense affluence des fidèles accourant de loin chaque année, même de notre temps, aux sanctuaires de Marie, montre clairement ce que peut dans le peuple la piété envers la Mère de Dieu et plusieurs fois par an la basilique de Lourdes, si vaste qu’elle soit, paraît incapable de contenir les foules innombrables des pèlerins.

La Vierge en personne, trésorière de toutes les grâces de Dieu, a semblé, par des apparitions répétées, approuver et confirmer la dévotion du peuple français.

Bien plus, les princes et les chefs de la nation se sont fait gloire longtemps d’affirmer et de défendre cette dévotion envers la Vierge.

Converti à la vraie foi du Christ, Clovis s’empresse, sur les ruines d’un temple druidique, de poser les fondements de l’Eglise Notre-Dame, qu’acheva son fils Childebert.

Plusieurs temples sont dédiés à Marie par Charlemagne. Les ducs de Normandie proclament Marie Reine de la nation. Le roi saint Louis récite dévotement chaque jour l’office de la Vierge. Louis XI, pour l’accomplissement d’un voeu, édifie à Cléry un temple à Notre-Dame. Enfin, Louis XIII consacre le Royaume de France à Marie et ordonne que chaque année, en la fête de l’Assomption de la Vierge, on célèbre dans tous les diocèses de France de solennelles fonctions : et ces pompes solennelles, Nous n’ignorons pas qu’elles continuent de se dérouler chaque année.

En ce qui concerne la Pucelle d’Orléans que Notre prédécesseur a élevée aux suprêmes honneurs des saints, personne ne peut mettre en doute que ce soit sous les auspices de la Vierge qu’elle ait reçu et rempli la mission de sauver la France ; car d’abord, c’est sous le patronage de Notre-Dame de Bermont, puis sous celui de la Vierge d’Orléans, enfin de la Vierge de Reims, qu’elle entreprit d’un coeur viril une si grande oeuvre, qu’elle demeura sans peur en face des épées dégainées et sans tache au milieu de la licence des camps, qu’elle délivra sa patrie du suprême péril et rétablit le sort de la France. C’est après avoir reçu le conseil de ses voix célestes qu’elle ajouta sur son glorieux étendard le nom de Marie à celui de Jésus, vrai Roi de France. Montée sur le bûcher, c’est en murmurant au milieu des flammes en un cri suprême, les noms de Jésus et de Marie, qu’elle s’envola au ciel. Ayant donc éprouvé le secours évident de la Pucelle d’Orléans, que la France reçoive la faveur de cette seconde patronne céleste : c’est ce que réclament le clergé et le peuple, ce qui fut déjà agréable à Notre prédécesseur et qui Nous plaît à Nous-mêmes.

C’est pourquoi, après avoir pris les conseils de nos Vénérables Frères les cardinaux de la Sainte Eglise Romaine préposés aux Rites, de Notre propre initiative, de science certaine et après mûre délibération, dans la plénitude de Notre pouvoir apostolique, par la force des présentes et à perpétuité, Nous déclarons et confirmons que la Vierge Marie Mère de Dieu, sous le titre de son Assomption dans le ciel, a été régulièrement choisie comme principale patronne de toute la France auprès de Dieu, avec tous les privilèges et les honneurs que comportent ce noble titre et cette dignité.

De plus, écoutant les voeux pressants des évêques, du clergé et des fidèles des diocèses et des missions de la France, Nous déclarons avec la plus grande joie et établissons l’illustre Pucelle d’Orléans, admirée et vénérée spécialement par tous les catholiques de la France comme l’héroïne de la religion et de la patrie, sainte Jeanne d’Arc, vierge, patronne en second de la France, choisie par le plein suffrage du peuple, et cela encore d’après Notre suprême autorité apostolique, concédant également tous les honneurs et privilèges que comporte selon le droit ce titre de seconde patronne.

En conséquence, nous prions Dieu, auteur de tous biens, que, par l’intercession de ces deux célestes patronnes, la Mère de Dieu élevée au ciel et sainte Jeanne d’Arc, vierge, ainsi que des autres saints patrons des lieux et titulaires des églises, tant des diocèses que des missions, la France catholique, ses espérances tendues vers la vraie liberté et son antique dignité, soit vraiment la fille première-née de l’Eglise Romaine ; qu’elle échauffe, garde, développe par la pensée, l’action, l’amour, ses antiques et glorieuses traditions pour le bien de la religion et de la patrie.

Nous concédons ces privilèges, décidant que les présentes Lettres soient et demeurent toujours fermes, valides et efficaces, qu’elles obtiennent et gardent leurs effets pleins et entiers, qu’elles soient, maintenant et dans l’avenir, pour toute la nation française, le gage le plus large des secours célestes ; qu’ainsi il en faut juger définitivement, et que soit tenu pour vain dès maintenant et de nul effet pour l’avenir tout ce qui porterait atteinte à ces décisions, du fait de quelque autorité que ce soit, sciemment ou inconsciemment. Nonobstant toutes choses contraires.

