Archive pour la catégorie 'De Maria numquam satis'

2025-129. Message de Sa Majesté le Roi à l’occasion de la fête de l’Assomption 2025.

15 août 2025,
Fête de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie,
Principale fête patronale du Royaume de France.

Grandes armes de France

   Au début de la soirée de cette fête de l’Assomption de Notre-Dame, Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, aîné des descendants de SMTC le Roi Louis XIII qui a consacré son auguste personne, sa couronne et son Royaume à la Très Sainte Vierge Marie sous le vocable de son Assomption, et de jure Roi Louis XX de France, a publié sur les réseaux sociaux le court message suivant :

       « En ce jour de la fête de l’Assomption de Sainte Marie au Ciel, je confie à la Très Sainte Vierge notre pays et tous les Français :
que par son intercession et sa prière, son divin Fils bénisse et protège la France qu’Il a tant aimée. »

Assomption des Frari - Le Titien Venise - blogue

Tiziano Vecelli, dit Le Titien (vers 1488 – 1576) :
Assomption dite « des Frari » (1515-1518)
[maître-autel de la basilique Santa Maria Gloriosa dei Frari, Venise].
C’est l’illustration choisie par Sa Majesté le Roi cette année
pour illustrer sur les réseaux sociaux les vœux qu’il a publiés
à l’occasion de la fête de l’Assomption de Notre-Dame.

2025-123. La Mère de Dieu nous a précédés…

9 août,
Fête de Saint Jean-Marie Vianney, confesseur (cf. ici) ;
Mémoire de Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, vierge et martyre, copatronne de l’Europe (cf. > ici, etici) ;
Mémoire de Saint Romain, martyr ;
Mémoire de la vigile de Saint Laurent ;
Anniversaire de l’Edit de Roussillon (9 août 1564 – cf. > ici) ;
Anniversaire du commencement du siège de Lyon par les troupes de la Convention (9 août 1793 – cf. ici) ;
Quatrième jour de la neuvaine pour la France en préparation de la fête de l’Assomption (cf. ici).

Vision d'Elie sur le Mont Carmel

Vision d’Elie sur le Mont Carmel

       Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, célèbre convertie (cf. > ici), après avoir erré dans les ténèbres en quête de la Vérité, et après avoir été mise à l’épreuve pendant huit années après avoir reçu le saint baptême, a pu entrer au Carmel de Cologne.
Le choix du Carmel n’est pas uniquement dû à l’importance de l’autobiographie de Sainte Thérèse d’Avila dans sa conversion, mais aussi en raison de l’antiquité de l’Ordre, remontant au prophète Saint Elie et à la dévotion mariale de l’Ordre, dévotion antérieure à la naissance de la Très Sainte Vierge Marie puisqu’il remonte à la vision d’Elie sur le Mont Carmel.
Le « féminisme » militant d’Edith Stein, israélite par le sang et athée revendiquée, après sa conversion s’est en quelque manière pleinement épanoui en une profonde compréhension de la place suréminente de la Bienheureuse Vierge dans le plan du salut : Sœur Thérèse-Bénédicte, dans cet extrait des entretiens spirituels qu’elle était appelée à donner en communauté, nous montre la Très Sainte Mère de Dieu comme le parfait modèle de la vie donnée à Dieu, le parfait modèle de la vie consacrée, le parfait modèle de la vie monastique.

       « De la Bienheureuse Vierge-Marie, seules quelques brèves paroles nous sont rapportées dans l’Evangile. Cependant ces quelques paroles sont aussi denses que des pépites d’or pur. En fondant dans le creuset ardent de la contemplation aimante, elles couleront en abondance, et revêtiront toute notre vie, du lumineux éclat de l’or.

