Archive pour la catégorie 'De Maria numquam satis'

2010-52. Des fêtes de Saint Nicolas et de l’Immaculée Conception au « Mesnil-Marie ».

Blé de Sainte Barbe après cinq jours

Jeudi 9 décembre 2010.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Notre blé de Sainte Barbe, que nous avons mis à germer il y a quelques jours seulement (cf. > www), est déjà une source d’émerveillement parce que nous le voyons rapidement sortir et développer ses petites pousses, ainsi que vous pouvez le constater sur cette photo prise ce matin même. Le temps de l’Avent, avec ses belles traditions liées aux fêtes, est riche de joies simples qui – comme ces tout petits grains de blé – font lever dans nos coeurs de véritables moissons d’espérance et de consolations, au milieu des difficultés auxquelles chacun est affronté ici-bas.

Parmi ces moments riches et beaux, nous avons vécu la fête de Saint Nicolas. A vrai dire, ce n’est habituellement pas une fête très marquée en Vivarais ; mais Frère Maximilien-Marie, qui a vécu en Alsace et dans le Nord de la France, est très attaché à cette belle  tradition et l’a importée dans notre hameau. Dimanche soir, notre Mesnil-Marie recevait donc une douzaine de voisins et d’amis pour une fin d’après-midi et une soirée joyeuses et… gourmandes!!!

Vive Saint Nicolas !

Jeu, démonstration d’habileté et spectacle se sont succédés, ponctués de grands éclats de rire. Figurez-vous que nous eûmes même droit à un théâtre d’ombres dans lequel un loup, dont la modestie n’était pas la qualité principale, a reçu une belle leçon… C’était très réussi!

Théâtre d'ombres

La partie récréative fut suivie d’un tout aussi joyeux repas aux chandelles. Tous les convives avaient contribué au régal de chacun, spécialement par les desserts et les friandises : marzipanstollen et mannalas (recettes traditionnelles de l’Est de la France en cette période) côtoyant les bugnes et les marrons glacés de l’Ardèche, sans parler des tartelettes à la praline ou aux pignons et des rochers coco (j’avais aidé Frère Maximilien-Marie à réaliser ces derniers et comme on m’en demandait la recette je l’ai publiée ici > www)…

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Table de fête pour Saint Nicolas

Je suis sûr qu’en publiant ces photos, je cours le risque de faire saliver mes lecteurs voire même de leur faire prendre du poids rien qu’à la vue de si bonnes choses!!!

Vers la fin du repas, Frère Maximilien-Marie a chanté la célèbre « Légende de Saint Nicolas » dont je vous reproduis ci-dessous la transcription faite par le Père Doncoeur, un des pionniers du scoutisme catholique en France :

(cliquer sur l’image pour la voir en plus grand)

Légende de Saint Nicolas

Après la fête de Saint Nicolas, nous avons « enchaîné » – si je puis dire – avec celle de la Conception immaculée de Notre-Dame. Selon la belle tradition née à Lyon  en 1852 (j’en avais rappelé l’historique ici > www en bas de page), nous avions préparé des lumignons pour toutes les fenêtres du « Mesnil-Marie« .

Après avoir suivi (grâce à la télévision vaticane dont on peut recevoir les diffusions par internet) la cérémonie populaire et toujours très émouvante qui a lieu sur la place d’Espagne, à Rome, et au cours de laquelle  notre Saint-Père le Pape va rendre hommage à la Vierge Immaculée, comme c’était la tombée de la nuit, nous avons allumé toutes ces petites lumières : il y en avait plus de soixante! C’était très joli et, surtout, Frère Maximilien-Marie avait voulu qu’elles soient comme le symbole de toutes les intentions de prières (bien plus nombreuses que la soixantaine!) qui lui sont confiées et qu’il présente régulièrement à l’intercession de Notre-Dame de Compassion

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Ces petites flammes tremblantes dans l’obscurité sont bien l’illustration des paroles du Souverain Pontife au moment de la prière de l’Angélus de ce 8 décembre :
« Le mystère de l’Immaculée Conception est une source de lumière intérieure, d’espérance et de réconfort. Au milieu des épreuves de la vie et surtout des contradictions que l’homme éprouve en lui-même et autour de lui, Marie, Mère du Christ, nous dit que la grâce est plus grande que le péché, que la miséricorde de Dieu est plus puissante que le mal et sait comment le transformer en bien. Malheureusement, chaque jour nous faisons l’expérience du mal qui se manifeste de nombreuses manières dans les relations et dans les évènements, mais dont les racines sont dans le cœur humain, un cœur blessé, malade et incapable de guérir par ses propres forces. La Sainte Ecriture  nous révèle que la source de tous les maux est la désobéissance à la volonté de Dieu, et que la mort a pris le dessus parce que la liberté de l’homme a cédé à la tentation du diable. Mais Dieu ne renonce pas à son dessein d’amour et de vie : à travers un patient et long processus de réconciliation, Il a préparé l’Alliance nouvelle et éternelle, scellée dans le sang de son Fils, qui pour s’offrir Lui-même en expiation est «né d’une femme» (Gal. IV, 4). Cette femme, la Vierge Marie, par un don d’anticipation de la mort rédemptrice de son Fils, et dès sa conception, a été préservée de la contagion du péché. Ainsi, avec son coeur immaculé, elle nous dit : Faites confiance à Jésus, Il vous sauve ». (traduction par nos soins).

