Archive pour la catégorie 'De Maria numquam satis'

2007-44. De la translation de la Sainte Maison de Lorette.

10 décembre,
fête de Notre-Dame de Lorette.

Ce matin au moment de son oraison, Frère Maximilien-Marie m’a dit : « Aujourd’hui, Lully, nous partons en Italie ! »
Je l’ai regardé avec des grands yeux étonnés parce que je ne l’avais pas vu préparer des valises et qu’il n’avait pas non plus sorti mon panier de voyage…
Voyant mon incompréhension, il a ajouté en souriant : « Nous y allons par le coeur et par la prière, pour faire un petit pèlerinage spirituel dans la Sainte Maison de Lorette. »

Moi, cela me convenait bien de « voyager » sans sortir du Mesnil-Marie car vous savez que nous, les chats, nous détestons changer d’habitudes et de cadre de vie.
J’étais néanmoins intrigué et j’ai demandé à Frère Maximilien-Marie qui était cette « Lorette » et pourquoi sa maison était particulièrement sainte, ce qui a eu pour effet de le faire rire et m’a tout de même valu quelques explications fort intéressantes que je vous retranscris ici :
« Lorette – en italien Loreto - est une petite ville de la Marche d’Ancône, située sur une éminence proche de la côte adriatique, en Italie. On dit que ce nom est dérivé de « laureus » qui signifie en latin : laurier, parce que – jusqu’au XIIIème siècle – cette colline était recouverte par un petit bois de lauriers. Cette ville s’est développée en raison et autour d’un sanctuaire qui renferme la Sainte Maison de Nazareth, cette maison dans laquelle la Vierge Marie a reçu la visite de l’Archange Gabriel, cette maison dans laquelle donc s’est accompli le mystère de l’Incarnation du Verbe de Dieu, cette maison dans laquelle la Sainte Famille a vécu au retour de l’exil en Egypte. »

Je me demandais bien pourquoi la Sainte Maison de Nazareth n’était pas à Nazareth, comment il se faisait qu’elle se trouvât maintenant en Italie (parce que je sais bien moi que Nazareth se trouve en Palestine !), et qui avait osé la démonter pour la transporter et la reconstruire à cet endroit : j’ai en effet lu que les Américains avaient démonté des monuments anciens qu’ils avaient achetés en Europe, pour les transporter et les reconstruire outre-Atlantique.

Mais Frère Maximilien-Marie qui a deviné mes pensées s’est empressé d’ajouter :
« Non, non! Tu te trompes… La Sainte Maison n’a pas été démontée et reconstruite par des moyens humains : elle a été miraculeusement transportée dans les airs par les Anges, et elle est arrivée à Lorette le 10 décembre 1294, alors qu’elle avait quitté Nazareth depuis environ trois années! C’est la raison pour laquelle nous célébrons aujourd’hui la fête de la Translation de la Sainte Maison de la Vierge Marie, Notre-Dame de Lorette ».

2007-44. De la translation de la Sainte Maison de Lorette. dans Chronique de Lully saturninogatti

la Translation de la Santa Casa (tableau de Saturnino Gatti)

Cette histoire de « maison volante » m’intriguait décidément de plus en plus, alors Frère Maximilien-Marie m’a tout raconté en détail :
- la disposition de la maison de Marie, à Nazareth, qui n’avait que trois côtés construits puisqu’elle était adossée à la colline et que l’arrière de la maison était en fait constitué par une grotte creusée dans le roc ;
- la transformation de cette humble maison en sanctuaire par les Apôtres ;
- l’édification d’une basilique autour d’elle par Sainte Hélène ;
- la destruction de cette basilique – mais pas de la maison elle-même – par les musulmans et sa reconstruction par les croisés ;
- les nouvelles destructions occasionnées par de nouveaux envahisseurs encore plus terribles et « l’envol » de la Sainte Maison en 1291, tandis que la petite grotte restait à Nazareth ;
- les diverses étapes qu’elle fit en Dalmatie avant de se poser à Loreto, le 10 décembre 1294 ;
- puis les apparitions de la Madone pour attester de l’identité de cette construction ;
- et enfin, à de nombreuses reprises, les affirmations sans équivoque des Pontifes Romains en faveur de cette tradition (sans toutefois que ce soit un article de foi).