   La première parole que nous entendons Marie prononcer dans son entretien avec l’Ange de l’Annonciation est la suivante : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais point d’homme ? ». C’est l’aveu tout simple de sa pureté virginale.
Dans le don sans partage, elle a consacré au Service de Dieu tout son cœur et toutes ses forces. C’est ainsi qu’elle a plu au Très-Haut, Il a accueilli son don d’elle-même et l’a récompensé en lui accordant une fécondité prodigieuse, en l’élevant à la maternité divine.
Elle a contemplé en profondeur le mystère de la virginité, dont son divin Fils dira plus tard : « celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ».
Elle ne peut faire à ses amis privilégiés, de plus beau présent, que l’appel à suivre cette voie sur laquelle ils parviendront aussi, à une fécondité prodigieuse, à une joie au delà de tout entendement.

   L’obéissance a conduit la Fille du Roi de la Maison de David, dans la modeste maisonnette du pauvre charpentier de Nazareth et entraîna les deux êtres les plus saints du monde hors de l’enceinte protectrice de leur humble foyer, sur les grands-routes, jusque dans l’étable de Bethléem.
L’obéissance a déposé le Fils de Dieu dans la crèche, dans une pauvreté librement choisie, le Sauveur et Sa Mère ont parcouru les routes de Judée et de Galilée ont vécu de l’aumône des croyants.
Nu et dépouillé, le Seigneur a été suspendu à la Croix et a remis le soin de Sa Mère, à l’amour de Son disciple.
Voilà pourquoi Il demande la pauvreté à ceux qui veulent Le suivre. Le cœur doit être libre de l’attachement aux biens terrestres. Il ne doit pas s’en soucier, ni en être dépendant, ni les désirer.

   La Mère de Dieu nous a précédés sur ce chemin, et veut y être votre guide. Faites confiance dans un amour filial, à cette mère pleine d’amour.
Vous ne devez pas non plus vous effrayer de la sublime grandeur de ce que vous promettez, le Seigneur qui vous a appelée et qui vous prend aujourd’hui pour épouse, veut vous donner la grâce de persévérer fidèlement dans votre vocation, Il veut vous la donner des mains de Sa Mère Marie ».

in « Edith Stein, Source Cachée, Œuvres spirituelles »,
éditions du Cerf – 1998, pp. 250-256
conférence spirituelle à l’occasion de
 la première profession de Sœur Myriam de Sainte-Thérèse (16 juillet 1940).

Le Carmel Ordre marial par excellence

Carmélites aux pieds de la Très Sainte Vierge Marie

2025-118. Du calice de vermeil offert en 1664 par le Grand Roi à la Basilique du Saint-Sépulcre.

6 août,
Fête de la Transfiguration de Notre-Seigneur (cf. > ici & > ici) ;
Mémoire de Saint Xyste II, pape, et de ses compagnons, martyrs ;
Commencement de la neuvaine préparatoire à la fête de l’Assomption de Notre-Dame, patronne principale de la France (cf. > ici).

Calice et patène offerts par Louis  XIV à la basilique du Saint Sépulcre 1

       La gloire du Christ Sauveur, unique rédempteur du monde, qui resplendit en cette fête de Sa Transfiguration sur le Mont Thabor, qui est aussi le jour où l’on commence la neuvaine de prières pour la France préparatoire à sa fête patronale principale, celle de l’Assomption de Notre-Dame, en vertu du vœu de SMTC le Roi Louis XIII, nous porte à illustrer les caractéristiques spirituelles de ce jour par quelques photos du calice et de sa patène en vermeil (argent doré) offerts par le Grand Roi, Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XIV, à la Basilique du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

   Ce calice et cette patène sont l’œuvre du maître orfèvre parisien Nicolas Dolin (actif entre 1648 et 1684), ont été réalisés en 1661 – année où commença le règne personnel de Louis XIV – et furent offerts à la basilique hiérosolomytaine en 1664, selon l’inscrption même qui y figure : « Ludovicus decimus quartus 1664 ».
Ils sont très exceptionnellement revenus en France, pour une exposition présentée au château de Versaille du 20 avril au 18 juillet 2010, à l’occasion du tricentenaire de l’actuelle chapelle palatine.