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Que l’espérance et la consolation qui découlent en abondance du Coeur de Notre-Dame de Compassion soient dans chacune de vos âmes, chers Amis de notre Mesnil-Marie, et que la flamme de la charité soit cette lumière intérieure qui éclaire votre route quotidienne… Ainsi soit-il!

2010-52. Des fêtes de Saint Nicolas et de l'Immaculée Conception au Lully.           

2010-40. Du Saint Rosaire redoutable aux démons.

Rosaire & Lépante - église ND de la Victoire à Londres

Vitrail de l’église Notre-Dame de la Victoire à Londres

   Il y aurait une véritable témérité à tenir pour négligeable l’insistance avec laquelle la Très Sainte Vierge rappelle l’importance de la prière du Rosaire, pour obtenir aussi bien de nombreuses grâces personnelles que des grâces de paix pour le monde tout entier, des grâces de victoire pour la Chrétienté sur les forces du mal qui l’assaillent, des grâces de fécondité spirituelle pour l’Eglise et des grâces de salut pour les âmes.

   Les Saints, les Pontifes, les grands auteurs spirituels depuis plus de 500 ans ont eux aussi parlé avec enthousiasme des fruits spirituels et des grâces temporelles qui sont dus à la prière du Rosaire.
Le dimanche 10 octobre 2010, à la suite de très nombreux papes qui l’ont précédé, au moment de la prière de l’Angélus, le Souverain Pontife Benoît XVI déclarait encore :
« 
… Je voudrais rappeler que le Rosaire est une prière biblique, toute remplie de la Sainte Ecriture. Elle est une prière du coeur, dans laquelle la répétition de l’ Ave Maria oriente la pensée et l’affection vers le Christ, et se fait ainsi prière confiante à Sa et notre Mère. C’est une prière qui aide à méditer la Parole de Dieu et à assimiler la Communion Eucharistique, sur le modèle de Marie qui gardait dans son coeur tout ce que Jésus faisait et disait et même Sa Présence… »

   Selon la célèbre phrase du saint homme Job : « La vie de l’homme sur la terre est un combat » (Job VII, 1).
Qui dit combat, dit aussi armes.
L’expérience de l’Eglise place le Saint Rosaire parmi les armes spirituelles les plus efficaces, parce que c’est une arme particulièrement redoutée des ennemis de la Foi, une arme qui – en raison du recours constant à Marie, « forte comme une armée rangée en bataille » – est terrible aux démons et fait trembler l’enfer tout entier.

   En continuant mes investigations dans les albums de ces modestes bandes dessinées que Frère Maximilien-Marie avait jadis réalisées pour illustrer ses enseignements catéchétiques, j’en ai trouvé une qui illustre bien mes propos de ce jour et que je vous reproduis ci-dessous.

   Continuons avec ferveur notre parcours spirituel et nos invocations à Notre-Dame en ce mois du Très Saint Rosaire.

Lully.

Chapelet

« Un seul ‘Je vous salue, Marie’ bien dit fait trembler l’enfer tout entier. »
(Saint Curé d’Ars)

2010-40. Du Saint Rosaire redoutable aux démons. dans Bandes dessinées rosaire1rosaire2 combat spirituel dans Chronique de Lully

NB. : On trouvera > ici , des prières qui conviennent particulièrement au Mois du Saint Rosaire pour accompagner la récitation du chapelet.

Chapelet

Confiante supplication à Notre-Dame de Compassion.

Statue de N.D. de Compassion du Mesnil-Marie

Statue de Notre-Dame de Compassion de taille naturelle au Mesnil-Marie

Ô Notre-Dame de Compassion, je me présente humblement devant Vous pour implorer votre secours.

Vous êtes toute puissante auprès du Dieu d’Amour dont la dépouille mortelle repose sur vos genoux : son front blessé par les épines, son visage meurtri, ses yeux éteints, ses lèvres livides, son corps horriblement lacéré, les plaies de ses mains et de ses pieds, la blessure béante de son côté, indiquent ce qu’Il a souffert pour le salut de nos âmes.

Debout au pied de sa croix, Vous avez partagé son sacrifice et Vous êtes devenue, à un titre nouveau, Médiatrice de toutes grâces. C’est là, en effet, que Jésus notre Sauveur nous a confiés à votre maternelle sollicitude lorsqu’Il Vous a dit : « Voici votre fils » et qu’Il a ajouté en Vous montrant à Saint Jean : « Voilà votre Mère »!

Ô Marie, bénissez-moi, puisque donc je suis votre enfant! Obtenez-moi de vivre dans une conformité toujours plus grande avec les préceptes de vie et d’amour que Jésus nous a enseignés, et qu’Il soit toujours davantage le Roi de mon coeur.

Et puisque la Croix est le don le plus précieux qu’Il puisse partager avec ceux qu’Il appelle à devenir ses amis, apprenez-moi à sanctifier mes souffrances et à les unir au Saint Sacrifice de l’Agneau divin.

Votre regard tourné vers le Ciel m’enseigne que, loin de Vous replier sur votre souffrance, ô Vierge des Douleurs, Vous êtes parfaitement associée aux intentions rédemptrices de Jésus et que Vous priez pour moi, Vous intercédez pour moi, Vous offrez le martyre de votre Coeur pour moi…

Oui, ô Mère bien-aimée, Vous que la Sainte Eglise proclame Refuge des pécheurs et Consolatrice des affligés, priez, priez pour moi!