Au XVème siècle, sous la direction de Bramante, la Sainte Maison fut enchâssée dans un somptueux écrin de marbre blanc sculpté, mais cet « écrin de marbre » n’est pas collé aux murs de pierre de l’édifice lui-même : il y a entre les deux une espèce de galerie étroite qui permet toujours  la circulation et les investigations des scientifiques.

Justement, Frère Maximilien-Marie m’a ensuite fait l’exposé des « preuves tangibles » qui attestent de la vérité de ce miracle (parce que les historiens modernes en contestent pour la plupart la réalité, et que – même lorsqu’ils admettent qu’il s’agit bien des pierres de la maison de Marie à Nazareth -,  ils ne croient pas à son transport miraculeux par les Anges mais voudraient qu’une famille noble du nom de « de Angelis » soit responsable d’un démontage et d’un transport par bateau… La crédulité populaire aurait ensuite transformé cet évènement en miracle en raison d’une méprise facile liée au nom des auteurs du transfert !).
Mais non ! Il faut bien savoir que :
1) les dimensions de la maison et les pierres dont elle est construite sont tout à fait identiques à celles des fondations demeurées à Nazareth ;
2) le mortier qui lie les pierres entre elles est bien celui de Nazareth, et d’ailleurs on ne trouve ni ses composants ni la même manière de le préparer dans cette région d’Italie : or si la maison avait été démontée et reconstruite au XIIIème siècle, le mortier ne serait pas celui d’origine, identique à celui qu’on retrouve dans les fondations de Nazareth ;
3) les fresques que Saint Louis fit exécuter dans la Sainte Maison de Nazareth en 1251, lors de son pèlerinage dans la Sainte Maison de l’Incarnation, se retrouvent à Lorette : il est certes techniquement possible de détacher une fresque d’un mur pour la transférer sur un autre support, mais c’est une technique qui demande l’intervention d’une équipe de spécialistes d’une compétence très particulière et présente des risques certains ;
4) le « démontage » de la maison, au lieu de se faire pierre par pierre, aurait certes pu s’opérer par pans de murs entiers, mais en ce cas on retrouverait bien évidemment des traces d’assemblage avec un mortier différent : alors qu’en réalité on ne trouve pas de traces de reconstruction ;
5) la Sainte Maison de Lorette n’a pas de fondations : elle est simplement posée sur un terrain qui présente des inégalités, ce qui fait qu’à certains endroits la base des murs ne touche pas le sol ! On voit mal des hommes procédant à un « remontage » sans prendre un minimum de précautions humaines pour assurer la stabilité de l’édifice…

Tous ces éléments ont été soigneusement étudiés au cours des siècles, et encore récemment, de manière rigoureusement scientifique, et corroborent la tradition.

basilique 10 décembre dans De liturgia

santacasa Loreto dans De Maria numquam satis

La Basilique et l’intérieur de la Sainte Maison.

Cette tradition est confirmée, pour les croyants, par l’expérience des Saints et des mystiques : ainsi, par exemple, Saint Nicolas de Tolentino (Tolentino se trouve à quelques kilomètres de Lorette) a été le « témoin » de l’arrivée de la Sainte Maison à Lorette dans une vision.
Dans les siècles suivants ont vit parmi les pèlerins de la Sainte Maison de Lorette de nombreux Saints qui y reçurent des grâces signalées : Sainte Catherine de Sienne, Saint François de Paule, Saint Ignace de Loyola et Saint François Xavier, Saint François de Borgia, Saint Louis de Gonzague, Saint Charles Borromée, Saint Louis-Marie Grignon de Montfort, Saint Benoît-Joseph Labre, le Bienheureux Pie IX et Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus pour ne citer que les plus célèbres.

J’étais donc émerveillé par ce récit et – tout en regardant les photographies que me montrait mon papa-moine – je me suis « transporté en esprit » dans cette Sainte Maison pour y présenter à Notre-Seigneur et à Sa très Sainte Mère mes actions de grâces et mes louanges…

Lully.

Et savez-vous qu’il existe en Vendée un exact fac-similé de la Sainte Maison de Lorette ?
Voir ici > La Flocellière : le fac-similé de la Sante Casa.