Donné à Rome, près Saint-Pierre, sous l’anneau du Pécheur,
le 2 du mois de mars de l’année 1922, 
de Notre Pontificat la première année.

Pie pp. XI.

P. cardinal Gasparri, secrétaire d’Etat.

armoiries-du-pape-pie-xi1 assomption dans Lectures & relectures

(*) En ce qui concerne l’expression « fille aînée de l’Eglise » attribuée à la France, voir > www.

Prière à Notre-Dame de l’Assomption

composée par le Vénérable Pie XII

Prière à Notre-Dame de l'Assomption dans De liturgia giulio-romano-assomption-et-couronnement-de-la-vierge

Giulio Romano : Assomption et couronnement de la Vierge Marie
(1505 – Pinacothèque vaticane) 

Sa Sainteté le Pape Pie XII a composé, à l’occasion de la définition solennelle du dogme de l’Assomption,  cette prière qui fut récitée par lui en italien le 1er novembre 1950 en conclusion de son discours.

« O Vierge immaculée, Mère de Dieu et Mère des hommes :

Nous croyons avec toute la ferveur de notre foi en votre Assomption triomphale en âme et en corps, au Ciel où Vous êtes acclamée Reine par tous les choeurs des anges et par toutes les phalanges des saints ;
et nous, nous nous unissons à eux pour louer et bénir le Seigneur, qui Vous a exaltée au-dessus de toutes les autres créatures, et pour Vous offrir l’élan de notre dévotion et de notre amour.

Nous savons que votre regard, qui maternellement enveloppait l’humble et souffrante Humanité de Jésus sur la terre, se rassasie au Ciel en voyant la glorieuse Humanité de la Sagesse incréée, et que la joie de votre âme à contempler face à face l’adorable Trinité fait tressaillir votre coeur de béatifiante tendresse ;
et nous, pauvres pécheurs, nous dont le corps alourdit le vol de l’âme, nous Vous supplions de purifier nos sens, afin que nous apprenions, dès ici-bas, à goûter Dieu, Dieu seul, dans le charme des créatures ;

Nous avons confiance que vos regards miséricordieux s’abaissent sur nos misères et nos angoisses, sur nos luttes et nos faiblesses ; que vos lèvres sourient à nos joies et à nos victoires ; que Vous entendez la voix de Jésus Vous dire de chacun de nous, comme jadis à Son disciple bien-aimé : « Voilà votre fils » ;
et nous, qui Vous invoquons comme notre Mère, nous Vous prenons, comme Jean, pour guide, soutien et consolation de notre vie mortelle.

Nous avons la vivifiante certitude que vos yeux, qui ont versé des larmes sur la terre baignée du sang de Jésus, se tournent encore vers ce monde en proie aux guerres, aux persécutions, à l’oppression des justes et des faibles ;
et nous, dans les ténèbres de cette vallée de larmes, nous attendons de votre céleste lumière et de votre douce pitié le soulagement des peines de nos coeurs, des épreuves de l’Eglise et de notre patrie.

Nous croyons enfin que, dans la gloire où Vous régnez, parée du soleil et couronnée d’étoiles, Vous êtes, après Jésus, la joie et l’allégresse de tous les anges et de tous les saints ;
et nous, de cette terre où nous passons en pèlerins, réconfortés par la foi en la résurrection future, nous regardons vers Vous, notre vie, notre douceur, notre espérance ; attirez-nous par la suavité de votre voix, pour nous montrer un jour après notre exil, Jésus, le fruit béni de votre sein, ô clémente, ô bonne, ô douce Vierge Marie ! » 

s.s.-pie-xii-medaille-commemorative-annee-sainte-1950 1er novembre 1950 dans De Maria numquam satis

Sa Sainteté le Pape Pie XII
médaille commémorative de l’Année Sainte 1950

Rappel :
prières qui doivent être récitées pour la procession du Voeu de Louis XIII > www

Litanies de Notre-Dame du Perpétuel Secours.

Pour retrouver l’histoire de l’icône miraculeuse
et l’explication de son symbolisme > ici

Litanies de Notre-Dame du Perpétuel Secours. dans De Maria numquam satis notre-dame-du-perpetuel-secours

Litanies de Notre-Dame du Perpétuel Secours
(pour la récitation privée) 

Seigneur, ayez pitié de nous !
Jésus-Christ, ayez pitié de nous !
Seigneur, ayez pitié de nous !

Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous !
Fils, Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous !
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous !
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous !

Sainte Marie, priez pour nous.
Sainte Mère de Dieu, priez pour nous.
Sainte Vierge des vierges, priez pour nous.
Mère du Christ, priez pour nous.
Reine conçue sans péché, priez pour nous.
Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous.
Notre-Dame du Perpétuel Secours, priez pour nous.

O Mère du Perpétuel Secours, dont le nom inspire la confiance,
venez à notre secours, ô charitable Mère.