Priez pour les membres de ma famille, et en particulier pour ceux que la mort a ravis à notre affection (…). Priez pour nos malades (…) : adoucissez leurs souffrances, apaisez les inquiétudes de leurs coeurs et, s’il se peut, ramenez les à la pleine santé… Priez aussi pour tous ceux qui se recommandent à ma pauvre prière (…) : prenez et gardez dans votre Coeur compatissant toutes ces intentions que je porte devant Vous!

Aidé de votre secours, fortifié par votre exemple, j’élève moi aussi mon regard vers le Ciel et, dans les peines et les luttes, dans les souffrances et les épreuves de cette vie, je veux avec Vous redire la prière de Jésus agonisant : « Que votre volonté soit faite, ô mon Dieu, et non la mienne! » Cet abandon plein de confiance et cette foi pleine d’espérance seront pour mon âme une force ici-bas et la voie pour atteindre à votre suite le bonheur éternel dans lequel Vous régnez à jamais au sein de la Trinité Bienheureuse.

Ainsi soit-il.

Notre-Dame de Compassion, soyez notre refuge! (3 fois)

(Prière composée par Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur)

Sacrés Coeurs de Jésus et Marie

On trouvera > ici, l’histoire de la statue de Notre-Dame de Compassion vénérée au Mesnil-Marie.

Voici aussi quelques autres prières pour honorer la Compassion et les Douleurs de Notre-Dame :
- l’ Ave Maria de Notre-Dame des Douleurs > ici,
- une prière à la Vierge de Compassion pour les âmes du Purgatoire > ici,
- une neuvaine pour préparer la fête de Notre-Dame de Compassion > ici,
- et le chapelet des Sept Douleurs > ici.

2010-37. Du 150ème anniversaire de la statue de Notre-Dame de France au Puy-en-Velay.

Panorama du Puy en Velay

Panorama de la ville du Puy (cliquer pour agrandir)

12 septembre 1860 – 12 septembre 2010 :

Il y a 150 ans jour pour jour que fut bénite la grande statue de la Vierge à l’Enfant, nommée Notre-Dame de France, qui domine la ville du Puy-en-Velay.

Fondue dans le bronze de 213 canons pris aux Russes le 8 septembre 1855 à la bataille de Sébastopol, cette oeuvre monumentale, haute de 22,70 mètres et pesant 835 tonnes, a pu être réalisée grâce à une souscription nationale. Elle s’inscrit dans le grand mouvement de renouveau  spirituel du XIXème siècle :  malgré la grande révolution et ses petites soeurs de 1830 et de 1848, qui ont causé de grands tords à l’Eglise et ont éloigné d’elles des pans entiers de la société, le catholicisme français au milieu du XIXème siècle donne une image d’unité et de croissance, de zèle et de ferveur. L’épiscopat est moins tenté par les sirènes du gallicanisme, les vocations sacerdotales et religieuses sont en hausse, l’expansion missionnaire est admirable de générosité et d’audace, les oeuvres sociales et éducatives fleurissent… L’élan qui suscite l’édification de la statue de Notre-Dame de France est bien représenté par les audaces techniques de ce temps qui vont être mises au service de ce monument de foi et d’espérance.

Ce temps est aussi, bien sûr, une période de grande ferveur mariale : au moment de la bénédiction de la statue, Notre-Dame s’est déjà manifestée à la rue du Bac, à La Salette et à Lourdes; elle apparaîtra encore à Pontmain et Pellevoisin. Dans chacune de ces apparitions, Marie parle de la France et lui indique les voies de la conversion et de la pénitence par lesquelles elle retrouvera son unité et la paix sociale. La basilique de Notre-Dame des Victoires est le centre de la dévotion au Coeur immaculé de Marie, refuge des pécheurs, et des centaines de conversion se produisent dans son rayonnement.

La première pierre du socle de Notre-Dame de France est bénite le 8 décembre 1854, en communion avec le Bienheureux Pape Pie IX qui proclame le dogme de la Conception Immaculée de Marie.

Notre-Dame de France - 1860

Image souvenir du 12 septembre 1860

(Cliquer dessus pour agrandir)

La ville et le diocèse du Puy-en-Velay ont célébré ce 150ème anniversaire à l’occasion des solennités du 15 août : cette date, en effet, permettait à davantage de pèlerins d’être présents. Mais en ce dimanche 12 septembre 2010, notre Frère Maximilien-Marie n’a bien évidemment pas manqué de faire un pèlerinage jubilaire individuel au Puy, dans le recueillement intérieur et l’action de grâces. Il m’en a ramené quelques documents, telle la photo de ce tableau qui a voulu fixer sur la toile le moment de la bénédiction de la statue monumentale (cliquer sur la vignette pour voir en grand):

bénédiction de la statue de ND de France

J’ai aussi sous les yeux le récit d’Adrien Roselat, journaliste du « Moniteur de la Haute-Loire », qui fit le 13 septembre 1860 le compte-rendu de la cérémonie de la veille. Je ne résiste pas au plaisir de vous le retranscrire, car – même 150 ans plus tard – il transmet encore quelque chose de l’émotion et de la ferveur qui marquèrent cette journée :

« Dès le 11 septembre, d’innombrables caravanes de pèlerins se pressent aux barrières de la ville. Tous les genres de véhicules se suivent sans discontinuité. Les arrivants récitent à haute voix les litanies de la Sainte Vierge ou chantent des cantiques de circonstance, improvisés. Les églises du Puy restent ouvertes toute la nuit pour abriter les pèlerins.

A 7 heures du matin, l’artillerie municipale se fait entendre place du Martouret. A 9 heures et demi, le son de toutes les cloches des églises donne le signal de la procession générale qui, formée sur les grands escaliers de la Cathédrale, se dirige alors vers la place Saint-Laurent où douze gendarmes à cheval ouvrent le défilé.