Calice et patène offerts par Louis  XIV à la basilique du Saint Sépulcre 2

   Voici le dessous du calice, avec l’inscription attestant de l’identité du donateur et de l’année de sa réception à Jérusalem : 

Calice et patène offerts par Louis  XIV à la basilique du Saint Sépulcre dessous

   La fausse coupe porte, ciselés, les épisodes de la Flagellation, de la Crucifixion et de la Résurrection de Notre-Seigneur :

Calice et patène offerts par Louis  XIV à la basilique du Saint Sépulcre coupe

   Le pied, couvert de fleurs de lys, porte d’un côté la figure de Saint Louis, et de l’autre les armes de France & Navarre :

Calice et patène offerts par Louis  XIV à la basilique du Saint Sépulcre pied - Saint Louis

Calice et patène offerts par Louis  XIV à la basilique du Saint Sépulcre pied - armes France & Navarre

   Le nœud du calice, dont nous ne disposons pas de photographies suffisamment précises, porte les effigies du Christ Rédempteur, de Saint François d’Assise et de Saint Antoine de Padoue.

   La patène, enfin, est ornée d’une représentation de l’Assomption de la Vierge, qui évoque bien évidemment le vœu de Louis XIII :

Calice et patène offerts par Louis  XIV à la basilique du Saint Sépulcre patène

Calice et patène offerts par Louis  XIV à la basilique du Saint Sépulcre patène détail

   Rien n’est jamais trop beau pour la gloire du Très-Haut et pour rehausser la solennité de Son culte !
Il n’y a que les « fils spirituels » de Judas pour s’en offusquer ou feindre de s’en offusquer (cf. Jean XII 4-6), et pour prétexter d’une supposée « simplicité des origines » dans les cérémonies liturgiques et les églises afin de les dépouiller sur le modèle des temples des hérétiques de la pseudo réforme, mais cela, ce n’était point l’enseignement ni la pratique des saints, puisque Saint François d’Assise lui-même enseignait que « la pauvreté s’arrête au pied de l’autel » !

Tolbiac

Armes de France & Navarre

Du 6 au 14 août, neuvaine pour la France en préparation de la fête de l’Assomption de Notre-Dame :

Monogramme de Marie couronné - vignette blogue

       On pourra trouver dans les pages de ce blogue, une proposition de prière pour la préparation personnelle à la fête de l’Assomption dans laquelle on « porte » spirituellement, d’une manière toute spéciale le souci de ceux qui souffrent et qui peinent (cf. > ici).
Mais nous ne pouvons oublier, bien sûr, la dimension « historique » et « patriotique » de cette très grande fête pour la France : la fête patronale du Royaume des Lys !
Voilà pourquoi il nous semble opportun, si ce n’est nécessaire, de publier aujourd’hui le texte d’une prière plus particulièrement ordonnée à cette intention, plus particulièrement ordonnée à la conversion de la France, au retour de la France à Dieu, à la paix en France, à la fidélité de la France à sa vocation…
Nous vous proposons à cette fin une partie de la prière avec laquelle Son Eminence Eugenio cardinal Pacelli, légat a latere de Sa Sainteté le Pape Pie XI, avait conclu, le 13 juillet 1937, son fameux discours sur la vocation de la France prononcé dans la chaire de Notre-Dame de Paris (cf. > ici).
On ajoutera à cette prière la récitation, au minimum, d’une dizaine de chapelet (si on ne peut pas réciter le chapelet en entier), et les invocations que nous proposons ci-dessous, après le texte de la prière.

Reine de France priez pour nous

       O Mère céleste, Notre-Dame, vous qui avez donné à la France tant de gages insignes, de votre prédilection, implorez pour elle votre divin Fils ; ramenez-la au berceau spirituel de son antique grandeur, aidez-la à recouvrer, sous la lumineuse et douce étoile de la foi et de la vie chrétienne, sa félicité passée, à s’abreuver aux sources où elle puisait jadis cette vigueur surnaturelle, faute de laquelle les plus généreux efforts demeurent fatalement stériles, ou tout au moins bien peu féconds ; aidez-la aussi, unie à tous les gens de bien des autres peuples, à s’établir ici-bas dans la justice et dans la paix, en sorte que, de l’harmonie entre la patrie de la terre et la patrie du ciel, naisse la véritable prospérité des individus et de la société tout entière.