2007-43. Où l’on fait un petit tour d’horizon de la fête du 8 décembre.

La fête du 8 décembre, si chère au coeur des catholiques, a été – cette année encore – célébrée avec ferveur.

A Rome, notre Saint-Père le Pape Benoît XVI s’est rendu, comme il est de tradition, aux pieds de la « colonne de l’Immaculée », sur la place d’Espagne, pour se recueillir et offrir une énorme gerbe de fleurs blanches à la Madone… Il y a encore peu, le Souverain Pontife offrait une couronne que les pompiers de Rome, avec leur grande échelle, allaient accrocher au bras de la statue même de Marie, ce qui donnait un côté un peu amusant à cette cérémonie! Benoît XVI a semble-t-il préféré quelque chose de moins spectaculaire mais favorisant le recueillement et l’intériorité…

Colonne de l'Immaculée, place d'Espagne        le Saint-Père, place d'Esapgne ce 8 XII 2007

(cliquer sur les images pour les voir en taille réelle)

Le Souverain Pontife, s’est également adressé en direct, relayé par des écrans géants, aux pèlerins de Notre-Dame de Fourvière – à Lyon – et aux pèlerins de Lourdes (pour lire le texte du message de Benoît XVI cliquer ici : www).

Pour la cité mariale des Pyrénées, ce 8 décembre en effet a marqué l’ouverture de l’année jubilaire du cent-cinquantième anniversaire de l’apparition de la Vierge Immaculée, et pour cette occasion, notre Saint-Père le Pape a accordé de précieuses indulgences pour tous les fidèles qui se rendront à Lourdes, du 8 décembre 2007 au 8 décembre 2008, et pour les fidèles du monde entier pour la neuvaine préparatoire à la fête de la première apparition de Notre-Dame de Lourdes, du 2 au 11 février 2008 (texte du décret pontifical ici : www ).

A Versailles, dans l’église Sainte Jeanne d’Arc, Son Eminence Monsieur le Cardinal Dario Castrillon Hoyos, président de la Commission Pontificale Ecclesia Dei, est venu célébrer par une Sainte Messe solennelle le 25ème anniversaire de Notre-Dame de Chrétienté et des pèlerinages traditionnels que cette association organise à Chartres pour la Pentecôte (reportage photographique ici : www). On retiendra cette affirmation du Cardinal au sujet de la Fraternité Saint Pie X : « Il n’y a pas schisme mais une attitude schismatique« . La nuance est d’importance…

Et chez nous, en notre Mesnil-Marie, nous avons aussi honoré de notre mieux notre Mère céleste. Un prêtre tout récemment ordonné est venu pour célébrer une Sainte Messe de prémices: quelle grâce pour nous et pour les quelques amis qui nous ont rejoints pour cette belle cérémonie!

Malgré la pluie et le vent qui se sont déchaînés une grande partie de la journée, une lumière de grâce a resplendi en nos coeurs et nous l’avons manifesté en illuminant le Mesnil-Marie : reprenant la tradition lyonnaise, j’avais aidé Frère Maximilien à préparer des petits lumignons colorés que nous avons placés sur toutes les fenêtres de la maison, que le vent et la pluie ont finalement respectés (!!!) et qui se sont consumés joyeusement en l’honneur de notre Reine Immaculée!

8 décembre au soir: Lully aux lampions

Lully.

Prier Notre-Dame avec Saint François de Sales.

Saint François de Sales aux pieds de la Très Sainte Vierge

Ayez mémoire et souvenance, très douce Vierge, que vous êtes ma Mère et que je suis votre fils ; et que vous êtes puissante et que je suis un pauvre homme, vil et faible.

Je vous supplie, très douce Mère, que vous me gouverniez dans toutes mes voies et actions.

Ne dites pas, gracieuse Vierge, que vous ne pouvez ! Car votre bien-aimé Fils vous a donné tout pouvoir, tant au ciel comme en terre.

Ne dites pas que vous ne devez ; car vous êtes la commune Mère de tous les pauvres humains et particulièrement la mienne.