Dans cet important cortège : les membres du chapitre, 4000 religieux ou religieuses dont 800 prêtres, 123 séminaristes, 52 chanoines étrangers, 20 chanoines titulaires ou honoraires du diocèse, 500 pénitents blancs, 420 Frères du Sacré-Coeur, 600 religieuses de l’instruction, 200 religieuses de saint-Joseph, 32 soeurs franciscaines, 120 soeurs de Saint-Pierre… Les diverses corporations de la ville, tous les corps de métiers rangés sous leurs bannières respectives, les membres de la commission de l’oeuvre résidant au Puy, les quatre délégués de la commission parisienne, M. le Préfet de la Haute-Loire suivi des membres du Conseil de Préfecture, le général commandant la subdivision, le maire du Puy et son conseil, Bonnassieux auteur de la statue, Prénat fondeur, les princes Alphonse et Camille de Polignac, gagnent avec ferveur la place du Breuil où doit se dérouler la bénédiction.

Les prélats et les notabilités prennent place sur l’estrade qui fait face à la statue. Aux côtés de Mgr de Morlhon siègent : Son Eminence le Cardinal Donnet évêque de Bordeaux, Mgr de Gerphanion archevêque d’Albi, Mgr Guibert archevêque de Tours, Mgr Peron évêque de Clermont, Mgr de Marguerye évêque d’Autun, Mgr Berteheau évêque de Tulle, Mgr Foulquier évêque de Mende, Mgr Lyonnet évêque de Valence, Mgr de Charbonnel évêque de Toronto, Mgr de Pompignac évêque de Saint-Flour, Mgr Delcusy évêque de Viviers.

Les regards se tournent alors vers le Rocher Corneille. Le clergé entonne un hymne à la Vierge et le voile qui recouvrait Notre-Dame de France est retiré au son des tambours et clairons et des salves d’artillerie. Les prélats procèdent alors à la bénédiction de la statue, l’assistance entonne le Salve Regina, puis Mgr de Morlhon célèbre la Messe. Le sermon est prononcé par le chanoine Cambalot.

Puis la procession gagne après un long circuit les escaliers de la Cathédrale où les douze prélats donnent finalement la bénédiction solennelle à l’assistance.

Les notables et les commissions se rendent alors au Grand Séminaire pour se restaurer. Dans la salle du banquet, ont été placés les bustes de Napoléon III et Pie IX. Le soir, illuminations, lanternes vénitiennes, guirlandes de fleurs envahissent la cité. Sur la place du Breuil, sur l’estrade, des choeurs entonnent des cantiques à la Vierge pendant qu’un feu d’artifice est tiré. La statue apparaît entourée de feux de bengale. Des feux allumés sur les collines entourant la ville embrasent l’horizon. A onze heures, les illuminations s’éteignent et la ville du Puy s’endort en paix.« 

Notre-Dame de France illuminée au dessus de la Cathédrale

Que Notre-Dame de France bénisse le pays dont elle est la Reine! Qu’elle bénisse et protège chacun d’entre vous, chacune de vos familles! Qu’elle intercède pour la France et lui donne de revenir à la Source purifiante et sanctifiante qui coule du divin Coeur de Jésus pour y être lavée et pardonnée, pour y être régénérée et vivifiée, pour y renouveler l’alliance avec la Sagesse Eternelle jadis conclue dans les fonts baptismaux de Reims…

Lully.

Armoiries de la ville du Puy en Velay

Prière de consécration à la Sainte Vierge « O Domina mea », attribuée à saint Louis de Gonzague :

Statue de N.D. de Compassion du Mesnil-Marie

Statue de Notre-Dame de Compassion, au Mesnil-Marie.

O Domina mea, Sancta Maria, Mater Dei ac mea, me in tuam benedictam fidem ac singularem custodiam et in sinu misericordiae tuae, hodie et quotidie et in hora exitus mei animam meam et corpus meum tibi commendo ; omnem spem et consolationem meam, omnes angustias et miserias meas ; vitam et finem vitae meae tibi committo, ut per tuam sanctissimam intercessionem et per tua merita, omnia dirigantur et disponantur opera secundum tuam tuique Filii voluntatem.

Amen.

Traduction :

O ma Souveraine, sainte Marie, Mère de Dieu et la mienne, je me recommande à Vous ; aujourd’hui, tous les jours de ma vie et à l’heure de ma mort, je mets mon âme et mon corps sous votre protection bénie et sous votre garde très spéciale, et je me jette dans le sein de votre miséricorde. Je vous confie toute mon espérance et toute ma consolation, toutes mes angoisses et toutes mes misères, ma vie et la fin de ma vie, afin que par votre très sainte intercession et par vos mérites, toutes mes actions soient dirigées et disposées selon votre volonté et celle de votre Fils.   

Ainsi soit-il.

Petite BD en rapport avec St Louis de Gonzague > ici.

Le chapelet des Sept Douleurs de Notre-Dame.

Le chapelet – ou couronne -  des Sept Douleurs de la Vierge Marie permet de méditer sur la manière dont Notre-Dame fut associée en toute sa vie à l’oeuvre rédemptrice accomplie par son divin Fils.
Cette manière de prier est liée depuis son origine – en 1233, à Florence – à l’Ordre des Servites de Marie, et elle fut particulièrement recommandée aux XIVème et XVème siècles par les mystiques rhénans ; elle permet d’approfondir le mystère de la Compassion de Marie.