   Mère du bon conseil, venez au secours des esprits en désarroi devant la gravité des problèmes qui se posent, des volontés déconcertées dans leur impuissance devant la grandeur des périls qui menacent ! (…)

   Regina pacis ! (…) En ces jours où l’horizon est tout chargé de nuages qui assombrissent les cœurs les plus trempés et les plus confiants, soyez vraiment, au milieu de ce peuple qui est vôtre, la « Reine de la Paix » ; écrasez de votre pied virginal le démon de la haine et de la discorde ; faites comprendre au monde, où tant d’âmes droites s’évertuent à édifier le temple de la paix, le secret qui seul assurera le succès de leurs efforts : établir au centre de ce temple le trône royal de votre divin Fils et rendre hommage à Sa loi sainte. (…)

   Et que, par vous, la France, fidèle à sa vocation, soutenue dans son action par la puissance de la prière, par la concorde dans la charité, par une ferme et indéfectible vigilance, exalte dans le monde le triomphe et le règne du Christ Prince de la paix, Roi des rois et Seigneur des seigneurs.

Ainsi soit-il !

Notre-Dame de l’Assomption, priez pour la France ! (3 fois)

Saint Joseph, priez pour la France !
Saint Michel Archange, priez pour la France !
Sainte Geneviève et Sainte Clotilde, priez pour la France !
Saint Martin de Tours et Saints Remi, priez pour la France !
Saint Charlemagne et Saint Louis IX, priez pour la France !
Sainte Jeanne d’Arc et Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, priez pour la France !

Tous les Saints de France, priez pour la France !

Reine de France avec Sainte Geneviève et Sainte Jeanne d'Arc

2025-116. Nous vous saluons, ô Souveraine des Anges !

2 août,
Au Mesnil-Marie, et en de nombreux lieux, tout spécialement dans l’Ordre séraphique, fête de Notre-Dame des Anges (double de 2ème classe) ;
Ailleurs, fête de Saint Alphonse-Marie de Ligori (cf. > ici) ;
Mémoire de Saint Etienne 1er, pape et martyr ;
Anniversaire de la mort de SMTC le Roi Henri III de France (+ 2 août 1589) et de l’avènement de SM le Roi Henri IV.

La Vierge et l'Enfant entourés d'une guirlande de fleurs tenue par des chérubins - Jan Brueghel l'Ancien

Jan Brueghel l’Ancien (1568-1625) :
la Madone et l’Enfant entourés d’une guirlande de fleurs tenue par des chérubins
[collection privée]

       En l’honneur de Notre-Dame des Anges, chaque jour, l’antienne mariale « Ave, Regina cœlorum » est chantée dans la basilique patriarcale de Notre-Dame des Anges, à Assise.
Cette antienne, que, dans la liturgie, on chante principalement du 2 février jusqu’au Triduum sacré, salue en effet la Très Sainte Mère de Dieu avec le titre de « Domina angelorum » : deux mots latins que l’on peut équivalemment traduire par « Souveraine des Anges », « Notre-Dame des Anges », « Maîtresse des Anges »

   Si le vocable de « Notre-Dame des Anges » fait, bien sûr, spontanément penser à cette immense basilique d’Assise, au centre de laquelle se trouve la toute petite chapelle originelle placée sous le même vocable et surnommée « la Portioncule », si importante dans la vie de Saint François d’Assise, il ne faut toutefois pas oublier que, dans toute la Chrétienté, il existe de très nombreuses églises ou chapelles qui portent elles-aussi ce même nom, et font souvent l’objet de pèlerinages, et sont autant de lieux de grâces.

   En ce 2 août, j’ai décidé de publier ci-dessous trois versions de l’antienne « Ave, Regina cœlorum » composées par Marc-Antoine Charpentier (1643-1704), l’un de ces compositeurs du Grand Siècle que nous apprécions particulièrement.
Sans plus de commentaire je les livre à votre écoute, et surtout à votre méditation et à votre contemplation.