Si vous ne pouviez, je vous excuserais disant : il est vrai qu’elle est ma Mère et qu’elle me chérit comme son fils, mais la pauvrette manque d’avoir et de pouvoir.

Si vous n’étiez ma Mère, avec raison je patienterais, disant : elle est bien assez riche pour m’assister ; mais, hélas ! n’étant pas ma Mère, elle ne m’aime pas.

Puis donc, très douce Vierge, que vous êtes ma Mère, et que vous êtes puissante, comment vous excuserais-je si vous ne me soulagez et ne me prêtez votre secours et assistance ?

Vous voyez, ma Mère, que vous êtes contrainte d’acquiescer à toutes mes demandes.

Pour l’honneur et la gloire de votre Fils, acceptez-moi comme votre enfant, sans avoir égard à mes misères et à mes péchés.

Délivrez mon âme et mon corps de tout mal et me donnez toutes vertus, surtout l’humilité.

Enfin, faites-moi présent de tous les dons, biens et grâces qui plaisent à la Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit.

Ainsi soit-il.

2007-38. Ces deux Coeurs en disent assez…

27 novembre.

Samedi 27 novembre 1830 : il est environ 17h30 et les « Filles de la Charité » sont réunies dans leur chapelle pour l’oraison du soir. Parmi elles, une novice : Soeur Catherine Labouré.

Soeur Catherine a déjà un peu « inquiété » son confesseur.
Depuis quelques mois en effet, elle lui a parlé de visions dont elle serait favorisée : plusieurs visions du coeur de Monsieur Vincent en avril, vision de Notre-Seigneur Lui-même au mois de juin, vision de la Sainte Vierge au mois de juillet.
Tout cela est bien étrange et le bon prêtre n’est pas homme à s’enthousiasmer pour de prétendues apparitions : il se méfie de l’imagination des femmes, surtout lorsqu’elle sont ferventes !!!
Pourtant, Soeur Catherine est la moins imaginative de toutes les filles de Saint Vincent et on ne trouve en elle aucune tendance à l’exaltation mystique. Et – ce qui est le plus troublant – c’est qu’elle a annoncé à son confesseur des évènements politiques qui se sont effectivement réalisés au cours de cet été 1830.

Ce 27 novembre donc, Soeur Catherine, recueillie dans cette chapelle sise au 140 de la rue du Bac, croit percevoir « le frou-frou d’une robe de soie », de la même manière qu’elle l’avait entendu dans la nuit du 18 au 19 juillet au moment de l’arrivée de la Sainte Vierge. Et effectivement, elle la revoit : Marie est resplendissante !

Mais ce n’est pas cette fois une apparition toute d’intimité et de proximité, comme en juillet où Marie s’était assise dans le fauteuil du prêtre et où Catherine avait posé ses mains sur ses genoux…
Ce soir, l’apparition a quelque chose de plus solennel : la Très Sainte Vierge n’est pas au niveau du sol, elle se tient en hauteur, un peu en avant du sanctuaire, du côté de l’épître. Elle est debout, ses pieds sont posés sur un globe terrestre autour duquel s’agite un serpent de couleur verdâtre, avec des taches jaunes. Le pied de Marie est posé sur la tête de la bête, qu’elle tient ainsi en respect. Dans ses mains, à la hauteur de la poitrine, Notre-Dame tient un autre globe – plus petit – surmonté d’une croix d’or : elle le tient dans une attitude d’offrande et d’intercession suppliante. Soeur Catherine entend la voix de Marie lui expliquer :
« Cette boule représente le monde entier, la France, et chaque personne en particulier ».

Soudain, ce globe disparaît, les doigts de la Vierge se remplissent d’anneaux (Catherine peut en compter quinze) porteurs de pierres précieuses resplendissantes ; Marie abaisse les bras et les tient légèrement écartés du corps. L’éclat des pierreries descend en rayons lumineux vers le globe sur lequel elle est debout.
Elle dit : « Ceci est l’image des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent… »
Et comme Soeur Catherine s’étonne en silence de voir qu’il y a des rayons plus courts, qui semblent ne pas arriver jusqu’en bas, elle entend la voix lui expliquer encore : « Ce sont les grâces que l’on oublie de me demander… »