Chapelet des Sept Douleurs de Notre-Dame

Ce chapelet se compose non pas de dizaines mais de « septaines », c’est-à-dire de séries de sept « Ave, Maria ». La plupart du temps, ces septaines sont séparées non pas par un gros grain (comme dans les chapelets ordinaires) mais par une médaille : chaque médaille représentant l’une des douleurs de Marie. Sur la médaille on énonce donc la douleur sur laquelle on va méditer et on récite le « Pater noster » puis sur chacun des grains de la septaine on récite un « Ave, Maria » (qu’on peut aussi remplacer par le « Je vous salue » particulier pour honorer la Vierge de Compassion attribué à Saint Bonaventure, dont on trouvera le texte > ici) ; à la fin de la septaine on récite ou on chante la strophe du « Stabat Mater » : « Sancta Mater istud agas Crucifixi fige plagas cordi meo valide : O Mère Sainte imprimez profondément dans mon coeur les plaies de Jésus crucifié ! »

On termine la couronne des Sept Douleurs par trois « Ave, Maria » dans l’intention de consoler Notre-Dame des larmes qu’elle a versées pour nous et pour demander une vraie contrition de nos péchés, enfin on récite un « Pater noster » sur la médaille principale représentant la Vierge Marie au coeur percé de sept glaives.

Notre-Dame des Sept Douleurs

Voici une proposition pour aider à prier le chapelet des Sept Douleurs:

- 1ère douleur de Marie la prophétie du vieillard Siméon :
Ô Mère affligée, je compatis à votre douleur lorsque Siméon vous a prédit qu’un glaive de douleurs vous transpercerait le coeur, et je vous demande la grâce de la force d’âme en toutes les épreuves de cette vie !

- 2ème douleur de Marie la fuite en Egypte :
Ô Mère affligée, je compatis à votre douleur lorsque vous avez dû fuir la colère d’Hérode et subir l’exil, et je vous demande la grâce de savoir supporter avec patience les persécutions et les contrariétés qui viennent de la méchanceté des hommes !

- 3ème douleur de Marie la perte de Jésus pendant trois jours :
Ô Mère affligée, je compatis à votre douleur lorsque, remplie d’angoisse, vous avez cherché Jésus pendant trois jours, et je vous demande la grâce de ne jamais être séparé de Lui par le péché !

- 4ème douleur de Marie la rencontre sur le chemin du Calvaire :
Ô Mère affligée, je compatis à votre douleur lorsque vous avez rencontré Jésus chargé de sa Croix et que vous l’avez vu tomber, hué et insulté sur le chemin du Calvaire, et je vous demande la grâce de ne jamais me décourager en face de l’adversité !

- 5ème douleur de Marie la mort de Jésus sur la Croix :
Ô Mère affligée, je compatis à votre douleur lorsque vous vous êtes tenue debout au pied de la Croix, témoin de son horrible agonie, de sa mort et de l’ouverture de son Coeur, et je vous demande la  très grande grâce de la compassion aux souffrances de Jésus et de mes frères !

- 6ème douleur de Marie la descente de Croix :
Ô Mère affligée, je compatis à votre douleur lorsque vous avez reçu sur vos genoux le corps de Jésus descendu de la Croix, et je vous demande la grâce de savoir comme vous offrir mes peines et les souffrances de cette vie en union avec celles de mon Sauveur pour le salut et la sanctification des âmes !

- 7ème douleur de Marie l’ensevelissement de Notre-Seigneur :
Ô Mère affligée, je compatis à votre douleur lorsque vous avez vu le  corps de votre Jésus enfermé dans le sépulcre, et je vous demande la grâce d’être à mes côtés à l’heure de ma mort et de recevoir mon âme pour la présenter à Dieu quand je rendrai le dernier soupir !

Coeur douloureux et immaculé de Marie

On trouvera > ici une neuvaine en l’honneur de Notre-Dame des Sept Douleurs.

2010-14. Le miracle de l’osier sanglant (25 mars 1649).

Jeudi 25 mars 2010.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Aujourd’hui, fête de l’Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie, nous avons un temps qui est à proprement parler épouvantable pour les chats : de très fortes rafales de vent du sud, qui ont commencé hier soir pendant les premières vêpres, nous ont amené de la pluie dont les grosses gouttes s’écrasent sur la façade du Mesnil-Marie. Pas question donc d’aller se promener à l’extérieur ni d’aller à la chasse aux mulots!
Voyant que je me morfondais, Frère Maximilien-Marie m’a  donné de la lecture : une histoire en rapport avec la fête de ce jour, celle de Notre-Dame de l’Osier. Cela m’a vivement intéressé et je vais à mon tour vous en faire le récit.

 * * * * * * *

Remontons dans le temps… jusqu’au premières années du règne de Louis XIV : nous voici au jeudi 25 mars 1649, aux Plantées, obscur village du mandement de Vinay, dans le diocèse de Grenoble. Ce hameau est situé à une lieue du bourg, une vingtaine de personnes y vivent parmi lesquelles Pierre Port-Combet. Pierre est huguenot tandis que son épouse Jeanne Pélion est catholique.

En ce temps-là, les grandes fêtes religieuses sont obligatoirement chômées par tout le Royaume : c’est le cas du 25 mars, fête de l’Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie.