Pour que nous puissions aimer Dieu de tout notre cœur, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Pour que nous nous conformions en toute choses à la Volonté de Dieu et à Celle de Votre Divin Fils,venez à notre secours, ô charitable Mère.
Pour que nous puissions déjouer les pièges du Malin, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Pour que nous nous souvenions toujours de nos derniers moments, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Pour que nous nous approchions toujours des Sacrements avec ferveur, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Pour que nous évitions toute occasion de pécher, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Pour que nous ne négligions jamais la prière, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Pour que nous n’oublions jamais de Vous invoquer dans les moments de tentation, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Pour que nous soyons toujours victorieux des tentations du Malin, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Pour que nous pardonnions généreusement à tous nos ennemis, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Pour que nous ne puissions jamais commettre de péché mortel, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Pour que nous évitions toute mauvaise fréquentation, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Pour que nous puissions être fortifiés dans notre inconstance, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Pour que nous ne puissions jamais remettre notre conversion quotidienne, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Pour que nous combattions nos mauvaises habitudes avec zèle, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Pour que nous Vous aimions toujours plus, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Pour que nous portions notre prochain à Vous aimer, à Vous servir et à Vous invoquer, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Pour que nous vivions et que nous mourions dans l’amitié de Dieu, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Dans tous les besoins de l’âme et du corps, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Dans notre pauvreté et dans notre détresse, venez à notre secours ô charitable Mère.
Dans les persécutions et les moments d’abandon, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Dans les moments ou notre esprit souffrira, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Dans les périodes de guerre, de famine et d’épidémie, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Dans toutes les occasions de pécher, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Quand nous sommes assaillis par les forces du Mal, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Quand nous succombons aux tentations de ce monde, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Quand nous luttons contre les mauvais penchants de notre nature corrompue, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Quand nous sommes tentés contre la sainte vertu de pureté, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Quand la mort sera proche, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Quand nous perdrons nos sens, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Au moment de notre départ de ce monde, pour que nous ne soyons pas remplis de crainte et de terreur, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Au moment de la mort, quand le mauvais essaiera de plonger mon esprit dans le désespoir, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Au moment où le Prêtre nous donnera la dernière absolution et la dernière bénédiction, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Quand nos amis et nos relations, entoureront notre lit avec compassion pour invoquer sur nous la clémence de Votre Nom, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Quand ce monde disparaîtra de notre vue et que notre cœur cessera de battre pour toujours, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Pour que nous remettions notre âme entre les mains du Créateur, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Quand notre âme paraîtra devant le Souverain Juge, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Lorsque la sentence irrévocable sera prononcée, venez à notre secours, ô charitable Mère.
Quand nous serons en Purgatoire et que nous soupirerons après la vision de Dieu, venez à notre secours, ô charitable Mère.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur !
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur !
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous !

V./ : Priez pour nous, ô Mère du Perpétuel Secours.
R./ : Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions :

O Dieu tout-puissant et miséricordieux, qui, en vue de secourir la race humaine, avez voulu que la Bienheureuse Vierge Marie devienne la Mère de Votre Fils unique, accordez-nous par Son intercession, nous Vous en supplions, de toujours éviter la contagion du péché pour que nous Vous servions toujours avec un cœur pur. Nous Vous le demandons, par Jésus-Christ Notre-Seigneur.

Ainsi soit-il !

mosaique-nd-du-perpetuel-secours-entouree-danges Litanies dans Prier avec nous

Consécration du genre humain au Coeur immaculé de Marie (Vénérable Pie XII)

Par la lettre encyclique « Ad caeli Reginam » du 11 octobre 1954, Sa Sainteté le Pape Pie XII institua la fête de la Bienheureuse Vierge Marie Reine, fixée à la date du 31 mai, en conclusion du mois de Marie.
Il ordonna que ce jour-là fut renouvelé, dans toutes les églises et chapelles de la catholicité, l‘acte de consécration du genre humain au Coeur immaculé de Marie qu’il avait lui-même composé en 1942.
Voici donc le texte de cette prière que, en paroisse ou en famille, en groupe ou seuls, nous aurons à coeur de réciter avec une ferveur renouvelée car les « heures tragiques de l’histoire humaine » ne sont pas seulement limitées à la seconde guerre mondiale, mais elles se perpétuent en nos temps d’apostasie et de recrudescence des persécutions ou vexations contre le christianisme et contre la loi divine.

Consécration du genre humain au Coeur immaculé de Marie (Vénérable Pie XII) dans De liturgia enguerrand-quarton-couronnement-de-la-vierge

Le couronnement de la Vierge
Enguerrand Quarton (1412 – 1466) – Villeneuve-lès-Avignon

fleurdelys2 31 mai dans De Maria numquam satis

Reine du Très Saint Rosaire, Secours des Chrétiens, Refuge du genre humain, Victorieuse de toutes les batailles de Dieu, nous voici prosternés, suppliants au pied de votre trône, dans la certitude d’obtenir miséricorde et de recevoir les grâces, l’aide et la protection opportunes dans les calamités présentes, non en vertu de nos mérites, dont nous ne saurions nous prévaloir, mais uniquement par l’effet de l’immense bonté de votre Cœur maternel.