Alors, autour de la Vierge se dessine une sorte de tableau ovale à l’intérieur duquel Catherine voit apparaître en lettres d’or : « Ô MARIE, CONÇUE SANS PECHE, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS À VOUS ! »

Soeur Catherine entend encore la voix de Marie qui lui demande : « Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle, les personnes qui la porteront avec confiance recevront de grandes grâces ».
Alors
le tableau paraît se retourner afin de montrer ce que doit représenter le revers de la médaille : un grand M, monogramme de Marie, surmonté d’une croix. Au-dessous, sont représentés deux Coeurs : celui de Jésus, couronné d’épines, et celui de Marie, transpercé d’un glaive ; douze étoiles entourent ce tableau.
Lorsque Soeur Catherine demande intérieurement s’il faut aussi mettre une inscription de ce côté de la médaille, la voix de Notre-Dame lui répond : « L’ M et ces deux Coeurs en disent assez ! »

La Médaille Miraculeuse

Pour nous, qui sommes réunis en ce Mesnil-Marie sous le patronage de Notre-Dame de Compassion, les symboles sont éloquents, explicites, et s’accordent parfaitement aux aspirations de la fondation :
- L’ M au pied de la Croix, c’est la présence de Notre-Dame dans l’oeuvre de notre rédemption, sa Compassion, sa co-rédemption.
- L’ M qui semble « porter » la Croix, c’est le rôle suréminent de Marie, appelée à donner au monde le Sauveur, mise à part pour former en elle le Corps de l’Agneau immaculé, c’est-à-dire pour façonner en quelque sorte la « matière du sacrifice » du Calvaire.
- Et les deux coeurs, côte-à-côte portant les symboles de la souffrance rédemptrice de Jésus et de la Compassion de Marie, montrent à quel point la dévotion au divin Coeur de Jésus – ainsi que nous le disions à l’occasion de la fête de Sainte Gertrude (cf. 
www) – à laquelle le Coeur de Marie est étroitement associé, est fondamentale pour « ces derniers temps » dans lesquels nous nous trouvons.

« Ces deux Coeurs en disent assez ! »

Le symbole de ces deux Coeurs unis contient le symbole – et comme le résumé – de tout ce que nous devons croire et faire désormais pour mieux répondre aux appels du Ciel.

2007-38. Ces deux Coeurs en disent assez... dans De Maria numquam satis 2saintscoeurscopie.vignette

Publié dans:De Maria numquam satis, Textes spirituels |on 27 novembre, 2007 |1 Commentaire »

2007-36. De la Présentation de Marie au Temple.

21 novembre.

La fête de la Présentation de la Vierge Marie au Temple est un jour particulièrement cher à ceux qui se consacrent à Dieu, en particulier dans « l’Ecole Française » de spiritualité : dans le sillage de Saint François de Sales, du Cardinal de Bérulle, de Monsieur Olier, de Saint Jean Eudes, de Saint Louis-Marie Grignon de Montfort et du Vénérable Père Libermann (pour ne citer que quelques un des plus grands noms) beaucoup de sociétés ecclésiastiques ou de congrégations placent en ce jours le renouvellement des voeux de religion ou des promesses cléricales.

Toute la Tradition, en Orient comme en Occident, honore en effet en ce jour – plus qu’un évènement extérieur qui pourrait paraître seulement anecdotique – le don plénier que la Vierge très pure fit d’Elle-même, en entrant dans cet espèce de « pensionnat » dans lequel des « jeunes filles de bonnes familles », particulièrement choisies, étaient admises pour – en sus de l’éducation soignée qui leur y était dispensée – oeuvrer à l’ornementation du Temple, travailler à la confection et à l’entretien des ornements sacrés, participer plus assidûment aux cérémonies du culte divin.

Les Saints et les mystiques de tous les temps, depuis les premiers siècles, ont développé de magnifiques considérations sur les dispositions intérieures de Notre-Dame en cette circonstance.

Cette fête d’une richesse spirituelle extraordinaire a aussi été illustrée par de nombreux artistes qui ont tenté de traduire dans leurs oeuvres la résolution ferme, la détermination courageuse et la maturité d’âme de cette toute petite fille qui est la véritable Arche d’Alliance.