Mais Pierre n’a que faire de cette grande fête mariale et, passant outre à la stricte défense du travail, malgré les supplications de son épouse, il prend sa serpette et entreprend de tailler l’amarinier (osier) qui se trouve devant sa maison.
Après quelques instants de labeur, il constate que sa serpette et ses vêtements sont couverts de sang. Croyant s’être blessé, il rentre chez lui et, aidé par Jeanne, se nettoie… Mais il ne se trouve point de blessure.
Accompagné de son épouse il retourne près de l’arbre, reprend son travail : l’un comme l’autre constatent alors que le sang coule des coupures de l’osier.
Un voisin qui passe est témoin de la scène. La rumeur de ce fait extraordinaire se répand.

Le miracle de l'osier sanglant

Pierre est poursuivi et condamné par la justice du Roi pour avoir bravé l’interdiction de travailler en ce jour de fête. Il sera ensuite interrogé par une commission d’enquête religieuse diligentée par Monseigneur Scarron, Prince-Evêque de Grenoble.

L’événement est jugé d’importance par les autorités religieuses, et il va largement dépasser les frontières de la région. Un an plus tard il fera même l’objet d’une publication dans la « Gazette parisienne » de Théophraste Renaudot (le père de nos journalistes), sous le titre « Nouvelle Extraordinaire ».
Les pèlerins commencent à venir prier autour de l’osier miraculeux.

Mars 1657 : huit années ont passé.
Ce matin-là, Pierre laboure son champ, au sud du hameau. Le dit hameau s’est déjà pourvu d’une chapelle… et de quelques estaminets !

Tandis donc qu’il est à son labour, Pierre est interpellé par une belle dame qu’il ne connaît pas mais qui va lui montrer qu’elle le connaît bien : elle l’interroge sur la fréquentation du petit sanctuaire, puis elle lui reproche sa religion et lui annonce une mort prochaine qu’elle « ne pourra protéger, s’il ne change pas ». Elle demande aussi des prières plus ferventes de la part de ceux qui viennent à la chapelle de l’Osier.

Quelques semaines plus tard Pierre tombe malade ; il comprend que sa fin est proche et se remémore le message et l’avertissement de la belle inconnue (« la plus belle créature qui se puisse jamais voir au monde » selon ses propres termes), il abjure les erreurs calvinistes et se convertit au catholicisme avant de mourir, le 21 août 1657.
Une croix et une chapelle sont alors érigées à l’emplacement de la rencontre avec la belle Dame.

L’apparition de 1657, la conversion de Pierre Port-Combet, les nombreux miracles attestés qui se produisent dans les semaines et les mois suivants, établissent la notoriété du sanctuaire. On y vient en pèlerinage de tout le diocèse mais aussi des provinces avoisinantes. En 1663, on ne dénombre pas moins de onze hôtels ou logis payant patente. Il y a jusqu’à dix prêtres résidant à l’Osier, mais leur conduite n’est pas toujours édifiante si bien qu’on en vient à les surnommer les « malandrins de l’Ozier » !!!

Devant les plaintes répétées des habitants et des pèlerins, Monseigneur Scarron vient y mettre bon ordre : dès 1664, les Augustins de Vinay sont appelés à remplacer les séculiers, ils prennent  sérieusement en charge le pèlerinage et construisent, entre 1668 et 1673, un grand couvent (qui sera malheureusement totalement détruit dans un incendie à Noël 1948).

Les miracles se succèdent au rythme des pèlerinages : 27 reconnus entre 1656 et 1660, 9 entre 1661 et 1670. Ainsi le sanctuaire, terre de miracles, va-t-il connaître plus de 100 ans d’une intense activité religieuse.

Le 18 novembre 1790, les moines Augustins sont chassés de l’Osier. La révolution, ici comme ailleurs, va bouleverser la vie du village. L’église est pillée, et bon nombre des objets de culte détruits. Les morceaux de la statue de la Vierge et les restes de l’osier sanglant sont cachés dans les bois par les habitants.
La Restauration verra le retour de quelques prêtres, mais le sanctuaire ne retrouvera pas sa fréquentation passée.

En 1830, Notre-Dame-de-l’Osier est érigée en paroisse. Puis, en 1834, la toute jeune Congrégation des Oblats de Marie Immaculée est appelée pour s’occuper du pèlerinage.
Les Oblats construisent l’Hospice de Bon-Rencontre en 1840 et créent une communauté d’Oblates chargée de l’hospitalité des pèlerins lors de leurs séjours à l’Osier. En 1841, ils ouvrent un noviciat qui recevra jusqu’à 70 pensionnaires par an. Cette maison de formation religieuse donnera à l’Afrique, aux Indes et à l’Amérique du Nord bon nombre de missionnaires.
La révolution de 1848 épargnera le sanctuaire.
En 1856, l’inauguration de la tour jointe à la chapelle de Bon-Rencontre (lieu d’apparition de la Vierge) attire 30 000 pèlerins. Le 17 mai 1858, les Pères Oblats posent la première pierre d’une nouvelle église, l’actuelle basilique, sur les plans d’Alfred Berruyer. Sa construction durera 10 ans, mais elle ne sera jamais terminée, faute d’argent ! Elle restera sans les flèches de ses clochetons et sans le campanile qui, sur sa droite, devait supporter les cloches. Inaugurée en 1868, consacrée le 8 septembre 1873, elle sera érigée en Basilique Mineure par Pie XI en 1924.