C’est à vous, c’est à votre Cœur immaculé qu’en cette heure tragique de l’histoire humaine nous nous confions et nous nous consacrons, non seulement en union avec la Sainte Église —Corps mystique de votre Fils Jésus — qui souffre et verse son sang en tant de lieux, qui est en proie aux tribulations de tant de manières, mais en union aussi avec le monde entier, déchiré par de farouches discordes, embrasé d’un incendie de haine et victime de ses propres iniquités.

Laissez-vous toucher par tant de ruines matérielles et morales ; par tant de douleurs, tant d’angoisses de pères et de mères, d’époux, de frères, d’enfants innocents ; par tant de vies fauchées dans la fleur de l’âge ; par tant de corps déchiquetés dans l’horrible carnage ; par tant d’âmes torturées et agonisantes, par tant d’autres en péril de se perdre éternellement.

Ô Mère de miséricorde, obtenez-nous de Dieu la paix et surtout les grâces qui peuvent en un instant convertir le cœur des hommes, ces grâces qui préparent, concilient, assurent la paix ! Reine de la paix, priez pour nous et donnez au monde en guerre la paix après laquelle les peuples soupirent, la paix dans la vérité, dans la justice, dans la charité du Christ. Donnez-lui la paix des armes et la paix des âmes, afin que dans la tranquillité de l’ordre s’étende le règne de Dieu.

Accordez votre protection aux infidèles et à tous ceux qui gisent encore dans les ombres de la mort ; donnez-leur la paix et faites que se lève pour eux le soleil de la Vérité et qu’ils puissent avec nous, devant l’unique Sauveur du monde, répéter : « Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté » (Luc II, 14).

Aux peuples séparés par l’erreur ou par la discorde, et particulièrement à ceux qui professent pour vous une singulière dévotion et chez lesquels il n’y a pas de maison qui n’honorât votre vénérable icône (peut-être aujourd’hui cachée et réservée pour des jours meilleurs), donnez la paix et reconduisez-les à l’unique bercail du Christ, sous l’unique et vrai Pasteur.

Obtenez à la Sainte Église de Dieu une paix et une liberté complètes ; arrêtez les débordements du déluge néo-païen ; développez dans le cœur des fidèles l’amour de la pureté, la pratique de la vie chrétienne et le zèle apostolique, afin que le peuple des serviteurs de Dieu augmente en mérites et en nombre.

Enfin, de même qu’au Cœur de votre Fils Jésus furent consacrés l’Église et le genre humain tout entier, afin que, toutes leurs espérances étant placées en Lui, Il devînt pour eux signe et gage de victoire et de salut, ainsi et pour toujours nous nous consacrons à vous, à votre Cœur immaculé, ô notre Mère et Reine du monde ; pour que votre amour et votre protection hâtent le triomphe du règne de Dieu et que toutes les nations, en paix entre elles et avec Dieu, vous proclament bienheureuse et entonnent avec vous, d’une extrémité du monde à l’autre, l’éternel magnificat de gloire, d’amour, de reconnaissance au Cœur de Jésus en qui Seul elles peuvent trouver la vérité, la vie et la paix.

fleurdelys2 ad caeli Reginam dans Prier avec nous

2013-30. Chronique du Mesnil-Marie du 1er au 22 mars 2013

Vendredi de la Passion 22 mars 2013,
Commémoraison solennelle de la Compassion de Notre-Dame.

2013-30. Chronique du Mesnil-Marie du 1er au 22 mars 2013 dans Chronique de Lully coeur-aux-7-glaives

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

D’un point de vue historique, cette commémoraison solennelle de le Compassion de la Très Sainte Vierge Marie est plus ancienne et plus importante que la fête du 15 septembre. Pour le Refuge Notre-Dame de Compassion elle est capitale, et nous ne pouvons que déplorer le fait que les réformes liturgiques successives, au long du XXe siècle, en aient amoindri la célébration.

Au Mesnil-Marie, nous célébrons ce jour, qui n’est pas à proprement parler celui d’une fête – puisque il est empreint de douleur -, dans un grand recueillement, dans la contemplation silencieuse du Coeur de notre Mère céleste transpercé par les sept glaives symboliques, dans la méditation du Stabat Mater et du chapelet des Sept Douleurs.

Vendredi de la Passion et commémoraison solennelle de la Compassion de Notre-Dame : c’est dire aussi que nous sommes aux portes de la Grande Semaine, la Semaine Sainte.
Voilà pourquoi j’anticipe aujourd’hui mon habituelle chronique mensuelle.