Je veux retranscrire pour vous ci-dessous la traduction de l’hymne particulier qu’on trouve au propre de l’archidiocèse de Paris et dont Frère Maximilien-Marie a fait la base de sa méditation ce matin.
Nous restons bien évidemment unis par la ferveur et la joie spirituelle en cette belle fête, présentant au coeur très pur de Marie toutes les intentions que nous portons en nos propres coeurs, si souvent chargés de soucis et d’inquiétudes diverses…

Lully.                                       

Nota bene :
vous trouverez aussi dans ce blogue d’autres textes concernant cette fête :
1) la méditation de Jean-Jacques Olier pour la fête de la Présentation de la Vierge > ici.
2) un extrait des « Gloires de Marie » de Saint Alphonse de Ligori, dédié à ce mystère > ici.
3) un extrait d’un sermon de Saint François de Sales > ici.

Présentation de Marie (Le Titien-détail)

Comme elle est belle, la fille du Roi
s’avançant vers le seuil du Temple qu’elle a hâte d’atteindre !
Elle prélude ainsi à l’offrande qu’elle fera bientôt
d’une victime plus parfaite.

Des bras de sa mère, enfant,
d’un pas sûr elle vole vers le Coeur de Dieu.
Vierge qui sera l’autel de Dieu,
elle s’offre aux autels comme victime.

Elle consacre son jeune corps à Dieu qu’elle choisit comme Epoux,
Elle lui dédie l’intime de son coeur de vierge ;
Elle qui est réservée au Verbe, comme mère,
Elle consacre au Verbe ses entrailles.

Pendant que vous vous vouez à Dieu, Vous et tout ce que Vous avez,
ô Vierge qui tenez pour rien les biens de la terre,
avec quels intérêts Dieu qui est l’hôte de votre coeur
Vous rémunère-t-il !

Pourquoi de mauvais plaisirs nous enchaînent-ils ?
Pourquoi n’avons nous pas encore l’énergie pour briser nos liens ?
La Vierge Prêtre nous montre le chemin :
Elle se hâte vers Dieu, suivons-la !

Maintenant donc votre race choisie se consacre à Vous,
Vous demeurez donc notre part d’héritage,
ô Dieu, qui, né de la Vierge,
souvent par nous renaissez.

Gloire suprême soit au Père,
Gloire suprême soit au Fils,
Gloire égale à Vous, ô Saint-Esprit !
Si de votre amour vous enflammez nos coeurs,
d’un coeur pur nous offrirons le saint sacrifice !

Ainsi soit-il !

2007-32. Explication et origine de l’image de « Marie qui défait les noeuds ».

Mardi 13 novembre 2007.

Hier soir, comme vous avez pu le lire dans le précédent message, nous avons  donc commencé une neuvaine – c’est-à-dire neuf jours consécutifs où l’on récite une prière particulière – au cours de laquelle nous allons supplier particulièrement la Très Sainte Vierge sous le vocable de « Marie qui défait les noeuds »

Lorsque Frère Maximilien-Marie a déposé cette annonce sur mon blogue, j’ai été surpris par ce nom donné à Notre-Dame, et je lui ai donc demandé des explications sur cette appellation pas très ordinaire.

Il m’a alors expliqué que ce vocable tirait son origine d’un tableau intitulé « Maria Knotenlöserin« , peint par un inconnu (qui avait sans doute plus de piété que de talent), vénéré dans l’église de Sankt-Peter am Perlack, à Augsbourg, depuis l’année 1700.

Pour la réalisation de ce tableau, l’artiste s’est vraisemblablement inspiré d’un texte de Saint Irénée, évêque de Lyon et martyr en 208, qui déclare: « Par sa désobéissance, Eve a noué pour l’humanité un noeud de malheur que, par son obéissance au contraire, Marie a dénoué.« 

Maria Knotenlöserin

Sur cette toile, en effet, la Vierge Marie est représentée avec les symboles de la vision de Saint Jean au chapitre XII de l’Apocalypse (revêtue de soleil, la lune sous les pieds et une couronne de douze étoiles nimbant son visage), auxquels sont ajoutés d’une part la figuration du serpent de la Genèse – qu’elle écrase sous son pied (ce qui montre bien que Marie est en quelque sorte l’antidote d’Eve) -, et d’autre part la colombe du Saint-Esprit qui montre que Notre-Dame est son épouse, celle qu’il a comblée de la plénitude de ses grâces, celle qu’il a rendue féconde pour faire d’elle la Mère du Rédempteur. Jusqu’ici, en définitive, rien que de très habituel dans l’iconographie mariale, avec les incontournables angelots joufflus qui jouent à cache-cache dans les nuages!