Basilique Notre-Dame de l'Osier

Les décrets de 1880 contre les congrégations religieuses, entraîneront, le 4 novembre, l’expulsion des Oblats de Marie Immaculé, mais, avec la complicité des habitants, ils resteront dans le village. La laïcisation de l’école communale, en 1895, les conduira à ouvrir une école libre, tenue par les soeurs de l’hospice. Après le vote de la loi contre les congrégations religieuses du 1er juillet 1901, le noviciat quittera définitivement l’Osier pour l’Italie : 62 générations, soit 1346 novices auront été formés à l’Osier, 542 resteront Oblats jusqu’à leur mort, 12 deviendront évêques, 3 supérieurs généraux, et un, Joseph Girard, sera canonisé. L’école libre sera fermée le 20 avril 1903, les soeurs expulsées. Les Oblats subiront le même sort le 16 juin 1903.

Le 27 juillet 1908, les Oblats reprennent possession du sanctuaire et redonnent au pèlerinage tout son éclat. En 1923, 10 000 pèlerins assistent au cinquantenaire du Couronnement de la Vierge.

De nouveaux miracles sont signalés : 8 sont recensés entre 1834 et 1939. Signalons particulièrement celui-ci, le dernier à avoir été officiellement enregistré : en 1915, Paul Brichet, de Saint-Jean-en-Royans, invalide de guerre, réformé pour rhumatismes articulaires contractés dans les tranchées, vient en pèlerinage à l’Osier, il repart guéri, laissant ses béquilles et un ex-voto en remerciement.

Aujourd’hui, le sanctuaire de Notre-Dame de l’Osier a malheureusement perdu beaucoup de sa notoriété : le modernisme, le rationalisme, le faux oecuménisme qui se sont introduits dans l’Eglise catholique au cours de la seconde moitié du XXe siècle ont contribué à laisser de côté cette apparition et le message de la Très Sainte Vierge demandant la conversion du huguenot… On ne peut donc que saluer les efforts actuels entrepris pour redonner vie au sanctuaire.

Bonne et fervente fête de l’Annonciation, chers Amis de notre Mesnil-Marie, et que notre très douce Mère céleste vous enveloppe de son manteau de grâces et vous bénisse, vous et tous ceux qui vous sont chers !

Lully.

2009-34. De la spiritualité de l’Avent et de l’arrivée d’une statue de la Vierge à l’Enfant en notre « Mesnil-Marie ».

Couronne de l'Avent 2009

Mercredi 9 décembre 2009.

Chers Amis du Refuge Notre-Dame de Compassion,

Avec le premier dimanche de l’Avent, nous sommes entrés dans une nouvelle année liturgique.
La « Couronne de l’Avent » (dont le symbolisme avait été expliqué > ici), évoque, par sa forme même, le cycle de la liturgie : j’ai accompagné Frère Maximilien-Marie à la lisière de notre bois pour couper les branches de sapin avec lesquelles il a ensuite confectionné la couronne que vous voyez sur la photo ci-dessus et dont nous allumons les bougies selon la progression des dimanches.

Quel beau temps que celui de l’Avent !
Nous nous replongeons dans les textes de la Sainte Ecriture qui nous annoncent la consolation et le salut, et nous sommes transportés par une joyeuse espérance dans l’attente de la fête de la Nativité du Sauveur.
Noël n’est pas la célébration d’une naissance qui appartient au passé, à la manière dont on commémore les grandes dates de l’histoire ou les armistices ; c’est véritablement une actualisation du mystère de la venue du Fils de Dieu : la liturgie rend présents et actuels les mystères qu’elle célèbre. Il ne s’agit pas d’une « reconstitution », mais d’une réalisation invisible – mystique – opérée par une grâce réelle, donnée aux âmes et à toute la création… Oui, j’insiste sur ce point, cette grâce n’est pas seulement pour les hommes mais pour toute la création : c’est Saint Paul qui l’écrit dans le merveilleux chapitre VIII de l’épître aux Romains (19-22). Voilà pourquoi le mois de décembre est tout entier baigné d’une lumière comparable à celle de l’aube : ce n’est pas encore la pleine lumière, mais une clarté qui nous assure que la nuit prendra fin et que le soleil resplendira à nouveau…
On peut aussi comparer le temps de l’Avent au sentiment qui naît dans l’esprit d’un voyageur égaré dans la nuit et le froid lorsqu’il entrevoit soudain, au loin dans les ténèbres, le point lumineux d’une fenêtre : il sait qu’en se dirigeant vers ce qui n’est encore qu’un point  de lumière il trouvera un lieu où il sera accueilli, où un bon feu  réchauffera ses membres engourdis, où un bol de soupe lui rendra des forces… Alors, avant même d’arriver, une joyeuse espérance l’envahit et lui fait hâter le pas.

La façade est du Mesnil-Marie à la tombée de la nuit le 8 décembre

Illumination des fenêtres du Mesnil-Marie le soir du 8 décembre.

Dans la démarche spirituelle de l’Avent, la très belle fête du 8 décembre occupe une place de choix : dans cette dynamique qui nous porte vers l’avènement de la « Lumière née de la Lumière », la Très Sainte Vierge Marie a bien évidemment un rang de tout premier ordre. Elle est l’Aurore avant le Jour. La conception très pure, sans tache, immaculée  (par une grâce venant déjà des mérites de la mort du Sauveur), par Sainte Anne et Saint Joachim, de Celle qui deviendrait  une quinzaine d’années plus tard la Mère du Verbe Incarné, est une étape importante de l’histoire de notre salut. C’est comme l’étoile du matin – Stella matutina – annonciatrice des clartés de l’aurore. Marie est l’étoile et pour honorer le moment où elle fut conçue dans le sein de Sainte Anne, nous avons allumé au rebord des fenêtres du Mesnil-Marie, selon la belle tradition née et perpétuée à Lyon (*), des lampions de couleurs : petites étoiles terrestres répondant au clignotement des étoiles du ciel.