Nota bene :
Pour chacun de ces enregistrements, vous voudrez bien faire un clic droit sur l’avatar, puis « ouvrir dans un nouvel onglet ».

1) Ave, Regina cœlorum H.19, interprété par « Les Demoiselles de Saint-Cyr » accompagnées à l’orgue par Emmanuel Mandrin :

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Ave, Regina cœlorum !
Ave, Domina angelorum !
Salve, Radix ! Salve, Porta ex qua mundo lux est orta !
Gaude, Virgo gloriosa, super omnes speciosa.
Vale, o valde decora, et pro nobis Christum exora.

2) Ave, Regina cœlorum H.22, interprété par Cyril Auvity et Marc Mauillon, accompagnés par Elena Andreyev au violoncelle et Sara Johnson Huidobro au clavecin :

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Salut, ô Reine des cieux !
Salut, ô Reine des Anges !
Salut, ô Racine ! Salut, ô Porte par laquelle
la lumière s’est levée sur le monde.
Réjouissez-vous, ô Vierge glorieuse, belle au-dessus de toutes !
Salut, ô Très Belle, et implorez le Christ pour nous.

3) Ave, Regina cœlorum H.45, interprété par « Le Concert spirituel » sous la direction d’Hervé Niquet :

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Notre-Dame des Anges, priez pour nous !

Notre-Dame des Anges image pieuse

Litanies de Notre-Dame du Mont Carmel :

(pour la récitation privée)

Saint Simon Stock recevant le saint scapulaire du Carmel

Seigneur, ayez pitié de nous. 
Jésus-Christ, ayez pitié de nous. 
Seigneur, ayez pitié de nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous

Notre-Dame du Mont Carmel, Reine du Ciel, priez pour nous pécheurs.
Notre-Dame du Mont Carmel, victorieuse de Satan,
Notre-Dame du Mont Carmel, fille très obéissante,
Notre-Dame du Mont Carmel, vierge très pure,
Notre-Dame du Mont Carmel, épouse très dévouée,
Notre-Dame du Mont Carmel, mère très tendre,
Notre-Dame du Mont Carmel, modèle parfait de vertu,
Notre-Dame du Mont Carmel, ancre sûre d’espérance,
Notre-Dame du Mont Carmel, refuge dans l’affliction,
Notre-Dame du Mont Carmel, dispensatrice des dons de Dieu,
Notre-Dame du Mont Carmel, bastion contre nos ennemis,
Notre-Dame du Mont Carmel, notre aide dans le danger,
Notre-Dame du Mont Carmel, chemin menant à Jésus,
Notre-Dame du Mont Carmel, notre lumière dans les ténèbres,
Notre-Dame du Mont Carmel, notre consolation à l’heure de la mort,
Notre-Dame du Mont Carmel, avocate des pécheurs les plus abandonnés,

Pour ceux qui sont endurcis dans le vice,
nous venons à Vous avec confiance, Ô Notre-Dame du Mont Carmel.
Pour ceux qui offensent votre Divin Fils,
nous venons à Vous avec confiance, Ô Notre-Dame du Mont Carmel.
Pour ceux qui négligent de prier,
nous venons à Vous avec confiance, Ô Notre-Dame du Mont Carmel.
Pour ceux qui sont à l’agonie,
nous venons à Vous avec confiance, Ô Notre-Dame du Mont Carmel.
Pour ceux qui diffèrent leur conversion,
nous venons à Vous avec confiance, Ô Notre-Dame du Mont Carmel.
Pour ceux qui souffrent en Purgatoire,
nous venons à Vous avec confiance, Ô Notre-Dame du Mont Carmel.
Pour ceux qui ne Vous connaissent pas,
nous venons à Vous avec confiance, Ô Notre-Dame du Mont Carmel.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

V./ : Notre-Dame du Mont Carmel, espérance des désespérés,
R./ : Intercédez pour nous auprès de Votre Divin Fils.