* * * * * * *

Vous êtes nombreux à nous demander des nouvelles de la maman de Frère Maximilien-Marie, et nous vous remercions de votre sollicitude.
Un certain nombre d’entre vous le savent en effet, elle a été opérée le mardi 5 mars pour le remplacement d’une prothèse de la hanche.
L’opération, qui s’annonçait délicate – nous le savions – et qui a duré presque six heures et demi, a failli « mal tourner » en raison d’importantes variations de tension et d’une brusque chute de la température corporelle ; mais les médecins et leurs assistants se sont montrés particulièrement efficaces et ont conjuré le danger.
Après dix jours de clinique, elle a rejoint un centre de rééducation fonctionnelle pour un séjour de six semaines : Frère Maximilien-Marie est allé l’y installer et il lui rend des visites régulières ; elle récupère progressivement et a un très bon moral.

animauxchats00130 autel dans Commentaires d'actualité & humeurs

Parmi les travaux réalisés au Mesnil-Marie en mars, il y a eu la réalisation d’un marchepied pour l’autel de notre oratoire.
Ceux qui ont suivi depuis le début les progrès de notre installation se souviennent que nous avons en projet l’achèvement des travaux de la Crypte Sainte Philomène, dans laquelle il reste encore de nombreuses choses à réaliser.
En attendant nous avons un oratoire provisoire (et nous avons conscience que le provisoire peut durer encore plusieurs années!), où, jusqu’ici, l’autel était posé à même le plancher… ce qui ne convient pas : le sens même du mot autel indique qu’il doit être surélevé (cf. > www).
Un de nos amis, Nicolas, qui a de réels talents de menuisier et possède un très bon outillage, s’est offert pour réaliser cette surélévation et il est venu y travailler toute une après-midi. Frère Maximilien-Marie lui servait d’apprenti, et moi – bien sûr – je surveillais attentivement les travaux.
C’est ainsi qu’ils ont confectionné et mis en place ce marchepied. Que Nicolas soit chat-leureusement remercié!
Dans les jours qui ont suivi, Frère Maximilien-Marie a ensuite minutieusement travaillé pour lui donner une teinte accordée au bois de noyer de l’autel, puis il a soigneusement ciré l’ensemble. Il ne reste maintenant qu’à acheter – lorsque nous le pourrons – des tapis appropriés.

autel-de-loratoire-avec-son-marchepied chronique dans De Maria numquam satis

Ces derniers temps encore, Frère Maximilien-Marie a participé activement à des réunions en lien avec le développement de la vie associative et culturelle dans laquelle vous savez qu’il est très investi.

Il a également profité des quelques beaux jours que nous avons eus pour commencer le nettoyage du jardin : chez nous, il est vraiment encore beaucoup trop tôt pour semer et planter, en revanche on peut commencer à enlever les végétaux secs, à tailler ceux qui vont reprendre leur croissance, et à apprêter le terrain.
Si dans le sud du Vivarais le printemps fait sentir son arrivée, dans notre jardin il ne faut pas espérer voir fleurir les jonquilles et les narcisses avant la mi-avril…

Je suis heureux, toutefois, de vous offrir – photographiquement parlant – notre premier perce-neige :

premier-perce-neige Compassion de Notre-Dame

A l’approche de la date officielle du printemps, nous avons été aux prises avec une offensive hivernale assez spectaculaire : dimanche 17 mars, un fort vent de sud, qui déversait des pluies abondantes en plaine, nous a ramené la neige.
Ici même, nous n’en avons pas eu en très grosse quantité, mais dès que l’on commençait à prendre seulement quelques dizaines de mètres d’altitude, elle s’accumulait en couches épaisses et rendait la circulation bien difficile.
Ce premier dimanche de la Passion donc, Frère Maximilien-Marie n’a pas franchi le Mézenc mais s’est rendu à la Chapelle Notre-Dame de la Rose, à Montélimar, pour la Sainte Messe.

Sur les sommets et hauts plateaux qui nous environnent cette neige tient encore. Voici la photo prise hier, jeudi 21 mars, par notre Frère, lorsqu’il a traversé le village de Lachamp-Raphaël – plus haut village d’Ardèche (1350 m) – alors qu’il se rendait plus au sud pour y chercher les branches d’olivier qui seront bénites et portées en procession dimanche prochain.
Sur ce cliché, la personne que l’on aperçoit en train de marcher sur la route n’est pas un enfant, mais un homme d’assez haute taille!

lachamp-raphael-21-mars-2013 élection Pape François

Il n’empêche, nous avons tout de même marqué l’arrivée du printemps, mercredi 20 mars au soir, à l’occasion de notre Veillée Culture & Patrimoine mensuelle : notre amie Jacqueline, animatrice culturelle et conteuse, était justement descendue des hauts plateaux pour nous réjouir avec des contes de la nature et de la montagne. Un très grand merci à elle!
Les participants à la veillée était ravis de ce beau moment de poésie et de tendresse, de fantaisie et d’humour qui nous a tous plongés dans l’ambiance des veillées d’autrefois au coin du feu, au cours desquelles se transmettait le riche patrimoine oral de nos pays.

feu-gif marchepied

La vie du Mesnil-Marie, ces dernières semaines, a bien évidemment aussi été profondément accordée à la vie de l’Eglise Catholique.
Nous avons suivi avec une grande attention les préparatifs du conclave, prié à l’intention des cardinaux et suivi en direct – grâce à la TV Vaticane qui diffuse sur Internet – la parution de la fumée blanche annonçant l’élection du Pape François.