Il n’y avait pas que nos fenêtres qui étaient éclairées hier soir : nous avions aussi éclairé la statue de la Vierge à l’Enfant qui est arrivée samedi dernier (c’est vraiment providentiellement qu’elle est arrivée le samedi – jour marial par excellence – parce que le  jour prévu pour la livraison était le vendredi mais le transporteur avait été retardé par les conditions climatiques). Frère Maximilien-Marie l’a acquise sur un site de ventes aux enchères en ligne et, il faut bien le dire, il n’y avait pas d’autres candidats…

La Vierge à l'Enfant (détail)

Pour terminer ma petite chronique de ce soir, je vous propose une très belle invocation, extraite d’une prière traditionnelle récitée devant la statue de Notre-Dame de Chartres, et tout à fait conforme à l’esprit de ce temps de l’Avent :

« O Vierge immaculée, qui devez enfanter à la grâce et à la gloire tous les élus de Dieu, daignez me recevoir dans votre sein maternel et me former en vous pour que je ressemble à Jésus! »

Recevez mes salutations félines les plus distinguées.

Lully.

*
*       * 

PS. : N’oubliez pas demain, 10 décembre, la fête de Notre-Dame de Lorette dont j’ai déjà parlé > ici.

(*) Les illuminations de la ville de Lyon :
le 8 décembre 1852 la procession annoncée à l’occasion de la bénédiction de la statue de la Vierge en bronze dorée qui venait d’être placée au sommet du clocher de la chapelle de Fourvière, fut empêchée par le mauvais temps. Par une sorte de mouvement spontané qui se communiqua à toute la ville, les fidèles placèrent alors sur le rebord de leurs fenêtres des bougies et des lumignons en hommage à la Protectrice de leur cité : 
« Tout à coup apparaissent à quelques fenêtres inconnues des lignes de feu… La ville s’était embrasée en un instant. Bientôt, il ne restait plus, sur la vaste étendue des quais, des rues, des passages ignorés et des cours invisibles, aucune fenêtre obscure. Les petits marchands, les clochers, illuminaient leurs baraques, leurs voitures et jusqu’aux bordures des trottoirs… Quelques feux de Bengale s’allumèrent sur les toits de la chapelle de Fourvière, la statue de la Vierge apparaît et la grosse cloche de Saint Jean, cet éloquent interprète des joies publiques, est lancée à toute volée. A huit heures, la population entière était dans la rue, circulant, paisible, joyeuse et attendrie. On se serrait la main sans se connaître, on chantait des cantiques, on applaudissait, on criait : « Vive Marie !  » Les étrangers n’en revenaient pas de leur surprise, et les Lyonnais, tout remplis qu’ils étaient de cette fête improvisée, se demandaient comment, en un instant, une population de trois cent mille âmes avait pu être saisie de la même pensée ».
Depuis lors tous les ans- et malgré la laïcisation de la fête – la tradition est perpétuée et elle a peu à peu gagnée d’autres cités, d’autres provinces…

Neuvaine de l’Immaculée Conception, du dimanche 29 novembre au lundi 7 décembre 2009:

Conformément à ce qui se pratique à Rome et dans la plus grande partie de l’univers catholique, nous vous encourageons à participer à la neuvaine préparatoire à la grande et belle fête du 8 décembre, qui commence le 29 novembre.

Pratique de la neuvaine :

1) chaque jour au moins une dizaine de chapelet suivie de l’invocation « Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous! » (3 fois).

2) récitation quotidienne de la prière publiée ci-dessous.

3) confession sacramentelle pour se préparer à la sainte communion le jour de la fête.

Notre-Dame du Sacerdoce, mère et reine des prêtres

Prière de la neuvaine:

Ô Vierge Immaculée, toute puissante sur le Coeur de Dieu, en cette « Année sacerdotale » voulue par notre Saint-Père le Pape Benoît XVI, nous vous supplions avec ferveur de demander à votre divin Fils les prêtres dont Son Eglise a besoin : des prêtres généreux dans la réponse aux exigences de leur vocation, des prêtres fidèles aux grâces de leur sacerdoce, des prêtres qui marchent avec courage et détermination sur le chemin de la sainteté…

Qu’à l’exemple de leur céleste modèle et patron, Saint Jean-Marie Vianney, le Saint Curé d’Ars, ils soient des hommes de prière et de pénitence, de véritables apôtres de la charité évangélique, d’infatigables missionnaires de la vérité révélée, de zélés serviteurs du sacrement du pardon, et par dessus tout qu’ils soient chaque jour plus intensément les dignes et fervents ministres du Très Saint Sacrement de l’Eucharistie !

Mère et Reine du Clergé, obtenez-nous de nombreuses et surtout solides vocations sacerdotales : puissent les jeunes gens appelés à devenir prêtres répondre avec générosité et ferveur aux appels du Coeur de Jésus, et puissent-ils être soutenus par des formateurs remplis de vraies prudence et sagesse sur le chemin qui monte vers l’Autel, où ils devront s’offrir eux-mêmes pleinement, en union avec la céleste Victime dont ils renouvelleront le Saint Sacrifice, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes!

Ainsi soit-il!

(prière composée par frère Maximilien-Marie, reproduction autorisée à condition d’en mentionner la source)

 

Publié dans:De liturgia, De Maria numquam satis, Prier avec nous |on 25 novembre, 2009 |Commentaires fermés
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