       Notre-Dame du Mont Carmel, glorieuse Reine des Anges, canal de la plus tendre miséricorde de Dieu envers les hommes, refuge et avocate des pécheurs, je me prosterne devant Vous avec confiance, vous suppliant de m’obtenir… (on mentionne ici la ou les grâces particulières que l’on sollicite de l’intercession de la Très Sainte Mère de Dieu).
En retour, je vous promets solennellement d’avoir recours à Vous dans toutes mes épreuves, mes souffrances, mes tentations, et je ferai tout en mon pouvoir pour engager les autres à Vous aimer, à Vous vénérer, et à Vous invoquer dans tous leurs besoins.

   Je vous remercie pour les grâces sans nombre que j’ai reçues de Votre miséricorde et de Votre puissante intercession. Continuez d’être ma défense dans le danger, mon guide pendant la vie et ma consolation à l’heure de la mort.

Ainsi soit-il.

Monogramme de la Vierge Marie - vignette blogue

Invocation :

       Notre-Dame du Mont Carmel, avocate des pécheurs les plus abandonnés, priez pour l’âme du pécheur le plus abandonné de l’univers (ou pour l’âme de…). Alors les Anges du Ciel se réjouiront et l’enfer sera privé de sa proie.
Je viens à vous avec confiance, ô Notre-Dame du Mont Carmel.

Ainsi soit-il.

Pie XII devant Notre-Dame du Mont Carmel

Le Vénérable Pie XII devant une statue de Notre-Dame du Mont Carmel

2025-100. Leçons du deuxième nocturne des matines au Bréviaire romain traditionnel pour la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel.

16 juillet,
Fête de ND du Mont-Carmel

       Voici la traduction en français du texte des trois leçons historiques au second nocturne des matines du Bréviaire traditionnel pour la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel :

Notre-Dame du Mont-Carmel collégiale Saint-Merri Paris

Vitrail de Notre-Dame du Mont-Carmel
[collégiale Saint-Merri, à Paris]

       Le saint jour de la Pentecôte, les Apôtres, divinement inspirés, parlaient en diverses langues et faisaient beaucoup de prodiges par l’invocation du très auguste nom de Jésus.
Or, on rapporte qu’en ce même jour, nombre d’hommes, qui avaient marché sur les traces des saints prophètes Elie et Elisée, et que Jean-Baptiste, par sa prédication, avait préparés à l’avènement du Christ, ayant reconnu et constaté la vérité des choses, embrassèrent la foi de l’Evangile.
Ayant eu le bonheur de jouir des entretiens et de l’intimité de la Bienheureuse Vierge Marie, ils commencèrent à la vénérer et à l’aimer tout particulièrement. Les premiers d’entre les chrétiens, ils construisirent un sanctuaire à la Vierge très pure sur le Mont Carmel, à l’endroit même où Elie avait jadis vu s’élever une nuée, figure de la Vierge.

Blason du Carmel

   Ils se réunissaient donc plusieurs fois le jour dans le nouvel oratoire, et honoraient par de pieuses pratiques, des prières et des louanges, la Très Sainte Vierge, en qualité d’insigne protectrice de leur Ordre. Aussi, commença-t-on dès lors à les appeler partout : les Frères de la Bienheureuse Marie du Mont-Carmel.
Non contents de ratifier cette dénomination, les Souverains Pontifes accordèrent des indulgences spéciales à ceux qui désigneraient sous ce titre l’Ordre en général et les Frères en particulier. Avec l’honneur de son nom et sa tutélaire bienveillance, la Sainte Vierge leur octroya généreusement la marque distinctive d’un scapulaire sacré. Elle le donna au Bienheureux Simon, religieux anglais, pour distinguer cet Ordre saint de tous les autres, et le préserver des malheurs à venir.
Mais, parce que cet Ordre n’était pas répandu en Europe, on multiplia les instances auprès d’Honorius III, afin qu’il le supprimât. C’est alors que la très bonne et compatissante Vierge Marie apparut pendant la nuit à ce pape et lui signifia d’accorder sa bienveillance à l’Institut et à ses membres.