Sur cette dernière, je ne veux pas m’étendre ici en commentaires : n’étant pas prophète, je ne suis pas en mesure de vous dire ce que sera ce pontificat qui vient de commencer.
Je ne parlerai pas de « joie » ou d’ « enthousiasme » comme un certain nombre se croient obligés de le faire par mimétisme (?), pour surenchérir sur l’engouement médiatique (?) – qui sera de bien courte durée, n’en doutons pas – ou pour d’autres raisons qui nous échappent : ce sont là des critères humains superficiels sans rapport avec la réalité de la fonction pontificale et peu appropriés au mystère de l’Eglise.
Je me contenterai de vous dire que nous avons accueilli l’annonce de l’élection du Cardinal Bergoglio au Souverain Pontificat dans les seules foi et espérance surnaturelles, en comptant uniquement sur les grâces d’état de sa fonction de successeur de Saint Pierre, en priant pour qu’il soit désormais pleinement réceptif aux lumières du Saint-Esprit, et en suppliant instamment pour qu’il n’inflige pas à l’Eglise des idées personnelles, conséquences de la décadence théologique et spirituelle qui afflige le corps ecclésiastique – et l’Ordre des Jésuites en particulier – depuis un demi-siècle, et dont il est en quelque sorte l’héritier.

Il ne faut jamais cesser de prier pour l’Eglise, pour son chef visible… Et il ne faut jamais cesser d’ajouter aux prières des pénitences et des sacrifices.

* * * * * * *

Avant de terminer, je dois ajouter que ma publication concernant l’expression « fille aînée de l’Eglise » (cf. > www) m’a valu – comme je m’en doutais – de très nombreux et abondants remarques et commentaires, exprimant souvent de la surprise ou des réserves.
Plutôt que de les laisser en simples « commentaires » – qui eussent été très répétitifs – en dessous de mon texte, je les ai recueillis afin d’en dresser une espèce de compendium et d’y apporter – prochainement – les réponses qui leur sont appropriées : c’est la raison pour laquelle ceux qui me les ont envoyés ne les voient pas pour le moment. Je les remercie de leur patience.

En vous quittant, je vous invite, à écouter, dans le recueillement du coeur, une version peu connue du célèbre Stabat Mater de Jean-Baptiste Pergolèse : c’est celle dite « du manuscrit des Menus Plaisirs du Roy », transcrite pour choeur à l’usage de la chapelle royale de Versailles.

Bonne et surtout fervente Semaine Sainte : accompagnons avec générosité notre divin Rédempteur dans les jours de Sa souffrance pour avoir part à la joie de son triomphe pascal !

patteschats mars 2013Lully

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Pour soutenir et aider le Refuge Notre-Dame de Compassion > www

Prière à Marie, Mère de l’Eglise, pour le conclave.

Prière à Marie, Mère de l'Eglise, pour le conclave. dans De Maria numquam satis mater-ecclesiae

Très Sainte Vierge Marie,
Eve nouvelle,
Mère de ceux qui ont été rachetés par le Sang Précieux de votre divin Fils,
Mère de l’Eglise et notre Médiatrice,
nous recourrons à votre toute puissante intercession :

Vous présidiez à la prière des Saints Apôtres, dans le Cénacle,
et vous avez disposé leurs âmes à recevoir
les lumières, la force et la plénitude des dons du divin Paraclet ; 

Intercédez et agissez aujourd’hui encore
pour obtenir à l’assemblée sainte des cardinaux
toutes les grâces de clairvoyance et de discernement
qui devront éclairer et guider leur choix,
dans l’élection du Pontife Suprême de la Sainte Eglise Romaine ;

Intercédez et agissez pour qu’en ce nouveau Cénacle,
affranchis de toute considération humaine,
uniquement préoccupés de la Gloire de Dieu,
attentifs aux seuls intérêts spirituels de l’Eglise et de nos âmes,
dont ils auront à rendre compte devant le Juge Eternel,
ils soient pleinement ouverts aux lumières du Saint-Esprit ;

Intercédez et agissez
afin que, dans une parfaite docilité aux inspirations de la grâce,
ils nous donnent un Pape selon le Coeur de Dieu,
un Pape selon le Coeur du Bon Pasteur :
pour faire paître agneaux et brebis en sécurité,
hors de l’atteinte du loup rapace,
dans les pâturages de la saine doctrine évangélique,
préservant le troupeau de tout ferment d’erreur et d’hérésie ; 

Intercédez et agissez dès à présent
dans le coeur de celui qui sera élu pour être ici-bas le Vicaire de votre Fils :
obtenez-lui toutes les grâces nécessaires
pour marcher sur les traces des Saints Pierre et Paul,
colonnes de cette Eglise de Rome,
et sur les traces de tous les saints Pontifes
qui ont gardé dans sa pure intégrité et ont fait resplendir
la Tradition reçue des Saints Apôtres.