Là où le peintre devient véritablement original, c’est lorsqu’il nous montre la Très Sainte Vierge absorbée dans un minutieux et patient travail: elle dénoue avec application les noeuds complexes d’un ruban qui lui est présenté sur sa gauche par un ange, tandis qu’un second ange reçoit – à droite de la Madonne – ce ruban parfaitement lisse, libéré de tout noeud… Ce ruban symbolise les situations, plus ou moins inextricables, dont nos vies sont encombrées – voire empoisonnées – et ce sont les mains très douces et maternelles de Notre-Dame qui travaillent à y remettre ordre et clarté.

Dans le bas du tableau, sombre, sont figurés un jeune homme et un ange qui le tient par la main et l’entraîne vers une église. Certains y voient la réprésentation du jeune Tobie et de son guide, l’archange Raphaël, car le livre de Tobie nous raconte en effet comment la divine Providence est intervenue dans cette famille pour dénouer des situations qui paraissaient absolument insolubles. Cette évocation de cette histoire biblique est justement bien propre à nous stimuler à la confiance et à la prière persévérante, afin d’obtenir l’heureux dénouement des problèmes et des difficultés qui nous affligent.

Moi, le petit chat, j’ai très bien compris le symbolisme de ce tableau, parce qu’il m’est déjà arrivé de jouer avec une pelote de ficelle et parce que j’ai ensuite vu Frère Maximilien-Marie – pas très content du résultat – qui passait du temps à tout déméler… Je sais bien aussi qu’il n’est pas du tout confortable d’être entravé par un lien noué: alors de tout mon coeur, je demande au Bon Dieu, par l’intercession de Marie qui défait les noeuds d’intervenir maternellement dans les paquets d’intentions embrouillées que nous remettons entre ses mains patientes et efficaces.

Bonne neuvaine à tous… Pour moi, je file dans les champs pour voir s’il reste quelque mulot qui serait volontaire pour me servir d’apéritif.

Lully.

Publié dans:Chronique de Lully, De Maria numquam satis |on 13 novembre, 2007 |2 Commentaires »

Neuvaine à « Marie qui défait les noeuds » du 12 au 20 novembre, pour préparer la fête de la Présentation de Marie au Temple.

Nous vous proposons une neuvaine de prière du 12 au 20 novembre, pour préparer la fête de la Présentation de la Sainte-Vierge au Temple (21 novembre).

Comme il y a de nombreuses intentions douloureuses dans celles qui nous sont confiées (maladies graves, soucis de famille et de travail, décès récents, projets apostoliques ou éducatifs qui rencontrent des obstacles… etc.), nous vous proposons d’adresser cette neuvaine à « Marie qui défait les noeuds », en utilisant la prière suivante :

Prions aux intentions des uns et des autres, prions pour demander la triomphe de la charité en nous, prions aussi aux grandes intentions de l’Eglise et pour notre Pape, prions enfin pour que l’oeuvre du « Refuge Notre-Dame de Compassion » se développe selon la Sainte Volonté de Dieu.

Maria Knotenlöserin

Neuvaine à Marie qui défait les nœuds.

* * * * * * *

 » Très Sainte Vierge Marie, Mère du bel Amour,

Mère qui n’avez jamais abandonné un enfant qui crie au secours,

Mère dont les mains travaillent sans cesse pour vos enfants bien aimés,

car elles sont poussées par l’Amour divin et l’infinie Miséricorde qui déborde de votre cœur, tournez votre regard plein de compassion vers nous.

Voyez le paquet de « nœuds » qui étouffent nos vies…

Vous connaissez nos épreuves et nos difficultés.

Vous savez combien ces nœuds nous paralysent.