Blason du Carmel

   Ce n’est pas seulement en ce monde que la Sainte Vierge a voulu combler de prérogatives un Ordre qui lui est si cher. Une pieuse croyance admet volontiers que, dans l’autre monde aussi (car sa puissance et sa miséricorde étendent en tous lieux leur influence), elle soulage, par un effet de son amour vraiment maternel, ceux de ses enfants qui subissent l’expiation du Purgatoire, et les introduit le plus tôt possible dans la patrie céleste, grâce à son intervention, lorsque, enrôlés dans la confrérie du scapulaire, ils ont pratiqué de légères abstinences, récité les quelques prières prescrites et gardé la chasteté, eu égard à leur état de vie.
Ainsi comblé de tant et de si grandes faveurs, cet Ordre institua une solennelle commémoraison de la Bienheureuse Vierge Marie, à célébrer perpétuellement chaque année en l’honneur de cette Vierge glorieuse.

Le privilège sabbatin

Image de dévotion populaire illustrant le privilège sabbatin

Acte de consécration au Cœur immaculé de Marie :

Premier samedi de chaque mois.

   Nous reproduisons ci-dessous l’un des textes de prière de consécration personnelle au Cœur immaculé de Marie proposé par l’excellent site ami fatima100.fr, auquel nous invitons tous nos amis à s’abonner, afin de recevoir chaque mois des textes de prière et de méditation pour mieux vivre la dévotion des premiers samedis du mois et approfondir de mois en mois les enseignements de Notre-Dame de Fatima.

Statue de Notre-Dame de Fatima avec Cœur apparent - détail

       Sainte Vierge Marie, ô toute immaculée !

   Vous êtes la Mère de Dieu Jésus-Christ notre Seigneur, et la Mère de l’Église, dont nous sommes les membres.
C’est pourquoi Vous êtes aussi ma Mère et ma Reine.

   C’est à ce titre que moi, N….. , je m’adresse à Vous au milieu des combats que je livre pour Vous, afin de me confier à Vous pour le triomphe et l’avènement du Règne de votre Fils et Seigneur.

   Me souvenant des paroles que Vous avez dites à Lourdes : « Je suis l’Immaculée Conception », et plus encore de la grande promesse que Vous avez faite à Fatima : « Mais à la fin mon Cœur Immaculé triomphera »,
Me souvenant surtout de votre part dans l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, qui fonde ces paroles, car c’est en Vous que le Verbe s’est incarné et ce n’est qu’en Vous associant à son Sacrifice qu’Il a voulu me racheter du péché, Vous en ayant rachetée Vous-même en Vous préservant de toutes ses traces,
Et sachant que je glorifie Dieu et que j’accomplis Sa volonté en me tournant ainsi vers Vous,
Je Vous en supplie, ô Mère et Reine de mon cœur, de ma vie et de mes travaux, regardez-moi, votre enfant qui suis aussi votre serviteur. Prenez-moi en pitié, moi qui ne veux au fond de moi-même que travailler à l’instauration dans nos cités du règne de Votre Fils, selon la prière que Lui-même nous a enseignée : « Que votre Règne arrive sur la terre comme au ciel ».

   Sachant que la toute puissance du Christ repose entre vos mains et que tout l’amour de son cœur passe par le Vôtre pour se donner à nous, c’est à Vous que je m’adresse et, sûr(e) d’être accueilli(e) par Vous, ô Mère, je me consacre à Vous, à votre Cœur Immaculé.

   Par cet acte, je me livre à vous, vous priant de me considérer comme vous appartenant entièrement et sans retour.
C’est donc à Vous qu’il appartient de me défendre, de me protéger, de me purifier et de me conduire à la victoire en me faisant remplir dans l’Eglise et dans le monde la mission que Dieu, dans sa providence, m’a confiée.
A Vous, par conséquent, sera aussi la gloire de ce triomphe, c’est-à-dire du service que j’aurai accompli. Par là se réalisera le dessein de Dieu : le Règne du Christ par le Règne de Marie, puisqu’en réalité c’est un seul et même Règne, où tout nous est donné par le Christ, y compris Marie, et où tout nous est donné par Marie, et d’abord le Christ.