Sainte Marie, Mère de Dieu et notre Mère toute miséricordieuse,
priez pour l’Eglise dont vous êtes la Mère,
priez pour nos cardinaux,
priez pour le conclave!

Ainsi soit-il!

* * *

Saint Pierre et Saint Paul, priez pour nous!
Saint Joseph, patron de l’Eglise universelle, priez pour nous!
Saint Michel, gardien et défenseur de la Sainte Eglise, priez pour nous!
Saint Clément et Saint Calixte, priez pour nous!
Saint Sylvestre et Saint Damase, priez pour nous!
Saint Léon le Grand et Saint Grégoire le Grand, priez pour nous!
Saint Pie V et Saint Pie X, priez pour nous!
Tous les Saints Pontifes de l’Eglise Romaine, priez pour nous! 

* * *

Prière composée par Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur,
reproduction autorisée à condition d’en indiquer la source.

ombrelino-and-clefs-167x300 conclave dans Prier avec nous

Publié dans:De Maria numquam satis, Prier avec nous |on 26 février, 2013 |8 Commentaires »

2013-9. Du cantique « Mère de l’Espérance » qui fut chanté au cours de l’apparition de la Très Sainte Vierge à Pontmain.

 

18 janvier.

A la suite de ma publication d’hier soir concernant l’apparition de la Très Sainte Vierge Marie à Pontmain, le 17 janvier 1871 (cf. > ici), un de nos fidèles amis m’a fait parvenir quelques documents des plus intéressants dont je tiens ce matin à vous donner un aperçu en les condensant ci-dessous à votre intention.
Que soit très chat-leureusement remercié Monsieur D.A., qui me précisait qu’il a reçu le sacrement de confirmation des mains de Son Excellence Monseigneur Paul-Marie Richaud (futur cardinal archevêque de Bordeaux) dans la basilique de Pontmain le 6 juin 1944, jour du débarquement des forces alliées en Normandie… 

Lully.

2013-9. Du cantique

Note concernant le cantique Mère de l’Espérance

En 1848, en plein orage révolutionnaire, Monsieur le chanoine Prud’homme eut l’inspiration de fonder une vaste association de prières pour le salut de la France. Cette association prit de l’ampleur jusqu’à devenir l’Archiconfrérie de Notre-Dame d’Espérance.
Pour appuyer cette oeuvre il composa le fameux cantique Mère de l’Espérance qui se répandit rapidement dans toute la France. En voici les paroles : 

R./ Mère de l’Espérance,
Dont le nom est si doux
Protégez notre France.
Priez, priez pour nous! (bis)

Souvenez-vous, Marie,
Qu’un de nos Souverains
Remit notre Patrie
En vos augustes mains.

La crainte et la tristesse
Ont gagné notre cœur.
Rendez-nous l’allégresse,
La paix et le bonheur.

Vous calmez les orages,
Vous commandez aux flots,
Vous guidez au rivage
Les pauvres matelots.

De la rive éternelle,
Secondez nos efforts;
Guidez notre nacelle
Vers les célestes ports.

En ces jours de souffrances
Sauvez-nous du danger;
Épargnez à la France
Le joug de l’étranger.

Des mères en alarmes
Raffermissez les cœurs;
Venez sécher leurs larmes,
ô Mère des douleurs!

Au chemin de la gloire,
Conduisez nos soldats
Donnez leur la victoire
Au jour des saints combats.

Et si, pour la Patrie,
Bravant les coups du sort
Ils vont donner leur vie,
Ah ! couronnez leur mort !

Le cantique fut adopté dans la paroisse de Pontmain : il n’y a rien d’étonnant à ce qu’il fut au programme des prières entonnées par les paroissiens pendant le temps l’apparition. Or c’est à ce chant, écrira plus tard Joseph Barbedette, que « la Très sainte Vierge devait réserver son plus beau sourire de toute l’apparition ».
Elevant les mains à hauteur des épaules, elle se mit à remuer les doigts, paraissant accompagner le chant avec une extrême délicatesse. Elle était radieuse. Aussi la joie des enfants devint-elle à ce moment-là exubérante : « Voilà qu’Elle rit, voilà qu’Elle rit ! » disaient-ils, « Oh ! qu’elle est belle ! Oh ! qu’elle est belle ! »

Arrivé au septième couplet toutefois, l’avant-dernier du cantique, où l’on demandait : « Au chemin de la gloire Conduisez nos soldats ; Donnez-leur la victoire… », la banderole qui s’étendait aux pieds de la Vierge ne subsista pas dans le ciel.