Marie, Mère que Dieu a chargée de défaire les « nœuds » de la vie de vos enfants,

nous déposons le ruban de nos intentions dans vos mains.
Personne, pas même le Malin, ne peut le soustraire à votre aide miséricordieuse.
Dans vos mains, il n’y a pas un seul nœud qui ne puisse être défait.

Mère toute puissante, par votre grâce et par votre pouvoir d’intercession auprès de votre Fils Jésus, notre Rédempteur, recevez aujourd’hui ces « nœuds »……

(les nommer, si possible)

Pour la gloire de Dieu, nous vous demandons de les défaire,

et de les défaire pour toujours.

Nous avons confiance en Vous.

Vous êtes la grande Consolatrice que Dieu nous a donnée,

vous êtes la forteresse pour nos forces fragiles, la richesse pour nos misères, la délivrance pour tout ce qui nous entrave dans notre marche ici-bas…
Accueillez nos appels.

Gardez-nous, guidez-nous, protégez-nous.

Marie, Vous qui défaites les nœuds, priez pour nous! « 

Prière à la Vierge de Compassion en faveur des âmes du Purgatoire.

Le suffrage pour les âmes du Purgatoire

Antoine Guerra, dit « le jeune », rétable de l’église Saint-André de Cattlar (1709) :
La Très Sainte Vierge Marie et Saint André intercédant pour les âmes du Purgatoire.

O très glorieuse Vierge Marie, ayez pitié de ces âmes qui sont actuellement retenues loin de Dieu et loin de Vous, dans le lieu des dernières expiations et de la purification.
Mère compatissante et toute miséricordieuse, intercédez pour leur prompte délivrance et abrégez le temps douloureux où elles doivent encore satisfaire à la justice.

En présentant Vous-même au Père des miséricordes le Précieux Sang de Son Fils – qui est aussi le vôtre – , et les mérites infinis de Sa Passion, faites que, déliées des ultimes conséquences de leurs fautes, elles puissent bientôt être introduites dans la Patrie céleste vers laquelle elles tendent avec tant d’espérance et d’amour!

Prenez surtout en pitié, Reine de douce bonté, les âmes les plus délaissées, celles dont personne ne se soucie, pour lesquelles nulle famille ne prie, pour qui nul ami n’intercède : soyez touchée par leurs soupirs et hâtez le moment de leur délivrance.

O très Sainte Vierge Marie, nous confions à votre coeur douloureux et immaculé, nos frères et soeurs du Purgatoire qui aspirent au moment si ardemment désiré de leur complète purification, et nous Vous demandons de leur ouvrir Vous-même les portes du Ciel pour les introduire dans le lieu du repos et de la paix où nous espérons les rejoindre un jour auprès de Vous.

Notre-Dame de Compassion, priez pour les âmes du Purgatoire!

Prière composée par Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur

- Le « musée du Purgatoire » à Rome > ici
- Les indulgences applicables aux défunts > ici
- la prose « Languentibus » > ici

Publié dans:De Maria numquam satis, Prier avec nous |on 9 novembre, 2007 |Commentaires fermés

La prière « Auguste Reine des Cieux ».

Texte authentique
de la prière inspirée au Rd. Père Cestac
le 13 janvier 1864

Statue de Notre-Dame du Refuge (Anglet)

Statue de Notre-Dame du Refuge
devant laquelle le Rd.Père Cestac eut la révélation de la prière « Auguste Reine des Cieux ».

La  prière

Auguste Reine des Cieux,

Souveraine Maîtresse des Anges,

Vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu

le pouvoir et la mission d’écraser la tête de Satan,

nous Vous le demandons humblement :

envoyez vos légions célestes pour que,

sous vos ordres et par votre puissance,

elles poursuivent les démons, les combattent partout,

répriment leur audace et les refoulent dans l’abîme.

 * * * 

« Qui est comme Dieu? »

O bonne et tendre Mère,

Vous serez toujours notre amour et notre espérance!

O divine Mère,

envoyez les Saints Anges pour me défendre

et repousser loin de moi le cruel ennemi!

Saints Anges et Archanges,

défendez-nous, gardez-nous!

Publié dans:De Maria numquam satis, Prier avec nous |on 31 octobre, 2007 |3 Commentaires »
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