   Que, donc, je Vous appartienne pour mieux appartenir à mon Seigneur, et que je comprenne toujours mieux que le Règne du Cœur du Christ ne peut être instauré que par le Règne de votre propre Cœur.

   C’est pourquoi, ô notre Mère et notre Reine, en scellant avec Vous l’alliance de cette consécration, je m’engage à Vous prier et à Vous faire prier toujours davantage, spécialement par le chapelet quotidien, et d’abord à travailler à Vous connaître et à Vous faire connaître davantage, selon mes propres possibilités. Mais dès maintenant je m’engage à mieux vivre avec Vous, en Vous, par Vous et pour Vous, ma vie chrétienne et mon travail pour l’avènement de votre Règne, par lequel et dans lequel s’instaurera celui de votre Fils, Notre-Seigneur.
Et que par là j’apporte ma contribution, telle que Dieu me la demande, à la paix dans le monde et au salut des hommes, à la gloire de vos deux Cœurs unis et de la Très Sainte Trinité, dès maintenant et pour l’éternité.

Ainsi soit-il.

Monogramme de Marie vitrail avec anges - blogue

2025-94. Pèlerinage légitimiste du 14 juillet 2025.

       Chaque année, à l’occasion du 14 juillet, au jour anniversaire du martyre des prêtres et fidèles qui furent massacrés en haine de la foi catholique et de la royauté chrétienne à la suite de l’échec de la « conspiration de Saillans » (cf. > ici et > ici), le Cercle légitimiste du Vivarais propose à ses adhérents et à ses sympathisants une sorte de pèlerinage en des lieux emblématiques du Vivarais qui sont liés, de près ou de loin, à l’histoire chrétienne et à la contrerévolution dans notre province.

Notre-Dame de Prévenchères - Montpezat-sous-Bauzon

Ancienne église Notre-Dame de Prévenchères et prieuré de Clastres
à Montpezat-sous-Bauzon

   Pour ce 14 juillet 2025, la « pieuse balade » que nous vous proposons se situera à Montpezat-sous-Bauzon, dans la haute Cévenne vivaroise : cette très ancienne bourgade est en effet digne du plus grand intérêt et possède de précieux vestiges historiques que Frère Maximilien-Marie se fera une joie de vous faire découvrir ; c’est aussi ici qu’est née, le 19 décembre 1768, Sainte Marie Rivier qui, en pleine révolution, dont elle fut une adversaire déterminée, fonda la congrégation des Sœurs de la Présentation de Marie.
Nous pourrons prier, en particulier, devant la Pietà miraculeuse qui – à deux reprises – lui rendit la santé.

Piétà miraculeuse de Montpezat

Piétà de facture populaire qui, à deux reprises, rendit miraculeusement la santé
à Sainte Marie Rivier (1768-1838)

[église paroissiale de Montpezat-sous-Bauzon]

En pratique :

- Le rassemblement se fera directement à Montpezat-sous-Bauzon (le lieu exact et l’heure seront précisés lors de l’inscription) ;
- Chacun apporte son pique-nique (ne pas oublier de prendre des sièges pliants ou plaids pour s’assoir) ;
- Prévoir de bonnes chaussures (il n’y aura pas de grande marche, néanmoins la déambulation dans les rues médiévales et l’accès à certains sites n
écessitent d’être correctement chaussé !) ;
- Prévoir aussi son couvre-chef (chapeau, béret, foulard ou autre protection contre le soleil) ou son ombrelle pour ne pas attraper d’insolation !
- Apporter aussi son chapelet ! Ceux qui le désirent peuvent aussi apporter de quoi prendre des notes et faire des photos.

   Inscriptions obligatoires !
Soit en utilisant le formulaire des commentaires ci-dessous (ce ne sera pas publié), soit en contactant directement Frère Maximilien-Marie par courriel ou par téléphone : et de toute façon en indiquant clairement son nom et ses coordonnées téléphoniques.

Vitrail de Sainte Marie Rivier dans l'église de Montpezat

Vitrail représentant Sainte Marie Rivier (1768-1838)
[église paroissiale de Montpezat-sous-Bauzon]

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