Le surlendemain de l’apparition, le chanoine Prud’homme apprit par une lettre ce qui s’était passé, et il ne put retenir ses larmes quand il sut que la Très Sainte Vierge avait honoré de son sourire sa composition. Cette émotion devait lui rester jusqu’à la fin de sa vie.

En ce qui nous concerne, nous sommes aujourd’hui vivement choqués du fait qu’on a donné au cantique qui avait réjoui le coeur de Notre-Dame une tonalité toute différente de celle qui a prévalue à Pontmain durant tout un siècle.
En effet, dans les années qui ont suivi le second concile du Vatican et ont été marqué – spécialement en France – par cette démangeaison maladive d’entendre des nouveautés et de marquer une certaine forme de rupture, les paroles du cantique « Mère de l’Espérance » ont été totalement remaniées, au point que l’intention profonde initiale dont il était l’expression a disparu. Voici le texte de cette nouvelle version : 

R./ Mère de l’Espérance
Dont le nom est si doux,
Madone de l’enfance,
Demeure auprès de nous! (bis)

Tu es bien notre Mère,
Toi qui as visité
sur leur lointaine terre
les enfants extasiés.

Apparaît ton sourire
Dans la nuit étoilée,
Il fait toujours revivre
Les cœurs désemparés.

Apprends-nous la prière,
Icône de beauté ;
Dieu n’est-il pas le Père,
Tout Amour et Bonté?

Mère de toute grâce,
A l’univers troublé,
Fais resplendir la face
De ton fils Bien-Aimé.

Ta douleur nous oppresse
Devant le Crucifié,
Tu mets nos cœurs en liesse:
Christ est ressuscité!

Messagère joyeuse
De la Sainte Cité,
Guide-nous, Bienheureuse,
Aux chemins de la Paix!

Notre ami fit partie de ceux qui protestèrent, en disant que c’était un abus de remplacer ainsi des paroles qui avaient été l’objet d’un sublime échange entre le ciel et la terre, ce qui leur donnait une haute valeur historique déjà, si ce n’est surnaturelle, et qui – de ce fait – ne nous appartenaient plus.
Il rappela à ce propos la lettre pastorale que Monseigneur Richaud, alors évêque de Laval, avait publié le 2 janvier 1940 :

« La corrélation est évidente entre la cessation de l’invasion ennemie, à sa pointe la plus avancée et l’événement de Pontmain ! Une corrélation non moins claire est indiquée par la Très Sainte Vierge entre l’intervention de la Providence et la supplication nationale qui s’élevait de toutes parts. A l’heure même de l’apparition et tandis que les villageois de Pontmain priaient la Madone qui apparaissait à leurs enfants, prières et cantiques, supplications et promesses jaillissaient à Notre-Dame de l’Espérance à Saint-Brieuc et à Notre-Dame des Victoires à Paris. Dans toute la France se répandaient depuis plusieurs mois les circulaires du P. Ramière en faveur d’une Consécration de la France et M. Legentil, quelques jours plutôt, le 11 janvier, avait prononcé à Poitiers la première formule du Voeu National. Tel est le sens des mots : « Mon Fils se laisse toucher » et encore, Nous ne parlons pas des autres voeux qui furent, à la même époque, émis en de nombreux sanctuaires.
Mais l’on peut bien dire que Marie, à qui Louis XIII avait autrefois consacré officiellement son royaume, a, d’une manière manifeste, pris en charge à Pontmain le salut de la France et a voulu marquer, en ce lieu béni de notre chère Mayenne, de quelle façon elle encourageait toutes nos supplications patriotiques. Son message est aussi bien un message d’espérance, de prière et de sacrifice, et il vaut pour toutes les situations personnelles et familiales qu’on vient lui confier. Mais il intéresse, directement et au premier chef, la Patrie. Notre-Dame de Pontmain, si toutes les Madones ont leur spécialité, c’est la Madone de la France en péril ».

Paul-Marie Richaud, évêque de Laval

Et notre ami conclut par ces lignes, dont nous avons nous-mêmes éprouvé la vérité puisque -ayant eu l’occasion de passer à Pontmain il y a quelques années – nous nous sommes faits doucement « rabroués » par la personne de l’accueil lorsque nous commîmes « l’erreur » (presque impardonnable) de lui rappeler que le sanctuaire devait être un lieu spécifique de prière pour la France :  « On ne prie plus officiellement pour la France à Pontmain depuis quarante ans, et, dans la pénombre qui nous fait aujourd’hui aller à tâtons, on peut se dire qu’il est bien vrai que nous n’avons de grâces que celles de nos prières ! »

Rappelons-le, l’invocation officielle à Notre-Dame de Pontmain – assortie alors de précieuses indulgences – était originellement celle qui figure sur l’image que nous reproduisons ci-dessous : « Notre-Dame de Pontmain, priez pour nous, pour l’Eglise et pour la France! »

pontmain-image-devotion 17 janvier 1871 dans De Maria numquam satis

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